Gilets jaunes, un mouvement révolutionnaire ? Échanges avec Philippe Pascot et Jean Lassalle sur BTLV

6/12/2018 | 18 commentaires

Gilets jaunes, un mouvement révolutionnaire ? Échanges avec Philippe Pascot et Jean Lassalle sur BTLV

Gilets jaunes, un mouvement révolutionnaire ? Échanges avec Philippe Pascot et Jean Lassalle sur BTLV

Gilets jaunes, un mouvement révolutionnaire ? Échanges avec Philippe Pascot et Jean Lassalle sur BTLV

Gilets jaunes, un mouvement révolutionnaire ? Échanges avec Philippe Pascot et Jean Lassalle sur BTLV

Mon com­men­taire de ce for­mi­dable graffiti 🙂 :

Pour avoir un pré­sident des pauvres, il faut chan­ger la constitution. 

Et, pour écrire une consti­tu­tion digne de ce nom, il faut des Gilets jaunes qui se trans­forment en citoyens constituants. 

On n’a pas besoin de maîtres qui se déguisent en repré­sen­tants, il nous faut des repré­sen­tants qui res­tent les ser­vi­teurs du bien com­mun : ce sont des PROCÉDURES (de dési­gna­tion et de contrôle et de révo­ca­tion et de puni­tion) qui peuvent garan­tir cette fia­bi­li­té des représentants. 

Et c’est com­plè­te­ment idiot de lais­ser écrire et modi­fier ces pro­cé­dures fon­da­trices par les repré­sen­tants eux-mêmes !… 

Voi­là l’im­passe poli­tique où est coin­cée l’Hu­ma­ni­té depuis tou­jours et dont les Gilets Jaunes sont en train de sor­tir, en se caillant sur des péages et des ronds-points, et en deve­nant consti­tuants débu­tants, loin de Paris mais la tête bien sur les épaules.

Étienne.

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18 Commentaires

  1. Zaharia Raymond

    Salut Etienne
    Bra­vo pour ton action !
    Pour le time code de la video ci des­sus, je pense que tu l’as réglé 5 ou 10 secondes trop tard :
    on n’en­tend pas la ques­tion de Bob, mais seule­ment ta reponse… je pense que ce serait plus per­cu­tant d’a­voire aus­si la question
    !

    Réponse
  2. christine carras

    Bon­jour Mon­sieur Chouard,

    Je vous ai décou­vert un jour sur FB à tra­vers un repor­tages et là, vous m’êtes appa­ru comme une révé­la­tion… tout ce vous avan­cez me parle, et m’apparaît comme une évi­dence pour que nous sor­tions du chaos social dans lequel nous nous trou­vons aujourd’hui.

    Juste pour vous dire, même si je sais que vous ne le vou­lez peut être pas, que c’est vous que je choi­si­rais si je devais dési­gner l’homme qui repré­sen­te­rait les gilets jaunes. 

    En ce moment on peut voir des gilets jaunes débattre à la tv face aux membres du gou­ver­ne­ment dont les débats sont diri­gés par des médias appar­te­nant aux plus grands groupes. Les gilets jaunes se font com­plè­te­ment désta­bi­li­ser et contrer par manque de connais­sances et de culture du monde politique.…et c’est là que je me dis à chaque fois que vous face à eux… ce serait le début de la fin de cette fausse démo­cra­tie diri­gée par les ultras riches.

    Réponse
  3. Clément

    Je retiens de la 1ère par­tie du live sur BTLV que dans l’immédiat les Gilets-Jaunes ne doivent sur­tout pas abandonner :
    – La comp­ta­bi­li­sa­tion du vote-blanc
    (annu­la­tion des Euro­péenne si majoritaire)
    – le R.I.C et ses 4 volets

    A étu­dier pour la Consti­tu­tion future :
    – pla­fon­ner salaire et patrimoine
    – Secu­ri­té Sociale pour tous
    – Tirage au sort
    – sou­ve­rai­ne­té monétaire
    – protectionnisme
    – sor­tie de l’U.E telle qu’elle est?…

    Et une grande inquié­tude pour les violences
    à venir ce same­di (sur­tout s’il y a en même temps
    la marche pour la bio-diversité…)

    Réponse
  4. etienne

    Dans leurs négo­cia­tions avec nos maîtres « élus »,
    les Gilets Jaunes feraient bien de se sou­ve­nir de 

    la tromperie de « la nuit du 4 août » 1789 (expliquée par Henri Guillemin) :

    Réponse
    • philippe dumont

      Atten­tion manipulation , 

      J’ai orga­ni­sè les 1er jours ; donc le 17 novembre , l’oc­cu­pa­tion de l’è­chan­geur Est de Car­cas­sonne (Trèbes) en gilet jaune.

      Hier same­di 7 dècembre à 14h30 je me suis fait virè publi­que­ment et manu mili­ta­ri ( par une dizaine de per­sonnes du groupe orga­ni­sa­teur des gilets jaune « Car­cas­sonne en colère  » qui m’ont hur­lè et sau­tè des­sus ) car je « par­lais de manière infor­melle et pri­vè aux par­ti­ci­pants » et ceci ne plai­sait pas aux  » orga­ni­sa­teurs » de « Car­cas­sonne en colère » .
      Ils m’ont mena­cè phy­si­que­ment , hur­lè « d’ap­pe­ler la police  » et me donnent l’ordre « de ne plus revenir ».
      Ne vou­lant pas me battre je suis donc par­ti sous les cris de cette horde d’une dizaines d’individus.

      Les gouttes qui pour eux ètaient de trop, c’est quant visi­ble­ment j’ai dit que ;
      « les par­tis poli­tiques n’è­taient pas la solu­tion mais le problème »
      Quant j’ai èvo­què le TDN THOR fin 2019 à mal­vè­sie et la pol­lu­tion radio­ac­tive pour les terres et l’eau .…
      Quant j’ex­pli­quais le fonc­tio­ne­ment de la dèmo­cra­tie direct , vota­tions et tirage au sort des reprèsentants .…
      Que la seule solu­tion ètait pour moi la sor­tie de l’UE de l’O­TAN du FMI .…

      Ce que je pense ; c’est que à Car­cas­sonne, sur l’è­chan­geur de trèbes avec « Car­cas­sonne en colère », le mou­ve­ment est tenu par des mil­li­tants poli­tique orga­ni­sès avec un gou­rou, vou­lant gar­der le contrôle sur la popu­la­tion locale et la situa­tion en
      fai­sant croire que le mou­ve­ment est spontanè
      , en le mani­pu­lant dis­crè­te­ment de l’in­ter­rieur , dis­tri­buer des infor­ma­tions dèfor­mès , inter­dire la parole libre, èli­mi­ner les empe­cheurs de tour­mer en rond , , … mais on est clai­re­ment face à un groupe consti­tuè qui fait de la poli­tique poli­ti­cienne , tout en disant et fai­sant croire le contraire. Ce groupe a tra­hi l’es­pris des gilets jaune et n’est pas lègitime.

      De quel parti ?
      Curieu­se­ment on peut y voir des chaises venant de la mai­rie de Trebes ou des tentes de l’a­glo­mè­ra­tion de Car­cas­sonne. Nous savons que mr Phi­lippe Fou­gères à ètè asses­seurs en 2011 à Caunes-Miner­vois au pri­maires pour le PS ? On peut voir des per­so­na­li­tès poli­tique locale proche du par­ti com­mu­niste dans cer­taines initiatives ?
      Est-ce par­tout pareil ?

      Réponse
  5. claude saint-jarre

    Lors­qu’É­tienne dit qu’on va avoir la Consti­tu­tion qu’on aura écrite, ça veut dire que l’As­sem­blée Consti­tuante ori­gine de la base et non du Gouvernement ?

    Réponse
  6. Hadrien

    Heu­reux d’en­tendre Jean LASSALLE iden­ti­fier Pom­pi­dou, ancien ban­quier, comme l’o­ri­gine de la dette auprès des banques et du marché.

    Il est inté­res­sant de savoir com­ment on en est arri­vés aujourd’hui là… où l’on a vou­lu nous mener, c’est à dire à « la ser­vi­tude volon­taire » des États en faveur du « monde de la finance » !

    Mais rap­pe­lons tout d’abord l’origine des temps qui nous concernent :

    Lois du 24 juillet 1936 (Front populaire)
    et du 2 décembre 1945 (De Gaulle) :

    Elles font de la Banque de France un “ser­vice public” et pré­voient que son capi­tal sera trans­fé­ré à l’État le 1er jan­vier 1946. De Gaulle natio­na­lise par ailleurs le sec­teur du cré­dit des banques com­mer­ciales privées.

    Com­mencent alors les « Trente Glo­rieuses », et le « Cir­cuit du Tré­sor » mis au point par son Direc­teur Bloch-Lai­né (1947−1952), ancien tré­so­rier de la Résis­tance, qui prévoit :

    – les prêts et avances directs de la Banque de France au Trésor

    – la sous­crip­tion obli­ga­toire des banques aux bons du Tré­sor à taux fixe impo­sé, leur mon­tant mini­mum consti­tuant un « plan­cher » révi­sable chaque année.

    Ces trente glo­rieuses vau­dront à la France une crois­sance double de celle des États-Unis.

    LA DETTE :
    COMMENT ON EN EST ARRIVE LA …

    Note en 1963 du Pre­mier ministre Georges Pom­pi­dou, ancien fon­dé de pou­voir du Groupe Roth­schild, à son ministre des Finances Valé­ry Gis­card d’Estaing :

    « Les émis­sions du Tré­sor à court, moyen et long terme doivent s’adapter, par des méca­nismes appro­priés, aux condi­tions exis­tant sur le mar­ché moné­taire et le mar­ché financier ».

    La note recom­mande les émis­sions « réa­li­sées par voie d’adjudication, au détri­ment de celles cor­res­pon­dant à des sous­crip­tions obli­ga­toires à taux fixe pour se rap­pro­cher davan­tage des condi­tions du mar­ché », tra­dui­sant déjà la volon­té de son auteur de ren­voyer l’ascenseur à ses anciens maîtres en ren­dant la main au lob­by bancaire.

    Loi du 3 jan­vier 1973 :

    Après la dis­pa­ri­tion de De Gaulle, l’ancien ban­quier deve­nu Pré­sident de la Répu­blique (ça nous rap­pelle des choses !) fait entrer la « City » dans le Mar­ché Com­mun le 1er jan­vier 73 et fait ins­crire deux jours après, avant de dis­pa­raître à son tour l’année sui­vante, la loi qui sti­pule notam­ment : « Le Tré­sor public ne peut être pré­sen­ta­teur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ».

    Cet article (n° 25) ne fai­sait qu’interdire un cer­tain type de finan­ce­ment de la part de Banque de France, tout en lais­sant la pos­si­bi­li­té d’utiliser d’autres ins­tru­ments, sous réserve d’approbation par­le­men­taire. Mais ces encours furent désor­mais limi­tés à un mon­tant maxi­mal de 20,5 mil­liards de francs qui n’a pas été rééva­lué mal­gré l’inflation qui a sui­vi, de sorte qu’il a fal­lu aug­men­ter les appels aux mar­ché avec des taux d’intérêts qui ont fini par deve­nir impor­tants et fait croître la dette d’une façon exponentielle.

    Mais la Banque de France a ain­si per­du son sta­tut de ser­vice public et l’État doit emprun­ter désor­mais auprès des banques com­mer­ciales, encore natio­na­li­sées… pas pour long­temps ! Car on va bien­tôt inau­gu­rer « Les Trente Piteuses » :

    1976–1981, Ray­mond Barre “meilleur éco­no­miste de France”, selon Gis­card d’Estaing :

    Après le pre­mier élar­gis­se­ment euro­péen, il aban­donne “la pré­fé­rence euro­péenne” sous la pres­sion libé­rale du Royaume Uni, tout en s’engageant d’emblée à res­pec­ter « la dis­ci­pline moné­taire » à l’allemande… ; il fera connaître au pays une infla­tion record jusqu’à 16% !

    Paral­lè­le­ment, la crois­sance chute alors de moi­tié à 2,5% et ce, comme le mon­tre­ra plus tard Mau­rice Allais , de façon indé­pen­dante du choc pétro­lier, car la crois­sance amé­ri­caine, elle, res­ta inchan­gée, repas­sant au-des­sus de la notre jusqu’à la période actuelle.

    198283 : Le “tour­nant de la rigueur”

    Après les natio­na­li­sa­tions de 1981, Fran­çois Mit­ter­rand et son pre­mier ministre Pierre Mau­roy étaient cen­sés remettre en selle l’ordre key­né­sien au ser­vice du plus grand nombre. L’espoir est rapi­de­ment étouf­fé, sacri­fié sur l’autel de la construc­tion euro­péenne et de la « conver­gence » de ses éco­no­mies, notam­ment en vue de la mon­naie unique, à terme.

    Mais lais­sons par­ler Jean Pey­re­le­vade qui, dans son ouvrage de 2008, est plus disert qu’à l’habitude sur son rôle de prin­ci­pal pro­ta­go­niste de ce tour­nant auprès de Pierre Mauroy::

    “En fait, les plans de redres­se­ment de 1982–1983 per­mirent à la fois de cor­ri­ger les fan­tai­sies des pre­miers mois de la ges­tion mit­ter­ran­dienne et, plus struc­tu­rel­le­ment, de ter­mi­ner l’adaptation de l’économie fran­çaise à la nou­velle donne inter­na­tio­nale : il y eut dans notre action, pour une part signi­fi­ca­tive, comme une sorte de reli­quat de cor­rec­tion bar­riste… [On ne sau­rait mieux dire!]

    Bien enten­du, la bru­ta­li­té de la thé­ra­peu­tique, appli­quée sur un temps rela­ti­ve­ment court, n’alla pas sans effets secon­daires. De 1982 à 1984, le taux de crois­sance de l’économie fran­çaise fut divi­sé [encore et tou­jours, comme pour Mon­sieur Barre!] par deux (de 2,4% à 1,2%) tout en res­tant posi­tif, à un niveau que nous consi­dé­re­rions aujourd’hui comme médiocre mais accep­table. Simul­ta­né­ment, en 1983 et 1984, le pou­voir d’achat des ménages subit une légère dimi­nu­tion (-0,1% puis ‑1,1%), ce qui était conforme à la poli­tique sui­vie” [sic] !

    1986 : Acte unique euro­péen (J. Delors)

    « Le mar­ché inté­rieur com­porte un espace sans fron­tières inté­rieures dans lequel la libre cir­cu­la­tion des mar­chan­dises, des per­sonnes, des ser­vices et des capi­taux est assu­rée [… Le Conseil] s’efforce d’atteindre le plus haut degré de libé­ra­tion pos­sible. L’unanimité est néces­saire pour les mesures consti­tuant un recul en matière de libé­ra­tion des mou­ve­ments de capi­taux. »

    1986 : Loi Béré­go­voy sur la dérè­gle­men­ta­tion finan­cière déré­gle­men­ta­tion, dés­in­ter­mé­dia­tion, décloi­son­ne­ment, désinflation).

    Le chef de Cabi­net du ministre, le très libé­ral Jean-Charles Naou­ri,dépê­ché auprès de lui à cet effet, a été récom­pen­sé depuis par le sys­tème qui l’a nom­mé PDG du Groupe Casi­no. Béré­go­voy, lui, s’est sui­ci­dé après l’échec mémo­rable de la gauche aux élec­tions législatives.

    1988 : la France accepte le prin­cipe de la fin du contrôle des changes et la liber­té de cir­cu­la­tion des capi­taux – sans créer une har­mo­ni­sa­tion fis­cale entre Etats. La direc­tive Delors-Lamy pré­voit la libé­ra­li­sa­tion com­plète du mar­ché des capi­taux pour 1990.

    1990 : forte dimi­nu­tion de la fis­ca­li­té sur les reve­nus du capital

    1992 : le trai­té de Maas­tricht ins­ti­tue l’Union éco­no­mique euro­péenne, pré­lude à la mon­naie unique : 

    « toutes les res­tric­tions aux mou­ve­ments de capi­taux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites »

    L’article 104 du Trai­té de Maas­tricht (mis en appli­ca­tion le 1 er jan­vier 1993) spécifiait :

    « Il est inter­dit à la BCE et aux banques cen­trales des Etats membres, ci-après dénom­mées « banques cen­trales natio­nales », d’accorder des décou­verts ou tout autre type de cré­dits aux ins­ti­tu­tions ou organes de la Com­mu­nau­té, aux admi­nis­tra­tions centrales,aux auto­ri­tés régio­nales ou locales, aux autres auto­ri­tés publiques, aux autres orga­nismes ou entre­prises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques cen­trales natio­nales, des ins­tru­ments de leur dette est éga­le­ment interdite.

    1993 : Emprunt Bal­la­dur (ancien chef de cabi­net de l’ancien ban­quier Pompidou)

    Celui-ci entre­prend de vendre les « bijoux de famille » que De Gaulle et le Conseil Natio­nal de la Résis­tance avaient natio­na­li­sés à la Libé­ra­tion, en com­men­çant par le sec­teur bancaire.

    Paral­lè­le­ment, il réus­sit durant son man­dat le tour de force de la plus forte aug­men­ta­tion de la dette publique… !

    1998 (Chi­rac / Jos­pin / Strauss-Khan):

    Achè­ve­ment des pri­va­ti­sa­tions et créa­tion d’un régime fis­cal avan­ta­geux pour les stock-options. Lorsqu’intervient l’introduction de l’euro en 1999, il ne reste plus aucune des grandes entre­prises natio­na­li­sées à la Libé­ra­tion et en 1981.

    Mai 2005, Réfé­ren­dum sur la Consti­tu­tion européenne :

    Adou­bée par tous les notables et l’immense majo­ri­té des par­le­men­taires, la consti­tu­tion qui vou­lait gra­ver cela dans la marbre est reje­tée par les peuples fran­çais et hol­lan­dais. La Com­mis­sion Euro­péenne arrête les frais et inter­rompt la consul­ta­tion ori­gi­nel­le­ment pré­vue dans le reste de l’Europe.

    Décembre 2007, Trai­té de Lis­bonne (Sar­ko­zy et Merkel):

    Les deux s’entendent pour faire voter aux seuls par­le­men­taires, dans toute l’Europe, l’adoption des mesures éco­no­miques reje­tées par voie réfé­ren­daire, ceci par des­sus la tête des peuples… et de notre Conseil Consti­tu­tion­nel dont les membres émi­nents n’y voient rien à redire !

    Son article 123, enté­ri­nant l’article 104 du trai­té de Maas­tricht, sti­pule notamment :

    “Il est inter­dit à la BCE et aux banques cen­trales des Etats membres, ci-après dénom­mées banques cen­trales natio­nales, d’accorder des décou­verts ou tout autre type de cré­dit aux ins­ti­tu­tions ou organes de la Com­mu­nau­té, aux admi­nis­tra­tions cen­trales, aux auto­ri­tés régio­nales ou locales, aux autres auto­ri­tés publiques, aux autres orga­nismes ou entre­prises publics des états membres ; l’acquisition directe auprès d’eux, par la BCE, ou les banques cen­trales natio­nales, des ins­tru­ments de leur dette est éga­le­ment interdite.”

    On inau­gure ain­si « Les Calamiteuses »

    ….. OU L’ON A VOULU NOUS MENER :

    Mau­rice Allais, dès 1976 :

    “En aban­don­nant au sec­teur ban­caire le droit de créer de la mon­naie, l’État s’est pri­vé en moyenne d’un pou­voir d’achat annuel repré­sen­tant envi­ron 5,2% …”

    Mau­rice Allais, Prix Nobel d’économie en 1988 :

    “Dans son essence, la créa­tion de mon­naie ex nihi­lo actuelle par le sys­tème ban­caire est iden­tique à la créa­tion de mon­naie par des faux mon­nayeurs. Concrè­te­ment, elle abou­tit aux mêmes résul­tats. La seule dif­fé­rence est que ceux qui en pro­fitent sont différents.”

    André-Jacques Hol­becq, Phi­lippe Derruder :

    (La dette publique, une affaire ren­table. A qui pro­fite le sys­tème ? Edi­tions Yves Michel, Mai 2008)

    “Déli­bé­ré­ment, l’État a trans­fé­ré sur le sys­tème ban­caire pri­vé son droit réga­lien de créa­tion moné­taire. Sans que cela ait don­né lieu au moindre débat public, on a pri­va­ti­sé l’argent de sorte que nous, peuple soit-disant sou­ve­rain, devons main­te­nant ache­ter notre propre mon­naie auprès des banques…

    Depuis, l’État, c’est à dire nous tous, doit payer un inté­rêt à ceux qui achètent des ins­tru­ments de cette dette (40% de rési­dents, 60% de non-rési­dents). Au fil des années, cet argent dis­tri­bué aux plus riches plombe les finances publiques et nous voi­la entraî­nés dans une spi­rale infer­nale : recou­rir sans cesse à de nou­veaux emprunts pour cou­vrir le défi­cit qui, comme par hasard est tou­jours proche du mon­tant des intérêts…

    En réa­li­té, le trans­fert, qu’il soit celui d’aujourd’hui ou de demain, ne se fait pas d’une géné­ra­tion aux sui­vantes, mais entre couches sociales : ce sont les contri­buables d’aujourd’hui qui paient les rentes ver­sées aujourd’hui à ceux qui en béné­fi­cient ; ce seront les contri­buables de demain qui ver­se­ront ce qui sera dû, demain aux héri­tiers des déten­teurs de la dette… Le risque est que les tra­vailleurs pauvres de la géné­ra­tion sui­vante soient obli­gés de payer ces inté­rêts (par leurs impôts indi­rects, par exemple) aux déten­teurs déjà riches peu impo­sés sur leurs reve­nus du capital.”

    Extrait de la pré­face d’É­tienne Chouard : 

    « Tous les citoyens devraient par­fai­te­ment connaître les méca­nismes élé­men­taires de la créa­tion moné­taire et de la dette »

    Réponse
  7. Antoine

    « On nique pas le sys­tème en vou­lant le détruire
    on le nique en construi­sant sans lui »
    Ken­ny Arkana

    Cita­tion telle quelle, c’est cru, c’est pas aca­dé­mique, mais c’est une excel­lente option de direc­tion de pen­ser l’a­ve­nir prochain.

    Antoine

    Réponse
  8. Renaud

    Apprendre en agissant.
    Le mes­sage d’Ha­drien ci des­sus para­graphe de conclusion :
    OÙ L’ON A VOULU NOUS MENER
    Et bien Gérard Fou­cher dans ces deux vidéos ci-des­sous nous explique par­fai­te­ment bien le « phé­no­mène » de la mon­naie. Comme il est répé­té ci-des­sus, – tous les citoyens devraient par­fai­te­ment connaître les méca­nismes élé­men­taires de la créa­tion moné­taire et dette -.
    Si on ne veut pas tour­ner en rond poli­ti­que­ment indéfiniment…
    CETTE CONNAISSANCE MINIMUM DE LA MONNAIE EST INCONTOURNABLE !!
    Entre autres, c’est pour ça que l’ Europe » et l’eu­ro font par­tie des clés de cette pri­son éco­no­mique et sociale dont il faut sortir :
    Ci-des­sous par Gérard Foucher :

    Spé­cial Flash – 24 jan­vier 2017 (19 minutes)
    https://​you​tu​.be/​A​f​Q​l​_​z​Z​i​N7Y
    et
    Y’A PLUS DE SOUS ! – 17 sep­tembre 2014 (21 minutes)
    https://​you​tu​.be/​M​N​m​X​H​0​G​4​c​x​0​&​t​=​65s

    Réponse
  9. Berbère
  10. Berbère

    Maxim Nicolle, que révèle ses révé­la­tions ? #gilets­jaunes
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=23&v=K6D8–D8ApE

    en com :
    « Moi ce gars là il me rap­pelle le type dans la cou­ver­ture the eco­no­mist 2016 qui porte une cas­quette à l’en­vers et qui au des­sus de sa cas­quette porte une petite licorne, licorne qui sym­bo­lise la ven­geance et tout un tas d’autres choses et comme par hasard le mr Mys­tère n’est autre que Phi­lippe Argi­lier un homme qui » veut se ven­ger de l’é­ly­sé » et sur la cou­ver­ture l’homme en cas­quette à l’en­vers à un fusil der­rière la tête et Maxime ne cesse de répé­ter que sa vie est en dan­ger, c’est peut être une coïn­ci­dence mais sa fait beau­coup je trouve »

    argi­lier ami de jacques méde­cin – mafieux, ancien maire de Nice

    Pas de porte-parole
    non au pacte de Marrakech
    Oui au RIC
    On reste concentré 🙂

    Réponse
  11. Berbère

    Le front com­mun syn­di­cal active un pré­avis de grève à la police les 13 et 14 décembre
    …syndical…ça sent le roussi… ???
    https://​fran​cais​.rt​.com/​f​r​a​n​c​e​/​5​6​3​1​5​-​m​e​m​e​-​c​o​m​b​a​t​-​q​u​e​-​g​i​l​e​t​s​-​j​a​u​n​e​s​-​s​y​n​d​i​c​a​t​-​p​o​l​i​c​e​-​d​e​p​o​s​e​-​p​r​e​a​v​i​s​-​g​r​eve

    Insur­rec­tion : 8 Décembre, Pacte mon­dial des migra­tions, le chaos à nos portes – RDP 9/12/18
    https://​you​tu​.be/​d​6​T​8​R​n​_​u​hS0
    …et si tout ça avait été fomen­té de toute pièce…
    Pierre Hil­lard nous a peut-être don­né des pistes…

    Réponse

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  1. » Appel à témoins : gilets jaunes, manifestez-vous ! – DE LA GRANDE VADROUILLE A LA LONGUE MARGE - […] (5 décembre 2018) Gilets jaunes, un mouvement révolutionnaire ? Échanges avec Philippe Pascot et Etienne Chouard sur BTLV: https://www.chouard.org/2018/12/06/gilets-jaunes-un-mouvement-revolutionnaire-echanges-avec-philippe……

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Vidéo de mon intervention au 3ème Festival Citoyen (près de Toulon) du 1er mai 2022

  Sur l’élection et le tirage au sort, sur le RIC, sur le processus constituant populaire permanent, sur Alain (Émile Chartier), sur les élections sans candidats, sur les gilets jaunes et sur la priorité absolue que nous devrions tous donner à l'élaboration des...