Démocratie et tirage au sort de nos représentants, par Pierre Barral, TEDxSaclay

27/01/2017 | 4 commentaires

4 Commentaires

  1. zedav

    Outre que c’est un ora­teur labo­rieux qui semble réci­ter son texte comme s’il venait d’ap­prendre sa leçon (on s’at­tend à chaque ins­tant à ce qu’une larme de lait lui coule du nez), le fond semble être un copié col­lé ser­vile mais par­tielle de l’an­tienne d’Étienne (manque l’es­sen­tiel de la consti­tuante citoyenne) accou­plé avec une grosse louche de bien-pen­sance (fémi­niste et anti-raciste) : c’est lui qui parle mais c’est mal (mâle), ça aurait dû être une femme de cou­leur. L’ou­vrier, bien plus lour­de­ment dis­cri­mi­né que les femmes dans ses propres sta­tis­tiques, s’est éva­noui en cours de route.

    C’est assez logique, une assem­blée dans laquelle les ouvriers et autres per­sonnes modestes seraient pro­por­tion­nel­le­ment repré­sen­tés serait beau­coup plus dan­ge­reuse pour son mode de vie de petit bour­geois pri­vi­lé­gié qu’une assem­blée pari­taire sur le plan du sexe et de pro­por­tion­na­li­té de la cou­leur de peau.

    Je pré­cise que je pense indis­pen­sable de par­ve­nir à une pari­té de repré­sen­ta­tion des sexes (et le tirage au sort me semble le moyen idéal d’y par­ve­nir) par prin­cipe, sans en attendre le moindre chan­ge­ment politique.

    Bien que j’ai conscience du carac­tère blas­phé­ma­toire de mes pro­pos, dans cette époque de gyno­lâ­trie béate et stu­pide, les femmes ne sont ni plus ni moins cor­rup­tibles et ni plus ni moins com­pé­tentes que les hommes et affir­ma­tion plus grave encore m’ex­po­sant à l’ire des chiens de gardes de l’i­déo­lo­gie domi­nante , ni plus ni moins vic­time que les hommes, du moins à notre époque et dans nos socié­tés démo­cra­tiques (cf. docu­men­taire « The red pill »)

    Reste une ques­tion : com­ment et pour­quoi Pierre Bar­ral a t‑il eu accès à cette tribune ?

    Réponse
  2. etienne

    La déclaration de guerre de Trump

    Par Paul Craig Roberts

    Le bref dis­cours inau­gu­ral du pré­sident Trump était une décla­ra­tion de guerre à l’ensemble de l’establishment de la gou­ver­nance amé­ri­cain. En totalité.

    Trump a fait très clai­re­ment com­prendre que les enne­mis de l’Amérique sont ici, à domi­cile : les mon­dia­listes, les éco­no­mistes libé­raux, les néo­con­ser­va­teurs et autres uni­la­té­ra­listes accou­tu­més à impo­ser les États-Unis au monde et à nous impli­quer dans des guerres coû­teuses et sans fin, les poli­ti­ciens qui servent davan­tage l’establishment diri­geant que le peuple amé­ri­cain, en fait, tout le som­met des inté­rêts pri­vés qui ont fait cou­ler l’Amérique tout en s’enrichissant dans le processus.

    Pour dire la véri­té, le pré­sident Trump a décla­ré une guerre bien plus dan­ge­reuse pour lui-même que s’il l’avait décla­rée à la Rus­sie et à la Chine.

    Les groupes d’intérêts dési­gnés par Trump comme l’Ennemi sont bien ancrés et habi­tués à assu­mer des res­pon­sa­bi­li­tés. Leurs puis­sants réseaux sont tou­jours en place. Bien qu’il ait une majo­ri­té à la Chambre des repré­sen­tants et au Sénat, la plu­part de ceux qui siègent au Congrès sont res­pon­sables devant les groupes d’intérêts qui financent leurs cam­pagnes et non envers le peuple amé­ri­cain ou le pré­sident. Le com­plexe mili­ta­ro-indus­triel, les grandes entre­prises délo­ca­li­sées, Wall Street et les banques ne vont pas rou­ler pour Trump. Ni les médias pros­ti­tués, qui sont la pro­prié­té des groupes d’intérêts dont Trump défie le pouvoir.

    Trump a dit clai­re­ment qu’il repré­sente tous les Amé­ri­cains, noirs, bruns et blancs. Il y a peu de doute que sa décla­ra­tion en faveur de l’inclusion sera igno­rée par ceux qui le haïssent à gauche, qui conti­nue­ront à le trai­ter de raciste exac­te­ment comme les mani­fes­tants payés 50 dol­lars de l’heure le font au moment où j’écris.

    En effet, les diri­geants noirs, par exemple, sont cultu­rel­le­ment impré­gnés du rôle de vic­time auquel il leur sera dif­fi­cile d’échapper. Com­ment ras­sem­bler des gens qui leur vie durant ont appris que les Blancs sont racistes et qu’ils sont les vic­times des racistes ?

    Est-ce fai­sable ? J’ai briè­ve­ment par­ti­ci­pé à une émis­sion de Press TV dans laquelle nous étions cen­sés ana­ly­ser le dis­cours inau­gu­ral de Trump. L’autre com­men­ta­teur était un Amé­ri­cain noir à Washing­ton DC. Le dis­cours d’inclusion de Trump ne lui a fait aucune impres­sion, et l’animateur de l’émission ne s’intéressait qu’à mon­trer les mani­fes­tants embau­chés comme une manière de dis­cré­di­ter l’Amérique. Tant de gens ont un inté­rêt éco­no­mique à par­ler au nom des vic­times que l’inclusion leur fait perdre des emplois et des causes à défendre.

    Ain­si, en plus des glo­ba­listes, de la CIA, des grandes entre­prises qui délo­ca­lisent, de l’industrie de l’armement, des pontes de l’OTAN en Europe et des poli­ti­ciens étran­gers accou­tu­més à être bien payés pour sou­te­nir la poli­tique étran­gère inter­ven­tion­niste de Washing­ton, Trump aura contre lui les lea­ders des per­sonnes vic­ti­mi­sées, les Noirs, les His­pa­niques, les fémi­nistes, les sans-papiers, les homo­sexuels et les trans­genres. Cette longue liste, évi­dem­ment, com­prend éga­le­ment les pro­gres­sistes blancs, puisqu’ils sont convain­cus que le ter­ri­toire de l’Amérique est l’habitat de racistes blancs, miso­gynes, homo­phobes et de maniaques des armes à feu. En ce qui les concerne, ces 84% du ter­ri­toire des États-Unis devraient être mis en qua­ran­taine ou enterrés.

    Autre­ment dit, res­te­ra-t-il suf­fi­sam­ment de bon dans la popu­la­tion pour per­mettre à un pré­sident d’unir les 16% de per­sonnes haïs­sant l’Amérique avec les 84% de celles qui l’aiment ?

    Consi­dé­rez les forces que Trump a contre lui. 

    Les diri­geants noirs et his­pa­niques ont besoin de vic­ti­mi­sa­tion parce que c’est ce qui les fait accé­der au pou­voir et au reve­nu. Ils regar­de­ront d’un mau­vais œil la posi­tion inclu­sive de Trump. L’inclusion est bonne pour les Noirs et les His­pa­niques, mais pas pour leurs chefs [auto­pro­cla­més, NdT].

    Les patrons et les action­naires des grandes entre­prises mon­diales se sont enri­chis avec les emplois délo­ca­li­sés que Trump dit vou­loir rame­ner dans le pays. Si les emplois reviennent, leurs pro­fits, leurs primes de ren­de­ment et leurs gains en capi­tal s’en iront. Mais la sécu­ri­té éco­no­mique de la popu­la­tion amé­ri­caine reviendra.

    Le com­plexe mili­ta­ro-indus­triel a un bud­get annuel de 1 000 mil­liards de dol­lars qui dépend de la « menace russe » dont Trump dit qu’il va la rem­pla­cer par des rela­tions nor­ma­li­sées. L’assassinat de Trump ne peut pas être exclu.

    De nom­breux Euro­péens doivent leur pres­tige, leur pou­voir et leurs reve­nus à l’OTAN, que Trump a remise en question.

    Les béné­fices du sec­teur finan­cier pro­viennent presque entiè­re­ment du ser­vice de la dette des Amé­ri­cains et du pillage de leurs pen­sions de retraite pri­vées et publiques. Le sec­teur finan­cier, avec son agent, la Réserve fédé­rale, peut écra­ser Trump sous une crise finan­cière. La Banque de la Réserve fédé­rale de New York a un gui­chet com­mer­cial com­plet. Elle peut jeter n’importe quel mar­ché dans la tour­mente. Ou sou­te­nir n’importe quel mar­ché, parce qu’il n’y a aucune limite à sa capa­ci­té de créer des dol­lars américains.

    Tout l’édifice poli­tique des États-Unis s’est iso­lé de la volon­té, des dési­rs et des besoins du peuple. Aujourd’hui, Trump dit que les poli­ti­ciens seront res­pon­sables devant lui. Cela signi­fie­rait, bien sûr, une réduc­tion impor­tante de la sécu­ri­té dans leurs fonc­tions ain­si que de leurs reve­nus et leur richesse.

    Il existe un grand nombre de groupes finan­cés par on-ne-sait-qui. Par exemple, Roots Action a répon­du aujourd’hui à l’engagement éner­gique de Trump de défendre tout le monde contre l’establishment au pou­voir par « une demande au Congrès de diri­ger la Com­mis­sion juri­dique de la Chambre vers l’ouverture d’une enquête de mise en accu­sa­tion » et d’envoyer de l’argent pour la des­ti­tu­tion de Trump.

    Un autre groupe hai­neux, Droits de l’homme d’abord, attaque la défense de nos fron­tières par Trump comme fer­mant « un refuge d’espoir pour ceux qui fuient la per­sé­cu­tion ». Réflé­chis­sez une minute. Selon la gauche pro­gres­siste libé­rale et les orga­ni­sa­tions des groupes d’intérêts raciaux, les États-Unis sont une socié­té raciste et le pré­sident Trump est un raciste. Pour­tant, les per­sonnes sou­mises au racisme amé­ri­cain fui­raient les per­sé­cu­tions en se réfu­giant en Amé­rique où elles seront per­sé­cu­tées en rai­son de leur race ? C’est absurde. Les per­sonnes en situa­tion illé­gale viennent ici pour tra­vailler. Deman­dez aux entre­prises du bâti­ment. Deman­dez aux abat­toirs de pou­let et d’autres ani­maux. Deman­dez aux ser­vices de net­toyage des zones de villégiature.

    Cette liste de ceux à qui Trump a décla­ré la guerre est assez longue, bien que d’autres puissent y être ajoutés.

    Nous devrions nous deman­der pour­quoi un mil­liar­daire de 70 ans, dont les affaires sont pros­pères, qui a une femme superbe et des enfants intel­li­gents, est prêt à consa­crer ses der­nières années à l’énorme pres­sion que repré­sente le fait d’être pré­sident et au pro­gramme stres­sant consis­tant à remettre le gou­ver­ne­ment aux mains du peuple amé­ri­cain. Indu­bi­ta­ble­ment, Trump a fait de lui-même une cible pour son assas­si­nat. La CIA ne va pas renon­cer et s’en aller. Pour­quoi une per­sonne pren­drait-elle sur elle la grande res­tau­ra­tion que Trump a décla­rée alors qu’elle pour­rait pas­ser les années qui lui res­tent à jouir plei­ne­ment de la vie ?

    Quelle qu’en soit la rai­son, nous devrions lui être recon­nais­sants et s’il est sin­cère, nous devons le sou­te­nir. S’il est assas­si­né, nous devrons prendre nos armes, incen­dier Lan­gley et les tuer tous.

    S’il réus­sit, il méri­te­ra le qua­li­fi­ca­tif de Trump le Grand !

    La Rus­sie, la Chine, l’Iran, le Vene­zue­la, l’Équateur, la Boli­vie et tous les autres pays sur la liste des vic­times de la CIA devraient com­prendre que l’ascension de Trump est une pro­tec­tion insuf­fi­sante. La CIA est une orga­ni­sa­tion mon­diale. Ses acti­vi­tés ren­tables lui assurent des reve­nus indé­pen­dants du bud­get des États-Unis. L’organisation est capable d’entreprendre des opé­ra­tions indé­pen­dam­ment du pré­sident ou même de son propre directeur.

    La CIA a eu quelque 70 ans pour prendre racine. Elle n’a pas disparu.

    Paul Craig Roberts

    Article ori­gi­nal paru sur paul​crai​gro​berts​.org

    Tra­duit par Diane, véri­fié par Julie, relu par Cathe­rine pour le Saker francophone

    http://​lesa​ker​fran​co​phone​.fr/​l​a​-​d​e​c​l​a​r​a​t​i​o​n​-​d​e​-​g​u​e​r​r​e​-​d​e​-​t​r​ump

    Source : le Saker Francophone

    Réponse
    • etienne

      [Savoureux] Deux « épais pouilleux de frères » québécois échangent leurs points de vue sur Trump :

      Réponse

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