Salutaire et légitime interpellation des « actionnaires » (frelons oisifs) et des « grands patrons », fléaux de l’Humanité

3/03/2015 | 58 commentaires

58 Commentaires

  1. Claude Saint-Jarre

    Le wiki consti­tu­tion n’est pas accessible.

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  2. zedav

    Les agents sociaux se com­portent selon la place qu’ils occupent dans le système.
    S’en prendre à ce patron, même si je com­prends la pas­sion légi­time qui nous y pousse, ne sert stric­te­ment à rien. Sa rému­né­ra­tion est légale, point barre. Des injus­tices, il y en a de bien plus graves par­tout dans le monde.
    Quant au sala­rié qui l’a­pos­trophe, si je peux com­prendre son émoi, j’ai aus­si envie de lui deman­der ce qu’il fai­sait quand il n’é­tait pas concer­né, depuis des décen­nies de plan sociaux.
    En fait, je suis bien plus désap­poin­té (mais pas vrai­ment sur­pris) par le com­por­te­ment des « Judith Ber­nard » et, dans un registre com­plè­te­ment dif­fé­rent, par des « Fran­çois Ruffin ».

    Le constat ren­voie encore à ce texte de Simone Weil, à notre inca­pa­ci­té à faire cause com­mune contre des oppres­seurs très orga­ni­sés, à notre ten­dance à ne résis­ter vrai­ment que quand nous sommes direc­te­ment impli­qués ou quand nous n’a­vons vrai­ment plus rien à perdre.

    Et quand quel­qu’un de lucide, curieux et ima­gi­na­tif, tout à la fois dés­in­té­res­sé à titre per­son­nel et dévoué à la cause com­mune, tente d’é­clai­rer ses conci­toyens quant à la cause poli­tique et struc­tu­relle de notre impuis­sance, il subit tant de calom­nies, de men­songes ou de mépris relayés par ceux là même qui se pensent et se disent résis­tant – exac­te­ment comme l’ex­plique l’al­lé­go­rie de la caverne – qu’il est vrai­ment très dif­fi­cile de ne pas renoncer…

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    • Ronald

      J’au­rais dis la même chose. Dans le même ordre d’i­dée, j’a­jou­te­rais aus­si que les petits action­naires qui sont en train de huer le sala­rié, j’at­tends de les entendre quand Sano­fi aura fait faillite et que ses diri­geants seront par­tis avec la caisse …

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    • Laurent

      « sa rému­né­ra­tion est légi­time point barre » je dois rire ou pleu­rer de cette affir­ma­tion péremp­toire sans aucun fon­de­ment réel. En fait, les action­naires sont inca­pables de juger la valeur de leur PDG, ils votent donc les salaires que ceux-ci réclament ! Il y a eu des articles là des­sus y com­pris dans la bible néo-libé­rale « The Eco­no­mist ». Leurs rému­né­ra­tions sont abso­lu­ment illé­gi­times et ne sont même pas cor­ré­lées avec leur résul­tat. Des PDG/CEO qui ont failli ont vu leur rému­né­ra­tion aug­men­ter ! Je l’at­tends, l’au­dit des pri­va­ti­sa­tions et de la ges­tion par les inté­rêts pri­vés : voir les atter­rés aux mar­dis de l’ESSEC.

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      • zedav

        Il faut savoir lire avant de l’ou­vrir M. Laurent. Je n’ai pas écrit légi­time mais LÉGALE.
        Ou quand le cer­veau réagit affec­ti­ve­ment tel­le­ment vite qu’il voit ce qu’il veut voir…

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        • Ana Sailland

          Le pro­blème n’est pas l’hy­per mais la case qu’il occupe.
          Si l’hy­per n’é­tait pas là, un autre y serait.
          Cer­taines vic­times, pas toutes 😉 , si elles étaient là par un coup de baguette magique à occu­per la case de l’hy­per, sy trou­ve­raient pro­ba­ble­ment fort bien et ne son­ge­raient plus à revoir le contrat social.
          La case est donc la cause et l’es­pèce humaine à l’ins­tant du pre­mier cri est rela­ti­ve­ment homogène.

          On peut fusiller le tsar et sa famille, chan­ger le nom de la case. Mais si on ne fusille pas la case, l’in­jus­tice per­dure, sous un autre visage.

          On en vient donc à la ques­tion des ins­ti­tu­tions, qui peut se trai­ter sans invec­tive ni jalousie.

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    • Geo

      Zedav, pour­quoi Ruf­fin ? tu peux développer ?

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      • zedav

        Je pré­fère que tu lises par toi même ce qu’il raconte de sa ren­contre avec Étienne.

        J’ai trou­vé condes­cen­dant (il le recon­naît d’ailleurs en par­tie) son regard sur les recherches d’Étienne, d’au­tant que ses argu­ments m’ont parus très creux pour ne pas dire vide.

        J’es­time, à tous le moins, que l’am­pleur et la qua­li­té du tra­vail d’Étienne implique que lors­qu’on cri­tique ses idées (ce qui est tout à fait sou­hai­table ET utile) des per­sonnes dites de « gauche » donc du « même côté » qu’Étienne (de ceux qui refusent le sta­tut quo social et l’op­pres­sion crois­sante) se donnent le mini­mum de peine pour étu­dier ses pro­po­si­tions, envi­sa­ger leurs consé­quences et pro­duire une contra­dic­tion déve­lop­pée, struc­tu­rée, argu­men­tée construc­tive ET honnête.

        C’est d’ailleurs ce qu’Étienne prend presque tou­jours la peine de faire lors­qu’il dia­logue avec un contra­dic­teur, fut-il par­fois de mau­vaise foi.

        Ce que Ruf­fin a écrit tient à mon avis bien plus de l’in­di­gent balayage d’un revers de la main.

        Je le regrette d’au­tant plus que j’ad­mire la téna­ci­té, le cou­rage et l’im­per­ti­nence de Ruf­fin et qu’il est capable de pro­duire une ana­lyse rigou­reuse lorsque ça lui prend.

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  3. Eliade Guy

    Je viens de voir l’ émis­sion excellent de voir que l’ on parle des coeurs du sujet
    Bravo

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    • Eliade Guy

      On nous expli­que­ra ensuite que les entre­prises ne peuvent pas inves­tire, bien sur en garan­tis­sant 50% de reve­nu aux action­naires sur les béné­fices. Faire gagner le MAXIMUM aux riches (50% du béné­fice) et inves­tir dans l’ entre­prise et garan­tir les emplois c’ est incom­pa­tible il y a visi­ble­ment même des patrons que cela révoltent

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    • Eliade Guy

      Il faut insis­ter sur l’ irra­tio­na­li­té du sujet-auto­mate capi­ta­liste comme dit Marx ou Lévia­than comme dit ANA … les Dieux sont tom­bés sur la tête

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  4. joss

    Au-delà de 1x le SMIC c’est déjà du para­si­tisme, alors 508x…le para­site tue le para­si­té. La sang-sue a des ver­tus pour le corps, mais ici c’est du vam­pi­risme ! Il faut savoir tondre le mou­ton sans le bles­ser, mais ici c’est de la bou­che­rie. C’est le contrat social du capitalisme.
    C’est cela vivre ensemble ? Com­ment pou­vons-nous vivre ensemble ? Que devient l’ob­jec­tif com­mun en entre­prise, rem­plir la caisse d’un seul ? Ce sont des dan­gers pour l’hu­ma­ni­té. Quand ils ne sont plus res­pon­sables de leurs actes, c’est que la machine s’emballe.

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  5. J-Stéphane

    En accep­tant d’être un petit action­naire (per­ce­voir de l’argent du tra­vail des autres) on per­met à ceux qui en font un métier d’ex­ploi­ter et spo­lier tous les tra­vailleurs (et donc soi même). 

    Autant per­ce­voir direc­te­ment un bon salaire et arrê­ter de récu­pé­rer les miettes des divi­dendes, car ça leur donne un pré­texte pour conti­nuer que d’a­voir des sala­riés collabo. 

    Res­tons intègres si nous vou­lons être cré­dibles et efficaces.

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    • Ana Sailland

      Par contre nous pou­vons nom­breux ache­ter un titre pour avoir en masse accès à l’as­sem­blée géné­rale des action­naires d’un groupe.

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      • J-Stéphane

        Ok pour une coopé­ra­tive citoyenne d’ac­tion­naires qui rever­se­rait les divi­dendes aux sala­riés de l’entreprise.

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        • Ana Sailland

          Je ne sais pas si c’est encore en route mais il y a des années des anti-nest­lé ache­taient cha­cun Une action Nest­lé ( ~5000CHF) pour avoir accès au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion annuel des actionnaires.

          ;;;;;;;;;;;;

          C’est vrai que ren­trer dans le capi­tal pour rever­ser les divi­dendes aux sala­riés est géné­reux, mais c’est réser­vé aux géné­reux qui ont de quoi voir venir 🙂

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    • Sandy

      Je com­prends ce que vous vou­lez dire, mais vous vous trom­pez. Vous dites que cela valide l’i­dée, mais cette vali­da­tion n’a de toute façon stric­te­ment rien avoir avec l’exis­tence de ces pra­tiques, ni ne les empêche ni ne les favorise.
      Celles-ci sont en effet ins­crites dans le droit des entre­prises, elles sont le coeur du capi­ta­lisme, et elles ne reposent aucu­ne­ment sur je ne sais quelle vali­da­tion ou per­cep­tion morale. Ils s’oc­troient de tels reve­nus parce qu’ils en ont le pou­voir, et parce qu’ils en ont le droit. Si cela ne se fai­sait pas par des assem­blées d’ac­tion­naires, cela se ferait par d’autres formes d’organisations.

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  6. zedav

    Info : Le PG de Mer­lu­chon (grand sou­tient de noble et grand Serge Das­sault) et le NPA défendent les petits action­naires « vic­times « des gros.
    Vive les par­tis de « gauche » !

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    • Sandy

      Tu vas bien évi­dem­ment nous don­ner les sources qui jus­ti­fient de telles affir­ma­tions ? Que l’on puisse par nous-même nous faire une idée.

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  7. BA

    Depuis 41 ans, les élites fran­çaises tra­hissent la France.

    Depuis 41 ans, les élites fran­çaises vendent la France à la découpe aux pays étran­gers en géné­ral, aux Etats-Unis en particulier.

    Der­nière tra­hi­son : la vente d’Al­stom à Gene­ral Electric.

    En clair :

    - Les Etats-Unis sont le suzerain.

    - Le suze­rain place ses vas­saux à la tête de ses fiefs.

    - La mis­sion de tous ces vas­saux : tra­hir la France pour le plus grand pro­fit du suzerain.

    - Dans les années qui viennent, le peuple fran­çais puni­ra les élites qui tra­hissent la France. A la guillo­tine, tous ces traîtres.

    Lisez cet article insupportable :

    Vente d’Al­stom : le des­sous des cartes.

    « Oui, il y a bien une cor­ré­la­tion entre l’é­trange défaite de 1940, qui vit en quelques semaines l’ef­fon­dre­ment de notre pays et celle, plus insi­dieuse et plus longue, qui voit le déli­te­ment de notre appa­reil industriel. »

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/01/05/31007–20150105ARTFIG00339-vente-d-alstom-les-dessous-des-cartes-par-jean-michel-quatrepoint.php

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    • etienne

      Qu’est-ce qui peut conduire un pays, pro­gres­si­ve­ment, à se retrou­ver gou­ver­né comme une colo­nie par des agents de l’étranger ? 

      Cher­chez la cause des causes.

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    • Katharina

      « sor­tez ce mon­sieur ! » – ils deviennent de plus en plus visibles, les affreux. Des gestes hau­tains et despotiques.

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  8. BA

    Dans l’U­nion Euro­péenne, les élec­tions en France, les élec­tions en Espagne, les élec­tions en Grèce, etc, ça ne sert plus à rien.

    Dans l’U­nion Euro­péenne, les élec­tions ne servent plus à rien, puisque les nations sont pri­son­nières des trai­tés européens.

    Les élec­tions ne servent plus à rien, puis­qu’il n’y a pas d’autre poli­tique possible.

    TINA !

    There Is No Alternative !

    (TINA, c’é­tait le sur­nom de Mar­ga­ret Thatcher.)

    La construc­tion euro­péenne est anti-sociale.

    La construc­tion euro­péenne est anti-populaire.

    La construc­tion euro­péenne est anti-démocratique.

    Elle doit être détruite.

    Mer­cre­di 4 mars 2015 :

    Grèce : Tsi­pras devra expli­quer qu’il ne pour­ra pas tenir toutes ses promesses.

    Le pré­sident de la Com­mis­sion euro­péenne, Jean-Claude Jun­cker, estime que le Pre­mier ministre grec va devoir expli­quer que cer­taines de ses pro­messes élec­to­rales ne seront pas tenues, les élec­tions ne chan­geant pas les trai­tés, dans un entre­tien mer­cre­di au jour­nal El Pais.

    Alexis Tsi­pras a fait un pas fon­da­men­tal : il a com­men­cé à assu­mer ses res­pon­sa­bi­li­tés. Mais il a un pro­blème : il doit encore expli­quer que cer­taines des pro­messes avec les­quelles il a rem­por­té les élec­tions ne seront pas tenues, déclare-t-il. Les élec­tions ne changent pas les traités.

    Il a posé les bonnes ques­tions, pour­suit M. Jun­cker. Mais n’a jamais don­né de réponses. Or, concer­nant la Grèce et son pro­gramme, il y a 19 opi­nions publiques qui comptent, dans la zone euro. Les élec­tions ne changent pas les trai­tés : il est clair que l’on peut envi­sa­ger la crise grecque d’une autre manière. On peut faire preuve de davan­tage de flexi­bi­li­té, mais la vic­toire de Tsi­pras n’ouvre pas le droit à tout changer. 

    Evo­quant le par­ti grec Syri­za, mais aus­si son allié espa­gnol Pode­mos, M. Jun­cker estime que ce type de nou­veau par­ti ana­lyse sou­vent la situa­tion de manière réa­liste en sou­li­gnant avec pré­ci­sion les énormes défis sociaux. Mais s’ils emportent les élec­tions ils sont inca­pables de tenir leurs pro­messes, de trans­for­mer leurs pro­grammes en réa­li­té. Les pro­po­si­tions de ces par­tis ne sont pas com­pa­tibles avec les règles euro­péennes : elles condui­raient à une situa­tion de blo­cage total. 

    http://​www​.roman​die​.com/​n​e​w​s​/​G​r​e​c​e​-​T​s​i​p​r​a​s​-​d​e​v​r​a​-​e​x​p​l​i​q​u​e​r​-​q​u​i​l​-​n​e​-​p​o​u​r​r​a​-​p​a​s​-​t​e​n​i​r​-​t​o​u​t​e​s​-​s​e​s​-​p​r​o​m​e​s​s​e​s​/​5​7​1​6​2​5​.​rom

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    • Sandy

      Bien sur que si cela sert.

      Les ins­ti­tu­tions ( natio­nales comme euro­péennes ) qui ont été mises en place favo­risent clai­re­ment la conser­va­tion du pou­voir par l’oligarchie.
      Mais peu importe tous les ver­rous et tous les moyens qu’ils auront mis en place, à chaque élec­tion le pou­voir est remis en cause.
      On a le suf­frage uni­ver­sel, 1 citoyen = 1 voix, et nous sommes poten­tiel­le­ment plus nombreux.
      S’ils gagnent, c’est uni­que­ment parce qu’ils réus­sissent à convaincre une suf­fi­sante par­tie de la popu­la­tion d’as­so­cier leur volon­té à la leur. S’ils gagnent c’est parce que nous n’ar­ri­vons pas à nous ras­sem­bler et à être suf­fi­sam­ment nom­breux. Si nous per­dons c’est parce que nous sommes trop divi­sés. Et ils y par­viennent parce que nous sommes trop peu et trop mal infor­més pour déci­der réel­le­ment en connais­sance de cause. Par l’o­pa­ci­té, par la dés­in­for­ma­tion au tra­vers des médias, ils entre­tiennent ces divi­sions. Mais en plus de ça, par nos dif­fé­rentes idées, stra­té­gies, nous nous divi­sons nous même déjà très bien, ils n’ont sou­vent pas grand chose à faire.

      La dif­fi­cul­té est donc réelle, mais contrai­re­ment au défai­tisme et à la rési­gna­tion que vous affi­chez, gagner les élec­tions n’est pas impos­sible. Toute l’A­mé­rique du sud l’a démon­tré, les grecs viennent de démon­trer que c’é­tait aus­si pos­sible en Europe. Les espa­gnols sont bien par­tis pour le démon­trer à leur tour.
      L’im­pos­si­bi­li­té que vous théo­ri­sez n’existe pas, c’est une ques­tion de volon­té poli­tique, et en mili­tant pour que les autres vous suivent dans votre défai­tisme et votre rési­gna­tion, vous par­ti­ci­pez à cette divi­sion et jouez le jeu de ceux que vous pré­ten­dez combattre.

      En outre, pre­nez conscience que pour pou­voir chan­ger les ins­ti­tu­tions, pour orga­ni­ser ne serait-ce qu’une consti­tuante, il faut la légi­ti­mi­té du pou­voir, il faut donc déjà dans un pre­mier temps accé­der au pouvoir.

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    • Katharina

      cor­res­pon­dant au « alter­na­tiv­los », créa­tion de Mer­kel (sans alternative)

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    • Ana Sailland

      San­dy a l’air d’ou­blier qu’entre la foule et l’é­lec­tion il y a les par­tis, qui sont l’une des clefs de notre impuis­sance : ils divisent mais ne ras­semblent pas, et la divi­sion est leur mis­sion pre­mière, conçue par les tenan­ciers des institutions.

      Cette idée de grand ras­sem­ble­ment qu’il (San­dy) sug­gère, nous l’ap­pe­lons tous de nos vœux, mais tout est pré­vu pour qu’elle n’ait pas lieu.

      Ce n’est pas une affaire de défai­tisme, et les noms d’oi­seau n’ef­facent pas le factuel.

      Et loin d’être défai­tistes, nous cher­chons au contraire à contrer cette divi­sion indi­vi­duelle, par l’é­du­ca­tion popu­laire, auto­di­dacte de pré­fé­rence, et c’est tout l’en­jeu des ate­liers. Parce que le coup du ras­sem­bleur cha­ris­ma­tique est un peu usé 😉

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      • Sandy

        Ana inverse l’ordre des choses, les divi­sions pré­cèdent évi­dem­ment le ras­sem­ble­ment partisan.

        Les gens se ras­semblent en asso­cia­tions ou par­tis poli­tiques pour défendre ensemble des idées qu’ils ont en com­mun. Ce ne sont pas les par­tis qui divisent les gens, mais leurs croyances et idéo­lo­gies dif­fé­rentes / leurs inté­rêts diver­gents / leurs posi­tions sociales dif­fé­rentes / leurs pas­sions dif­fé­rentes etc … bref leur volon­té différente …

        Ana se trompe tota­le­ment de cible. Ce sont évi­dem­ment les men­songes et la dés­in­for­ma­tion qu’il faut com­battre, et non pas le fait de se ras­sem­bler en groupes poli­tiques, car c’est bien en se ras­sem­blant ain­si que l’on a une chance de battre la classe dominante.

        On en a l’exemple en ce moment même avec les grecs et Syriza.

        Comme je l’ex­pli­quais à Etienne Chouard dans un autre fil, il a fait une très lourde erreur en ne voyant pas que l’in­té­rêt prin­ci­pal du suf­frage uni­ver­sel était de per­mettre aux pauvres d’a­voir le même poids poli­tiques que n’im­porte quel riche, et donc de pou­voir nous per­mettre d’u­ti­li­ser notre prin­ci­pale force, notre nombre.

        Etienne Chouard désigne de manière un peu trop sim­pliste les 200 der­nières années comme une dic­ta­ture des plus riches, alors qu’en réa­li­té les plus riches ont du com­po­ser constam­ment avec le peuple et ont même per­du de nom­breuses batailles.
        En réa­li­té ces 200 der­nières années ont vu les citoyens obte­nir des droits et des liber­tés comme jamais dans aucune autre période de l’histoire.
        Et c’est grâce au droit de grève et au suf­frage uni­ver­sel, car ils per­mettent tous deux de faire valoir la force du nombre.
        Pour moi c’est une erreur impor­tante qui remet en cause tout ou une grande par­tie en tout cas du tra­vail d’E­tienne sur le tirage au sort et la démocratie.

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        • Katharina

          San­dy, vous ne pou­vez pas voir, qu’il n’y a pas de « classe dominante » ?
          Ce n’est pas une classe, voyons, c’est un groupe de gens qui par­tagent les mêmes vices, voi­là tout ce qu’ils « partagent ».

          Réponse
      • Katharina

        vu cette vidéo d’ac­tua­li­té stu­pé­fiante, ce ne sont même plus les par­tis qui divisent, car les par­tis sont deve­nus tout sim­ple­ment des auberges de lob­bies : un par­ti pour le lob­by x, un autre par­ti pour le lob­by y, le reste : lan­gage des com­mu­ni­cants. C’est très simple.

        Vendre des « pro­grammes » comme on vend un pro­duit. Du même pro­duit, on dit y a du bio dedans pour le vendre aux x, et on dit y a du fran­cais dedans pour le vendre aux y. Bête, cher et faux.
        Le tout fabri­qué pour ras­sem­bler des consom­ma­tuers et non pas pour une idée vraie.
        Avec du Mélen­chon on a droit à la consom­ma­tion de l’es­prit rebel maqui­sard. Avec Sar­ko­zy on a droit à la concom­ma­tion du « nous par­ta­geons les mêmes valeurs » (les quelles ne seront pas pré­ci­sées), avec Hol­lande on a droit à la Répu­blique laique et ain­si de suite.

        Réponse
        • Katharina

          la vidéo citée plus haut :

          Réponse
  9. zedav

    Cash Inves­ti­ga­tion : « Quand les action­naires s’en prennent à nos emplois »

    Excu­sez moi Étienne, mais est-ce une révé­la­tion, y a t‑il là matière à scoop ?

    Réponse
    • etienne

      Non, Zedav, pas un scoop sur le fond, vous avez rai­son, mais ce qui est plu­tôt rare, c’est le spec­tacle public de l’in­ter­pel­la­tion fron­tale du voleur par les volés, en face à face, fil­mé et publié à tous les vents, avec la mine ren­fro­gnée du grand ban­dit qui ne sait plus où se mettre. 

      À part ça, ce qui n’est (effec­ti­ve­ment) pas un scoop pour les uns peut (fort bien) être une utile sirène d’a­larme pour les autres (qui rou­pillent encore). 

      Ne faites pas votre bon­net de nuit, cher Zedav : vous savez bien qu’on reste concen­tré sur l’es­sen­tiel, au bi du bout. Mais quand on est pris d’un coup de sang par une image par­ti­cu­liè­re­ment révol­tante, lais­sez-nous l’ex­pri­mer ; sinon on va exploser… 🙂

      Réponse
      • Ana Sailland

        Les indi­gna­tions sont un car­bu­rant pour la volonté 🙂

        Réponse
  10. etienne

    http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89trange_D%C3%A9faite

    L’É­trange Défaite. Témoi­gnage écrit en 1940 est un témoi­gnage sur la bataille de France écrit en 1940 par Marc Bloch, offi­cier et his­to­rien, qui a par­ti­ci­pé aux deux guerres mon­diales. Dans ce livre, il ne raconte pas ses sou­ve­nirs per­son­nels, mais il s’ef­force, en témoin objec­tif, de com­prendre les rai­sons de la défaite fran­çaise lors de la bataille de France pen­dant la Seconde Guerre mon­diale. Rédi­gé sur le moment, L’É­trange Défaite a mar­qué les esprits dès sa paru­tion par la per­ti­nence des constats qui y sont faits1.

    Mal­gré le manque d’in­for­ma­tions à sa dis­po­si­tion et le désa­van­tage de l’a­na­lyse à chaud, Marc Bloch fait une ana­lyse des causes de la défaite de 1940 qui n’a pas été pro­fon­dé­ment remise en cause à ce jour et a ouvert la ques­tion de savoir dans quelle mesure les élites ont pré­fé­ré la vic­toire d’Hit­ler face à la mon­tée du com­mu­nisme.

    Réponse
  11. etienne

    Lu sur le fil face­book de ce billet :

    La direc­trice de Gene­ral Elec­tric France et vice pré­si­dente du groupe, Cla­ra Lejeune (membre de la com­mis­sion Tri­la­té­rale), est mariée avec Her­vé Gay­mard, ancien Ministre de l’Économie et « spé­cia­liste des appar­te­ments somptueux ».

    Réponse
  12. etienne

    « Sitôt que le ser­vice public cesse d’être la prin­ci­pale affaire des citoyens, et qu’ils aiment mieux ser­vir de leur bourse que de leur per­sonne, l’É­tat est déjà près de sa ruine.

    Faut-il mar­cher au com­bat ? ils payent des troupes et res­tent chez eux ; faut-il aller au conseil ? ils nomment des dépu­tés et res­tent chez eux. 

    À force de paresse et d’argent, ils ont enfin des sol­dats pour asser­vir la patrie, et des repré­sen­tants pour la vendre.

    C’est le tra­cas du com­merce et des arts, c’est l’a­vide inté­rêt du gain, c’est la mol­lesse et l’a­mour des com­mo­di­tés, qui changent les ser­vices per­son­nels en argent. On cède une par­tie de son pro­fit pour l’aug­men­ter à son aise. Don­nez de l’argent, et bien­tôt vous aurez des fers. Ce mot de finance est un mot d’es­clave, il est incon­nu dans la cité. Dans un pays vrai­ment libre, les citoyens font tout avec leurs bras, et rien avec de l’argent ; loin de payer pour s’exemp­ter de leurs devoirs, ils paye­raient pour les rem­plir eux-mêmes. Je suis bien loin des idées com­munes ; je crois les cor­vées moins contraires à la liber­té que les taxes. »

    Jean-Jacques Rous­seau, Du contrat social (1762),
    Cha­pitre 3.15 : Des dépu­tés ou repré­sen­tants (extrait).

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    • Ana Sailland

       » loin de payer pour s’exempter de leurs devoirs, ils paye­raient pour les rem­plir eux-mêmes » »> celle là, j’adore 🙂

      Une socié­té bien orga­ni­sée est une socié­té dans laquelle la com­pé­ti­tion est celle des belles âmes, qui riva­lisent en vue de contri­buer au bon­heur de cha­cun et de tous.

      En terre cha­ma­nique on parle de « voler », mais pas voler un poste d’es­clave à un col­lègue, non, voler l’op­por­tu­ni­té d’a­gir, il y en a de toute façon bien assez.

      C’est aus­si l’es­prit du shambala.

      Réponse
  13. etienne

    À force de paresse et d’argent, ils ont enfin des sol­dats pour asser­vir la patrie, et des repré­sen­tants pour la vendre.

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    • Ana Sailland

      Ces jours der­niers on la découvre avec émerveillement.

      Je trouve Fakir un peu rugueux 😉
      Le jour­nal Fakir touche les convain­cus, ce qui ne sert à rien, tan­dis qu’elle touche la France. Au prix de conces­sions, certes.

      Curieu­se­ment, je pense à Ber­nard Maris.

      Les mou­tons dans la louverie .….…

      Réponse
    • EFFAB

      Bref, en résu­mé, com­ment se fait-il qu’elle ait pu (toute une équipe) réa­li­ser une telle émis­sion, au nez et à la barbe du ser­vice public_au privé ?!…

      Réponse
  14. EFFAB

    « L’un des plus beaux dis­cours de luci­di­té de notre époque » :

    Réponse
  15. etienne

    Excellent !

    Fable de La Fon­taine : Le save­tier et le financier
    Éloge de l’oi­si­ve­té [et de la pauvreté]

    Réponse
    • Ronald

      Pour ceux qui aiment les Fables de La Fon­taine, moi, ma pré­fé­rée est
      « Les Gre­nouilles qui demandent un roi » :

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  16. etienne

    Pour res­ter libre, il faut être sans cesse en garde contre ceux qui gou­vernent : rien de plus aisé que de perdre celui qui est sans défiance ; et la trop grande sécu­ri­té des peuples est tou­jours l’a­vant-cou­reur de leur servitude.

    Mais comme une atten­tion conti­nuelle sur les affaires publiques est au-des­sus de la por­tée de la mul­ti­tude, trop occu­pée d’ailleurs de ses propres affaires, il importe qu’il y ait dans l’État des hommes qui tiennent sans cesse leurs yeux ouverts sur le cabi­net, qui suivent les menées du gou­ver­ne­ment, qui dévoilent ses pro­jets ambi­tieux, qui sonnent l’a­larme aux approches de la tem­pête, qui réveillent la nation de sa léthar­gie, qui lui découvrent l’a­bîme qu’on creuse sous ses pas, et qui s’empressent de noter celui sur qui doit tom­ber l’in­di­gna­tion publique. Aus­si, le plus grand mal­heur qui puisse arri­ver à un État libre, où le prince est puis­sant et entre­pre­nant, c’est qu’il n’y ait ni dis­cus­sions publiques, ni effer­ves­cence, ni partis.

    Tout est per­du, quand le peuple devient de sang-froid, et que sans s’in­quié­ter de la conser­va­tion de ses droits, il ne prend plus de part aux affaires : au lieu qu’on voit la liber­té sor­tir sans cesse des feux de la sédition.

    Jean-Paul Marat, « Les chaînes de l’esclavage » (1774).

    http://​clas​siques​.uqac​.ca/​c​l​a​s​s​i​q​u​e​s​/​m​a​r​a​t​_​j​e​a​n​_​p​a​u​l​/​c​h​a​i​n​e​s​_​e​s​c​l​a​v​a​g​e​/​c​h​a​i​n​e​s​.​h​tml

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    • Ana Sailland

      Nous avons les veilleurs du net, qui font ce qu’ils peuvent avec les infos qu’ils ont et les moyens de dif­fu­sion dont ils disposent.

      Marat nous souffle qu’ils devrait y en avoir aus­si dans l’institution.
      Je les vois armés de méga­phones et accom­pa­gnés de per­ceurs de coffres 😉

      Etienne nous souffle que ceux là pour­raient être tirés au sort.

      Com­bi­ner ces trois avan­cées serait clai­re­ment de nature à limer les abus jus­qu’à la corde ( et l’in­com­pé­tence des élites, sou­vent négli­gée dans le débat ) .

      Quid de la télé ( l’in­jec­teur de pen­sée direc­te­ment dans la soupe du soir ), devrait elle relayer les alertes sans les méca­nismes édul­co­rants usuels ?

      A l’a­te­lier du 31 août à St André nous avons abor­dé la ques­tion de la trans­pa­rence des appels d’offre. des vigiles incor­rup­tibles, donc tirés au sort et à man­dat court seraient ici bienvenus.

      Réponse
    • Katharina

      superbe, il y a des êtres comme cela. Ils sont nés avec ce sens de flai­rage de loin. Dans l’an­ti­qui­té, dans le théâtre grec, ce sont les cory­phées – ce n’est abso­lu­ment pas le même sens que celui qu’on donne aujourd’­hui à une cory­phée (= spé­cia­liste de quelque chose) .
      Un état qui fonc­tionne humai­ne­ment aura ces gens dans leur sein. Actuel­le­ment, ils sont offi­ciel­le­ment mépri­sés (com­plo­tistes).

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      • Katharina

        pas « com­plo­tistes », conspirationistes

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        • joss

          En par­lant de com­plot, je reviens sur cette notion à la mode.
          Conspi­ra­tion­niste = cher­cheur de vérité
          Quand le peuple com­mence à réflé­chir, ça devient gênant pour certains.
          Le men­songe qui ras­sure vaut mieux qu’une véri­té qui dérange.
          Dans une démo­cra­tie, cha­cun a le droit d’a­voir sa propre idée, le débat et la cri­tique rem­placent la censure.
          Si la recherche de la véri­té devient illé­gale, le pou­voir judi­ciaire n’a plus de rai­son d’être.

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  17. Berbère

    FILOCHE l’af­firme,
    le chô­mage est voulu

    Pour­quoi y‑a-t-il des pauvres ? – pour qu’il y ait des esclaves qui créent du luxe, de l’as­cen­dance et du temps de paresse pour les oisifs au mépris arrogant.

    Peur-inti­mi­da­tion – chan­tage – per­sua­sion-domi­na­tion-mani­pu­la­tion-pro­pa­gande- endoc­tri­ne­ment,… – autant d’ou­tils de pres­sion des domi­nants avides pour arri­ver à leur fin

    Réponse

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