Gaël Giraud chez Thinkerview : Tsunami financier, désastre humanitaire ?

21/03/2019 | 8 commentaires

Pas­sion­nant, pas­sion­nant passionnant !

Une pen­sée puis­sante et géné­reuse, claire, hon­nête et sou­vent lumineuse. 

Encore une excel­lente vidéo Thinkerview.
Mer­ci à toute sa jeune équipe 🙂

———————

Ce soir (21 mars 2019), sur Sud Radio, c’est « Jeu­di Chouard, l’heure des citoyens consti­tuants » 🙂 et on va se deman­der, cette semaine avec Éli­sa­beth Lévy, À QUOI SERVENT LES JOURNALISTES ?

On va bien sûr dénon­cer (entre autres) la cor­rup­tion du jour­na­lisme éco­no­mique et finan­cier (et donc de l’o­pi­nion publique) ren­due pos­sible par L’ACHAT DES MÉDIAS PAR LES BANQUES.

Je vais essayer d’or­ga­ni­ser en deuxième heure la plage horaire consa­crée à répondre à VOS QUESTIONS.

Pour par­ler des « dérives » du jour­na­lisme en France, j’ai invi­té, mais au der­nier moment et c’est com­pli­qué pour tout le monde de démar­rer sur les cha­peaux de roues, Vik­tor Dedaj, Juan Bran­co (il fau­dra bien dénon­cer le scan­dale du com­por­te­ment jour­na­lis­tique à pro­pos de Julian Assange) et Denis Robert. Je vais aus­si appe­ler Hen­ri Maler, bien sûr, et je pense aus­si à Romain Migus (mais il est encore au Vene­zue­la), Mau­rice Lemoine (du Diplo), Roma­ric Godin, et évi­dem­ment Laurent Mau­duit. Tous ces vrais jour­na­listes (de fait) sont invi­tés dans cette émis­sion dédiée à la pro­mo­tion d’un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire : j’ai­me­rais écrire avec eux quelques articles de consti­tu­tion, ici sur les jour­na­listes et sur les lan­ceurs d’a­lerte (et sur d’autres sujets qui leur paraî­traient importants).

Hâte d’être à ce soir (je vous écris dans le train) 🙂

Et puis demain, c’est Longwy (près de Metz).

Étienne.

PS : l’a­dresse de la play­list de Sud Radio Jeu­di Chouard 🙂
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8 Commentaires

  1. zedav

    Gaël Giraud n’a aucun pro­blème avec la créa­tion moné­taire par les banques privées.
    J’en ai un, et il est même majeur : il n’y a stric­te­ment aucune rai­son pour que soit confié ce rôle intrin­sè­que­ment lié à la vraie sou­ve­rai­ne­té d’un État à une ins­ti­tu­tion pri­vée… il me sem­blait que c’é­tait aus­si la posi­tion d’Étienne.

    La créa­tion moné­taire pri­vée conduit méca­ni­que­ment à l’en­det­te­ment, c’est très bien éta­bli par la para­bole de l’île.

    Réponse
  2. Florence

    Bon­jour,

    Je n’ai pas lu Gaël Giraud mais j’ai écou­té du mieux que j’ai pu l’in­ter­view de Thin­ker­view (chaîne si impor­tante de nos jours).

    Autant ses ana­lyses éco­no­miques sont inté­res­santes et sans doute appro­fon­dies, l’a­li­gne­ment de l’é­co­no­mie sur la tran­si­tion éco­lo­gique me fait frémir.

    Cela méri­te­rait des argu­ments et des réfé­rences que je ne sau­rais avoir et pré­sen­ter, et encore moins en com­men­taire !, même chez Etienne. Mais une alarme tres­saille tou­jours à ce sujet en moi, et toutes mes lec­tures n’ar­rivent jamais à se ras­su­rer d’une telle pers­pec­tive, au contraire. 

    L’é­quipe du Drône (en Suisse) vient de signa­ler l’exis­tence d’un livre assez ancien sur la face hyper-tech­no­lo­gique du nazisme de Jef­frey HERF. Oui, à lire, sûre­ment. Pour ma part, mon grand auteur en la matière est Gün­ter ANDERS, et l’im­por­tance de Pièces et main d’oeuvre, en France actuelle.

    Les pro­pos qui se veulent enthou­sias­mants de M. Giraud me font craindre le pire, aus­si convain­cu est-il (et sans doute parce qu’il est convain­cu, d’ailleurs), alors que la connais­sance de la Nature que peut avoir cet ana­lyse et pro­sé­lyte pose ques­tion (il n’est pas le seul) sans par­ler du rôle de l’é­co­no­mie qu’on veut rendre tou­jours plus glo­bale (lui assu­ré­ment dans la barque, le fer­ry, le Titanic !?).

    Deux points fon­da­men­taux m’animent :

    - la Nature peut-elle être com­prise et pen­sée (et pra­ti­quée) har­mo­nieu­se­ment autre­ment que dans une rela­tion la plus directe et immer­gée pos­sible en son sein ?

    - peut-on rendre rendre éco­lo­gique contre soi-même ? (de men­tors et déci­sion­naires supé­rieurs en plus, comme moteurs d’un ensemble social de moins en moins immer­gé et aver­ti des lois de la Nature, varia­ble­ment conscient et/ou résis­tant aux thèses les plus pes­si­mistes, pré­oc­cu­pé d’autres sou­cis voire aller­gique à l’écologie).

    Enfin, ter­mi­nant à ce jour les Mémoires de Jean-Marie Degui­gnet, un Bas-Bre­ton du XIXe siècle, d’une vision abso­lu­ment rava­geuse, la connais­sance de la pédo­phi­lie ne fait aucun mys­tère à l’au­teur, tout comme les rouages de la misère (comme un conti­nuum aux Gilets jaunes). Livre jamais las­sant (et à ma grande sur­prise, puisque je l’ai enta­mé par recherche de détails locaux et domes­tiques (!), celui d’un esprit de son temps mais puis­sant et clair­voyant, il pour­rait être une « bible » pour nos embar­ras contem­po­rains et remet bien des pen­dules à l’heure, Gaël Giraud, plus que jamais dans la ligne de mire (sar­casme libé­ré : atten­tion, les perruques !)
    Merci.

    Réponse
    • Florence

      Erra­tum : lire « pra­ti­quée » au lieu de « pra­ti­que­ment ». « La nature pra­ti­quée har­mo­nieu­se­ment » donc, ceci dit avec toutes les réserves que l’har­mo­nie peu sus­ci­ter. Objec­tif mais quid de la pos­si­bi­li­té réelle !
      Une autre erreur, de paren­thèse. Merci.

      Réponse
      • Florence

        Et peu avec un T. Décidément !
        Degui­gnet a per­du la foi et a lu la socié­té bre­tonne en libre-pen­seur athée, venu de la misère, écri­vant ses mémoires dans un trou sans aucun confort, misère reve­nue (après avoir été sol­dat jus­qu’au Mexique, culti­va­teur et…).
        Amicalement.

        Réponse
  3. Florence

    Une illus­tra­tion extra par­mi d’autres des phé­no­mènes en cours ou his­to­riques, en lien avec ce que dit pré­cé­dem­ment, tan­dis que, pré­ci­sion, mon regard sur la Nature consi­dère l’hu­ma­ni­té comme fai­sant par­tie du Tout ou ce qui en est visible !, quelle que soit l’en­vie de celle-ci de s’en exclure ou de s’en croire maître ou capable de maîtrise :
    https://​twit​ter​.com/​y​a​n​n​s​a​n​/​s​t​a​t​u​s​/​1​1​0​8​2​7​6​5​2​1​1​0​4​3​4​7​136

    Réponse
  4. Renaud

    Juste une petite rec­ti­fi­ca­tion, le livre inti­tu­lé ‑Le com­merce des pro­messes- est de Pierre-Noël Giraud, et non de Gaël Giraud qu’on entend avec la plus grand atten­tion ici à Thinkerview.
    Je n’est pas tout lu des deux mais je les appré­cie beaucoup.
    ‑Le com­merce des pro­messes- livre de Pierre-Noël Giraud est remar­quable ain­si qu’un de ses autres livres ‑L’i­né­ga­li­té du monde- éd. Gal­li­mard (1996) la mon­dia­li­sa­tion dis­sé­quée et pis­tée par un grand professionnel.

    Ami­tiés

    Renaud

    Réponse
  5. Renaud

    Pour info, je viens d’ap­prendre que Gaël Giraud est tout sim­ple­ment le fils de Pierre-Noël Giraud. Ceci expli­que­rait en par­tie cela. Deux éco­no­mistes de pre­mier ordre.l
    L’in­ter­ven­tion de Gaël Giraud est ‘évi­dem­ment’ très inté­res­sante à de nom­breux titres. Ses don­nées sont, en prin­cipes, de pre­mier choix. D’où il se trouve Gaël Giraud ren­seigne beau­coup sur la réa­li­té contem­po­raine. Je dirais plus encore sur la – psy­cho­lo­gie – qui domine et règne dans les têtes des milieux finan­ciers trans­na­tio­naux dont il connaît l’in­ti­mi­té. Ain­si, il est quand même assez ter­rible que ce soit, au final, la pen­sée anglo-saxonne qui déter­mine qui, quoi et com­ment l’on va finan­cer les tranches d’ac­ti­vi­tés les plus déci­sives pour le mieux être, ou bien la perte de sens de la Vie de la majo­ri­té d’entre nous en ce monde. Catho­lique moi-même, je suis d’au­tant plus cri­tique vis à vis des milieux éco­no­mique se récla­mant du chris­tia­nisme. Parce que, mal­heu­reu­se­ment, les chré­tiens, par nature conser­va­teurs, ont une rela­tion au monde de l’é­co­no­mie et de l’argent com­plè­te­ment déter­mi­née par leur conser­va­tisme qui est – on ne peut plus mal pla­cé ! – (j’es­père avec l’ex­cep­tion de Gaël Giraud ?). Ce qui fait que les milieux chré­tiens, dans leur ensemble, cau­tionnent aveu­glé­ment le capi­ta­lisme le plus nocif. Tant et tant de chré­tiens consi­dèrent ce capi­ta­lisme (anglo-saxon) comme le paran­gon de la « véri­té » et de la « ver­tu » sans se rendre compte le moins du monde que ce capi­ta­lisme là est aus­si anti-chré­tien que le socialo-communisme.
    Il ne faut pas oublier que, his­to­ri­que­ment, la Révo­lu­tion fran­çaise a ger­mé dans la Révo­lu­tion anglaise qui se dérou­la durant la 2ème par­tie du 17èmes siècle (1689) la Banque d’An­gle­terre (1694) est ce modèle de la créa­tion de la mon­naie de cré­dit durant les trois siècles qui allaient suivre et qui, depuis lors, mar­qua pro­fon­dé­ment l’his­toire occi­den­tale à tra­vers la livre ster­ling et le dol­lar-us, cette Banque allait deve­nir au bout de trois siècle, le modèle mon­dial du fonc­tion­ne­ment ban­caires et, mal­gré les pro­grès tech­niques inces­sants, entraî­na tant et tant de tri­bu­la­tions, révo­lu­tion, guerre, etc.
    Très rapi­de­ment, il existe deux branches prin­ci­pale du capi­ta­lisme. Le capi­ta­lisme rhé­nan, issu à peu près du monde ger­ma­nique en géné­ral, ce capi­ta­lisme-là a le sou­ci de mettre en valeur les ter­ri­toires qu’il recouvre. La Suisse ter­ri­to­riale (et non pas ban­caire), qui n’est pas dans l’ « Europe », s’en porte très bien et en est le meilleurs exemple. L’Al­le­magne éga­le­ment pra­tique ce type de capi­ta­lisme, mal­heu­reu­se­ment elle le pilier de l’ « Europe » et est com­plè­te­ment sous contrôle anglo-amé­ri­cain et est vas­sa­li­sée comme toute l’ « Europe » par la puis­sance état­su­nienne à laquelle elle obéit comme « le chien de garde ou ber­ger alle­mand de l’ « Europe »… L’eu­ro nous fait cre­ver à petit feu, les résul­tats parlent d’eux-mêmes !. L’autre branche est le capi­ta­lisme de type anglo-saxon. Ce capi­ta­lisme-là est un capi­ta­lisme de – chas­seurs de primes – auquel la tech­no­lo­gie der­nière mou­ture donne des ailes et que Gaël Giraud connaît comme sa poche. Pour une cote­rie richis­sime et l’argent dic­ta­teur que cette cote­rie fait sor­tir du néant, le monde crève sous ses coups les plus tor­dus, toxiques, mor­tels et ses for­fai­tures. Ain­si, d’a­près Gaël Giraud, ces mes­sieurs disent que ce sont les chi­nois qui vont trou­ver les solu­tions pour en arri­ver dans le monde à une éco­no­mie inté­gra­le­ment verte. Ça, c’est pos­sible. Mai alors, que signi­fie cette atti­tude d’ ‘après moi le déluge?’ de tous ces cercles de diri­geants peu connus, peut-être, si, de Jacques Atta­li, don­nant leurs ordres aux gou­ver­ne­ments, quelque soient les mas­ca­rades insi­pides élec­to­rales, ces simples lar­bins, des gar­diens d’im­meubles qui porte encore les noms des anciennes nations qui n’ont plus ni sou­ve­rai­ne­té, ni voix au chapitre.
    Ce que dit ici Gaël Giraud est extrê­me­ment révé­la­teur de la tra­hi­son et de l’a­ban­don des poli­tiques, désor­mais dans le sillage des sphères finan­cières. Le niveau de for­ma­tion des poli­tiques et des par­le­men­taires, ces potaches, est cer­tai­ne­ment plus bas que la moyenne de la socié­té ; en France, c’est à peu près sûr.
    Ceci dit cet entre­tien avec Gaël Giraud trai­tant un grand nombre de sujets, tous plus lourds les uns que les autres, est une somme pré­cieuse des don­nées contem­po­raines déter­mi­nantes à des degrés divers.
    Dom­mage qu’il soit ‘euro­péiste’ car cela l’é­loigne (j’es­père ici me tromper)
    du Prin­cipe de Sub­si­dia­ri­té. Ce prin­cipe, non cité, que je sache, dans la Consti­tu­tion de la Confé­dé­ra­tion Hel­vé­tique est pour­tant mis en pra­tique dans le fonc­tion­ne­ment poli­tique et ter­ri­to­rial de la Suisse On ferait bien de s’en ins­pi­rer d’urgence !

    Ami­tiés

    Renaud

    Réponse

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