[Corruption de l’action publique en matière de santé] Cancer : l’art de ne pas regarder une épidémie, par Celia Izoard

14/08/2020 | 25 commentaires

Source : Ter­restre (1er juillet 2020), http://​www​.ter​restres​.org/​2​0​2​0​/​0​7​/​0​1​/​c​a​n​c​e​r​-​l​a​r​t​-​d​e​-​n​e​-​p​a​s​-​r​e​g​a​r​d​e​r​-​u​n​e​-​e​p​i​d​e​m​ie/

Com­ment se fait-il que, dans une socié­té fon­dée sur le trai­te­ment de l’information et la col­lecte de don­nées, il soit si dif­fi­cile d’ex­pli­quer la mul­ti­pli­ca­tion effré­née de cer­tains can­cers ? Célia Izoard en appelle à une refonte des méthodes épi­dé­mio­lo­giques pour enfin recon­naître l’im­pact de la pol­lu­tion sur la santé.

Article publié dans la revue Z
Numéro 13, Fumées noires et gilets jaunes
(en vente actuellement en librairie)

 

Voi­là un fait éton­nant : on ne sait pas com­bien de can­cers sur­viennent en France chaque année. Ce chiffre n’existe pas, il n’a pas été pro­duit. On ne sait pas exac­te­ment com­bien de can­cers sur­viennent, on ne sait pas où ils sur­viennent. Quand San­té publique France, l’agence de veille sani­taire, annonce, par exemple, 346 000 cas de can­cers pour l’année 2015, il s’agit d’une esti­ma­tion réa­li­sée à par­tir des registres des can­cers, qui couvrent entre 19 et 22 dépar­te­ments selon le can­cer étu­dié, soit 22 % de la popu­la­tion. « Cette métho­do­lo­gie, pré­cise le der­nier bilan publié en 2019, repose sur l’hypothèse que la zone géo­gra­phique consti­tuée par les registres est repré­sen­ta­tive de la France métro­po­li­taine en termes d’incidence des can­cers1. »

Pour­tant, le Tarn, l’Hérault ou le Finis­tère, cou­verts par des registres, sont des dépar­te­ments rela­ti­ve­ment épar­gnés par l’urbanisation et l’industrie. En revanche, les can­cers dans cer­taines des prin­ci­pales métro­poles du pays, comme Paris, Mar­seille et Tou­louse, ne sont pas décomp­tés. Et comme le montre une enquête de Viviane Thivent pour Le Monde, les dépar­te­ments les plus concer­nés par les sites Seve­so ne sont pas non plus cou­verts par les registres : la Moselle (43 sites « Seve­so seuil haut »), la Seine-Mari­time (47), les Bouches-du-Rhône (44) 2. Un com­plot ? Non. La simple démons­tra­tion du fait que connaître l’impact des pol­lu­tions urbaines et indus­trielles n’a pas figu­ré jusqu’ici au pre­mier rang des pré­oc­cu­pa­tions des épidémiologistes.

« His­to­ri­que­ment, la mise en place des registres des can­cers cor­res­pond à des ini­tia­tives locales iso­lées », jus­ti­fie le pro­fes­seur Gau­tier Defos­sez, res­pon­sable du registre des can­cers du Poi­tou-Cha­rentes. « Elles ont ensuite été coor­don­nées par un comi­té natio­nal des registres. La sur­veillance des zones indus­trielles et urba­ni­sées est d’intérêt, seule­ment nous n’en avons pas les moyens. » Ques­tion naïve : étant don­né que la qua­si-tota­li­té des soins liés aux can­cers est prise en charge par l’Assurance-maladie, pour­quoi n’est-il pas pos­sible de tra­vailler à par­tir de ses chiffres ? « Cela néces­si­te­rait de chan­ger la métho­do­lo­gie, car les registres dif­fé­ren­cient plus fine­ment les types de can­cer que les bases de don­nées de l’Assurance-maladie. Sur­tout, ce sont des don­nées sen­sibles aux­quelles nous n’avons pas accès », déplore Gau­tier Defos­sez. Des obs­tacles qui laissent son­geur, dans une socié­té de l’information où l’on donne sa date de nais­sance et son adresse per­son­nelle quand on s’achète une boîte de Doli­prane en phar­ma­cie, où le moindre clic est enre­gis­tré dans des bases de don­nées, absor­bé dans des sta­tis­tiques et mou­li­né par des algo­rithmes, où toutes les conver­sa­tions télé­pho­niques peuvent être loca­li­sées et enre­gis­trées à des fins de sur­veillance policière.

Dans un tel monde, il ne serait pas absurde de sup­po­ser l’existence d’une cel­lule de veille sani­taire dotée des moyens de car­to­gra­phier presque en temps réel les cas de can­cers recen­sés au moyen des fichiers des hôpi­taux, voire même signa­lés par un numé­ro vert. Si un taux anor­mal de telle ou telle tumeur appa­rais­sait dans un lieu don­né, par exemple – à tout hasard – autour d’une usine d’engrais ou d’une cen­trale nucléaire, une zone de la carte se met­trait à cli­gno­ter… Visi­ble­ment, un tel dis­po­si­tif pour­rait inté­res­ser du monde. Entre 2010 et 2015, San­té publique France a reçu une cin­quan­taine de signa­le­ment de taux de can­cers anor­maux dans des zones indus­trielles ou agri­coles, comme dans l’Aube, près de Sou­laines-Dhuys, où l’on observe une véri­table épi­dé­mie de can­cers du pou­mon, du pan­créas et de leu­cé­mies à proxi­mi­té d’un centre de sto­ckage de déchets nucléaires 3

Sur­tout, les esti­ma­tions des taux de can­cer dont on dis­pose devraient nous inci­ter d’urgence à nous inté­res­ser à l’impact de notre envi­ron­ne­ment dégra­dé. Selon San­té publique France, entre 1990 et 2018, donc en près de trente ans, l’incidence – le nombre de nou­veaux cas de can­cers sur une année – a aug­men­té de 65 % chez l’homme et de 93 % chez la femme. Est-ce uni­que­ment parce que la popu­la­tion aug­mente et vieillit, comme on l’entend sou­vent ? Non ! Pour 6 % chez l’homme et pour 45 % chez la femme, cette ten­dance n’est pas attri­buable à la démo­gra­phie 4. Cer­tains can­cers sont en recul, comme le can­cer de l’estomac, grâce au trai­te­ment de la bac­té­rie Heli­co­bac­ter pylo­ri et, en gros, à la géné­ra­li­sa­tion des fri­gos 5, de même que les can­cers du larynx, du pha­rynx, de la lèvre et de la bouche, en grande par­tie grâce aux cam­pagnes de lutte contre l’alcoolisme et le taba­gisme. En revanche, les can­cers de l’intestin, du pou­mon, du pan­créas aug­mentent chaque année en moyenne de 2 à 5 % depuis trente ans. Chez les hommes, les can­cers de la pros­tate et des tes­ti­cules aug­mentent de plus de 2 % par an. Chez les femmes, les can­cers du foie, de l’anus et du pan­créas ont bon­di de plus de 3 % par an en moyenne depuis 1990. Pour les deux sexes, les can­cers de la thy­roïde ont aug­men­té de 4,4 % par an. Petite pré­ci­sion : 4,4 % par an, c’est beau­coup, puisque cela repré­sente une hausse de 234 % en 28 ans.

POURQUOI LE CANCER DU SEIN A‑T-IL PROGRESSÉ DE 99 % EN VINGT-TROIS ANS ?

Com­ment expli­quer des pro­gres­sions aus­si spec­ta­cu­laires ? Dans un petit livre péda­go­gique, le toxi­co­logue André Cico­lel­la s’est employé à éclair­cir la ques­tion en s’arrêtant sur le can­cer du sein, dont une Fran­çaise sur huit sera atteinte au cours de sa vie 6. Entre 1990 et 2013, son inci­dence dans le monde a pro­gres­sé de 99 %, dont 38 % seule­ment en rai­son du vieillis­se­ment de la popu­la­tion. Cette hausse serait-elle un simple effet du dépis­tage, lié au fait qu’on détecte mieux les tumeurs ? En France, le dépis­tage géné­ra­li­sé n’a com­men­cé qu’en 2004, alors que la mala­die pro­gresse depuis 1950. Par ailleurs, les pays où le dépis­tage est sys­té­ma­tique (comme la Suède) ne sont pas ceux où l’incidence est la plus haute. Il s’agit donc d’une véri­table épi­dé­mie, au sens ori­gi­nel d’epi-dêmos, une mala­die qui « cir­cule dans la popu­la­tion », quoique non conta­gieuse, et même d’une pan­dé­mie, puisqu’elle s’étend au monde entier. Si l’on s’en tient aux chiffres pro­duits par les États, le pays le plus tou­ché serait la Bel­gique, avec 111,9 cas pour 100 000 femmes par an (contre 89,7 pour la France). Uti­li­sant des taux qui prennent en compte les dis­pa­ri­tés démo­gra­phiques comme celle du vieillis­se­ment, Cico­lel­la com­pare métho­di­que­ment cette situa­tion avec celle du Bhou­tan, un pays de taille com­pa­rable, dont le sys­tème de san­té est gra­tuit et fiable. L’incidence du can­cer du sein y est la plus faible au monde : 4,6 cas pour 100 000 femmes.

Des dif­fé­rences géné­tiques entre popu­la­tions peuvent-elles expli­quer de telles dis­pa­ri­tés ? Non, nous dit le toxi­co­logue. Plu­sieurs études montrent que « les femmes qui migrent d’un pays à l’autre adoptent rapi­de­ment le même taux que celui de leurs nou­velles conci­toyennes ». En une géné­ra­tion, le taux de can­cer du sein des migrantes sud-coréennes aux États-Unis a dou­blé, de même que celui des migrantes ira­niennes au Cana­da rat­trape celui des Cana­diennes, etc.

Bien plu­tôt, conclut Cico­lel­la, le Bhou­tan se dis­tingue de la Bel­gique en ce que ce der­nier, jamais colo­ni­sé, n’a pas connu de « révo­lu­tion indus­trielle, pas de révo­lu­tion verte à base de pes­ti­cides non plus, pas de pol­lu­tion urbaine » et a gar­dé long­temps un mode de vie tra­di­tion­nel. Le can­cer du sein, pour l’immense majo­ri­té des cas, est donc le fruit d’un sys­tème indus­triel. Causes envi­ron­ne­men­tales sus­pec­tées ou avé­rées : les trai­te­ments hor­mo­naux (pilule y com­prise), les champs élec­tro­ma­gné­tiques, la radio­ac­ti­vi­té, les per­tur­ba­teurs endo­cri­niens (pes­ti­cides, addi­tifs, dioxines, bis­phé­nol, tabac, etc.) et d’autres pro­duits issus de la chi­mie (ben­zène, PVC, sol­vants, etc.).

 

LES « MAUVAISES HABITUDES DE VIE »

Vous avez trois minutes devant vous ? Le can­cer vous pré­oc­cupe ? Alors ren­dez-vous sur le site Inter­net de l’Institut natio­nal du can­cer (Inca) pour faire le quiz « Pré­ven­tion can­cers : 3 minutes pour faire le point ». Bilan per­son­nel : en cli­quant sur les pas­tilles rouges assor­ties d’un point d’exclamation, j’apprends que ma consom­ma­tion d’alcool, asso­ciée à une faible acti­vi­té phy­sique, m’expose à un sur-risque de can­cer du sein. Pour ne pas me décou­ra­ger, l’Inca annonce en gros titre que « 41 % des can­cers peuvent être pré­ve­nus en chan­geant son mode de vie : En 2015, en France, 142 000 nou­veaux cas de can­cer seraient attri­buables à des fac­teurs de risque modi­fiables 7. L’Institut publie l’essentiel des faits et chiffres des can­cers en France, Ins­ti­tut natio­nal du can­cer, 4 février 2019 (e‑cancer.fr). » L’importance res­pec­tive de ces « fac­teurs de risque modi­fiables » est illus­trée par un joli dia­gramme éche­lon­nant divers fac­teurs de risque au pre­mier rang des­quels figurent le tabac (19,8 %), l’alcool (8 %) et la qua­li­té de l’alimentation (consom­ma­tion ou non de viande rouge, fruits, fibres, etc. – 5,4 %). Tout en bas du dia­gramme figurent les « sub­stances chi­miques de l’environnement », qui ne seraient res­pon­sables que de 0,1 % des can­cers. Pour par­ache­ver ce qui a tout l’air d’une démons­tra­tion, suit un autre gros titre : « Croyance : plus de can­cers attri­bués à la pol­lu­tion qu’à l’alcool ». Cette dénon­cia­tion de l’ignorance popu­laire est assor­tie d’un son­dage : « En 2015, plus des deux tiers des Fran­çais pen­saient que “la pol­lu­tion pro­voque plus de can­cers que l’alcool”, alors que […] la pol­lu­tion de l’air exté­rieur est res­pon­sable de moins de 1 % des nou­veaux cas de can­cers dus à des fac­teurs de risque modifiables. »

Tout d’abord, arrê­tons-nous sur cette for­mule : n’est-il pas éton­nant que la « pol­lu­tion » soit ici résu­mée à « la pol­lu­tion de l’air exté­rieur » ? Qu’en est-il des pes­ti­cides, des nano­par­ti­cules, des per­tur­ba­teurs endo­cri­niens, des phta­lates, des métaux lourds que nous ingur­gi­tons à tra­vers les ali­ments, l’eau, les cos­mé­tiques et les tex­tiles ? des expo­si­tions pro­fes­sion­nelles à toutes sortes de pro­duits can­cé­ri­gènes pro­bables, pos­sibles ou avé­rés dont aucun n’est inter­dit, sauf l’amiante ? Il suf­fit de se repor­ter au dia­gramme pour voir que diverses sources de pol­lu­tions y sont sépa­rées en autant de fac­teurs de risque indui­sant, cha­cune, de très faibles pour­cen­tages de cas de can­cers. Un décou­page pour le moins arbi­traire. En effet, la caté­go­rie « sub­stances chi­miques de l’environnement » pour­rait très faci­le­ment recou­vrir un grand nombre de can­cers attri­bués à l’obésité et au sur­poids, eux-mêmes en par­tie cau­sés par les addi­tifs ali­men­taires, les pes­ti­cides, les per­tur­ba­teurs endo­cri­niens 8… Elle pour­rait aus­si absor­ber en par­tie les cases « expo­si­tions pro­fes­sion­nelles », « radia­tions ioni­santes ». En s’amusant à redé­cou­per ces caté­go­ries, on obtien­drait un taux à deux chiffres, et la pol­lu­tion devien­drait l’une des prin­ci­pales causes de l’épidémie de can­cers actuelle – de quoi démon­trer que la croyance du bas peuple n’est pas tout à fait dénuée de fondement…

D’autres biais impor­tants conduisent les épi­dé­mio­lo­gistes à sous-esti­mer l’impact de la pol­lu­tion dans l’incidence du can­cer. Ain­si le dia­gramme men­tion­né, est-il pré­ci­sé, ne prend en compte que des fac­teurs de risque et des loca­li­sa­tions de can­cer asso­ciés pour les­quels le lien de cau­sa­li­té est déjà scien­ti­fi­que­ment bien éta­bli, comme le ben­zène pour les leu­cé­mies, l’amiante pour les can­cers du pou­mon. Mais s’il serait déjà impos­sible d’évaluer expé­ri­men­ta­le­ment la noci­vi­té des 248 055 sub­stances chi­miques dûment enre­gis­trées et régle­men­tées à ce jour, et encore moins leurs effets com­bi­nés, que dire des… 35 mil­lions de sub­stances chi­miques dif­fé­rentes qui sont aujourd’hui com­mer­cia­li­sées 9 ?

Par ailleurs, que signi­fie « sub­stance can­cé­ro­gène » ? « Tra­di­tion­nel­le­ment, on ne consi­dère une sub­stance comme can­cé­ro­gène que si elle pro­voque par elle-même des cel­lules can­cé­reuses, explique André Cico­lel­la. Or la bio­lo­gie du can­cer a pro­gres­sé : on sait main­te­nant que de nom­breuses sub­stances inter­viennent dans les très nom­breux méca­nismes du micro-envi­ron­ne­ment de la tumeur. Par exemple, le bis­phé­nol A et cer­tains fon­gi­cides favo­risent la vas­cu­la­ri­sa­tion des cel­lules can­cé­reuses » Cela n’est pas pris en compte dans les esti­ma­tions pré­sen­tées au public.

 

QU’EST-CE QU’UN « CANCER ÉVITABLE » ?

Au-delà d’un pro­blème de déon­to­lo­gie, qui tient au fait de mar­te­ler comme des faits scien­ti­fiques des affir­ma­tions biai­sées, cette approche tra­duit sur­tout une stra­té­gie de san­té publique : lut­ter contre le can­cer en appe­lant cha­cun à modi­fier son com­por­te­ment, ce n’est pas for­cé­ment une mau­vaise idée, comme le montre la baisse d’incidence de cer­tains can­cers liés au taba­gisme chez l’homme. Il est bien légi­time que les poli­tiques de san­té publique incitent les gens à ne pas fumer, boire modé­ré­ment, faire du sport et man­ger des légumes. Le pro­blème vient de cette manière de s’adresser à tout un cha­cun en tant qu’Homo hygie­ni­cus en négli­geant de pen­ser la ques­tion sani­taire en termes de jus­tice sociale. Nous sommes loin d’être égaux et égales face à ces fac­teurs de risque. Man­ger bio coûte plus cher. Une équipe de l’Inserm est même par­ve­nue à mesu­rer que la fré­quen­ta­tion des super­mar­chés dis­count fai­sait gros­sir, compte tenu de la faible qua­li­té de pro­duits bour­rés d’additifs, de sucre, etc. La pos­si­bi­li­té de pra­ti­quer un sport reste un pri­vi­lège pour les familles sur­me­nées par la pré­ca­ri­sa­tion galo­pante de l’emploi. Bref, la notion de « com­por­te­ment » recouvre un fais­ceau de déter­mi­nismes sociaux, ce qui abou­tit à culpa­bi­li­ser les classes popu­laires avec leurs pré­ten­dues « mau­vaises habi­tudes » qui leur sont lar­ge­ment impo­sées – ne serait-ce que par un cadre de vie dans lequel on tombe plus faci­le­ment sur un Bur­ger King que sur un petit mar­ché de pro­duc­teurs bio. Ensuite, la stra­té­gie pré­sen­tant les mau­vaises habi­tudes de vie comme res­pon­sables du can­cer pré­sente l’inconvénient – ou l’avantage, c’est selon – de dédoua­ner les indus­triels des expo­si­tions aux sub­stances can­cé­ri­gènes qu’ils déversent mas­si­ve­ment dans l’environnement depuis plu­sieurs décen­nies. Dans le même temps, elle dédouane les pou­voirs publics de leur inac­tion face à cette pollution.

Le concept de « can­cer évi­table » est emblé­ma­tique de cette approche de san­té publique d’inspiration néo­li­bé­rale. Pour­quoi un can­cer évi­table ne serait-il pas un can­cer que les pou­voirs publics pour­raient évi­ter en pre­nant les mesures les plus directes ? On pour­rait par exemple consi­dé­rer qu’il est plus facile et plus direct d’agir sur l’exposition mas­sive aux pes­ti­cides, qui n’a pas plus de cin­quante ans, que sur la consom­ma­tion d’alcool, une tra­di­tion pas fan­tas­tique sur le plan sani­taire, mais plu­ri­mil­lé­naire et pro­fon­dé­ment ancrée dans les usages. Plus géné­ra­le­ment, n’est-il pas plus effi­cace d’agir sur la pra­tique de quelques dizaines d’industriels – par exemple en inter­di­sant la com­mer­cia­li­sa­tion d’un pro­duit mis en cause par un nombre d’études suf­fi­sant – que sur celle de 67 mil­lions d’individus aux marges de manœuvre très inégales ?

 

« LES ENFANTS ONT LE CANCER, ILS N’ONT NI BU, NI FUMÉ »

En août 2019, dans la salle d’attente du CHU de Rouen où sa fille de 5 ans est soi­gnée pour un neu­ro­blas­tome 10, Char­lène Bache­let a dis­cu­té avec une autre maman, qui vit dans la com­mune d’à côté, en bord de Seine, et dont l’enfant est lui aus­si atteint d’un can­cer. Au fil d’une petite enquête, elles ont dénom­bré, dans un rayon de dix kilo­mètres autour de leur domi­cile res­pec­tif d’Igoville, notam­ment dans la com­mune voi­sine de Pont-de‑l’Arche, en bord de Seine, une dizaine de cas d’enfants atteints, pour la plu­part, de can­cers du sang – soit un taux 100 fois supé­rieur au nombre de cas atten­dus 11. Pen­dant que l’enquête ouverte par l’agence régio­nale de san­té et San­té publique France suit son cours, Char­lène Bache­let, poli­cière muni­ci­pale, a mûri quelques hypo­thèses : « Nous, on n’est vrai­ment pas bio dans la famille, mais cer­tains enfants malades mangent bio depuis leur nais­sance. Nos habi­tudes de vie sont très dif­fé­rentes. Par contre, on a presque tous un petit pota­ger, et dans le voi­si­nage immé­diat, on a une grosse usine de pâte à papier, une usine de métal­lur­gie et une usine de pro­duits vétérinaires. »

Des his­toires sem­blables, il y en a dans toute la France. Dans des com­munes limi­trophes du Haut-Jura, dix enfants de 6 mois à 13 ans ont des can­cers, appre­nait-on en novembre der­nier 12 ; de même en Loire-Atlan­tique, dans le voi­si­nage de Sainte-Pazanne, où, depuis 2015, 17 cas ont été recen­sés dans la même zone. Un ques­tion­naire de 47 pages a été sou­mis aux parents, une bat­te­rie de pré­lè­ve­ments a été effec­tuée dans l’école et autour d’un ancien site indus­triel voi­sin. Mais une fois écar­tée la pré­sence d’une source de toxi­ci­té aiguë, l’enquête s’est arrê­tée en novembre 2019. Conclu­sion : il s’agirait d’un « regrou­pe­ment spa­tio-tem­po­rel sans cause com­mune iden­ti­fiée 13 Com­mu­ni­qué de presse, agence régio­nale de san­té, pré­fec­ture de région Pays de la Loire et San­té publique France, 19 novembre 2019. » En d’autres termes, il y a bien un taux anor­mal de can­cers, mais l’agence régio­nale de san­té n’a rien trou­vé pour l’expliquer.

« San­té publique France assure qu’on ne peut pas faire d’études épi­dé­mio­lo­giques à par­tir de regrou­pe­ments de cas à l’échelle des com­munes, pour des rai­sons de métho­do­lo­gie » 14. « Les rai­sons de métho­do­lo­gie sont invo­quées par Jac­que­line Cla­vel, épi­dé­mio­lo­giste à l’Inserm et res­pon­sable du registre des can­cers de l’enfant, contac­tée par télé­phone » s’insurge Marie Thi­baud, mère d’un enfant malade à Sainte-Pazanne et thé­ra­peute fami­liale. « Mais si elle ne peut pas le faire, qui peut ? Ils auraient pu aller voir quels pro­duits sont uti­li­sés dans les cultures agri­coles aux alen­tours, s’intéresser aux effets cock­tail. Les enfants ont le can­cer, ils n’ont ni bu ni fumé, il y a for­cé­ment des causes envi­ron­ne­men­tales. » Face à ce qu’elle résume comme « une volon­té de ne pas cher­cher et de ne pas trou­ver », Marie Thi­baud a créé avec une tren­taine de parents le col­lec­tif Stop aux can­cers de nos enfants. Ils ont lan­cé une col­lecte sur Inter­net pour finan­cer des ana­lyses de l’environnement et des pré­lè­ve­ments sur les che­veux d’une ving­taine d’enfants, afin d’y tes­ter la pré­sence de 1 800 pol­luants orga­niques et 36 métaux toxiques 15.

En Europe, au cours des trente der­nières années, les can­cers de l’enfant ont aug­men­té de 1 à 2 % par an. En France, on recense 2 500 cas chaque année, 500 enfants en meurent. « 500 enfants par an !  Vous ima­gi­nez, si un acci­dent de bus tuait chaque mois qua­rante enfants ? » inter­roge André Cico­lel­la. « Le pro­blème serait pris au sérieux ! » Mais « tout se passe comme si, dans les esprits, la prio­ri­té en termes de gra­vi­té et d’urgence était par prin­cipe liée aux risques infec­tieux, comme si la conta­mi­na­tion chi­mique était par nature incer­taine quant à ses effets sani­taires 16″ On pense à l’émoi que déclenche chaque année l’apparition de foyers de rou­geole, qui donnent lieu à une sur­veillance sys­té­ma­tique dépar­te­ment par dépar­te­ment et à une mobi­li­sa­tion géné­rale des ser­vices de san­té. Depuis 2008, en France, la rou­geole a cau­sé… 17 morts. Pour le toxi­co­logue, l’augmentation des can­cers de l’enfant, preuve acca­blante de la dégra­da­tion de nos milieux de vie, jus­ti­fie d’urgence une vraie refonte des méthodes. « Le sys­tème dys­fonc­tionne, parce qu’on se can­tonne à l’épidémiologie, alors qu’il fau­drait déve­lop­per une vraie “expo­lo­gie”, une science de l’exposition aux pol­luants, croi­sée à une approche toxi­co­lo­gique et épi­dé­mio­lo­gique. Il faut aus­si ces­ser d’aligner l’action publique sur les exi­gences de pro­duc­tion de la véri­té scien­ti­fique. Dans le domaine de la science, il est sain d’entretenir le doute et de ne jamais consi­dé­rer un résul­tat comme défi­ni­tif. Dans le domaine de la san­té publique, c’est désas­treux. Il faut agir à par­tir du moment où on a un cer­tain niveau de pro­ba­bi­li­té. » Dans bien des cas, c’est maintenant.

Celia Izoard.

Interview croisée de Celia Izoard (revue Z), Antoine Klein (Revue Z) et Anne Marchand, chercheuse et membre du Giscop 93 (Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-saint-Denis), auteure de “Si vous allez mourir, tapez étoile” (Revue Z n°13) consacré au parcours du combattant de la reconnaissance du cancer comme maladie professionnelle. Émission réalisée par des membres de la librairie Michèle Firk à retrouver sur notre audioblog Les sons des Terrestres :

 

Notes

1. « Esti­ma­tions natio­nales de l’incidence et de la mor­ta­li­té par can­cer en France métro­po­li­taine entre 1990 et 2018 : étude à par­tir des registres des can­cers du réseau Fran­cim – Syn­thèse », Gau­tier Defos­sez et autres, éd. San­té publique France, février 2019.

2. « En France, le décompte des cas de can­cer n’est effec­tué que pour 22 % de la popu­la­tion », Le Monde, 22 jan­vier 2019.

3. « En France, le décompte des cas de can­cer n’est effec­tué que pour 22 % de la popu­la­tion », art. cité. Voir aus­si les vidéos  sur la chaîne You­Tube du col­lec­tif « Trop – Pour­quoi trop de can­cers autour de Sou­laines ? », exemples d’épidémiologie popu­laire qui met en cause l’industrie nucléaire.

4. « Esti­ma­tions natio­nales de l’incidence et de la mor­ta­li­té par can­cer en France métro­po­li­taine entre 1990 et 2018 », étude citée.

5. Les can­cers de l’estomac sont liés à une ali­men­ta­tion fumée et salée, des moyens de conser­va­tion moins uti­li­sés aujourd’hui.

6. Can­cer du sein. En finir avec l’épidémie, éd. Les Petits Matins, 2016.

7. « L’Institut publie l’essentiel des faits et chiffres des can­cers en France », Ins­ti­tut natio­nal du can­cer, 4 février 2019 (e‑cancer.fr).

8. Sur le lien entre pol­lu­tion chi­mique et obé­si­té, voir l’excellente syn­thèse de Fabrice Nico­li­no, Un empoi­son­ne­ment uni­ver­sel, éd. Les liens qui libèrent, 2014, p. 275–280.

9. Ces chiffres très offi­ciels sont cités dans Un empoi­son­ne­ment uni­ver­sel, ouvr. cité, p. 406.

10. Tumeur maligne extracé­ré­brale du sys­tème nerveux.

11. L’affaire est révé­lée dans une série d’articles par Tho­mas Dubois, repor­ter à Paris-Nor­man­die, à l’automne 2019.

12. « Can­cers d’enfants anor­ma­le­ment éle­vés dans le Haut-Jura : des com­munes aba­sour­dies par la nou­velle »,  V. Hir­son et autres, 14 novembre 2019 ; et « Can­cers pédia­triques dans le Haut-Jura : “C’est inquié­tant, on se pose plein de ques­tions” », Sophie Cou­ra­geot, 15 novembre 2019, articles dis­po­nibles sur France Info (fran​ce3​-regions​.fran​cet​vin​fo​.fr).

13. « Com­mu­ni­qué de presse », agence régio­nale de san­té, pré­fec­ture de région Pays de la Loire et San­té publique France, 19 novembre 2019.

14. Les rai­sons de métho­do­lo­gie sont invo­quées par Jac­que­line Cla­vel, épi­dé­mio­lo­giste à l’Inserm et res­pon­sable du registre des can­cers de l’enfant, contac­tée par téléphone.

15. « L’introuvable expli­ca­tion des can­cers pédia­triques en France », Patri­cia Jol­ly, Le Monde, 4 février 2020. Voir aus­si la page du col­lec­tif Stop aux can­cers de nos enfants sur Papayoux​-soli​da​rite​.com.

16. Can­cer du sein, ouvr. cité, p. 100.


Mon com­men­taire sera sim­ple­ment de rap­pe­ler cette extra­or­di­naire vidéo (on ne s’en lasse pas – à faire connaître partout) :

Bon cou­rage à tous contre les innom­brables com­plots ds empoi­son­neurs publics.

Étienne.

#CeQui­Per­me­tAuxEm­poi­son­neurs­DAc­ca­pa­rer­Le­Pou­voir­CEst­LÉ­lec­tion

#Pas­De­Sou­ve­rai­ne­té­Po­pu­lai­re­Sans­Ti­ra­geAu­Sort

#Grè­ve­Gé­né­ra­le­Cons­ti­tuante

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25 Commentaires

  1. TOUBI JOSEPH

    DANGER ULTIME POUR LES CIVILISATIONS :
    LA REPARTITION INIQUE DES RICHESSES.

    Depuis la crise de 2008 et même avant, les éco­no­mistes de tous bords publient de volu­mi­neux livres et articles qui étalent au grand jour, l’inique répar­ti­tion des richesses entre indi­vi­dus au sein de l’économie mon­diale. Excep­tion faite des idéo­logues néo­li­bé­raux qui courent après des mar­chés théo­riques qui n’existent que dans leurs livres, les éco­no­mistes com­mencent à conver­ger vers une conclu­sion cen­trale : l’inique répar­ti­tion des richesses entre indi­vi­dus menace à la fois l’existence même des pays et des civi­li­sa­tions. Mal­heu­reu­se­ment on constate vite qu’aucune solu­tion concrète ne vient répondre à cette forte conclu­sion centrale. 

    Pour­quoi cette inca­pa­ci­té de nos éco­no­mistes à pro­po­ser des solu­tions concrètes à ce risque sys­té­mique mon­dial qu’est l’inique répar­ti­tion des richesses entre individus ?

    La vacui­té des pro­po­si­tions de solu­tions découle natu­rel­le­ment d’un fait simple : dans leur écra­sante majo­ri­té, les éco­no­mistes ignorent les mathé­ma­tiques et sont par­fai­te­ment inca­pables de simu­ler conve­na­ble­ment la marche du monde éco­no­mique pour en tirer de vraies solu­tions. Juste deux exemples pour illus­trer cette igno­rance des mathé­ma­tiques qui est fatale à l’écrasante majo­ri­té d’économistes.

    Exemple N°1 : 99% des livres d’économistes sont à pas­ser au pilon parce que les éco­no­mistes cal­culent à lon­gueur d’années des déri­vées et déri­vées par­tielles pour des fonc­tions non déri­vables et en tirent des oracles men­son­gers sur le futur. Nul n’examine les condi­tions de déri­va­bi­li­té sur l’intervalle consi­dé­ré avant de se livrer aux cal­culs d’élasticité, de dif­fé­ren­tielles, de déri­vés par­tielles. Les rup­tures bru­tales, les insta­bi­li­tés qui mènent au chaos et à l’effondrement sont igno­rées et nous nous retrou­vons avec nos aveugles qui conduisent d’autres aveugles.
    Exemple N°2 : 99% des livres d’économistes sont à pas­ser au pilon parce que les éco­no­mistes ignorent l’axiome fon­da­men­tal de la science des sys­tèmes. Un sys­tème se carac­té­rise par l’apparition de pro­prié­tés émer­gentes qu’aucune par­tie (du sys­tème) prise indi­vi­duel­le­ment ne peut pos­sé­der. Ceci vous est facile à com­prendre si vous vous sou­ve­nez que vous êtes vous-mêmes un sys­tème par­ti­cu­liè­re­ment com­plexe. Vous tom­bez amou­reux de votre voi­sine mais il vous est évident de com­prendre que votre foie ou votre orteil ne peuvent agir pareille­ment. Donc les lois qui décrivent le sys­tème n’ont rien à voir avec les lois qui décrivent n’importe quelle par­tie (du sys­tème) prise indi­vi­duel­le­ment. Pour­tant nous connais­sons tous l’escroquerie intel­lec­tuelle des livres d’économie qui après avoir tant bien que mal racon­té l’histoire (déjà fal­la­cieuse) de la loi de l’offre et de la demande pour un indi­vi­du, géné­ra­lisent sans ver­gogne la même loi à l’ensemble du sys­tème économique.

    Mais pour­quoi nos éco­no­mistes peinent-ils tant à mettre sur la table de vraies solu­tions au dan­ger sys­té­mique que consti­tue l’inique répar­ti­tion des richesses entre indi­vi­dus dans le monde ? C’est qu’ils ignorent ce que c’est qu’une fractale ! 

    Que le citoyen qui lit ne s’inquiète sur­tout pas car nous n’allons pas le plon­ger dans les méandres des mathé­ma­tiques. Nous allons par­ta­ger les véri­tés de façon suf­fi­sam­ment imagée.

    La géo­mé­trie frac­tale sert à décrire les objets dont les formes laissent appa­raître des motifs simi­laires à des échelles d’ob­ser­va­tion de plus en plus petites. Il y a auto simi­la­ri­té c’est-à-dire que la plus petite por­tion de l’objet a exac­te­ment la forme du grand objet pris dans son ensemble. Dans la nature, la feuille de fou­gère par exemple vous montre une frac­tale. Les flo­cons de neige, les rami­fi­ca­tions des bronches dans vos pou­mons, offrent des exemples de fractales.

    Que viennent donc faire les frac­tales en éco­no­mie ? C’est tout simple. A l’échelle mon­diale, la répar­ti­tion des richesses entre indi­vi­dus est tout sim­ple­ment une …frac­tale !

    1% de la popu­la­tion mon­diale (un petit groupe de 70 mil­lions de per­sonnes) pos­sède ou contrôle 99% des richesses de la pla­nète tan­dis que 99% de la popu­la­tion de la pla­nète ne pos­sède ou ne contrôle que 1% de la richesse. C’est la figure glo­bale que nous appe­lons 199991
    Main­te­nant, sachez que si vous avez une épargne de 1 mil­lion USD c’est que vous êtes par­mi l’élite mon­diale du 199. Oui vous vous y retrou­vez avec des mil­liar­daires qui détiennent des patri­moines de 100 mil­liards USD voire plus. Pour­tant, vous seriez bien ten­té de vous sai­sir du mar­teau et de la fau­cille sovié­tiques pour lan­cer une révo­lu­tion pro­lé­ta­rienne contre ceux qui détiennent 100 mil­liards USD. C’est que mal­gré le fait que vous soyez clas­sé par­mi les « riches », vous êtes vic­time d’une seconde fractale !
    Com­ment se carac­té­rise le 199 c’est-à-dire le 1% qui détient ou contrôle 99% de la richesse mon­diale ? Dans ce 199, vous consta­tez qu’à nou­veau, 1% détiennent 99% de 99% de la richesse mon­diale tan­dis que 99% détiennent 1% de 99% de la richesse mon­diale ! Ce 1% qui détient 99% de 99% de la richesse mon­diale, c’est le second 199 que nous appe­lons (1/99)(1/99).
    Vous avez une épargne de 10 mil­lions de USD et vous avez donc réus­sit à vous fau­fi­ler dans la seconde frac­tale c’est-à-dire que vous appar­te­nez au (1/99)(1/99). Le pro­blème c’est que vous êtes encore mani­fes­te­ment un pro­lé­taire, com­pa­ré au mil­liar­daire qui détient 100 mil­liards USD. La seconde frac­tale du (1/99)(1/99) a donc éga­le­ment une struc­ture frac­tale ! Nous abou­tis­sons donc à la troi­sième frac­tale (1/99)(1/99)(1/99). Vous qui êtes un riche pro­lé­taire (ça ne s’invente pas), vous êtes exclu de la troi­sième fractale.
    Et ain­si de suite.
    Cette répar­ti­tion des richesses en frac­tale carac­té­rise l’ensemble de l’économie mon­diale et ceci entraîne des consé­quences néfastes et inévi­tables, car issues des mathématiques.
    La frac­tale de la répar­ti­tion inique des richesses pos­sède en mathé­ma­tiques, un attrac­teur étrange. Cet attrac­teur, c’est l’élite de l’élite de…l’élite qui appar­tient au (1/99)(1/99)(1/99)……………….(1/99)(1/99)(1/99) que nous appe­lons « attrac­teur fractal ».
    Concrè­te­ment, si vous ordon­nez aux banques cen­trales de lan­cer de gigan­tesques Quan­ti­ta­tive Easing directs en faveur de la popu­la­tion (l’hélicoptère de Ben Ber­nanke arro­sant les villes et vil­lages de billets de banque par exemple), tout cet argent va au bout d’un temps pas très long se retrou­ver entiè­re­ment entre les mains de « l’attracteur frac­tal ». C’est une pro­prié­té mathé­ma­tique de la frac­tale inique. Si vous impo­sez des aug­men­ta­tions de salaire, pas de pro­blème, tout cet argent va se diri­ger vers « l’attracteur frac­tal ». Si vous ins­tau­rez le reve­nu mini­mum uni­ver­sel pour tous, la rivière cou­le­ra tou­jours de la mon­tagne vers la mer c’est-à-dire que ce reve­nu uni­ver­sel va au bout d’un temps pas très long, se concen­trer entiè­re­ment chez « l’attracteur frac­tal ». Si vous ren­dez l’éducation gra­tuite en sorte d’ouvrir lar­ge­ment les portes de toutes les grandes écoles aux popu­la­tions pauvres, pas de pro­blème pour « l’attracteur frac­tal » qui conti­nue­ra de fonc­tion­ner en toute quiétude.
    Pour résoudre le pro­blème de l’inique répar­ti­tion des richesses au sein de l’économie mon­diale, il faut donc abso­lu­ment détruire « l’attracteur fractal ».
    Comment ?
    La force qui de façon irré­sis­tible pousse toute richesse, toute somme d’argent addi­tion­nelle vers « l’attracteur frac­tal » est bien connue : l’actionnariat en socié­té ano­nyme. Cet action­na­riat en socié­té ano­nyme dit que l’actionnaire encaisse des pro­fits non limi­tés mais ne sup­porte que des risques limi­tés à sa par­ti­ci­pa­tion en capi­tal au sein de l’unité de pro­duc­tion de richesse qu’est l’entreprise. Ceci veut dire que tous les risques supé­rieurs à la quote part de capi­tal de l’actionnaire sont en fait sup­por­tés par le « reste de l’économie », puisque la magie n’existant point en éco­no­mie, tout risque doit bien être assu­mé par quelqu’un. Pour réta­blir l’équité entre reve­nu et risque, chaque Etat du monde doit agir comme suit :
    1/ Défi­nir un seuil d’entreprise à risque frac­tal (par exemple un seuil de chiffre d’affaires. Ce cri­tère est à la fois signi­fi­ca­tif de la taille de l’entreprise et facile à appréhender).
    2/ Au-delà de ce seuil, récu­pé­rer 90% des actions de l’entreprise et les dis­tri­buer gra­tui­te­ment (oui gra­tui­te­ment) aux citoyens du pays. La tech­no­lo­gie blo­ck­chain per­met de tenir effi­ca­ce­ment dans chaque pays un registre des citoyens ayant atteint l’âge de la majo­ri­té, ain­si que le por­te­feuille d’actions gra­tuites dis­tri­buées à cha­cun, les divi­dendes que cha­cun reçoit de ses actions gra­tuites. Avec la tech­no­lo­gie blo­ck­chain, vous pou­vez faci­le­ment sto­cker les iden­ti­fiants de toute la popu­la­tion d’un pays ayant atteint l’âge de la majo­ri­té. Ensuite vous ouvrez sim­ple­ment un compte action à cha­cun et si le pays a par exemple 10 000 000 d’habitants majeurs, chaque citoyen majeur reçoit au cré­dit de son compte 110 000 000 ème de 90% du capi­tal de chaque entre­prise à risque frac­tal. Ce cal­cul est refait chaque année au gré de l’évolution démo­gra­phique et de l’évolution du mon­tant du capi­tal des entre­prises à risque frac­tal. Ne vous inquié­tez pas car les ordi­na­teurs vous ferons ce cal­cul en quelques secondes une fois les comptes des entre­prises à risque frac­tal cer­ti­fiés en fin d’année par les com­mis­saires aux comptes. Finies les bourses de valeurs qui pro­duisent des bulles gigan­tesques. Seules les entre­prises de taille infé­rieure au seuil du risque frac­tal ver­ront leurs actions cotées en bourse, ache­tées et reven­dues. Plus de mul­ti­na­tio­nales fai­sant du lob­by dans les bureaux de l’Union Euro­péenne car de toute façon, les super pro­fits des mul­ti­na­tio­nales iront droit dans les poches des citoyens action­naires déte­nant 90% du capital.
    3/ Au-delà du seuil frac­tal, les pro­mo­teurs ini­tiaux gardent pour eux 10% des actions de l’entreprise ; ce qui, croyez-le, ne les empêche pas d’accumuler rai­son­na­ble­ment de la richesse dans le temps. Pour assu­rer l’efficacité de la ges­tion capi­ta­liste, les pro­mo­teurs conser­ve­ront le pou­voir de déci­sion en ce qui concerne la ges­tion et la stra­té­gie de l’entreprise (y com­pris la répar­ti­tion du pro­fit entre divi­dendes et réserves pour la crois­sance future de l’entreprise).
    4/ Appli­quer éga­le­ment aux entre­prises publiques, les prin­cipes 1/, 2/ et 3. Oui, il faut natio­na­li­ser aus­si les entre­prises publiques pour éli­mi­ner le risque frac­tal. Vous voi­là bien sur­pris car vous pen­siez qu’une entre­prise publique était for­cé­ment natio­na­li­sée. Elle ne l’est pas, tant que 90% des actions ne sont dis­tri­buées direc­te­ment aux citoyens. Ne vous inquié­tez pas car cha­cun paie­ra à l’Etat de géné­reuses taxes sur ses divi­dendes et les finances publiques ne souf­fri­ront donc point. Avez-vous aus­si remar­qué qu’avec cette action pro­pre­ment révo­lu­tion­naire de ges­tion du risque frac­tal, les para­dis fis­caux dis­pa­raî­tront instantanément ?
    5/ Par­mi les entre­prise publiques, il y en a une à qui un trai­te­ment spé­cial doit être réser­vé, à savoir la banque cen­trale de votre pays. Quelle que soit sa taille et son niveau de chiffres d’affaires, elle doit abso­lu­ment être natio­na­li­sée c’est-à-dire que 90% de son capi­tal doit être gra­tui­te­ment dis­tri­bué aux citoyens de votre pays ayant atteint l’âge de la majo­ri­té. En effet, les banques cen­trales actuelles sont des cata­ly­seurs du risque frac­tal en ce sens que leurs outils de poli­tique moné­taire actuels cana­lisent sys­té­ma­ti­que­ment toute mon­naie addi­tion­nelle et toute richesse addi­tion­nelle vers l’attracteur frac­tal de votre pays. Depuis 2007, les grandes banques cen­trales de la pla­nète rachètent l’économie de leurs pays avec de la mon­naie créée ex-nihi­lo et seront bien­tôt pro­prié­taires offi­cielles des éco­no­mies des pays, grâce à cette poli­tique de Quan­ti­ta­tive Easing. Juste quelques illus­tra­tions sans vous noyer dans de nom­breux chiffres. Dans le cadre du sau­ve­tage de Bear Sterns et de Ame­ri­can Inter­na­tio­nal Group (AIG) par l’Etat Amé­ri­cain, la FED a inves­ti tout sim­ple­ment 100 mil­liards USD dans le rachat d’actifs afin de « sau­ver » la sta­bi­li­té du sys­tème finan­cier et de l’économie du pays. La FED a opé­ré ce « sau­ve­tage » avec de la mon­naie (mon­naie cen­trale) créée à par­tir de rien, en un clic d’ordinateur. Vous aime­riez bien que la FED fasse de même pour votre tante Rose qui est lour­de­ment endet­tée, n’est-ce pas ? Mais elle ne le fera jamais car elle joue son rôle de cata­ly­seur du risque frac­tal : pous­ser les liqui­di­tés et les richesses vers l’attracteur frac­tal. Voi­ci ce qui démontre que bien­tôt les Banques cen­trales actuelles seront les pro­prié­taires des éco­no­mies des pays, grâce à cette poli­tique de Quan­ti­ta­tive Easing (QE). Suite aux poli­tiques de QE, les actifs déte­nus par la FED sont pas­sés de 6,09% du PIB nomi­nal des Etats-Unis en 2007 à 25,41% du PIB nomi­nal en 2014. Les actifs déte­nus par la Banque du Japon sont pas­sés de 21,91% du PIB nomi­nal du Japon en 2007 à 61,61% du PIB nomi­nal en 2014. Les actifs déte­nus par la Banque d’Angleterre sont pas­sés de 5,46% du PIB nomi­nal de la Grande Bre­tagne en 2007 à 22,41% du PIB nomi­nal en 2014. Les actifs déte­nus par la BCE sont pas­sés de 12,56% du PIB nomi­nal de l’UE en 2007 à 21,31% du PIB nomi­nal 2014. Les actifs déte­nus par la Banque Natio­nale Suisse sont pas­sés de 19,53% du PIB nomi­nal de la Suisse en 2007 à 80,27% du PIB nomi­nal en 2014. Actuel­le­ment en 2020, ces ratios se sont lar­ge­ment aggra­vés confir­mant le rôle de « pos­ses­seurs de l’économie » que viennent d’endosser les grandes banques cen­trales. Et toutes les autres banques cen­trales du monde devront suivre cette ten­dance puisque la pan­dé­mie du covid-19 vient de ren­for­cer la crise née en début 2008 et qui sévit encore. Si les banques cen­trales vont devoir rache­ter l’économie de chaque pays, il va donc fal­loir que rapi­de­ment, 90% du capi­tal de chaque banque cen­trale soit dis­tri­bué gra­tui­te­ment aux citoyens majeurs de chaque pays, afin d’éviter que ces cata­ly­seurs ne pompent toutes les richesses des pays et les refoulent vers l’attracteur frac­tal de chaque pays. Pre­nons le cas concret de la FED pour expli­quer aux citoyens ce méca­nisme par lequel la banque cen­trale de chaque pays aspire la richesse du pays et la refoule ensuite vers l’attracteur frac­tal du pays. Quand la FED crée à par­tir du néant de la mon­naie cen­trale toute fraîche et ceci sans tra­vailler et uti­lise cette mon­naie cen­trale pour rache­ter mas­si­ve­ment les actifs pro­blé­ma­tiques déte­nus par les banques, il ne s’en suit pas de relance éco­no­mique parce que les banques redé­posent gen­ti­ment une impor­tante por­tion de cet argent chez la FED. C’est ain­si que KPMG nous cer­ti­fie qu’en 2019, les banques avaient sto­cké 1 548, 84 mil­liards USD chez la FED tan­dis qu’en 2018, ce stock s’élevait à 1 555,95 mil­liards USD. Mais à quoi sert donc ce sto­ckage chez la FED ? Vous allez vite com­prendre en par­cou­rant les comptes de la FED cer­ti­fiés par KPMG. En 2019, la FED a ver­sé des inté­rêts aux banques pour 34,937 mil­liards USD tan­dis qu’en 2018, cet inté­rêt ver­sé aux banques était de 38,48 mil­liards USD. Donc réca­pi­tu­lons. Si les banques ont des obli­ga­tions d’Etats et des obli­ga­tions d’entreprises qui posent pro­blème, la FED crée en un clic d’ordinateur de la mon­naie cen­trale et uti­lise cette mon­naie pour rache­ter aux banques leurs actifs à pro­blème. Puis les banques redé­posent une impor­tante por­tion de cette mon­naie cen­trale issue du Quan­ti­ta­tive Easing chez la FED et la FED verse aux banques de miro­bo­lants inté­rêts sur cet argent qui en fait vient de la FED ! Vous n’êtes pas ban­quier cen­tral mais il vous est évident que je ne vais tout de même pas ache­ter vos actifs qui vous posent pro­blème (par exemple votre vielle voi­ture) puis ensuite, vous ver­ser des inté­rêts sur le mon­tant du prix de votre voi­ture que je viens de vous remettre ; lequel mon­tant a été sto­cké dans mon coffre-fort par vous car vous ne pen­sez pas que votre argent soit mieux gar­dé ailleurs que chez moi ! Si j’achète votre vielle voi­ture, je vous vous invite à aller uti­li­ser votre argent ailleurs et si vous insis­tez pour me consti­tuer gar­dien de votre argent, c’est à vous de me ver­ser des frais de garde ! Vous avez main­te­nant com­pris le méca­nisme par lequel votre banque cen­trale aspire la richesse et la refoule vers l’attracteur frac­tal de votre pays. 

    6/ Et si des pro­mo­teurs manœuvrent pour créer plu­sieurs entre­prises toutes situées en deçà du seuil du risque frac­tal ? Les banques cen­trales ont déjà trou­vé la réponse en ins­tau­rant ce qu’on appelle le ratio de divi­sion des risques. Quand des per­sonnes appa­ren­tées empruntent dans une banque com­mer­ciale, la banque cen­trale conso­lide tous leurs cré­dits et dit que cette conso­li­da­tion ne doit point dépas­ser un pour­cen­tage des fonds propres de la banque com­mer­ciale. Le risque frac­tal aus­si doit subir cette divi­sion des risques. Quand des entre­pre­neurs mul­ti­plient le nombre d’entreprises tout en main­te­nant cha­cune d’elles sous le seuil frac­tal, l’Etat conso­lide le cri­tère (chiffre d’affaires par exemple) de toutes ces entre­prises et applique les prin­cipes 1/ à 3/ si le cri­tère conso­li­dé dépasse le seuil fractal.

    Nous enten­dons d’ici les pro­tes­ta­tions des néo­li­bé­raux et des ouvriers du pré­ten­du « nou­vel ordre mon­dial » qui diront que le divi­dende ain­si ver­sé à chaque citoyen majeur de votre pays sera d’un mon­tant ridi­cule. Reve­nons à la plus grande banque cen­trale du monde à savoir la FED. En fin 2019, les comptes de la FED cer­ti­fiés par KPMG (mul­ti­na­tio­nale à risque frac­tal qui cer­ti­fie les comptes d’une banque cen­trale cen­sée appar­te­nir aux citoyens Amé­ri­cains. L’Etat Fédé­ral serait donc inca­pable de trou­ver des comp­tables publics com­pé­tents pour cer­ti­fier les comptes de la banque cen­trale qui en prin­cipe appar­tient aux citoyens) disent que le total des actifs déte­nus par la FED était de 4 173 641 000 000 USD. Si nous rete­nons un maigre ren­de­ment sur actifs de 1%, la FED dégage donc sous cette hypo­thèse un ren­de­ment annuel de près de 41 736 410 000 USD dont 90% à dis­tri­buer à 330 080 131 x 77% soit 254 161 700 amé­ri­cains majeurs (ayant plus de 18 ans). Chaque Amé­ri­cain majeur rece­vrait donc annuel­le­ment un divi­dende de 147,8 USD ver­sé par la FED. Vous seriez effec­ti­ve­ment ten­tés de dire que cette somme est « ridi­cule ». Mais n’allez point vite en besogne. Les Etats-Unis comptent de nom­breuses entre­prises à risque frac­tal capables de ver­ser à chaque citoyen le même niveau de divi­dende « ridi­cule » chaque année. Et voi­là que les ruis­seaux s’agrègent pour fabri­quer de grands fleuves comme on le voit en Afrique. Admet­tons l’hypothèse très pes­si­miste que les Etats-Unis ne recèlent que 50 entre­prises à risque frac­tal capables de ver­ser à chaque citoyen le même niveau de divi­dendes que la FED. Vous vous retrou­vez avec une nation où chaque année, chaque citoyen majeur reçoit dans son compte un divi­dende de près de 7 390 USD. En fait ce cal­cul ne prend pas en compte la somme que la pompe aspi­rante-refou­lante verse aux banques et que nous avons exa­mi­née ci-des­sus. Si vous récu­pé­rez la somme que la pompe aspi­rante-refou­lante vole aux citoyens, voi­ci ce que donnent exac­te­ment les divi­dendes que chaque citoyen amé­ri­cain majeur rece­vra chaque année : Reve­nus ver­sés au Tré­sor en 2019 par la FED : 54,89 mil­liards USD. Inté­rêts ver­sés aux banques en 2019 par la FED : 34,93 mil­liards USD. Ren­de­ment dis­po­nible à dis­tri­buer = 54,89 + 34,93 = 89,83 mil­liards USD (en 2018, le même cal­cul don­nait 103,80 mil­liards USD). Vous consta­tez donc qu’en ren­dant tous les citoyens amé­ri­cains majeurs action­naires directs de la FED à titre gra­tuit, chaque amé­ri­cain majeur aurait reçu au titre de l’année 2019, un divi­dende égal à 318 USD (368 USD au titre de l’année 2018). Nous enten­dons d’ici les cris d’orfraie qui disent qu’on ne va tout de même pas pri­ver le Tré­sor amé­ri­cain des reve­nus que lui verse la FED. Très bien, alors lais­sons au Tré­sor ce qui revient au Tré­sor et ver­sons aux citoyens amé­ri­cains action­naires, les inté­rêts que la FED verse aux banques, ain­si que les sommes que la FED verse au comi­té de banques pri­vées qui gèrent la FED au nom du peuple amé­ri­cain. Somme ver­sée par la FED en 2019 au comi­té des banques pri­vées qui gèrent la FED : 1 651 000 000 USD (en 2018 ce mon­tant était de 1 687 000 000 USD). Le ren­de­ment dis­po­nible à dis­tri­buer aux citoyens amé­ri­cains majeurs devient : 34,93 mil­liards USD + 1,651 mil­liards usd = 36,58 mil­liards USD. En ver­sant toute cette somme aux citoyens action­naires de la FED, chaque amé­ri­cain majeur reçoit au titre de l’année 2019, un divi­dende de 143,93 USD. Consi­dé­rez donc qu’il n’y a que 50 entre­prises à risque frac­tal aux Etats-Unis capables de ser­vir le même niveau de divi­dendes que la FED (ce qui est très en deçà de la réa­li­té) et vous obtien­drez un divi­dende annuel d’au moins 7 196 USD pour chaque citoyen amé­ri­cain majeur. 

    Et voi­là les gang­sters qui dis­pa­raissent, les pri­sons qui se vident, les entre­prises qui ne peuvent plus hono­rer tous leurs car­nets de com­mandes, la TVA col­lec­tée par l’Etat qui gonfle, la mon­naie qui se ren­force, les Afri­cains Amé­ri­cains qui se remettent aux mathé­ma­tiques comme en Egypte il y a plu­sieurs mil­lé­naires, la science et la rai­son qui irriguent les entre­prises et la socié­té parce que nul n’est sou­mis à la peur du chô­mage, les pros­ti­tuées qui quittent les rues, la sup­pres­sion des lourdes admi­nis­tra­tions en charge de la ges­tion des pen­sions retraite et des allo­ca­tions chô­mage, l’automatisation de la pro­duc­tion qui peut s’accélérer sans crainte de mon­tée du chô­mage, « big phar­ma » qui cesse de zom­bi­fier les popu­la­tions par de mul­tiples vac­cins et molé­cules parce qu’il lui faut sans cesse des super profits….

    Une vraie révo­lu­tion capi­ta­liste, engen­drée par la solu­tion du risque fractal. 

    Vous venez de décou­vrir un impor­tant axiome : on ne peut point bâtir un sys­tème capi­ta­liste stable et pros­père sans capi­ta­listes. Il faut donc que les mil­liards de citoyens soient tous capi­ta­listes des entre­prises à risque frac­tal et des banques cen­trales pour évi­ter la nais­sance et le déve­lop­pe­ment de la frac­tale en matière de reve­nus, frac­tale qui mène inévi­ta­ble­ment au chaos pour les peuples, les nations et les civi­li­sa­tions. Capi­ta­liste ? Oui c’est-à-dire exac­te­ment pro­prié­taires des actions des entre­prises à risque frac­tal et des actions des banques cen­trales. Appli­quez les prin­cipes 1/ à 6/ ci-des­sus et vous ver­rez à votre grande sur­prise que qua­si­ment tous les prin­ci­paux pro­blèmes de l’économie et de la mon­naie seront auto­ma­ti­que­ment réso­lus ! Oui, nous savons bien que le mon­tant du divi­dende que rece­vra chaque année un citoyen indi­vi­duel est modeste, voire « ridi­cule » (excep­tion faite de la Suisse et de cer­tains pays du Sud-Est asia­tique) mais notre objec­tif n’est pas de rendre chaque citoyen mil­lion­naire en USD. Notre objec­tif est plu­tôt de :
    – Réta­blir la jus­tice et l’équité entre risque et pro­fit, en ren­dant tous les citoyens action­naires des entre­prises à risque frac­tal et des banques cen­trales car ce sont eux qui assument in fine, les risques au sein de l’économie. Les pro­mo­teurs de l’entreprise capi­ta­liste n’assument point les risques supé­rieurs à leur apport en capi­tal et pour­tant, leurs pro­fits sont illi­mi­tés. Il est donc temps de jeter à la pou­belle le modèle de Black et Scholes (les banques com­mer­ciales gavées de pro­duits déri­vés bâtis sur base de ce modèle crient sys­té­ma­ti­que­ment au secours des Etats c’est-à-dire des citoyens quand leurs folies les conduisent au chaos) et les théo­ries men­son­gères sur l’entrepreneur qui prend tous les risques. Cette action d’équilibrage entre risque et pro­fit pro­cure d’office à chaque citoyen un divi­dende annuel qui extirpe la majo­ri­té de la popu­la­tion, de la misère et révo­lu­tionne la socié­té humaine en ratio­na­li­sant pen­sées et comportements.
    – mettre fin à toutes les sources d’instabilité et de chaos au sein du sys­tème capi­ta­liste. Simu­lez la mise en œuvre de ces mesures 1/ à 6/ dans votre pays et vous ver­rez la dis­pa­ri­tion des insta­bi­li­tés du capitalisme.

    Et puis à l’heure du crowd­fun­ding, qui sait les inno­va­tions que les citoyens déten­teurs de petits divi­dendes récur­rents pour­ront mettre en œuvre via mutua­li­sa­tion intel­li­gente de leurs « petits » divi­dendes annuels ? Com­ment avons-nous pu pen­ser qu’il serait pos­sible de bâtir un sys­tème capi­ta­liste sans capi­ta­listes ? N’est-ce pas de la pure folie ?
    Vous êtes ten­tés de lais­ser la malé­fique frac­tale de répar­ti­tion inique des richesses pour­suivre son cours ? Sachez que la frac­tale est un indice sûr du chaos. Lais­ser la pré­ten­due main invi­sible du mar­ché enfer­mer notre monde dans la frac­tale inique signi­fie­rait que nous avons sciem­ment choi­sit de confier notre des­tin au chaos et à l’effondrement.

    Sha­lom à tous les peuples de la terre.

    Rev. Apôtre JOSEPH TOUBI
    josetoubi@yahoo.com
    août 20

    Réponse
  2. ève

    Quand on est chi­miste , res­pon­sable de la recherche et du déve­lop­pe­ment , ain­si que de la sécu­ri­té du site , un ave­nir pro­met­teur , du moins le croit-on ,
    se pro­file à l’horizon !
    Seule­ment c’est sans comp­ter à ce moment sur les ficelles truandes des négo­cia­teurs de pro­duc­tions s’ar­ran­geant tou­jours pour arri­ver au moins cher en sau­tant des étapes , même si la qua­li­té du pro­duit fini est très en des­sous du pro­duit ini­tia­le­ment prévu !
    C’est ce qui amène un jeune chi­miste à quit­ter son poste en cas­sant son contrat , et à se recon­ver­tir dans les tra­vaux publics !
    Ensuite , le pôle sécu­ri­té lais­sé à l’a­ban­don par le pré­dé­ces­seur à été l’élé­ment déclen­cheur pour la prise de conscience des risques de mise en res­pon­sa­bi­li­té dans un éven­tuel acci­dent , l’u­sine n’é­tant pas récep­tive à une remise en état d’urgence !

    Réponse
  3. ève

    Dans les can­cers pédia­triques , J’ac­cuse les micros-ondes répan­dus dans les foyers d’en être une des causes ! Les mères ou pères font réchauf­fer le lait en boite des bébés , les « petits pots » dont les conte­nus sont dou­teux , dans ces engins au lieu de pré­fé­rer le bain-marie pour gagner du temps ! On sait que les ondes de ces outils modi­fient les molé­cules .…cher­cher l’erreur !

    Réponse
  4. Du vent dans les naseaux

    En réponse à la vidéo : le réseau sor­tir du nucléaire, peut-être, en atten­dant la Consti­tu­tion populaire.

    Réponse
    • Nicolas

      Lorsque les citoyens ras­sem­blés en assem­blée devront se pro­non­cer sur le nucléaire, ils écou­te­ront les avis des asso­cia­tions comme sor­tir du nucléaire, et ceux des experts en éner­gie, dont Jean-Marc Jan­co­vi­ci dont je recom­mande for­te­ment les vidéos (notam­ment sont cours à l’é­cole des Mines ‑20 heures tout de même- dipo­nible sur You­Tube) pour s’in­for­mer cor­rec­te­ment sur le sujet. Et je suis prêt à parier que les citoyens éclai­rés et sou­cieux du bien com­mun choi­si­ront de gar­der cette éner­gie décar­bon­née plu­tôt que de déman­te­ler cette indus­trie. Ils le feront pour le cli­mat autant que pour pré­ser­ver un mini­mum de paix sociale dans un monde où les effon­dre­ments risquent d’être nom­breux et imprévisibles.

      Réponse
      • joss

        Le nucléaire per­met­trait de conti­nuer à faire tour­ner notre socié­té de consom­ma­tion sans déga­ger de CO2 (ou presque). Mais en pro­dui­sant des déchets radio­ac­tifs que l’on cache comme la pous­sière sous le tapis. Ce qui limite le nucléaire, c’est la res­source d’uranium.
        Les autres limites à la socié­té de consom­ma­tion se situent dans les res­sources en matières pre­mières qui servent à obte­nir nos pro­duits à obso­les­cence programmée.
        La ques­tion devrait être : quel type de socié­té voulons-nous ?
        Com­ment s’or­ga­nise t on pour la mettre en oeuvre : modes de déci­sion, modes de production.
        Quelle sera notre moti­va­tion : pro­duire pour s’en­ri­chir plus que les autres ? pro­duire pour s’en­trai­der ? Pour l’ins­tant nous pro­dui­sons beau­coup d’ob­jets super­flus à obso­les­cence pro­gram­mée qui gri­gnotent notre capi­tal en res­sources de matières pre­mières et éner­gé­tiques et engendrent des mon­tagnes de déchets.
        Nucléaire ou pas nucléaire ? la ques­tion est plus pro­fonde… Pour faire quoi et comment ?

        Réponse
        • Nicolas

          Je suis entiè­re­ment d’ac­cord avec votre der­nière phrase, mais pas du tout avec la pre­mière. Si notre élec­tri­ci­té est pro­duite à 70% avec de l’éner­gie nucléaire, 75% de l’éner­gie que nous uti­li­sons en France est d’o­ri­gine fos­sile, pétrole en tête. Aus­si le nucléaire ne nous per­met­tra pas de conti­nuer à faire tour­ner notre socié­té telle qu’elle existe. Il nous ser­vi­ra juste à amor­tir la chute vers laquelle nous allons inexorablement.
          Ce n’est pas la solu­tion à tous nos pro­blèmes, loin s’en faut. Il en évite juste plus qu’il n’en crée.
          Un résu­mé ici : https://​you​tu​.be/​W​M​4​K​J​I​2​Y​u98

          Réponse
          • joss

            En effet, dans un futur proche les éner­gies fos­siles seront de moins en moins dis­po­nibles et on ne pour­ra que décroître, mais pour l’ins­tant toute la poli­tique de la poudre aux yeux nous fait croire que nous rem­pla­çons l’éner­gie fos­sile par de l’éner­gie « renou­ve­lable », alors que l’éner­gie « renou­ve­lable » ne fait que s’a­jou­ter à la pro­duc­tion déjà dis­po­nible. C’est pour cela que je dis que le nucléaire sup­plé­men­taire (pour l’ins­tant) s’a­jou­te­ra à ce qui est déjà exis­tant pour per­mettre de suivre notre consom­ma­tion exponentielle…jusqu’à ce que l’on arrive aux pics cumu­lés de toutes nos res­sources essentielles…et puis en effet c’est la chute.

          • joss

            Sans Len­de­main (ani­ma­tion de 2012 – 35min)
            Per­cu­tant et super­be­ment réa­li­sé, ce film d’a­ni­ma­tion ques­tionne notre mode d’ex­ploi­ta­tion des éner­gies fos­siles et des res­sources natu­relles, ses consé­quences au niveau pla­né­taire et l’im­passe où nous mène notre modèle de croissance.
            https://​you​tu​.be/​a​0​J​2​g​j​8​0​EVI

            Pla­net of the Humans (docu­men­taire 2020 – 1h40)
            Le der­nier docu­men­taire de Michael Moore sur le thème des fausses éner­gies « renouvelables ».

  5. ève

    Toutes les tech­niques médi­ca­men­teuses que l’on a pro­duites pour les femmes afin de leur évi­ter une ou plu­sieurs gros­sesses ne sont pas sans effets sur le sys­tème endo­cri­nien ! Ajou­ter à cela cer­taines addic­tions à effets secon­daires que je ne nom­me­rais pas tel­le­ment on a le choix , les can­cers du sein sont peut-être en plus des retom­bées héré­di­taires ! Non conta­gieux , mais dans les gènes , voir si des études ont été réalisées !
    Trou­ver un autre moyen d’exa­men que cette mam­mo­gra­phie apla­tis­sante des seins , redou­tée par les femmes ! La consom­ma­tion de soja en pousses ou germes serait éga­le­ment en cause ! Rien n’est prou­vée je pense .….

    Réponse
    • Berberis

      le soja ogm et tous les autres ogm…
      C’est le pro­duit trans­for­mé, déna­tu­ré, irra­dié, mani­pu­lé, de toutes les « nour­ri­tures » qu’on pour­rait plu­tôt appe­ler « pour­ri­tures » (voir livre « vous êtes fou d’a­va­ler ça »), qui, au lieu d’ai­der le corps à se régé­né­rer, le pol­lue pour ensuite l’é­pui­ser et l’u­ser pré­co­ce­ment (carie den­taire, entre autre).
      Il fau­drait peut-être com­men­cer par ces­ser toutes addic­tions et net­toyer le ter­rain, en ne consom­mant que ce dont le corps à besoin.
      Je suis sou­vent triste de voir d’autres ayant l’air d’a­voir com­pris, pour ensuite les voir gar­der les mêmes habi­tudes, comme si rien n’é­tait fina­le­ment si nocif, quand c’est la dose qui fait le poi­son, c‑à-dire consom­mé au quotidien.
      Et sur­tout, quand, lisant les éti­quettes de ces pro­duits, on peut quand même se deman­der com­ment accep­ter d’être consi­dé­rer comme une pou­belle par ses fabri­quants, sans se rabais­ser. Ne don­nons plus de cré­dit à ces ignobles empoi­son­neurs, ces­sons de leur ache­ter leur déchets.
      Retrou­vons le goût de la liber­té et la fier­té du fait maison.
      En ce qui concerne la méde­cine, je repren­drais bien la phrase qui dit que les méde­cins ont rem­pla­cé le ser­ment d’hy­po­crate par le ser­mont d’hy­po­crite, si c’est bien ça.
      Elle résume assez bien ce que je pense de toutes les blouses blanches en géné­rale et l’es­time qui rape­tisse comme neige au soleil (den­tistes et phar­ma­ciens (reven­deurs des labo et sham­poing) inclus), excep­tion pour cer­tains méde­cins holis­tiques (méde­cins de cam­pagne aus­si – proche de leur soi­gné) et ceux tels que le couple Delépine.
      Nous ne sommes pas for­mi­dable hélas, pour la grande majo­ri­té, tan­dis que eux sont pitoyables, ce qui fait le déca­lage avec le bien, c’est la médiocrité.
      Ce qui est remar­quable, sur­pre­nant n’est pas ce qui est bon, mais le fait de ce qui peut être si mau­vais, nul.
      Ne nous applau­dis­sons plus, huons-les plu­tôt, car là se trouve ce qui est à remé­dier, là se trouve ce qui ne devrait plus être.
      Reje­tons ce qui n’est pas entier, pas vrai, droit, net, avant qu’ils nous aient enterré…en ricanant.

      Réponse
    • Berberis

      un autre auteur, ayant éga­le­ment tra­vailler dans l’agro-alimentaire :
      Chris­tophe Brus­set : « Et main­te­nant on mange quoi ? »
      lu extrait sur ce site : https://​www​.san​te​glo​bale​.world/​a​r​t​i​c​l​e​/​b​l​o​g​-​1​3​-​d​e​-​t​a​l​-​s​c​h​a​l​l​er/
      sous le titre : « L’HORREUR ALIMENTAIRE »
      Si vous avez ache­té du miel récem­ment, vous avez pro­ba­ble­ment tou­ché du doigt, sans le savoir, « l’horreur alimentaire ».
      Même si vous avez ache­té du « miel de mon­tagne » ou du « miel bio ». Avec le jeu sub­til des éti­que­tages, plus per­sonne ne connaît aujourd’hui la véri­table ori­gine des ali­ments que l’on achète.
      Quand vous voyez un miel bio ori­gine « Ori­gine UE et non UE », cela veut dire qu’il y a peut-être 10 % de miel euro­péen bas-de-gamme dans le pot, et le reste vient pro­ba­ble­ment de Chine.
      Et encore, quand on parle de « miel chi­nois », tous les indus­triels savent que c’est un affreux abus de langage.
      « Là-bas, chez nos four­nis­seurs, je n’ai jamais vu de ruches ! Juste des labo­ra­toires qui fabri­quaient des sucres liquides. En réa­li­té, c’est un assem­blage de sirop de glu­cose et de dif­fé­rents sucres, de colo­rants, arômes, pol­lens et diverses sub­stances mys­té­rieuses dont seuls les Chi­nois connaissent le secret ! »
      Celui qui révèle ce scan­dale, c’est Chris­tophe Brus­set. Cet homme est un « repen­ti » de la mon­dia­li­sa­tion ali­men­taire. Il a été « tra­der » dans l’agro-alimentaire pen­dant 25 ans. Il a mon­té les pires escro­que­ries… ache­té les pro­duits les plus infâmes… Et trou­vé les astuces les plus ignobles pour trom­per le consom­ma­teur… avant de tout arrê­ter, écœu­ré par ce qu’il a fait et vu pen­dant toutes ces années.
      Vous vous deman­dez peut-être com­ment il est pos­sible qu’en France, du miel ven­du en super­mar­ché puisse être du « faux miel », fabri­qué sans la moindre abeille… dans une usine chinoise ?
      C’est très simple, je vais vous expliquer.
      Les indus­triels ont une ima­gi­na­tion sans limite : ils envoient du mau­vais miel chi­nois au Bré­sil, et il revient comme « Miel d’Amazonie ».
      Par exemple, pour réus­sir à impor­ter du « faux miel » chi­nois aux Etats-Unis, voi­ci la tech­nique employée par un gros four­nis­seur allemand :
      « Il exporte mas­si­ve­ment du miel chi­nois dans des pays comme l’Argentine, le Viet­nam ou l’Inde. Là-bas, il change les éti­quettes, et le réex­porte tel quel avec un faux cer­ti­fi­cat d’origine ».
      On a la même chose dans les rayons des super­mar­ché en France.
      Si vous voyez « Miel d’Amérique latine », méfiance.
      Ces pays exportent leur vrai miel vers les Etats-Unis, pas en Europe : il y a beau­coup de chance pour que ce soit du miel chi­nois ré-éti­que­té, et expé­dié depuis le Mexique.
      Hélas, il n’y a pas que le miel qui est « traficoté ».
      Il vous arrive peut-être de cra­quer pour une bonne tar­tine à la confi­ture de fraises.
      Si vous la faites vous-même, très bien : elle sera sûre­ment moins gor­gée de sucre, et puis les fraises seront… des fraises.
      Mais si vous ache­tez un pot de confi­ture dans un super­mar­ché, c’est une autre histoire.
      Il y beau­coup de chances qu’au lieu de man­ger de la fraise, de la fram­boise, ou des cerises, vous man­giez du… sureau.
      Même la confi­ture de fraise est truquée. »

      Réponse
  6. joss
  7. Arnaud

    Mais que fait donc de par­ti­cu­lier la par­tie de la popu­la­tion qui n’est pas ou très peu tou­chée par ces affec­tions ? A l’é­cole voi­là 30 ans, on m’a­vait dit qu’elle n’a­vait tout sim­ple­ment pas le « gène du can­cer »…le sujet avait été vite ran­gé. Récite et tais toi !
    Il est aus­si pos­sible que beau­coup moins de per­tur­ba­tions du vivant soient pré­sentes dans le mode de vie de cette par­tie de nos conci­toyens. Et quelles sont les per­tur­ba­tions du vivant ?
    Elles sont mul­tiples et leur approche prend du temps, de l’éner­gie et n’ex­cite peut être que celles et ceux qui aiment pro­fon­dé­ment la liber­té et recherchent l’autonomie.
    Pour les autres, ils leur reste à cou­rir encore et encore vers leurs « Espaces de san­té irrem­pla­çables », appe­lés aus­si phar­ma­cies, en espé­rant très fort que ne rien chan­ger à ces per­tur­ba­tions condui­ra à une dis­pa­ri­tion des maux qui les gênent.

    Réponse
  8. joss

    RT a sui­vi la mani­fes­ta­tion à Ber­lin du 29 août durant plus de 11h jus­qu’au soir !!!
    Elle est dis­po­nible sur ce lien (2 mil­lions de vue en 2 jours):
    https://​you​tu​.be/​o​F​h​u​q​R​D​o​eXk

    https://​you​tu​.be/​o​F​h​u​q​R​D​o​eXk

    Cer­tains médias ont décla­ré que cette mani­fes­ta­tion n’a­vait pas pu avoir lieu ou que la police avait dû la sus­pendre dès le début pour cause de non res­pect des mesures de sécu­ri­té ou qu’ils n’é­taient que 10.000 nazis, néga­tion­nistes, com­plo­tistes, anti-masques,… (ou que 5.000 méchants) :))

    Le dis­cours de R. Ken­ne­dy jr n’a fait l’ob­jet d’au­cune men­tion dans les médias dominants.

    Réponse
  9. Berberis

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Les activités de décembre 2022

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Chers amis, Je n'ai pas publié sur le blog depuis juillet, pardonnez-moi je désespère, et je me recentre comme je peux sur un projet de livre dont je vous parlerai un de ces jours. Vous êtes nombreux à me poser des questions au sujet de la reprise des émissions "Jeudi...