[Abus de pouvoir] Et nous devrions faire confiance à la « science » de l’industrie pharmaceutique ? par William Engdahl (Le Saker francophone)

7/08/2021 | 7 commentaires

Chers amis,

Je vous conseille la lec­ture quo­ti­dienne du Saker fran­co­phone.
Les articles étran­gers que ces jeunes gens nous tra­duisent et nous signalent, comme ici les ana­lyses de William Eng­dhal, sont presque tou­jours pas­sion­nants et importants.
J’es­père qu’on sera aujourd’­hui (enfin vrai­ment très) nom­breux dans les rues pour pro­tes­ter contre la bas­cule tota­li­taire qui nous est impo­sée en plein été, sous pré­texte sani­taire. Inutile de comp­ter sur les ins­ti­tu­tions pour pro­té­ger nos liber­tés : le par­le­ment et les juges sont aux ordres du pré­sident (dont leur pou­voir dépend), nous n’a­vons pas de Consti­tu­tion, et nous sommes donc les seuls à être capables de nous défendre.
Étienne.
PS : Pour mémoire, le réca­pi­tu­la­tif des amendes (énormes, mais pour­tant déri­soires au regard des pré­ju­dices cau­sés : morts, inva­li­di­tés, souf­frances, vies irré­mé­dia­ble­ment détruites…) aux­quelles ont été condam­nées les indus­tries phar­ma­ceu­tiques aux­quelles on nous ordonne aujourd’­hui de faire aveu­glé­ment confiance :

https://​vio​la​tion​tra​cker​.good​jobs​first​.org/​i​n​d​u​s​t​r​y​/​p​h​a​r​m​a​c​e​u​t​i​c​als
Voi­ci donc main­te­nant l’ar­ticle du Saker que je vous signale aujourd’hui :

Et nous devrions faire confiance à la « science » de l’industrie pharmaceutique ?


Par William Eng­dahl − Le 29 juillet 2021 – Source New Eas­tern Ooutlook

Source : Le Saker fran­co­phone, https://​lesa​ker​fran​co​phone​.fr/​e​t​-​n​o​u​s​-​d​e​v​r​i​o​n​s​-​f​a​i​r​e​-​c​o​n​f​i​a​n​c​e​-​a​-​l​a​-​s​c​i​e​n​c​e​-​d​e​-​l​i​n​d​u​s​t​r​i​e​-​p​h​a​r​m​a​c​e​u​t​i​que

L’indéboulonnable chef du NIAID, Tony Fau­ci, a deman­dé à plu­sieurs reprises au public de « faire confiance à la science », alors qu’il passe lui-même d’une opi­nion scien­ti­fique à une autre. Ce qui n’est jamais men­tion­né dans les grands médias occi­den­taux et presque par­tout dans le monde, c’est le bilan scien­ti­fique des prin­ci­paux géants phar­ma­ceu­tiques mon­diaux fabri­cants de vac­cins. En bref, il est abys­sal et alar­mant à l’extrême. Ce seul fait devrait empê­cher les gou­ver­ne­ments d’imposer à leurs popu­la­tions des injec­tions expé­ri­men­tales radi­cales et non tes­tées, sans avoir pro­cé­dé à des tests appro­fon­dis à long terme pour garan­tir leur sécurité.

En avril der­nier, alors que le pro­gramme de vac­ci­na­tion amé­ri­cain bat­tait son plein, le conseiller en chef de Biden pour la Covid-19, M. Fau­ci, 80 ans, direc­teur de l’Institut natio­nal des aller­gies et des mala­dies infec­tieuses (NIAID) depuis 1984, annon­çait que les Centres amé­ri­cains de contrôle des mala­dies (CDC) et la Food and Drug Admi­nis­tra­tion (FDA) avaient déci­dé d’ordonner une « pause » dans l’administration du vac­cin John­son & John­son (Jans­sen) afin d’examiner les rap­ports fai­sant état de caillots san­guins. Il s’est avé­ré que six cas de caillots san­guins ont été signa­lés sur quelque sept mil­lions de per­sonnes ayant reçu le vac­cin J&J. Dans ses remarques à la presse, Fau­ci a décla­ré : « L’une des choses qui est, je pense, si bonne dans notre sys­tème ici, c’est que nous sommes régis par la science, et non par toute autre consi­dé­ra­tion. » Il y a de bonnes rai­sons de mettre en doute sa remarque.

Cette décla­ra­tion était cen­sée ras­su­rer les gens sur le fait que les auto­ri­tés fai­saient preuve d’une extrême pru­dence avec les médi­ca­ments expé­ri­men­taux contre la Covid-19 qui, après tout, n’ont jamais été tes­tés en masse sur des humains aupa­ra­vant et n’ont obte­nu qu’une « auto­ri­sa­tion d’utilisation d’urgence », une appro­ba­tion pro­vi­soire de la FDA. La FDA a rapi­de­ment levé la pause lorsque J&J a accep­té d’imprimer sur ses paquets que son vac­cin pou­vait pro­vo­quer des caillots sanguins.

Pour­tant, dans le même temps, les fabri­cants de vac­cins rivaux, Pfi­zer et Moder­na, qui uti­lisent tous deux un trai­te­ment géné­tique hyper-expé­ri­men­tal connu sous le nom d’ARNm, n’ont pas été frei­nés par « la science » mal­gré le fait que des cen­taines de mil­liers de réac­tions graves alar­mantes liées aux vac­cins, y com­pris des don­nées offi­cielles fai­sant état de plu­sieurs mil­liers de décès dus aux deux, ont été enre­gis­trées par la base de don­nées VAERS (Vac­cine Adverse Event Repor­ting Sys­tem) du CDC.

Selon le CDC, ces évé­ne­ments « indé­si­rables », post-vac­ci­naux, com­prennent l’anaphylaxie, la throm­bose avec syn­drome de throm­bo­cy­to­pé­nie, le syn­drome de Guillain-Bar­ré, la myo­car­dite, la péri­car­dite et la mort. Pour la semaine du 16 juillet, le VAERS des CDC a fait état d’un nombre alar­mant de 9 125 décès signa­lés depuis la fin décembre suite à la vac­ci­na­tion pour la Covid-19. Jamais dans l’histoire un nombre aus­si éle­vé de décès n’a été asso­cié à un vac­cin, et pour­tant les médias gardent un silence assour­dis­sant à ce sujet.

Leur bilan scientifique lamentable

La for­mu­la­tion de Fau­ci est pré­cise et déli­bé­ré­ment mani­pu­la­trice. Elle sug­gère qu’il existe une chose fixe que nous pou­vons appe­ler « la science », comme un dogme reli­gieux du Vati­can, alors que la véri­table méthode scien­ti­fique est celle du ques­tion­ne­ment conti­nu, du ren­ver­se­ment des hypo­thèses pas­sées par de nou­velles hypo­thèses prou­vées, de l’ajustement per­ma­nent. Pour­tant, lorsqu’il s’agit de « science », la poi­gnée de grosse com­pa­gnies fabri­cants de vac­cins, par­fois connus sous le nom de Big Phar­ma, un car­tel qui n’est pas sans rap­pe­ler Big Oil, ont un pal­ma­rès de fraude, de fal­si­fi­ca­tion déli­bé­rée de leurs propres tests, ain­si que de cor­rup­tion géné­ra­li­sée de méde­cins et de res­pon­sables médi­caux pour pro­mou­voir leurs dif­fé­rents médi­ca­ments mal­gré les résul­tats de la « science » qui contre­disent leurs affir­ma­tions de sécu­ri­té. Un regard sur les prin­ci­paux géants phar­ma­ceu­tiques mon­diaux est instructif.

J&J

Nous com­men­çons par la socié­té John­son & John­son du New Jer­sey. Le 21 juillet 2021, J&J et trois autres petits fabri­cants de médi­ca­ments ont accep­té de payer 26 mil­liards de dol­lars de dom­mages et inté­rêts à un groupe d’États amé­ri­cains pour leur rôle dans l’épidémie d’opioïdes en Amé­rique. Sur ce mon­tant, J&J paie­ra 5 mil­liards de dol­lars. Le CDC estime que l’utilisation d’opioïdes hau­te­ment addic­tifs comme anal­gé­siques a cau­sé au moins 500 000 décès entre 1999 et 2019. John­son & John­son est accu­sé d’avoir pous­sé à l’utilisation exces­sive d’antidouleurs mor­tels et d’avoir mini­mi­sé les risques de dépen­dance. Ils étaient pour­tant bien pla­cés pour le connaitre.

Le même J&J est dans une énorme bataille juri­dique pour avoir sciem­ment uti­li­sé un can­cé­ro­gène dans sa célèbre poudre pour bébé. Une enquête de Reu­ters datant de 2018 a révé­lé que J&J savait depuis des décen­nies que l’amiante, un can­cé­ri­gène connu, se cachait dans sa poudre pour bébé et d’autres pro­duits cos­mé­tiques à base de talc. L’entreprise envi­sa­ge­rait de scin­der léga­le­ment sa divi­sion de poudre pour bébé en une petite socié­té dis­tincte qui se décla­re­rait ensuite en faillite pour évi­ter de gros ver­se­ments. Le vac­cin contre la Covid-19 de J&J, contrai­re­ment à celui de Pfi­zer et Moder­na, n’utilise pas de modi­fi­ca­tion géné­tique de l’ARNm.

Les deux fabri­cants mon­diaux de vac­cins contre la Covid-19, qui détiennent de loin le plus grand mar­ché à ce jour, sont ceux dont Fau­ci fait per­son­nel­le­ment la pro­mo­tion. Il s’agit de Pfi­zer, en alliance avec la minus­cule socié­té alle­mande BioN­Tech sous le nom de Comir­na­ty, et de la socié­té amé­ri­caine de bio­tech­no­lo­gie Moderna.

Pfizer

Pfi­zer, l’un des plus grands fabri­cants de vac­cins au monde en termes de ventes, a été fon­dé en 1849 aux États-Unis. Cette socié­té pos­sède éga­le­ment l’un des casiers judi­ciaires les plus char­gés en matière de fraude, de cor­rup­tion, de fal­si­fi­ca­tion et de dom­mages avé­rés. Selon une étude cana­dienne datant de 2010, « Pfi­zer a été un « délin­quant chro­nique », s’engageant de manière per­sis­tante dans des pra­tiques com­mer­ciales illé­gales et cor­rom­pues, sou­doyant des méde­cins et sup­pri­mant des résul­tats d’essais défa­vo­rables. » C’est grave. Il convient de noter que Pfi­zer n’a pas encore ren­du publics les détails de ses études sur le vac­cin contre la Covid-19 pour un exa­men externe.

La liste des crimes com­mis par Pfi­zer s’est allon­gée depuis 2010. L’entreprise fait actuel­le­ment l’objet de pour­suites judi­ciaires liées à des accu­sa­tions selon les­quelles son médi­ca­ment contre les brû­lures d’estomac, le Zan­tac, est conta­mi­né par une sub­stance can­cé­ri­gène. En 2009, Pfi­zer a reçu la plus grosse amende de l’histoire des États-Unis dans le domaine des médi­ca­ments, dans le cadre d’un accord de plai­doyer por­tant sur 2,3 mil­liards de dol­lars, pour avoir fait la pro­mo­tion men­son­gère des médi­ca­ments Bex­tra et Cele­brex et ver­sé des pots-de-vin à des méde­cins com­plai­sants. Pfi­zer a plai­dé cou­pable d’avoir com­mer­cia­li­sé quatre médi­ca­ments, dont le Bex­tra, « avec l’intention de frau­der ou d’induire en erreur ». L’entreprise a été contrainte de reti­rer son anti­dou­leur contre l’arthrite, le Bex­tra, aux États-Unis et dans l’Union euro­péenne, car il pro­vo­quait des crises car­diaques, des acci­dents vas­cu­laires céré­braux et de graves mala­dies de la peau.

Dans le but évident d’augmenter ses reve­nus, Pfi­zer a illé­ga­le­ment ver­sé des pots-de-vin à des méde­cins pour une uti­li­sa­tion « non indi­quée sur l’étiquette » de plu­sieurs de ses médi­ca­ments, ce qui a entraî­né des bles­sures ou la mort de patients. Par­mi ceux-ci figu­raient le Bex­tra (val­dé­coxib), le Geo­don (zipra­si­done HCl), un anti­psy­cho­tique aty­pique, le Zyvox (liné­zo­lide), un anti­bio­tique, le Lyri­ca (pré­ga­ba­line), un médi­ca­ment contre les crises d’épilepsie, son célèbre Via­gra (sil­dé­na­fil), un médi­ca­ment contre les troubles de l’érection, et le Lipi­tor (ator­vas­ta­tine), un médi­ca­ment contre le cholestérol.

Dans un autre pro­cès, les filiales de Pfi­zer ont été contraintes de payer 142 mil­lions de dol­lars et de divul­guer des docu­ments de l’entreprise qui mon­traient qu’elle com­mer­cia­li­sait illé­ga­le­ment la gaba­pen­tine pour des uti­li­sa­tions non indi­quées sur l’étiquette. « Les don­nées révé­lées dans une série de pro­cès amé­ri­cains indiquent que le médi­ca­ment était pro­mu par la socié­té phar­ma­ceu­tique comme trai­te­ment de la dou­leur, des migraines et des troubles bipo­laires – alors qu’il n’était pas effi­cace pour trai­ter ces affec­tions et qu’il était en fait toxique dans cer­tains cas, selon la The­ra­peu­tics Ini­tia­tive, un groupe indé­pen­dant de recherche sur les médi­ca­ments de l’Université de Colom­bie-Bri­tan­nique. Les essais ont for­cé l’entreprise à publier toutes ses études sur le médi­ca­ment, y com­pris celles qu’elle gar­dait cachées. »

En 2004, War­ner-Lam­bert, filiale de Pfi­zer, a été contrainte de payer 430 mil­lions de dol­lars pour régler les accu­sa­tions cri­mi­nelles et la res­pon­sa­bi­li­té civile décou­lant de ses pra­tiques com­mer­ciales frau­du­leuses concer­nant le Neu­ron­tin, sa marque pour le médi­ca­ment gaba­pen­tin. Déve­lop­pé à l’origine pour le trai­te­ment de l’épilepsie, Neu­ron­tin a fait l’objet d’une pro­mo­tion illé­gale pour le trai­te­ment de la dou­leur neu­ro­lo­gique, et en par­ti­cu­lier pour la migraine et le trouble bipo­laire, alors qu’il n’était pas effi­cace pour trai­ter ces affec­tions et qu’il était même toxique dans cer­tains cas. Le Neu­ron­tin pour des uti­li­sa­tions non approu­vées a repré­sen­té envi­ron 90 % des 2,7 mil­liards de dol­lars de ventes en 2003.

Un rap­port du New York Times a révé­lé en 2010 que Pfi­zer « …a ver­sé envi­ron 20 mil­lions de dol­lars à 4 500 méde­cins et autres pro­fes­sion­nels de la san­té aux États-Unis pour des consul­ta­tions et pour par­ler en son nom au cours des six der­niers mois de 2009 ». Elle a ver­sé 15,3 mil­lions de dol­lars sup­plé­men­taires à 250 centres médi­caux uni­ver­si­taires et autres groupes de recherche pour des essais cli­niques. Dans la pra­tique juri­dique amé­ri­caine, il est rare que les diri­geants d’entreprise qui com­mettent des actes cri­mi­nels soient pour­sui­vis. Il en résulte que les amendes judi­ciaires sont trai­tées comme des « coûts com­mer­ciaux » dans ce milieu cynique. En huit ans de mal­ver­sa­tions répé­tées jusqu’en 2009, Pfi­zer a accu­mu­lé un peu moins de 3 mil­liards de dol­lars d’amendes et de sanc­tions civiles, soit envi­ron un tiers de ses reve­nus nets annuels.

En 2020, alors que son vac­cin contre la Covid-19 était en cours de déve­lop­pe­ment, Pfi­zer a payé 13 150 000 dol­lars en lob­bying auprès du Congrès et de fonc­tion­naires à Washing­ton, entre autres. Il faut éga­le­ment noter que la Fon­da­tion Bill et Melin­da Gates pos­sède des actions à la fois de Pfi­zer et de leur par­te­naire dans le prin­ci­pal vac­cin à ARNm, l’allemand BioNTech.

Moderna

Le troi­sième pro­duc­teur de vac­cins contre la Covid-19 ayant reçu une auto­ri­sa­tion d’utilisation d’urgence (EUA) de la FDA est Moder­na, de Cam­bridge, Mas­sa­chu­setts. Contrai­re­ment à J&J ou Pfi­zer, il n’a pas encore été pour­sui­vi pour pra­tiques illé­gales. Peut être parce qu’avant son EUA pour son vac­cin expé­ri­men­tal à ARNm il n’avait, en dix ans d’existence depuis 2010, pas réus­si à obte­nir l’approbation de la FDA pour com­mer­cia­li­ser un seul médi­ca­ment, mal­gré des ten­ta­tives répé­tées et infruc­tueuses. Cepen­dant, Moder­na a un pan­neau au néon rouge qui indique « conflit d’intérêts » qui devrait don­ner à réfléchir.

Moder­na et le NIAID de Fau­ci ont col­la­bo­ré au déve­lop­pe­ment de vac­cins en uti­li­sant la pla­te­forme ARNm de Moder­na et le NIAID de Fau­ci sur les coro­na­vi­rus, dont le MERS, depuis au moins novembre 2015. Le 13 jan­vier 2020, avant même que le pre­mier cas d’un sup­po­sé « nou­veau coro­na­vi­rus » de Wuhan, en Chine, ne soit détec­té aux États-Unis, le NIAID de Fau­ci et Moder­na signaient un accord de coopé­ra­tion actua­li­sé qui les décri­vait comme copro­prié­taires d’un coro­na­vi­rus basé sur l’ARNm et qu’ils avaient fina­li­sé une séquence pour l’ARNm-1273, le vac­cin qui est main­te­nant admi­nis­tré à des mil­lions de per­sonnes pour soi-disant évi­ter le nou­veau coro­na­vi­rus. Cela signi­fie que le NIAID de Fau­ci, et peut-être Fau­ci per­son­nel­le­ment (c’est auto­ri­sé aux États-Unis), allait tirer d’énormes avan­tages finan­ciers de l’approbation d’urgence du vac­cin Moder­na, mais Fau­ci n’a jamais admis publi­que­ment ce conflit lorsqu’il était conseiller de Trump, ni lorsqu’il était conseiller de Biden.

Dix jours plus tard, le 23 jan­vier 2020, Moder­na annon­çait qu’elle avait obte­nu un finan­ce­ment du CEPI, un fonds pour les vac­cins créé par la fon­da­tion de Bill Gates et le WEF de Davos, entre autres, pour déve­lop­per un vac­cin à ARNm contre le virus de Wuhan.

Moder­na a été créé par un inves­tis­seur en capi­tal-risque, Nou­bar Afeyan, ain­si que par Timo­thy A. Sprin­ger, pro­fes­seur à Har­vard, et d’autres per­sonnes. En 2011, Afeyan a recru­té Sté­phane Ban­cel, homme d’affaires fran­çais et ancien cadre d’Eli Lil­ly, comme PDG. Bien qu’il n’ait aucun diplôme en méde­cine ou en sciences, ni aucune expé­rience dans la ges­tion d’une opé­ra­tion de déve­lop­pe­ment de médi­ca­ments, Ban­cel se pré­sente comme coti­tu­laire d’une cen­taine de bre­vets de Moder­na liés aux dif­fé­rents vac­cins. À par­tir de 2013, la petite Moder­na a reçu des sub­ven­tions du Penta­gone pour déve­lop­per sa tech­no­lo­gie ARNm. En 2020, juste avant de rece­voir l’autorisation d’utilisation d’urgence de la FDA, 89 % des reve­nus de Moder­na pro­ve­naient de sub­ven­tions du gou­ver­ne­ment amé­ri­cain. Cette entre­prise est loin d’être expé­ri­men­tée, mais elle tient le des­tin de mil­lions de per­sonnes entre ses mains. Comme le dit Fau­ci, « faites confiance à la science ».

En février 2016, un édi­to­rial de la revue Nature repro­chait à Moder­na de ne pas publier d’articles éva­lués par des pairs sur sa tech­no­lo­gie, contrai­re­ment à la plu­part des autres socié­tés de bio­tech­no­lo­gie émer­gentes ou éta­blies. L’entreprise reste ultra-secrète. La même année, en 2016, Moder­na a obte­nu 20 mil­lions de dol­lars de la Fon­da­tion Gates pour le déve­lop­pe­ment de vac­cins uti­li­sant l’ARNm.

Jusqu’à ce qu’elle reçoive l’approbation de l’EUA pour son pro­duit « covid » à base d’ARNm en décembre 2020, Moder­na n’avait cumu­lé que des pertes, depuis sa fon­da­tion. Puis, curieu­se­ment, à la suite d’une réunion per­son­nelle en mars 2020 avec le pré­sident de l’époque, Trump, où Ban­cel a dit au pré­sident que Moder­na pour­rait avoir un vac­cin prêt en quelques mois, l’opportunité pour Moder­na est à por­tée de main.

Le 15 mai, Trump annon­çait la créa­tion de l’opération « Warp Seed » pour mettre en place un vac­cin contre la Covid-19 d’ici décembre. Le chef du groupe pré­si­den­tiel était un vété­ran de 30 ans de R&D de la grande firme phar­ma­ceu­tique bri­tan­nique GSK, Mon­cef Slaoui. En 2017, Slaoui avait démis­sion­né de GSK et rejoint le conseil d’administration de nul autre que Moder­na. Sous le Warp Speed de Slaoui, quelque 22 mil­liards de dol­lars de l’argent des contri­buables amé­ri­cains ont été don­nés à dif­fé­rents fabri­cants de vac­cins. Moder­na en fut l’un des prin­ci­paux béné­fi­ciaires, un conflit d’intérêt fla­grant, mais per­sonne ne sem­blait s’en sou­cier. Slaoui a ache­mi­né quelque 2 mil­liards de dol­lars de fonds publics vers son ancienne socié­té, Moder­na, pour déve­lop­per le vac­cin à ARNm contre la Covid-19. Ce n’est que sous la cri­tique publique que Slaoui a ven­du ses actions dans Moder­na, fai­sant des mil­lions de béné­fices grâce au rôle de Moder­na en tant que can­di­dat prin­ci­pal pour le vac­cin contre la Covid-19. Peu de temps après sa démis­sion à la fin de la pré­si­dence Trump, Slaoui a été licen­cié par son ancienne entre­prise GSK suite à des accu­sa­tions de har­cè­le­ment sexuel envers une employée d’une filiale de l’entreprise.

En février 2020, le secré­taire d’État à la san­té et aux ser­vices sociaux de Trump, Alex Azar, a invo­qué la loi sur la pré­pa­ra­tion et l’état de pré­pa­ra­tion aux situa­tions d’urgence (PREP) pour exemp­ter Moder­na, Pfi­zer, J&J et tout futur fabri­cant anti-covid de toute res­pon­sa­bi­li­té décou­lant des dom­mages ou des décès cau­sés par leurs vac­cins contre le coro­na­vi­rus de Wuhan. La pro­tec­tion juri­dique dure jusqu’en 2024. Si les vac­cins sont si bons et sûrs, pour­quoi une telle mesure est-elle néces­saire ? M. Azar était aupa­ra­vant à la tête du géant amé­ri­cain de la phar­ma­cie Eli Lil­ly. Il y a de sérieuses ques­tions qui doivent être sou­le­vées ouver­te­ment concer­nant les fabri­cants de vac­cins qui poussent pour que des for­mu­la­tions expé­ri­men­tales géné­ti­que­ment modi­fiées très contro­ver­sées soient expé­ri­men­tés sur la population.

William Eng­dahl

Tra­duit par Wayan, relu par Her­vé, pour le Saker Francophone

Note du Saker Fran­co­phone. C’est typique de l’ultralibéralisme. Les grosses entre­prises peuvent tout se per­mettre sans subir de consé­quences à la hau­teur de la gra­vi­té de leurs actes. Un indi­vi­du tue ou blesse gra­ve­ment quelqu’un, même invo­lon­tai­re­ment, et il passe par la case pri­son. Une Socié­té Ano­nyme le fait et s’en tire avec une amende qui la touche à peine. Pour­quoi ne pas envoyer le direc­teur en pri­son ou même la dis­soudre pour de tels agis­se­ments ? Mais non c’est la poli­tique du lais­ser-faire, sans limites. Si bien que les méthodes pour aug­men­ter leurs pro­fits vont conti­nuer à défier de plus en plus les règles, jusqu’à des­truc­tion du tis­su social si l’État n’intervient pas pour y mettre le holà. Et vu l’état dans lequel est l’État on peut en douter.

Sput­nik France publie aujourd’­hui un article rap­pe­lant que « Inter­ro­gé lors de son pro­cès pour fraude fis­cale au sujet des ver­se­ments du labo­ra­toire sur un compte ouvert en Suisse en 1992, M.Cahuzac [un ministre de Fran­cois Hol­lande], recon­naît alors qu’en 1993 « deux ver­se­ments des labo­ra­toires Pfi­zer » ont été faits au pro­fit du finan­ce­ment politique. »

Catégorie(s) de l'article :

7 Commentaires

  1. Étienne CHOUARD

    Louis Fouché – 4 août 2021

    https://​rumble​.com/​v​k​s​f​l​u​-​l​o​u​i​s​-​f​o​u​c​h​-​4​-​a​o​u​t​-​2​0​2​1​.​h​tml

    Je trouve Louis sim­ple­ment admirable.

    Un homme libre et cou­ra­geux au ser­vice du bien commun.

    Exem­plaire.

    Réponse
  2. Joh

    Oui il prend énor­mé­ment de risques.
    Le pro­blème vient comme tou­jours des EU et des nom­breux pays qu’ils occupent mili­tai­re­ment ou non, comme l’O­TAN. Avec un sys­tème capi­ta­liste jamais remis en cause, géno­ci­daire et des­truc­teur autant qu’i­nef­fi­cace. La science a per­du des siècles de pro­grès à cause de la course au pro­fit qui empêche la recherche dés­in­té­res­sée. Voir l’exemple de la vac­ci­na­tion qui n’est plus une voie où l’on peut effec­tuer de grands pro­grès pour l’avenir.

    Réponse
  3. Berberis

    Gas­pard Dela­nuit 30 juillet 12:59
    « On se demande ce que Louis Fou­ché devrait se sen­tir devoir à un Jean Robin. Quand quelqu’un prend la parole publi­que­ment pen­dant une cer­taine période de son exis­tence, de manière proac­tive et béné­vole, il ne signe pas un contrat à durée indé­ter­mi­né avec le grand arbitre des élé­gances Jean Robin, comme ce der­nier semble le croire. Louis Fou­ché peut se cou­cher, se rele­ver, prendre des vacances, ou même deve­nir ermite s’il le souhaite. »

    Réponse
  4. BA

    Aujourd’­hui, nous pou­vons com­pa­rer les belles pro­messes de Pfi­zer et la réalité.

    - Les belles pro­messes de Pfi­zer : « Pfi­zer et BioN­Tech déclarent leur vac­cin effi­cace à 95 %, selon des résul­tats com­plets de l’essai. »

    https://​www​.bfmtv​.com/​s​a​n​t​e​/​p​f​i​z​e​r​-​e​t​-​b​i​o​-​n​t​e​c​h​-​d​e​c​l​a​r​e​n​t​-​l​e​u​r​-​v​a​c​c​i​n​-​e​f​f​i​c​a​c​e​-​a​-​9​5​-​s​e​l​o​n​-​d​e​s​-​r​e​s​u​l​t​a​t​s​-​c​o​m​p​l​e​t​s​-​d​e​-​l​-​e​s​s​a​i​_​A​N​-​2​0​2​0​1​1​1​8​0​2​0​2​.​h​tml

    - La réa­li­té : « la pro­tec­tion contre l’infection – symp­to­ma­tique ou non – chute devant le variant appa­ru en Inde et des­cend jusqu’à à peine plus de 40 % pour le Pfizer. » 

    https://​www​.lemonde​.fr/​p​l​a​n​e​t​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​2​1​/​0​8​/​1​4​/​c​o​v​i​d​-​1​9​-​f​a​c​e​-​a​u​-​v​a​r​i​a​n​t​-​d​e​l​t​a​-​l​-​e​f​f​i​c​a​c​i​t​e​-​e​t​-​l​e​s​-​l​i​m​i​t​e​s​-​d​e​s​-​v​a​c​c​i​n​s​-​a​-​a​r​n​_​6​0​9​1​4​0​7​_​3​2​4​4​.​h​tml

    Seule­ment 40 % de pro­tec­tion contre le variant Del­ta ! Pfi­zer a men­ti. Il y a trom­pe­rie sur la marchandise.

    Les contri­buables fran­çais ont payé des mil­liards d’eu­ros à Pfi­zer : ils doivent être remboursés.

    Main­te­nant, Pfi­zer doit rendre des mil­liards d’eu­ros aux contri­buables français.

    Pfi­zer, menteur !

    Pfi­zer, ren­dez-nous l’argent !

    Réponse
  5. Robin Guilbot

    La com­mis­sion euro­péenne pré­voit pour octobre la sor­tie de trois trai­te­ments effi­caces contre le covid
    (https://​ec​.euro​pa​.eu/​i​n​f​o​/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​c​o​m​m​u​n​i​c​a​t​i​o​n​-​s​t​r​a​t​e​g​y​-​c​o​v​i​d​-​1​9​-​t​h​e​r​a​p​e​u​t​i​c​s​_​e​n​.​pdf)
    et Antho­ny Fau­ci clame publi­que­ment qu’il aime­rait qu’un médi­ca­ment ayant les carac­té­ris­tiques de l’Ivermectine existe (!)
    (vidéo https://​www​.fran​ce​soir​.fr/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​m​o​n​d​e​/​l​e​t​r​a​n​g​e​-​d​o​c​t​e​u​r​-​f​a​u​c​i​-​t​r​a​i​t​e​m​e​nts)

    Mêmes des méde­cins qui pensent que l’hydroxychloroquine n’est pas effi­cace à l’hôpital, comme Chris­tophe Prud­homme, recon­naissent que les essais sur l’effet anti­vi­ral (en trai­te­ment pré­coce) n’ont jamais eu lieu
    (https://​qg​.media/​e​m​i​s​s​i​o​n​/​c​o​v​i​d​-​1​-​a​n​-​a​p​r​es/ à 1:37:45).
    Asso­cié au fait que la moi­tié de la pla­nète s’est ser­vi de ces médi­ca­ments pen­dant que les pays riches les inter­di­saient et inter­di­saient même qu’on disent qu’ils marchent
    (https://​blogs​.media​part​.fr/​e​n​z​o​-​l​o​l​o​/​b​l​o​g​/​3​0​0​6​2​1​/​c​o​v​i​d​-​1​9​-​e​t​-​t​r​a​i​t​e​m​e​n​t​s​-​n​o​u​s​-​s​o​m​m​e​s​-​e​n​-​g​u​e​r​r​e​-​e​n​-​e​f​fet,)
    il me semble que ça montre assez clai­re­ment que la ges­tion de la crise n’a pas visé prio­ri­tai­re­ment à pro­té­ger la popu­la­tion. C’est deve­nu un point impor­tant du débat, non ?

    J’ai sous la main un argu­men­taire pré­ci­sé­ment sour­cé mon­trant que le trai­te­ment média­tique et ins­ti­tu­tion­nel de l’hydroxychloroquine a été une grosse arnaque presque depuis le début (et que les études dis­po­nibles sur le trai­te­ment pré­coce sont favo­rables). Si quelqu’un connaît un canal (non éti­que­té com­plo­tiste) que ça pour­rait intéresser…

    Réponse
    • Berberis

      J’ai vu une vidéo en espa­gnol où on nous montre que même dans les com­pri­més phar­ma, type supra­dyn, dra­gés fuca, omé­pra­zol, il y aurait la même sub­stance magné­tique (telle que l’oxyde de gra­phène) – tes­tée avec un aimant…

      Il fau­drait que cha­cun fasse le test chez lui…

      Réponse

Laisser un commentaire

Derniers articles