Manifeste n° 1 : NOUS NE SOMMES PAS EN DÉMOCRATIE ! (édition La Relève et la Peste)

18/03/2017 | 62 commentaires

La jeune équipe de La Relève et La Peste vient de publier une chouette mise en page et une belle réa­li­sa­tion (beau papier, belle impres­sion, reliure cou­sue en fil rouge…) du texte dans lequel je pro­pose que, comme des adultes poli­tiques, nous com­pa­rions enfin, point par point, élec­tion et tirage au sort.


http://lareleveetlapeste.fr/manifeste-numero‑1/

 
C’est un peu « mon pre­mier livre », tout petit 🙂 

En fait, c’est un cha­pitre avant-coureur…

Pour vous procurer ce « manifeste n°1 » :

http://lareleveetlapeste.fr/produit/manifeste‑1/

Vous pou­vez voir le texte et la vidéo cor­res­pon­dante ici :
https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​6​/​1​2​/​2​1​/​v​i​d​e​o​-​e​t​-​t​e​x​t​e​-​l​a​n​t​i​d​o​t​e​-​u​n​i​v​e​r​s​e​l​-​a​u​-​c​a​p​i​t​a​l​i​s​m​e​-​c​e​-​s​e​r​a​-​u​n​-​p​e​u​p​l​e​-​d​e​v​e​n​u​-​c​o​n​s​t​i​t​u​a​n​t​-​c​a​p​a​b​l​e​-​d​e​-​c​o​n​d​u​i​r​e​-​l​u​i​-​m​e​m​e​-​l​e​-​p​r​o​c​e​s​-​d​e​-​l​e​l​e​c​t​i​on/

Je me demande bien ce que vous allez pen­ser de cette ver­sion papier 🙂

Etienne.


Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​0​6​3​7​4​2​1​9​2​317

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62 Commentaires

  1. etienne

    Instruisons ensemble, comme des adultes politiques,
    LE NÉCESSAIRE PROCÈS CITOYEN DE L’ÉLECTION :

    Réponse
    • binnemaya

      Salut Etienne,
      Une petite dis­cus­sion non sans inté­rêt sur la démo­cra­tie entre Aude Lan­ce­lin et Alain Badiou :

      Réponse
  2. Jacques

    Alors que j’é­tais tout prêt à com­man­der plu­sieurs exem­plaires de « Nous ne sommes pas en démo­cra­tie ! » je découvre (dans le para­graphe « Notre concept ») l’exis­tence d’un « par­te­na­riat avec Amnes­ty Inter­na­tio­nal, don rever­sé à l’ONG pour chaque livre-jour­nal ven­du » … j’é­prouve de telles réti­cences que je ne sais si je vais com­man­der ou non. Mais POURQUOI ce partenariat ???

    Réponse
    • etienne

      ? et pour­quoi pas ? Tout le monde n’est pas au cou­rant des tur­pi­tudes d’AI 🙂

      Réponse
  3. etienne

    NDA dénonce à TF1 même la manipulation crapuleuse de TF1 pour fausser les présidentielles, et quitte le plateau en direct !

    Il fau­drait retrans­crire sa déclaration.
    Vidéo à enre­gis­trer, avant que TF1 ne cen­sure celle-là aussi :

    Vive le direct, et vive le courage !

    Réponse
  4. zedav

    Juste regret­table que son cou­rage s’ar­rête à la remise en cause du conseil d’é­tat (ce nid de vermine).

    Réponse
  5. BA

    En mars 2003, l’his­to­rien Rémi Kauf­fer avait publié un article explo­sif dans le men­suel HISTORIA :

    « Quand la CIA finan­çait la construc­tion européenne ».

    Mais ça, c’é­tait en mars 2003.

    Depuis la publi­ca­tion de cet article explo­sif, HISTORIA a été rache­té par Claude Per­driel. Claude Per­driel est un sou­tien de l’eu­ro­péiste Emma­nuel Macron.

    Du coup, Claude Per­driel a cen­su­ré l’ar­ticle « Quand la CIA finan­çait la construc­tion européenne » !

    A cause de cette cen­sure, plus per­sonne ne peut lire cet article sur internet !

    Heu­reu­se­ment, des cyber-mili­tants ont reco­pié cet article et ils l’ont mis en ligne.

    Vous pou­vez main­te­nant le lire ici :

    https://​drive​.google​.com/​f​i​l​e​/​d​/​0​B​9​N​-​9​4​e​_​Y​b​g​8​R​E​R​l​Y​U​t​x​N​X​k​0​d​2​8​/​v​iew

    Non à la cen­sure d’HISTORIA !

    Non à la cen­sure des articles qui gênent les européistes !

    Non à une socié­té de type « 1984 », comme George Orwell l’a­vait ima­gi­né dans son roman !

    Non à l’ex­cuse bidon que les euro­péistes ont trou­vée pour jus­ti­fier cette cen­sure : « pour des rai­sons tech­niques, le dos­sier CIA n’est pas dis­po­nible en ligne. »

    http://​www​.his​to​ria​.fr/​p​a​r​u​t​i​o​n​/​m​e​n​s​u​e​l​-​675

    Réponse
  6. etienne

    Olivier Berruyer : Arrêt Sur Images : du grand Samuel Laurent… 

    Oli­vier : « Le 10 février, Samuel Laurent, créa­teur du Déco­dex était chez Arrêt sur Images, avec Ruf­fin. Je vous recom­mande vive­ment cette émis­sion, dont voi­ci le Best Of (avec ma réponse) : 


    Samuel Laurent à Arrêt Sur Images (02÷2017) par les-crises

    […]

    Lire la suite :
    http://​www​.les​-crises​.fr/​a​r​r​e​t​-​s​u​r​-​i​m​a​g​e​s​-​d​u​-​g​r​a​n​d​-​s​a​m​u​e​l​-​l​a​u​r​e​nt/
    Source : les​-crises​.fr

    Réponse
  7. Thibaut

    Cher Etienne, je vois d’un très bon oeil ce pre­mier petit livre, une sorte d’a­vant goût je l’es­père du second (gros) livre que tu ne man­que­rais pas de nous écrire un jour. Et puisque tu te demande ce que l’on en fera, je m’en ser­vi­rai pour appuyer mes dis­cus­sion avec mes proches et moins proches sur le tirage au sort, pour pui­ser et m’ins­pi­rer des argu­ments en sa faveur. Voi­là, c’est donc une très bonne nouvelle.

    Réponse
  8. etienne

    INVITÉS ET PESTIFÉRÉS 

    un débat spon­so­ri­sé par le Par­quet Natio­nal Finan­cier, TF1, AXA, Roth­schild et Paris Match :

    Réponse
    • Ronald

      Rigo­lo, mais tu sais bien que c’est un peu mal­hon­nête. C’est dans l’autre sens qu’il faut inter­pré­ter les choses. Ce ne sont pas les mis en exa­men qui sont invi­tés. Ce sont ceux qui sont les plus hauts dans les son­dages (donc sont invi­tés) qui se prennent des « boules puantes » et donc se retrouvent mis en exa­men. Si Pou­tou fai­sait 20 % dans les son­dages, on ne tar­de­rait pas à lui trou­ver un détour­ne­ment d’argent de son syn­di­cat ou quelque chose du genre.

      Réponse
  9. Sylvain

    Il est tout de même scan­da­leux que tous les can­di­dats n’aient pas été pré­sents hier soir… 😮

    Réponse
  10. BA

    A par­tir de 1948, les ser­vices secrets amé­ri­cains avaient créé une asso­cia­tion : l’A­CUE. Cela signi­fiait « Ame­ri­can Com­mit­tee on Uni­ted Europe », c’est-à-dire « Comi­té amé­ri­cain pour l’Eu­rope Unie. »

    De 1948 à 1960, ce comi­té a don­né des cen­taines de mil­liers de dol­lars aux asso­cia­tions et aux mou­ve­ments qui mili­taient pour la construc­tion européenne :
    – le Mou­ve­ment européen,
    – l’U­nion des fédé­ra­listes européens.

    Autre­ment dit : à par­tir de 1948, les ser­vices secrets amé­ri­cains ont finan­cé les mou­ve­ments favo­rables à la construc­tion européenne.

    - Selon Wiki­pe­dia, les per­son­nages-clés du Mou­ve­ment euro­péen étaient :

    Paul-Hen­ri Spaak
    Robert Schuman
    Wal­ter Hallstein
    Jean Rey
    Gas­ton Thorn
    Valé­ry Gis­card d’Estaing.

    Aujourd’­hui, le pré­sident du Mou­ve­ment euro­péen est Jo Lei­nen. Un de ses vice-pré­si­dents est Jean-Marie Cavada.

    - Quant à l’U­nion des fédé­ra­listes euro­péens, ses diri­geants étaient Alexandre Marc, Denis de Rou­ge­mont, Altie­ro Spi­nel­li, Hen­ri Frenay. 

    Dans le livre « Cir­cus Poli­ti­cus », un cha­pitre s’in­ti­tule : « Nos chers amis de la CIA. »

    Je reco­pie :

    À quelques pas de la tour Hoo­ver, sorte de mina­ret cen­tral d’une cen­taine de mètres de haut, la Hoo­ver Ins­ti­tu­tion détient dans ses archives sept boîtes inti­tu­lées ACUE Col­lec­tion, un échan­tillon de l’his­toire secrète de l’Eu­rope poli­tique. Fon­dé en 1948, l’A­me­ri­can Com­mit­tee on Uni­ted Europe était une orga­ni­sa­tion pri­vée qui finan­ça des mou­ve­ments fédé­ra­listes euro­péens bien avant les trai­tés de Rome. L’ACUE n’a­vait pas pour seule obses­sion le décol­lage éco­no­mique de l’Eu­rope après la Seconde Guerre mon­diale, son objet était éga­le­ment poli­tique : faire bar­rage à la pres­sion com­mu­niste sur l’ouest de l’Eu­rope. Ce cénacle était d’ailleurs clai­re­ment une éma­na­tion des ser­vices secrets américains.

    Son pré­sident, William J. Dono­van, avait diri­gé à par­tir de 1942 l’Of­fice of Stra­te­gic Ser­vices (OSS), une agence qui dis­po­sait de près de 35 000 agents. Ins­pi­ra­teur de la CIA, il est consi­dé­ré comme « le père de l’In­tel­li­gence Ser­vice américain ». 

    Le vice-pré­sident de l’A­CUE ? Allen Dulles, qui avait diri­gé le bureau de l’OSS à Ber­lin, avant de prendre en 1953 la direc­tion de la Cen­tral Intel­li­gence Agen­cy pour plus de huit ans.

    Quel était le but exact de cette orga­ni­sa­tion ? Dans l’une des sept boîtes de l’A­CUE Col­lec­tion des archives de Stan­ford, une décla­ra­tion d’in­ten­tion non datée, mais dont des recou­pe­ments per­mettent d’é­ta­blir qu’elle remonte à 1950, éta­blit clai­re­ment, quoique par­fois de manière allu­sive, les objec­tifs et les moyens d’ac­tion : « L’A­me­ri­can Com­mit­tee on Uni­ted Europe a été fon­dé par un groupe de citoyens amé­ri­cains pri­vés qui consi­dèrent qu’un sou­tien orga­ni­sé mais offi­cieux du peuple des Etats-Unis envers l’i­déal de l’u­ni­té euro­péenne pour­rait se révé­ler un fac­teur déter­mi­nant de la direc­tion que pren­dra l’Eu­rope dans la seconde moi­tié du XXe siècle. »

    Ce pro­jet est clai­re­ment poli­tique. Cinq ans avant les trai­tés de Rome, la décla­ra­tion d’in­ten­tion signée par Dono­van, Dulles et les autres énonce un triple projet.
    D’un point de vue poli­tique : « créa­tion d’un par­le­ment repré­sen­tant les Etats démo­cra­tiques et les peuples de l’Eu­rope libre, avec des pou­voirs effec­tifs de législation » ;
    sur le plan éco­no­mique : « abo­li­tion des quo­tas doua­niers intra-euro­péens et du contrôle des changes » ;
    enfin, socia­le­ment : « garan­tie uni­forme des droits de l’homme et créa­tion d’une Cour euro­péenne pour les faire respecter ».
    Il y a plus de soixante ans, l’Eu­rope d’aujourd’hui …

    Au-delà du sou­tien moral, le comi­té « accorde un sou­tien finan­cier abso­lu­ment néces­saire à des struc­tures tra­vaillant pour l’u­ni­té de l’Eu­rope ». A la lec­ture de ces docu­ments, il appa­raît noir sur blanc que cette éma­na­tion des ser­vices secrets amé­ri­cains a finan­cé le Mou­ve­ment euro­péen, ras­sem­ble­ment d’u­nio­nistes et de fédé­ra­listes euro­péens fon­dé en 1948. Les noms des pré­si­dents hono­raires du Mou­ve­ment euro­péen figurent d’ailleurs sur la page de garde du docu­ment. Ce sont ceux de quelques pères de l’Eu­rope : Wins­ton Chur­chill, Alcide De Gas­pe­ri, Robert Schu­man, Paul-Hen­ri Spaak.

    Le sou­tien de l’A­CUE au pro­jet euro­péen dure­ra jus­qu’en 1960, trois ans après le trai­té de Rome. Douze ans en tout, douze ans seule­ment, mais qui auront chan­gé le monde et l’Europe.

    Un témoin direct atteste de l’in­fluence de l’an­cien vice-pré­sident de l’A­CUE, Allen Dulles, sur les pro­ta­go­nistes de la construc­tion euro­péenne, au pre­mier rang des­quels Jean Mon­net. Sou­ve­nons-nous que Allen Dulles fut le direc­teur de la CIA de 1953 à 1961. Ce témoin, c’est Constan­tin Mel­nik, conseiller du Pre­mier ministre Michel Debré pour la sécu­ri­té et le ren­sei­gne­ment entre 1959 et 1962.

    « Tout ce que j’ai vu à l’é­poque à Mati­gnon ne m’a pas paru ins­pi­ré par un esprit démo­cra­tique » confie l’oc­to­gé­naire. L’es­prit vif, il conserve une mémoire intacte de cette époque : « Les deux per­sonnes qui ont joué le plus grand rôle en Europe pour finan­cer la poli­tique et les syn­di­cats, c’est Allen Dulles et Irving Brown. » 

    Un jour, Allen Dulles a deman­dé un ren­dez-vous au géné­ral de Gaulle. « Le Géné­ral a été furieux et l’a ren­voyé vers Debré. Comme Debré ne s’in­té­res­sait pas au ren­sei­gne­ment, c’est moi qui l’ai reçu. Allen Dulles et moi avons pas­sé des soi­rées entières à dis­cu­ter. Dulles me consi­dé­rait un peu comme son fils spi­ri­tuel, mais je don­nais rai­son à de Gaulle, qui pen­sait qu’on ne pou­vait pas être sou­mis, même avec bienveillance. »

    Car Dulles fut l’un de ces hommes de l’ombre qui s’at­ti­raient les sym­pa­thies dans les milieux les plus éle­vés. Constan­tin Mel­nik témoigne : « Dulles esti­mait avoir sau­vé l’Eu­rope à tra­vers les contacts avec les poli­tiques. Et il me citait notam­ment le rôle de Schu­man et Mon­net. Oui, Schu­man et Mon­net avaient des liens avec la CIA. »

    Le Géné­ral en conce­vait de l’a­ga­ce­ment : « De Gaulle vou­lait que les contacts avec la CIA soient concen­trés au niveau des ser­vices et que les gens de la CIA cessent de voir direc­te­ment Mon­net et Schuman. »

    Dans ses Mémoires, Jean Mon­net ne cite jamais le pré­nom d’Al­len, mais trois fois le nom de Dulles, car il fut un ami de son frère John Fos­ter Dulles, secré­taire d’E­tat d’Ei­sen­ho­wer entre 1953 et 1959. Mon­net avait ren­con­tré John Fos­ter Dulles à la fin des années 30, lorsque le futur père de l’Eu­rope tra­vaillait pour la banque amé­ri­caine Blair and Co., avant de créer la Ban­ca­me­ri­ca à San Fran­cis­co. Dulles était l’un des plus brillants avo­cats de New York et les deux hommes s’é­taient liés d ‘une pro­fonde ami­tié. C’est l’un des points les plus oubliés de l’ex­tra­or­di­naire car­rière de Jean Mon­net. Il fut un ban­quier amé­ri­cain. Cela n’a rien de répréhensible.

    Mais l’homme a, dès le départ, agi pour pla­cer l’Eu­rope dans la sphère amé­ri­caine, tout en pro­cla­mant sans cesse son indépendance.

    C’est cela aus­si le spec­tacle politique.

    http://​sa​.pen​chak​.free​.fr/​d​i​v​e​r​s​/​C​i​r​c​u​s​-​P​o​l​i​t​i​c​u​s​.​pdf

    Réponse
  11. zedav

    Trou­vé ce pas­sion­nant docu­men­taire de psy­cho­lo­gie sociale ( sur­tout à par­tir de 32′ ) qui démontre par dif­fé­rentes expé­riences repro­duites dans dif­fé­rents contextes que le pou­voir trans­forme les gens.
    Il les trans­forme même rapi­de­ment et plus éton­nant encore, même dans des simu­la­tions, des situa­tions fictives !
    Si le pou­voir incite les gens à en abu­ser, son absence incite tout autant les pro­ta­go­nistes à se soumettre…
    Je pense ces carac­té­ris­tiques humaines (très com­pa­rables à ce qui peut être obser­vé dans le monde ani­mal) sont le fruit de la sélec­tion naturelle…Peut-être LA CAUSE de « la cause des causes » ?

    L’ivresse du pouvoir

    https://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​t​7​b​a​l​_​l​-​i​v​r​e​s​s​e​-​d​u​-​p​o​u​v​o​i​r​_​w​e​b​cam


    L’i­vresse du pou­voir par nature-boy-79

    Réponse
    • joss

      Cela est dû au fonc­tion­ne­ment de notre sys­tème ner­veux (et chez l’a­ni­mal, c’est pareil). Le plus sur­pre­nant, c’est que ce n’est pas un carac­tère inné, c’est un appren­tis­sage, comme le dirait le Pr Hen­ri Labo­rit (extraits tirés du film « mon oncle d’Amérique ») :

      Je pense que ses idées nous enseignent ce que nous devons évi­ter et vers quoi nous devons tendre.

      Ses livres prin­ci­paux : « La nou­velle grille » et « L’é­loge de la fuite »

      Extrait de la fin du film « mon oncle d’Amérique » :
      « On com­mence à com­prendre par quel méca­nisme, pour­quoi et com­ment, à tra­vers l’histoire et dans le pré­sent se sont éta­blies des échelles hié­rar­chiques de domi­nance. Pour aller sur la lune, on a besoin de connaître les lois de la gra­vi­ta­tion. Quand on connaît ces lois de la gra­vi­ta­tion, ça ne veut pas dire qu’on se libère de la gra­vi­ta­tion. Ça veut dire qu’on les uti­lise pour faire autre chose. Tant qu’on n’aura pas dif­fu­sé très lar­ge­ment à tra­vers les hommes de cette pla­nète la façon dont fonc­tionne leur cer­veau, la façon dont ils l’utilisent, tant qu’on ne leur aura pas dit que, jusqu’ici, ça a tou­jours été pour domi­ner l’autre, il y a peu de chances qu’il y ait quelque chose qui change. »

      Réponse
  12. zedav

    J’ai lu ces deux là ain­si que « l’homme et la ville »,  » la vie anté­rieure »(auto­bio­gra­phie) et « bio­lo­gie et structure ».
    Ce type est un génie et il a eu une vie vrai­ment étonnante. 

    Comme sou­vent, sa pen­sée s’est cari­ca­tu­rée elle même avec l’âge et il tour­nait un peu en rond vers la fin. 

    Les com­por­te­ments hié­rar­chiques ont comme la plu­part de nos com­por­te­ments, une com­po­sante innée et une com­po­sante acquise (sous forme de pro­duit et non pas comme pré­sen­té trop sou­vent sous forme de somme de deux pour­cen­tages), qui peut selon les cas ren­for­cer ou inhi­ber la première. 

    C’est le plus sou­vent un ren­for­ce­ment car le fait d’ac­cen­tuer les dif­fé­rences et de créer des caté­go­ries (trop rigides) ras­sure les humains.

    Réponse
    • joss

      Labo­rit avait démon­tré avec ses expé­riences sur les rats et sa théo­rie de l’in­hi­bi­tion de l’ac­tion que l’a­gres­si­vi­té est une réac­tion d’un indi­vi­du dans un envi­ron­ne­ment qui empêche toute fuite (par ex. pour le capi­ta­lisme, avec sa mon­dia­li­sa­tion) ou lutte (par ex. suite aux actes ter­ro­ristes, l’in­ter­dic­tion de mani­fes­ter) et que cette inhi­bi­tion de l’ac­tion peut conduire l’in­di­vi­du (ou le groupe) jus­qu’au sui­cide (la guerre pour le groupe).
      Que l’ins­tinct de pro­prié­té n’existe pas, que les échelles hié­rar­chiques de domi­nance est un moyen pour les domi­nants (nos élites par exemple) de se faire plai­sir et qu’elles s’ac­quièrent par appren­tis­sage dès le plus jeune âge et sont ren­for­cées par notre socio-culture (tota­li­ta­riste mar­chand) au cours de notre vie. D’où l’ap­pa­ri­tion dans l’his­toire de l’homme de la pro­prié­té privée.

      Je pense que la démo­cra­tie doit être un outil, un moyen pour l’être humain d’empêcher ces échelles hié­rar­chiques de domi­nance de s’é­ta­blir. Nous sommes encore loin du compte avec nos régimes (de bananes) repré­sen­ta­tifs, les dic­ta­tures ou les tota­li­ta­rismes mar­chands qui pul­lulent sur la pla­nète 😉 Mais nous sommes sur la bonne voie.

      Réponse
  13. etienne

    Notre pro­blème, c’est le FAKE JOURNALISME
    Très inté­res­sant papier d’O­li­vier Ber­ruyer sur les catas­trophes dues à L’EURO, ET sur les men­songes hon­teux des faux « jour­na­listes » (la Prav­da des mil­liar­daires c’est-à-dire l’en­semble des médias ache­tés par 10 barons voleurs — Le Monde, Le Figa­ro, Libé­ra­tion, L’Obs, LE Point, etc.) :

    http://​www​.les​-crises​.fr/​l​e​-​f​a​k​e​-​j​o​u​r​n​a​l​i​s​m​e​-​p​r​e​m​i​e​r​-​a​t​o​u​t​-​d​e​-​l​a​-​c​a​m​p​a​g​n​e​-​d​u​-​fn/


    LES MÉDIAS MENTENT

    Réponse
    • etienne

      Le meilleur moyen pour iden­ti­fier les erreurs et les men­songes (et donc le meilleur moyen pour per­mettre aux citoyens d’O­PI­NER en connais­sance de cause) est L’ISÉGORIA : droit de parole pour tous, à tout moment et à tout propos.

      Lexique : Isegoria
      http://​blog​.vero​nis​.fr/​2​0​0​7​/​0​1​/​l​e​x​i​q​u​e​-​i​s​e​g​o​r​i​a​.​h​tml
      Source : Tech­no­lo­gies du lan­gage, Jean Véronis.

      Réponse
    • joss

      Sur le graphe, fina­le­ment peu importe le point de réfé­rence (et en ne tenant pas compte du gouffre dû au casse de 2008), on voit bien les pentes des courbes :
      ‑l’Al­le­magne monte et les autres plongent.
      Mer­ci l’Eu­ro, l’Eu­ro Zone, la poli­tique de l’UE et les objec­tifs de la BCE, et l’a­lié­na­tions de nos politicards !

      Réponse
  14. etienne

    Asse­li­neau (comme Mélen­chon) inter­ro­gé par un jour­na­liste non mal­veillant, 1) c’est excep­tion­nel (très rare) et 2) ça donne des échanges vrai­ment plus inté­res­sants que les faux débats insanes avec tous les concur­rents euro­lâtres. Le niveau monte.


    Et quand, le plus sou­vent, les jour­na­listes sont mal­veillants (et lâches : ils s’y mettent à plu­sieurs, deux qui le tiennent et trois qui cognent…), c’est encore inté­res­sant : Asse­li­neau a mille choses impor­tantes à dire pour le bien commun :

    Réponse
    • joss

      Comme quoi, les jour­na­listes peuvent être critiques !
      Ce qui est dom­mage, c’est que c’est à la tête du client. Tous ceux qui ont des idées à contre cou­rant ou hors des che­mins bat­tus sont dézin­gués. Alors qu’ils devraient être impartiaux !

      Réponse
  15. etienne

    Alain Minc : « comme toutes les banques, je fais la pute intellectuelle… »

    Com­men­taire de BHÛ :

    « Dans le sys­tème du cré­dit dont la banque est la par­faite expres­sion, […] l’au­to-alié­na­tion, la déshu­ma­ni­sa­tion, est d’au­tant plus infâme et extrême car sa sub­stance n’est plus la mar­chan­dise, le métal ou l’argent papier, mais l’exis­tence morale de l’homme, l’exis­tence sociale de l’homme, les pro­fon­deurs intimes de son cœur […]

    La créa­tion des ban­quiers, la domi­na­tion poli­tique de la banque, la concen­tra­tion de la richesse aux mains de quelques-uns, cet Areo­pa­gus de la nation, sont le digne achè­ve­ment du sys­tème de l’argent. »
    Karl Marx, Com­men­taires sur James Mill, 1844

    Réponse
  16. etienne

    [Dos­sier révol­tant (on ne s’en lasse pas)]

    Les GOPÉ, ou comment nos gouvernements sont subordonnés à la Commission européenne.


    https://​www​.upr​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/​g​o​p​e​-​n​o​s​-​g​o​u​v​e​r​n​e​m​e​n​t​s​-​s​u​b​o​r​d​o​n​n​e​s​-​a​-​c​o​m​m​i​s​s​i​o​n​-​e​u​r​o​p​e​e​nne

    Source : UPR – Union Popu­laire Répu­bli­caine, Fran­çois Asselineau

    Réponse
  17. etienne

    Intégralité de l’exposé sur « La commune » d’Henri Guillemin en format vidéo

    « Ajout de la caté­go­rie « His­toire » dans la base de données.

    Pour inau­gu­rer cette nou­velle caté­go­rie, j’ai mis à votre dis­po­si­tion l’intégralité de l’exposé sur « La com­mune » d’Henri Guille­min en for­mat vidéo.

    « La com­mune » est une période insur­rec­tion­nelle dont les prin­ci­paux évè­ne­ments se sont dérou­lés à Paris entre les mois de Mars et Mai 1871.

    Elle est à la fois la consé­quence d’une tra­hi­son d’état et d’un raz-le-bol récu­rant d’une par­tie de la popu­la­tion sou­mise par une classe mino­ri­taire dominante.

    Raz-le-bol chro­nique qui n’a jamais ces­sé d’exister et qui semble connaitre quelques sur-sauts de nos jours.

    Ceci n’étant pas sur­pre­nant, car les fon­da­tions de la Vème répu­blique reposent sur une mare de sang.

    L’héritage indé­lé­bile du passé.

    Cette période fait par­tie de ces sombres moments de l’histoire qui nous rap­pellent com­ment l’oligarchie, une fois domi­née par la peur, peu réagir en cas de déstabilisation.

    Mal­heu­reu­se­ment en par­lant de cet évè­ne­ment autour de moi, j’ai été for­cé de consta­ter qu’il est mécon­nu. Moi-même je n’en n’avais jamais enten­du par­lé avant un cer­tain temps.

    il sem­ble­rait donc qu’il ne soit pas dans l’intérêt des « bien pen­sants » d’enseigner ce genre de chose au peuple fran­çais… Ce qui se com­prend, car ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied.

    Dif­fu­ser des infor­ma­tions sur « la com­mune » pour­rait non seule­ment don­ner des idées à cer­tains mais aus­si démon­trer qu’il est tout à fait pos­sible qu’une popu­la­tion hété­ro­gène s’organise paci­fi­que­ment et de manière ver­tueuse sans l’oligarchie.

    Face à une telle situa­tion un devoir de mémoire s’impose.

    Nous devons empê­cher que cette his­toire soit jetée aux oubliettes.

    Ces vidéos sont une bonne occa­sion d’en apprendre plus sur ce mas­sacre franco-français…

    Télé­char­ger le fichier

    Vous pou­vez aus­si retrou­ver ces épi­sodes sur youtube

    Dans ce fichier en for­mat .rar vous trou­ve­rez les
    épi­sodes suivants :

    La révo­lu­tion française
    Qui est Thiers
    La guerre de 1870
    Le siège de Paris
    L’avant Commune
    A Versailles
    L’ambiance à Paris
    Des gens scrupuleux
    La vraie France
    L’attaque de Paris
    Le moment de vérité
    Le fond des choses
    Lendemain »

    Source : karu­gi­do, http://​karu​gi​do​.fr/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​2​0​1​7​/​0​3​/​2​4​/​i​n​t​e​g​r​a​l​i​t​e​-​d​e​-​l​e​x​p​o​s​e​-​s​u​r​-​l​a​-​c​o​m​m​u​n​e​-​d​h​e​n​r​i​-​g​u​i​l​l​e​m​i​n​-​e​n​-​f​o​r​m​a​t​-​v​i​d​eo/

    Réponse
  18. etienne

    Emmanuel Todd sur l’élection de Donald Trump et le LIBRE-ÉCHANGE

    Réponse
  19. etienne

    [Important] Sortie de l’euro et compétitivité française

    Nous posons dans ce billet deux ques­tions simples : la France est-elle sur ou sous-éva­luée, est-ce qu’un réali­gne­ment des pari­tés dans la zone euro impli­que­rait une déva­lua­tion de la France vis-à-vis de tous ses par­te­naires ? Et est-ce que la balance com­mer­ciale fran­çaise s’améliorerait ?

    « Notre mon­naie est sur­éva­luée, cela nous empêche d’exporter !» « L’Allemagne est sous-éva­luée, c’est ce qui lui per­met d’être cham­pion des expor­ta­tions en Europe !» « Sor­tons de l’euro et déva­luons !» « Avec une mon­naie moins chère que la mon­naie alle­mande, on serait de nou­veau com­pé­ti­tif !» Que ce soit dans le débat poli­tique ou les études éco­no­miques, tout le monde rai­sonne comme si notre seul par­te­naire était l’Allemagne et comme si la France était le seul pays à avoir un pro­blème de pari­té dans la zone euro.

    Certes, la France a un défi­cit de com­pé­ti­ti­vi­té par rap­port à l’Allemagne, mais qu’en est-il de l’Espagne, l’Italie et ses autres par­te­naires com­mer­ciaux ? Quand on parle d’une « sor­tie de l’euro et d’une déva­lua­tion du franc », on oublie un peu vite les autres par­te­naires euro­péens. Si la France pou­vait cor­ri­ger sa pari­té, qu’en serait-il de ses autres partenaires ?

    Nous posons ici deux ques­tions simples : 

    1) Sur ou sous-éva­lua­tion ? Est-ce qu’un réali­gne­ment des pari­tés dans la zone euro impli­que­rait une déva­lua­tion de la France vis-à-vis de tous ses partenaires ?

    Réponse : Non. Si on devait réali­gner les pari­tés avec leur niveau d’équilibre dans la nuit, nous esti­mons que la France déva­lue­rait vis-à-vis de 4 pays dans la zone euro (dont l’Allemagne) et s’apprécierait vis-à-vis des 14 autres par­te­naires (dont l’Italie).

    2) Est ce que la balance com­mer­ciale fran­çaise s’améliorerait ? Est-ce que les expor­ta­tions fran­çaises seraient moins chères vis à vis de tous nos par­te­naires ? Est-ce que cela posi­tion­ne­rait mieux notre indus­trie manufacturière ?

    Réponse : Cela dépend des sec­teurs, l’agriculture fran­çaise serait moins com­pé­ti­tive (ce sec­teur repré­sente 722 000 emplois) et la fac­ture des impor­ta­tions de biens manu­fac­tu­riers (qui emploie dans son ensemble 2,7 mil­lions de per­sonnes) serait plus salée. Mais le sec­teur du tou­risme (un mil­lion d’emplois) devien­drait plus compétitif.

    […] La France est sur­éva­luée vis-à-vis de l’Al­le­magne, l’Ir­lande, les Pays Bas et le Luxem­bourg. Elle est sous-éva­luée vis-à-vis des autres membres de la zone euro.[2]

    Aus­si, si on tient compte de la sur et sous-éva­lua­tion de tous les membres de la zone euro, une cor­rec­tion des pari­tés impli­que­rait donc que la France se dépré­cie vis-à-vis des pays en vert sur la carte ci-des­sous (gra­phique 2) et s’apprécie vis-à-vis des pays en rouge.

    Gra­phique 2 – Mou­ve­ments cor­rec­tifs de change de la France vis-à-vis de tous ses partenaires

    Note : les pays en vert sont ceux vers les­quels la France se dépré­cie­rait, les pays en rouge sont les pays vers les­quels la France s’apprécierait.

    […] si une cor­rec­tion devait être opé­rée pour rame­ner à l’équilibre des pari­tés, nous esti­mons que la France ne déva­lue­rait QUE vis-à-vis de 4 pays de la zone euro et s’apprécierait vis-à-vis du reste de l’Union euro­péenne […]

    http://​www​.cepii​.fr/​B​L​O​G​/​b​i​/​p​o​s​t​.​a​s​p​?​I​D​c​o​m​m​u​n​i​q​u​e​=​508

    Réponse
  20. etienne

    Corée du Nord : La grande tromperie

    par Chris­to­pher Black

    « En 2003, avec quelques avo­cats amé­ri­cains, membres de la Natio­nal Lawyers Guild, j’ai eu la chance de pou­voir voya­ger en Corée du Nord, c’est-à-dire en Répu­blique popu­laire démo­cra­tique de Corée (Corée du Nord), afin de me faire une idée pré­cise de ce pays, de son gou­ver­ne­ment et de son peuple. Publié à notre retour, cet article a été inti­tu­lé La grande trom­pe­rie. Ce titre a été choi­si parce que nous avons décou­vert que le mythe péjo­ra­tif de la pro­pa­gande occi­den­tale sur la Corée du Nord est une immense trom­pe­rie conçue pour cacher aux peuples du monde les réa­li­sa­tions des Nord-Coréens, qui ont réus­si à créer leurs propres condi­tions, leur propre sys­tème socio-éco­no­mique indé­pen­dant basé sur les prin­cipes socia­listes, libres de la domi­na­tion des puis­sances occidentales.

    Lors de l’un de nos pre­miers dîners à Pyon­gyang, notre hôte, Ri Myong Kuk, un avo­cat, a dit en termes pas­sion­nés, au nom du gou­ver­ne­ment, que la force de dis­sua­sion nucléaire de la Corée du Nord est néces­saire au vu des agis­se­ments et des menaces du monde US contre elle. Il a dit, et cela m’a été répé­té plus tard pen­dant mon voyage, lors d’une réunion de haut niveau avec des repré­sen­tants du gou­ver­ne­ment de la Corée du Nord, que si les Amé­ri­cains signaient un trai­té de paix et un accord de non-agres­sion avec la Corée du Nord, cela ren­drait illé­gi­time leur occu­pa­tion et entraî­ne­rait la réuni­fi­ca­tion de la Corée. Ain­si, il n’y aurait plus besoin d’armes nucléaires. Il a dit avec sin­cé­ri­té : « Il est impor­tant que des avo­cats se réunissent pour par­ler de cela, car les avo­cats régle­mentent les inter­ac­tions sociales au sein de la socié­té et dans le monde » et il a ajou­té en toute bonne foi, « le che­min vers la paix exige l’ouverture du cœur ».

    Il nous est appa­ru alors, et c’est main­te­nant une évi­dence, qu’en contra­dic­tion abso­lue avec les dires des médias occi­den­taux, le peuple de la Corée du Nord veut la paix plus que toute autre chose. Il veut pou­voir conti­nuer à vivre et à tra­vailler sans la menace constante d’être anéan­ti par les armes ato­miques des USA. Mais en fait, pour­quoi sont-ils mena­cés d’être exter­mi­nés et de qui est-ce la faute ? Ce n’est pas de leur faute.

    Ils nous ont mon­tré des docu­ments US sai­sis pen­dant la guerre de Corée. Il s’agit de la preuve irré­fu­table que les USA avaient pré­vu d’attaquer la Corée du Nord en 1950. L’attaque a été effec­tuée par les forces armées US et sud-coréennes, aidées par des offi­ciers de l’armée japo­naise qui avaient enva­hi et occu­pé la Corée des décen­nies aupa­ra­vant. Les USA on ensuite pré­ten­du que la défense et la contre-attaque nord-coréennes étaient une « agres­sion », et ils ont fait mani­pu­ler cela par les médias pour inci­ter les Nations Unies à sou­te­nir une « opé­ra­tion de police », l’euphémisme qu’ils ont choi­si pour qua­li­fier leur guerre d’agression contre la Corée du Nord. Il s’en est sui­vi trois ans de guerre et 3,5 mil­lions de vic­times coréennes, et depuis lors, les USA les menacent de guerre immi­nente et d’anéantissement.

    En 1950, puisque la Rus­sie n’était pas là pour voter au Conseil de sécu­ri­té, le vote de l’ONU en faveur de l’« opé­ra­tion de police » était lui-même illé­gal. En ver­tu du règle­ment interne, le quo­rum au Conseil de sécu­ri­té requiert toutes les délé­ga­tions membres. Tous les membres doivent être pré­sents, sinon la ses­sion ne peut pas se dérou­ler. Les Amé­ri­cains ont sau­té sur l’occasion du boy­cott du Conseil de sécu­ri­té par les Russes. Le boy­cott russe avait été ins­tau­ré pour défendre la posi­tion de la Répu­blique popu­laire de Chine, qui devait sié­ger à la table du Conseil de sécu­ri­té, et non pas le gou­ver­ne­ment vain­cu du Kuo­min­tang. Comme les Amé­ri­cains refu­saient d’accorder ce droit, les Russes ont refu­sé de s’asseoir à la table jusqu’à ce que le gou­ver­ne­ment chi­nois légi­time puisse le faire.

    Les Amé­ri­cains ont pro­fi­té de cette occa­sion pour faire une sorte de coup d’État à l’ONU. S’emparant du contrôle de sa machi­ne­rie, ils l’ont uti­li­sée dans leurs propres inté­rêts. Ils se sont arran­gés avec les Bri­tan­niques, les Fran­çais et les Chi­nois du Kuo­min­tang, pour qu’ils sou­tiennent leur guerre en Corée, grâce au vote en l’absence des Russes. Les alliés, comme les Amé­ri­cains le leur avaient deman­dé, ont voté la guerre contre la Corée, mais le vote était inva­lide et l’opération de police n’était ni une opé­ra­tion de main­tien de la paix, ni jus­ti­fiée par le Cha­pitre VII de la Charte des Nations Unies, puisque l’article 51 sti­pule que les nations ont le droit de se défendre contre toute attaque armée, ce qu’ont dû faire les Nord-Coréens. Mais les Amé­ri­cains ne se sont jamais beau­coup sou­ciés de la léga­li­té. Et ils ne s’en sont pas sou­ciés tout au long de leur pro­jet, qui consis­tait à conqué­rir et occu­per d’abord la Corée du Nord, puis enva­hir la Mand­chou­rie et la Sibérie.

    Beau­coup d’Occidentaux n’ont guère idée des des­truc­tions infli­gées par les Amé­ri­cains et leurs alliés en Corée ; Pyon­gyang s’est retrou­vé sous des tapis de bombes, et les civils fuyant le car­nage ont été mitraillé par les avions US en rase-mottes. Le New York Times a écrit à l’époque que plus de sept mille sept cent tonnes de napalm ont été lâchés sim­ple­ment dans les 20 pre­miers mois de la guerre en Corée. Les USA ont lâché un ton­nage de bombes plus impor­tant sur la Corée que sur le Japon durant la Seconde Guerre mon­diale. Les forces armées US ont tra­qué et assas­si­né non seule­ment les membres du par­ti com­mu­niste, mais aus­si leurs familles. À Sin­chon, nous avons vu la preuve que des sol­dats US ont obli­gé 500 civils à se mettre dans un fos­sé, les ont asper­gés d’essence et les ont brû­lés. Nous étions dans un abri anti­aé­rien avec des murs encore noir­cis avec la chair brû­lée de 900 civils, dont des femmes et des enfants qui cher­chaient à se pro­té­ger lors d’une attaque US. Des sol­dats US ont été vus déver­ser de l’essence dans les bouches d’aération de l’abri et les faire tous mou­rir car­bo­ni­sés. C’est la réa­li­té de l’occupation US pour les Coréens. C’est la réa­li­té qu’ils craignent encore et ne veulent jamais voir se répé­ter. Pou­vons-nous le leur reprocher ?

    Mal­gré cette affaire, les Coréens sont prêts à ouvrir leur cœur à leurs anciens enne­mis. Le major Kim Myong Hwan, qui était à l’époque le prin­ci­pal négo­cia­teur à Pan­mun­jom, sur la ligne de la zone démi­li­ta­ri­sée, nous a révé­lé que son rêve était d’être écri­vain, poète, jour­na­liste, mais il a pour­sui­vi d’un air sombre, en disant que lui et ses cinq frères fai­saient des rondes sur la ligne de la zone démi­li­ta­ri­sée, comme les sol­dats, à cause de ce qui était arri­vé à leur famille. Il a dit que leur lutte n’était pas contre les Amé­ri­cains, mais leur gou­ver­ne­ment. Il res­tait le seul de sa famille per­due à Sin­chon ; son grand-père avait été accro­ché à un poteau et tor­tu­ré, sa grand-mère est morte avec une baïon­nette dans l’estomac. Il a dit : « Vous voyez, nous devons le faire. Nous devons nous défendre. Nous ne nous oppo­sons pas aux Amé­ri­cains. Nous nous oppo­sons à la poli­tique bel­li­queuse des USA et à leurs efforts pour prendre le contrôle du monde entier et déclen­cher des catas­trophes contre les peuples. »

    Selon l’avis de notre délé­ga­tion, grâce à l’instabilité qu’ils entre­tiennent en Asie, les USA peuvent y main­te­nir une pré­sence mili­taire mas­sive qui entrave les rela­tions entre la Chine, la Corée du Sud, la Corée du Nord et le Japon. Et ils uti­lisent aus­si leur pré­sence comme moyen de pres­sion contre la Chine et la Rus­sie. Au Japon, avec la pres­sion constante pour éli­mi­ner les bases US à Oki­na­wa, les opé­ra­tions mili­taires en Corée et les manœuvres de guerre res­tent un aspect cen­tral des efforts US visant à domi­ner la région.

    La ques­tion n’est pas de savoir si la Corée du Nord pos­sède des armes nucléaires, comme elle en a le droit, mais si les USA – qui pos­sèdent des capa­ci­tés nucléaires sur la pénin­sule coréenne, et qui ins­tallent actuel­le­ment là-bas leur sys­tème de défense anti­mis­sile THADD, un sys­tème qui menace la sécu­ri­té de la Rus­sie et de la Chine – sont dis­po­sés à tra­vailler avec la Corée du Nord sur un trai­té de paix. Nous avons trou­vé des Nord-Coréens avides de paix et ne tenant pas à avoir des armes nucléaires si la paix pou­vait être éta­blie. Mais la posi­tion US demeure plus arro­gante, agres­sive, mena­çante et dan­ge­reuse que jamais. À l’ère des « chan­ge­ments de régime », des « guerres pré­ven­tives » et des ten­ta­tives US pour mettre au point des armes nucléaires minia­tures, aus­si bien que leur aban­don et leur mani­pu­la­tion du droit inter­na­tio­nal, il n’est pas sur­pre­nant que la Corée du Nord joue la carte du nucléaire. Ce choix a été fait par les Nord-Coréens depuis que les USA les menacent quo­ti­dien­ne­ment de guerre nucléaire. La Rus­sie et la Chine, deux pays aux­quels la logique dicte de sou­te­nir les Nord-Coréens contre l’agression US, se join­dront aux Amé­ri­cains pour blâ­mer les Coréens de s’être armés eux-mêmes avec la seule arme qui puisse dis­sua­der qui­conque de les attaquer.

    La rai­son de ceci n’est pas claire puisque les Russes et les Chi­nois ont des armes nucléaires et qu’ils s’en sont dotés pour dis­sua­der toute attaque des USA, exac­te­ment comme l’a fait la Corée du Nord. Cer­taines décla­ra­tions de leur gou­ver­ne­ment [russe ou chi­nois] indiquent qu’ils craignent de ne pas avoir le contrôle de la situa­tion, et que si les mesures défen­sives de la Corée du Nord attirent une attaque des USA, ils seront aus­si bien atta­qués. On peut com­prendre cette anxié­té. Mais cela sou­lève la ques­tion de savoir pour­quoi ils ne peuvent pas sou­te­nir le droit de la Corée du Nord à l’autodéfense et faire pres­sion sur les Amé­ri­cains pour qu’ils concluent un trai­té de paix, un accord de non-agres­sion et retirent leurs forces armées et nucléaires de la pénin­sule coréenne. Mais la grande tra­gé­die est l’incapacité évi­dente des Amé­ri­cains de pen­ser par eux-mêmes face aux trom­pe­ries inces­santes, et d’exiger de leurs diri­geants qu’ils épuisent toutes les voies de dia­logue et de réta­blis­se­ment de la paix avant même d’envisager d’agresser la pénin­sule coréenne.

    La base essen­tielle de la poli­tique nord-coréenne consiste à par­ve­nir à un pacte de non-agres­sion et à un trai­té de paix avec les USA. Les Nord-Coréens ont dit à plu­sieurs reprises ne vou­loir atta­quer per­sonne, ne bles­ser per­sonne, n’être en guerre contre per­sonne. Mais ils ont vu ce qui est arri­vé à la You­go­sla­vie, à l’Afghanistan, à l’Irak, à la Libye, à la Syrie et à d’innombrables autres pays, et ils n’ont pas l’intention d’être les pro­chains. Il est évident qu’ils se défen­dront éner­gi­que­ment contre toute inva­sion US et que la nation pour­rait sup­por­ter une longue et dif­fi­cile lutte.

    À un autre endroit de la zone démi­li­ta­ri­sée, nous avons ren­con­tré un colo­nel qui avait ins­tal­lé des jumelles à tra­vers les­quelles nous pou­vions voir au-delà de la ligne de par­tage entre le Nord et le Sud. Nous pou­vions voir un mur de béton construit sur le côté sud, en vio­la­tion des accords de trêve. Le major Kim Myong Hwan a dit que cette struc­ture fixe est une « honte pour les Coréens qui sont un peuple homo­gène ». Un haut-par­leur dif­fu­sait sans inter­rup­tion de la pro­pa­gande et de la musique sor­tait des haut-par­leurs sur le côté sud. Il nous a dit que ce bruit irri­tant dure 22 heures par jour. Sou­dain, autre moment sur­réa­liste, les haut-par­leurs du bun­ker ont com­men­cé à enton­ner l’ouverture de Guillaume Tell, mieux connue aux USA sous le nom de thème de Lone Ranger.

    Le colo­nel nous a exhor­tés d’aider les gens à com­prendre ce qui se passe réel­le­ment en Corée du Nord, au lieu de fon­der leur opi­nion sur la dés­in­for­ma­tion. Il nous a dit : « Nous savons que, comme nous, les Amé­ri­cains aiment la paix, ont des enfants, des parents et des familles. » Nous lui avons dit que nous avions la mis­sion de ren­trer chez nous avec un mes­sage de paix et que nous espé­rons reve­nir un jour et « mar­cher avec lui libre­ment dans ces belles col­lines ». Il a fait une pause et dit : « Moi aus­si, je crois que c’est possible. »

    Ain­si, alors que le peuple de la Corée du Nord espère la paix et la sécu­ri­té, les USA et leur régime fan­toche du sud de la pénin­sule coréenne feront la guerre en se livrant durant les trois pro­chains mois aux plus grands jeux de guerre jamais orga­ni­sés là-bas, avec des porte-avions, des sous-marins por­tant des armes ato­miques et des bom­bar­diers fur­tifs, des avions et un grand nombre de troupes, d’artillerie et de blindés.

    La cam­pagne de pro­pa­gande a atteint des niveaux dan­ge­reux dans les médias, qui accusent le Nord d’avoir assas­si­né un parent du chef de la Corée du Nord en Malai­sie, bien qu’il n’y en ait aucune preuve et que le Nord n’ait eu aucune rai­son de le faire. Les seuls à béné­fi­cier du meurtre sont des Amé­ri­cains et leurs médias sous contrôle, qu’ils uti­lisent pour atti­ser l’hystérie contre la Corée du Nord, qui aurait main­te­nant des armes de des­truc­tion mas­sive chi­miques. Oui, mes amis, ils pensent que nous sommes tous nés d’hier et que nous n’avons pas appris une chose ou deux sur la nature du lea­der­ship US et sa pro­pa­gande. Est-il éton­nant que les Nord-Coréens craignent que ces « jeux » de guerre en cours puissent se trans­for­mer un jour en réa­li­té, que ces « jeux » ne soient que la cou­ver­ture d’une attaque pour créer en même temps un cli­mat de ter­reur dans la popu­la­tion coréenne ?

    Il y a beau­coup de choses à dire sur la nature réelle de la Corée du Nord, sur ses habi­tants, son sys­tème socio-éco­no­mique et sa culture. Mais il n’y a pas de place pour cela ici. J’espère que des gens pour­ront se rendre compte par eux-mêmes de l’expérience vécue par notre groupe. Je ter­mi­ne­rai avec le der­nier para­graphe du rap­port com­mun que nous avons fait à notre retour de la Corée du Nord et j’espère que les gens le com­pren­dront bien, y réflé­chi­ront et agi­ront pour pro­vo­quer des appels à la paix.

    L’histoire com­plète de la Corée et le rôle de notre gou­ver­ne­ment dans la contri­bu­tion aux dés­équi­libres et aux conflits doivent être révé­lés aux peuples du monde. Des mesures doivent être prises par les avo­cats, les groupes com­mu­nau­taires, les mili­tants pour la paix et tous les citoyens de la pla­nète, pour empê­cher le gou­ver­ne­ment US de mener à bien une cam­pagne de pro­pa­gande visant à sou­te­nir l’agression contre la Corée du Nord. Les Amé­ri­cains ont été l’objet d’une grande trom­pe­rie. Ce qui est en jeu est trop impor­tant pour que nous nous lais­sions ber­ner à nou­veau. Cette délé­ga­tion de paix a appris en Corée du Nord un élé­ment impor­tant de la véri­té essen­tielle dans les rela­tions inter­na­tio­nales. C’est ain­si que la com­mu­ni­ca­tion plus large, la négo­cia­tion sui­vie de pro­messes res­pec­tées et un pro­fond enga­ge­ment envers la paix peuvent – lit­té­ra­le­ment – épar­gner au monde un sombre ave­nir nucléaire. L’expérience et la véri­té nous libèrent de la menace de la guerre. Notre voyage en Corée du Nord, ce rap­port et notre pro­jet en cours, sont de petits efforts pour nous libérer.

    Chris­to­pher Black est un avo­cat inter­na­tio­nal de Toron­to spé­cia­li­sé en droit cri­mi­nel. Il est connu pour un cer­tain nombre d’affaires de crimes de guerre très média­ti­sés, et a récem­ment publié son roman Beneath the Clouds [Sous les nuages]. Il écrit des essais sur le droit inter­na­tio­nal, la poli­tique et les évé­ne­ments mon­diaux, en par­ti­cu­lier pour le maga­zine en ligne New Eas­tern Outlook.

    L’article ori­gi­nal est paru dans New Eas­tern Outlook

    Tra­duc­tion Petrus Lombard

    Note du Saker Francophone

    Les articles régu­liers sur la situa­tion en Corée du Nord, au delà des infor­ma­tions qu’ils four­nissent, a aus­si pour objec­tif de mettre une pres­sion constante sur le Sys­tème au sens large. Après des années de pro­pa­gandes hys­té­riques, la révé­la­tion de la situa­tion réelle dans ce pays aux anti­podes de celle décrite dans les pays est une bombe à retar­de­ment pour le Sys­tème et ses col­la­bo­ra­teurs. Le jour où les popu­la­tions occi­den­tales vont devoir affron­ter et résoudre cette dis­so­nance cog­ni­tive, la vio­lence de la réac­tion popu­laire devrait être de nature révo­lu­tion­naire au sens propre du terme.

    Ajou­tées aux révé­la­tions quo­ti­diennes sur la CIA, la NSA, la paro­die de démo­cra­tie, les pro­blèmes éco­no­miques et moné­taires, il y a un moment ou la situa­tion va deve­nir inte­nable et où cer­taines élites pour se refaire une vir­gi­ni­té vont finir par balan­cer en direct les quatre véri­tés du monde réel pro­vo­quant un raz-de-marée. 

    Tic-tac, tic-tac .…

    Lire l’ar­ticle :
    http://​lesa​ker​fran​co​phone​.fr/​c​o​r​e​e​-​d​u​-​n​o​r​d​-​l​a​-​g​r​a​n​d​e​-​t​r​o​m​p​e​rie

    Source : le Saker Francophone

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  21. Berbère

    Le billet de Nicole FERRONI : « Le Ministre du Musel­le­ment de la Bouche » avec Fran­çois ASSELINEAU

    Réponse
  22. Berbère

    Grand ras­sem­ble­ment de l’UPR le 25 mars 2017
    (…pour les 10 ans de ce parti…)

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  23. etienne

    Jean-Claude Juncker, « le Loup dans la bergerie » Europe : 

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  24. BA

    Concrè­te­ment : tout le monde a main­te­nant com­pris que l’euro est un échec total. La ques­tion est : QUAND l’euro va-t-il exploser ?

    Tou­jours concrè­te­ment, la ques­tion sui­vante est :

    Quand cette mon­naie de tarés explo­se­ra, il fau­dra impri­mer des nou­veaux billets en francs. 

    L’UPR a déjà choi­si quels per­son­nages de l’histoire de France illus­tre­ront les nou­veaux billets :

    Billet de 10 francs : Rou­get de Lisle, et au ver­so un sans-culotte.

    Billet de 20 francs : Léon Gam­bet­ta, et au ver­so Jean Jaurès.

    Billet de 50 francs : les membres du réseau Manouchian.

    Billet de 100 francs : Charles de Gaulle, et au ver­so Félix Eboué.

    Billet de 200 francs : la sta­tue de la Répu­blique, et au ver­so la sta­tue du Génie de la Liber­té, place de la Bastille.

    http://​www​.upr​.fr/​w​p​-​c​o​n​t​e​n​t​/​u​p​l​o​a​d​s​/​2​0​1​0​/​1​1​/​u​p​r​-​t​r​a​c​t​-​s​o​r​t​i​e​-​d​e​-​l​e​u​r​o​-​2​6​-​n​o​v​e​m​b​r​e​-​2​0​1​0​.​pdf

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  25. etienne

    Aude Lancelin, une journaliste virée à la demande de François Hollande dénonce le contrôle total des journalistes par les plus riches :

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  26. zedav

    Aude Lan­ce­lin : « Quand j’é­tais « in » je fai­sais du fric en la fer­mant, main­te­nant que je suis « out » je fais du fric en l’ouvrant ».

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  27. etienne

    Le concert des puissants décrit sur Là-bas si j’y suis :

    Je regrette sim­ple­ment ce nou­veau com­plexe à la mode, du « non-com­plo­tisme », que je trouve com­plè­te­ment débi­li­tant : un mili­tant de gauche qui s’in­ter­dit de cher­cher les com­plots (et de les dénon­cer) ne sert plus à rien (selon moi) ; il a été désactivé. 

    Les riches (les 1%) ont déni­ché là une vraie trou­vaille (qui les met à l’a­bri pour long­temps) : entre­te­nir une inti­mi­da­tion média­tique telle que tous les autres citoyens (les 99%) s’in­ter­disent eux-mêmes de dénon­cer tout complot (!). 

    La lutte des classes pul­lule (depuis tou­jours) de com­plots des puis­sants contre le bien com­mun, et c’est l’hy­giène de base du citoyen digne de ce nom de les repé­rer et de lan­cer l’alerte. 

    Jean-Paul Marat devrait être la mas­cotte, la figure emblé­ma­tique du citoyen actif et vigilant.

    Réponse
  28. zedav

    « Com­plo­tiste » fait par­tie des mots obus qui per­mettent de dis­qua­li­fier d’un mot un interlocuteur. 

    Il y en a beau­coup d’autres, de puis­sance variable (anti­sé­mite, fas­ciste, raciste, homo­phobe, miso­gyne, mas­cu­li­niste, etc.)

    Ces mots sont très utiles à l’é­poque de twee­ter et de la pen­sée super­fi­cielle et de l’in­fo ultra brève.

    Pour­tant, un com­plot n’est qu’une coopé­ra­tion plus ou moins dis­crète entre plu­sieurs per­sonnes pour défendre leurs inté­rêts, c’est à dire un mode de fonc­tion­ne­ment humain on ne peut plus commun.

    Ces jour­na­listes et intel­lec­tuels qui se jus­ti­fient en reje­tant l’i­dée de com­plot, sou­vent avant même d’être accu­sés de com­plo­tistes, contri­buent lar­ge­ment à ren­for­cer la puis­sance de dis­qua­li­fi­ca­tion de ce mot obus.

    Ces mots consti­tuent une des armes du ter­ro­risme intel­lec­tuel uti­li­sé par le pou­voir pour faire avan­cer son agen­da (se main­te­nir et croître).

    Réponse
    • joss

      « Popu­liste » est pas mal aus­si ! Quelques fois est même plus fort que « com­plo­tiste » (vu dans un débat télévisé) !
      Et un popu­liste trai­té de com­plo­tiste, c’est la cerise sur le gâteau !
      L’ob­jec­tif de ces mots est de détour­ner le pro­blème sur l’in­di­vi­du et de cou­per tout débat (puis­qu’on ne débat pas avec un « malade men­tal ») et de le mon­trer en exemple grâce aux médias de masse.
      Mais com­ment ser­vir le peuple ou dénon­cer ces tra­hi­sons du bien com­mun sans être dis­qua­li­fié (ou car­ré­ment finir cou­pable devant la loi), tel un lan­ceur d’a­lerte ? Il faut meta-com­mu­ni­quer, dénon­cer cette méthode de dis­qua­li­fi­ca­tion et poser la ques­tion au jour­na­liste « com­ment ser­vir le peuple sans être dis­qua­li­fié de … ? ».

      Comme dirait Franck Lepage, en gros,
      il y a un réel pro­blème avec le com­plo­tisme, le fait de voir des com­plots par­tout et d’en voir nulle part 😉

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  29. sdm94

    Petit cadeau du jour : Elec­tion Wars – Panique dans la galaxie !!! 

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  30. etienne

    Impor­tant réca­pi­tu­la­tif, de mon point de vue, du rôle anti­dé­mo­cra­tique du jour­nal Le Monde (jour­nal ven­du aux mil­liar­daires et désor­mais dévoué à la pro­pa­gande patro­nale de guerre, éco­no­mique et militaire) : 

    [Les Décodeurs] L’Orwellisation du Journalisme 14 : Les Débuts

    http://​www​.les​-crises​.fr/​l​e​s​-​d​e​c​o​d​e​u​r​s​-​l​-​o​r​w​e​l​l​i​s​a​t​i​o​n​-​d​u​-​j​o​u​r​n​a​l​i​s​m​e​-​l​e​s​-​d​e​b​u​ts/

    Source : les​-crises​.fr Oli­vier Berruyer

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  31. etienne

    TIRAGE AU SORT D’UNE DES DEUX CHAMBRES PARLEMENTAIRES : Lawrence Lessig répond (favorablement) au Sénat Citoyen :

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  32. Pierre

    Mani­feste pour l’a­mour en politique 

    Il y a aujourd’­hui une ten­dance qui consiste à qua­li­fier par asso­cia­tion de nom d’oi­seau (fas­ciste par exemple) toute per­sonne qui a déci­dé d’ai­mer tous les être humains ; y com­pris ceux qui sont consi­dé­ré par cer­tains comme dan­ge­reux poli­ti­que­ment et de les trai­ter comme des êtres humains dans toute leur com­plexi­té, qui méritent le res­pect, sans accep­ter de les réduire à ce qui ne sont pas c’est à dire des éti­quettes mentales.

    Cette ten­dance a lar­ge­ment été popu­la­ri­sé entre autre par le cou­rant de pen­sée « anti­fa ». Mais aujourd’­hui ce genre de méthode est repris assez lar­ge­ment par les média mainstream.

    Les per­sonnes qu’il ne faut pas aimer, à qui il ne faut pas adres­ser la parole, sous peine d’être soit-même black-lis­té, sont des per­son­na­li­tés qui peuvent être qua­li­fiées à tors ou à rai­son « d’ex­trême-droite », de « fas­ciste », « racistes », « sexiste », « homo­phobe », « com­plo­tiste », « d’an­ti-sémite », ect…

    Alors je vou­drait dire Je les aime tous. On peut aimer sans être d’ac­cord avec. On peut aimer sans renon­cer à mettre à la lumière leur com­por­te­ment dys­fonc­tion­ne­ments, ni d’es­sayer de leur mon­trer pour­quoi selon nous ils ont tors. Les aimer implique par contre, au mini­mum le res­pect, et res­pect de leur droits natu­rels, y com­pris celui de pou­voir s’exprimer. 

    Je les aime d’une part car je suis capable de voir qu’ils ne sont pas en essence les com­por­te­ments dys­fonc­tion­nels qui a pris pos­ses­sion d’eux. Et je suis capable aus­si de voir qu’il y a du bien en eux comme chez cha­cun. Les aimer implique de ne pas les réduire à une éti­quette, et de croire qu’ils peuvent changer.

    Il faut appli­quer cela éga­le­ment aux poli­ti­ciens qui ont le pou­voir, et qui en font un usage néfaste, ou aux jour­na­listes et pos­ses­seur de médias qui se lancent dans le busi­ness de l’in­fluence plu­tôt que l’in­for­ma­tion, ou même les anti­fa. Je les aimes car il ne savent pas ce qu’ils font.

    On ne gué­rie pas une per­sonne bles­sée en la détes­tant. On la gué­rie en l’ aimant. On ne gué­rie pas une socié­té en attei­gnant aux droit de l’homme, des humains, consi­dé­rés comme dan­ge­reux pour le droit de l’homme !

    Aujourd’­hui, appa­rem­ment il faut bien sélec­tion­ner les frères et sœurs que l’on va aimer, car si on choi­sit mal on risque « d’a­gi­ter la haine » !^^ Nul doute que ce pro­jet d’a­mour sans filtre, suf­fi­rai à cer­tain pour me qua­li­fier de fas­ciste, ou autre doux qua­li­fi­ca­tif, qu’im­porte je les aime quand même !

    Réponse
  33. Berbère

    Un résu­mé de la « stra­té­gie-magouille poli­tique » en 6 minutes 12″ chrono
    ENREGISTREMENT PIRATE | Asse­li­neau se lâche en off et balance toute la vérité

    Réponse
  34. joss

    L’Is­lande envi­sage d’ar­ri­mer sa cou­ronne à l’euro :
    https://fr.investing.com/news/actualit%C3%A9s-bourse/l’islande-envisage-d’arrimer-sa-couronne-%C3%A0-l’euro-224467

    PS.
    C’est la sur­chauffe ! Trop de tra­vail, salaires trop hauts, les pro­fits ne suivent pas ! L’ar­ri­mage à l’eu­ro va régler tout cela !

    Quelques don­nées tech­niques sur l’Islande :
    http://​www​.diplo​ma​tie​.gouv​.fr/​f​r​/​d​o​s​s​i​e​r​s​-​p​a​y​s​/​i​s​l​a​n​d​e​/​p​r​e​s​e​n​t​a​t​i​o​n​-​d​e​-​l​-​i​s​l​a​n​de/

    Extraits :
    …hausses sala­riales impor­tantes, entre +25% et +30% sur 3 ans…taux de chô­mage 4%…inflation 1.5% !

    PS.
    A l’op­po­sé de nos poli­tiques éco­no­miques, mais l’ar­ri­mage à l’eu­ro va frei­ner tout cela…

    Réponse
  35. Magali

    Le gros avan­tage que je vois dans le tirage au sort est un empê­che­ment de créer son busi­ness dans le monde poli­tique. Ces mes­sieurs et dames ver­raient peut être leur métier d’une façon dif­fé­rente et plus constructive.

    Réponse
  36. Berbère

    Inter­view de Nigel Farage par Marion Sigaut et Claire Séverac

    Réponse
  37. Camille

    Je sou­hai­te­rais me pro­cu­rer ce livre qui m’a l’air très inté­res­sant mais il est mal­heu­reu­se­ment épui­sé sur le site de la relève et la peste et je n’ai pas reçu de réponse de leur part depuis plu­sieurs mois après leur avoir deman­dé s’il était pos­sible de par­ve­nir à en obte­nir un. Connaî­triez-vous un moyen de me le procurer ? 

    Mer­ci !

    Camille.

    Réponse

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