1) DICTATURE SANITAIRE, 2) ASSANGE ET 3) LA CENSURE – ÇA VA BIEN SE PASSER #01 – Rencontre entre Étienne Chouard, Jordanix et Viktor Dedaj, chez Vincent Lapierre

13/03/2021 | 16 commentaires

Je suis venu à Paris au début du mois de février 2021, et Vincent Lapierre m’a per­mis d’a­voir deux échanges, à la fois ani­més et ins­truc­tifs, avec des gens que j’aime bien et avec qui pour­tant je ne suis pas d’ac­cord du tout sur ce point pré­cis de l’a­na­lyse de ce qu’on appelle « la crise sani­taire » (que je consi­dère beau­coup plus comme une bas­cule tota­li­taire) : un échange avec Jor­da­nix, et un autre avec Jean Bric­mont (dont je par­le­rai dans le billet suivant).

La pre­mière de ces ren­contres à avoir été publiée est celle avec Jor­da­nix (voir sa chaîne You­tube).

Je trouve que cet échange repré­sente assez bien quelques facettes du cli­vage incroyable qui est en train de se creu­ser dans nos socié­tés humaines, et par­ti­cu­liè­re­ment en France, entre des mil­lions de simples citoyens à la fois non scien­ti­fiques et direc­te­ment concer­nés par « les mesures prises au nom de la science » : ceux qui ont peur de perdre leur san­té ou même leur vie, et ceux qui ont peur de perdre leurs liber­tés et même de bas­cu­ler vers une tyrannie.

Il me semble, depuis le début, que nous devrions nous par­ler de nos peurs res­pec­tives (toutes sont légi­times, au départ, par prin­cipe) en les éva­luant toutes, avec une bien­veillance mutuelle, pour trier celles qui sont bien fon­dées et celles qui sont mal fon­dées. Ceux qui traitent leurs contra­dic­teurs d’in­com­pé­tents ou de para­noïaques ont peu de chance de pro­gres­ser, à mon avis : c’est mal connaître sa propre cause que d’i­gno­rer celle de ses contra­dic­teurs. Nous avons besoin de com­prendre en pro­fon­deur pour­quoi nos contra­dic­teurs pensent ce qu’ils pensent, et cette com­pré­hen­sion ne peut adve­nir que par une dis­cus­sion franche, loyale et res­pec­tueuse. Et le fait de ne pas arri­ver à tom­ber d’ac­cord ne doit pas nous décou­ra­ger. Nous devons construire ensemble nos désac­cords, pour évi­ter que ceux-ci ne s’hy­per­tro­phient par mal­en­ten­dus suc­ces­sifs et cumu­la­tifs au point de nous jeter dans une détes­ta­tion mutuelle insensée.

C’est l’é­change avec Jor­da­nix (plus que celui avec Vik­tor) qui est par­ti­cu­liè­re­ment com­men­té en-des­sous de la vidéo sur Youtube.

À pro­pos des com­men­taires, je vou­drais dire ici que je désap­prouve et condamne for­mel­le­ment les com­men­taires mépri­sants et insul­tants : c’est un bien mau­vais ser­vice à rendre à la cause de la véri­té que d’ac­ca­bler vio­lem­ment ceux dont on estime qu’ils se trompent. Je vous en sup­plie : IL FAUT DÉDIABOLISER L’ERREUR ! Arrê­tez (de part et d’autre) de faire de l’er­reur un crime impar­don­nable, une tache indé­lé­bile, un stig­mate infa­mant… c’est absurde : on ne pro­gresse que grâce aux erreurs (des siennes propres et de celles des autres), celui qui tré­buche montre aux autres le che­min. C’est régres­sif de deve­nir mal­veillant contre celui qui se trompe. Je fais des efforts per­ma­nents pour res­ter bien­veillant dans mes débats avec des gens avec qui je suis pour­tant en pro­fond désac­cord, parce que je consi­dère que LE RESPECT RÉCIPROQUE EST LA CONDITION PREMIÈRE D’UN DÉBAT DIGNE DE CE NOM, et je découvre ensuite des com­men­ta­teurs qui ne font, eux, aucun effort ni de res­pect ni de bien­veillance com­pré­hen­sive et qui déchaînent leur res­sen­ti­ment… Je suis très attris­té (et même un peu déses­pé­ré, je l’a­voue) par ceux qui pensent me « défendre » en étant aus­si vio­lents et insul­tants avec mes inter­lo­cu­teurs : sans s’en rendre compte (j’es­père), il me com­pliquent ter­ri­ble­ment la tâche, et pas seule­ment conjonc­tu­rel­le­ment, fon­da­men­ta­le­ment aus­si : c’est inco­hé­rent de se dire démo­crate et d’être en fait aus­si mépri­sant de ses adversaires.

Je vou­drais dire aus­si un mot à pro­pos de ceux qui me reprochent de prendre la parole sur la pré­ten­due « crise sani­taire », en pré­ten­dant que je suis incom­pé­tent et que je ferais donc mieux de me taire, en déplo­rant que je « dis­cré­dite ain­si tout mon tra­vail sur la démo­cra­tie » (domaines où je serais soi-disant com­pé­tent et donc légi­time à m’exprimer »…

Je vou­drais pré­ve­nir mes amis férus de science, amis de la science (je le suis aus­si), qu’il existe chez les savants un risque non négli­geable d’ar­ro­gance, d’im­pa­tience et fina­le­ment de bru­ta­li­té très anti­dé­mo­cra­tique : on a tant tra­vaillé sur un sujet qu’on est excé­dé par la sot­tise et la pré­ten­tion de ceux qui pré­tendent débattre sans avoir autant tra­vaillé que nous. On com­prend bien ce rai­son­ne­ment. Je com­prends qu’on en arrive, dans ce cas, à mépri­ser la démo­cra­tie et à pré­fé­rer l’i­dée d’une dic­ta­ture  éclai­rée, une « gou­ver­nance par les nombres », objec­tive, rigou­reuse, fiable, meilleure pour le bien com­mun que les déli­bé­ra­tions démo­cra­tiques des incom­pé­tents. Je com­prends ce rai­son­ne­ment, il est logique, mais je le crains. Il fait comme si la science ne pou­vait pas être cor­rom­pue (jus­qu’à la moelle), il fait comme si la science était tou­jours fiable, il fait comme si la science était homo­gène et sans oppo­si­tions ni désac­cords de fond, il néglige les opi­nions dis­si­dentes, et ce mépris des oppo­sants mino­ri­taires est pro­fon­dé­ment anti-scien­ti­fique, c’est ce qu’on appelle le scien­tisme, une sorte de dévo­tion aveugle envers « la science » pré­ten­du­ment incor­rup­tible et infaillible..

Au contraire de ces pré­ten­tions scien­tistes, toute la phi­lo­so­phie démo­cra­tique repose sur l’af­fir­ma­tion que la poli­tique (l’art de déci­der à pro­pos des com­muns) n’est pas une com­pé­tence et que la déci­sion publique appar­tient à tous, à éga­li­té : une homme = une voix pour déci­der ensemble de notre des­tin. Donc, même si les savants sont évi­dem­ment plus savants que les simples citoyens (per­sonne ne nie cela), en démo­cra­tie, ce ne sont pas les savants qui décident. Certes, les savants éclairent et influencent nos déci­sions, mais c’est nous qui déci­dons ; nous, c’est-à-dire la tota­li­té des êtres vivants sous le régime démocratique.

Je vous conseille de lire ou de relire ces deux excel­lents Pro­pos d’A­lain (mon cher Émile Char­tier, phare de la pen­sée). On pour­rait inti­tu­ler le pre­mier « L’INDIGNATION DES COMPÉTENTS ». C’est un texte remar­quable. Nous vivons, avec cette « crise sani­taire » où les citoyens sont comme tenus à l’é­cart des débats par des scien­tistes sûrs et cer­tains de ne jamais se trom­per, nous vivons un cas d’é­cole de ce contre quoi nous aver­tit Alain : le peuple est l’ar­ma­teur, les ministres sont le capi­taine. Ce n’est pas au capi­taine de fixer la des­ti­na­tion, c’est à l’armateur.

« Lisez les feuilles publiques ; vous ver­rez qu’ils sont tous sai­sis d’un furieux besoin de décla­mer contre l’é­lec­teur, disant qu’il est igno­rant, qu’il est cor­rom­pu, qu’il est incons­tant, qu’il est ingrat, et qu’en­fin il faut cher­cher quelque sys­tème ingé­nieux qui per­mette aux émi­nents dépu­tés, aux émi­nents ministres, aux émi­nents bureau­crates de remettre l’é­lec­teur à sa place, et de tra­vailler à son bon­heur mal­gré lui.

Je connais cette chan­son. Tous les bureau­crates que j’ai ren­con­trés me l’ont chan­tée ; et cela reve­nait à dire, presque sans détour, que le suf­frage uni­ver­sel, si on le prend sérieu­se­ment, est une ins­ti­tu­tion absurde. Car, disaient-ils, il faut avant tout savoir, si l’on veut agir. Or, dans votre beau sys­tème, le petit nombre des citoyens qui savent bien une chose, que ce soit les finances, la mutua­li­té, l’en­sei­gne­ment on la poli­tique exté­rieure, ce petit nombre est écra­sé par la mul­ti­tude des igno­rants. « Nous espé­rions, disaient-ils, que les igno­rants feraient du moins modestes et dis­crets, et qu’ils se lais­se­raient tout de même un peu gou­ver­ner par ceux qui sont pré­pa­rés à cette tâche dif­fi­cile. Mais point du tout. Votre répu­blique se réa­lise. Le dépu­té vient dans les bureaux, et y parle au nom du peuple. Le tard-ins­truit méprise les com­pé­tences, et veut réfor­mer tout. Bien­tôt on nom­me­ra les ingé­nieurs, les ami­raux, les pro­fes­seurs au suf­frage uni­ver­sel. Ils ont déjà sac­ca­gé notre culture fran­çaise. L’i­gno­rant dit : voi­là ce que l’on doit m’ap­prendre. Ce beau sys­tème est arri­vé à sa per­fec­tion propre avec votre Combes ; et nous y retom­be­rons, c’est inévi­table, à moins qu’une grande révolte de l’é­lite ne coïn­cide avec quelque mou­ve­ment de crainte et de modes­tie dans la masse igno­rante. Mais, avec ces ambi­tieux et pré­ten­tieux ins­ti­tu­teurs, qui ne sup­portent plus aucun frein, je crois bien qu’on ne peut guère comp­ter sur une abdi­ca­tion volon­taire des citoyens-rois. Et alors, où allons-nous ? »

Tout direc­teur, tout ins­pec­teur, tout conseiller, tout pré­fet. tout rec­teur, tout ministre pense ain­si et parle ain­si, dès que l’é­lec­teur est retour­né à son tra­vail. Un Combes, un Pel­le­tan, sont haïs et mépri­sés par l’é­lite, jus­te­ment parce qu’ils résistent à ce mouvement-là.

Les par­tis n’y font rien. Le radi­cal s’en­tend très bien là-des­sus avec le monar­chiste. Tous sentent très vive­ment que le peuple se hausse sur la pointe des pieds, et regarde dans les bureaux. L’é­lite des bureau­crates est contrô­lée, cri­ti­quée, mena­cée dans ses pri­vi­lèges. Les dépu­tés éprouvent, plus direc­te­ment encore, cette puis­sance des masses, qui, bien loin de deman­der à grands cris quelque bou­le­ver­se­ment impos­sible, pré­tendent tout sim­ple­ment s’ins­tal­ler au fau­teuil, et véri­fier les livres de cui­sine et de blan­chis­sage. Péril immi­nent, contre quoi ils ont trou­vé déjà la repré­sen­ta­tion pro­por­tion­nelle, en atten­dant l’en­sei­gne­ment pro­fes­sion­nel, qui remet­tra les citoyens à la chaîne. Citoyens, tâchez de bien sai­sir cette Révo­lu­tion des bureau­crates contre le Peuple. Et méfiez-vous ; l’ad­ver­saire a plus d’un tour dans son sac. »

Alain, 4 juin 1910.

Et je vous rap­pelle aus­si cet autre Pro­pos, plus expli­cite encore, qu’on pour­rait inti­tu­ler « LES NON-COMPÉTENTS PEUVENT CONTRÔLER LES COMPÉTENTS » :

« Il y a un argu­ment contre la Démo­cra­tie éga­li­taire, que je trouve dans Auguste Comte, et qui a été sou­vent repris, c’est que, par le suf­frage popu­laire, on aura tou­jours des dépu­tés incom­pé­tents. C’est pour­quoi notre phi­lo­sophe ne veut consi­dé­rer le sys­tème de la libre cri­tique et de l’é­ga­li­té radi­cale que comme un pas­sage à un état meilleur, où le pou­voir sera tou­jours aux mains d’un savant dans chaque spé­cia­li­té, et d’un conseil d’é­mi­nents socio­logues pour la coor­di­na­tion et l’ensemble.

Il est très vrai qu’un dépu­té, le plus sou­vent, ne sait rien à fond en dehors du mé­tier qu’il exer­çait ; mais remar­quez que, s’il est avo­cat, il connaît tout de même assez bien les lois, la pro­cé­dure, et les vices du sys­tème judi­ciaire ; que, s’il est commer­çant, il s’en­tend aux comptes et à l’é­co­no­mie ; que, s’il est entre­pre­neur, il dira utile­ment son mot au sujet des tra­vaux publics, et ain­si pour le reste. Aus­si, quand on parle de l’i­gno­rance et de l’in­com­pé­tence des dépu­tés, je ne puis voir là qu’un déve­loppement facile et sans portée.

Mais je ne regar­de­rais pas tant à la science ; plu­tôt à la pro­bi­té, et à la sim­pli­ci­té des mœurs pri­vées. Car si l’on prend pour dépu­té un grand arma­teur, ou un grand indus­triel, ou un grand ban­quier, ou un grand avo­cat, afin d’u­ser de leur savoir-faire, ce sera un cal­cul de dupe assez sou­vent. On connaît des hommes fort habiles et intel­li­gents, mais qui, peut-être, par l’ha­bi­tude des affaires, pen­se­ront un peu trop à leur for­tune, ou bien exer­ce­ront volon­tiers un pou­voir tyran­nique, comme ils font natu­rel­le­ment chez eux et dans leur métier. Ain­si leur science pour­ra bien nous coû­ter cher. J’ai­me­rais sou­vent mieux un hon­nête homme qui n’au­rait pas trop réus­si. Bref, je ne désire pas avant tout des Compétences.

Et pour­quoi ? Parce que nous en avons autant qu’il nous en faut dans les ser­vices publics. La Cour de Cas­sa­tion et le Conseil d’É­tat connaissent pro­fon­dé­ment les lois. La Cour des Comptes a la science des Finances publiques. Tous les minis­tères ont des direc­teurs fort ins­truits. La guerre et la marine dépendent d’hommes qui connaissent leur métier. En fait les Com­pé­tences sont aux affaires. Il reste à les sur­veiller, et ce n’est pas si difficile.

On prend à tort les ministres pour des hommes qui devraient être plus savants que leurs subor­don­nés. Le ministre n’est autre chose qu’un délé­gué du peuple pour la sur­veillance d’un tra­vail déter­mi­né et nous avons, pour sur­veiller le sur­veillant, un autre dépu­té, rap­por­teur du bud­get ; les autres dépu­tés sont arbitres. Par exemple on peut bien juger de la fabri­ca­tion des poudres sans être chi­miste, car les spé­cia­listes seront bien for­cés de par­ler clair, si on l’exige, et c’est ce qui est arri­vé. De la même manière, un juré peut appré­cier la res­pon­sa­bi­li­té d’a­près les rap­ports des méde­cins. Si le civet est brû­lé, d’a­bord je le sen­ti­rai très bien, sans être cui­si­nier, et ensuite j’arrive­rai à me pro­té­ger contre ce petit mal­heur, même sans entrer dans la cui­sine, car je suis celui qui paie. Le peuple est celui qui paie ; et ses repré­sen­tants ont mille moyens de faire que le peuple soit bien ser­vi, si seule­ment ils le veulent.

On peut même dési­rer ici une divi­sion du tra­vail plus par­faite, les dépu­tés jugeant avant tout d’a­près les effets sans cher­cher les causes. Comme cet homme très riche et très occu­pé qui a plu­sieurs autos et ne connaît pas la panne. Sa méthode est de bien payer, et de ren­voyer le chauf­feur sans com­men­taires, à la pre­mière panne ; cela le dis­pense d’ap­prendre la mécanique. »

Alain (Pro­pos, 27 octobre 1912).

Ce pre­mier échange avec Jor­da­nix est sui­vi par un expo­sé impor­tant de Vik­tor Dedaj sur le mar­tyr de Julian Assange.

Je consi­dère Vik­tor comme un ami, il m’est cher, je le trouve à la fois savant sur ses sujets, hon­nête et cou­ra­geux. Son expo­sé sur le comble de l’a­bus de pou­voir (qu’est le sort réser­vé par les cri­mi­nels de guerre à leur dénon­cia­teur Assange) est pas­sion­nant et important.

Un troi­sième échange, sur la pro­blé­ma­tique cen­trale des « réseaux sociaux », n’est visible que pour les abon­nés. Je regrette ça. J’es­père que Vincent fini­ra par publier gra­tui­te­ment l’in­té­gra­li­té de l’é­change. C’est aux audi­teurs de l’ai­der libre­ment s’ils jugent utile son tra­vail de jour­na­liste (ce que je crois). Pour l’ins­tant, il y a toute une par­tie de notre échange qui est « à péage », je n’ai jamais fait comme ça, je n’aime pas ça, j’es­père que ça chan­ge­ra, advienne que pourra.

En tout état de cause, mer­ci à Vincent de rendre ces ren­contre possibles.

Étienne.

PS : le des­crip­tif de l’é­mis­sion sur le site du Média pour tous : https://lemediapourtous.fr/cvbsp-emission‑1/

 


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16 Commentaires

  1. Geoffrey

    Bon­jour à tous, d’a­bord mer­ci pour cette vidéo ça change des autos-débats des chaînes d’in­fos de m… En fait j’ai pause quand Jor­da­nix dit : » Depuis 70 ans , 99% des médi­ca­ments n’ont pas eu d’ef­fets secon­daires scan­da­leux ». Il aurait été judi­cieux de se deman­der si ce mar­ché n’a pas jus­te­ment allu­mé une ampoule au des­sus de la tête des capi­ta­listes qui ont très bien pu voir là-dedans un moyen de faire des pro­fits énormes. Donc on serait pas­sé de la science à la science sans conscience.

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  2. Gobert

    Je suis tel­le­ment pour le dia­logue et la parole don­née à tous, mais il faut bien recon­naître que cela demande beau­coup de patience, voire d’ab­né­ga­tion de débattre d’un sujet aus­si poin­tu que les vax avec des gens, à la fois, si mal infor­més et si convain­cus du bien-fon­dé de leur « savoir ». Bra­vo Mr Chouard pour votre démarche !

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  3. Geoffrey

    Vous ne devriez pas vous arrê­ter à « Moi j’ai ces chiffres et toi tu as les tiens » : com­pa­rez-les, là, en direct.

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  4. Gobert Patricia

    Inver­mec­tine, vieux médi­ca­ment, peu coû­teux et sans aucun effet secon­daire ni contre-indi­ca­tion, per­met la gué­ri­son de 90% des cas covid en une seule dose. Idem, la plante d’ar­te­mi­sia annua qui peut pous­ser par­tout (c’est d’ailleurs grâce à elle seule que beau­coup de pays d’A­frique traitent)

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  5. Emmanuel Martin

    Etienne, votre patience et vos efforts dia­lec­tiques face à la mau­vaise foi et la fai­blesse des argu­ments de ce pénible Jor­da­nix sont admirables.
    J’in­ter­romps le vision­nage à 1h03 sous le coup de la colère pro­vo­quée par son mélange insup­por­table d’i­gno­rance et de suf­fi­sance. Je ne connais pas ce per­son­nage et je n’ai aucune envie de m’y intéresser.
    Lors­qu’il mar­tèle la com­pa­rai­son entre les indus­tries pétro­lière et phar­ma­ceu­tique pour mettre en doute l’in­fluence cor­rup­trice de la seconde, vous auriez dû le ren­voyer gen­ti­ment à l’é­tude du dos­sier : pen­dant 30 ans, depuis le rap­port du Club de Rome, les pétro­liers n’ont pas ces­sé de mani­pu­ler les ins­tances scien­ti­fiques pour réfu­ter la res­pon­sa­bi­li­té des émis­sions de CO2 dans le réchauf­fe­ment cli­ma­tique !! Trump avait com­men­cé son man­dat sous cette antienne. La réa­li­té incon­tes­table s’est impo­sée depuis une dizaine d’an­nées à peine.
    Le reste de son argu­men­taire est à l’a­ve­nant. Est-ce ce que l’on appelle un « influen­ceur » de nos jours ? C’est assez pathé­tique, en véri­té. En tout cas, bra­vo, conti­nuez, vous êtes impeccable.

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  6. Arnaud Hockers

    Bien sûr qu’il y a et a eu une cor­rup­tion intense de l’in­dus­trie de petro chi­mie, avec les pots cata­ly­tiques notam­ment. La molé­cule rem­pla­çant le plomb est hyper can­cé­ri­gène. Et l’es­sence sans plomb est pas­sée sans sou­cis grâce à cette cor­rup­tion des ins­ti­tu­tions uni­ver­si­taires par cette indus­trie. (les uni­ver­si­taires sont des per­sonnes géné­ra­le­ment très lâches, et donc faci­le­ment cor­rup­tible). Depuis, il y a un bashing sur le tabac qui est le bouc émis­saire des par­ti­cules fines alors qu’on ne parle JAMAIS des can­cers dus aux par­ti­cules et que tout le monde marche dans la rue des villes pol­luées. On pré­fè­re­ra par­lé de taba­gisme pas­sif, lol … Pareil pour l’his­toire du trou de la couche d’o­zone. ça c’é­tait l’in­dus­trie fran­çaise de fabrique d’aé­ro­sol qui a impo­sé de nou­velles normes euro­péennes pour concur­ren­cer l’in­dus­trie asia­tique qui pro­dui­sait plus pour bcp moins cher…

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  7. MCR

    Fran­che­ment les chiffres ils n’ont que cela à la bouche, alors qu’ils feraient mieux de se ren­sei­gner sur les milieux hos­pi­ta­liers comme le Dr Fou­ché qui démontre bien les pro­blèmes actuels car il est un homme de ter­rain. Dr Per­ronne dont son livre est per­cu­tant « Y a‑t’il une erreur qu’ils n’ont pas com­mise ? Les contra­dic­tions des per­sonnes en place sont du côté sombre de l’his­toire que nous vivons, c’est visible pour une per­sonne éclai­rée. Ils sont cor­rom­pus ! Ils détournent les sujets et tou­jours leurs chiffres Mr Chouard vous avez per­du votre temps avec ces gens là, sauf le journaliste.

    Réponse
  8. Pierre

    Bon­jour,

    J’ai vu ce débat :

    https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​K​S​F​X​v​P​k​b​wG0

    Il y a un truc que j’au­rai tré­pi­gner de pou­voir dire et inter­ve­nir dans ce débat. A mon avis un sujet fon­da­men­tal au delà de l’o­bli­ga­tion ou non de vac­cin c’est la conser­va­tion de l’é­tat de droit et cette ques­tion de l’apartheid.

    La consti­tu­tion dit « Tout ce qui n’est pas défen­du par la Loi ne peut être
    empê­ché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’or­donne pas ». Si
    on veut contraindre les gens à une chose quel­conque, tel que se vac­ci­ner, il
    faut que la loi l’or­donne, sinon c’est contraire à la consti­tu­tion, car on ne
    peut subor­don­ner des choses si impor­tantes que l’ac­cès à la vie sociale et dans
    une large part poli­tique (*) tout en pré­ten­dant ne pas contraindre de fac­to à
    faire ce que la loi n’or­donne pas. 

    Une telle chose métrait fin à l’é­tat de droit, en per­met­tant de fac­to d’avoir
    des peines extra-judi­ciaires extrê­me­ment lourdes d’ex­clu­sions sociales
    indi­vi­dua­li­sées qui ne soient en aucun cas lié à une déci­sion judi­ciaire ou
    une obli­ga­tion légale. (On a jamais vu un truc du genre « Si tu n’a pas ton
    reçut de bon paie­ment des impôts » on ne te laisse pas ren­trer au restaurant,
    c’est hors état de droit). 

    Il me semble que c’est cette ligne qu’il faut défendre prio­ri­tai­re­ment au delà de savoir s’il faut impo­ser d’une manière ou d’une autre le vac­cin à la population.

    Pierre.

    (*) Beau­coup de débats poli­tiques, et même de réunion de groupe politiques
    s’effectuent habi­tuel­le­ment dans les cafés, bars ou restaurants.

    Réponse
  9. Pierre.

    A 47:01 ( https://​you​tu​.be/​K​S​F​X​v​P​k​b​w​G​0​?​t​=​2​793 ) il dit que pour 200 000 morts on perds 2 500 000 d’an­nées de vie.

    Très impor­tant. Même si on avait 200 000 morts en France voir 400 000, comme l’a­vait dit Macron, il y a une chose très impor­tante à comparer.

    Moi je peux esti­mer par un cal­cul sim­pliste que en 2 mois de confi­ne­ment appli­qué à 65 000 000 de fran­çais on a per­du 11 000 000 d’an­nées de vies soit beau­coup plus, et mani­fes­te­ment Jean ne s’en émeut pas plus que ça.

    Réponse
  10. Pierre

    Concer­nant la ques­tion de la science et de la méthode scien­ti­fique a mon avis il faut différence
    deux choses :

    1°) La science repro­duc­tible, ou cha­cun peut repro­duire assez faci­le­ment les expé­riences qui sont pré­sen­tés dans les articles scien­ti­fiques pour se convaincre que leur résul­tat est juste. En soit dans la science repro­duc­tible on a pas besoin de faire confiance en l’au­teur d’un papier pour être convain­cu par son résul­tat. L’exemple extrême de cela c’est le mathé­ma­tique ou la simple lec­ture et com­pré­hen­sion d’une preuve mathé­ma­tique suf­fit à être convaincu.

    2°) La science non-repro­duc­tible et non-véri­fiable (par inter­dic­tion légale, manque irré­ver­sible des moyens ou condi­tions d’ob­ser­va­tion ect… ) , ou l’on est obli­gé de faire confiance à l’au­teur de l’é­tude. Son étude se rap­proche alors de la notion de témoi­gnage. Et dans ce cas de figure la ques­tion des dyna­miques de confiance et de défiance vis à vis des dif­fé­rents auteurs est cen­trale, sur­tout quand la science est ins­ti­tu­tion­na­li­sé. Et c’est dans ce ter­reau que la cor­rup­tion et l’ins­tru­men­ta­li­sa­tion peut apparaître.

    Bien-sur il n’y a pas deux caté­go­ries her­mé­ti­que­ment sépa­rées, c’est un spectre. Mais à mon avis il faut bien gar­der en tête cette dis­tinc­tion quand on parle de « science », car ce mot peut recou­vrir des choses très dif­fé­rente : d’une méthode expé­ri­men­tale indi­vi­duelle, à un sys­tème ins­ti­tu­tion­nel établis.

    Réponse
  11. Pierre

    Il y a un truc super impor­tant, c’est que la science ne peut être pres­crip­tive. Par défi­ni­tion la science est seule­ment des­crip­tive. En d’autres termes la science ne pour­ra jamais dire il faut fer­mer ou ouvrir les res­tau­rants, confi­ner ou ne pas confiner.

    Voir à ce sujet cette très bonne vidéo : https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​7​c​7​w​i​A​a​Z​iI8

    En cela quand le conseil scien­ti­fique fait des recom­man­da­tion de mesures poli­tiques, c’est de l’u­sur­pa­tion de la science.

    (Déso­lé de spam­mer mais en voyant ce débat il y a tel­le­ment de moments ou j’au­rais tel­le­ment vou­lu pou­voir intervenir.)

    Réponse
  12. joss

    Daniele Gan­ser a décrit la situa­tion actuelle avec une réac­tion de peur qui se décom­pose en 3 caté­go­ries : la peur du virus, la peur du tota­li­ta­risme et la peur éco­no­mique. La popu­la­tion réagit a tra­vers ces 3 caté­go­ries. Ceux qui ont la peur du virus, sont aveugles envers les 2 autres peurs.

    Réponse
  13. dany

    Voir les vidéos de « Déco­der l’é­co » qui répond à l’i­nu­ti­li­té du confi­ne­ment et son inef­fi­ca­ci­té prou­vé par les chiffres

    Réponse
  14. Boblagratte

    Pour­quoi Cuba ? Sur l’é­chi­quier poli­tique tu es bien obli­gé de te pla­cer, l’en­jeu et trop grand sur le plan des échanges internationaux.

    Réponse

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