[Éducation populaire] Guillemin nous rappelle « L’Été 1914 », une histoire essentielle pour comprendre aujourd’hui et la guerre qui vient

11/11/2015 | 61 commentaires

C’est le 11 novembre, anni­ver­saire de la fin de la grande bou­che­rie de 14–18, la grande guerre des classes, pre­mier mas­sacre indus­triel des pauvres par les riches.

Hier, j’é­cou­tais Guille­min (pour la dix mil­lième fois), et pré­ci­sé­ment il me par­lait de l’é­té 1914, période du déclen­che­ment du mas­sacre par les riches au pouvoir. 

Et en écou­tant Guille­min, je me disais : « il fau­drait retrans­crire tout ça, mot pour mot ; tout y est impor­tant, pour que les enfants d’au­jourd’­hui com­prennent pour­quoi et com­ment on va les envoyer, encore une fois, de faire tuer à l’aide d’é­normes mensonges ».

Je ne sais pas si un virus trou­ve­ra du temps et du cou­rage pour retrans­crire cette pré­cieuse vidéo, je l’es­père, mais en tout cas, je vous la signale, ci-des­sous, et je vous la recom­mande chaleureusement.

Pro­verbe du jour : Un citoyen malin, tous les matins, en allant au tur­bin, s’é­coute sans faute un bon petit Guille­min 🙂

Hen­ri Guillemin :
l’é­té 1914

Autre lien pour cette vidéo : https://​you​tu​.be/​7​2​P​t​Z​v​e​-​Yvc
_________

Rap­pels :

• J’ai com­po­sé une sorte de table des matières de tous les sons et images que nous avons de Guille­min ; c’est là :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​5​/​0​4​/​2​1​8​-​h​e​n​r​i​-​g​u​i​l​l​e​m​i​n​-​e​x​p​l​i​q​u​e​-​r​o​b​e​s​p​i​e​r​r​e​-​e​t​-​l​e​s​-​r​e​v​o​l​u​t​i​o​n​s​-​f​r​a​n​c​a​i​s​e​s​_​l​a​-​f​a​u​s​s​e​-​e​t​-​l​a​-​v​r​aie

• La série pas­sion­nante « L’autre avant-guerre (1871−1914) » est là :
http://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477314-l-autre-avant-guerre-1871–1914-.html

______________

À pro­pos de Guille­min, je suis en train d’a­van­cer dou­ce­ment dans un petit livre que Patrick Rödel vient juste d’é­crire sur son oncle : « Les petits papiers d’Hen­ri Guille­min ». Patrick écrit bien, il nous montre un regard déca­lé (et donc bien inté­res­sant) sur un homme que nous sommes de plus en plus nom­breux à aimer.

—–

Pre­mier lien Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​7​8​7​0​7​3​6​1​2​3​1​7​?​p​n​r​e​f​=​s​t​ory

Deuxième lien (rap­pel 2016) :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​4​6​7​2​2​8​9​9​8​2​317

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

Catégorie(s) de l'article :

61 Commentaires

  1. Ana Sailland

    Je viens d’a­che­ter « l’af­faire Jésus », non pas par pas­sion pour ce thème mais parce que je crois que c’est son der­nier livre. Nous pou­vons être athées, ou laïques, ou spi­ri­tua­listes laïques, mais qui que l’on soit, la foi de Guille­min est tou­chante et fait par­tie de son charme. Son tra­vail avec Marc San­gnier a été mar­quant et colore sa pen­sée, certainement.
    (((De mémoire, j’ai pour nous cette pré­cieuse cita­tion de Marc San­gnier : la démo­cra­tie, c’est le sys­tème qui porte à son maxi­mum la conscience et la res­pon­sa­bi­li­té du citoyen)))

    Pour l’af­faire 14–18, l’autre avant guerre remonte pour lui à la fin du second empire. C’est passionnant.

    https://​you​tu​.be/​X​F​e​r​S​2​_​2​rD8

    Réponse
  2. etienne

    Jacques R. Pauwels :
    BIG BUSINESS AVEC HITLER

    Réponse
  3. etienne

    Jacques Pau­wels
    LE MYTHE DE LA BONNE GUERRE
    Les USA et la Seconde Guerre mondiale

    Réponse
  4. etienne

    Je trouve les trois livres de cet his­to­rien abso­lu­ment passionnants.
    La confé­rence de Jacques Pau­wels m’a conduit à revoir « Les sen­tiers de la gloire », de Stan­ley Kubrick, et c’est tou­jours aus­si révol­tant, ben sûr.

    LA GUERRE, C’EST D’ABORD ET SURTOUT LA GUERRE D’UNE CLASSE CONTRE UNE AUTRE : LES RICHES GRADÉS CONTRE LES PAUVRES TROUFIONS.

    le film « Les sen­tiers de la gloire » :

    1 https://www.dailymotion.com/video/x6n1iu_les-sentiers-de-la-gloire‑1–6_shortfilms

    2 https://www.dailymotion.com/video/x6n2h7_les-sentiers-de-la-gloire‑2–6_shortfilms

    3 https://www.dailymotion.com/video/x6n3vc_les-sentiers-de-la-gloire‑3–6_shortfilms

    4 https://www.dailymotion.com/video/x6n5cd_les-sentiers-de-la-gloire‑4–6_shortfilms

    5 https://www.dailymotion.com/video/x6n6d5_les-sentiers-de-la-gloire‑5–6_shortfilms

    6 https://www.dailymotion.com/video/x6n6qe_les-sentiers-de-la-gloire‑6–6_shortfilms

    Réponse
  5. Etienne

    « Ce qui m’attriste c’est que cette guerre qui fini­ra inau­gure une guerre qui ne fini­ra point entre les assas­sins et les assas­si­nés ; et l’assassin pour moi ce n’est pas l’Allemand, c’est le Fran­çais dans son fauteuil.

    Les maux humains comme guerre, abus de pou­voir, absurde concen­tra­tion des richesses, ne sont pos­sibles que par l’incroyable aveu­gle­ment de ceux qui passent pour instruits.

    Résis­ter à la guerre et résis­ter aux pou­voirs, c’est le même effort. Voi­là une rai­son de plus d’aimer la liber­té d’abord.

    L’honneur natio­nal est comme un fusil chargé. »

    Alain.

    Réponse
  6. etienne

    14–18 : « On croit mou­rir pour la Patrie, on meurt pour des indus­triels » (video)
    Michel Col­lon & Denise Vin­de­vo­gel, 26 juin 2014

    http://www.michelcollon.info/14–18-On-croit-mourir-pour-la

    En cette année anni­ver­saire, les médias racontent « com­ment » a eu lieu la Pre­mière Guerre mon­diale (dix mil­lions de morts), mais jamais pour­quoi. « Morts pour la patrie », pro­clament tous nos monu­ments offi­ciels. Men­songe ! 14–18, c’était déjà une guerre du fric. Non seule­ment chez les « méchants » (Alle­magne, Autriche), mais aus­si chez les « gen­tils » (France, Angle­terre, Bel­gique…), le véri­table enjeu était : quelle puis­sance domi­ne­ra le monde et contrô­le­ra ses richesses ?

    C’était aus­si une guerre des classes domi­nantes contre les pauvres, contre leurs propres tra­vailleurs, exter­mi­nés froidement.

    Michel Col­lon mène l’enquête avec trois his­to­riens : Jacques Pau­wels (« 14–18, une guerre de classe »), Anne Morel­li (« Prin­cipes de la pro­pa­gande de guerre ») et Lucas Cathe­rine (« Des tran­chées en Afrique »). Vous serez sur­pris par leurs révé­la­tions à contre-courant.

    La ques­tion est donc : com­ment peut-on, aujourd’hui, répé­ter les média­men­songes d’il y a un siècle ? Serait-ce lié aux média­men­songes d’aujourd’hui ?

    Un tout grand mer­ci à Denise Vin­de­vo­gel (mon­tage), Jean-Jacques Mathy (images), Romain Dor­mal (son), ain­si qu’à Nico­las Cas­tillo et Jean-Pierre Van­pa­rys. Mer­ci à vous de regar­der cette vidéo entiè­re­ment. Pour com­prendre à quel point on nous mani­pule, aus­si sur l’Histoire.

    Et mer­ci de nous sou­te­nir. En effet, avec cette équipe et d’autres amis, Investig’Action pré­pare pour la ren­trée une chaîne vidéo avec toutes sortes de pro­duc­tions, de formes et durées diverses, afin de mener aus­si la bataille de l’info sur le ter­rain des images. Pro­jet stra­té­gique, pro­jet ambi­tieux, on a besoin de votre soutien !

    - Pour don­ner un coup de main à l’équipe vidéo : coordination@investigaction.org
    – Pour sou­te­nir notre pro­jet de chaîne vidéo, ver­sez un euro sym­bo­lique ici :
    Rejoi­gnez les Amis d’Investig’Action

    Réponse
  7. Gaudefroy

    Je ne connais pas l’in­fluence de Guille­min dans la par­tie Suisse Allé­ma­nique, il y a tou­jours ce bar­rage de la langue.

    Et inver­se­ment vers la Suisse Romane : le Suisse Ivo Sasek (qua­li­fié de gou­rou sec­taire, chré­tien inté­griste, révi­sion­niste, néga­tion­niste, com­plo­tiste et ‑rem­plis­sez les pointillés(iste)), a fon­dé une télé­vi­sion sur inter­net, dénom­mée Kla­ger­mauer (Mur des Lamen­ta­tions) dont le but est de lut­ter contre la ter­reur quo­ti­dienne des médias.

    https://​de​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​I​v​o​_​S​a​sek

    https://​you​tu​.be/​O​f​3​s​z​V​m​w​TcI

    Ici, Daniele Glan­ser est invi­té par Ivo Sasek pour don­ner une Confé­rence (pas­sio­nante) sur la Stra­té­gie de la Guerre Mas­quée, devant des cen­taines de per­sonnes. Kla­ger­mauer fait pen­ser à une télé dis­si­dente comme ERTV, mais en beau­coup plus gros :

    https://​you​tu​.be/​u​z​4​N​a​V​5​0​wh0

    Voir aus­si l’in­ter­view de ce jour­na­liste, Udo Ulf­kotte sur le sujet des « jour­na­listes sou­doyés », racon­tant la réunion de chefs de rédac­tion avec des mili­taires hauts pla­cés de l’ONU.

    https://​you​tu​.be/​m​q​F​e​-​i​z​k​9kk (à 13mn)

    Si après ça vous sen­tez tou­jours plus proche des théo­ries fac­tuelles de la trans­pa­rence éta­tique que des théo­ries fac­tuelles de conspi­ra­tion, je ne peux rien pour vous !

    Réponse
  8. Gaudefroy

    Je m’a­per­çois que j’ai dit une âne­rie, la salle bon­dée n’est pas Kla­ger­mauer TV, mais une autre orga­ni­sa­tion fon­dée par Ivo Sisek, la Coa­li­tion Anti-Censure.

    Réponse
  9. Florence

    En m’at­ta­chant aux der­nières paroles d’Hen­ri Guille­min dans la pre­mière vidéo, – que « la France » se serait engouf­frée dans l’af­faire guer­rière afin d’im­po­ser l’im­pôt sur le reve­nu (ceci n’é­tant pas une affir­ma­tion défi­ni­tive ! nous assène-t-il avec malice et res­pect de la véri­té scien­ti­fique), me font me deman­der ce que brûle d’ac­com­plir aujourd’­hui les déten­teurs du pou­voir et de l’argent (je bégaie avec ces der­niers mots, c’est enten­du). J’au­rais en effet comme un soup­çon de farouche volon­té… et j’ai­me­rais y voir clair.
    Qu’est-ce qui est très impor­tant aujourd’­hui de ce bord ultra-mino­ri­taire ? Et jus­qu’où lui sera-t-il loi­sible de pous­ser les masses ?

    Très inté­res­sant pour moi dans cette vidéo tou­jours (et pour­tant c’est la deuxième fois que je la visionne, avec un laps de temps assez impor­tant entre les deux regards), ce sont :
    – le bou­le­ver­se­ment des répar­ti­tions sociales si visibles avant guerre : l’in­fla­tion du sala­riat (et donc ame­nui­se­ment du nombre de petits patron, sinon des « propres patrons »), l’a­mai­gris­se­ment dras­tique de la popu­la­tion agri­cole (en m’in­ter­ro­geant paral­lè­le­ment sur les notions si propres de sec­teur ter­tiaire à la moins chouette : sec­teur pri­maire, – qui est rare­ment reprise d’ailleurs),
    – la bana­li­té et même l’es­time du bien-fon­dé de l’im­pôt sur le reve­nu en France aujourd’hui.
    L’im­pôt comme pré­lè­ve­ment de la richesse pro­duite par le tra­vail humain (mais aus­si l’a­bon­dance natu­relle de la pla­nète, – qu’il faut certes extraire ou récol­ter avec pas mal de bras ou d’éner­gie fos­sile) avant que d’être une redis­tri­bu­tion (abso­lu­ment mani­pu­lable par le pou­voir, qui plus est – et source inépui­sable de contrôle et de manie­ments des plus pauvres notam­ment… Sait-on que les CAF ont un droit de regard ban­caire sur les allo­ca­taire du Rsa, par exemple – loi « train de vie » – là, je m’é­touffe tou­jours…) est par trop oublié.
    L’im­pôt comme res­source ances­trale de per­pé­tua­tion d’un sys­tème dit civi­li­sé (et tou­jours d’en­ri­chis­se­ment d’une classe), der­rière les habits de jus­tice contemporains ?

    Réponse
  10. joss

    @Etienne
    Impos­sible de lais­ser un com­men­taire dans le sujet « [Rap­pel, pour les 60 000 nou­veaux venus depuis un an] Deve­nons citoyens ! Entre­tiens à pro­pos d’une démo­cra­tie digne de ce nom »
    Le « répondre » a disparu…petit bug momentané ?

    Réponse
    • etienne

      Cher Joss,
      je viens d’es­sayer de com­prendre pour­quoi ce bug afflige le fil en ques­tion, mais je ne trouve pas de panne (toutes les balises HTML sont assez simples en amont).
      Auriez-vous une idée de cause pour expli­quer (et cor­ri­ger) cette panne, svp ?
      Bien amicalement.
      Étienne.

      Réponse
      • joss

        Déso­lé. Je ne peux pas vous aider dans ce domaine. Un visi­teur éclai­ré de ce blog aurait peut-être la solution ?
        Bonne recherche

        Réponse
  11. BA

    Ven­dre­di 13 novembre 2015, vers 23 heures :

    Nous sommes en guerre.

    Réponse
    • etienne

      Hum… ?
      D’ha­bi­tude, BA, vous déve­lop­pez un peu plus 🙂

      Réponse
    • binnemaya

      contre qui ?
      le capi­tal amo­rale par essence a déjà pro­vo­qué 2 guerres mon­diales une 3ème serait tout sauf un évè­ne­ment… mais juste la suite logique de l’ef­fon­dre­ment du taux de ren­de­ment de celui-ci.

      Réponse
      • richard30

        bin­ne­maya.
        – 1 : la « panne » est anté­rieure de 2 jours au 13 novembre
        – 2 : vous avez par­fai­te­ment rai­son, le taux de ren­de­ment de la for­tune des oli­garques est arri­vé à son maxi­mum et ne peut plus croître avec les « règles » du jeu éta­blies. En admet­tant que ces règles ne sont plus res­pec­tées par ces der­niers, depuis long­temps parce que les lois nous inter­disent de réagir, qu’elles vont être modi­fiées par eux-mêmes par des déré­gu­la­tions impo­sées par le TAFTA, afin de leur don­ner tous les pou­voirs sur les Etats et que ces règles vont leur per­mettre de prendre pos­ses­sion de tous les biens publics qu’ils ne pou­vaient pas « acqué­rir », aupa­ra­vant, votre syn­thèse est tout à fait juste. Ils vont nous anéan­tir par l’argent qu’ils pos­sèdent déjà. C’est leur arme de des­truc­tion massive.
        Juste une remarque : com­ment les pro­prié­taires des mul­ti­na­tio­nales, celles qui fabriquent des den­rées ali­men­taires ou des objets de consom­ma­tion ont-ils fait pour obte­nir leur fortune ?
        Leur for­tune vient de la consom­ma­tion : c’est parce que nous consom­mons qu’ils sont riches . Logi­que­ment, si nous étions « intel­li­gents » ce serait quoi la solu­tion pour gagner cette guerre éco­no­mique que nous n’a­vons aucune chance de gagner par ailleurs ? Sommes-nous capables de nous pri­ver de « consom­mer » un cer­tain temps, nous qui pos­sé­dons quelques « réserves », avant qu’ils soient en mesure d’exi­ger des « per­dants« qu’ils leur en cèdent une par­tie ou tout ?
        La « cause com­mune » contre la « cause » de tous les maux de la communauté.

        Réponse
  12. Florence

    Sang, peur, chaos. Affreux réveil. La ville deve­nant enfer.
    Hier 14–18. Les pay­sans bre­tons et corses par­ti­cu­liè­re­ment tou­chés (Mor­van Lebesque). La mul­ti­pli­ca­tion du droit de débits de bois­sons pour per­mettre aux veuves de vivre ensuite (J.-Jacques Monnier/ Bretagne).
    Ou com­ment la guerre offre tou­jours aux pou­voirs actifs (nous serions les pou­voirs pas­sifs) des pers­pec­tives ines­pé­rées et tou­jours plus larges (de des­truc­tion des gêneurs et/ou inutiles, outre la mise au pas généralisée).

    La revue de Presse du site Lieux com­muns encore inté­res­sante ce matin. (voir toute la semaine à droite de l’é­cran ou s’abonner)
    https://​col​lec​ti​flieux​com​muns​.fr/​6​7​5​-​r​e​v​u​e​s​-​d​e​-​p​r​e​sse
    (voir à droite)
    Et un constat (sans originalité) :
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/11/06/31003–20151106ARTFIG00125-3-millions-d-arrivants-comment-la-commission-europeenne-favorise-le-chaos-migratoire.php

    Réponse
  13. BA

    Same­di 14 novembre 2015, vers midi :

    ALERTE – Dans un com­mu­ni­qué, l’E­tat isla­mique reven­dique les atten­tats de Paris :

    « Com­mu­ni­qué sur l’at­taque bénie de Paris contre la France croisée »

    Réponse
  14. BA

    ALERTE – Dans un com­mu­ni­qué, l’E­tat isla­mique reven­dique les atten­tats de Paris :

    « Com­mu­ni­qué sur l’at­taque bénie de Paris contre la France croisée »

    Extrait du communiqué :

    « Dans une attaque bénie dont Allah a faci­li­té les causes, un groupe de croyants des sol­dats du Cali­fat, qu’Al­lah lui donne puis­sance et vic­toire, a pris pour cible la capi­tale des abo­mi­na­tions et de la per­ver­sion, celle qui porte la ban­nière de la croix en Europe, Paris. »

    Réponse
  15. Gaudefroy

    Expé­rience Orwel­lienne vécu ce same­di 14 nov 2015 : je dis­pose de cen­taines de livres au for­mat epub depuis des années. For­mat flexible et ouvert, ça fonc­tion­nait très bien. J’ai ache­té il y a peu le der­nier livre du jour­na­liste Jean-loup Izam­bert  » 56, l’é­tat Fran­çais com­plice des groupes cri­mi­nels TI  » en for­mat epub pour 10 euros.

    http://​www​.is​-ebooks​.com/​p​r​o​d​u​i​t​/​1​0​8​/​9​7​8​2​3​6​8​4​5​0​871

    Je vou­lais par­ta­ger avec vous quelques cita­tions : j’ouvre le livre : tous les textes et les notes ont été effa­cés. Ne res­tent plus que les titres, sous-titres et les images.
    L’ayant sau­ve­gar­dé sur d’autres sup­ports, j’en fait donc nou­velle copie sur mon bureau win­dows se7en. Redis­pa­ri­tion du texte, que ce soit en uti­li­sant les logi­ciels sigil ou calibre. Même chose su ordi por­table (non connec­té) sous Win­dows XP . Je véri­fie avec la même opé­ra­tion avec le pré­cé­dent ouvrage d’I­zam­bert  » Crimes sans cha­ti­ment  » que j’a­vais éga­le­ment ache­té en ver­sion epub, là aucun problème.

    J’en déduis une chose : il est indis­pen­sable pour qui veut conser­ver des docu­ments non seule­ment à dis­cré­tion mais intacts, d’é­ta­blir un pro­to­cole strict : mettre tous ses docu­ments après ins­pec­tion dans un  » bac à sable « , cad non-connec­té à un ter­mi­nal. C’est tout le piège des nou­veaux sys­tème Android inter­di­sant toute copie ne pas­sant par un ter­mi­nal (disons Google).
    D’autre part, je dois chan­ger de sys­tème pour conser­ver et lire mes epubs.

    Concrè­te­ment, voi­ci le pre­mier livre que Micro­soft m’in­ter­dit de lire…

    Réponse
    • binnemaya

      effec­ti­ve­ment après vérif les gar­der sur un sup­port externe pour les sau­ve­gar­der est impératif.Mais en plus n’u­ti­li­ser que du logi­ciel libre est encore mieux moi j’u­ti­lise Voya­ger depuis long­temps et c’est magnifique.
      J’es­père me trom­per mais je vois bien notre « cher Hol­lande » nous sup­pri­mer de la toile bien­tôt car vous savez bien que « l’u­ni­té natio­nale » çà ne se dis­cute pas

      Réponse
  16. Florence
  17. etienne

    Vos guerres, nos morts
    Une bien bonne ana­lyse des causes pre­mières des attentats,
    par Julien Salingue :

    http://​resis​te​ra​lair​du​temps​.blog​spot​.fr/​2​0​1​5​/​1​1​/​v​o​s​-​g​u​e​r​r​e​s​-​n​o​s​-​m​o​r​t​s​.​h​tml

    Vos guerres, nos morts

    Frag­ments.

    Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit dernière.

    À la ter­rasse d’un res­tau­rant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert.

    Les nôtres.

    Morts parce que des assas­sins ont déci­dé de frap­per en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objec­tif de faire le plus de vic­times possible.

    11h30. Sar­ko­zy vient de décla­rer : « Nous sommes en guerre ».
    Pour une fois je suis d’accord avec lui. Ils sont en guerre.

    Vous êtes en guerre, vous les Sar­ko­zy, Hol­lande, Valls, Came­ron, Neta­nya­hou, Oba­ma. Vous êtes en guerre, vous et vos alliés poli­tiques, vous et vos amis patrons de multinationales.

    Et vous nous avez entrai­nés là-dedans, sans nous deman­der notre avis.

    Afgha­nis­tan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas tou­jours été très nom­breux à pro­tes­ter. Nous n’avons pas suf­fi­sam­ment réus­si à convaincre que ces expé­di­tions mili­taires ne feraient qu’apporter tou­jours plus d’instabilité, de vio­lences, de tragédies.

    Là-bas, et ici.

    Car la guerre n’a pas com­men­cé hier soir. Et elle n’avait pas com­men­cé en jan­vier lors des tue­ries de Char­lie Heb­do et de l’Hyper Cacher. Elle avait com­men­cé bien avant.

    En jan­vier, j’écrivais ce qui suit :

    L’une des causes de la sidé­ra­tion qui a tou­ché de larges sec­teurs de la popu­la­tion, y com­pris les cercles mili­tants, est la (re-)découverte de cette véri­té : oui, la France est en guerre. Une guerre qui ne dit pas tou­jours son nom, une guerre dont on dis­cute peu dans les assem­blées, dans les médias et plus géné­ra­le­ment dans l’espace public, une guerre contre des enne­mis pas tou­jours bien iden­ti­fiés, une guerre asy­mé­trique, mais une guerre tout de même. Les récentes tue­ries l’ont rap­pe­lé de manière bru­tale à qui l’ignorait, refu­sait de le voir ou l’avait oublié : la France est en guerre, la guerre fait des morts, et les morts ne se comptent pas tou­jours chez l’adversaire.

    Contre qui la France est-elle en guerre ? Selon les dis­cours et les périodes, contre le « ter­ro­risme inter­na­tio­nal », contre le « jiha­disme », contre la « bar­ba­rie inté­griste », etc. Ce texte n’a pas voca­tion à dis­cu­ter de ces déno­mi­na­tions impré­cises, des géné­ra­li­sa­tions abu­sives qu’elles impliquent et des para­doxes qu’elles sous-tendent (alliances à géo­mé­trie variable, sou­tien à des régimes dont les poli­tiques favo­risent le déve­lop­pe­ment des cou­rants « jiha­distes », par­ti­ci­pa­tion à des inter­ven­tions mili­taires qui ren­forcent ces cou­rants, etc.). Il s’agit plu­tôt de sou­li­gner que la France a, en réa­li­té, emboî­té le pas aux États-Unis de George W. Bush dès sep­tembre 2001 (guerre en Afgha­nis­tan, légis­la­tion « anti­ter­ro­riste ») et fait sienne, sans tou­te­fois le dire, la rhé­to­rique et la poli­tique du « choc de civilisation ».

    Voi­là près de 14 ans que la France était en guerre sans l’assumer.

    Aucune rai­son de modi­fier une ligne de cet extrait. Et dire cela, ce n’est pas man­quer de res­pect aux vic­times ou à leurs proches.

    L’émotion, l’indignation et la dou­leur sont évi­dem­ment légi­times. Et les assas­sins qui ont bou­sillé des cen­taines, des mil­liers de vies hier soir, sont inexcusables.

    12h. Daech vient de reven­di­quer. Évi­dem­ment. Eux aus­si, ils sont en guerre.

    D’après l’AFP, citant un témoin pré­sent au Bata­clan, l’un des assaillants aurait crié : « C’est la faute de Hol­lande, c’est la faute de votre pré­sident, il n’a pas à inter­ve­nir en Syrie ».

    On peut fer­mer les yeux et se bou­cher les oreilles. Et se lais­ser enfu­mer par la rhé­to­rique dépo­li­ti­sante du « ter­ro­risme aveugle », for­cé­ment inexplicable.

    Mais les assas­sins de Paris ne sont pas des pauvres types irres­pon­sables, « fous » ou mani­pu­lés par je-ne-sais-quels-ser­vices-secrets. On en sau­ra plus dans les heures et les jours qui viennent, mais nul doute qu’ils auront un pro­fil et un dis­cours à peu près simi­laires à celui des Koua­chi et de Cou­li­ba­ly, à pro­pos des­quels, tou­jours en jan­vier, j’avais écrit ça :

    Les tueurs ont un dis­cours (voir leurs inter­views et vidéos, dans les­quelles ils parlent de la Syrie, de l’Iraq, des offenses faites aux musul­mans en France et dans le monde, etc.) ; un cor­pus théo­rique (voir notam­ment l’ar­ticle publié par Media­part) ; des réfé­rences orga­ni­sa­tion­nelles (État isla­mique, al-Qae­da dans la pénin­sule arabique).

    (…) Ils se pensent, ration­nel­le­ment, en guerre contre une cer­taine France, et ils se consi­dèrent, ration­nel­le­ment, en situa­tion de légi­time défense. En témoigne cette décla­ra­tion de Cou­li­ba­ly dans sa vidéo post­hume : « Vous atta­quez le Cali­fat, vous atta­quez l’État isla­mique, on vous attaque. Vous ne pou­vez pas atta­quer et ne rien avoir en retour ».

    Oui, Daech fait de la poli­tique. Ce sont des assas­sins, mais ils font de la politique.

    Et hier soir ils ont frap­pé fort, très fort.

    Aveu­glé­ment ? Oui et non.

    Oui, parce qu’ils s’en sont pris à des gens qui ne sont pas direc­te­ment impli­qués dans cette guerre, des gens dont le seul crime était d’être là, des gens qui auraient pu être ailleurs et être encore par­mi nous aujourd’hui.

    Non, parce que frap­per de la sorte, c’est lan­cer un mes­sage : « Votre pays est en guerre contre nous, et tant que cette guerre dure­ra, aucun d’entre vous ne sera en sécurité ».

    Ils font de la poli­tique. Détes­table, mais de la politique.

    Nous vivons dans un monde en guerre. La Rus­sie, la France et les États-Unis bom­bardent la Syrie. L’Arabie Saou­dite bom­barde le Yémen. Les « opé­ra­tions » fran­çaises se pour­suivent au Mali. Oba­ma a annon­cé que ses troupes ne quit­te­raient pas l’Afghanistan.

    D’après le Haut Com­mis­sa­riat aux Réfu­giés, il n’y a jamais eu autant de réfu­giés et dépla­cés qu’aujourd’hui, et il n’y a aucune rai­son que les choses s’améliorent.

    Le bilan, à l’heure actuelle, est de 128 morts. 128 morts de trop.

    Le 13 novembre 2015, 128 morts.

    128, c’est beau­coup. C’est effrayant.

    C’est presque autant que la moyenne quo­ti­dienne des morts en Syrie depuis mars 2011.

    Presque autant que la moyenne quo­ti­dienne, oui : 250.000 morts depuis mars 2011, ça fait presque 4500 morts par mois, soit près de 150 morts par jour.

    Avis au pro­chain qui nous expli­que­ra qu’il ne com­prend pas pour­quoi les Syriens fuient vers l’Europe : depuis plus de 4 ans et demi, c’est le 13 novembre tous les jours en Syrie. Et c’est votre nou­vel allié Assad qui en porte la res­pon­sa­bi­li­té pre­mière, en ayant répri­mé sau­va­ge­ment un sou­lè­ve­ment alors pacifique.

    Nous vivons dans un monde en guerre. Et cela per­met à cer­tains de faire des affaires.

    La France se féli­cite de vendre ses machines de guerre à l’Égypte. La France se féli­cite de vendre ses machines de guerre à l’Arabie Saou­dite. La France se féli­cite de vendre ses machines de guerre aux Émi­rats arabes unis.

    Mais la France s’étonne, s’indigne, s’insurge d’être elle aus­si ciblée.

    Hypo­cri­sie. Lâche­té. Mensonge.

    Les chiens sont lâchés. Leurs babines écument.

    Il va fal­loir tenir bon.

    Retour au mois de jan­vier :

    Toute réponse guer­rière, sécu­ri­taire, stig­ma­ti­sante ou aveugle aux réa­li­tés éco­no­miques, poli­tiques et sociales de la France de 2015 est non seule­ment condam­née à échouer mais, qui plus est, un pas sup­plé­men­taire vers les tue­ries de demain.

    Nous y sommes. Demain, c’était hier soir.

    13h. Cam­ba­dé­lis annonce que « la France en guerre vient de subir une épreuve de guerre ».

    Ils disent et ils répètent que la France est en guerre. Mais quand ils disent ça, c’est pour dire « nous sommes en guerre ». Un « nous » dans lequel il vou­drait nous impliquer.

    Non. 14 ans de votre guerre n’ont appor­té, aux quatre coins du monde, que tou­jours plus de vio­lences, de tra­gé­dies, et de nou­velles guerres.

    Si l’Iraq n’avait pas été rasé, Daech n’existerait pas.

    Paul Valé­ry disait que « la guerre est un mas­sacre de gens qui ne se connaissent pas, au pro­fit de gens qui se connaissent mais ne se mas­sacrent pas ».

    Il avait rai­son. Ce sont tou­jours les mêmes qui trinquent

    Et si on veut que tout ça s’arrête, il va fal­loir, une fois le choc pas­sé, tout faire pour mettre un terme à cette fuite en avant vers la bar­ba­rie généralisée.

    Il n’est pas trop tard. Il est encore temps de pas­ser à autre chose. Radicalement.

    En refu­sant l’injonction « avec nous, ou avec les terroristes ».

    En refu­sant les appels à l’unité avec les bour­reaux et les fau­teurs de guerres qui construisent chaque jour un monde plus barbare.

    En refu­sant leur monde fon­dé sur l’exploitation, le vol, la vio­lence, l’injustice, les inéga­li­tés, la mise en concur­rence de ceux qui devraient s’unir.

    Se battre pour un autre monde, qui est non seule­ment pos­sible, mais plus que jamais nécessaire.

    Gar­der le cap et ne rien concé­der sous la pres­sion de l’émotion ou de la sidération.

    Tu pour­ras me taxer d’angélisme si tu veux. Mais mon angé­lisme n’a jamais tué per­sonne. Contrai­re­ment à ton « pragmatisme ».

    Il est plus que jamais temps de « résis­ter à l’irrésistible ». Sinon on va tous y passer.

    Alors, non, Cam­ba­dé­lis. Non, Sar­ko­zy. Non, Hol­lande. « Nous » ne sommes pas en guerre.

    Ce n’est pas ma guerre, ce n’est pas notre guerre. C’est votre guerre.

    Et une fois de plus, ce sont nos morts. Comme à Madrid en 2004, comme à Londres en 2005, comme en Égypte il y a quinze jours, comme à Bey­routh cette semaine.

    Et comme par­tout où vous semez la terreur.

    Vos guerres, nos morts.

    Vos guerres, no more.

    Publié par Julien Salingue à 14:10

    Réponse
  18. etienne
  19. etienne

    Pierre Cone­sa :
    « C’est nous qui avons décla­ré la guerre ! »

    http://​www​.les​-crises​.fr/​p​i​e​r​r​e​-​c​o​n​e​s​a​-​c​e​s​t​-​n​o​u​s​-​q​u​i​-​a​v​o​n​s​-​d​e​c​l​a​r​e​-​l​a​-​g​u​e​r​re/

    « Pierre Cone­sa est ancien haut fonc­tion­naire du Minis­tère de la Défense (France).

    Spé­cia­liste des ques­tions stra­té­giques inter­na­tio­nales et en par­ti­cu­lier mili­taires. Pierre Cone­sa est un pra­ti­cien des rela­tions inter­na­tio­nales et stra­té­giques qu’il a pra­ti­qué pen­dant une ving­taine d’années au minis­tère de la Défense dans dif­fé­rents ser­vices (autres qu’administratifs). Il a été à la créa­tion de la Délé­ga­tion aux Affaires stra­té­giques comme sous direc­teur Ques­tions régio­nales puis comme Adjoint au Direc­teur. Il a été rédac­teur du Pre­mier plan stra­té­gique de sou­tien aux expor­ta­tions d’armements, Adjoint au Direc­teur des Rela­tions inter­na­tio­nales de la Délé­ga­tion Géné­rale à l’Armement char­gé de la poli­tique d’exportations, puis char­gé auprès du CEMA d’un rap­port sur le Ren­sei­gne­ment d’Intérêt mili­taire. Il a conçu le Cam­pus de Défense de l’Ecole mili­taire. Il a diri­gé pen­dant les huit der­nières années un impor­tant cabi­net d’Intelligence économique.

    Il est par ailleurs maître de confé­rences à Sciences Po et à l’ENA. Il est éga­le­ment consul­tant pour France 24, membre du Conseil scien­ti­fique de la Fon­da­tion Res Publica. »

    Réponse
  20. claude saint-jarre

    John Ker­ry vient de dire qu’il y aura une nou­velle Consti­tu­tion en Syrie bien­tôt. Belle occa­sion pour mous­ser l’i­dée de l’é­cri­ture citoyenne de la Consti­tu­tion en Syrie.

    Réponse
  21. etienne

    Le ter­ro­risme ne se com­bat pas par la guerre 
    Un entre­tien (Thin­ker­View) pas­sion­nant avec Pierre Cone­sa
    (signa­lé par l’in­dis­pen­sable et quo­ti­dien les​-crises​.fr )
    https://​www​.les​-crises​.fr/​l​e​-​t​e​r​r​o​r​i​s​m​e​-​n​e​-​s​e​-​c​o​m​b​a​t​-​p​a​s​-​p​a​r​-​l​a​-​g​u​e​r​r​e​-​p​a​r​-​p​i​e​r​r​e​-​c​o​n​e​sa/

    Réponse
  22. etienne
  23. Gaudefroy

     » Si l’UOIF se veut le moteur neuf de l’islam dans l’Hexagone, une grande par­tie des musul­mans fran­çais se sou­met sans tou­jours le savoir, et depuis un quart de siècle, à l’influence des Frères musul­mans alors sou­te­nus par l’Arabie Saou­dite. Par une étrange tra­di­tion, les imams en France sont nom­més ou par l’Algérie ou par le Maroc. Mais ces deux pays ne maî­trisent qu’à la marge, via leurs ami­cales et asso­cia­tions, la vie réelle des mos­quées. Les vrais maîtres du jeu sont les bailleurs de fonds. Depuis trente ans le volant est donc entre les mains des pétro­mo­nar­chies du Golfe, et avant le boum qata­ri, l’Arabie Saou­dite a bien labou­ré le champ de l’islam inté­griste. Riyad a arro­sé de billets le cou­rant le plus conser­va­teur de la reli­gion, sans que per­sonne, ni à gauche ni à droite, lève les yeux au ciel.(p195) (…)

    En février 2011, dans la fou­lée de la chute de Ben Ali, l’émir et son com­père Pre­mier ministre, HBJ, estiment qu’il est temps de faire tom­ber Kadha­fi. Les rai­sons de ce coup de lame dans le dos ? Un ancien fonc­tion­naire de la DGSE, recon­ver­ti dans les affaires, répond : « L’argent est la reli­gion. Ou la reli­gion est l’argent. Le cheikh Hamad Al-Tha­ni, irré­mé­diable mes­sia­niste, qui estime être le der­nier des wah­ha­bites purs et durs, ima­gine oppor­tun de res­tau­rer, en Libye, le royaume senous­si et l’islam mus­clé qui est sa doc­trine. » Très vite, des cou­tu­rières sont assi­gnées à la fabri­ca­tion du dra­peau de feu le roi Idris. Les éten­dards seront ensuite livrés aux révol­tés de Ben­gha­zi par les agents des forces spé­ciales du Qatar, comme on le fait dans les stades les jours de match. L’emblème renais­sant va désor­mais pous­ser sur les mai­sons, les édi­fices publics et les 4×4 des rebelles. Doha a aus­si déci­dé de déclen­cher cette « guerre de libé­ra­tion » pour des rai­sons finan­cières. (p252) (…)

    En Seine-Saint-Denis, le dépar­te­ment le plus musul­man de France, les voix des reli­gieux pèsent lourd. Eric Raoult a bien com­pris qu’être dépu­té vaut bien une messe. A tra­vers leurs réseaux dans les ban­lieues, les col­loques à Doha, les « prix diver­si­té » qui entre­tiennent l’amitié et les dîners au Fouquet’s, les Qata­ris ont déjà leur vivier d’obligés. Ils seront très utiles pour l’aboutissement du vrai « plan ban­lieue », qui reste l’imposition du wahhabisme.(…)

    Lors des élec­tions à l’Assemblée consti­tuante du 24 octobre 2011, le mou­ve­ment Ennah­da obtint un gros score dans la com­mu­nau­té tuni­sienne de France. Ce jour-là, 110 000 Tuni­siens, soit presque la moi­tié des élec­teurs immi­grés, votèrent pour le par­ti de Dieu. Soit, en pour­cen­tage, autant que dans une Tuni­sie pro­fon­dé­ment isla­mi­sée et en pleine crise éco­no­mique, sor­tant de vingt-trois années de dic­ta­ture de Ben Ali ! Vivant dans une socié­té démo­cra­tique, celle de France, et plu­tôt bien « inté­grés », comme le disent les socio­logues, ces Tuni­siens se sont mal­gré tout ral­liés à un islam conser­va­teur… Etrange ? Non, après des dizaines d’années où, dans les mos­quées de l’Hexagone, ils ont été lais­sés sous l’influence d’imams inté­gristes, des sala­riés de Riyad ou Doha. (Au lec­teur qui, se mépre­nant sur le résul­tat de cette enquête au cœur de la seconde reli­gion de France, assi­mi­le­rait son résul­tat à une quel­conque hos­ti­li­té-envers les musul­mans, nous devons une réponse. Et dire que nous sommes infor­més des tra­vaux de cher­cheurs comme Pierre Teva­nian ou Tho­mas Del­tombe, quand ils dénoncent l’utilisation de l’islam comme épou­van­tail ou comme masque : un moyen lâche de rendre le racisme « accep­table », (ce qui nous pré­oc­cupe ici n’est rien que le Qatar et son idéo­lo­gie inté­griste dont le rêve non écrit est d’annihiler toute liber­té qui ne vien­drait direc­te­ment de Dieu.) »

    Extraits de  » Le vilain petit Qatar  » 2013 de Nico­las Beau

    Réponse
  24. etienne

    Domi­nique de Vil­le­pin à pro­pos de l’E­tat islamique :

    Pierre Cone­sa à pro­pos de l’en­ga­ge­ment fran­çais en Syrie

    Réponse
  25. etienne

    Pas­sion­nant et impor­tant bou­quin, d’actualité :
    Les armées secrètes de l’O­tan : réseaux stay behind, opé­ra­tion Gla­dio, et ter­ro­risme en Europe de l’Ouest
    http://www.franceculture.fr/oeuvre-les-arm%C3%A9es-secr%C3%A8tes-de-l-otan‑r%C3%A9seaux-stay-behind-op%C3%A9ration-gladio-et-terrorisme-en-europe-de
    Livre essen­tiel, publié chez le petit mais cou­ra­geux édi­teur Demi-Lune :

    http://​www​.edi​tions​de​mi​lune​.com/​l​e​s​-​a​r​m​e​e​s​-​s​e​c​r​e​t​e​s​-​d​e​-​l​o​t​a​n​-​p​-​1​6​.​h​tml

    Réponse
    • joss

      Daniele Gan­ser
      Sur les armées secrètes de l’Otan :

      Sur la stra­té­gie mas­quée de la guerre :

      Ils sont prêts à tout pour pro­té­ger leurs inté­rêts et main­te­nir leur pou­voir quitte à sup­pri­mer une par­tie de la popu­la­tion. Triste humanité.

      Réponse
  26. bruno

    l’U­PR, sur ses tract pour les régio­nales, pro­pose les com­mis­sions de citoyens tirés au sort en public pour contrô­ler les actions du conseil régional.
    Ain­si que le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive Populaire.

    Réponse
  27. etienne
  28. etienne

    « Un trau­ma­tisme col­lec­tif, un coup d’état, une catas­trophe natu­relle, une attaque ter­ro­riste, plonge tout un cha­cun dans un état de choc. C’est ain­si qu’après le choc, tel un pri­son­nier dans un inter­ro­ga­toire, nous rede­ve­nons des enfants désor­mais plus enclins à suivre les lea­ders qui pré­tendent nous protéger. »

    « Mil­ton Fried­man, le prix Nobel d’économie de 1976 aux théo­ries ultra libé­rales, com­prit très tôt ce phé­no­mène et conseilla aux hommes poli­tiques proches de ses idées d’imposer immé­dia­te­ment, après une crise, des réformes éco­no­miques dou­lou­reuses et impo­pu­laires (pri­va­ti­sa­tions effré­nées de l’école à la san­té), avant que les gens n’aient le temps de se res­sai­sir. Il qua­li­fiait cette méthode de trai­te­ment de choc, c’est-à-dire pré­pa­rer le ter­rain à l’introduction de « réformes » radi­cales axées sur la libé­ra­li­sa­tion des marchés. »

    Nao­mi Klein : « la stra­té­gie du choc : la mon­tée du capi­ta­lisme du désastre »

    Réponse
  29. Gaudefroy

    Confu​sion​nisme​.info comme naguère conspis hors de nos vies est une assez bonne (faut pas éxa­gé­rer non plus) source d’in­fos.….….….….….….….….….….….….….….….….….…… à l’envers :

    Les sites amis mis en avant sont une bonne com­pi­la­tion de leurres sous pavillon liber­taire, social ou mar­xiste (tel l’i­né­nar­rable mon​dia​lisme​.org) tan­dis que tous les gens que ce site calom­nie four­nit pres­qu’à chaque fois l’oc­ca­sion de décou­vrir de vrais résis­tants, comme par exemple Etienne Chouard :

     » Etienne Chouard fonc­tionne comme un lob­by à l’extérieur de son réseau, sur Inter­net et dans les mou­ve­ments sociaux, en uti­li­sant le secret, l’entrisme et la mani­pu­la­tion. Il bap­tise ses fans, autour de lui, ses « Gen­tils Virus » en mis­sion pour dif­fu­ser sa parole (évan­gé­li­ser), sur­nom­mée avec gran­di­lo­quence « Le Mes­sage », de façon très orga­ni­sée, un peu par­tout et le plus sou­vent sous cou­vert d’anonymat. Faut-il s’étonner du choix du mot virus ? Un virus est le vec­teur, non pas d’un pro­grès, mais d’une mala­die, et son éty­mo­lo­gie ne souffre aucune ambi­gui­té : virus en latin signi­fie poi­son. » (on n’est pas très loin du pro­to­coles des sages de sion à l’as­saut du monde)

    http://​confu​sion​nisme​.info/​2​0​1​5​/​0​3​/​1​8​/​l​e​-​v​r​a​i​-​v​i​s​a​g​e​-​d​e​t​i​e​n​n​e​-​c​h​o​u​a​rd/

    Autre exemple : pas­sage en garde à vue et mise en demeure du col­lec­tif Pièces et main d’oeuvre (oh, de vrais résis­tants!) pour masculinisme : 

    http://​confu​sion​nisme​.info/​2​0​1​5​/​0​2​/​1​7​/​u​n​e​-​b​r​o​c​h​u​r​e​-​s​u​r​-​l​e​-​m​a​s​c​u​l​i​n​i​s​m​e​-​e​n​-​m​i​l​i​e​u​-​a​n​t​i​-​i​n​d​u​s​t​r​i​el/

    Tout le fiel de ce site (qui est un peu une syn­thèse) étant de répandre la confu­sion en pré­ten­dant com­battre le  » confu­sion­nisme « , à répandre la para­noïa ou la déla­tion en pré­ten­dant com­battre le  » conspi­ra­tion­nisme « , à entre­te­nir le sexisme en pré­ten­dant com­battre le  » mas­cu­li­nisme « . En ce sens ce site est extrémiste.

    Réponse
    • etienne

      ANTICONS, spé­cial Ornel­la Guyet (agent de la CIA) :

      Réponse
  30. claude saint-jarre

    Mes condé­lances, ami(e)s françai(es). Le livre de Yaris Varou­fa­kis encense la culture Fran­çaise. Dans un autre monde est pos­sible, il écrit, ce que je ne savais pas, que  » L’is­lam inter­dit les prêts à intérêts.Les musul­mans n’ad­mettent pas que l’on s’en­ri­chisse en per­ce­vant des inté­rêts- c’est-à-dire sur la dette d’au­trui.( page 62).

    Réponse
  31. etienne

    David Van Reybrouck :
    « Mon­sieur le Pré­sident, vous êtes tom­bé dans le piège ! »

    http://​blogs​.media​part​.fr/​e​d​i​t​i​o​n​/​l​e​s​-​i​n​v​i​t​e​s​-​d​e​-​m​e​d​i​a​p​a​r​t​/​a​r​t​i​c​l​e​/​1​5​1​1​1​5​/​m​o​n​s​i​e​u​r​-​l​e​-​p​r​e​s​i​d​e​n​t​-​v​o​u​s​-​e​t​e​s​-​t​o​m​b​e​-​d​a​n​s​-​l​e​-​p​i​ege

    L’é­cri­vain et his­to­rien belge David Van Rey­brouck consi­dère que Fran­çois Hol­lande est tom­bé dans le piège des ter­ro­ristes. « Vous avez accep­té leur invi­ta­tion au dji­had avec enthou­siasme. Mais cette réponse, que vous avez vou­lue ferme, fait cou­rir le risque mons­trueux d’accélérer encore la spi­rale de la vio­lence. Je ne la trouve pas judicieuse. »
    ____________ 

    Mon­sieur le Président,

    Le choix extra­or­di­nai­re­ment irré­flé­chi de la ter­mi­no­lo­gie que vous avez uti­li­sée dans votre dis­cours du same­di après-midi, où vous répé­tiez qu’il s’agissait d’un « crime de guerre » per­pé­tré par « une armée ter­ro­riste » m’a inter­pel­lé. Vous avez dit littéralement :

    « Ce qui s’est pro­duit hier à Paris et à Saint-Denis près du Stade de France, est un acte de guerre, et face à la guerre, le pays doit prendre les déci­sions appro­priées. C’est un acte de guerre qui a été com­mis par une armée ter­ro­riste, Daech, une armée de ter­ro­ristes, contre la France, contre les valeurs que nous défen­dons par­tout dans le monde, contre ce que nous sommes, un pays libre qui parle à l’ensemble de la pla­nète. C’est un acte de guerre qui a été pré­pa­ré, orga­ni­sé, pla­ni­fié de l’extérieur et avec des com­pli­ci­tés inté­rieures que l’enquête fera décou­vrir. C’est un acte de bar­ba­rie absolue. »

    Si je sous­cris plei­ne­ment à la der­nière phrase, force est de consta­ter que le reste de votre dis­cours est la répé­ti­tion angois­sante et presque mot à mot de celui que GW Bush a tenu devant le Congrès amé­ri­cain peu après les atten­tats du 11 sep­tembre : « Des enne­mis de la liber­té ont com­mis un acte de guerre contre notre pays. »

    Les consé­quences de ces paroles his­to­riques sont connues. Un chef d’État qui qua­li­fie un évé­ne­ment d’acte de guerre se doit d’y réagir, et de rendre coup pour coup. Cela a conduit Bush à l’invasion de l’Afghanistan, ce qui était encore admis­sible parce que le régime avait offert asile à Al Qae­da – même l’ONU avait approu­vé. A sui­vi alors l’invasion tota­le­ment démente de l’Irak, sans man­dat de l’ONU, pour la seule rai­son que les É.-U. soup­çon­naient que ce pays déte­nait des armes de des­truc­tion mas­sive. À tort, s’est-il avé­ré, mais cette inva­sion a conduit à l’entière désta­bi­li­sa­tion de la région, qui se pro­longe jusqu’à aujourd’hui. Le départ des troupes amé­ri­caines en 2011 a lais­sé le pays dans une vacance du pou­voir. Et c’est peu après, lorsque dans le sillage du Prin­temps arabe une guerre civile a écla­té dans le pays voi­sin, que l’on a pu consta­ter à quel point l’invasion mili­taire amé­ri­caine avait été per­ni­cieuse. Dans le nord-ouest de l’Irak déra­ci­né et l’est de la Syrie déchi­rée, entre l’armée gou­ver­ne­men­tale et la Free Syrian Army, assez d’espace s’était mani­fes­te­ment créé pour que se lève un troi­sième grand acteur : DAECH.

    Bref, sans l’invasion idiote de Bush en Irak, il n’y aurait jamais été ques­tion de DAECH. C’est par mil­lions que nous avons mani­fes­té contre cette guerre en 2003, moi aus­si, la désap­pro­ba­tion était uni­ver­selle. Et nous avions rai­son. Cela, pas parce que nous étions capables de pré­dire l’avenir, nous n’étions pas clair­voyants à ce point. Mais nous en sommes plei­ne­ment conscients aujourd’hui : ce qui s’est pas­sé dans la nuit du ven­dre­di à Paris est une consé­quence indi­recte de la rhé­to­rique de guerre que votre col­lègue Bush a employée en sep­tembre 2001.

    Et pour­tant, que faites-vous ? Com­ment réagis­sez-vous moins de 24 heures après les atten­tats ? En employant la même ter­mi­no­lo­gie que votre homo­logue amé­ri­cain de l’époque ! Et sur le même ton, bon­té divine !

    Vous êtes tom­bé dans le pan­neau, et vous l’avez fait les yeux grands ouverts. Vous êtes tom­bé dans le pan­neau, Mon­sieur le Pré­sident, parce que vous sen­tez l’haleine chaude de fau­cons comme Nico­las Sar­ko­zy et Marine Le Pen vous brû­ler la nuque. Et vous avez depuis si long­temps la répu­ta­tion d’être un faible. Vous êtes tom­bé dans le pan­neau. Des élec­tions se pré­parent en France, elles auront lieu les 6 et 13 décembre, ce ne sont que des élec­tions régio­nales, mais après ces atten­tats, elles seront pla­cées sous le signe de la sécu­ri­té natio­nale, à n’en point dou­ter. Vous êtes tom­bé dans le pan­neau à pieds joints, parce que vous avez fait mot pour mot ce que les ter­ro­ristes espé­raient de vous : une décla­ra­tion de guerre. Vous avez accep­té leur invi­ta­tion au dji­had avec enthou­siasme. Mais cette réponse, que vous avez vou­lue ferme, fait cou­rir le risque mons­trueux d’accélérer encore la spi­rale de la vio­lence. Je ne la trouve pas judicieuse.

    Vous par­lez d’une « armée ter­ro­riste ». Pour com­men­cer, rien de tel n’existe. C’est une contra­dic­tio in ter­mi­nis. Une « armée ter­ro­riste », c’est un peu comme pra­ti­quer un régime bou­li­mique. Des pays et des groupes peuvent avoir des armées ; s’ils ne par­viennent pas à en for­mer, ils peuvent opter pour le ter­ro­risme, c’est-à-dire pour des actions ponc­tuelles dont l’impact psy­cho­logue est maxi­mal au lieu d’un déploie­ment struc­tu­rel de forces mili­taires avec des ambi­tions géopolitiques.

    Mais une armée, dites-vous ? Soyons clairs : jusqu’ici, nous igno­rons si les auteurs des faits sont des com­bat­tants syriens reve­nus ou envoyés. Nous ne savons pas si les atten­tats ont été tra­més dans le cali­fat ou dans les ban­lieues et « quar­tiers ». Et bien que cer­tains indices laissent sup­po­ser qu’il s’agit d’un plan glo­bal éma­nant de la Syrie (la qua­si-simul­ta­néi­té de l’attentat-suicide au Liban et de l’attaque éven­tuelle d’un avion russe), force est de consta­ter que le com­mu­ni­qué de DAECH est venu bien tard, et qu’il ne contient pas d’autres élé­ments que ceux qui cir­cu­laient déjà sur inter­net. Ne serait-il pas ques­tion de coor­di­na­tion ou de récupération ?

    Pour autant que l’on sache, il pour­rait s’agir d’individus incon­trô­lés, sans doute pour la plu­part des citoyens fran­çais reve­nus de Syrie : ils y ont appris à manier des armes et des explo­sifs, s’y sont immer­gés dans une idéo­lo­gie tota­li­taire, cryp­to­théo­lo­gique et s’y sont fami­lia­ri­sés aux opé­ra­tions mili­taires. Ils sont deve­nus des monstres, tous tant qu’ils sont, mais ils ne sont pas une armée.

    Le com­mu­ni­qué de DAECH glo­ri­fait les « lieux soi­gneu­se­ment choi­sis » des atten­tats, vos propres ser­vices sou­li­gnaient le pro­fes­sion­na­lisme de leurs auteurs : sur ce point, remar­quons que vous par­lez la même langue. Mais qu’en est-il, en réa­li­té ? Les trois hommes qui se sont ren­dus au Stade de France où vous assis­tiez à un match ami­cal de foot­ball contre l’Allemagne semblent plu­tôt être des ama­teurs. Ils vou­laient sans doute péné­trer dans l’enceinte pour com­mettre un atten­tat contre vous, c’est fort pos­sible. Mais celui qui se fait sau­ter à proxi­mi­té d’un McDo­nald et n’entraîne qu’une vic­time dans la mort est un bien piètre ter­ro­riste. Qui ne fait que quatre morts avec trois atten­tats-sui­cides, alors qu’un peu plus tard une masse humaine de 80 000 per­sonnes sort de l’enceinte, est un bon à rien. Qui veut déci­mer le public d’une salle avec quatre com­plices, mais ne bloque même pas la porte de sor­tie n’est pas un génie de la stra­té­gie. Qui s’embarque dans une voi­ture et mitraille des citoyens inno­cents et sans armes atta­blés aux ter­rasses, n’est pas un mili­taire for­mé à la tac­tique, mais un lâche, un enfoi­ré, un indi­vi­du tota­le­ment dévoyé qui a lié son sort à d’autres indi­vi­dus du même aca­bit. Une meute de loups soli­taires, ça existe aussi.

    Votre ana­lyse d’une « armée ter­ro­riste » n’est pas pro­bante. Le terme que vous avez employé, « acte de guerre » est extra­or­di­nai­re­ment ten­dan­cieux, même si cette rhé­to­rique bel­li­queuse a été reprise sans honte aucune par Mark Rutte aux Pays-Bas et Jan Jam­bon en Bel­gique. Vos ten­ta­tives de cal­mer la nation menacent la sécu­ri­té du monde. Votre recours à un voca­bu­laire éner­gique ne signale que la faiblesse.

    Il existe d’autres formes de fer­me­té que celle de la langue de la guerre. Immé­dia­te­ment après les atten­tats en Nor­vège, le pre­mier Stol­ten­berg a plai­dé dans détours pour « plus de démo­cra­tie, plus d’ouverture, plus de par­ti­ci­pa­tion ». Votre dis­cours fait réfé­rence à la liber­té. Il aurait aus­si pu par­ler des deux autres valeurs de la Répu­blique fran­çaise : l’égalité et la fra­ter­ni­té. Il me semble que nous en avons plus besoin en ce moment que de votre dou­teuse rhé­to­rique de guerre.

    Tra­duc­tion du néer­lan­dais par Monique Nagielkopf

    Réponse
  32. etienne

    Une consti­tu­tion digne de ce nom (d’o­ri­gine popu­laire) per­met­trait à un peuple digne de ce nom (des citoyens consti­tuants) de s’op­po­ser aux repré­sen­tants qui veulent lui impo­ser la guerre.

    Réponse
  33. etienne

    Para­fox Les Gui­gnols de l’In­fo et la Théo­rie du Complot 

    Réponse
    • binnemaya

      Salut Étienne, je l’a­vais oubliée.
      Cette vidéo résume tout ce qui ce passe, comme avant 1914, puis à nou­veau après 1918.
      Bref, elle devrait être dif­fu­sée dans les écoles pour expli­quer aux enfants les attentats.
      S’il y a des profs sur ce fil, diffusez-la !

      Réponse
  34. Hervé

    Avez-vous remar­qué une chose étrange :
    le 11 Novembre, jour des com­mé­mo­ra­tions de la fin de la 1ère GM, deux jours avant les atten­tats, on a fêté… son déclen­che­ment, sous cou­vert de cen­te­naire… Main­te­nant, c’est l’é­tat poli­cier pour au moins trois mois. Cer­tains, hauts pla­cés, j’en suis sûr, rêvent de plus.

    Her­vé

    Réponse
  35. joss
  36. etienne

    Pour com­prendre ce qui nous condamne (pour l’ins­tant, mais en pro­fon­deur) à la guerre, lire aussi
    Alain (Émile Char­tier), “Mars ou la guerre jugée”.

    C’est un des plus grands livres que je connaisse pour réflé­chir aux causes pro­fondes qui conduisent à la guerre, et aux causes intimes qui nous conduisent à accep­ter la guerre, encore aujourd’hui.

    L’obéissance d’esprit est toujours une faute (Alain) :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​1​/​1​2​/​2​8​/​1​7​7​-​l​-​o​b​e​i​s​s​a​n​c​e​-​d​-​e​s​p​r​i​t​-​e​s​t​-​t​o​u​j​o​u​r​s​-​u​n​e​-​f​a​u​t​e​-​a​l​ain

    Le livre à télécharger : 

    Alain : Mars ou la guerre jugée (1936)


    http://​clas​siques​.uqac​.ca/​c​l​a​s​s​i​q​u​e​s​/​A​l​a​i​n​/​m​a​r​s​_​o​u​_​l​a​_​g​u​e​r​r​e​_​j​u​g​e​e​/​m​a​r​s​_​o​u​_​g​u​e​r​r​e​.​h​tml

    (Atten­tion : comme dans tous les docu­ments Word du très pré­cieux site Clas­siques de UQAC, pen­sez à modi­fier les MARGES du docu­ment avant de l’im­pri­mer : pas­sez en A4, au lieu du for­mat cana­dien qui met nos impri­mantes en panne.)

    Réponse

Laisser un commentaire

Derniers articles

Réflexion constituante #1 avec « Jack Angaräa » (Joannes Itiaty) de Nouvelle-Calédonie

Chers amis, J’ai découvert avant-hier un live étonnant, éclairant, sur la situation en Nouvelle Calédonie, et je l’ai relayé : Cet homme s'appelle Johannes Itiaty (Jack  Angaräa, c'est le nom de son grand-père, fusillé). Son live est passionnant, donnant un éclairage...