Comment nous transformer d’électeur enfant en citoyen adulte

27/08/2018 | 10 commentaires

[Flash #5] Pro­blème tech­nique ou politique ?

L’en­tre­tien ori­gi­nal inté­gral (c’é­tait à Nan­cy, nostalgie 🙂 ) :

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet : 

Pré­cé­dents signalements : 

https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​6​/​0​9​/​0​1​/​r​e​s​u​m​e​-​d​e​n​s​e​-​3​7​-​m​i​n​-​l​e​s​-​e​l​e​c​t​e​u​r​s​-​e​n​f​a​n​t​s​-​d​o​i​v​e​n​t​-​m​u​t​e​r​-​e​n​-​c​i​t​o​y​e​n​s​-​a​d​u​l​t​e​s​-​a​d​u​l​t​e​s​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​-​e​t​-​d​o​n​c​-​e​c​o​n​o​m​i​q​u​es/

https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​5​/​1​0​/​3​0​/​c​o​m​m​e​n​t​-​m​u​t​e​r​-​e​n​-​c​i​t​o​y​e​n​-​a​d​u​l​te/

Plan de l’en­tre­tien et réfé­rences (mer­ci Catherine) : 
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Comment_muter_en_citoyen_adulte_%3F_-_Etienne_Chouard

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10 Commentaires

  1. etienne

    Un autre germe d’A­thènes (avec la cen­tra­li­té du tirage au sort des repré­sen­tants) : l’en­ga­ge­ment for­mel de chaque citoyen à défendre lui-même la démo­cra­tie, les armes à la main s’il le faut :

    « Quand les Athé­niens, « par tri­bus et par dèmes », prê­taient le ser­ment suivant : 

    « Je ferai périr, par parole, par action, par vote, et de ma main, si je le puis, qui­conque ren­ver­se­ra la démo­cra­tie athé­nienne, ou, le régime une fois ren­ver­sé, exer­ce­ra par la suite une magis­tra­ture, qui­conque se lève­ra pour s’emparer de la tyran­nie ou aide­ra le tyran à s’é­ta­blir. Et si c’est un autre qui le tue, je l’es­ti­me­rai pur devant les dieux et les puis­sances divines, comme ayant tué un enne­mi public ; je ferai vendre tous ses biens, et j’en don­ne­rai la moi­tié au meur­trier sans le frus­trer de rien. Et si un citoyen périt en tirant un de ces traîtres, ou en essayant de le tuer, je lui témoi­gne­rai ma recon­nais­sance, ain­si qu’à ses enfants, comme on l’a fait à Har­mo­dios et à Aris­to­gi­ton et à leur pos­té­ri­té. Et tous les ser­ments qui ont été prê­tés à Athènes, à l’ar­mée ou ailleurs, pour la ruine du peuple des Athé­niens, je les annule et j’en romps les liens » ;

    il ne s’a­gis­sait pas de paroles en l’air. Une stèle de l’a­cro­pole, datée de ‑409, honore ceux qui ont tué, de leurs mains, l’o­li­garque Phry­ni­chos. Un des meur­triers, un étran­ger, est fait citoyen. »

    Pierre Vidal-Naquet, dans sa pré­face au livre épa­tant de Moses I. Fin­ley, « Démo­cra­tie antique et démo­cra­tie moderne » (1972), p 42.

    https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/d%C3%A9mocratie-antique-et‑d%C3%A9mocratie-moderne-9782228897518

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  2. etienne

    WHY ELECTIONS ARE BAD FOR DEMOCRACY

    (vidéo 3 min. sous-titrée)

    Réponse
  3. etienne

    Qu’est-ce que la démocratie athénienne représentait vraiment ?

    par Melis­sa Schwartz­berg (5 min) :

    Réponse
  4. etienne

    Constitution du 24 juin 1793, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen :

    Article 27. – Que tout indi­vi­du qui usur­pe­rait la sou­ve­rai­ne­té soit à l’ins­tant mis à mort par les hommes libres.

    https://​www​.conseil​-consti​tu​tion​nel​.fr/​l​e​s​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​s​-​d​a​n​s​-​l​-​h​i​s​t​o​i​r​e​/​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​-​d​u​-​2​4​-​j​u​i​n​-​1​793

    Réponse
  5. Jean Bourgeois

    Immense mer­ci Etienne pour ton énorme tra­vail d’in­for­ma­tion citoyen.
    Connais-tu et que penses-tu de « La Grande Relève » .
    Men­suel de Réflexion Socio-Eco­no­mique vers la Démo­cra­tie D’une Eco­no­mie de Partage ?
    Jean Bour­geois Jemelle Belgique

    Réponse
  6. etienne

    Le Grand Soir : Si c’est pas le Venezuelaaaaaa…

    « Aujourd’hui, une nou­velle somme toute assez banale s’affiche sur mon écran d’ordinateur : « L’Arabie saou­dite demande la peine de mort pour 5 mili­tants des droits de l’homme ». On note­ra au pas­sage que l’Arabie Saou­dite est membre de la com­mis­sion de l’ONU pour les droits de l’homme.

    On se rap­pel­le­ra que lors de la récente visite du jeune et moderne et cool Roi – pas vrai­ment démo­cra­ti­que­ment élu, mais bon, on s’en dou­tait vu son titre – la presse et la classe poli­tique furent enchan­tés par l’annonce de pro­grès ful­gu­rants en matière de droits humains au royaume des Saouds. Il faut bien dire qu’on sen­tait – entre les lignes – leur sou­la­ge­ment d’avoir enfin quelque chose de posi­tif à racon­ter sur ce pays de merde.

    Il fau­drait un jour dres­ser la longue liste des pays de merde dont les amis et sym­pa­thi­sants décla­rés ne sont jamais som­més de se « jus­ti­fier » par les médias, quelle que soit l’énormité des crimes com­mis (pas­sés et pré­sents). Pour des pays comme l’Arabie Saou­dite, la Colom­bie, Israël ou les Etas-Unis, ils trou­ve­ront tou­jours assez de spé­cia­listes pour expli­quer, assez de ven­dus pour jus­ti­fier, assez d’ordures pour approu­ver, assez de gogos pour oublier et assez de lâches pour se taire.

    Théo­phraste R.
    agent asser­men­té au ser­vice de contrôle des deux-poids, deux-mesures »

    Source : Le Grand Soir, https://​www​.legrand​soir​.info/​s​i​-​c​-​e​s​t​-​p​a​s​-​l​e​-​v​e​n​e​z​u​e​l​a​a​a​a​a​a​.​h​tml

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  7. etienne

    Julia Cagé démonte une démocratie privatisée

    30 août 2018 par JOSEPH CONFAVREUX (Media­part) :

    Que vaut le vote ? En étu­diant le « prix de la démo­cra­tie », l’économiste Julia Cagé éta­blit la façon dont les élec­tions s’achètent et sont cap­tu­rées par les inté­rêts de quelques-uns. Et pro­pose des mesures, simples et inédites, pour remé­dier à cette per­ver­sion inte­nable du sys­tème représentatif.

    « La démo­cra­tie, c’est à qui paie gagne. » Cette for­mule de l’économiste Julia Cagé ne s’applique pas seule­ment, comme on le croit sou­vent, à l’élection pré­si­den­tielle états-unienne ou à la ville de Cor­beil-Essonnes, chère à Serge Das­sault. Elle concerne l’ensemble des pays démo­cra­tiques, comme elle le démontre dans son consis­tant ouvrage, Le Prix de la démo­cra­tie (Fayard), fon­dé sur un pano­ra­ma international.

    Cette enquête étonne et détonne par­ti­cu­liè­re­ment pour la France, prompte à se croire à l’abri de l’influence de l’argent légal dans les pro­cé­dures démo­cra­tiques. Alors que la cher­cheuse montre pour­tant l’existence d’un « effet cau­sal » des dépenses élec­to­rales sur les résul­tats des élec­tions locales et natio­nales en France, où même des « mon­tants rela­ti­ve­ment faibles sont en fait suf­fi­sants pour faire bas­cu­ler un nombre impor­tant de voix ».

    Pour Julia Cagé, cet effet cau­sal pour­rait notam­ment expli­quer en grande par­tie « l’étrange défaite » de la droite aux élec­tions légis­la­tives de 1997, quatre ans après la débâcle his­to­rique du PS et deux ans seule­ment après la large élec­tion de Jacques Chi­rac à l’Élysée : « Les can­di­dats de la droite, habi­tués à dépendre lar­ge­ment des dons des entre­prises pri­vées, n’ont pas réus­si à se remettre de leur inter­dic­tion en 1995, alors que les can­di­dats de la gauche, qui pour la plu­part n’en béné­fi­ciaient pas, n’ont pas souf­fert de cette interdiction. »

    Ses recherches menées avec la cher­cheuse Yas­mine Bek­kouche montrent que « l’argent dépen­sé par les can­di­dats a un impact direct sur le nombre de voix qu’ils obtiennent aux élec­tions muni­ci­pales comme aux élec­tions légis­la­tives, au tra­vers des effets des dépenses de cam­pagne ». Même si, recon­naît l’économiste, « l’argent compte en poli­tique, mais à condi­tion de l’investir sur le bon che­val », et que l’on pour­rait trou­ver plu­sieurs cas d’irrégularités sta­tis­tiques de can­di­dats bien finan­cés mais ayant atti­ré peu de voix, au pre­mier rang des­quels le can­di­dat socia­liste Benoît Hamon lors de la pré­si­den­tielle de 2017, dans la cam­pagne duquel Julia Cagé était engagée.

    Les pro­cé­dés et les pro­cé­dures qui font que le prin­cipe « un homme, une voix » est deve­nu une illu­sion et que ce sont, en réa­li­té, les pré­fé­rences poli­tiques des plus for­tu­nés qui s’imposent dans les assem­blées légis­la­tives et les lieux de l’exécutif, varient dans le temps et dans l’espace. L’importance prise par l’argent dans chaque pays n’est pas com­pa­rable : les États-Unis font la course lar­ge­ment en tête, même s’il est impor­tant de voir qu’il n’y a pas « d’un côté un modèle ver­tueux euro­péen, et de l’autre un sys­tème amé­ri­cain vicié ».

    Mais au-delà de l’épouvantail amé­ri­cain, « qu’on ne devrait pas tant voir comme un contre­point que comme un futur pos­sible si rien n’est fait », des pays que l’on pour­rait pen­ser épar­gnés se trouvent en réa­li­té par­mi les pre­miers concer­nés. Ain­si de l’Allemagne, qui dis­pose pour­tant d’un « sys­tème nova­teur et sophis­ti­qué de finan­ce­ment public des par­tis poli­tiques », appuyé notam­ment sur des fon­da­tions poli­tiques puis­santes et bien dotées, mais qui est, en quelque sorte, sub­mer­gé par l’absence de limites faites aux dons pri­vés, en par­ti­cu­lier l’argent en pro­ve­nance des grandes entre­prises, par­ti­cu­liè­re­ment ceux venus du sec­teur exportateur.

    Cela a des consé­quences visibles sur les posi­tions des res­pon­sables poli­tiques concer­nant la ques­tion de l’excédent com­mer­cial alle­mand, dont les consé­quences sur l’Europe entière, et la Grèce en par­ti­cu­lier, ne sont plus à démon­trer. De même, inter­roge, faus­se­ment ingé­nue, Julia Cagé, « qui pour­rait voir le moindre lien entre d’une part le fait que, entre 2000 et 2015, Volks­wa­gen a ver­sé 1,8 mil­lion d’euros aux par­tis poli­tiques alle­mands, BMW plus de 3,7 mil­lions et Daim­ler 7,2 mil­lions, et d’autre part le die­sel­gate » qui a tou­ché les gros construc­teurs alle­mands, et est lar­ge­ment dû à une régu­la­tion trop timide et trop lâche du diesel ?…[…]

    Lire la suite (sur Mediapart) :

    https://​www​.media​part​.fr/​j​o​u​r​n​a​l​/​c​u​l​t​u​r​e​-​i​d​e​e​s​/​3​0​0​8​1​8​/​j​u​l​i​a​-​c​a​g​e​-​d​e​m​o​n​t​e​-​u​n​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​p​r​i​v​a​t​i​see

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  8. etienne

    Chris Hedges (qui est un journaliste épatant) interroge David Van Reybrouck Reybrouk (qui est un chercheur épatant) sur le tirage au sort en démocratie 🙂
    Can « drawing by lots » save democracy ?

    Réponse
    • Ronald

      Une inter­view très sympathique.
      Le point le plus inté­res­sant pour ma part est la dis­cus­sion sur le refe­ren­dum. Il est net­te­ment cri­tique en expli­quant que pour lui la déci­sion d’un échan­tillon bien infor­mé est meilleure que la déci­sion de tout un peuple mal infor­mé sous l’emprise d’ar­gu­ments « irra­tio­nal ». Bien sur, Chris Hedges com­prend l’ar­gu­men­taire. Mais la consé­quence logique est l’a­bo­li­tion des refe­ren­dums pour avoir une meilleure démo­cra­tie. Le pro­blème n’est pas encore tel­le­ment sou­le­vé, mais quand il fau­dra dis­cu­ter de cela, ça va faire quelques remous.

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  9. Louise Wiseman

    Bon­jour à vous,
    Nous sommes un nou­veau par­ti poli­tique CITOYENS AU POUVOIR du QUÉBEC et c’est la démo­cra­tie directe qui en est le cœur.
    Nous nous fai­sons connaître par les réseaux sociaux mais par aucun autre média. (C’est nor­mal direz-vous) mais il est réel­le­ment très impor­tant que le Qué­bec entier entende au moins par­ler de nous. Les élec­tions sont le 1er octobre et j’ose vous deman­der (sans en avoir par­lé au Chef d’a­bord) si vous avez quelques moyens pour nous aider, trou­ver com­ment nous faire connaître, au moins qu’on connaisse ce que nous vou­lons faire pour eux par la démo­cra­tie directe. Avez-vous une vidéo expli­ca­tive à ce sujet. Nous ne vou­lons pas d’argent mais de la visibilité.

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