15 minutes avec ‘Nouvelle Donne’ SUR LE CHÔMAGE : ‘dette publique’ comme coup d’État bancaire, et ‘remboursement de la dette publique’ comme source infaillible de crise majeure, chartalisme, UE chômagène, libre échange imposé par les empires à leurs colonies, NAIRU comme preuve du scandale et trahison… et indispensables ateliers constituants populaires

11/09/2014 | 142 commentaires


Univ d'été ND 2014

Après la cen­sure d’une vidéo (« BOOOM – Étienne Chouard brise l’o­mer­tà en direct à la télé ») qui dépas­sait 400 000 vues en 4 jours (elle fai­sait plus de 100 000 par jour, ça allait bien 🙂 ), voi­ci une deuxième ten­ta­tive virale pour la ren­trée : 15 minutes avec le mou­ve­ment « Nou­velle Donne », cette fois SUR LE CHÔMAGE :

Le chô­mage est une construc­tion poli­tique (de type maf­fieux, c’est-à-dire ter­ro­riste) qui per­met aux 1% oisifs de faire régner la ter­reur par­mi les 99% ain­si astreints aux tra­vaux forcés.

Et nos « élus » (en fait, ce ne sont PAS DU TOUT « nos » élus mais les élus des riches, ce qui explique TOUT), « nos élus » pré­ten­dus, donc, se foutent de nous, lit­té­ra­le­ment, quand ils pré­tendent com­battre le chô­mage en façade (avec un pis­to­let à eau) pen­dant qu’ils encou­ragent le chô­mage en cou­lisse (avec des bombes incendiaires).

Il nous faut nous réunir, nous entrai­der, nous auto-for­mer, pola­ri­ser nos volon­tés, autour de NOTRE CAUSE COMMUNE (nous devons ins­ti­tuer nous-même notre puis­sance poli­tique), au lieu de nous divi­ser sur des consé­quences diverses de notre impuissance.

Ce salaud de Bos­suet le résu­mait ain­si : « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des consé­quences alors qu’ils en ché­rissent les causes. » => Le « SUFFRAGE UNIVERSEL » rava­lé à la dési­gna­tion de maîtres est l’arme poli­tique — UNE DES CAUSES PREMIÈRES — qui per­met à la classe des 1% d’a­che­ter les acteurs poli­tiques et de ter­ro­ri­ser la classe des 99%.

Dieu se rit des hommes qui se plaignent des consé­quences alors qu’ils en ché­rissent les causes.
Arrê­tons d’a­do­rer le faux « suf­frage uni­ver­sel » comme une vache sacrée et tra­vaillons à cher­cher (et à modi­fier) les causes pro­fondes de nos malheurs.

Thèmes (à peine évo­qués lors) de ces 15 minutes (et docu­ments com­plé­men­taires rap­pe­lés sur le site pour bosser ) :
– la ‘dette publique’ comme coup d’État bancaire,
– et le ‘rem­bour­se­ment de la dette publique’ comme source infaillible de crise majeure et de chô­mage de masse,
– le char­ta­lisme comme alter­na­tive sti­mu­lante et prometteuse,
– L’UE comme piège chômagène,
– Le libre échange impo­sé par les empires à leurs colonies,
– et le NAIRU comme Nème preuve du scan­dale et de la trahison…
– et indis­pen­sables ate­liers consti­tuants populaires…

Faites pas­ser 🙂

Comme autre trace de ce pas­sage à Amiens, il y a aus­si cette courte conclusion :

PS : je ne sais évi­dem­ment pas si « Nou­velle Donne » pren­dra fina­le­ment le cap de l’au­to-édu­ca­tion popu­laire consti­tuante… mais on peut rêver (ils parlent déjà beau­coup de tirage au sort et ils com­mencent à le tes­ter). On ver­ra bien ce qui adviendra.


Pour bos­ser et aller plus loin, voi­ci des élé­ments de docu­men­ta­tion com­plé­men­taire sur les points évo­qués dans la vidéo :

• Sur le CHARTALISME et la cor­ré­la­tion (par­faite !) entre rem­bour­se­ment d’une dette publique et crise majeure et chô­mage généralisé : 

- La fiche wiki­pé­dia : http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​C​h​a​r​t​a​l​i​s​m​e​#​T​r​a​n​s​a​c​t​i​o​n​s​_​v​e​r​t​i​c​a​les

Extrait (impor­tant) :

Voi­ci le cas des États-Unis résu­mé par le pro­fes­seur Wray7 :

« À une brève excep­tion près, le gou­ver­ne­ment fédé­ral a été endet­té chaque année depuis 1776. En jan­vier 1835, pour la pre­mière et seule fois de toute l’histoire des U.S.A., la dette publique fut éli­mi­née, et un sur­plus bud­gé­taire fut main­te­nu les deux années sui­vantes pour accu­mu­ler ce que le Secré­taire au Tré­sor Levi Wood­bu­ry appe­la « un fond pour faire face aux futurs défi­cits. » En 1837 l’économie s’effondra en une grande dépres­sion qui mit le bud­get en défi­cit, et le gou­ver­ne­ment a tou­jours été endet­té depuis. Depuis 1776 il y eut exac­te­ment sept périodes de sur­plus bud­gé­taires sub­stan­tiels avec une réduc­tion signi­fi­ca­tive de la dette. De 1817 à 1821 la dette natio­nale bais­sa de 29 % ; de 1823 à 1836 elle fut éli­mi­née (les efforts de Jack­son) ; de 1852 à 1857 elle chu­ta de 59 %, de 1867 à 1873 de 27 %, de 1880 à 1893 de plus de 50 %, et de 1920 à 1930 d’environ un tiers. Bien sûr, la der­nière fois que nous avions un sur­plus bud­gé­taire était durant les années Clin­ton. Je ne connais pas de ménage qui fut capable d’avoir un bud­get en défi­cit pen­dant approxi­ma­ti­ve­ment 190 des 230 et quelque der­nières années, et d’accumuler des dettes vir­tuel­le­ment sans limite depuis 1837.

Les États-Unis ont éga­le­ment connu six périodes de dépres­sion. Les dépres­sions com­men­cèrent en 1819, 1837, 1857, 1873, 1893, et 1929. (Ne remar­quez-vous rien ? Jetez un œil aux dates lis­tées plus haut.) À l’exception des sur­plus de Clin­ton, chaque réduc­tion signi­fi­ca­tive de la dette en cours fut sui­vie d’une dépres­sion, et chaque dépres­sion fut pré­cé­dée par une réduc­tion de dette signi­fi­ca­tive. Le sur­plus de Clin­ton fut sui­vi par la réces­sion de Bush, une eupho­rie spé­cu­la­tive, et main­te­nant l’effondrement dans lequel nous nous trou­vons. Le jury déli­bère encore pour savoir si nous pour­rions réus­sir à en faire une nou­velle grande dépression.

Bien qu’on ne puisse jamais élu­der la pos­si­bi­li­té d’une coïn­ci­dence, sept sur­plus sui­vis par six dépres­sions et demi (avec encore quelque pos­si­bi­li­té pour en faire la par­faite sep­tième) devrait faire haus­ser quelques sour­cils. Et, au pas­sage, nos moins graves réces­sions ont presque tou­jours été pré­cé­dées par des réduc­tions du bud­get fédé­ral. Je ne connais aucun cas de dépres­sion engen­drée par un sur­plus du bud­get des ménages. »

— L. Ran­dall Wray, tra­duc­tion., source.

IL NE FAUT PAS REMBOURSER LA DETTE PUBLIQUE. 
Si on fait ça (si des traîtres font ça !), on va som­brer dans un chô­mage généralisé.

.
- Le site (impor­tant) « Frap­per mon­naie » :
http://​frap​per​mon​naie​.word​press​.com/

• Le pas­sion­nant petit livre de Phi­lippe Derud­der : « Les mon­naies locales com­plé­men­taires : pour­quoi, comment ? »
http://​www​.fran​ce​cul​ture​.fr/​o​e​u​v​r​e​-​l​e​s​-​m​o​n​n​a​i​e​s​-​l​o​c​a​l​e​s​-​c​o​m​p​l​e​m​e​n​t​a​i​r​e​s​-​p​o​u​r​q​u​o​i​-​c​o​m​m​e​n​t​-​d​e​-​p​h​i​l​i​p​p​e​-​d​e​r​u​d​der

• le site (éton­nant) « Chô­mage et mon­naie » :
http://​www​.cho​mage​-et​-mon​naie​.org/

• Sur la très bonne affaire (pour les riches) et la très mau­vaise affaire (pour les pauvres) qu’est la dette publique , ne ratez sur­tout pas notre cher Guille­min, expli­quant, dans son extra­or­di­naire bou­quin « Silence aux pauvres », le rôle cru­cial (et cri­mi­nel) de Necker et des Giron­dins (cher­chez ces mots dans la page) avant et pen­dant la Révo­lu­tion française :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​7​/​1​5​/​2​3​7​-​h​e​n​r​i​-​g​u​i​l​l​e​m​i​n​-​s​i​l​e​n​c​e​-​a​u​x​-​p​a​u​v​r​e​s​-​1​989

- et puis tout Guille­min, en fait :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​H​e​n​r​i​-​g​u​i​l​l​e​m​i​n​-​r​o​b​e​s​p​i​e​r​r​e​-​r​o​u​s​s​e​a​u​-​c​a​s​t​o​r​i​a​d​i​s​-​z​inn

• Plus de détails sur le piège poli­tique de la dette publique en France aujourd’hui :

• Voir aus­si l’ex­cellent (l’in­dis­pen­sable) petit livre d’An­dré-Jacques Hol­becq et Phi­lippe Derud­der : « La dette publique, un affaire ren­table » :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​0​8​/​0​5​/​1​6​/​9​4​-​l​a​-​d​e​t​t​e​-​p​u​b​l​i​q​u​e​-​e​s​t​-​u​n​e​-​a​f​f​a​i​r​e​-​t​r​e​s​-​r​e​n​t​a​b​l​e​-​m​a​i​s​-​p​o​u​r​-​qui

• Pour appuyer ma phrase « Tous les ban­quiers du monde savent que, quand on se bat contre l’in­fla­tion, on va auto­ma­ti­que­ment le payer en chô­mage des plus défa­vo­ri­sés : non seule­ment ils le savent, mais il le font exprès POUR ÇA ! »

Voir Jean-Paul Fitous­si, Pro­fes­seur des Uni­ver­si­tés à l’Ins­ti­tut d’É­tudes Poli­tiques de Paris, Pré­sident du Conseil Scien­ti­fique de l’IEP de Paris, Pré­sident de l’OFCE et Secré­taire géné­ral de l’As­so­cia­tion Inter­na­tio­nale des Sciences Éco­no­miques, entre­tiens avec JC Guille­baud, « La poli­tique de l’impuissance », 2005, Arléa :

- JCG : « Vous êtes en train de dire qu’au fond, obsé­dé par la lutte contre l’inflation, on a lit­té­ra­le­ment consen­ti au chô­mage. »

- JPF : « Pis que ça ! On a dans une pre­mière phase ins­tru­men­ta­li­sé le chô­mage pour com­battre l’inflation. Chaque « ban­quier cen­tral » de la pla­nète sait que, dès qu’il aug­mente les taux d’intérêts, il met au chô­mage une par­tie des caté­go­ries les plus vul­né­rables de la popu­la­tion. Non seule­ment il le sait, mais c’est pré­ci­sé­ment pour ça qu’il le fait. Pour­quoi aug­mente-t-on les taux d’intérêts ? Parce qu’on est per­sua­dé que la demande est trop forte et que les entre­prises pro­dui­sant à pleine capa­ci­té ne pour­raient la satis­faire qu’en aug­men­tant leurs prix. La douche froide des taux d’intérêts réduit ain­si la demande et incite les entre­prises à licen­cier. » (p. 45)

(…)

- JCG : « Que pen­sez-vous des deux argu­ments mar­te­lés à cette époque [après 1982] à pro­pos de l’inflation et du res­pect des grands équi­libres ? Pre­miè­re­ment on a dit qu’il était légi­time (y com­pris mora­le­ment) de lut­ter contre l’inflation parce qu’elle péna­li­sait les plus pauvres ; deuxiè­me­ment, qu’il fal­lait main­te­nir les grands équi­libres par simple res­pect et géné­ro­si­té pour les géné­ra­tions à venir, afin de ne pas faire peser une charge trop lourde sur la tête de nos enfants. On a habillé, en quelque sorte, cette poli­tique d’un dis­cours de générosité… »

- JPF : « C’était un double men­songe. En aug­men­tant les taux d’intérêts, et sur­tout en les main­te­nant à un niveau éle­vé une fois l’inflation vain­cue, on savait qu’on favo­ri­sait ceux qui détiennent le capi­tal finan­cier, et que l’on excluait de l’accès aux biens durables (qui exigent un recours à l’emprunt) les caté­go­ries les plus vul­né­rables de la popu­la­tion. (…) Le second men­songe, c’est qu’en aug­men­tant les taux d’intérêt on fai­sait du ser­vice de la dette un des postes les plus impor­tants du bud­get de l’État. » (P. 46)

- JPF : « Que l’orientation des poli­tiques éco­no­miques de l’Union soit, pour l’essentiel, indé­pen­dante de tout pro­ces­sus démo­cra­tique est à la fois contraire aux tra­di­tions poli­tiques des peuples euro­péens, et dan­ge­reux pour l’efficacité éco­no­mique de l’ensemble. » (p. 72)

- JPF : « En for­çant le trait, on pour­rait affir­mer que le « gou­ver­ne­ment éco­no­mique » de l‘Europe se rap­proche à s’y méprendre d’un des­pote éclai­ré qui, à l’abri des pres­sions popu­laires, cher­che­rait le bien com­mun au tra­vers de l’application d’une doc­trine rigou­reuse – le libé­ra­lisme -, sup­po­sée supé­rieure à toutes les autres en termes d’efficacité éco­no­mique. La démo­cra­tie ne serait donc pas le sys­tème poli­tique le mieux à même d’appréhender l’intérêt géné­ral ; elle pla­ce­rait les gou­ver­ne­ments en posi­tion de vul­né­ra­bi­li­té devant les pres­sions des popu­la­tions en faveur de la redis­tri­bu­tion. Le pou­voir a ain­si chan­gé de mains. Les poli­tiques ont pré­fé­ré le confier à des agences indé­pen­dantes. (…)

Mais il est vrai aus­si que, dès l’origine, la construc­tion euro­péenne fut l’œuvre d’une démo­cra­tie des élites, plu­tôt que de la démo­cra­tie tout court. Cepen­dant les élites ont chan­gé (…) aujourd’hui elles ont ten­dance à assi­mi­ler le bien public au marché. »

La suite est édi­fiante… Un petit livre impor­tant, à lire…

Source : mon ana­lyse de 2005 « UNE MAUVAISE CONSTITUTION QUI RÉVÈLE UN SECRET CANCER DE NOTRE DÉMOCRATIE » (note 14, page 20) :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​C​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​_​r​e​v​e​l​a​t​e​u​r​_​d​u​_​c​a​n​c​e​r​_​d​e​_​l​a​_​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​.​pdf

• Sur les rai­sons impé­rieuses et urgentes de sor­tir de la pré­ten­due « Union euro­péenne », ne ratez pas cette page :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​1​/​0​5​/​2​0​/​1​2​5​-​l​e​s​-​r​a​i​s​o​n​s​-​m​a​j​e​u​r​e​s​-​d​e​-​s​o​r​t​i​r​-​d​e​-​l​-​u​n​i​o​n​-​e​u​r​o​p​e​e​n​n​e​-​v​ite

• sur le cas par­ti­cu­lier du libre-échange, lire le livre majeur de Frie­drich List, « Sys­tème natio­nal d’é­co­no­mie poli­tique », 1857 (avec une pré­face claire et puis­sante d’Em­ma­nuel Todd) :

• Et puis, sur les racines et les gènes nazis de l’U­nion euro­péenne, regar­dez aus­si ceci :

• sur le scan­dale du NAIRU :

- la fiche wiki­pé­dia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_ch%C3%B4mage_n%27acc%C3%A9l%C3%A9rant_pas_l%27inflation

- le site « NAIRU, le Nom de la Ruse. La face cachée du chô­mage. » : http://​lenai​ru​.blog​spot​.fr/

- voir aus­si : http://​lenai​ru​.free​.fr/​p​a​g​e​s​/​l​e​n​a​i​r​u​v​i​t​e​p​a​g​.​h​tml


Défi­ni­ti­ve­ment marre des pro­fes­sion­nels de la poli­tique qui se per­mettent depuis 200 ans d’être consti­tuants : ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pou­voir. Ceci n’est pas négo­ciable, pour des citoyens dignes de ce nom.

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142 Commentaires

  1. carné

    tout à fait d’accord!!!

    Réponse
  2. J-Stéphane
  3. EFFAB

    Ce nou­veau fil, ces cap­ta­tions tombent à point nom­mé, actua­li­sant sans cesse cette bonne parole et matière chaque fois enri­chie, nuan­cée à décou­vrir et à faire décou­vrir, cer­tains d’entre nous fami­liers de cette pen­sée mais tou­jours en recherche de la meilleure syn­thèse et des meilleurs exemples, tant d’autres aujourd’­hui comme hier décou­vrant ceci.

    Ce didac­tisme et ces coups de gueule, notre sou­tien, ces relais et tous ces par­tages font boule et neige, et cette cen­sure évi­dente ne fait que nous confor­ter dans cette voie et cette volon­té… ajou­té à cela cet invi­sible noc­turne qui fait que nous nous ren­con­trons en rêve et que retour­nant à l’é­cole (récur­rence d’une his­toire sur la durée cepen­dant com­prise dans le temps ramas­sé et unique d’un rêve tar­dif au petit matin) je sais que je vous ai désor­mais pour pro­fes­seur bien que ce pre­mier cours auquel j’as­siste peu à peu avant mon réveil ce n’est point vous qui êtes ce pro­fes­seur nous remet­tant les copies d’un devoir noté… un voi­sin, le pre­mier devoir à être ren­du étant un 18 et moi un peu après héri­tant d’un 7 (j’ai connu pire dans le vrai) alors que j’é­tais cen­sé méri­té beau­coup mieux !… Evi­dem­ment, plu­sieurs grilles de lec­ture, toutes sortes d’in­ter­pré­ta­tions, néan­moins, fidèle à moi-même et plus fidèle encore à ce qui nous pré­oc­cupe ici, j’aime à pen­ser que tout ceci depuis hier fait lien et Sens, ceci et tant d’autres choses, et c’est pour­quoi, per­son­nel­le­ment, je me dis que plus ça va et qu’il y a quan­ti­té de tri­bun qui bien mal­gré eux n’ont ont pas moins cette pug­na­ci­té et cette plé­ni­tude… ce rêve est bien la réa­li­té, je n’in­vente rien. Pour­sui­vons dans cette idée et cette Cause.

    Réponse
  4. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Quel impact aurait une grande sur­face d’un grand groupe natio­nale ou inter­na­tio­nale dans le pay­sage d’une mon­naie locale ?

    Va-t-elle refu­ser la mon­naie locale ou l’ac­cep­ter, et quelles en seraient les conséquences ?

    Réponse
    • etienne

      Il faut natio­na­li­ser la grande dis­tri­bu­tion (ser­vice public vital qui ne devrait pas être un centre de profit).

      Réponse
      • Ana Sailland

        J’en pro­fite pour insis­ter sur ce mot à l’en­vers : grande dis­tri­bu­tion, qui serait mieux adap­té à la para­bole des pains qu’au com­merce à grande échelle.
        Pas ano­dine du tout cette assi­mi­la­tion de la vente sans mar­chan­dage pos­sible à un ser­vice ren­du gentiment .…..

        Réponse
      • EFFAB

        « Il faut natio­na­li­ser la grande dis­tri­bu­tion (ser­vice public vital qui ne devrait pas être un centre de pro­fit) »… à ce train-là, pas besoin que cer­tains fassent du hors-sujet et ren­ché­rissent dans la Conspi­ra­tion en rajou­tant l’O­TAN à Wall Street ^^ ETIENNE est bien déci­dé à se mettre tout le monde sur le dos ! enfin, j’exa­gère un peu là, disons juste 1 petit % contre une mon­tagne de 99%, enfin, disons au moins 80, 85 % (les 56 % d’abs­ten­tion aux der­nières élec­tions euro­péennes + les votes blancs + quelques indé­cis qui le sont de moins en moins) : oui, il a bon (le) dos !

        Réponse
    • Ana Sailland

      @J‑S La ques­tion serait plu­tôt : La mon­naie locale va-telle accep­ter d’être uti­li­sée dans des tran­sac­tion avec ce grand groupe. Pas l’inverse.

      En effet, en géné­ral, une mon­naie locale se dote d’une charte éthique et ne fri­cote pas avec n’im­porte qui.

      Bon main­te­nant, rien n’empêche Car­re­Li­Deuil d’af­fi­cher « nous accep­tons l’é­cu » , mais elle ne pour­ra pas payer ses four­nis­seurs loin­tains avec, ni conver­tir en euro ses entrées.

      Réponse
    • J-Stéphane

      Je par­tage vos avis dans la théo­rie, mais pour être viable, il faut res­pec­ter le fac­teur chronologique. 

      Exemple ; une com­mune a pour le moment un super­mar­ché qui dépend d’un grand groupe d’une grande famille, com­ment implan­ter la mon­naie locale ?

      Réponse
      • Ana Sailland

        On le fait, c’est tout.

        Et ça s’est fait.

        Et ça s’est fait.

        Une mon­naie locale n’a pas pour voca­tion de rem­pla­cer la mon­naie exis­tante, mais de lan­cer une autre économie.

        ça peut aller très loin, par exemple jus­qu’à un reve­nu incon­di­tion­nel, ou à la rému­né­ra­tion de tâches non usuel­le­ment réper­to­riées comme « travail »

        Notons un truc peu dit :

        Si la mon­naie, nom­mons la eco, est ados­sée à l’eu­ro ( l’as­soce convient que tout eco créé néces­site un dépot d’un euro ou 0,8 ou 1,2), il y a tout sim­ple­ment mul­ti­pli­ca­tion par ~deux de la masse moné­taire locale, fin de l’argent rare, avec tous les avan­tages que l’on sait.
        Une par­tie de cette masse (euro) étant affec­tée à des achats par le groupe citoyen d’é­qui­pe­ments pro­duits en dehors d’elle, ou au finan­ce­ment de pro­jets, de tous types (éthiques) et l’autre (l’e­co) étant affec­té aux échanges locaux (éthiques)

        Notons aus­si qu’une mon­naie locale est mon­naie pleine, i.e. non créée par l’emprunt, donc sans la cap­ta­tion d’in­té­rêts par des orga­nismes pri­vés illégitimes.
        Il y a donc une prise de liber­té par rap­port au sec­teur pri­vé de la finance.
        Les entre­prises locales nou­vel­le­ment crées dans ce sys­tème libre ne sont pas tenues à la gorge par les banques.
        Et si l’op­tion mon­naie fon­dante est choi­sie, c’est non seule­ment un accé­lé­ra­teur de cir­cu­la­tion (plus de mon­naie mais sans infla­tion) mais encore une (petite) res­source pour la com­mu­nau­té, sorte de qua­si impot sur le billet, mais géré démocratiquement.

        Réponse
        • J-Stéphane

          Bon­jour,

          Quand il s’a­git d’é­co­no­mie, j’ai le cer­veau lent, mais je crois avoir compris. 

          La mon­naie locale n’est pas en concur­rence, mais en com­plé­men­ta­ri­té avec la mon­naie d’état. 

          Elle fait la preuve que les peuples doivent être sou­ve­rains sur leur mon­naie, et doivent pou­voir battre mon­naie quand la mon­naie en cours fait défaut. 

          Mais alors ce rai­son­ne­ment est aus­si valable pour la nation quand elle uti­lise une mon­naie de nations unies, elle doit aus­si gar­der sa sou­ve­rai­ne­té sur sa propre mon­naie pour pou­voir battre mon­naie si l’eu­ro fait défaut, le franc pour la France… Suis-je sur la bonne voie ?

          Réponse
          • etienne

            Je pense que oui. Il n’y a pas de sou­ve­rai­ne­té poli­tique sans sou­ve­rai­ne­té moné­taire : la pre­mière pro­cède de la deuxième, et pas l’inverse.

            De la même manière qu’une com­mune doit pro­ba­ble­ment pou­voir faire séces­sion, si elle n’ac­cepte plus le contrat social de l’en­ti­té à laquelle elle appar­tient. C’est un sujet pas­sion­nant pour un ate­lier consti­tuant, que le droit de séces­sion (d’un indi­vi­du, d’une com­mune, d’une région, d’un État fédéré…).

            Si on est cohé­rent et hon­nête avec le droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes, on doit chan­ger beau­coup de choses à notre façon de pen­ser et à nos institutions.

          • Ana Sailland

            Il serait pos­sible d’i­ma­gi­ner la mon­naie struc­tu­rée comme la déci­sion„ cal­quée sur, en paral­lèle, fon­dées toutes deux sur des ter­ri­toires conte­nu-conte­nant, avec une cer­taine syner­gie entre ce qui est conte­nu et ce qui contient, mais ni une con-fusion ni une domination.

            De même qu’une mon­naie locale ou régio­nale est des­ti­née aux échanges locaux ou régio­naux, une mon­naie inter­na­tio­nale pour­rait n’être consa­crée qu’aux échanges inter­na­tio­naux, les règles de conver­ti­bi­li­té ne pou­vant être tran­chées à la hache.
            Et de la même façon, la déli­bé­ra­tion locale n’est ni la déli­bé­ra­tion régio­nale, ni natio­nale, ni inter­na­tio­nale, et tout une réflexion sur la sub­si­dia­ri­té, qui cède quoi, qui exige quoi, qui refuse quoi, réflexion à l’heure pré­sente mas­sa­crée, méri­te­rait un appro­fon­dis­se­ment de tous et par tous, et non point … par ceux qui écrivent les règles de leur pou­voir, ne délèguent donc que les sco­ries de leur pouvoir. 

            ;;;;;;;;;

            N’ou­blions pas non plus le concept de mon­naie thé­ma­tique, telle le WIR, qui conduit à sépa­rer les mon­naies non plus selon leur ter­ri­toire mais selon leur usage.

            ;;;;;;;;;;;

            Les bons d’a­chat d’un super mar­ché sont une mon­naie cap­tive, et des­ti­née à rendre captif .…..

            ;;;;;;;;;;;

            Osons rêver, il en sor­ti­ra peut être du concret -> ->

            L’argent don :

            On parle de l’argent dette, sans doute en réfé­rence au fait qu’il est émis à l’oc­ca­sion d’un emprunt (et détruit à l’oc­ca­sion du remboursement)
            Il est fon­dé sur l’i­dée qu’on n’a rien sans rien (sauf le banquier …)

            En réac­tion, inter­mé­diaire oni­rique entre notre civi­li­sa­tion du contrac­tuel biai­sé et la civi­li­sa­tion du don acra­to­pège, l’argent don

            ->

            Une per­sonne recon­nue comme fiable, ou une asso­cia­tion consi­dé­rée comme fiable, vont émettre une mon­naie fidu­ciaire (de fides, foi) d’un genre par­ti­cu­lier, fon­dée non seule­ment sur la res­pec­ta­bi­li­té de l’é­met­teur, mais encore sur sa géné­ro­si­té, ce qui, conve­nons en n’est ni le cas de la BCE ni celui de « votre » banque.

            Exemple : Mon­sieur Dupond, connu dans son vil­lage pour sa droi­ture, et qui pos­sède une ton­deuse, va offrir à Mme Durand, qui peine en fin de mois, et n’a pas de jar­din (impor­tant, vous allez voir) un bon sur lequel est écrit :

            « bon pour une heure de tonte par Mon­sieur Dupond, valeur esti­mée 20 euros »

            Mme Durand ne va pas faire tondre le jar­din qu’elle n’a pas, mais pour­ra aller chez l’é­pi­cier, qui s’il est ok, accep­te­ra le bon comme paie­ment de 20 euros BCE. S’il n’a pas lui non plus de jar­din, ou s’il a un grand fils qui tond, il uti­li­se­ra à son tour ce « billet » chez le coiffeur.
            Et ain­si de suite, jus­qu’à ce que quel­qu’un payé de cette mon­naie étrange décide de faire usage de la pro­messe mus­cu­laire de Mon­sieur Dupond, qui joue, notons le, l’an­cien rôle de l’é­ta­lon or .…..

            Cette his­toire res­semble énor­mé­ment à l’his­toire de la dame de Condé, mais la chute n’est pas la même, mais le billet n’est pas faux, et il est éta­lon­né sur la gen­tillesse d’un citoyen.

            L’his­toire de la dame de Condé a ceci de piquant qu’un faux billet peut cir­cu­ler toute une jour­née et résoudre toutes les situa­tions de dette en sus­pens sans que per­sonne n’en souffre.

            L’is­toire de l’argent don per­met la même cir­cu­la­tion d’un sym­bole réso­la­vant sauf qu’i­ci le faux n’est pas la source, mais la générosité.

            Dans les deux cas, nous tou­chons du doigt le fait très impor­tant, cos­mi­que­ment majeur, que la mon­naie n’est que la mon­naie que l’on crée, qu’il est pos­sible de la créer chaque fois que de besoin, et que donc le sen­ti­ment qui est injec­té dans l’in­cons­cient col­lec­tif qu’il y aurait une sorte de fluide d’o­ri­gine mys­té­rieuse, à par­ta­ger ou gagner, mais en quan­ti­té limi­tée, rare, cela est un men­songe construit.

          • Sandy

            Le ter­ri­toire et ses res­sources natu­relles n’ap­par­te­nant à per­sonne, je serais d’a­vis qu’il est trop simple de pré­tendre qu’une com­mune doit pou­voir faire séces­sion si elle le désire.

            La ques­tion du ter­ri­toire n’est jamais simple, et sou­vent une ques­tion qui finit en bain de sang, il ne faut pas l’oublier.

            Et il n’y a pas que les res­sources, il y a aus­si toutes les infra­struc­tures et le patri­moine qui ont été don­nés par les pré­cé­dentes géné­ra­tion et qu’un petit groupe, même s’il vit à un endroit et pas les autres, ne peut pas s’ap­pro­prier comme ça juste parce qu’il l’a décidé.

            Enfin il y a ceux qui vivent sur le ter­ri­toire en ques­tion et qui ne veulent pas faire séces­sion et qui refu­se­ront d’ac­cor­der leur assen­ti­ment à une déci­sion qui serait prise uni­la­té­ra­le­ment, entre les seules per­sonnes sur la commune.

            Une telle pos­si­bi­li­té ( pou­voir faire séces­sion quand elle le désire ) vio­le­rait nombre de prin­cipes démo­cra­tiques. Ce serait un coup de force.

            Une solu­tion paci­fique et légi­time ne peut pro­ve­nir que d’une déci­sion incluant toutes les per­sonnes concer­nées, c’est à dire toutes les per­sonnes de l’en­semble plus grand ( la nation ).
            Mais cela ne se passe jamais de cette façon.
            Cela se passe tou­jours par un coup de force.

          • J-Stéphane

            Bon­jour,

            Que doit-on pen­ser des mon­naies numériques ?

            Le Sud-ouest lance sa mon­naie 100% numérique.

            Après le « wir » en Suisse et le « res » en Bel­gique, le « mipys », une mon­naie com­plé­men­taire 100% numé­rique et à pari­té avec l’euro sera mise en cir­cu­la­tion le 1er octobre en Midi-Pyré­nées pour sou­te­nir l’ac­ti­vi­té et l’emploi dans la région.

            Après le « wir » en Suisse et le « res » en Bel­gique, le « mipys », une mon­naie com­plé­men­taire 100% numé­rique et à pari­té avec l’euro sera mise en cir­cu­la­tion le 1er octobre en Midi-Pyré­nées pour sou­te­nir l’ac­ti­vi­té et l’emploi dans la région.

            Ce nou­veau mode d’échange devrait aus­si ser­vir à finan­cer la réno­va­tion éner­gé­tique par le biais de prêts à taux zéro.

            Por­té par le conseiller régio­nal (PS) Pierre Pou­jade, pré­sident de l’Agence régio­nale du déve­lop­pe­ment durable (Arpe Midi-Pyré­nées), ce pro­jet se veut « une pre­mière en France » par sa dimen­sion 100% numé­rique et sa voca­tion d’intérêt collectif.

            Son péri­mètre s’étendra dans un pre­mier temps au ter­ri­toire de Midi-Pyré­nées mais, compte tenu de la fusion pro­gram­mée de la région avec le Lan­gue­doc-Rous­sillon dans le cadre de la réforme ter­ri­to­riale, il pour­rait être ame­né à évoluer.

            Le lan­ce­ment du mipys, dont le nom chan­ge­ra avec la réforme, démar­re­ra le 1er octobre par une phase d’expérimentation à Séquestre (Tarn), dont Pierre Pou­jade est le maire.

            Une dizaine d’acteurs de cette com­mune de 1.600 habi­tants, dont la mai­rie, la crèche, des arti­sans et des com­mer­çants tes­te­ront durant trois mois cette mon­naie à petite échelle.

            Au 1er jan­vier 2015, l’expérimentation devrait être élar­gie à une quin­zaine de villes de Midi-Pyré­nées avant une exten­sion à l’ensemble du ter­ri­toire régio­nal dès le 1er avril 2015 avec au moins 1.000 com­merces et pro­fes­sion­nels enga­gés dans le projet.

            NOUVEAUX MARCHÉS

            Seuls les habi­tants, les asso­cia­tions ou les entre­prises ayant un siège social dans la région et ayant sous­crit à un compte en mipys auront accès à cette mon­naie complémentaire.

            Les achats et paie­ments ne se feront que sur sup­ports numé­riques, par carte ban­caire, inter­net et smartphone.

            Des­ti­née à favo­ri­ser l’activité locale, cette mon­naie de consom­ma­tion ver­tueuse ne génè­re­ra pas d’intérêts afin de décou­ra­ger la thé­sau­ri­sa­tion et aura voca­tion à ser­vir de carte de fidé­li­té chez les com­mer­çants où elle sera utilisée.

            Les frais de ges­tion des comptes ban­caires en mipys seront pro­por­tion­nels à la somme qui y sera lais­sée pour inci­ter les usa­gers à uti­li­ser la mon­naie rapidement.

            « L’intérêt pour les par­ti­cu­liers est un gain en pou­voir d’achat. A chaque fois qu’un par­ti­cu­lier vou­dra cré­di­ter son compte en mipys, il obtien­dra 110 mipys pour 100 euros ver­sés, soit un bonus de 10% », explique Pierre Pou­jade. « Pour les pro­fes­sion­nels, cette mon­naie devrait leur per­mettre de cap­ter de nou­veaux mar­chés comme en Bel­gique, où le chiffre d’affaires sup­plé­men­taire géné­ré par le res est de 5 à 10%. »

            Pour l’élu régio­nal, le but « n’est pas de lan­cer une mon­naie alter­na­tive à l’euro mais une mon­naie com­plé­men­taire qui remette l’humain au centre d’un pro­jet éco­no­mique de proxi­mi­té et qui rem­plisse des fonc­tions que ne rem­plissent pas les mon­naies offi­cielles, comme de géné­rer de l’emploi local ».

            « Comme le res belge, la mon­naie mipys est entiè­re­ment numé­rique, comme le wir elle aura une voca­tion ban­caire en accor­dant des prêts à taux zéro, comme les miles des com­pa­gnies aériennes, elle aura une fonc­tion de carte de fidé­li­té », pré­cise Pierre Pou­jade, qui estime à 20.000 le nombre d’usagers néces­saires pour « faire tour­ner cette monnaie ».

            PROFUSION DE MONNAIES RÉGIONALES

            D’autres mon­naies locales citoyennes à pari­té avec l’euro ont déjà fait leur appa­ri­tion et s’échangent sous forme de cou­pons-billets comme la tou­selle en Haute-Garonne, le sol-olympe à Mon­tau­ban, dans le Tarn-et-Garonne, le céou à Gour­don, dans le Lot ou le pyrène en Ariège, lan­cé en juillet dernier.

            A Tou­louse, le sol-vio­lette, mis en cir­cu­la­tion en mai 2011 avec le sou­tien de la muni­ci­pa­li­té, rem­porte un vif succès.

            Cette mon­naie compte aujourd’hui 1.800 uti­li­sa­teurs qui peuvent consom­mer auprès de 153 maga­sins ou asso­cia­tions de l’économie sociale et soli­daire. Quelque 60.000 sols sont aujourd’hui en cir­cu­la­tion et ont géné­ré un chiffre d’affaires de 360.000 sols-vio­lette dans le réseau utilisateur.

            « Toutes ces ini­tia­tives montrent la vita­li­té et le besoin des citoyens de s’approprier la ques­tion moné­taire pour remettre la finance au ser­vice de l’économie réelle et res­treindre les capa­ci­tés à spé­cu­ler des mar­chés finan­ciers », estime Andrea Caro, cofon­da­trice et coor­di­na­trice du pro­jet sol-violette.

            « Mais la ques­tion de la coexis­tence de ces mon­naies locales va très vite se poser. Il va fal­loir réflé­chir à leur conver­gence pour un pas­sage à plus grande échelle, sans qu’elles y perdent leur âme », ajoute-t-elle.

            Source : http://​www​.usine​-digi​tale​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​/​b​i​e​n​t​o​t​-​u​n​-​b​i​t​c​o​i​n​-​a​-​t​o​u​l​o​u​s​e​-​l​e​-​s​u​d​-​o​u​e​s​t​-​l​a​n​c​e​-​s​a​-​m​o​n​n​a​i​e​-​1​0​0​-​n​u​m​e​r​i​q​u​e​.​N​2​8​3​999

          • J-Stéphane

            Si la mon­naie numé­rique n’est maté­ria­li­sée que par la carte ban­caire, il n’y a plus que le prix affi­ché en bou­tique qui indique le type de mon­naie uti­li­sée, et là, rien n’empêche le com­mer­çant d’af­fi­cher plu­sieurs mon­naies, comme pour la tran­si­tion franc>euro.

            Donc je me demande si la mon­naie numé­rique n’est pas en réa­li­té une contre attaque mas­quée de la finance des crapules. 

            Je me fais peut-être un mau­vais scé­na­rio, mais le fait de déma­té­ria­li­ser une inter­face qui repose sur la confiance, n’est-il pas un paradoxe ? 

            Ce serait comme géné­ra­li­ser le suf­frage uni­ver­sel numé­rique, ou vou­loir aban­don­ner les contrats écrits pour se conten­ter du verbal ?

            Parce que des cra­pules ont per­ver­ti la mon­naie, la solu­tion serait de la dématérialiser ?

            J’ai plu­tôt l’im­pres­sion que les cra­pules actuelles vont pou­voir se sucrer sur encore plus de tran­sac­tions, même sur l’argent de poche de nos enfants…

          • Ana Sailland

            J‑Stéphane, en effet, toute idée d’o­ri­gine citoyenne, avec l’in­ten­tion de libé­rer le citoyen, de lui rendre sa liber­té, son auto­no­mie, a ten­dance a être squat­tée par les pouvoirs.

            Sur Anne­cy, un élu vient ain­si de faire de la pub pour le mou­ve­ment citoyens en tran­si­tion, comme s’il en était partie.
            Ce n’est qu’un exemple.

            Un autre : Le mico­cré­dit de Muham­mad Yunus (prix Nobel) a été com­plè­te­ment dénaturé.

            Un autre : l’in­ves­tis­se­ment par­ti­ci­pa­tif (en germe dans les AMAPs) 

            L’as­tuce des chefs est de pas­ser de la petite taille à la grande taille, ce qui réduit à néant l’a­van­tage du petit, qui per­met la démo­cra­tie directe en gestion.

            En 2008, congrès mon­dial des Amaps, nous enten­dîmes le ministre de l’a­gri­cul­ture de l’é­poque, Michel Bar­nier, pro­non­cer cette étran­ge­té : il va fal­loir indus­tria­li­ser le bio.
            Typique.
            C’est même pas méchant : y peuvent pas s’empêcher.

  5. EFFAB

    et cette actua­li­sa­tion du temps réel sur ce blog, sur ce tout nou­veau fil en tout cas ^^très très bonne jour­née, avec ou sans Chem­trails, les pro­messes n’at­ten­dant pas notre bon vouloir

    Réponse
    • etienne

      EFFAB, je vous demande d’ar­rê­ter avec les « chem­trails », svp.

      Pour me faire plai­sir, arrê­tez, s’il vous plaît.

      Réponse
      • EFFAB

        Enten­du…

        Réponse
          • Oli

            Excu­sez-moi mais pour­quoi fau­drait-il arrê­ter avec les chemtrails ?
            Si c’est parce que ce n’est pas le sujet de votre post, ok, mais si c’est de manière géné­rale, je trouve cela très dan­ge­reux de récla­mer le silence sur cette affaire. Si de votre côté vous avez un ciel bleu, du mien des avions sor­tis de nulle part passent de jour comme de nuit pour recou­vrir le ciel d’une soupe gri­sâtre, et vous n’i­ma­gi­nez pas à quel point c’est dépri­mant d’être ain­si pri­vé de soleil…
            C’est un sujet très grave, on ne sait même pas ce qu’ils répandent dans l’at­mo­sphère, on ne sait pas non plus quelles seront les consé­quences de « jouer » ain­si avec le climat…

          • EFFAB

            Pour des rai­sons pra­tiques, édi­to­riales : ne pas se dis­per­ser plus qu’il n’en faut_et une rai­son plus évi­dente encore, mon cher OLI, les com­plots d’E­tat et le déni démo­cra­tique sont suf­fi­sam­ment com­plexes comme ça pour en rajou­ter une couche, qui plus est, l’ar­tille­rie lourde du Conspirationnisme !

            Mais je ne vou­drais sur­tout pas répondre à la place d’E­TIENNE, don­nant là juste mon sen­ti­ment. Bien des choses, l’ami !

          • Sam

            Peut-être bien, aus­si, parce que c’est une diver­sion (de plus) tout court.

            Ain­si, pour prendre une pers­pec­tive par­ti­cu­lière qui, pour être secon­daire, n’est pas pour autant loin d’être super­flue, çà fait au moins 40 ans que les clubs plus ou moins offi­ciel­le­ment codi­ri­gés par Rocke­fel­ler se sont appli­qués à bala­der des gens en leur offrant, avec le délire du réchauf­fe­ment cli­ma­tique, un nou­veau faux enne­mi com­mun, mais tout le monde ou presque s’en fout, sur­tout en France, du tra­vail de four­mi que çà repré­sente de « débun­ker » ce délire, ni de prendre un peu la peine de mesure le poten­tiel tota­li­taire de cette affaire dont cha­cun devrait voir qu’elle a depuis long­temps entraî­né la plu­part des milieux mili­tants de gauche, pour ne citer qu’eux (qui ne s’é­tonnent guère, en l’oc­cur­rence, de voir com­bien ils sont d’ac­cord avec les mass media et les gou­ver­ne­ments qui les mènent vers je ne sais quel NWO) ; par contre, les gens voient, depuis quelques années, des slo­gans anti-« chem­trails » qui se sont mis subi­te­ment à fleu­rir sur les murs, et l’es­pèce d’a­gré­gat d’ar­gu­ments ébou­rif­fés qu’ils trouvent quand ils les cherchent res­semble fort, à mon sens et jus­qu’à plus ample infor­mé, à l’é­tat de la che­ve­lure du type qui s’est fait cette série de vagues réflexions de bon matin en se grat­tant les burnes.

            C’est un sujet très grave, on ne sait même pas ce qu’ils répandent dans l’atmosphère Avec un flou pareil, tout est archi grave, même ce qu’on ignore tota­le­ment… Nous allons tous même cre­ver du fait de causes les plus natu­relles qui soient ! Alors à quoi bon se battre pour tout le « reste » ? Non mais il vous faut vrai­ment un dessin ?

            « des avions sor­tis de nulle part passent de jour comme de nuit » Oui, c’est le propre des avions… 

            Quant à cette « soupe gri­sâtre » ‑faut pas pous­sé mémé, elle est essen­tiel­le­ment blanche – au demeu­rant, ce sont juste des contrails, des fumées d’a­vions (ou de bateaux plus lar­ge­ment)… Savoir de la vapeur d’eau qui se condense du fait qu’elle trouve dans ces mêmes fumées dont elle pro­vient, des aéro­sols pour divi­ser par deux le saut d’éner­gie qu’il faut lui appor­ter pour for­mer la ten­sion super­fi­cielle d’une goutte d’eau. Des aéro­sols (c.à.d. des par­ti­cules solides, des pous­sières si vous vou­lez, en sus­pen­sions ans l’air) qui, tout aus­si logi­que­ment au demeu­rant, sont essen­tiel­le­ment de vul­gaires pro­duits de com­bus­tion comme des suies et, mino­ri­tai­re­ment, de fines par­ti­cules métal­liques arra­chées aux pièces des moteurs du fait des imper­fec­tions de la lubri­fi­ca­tion. Plus des com­po­sants sou­frés, qui sont éga­le­ment de très clas­siques pro­duits de la com­bus­tion de car­bu­rants à base de pétrole, et qui ont par ailleurs la ver­tu notoire d’être de puis­sants sinon d’in­dis­pen­sables acti­va­teurs de la nucléa­tion, autre­ment dit celle de per­mettre à de la vapeur d’eau sur­sa­tu­rée de deve­nir un bout de nuage, savoir ce truc qui, mon Dieu, vous prive très pas­sa­gè­re­ment de la lumière directe, non dif­fuse, du Soleil. Fichtre.

            Pour ne pas par­ler des vol­cans qui font la même chose, ni même du fait que le vent qui se déchaine dans les zones arides pour arra­cher au sol et aux roches du sable et autres pous­sières conspire avec les cen­taines de mil­liards de tonnes de vapeur d’eau qui s’é­va­porent natu­rel­le­ment dans l’at­mo­sphère chaque jour, des encu­lés de conspi­ra­teurs invi­sibles nom­més OVNIS perdent leur temps à envoyer sur Terre quelque 40 000 tonnes de pous­sière depuis l’es­pace chaque année.

            Alors que reste-t-il d’un peu sérieux et tan­gible dans l’af­faire ? L’i­dée que cer­tains pour­raient ajou­ter dans cer­tains contrails d’a­vions des par­ti­cules métal­liques sup­plé­men­taires per­met­tant d’aug­men­ter signi­fi­ca­ti­ve­ment la capa­ci­té d’on ne sait quels radars d’é­cou­ter ce que tu racontes à ton pote à l’oc­ca­sion d’un bar­be­cue. Seule­ment, ce qui fait que çà sent fran­che­ment le conspi­ra­tion­nisme débile, c’est qu’il fau­drait que les sali­gauds visés consacrent à cette manip de très rui­neux inves­tis­se­ments alors qu’ils ont déjà un tas de moyens, déjà payés par la prin­cesse ici et là, pour te sur­fli­quer comme ils le veulent.

            Enfin, là où ce délire devient le plus patent (encore une fois, jus­qu’à beau­coup plus ample infor­mé), c’est quand ces bidules sont soup­çon­né dans le même mou­ve­ment de rele­ver d’une volon­té de « jouer avec le climat ».

            Bref, les argu­ments qu’ap­portent les Oli sont une salade d’in­gré­dients qui partent en tous sens. Pour ma part j’ai­me­rais bien qu’on m’in­dique une ana­lyse un peu sérieuse sur la ques­tion ; je ne pré­tends pas avoir énor­mé­ment cher­ché de ce côté, mais je n’ai encore trou­vé que de vagues débla­té­ra­tions de dilet­tantes, enve­lop­pées d’un argu­ment prin­ci­pal qui, au demeu­rant, ne tient fran­che­ment pas la route.

          • Sam

            @ Oli, Effab et à qui veut l’entendre,

            je m’a­ven­ture à émettre l’hy­po­thèse sui­vante : le pro­blème « édi­to­rial », qui est celui du risque de dis­cré­dit auprès de per­sonnes natu­rel­le­ment pas douées d’une patience infi­nies, se pose dans la mesure où la gra­vi­té des allé­ga­tions et sur­tout l’in­ten­si­té de la com­pul­sion à les for­mu­ler sont dis­pro­por­tion­nées par rap­port à la capa­ci­té ou à la volon­té de ceux qui les for­mulent de s’en expli­quer eux mêmes direc­te­ment (ce qui n’a rien à voir avec une pra­tique qui consiste à mul­ti­plier les sources inter­mé­diaires avec la seule men­tion : « démerdez-vous »).

            A simple titre de pos­sible contre-exemple, et ne serait-ce que pour illus­trer le fait que ce genre d’ac­ti­vi­té est épui­sante (comme la plu­part d’entre vous, la com­plexi­té de nos pro­blèmes m’a depuis long­temps pas­sé le goût de me la jouer et encore plus celui de par­ler pour ne rien dire), je me per­mets de vous sou­mettre cette copie d’une inter­ven­tion récente qui m’a occu­pé pas mal et qui, pour le moment, n’a sus­ci­té d’autre réac­tion qu’une cen­sure dont je ne peux encore qu’es­pé­rer qu’elle ne fut que l’ef­fet d’un bête pro­blème tech­nique. En cha­peau, donc, la mise en demeure que j’ai adres­sé à l’a­ni­ma­teur du blogue concer­né. Il va sans dire qu’il faut au moins com­men­cer par lire le billet de ce mon­sieur pour com­prendre de quoi il retourne ain­si que ma réac­tion. Bonne chance aux courageux.

            Réponse à Oli­vier Berruyer
            1354 Cli­mat (18) : L’im­pos­ture de « l’hy­po­thèse Svensmark »
            http://​www​.les​-crises​.fr/​c​l​i​m​a​t​-​1​8​-​l​-​i​m​p​o​s​t​u​r​e​-​s​v​e​n​s​m​a​rk/

            pos­tée le 27 août 204 : http://​www​.les​-crises​.fr/​c​l​i​m​a​t​-​1​8​-​l​-​i​m​p​o​s​t​u​r​e​-​s​v​e​n​s​m​a​r​k​/​#​c​o​m​m​e​n​t​-​1​7​2​141

            Le 9 sep­tembre, après avoir consta­té la cen­sure (« tech­nique » ?) de mon mes­sage, j’ai contac­té O. Berruyer :

            Bon­soir,

            le 27 août j’ai pos­té un com­men­taire sur le fil « l’im­pos­ture Svens­mark » de votre blog. Il est appa­ru durant plu­sieurs jours avec la men­tion « en attente de modé­ra­tion » ; aujourd’­hui il n’ap­pa­raît plus du tout. J’ose espé­rer que cette cen­sure n’est que le pro­duit d’un pro­blème tech­nique, par exemple la pos­si­bi­li­té que l’ab­sence de modé­ra­tion durant un temps don­né conduise à la sup­pres­sion auto­ma­tique du mes­sage ain­si « non modéré ».

            J’a­vais pris une semaine de mes temps libres pour com­po­ser ce mes­sage, prin­ci­pa­le­ment pour recher­cher et lire les papiers cités. Inutile éga­le­ment de dire à celui qui l’au­rait lu que je tra­vaille sur le dos­sier cli­ma­tique depuis des années et que j’y ai consa­cré beau­coup de temps au titre de scien­ti­fique ama­teur. Et je sup­pose que vous avez du res­pect pour le tra­vail accom­pli des autres, vous qui bos­sez tant, mani­fes­te­ment – comme j’ai enten­du un jour F. Lor­don le dire au télé­phone à mes amis (leur expli­quant pour­quoi il avait refu­sé de tenir une émis­sion quo­ti­dienne sur France Culture), on a pas une bonne idée tous les jours, de sorte que, pris au piège du rythme infer­nal de la pige on fini par vendre une came­lote qui arrange régu­liè­re­ment le régime. Mais cha­cun son choix. On sait du reste le temps que çà prend de lire, et aus­si de débattre avec ceux qui daignent vous répondre. 

            En tous cas je constate que vous êtes bien occu­pé vous-même, aus­si je veux bien croire à n’im­porte quelle expli­ca­tion rai­son­nable quant à cette ano­ma­lie, autre que la cen­sure pure et simple. Quoi qu’il en soit, en pra­tique, com­pre­nez-le bien, ma semaine de bou­lot hors de celui qui paie mes fac­tures a fini à la pou­belle et votre blog s’est débar­ras­sé en un clic au plus d’une expres­sion contra­dic­toire. Vous ne seriez mal­heu­reu­se­ment pas le pre­mier apôtre du catas­tro­phisme car­bo-cli­ma­tique à m’as­su­rer ain­si de la robus­tesse de ses certitudes. 

            L’un dans l’autre, je vous le dit encore une fois en vous accor­dant le béné­fice du doute mais je vous le dit fer­me­ment : je vous donne deux semaines pour m’a­dres­ser une réponse par email, m’as­su­rant que vous publie­rez mon mes­sage dis­pa­ru (que je vous ren­ver­rai alors en réponse et/ou sur le blog, à votre conve­nance), faute de quoi je me réserve le droit de le dif­fu­ser ailleurs en y ajou­tant un cha­peau qui vous accu­se­ra, nom­mé­ment, de cen­su­rer, et je vous prie de croire que je pren­drai le temps pour ce faire, on n’est plus à cela près. Cela n’ai­de­rait sans doute guère à ralen­tir la chute de cette cause cli­ma­tique à laquelle vous croyez, mais je serais sur­tout dégoû­té du pro­cé­dé, car comme vous auriez du le consta­ter, j’a­vais pro­duit un tra­vail de fond et j’es­pé­rais aus­si et sur­tout encou­ra­ger le lec­teur à s’emparer de la matière.

            Cor­dia­le­ment,

            Samuel

            Bon­jour,

            une recherche des argu­ments de la défense aurait per­mis de consta­ter assez faci­le­ment et rapi­de­ment que plu­sieurs élé­ments d’explication per­ti­nents avaient été four­nis par elle sept ans avant la rédac­tion de ce billet. 

            Dans une revue qu’ils ont pro­duite en 2005 des tra­vaux sur le sujet (1), page 9, Marsh, Svens­mark et Chris­tian­sen on écrit que la cor­ré­la­tion entre le flux (CRF) de rayons cos­miques galac­tiques (GCR) et la cou­ver­ture en nuages de basse alti­tude (LCC) « peut être éten­due jusqu’à 2001, mais seule­ment après que la moyenne glo­bale des don­nées de nuages ait été reca­li­brée ». Ils ren­voient sur ce point à Marsh et Svens­mark, 2004b (2).

            Dans Marsh et Svens­mark 2004b (2), c’est à la page 4, la figure 3a et les com­men­taires avant et après. Les auteurs four­nis­saient les expli­ca­tions sui­vantes : « entre sep­tembre 1994 et jan­vier 1995 l’ISCCP n’est pas par­ve­nu à main­te­nir la conti­nui­té de l’intercalibration des obser­va­tions satel­li­taires (Figure 3a, trait ver­ti­cal épais gris), une période durant laquelle un saut inha­bi­tuel d’environ 1,5% est obser­vé dans les LCC-IR (Figure 3a, en rouge). Un ajus­te­ment des LCC-IR selon un saut de 1.5% vers le haut après octobre 1994 (Figure 3a, en poin­tillés rouges) per­met à la cor­ré­la­tion avec les rayons cos­miques galac­tiques (GCR) de réap­pa­raître. Un résul­tat simi­laire a éga­le­ment été obte­nu par com­pa­rai­son avec des obser­va­tions satel­li­taires indé­pen­dantes de cou­ver­ture nua­geuse (MS03) ou en sous­trayant un « trend » linéaire [une pente] (Usos­kin et al., 2004). » 

            Ain­si, leur pre­mière expli­ca­tion est que les résul­tats uti­li­sés, déri­vés de mesures satel­li­taires (3), aurait souf­fert d’un chan­ge­ment de cali­bra­tion fin 1994, ce qui aurait conduit, d’après leur ana­lyse, à une baisse arti­fi­cielle des valeurs repor­tées à par­tir de 1995, d’environ 1,5% de cou­ver­ture en nuages bas – 1,5% en valeur abso­lue, soit envi­ron 4% en valeur rela­tive (conven­tion uti­li­sée pour les graphes d’Olivier Berruyer). 

            Les néces­si­tés de cali­bra­tion et d’intercalibration sont omni­pré­sentes dans le cas qui nous concerne, notam­ment à cause de la dérive des satel­lites ain­si que de l’emploi de plu­sieurs (jusqu’à cinq) satel­lites (4). D’ailleurs, un rapide coup d’œil à la page dédiée à l’historique des cor­rec­tions appor­tées (5) per­met de consta­ter que plu­sieurs d’entre elles ont fait l’objet de trai­te­ments dif­fé­ren­ciés entre l’avant et l’après 1994. (Il n’y a peut-être pas de lien, mais cette date tour­nant cor­res­pond au moment où un nou­veau pro­gramme d’étude a été ouvert dans le cadre de l’ISCCP, pour tirer d’autres infor­ma­tions de l’exploitation des mesures.) D’après Krist­jans­son, Kris­tian­sen et Kaas, 2003 (6), les scien­ti­fiques de l’ISCCP ont recon­nu qu’ils ont eu des pro­blèmes de cali­bra­tion en 1994, mais ils ont consi­dé­ré que « la manière dont ils ont cor­ri­gé le pro­blème ne devrait pas influen­cer la sta­bi­li­té à long terme (c.à.d. l’homogénéité) de l’enregistrement des don­nées, ce qui veut dire que les don­nées pour après 1994 devraient être au moins aus­si fiables que celles d’avant 1994 (William Ros­sow, com­mu­ni­ca­tion per­son­nelle) ». KKK 2003 indiquent que leur ana­lyse ne confirme pas celle de Marsh (et Svens­mark 2004b) mais qu’un saut de ce même type se serait pro­duit pour les nuages hauts… 

            Tout çà est sans doute com­pli­qué, mais la moindre des choses qu’on peut déjà en com­prendre est ceci : l’hypothèse impli­cite selon laquelle ces « don­nées brutes » (en sont et) sont fiables, pour dis­crète qu’elle soit, n’est pas neutre, et il n’y a en soi rien de cho­quant a prio­ri dans le fait d’émettre une (nou­velle) hypo­thèse cor­rec­tive plu­tôt qu’à s’en tenir aux cor­rec­tions déjà appor­tées par le four­nis­seur. Le tout est que les choses soient expli­quées et dis­cu­tées. Poser une hypo­thèse ne fait certes pas une démons­tra­tion, mais c’est en soi par­fai­te­ment légi­time. La légi­ti­mi­té de l’argument est d’autant plus valable a prio­ri que les auteurs montrent qu’une simple re-cali­bra­tion conduit direc­te­ment à faire reve­nir la cor­ré­la­tion en question. 

            J’ajouterais sur ce point une série de remarques per­son­nelles au sujet de l’étude de Krist­jans­son, Kris­tian­sen et Kaas, 2003 (6) – étude dont l’objectif semble être de mini­mi­ser « l’hypothèse Svens­mark », à savoir le lien CRF-LCC, tout en défen­dant plu­tôt celle d’un autre lien entre acti­vi­té solaire et nébu­lo­si­té. Sur leur figure 1, ils super­posent à une courbe de CRF une autre série de « don­nées » de l’ISCCP, celle des varia­tions jour­na­lières de la LCC (en vert). Le graphe va jusqu’en 2002. Le lec­teur pour­ra com­pa­rer avec la courbe tra­cée par Oli­vier Ber­ruyer, et il ris­que­ra d’en tirer des conclu­sions très dif­fé­rentes – si c’est un vilain « impos­teur », il pous­se­ra peut-être même jusqu’à émettre une hypo­thèse du genre de la pre­mière expli­ca­tion four­nie par Svens­mark et ses col­lègues, quoique en déca­lant de deux ans la date d’une pos­sible rup­ture d’intercalibration. Par ailleurs, leur tableau 1 (même page, 3) indique qu’ils obtiennent une cor­ré­la­tion assez net­te­ment meilleure avec la série « IR LOW » (je sup­pose qu’il s’agit de celle consi­dé­rée par Svens­mark et par notre hôte), mais celle-ci n’est pas repré­sen­tée sur le graphe. Qui plus est, à la page pré­cé­dente, ils indiquent que la cor­ré­la­tion obte­nue avec cette série jour­na­lière qu’ils ont uti­li­sée (série 25) est moins bonne que celle qu’ils avaient obte­nue avec une autre (série 19). Leur argu­ment est sur­tout que la cor­ré­la­tion CFR-LCC, recon­nue dès le début du résu­mé, est moins bonne que la cor­ré­la­tion TSI-LCC. Quoi qu’il en soit, leur figure et leurs expli­ca­tions sont parlantes. 

            Deuxième argu­ment indi­qué par Marsh et Svens­mark 2004b : les auteurs ne se sont pas conten­tés de bri­co­ler une série de don­nées (ISCCP-D2) sur la base d’une hypo­thèse plus ou moins vrai­sem­blable, ils ont éga­le­ment été cher­cher une seconde série de don­nées, indé­pen­dante, pour com­pa­rer. Pour cette seconde série, la source est « l’instrument emba­qué SSMI (Spe­cial Sen­sor Micro­wave Ima­ger) des satel­lites du DMSP (Defence Meteo­ro­lo­gi­cal Satel­lite Pro­gram) » (Marsh et Svens­mark, 2003 (7), page 2). Le résul­tat est don­né dans la figure 1 de Marsh et Svens­mark, 2003 (7). La com­pa­rai­son des deux séries, sur la figure 1c, est trou­blante : on constate que les deux courbes, par­tant d’une même réfé­rence rela­ti­ve­ment bien assor­tie depuis sept ans (a courbe SSMI a tou­te­fois eu un blanc au milieu), se mettent à diver­ger très net­te­ment depuis. Pire, celle de l’ISCCP des­cend assez for­te­ment tan­dis que celle du DMSP monte… Ce n’est plus (seule­ment) une marche à laquelle nous avons affaire à par­tir de 1994–1995 – tou­jours la même date tour­nant –, c’est à un (gros) écart sur la pente de moyen terme, et même à des pentes de signes opposés.

            Je n’irais pas jusqu’à en tirer des conclu­sions un tant soit peu géné­rales, encore moins défi­ni­tives, mais cette simple com­pa­rai­son devrait au moins nous indi­quer que la grande hypo­thèse, mal­heu­reu­se­ment impli­cite, d’Olivier Ber­ruyer, qui est que les « don­nées brutes » de « la NASA » en sont, sont fiables et veulent dire ce qu’il semble dire qu’elles veulent dire, pour­rait bien être com­plè­te­ment fausse. En tout cas, cette figure ne man­que­ra sans doute pas de vous rap­pe­ler celle d’Olivier Ber­ruyer inti­tu­lée « Alors du coup, je fais comme lui » (une numé­ro­ta­tion des figures aide­rait sans doute la dis­cus­sion, tout comme des indi­ca­tions de sources directes), et si l’on suit le rai­son­ne­ment de notre hôte, on devrait peut-être conclure que le bou­lot de l’un de ces four­nis­seurs est « une impos­ture [mais] tirez-en les conclu­sions que vous vou­drez »… On n’en serait pas plus avancés.

            Le troi­sième argu­ment invo­qué dans Marsh et Svens­mark 2004b (2) est emprun­té à Usos­kin et al., 2004 (8). Il s’agirait plu­tôt d’un double argu­ment. Pre­miè­re­ment, si on se rap­porte en gros à la même période (1984−2000) et si l’on emploie la même source (ISCCP-D2) mais en dis­tin­guant les don­nées selon la lati­tude (pour la LCC), on constate que la cor­ré­la­tion est très bonne, y com­pris après 1995, pour les hautes lati­tudes mais qu’elle cesse après 1995 pour les tro­piques. La même obser­va­tion a été faite par Pal­lé 2005 (9). Les deux études en tirent la conclu­sion que c’est l’ENSO qui domine sous les tro­piques. Quelle est la per­ti­nence de l’emploi de mesures « glo­bales » pour ten­ter d’observer un phé­no­mène qui pour­rait être plu­tôt carac­té­ris­tique des hautes lati­tudes – on sait que les CRF par­ve­nant aux basses couches de la tro­po­sphère sont net­te­ment moins intenses aux basses lati­tudes, pola­ri­té du géo­ma­gné­tisme et dif­fé­rence d’épaisseur de la tro­po­sphère obligent ?

            Argu­ment 3‑bis, ou qua­trième argu­ment, donc : on peut très bien, évi­dem­ment, avoir plu­sieurs méca­nismes en pré­sence. Usos­kin et al. 2004 (8) se per­mettent donc, par ailleurs, de faire l’hypothèse que les CRF modulent le signal de l’ENSO. Y com­pris sous les tro­piques, mais moins qu’aux hautes lati­tudes. Et, consi­dé­rant que les pério­di­ci­tés sont clai­re­ment dif­fé­rentes (de l’ordre de 60 ans et plus et contre envi­ron 11 ans), ils retracent la courbe « detren­ded » de la LCC, c’est-à-dire en lui reti­rant une pente constante, d’amplitude d’autant plus impor­tante pour les basses lati­tudes. Après quoi la cor­ré­la­tion en ques­tion appa­raît évi­dente. Là encore, une hypo­thèse ne fait pas une démons­tra­tion mais elle me semble par­fai­te­ment recevable. 

            Ajou­tons que l’activité solaire a, selon d’autres études, d’autres effets sur les nuages. Par­lant de méca­nismes qui pour­raient s’ajouter (ou se mul­ti­plier), je pense en par­ti­cu­lier aux UV, qui varient de 10% rien que sur le cycle de 11 ans et inter­viennent dans la for­ma­tion de l’acide sul­fu­rique, dont plus per­sonne n’ignore (au moins depuis CLOUD) qu’il a un effet déter­mi­nant sur la nucléa­tion. Sinon, à part les trends (gra­dients) de plus longue période liés aux cycles océa­niques, on a aus­si des « per­tur­ba­tions » courtes liées aux « cycles » El Nino ain­si qu’aux érup­tions vol­ca­niques, dont on sait qu’elles émettent pas mal d’aérosols solides et de SO2 (au pas­sage, qui sait qu’elles émettent aus­si des CFC ?)

            Enfin, un autre élé­ment d’explication impor­tant, qui n’est pas lis­té dans le pas­sage cité plus haut du com­men­taire Marsh et Svens­mark 2004b mais qui a été exa­mi­né dans ce papier comme dans d’autres, est que, dans les mesures de l’ISCCP, la pré­sence de nuages de haute et moyenne alti­tude voile celle de nuages de basse alti­tude. Sun et Brad­ley (2002, 2004) eux-mêmes – Marsh et Svens­mark 2004b était for­mel­le­ment un com­men­taire à leur étude – ont sou­li­gné ce pro­blème. A ce sujet, il n’est sans doute pas inin­té­res­sant de noter que, sur les courbes que vous avez vous-même tra­cées, les nuages de moyenne alti­tude on régu­liè­re­ment et consi­dé­ra­ble­ment aug­men­té depuis 1994, ceux de haute alti­tude aus­si (mais en pas­sant par une baisse vers 2000), qui oscil­lent lors de la « 2e phase » autour d’une valeur de l’ordre de 15% en rela­tif dif­fé­rente de la « 1ère phase », ceci tan­dis que les « obser­va­tions appa­rentes » pour les nuages bas sui­vaient une baisse régu­lière sur cette même période. Vous avez donc ici, me semble-t-il, un cin­quième élé­ment de réponse impor­tant (qui résonne peut-être avec le deuxième) appor­té par « la défense ». 

            Je dirais plus géné­ra­le­ment que les moyennes tem­po­relles, comme les moyennes spa­tiales, posent des pro­blèmes. Il y a notam­ment une ques­tion de non linéa­ri­té : la moyenne des causes ne fait sou­vent pas celles des effets, il y a sou­vent des effets de seuils et cela n’a rien d’étonnant. En par­ti­cu­lier, il est déjà bien éta­bli que les nuages dimi­nuent for­te­ment lors des « baisses de For­bush », autre­ment dit suite aux érup­tions solaires, mais ce ne sont évi­dem­ment pas des choses dont on mani­pule des moyennes tem­po­relles comme on veut. Après, il y a encore sans doute bien des incon­nues. Par exemple, il y a déjà eu pas mal d’études qui relient les fluc­tua­tions dif­fé­ren­tiées des nuages (bas ou hauts) à celles du champ élec­trique de l’atmosphère, mais çà ne nous dit pas ce qui pro­voque ces der­nières. Je fais toutes ces « apar­tés » car ces pro­blèmes sont poten­tiel­le­ment déci­sifs, par pour noyer le poisson.

            Bref, nous avons là tout une série de pro­blèmes et d’hypothèses a prio­ri rece­vables ; maints avis dif­fé­rents, et il semble que la contro­verse n’a pas (encore) abou­ti à un avis convergent, mais je ne vois pas de rai­son d’en rete­nir ou d’en condam­ner un, sur­tout sans examen.

            En tout état de cause, comme cha­cun sait ou devrait le savoir, la vali­da­tion d’une théo­rie – jamais éta­blie que jusqu’à nou­vel ordre – implique que les obser­va­tions soient assor­ties d’une démons­tra­tion des méca­nismes en pré­sence. Or, sur ce ter­rain, la recherche pro­gresse mais est encore assez loin d’avoir abou­ti – pas mal de gens ont enten­du par­ler notam­ment du pro­gramme CLOUD au CERN. Ceci sans pour autant, à ce jour, s’être oppo­sée à l’hypothèse en ques­tion – et c’est bien là le plus impor­tant – CLOUD a déjà mon­tré, par contre, que l’éventuel méca­nisme ne peut fonc­tion­ner qu’en pré­sence d’acide sul­fu­rique (mais la pro­duc­tion de ce der­nier à par­tir du SO2 dans l’atmosphère dépend pro­ba­ble­ment aus­si de l’activité solaire, voire éga­le­ment, pour­quoi pas, des GCR ; d’autres fac­teurs liés à l’activité solaire, notam­ment le gra­dient du poten­tiel élec­trique à tra­vers l’atmosphère, pour­raient influer sur les taux d’aérosols).

            Il est regret­table que vous n’ayez pas cher­ché, Oli­vier, ou cher­ché à entendre les argu­ments de la « défense ». Quand vous avez com­po­sé ce billet, cela fai­sait donc plus de sept ans que Svens­mark et ses col­lègues, mais aus­si pas mal d’autres cher­cheurs – je n’ai fait ici qu’une modeste revue qui m’a néan­moins occu­pé une semaine de mes temps libres (j’admets qu’ils sont trop rares ces temps-ci) – avaient four­ni, par voie de publi­ca­tions de recherches, un ensemble de réponses à la « ques­tion » que vous avez sou­le­vé – je ne sau­rais dire depuis quand ces papiers sont libre­ment acces­sibles en ligne, en tous cas ils le sont aujourd’hui et il me paraît très vrai­sem­blable qu’ils l’étaient alors.

            Vous allez jusqu’à sug­gé­rez que le seul fait que cette ana­lyse se soit confi­née à la période 1983–1995 pour espé­rer en tirer un bout de théo­rie vrai­sem­blable « confine à l’escroquerie intel­lec­tuelle ». Est-ce bien rai­son­nable, sachant qu’elle a été publiée en 1997 (et logi­que­ment pré­pa­rée avant) et que les don­nées satel­li­taires requises ne remontent pas avant 1983 (le pre­mier pro­gramme de recherche visant a déri­ver des « mesures » de nébu­lo­si­té des don­nées été deman­dé pour la pre­mière fois en 1981, de mémoire) ? Par­mi trop de faux pro­cès dans ce billet, celui-là n’est tout de même pas discret. 

            Faux pro­cès presque aus­si fla­grant, du moins pour qui­conque est un peu connais­seur, le long pas­sage où vous dites que « Svens­mark ne s’intéresse qu’aux nuages bas ». D’abord, parce que le fait que la cor­ré­la­tion en ques­tion ne s’observe (ou ne s’observait) que pour les nuages bas et non pour les nuages de haute alti­tude, loin d’être glis­sé sous le tapis, a été obser­vé par Svens­mark lui-même, comme par bien d’autres auteurs, depuis 1997, et lar­ge­ment com­men­té. Par exemple, dans Marsh et Svens­mark 2000 (10), fig. 1 page 2. Certes, le papier de 1997 était encore explo­ra­toire sur ce point, mais cela fait tout de même 16 ans et il n’était pas dif­fi­cile de savoir que bien de l’eau avait cou­lé sous les ponts depuis. 

            Ensuite, jus­te­ment parce que les pro­prié­tés radia­tives des dif­fé­rents types de nuage sont très dif­fé­rentes et que çà n’est pas un scoop. Qu’il existe bien des incer­ti­tudes sur les effets du total est une chose, mais pour les nuages blancs de basse alti­tude, leur effet glo­ba­le­ment refroi­dis­sant est ample­ment recon­nu – on dis­cute d’amplitude et non de signe. Du reste, vos propres courbes montrent que sur la période 1983–1995 et même jusqu’en 2003 on n’avait pas seule­ment une absence de cor­ré­la­tion posi­tive pour les nuages de moyenne et haute alti­tude mais aus­si une cor­ré­la­tion néga­tive pas vilaine. Ce qui ne contre­dit pas l’hypothèse en ques­tion. Pas mal de publi­ca­tions se sont pen­chées sur la ques­tion. Pal­lé 2005, étude évo­quée plus haut (9), trouve d’ailleurs per­ti­nent de tra­cer (figure 2) le ratio nuages bas / nuages hauts et de moyenne alti­tude pour obser­ver la cor­ré­la­tion avec le flux de GCR. Au pas­sage, il n’y a rien de nou­veau dans le fait de se pen­cher sur la durée des cycles solaires plu­tôt que sur le nombre tâches solaires ou sur un indice plus direct de l’activité magné­tique solaire : « impos­ture » ou non, cela fait long­temps qu’une cor­ré­la­tion éton­nante a été repor­tée entre la lon­gueur des cycles solaires et les varia­tions recons­ti­tuées de la « tem­pé­ra­ture moyenne globale ». 

            Ensuite, vous avez l’air de dire : le gars venait de trou­ver çà en se rasant, il aurait du res­ter tran­quille. Je pense que c’est là un autre de vos pos­tu­lats erro­nés. Quand bien même l’accident et la per­sé­vé­rance dans la dis­si­dence se sont sou­vent avé­rés être déci­sifs pour les avan­cées scien­ti­fiques, ce qui me fait conclure que la dic­ta­ture de la majo­ri­té, qui plus est celle des pro­fanes, risque fort de ne jamais aider la science (et nous avec), on peut encore faci­le­ment son­ger que la « légi­ti­mi­té » de l’acharnement que peut mon­trer quelqu’un à pour­suivre une piste dépend pas mal du fait qu’elle est ou non déjà bien sup­por­tée par des obser­va­tions empi­riques. Or « l’hypothèse Svens­mark » n’était ni nou­velle ni de lui. Svens­mark et Friis-Chris­ten­sen 1997 ne cor­res­pond à une pre­mière que s’agissant de repor­ter une cor­ré­la­tion obser­vée. L’hypothèse en ques­tion, elle, de mémoire, a été for­mu­lée il y a envi­ron 60 ans déjà (Ney), et sui­vie par plu­sieurs auteurs dès les années 1970 (notam­ment Dickin­son 1975). Dans ce contexte, non seule­ment il n’est pas bien rai­son­nable de dire que le fait de rap­por­ter l’observation d’une cor­ré­la­tion (CRF-LCC) « confine à l’escroquerie intel­lec­tuelle » mais il devait tout de même être remar­quable de la voir tenir sur un cycle solaire, excu­sez du peu. Tout comme il peut appa­raître remar­quable, par­tant, de la voir dis­pa­raître ensuite. Certes, nul n’est là l’abri du « biais de confir­ma­tion », mais il faut tout de même voir la chose dans un contexte plus objectif.

            Quant à l’observation empi­rique d’un lien entre acti­vi­té solaire et cli­mat, elle n’a pour ain­si dire pas d’âge. La revue qu’a co-rédi­gée Svens­mark en 2005, citée au début de mon mes­sage (1), com­mence par ces mots : « L’observation selon laquelle un temps chaud semble coïn­ci­der avec un grand nombre de taches solaires et un temps froid avec un faible nombre de taches solaires a été for­mu­lée depuis déjà deux cent ans par l’astronome William Her­schel (Her­schel, 1801 […]». Ce der­nier a rap­por­té une remar­quable cor­ré­la­tion (inverse) appa­rente entre le prix du blé en Angle­terre et le nombre de tâches solaires. Vous qui êtes plus qu’un éco­no­miste ama­teur devriez sans doute y être sen­sible, et son­ger à d’autres hypo­thèses que celle de « l’imposture » quand vous voyez la remar­quable cor­ré­la­tion de la figure 1 (tirée d’une étude bien plus récente, Pus­til­nik et Din, 2003 – que des gens reprennent de si vieilles études au lieu de don­ner dans la chasse au scoop dans un domaine ou il y a tant à en faire me laisse per­son­nel­le­ment plu­tôt admiratif). 

            Depuis, on a vu des papiers faire des sta­tis­tiques de cou­ver­ture nua­geuse sur des siècles d’après les pein­tures dans les musées, d’après l’effet de l’albédo ter­restre sur la lumi­no­si­té de la Lune et que sais-je encore. Si vous allez juste un peu plus loin après le pas­sage que vous avez cité de ce vilain site dont pré­fé­rez ne pas dire le nom [il s’agissait bien sûr de pen​see​-unique​.fr], vous trou­vez encore un peu d’information per­ti­nente (y com­pris dans la tron­ca­ture du pas­sage cité) et il vous sera par­fois même assez facile de suivre les pistes. C’est un fait, des liens fla­grants entre acti­vi­té solaire et cli­mat on été obser­vés, de manière empi­rique, depuis des lustres et selon de très nom­breuses approches. L’histoire du cli­mat, sans par­ler de sa pré­his­toire, a fait l’objet ici et là de véri­tables tra­vaux de four­mis (Leroy Ladu­rie en donne de belles syn­thèses), de sorte que les don­nées, très par­cel­laires, sont tout de même rela­ti­ve­ment abon­dantes au final. 

            Or vous rap­pe­lez vous-mêmes que le flux de rayons cos­miques est notoi­re­ment cor­ré­lé (inver­se­ment) à l’activité solaire. Per­met­tez-moi donc de dire que c’est votre propre pos­tu­lat qui est a prio­ri ori­gi­nal, non pas « l’hypothèse Svens­mark ». Quan­ti­té de cher­cheurs ont émis l‘hypothèse qu’une cor­ré­la­tion entre CRF et LCC est plus ou moins appa­rente selon les modes d’observations mais que cela pour­rait sim­ple­ment tenir au fait que les pre­miers sont liés à l’activité solaires tan­dis que les seconds sont, pour faire simple, une simple réponse à la tem­pé­ra­ture de sur­face, ce qui expli­que­rait qu’ont observe cette cor­ré­la­tion (selon les modes d’observation) sans pour autant que cela indique que les CRF ont une influence directe sur la LCC. Cette hypo­thèse là, au moins, fait sens, à par­tir du moment où vous admet­tez, ce que vous faites, que la ques­tion n’est pas celle du lien Soleil-GCR (seule­ment celle du lien GCR-nuages). La moindre des choses, dans ce contexte, serait de ne pas faire comme si l’hypothèse en ques­tion était tirée par les che­veux, non ? Elle n’est, à l’évidence, qu’une voie dans la recherche d’un ou plu­sieurs pos­sible chaî­nons man­quants (à moins que vous n’ayez une théo­rie sur un lien GCR-CO2…)

            Mais s’il y a une approche qui risque de ne pas vous lais­ser tran­quille à l’avenir, car les proxies sont à la fois bien plus directes sans doute et acces­sibles sur de très longues durées, c’est celle qui consiste à cher­cher à cor­ré­ler l’activité solaire – donc les CRF, d’un point de vue empi­rique du moins – avec les varia­tions de plu­vio­si­té. Si les nuages ne laissent pas de trace, les pré­ci­pi­ta­tions, elles, en laissent. Notam­ment en termes de varia­tions du niveau des lacs. Pour m’être palu­ché des lec­tures in exten­so de papiers cli­ma­tiques depuis bien­tôt dix ans, y com­pris, der­nière en date à ce sujet pré­cis, le mémoire d’une thèse véné­zue­lienne que je n’ai mal­heu­reu­se­ment pas retrou­vé, je vous dirais que j’en ai croi­sé quelques belles en la matière, mais que moi aus­si je ne peux pas pas­ser mon temps à retrou­ver mes sources… (trop de book­mark tue le book­mark). N’étant pas pour autant du genre à bala­der les gens, je vous indique tout de même ces deux réfé­rences. D’abord, le graphe repro­duit dans la figure 14 de la, co-rédi­gée Svens­mark en 2005, déjà citée (1). Tiré de Neff et al. 2001 (11), une étude iso­to­pique de pré­lè­ve­ments sur une sta­lac­tite de la grotte de Hoti (Oman), ce graphe pré­tend mon­trer une cor­ré­la­tion stu­pé­fiante entre l’activité solaire et les pré­ci­pi­ta­tions locales sur plus de trois mil­lé­naires. Ensuite, l’étude de Kni­ve­ton et Todd, 2001 (12), notam­ment sa figure 1, qui montre une cor­ré­la­tion avec les pré­ci­pi­ta­tions pour la moyenne sur les lati­tudes 45°-90° et sur la période 1979–1999.

            Même s’il y a fran­che­ment de quoi s’en offus­quer, je ne tiens pas à faire trop de com­men­taires sur le ton de votre article : à vrai dire, il parle de lui-même. Quand des allé­ga­tions qui salissent la répu­ta­tion d’une per­sonne ne sont pas fon­dées, il me semble qu’il s’agit de calom­nie. Main­te­nant tout est de savoir ce que est fon­dé. Pas­sons donc sur le ton mal­heu­reux de ce billet ; je met­trais volon­tiers çà sur le compte de conclu­sions trop par­cel­laires, ou, pour mieux dire, de pos­tu­lats erro­nés. Car en tous cas, sans même écou­ter la défense, ni l’accusation, il aurait du être évident que les gran­deurs mani­pu­lées ici comme ailleurs ne peuvent repré­sen­ter que ce qu’elles peuvent repré­sen­ter, et qu’il appar­tient à cha­cun de ceux qui veulent faire par­ler de soi disant « don­nées brutes » de les prendre dans toute leur com­plexi­té et avec toutes leurs insuf­fi­sances. On sait bien qu’on peut tou­jours tor­tu­rer des don­nées jusqu’à ce qu’elles vous disent ce que vous vou­lez entendre, mais c’est un par­ti pris comme un autre que de pos­tu­ler impli­ci­te­ment qu’une absence de trai­te­ment des « don­nées » est l’approche la plus juste et c’est évi­dem­ment tou­jours faux, sauf par pur hasard, quand les « gran­deurs obser­vées » sont le pro­duit de nom­breuses conven­tions et non pas, à l’évidence, des « don­nées brutes ».

            Je suis arri­vé par ici après avoir vision­né récem­ment une longue inter­view que vous avez don­né à Radio ici et main­te­nant (13). Dans cette inter­ven­tion très inté­res­sante à bien des égards (quoique j’aie de réels désac­cords avec vous, me semble-t-il, en matière de mon­naie, mais ce n’est pas le sujet), vous disiez qu’un tas de tra­vaux de recherches contem­po­rains en éco­no­mie sont far­cis d’équations très com­pli­quées mais qu’on sait par avance qu’elles ne mènent nulle part vu qu’elles sont basées sur des pos­tu­lats com­plè­te­ment débiles (dans Les trous noirs de la science éco­no­mique, J. Sapir nous dit que cer­tain « équi­libre géné­ral » ne marche qu’à condi­tion que l’on abo­lisse le temps et que les hommes agissent comme des robots ; j’en conclus que le « libé­ra­lisme » doit fina­le­ment bien mar­cher… sur le mode tota­li­taire). Je me suis sur­tout appli­qué ici à mon­trer que, sur la ques­tion posée, vos pos­tu­lats sont jusqu’à preuve du contraire aus­si erro­nés que ceux de vos « adversaires ».

            Dans cette inter­view, vous disiez aus­si qu’un thé­sard en éco­no­mie qui serait « un tant soit peu key­né­sien », de nos jours, n’aurait « aucune chance de deve­nir pro­fes­seur d’université ». Vous com­pren­drez peut-être qu’en décou­vrant le ton si agres­sif de ce billet je me suis deman­dé si nous vivons dans le même monde : vous avez presque l’air de croire que le « mains­tream » en matière cli­ma­tique, c’est le « cli­ma­to-néga­tion­nisme »… ce qui serait tout de même une hypo­thèse que les faits (en France tout par­ti­cu­liè­re­ment) démentent de manière stupéfiante. 

            J’ai, donc, été d’emblée très éton­né par votre pas­sage intro­duc­tif en six points. Pre­mière source d’étonnement : votre propre démarche, dans ce billet, contre­dit vio­lem­ment la morale de cette intro­duc­tion. Je trouve, pour ma part, que c’est très bien que les gens, les « non spé­cia­listes », cherchent à reprendre eux-mêmes des don­nées à la source. Et à par­tir du moment où vous le faites, il est bien com­pré­hen­sible que vous émet­tiez des hypo­thèses sur votre blog (très lu, m’a‑t-on dit). Mais alors, pour ne pas par­ler du fond du tra­vail (il devrait pour­tant être évident, disais-je en comme, que ces « don­nées » que vous mani­pu­lez ne serait-ce qu’en les pré­sen­tant comme une obser­va­tion directe de la réa­li­té, ne sont pas elles mêmes des don­nées brutes), il semble que votre démarche publique dénote un brin avec ce pré­am­bule en six points. Vous dégo­tez une idée au demeu­rant brillante ; vous ne pas­sez évi­dem­ment pas par la case « publi­ca­tion revue par les pairs », sans par­ler du reste du sché­ma, et pour autant vous tirez des conclu­sions extrêmes qui, pre­nant acces­soi­re­ment le risque de calom­nier crû­ment une per­sonne faute d’avoir fait un tra­vail de fond suf­fi­sam­ment appro­fon­di (et sans même cher­cher, pour com­men­cer, à entendre sa réponse), se paient le luxe inouï, , excu­sez du peu, de contre­dire ce qui est effec­ti­ve­ment l’une des prin­ci­pales expli­ca­tions alter­na­tives à un réchauf­fe­ment mon­dia­le­ment pré­su­mé être extrê­me­ment pro­blé­ma­tique et être de notre faute com­mune. Une part de tra­vail sans doute impor­tante aurait jus­te­ment été de cher­cher à savoir si des publi­ca­tions de recherches ne se sont pas pen­chées là-des­sus (outre une seule citée, qui contre­di­rait jusqu’à plus ample infor­mé l’hypothèse en ques­tion), avec quelles ana­lyses concer­nant les méthodes de « mesures » concer­nées, etc. Or votre article, par sa part de silence, laisse à pen­ser qu’elles ne sont pas légion. (14)

            Sinon, je pense que, d’une manière géné­rale, votre sché­ma intro­duc­tif en six points est déjà très idéal – et même beau­coup trop, car l’histoire indique (per­sonne ne devrait s’en réjouir) que les avan­cées se font bien sou­vent par le biais de « dis­si­dents », des gens qu’on ima­gine avoir été bien logés, natu­rel­le­ment. Je dirais que ce sché­ma souffre pro­ba­ble­ment d’une défor­ma­tion pro­fes­sion­nelle de qua­si-éco­no­miste : une rela­tive sin­gu­la­ri­té du « tota­li­ta­risme sco­las­tique » (M. Allais) dit néo­li­bé­ral est que ses pos­tu­lats (et ses théo­rèmes) ont été com­plè­te­ment démon­tés depuis belle lurette (bien avant que cette idéo­lo­gie s’impose dans les faits), de sorte qu’il n’y a pas besoin de réin­ven­ter la poudre aca­dé­mi­que­ment par­lant pour s’y oppo­ser tota­le­ment. Tan­dis que dans le cas de notre sujet, il y a pour ain­si dire encore tout à faire. 

            Et encore ? Je crains que le pos­tu­lat géné­ral soit par nature à peu près indé­mon­trable dans le monde réel de la sur­face si hété­ro­gène et irré­gu­lière et de la couche limite atmo­sphé­rique, un monde où il est d’ailleurs fort dou­teux qu’une simple moyenne arith­mé­tique de tem­pé­ra­tures (gran­deur qui n’a géné­ra­le­ment aucun sens phy­sique) trouve une mani­fes­ta­tion. Un monde où l’eau, sub­stance qua­si-magique a bien des égards, et dont une sin­gu­la­ri­té par­ti­cu­lière au regard de la qua­si-tota­li­té des autres est son chan­ge­ment de phase dans des condi­tions de tem­pé­ra­ture et de pres­sion peu éloi­gnées des « CNTP » (condi­tions nor­males de tem­pé­ra­ture et de pres­sion), soit dans la gamme qui inté­resse le cli­mat, est vrai­sem­bla­ble­ment tout sauf un simple « feed­back » au signal lié à un effet de serre du CO2 lui-même presque satu­ré dans les condi­tions qui nous concernent. La misé­rable masse de CO2 émise par les humains (dont l’effet théo­rique iso­lé est sur­pas­sé de 150% par celui des seules émis­sions des ter­mites), déjà noyée dans le grand cycle natu­rel du car­bone, repré­sente en un an 24 000 fois moins que ce que la sur­face « émet » de flotte dans l’atmosphère en un seul jour. 

            Indé­mon­trable, donc « infal­si­fiable », ce qui en ferait, s’il l’était, le fon­de­ment d’un mer­veilleux scien­tisme et, dans le cas mal­heu­reux d’une appli­ca­tion d’une « poli­tique » de l’urgence entre­prise à grande échelle, d’un mou­ve­ment tota­li­taire. Ce n’est pas moi qui ai sug­gé­ré au Club de Rome, dans son rap­port de 1991, d’en faire un sub­sti­tut à la dis­pa­ri­tion de « notre enne­mi com­mun ». Ni au rap­port d’activité 2005–2010 du Rocke­fe­ler Bro­ther Fund d’être si expli­cite quand à l’usage qu’il a fait des abat­te­ments d’impôts depuis 1984, incluant le finan­ce­ment à hau­teur de plu­sieurs mil­lions de dol­lars du coup d’éclat d’Al Gore à Kyo­to à la faveur d’une « cam­pagne média­tique soi­gneu­se­ment orches­trée » (je cite). Ni à tant de mul­ti­na­tio­nales du pétrole d’accumuler les finan­ce­ments et le jetons de pré­sence au WWF. Quand des amis qui passent à la mai­son m’interrogent sur ce sous-registre, je leur fais lire les 30 pages du livre « La ser­vi­tude cli­ma­tique » de J.-M. Bel­louve consa­crées à l’incroyable (et ô com­bien pétro­lière) épo­pée de Mau­rice Strong : on se sent tout de suite ras­su­rés sur les inten­sions des bâtis­seurs onusiens. 

            Pour ne pas par­ler du fait, éga­le­ment connu des spé­cia­listes affi­liés au GIEC mais pas pour autant média­ti­sé, que les magni­fiques cor­ré­la­tions déri­vées des carottes gla­ciaires ne font que mon­trer, à ce jour, que les varia­tions de tem­pé­ra­tures ont tou­jours pré­cé­dé celles du taux de CO2 atmo­sphé­rique (selon, vrai­sem­bla­ble­ment, un phé­no­mène phy­si­co-chi­mique par ailleurs archi com­pris) ; que le « hot spot » manque encore cruel­le­ment à l’appel [la tem­pé­ra­ture devrait s’élever net­te­ment plus vite à 10 km d’altitude qu’en sur­face entre les tro­piques] ; que la sur­face et la tro­po­sphère ne semblent même plus s’être réchauf­fées depuis 15 ans [ce que le GIEC ne contre­dit pas] ; que les fluc­tua­tions récentes du cli­mat n’ont encore rien mon­tré d’exceptionnel au regard de fluc­tua­tions natu­relles pas bien loin­taines : les années 1930–1940 pour les USA et l’arctique ; les années 1760–1770 pour Le Bour­get et Ber­lin, par exemple (14) ; quant aux ges­ti­cu­la­tions des « néga­tion­nistes » de l’Optimum médié­val (moins mar­qué encore que celui de la grande époque romaine), elles sont tou­jours plus déses­pé­rées au vue de l’abondance uni­ver­selle des preuves. Ain­si ce qui choque le plus, peut-être, dans la tona­li­té géné­rale de votre article ne se retrouve peut-être pas tant dans ce qu’il dit que dans ce contexte qu’il ne pose pas et qui donne, en par­ti­cu­lier, une pers­pec­tive un brin moins lou­foque aux tra­vaux d’un Svensmark.

            Dans le cas de cette matière si jeune mais si célèbre, en tous cas, fran­che­ment, je pense que votre sché­ma intro­duc­tif en 6 poins dénote com­plè­te­ment avec la réa­li­té. Faut-il s’abaisser à rap­pe­ler le cas de Michael Mann, à peine sor­ti de sa thèse quand il a publié sa géniale « crosse de hockey » pour se voir aus­si­tôt pro­mu Lead Author du rap­port du GIEC dont le résu­mé pour déci­deurs (SPM) a repro­duit 7 fois la dite courbe ? Mais je ne doute pas de votre bonne foi, et je sup­pose donc que dans ces pages on trou­ve­ra le même reproche adres­sé à ce genre de publi­ca­tion. Cela dit, j’ai un copain qui a com­plè­te­ment bou­le­ver­sé son sujet de thèse en phy­sique fon­da­men­tale (et aban­don­né la musique) suite à une décou­verte que le labo a jugée essen­tielle. Nous avons ici affaire à un croi­se­ment de sciences qui est très loin d’avoir abou­tit à une théo­rie géné­rale et dont la force de la jeu­nesse, pous­sée par un contexte poli­tique qui la somme d’agir, n’a d’égale que celle du poten­tiel mer­can­tile du catas­tro­phisme média­tique. Les finan­ce­ments et les publi­ca­tions de recherche en la matière, comme cha­cun sait, sont en crois­sance expo­nen­tielle, pour ne pas dire déme­su­rée, et de fait on ne compte plus les « scoops », ce qui n’a rien d’étonnant, logique édi­to­riale et course aux cita­tions et aux finan­ce­ments obligent.

            (1) Influence of Solar Acti­vi­ty Cycles on Earth’s Cli­mate, Task 1 – Lite­ra­ture Stu­dy, WP103 – Cli­mate Varia­bi­li­ty Cor­re­la­ted with Solar Acti­vi­ty, N. Marsh, H. Svens­mark, and F. Chris­tian­sen, ISAC, 9 février 2005 :
            http://​orbit​.dtu​.dk/​f​e​d​o​r​a​/​o​b​j​e​c​t​s​/​o​r​b​i​t​:​8​1​2​2​6​/​d​a​t​a​s​t​r​e​a​m​s​/​f​i​l​e​_​3​5​8​2​8​0​3​/​c​o​n​t​ent

            (2) Marsh et Svens­mark, Com­ment on ‘‘Solar influences on cos­mic rays and cloud for­ma­tion : A reas­sess­ment’’ by Bomin Sun and Ray­mond S. Brad­ley, 2004 (JGR) : http://​onli​ne​li​bra​ry​.wiley​.com/​d​o​i​/​1​0​.​1​0​2​9​/​2​0​0​3​J​D​0​0​4​0​6​3​/​pdf Une ver­sion en cou­leurs de la figure 3a est acces­sible à par­tir de cette ver­sion : http://​onli​ne​li​bra​ry​.wiley​.com/​e​n​h​a​n​c​e​d​/​d​o​i​/​1​0​.​1​0​2​9​/​2​0​0​3​J​D​0​0​4​0​63/

            (3) http://​isccp​.giss​.nasa​.gov/​c​l​i​m​a​n​a​l​7​.​h​tml

            (4) http://​isccp​.giss​.nasa​.gov/​d​o​c​s​/​c​a​l​i​b​.​h​tml

            (5) http://​isccp​.giss​.nasa​.gov/​e​r​r​o​r​s​.​h​tml

            (6) Krist­jans­son, Kris­tian­sen et Kaas, Solar acti­vi­ty, cos­mic rays, clouds and cli­mate – an update, 2003 (Advances in Space Research) : http://​folk​.uio​.no/​j​e​g​i​l​l​/​p​a​p​e​r​s​/​k​k​k​_​a​s​r​_​2​0​0​4​.​pdf

            (7) Marsh and Svens­mark, Galac­tic cos­mic ray and El Nino Sou­thern Oscil­la­tion trends in ISCCP D2 low-cloud pro­per­ties, 2003 (JGR) : http://​onli​ne​li​bra​ry​.wiley​.com/​d​o​i​/​1​0​.​1​0​2​9​/​2​0​0​1​J​D​0​0​1​2​6​4​/​pdf

            (8) Usos­kin, Marsh, Kovalt­sov, Mur­su­la and Gla­dy­she­va, Lati­tu­di­nal depen­dence of low cloud amount on
            cos­mic ray indu­ced ioni­za­tion, 2004 (GRL) : http://www.gae.ucm.es/~pulsar/articles/master/clima/low-clouds_CR‑5.pdf

            (9) Pal­lé, Pos­sible satel­lite pers­pec­tive effects on the repor­ted cor­re­la­tions bet­ween solar acti­vi­ty and clouds, 2005 (GRL) : http://​bbso​.njit​.edu/​R​e​s​e​a​r​c​h​/​E​a​r​t​h​S​h​i​n​e​/​l​i​t​e​r​a​t​u​r​e​/​P​a​l​l​e​_​2​0​0​5​_​G​R​L​.​pdf

            (10) Marsh et Svens­mark, Low Cloud Pro­per­ties Influen­ced by Cos­mic Rays, 2000 (Phy­si­cal Review Let­ters) : http://​orbit​.dtu​.dk/​f​e​d​o​r​a​/​o​b​j​e​c​t​s​/​o​r​b​i​t​:​1​9​9​5​4​/​d​a​t​a​s​t​r​e​a​m​s​/​f​i​l​e​_​4​4​1​0​1​4​1​/​c​o​n​t​ent

            (11) Neff, Burns, Man­gi­ni, Mudel­see, Fleit­mann et Mat­ter, Strong cohe­rence bet­ween solar varia­bi­li­ty and the mon­soon in Oman bet­ween 9 and 6 kyr ago, 2001 (Nature) : https://​www​.geo​.umass​.edu/​c​l​i​m​a​t​e​/​p​a​p​e​r​s​/​n​e​f​f​e​t​a​l​n​a​t​u​r​e​2​0​0​1​.​pdf

            (12) Kni­ve­ton et Todd, On the Rela­tion­ship of Cos­mic Ray Flux and Pre­ci­pi­ta­tion, 2001 (GRL) : http://​onli​ne​li​bra​ry​.wiley​.com/​d​o​i​/​1​0​.​1​0​2​9​/​2​0​0​0​G​L​0​1​2​5​3​6​/​pdf

            (13) Radio Ici & Main­te­nant, Lisan­dru – Oli­vier Ber­ruyer, 5 Juin 2013 : https://​you​tu​.be/​Z​z​y​V​b​z​K​P​gW0

            (14) Celle là, par exemple, semble le faire, mais je ne peux que rare­ment me per­mettre de payer pour accé­der aux publi­ca­tions : http://​www​.scien​ce​di​rect​.com/​s​c​i​e​n​c​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​p​i​i​/​S​1​3​6​4​6​8​2​6​1​1​0​0​0​691

            (15) Don­nées du Had­ley Cen­ter « Had­ley sub­set » (dif­fu­sion 2009 des don­nées de sta­tions), Jones & Anders, fichiers n° 71 500 et 103 840.

          • EFFAB

            Hypo­thèse Svens­mark ou pas, il est un fait que les citoyens ou les consom­ma­teurs sont exclus de ces tra­vaux scien­ti­fiques, plus écrits pour oppo­ser quelques rai­sons offi­cielles et des plus « ration­nelles » à tout détrac­teur ou jus­ti­fier au besoin ou le moment venu tel ou tel pro­gramme géoin­gé­nie­rique et, en admet­tant même quelque bien-fon­dé et valeur à ces recherches, il n’en reste pas moins qu’on cache énor­mé­ment de chose au public et qu’on se garde bien de didac­tisme en ces matières, en ces thématiques.

            Les Chem­trails ne sont ni le fruit de l’i­ma­gi­na­tion ni quelques thèses far­fe­lues pour com­bler un vide en soi et reje­ter tous ses/nos pro­blèmes sur le dos de nos élites à grande publi­ci­té conspi­ra­tion­niste, il est bien un fait obser­vable et un sujet suf­fi­sam­ment abon­dant et bien relayé pour l’i­gno­rer davan­tage, excep­té bien sûr si on n’en a tou­jours pas enten­du par­ler et qu’on le lève jamais les yeux aux ciel : mais cette pilule rouge est telle à ava­ler quand on n’en a pas encore conscience et connais­sance qu’il faut être ‘tom­bé’ des­sus pour enfin lever les yeux et regar­der dif­fé­rem­ment le ciel, même si on fait ça la pre­mière fois à la fois par curio­si­té (tout de même intri­gué) et quelque peu moqueur vis-à-vis de cet hur­lu­ber­lu qui m’en avait par­lé un jour sur Internet_c’est là ma propre expérience.

            En outre, SAM, ce « démer­dez-vous » n’en est pas vrai­ment un, c’est là je trouve inter­pré­ter un peu trop selon ta com­plai­sance ; relayer des infor­ma­tions n’est pas rien déjà et cela demande déjà un inté­rêt et du temps, et tout le monde n’a pas for­cé­ment les capa­ci­tés de faire oeuvre péda­go­gique… comme le fait de lon­gueurs inter­mi­nables n’empêche pas non plus davan­tage de « sim­pli­ci­té » et de didac­tisme, de pédagogie…

            Comme par­ler des Chem­trails, même pen­dant des heures, ne suf­fit pas si la per­sonne en face n’est pas un tant soit peu récep­tive et suf­fi­sam­ment ouverte pour rece­voir et assi­mi­ler une telle infor­ma­tion… c’est bien pour ça que, fina­le­ment et tu avais en par­tie rai­son, c’est à cha­cun de se « démer­der » avec cette infor­ma­tion, ces par­tages, ces liens, cette convic­tion, ces obser­va­tions, tous ces cli­chés publics ou ses propres cap­ta­tions sur le terrain…

            … et crois bien que même si, per­son­nel­le­ment, je ne suis pas très doué pour en par­ler, ces quelques liens que je puis pos­té sur le sujet sont suf­fi­sam­ment intri­gants et démen­tiels pour qui n’en aurait jamais enten­dus par­ler mais ne pour­rait res­ter indif­fé­rent, en dépit de toutes iro­nie « partielle ».

            Je démarre au quart de tour et je ne t’ai pas encore vrai­ment lu, SAM, mais c’est plus fort que moi, quand qu’on aborde les Chem­trails et que l’on y asso­cie la géoin­gé­nie­rie, je sais qu’il y un truc qui cloche et qu’il y a ten­ta­tive de gros enfu­mage. Ce qui n’est peut-être pas ton cas puisque « L’imposture de « l’hypothèse Svens­mark » » est l’in­ti­tu­lé de ta réponse sur ce fil.

          • EFFAB

            @ Sam | 14 sep­tembre 2014 at 14:28
            (extraits)

            « … vous avez presque l’air de croire que le « mains­tream » en matière cli­ma­tique, c’est le « cli­ma­to-néga­tion­nisme »… ce qui serait tout de même une hypo­thèse que les faits (en France tout par­ti­cu­liè­re­ment) démentent de manière stupéfiante. »

            « Et encore ? Je crains que le pos­tu­lat géné­ral soit par nature à peu près indé­mon­trable dans le monde réel de la sur­face si hété­ro­gène et irré­gu­lière et de la couche limite atmo­sphé­rique, un monde où il est d’ailleurs fort dou­teux qu’une simple moyenne arith­mé­tique de tem­pé­ra­tures (gran­deur qui n’a géné­ra­le­ment aucun sens phy­sique) trouve une mani­fes­ta­tion. Un monde où l’eau, sub­stance qua­si-magique a bien des égards, et dont une sin­gu­la­ri­té par­ti­cu­lière au regard de la qua­si-tota­li­té des autres est son chan­ge­ment de phase dans des condi­tions de tem­pé­ra­ture et de pres­sion peu éloi­gnées des « CNTP » (condi­tions nor­males de tem­pé­ra­ture et de pres­sion), soit dans la gamme qui inté­resse le cli­mat, est vrai­sem­bla­ble­ment tout sauf un simple « feed­back » au signal lié à un effet de serre du CO2 lui-même presque satu­ré dans les condi­tions qui nous concernent. La misé­rable masse de CO2 émise par les humains (dont l’effet théo­rique iso­lé est sur­pas­sé de 150% par celui des seules émis­sions des ter­mites), déjà noyée dans le grand cycle natu­rel du car­bone, repré­sente en un an 24 000 fois moins que ce que la sur­face « émet » de flotte dans l’atmosphère en un seul jour. »

            « Indé­mon­trable, donc « infal­si­fiable », ce qui en ferait, s’il l’était, le fon­de­ment d’un mer­veilleux scien­tisme et, dans le cas mal­heu­reux d’une appli­ca­tion d’une « poli­tique » de l’urgence entre­prise à grande échelle, d’un mou­ve­ment tota­li­taire. Ce n’est pas moi qui ai sug­gé­ré au Club de Rome, dans son rap­port de 1991, d’en faire un sub­sti­tut à la dis­pa­ri­tion de « notre enne­mi com­mun ». Ni au rap­port d’activité 2005–2010 du Rocke­fe­ler Bro­ther Fund d’être si expli­cite quand à l’usage qu’il a fait des abat­te­ments d’impôts depuis 1984, incluant le finan­ce­ment à hau­teur de plu­sieurs mil­lions de dol­lars du coup d’éclat d’Al Gore à Kyo­to à la faveur d’une « cam­pagne média­tique soi­gneu­se­ment orches­trée » (je cite). Ni à tant de mul­ti­na­tio­nales du pétrole d’accumuler les finan­ce­ments et le jetons de pré­sence au WWF. Quand des amis qui passent à la mai­son m’interrogent sur ce sous-registre, je leur fais lire les 30 pages du livre « La ser­vi­tude cli­ma­tique » de J.-M. Bel­louve consa­crées à l’incroyable (et ô com­bien pétro­lière) épo­pée de Mau­rice Strong : on se sent tout de suite ras­su­rés sur les inten­sions des bâtis­seurs onusiens. »

          • Sandy

            Sur le réchauf­fe­ment cli­ma­tique je crois qu’il y a à la base une grosse incompréhension.
            L’i­dée n’est pas que le réchauf­fe­ment cli­ma­tique est due uni­que­ment à l’ef­fet de serre. Qu’il y ait des rai­sons exté­rieures comme des chan­ge­ments au niveau du soleil sont évi­dentes étant don­né que la tem­pé­ra­ture pro­vient des rayon­ne­ments du soleil.
            Ou on peut même ima­gi­ner qu’il y ait des rai­sons inté­rieures comme des varia­tions au niveau du noyau de la terre, car des varia­tions de tem­pé­ra­tures au niveau des océans ne peuvent qu’im­pac­ter le cli­mat, quand on sait que le cli­mat dépend énor­mé­ment des cou­rants marins, de la tem­pé­ra­ture de l’eau et du cycle de l’eau jus­te­ment ( pré­ci­pi­ta­tions / éva­po­ra­tion / plantes ).

            Mais l’i­dée que l’on réduit séman­ti­que­ment et abu­si­ve­ment au « réchauf­fe­ment cli­ma­tique » c’est que les acti­vi­tés humaines, par leur pol­lu­tion, viennent modi­fier le cli­mat et aggra­ver les varia­tions de températures.
            Les modi­fi­ca­tions du cli­mat ne tiennent pas qu’au réchauf­fe­ment, il y a aus­si les trous qui se forment au des­sus des zones par­ti­cu­liè­re­ment indus­tria­li­sées dans les couches d’o­zone par exemple.

            L’autre erreur que je vois sou­vent c’est de ne pas dis­so­cier la ten­ta­tive de récu­pé­ra­tion que font les capi­ta­listes et les oli­gar­chies autour de ces ques­tions, comme l’i­dée du capi­ta­lisme vert qui est en réa­li­té une oxy­more, de la ques­tion des dan­gers que repré­sentent l’in­dus­tria­li­sa­tion gran­dis­sante pour notre éco­sys­tème et aus­si sur la faune et la flore.
            Ceux qui croient que le com­bat éco­lo­gique autour de la ques­tion « du réchauf­fe­ment cli­ma­tique » a été inven­té par les capi­ta­listes et les oli­garques, bref qu’il y a un com­plot der­rière tout ça ne tiennent abso­lu­ment pas compte de l’his­to­rique de ce com­bat, celui-ci ayant d’a­bord été tour­né en ridi­cule par l’o­li­gar­chie pen­dant plu­sieurs décen­nies avant qu’ils ne changent leur fusil d’é­paule en voyant l’o­pi­nion se retour­ner contre eux.
            Il y a à peine 30 ans évo­quer le pro­blème du réchauf­fe­ment cli­ma­tique à cause des acti­vi­tés humaines ( agri­cul­ture inten­sive / indus­tria­li­sa­tion / urba­ni­sa­tion / pol­lu­tions ), c’é­tait l’as­su­rance d’être trai­té pour un extré­mistes gau­chiste et éco­lo­giste mili­tant de la régres­sion à l’age de pierre et oppo­sé au progrès.
            Ce n’est qu’une fois que l’o­pi­nion publique fut sen­si­bi­li­sée à cette menace qu’ils ont du s’a­dap­ter et qu’ils ont com­men­cé à essayer de tour­ner tout cela à leur avan­tage, là où la ques­tion en elle-même menace leurs inté­rêts, leur busi­ness, vu qu’elle s’op­pose à l’ex­ploi­ta­tion tou­jours plus inten­sive de la Terre et aus­si à la créa­tion de normes / de taxes qui ne peuvent que réduire leurs profits.

            Fran­che­ment, deman­dez vous à qui pro­fite le crime, à qui peut bien pro­fi­ter l’i­dée que les acti­vi­tés humaines n’au­raient aucun impact sur notre éco-sys­tème, et en par­ti­cu­lier sur le cli­mat, à qui pour­rait bien pro­fi­ter l’i­dée qu’on pour­rait donc exploi­ter la terre comme on veut sans que cela n’ait la moindre conséquence ?
            Alors der­rière tous ces débats pseu­do scien­ti­fiques, le simple bon sens nous indique de quelles idées il faut se méfier.

          • Sam

            Bien sûr, n’ayant pas le bon sens d’un San­dy ou d’un Oli­vier Ber­ruyer je ne me suis jamais deman­dé sim­ple­ment à qui pro­fite le crime. 

            Ain­si donc la menace d’é­pui­se­ment des res­sources nui­rait aux finan­ciers du pétrole ? Mais oui mais c’est bien sûr. Quand bien même ce qui est rare est cher, et quand bien même c’est là qu’on fait les plus grosses marges pour­vu qu’on cartelise. 

            Il faut vrai­ment être aveugle pour ne pas voir que l’empire dit à tout le monde de faire ce qu’il dit et pas ce qu’il fait tan­dis qu’il fait main basse sur le pétrole. Mais le bon sens débile, qui n’est autre que celui du fai­néant satis­fait, vous indique qu’il faut faire ce qu’il dit et ne pas trop cher­cher à voir ce qu’il fait : c’est tout sim­ple­ment beau­coup plus confortable…

            Une cas­cade de taxes impo­sées par les gou­ver­ne­ment nui­rait donc à l’o­li­gar­chie ? Le gau­chiste de nou­velle géné­ra­tion, exci­té de la « tran­si­tion éner­gé­tique », non seule­ment ne com­prend pas que l’É­tat fort n’est un idéal socia­liste que pour les révi­sion­nistes de son espèce, mais il n’est même pas fichu de voir cette évi­dence : le pro­duit de ces taxes là ne va pré­ci­sé­ment pas à la redis­tri­bu­tion des reve­nus, et c’est pré­ci­sé­ment en inven­tant de nou­veaux pro­blèmes et de nou­veaux besoin qu’on per­met d’é­vi­ter que les taxes n’aillent à la redis­tri­bu­tion et au fina­ce­ment d’emplois dont l’u­ti­li­té sociale est, elle, bien plus avé­rée. Et c’est bien pour ça que le capi­ta­lisme en raf­fole. Ce qui n’empêchera pas le joyeux luron de s’i­ma­gi­ner que ce sont ses cama­rades qui ont décou­vert l’en­tour­loupe du « capi­ta­lisme vert ».

            Mais ce n’est pas sim­ple­ment parce qu’elle apporte un nou­veau mode de relance mas­sive par la des­truc­tion-créa­tion de biens que cette machine idéo­lo­gique est assi­mi­lable à la bonne vieille guerre. C’est aus­si et sur­tout parce qu’elle a recréé un « enne­mi com­mun » suf­fi­sam­ment ter­ri­fiant et insai­sis­sable pour que tout ce petit monde ferme sa gueule dura­ble­ment, met­tant lar­ge­ment de côté les mille et un sou­cis et reven­di­ca­tions rele­vant de la lutte de classe et se ran­geant bien doci­le­ment, en pra­tique (en dépit de sa grande gueule oppo­sante ain­si ample­ment pri­vée d’ob­jet), der­rière ses gou­ver­ne­ments res­pec­tifs au moindre sur­saut de pro­pa­gande racon­tant les nou­velles d’un front dont le carac­tère hau­te­ment fic­tif per­met­tra d’en tirer à peu près tout ce qu’on vou­dra. Durablement… 

            Il est devrait être bien plus immé­dia­te­ment évident, pour qui connaît suf­fi­sam­ment le fond scien­ti­fique de l’af­faire, que le mythe d’un effet de serre atmo­sphé­rique ayant atteint un point de non-contrôle à peu près déses­pé­ré – d’a­près la grande presse et selon une aca­dé­mie écra­sée sous le poids de la logique finan­cière com­bi­née à celle de l’ar­gu­ment d’ur­gence (et plus acces­soi­re­ment mise aux ordres par sa tête poli­ti­que­ment para­chu­tée) – apporte à la fois le carac­tère « glo­bal » et celui de l’ur­gence qui pousse à déve­lop­per ou accep­ter de voir se déve­lop­per de nou­velles ins­tances d’un vague gou­ver­ne­ment mon­dial. Des ins­tances qui, bien sûr, seront un peu démo­cra­ti­que­ment contrô­lées. Après quoi les San­dy vous endor­mi­ront avec leur délire de la « démo­cra­tie éten­due », ayant pos­tu­lé dans l’in­ter­valle, avant de pré­sen­ter la chose comme une évi­dence, que « l’ur­gence éco­lo­gique » rend incon­tour­nable la néces­si­té d’un trai­te­ment supra­na­tio­nal (la sur­en­chère dans l’i­dio­tie inven­tive lui a même fait écrire très récem­ment que le fait pour un pays de se lier ain­si les mains est même indis­pen­sable pour assu­rer sa souveraineté…)

            Natu­rel­le­ment, le néo­fas­ciste qui se croit éco­lo­giste se fout bien du fait que le radi­cal indique lui-même qu’il s’a­git de science et non d’i­déo­lo­gie, et il pour la même rai­son il ne se rend pas compte de la quan­ti­té d’i­dées fausses qu’il entre­tien à ce sujet. C’est un tra­vail cri­tique si épui­sant, en plus d’être si propre à vous remettre les idées en place, qu’il ne risque pas de l’en­tre­prendre. Démer­dez-vous, moi je sais.

            On devrait au moins se faire une pre­mière idée du vide de l’analyse
            « éco­lo­giste » en voyant com­bien il est dif­fi­cile même pour les auteurs de La décrois­sance de se dis­tin­guer du club de Rome. On dira « capi­ta­lisme vert », et on croi­ra que tout est dit.

            Écra­sé qu’il est par une pro­pa­gande qui a fixé la barre du délire si haut et ce depuis si long­temps déjà, le « pro­gres­siste » débile, qui nous inter­dit sys­té­ma­ti­que­ment de par­ler du fas­cisme qu’on a déjà sous le nez au motif de com­battre celui qui est sup­po­sé reve­nir, n’ac­cor­de­rait de toutes manières aucun cré­dit à l’ob­jec­tion selon laquelle, par exemple, la pol­lu­tion de l’air et des rivières a bais­sé depuis 30 ans en France, ou encore à cette men­tion :il n’y a eu, depuis 500 ans, que 3 espèces de mam­mi­fères et 6 espèces d’oi­seaux qui ont dis­pa­ru (dis­pa­ri­tions non récentes et liées à des causes humaines simples telles que la chasse inten­sive) si on exclut les îles et l’Aus­tra­lie (moins de 200 espèces dis­pa­rues au total, l’es­sen­tiel de ladite dévas­ta­tion remon­tant au XIXe siècle au plus tard et étant dû à un mou­ve­ment de colo­ni­sa­tion humaine déjà réa­li­sé). L’ex­tré­miste bio, qui vous lais­se­ra vite vous démer­der avec le pro­duit des mon­tages poli­tiques et ins­ti­tu­tion­nels opé­rés à la faveur de sa rêve­rie, se moque pas mal du fait que l’his­toire humaine dans son entier démontre que la tech­no­lo­gie a sur­tout per­mis à l’homme réduire les dégâts qu’il cau­sait sur la nature en se mul­ti­pliant, ne serait-ce que parce qu’il lui faut mille fois moins de sur­face aujourd’­hui qu’il y a 20 000 ans pour pro­duire de quoi bouffer.

            Avec ou sans ces toutes der­nières men­tions, est-il pos­sible de conclure que j’ai moi aus­si quelque idée de réponse à la ques­tion de savoir à qui pro­fite le crime, quand bien même elles ne convien­draient pas aux gens her­mé­tiques à cer­taine dialectique ?

            Cette manie de San­dy d’é­ta­ler des lieux com­muns pour conclure que « le simple bon sens nous indique de quelles idées il faut se méfier » est épuisante. 

            Une fois de plus, ce fumiste se moque­ra aus­si du fait que je pré­tende m’être palu­ché en pro­fon­deur depuis 6 ans, en matière de cli­mat, ce genre de dis­cus­sions « pseu­dos­cien­ti­fiques ». Mais quel mépris… t’y connais quoi, toi, sur le plan scien­ti­fique, et même au conte­nu de tant de cen­taines de sites qui le vul­ga­risent, pour faire de tels paquets ? Tu veux faire le tour de la ques­tion en une page ?

            Qu’im­porte même, si au risque d’en­va­hir cette page, j’y ai copié une longue ana­lyse pro­duit d’une enquête per­son­nelle, por­tant sur un tout petit bout d’un sous-dos­sier, pour illus­trer com­bien il est fas­ti­dieux de faire le tra­vail de fond et lut­ter contre la publi­ci­té inten­sive et si facile de tra­vaux de cochon. 

            On ne peut pas dis­cu­ter avec les obs­cu­ran­tistes, il est d’au­tant plus simple de la rame­ner qu’on est une fei­gnasse pétrie de cer­ti­tudes poli­ti­que­ment cor­rectes. Ne reste plus qu’on gros berk qui, lui au moins a le mérite de ne vous bouf­fer qu’une seconde de votre temps de cer­veau disponible.

            Rien que d’al­ler lire cette petite page Wiki­pe­dia serait sans doute déjà trop lui deman­der. C’est sup­po­sé être une courte bio du bon­homme qui a déve­lop­pé à peu près tout ce que les ins­tances de l’O­NU comptent de vert : https://​en​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​M​a​u​r​i​c​e​_​S​t​r​ong Une ver­sion beau­coup plus étof­fée est pré­sen­tée dans le livre La ser­vi­tude cli­ma­tique de J.-M. Belouve (mais un San­dy ne lit pas les ouvrages de ceux qui ont des idées dont il fut se méfier).

            Pour la nième fois éga­le­ment, voir aus­si ce rap­port d’ac­ti­vi­tés du Rocke­fel­ler Bro­ther Fund : http://​www​.rbf​.org/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​S​u​s​t​a​i​n​a​b​l​e​D​e​v​e​l​o​p​m​e​n​t​P​r​o​g​r​a​m​R​e​v​i​e​w​.​pdf

            J’en ai tra­duit cer­tains pas­sages ici : http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​3​/​0​5​/​2​7​/​3​2​9​-​i​l​s​-​s​o​n​t​-​f​o​u​s​-​c​e​s​-​a​n​t​i​f​a​s​-​c​o​n​t​r​e​-​l​o​r​d​o​n​-​c​o​n​t​r​e​-​l​e​-​d​i​p​l​o​-​c​o​n​t​r​e​-​l​e​s​-​e​c​o​n​o​m​i​s​t​e​s​-​a​t​t​e​r​r​e​s​-​c​o​n​t​r​e​-​c​o​u​t​r​o​t​-​c​o​n​t​r​e​-​b​a​l​m​e​-​c​o​n​t​r​e​-​a​t​t​a​c​-​c​o​n​t​r​e​-​l​e​-​f​d​g​-​c​o​n​t​r​e​-​l​a​-​c​g​t​-​c​o​n​t​r​e​-​k​e​m​p​f​-​c​o​n​t​r​e​-​r​u​f​f​i​n​-​c​o​n​#​c​1​6​774

            Allez fais nous plai­sir, San­dy : va bos­ser, la France a besoin de toi. Par­lant de la néces­si­té de bos­ser : ce coup-ci, vrai­ment, je vous laisse, au moins deux semaines, j’ai du travail.

          • Merome

            @Sam : Votre point de vue sur le réchauf­fe­ment cli­ma­tique est par­fai­te­ment oppo­sé au mien, mais je vous recon­nais une cer­taine cohé­rence et je suis bien inca­pable de vous prou­ver que vous avez tort (j’ai essayé par le pas­sé sans suc­cès et donc je n’ex­clus pas d’a­voir tort moi-même).

            Mais une ques­tion me brûle les lèvres : ima­gi­nez que le réchauf­fe­ment anthro­pique soit bel et bien réel, et que ce soit grave. Com­ment pen­sez-vous que cela fini­rait par se savoir ? Qui serait capable de gagner votre confiance pour vous le prou­ver sans ambiguïté ?

            Car il est très pro­bable que, quel que soit la réa­li­té objec­tive des choses sur le réchauf­fe­ment, les pétro­liers, indus­triels, gou­ver­ne­ments, cher­che­ront à en tirer pro­fit. A l’ex­trême on pour­rait dou­ter de l’a­rith­mé­tique, sous pré­texte que l’é­cole de la Répu­blique nous enseigne que 2+2=4. A qui pro­fite l’arithmétique ?

          • Sandy

            6 ans d’en­doc­tri­ne­ment je sup­pose en effet que cela fait des dégâts.

            Un exemple concret et récent du conflit d’in­té­rêt entre ceux qui veulent pou­voir exploi­ter la Terre sans entrave et la pré­ser­va­tion de notre éco­sys­tème : les gaz de schiste.

            L’ex­ploi­ta­tion de ce gaz conduit à pol­luer les eaux dans les nappes phréa­tiques, et dégage beau­coup de gaz à effets de serre.

            Quand Sam vient défendre l’i­dée que l’ex­ploi­ta­tion de plus en plus inten­sive de la Terre par les hommes n’est pas dan­ge­reuse ( et je ne parle pas ici de la pénue­rie des res­sources qui est un autre pro­blème mais bien des dan­gers pour notre éco­sys­tème ), quels inté­rêts est-ce qu’il sert ?

            Ceux qui veulent pou­voir exploi­ter les gaz de schistes ? Ou ceux qui militent pour l’in­ter­dic­tion de ce genre d’exploitation ?

            On voit bien là com­ment l’en­doc­tri­ne­ment conduit à retour­ner la réa­li­té. Sam croit être dans l’op­po­si­tion aux mul­ti­na­tio­nales alors qu’il fait leur propagande.

          • Sandy

            Et pour illus­trer l’af­fir­ma­tion de Sam comme quoi les capi­ta­listes ne voient pas les normes et les taxes comme des entraves à leurs pro­fits, la der­nière inter­ven­tion de Pierre Gat­taz, pré­sident du MEDEF, qui après avoir obte­nu d’Hol­lande 80 mil­liards de réduc­tions de coti­sa­tions et de cré­dits d’im­pôts qui per­met­traient selon eux de créer 1 mil­lions d’emplois, il nous explique main­te­nant qu’en fait pour créer ce mil­lion d’emplois il faut aus­si enle­ver toute une série d’autres entraves pour les entre­prises qui les empêchent de créer des emplois, en l’oc­cur­rence, d’autres déré­gu­la­tions et d’autres réduc­tions d’im­pôts et de cotisations 😉
            Les détails de ces nova­trices pro­po­si­tions dans 3 jours, on attend tous la pré­sen­ta­tion de ce plan avec impatience.

          • Sam

            « La liber­té, c’est la liber­té de dire que deux et deux font quatre. » (George Orwell, 1984)

            Bon­jour Merome,

            fichtre, vous allez finir par avoir ma peau… Sans par­ler du fait que je disais que je com­mence sale­ment à man­quer de temps, là main­te­nant… Mais votre ques­tion (ta ques­tion, si tu per­mets) est sacré­ment inté­res­sante et encou­ra­geante, alors je vais tâcher d’y appor­ter une réponse un peu claire et concise. 

            Même si j’ai­me­rais beau­coup prendre plus de temps (on tâche­ra d’y reve­nir plus posé­ment à l’a­ve­nir) je dois dire que je déses­pè­re­rais si les lec­teurs, quel que soit leur « niveau scien­ti­fique », ne voyaient là que des abs­trac­tions sans aucune por­tée pra­tique pour eux-mêmes. Ta ques­tion, en tout cas, est radi­cale au sens où elle appelle à l’é­vi­dence une réponse pro­pre­ment radi­cale : elle est celle du moyen ultime qu’il reste aux hommes (pri­vés de tout « guide trans­cen­dant ») pour juger du vrai et du faux, de ce qui est pos­sible ou non. Ma réponse, en somme, consis­te­ra à dire qu’é­vi­dem­ment je peux me trom­per mais que même au der­nier degré de l’in­cer­ti­tude nous avons peut-être quelques moyens solide de juger.

            Il sem­ble­rait y avoir, disons, deux gros plans de lec­ture dif­fé­rents dans ta ques­tion, mais je pense sin­cè­re­ment qu’elles appellent des réponses qui convergent. Je com­mence par effleure celle qui est la moins direc­te­ment liée, a prio­ri, au pro­blème du « doute scien­ti­fique radical ».

            Au pre­mier abord, bien sûr, je vois très mal com­ment on pour­rait contre­dire l’i­dée que « quel[le] que soit la réa­li­té objec­tive des choses sur le réchauf­fe­ment, les pétro­liers, indus­triels, gou­ver­ne­ments, cher­che­ront à en tirer pro­fit ». Par contre, je pense sin­cè­re­ment qu’on peut et qu’on doit y appo­ser aus­si sec une men­tion qui rela­ti­vise très for­te­ment la ques­tion, en intro­dui­sant la pos­si­bi­li­té d’un très gros chan­ge­ment de degré, sinon de nature : il y a qu’on peut bro­der indé­fi­ni­ment sur la base d’un men­songe, pas sur la base de la véri­té. Pour conti­nuer d’al­ler droit au but, il me paraît évident : 1) qu’ou­blier ou ne pas voir cette dis­sy­mé­trie fon­da­men­tale ne peut mener qu’au déses­poir (ou à s’a­ban­don­ner à je ne sais quelle rai­son divine) ; 2) que si on se réfère, en par­ti­cu­lier, aux ana­lyses d’A­rendt ou d’Or­well, le men­songe est au cœur de la dyna­mique de déve­lop­pe­ment de tout mou­ve­ment ou sys­tème tota­li­taires – mais je vais vite pré­ci­ser qu’il y a pour ain­si dire men­songe et mensonge.

            En guise de tran­si­tion, qu’il me suf­fise de dire que le modèle type de l’i­déo­lo­gie tota­li­taire, et même sa « base opé­ra­tion­nelle », n’est autre que le scien­tisme (qu’il pré­tende manier une science des races, de l’his­toire, de l’é­co­no­mie, etc.). 

            Or le scien­tisme se défi­nit pré­ci­sé­ment comme une construc­tion qui brode (indé­fi­ni­ment) avec des bribes de pro­po­si­tions au demeu­rant scien­ti­fiques mais sur la base d’un pos­tu­lat radi­ca­le­ment non scien­ti­fique car il a comme carac­té­ris­tique très pré­cise d’être invé­ri­fiable (« non fal­si­fiable », dans le jar­gon). Ce qui est radi­ca­le­ment dif­fé­rent d’une simple pro­po­si­tion qui serait fausse mais dont on pour­rait plus ou moins faci­le­ment véri­fier qu’elle est fausse. Voi­là ce qui fait la grande spé­ci­fi­ci­té du filon qu’ex­ploitent le gou­rou et le « dic­ta­teur » tota­li­taire : le men­songe qui est au cœur de son dis­cours n’est pas sim­ple­ment faux, il est radi­ca­le­ment imper­méable à l’é­preuve de réalité.

            Au pas­sage, ta for­mule « je suis bien inca­pable de vous prou­vez que vous avez tort » n’a donc pas man­qué de me faire sur­sau­ter, aus­si vrai que la fin de ton mes­sage résonne étran­ge­ment avec la sen­tence d’Or­well que j’ai citée en exergue… Bref, voi­là de la ques­tion radicale…

            Même si ces points qui pré­cèdent me semblent suf­fi­sam­ment par­lants par eux-mêmes, la grande dif­fi­cul­té pra­tique, et non théo­rique, qu’il y a à accor­der une réponse suf­fi­sante à ta ques­tion par­ti­cu­lière tient au fait qu’il me faut m’ap­pli­quer à mon­trer que, dans le cas de « la théo­rie cli­ma­tique mains­tream », nous avons éga­le­ment affaire à un ensemble de pos­tu­lats fon­da­men­taux qui sont pro­pre­ment invé­ri­fiables. C’est déjà bien assez pour que je ne m’at­tarde pas sur un tas d’illus­tra­tions qui semblent la contre­dire : par­tons car­ré­ment du prin­cipe que, puisque elle pos­tule elle-même un drame qui ne se réa­li­se­ra que dans rela­ti­ve­ment long­temps, ni les obser­va­tions actuelles ni la connais­sance de l’his­toire du cli­mat, aus­si appro­fon­dies soient elles, suf­fisent pour inva­li­der l’hy­po­thèse qui nous est « sou­mise ». Il faut bien com­prendre que je ne défi­nis pas moi-même ce genre de curieux jalons dans l’ap­proche, ce sont des men­tions que les par­ti­sans n’hé­sitent pas à faire eux-mêmes.

            Rap­pe­lons tout de même encore, avant de s’y essayer, com­bien Arendt a insis­té sur ce point : le fait que la vali­di­té d’une pro­phé­tie ne peut se véri­fier que dans un ave­nir loin­tain est ce qui pro­tège le plus effi­ca­ce­ment l’i­déo­lo­gie tota­li­taire mon­tante contre l’é­preuve des débats, tan­dis qu’elle s’ap­plique à créer sa propre réa­li­té, qui ren­dra défi­ni­ti­ve­ment futile toute démons­tra­tion théorique. 

            Exemple contem­po­rain criant : si la loi du mar­ché ne marche pas ou pas bien, c’est jus­te­ment qu’on n’a pas réa­li­sé les condi­tions du pur mar­ché, et plus on le fait plus on te res­sort l’ar­gu­ment qui tue. Bref, per­met­tez moi de rap­pe­ler que nous avons des antécédents. 

            Pour pas mal de lec­teurs de ce blog, il n’est plus besoin d’ex­pli­quer que le carac­tère tota­li­taire (au moins en poten­tiel) de l’i­déo­lo­gie néo­li­bé­rale doit beau­coup (sinon essen­tiel­le­ment) au fait que l’on fait que le régime pré­sente l’é­co­no­mie comme une science alors qu’elle est en réa­li­té un « art » à 100% politique. 

            Der­nier indice : l’his­toire semble même nous ensei­gner que c’est pré­ci­sé­ment dans la caté­go­rie « élé­phant dans le cor­ri­dor » qu’il faut d’a­bord regar­der pour trou­ver les élé­ments les plus visi­ble­ment com­pro­met­tants, au sens qui nous concerne ici.

            Alors qu’est-ce qui cloche plus ou moins immé­dia­te­ment dans cette affaire ? Au pre­mier degré, les trois termes prin­ci­paux de la question !

            Pre­mière curio­si­té. Non seule­ment le « réchauf­fe­ment cli­ma­tique » tend curieu­se­ment à se muter en « chan­ge­ment cli­ma­tique » puis en « dérè­gle­ment cli­ma­tique », mais la for­mule anglo-saxonne des sta­tuts du GIEC, autre­ment dit l’o­ri­gi­nal, celle rédi­gée par le G7 (ex G8), étai déjà « le chan­ge­ment cli­ma­tique ». (Inutile de rap­pe­ler que ces sta­tuts pos­tulent d’emblée, éga­le­ment, une cause humaine et enjoignent au GIEC de se sai­sir de la ques­tion ain­si posée.) Or ce concept com­met la prouesse de réunir en trois mots un par­fait pléo­nasme et un par­fait oxy­more ! Excu­sez du peu. D’une part, le cli­mat est par nature chan­geant ; d’autre part, un cli­mat est par défi­ni­tion local, par com­pa­rai­son à d’autres cli­mats locaux qui sont autant de carac­té­ris­tiques géo­gra­phiques d’une zone. 

            Par­don pour cette nou­velle paren­thèse dis­trayante, mais à sup­po­ser qu’il faille chaque fois s’a­bais­ser un peu à répondre aux lieux com­muns débi­tés par San­dy, je lui répon­drais que sa ques­tion n’en a jamais été une pour per­sonne et forme une fois de plus une superbe diver­sion. En quelques mots, le plus grand tour­ment actuel des contri­bu­teurs-sup­por­ters-pro­mot­teurs du GIEC est d’ex­pli­quer non pas sim­ple­ment pour­quoi la Terre ne s’est pas réchauf­fée depuis 15 ans mais com­ment conve­nir que l’ex­pli­ca­tion en est une cause natu­relle tout en sou­te­nant qu’il n’y avait pas d’es­cro­que­rie dans le fait que cette même cause natu­relle ait été négli­gée ou for­te­ment mini­mi­sée dans l’a­na­lyse des causes du (très modeste) réchauf­fe­ment de la période 1970–2000 (gros­so modo).

            Deuxième grosse curio­si­té : la notion de « tem­pé­ra­ture moyenne » (« com­prise » au pre­mier chef comme une moyenne spa­tiale, on voit très rapi­de­ment qu’elle implique éga­le­ment, en pra­tique, une moyen­ni­sa­tion tem­po­relle). Le pro­blème, des plus évi­dents pour le pre­mier ingé­nieur venu (j’in­siste), est que cette notion n’a rigou­reu­se­ment aucun sens phy­sique, au point de ne per­mettre, même, aucune défi­ni­tion mathé­ma­tique dans un contexte un tant soit peu géné­ral. Il y aurait tant de chose que je vou­drais en dire… Encore une fois, par­don de n’a­voir que si « peu » de temps pour com­mu­ni­quer mais si vous ima­gi­niez qu’il s’a­git là d’un pinaillage sans grande consé­quence pour ce qui nous inté­resse, vous auriez bien du bou­lot. Sur une telle base, il est bien moins pro­bable que l’on puisse don­ner une idée un peu vraie du méca­nisme du cli­mat que l’on par­vienne à expli­quer de manière un peu suf­fi­sante le cycle des crises capi­ta­listes en ne consi­dé­rant, en guise de mesure des reve­nus, que le PIB moyen par tête de pipe. Au regard de ce pro­blème, l’im­mense dis­pa­ri­té des concen­tra­tions des points de mesure dans l’es­pace et dans le temps, pour déci­sif qu’il soit, est du pipi de chat.

            Le troi­sième et der­nier de ces prin­ci­paux concepts insai­sis­sables dont je vou­lais par­ler est, bien sûr, celui de « l’ef­fet de serre ». La tâche est encore plus déme­su­rée, peut-être, que pour le point pré­cé­dent. Com­ment résu­mer effi­ca­ce­ment et de manière un peu concise ce que j’en comprends ?… 

            D’a­bord, encore une fois, il est mal­heu­reu­se­ment hors de ques­tion de s’en tenir à dire que les obser­va­tions pré­sentes et pas­sées semblent bien démon­ter « la théo­rie », mais rap­pe­lons tout de même ce qu’elles disent : les obser­va­tions et ana­lyses dis­po­nibles indiquent que, tout à fait contrai­re­ment à « la théo­rie » : 1) la vitesse du réchauf­fe­ment est (a été) net­te­ment plus rapide en sur­face qu’à 10 km d’al­ti­tude entre les tro­piques (« désas­treuse » contra­dic­tion en ce qui concerne les obser­va­tions « à l’ins­tant t et en condi­tions réelles ») ; 2) les varia­tions de la « tem­pé­ra­ture moyenne » ont tou­jours pré­cé­dé, et non sui­vi, les varia­tions du taux de CO2 atmo­sphé­rique (« désas­treuse » contra­dic­tion en ce qui concerne les recons­ti­tu­tions du passé). 

            Mais pas­sons… Je vois plu­sieurs gros hic s’a­gis­sant de la pos­si­bi­li­té même de don­ner un sens au concept d’ « effet de serre », dont seuls les béo­tiens ima­ginent qu’il est un peu soli­de­ment expli­qué alors qu’il n’en existe en fait aucune défi­ni­tion qui soit uni­fiée, intel­li­gible et mesurable.

            Éva­cuons d’un trait, pour s’en tenir à la ligne extrême pro­po­sée faute de temps, le fait que l’ef­fet de serre (sup­po­sé) du CO2 est très lar­ge­ment déjà satu­ré d’a­près « la théo­rie » et plus encore sinon tota­le­ment d’a­près les modèles les plus scru­pu­leu­se­ment rap­pro­chés aux mesures, a for­tio­ri le fait que des dizaines d’é­tudes indiquent que les fluc­tua­tions natu­relles ont été lar­ge­ment plus fortes que sup­po­sées ou encore que la part d’o­ri­gine humaine est très for­te­ment infé­rieure en taux et en durée de vie à celle que lui attri­bue « la théorie ».

            Une pre­mière « expé­rience radi­cale » sur ce sujet consiste à éva­luer l’af­fir­ma­tion selon laquelle, sans l’ef­fet de serre, la Terre serait de 33°C plus froide qu’elle l’est. Comme je l’ai déjà dit, il y a des rai­sons phy­siques et mathé­ma­tiques élé­men­taires de dire que ce chiffre n’a aucun sens. Mais cela signi­fie en réa­li­té que si on enle­vait l’at­mo­sphère ce serait, disons, la dif­fé­rence induite. Or le cal­cul le plus élé­men­taire implique d’en­le­ver du même coup les nuages et la vapeur d’eau, ce qui est tota­le­ment ridi­cule. Et qui plu est, donc, les océans et les lacs, ou bien de sup­po­ser qu’ils sont gelés au départ… ce qu’il fal­lait démon­trer. Bref, ce sché­ma est scien­ti­fi­que­ment des plus inte­nables (quitte à le pour­suivre encore un peu, on ne sait plus si on enlève les glaces, donc leur albé­do, réchauf­fant ain­si la Terre dans nos rêves).

            Une deuxième expé­rience radi­cale consiste à exa­mi­ner le cas de la bonne vieille serre de jar­din. Une démarche qui mène à des conclu­sions tout aus­si ren­ver­santes. C’est en soi une his­toire à peine croyable, qu’il nous faut au moins essayer de résu­mer. On sait, ou plu­tôt on devrait savoir que cela fut démon­tré il y a plus d’un siècle (expé­rience de Wood) et jamais infir­mé depuis, que le réchauf­fe­ment mesu­rable dans serre de jar­din ne vient pas d’un phé­no­mène radia­tif (de la vitre qui empê­che­rait une par­tie des infra rouges de s’é­chap­per) mais du simple fait que la serre, étant fer­mée, empêche la convec­tion natu­relle de rem­pla­cer l’air qui est près du sol par de l’air exté­rieur plus froid. Notez bien, car c’est un point capi­tal pour qui­conque sait ce qu’est un dis­po­si­tif expé­ri­men­tal et son impor­tance pour l’ex­pé­rience, que le verre qui est lui-même sup­po­sé être l’agent de l’ef­fet (radia­tif) tes­té contri­bue lui-même de manière déci­sive à la per­tur­ba­tion irré­mé­diable de l’ex­pé­rience (blo­cage de la convec­tion). Mais pour ne pas par­ler de l’ex­ten­sion à ce qui est sup­po­sé se pro­duire dans l’at­mo­sphère (pour com­men­cer, les gaz, d’une part, et les liquides ou les solides, d’autre part, n’ont pas du tout le même com­por­te­ment vis à vis de la part radia­tive du trans­port ther­mique), notons encore que cer­tains « scep­tiques » ont rapi­de­ment conclu, et concluent tou­jours, qu’il y a bien, tout de même, un effet radia­tif signi­fi­ca­tif mais qu’on ne peut pas le mesu­rer… ni même, pire, l’ex­pé­ri­men­ter dans la serre de jar­din parce que le verre est refroi­dit par l’air exté­rieur ! Eh ! C’est que « la théo­rie », pour être com­pa­tible avec le 2nd prin­cipe de la ther­mo­dy­na­mique (on ne sau­rait guère trou­ver de « dogme » plus éta­bli en sciences) implique en pas­sant que pour que la vitre par­ti­cipe au méca­nisme de réchauf­fe­ment de l’air qui est près du sol, elle doit être plus chaude que lui… chose qui ne se pro­duit pas (et qu’on peut vite remar­quer en tou­chant le pare-brise de sa bagnole garée depuis deux heures en plein soleil). Ain­si il appa­raît que cette « per­tur­ba­tion de l’ex­pé­rience » est à tout le moins tota­le­ment irré­mé­diable… au point que seul un igno­rant ou un char­la­tan peut s’en laver les mains.

            Je fini­rais en effleu­rant un der­nier point éga­le­ment essen­tiel pour cette amorce de cri­tique radi­cale, un point qui nous ren­voie à la fois à la ques­tion de l’ef­fet de serre et à celle de l’im­pos­si­bi­li­té de défi­nir une « tem­pé­ra­ture moyenne », autre­ment dit encore, de véri­fier par la mesure qu’elle est ce qu’elle est sup­po­sée être. 

            Au-delà du « bête » pro­blème de l’ab­sence de signi­fi­ca­tion phy­sique de la notion de « tem­pé­ra­ture moyenne » ‘hors d’une série de conven­tions extrê­me­ment pré­cises, impos­sible à mettre en appli­ca­tion dans l’é­tude du cli­mat), le pro­blème est que les tem­pé­ra­tures qui seraient « théo­ri­que­ment » affec­tées par l’ef­fet de serre s’en­tendent par les tem­pé­ra­tures de l’air qui se trouve à quelques cen­taines de mètres au-des­sus du sol. Hors couche-limite, pour les intimes de la méca­nique des fluides. Or selon le lieu, le moment (notam­ment nuit/jour), le vent, l’hu­mi­di­té, la hau­teur de mesure (à 1 mètre près) et sans même par­ler des effets éton­nants des « îlots de cha­leur urbain », la rela­tion entre ces tem­pé­ra­tures là-haut et celles qui sont mesu­rées au sol changent du tout au tout.

            Au besoin et à l’a­ve­nir, j’in­di­que­rai des sources, autant que pos­sible pri­maires, pour ceux qui veulent creu­ser l’une ou l’autre de ces curieuses ques­tions. Enfin, pour les pinailleurs de ser­vice, je tiens à leur sug­gé­rer de ne pas me faire le coup de me dire que je m’at­tache à ces « détails » ici esquis­sés pour mieux m’af­fran­chir de me far­cir le bou­lot qui consiste à cou­rir après les wagons. Il va éga­le­ment sans dire qu’à ce jeu là ils m’é­pui­se­raient tou­te­fois vite en com­mu­ni­ca­tions et que les bonnes volon­tés en seraient bien avancées.

          • Sam

            San­dy, il y a des limites. Je ne te reproche même pas de me déni­grer, je te le rends bien. Il y a, à part çà, que cha­cun des points de tes der­niers mes­sages est tota­le­ment hors sujet s’il était sup­po­sé répondre à mon pro­pos. Donc en plus d’être inca­pable de me lâcher la grappe et de for­mer une pro­po­si­tion éla­bo­rée, de deux choses l’une : soit tu est aus­si bête que tu en as l’air et tu crois que les gens le sont autant que toi, soit du le fais exprès et dans ce cas va au diable. L’un dans l’autre, de l’air.

          • Sam

            @ Effab, au fait : oui… sauf que, tu le sais bien, le pro­blème du dis­cré­dit – on pour­rait d’ailleurs dire « par défi­ni­tion » – ren­voie à l’i­mage que l’on donne en par­lant de quelque chose et non pas à la com­pré­hen­sion que l’on a soi-même de la ques­tion. A part çà, sans en aller jus­qu’aux contor­sions où peut t’a­me­ner la volon­té de mon­trer patte blanche quand bien même çà t’é­puise com­plè­te­ment, tu sais aus­si que d’une manière géné­rale le niveau de com­pré­hen­sion requis pour « bien com­mu­ni­quer » est un brin supé­rieur à celui qui est néces­saire pour « se com­prendre soi-même » et bou­cher les trous avec ses convic­tions et autres intui­tions les plus intimes.

          • Merome

            @Sam : Mer­ci pour cette (trop) longue réponse à ma ques­tion (semble-t-il) ano­dine. Elle m’é­voque plu­sieurs choses :

            - Le fait qu’on ait « des anté­cé­dents » en matière de gros men­songes des­ti­nés à pilo­ter les mou­tons que nous sommes ne consti­tue pas une preuve que toute chose pou­vant prendre le contrôle de notre des­tin sous peine de graves pro­blèmes est un gros mensonge.
            On a aus­si des anté­cé­dents de civi­li­sa­tions dis­pa­rues faute d’a­voir pilo­té leur des­tin cor­rec­te­ment et je me demande si, sur l’île de Pâques, tu aurais dénon­cé avec la même force un « scien­ti­fique » de l’é­poque qui s’a­lar­mait peut-être sans preuve tan­gible de la dimi­nu­tion du stock de bois (rem­pla­cer « île de Pâque » par n’im­porte quel endroit où tu acceptes l’i­dée d’un éco­cide, le cas échéant). 

            - Le « chan­ge­ment cli­ma­tique » est le terme exact et scien­ti­fique. « Réchauf­fe­ment » est un rac­cour­ci que j’u­ti­lise bête­ment par­fois et les médias encore plus. Et il faut bien sûr com­prendre, le chan­ge­ment « trop rapide » du cli­mat, puisque par nature il est chan­geant. Mais bref, pas d’ar­gu­ment ici, c’est de la défor­ma­tion séman­tique involontaire.

            - Il me semble déce­ler un para­doxe entre « pour­quoi la Terre ne s’est pas réchauf­fée depuis 15 ans » et « cette notion (de moyenne de tem­pé­ra­ture) n’a rigou­reu­se­ment aucun sens phy­sique ». Soit tu admets que rai­son­ner en moyenne n’a aucun sens et dans ce cas, on ne peut pas par­ler ni de réchauf­fe­ment, ni de stag­na­tion ; soit cela a du sens et l’ar­gu­ment de la stag­na­tion est uti­li­sable. Quel camp choisis-tu ?

            - Je ne com­prends pas com­ment tu peux faire confiance à l’ex­pé­rience de Wood (fut-elle jamais inva­li­dée, ce qui est dis­cu­table et dis­cu­té), et pas à celles de mil­liers d’autres scien­ti­fiques qui tra­vaillent sur le chan­ge­ment cli­ma­tique, elles aus­si revues par des pairs. Com­ment sais-tu que Wood était un hon­nête scien­ti­fique oeu­vrant pour le bien com­mun, alors que Jou­zel est un escroc qui cherche à mou­ton­ni­ser les foules ? Com­ment fais-tu la part des choses avec autant de certitude ?

            Sans vou­loir te vexer, vu de l’ex­té­rieur, tout se passe comme si tu ne sélec­tion­nais de la science à ce sujet que ce qui cor­res­pond à la théo­rie que tu t’es mis en tête de défendre. Mais je sais que ça peut être une défor­ma­tion due au peu de temps que l’on a pour échan­ger ici. Je ne veux pas faire offense au temps que tu as pas­sé à défri­cher ce sujet.

          • Ana Sailland

            Per­met­tez moi de rejoindre le camp des vieux qui radotent.
            De toute façon, c’est pas un choix 😉 , c’est juste l’en­tro­pie qui gagne à tout coup.
            Et de don­ner dans le « de mon temps » clas­sique et nostalgique.

            Ceci pour ne pas répondre à quel­qu’un qui demande si on était plus heu­reux autrefois.

            Oui et non.

            Mais ce qui est cer­tain, c’est qu’il fut un temps, avant Ger­mi­nal, où les yeux d’un pauvre pou­vaient se repo­ser sur du vert, et non point sur des murs gris qui collent à l’âme.

            Je reviens à ma nos­tal­gie, plus personnelle.

            A l’ins­tant de ma nais­sance, il y avait le DDT, et il y avait eu Iro­shi­ma et Nagasaki.
            C’est tout.
            Je suis née sur une pla­nète PROPRE.

            Il n’y avait pas de plastique !

            Et j’ai vu, ou sen­ti plu­tôt, chan­ger l’o­deur de l’air, et le goût des fruits.
            Rem­plir ses pou­mons sous les embruns d’au­tomne n’est plus à tout coup un plai­sir, a per­du son côté vivifiant.
            C’est insi­dieux, lent, quoique rapide puis­qu’en une vie la saveur du monde a chan­gé, au point que comme dit Pierre Rabhi, au moment de man­ger, il ne fau­drait plus dire bon appé­tit mais bonne chance.

            J’ai vu l’é­pi­cière rem­pla­cée par Car­re­four et le save­tier d’Ob­jat rem­pla­cé par adidas.

            Vous savez, le fameux mar­ché de Brive la Gaillarde, de Bras­sens, je l’ai connu, c’é­tait ma ville natale, et de nos jours, c’est un par­king géant. La botte d’oi­gnon se fait rare, sou­vent impor­tée de Chine.

            J’ai de la chance : je vis dans un lieu pré­ser­vé, quoique sans papillon, ou presque, mais bon sang, quand je pense à cer­tains jeunes qui n’ont pour hori­zon que le gris du super et le chô­mage, pas éton­nant qu’ils dérapent et s’en­gagent pour un contre-fascisme.

            Ce que je veux dire :
            Au pré­texte d’une fausse abon­dance, lumière fac­tice où tels le pha­lène viennent se fra­cas­ser les dési­rs, on recouvre la vie d’ar­ti­fice et de crasse.

            Et peu m’in­té­ressent les dis­cours scien­ti­fiques sur le réchauf­fe­ment ou le cli­mat : je vis et vois la muta­tion dra­ma­tique, qui nous pré­ci­pite vers la catas­trophe, avec en plus ces c… qui rêvent encore de crois­sance, ou de capi­ta­lisme vert, faut oser …
            N’en déplaise à mon ata­visme car­té­sien, mais je m’en fous un peu du giec, qu’il se trompe ou nous trompe. Car sur le fond, la conclu­sion est juste, par­faite, impa­rable : il est vital d’ar­rê­ter d’as­sas­si­ner la Terre.

            Alors si des cré­tins se plantent mais prennent les bonnes déci­sions, tant mieux.

            Juste … jsuis pas en train de les bénir, faut pas pous­ser mémère, pas folle la guêpe : ils vont uti­li­ser le truc pour nous faire ava­ler le gou­ver­ne­ment mon­dial, ça c’est sûr.
            Et au lieu de nous engueu­ler, faut bien prendre la photo.

          • EFFAB

            1h06’30… le pain de la vie_merci, ANA, pour ces sages paroles ^^

          • J-Stéphane

            Le capi­ta­lisme nous ampute des bon­heurs natu­rels pour nous vendre des pro­thèses artificiels.

          • Sam

            Merome,

            pour com­men­cer, j’in­siste pour (re)dire que suis très sur­pris que tu puisses consi­dé­rer que ta ques­tion pré­cé­dente était ano­dine. A tout le moins, çà me semble impli­quer que tu n’ac­cordes pas, à ce jour, un poids très impor­tant aux argu­ments du type de ceux que je viens de manier. Or tu posais toi même plu­tôt direc­te­ment la ques­tion « com­ment être si sûr que tu as rai­son », donc celle des fon­de­ments de la méthode scien­ti­fique, et d’ailleurs mal­gré ta gen­tillesse on sent que çà te heurte que je me per­mette d’a­bor­der moi-même cette ques­tion. Presque aus­si fon­da­men­ta­le­ment, j’ai, moi, l’im­pres­sion que, même si j’y avais pas­sé ma vie, tu ne vou­drais pas admettre que ton inter­lo­cu­teur ait la pré­ten­tion de pou­voir prendre cette peine (ou cette liber­té) au lieu de se conten­ter de copier-col­ler des ana­lyses (dont il mesu­re­rait alors mal le sens et la por­tée si on suit ce que je disais).Sinon, que dire en ver­sion courte, sinon que cha­cune de ces ques­tions est bien légi­time mais ne me semble pas assez tenir compte de ce que j’ai pris soin d’é­crire par ailleurs, y com­pris dans le même mes­sage auquel tu répondais ?

            Je pen­sais avoir été très clair au moins sur un point : je n’ai pré­ci­sé­ment pas l’in­ten­sion de com­men­cer par m’é­pui­ser à expo­ser des dizaines et des dizaines d’élé­ments qui me sem­ble­raient démon­trer que « la théo­rie » se plante, puisque je consi­dère sérieu­se­ment qu’il est impos­sible de le démon­trer, pour la même rai­son qu’il est impos­sible de démon­trer « le contraire ». On n’attrape pas un fan­tôme et pour la même rai­son je ne sau­rai jamais ce qu’est « le contraire d’un fan­tôme ». Bien sûr, tu peux inter­ro­ger la per­ti­nence de la remarque dans le cadre de cette dis­cus­sion, mais tu ne peux jus­te­ment pas y cou­per. Plus acces­soi­re­ment, si ce fon­de­ment avait le mal­heur d’être juste, chaque argu­ment « contraire » ne pour­rait que contri­buer à infir­mer une chose qui ne serait pas le tout, donc on s’é­puise vite en vou­lant faire l’é­co­no­mie de la ques­tion de base, qui est celle des fon­de­mants de la démarche scien­ti­fique. Il existe, tu le sais, un équi­valent juri­dique de la règle d’or de la science, qui s’ap­pelle « la charge de la preuve » : c’est à celui qui affirme une chose qui peut avoir des consé­quences impor­tantes d’ap­por­ter la preuve de ce qu’il dit, non pas aux autres. Un mes­sage qui me sem­blait assez clair, dans mon pro­pos, et qui recouvre la cadre que j’a­vais vou­lu poser, est que si toute l’af­faire part d’un socle de pos­tu­lats invé­ri­fiables, on peut contraindre les gens à « cou­rir der­rière les wagons » indéfiniment. 

            Mais ce « com­men­cer par », dans mon approche, ne cor­res­pond pas à la démarche anar­chique que j’ai sui­vie au départ comme tout un cha­cun ; il ren­voie à l’ordre « chro­no­lo­gique » de l’ex­po­sé que je fais à d’autres au pré­sent, lequel cor­res­pond à une hié­rar­chie incon­tour­nable dans les prio­ri­tés si « ma thèse » était jus­ti­fiée. Cela ne signi­fie évi­dem­ment pas que je n’ai pas d’a­bord pas­sé tant de mil­liers d’heures à « défri­cher » ce sujet. En appuyant sur­tout, bien sûr, sur les tra­vaux de « mil­liers d’autres scien­ti­fiques qui tra­vaillent sur le chan­ge­ment cli­ma­tique »… et qui ont expri­mé maintes objec­tions sur tel ou tel sous-dos­sier. Je ferais obser­ver cepen­dant que l’im­mense majo­ri­té de ces « scep­tiques » pro­fes­sion­nels est payée, comme les autres, pour étu­dier tel ou tel mor­ceau du sujet, et non pas, pré­ci­sé­ment, pour don­ner un avis géné­ral sur la ques­tion d’en­semble. Donc pas, en par­ti­cu­lier, pour émettre l’hy­po­thèse que ladite ques­tion est peut-être tout sim­ple­ment conne. (Il va sans dire qu’ils sont tous « scep­tiques » de toutes manières et qu’au­cun d’entre eux n’a la pré­ten­tion d’en­dos­ser « la théo­rie » dans son ensemble.) Pas plus, soit-dit en pas­sant, pour défi­ler à la télé en disant par exemple que « tout ce que dit le GIEC » est vrai (aucun rédac­teur du GIEC ne porte lui-même, loin de là, les conclu­sions défi­ni­tives qu’on prête à ce bloc, comme « per­sonne morale », dans les résu­més pour déci­deurs, sans par­ler des déli­rantes extra­po­la­tions média­tiques) – encore moins « tout ce que dit Al Gore dans son film est vrai » (en quoi Jou­zel a ample­ment dépas­sé les bornes de son tra­vail, faut-il le dire ?). Cela étant, la ques­tion de savoir ce qu’un­tel pense de l’hon­nê­te­té d’un­tel n’a aucune impor­tance, tout ce qui importe est la capa­ci­té de suivre, com­prendre et juger ce que disent et font les uns et les autres sur le plan pure­ment scientifique.

            Pour qui aurait lu un peu atten­ti­ve­ment mon pas­sage sur l’ex­pé­rience de Wood, je pen­sais qu’il devraît être évident : 1) que mon pro­pos, en se pen­chant sur le cas de la serre de jar­din, ne pré­ten­dait évi­dem­ment pas enter­rer la ques­tion de « l’ef­fet de serre atmo­sphé­rique » (un sujet ultra-com­pli­qué, bien trop vaste et casse-gueule pour m’y être jeté hier ; j’ai par contre com­men­cé très modes­te­ment par inter­ro­ger le sens de cer­tains concept clés) ; 2) qu’il n’en­ten­dait pas du tout faire le contraire de ce que fait l’ar­ticle que tu lui « opposes » (72% de « non » sur « facho­ra­vox »… non, je déconne), lequel article vise à « démon­trer que l’expérience de R W Wood n’est pas une réfu­ta­tion de l’effet de serre », ceci même si on se limite au cas de la serre de jar­din (l’au­teur ne marque pas cette limite, du reste, du moins pas dans le pré­am­bule) ; 3) qu’il conte­nait, sur­tout, un ensemble d’ob­ser­va­tions, rela­tives à la méthode scien­ti­fique, menant à la conclu­sion qu’il est tout bon­ne­ment impos­sible d’ex­pé­ri­men­ter le phé­no­mène radia­tif en ques­tion dans la serre. Ce qui, une fois de plus (pour les scien­ti­fi­que­ment-mal­en­ten­dants), ne fait pas une démons­tra­tion du fait que ce phé­no­mène n’existe pas, mais illustre pour autant la ques­tion cen­trale de la pos­si­bi­li­té même d’ex­pé­ri­men­ter, donc de véri­fier une hypothèse.

            Une chose que ma propre fille de 12 ans a com­prise elle-même, c’est que le pro­blème fon­da­men­tal de l’ « expé­rience de la serre de jar­din » est pré­ci­sé­ment qu’elle n’en est pas une parce qu’elle n’a au demeu­rant pas d’ex­pé­rience témoin à laquelle se com­pa­rer. C’est ce ter­rible pro­blème qu’a logi­que­ment pris en compte Wood quand il a cher­ché à com­pa­rer non seule­ment avec ce qui se passe en fai­sant des ouver­tures dans sa boîte mais aus­si avec ce qui se passe si on rem­place la vitre en verre « clas­sique » (par­tiel­le­ment opaque aux IR) par un maté­riau connu pour être trans­pa­rent à toutes les lon­gueurs d’ondes. De manière tout aus­si incroyable au demeu­rant, il a obte­nu une tem­pé­ra­ture plus éle­vée dans la serre avec ce second maté­riau « par­fai­te­ment trans­pa­rent ». Mais pour aga­çant que çà soit, çà ne change encore rien au pro­blème fon­da­men­tal, qui est celui de l’im­pos­si­bi­li­té de défi­nir un dis­po­si­tif expé­ri­men­tal per­met­tant de mesu­rer ce qu’on veut mesurer. 

            Main­te­nant, sans avoir beau­coup « défri­ché » soi-même, on voit vite qu’il existe cer­taines ana­lo­gies avec le cas du « grand bain », « atmo­sphé­rique ». Pour com­men­cer, et pour m’en tenir au peu qui a déjà été posé, j’a­joute une pré­ci­sion concer­nant le pas­sage sur les célèbres 33°C de dif­fé­rence. En fait, ce pas­sage aurait jus­te­ment du être pla­cé après celui sur la serre de jar­din, car il décrit tout bon­ne­ment l’im­pos­si­bi­li­té, éga­le­ment ren­con­trée dans le cas du « grand bain », de dis­po­ser d’une expé­rience témoin, et les contra­dic­tions fon­da­men­tales que l’on ren­contre inévi­ta­ble­ment dès lors qu’on essaie de palier à cette absence par des« expé­riences de pen­sée ». Mais par une conne­rie scru­pu­leuse, vois-tu, j’ai cru devoir par­ler de la serre de jar­din seule­ment après ce pas­sage, pour mar­quer la dis­tinc­tion… ce qui fait que le lien entre les deux n’ap­pa­raît sans doute pas pour le lecteur. 

            Quoi qu’il en soit, si ce genre de « détails » ne vous émeuvent pas, çà vous regarde mais ne vous atten­dez pas trop à faire mieux que me dis­traire chaque fois que vous vou­drez m’in­vi­ter à « cou­rir der­rière les wagons ». Je com­prends bien que « vu de l’extérieur, tout se passe comme si [je] ne sélec­tion­nais de la science à ce sujet que ce qui cor­res­pond à la théo­rie que [je me suis] mis en tête de défendre », sauf que les cri­tères de ma « sélec­tion » était des plus expli­ci­te­ment pré­sen­tés, autre­ment dit ce regard exté­rieur que tu décris ne me paraît être autre que celui d’une per­sonne réso­lue à ne pas se don­ner les moyens de com­prendre ce qui est déter­mi­nant pour la science tout en s’é­ver­tuant à en faire. Le cas du pas­sage sur Wood est emblé­ma­tique : tu n’as visi­ble­ment pas du tout com­pris ce que j’y disais moi-même, et tu m’y « opposes » un article qui fait dire à je ne sais qui ce que je n’ai pas dit ; par­tant, il est évident qu’on peut prendre le fait de par­ler d’un tel exemple comme de la « sélec­tion », mais cette impres­sion découle sim­ple­ment du fait qu’au lieu de me lire tu as cru que j’al­lais te répé­ter une chose que tu a maintes fois enten­du par ailleurs.

            « – Le fait qu’on ait « des anté­cé­dents » en matière de gros men­songes des­ti­nés à pilo­ter les mou­tons que nous sommes ne consti­tue pas une preuve que toute chose pou­vant prendre le contrôle de notre des­tin sous peine de graves pro­blèmes est un gros men­songe. » Ta pre­mière ques­tion a toute sa cohé­rence interne… mais elle est déca­lée par rap­port à ce que je disais de mon côté : toute chose pou­vant prendre le contrôle de notre des­tin en agi­tant de gros pro­blèmes pré­su­més, s’ils sont « un gros men­songe », serait bien le pro­blème (et pas la solu­tion), ce qui devrait donc nous inci­ter, prio­ri­tai­re­ment, à étu­dier soi­gneu­se­ment la ques­tion de savoir si çà n’est pas un gros men­songe. Donc aucun rap­port entre les deux pro­po­sions. A part çà, de l’a­vis même d’une tri­po­tées de stars de la gauche, si je résume, le FMI et l’OMC sont gui­dés par des fous dan­ge­reux de l’é­co­no­mie mais au demeu­rant on peut faire confiance au GIEC, et ne pas rap­pro­cher le ragot selon lequel l’im­mense majoi­té des « cli­ma­to­logues » seraient una­nimes pour abon­der dans tel sens de la pénible impres­sion que les éco­no­mistes non ortho­doxes n’existent pas sim­ple­ment parce qu’ils n’ont pas les moyens de se faire voir. Quant à l’i­dée que toute construc­tion supra­na­tio­nale tend à très mal virer parce que c’est inévi­table, elle n’in­té­rese guère que les consti­tu­tion­na­listes cri­tiques les plus radi­caux, qui pour la même rai­son n’existent pas.

            Donc je ne sau­te­rai pas à pied joints en répon­dant sur la suite. Main­te­nant, à part que l’île de Pâques est par défi­ni­tion une île, donc un endroit ou la « rési­lience », l’a­dap­ta­bi­li­té des espèces, y com­pris l’hu­maine, à un quel­conque « choc exté­rieur » (cli­ma­tique, par exemple) ou dés­équi­libre inté­rieur, est logi­que­ment et notoi­re­ment limi­tée, et pour ne pas dire qu’on ne sait pas grand chose au final de ce qui est arri­vé là-bas et à cette époque et qu’on ne fait qu’é­tu­dier, comme par­tout, des pistes pro­vi­soires (au hasard, pour­quoi pas sim­ple­ment un tsu­na­mi), si la cause était sim­ple­ment l’ex­tinc­tion du stock de bois, tu penses bien qu’elle était alors assez évi­dente et simple à com­prendre pour les inté­res­sés pour qu’ils s’en pré­oc­cupent de manière très directe afin de ten­ter de la régler. Toute la ques­tion est jus­te­ment de savoir si l’a­na­lyse des causes tient debout. Or ce genre de déve­lop­pe­ment dans lequel je me crois obli­gé de m’en­fon­cer n’au­rait à l’é­vi­dence pas lieu d’être pour des gens qui pour­raient comp­ter « leurs arbres » toutes les semaines et qui consta­te­raient que leur nombre réduit à vue d’oeil. Qu’ils aient ou non la pos­si­bi­li­té de recréer ledit « stock » avant d’y pas­ser. Ce qu’il y a d’as­sez sidé­rant dans le fait de sau­ter sur ce genre d’exemple, c’est que de l’a­vis même du GIEC, en somme, nos enfants n’ont même pas connu le réchauf­fe­ment cli­ma­tique qu’on leur apprend à l’é­cole comme un pro­blème du pré­sent (et sur­tout du futur)… un réchauf­fe­ment qui repré­sen­tait une dif­fé­rence de moyennes de moyennes de l’ordre de 150 fois infé­rieure à la dif­fé­rence des tem­pé­ra­tures « ici et main­te­nant » que tra­versent la plu­part des espèces ici bas.

            Inutile de reve­nir sur la cri­tique du concept de « chan­ge­ment cli­ma­tique » s’a­gis­sant de dire que l’af­faire n’est symp­to­ma­tique que pour ceux qui ont des rai­sons de l’a­na­ly­ser comme un symp­tome. Là où çà devient direc­te­ment et uni­ver­sel­le­ment symp­to­ma­tique, c’est quand des gens sup­po­sés consi­dé­rer le pro­blème de l’ef­fet de serre haussent les épaules devant le fait qu’on puisse leur pré­sen­ter le résul­tat de la manière la plus indé­fi­nie qui soit : chaud, froid, déré­glé, … Après quoi ils sont entiè­re­ment désar­més même devant le fait que la plu­part des pays ont connu des vagues de froids remar­quable cette année même. Ne par­lons pas du fait qu’un simple coup d’oeil aux ana­lyses des carottes gla­ciaires pré­le­vées au Groen­land indique que plus il fait chaud plus il y a de pré­ci­pi­ta­tions de neige là-bas, ce qui per­met de conclure sans le moindre risque de se trom­per, pour qui connaît un mini­mum la dyna­mique des gla­ciers, qu’on ne sau­ra jamais si de déta­che­ment d’un énorme ice­berg tra­duit plu­tôt un réchauf­fe­ment récent de la mer, une série de tem­pêtes appor­tant de l’e­ner­gie pré­le­vée loin de là… ou sim­ple­ment le fait qu’il s’est pro­duit un réchauf­fe­ment mille an ou 5 000 ans aupa­ra­vant. Or ce que je juge, ce n’est pas tant ce que dit tel ou tel scien­ti­fique, c’est aus­si ce qu’il prend le par­ti de ne pas dire.

            C’est tout de même curieux qu’en rele­vant un évident para­doxe que tout mon mes­sage met­tait lui-même en lumière… tu en pro­fites, pour ain­si dire, pour me ren­voyer en silence la charge de la preuve que je te dis m’obs­ti­ner à refu­ser (en me deman­dant de choi­sir un camp). Bien­tôt, çà va être la faute des « scep­tiques » si on a à cou­rir indé­fi­ni­ment « der­rière les wagons » à cause de ce genre de para­doxe ? Que veux-tu que je te dise, à part te rap­pe­ler que j’ai moi-même fait au mieux pour dis­tin­guer ce qui relève du faux mais fal­si­fiable et de l’in­fal­si­fiable, mais que nous sommes quoi qu’il en soit som­més de répondre à bien d’autres affir­ma­tions du fait que les­dit « wagons » défilent de toutes manières ?

            Il y a bien sûr un pro­blème de temps dis­po­nible pour rap­por­ter, oui, mais aus­si pour lire les autres et sur­tout com­prendre leurs pro­pos dans le contexte dans lequel ils le situent eux-mêmes. 

            Mais rien que pour ce qui concerne le cadre de la dis­cus­sion, pen­sons à ajou­ter que mes propres inter­ven­tions (pour ne par­ler que d’elles) pour­raient bien déjà rele­ver du tra­vail de troll. Sans m’ar­rê­ter for­cé­ment à une demande qu’É­tienne a adres­sé à Effab (il n’est pas impos­sible qu’il y ait quelques dis­tinc­tions à faire sur la forme des inter­ven­tions), je suis bien obli­gé de voir et d’en­tendre que la grande règle, ici, est que nous sommes sup­po­sés par­ler de LA CAUSE de nos pro­blèmes plu­tôt de de leurs consé­quences. A quoi je pour­rais tou­te­fois « objec­ter » (le fait que la plu­part des autres ne fassent guère mieux n’é­tant pas une rai­son) : 1) que je traîne une mal­heu­reuse habi­tude qui me remonte à la pre­mière époque, où la consigne expli­cite était que les dis­cus­sions consti­tu­tion­nelles étaient réser­vées au forum et « ce qui n’en était pas vrai­ment » étaient des­ti­nées au blog ; 2) que bien­tôt, qui sait, on risque de voir une assem­blée consti­tuante mettre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique (ou je ne sais-quel autre chose à peu près aus­si intan­gible) en tête de la consti­tu­tion – bref, que je vois mal un pro­ces­sus d’au­to-éman­ci­pa­tion s’af­fran­chir, jus­te­ment, d’une libé­ra­tion par rap­port à des pro­blèmes répu­ter nous écra­ser sous l’é­tat d’ur­gence, et que si j’ai de bonnes rai­sons de croire qu’ils ont aus­si et sur­tout cet effet, je le signale, et je ne peux que tacher ensuite de ne pas perdre de vue cet angle de mon inter­ven­tion… tout en essayant de répondre hon­nê­te­ment aux réac­tions et autres inter­ro­ga­toires qu’elle suscite. 

            Ensuite, ma pre­mière inter­ven­tion (à ce sujet) sur ce fil était au pre­mier degré une réponse à Effab et Oli et avait pour prin­ci­pal objec­tif d’of­frir un témoi­gnage in vivo du fait que non seule­ment il m’ar­rive de faire un tra­vail de fond (ailleurs) avant de lan­cer des conclu­sions bru­tales et autres slo­gans ici et là, mais que le simple fait d’es­sayer d’en don­ner une image ici ou là conduit rapi­de­ment à enva­hir une page ici, à se faire car­ré­ment cen­su­rer là, et à ne sus­ci­ter d’ailleurs, géné­ra­le­ment, aucune réac­tion quant à la méthode elle-même, ce qui est évi­dem­ment le plus déce­vant au regard de la démarche. 

            Après quoi, natu­rel­le­ment, que je retombe à l’oc­ca­sion dans la ten­ta­tive syn­thé­tique ou que je m’at­tarde trop sur tel détail, on va me dire que je géné­ra­lise ou bien que je sélec­tionne. Un jeu épui­sant. Mais c’est une constante des inter­ve­nants des blogs que de très rare­ment par­ve­nir à consi­dé­rer l’hy­po­thèse que celui qui vous cause n’est peut-être pas juste un bran­qui­gnol ano­nyme n’ayant jamais fait un peu auto­ri­té que pour son écran d’ordinateur. 

            Mais si d’ailleurs, ensuite, comme nous nous sommes abais­sés à le faire encore der­niè­re­ment dans le cadre d’une ten­ta­tive de dis­cus­sion avec San­dy au sujet de l’Eu­rope (fil « ce soir ou jamais »), vous don­niez patte blanche en rap­pe­lant vul­gai­re­ment des bribes de votre CV, vous serez encore pris pour un gros pré­ten­tieux – ou un endoc­tri­né, au choix. Ça n’a pas de fin… 

            Or on n’a qu’une vie. Et d’ailleurs, là faut vrai­ment que j’ar­rête de répondre, je déborde. Comme je le disais à mon amie hier soir, épui­sé une fois de plus, je crains fort que ce triste sen­ti­ment d’in­com­pré­hen­sion géné­ra­li­sé qui règne aus­si bien sur les blogs (y com­pris sur celui-là même) qu’ailleurs dès que les gens se mêlent de poli­tique (ou non, d’ailleurs) com­mence sale­ment à évo­quer l’o­deur des kalach­ni­kov, bref, à nous indi­quer de plus en plus vio­lem­ment que tout çà va effec­ti­ve­ment très mal finir et que la faute à qui ? (Je ne jette la pierre à aucun d’entre vous, fut-il le dire ?) Après quoi on atten­dra de nom­breuses décen­nies pour déter­rer une fois de plus le dos­sier du tirage au sort…

          • Sam

            Ana,

            si l’é­co­lo­gisme consti­tue une véri­table agres­sion mas­sive contre le poli­tique et, pour com­men­cer, contre l’en­ten­de­ment, c’est qu’en un mot elle mélange abso­lu­ment tout, et contraint par là-même ses oppo­sants actifs, qui sont de plus en plus rares et mal vus, de se taper abso­lu­ment tout le bou­lot d’a­na­lyse. C’est tout sim­ple­ment inhu­main, et tout aus­si inhu­main, donc, de les lais­ser se démerder.

            Il n’est certes pas bien dif­fi­cile, pour per­sonne ici, d’en être arri­vé à se deman­der plus d’une fois, cha­cun à sa manière, s’il arrive à notre phi­lo­sophe de ser­vice de des­cendre un peu sur terre (je le dis sans méchan­ce­té aucune), mais excuse-moi de rete­nir un peu mes larmes quand tu lances des sen­tences comme : « je suis née sur une pla­nète PROPRE ». 

            La pre­mière chose que je vois, donc, c’est que tu te joins à une meute de plus en plus déchaî­née qui me laisse le choix entre acquies­cer à n’im­porte quoi, sur­tout le plus indé­fi­ni, dans une esca­lade de plus en plus insup­por­table (que nous n’a­vons pas choi­sie), ou bien me démer­der à peu près tout seul avec mes petites forces s’il s’a­vère que je refuse de conti­nuer à tolé­rer un tel cinoche et même le simple fait que, confron­té à ce qui est de toutes manières, qui ne dit non consent. 

            Tu peux au moins com­prendre çà ? C’est à dire le fait que, selon l’hy­po­thèse de départ, le résul­tat est effec­ti­ve­ment inhu­main mais pas du tout dans le même sens. Au-delà, je ne peux guère que répé­ter que tout le tra­vail de com­pré­hen­sion, mesu­ré et détaillé, ou presque, reste à pro­duire, et que je ne risque pas de mul­ti­plier seul ne serait-ce que des exemples particuliers.

            Avant même de com­men­cer, d’ailleurs, on me fait aus­si­tôt dire ce que je n’ai pas du tout dit. Le manque de dis­cer­ne­ment de San­dy et son inca­pa­ci­té à arti­cu­ler deux pro­po­si­tions de manière cohé­rente sont certes déjà légen­daires ici, mais on fait avec ce qu’on a. Ain­si quand je me per­mets de reprendre un décompte his­to­rique par­fai­te­ment offi­ciel de dis­pa­ri­tions d’es­pèces et de dire une chose aus­si évi­dente et véri­fiable en fai­sant valoir qu’il faut consi­dé­ra­ble­ment moins de sur­face au pré­sent que par le pas­sé pour pro­duire de quoi bouf­fer, il répond : « Sam vient défendre l’idée que l’exploitation de plus en plus inten­sive de la Terre par les hommes n’est pas dan­ge­reuse […] quels inté­rêts est-ce qu’il sert ? » On ne peut lut­ter ni contre l’i­dio­tie satis­faite ni contre la malhonnêteté. 

            On ne peut que répondre point par point à ceux qui se donnent la peine (en plus de ne pas vous faire dire ce que vous n’a­vez pas dit) de détailler eux-mêmes un mini­mum de quel pro­blèmes ils parlent, au lieu de manier par exemple un slo­gan de « pro­pre­té » sans du tout inter­ro­ger le concept. A défaut, on en est réduit à « sélec­tion­ner » soi-même une poi­gnée d’exemples, sélec­ti­vi­té qui vous sera immé­dia­te­ment repro­chée d’ailleurs.

            Quoi qu’il en soit, il est inutile de dire que je suis moi-même à des lieues de la com­pé­tence néces­saire pour me far­cir un tel com­bat. Rien que la ques­tion du réchauf­fe­ment cli­ma­tique sur laquelle je me suis presque exclu­si­ve­ment concen­tré exige une diver­si­té consi­dé­rable de connais­sances et un haut niveau de com­pé­tence en mathé­ma­tiques et en physique.

            Quitte à don­ner dans le ridi­cule et à pio­cher au hasard, quelles seraient donc ces espèces pour qui « le plas­tique » (il y en a une infi­ni­té de sortes) est une nui­sance ? Dans ce jeu de devi­nettes, faut-il com­prendre qu’elles en crèvent lit­té­ra­le­ment ? Ou bien quoi ? On n’en sau­ra rien du tout, il n’y a même pas un début de prise dans ce genre de ques­tion qui nous est « sou­mise » en per­ma­nence. Circulez.

            Autre prise au hasard : le béo­tien ne sait même pas, sim­ple­ment parce que la pro­pa­gande en a vou­lu ain­si, qu’il existe des agents par­fai­te­ment natu­rels qui modulent la couche d’o­zone, s’é­ten­dant des radia­tions cos­miques et solaires aux vol­cans qui émettent des CFC. Qu’im­porte, tout est de savoir que c’est tou­jours notre faute.

            Il ne sait pas non plus que la mala­ria n’a rien à voir avec un pro­blème de « pays chaud », qu’elle était endé­mique il y a encore quelques décen­nies jus­qu’à la cour de la cou­ronne d’Angleterre et qu’elle n’a dis­pa­ru, en pra­tique, que du fait de la com­bi­nai­son de trois fac­teurs qui empestent cha­cun de l’o­deur du « déve­lop­pe­ment » : les vitres col­lées par mil­liards sur les bâti­ments, et pro­duites à coup de mil­liers de mil­liards de joules tirés d’éner­gies « non renou­ve­lables » ; l’as­sè­che­ment des marais, opé­ré majo­ri­tai­re­ment, faut-il le dire, dans la pers­pec­tive de faire de la « mono­cul­ture inten­sive » et des « blocs de béton » habi­tés ; enfin, l’u­sage de pes­ti­cides dans les champs. A ce sujet, on devrait tout de même savoir que l’in­ter­dic­tion bru­tale du DDT décré­tée dans cer­tains pays d’A­frique sur les conseils de l’O­NU – au lieu de l’é­dic­tion de normes rai­son­nables visant, sur la base d’a­na­lyses détaillées et objec­tives, à sim­ple­ment modé­rer (gran­de­ment) les quan­ti­tés et limi­ter (net­te­ment) les usages – a eu pour effet de recréer des dizaines de mil­lions de cas de morts dans ces pays où la mala­ria avait presque tota­le­ment dis­pa­ru. Mais l’é­co­lo pré­fère ne pas le savoir, et j’ai du mal à lui en vou­loir : çà lui évite d’a­voir à dire qu’il s’en lave les mains à chaque fois que sa conne­rie lui fait croire qu’on peut être un extré­miste igno­rant sans que cela porte à consé­quence : bio, c’est bien, circulez. 

            Car c’est là tout le drame de l’é­co­lo­gisme : la convic­tion débile mais bien ancrée déjà que « l’é­co­lo­gie » la plus aveugle ne peut faire que du bien. Bref, tu m’ex­cu­se­ras de le dire et de le redire : au boulot. 

            Main­te­nant, parce qu’on en est à peu près tous ren­dus à ce point, il n’est pas inutile de signa­ler quelques ouvrages de notre connais­sance à l’at­ten­tion de ceux dont la bonne volon­té leur per­met­trait de pas­ser outre le pre­mier sen­ti­ment de puan­teur. Il va sans dire qu’il y a des erreurs et du sim­plisme de par­tout, mais çà peut don­ner une idée de cer­tain gouffre à com­bler. Outre le gros pavé L’é­co­lo­giste scep­tique (tra­duit en fran­çais par Allègre, oups), qui me paraît trop vaste dans son sujet pour ne pas ali­gner autant de faux pro­blèmes et dire autant de conne­ries qu’il en démonte (en par­ti­cu­lier dans le cas du « réchauf­fe­ment cli­ma­tique »), je signa­le­rais sur­tout le livre extrê­me­ment docu­men­té Sca­red to death (non tra­duit à ma connais­sance) ou encore, pour un début, le petit ouvrage, court et direc­te­ment acces­sible (bref, pas truf­fé d’exemples mais péda­go­gi­que­ment très effi­cace) d’une (un ?) géo­graphe fran­çais, inti­tu­lé A qui pro­fite le « déve­lop­pe­ment durable ».

          • EFFAB

            Pour infor­ma­tion et me faire un peu mois pro­lixe, DiGi ^^

          • Merome

            @Sam : Je n’ai­me­rais pas être à ta place quand tu choi­sis une pizza 🙂
            Je crois com­prendre à la lon­gueur de tes posts, et à leur conte­nu que tu te refuses à admettre et cau­tion­ner les affir­ma­tions simples. C’est tout à ton hon­neur mais est-ce bien rai­son­nable quand il s’a­git de prendre des déci­sions ? Avec toutes les réserves sans doute par­fai­te­ment fon­dées que tu peux émettre au sujet du chan­ge­ment cli­ma­tique et de la pol­lu­tion (cf ta réponse à Ana), qui vont tem­pé­rer les conclu­sions for­cé­ment résu­mées du GIEC, n’y a‑t-il pas matière à se ques­tion­ner sur ce vers quoi doit tendre notre modèle de société ?
            Ne te semble-il pas natu­rel d’a­voir le réflexe de se pro­té­ger le visage quand un pro­jec­tile parait arri­ver dans notre direc­tion et ce même si on n’a aucune espèce d’i­dée de la nature du pro­jec­tile, de sa vitesse et de sa direc­tion exacte ?
            Okay, on ne sait pas modé­li­ser par­fai­te­ment le cli­mat. Tout au mieux, on ne peut qu’ob­ser­ver après coup la réa­li­té (ou non) de son chan­ge­ment et les effets que ça a pu avoir. Mais même avant New­ton et la com­pré­hen­sion de la gra­vi­té, les Hommes évi­taient de res­ter sous une lourde charge en train de tom­ber sur eux, je crois. Sans pou­voir modé­li­ser le phé­no­mène, ils en pres­sen­taient les consé­quences immé­diates et fâcheuses, et les pré­ve­naient autant que faire se pouvait.

            Ne sommes-nous pas en train d’es­sayer de faire la même chose avec le cli­mat ? Les scien­ti­fiques, pas tous, mais un bon nombre, observent des choses qui sont com­pa­tibles avec l’hy­po­thèse d’un dérè­gle­ment cli­ma­tique. Ils ana­lysent le risque, et en concluent qu’il ne serait pas idiot d’a­gir. Qui plus est, l’ac­tion qu’ils pré­co­nisent en creux va à l’en­contre de tout ce qui res­semble à de l’ex­ploi­ta­tion (de res­sources et d’Hommes).

            N’est-il pas sage de faire un pas de côté, au risque de le faire pour rien ?

          • EFFAB

            L’Hô­pi­tal et la Cha­ri­té, c’est une technique/rhétorique qui a fait ses preuves…

            … moi je trouve que ça fait un peu contre­point à tous nos ver­biages, comme nous sommes par ailleurs autant dans un monde de l’i­mage que dans monde des idées, la fameuse Caverne n’empêchant en rien cette sata­née ciguë… qui plus est, ces vidéos sont aus­si par­fois de bons points de repères pour s’y retrou­ver dans tout ce fatras de com­men­taire quand on veut répondre à un post ^^

          • EFFAB

            jus­te­ment, erreur d’aigillage !

          • Sandy

            Excuses moi SAM, mais la ques­tion de la pré­ser­va­tion de notre éco­sys­tème est une ques­tion poli­tique, et elle est par­mi les plus impor­tantes vu que l’en­jeu de cette ques­tion c’est notre sur­vie ou l’ex­tinc­tion de l’en­semble de notre espèce.

            Il serait donc bien que tu com­mences par res­pec­ter cette ques­tion, et sur­tout le droit des citoyens de la trai­ter de manière poli­tique au lieu de faire comme si c’é­tait une ques­tion tech­nique qui ne concer­nait que des experts, dont tu pré­tends faire partie.
            Ne t’ai-je déjà pas pré­ve­nu que dans le débat public per­sonne ne fai­sait auto­ri­té, et voi­là que tu recom­mences avec tes argu­ments d’autorité.

            Il n’y a rien de super­fi­ciel donc à par­ler des enjeux politiques.

            J’ai poin­té du doigt les inco­hé­rences de ton dis­cours avec les faits. 

            Ta posi­tion revient bel et bien à jus­ti­fier l’i­dée que l’ex­ploi­ta­tion de plus en plus inten­sive de la Terre ne repré­sente aucun dan­ger pour la pré­ser­va­tion de notre écosystème.
            Hors ce dis­cours va exac­te­ment dans le sens des inté­rêts de ceux qui gagnent de l’argent en exploi­tant la Terre de manière de plus en plus intensive.
            C’est à dire les capi­ta­listes et l’oligarchie.
            Il serait donc bien que tu nous expliques cette contra­dic­tion entre cette posi­tion et le fait que nous sommes cen­sés nous battre contre cette oli­gar­chie et pas défendre ses intérêts.

            Tant que tu n’au­ras pas répon­du à cette contra­dic­tion, il me semble que tout ce que tu diras à côté ne ser­vi­ra à rien. Cela ne sera pas crédible.

          • Sandy

            Je pré­cise : Cette exploi­ta­tion inten­sive c’est d’un côté la pro­pa­ga­tion dans l’at­mo­sphère d’une pol­lu­tion et de gaz à effet de serre.
            C’est aus­si à côté la pol­lu­tion et la des­truc­tion des sols, inclus les nappes phréa­tiques qui sont au coeur du cycle de l’eau.
            C’est donc aus­si l’a­gri­cul­ture intensive.
            Et à l’autre bout de la chaîne c’est la des­truc­tion de la faune et de la flore, en par­ti­cu­lier la défo­res­ta­tion, qui sont eux aus­si par­tie pre­nante notam­ment à la trans­for­ma­tion de l’air ou de l’eau en oxygène.
            C’est donc tout ce qui est à l’o­ri­gine de la com­po­si­tion des sols, des océans et de l’at­mo­sphère que nous détrui­sons du fait de nos acti­vi­tés agri­coles et industrielles.

          • Sam

            Merome,

            « Les scien­ti­fiques, pas tous, mais un bon nombre, observent des choses qui sont com­pa­tibles avec l’hypothèse d’un dérè­gle­ment cli­ma­tique. »

            Je t’as­sure qu’il n’y a pas la moindre pro­vo­ca­tion si je te réponds qu’une obser­va­tion sur deux est de toute manière com­pa­tible avec cette hypo­thèse. De là à dire que c’est l’hy­po­thèse qui est débile, il reste juste deux pas à fran­chir, deux réponse à don­ner à ces deux ques­tions : 1) ce qui a été obser­vé récem­ment se démarque-t-il un tant soit peu de ce que le cli­mat a été dans le pas­sé même juste un peu moins récent ? 2) sait-on modé­li­ser un peu pro­pre­ment les fac­teurs du cli­mat qui est par nature chao­tique ? A ces deux ques­tions la réponse est : non, trois fois non. La ques­tion ne peut jus­te­ment pas se poser ain­si. Il faut com­prendre, par contre, que les cher­cheurs sont payés pour étu­dier des hypo­thèses qu’ils ne choi­sissent sou­vent qu’à la marge. 

            San­dy,

            « Ils ana­lysent le risque, et en concluent qu’il ne serait pas idiot d’agir.

            Il n’existe au GIEC aucune ana­lyse de risque qui ne soit basée essen­tiel­le­ment sur des modèles cli­ma­tiques, dont le rap­port n‑3 du GIEC pré­ci­sait encore lui-même (avant que la cen­sure n’é­leve son niveau) que ces modèles sont irré­mé­dia­ble­ment faux et qu’il serait tout à fait dérai­son­nable de s’ap­puyer dessus.

            « Ils » ne concluent pas qu’il ne serait pas idiot d’a­gir, « ils » concluent qu’il serait dra­ma­tique de ne pas agir massivement.

            « l’action qu’ils pré­co­nisent en creux va à l’encontre de tout ce qui res­semble à de l’exploitation (de res­sources et d’Hommes) »

            Encore une de ces remarques d’une super­fi­cia­li­té décou­ra­geante au pos­sible. On ne peut même pas répondre à la cari­ca­ture par la cari­ca­ture : même une des­crip­tion détaillée de la dyna­mique de la ter­reur, autre­ment dit de la domi­na­tion totale, ne t’é­meut pas.

            Quand à peu près tout le monde « à gauche » disait d’un air enten­du, il y a encore pas si long­temps, que le contraire du capi­ta­lisme n’est pas l’ex­ploi­ta­tion de l’homme par l’homme, je conçois bien qu’il était sans doute déjà trop tard pour ouvrir sa gueule en 150 pages à des­ti­na­tion de gens qui de toutes manières ne liraient pas ; je conçois aus­si que, lorsque à peu près tout le monde disait d’un air enten­du, il y a encore pas si long­temps, que les juifs étaient des para­sites d’une race autre et infé­rieure, çà ne coû­tait pas cher d’a­jou­ter que la pro­po­si­tion de régler la ques­tion n’im­pli­quait « de l’exploitation (de res­sources et d’Hommes) ».

            Il faut apprendre à prendre un mini­mum de recul sur les modes de domi­na­tions qui existent ici et main­te­nant, c’est notre seul salut. Tu me parles d’une affaire dans laquelle nous n’au­rions rien à perdre et tout à gagner et qui fait l’u­na­ni­mi­té mon­diale chez les domi­nants : un mini­mum de recul his­to­rique devrait tout de même t’in­vi­ter à émettre l’hy­po­thèse qu’une telle faci­li­té et une telle suf­fi­sante est peut-être juste ridi­cule, je veux dire tragique.

          • Sam

            Je ne sais pas si le pro­gramme du Front de gauche, tiens, entend sup­pri­mer en France, au hasard, les hauts four­neaux, les acié­ries, la fon­de­rie alu­mi­nium, le béton pour les ponts, autres ouvrages d’art et le bâti­ment, le TGV et j’en passe (tel­le­ment) sans par­ler de la bagnole. Toutes choses extrê­me­ment coû­teuses en éner­gie et qui ne tour­ne­ront pas à l’éo­lien, au solaire ou à d’autres « sources » d’éner­gie avant un nombre encore impré­vi­sible de générations. 

            Pour rap­pel, soi-dit en pas­sant, nous n’a­vons plus depuis long­temps aucune ligne fer­ro­viaire interne en Ardèche où les dis­tances sont vite très longues en char­rette à bœufs. Cela fait des lustres qu’on n’a pas per­çé de tun­nels, le ser­vice public étant ce qu’il est. Je reviens à l’ins­tant du tri de mes déchets : 5,05 km A/R au comp­teur ; je me deman­dais, là, tout de suite, qui donc songe au pro­blème de la péréqua­tion de ce genre de dépenses. Enfin, n’al­lons pas nous plaindre : durant l’une de mes der­nière réunions de tra­vail dans un par­ti il s’est trou­vé une « rigo­lote » pour pro­po­ser sans rou­gir de fli­quer le conte­nu des pou­belles des gens. Bio, c’est de gauche, la gauche c’est le bio.

            Mais quelle honte, déjà, de pen­ser à ces futi­li­tés, bien sûr. Si je pose à pré­sent la ques­tion des consé­quences, au hasard sur l’A­frique, d’une res­tric­tion de plus en plus vio­lente des aug­men­ta­tions de dépenses, sinon des dépenses, d’éner­gie fos­sile (sans même parer du nucléaire), va-t-on main­te­nir long­temps que notre affaire ne coûte et ne coû­te­ra rien en termes d’exploitation ? 

            Sinon, pour don­ner un ordre de gran­deur et vrai­ment de mémoire, les seuls coûts de la recherche cli­ma­tique, prin­ci­pa­le­ment cap­tés, bien sûr, par cette voie de recherche domi­nante dont je pré­tends qu’elle est au mieux une pure perte (et en pra­tique bien pire que çà du fait de son trai­te­ment média­tique et poli­tique), repré­sentent au pré­sent plu­sieurs dizaine de mil­liards de dol­lars par an.

            A com­pa­rer, par exemple, avec le coût de la construc­tion des loge­ments qui manquent ici, à celui du finan­ce­ment d’emplois fort utiles là ou encore, tou­jours au hasard, avec ce que çà coû­te­rai à l’ins­tant t d’é­ra­di­quer la faim dans le monde pour cette année. 

            Non, je ne vois pas com­ment on peut être aveugle à ce point.

            Mais bien sûr, la prin­ci­pale réponse, la plus déci­sive, à la ques­tion de départ comme à cette der­nière inter­ro­ga­tion, est sans doute à cher­cher (ne par­lons pas des voies de révo­lu­tion entre­vues spé­ci­fi­que­ment par ici) dans le carac­tère plus ou moins réa­liste ou uto­pique de la part du pro­gramme, au hasard du Front de gauche, ayant trait à « l’in­ter­na­tio­na­lisme ». Mais nous sommes priés de croire, donc, pour com­men­cer, qu’il faut res­ter dans l’eu­ro et que l’UE va bien­tôt chan­ger du tout au tout… Blague à part, la réponse est claire et nette : les Afri­cains peuvent cre­ver, conti­nuer à subir notre exploi­ta­tion mas­sive et l’in­ter­dic­tion de se déve­lop­per. Bref, les « exter­na­li­tés » de notre petit délire col­lec­tif vert seront et sont d’ores et déjà incom­men­su­rables. Mais c’est moi qui m’é­nerve pour si peu.

          • Merome

            @Sam : Quel modèle phy­sique uti­lises-tu pour savoir si tu dois don­ner un coup de volant pour évi­ter la voi­ture d’en face ? Est-ce que sous le pré­texte que per­sonne ne doit te dic­ter ta conduite, tu te refuses à faire l’é­cart, entrai­nant tes proches dans l’ac­ci­dent avec toi ?
            Le GIEC croit voir arri­ver la voi­ture en face, et nous pré­co­nise de tour­ner le volant. Ils n’ont sans doute pas plus de modèle fiable que toi et moi au volant de nos voi­tures. Peut-être se trompe-t-il dans les grandes lar­geurs. La direc­tion qu’il pré­co­nise de prendre a le mérite de faire ralen­tir tout le monde. Je ne parle pas de déve­lop­pe­ment durable, tout le monde ici sait que c’est une arnaque, je parle de décrois­sance, de relo­ca­li­sa­tion. Tu trouves que ce sont des outils de domination ?

          • Ana Sailland

            Le détail, le détail, le détail .… 😉

            @EFFAB | 16 sep­tembre 2014 at 00:47 |

            Film regain

            Un peu après 1h08

            « Dis ô, tu en a vu beau­coup des gens qui ont payé le pain dans la ferme de mon père ? » (ton de l’indignation)

            Cette phrase me semble très impor­tante, car signa­ture d’un temps et d’un para­digme anciens.

          • EFFAB

            Oui, ANA, Film plus « solaire » que ça… quoi qu’il en soit, l’u­to­pie est bien trop et bien trop digne pour lui pré­fé­rer tout autre sys­tème et nous rendre les esclaves de notre propre inconséquence…

            https://​you​tu​.be/​y​s​Q​b​Y​U​A​f​NrY

            … cette ligne pour répondre est inter­mi­nable, d’où la néces­si­té de ces repères en image ^^

          • Sandy

            @ Sam,

            Ce n’est pas parce qu’on aborde la ques­tion de la pré­ser­va­tion de notre éco­sys­tème, que du coup on a à aban­don­ner la ques­tion éco­no­mique ou sociale.

            Le fait que tu opposes deux ques­tions qui ne s’op­posent en rien, et qui sont au contraire com­plé­men­taires, vu qu’il s’a­git dans les deux cas de réflé­chir à l’in­té­rêt géné­ral, est typique d’une grande confusion.

            C’est un argu­ment qui ne tient donc pas la route, il te fau­dra trou­ver autre chose pour essayer de nous repeindre en agents des capitalistes.

            Voi­là pour­quoi répondre par des attaques a ses limites.
            Car ta propre contra­dic­tion reste sans réponse. Tu défends l’ex­ploi­ta­tion sans limites, et cela va dans le sens des inté­rêts de l’o­li­gar­chie. Je ne perds pas espoir de te voir répondre à cette contra­dic­tion sans ten­ta­tives de diver­sion ( ex attaques contre le front de gauche ), et sans le flot d’in­sultes et de mépris habituels.

            Quand à tes attaques contre le front de gauche, elles sont vaines. Tu ne peux pas repro­cher au Front de gauche de ne pas vou­loir tout résoudre instantanément.
            J’es­time pour ma part que reprendre le contrôle de notre des­tin alors qu’ac­tuel­le­ment nous fon­çons tête bais­sée dans la direc­tion que les capi­ta­listes nous imposent c’est déjà une révolution.
            Et concrè­te­ment, com­men­cer à réduire notre dépen­dance aux éner­gies fos­siles, c’est le genre de mesures qui me semblent aller dans le bon sens.
            Tout comme on ne va pas sup­pri­mer la dette publique du jour au len­de­main, on ne va pas nous plus sup­pri­mer cette dépen­dance du jour au lendemain.
            L’im­por­tant c’est de com­men­cer les tra­vaux et d’ou­vrir le débat.
            Alors trouve autre chose.

          • Sandy

            @ EFFAB

            Est-ce que tu com­prends le fran­çais oui ou non ?

            Affi­cher des vidéos direc­te­ment comme tu le fais ( et comme d’autres font aus­si tu n’es pas le seul ), cela a pour consé­quence qu’à chaque fois que nous télé­char­geons la page nous télé­char­geons ces vidéos …

            DU COUP CA RALENTI CONSIDERABLEMENT LE VISIONNAGE DE LA PAGE !!!!!

            A la place tu peux mettre le lien vers la vidéo .…

            C’est quoi le plus impor­tant ? De faire ta pro­pa­gande à n’im­porte quel prix ? Ou que les gens puissent sur­fer rapi­de­ment et agréablement ???

          • EFFAB

            Déso­lé, San­dy, je n’a­vais pas per­cu­té pour ce ralen­tis­se­ment… néan­moins, je ne trouve pas qu’il y ait à attendre si long­temps, et ces vidéos sont tout aus­si utiles au débat, à la réflexion que nos déve­lop­pe­ments à ral­longe… et, pour ce qui est de ta pré­fé­rence du lien au lieu de l’i­mage de la vidéo, je m’en tien­drais à ma pré­fé­rence à moi, his­toire de te rap­pe­ler ta mau­vaise par­fois et tes sem­pi­ter­nelles inter­pré­ta­tions des pro­pos d’autrui.
            Pour quel­qu’un qui pré­ten­dait un jour m’i­gno­rer, tout insi­gni­fiant que je pusse être à tes yeux, disons que ce n’est pas la pre­mière fois que tu ne tiens pas parole_et ne vas pas dire que je t’y oblige et qu’il faille bien quel­qu’un pour me remettre à l’ordre car, si c’était/si c’est le cas, crois bien que d’autres le feraient/ le feront… mais ce n’est sur­tout pas à toi de me dire ça, vu les nom­breux désac­cords qu’il y a entre nous, la forte sus­pi­cion qui est la mienne à ton égard et ce « mépris » ou cette indif­fé­rence, cette volon­té clai­re­ment écrite il y a quelques temps de ne plus lire aucun de mes commentaires.
            Bref, tu n’es pas SOCRATE mais moi je suis EFFAB
            ^^

        • Ana Sailland

          Après l’âge de pierre, du fer, et tut­ti quan­ti, l’âge des medias, où l’es­pèce ne sculpte plus la matière, mais forge ses illusions.

          Nous recou­vrons ain­si la réa­li­té ter­restre d’une fausse réa­li­té, vir­tuelle, qui déter­mine nos pas­sions et nos choix.

          (Aux manettes, des mani­pu­la­teurs, certes, mais il me semble qu’ils ne sont que les arti­sans d’un phé­no­mène plus pro­fond dont la volon­té n’est pas le moteur, vaste débat)

          Réponse
          • Di Girolamo

            Sam et Samdy 

            ça chauffe ! !!! les vieux che­vaux de retour du mili­tan­tisme sont en train de pro­vo­quer un effet de serre sur la blo­go­sphère !!! Mais ?§ ?Vous tra­vaillez quand les mecs ????? Sam­dy nous dit que les pôvres tra­vaillent et que les riîches se font des rela­tions .….Mais vous , vous êtes ??? J’ai de plus en plus de mal avec ce monde , déci­dem­ment ! vous savez ?.…?… Vous pour­riez m’ex­pli­quer pour­quoi 800 00 milles petits , eh oui c’est des petits , fran­çais, foutent le camp au djihad ????
            Bon je suis en train de copier EFFAB , en moins volu­bile ; mer­ci en tous cas pour le lien à la si belle tronche d’A­NA ; sans rire : belle tronche . sans rire du tout : heu­reux de t’a­voir vu .
            alors Sam , si je com­prends bien on peut faire ce qu’on veut , brû­ler ‚déter­rer , en peu d’  »année toutes les réserves fos­siles ‚accu­mu­lées , immenses ..Sans aucune consé­quence ? Chouait ! Et si le méthane du per­ma­frost fou le camp tant qu’il peut , on s’en fout aus­si ? Parce que .…..parce que !
            Mais « c’est moi qui igno­rait quelque mani­pu­la­tion, ce qui ne m’étonnerait pas ! je sais, hors-sujets et acca­pa­re­ment (bien qu’involontaire) de l’espace, sor­ry ! »(EFFAB)
            « Après l’âge de pierre, du fer, et tut­ti quan­ti, l’âge des medias, où l’espèce ne sculpte plus la matière, mais forge ses illusions.
            Nous recou­vrons ain­si la réa­li­té ter­restre d’une fausse réa­li­té, vir­tuelle, qui déter­mine nos pas­sions et nos choix. ».(Ana)

            Per­met­tez qu’un humain en toute ami­tié se foute un peu de nous 

            PS : Ayant peu de temps pour lire et pen­ser , bien que pas trop pauvre , je m’ex­cuse de ne faire que sur­vo­ler et venir en discontinu .

          • Sam

            Je tra­vaille 10 heures par jour sim­ple­ment pour payer mes fac­tures, j’ai 3 mômes dont un pré­ma­tu­ré, ma baraque à reta­per, et tu vou­drais que je m’ex­cuse avec çà de consa­crer autant de temps et de patience à la chose publique sans te four­guer des miracles avec le sou­rire ? Quitte à don­ner moi aus­si des avis à l’emporte-pièce, je pour­rais en conclure, au hasard, que tu ne fais toi-même pro­ba­ble­ment guère plus qu’un bou­lot de consom­ma­teur émet­tant de temps à autres der­rière un écran des remarques qui te sont venues le matin en te rasant ? Eh oui ma caille, la vie est dure, je sais. Pas obli­gé d’en rajou­ter. PS : le per­ma­frost, t’as trou­vé çà tout seul ?

          • Di Girolamo

            Allons Sam .….
            Du calme ; sim­ple­ment ce que je vou­lais dire c’est que si tu fai­sais des com­men­taires (beau­coup) plus courts ce serait plus lisible , ça serait un plus pour le blog et sans doute aus­si pour toi : si tu bosses déjà 10h /jour .
            Rac­cour­cir les com­men­taires ( et le nombre d’in­ter­ven­tions Effab) fait par­tie de la néces­si­té d’or­don­ner un peu , comme le sug­gé­rait JR.

          • Di Girolamo

            « (Aux manettes, des mani­pu­la­teurs, certes, mais il me semble qu’ils ne sont que les arti­sans d’un phé­no­mène plus pro­fond dont la volon­té n’est pas le moteur, vaste débat) »

            Vaste et pro­fond débat .…La pro­fon­deur étant ici un gouffre sans fin .
            Nous pou­vons peu et pour­tant nous pou­vons quelque chose .…C’est pour­quoi la consti­tu­tion peut tout et ne peut rien. C’est pour­quoi quand je dis quelque chose je peux aus­si dire son inverse ; et que cela encore ne convien­dra pas .
            C’est pour­quoi aus­si je me refuse à dési­gner les mani­pu­la­teurs comme créa­teurs de la mani­pu­la­tion , et qu’il suf­fi­rait de les éli­mi­ner , par tirage au sort ou autre mani­pu­la­tion pour retrou­ver un monde sans plastique .

            Com­ment qu’on fait pour répondre à Ana Sailland | 15 sep­tembre 2014 at 23:13 | ? Faut remon­ter jusqu’où ? 

            A pro­pos du Giec , c’est là où on sent tout l’in­té­rêt d’un débat bien orga­ni­sé et appro­fon­di , la néces­si­té d’un cadre et de règles , d’une ani­ma­tion .……Et cette néces­si­té là , je ne pense pas qu’on puisse la faire entrer dans le jeu du vrai ou faux .

          • Sandy

            A ce pro­pos pour la lisi­bi­li­té du blog, il fau­drait sur­tout qu’EF­FAB et quelques autres cessent de mettre des mes­sages avec des vidéos qui sont auto­ma­ti­que­ment télé­char­gées, car cela ralen­tit consi­dé­ra­ble­ment le vision­nage de la page, jus­qu’à le rendre impos­sible à terme. A la place il fau­drait vous conten­ter de mettre un simple lien.
            Mais je suis sûr que je parle dans le vide car cela fait par­tie de leur pro­pa­gande que de nous col­ler leurs images de vidéo sous le nez sans notre consentement.
            Sinon il faut avouer que les com­men­taires du blog ne sont pas pra­tiques pour avoir des longues dis­cus­sions à cause des pro­blèmes d’in­den­ta­tion et de la lar­geur réduite des colonnes de texte.

          • EFFAB

            L’Hôpital et la Cha­ri­té, c’est une technique/rhétorique qui a fait ses preuves…

            … moi je trouve que ça fait un peu contre­point à tous nos ver­biages, comme nous sommes par ailleurs autant dans un monde de l’image que dans monde des idées, la fameuse Caverne n’empêchant en rien cette sata­née ciguë… qui plus est, ces vidéos sont aus­si par­fois de bons points de repères pour s’y retrou­ver dans tout ce fatras de com­men­taire quand on veut répondre à un post ^^

  6. EFFAB

    autre actua­li­sa­tion ^^ les tout nou­veaux com­men­taires sans réou­vrir une nou­velle page du blog ou c’est moi qui igno­rait quelque mani­pu­la­tion, ce qui ne m’é­ton­ne­rait pas ! je sais, hors-sujets et acca­pa­re­ment (bien qu’in­vo­lon­taire) de l’es­pace, sorry !

    Réponse
  7. paysannature

    en math 1+1=2.….dans la Nature 1+1=0 ou 1 ou 2,3,4 …etc … en démo­cra­tie 1+1= l’é­lec­tion du plus riche

    Réponse
  8. etienne

    Excel­lentes illus­tra­tions pour
    le piège anti­dé­mo­cra­tique qu’est la pré­ten­due « Union européenne » :

    Réponse
  9. etienne

    La gauche est une salle d’at­tente pour le fas­cisme – Léo Ferré 

    Réponse
    • Nelge

      Atten­tion à ne pas se tom­ber dans les rac­cour­cis faciles. Léo Fer­ré ne parle pas de la gauche en tant qu’i­dée, il parle des « gens qui se disent de gauche ». Et il a rai­son, ces usur­pa­teurs assoif­fés de pou­voir sont très dan­ge­reux. Leur méthode est de trom­per, mani­pu­ler et séduire le peuple en se fai­sant pas­ser pour des gens de gauche. Vieille his­toire. De là à en conclure que les idées de gauche sont res­pon­sable du fas­cisme, c’est mal­hon­nête intel­lec­tuel­le­ment. Pas éton­nant : ce rac­cour­ci de la part de Liber​ta​rien​.tv et toute la bande, ce sont des habi­tués de cette rhétorique.

      je me consi­dère comme un intel­lec­tuel de gauche, mais c’est dif­fi­cile de dire de gauche maintenant 

      vidéo :

      Réponse
    • EFFAB

      en par­lant des hommes de gauche…

      … à par­tir de 9’35, cette anec­dote-évé­ne­ment du Pan­théon qui en dit long sur la réa­li­té des choses et tout ce qu’on cache au consom­ma­teur-abru­ti citoyen-asservi !

      Réponse
    • Sandy

      Etienne reprend de plus en plus le com­bat et les argu­ments de l’ex­trême droite. C’est assez hal­lu­ci­nant ce glis­se­ment idéologique.

      Est-ce qu’il est encore être sau­vé ? Ou est-ce que le point de non retour a été franchit ?

      Réponse
      • EFFAB

        SAM*, y com­prends-tu toi-même quelque chose ou nous ferions bien de nous méfier gran­de­ment de ces insi­nua­tions « hal­lu­ci­nantes » et si gratuites ?

        GARDE RAPPROCHEE

        *et bien d’autres ? en fait, tous ceux qui se sentent concer­nés au pre­mier chef, et pour Cause ! ^^

        Réponse
      • Ana Sailland

        Sacré San­dy, tou­jours aus­si frin­guant dans le dénigrement.

        Réponse
        • Sandy

          Donc quand Etienne sous entend qu’à gauche nous sommes des fas­cistes tu n’as rien à redire et quand moi je réagis, c’est du dénigrement ?

          Réponse
          • Ana Sailland

            -Nous avons sou­vent argu­men­té sur la néces­si­té d’al­ler cher­cher dans la boue des pépites.

            -le PS, qui se dit à gauche, a tra­hi, et par­ti­cipe effec­ti­ve­ment au fas­cisme financier. 

            -Le FdG, qui n’est pas au pou­voir, avance de belles pro­messes, réjouis­santes, mais une cer­taine insis­tance à vou­loir soi­gner le monstre qui nous dévore peut le rendre sus­pect, ce qui ne veut pas dire fasciste.

            -Plus à gauche, il y a des gens que j’aime bien, et d’autres moins. 

            Mais je per­siste, San­dy, tu mords sans cesse, dans tous les sens, et au bout du compte, tes argu­ments y perdent trop. Dommage.

          • Sandy

            @ ANA, tu le sais pour­tant très bien, les mots ont un sens …

            En par­lant de fas­cisme finan­cier, non seule­ment tu détournes le mot pour dési­gner abu­si­ve­ment des gens comme fascistes.
            Et ne m’ac­cuses pas d’être com­plai­sant avec ces gens ni de les défendre, tu sais très bien qu’ils sont mes enne­mis et tout le mal que je pense de leurs poli­tiques et des consé­quences aux­quelles elles mènent.

            Mais en plus de cela, tu reprends exac­te­ment, comme le fait Etienne, la pro­pa­gande de dédia­bo­li­sa­tion des vrais fas­cistes, qui veulent retour­ner le sens du mot pour dési­gner leurs enne­mis comme les fas­cistes et se faire pas­ser pour les pauvres vic­times abu­si­ve­ment calomniées.

            Les finan­ciers ne sont pas des fas­cistes, ils ont déjà un mot qui les dési­gnent, ils sont des capitalistes …
            Les capi­ta­listes sont certes extrê­me­ment nuisibles.
            Mais tu ne peux pas confondre toutes les idéo­lo­gies dans le mot de fas­cisme, si je peux com­prendre que cela te défoules, cela n’ap­porte au final que de la confu­sion et fait le jeu des vrais fascistes.

            Tu sais très bien que Hol­lande est autant de gauche que les groupes para­mi­li­taires et géno­ci­daires en afrique cen­trale sont des défen­seurs de la liber­té. Ce n’est pas parce que des per­sonnes disent être de gauche ou défendre la liber­té que tu es for­cée de les croire. Donc quel est le but en fai­sant de tels amal­games. Tu me reproches d’être trop dans la contra­dic­tion, mais toi à quoi tu joues à te com­plaire dans les rac­cour­cis et les amal­games, n’as-tu pas un mini­mum d’hon­nê­te­té intellectuelle ?
            Moi j’en ai et les amal­games je ne les sup­porte pas.

            Ne penses-tu pas que le fait qu’E­tienne reprenne de la pro­pa­gande d’ex­trême droite devient préoccupant ?

          • EFFAB

            @ San­dy | 13 sep­tembre 2014 at 20:03

            Tu pour­rais nous pos­ter une pho­to de toi : je suis trop curieux de voir si les traits de ton visage coïn­cident avec les cir­con­vo­lu­tions de ta rhé­to­rique hasardeuse…

            Je te pré­sente ANA que tu avais peut-être déjà vue et dès demain matin je me rase et je vois c’que je peux faire de mon côté : il est grand temps de faire tom­ber les masques et recou­vrer un peu de rete­nue et d’hu­mi­li­té ou de per­ti­nence selon les cas, intel­lec­tua­li­sant du verbe à tout-va quand cer­tains ne s’in­ves­tissent pas plus que ça, moi le pre­mier, ou s’in­vitent un peu par­tout quand ils sont encore à des années-lumière d’une once de juste rai­son et de véri­table ouver­ture sur autrui et le monde, à moins que…

            https://​you​tu​.be/​G​N​_​g​8​A​I​Z​9​R​0​&​l​i​s​t​=​U​U​Q​Z​2​t​H​p​B​D​k​y​e​T​l​-​7​f​T​r​e​kbg

          • Ana Sailland

            Démo­cra­tie et ano­ny­mat, que voi­là un thème important.

            Je tente de décor­ti­quer et d’autres me repren­dront si je me plante.
            N’en dou­tons pas 😉

            ->

            Ici c’est vir­tuel et cha­cun peut choi­sir libre­ment entre ano­ny­mat et àpoilisme.
            Je n’en vois d’ailleurs ici que deux ou trois qu’on puisse trou­ver sur page jaune (ou blanche).
            Et trouve donc illé­gi­time le har­cè­le­ment dont est vic­time San­dy, du moins sur ce cha­pitre : il est plus la norme que l’exception.
            😉 Pour d’autres cha­pitres, c’est à voir de cas en cas 😉

            Par contre, la ques­tion de l’a­no­ny­mat se pose pour les débats en démo­cra­tie vraie.

            Le vote, avec le secret des urnes, per­met à cha­cun de ne pas dire ce qu’il pense et pour­tant de peser (si peu .…… 😉 )
            On ne connaît de lui que son nom et le geste d’é­mettre un bul­le­tin secret.
            Il s’ex­prime en secret, étrange paradoxe.
            Le pro­ces­sus de déci­sion via le vote à bul­le­tin secret est ain­si l’an­ti­dé­bat maxi­ma­li­sé, et à moins d’être pré­cé­dé d’un vrai débat, pour l’heure inter­dit par règles et usages, il est la marque d’un autisme institutionnel.
            Donc le plus par­fait outil d’in­hi­bi­tion de la capa­ci­té du cer­veau col­lec­tif à méditer.

            Au contraire, un débat sur le net mais avec ano­ny­mat tolé­ré per­met l’exer­cice et donc le pro­grès du cer­veau col­lec­tif. C’est déjà infi­ni­ment mieux, quoique imparfait.
            Nos ébats et débats ne condui­sant pas à codé­ci­sion, cette imper­fec­tion n’est pas grave, puisque sans conséquence.

            Mais dans le cas d’une orga­ni­sa­tion de la codé­li­bé­ra­tion uni­ver­selle, ou locale, il ne sau­rait en être de même, et j’i­ma­gine que la démo­cra­tie directe est incom­pa­tible avec l’a­no­ny­mat au cours des débats, qu’ils soient phy­siques ou virtuels. 

            Ou bien pas ?

          • EFFAB

            Oui, la Démo­cra­tie est affaire de trans­pa­rence et c’en est peut-être même le pos­tu­lat prin­ci­pal, pri­mor­dial, je parle évi­dem­ment du point de vue public, le pri­vé étant affaire personnelle.
            La trans­pa­rence nous oblige envers l’autre autant qu’elle est ce garant, cet égal de notre sou­ve­rai­ne­té, et cette pro­tec­tion contre autrui : sa trans­pa­rence qui l’o­blige et l’empêche ‘éga­le­ment’ de tout abus.

            Oui, ANA, je n’y vais pas de main morte mais pour ce qui est du ‘har­cè­le­ment’, disons alors que ce n’est là qu’un ren­du pour toutes ces inep­ties et ces inter­pré­ta­tions diverses que je dois me col­ti­ner sempiternellement.

          • Sandy

            @ EFFAB Il ne me sied guère d’ac­cé­der à votre requête.

            N’ou­blies pas que je tra­vaille pour les ser­vices secrets et que je suis là pour empê­cher les gens de connaître la véri­té sur les chem­trails, en plus de par­ti­ci­per à des cultes sata­niques à l’occasion.

          • EFFAB

            « en plus par­ti­ci­per à des cultes sata­nistes à l’oc­ca­sion »… j’ai bien failli te citer un lien pro­ve­nant du Dark Net à ce propos_mais je doute que cela enchante gran­de­ment ETIENNE… bref, conten­tons-nous de ceci, pour reve­nir à la pro­blé­ma­tique qui nous oppo­sait et déso­lé pour notre hôte mais face à tant de liber­tés, la Démo­cra­tie court ain­si le poten­tiel ou le risque de cette infi­ni­té quand elle n’est pas elle-même conte­nue par toute une suite de règles et de réa­li­tés : la suite étant peut-être infi­nie mais non l’é­co­lo­gie et cette abon­dance sur­ex­ploi­tée, par exemple…

  10. etienne

    Mer­ci à Jean Bric­mont pour ceci, publié sur Face­book il y un instant :

    Devoir de mémoire
    pour le 11 septembre

    À la fin de l’année 1972, Sal­va­dor Allende (le pré­sident du Chi­li, assas­si­né lors du coup d’État du 11 sep­tembre 1973) s’est adres­sé aux Nations unies, non seule­ment pour dénon­cer l’hostilité des États-Unis envers son pays, mais, sur­tout, pour mettre en lumière quelque chose de bien plus dan­ge­reux : l’absence de contrôle sur les grandes entre­prises mul­ti­na­tio­nales et leurs objec­tifs nuisibles.

    C’était le cha­pitre qui allait pré­cé­der celui du néo-libé­ra­lisme, qui, aujourd’hui, domine la planète…

    « Nous sommes confron­tés à un conflit direct entre les mul­ti­na­tio­nales et les États.

    Ceux-ci sont court-cir­cui­tés dans leurs déci­sions fon­da­men­tales, poli­tiques, éco­no­miques et mili­taires, par des orga­ni­sa­tions glo­bales qui ne dépendent d’au­cun État, et qui, une fois leurs affaires réa­li­sées, ne répondent de leurs actes et de leur fis­ca­li­té devant aucun par­le­ment, devant aucune ins­ti­tu­tion repré­sen­ta­tive de l’in­té­rêt collectif.

    En un mot, c’est toute la struc­ture poli­tique du monde qu’elles sont en train de saper.

    Les grandes entre­prises trans­na­tio­nales attaquent les inté­rêts des pays en déve­lop­pe­ment, mais leur action irré­sis­tible et incon­trô­lée se pro­duit éga­le­ment dans les pays indus­tria­li­sés où elles s’installent.

    C’est notre confiance en nous-mêmes, qui aug­mente notre foi dans les grandes valeurs de l’Hu­ma­ni­té, dans la cer­ti­tude que ces valeurs pré­vau­dront, qu’elles ne pour­ront pas être détruites. »

    Réponse
    • Ana Sailland

      A la source du mal, le concept de per­sonne morale, juri­di­que­ment égale à la per­sonne humaine, mais infi­ni­ment plus puis­sante, et sur­tout sans morale, ni conscience.

      En dehors de toute consi­dé­ra­tion sur la cor­rup­tion, c’est quand le poli­tique avance sans phi­lo­so­phie qu’il per­met la tra­hi­son de l’es­pèce par les outils qui devraient la servir.

      Réponse
      • Jacques Roman

        « PERSONNES MORALES »

        Je suis d’ac­cord avec Ana (une fois n’est pas cou­tume) et je me per­mets de rap­pe­ler à ce sujet l’ar­ticle [1] l’a­vant-pro­jet de refonte de la consti­tu­tion de 1958 pré­sen­té par 1789PLUS sous http://​1789​plus​.word​press​.com/​2​0​1​4​/​0​8​/​0​8​/​a​v​a​n​t​-​p​r​o​j​e​t​-​d​e​-​r​e​f​o​n​t​e​-​d​e​-​l​a​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​-​d​e​-​1​9​58/ :

        « Sec­tion A
        La personnalité

        Article 1
        1. L’être humain, personne[11] phy­sique douée de rai­son et de conscience, est seul titu­laire des droits fon­da­men­taux uni­ver­sels, inalié­nables, impres­crip­tibles et indis­so­ciables recon­nus dans le pré­am­bule de la Constitution[12].
        2. Les grou­pe­ments de per­sonnes phy­siques peuvent se voir recon­naître la per­son­na­li­té morale par la loi aux condi­tions que celle-ci détermine.
        3. Une per­sonne morale n’est pas tenue péna­le­ment res­pon­sable des actes impu­tables aux per­sonnes phy­siques qui la com­posent. Elle en est tenue civi­le­ment res­pon­sable dans la mesure où ces per­sonnes phy­siques ont agi en son nom[13].
        4. Les per­sonnes morales de droit public font l’objet du régime spé­cial éta­bli par la Consti­tu­tion et par la loi. »

        À noter que la fausse doc­trine de la « res­pon­sa­bi­li­té pénale des per­sonnes morales » sert de plus en plus sou­vent de nos jours à per­mettre aux per­sonnes réelles de se cacher der­rière leur socié­té ou autre orga­ni­sa­tion pour évi­ter des condam­na­tions indi­vi­duelles méri­tées par des actes qu’elles ont com­mis. Il faut chas­ser cette notion de notre droit. JR

        Réponse
        • Di Girolamo

          Dans la mesure où le débat rai­son­né de face à face entre humains cède le pas aux rap­ports de force qu’il est pour­tant cen­sé civi­li­ser , huma­ni­ser , c’est à dire démo­cra­ti­ser , ce sont les per­sonnes morales , bonnes ou mau­vaises qui mènent la société .
          La socié­té civile quand elle se struc­ture en per­sonnes morales des­ti­nées à faire le contre poids des mul­ti natio­nales rentre dans ce sché­ma de l’a­ban­don de la démo­cra­tie au pro­fit du rap­port de force .
          Hors, dans la mesure où la masse des popu­la­tions est tête sur le gui­don , le rap­port de force est for­te­ment dés­équi­li­bré ( puisque ce sont ces popu­la­tions dépo­li­ti­sées qui votent ) . C’est la rai­son pour laquelle sans pour autant céder côté mili­tan­tisme il est néces­saire d’ac­ti­ver le pou­voir citoyen qui ne peut pas­ser que par des réfé­ren­dums pré­cé­dés de long débats appro­fon­dis et sérieu­se­ment cadrés .
          Il faut savoir ce que l’on veut : ou le rap­port de force et dans ce cas c’est vite guer­rier ‚ou la démo­cra­tie , et dans ce cas la tâche est rude.

          Réponse
    • EFFAB
    • EFFAB

      « Nous sommes confron­tés à un conflit direct entre les mul­ti­na­tio­nales et les États.
      Ceux-ci sont court-cir­cui­tés dans leurs déci­sions fon­da­men­tales, poli­tiques, éco­no­miques et mili­taires, par des orga­ni­sa­tions glo­bales qui ne dépendent d’aucun État, et qui, une fois leurs affaires réa­li­sées, ne répondent de leurs actes et de leur fis­ca­li­té devant aucun par­le­ment, devant aucune ins­ti­tu­tion repré­sen­ta­tive de l’intérêt collectif. »
      (ETIENNE 11 sep­tembre 2014 12:14)

      Réponse
    • J-Stéphane

      Il était une fois, le 11 sep­tembre … 1973
      http://​www​.legrand​soir​.info/​l​o​c​a​l​/​c​a​c​h​e​-​v​i​g​n​e​t​t​e​s​/​L​1​8​9​x​H​2​5​0​/​a​r​t​o​n​2​6​9​1​6​-​7​b​3​f​f​.​jpg
      Comme chaque onze sep­tembre, le mar­ron­nier états-unien sur le ter­ro­risme inter­na­tio­nal s’enclenche, his­toire de ne pas oublier que les res­tric­tions liber­ti­cides du Patriot Act (qui nous touche aus­si) sont faites pour notre bien et que Big Bro­ther veille sur nous…

      Même si rien n’est moins effi­cace pour le bien et la sécu­ri­té du monde que ces croi­sades états-uniennes au moyen orient, au nom de cette fameuse « démo­cra­tie » dont les tours du World Trade Cen­ter étaient les sym­boles ($), il est impos­sible de ne pas entendre dire quelque part à quel point nous sommes tous en dan­ger ! Dan­ger tou­jours immi­nent et accom­pa­gné de cette fameuse alerte (tou­jours plus ou moins au rouge) rap­pe­lant les codes de la météo. Ce dan­ger per­pé­tuel, quoique déme­su­ré­ment moins meur­trier que les « sym­pa­thiques » bom­bar­de­ments huma­ni­taires des­ti­nés à ins­tau­rer le régime néo­li­bé­ral… euh … démo­cra­tique (je vou­lais dire !) par­tout où il y a du pétrole et des posi­tions géo­po­li­tiques stra­té­giques, ne sera jamais assez utile à entre­te­nir. Et tel un feu, qui nous garde de l’obscurité isla­miste, il nous sera rabat­tu année après année pour que jamais nous ne man­quions d’éviter avec zèle les ques­tions fon­da­men­tales qui feraient de nous des citoyens moins crédules.

      Enfin, trêve d’ironie. Les évé­ne­ments du onze sep­tembre 2001 sont un sujet fort bien trai­té depuis plu­sieurs années par toute sorte d’experts et même si tout n’a pro­ba­ble­ment pas encore été dit à ce sujet, là ne sera pas mon pro­pos. Il va sans dire que si les évé­ne­ments du 911 ont appor­té maintes souf­frances à la popu­la­tion états-unienne, ils ont aus­si par­ti­ci­pé à mas­quer l’un des plus graves crimes contre la démo­cra­tie qu’a connue le 20 ème siècle et je ne parle même pas des guerres en Irak ou en Afgha­nis­tan. Mais bien du 11 sep­tembre 1973 au Chi­li. Cette date qui contrai­re­ment à d’autres n’est jamais com­mé­mo­rée par nos médias grand public, ce doit d’être insa­tia­ble­ment rap­pe­lé et ne doit jamais être oublié pour que la « démo­cra­ti­sante » pro­pa­gande états-unienne soit mis en réelle perspective.

      Mais que s’est-il pas­sé au juste le 11 sep­tembre 1973 ? Bien, sim­ple­ment un coup d’État san­glant que per­pé­tra Augus­to Pino­chet, avec l’aide de ses sbires sous spon­so­ring de la CIA, et l’assassinat du pré­sident démo­cra­ti­que­ment élu : Sal­va­dor Allende.

      Pour ceux qui ne connaissent pas très bien les cir­cons­tances de la mort de ce pré­sident mar­tyr, il serait peut-être bien de remettre un peu les choses en contexte avant de conti­nuer. Pour ce faire, nous devons remon­ter jusqu’à la fameuse Doc­trine Mon­roe » du 2 décembre 1823 qui sti­pu­lait en gros les prin­cipes suivants :

      1. Le pre­mier affirme que le conti­nent amé­ri­cain doit désor­mais être consi­dé­ré comme fer­mé à toute ten­ta­tive ulté­rieure de colo­ni­sa­tion de la part de puis­sances européennes.
      2. Le second qui en découle est que toute inter­ven­tion d’une puis­sance euro­péenne sur le conti­nent amé­ri­cain serait consi­dé­rée comme une mani­fes­ta­tion inami­cale à l’égard des États-Unis.
      3. Et le troi­sième, en contre­par­tie, toute inter­ven­tion amé­ri­caine dans les affaires euro­péennes serait exclue.

      À pre­mière vue, ces prin­cipes semblent être sim­ple­ment une doc­trine de sou­ve­rai­ne­té face aux États d’Europe, qui étaient aus­si des empires colo­niaux très puis­sants à l’époque. Là où le bât blesse, est que cette doc­trine englobe, non pas uni­que­ment les États-Unis, mais bien l’ensemble du conti­nent amé­ri­cain (excep­tion faite de l’Amérique du Nord bri­tan­nique, le futur Cana­da, inféo­dé aux Anglais) si vous avez bien lu le pre­mier point. Les États-Unis ont été à ce point de vue très actif et ont par­ti­ci­pé assez étroi­te­ment à la créa­tion des nou­veaux États sud-amé­ri­cains issus de la déroute de l’empire colo­nial espa­gnol. Mais détrom­pez-vous, ceci n’avait rien de phi­lan­thro­pique, car ces nou­veaux pays deve­naient de fac­to des pays sous influence états-unienne, autant au niveau des struc­tures poli­tiques (des répu­bliques) qu’économique (éco­no­mie libé­rale). Il ne fal­lut pas attendre bien long­temps pour que les peuples lati­no-amé­ri­cains com­prennent que la liber­té que les États-Unis leur offraient n’était que de façade. Les Cubains l’on apprit de manière fort cruelle, ayant vu leur révo­lu­tion d’indépendance de 1895, se trans­for­mer presque aus­si­tôt en un pro­tec­to­rat états-unien. Et ce fut le cas pour pra­ti­que­ment tous les autres peuples « libé­rés » d’Amérique sub-états-unienne, qui un jour ou l’autre finirent par com­prendre que la doc­trine Mon­roe avait plus à voir avec une doc­trine impé­ria­liste qu’isolationniste.

      La suite ne se fit pas attendre et le réveil de l’Amérique latine débu­ta très tôt au cours du 20e siècle. Et ceci, avec une grande quan­ti­té et varié­té de types de rébel­lion. Ces rébel­lions ont pas­sé de la révo­lu­tion du type clas­sique (révo­lu­tion mexi­caine de 1910 par exemple) à la gué­rilla fores­tière « foquiste » ou « gué­va­riste » (révo­lu­tion cubaine, boli­va­rienne et guerre encore actuelle en Colom­bie), en pas­sant par les révo­lu­tions poli­tiques natio­na­listes-révo­lu­tion­naire (MRN en Boli­vie, le cou­rant india­niste et le péro­nisme en Argen­tine), sans oublier les rébel­lions de type mar­xiste-léni­niste au Nica­ra­gua (FSLN) et au Sal­va­dor (FMLN), etc. Cet élan socia­liste révo­lu­tion­naire fon­da­men­ta­le­ment indé­pen­dan­tiste fut dûment com­bat­tu par la guerre contre-révo­lu­tion­naire dont les États-Unis se van­te­ront bien vite d’être les maîtres, au nom bien sûr de la pré­ser­va­tion des peuples et de leurs ins­ti­tu­tions. Mais quand la révo­lu­tion est issue du suf­frage uni­ver­sel et des ins­ti­tu­tions elles-mêmes ? Dans ce cas, il devient bien dif­fi­cile de main­te­nir une pro­pa­gande pseu­do démo­cra­tique. Et c’est dans ces moments que le vrai visage de l’Oncle Sam appa­rait vrai­ment. Notez que les dic­ta­teurs d’extrême droite pro­ca­pi­ta­listes comme Batis­ta, Duva­lier où Pino­chet ne furent jamais vrai­ment com­bat­tus (contrai­re­ment aux expé­riences socia­listes), mal­gré les géné­reux prin­cipes démo­cra­tiques dont les États-Unis se targuent orgueilleu­se­ment d’être les repré­sen­tants. Mais là, je prends un peu trop d’avance, alors reve­nons un peu en arrière.

      Le Chi­li est une répu­blique indé­pen­dante depuis 1826 (soit trois ans après la doc­trine Mon­roe) qui connut une his­toire assez com­pa­rable à plu­sieurs pays euro­péens. Comme à peu près tous les pays avoi­si­nants, au début du 20e siècle, le Chi­li connais­sait son lot de pro­blème éco­no­mique en plus de devoir sup­por­ter une oli­gar­chie éco­no­mique très coriace issue de l’époque de la répu­blique par­le­men­taire (1891 à 1925). Le Chi­li d’avant Allende, quoique n’étant pas le pays le plus pauvre du conti­nent, res­tait tout de même un pays aux lourdes inéga­li­tés éco­no­miques. Ce qui devait ouvrir la voie à un fort mou­ve­ment socia­liste et communiste.

      Le mou­ve­ment socia­liste au Chi­li exis­tait déjà depuis bien long­temps (milieu du 19e siècle) quand le Par­ti Socia­liste du Chi­li (PSC) fût inau­gu­ré. Fort de la crise éco­no­mique de 1929 et de l’éphémère « Répu­blique Socia­liste du Chi­li » de 1932, celui-ci fut com­po­sé de plu­sieurs mou­ve­ments de gauche et fit leur petit bout de che­min ain­si. Quelques années plus tard (1937), le PSC s’allia au Par­ti Com­mu­niste ain­si qu’à divers par­tis de centre gauche pour for­mer autour du Par­ti Radi­cal un « Front Popu­laire » cal­qué sur ceux que connais­sait l’Europe dans ces années. La tac­tique fonc­tion­na à mer­veille et cette coa­li­tion (rebap­ti­sé « Alliance Démo­cra­tique » en 1942) sut s’imposer sur l’arène poli­tique chi­lienne jusqu’en 1952.

      Méde­cin de for­ma­tion, Sal­va­dor Allende était l’un des membres fon­da­teurs du PSC et eut une ascen­sion très rapide au sein du par­ti. Il fut même nom­mé ministre de la San­té dans le gou­ver­ne­ment Aguirre Cer­da (front popu­laire) en 1939. Il occu­pa aus­si plu­sieurs autres postes de par­le­men­taire pen­dant cette période. Ces postes lui ouvrirent la voie vers de plus hautes fonc­tions dans le PSC et il en devien­dra même le secré­taire géné­ral en 1943. Après la Deuxième Guerre mon­diale, le Par­ti Radi­cal prit un virage plus à droite et la coa­li­tion sociale-démo­crate fût pri­sée, faute de compromis.

      À la suite de cette fin d’alliance, le PSC (allié aux PC, sous le nom de FRENAP) connut un net recul aux élec­tions pré­si­den­tielles de 1952 (5,2 %). Recul essen­tiel­le­ment dû au popu­lisme social du can­di­dat vain­queur Car­los Ibáñez del Cam­po. À la suite de cet échec, le PSC prit l’initiative de créer une nou­velle coa­li­tion élar­gie : le Front d’action Popu­laire (FRAP). Mal­gré la défaite, la tac­tique fut cou­ron­née de suc­cès et fit un score hono­rable de 28,5% à l’élection pré­si­den­tielle de 1958. Paral­lè­le­ment à la mon­té du FRAP, les ten­sions exa­cer­bées entre les blocs de l’Est et de l’Ouest dans cette pre­mière moi­tié des années soixante, ren­dirent plus pres­sant le besoin de stop­per l’ascension du socia­lisme d’Allende en vue des nou­velles élec­tions de 1964. Sur­tout que depuis la révo­lu­tion cubaine, les oli­go­poles liés aux États-Unis com­men­çaient vrai­ment à se sen­tir mena­cés par cette pous­sée géné­rale du socia­lisme en Amé­rique latine. C’est donc dans ce contexte que la droite déci­da de faire alliance avec les démo­crates-chré­tiens (3e place aux der­nières élec­tions) afin de ravir les élé­ments modé­rés de l’électorat du FRAP. Le pari fut tenu, mais à quel prix, car le FRAP ne per­dit que de très peu avec son score de 38,6%. Il n’avait peut-être pas gagné l’élection, mais face à une coa­li­tion mas­si­ve­ment appuyée finan­ciè­re­ment par les États-Unis et qui pesait près des 23 des votants lors des élec­tions de 1958, leur vic­toire n’avait rien de bien écla­tant. Le pays était donc à toute fin pra­tique à la veille d’une vic­toire d’Allende, ce qui ne pou­vait être en aucun cas toléré.

      Les élec­tions de 1964 mirent donc au pou­voir Éduar­do Frei Mon­tal­va, repré­sen­tant de la démo­cra­tie chré­tienne. Avec son slo­gan « La révo­lu­tion dans la liber­té », il se vou­lait le repré­sen­tant du centre gauche réfor­miste. De ce point de vue, il se devait donc d’être à la hau­teur des attentes qui on fait battre le FRAP et comme il arrive à peu près tou­jours qu’une coa­li­tion trop large ne puisse satis­faire que très peu de ses membres, car en même temps trop à gauche et trop à droite, elle ne pou­vait imman­qua­ble­ment qu’échouer. Cette situa­tion déjà très grave pour la droite, les oli­go­poles chi­liens et les inté­rêts états-uniens, et ceci mal­gré tous les com­pro­mis qu’ils purent faire en terme de social-démo­cra­tie, se devait en plus d’affronter la créa­tion d’une nou­velle coa­li­tion, encore plus large. Soit l’« Uni­dad Popu­lar » (UP). Il s’agissait en fait d’une coa­li­tion entre le FRAP, les élé­ments dis­si­dents de la démo­cra­tie chré­tienne (le MAPU – mou­ve­ment d’action popu­laire) ain­si que des groupes plus modé­rés, comme de l’action popu­laire indé­pen­dante (API). Le tout sou­te­nu (sur le ter­rain extra-par­le­men­taire) par l’extrême gauche mar­xiste-léni­niste du MIR (mou­ve­ment de gauche révo­lu­tion­naire). Cet ultime mou­ve­ment de gauche n’était mal­gré tout pas encore cer­tain de gagner, car eux aus­si se devaient de faire face à une très large coa­li­tion de droite, appe­lée « Par­ti Natio­nal ». Et diri­gé par l’ex-président Jorge Ales­san­dri Rodri­guez encore très popu­laire. Le Par­ti Natio­nal, fort de la mon­tée géné­rale de la droite (géné­rée par l’échec des poli­tiques cen­tristes) et de son sou­tien par les États-Unis, se sen­tait fin prêt pour le pou­voir. La sur­prise fut de taille, au jour de ce fameux 4 sep­tembre 1970, quand l’on connut les résul­tats. Un score très déce­vant pour la droite (35,3%) ain­si qu’un score éton­nam­ment éle­vé pour la démo­cra­tie chré­tienne (28,1%). L’UP de son côté connut un score assez stable, mais tout de même plus faible qu’en 1964, avec 36,6%. C’est iro­ni­que­ment cette dif­fé­rence qui emme­na Allende aux affaires de l’État et non pas la mon­tée stricte de la gauche dans l’opinion chi­lienne. Donc, bien que déce­vant, le résul­tat était quand même là pour confir­mer la victoire.

      Ces élé­ments de hasard de la démo­cra­tie, et qui donnent bien sou­vent l’avantage aux forces conser­va­trices étaient cette fois inac­cep­table pour les oli­garques chi­liens et les inté­rêts états-uniens qui en découlent. Alors, comme le peuple avait mal voté, les forces de la droite, avec l’aide de la CIA*, mirent en place deux plans afin de rejouer les cartes. Le pre­mier fut une astuce élec­to­rale qui obli­ge­rait une nou­velle élec­tion pré­si­den­tielle, où la droite se ral­lie­rait à la démo­cra­tie chré­tienne comme en 1964. Celle-ci ne fonc­tion­na pas, car l’UP et les DC avaient un accord secret de sou­tien pour évi­ter l’usage de cette manœuvre mal­hon­nête. La seconde tac­tique, beau­coup plus bru­tale, était l’organisation d’un putsch sous cou­vert d’instabilité poli­tique préa­la­ble­ment mise en place. Le plan, même si offi­ciel­le­ment aban­don­né par la CIA, fut tout de même mal­ha­bi­le­ment ten­té par le géné­ral Rober­to Viaux et, en plus de pro­vo­quer la mort du com­man­dant loya­liste René Schnei­der, ne fonc­tion­na pas le moins du monde.

      Après que l’élection fut plei­ne­ment réa­li­sée, et plus ou moins accep­tée par tous, le pro­jet de socié­té socia­liste de Sal­va­dor Allende pou­vait enfin débu­ter. Celui-ci consis­tait d’abord en la natio­na­li­sa­tion des élé­ments clefs de l’économie du pays (c’est-à-dire le cuivre, l’industrie agroa­li­men­taire, la com­pa­gnie aérienne natio­nale et l’industrie syl­vi­cul­trice). Ensuite, il fal­lait accé­lé­rer les réformes agraires, geler les prix des pro­duits de grande consom­ma­tion, aug­men­ter les salaires de 40 à 60 % de tous les tra­vailleurs, éta­blis­se­ment d’une nou­velle consti­tu­tion et mise en place d’une seule chambre repré­sen­tant le peuple. Ces réformes allaient bon train mal­gré l’affrontement poli­tique entre avec les par­tis de l’opposition (les DC ont fait un virage à droite entre temps) le tout était stric­te­ment en règle avec la consti­tu­tion chilienne.

      Plus les réformes avan­çaient, plus les États-Unis et l’opposition étaient inquiets de l’évolution, ou plu­tôt de la conti­nui­té d’Allende (beau­coup mirent de grands espoirs sur la poten­tielle com­pro­mis­sion d’Allende envers ses élec­teurs), sans comp­ter que celui-ci se rap­pro­chait de plus en plus de Fidel Cas­tro et de Cuba. Paral­lè­le­ment à cela, la situa­tion poli­tique se radi­ca­li­sait de manière ful­gu­rante dans la rue, avec une aug­men­ta­tion d’actes ter­ro­ristes. Ceux-ci étaient sou­vent liés à des groupes comme le MIR, mais aus­si à des groupes d’extrêmes droites, comme « patria y liber­tad ». En plus de cette ten­sion dans la rue, il fal­lait gérer une grande quan­ti­té d’autres pro­blèmes d’ordre éco­no­mi­co-social bien sou­vent orches­tré de l’extérieur par vous savez qui. Au sein même de la coa­li­tion, les ten­sions étaient déjà pal­pables entre les élé­ments cen­tristes et socia­listes, mais l’assassinat d’Edmundo Pérez Zujo­vic (DC), le 8 juin 1971 par des acti­vistes d’extrême gauche, pro­voque un schisme qui ren­for­ce­ra gran­de­ment leur oppo­si­tion. Cet évè­ne­ment ampli­fie­ra gran­de­ment le gouffre entre l’opposition et les allen­distes dans un pays qui a pour­tant gran­de­ment besoin de sta­bi­li­té pour mettre en place ce type de réformes. Autre­ment, les avan­cées sociales seraient anéan­ties par l’inflation (ce qui s’est effec­ti­ve­ment sur­ve­nu par la suite). La situa­tion éco­no­mique et poli­tique dégé­né­ra vrai­ment à par­tir de ce moment et la radi­ca­li­sa­tion des deux côtés empi­re­ra jusqu’à deve­nir irrécupérable.

      Lors des élec­tions légis­la­tives de 1973 (mi-man­dat), la pola­ri­sa­tion est à son zénith et toute la cam­pagne de l’opposition est fixée sur le ren­ver­se­ment d’Allende. Encore une fois, les moyens élec­to­raux pour démettre Allende échouent et peu de temps plus tard, une nou­velle ten­ta­tive de putsch est évi­tée de jus­tesse. Conscient de la crise qui tra­ver­sait le pays, Allende vou­lut ten­ter un plé­bis­cite afin d’apaiser les esprits en assoyant sa légi­ti­mi­té popu­laire. Mais celui-ci ne put arri­ver à ses fins, car, au len­de­main des déli­bé­ra­tions qui devaient appor­ter un sem­blant de consen­sus au sein de son propre par­ti (sur le pro­jet d’apaisement de classe lié au plé­bis­cite), le nou­veau com­man­dant en chef de l’armée prit la tête d’un nou­veau putsch orga­ni­sé par les com­man­dants de la Marine et des Forces aériennes.

      La suite est assez connue : aus­si­tôt mis au fait du coup d’État, Sal­va­dor Allende refu­sa l’exil et prit publi­que­ment la parole et dit entre autres « Enfer­mé en un moment his­to­rique, je paie­rai de ma vie ma loyau­té au peuple. Et je vous dis que j’ai la cer­ti­tude que la semence que nous avons plan­tée dans la digne conscience de mil­liers et mil­liers de Chi­liens ne pour­ra être flé­trie éternellement.

      Tra­vailleurs de ma Patrie ! J’ai confiance en le Chi­li et son des­tin. D’autres hommes vain­cront ce moment gris et amer où la tra­hi­son pré­tend s’imposer. Vous savez tou­jours que, bien plus tôt qu’attendu, s’ouvriront à nou­veau les grandes allées par où passe l’homme libre pour construire un monde meilleur. »

      Peu de temps après ce dis­cours héroï­que­ment sobre pour la situa­tion, Allende fut retrou­vé, l’arme tou­jours à la main, une balle au visage. Celui-ci contrai­re­ment à bien des hommes poli­tiques, n’a jamais fui et a affron­té son des­tin en face jusqu’à la fin. Il incar­na jusqu’au bout ses convic­tions et su gar­der la tête haute face à cet empire si puis­sant. Empire qui ne tolé­rait pas que l’on essaie de le pri­ver de sa main­mise sur l’économie. Même si à cette époque au Chi­li, il était pra­ti­que­ment sur­hu­main de faire vivre une révo­lu­tion sociale par la voie démo­cra­tique (social-démo­cra­tie), Sal­va­dor Allende, par sa croyance sin­cère envers les pro­messes répu­bli­caines, rele­va tout de même le défi et aurait vrai­sem­bla­ble­ment réus­si si la démo­cra­tie n’avait pas été qu’un mot creux de pro­pa­gande pour ceux qui se pré­tendent ses défenseurs.

      Rete­nons les leçons de l’histoire et sachons que lorsqu’on se bat contre la tyran­nie, il est plus sage de ne s’attendre à aucune mora­li­té ou fai­blesse de sa part. Main­te­nant, plus de 41 ans plus tard, il est impor­tant d’honorer, certes, le sou­ve­nir des grands hommes et des grandes causes du monde, mais comme cer­tains l’ont déjà si élo­quem­ment dit « pour toutes les vic­times de l’oppression, pas une minute de silence, mais toute une vie de lutte ! »

      Bene­dikt Arden

      Source : http://​www​.legrand​soir​.info/​i​l​-​e​t​a​i​t​-​u​n​e​-​f​o​i​s​-​l​e​-​1​1​-​s​e​p​t​e​m​b​r​e​-​1​9​7​3​.​h​tml

      *Cette astuce élec­to­rale est appe­lée Track One (aus­si connu sous le nom de « gam­bi­to Frei ») et a pour objec­tif de faire élire Ales­san­dri par le Congrès. Une fois élu, ce der­nier renon­ce­rait à sa charge et de nou­velles élec­tions où la droite sou­tien­drait alors Eduar­do Frei seraient organisées.

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      • J-Stéphane

        Les racines du mal:l’impérialisme américain.

        Aujourd’hui, enfon­çons des portes ouvertes, mais ten­tons jus­te­ment de com­prendre pour­quoi celles-ci, à force d’être ouvertes, ont fini par être oubliées. Alors voi­là, redon­nons un bon coup de pied dedans, cela fait du bien, et cela remet les idées en place. La fausse idée d’un impé­ria­lisme paci­fique parce qu’économique est aujourd’hui répan­due dans les esprits et dis­cours actuels. Ain­si, l’impérialisme des Etats-Unis passe pour être par­mi les plus modernes, et les plus paci­fistes car il se dis­tin­gue­rait d’autres formes d’impérialismes, notam­ment mili­taires. Et c’est là notre point, cet aspect éco­no­mique nous a tel­le­ment été jeté à la figure, on en a tel­le­ment bouf­fé, que pour évi­ter l’indigestion, nous avons pré­fé­ré oublier la réa­li­té même de cet impérialisme.

        Contrai­re­ment à l’attitude de cer­tains Prus­siens, de cer­tains Alle­mands, de cer­tains autres mili­ta­ristes, l’attitude des Etats-Unis ne peut être impé­ria­liste car elle n’est qu’économique, donc paci­fique : c’est ce qu’affirment quelques dévots de l’atlantisme le plus pur. On regrette Molière, un Tar­tuffe moderne eut été appré­ciable. On vou­drait nous faire croire que l’économie n’a rien de poli­tique, et cette lan­ci­nante for­mule du dis­cours de Washing­ton en 1796 nous montre que cela ne date pas d’hier ! « Le plus pos­sible de com­merce, le moins pos­sible de poli­tique ». Com­merce et éco­no­mie sont ipso fac­to dénués de toutes consé­quences poli­tiques, de tout aspect poli­tique. Or toute expan­sion de puis­sance, qu’elle soit tota­le­ment ou par­tiel­le­ment éco­no­mique, est un impé­ria­lisme. L’impérialisme amé­ri­cain est éco­no­mique, il n’en reste pas moins un impérialisme.

        Tou­te­fois, celui-ci pro­gresse tou­jours dis­si­mu­lé, dis­crè­te­ment camou­flé der­rière un prin­cipe de légi­ti­ma­tion. Et ce masque n’est pas ridi­cule, il est au contraire admi­ra­ble­ment com­plexe et orga­ni­sé, à grand ren­fort de concepts juri­diques, de slo­gans, de locu­tions et de for­mules. Il faut admi­rer et saluer cet incroyable arti­fice, peut-être dans une démarche simi­laire à celle de Richard Millet. Après celui de Brei­vik, voi­ci « L’éloge lit­té­raire (plus ou moins) du masque impé­ria­liste ». Les Etats-Unis ont dépas­sé le stade de la colo­ni­sa­tion, celui du rap­port peuples civilisés/non civi­li­sés. Ils sont allés bien plus loin que le tra­di­tion­nel soi-disant devoir d’éduquer au nom de la Civi­li­sa­tion, et, sans sur­prise, ont éta­bli un nou­veau cli­vage qui réside en cela : débiteurs/créanciers. Mais il faut sur­tout bien prendre en compte, et c’est abys­sal, que ce phé­no­mène n’est pas récent, il remonte à la doc­trine de Mon­roe de 1823. Je n’irais jusqu’à inté­grer cette réflexion à la phi­lo­so­phie aris­to­té­li­cienne, (mais si vous savez, le marbre qui est déjà une sta­tue), mais tout de même, il ne paraît pas absurde de dire que la doc­trine de Mon­roe était déjà vir­tuel­le­ment l’impérialisme actua­li­sé que nous connaissons.

        On ne peut se per­mettre de retra­cer ici son évo­lu­tion, tou­te­fois, résu­mons ain­si : d’un prin­cipe défen­sif (l’Amérique aux Amé­ri­cains) reje­tant l’ingérence euro­péenne, cette doc­trine est deve­nue prin­cipe d’hégémonie. D’un prin­cipe de non-inter­ven­tion, on a fini par trou­ver au sein de ce même prin­cipe la jus­ti­fi­ca­tion des inter­ven­tions amé­ri­caines dans les affaires d’autres Etats amé­ri­cains, au nom de la léga­li­té (si cela vous rap­pelle le der­nier article sur le Bien et le Tota­li­ta­risme, c’est nor­mal), puis dans les affaires d’autres Etats du monde. Ce masque extra­or­di­naire n’est rien de moins, et c’est ici que réside son génie, qu’un cadre doc­tri­nal très vague et vaste, capable de jus­ti­fier les poli­tiques les plus dia­mé­tra­le­ment oppo­sées. Et ceci parce qu’il ne fau­drait pas perdre de vue que la doc­trine de Mon­roe est une décla­ra­tion abso­lu­ment uni­la­té­rale des Etats-Unis. Eux seuls décident de son conte­nu, et n’accepteront jamais que qui­conque leur demande quoique ce soit au nom de cette doc­trine. C’est ain­si que l’impérialisme éco­no­mique est essen­tiel­le­ment poli­tique, et seul un fou ose­rait arguer le contraire ! En 1919, le débar­que­ment à Cuba visait à garan­tir… des élec­tions indé­pen­dantes. Et plus récem­ment : la Lybie, et bien­tôt, peut-être, la Syrie.

        Il était semble-t-il néces­saire, en cette période de flou et d’errements intel­lec­tuels, de rap­pe­ler que ce n’est pas parce qu’une chose est évi­dente, qu’il faut l’oublier. Pre­nons plai­sir, ensemble, à ré-enfon­cer les portes ouvertes ! Et celle-ci me tenait à cœur.

        Alexandre Guille­mot

        Source : http://​nou​ve​lar​bitre​.com/​l​e​s​-​r​a​c​i​n​e​s​-​d​u​-​m​a​l​l​i​m​p​e​r​i​a​l​i​s​m​e​-​a​m​e​r​i​c​a​in/

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        • EFFAB

          Il a ceci aus­si pour enfon­cer le clou…

          … mer­ci pour ce petit his­to­rique pré­cé­dant, un conden­sé fac­tuel à charge contre le libé­ra­lisme et la poli­tique politicienne_cette réha­bi­li­ta­tion his­to­rique aussi

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      • J-Stéphane

        Le « corol­laire Roo­se­velt » à la Doc­trine de Monroe

        6 décembre 1904 : Theo­dor Roo­se­velt, le bel­li­ciste amé­ri­cain, ajoute le fameux « corol­laire Roo­se­velt » à la Doc­trine de Mon­roe, pro­cla­mée en 1823. Il s’agit d’une inter­pré­ta­tion expan­sion­niste de cette Doc­trine. Elle com­plète la pré­cé­dente bat­te­rie de prin­cipes agres­sifs et bel­li­cistes qu’avait énon­cé trois ans aupa­ra­vant « Ted­dy » Roo­se­velt, sous le nom de « Doc­trine du Big Stick » ou « Doc­trine du gros bâton ».

        http://​vou​loir​.hau​tet​fort​.com/​a​r​c​h​i​v​e​/​2​0​1​0​/​0​2​/​0​8​/​s​u​d​a​m​.​h​tml

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        • EFFAB

          Oui, ces gros « encu­lés » de l’His­toire à réha­bi­li­ter en tant que tels !

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      • J-Stéphane

        http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​D​o​c​t​r​i​n​e​_​M​o​n​roe

        Le dis­cours de Monroe 

        Le 2 décembre 1823, lors de son sep­tième mes­sage annuel au Congrès, le pré­sident amé­ri­cain répu­bli­cain James Mon­roe pro­nonce quelques phrases plus par­ti­cu­liè­re­ment des­ti­nées aux puis­sances européennes :

        – l’A­mé­rique du Nord et du Sud ne sont plus ouvertes à la colonisation ;
        – toute inter­ven­tion euro­péenne dans les affaires du conti­nent sera per­çue comme une menace pour la sécu­ri­té et la paix ;
        – en contre­par­tie, les États-Unis n’in­ter­vien­dront jamais dans les affaires européennes.

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      • Sandy

        Mer­ci pour les infos.

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    • Sandy

      Jean Bric­mont main­te­nant … Sérieux … C’est un des prin­ci­paux intel­lec­tuels dont s’est entou­ré Soral pour endoc­tri­ner les gens et les faire adhé­rer aux thèses de l’ex­trême droite …

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      • EFFAB

        Jean BRICMONT plu­tôt iso­lé face au consen­sus officiel…

        … et en ima­gi­nant même que les pro­pos de San­dy soit vrais en cela que Jean BRICMONT tra­vaille pour le clan Soral, rien n’au­to­rise ces amal­games tel ETIENNE alors serait lui-même pro-ALADIN !

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        • Sandy

          Je ne fais aucun amal­game, je sou­pire sim­ple­ment du fait qu’E­tienne fait ici de la pub pour Jean Bricmont.
          Je sais qu’E­tienne est pro­fon­dé­ment de gauche. Et ça me saoule fran­che­ment de voir quel­qu’un que je consi­dère comme un ami, même si on ne s’est jamais vu, en qui je recon­nais des vraies qua­li­tés humaines, se faire retour­ner petit à petit par la clique à Soral.
          Regarde les mes­sages au des­sus, ils l’ont déjà retour­né au point qu’il en soit à dire que la gauche sont les fascistes.
          Les intel­lec­tuels comme Jean Bric­mont ou Pierre Hil­lard sont les pires, car ils ont un dis­cours très élo­quent. Tout ce qu’ils disent va dans le sens de nos opi­nions anti sys­tème, et c’est comme cela qu’ils vous accrochent. Et une fois que vous êtes accro­chés et que vous gobez tout ce qu’ils disent, c’est là qu’ils vous balancent leurs théo­ries fumeuses sur le com­plot juif et franc maçon ou autres idées d’ex­trême droite.

          Après c’est l’oeuf ou la poule, je ne sais pas si ce sont les anti­fas qui poussent Etienne à se retour­ner contre la gauche, ou si c’est parce qu’il se retourne petit à petit contre la gauche et qu’il reprend cer­taines idées de l’ex­trême droite qu’il se prend au final les anti­fas sur la gueule, mais tou­jours est-il prend une mau­vaise pente.

          Il connait pour­tant la vraie gauche, à tra­vers Friot, Lor­don ou encore Lepage et sur­ement d’autres encore. Alors com­ment peut-il les amal­ga­mer aux per­sonnes comme Fran­çois Hollande ?
          Je ne com­prends pas.

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        • Sandy

          Avec un tel pla­teau, dif­fi­cile de ne pas pas­ser pour le bon. Même un sosie d’Hit­ler serait appa­ru comme plus sympathique.

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  11. Lisztfr

    Mais enfin, sor­tir de l’UE ne chan­ge­ra rien, voyez tous les pays qui n’en font pas par­tie et qui souffrent quand-même. 

    L’é­co­no­mie non natu­ra­li­sée a pour objet un domaine que nous avons construit, dont les règles ont été défi­nies par la socié­té. Il n’y a pas plus de mys­tère en éco­no­mie que dans un tri­angle rec­tangle, d’au­tant que la comp­ta­bi­li­té ne laisse aucune issue. A par­tir de là, il n’y a qu’un objet qui importe c’est l’en­tre­prise, parce qu’il s’y joue non pas la lutte des classes mais la comp­ta­bi­li­té. Non pas la plus-value mais la répar­ti­tion de la valeur : TOUT le reve­nu doit être dépen­sé pour absor­ber la pro­duc­tion, sinon qui le fera ? Les autres, l’E­tat… ? Non, per­sonne. Or cette condi­tion sine qua non du capi­ta­lisme glo­ba­le­ment est une absur­di­té, d’au­tant plus que la pro­duc­ti­vi­té aug­mente, cette pro­duc­ti­vi­té étant syno­nyme de baisse des coûts et donc baisse de la masse sala­riale. Keynes avait déjà vu que cette condi­tion énon­cée par Say était dif­fi­cile à réa­li­ser, son ambi­guï­té consis­tant à ne pas dire qu’elle est impossible. 

    Je redis que ce sys­tème est immo­ral parce que la valeur de l’argent, la force du capi­tal (Keynes) dépend de la pau­vre­té ambiante. Il est d’au­tant plus immo­ral que l’in­fla­tion est basse et que l’argent est rare, ce qui est syno­nyme de pauvreté.

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    • Ana Sailland

      Sor­tir de l’UE sans reprendre la créa­tion moné­taire et sans ins­tau­rer la démo­cra­tie vraie ni sans abo­lir les mono­poles média­tiques serait en effet peu réparateur.
      Y a du boulot 😉

      Réponse
      • Sandy

        @ ANA
        Tout à fait 😉

        Réponse
  12. etienne

    Nos pré­ten­dus « repré­sen­tants » — les « élus » — nous ont tra­his, et nous tra­hissent encore tous les jours. La pré­ten­due « Union euro­péenne » est un piège poli­tique pour condam­ner les peuples euro­péens aux tra­vaux for­cés à très bas salaires (ça vient).

    IL FAUT SORTIR DE L’UNION EUROPÉENNE,

    ET CE NE SONT PAS LES « ÉLUS » QUI NOUS EN SORTIRONT, PUISQUE CE SONT PRÉCISÉMENT LES « ÉLUS » QUI NOUS Y ENFERMENT.

    Il est urgent de nous entraî­ner (vrai­ment) à écrire nous-mêmes la Consti­tu­tion qui nous manque.

    Réponse
    • J-Stéphane

      Com­ment le Véné­zué­la boli­va­rien fait bais­ser le chômage :

      Au Vene­zue­la 4,5 mil­lions d’emplois ont été créés en 15 ans de révo­lu­tion boli­va­rienne : le taux de chô­mage a bais­sé de 8%, pas­sant de 14,7 % en juillet 1999 à 6,7 % en juillet 2014. C’est ce qu’ont annon­cé conjoin­te­ment le Vice-Pré­sident de Pla­ni­fi­ca­tion Ricar­do Menén­dez et le Pré­sident de l’Institut Natio­nal de la Sta­tis­tique (INE) Elías Eljuri.

      Pour Menén­dez, “mal­gré la guerre éco­no­mique et les ten­ta­tives de désta­bi­li­sa­tion, l’économie véné­zué­lienne s’est mon­trée non seule­ment capable d’absorber la tota­li­té de la popu­la­tion éco­no­mi­que­ment active entrée dans le monde du tra­vail entre juillet de 1999 et juillet 2014 – soit 3 mil­lions 999 mille per­sonnes. Elle a aus­si per­mis à 533 mille per­sonnes qui se trou­vaient au chô­mage de trou­ver un emploi. Ce qui tota­lise une popu­la­tion de 4 mil­lions 532 mille 331 per­sonnes dis­po­sant d’un emploi”.

      Le Pré­sident de l’Institut Natio­nal de la Sta­tis­tique a expli­qué ce résul­tat en rap­pe­lant qu’à la dif­fé­rence des pays d’économie néo-libé­rale qui optent pour des poli­tiques d’austérité, le Véné­zué­la a mul­ti­plié sur ces quinze années les inves­tis­se­ment sociaux et a fait sor­tir de la pau­vre­té des mil­lions de vénézuélien(ne)s. Le bud­get social de l’État qui était de “36 % sous les gou­ver­ne­ments anté­rieurs est pas­sé à 64% des reve­nus de la Répu­blique, soit un bond de 27,9%. Sur 975 mil­liards de boli­vars de reve­nus publics cap­tés entre 1999 et 2013, 623 mil­liards ont été inves­tis dans le sec­teur social, au béné­fice de la population”.

      L’enquête de l’Institut Natio­nal de la Sta­tis­tique, menée en juillet 2014 auprès d’un échan­tillon de 6 mille 605 foyers, confirme éga­le­ment, pour la même période, une aug­men­ta­tion de 10% de l’emploi dans le sec­teur for­mel qui devient le sec­teur domi­nant, l’emploi dans le sec­teur infor­mel ayant connu une baisse conco­mi­tante de 10 %.

      Autre don­née révé­lée par cette étude, l’impulsion don­née depuis quinze ans aux poli­tiques édu­ca­tives a per­mis de faire bais­ser le chô­mage des jeunes de 13,9 %. Un chiffre que le Ministre Menén­dez a com­pa­ré avec ceux de pays euro­péens où le chô­mage des jeunes peut atteindre des niveaux de 20%.
      http://​vene​zue​lain​fos​.files​.word​press​.com/​2​0​1​4​/​0​9​/​g​r​a​f​i​c​o​-​d​e​s​e​m​p​l​e​o​.​j​p​g​?​w​=​5​2​3​&​h​=​366
      Source : http://​vene​zue​lain​fos​.word​press​.com/​2​0​1​4​/​0​9​/​1​1​/​c​o​m​m​e​n​t​-​l​e​-​v​e​n​e​z​u​e​l​a​-​b​o​l​i​v​a​r​i​e​n​-​f​a​i​t​-​b​a​i​s​s​e​r​-​l​e​-​c​h​o​m​a​ge/

      Réponse
      • Sandy

        Le capi­ta­lisme, du fait de sa contra­dic­tion fon­da­men­tale entre la rému­né­ra­tion du capi­tal et la rému­né­ra­tion du tra­vail, conduit sys­té­ma­ti­que­ment à une situa­tion de sur­pro­duc­tion : De plus en plus de gens n’ont plus les moyens de se payer les biens et les ser­vices qui sont pro­duits tan­dis que d’autres s’en­ri­chissent de manière déme­su­rée ( et sou­vent sans travailler ).
        Ca se tra­duit par des inéga­li­tés et du chômage.
        Les boli­va­riens ( nos cou­sins sociaux répu­bli­cains en Amé­rique du sud ) en rédui­sant ces inéga­li­tés réin­jectent de la mon­naie dans la consom­ma­tion et for­cé­ment cela recrée de l’ac­ti­vi­té éco­no­mique, et donc les entre­prises doivent embau­cher pour faire face à cette nou­velle demande.
        On a le même pro­blème, dans une moindre mesure, en France.

        Réponse
    • Sandy

      @ Etienne quel des­sin démagogique.
      Comme si nos pro­blèmes avaient com­men­cé avec l’eu­ro, ou comme si les pays qui n’ont pas l’eu­ro, en Europe ou dans le reste du monde, n’a­vaient pas exac­te­ment les mêmes pro­blèmes que nous …

      Réponse
  13. carlotta

    Consti­tuer des groupes, par­ler, dis­cu­ter.…. le déclic est long à venir pour une majo­ri­té qui écoute TF1 et se plie…
    Seul une poi­gnée participera.…

    Concer­nant les super­mar­chés : il fau­drait tout sim­ple­ment les sup­pri­mer et dejà ne plus y aller. Créer des groupes de consom’ac­teurs qui vont recher­cher des pro­duc­teurs locaux, bio, voire epar­gner pour aider un pro­duc­teur à s’installer… 

    .… bcp s’en fichent de ce qu’ils mettent dans leurs assiettes et pre­ferent pous­ser le cad­die, tel­le­ment plus facile…
    Et là, y a vrai­ment un gros pou­voir dans nos mains, en n’al­lant plus rem­plir ces cad­dies. Ache­ter aux pro­duc­teurs fran­cais locaux, bio, aider un pay­san à s’ins­tal­ler, solidarité, .…
    La pay­san­ne­rie va dis­pa­raitre si prise de conscience pas suffisante …

    Réponse
    • Sandy

      Ce genre de réac­tion est typi­que­ment celle qui ne faut pas avoir. Il ne faut pas tout reje­ter en bloc.
      Les super­mar­chés sont quand même extrê­me­ment pratiques.
      Il doit bien y avoir un moyen d’é­qui­li­brer les rela­tions éco­no­miques entre pro­duc­teurs et dis­tri­bu­teurs, et un moyen de pro­mou­voir une agri­cul­ture saine sans pour autant perdre l’a­van­tage et le côté pra­tique pour les gens de la grande distribution.
      Si on cas­sait les mono­poles et inter­di­sions les grands groupes, cela serait déjà un bon moyen de réduire les déséquilibres.
      Mais bon je ne me suis pas assez inté­res­sé au domaine pour avoir des solu­tions à pro­po­ser malheureusement.

      Réponse
      • carlotta

        Des solu­tions alter­na­tives existent, solu­tions de type épi­ce­rie auto­gé­rée, grou­pe­ment d’a­chat, les GASE, les maga­sins de regrou­pe­ment de pro­duc­teurs, … . Il faut juste s’y inter­es­ser un peu.…

        D’autre part, celui qui ne connait pas le monde pay­san de l’in­té­rieur (sans par­ler des céréa­liers) et les condi­tions de vente aupres des coopé­ra­tives / de la grande dis­tri­bu­tion ne se doute pas de la rapa­ci­té de ces derniers ; 

        Bref le direct, le local est bien plus pro­fi­table à tous. Il suf­fit de le vouloir.

        Réponse
      • Ana Sailland

        Donc si je lis la fin, tu n’y connais rien ; alors pour­quoi au début dézin­guer l’autre ?

        Réponse
        • Sandy

          Un citoyen peux recon­naître quand une solu­tion pro­po­sée n’est pas la bonne sans pour autant être expert dans le domaine.

          Réponse
  14. Gulo gulo

    Petite info. En Suède, à quatre jours des élec­tions légis­la­tives, régio­nales et locales, une célèbre émis­sion de repor­tages d´investigation sur la chaine publique vient de dif­fu­ser un épi­sode bien cri­tique sur le NAIRU, à une heure de grande écoute. Ils montrent com­ment les deux prin­ci­paux par­tis (Les Modé­rés, droite offi­cielle et les Sociaux-démo­crates) ne cessent de pro­mettre le plein emploi mais ne remettent aucu­ne­ment en cause la poli­tique de la banque cen­trale, qui est de com­battre l´inflation en main­te­nant un taux de cho­mage « natu­rel ». Ca fait plai­sir à voir, mais on est pas prets de voir Puja­das nous sor­tir la même chose.

    Réponse
  15. Richard

    Dette : Si la dette aug­mente lorsque les dépenses sont supé­rieures aux reve­nus de l’é­tat, éven­tuel­le­ment, l’in­té­rêt à lui seul fini par deve­nir si lourd qu’il com­mence à deve­nir un fac­teur qui contri­bue à creu­ser les défi­cits (outre le rap­port ser­vice public vs fis­ca­li­té) qui aug­mente la dette. 

    Mon­naie Locale : J’ai trou­vé sur­pre­nant (sus­pect) que cer­taines mon­naies locales soit « légales », et si je com­prends bien, il ne s’a­git pas de l’é­qui­valent de la mon­naie locale de Wor­gl qui fut inter­dite par la Banque Cen­trale d’Au­triche dans les années 1930, car elles ne peuvent être créé comme l’é­tait la mon­naie de Worgl(à moins que je me trompe), ont doit chan­ger des Euros pour en obte­nir. Si l’u­sage d’un mot comme démo­cra­tie pour dési­gner ce qui n’est pas une démo­cra­tie peut rendre dif­fi­cile de savoir ce qu’est une démo­cra­tie au sens anté­rieur, j’es­père que l’u­ti­li­sa­tion de l’ex­pres­sion « mon­naie locale » pour dési­gner ce qui n’est pas comme la mon­naie de Wor­gl n’oc­cul­te­ra pas le concept d’une mon­naie locale réele­ment créée/émise localement.

    Réponse
  16. EFFAB

    http://​bfm​bu​si​ness​.bfmtv​.com/​m​o​n​d​e​/​m​a​r​c​-​r​o​c​h​e​-​g​o​l​d​m​a​n​-​s​a​c​h​s​-​n​-​e​s​t​-​p​a​s​-​u​n​e​-​m​a​f​i​a​-​e​l​l​e​-​a​-​p​o​u​v​o​i​r​-​2​9​5​8​8​2​.​h​tml

    Si Gold­man-Sachs a seule­ment trop de pou­voir, pour­quoi en ce cas le poli­tique laisse faire et n’a­git pas jus­te­ment dans un meilleur contrôle voire une déon­to­lo­gie et des règles plus strictes ?…

    Il est clair que le monde poli­tique et celui de la Finance on tout inté­rêt et bien trop d’in­té­rêts pour aller en ce sens… comme je vois mal un cor­res­pon­dant du Monde à Londres être suf­fi­sam­ment cré­dible quand il ne cri­tique que les Banques et leurs dys­fonc­tion­ne­ments, par­ler de ces choses le plus libre­ment du monde tout en ayant les cou­dés franche des Médias qui appar­tiennent à ces mêmes banques ^^

    Réponse
  17. Oli

    Je ne sais pas si ça suit la réflexion pré­cé­dente, mais par­fois je me demande si ce n’est pas un piège (des oli­garques) de nous faire mon­trer du doigt les mul­ti­na­tio­nales et les ban­quiers, puisque, si tout ce beau monde peut com­mettre des abus, c’est bien parce que nos soit disant sau­veurs-défen­seurs-chefs-gou­ver­neurs les laissent faire… VOIRE pré­parent et entre­tiennent le cadre qui per­met et rend légi­time ces abus. Ce qu’il y a de pra­tique aus­si, de tout mettre sur le dos des finan­ciers, c’est que soit on ne les connait pas, soit ils sont inac­ces­sibles, dif­fi­cile donc dans ces cas là d’al­ler leur deman­der des comptes…

    Réponse
    • Sandy

      On le voit bien avec l’UE. Nos poli­ti­ciens au niveau natio­nal nous expliquent très sou­vent que ce n’est pas leur faute, que cela vient de l’UE, ou encore que pro­mis juré ils vont aller défendre les inté­rêts des fran­çais et chan­ger les trai­tés euro­péens, mais c’est de la communication.
      Dans les faits ils par­tagent très clai­re­ment les mêmes volon­tés que les finan­ciers et patrons de mul­ti­na­tio­nales / banques, et nombre de leurs poli­tiques servent leurs inté­rêts. Cela tient à plu­sieurs rai­sons, on peut effec­ti­ve­ment croire qu’ils ont été ache­tés, ou encore que leurs car­rières sont finan­cées par ces gens, et qu’ils sont sur­tout des défen­seurs de syn­di­cats d’in­té­rêts plus que des repré­sen­tants du peuple.
      Mais il ne faut pas non plus mini­mi­ser l’im­pact des idéo­lo­gies, et sur­tout le mono­pole de ces oli­garques sur les aspects tech­niques, notam­ment à tra­vers les administrations.
      Pour construire le sys­tème moné­taire euro­péen les poli­ti­ciens de tout bord ont obli­ga­toi­re­ment du écou­ter les conseils de ban­quiers et de membres du FMI.

      Donc au niveau poli­tique et éco­no­mique, c’est vrai­ment toute une oli­gar­chie et au niveau social une vraie classe sociale ( la haute bour­geoi­sie ) qui par­tagent la même idéo­lo­gie et défendent consciem­ment ou non les mêmes inté­rêts. Ces gens ont natu­rel­le­ment des par­tis poli­tiques à eux, l’UMP et ils dominent de plus en plus le PS, ils ont ache­té les médias pour contrô­ler les opi­nions, les idées. Ils ont aus­si inves­tit toutes les institutions.

      L’as­cen­seur social étant prin­ci­pa­le­ment la coop­ta­tion en France, cela n’aide pas non plus.
      Tu sais quel est la prin­ci­pale acti­vi­té des riches ? Ren­con­trer des gens pour nouer des rela­tions et gar­nir leurs car­nets d’adresse.
      La prin­ci­pale acti­vi­té des pauvres ? Tra­vailler. Pas le temps de soi­gner leurs car­nets d’adresse.
      Du coup tu com­prends rien qu’a­vec ça pour­quoi on perd.

      Réponse
  18. Oli

    Sam | 13 sep­tembre 2014 at 09:53 |

    Alors il fau­drait peut-être un peu plus creu­sé le sujet avant de venir dénigrer…
    Je n’ai pas détaillé ici ce que j’ob­serve tous les jours, dans la mesure où, pour ne pas pol­luer le débat en mes­sage trop long sur un hors sujet, je ne fai­sais que poser la ques­tion de savoir « pour­quoi on ne pou­vait pas en par­ler »… Un peu de bon sens vous aide­rait sans doute dans votre analyse.
    Alors je parle de soupe gri­sâtre qui cache le soleil car c’est effec­ti­ve­ment ce qui est vu et obser­vé par tous dans le nord est, et c’est effec­ti­ve­ment assez épais pour ne plus voir le soleil… Bien sûr qu’il y a la théo­rie de la conden­sa­tion, mais alors qu’on m’ex­plique quelques petites choses :
    – je n’ha­bite pas près d’un aéro­port, et j’ai depuis cette année beau­coup d’a­vions (non com­mer­ciaux) qui passent, font des allers et retours et se croisent… Je répète pour que ce soit bien clair : ils font des allers et retour et se croisent, par­fois durant toute une mati­née, et ils reprennent l’a­près-midi, puis le soir. Et pour vous don­ner une idée visuelle de ce que ça donne, ça res­semble à la pho­to de cet article : http://​archives​-lepost​.huf​fing​ton​post​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​1​0​/​1​0​/​0​1​/​2​2​4​5​5​4​4​_​g​e​o​i​n​g​e​n​i​e​r​i​e​-​e​p​a​n​d​a​g​e​s​-​a​e​r​i​e​n​s​-​n​a​t​u​r​e​l​s​-​e​t​-​c​h​i​m​i​q​u​e​s​-​r​e​c​h​a​u​f​f​e​m​e​n​t​-​c​l​i​m​a​t​i​q​u​e​-​o​u​-​e​n​-​s​o​m​m​e​s​-​n​o​u​s​-​a​u​j​o​u​r​d​-​h​u​i​.​h​tml. Alors, quels types d’a­vions ont pour mis­sion de faire de tels tra­jets ? Il est évident qu’un avion com­mer­cial ou qui trans­porte des pas­sa­gers ne va pas s’a­mu­ser à faire ce genre de tra­jec­toire. Donc je repose la ques­tion : les­quels ? Et dans quel but ?
    – j’ob­serve par ailleurs des avions à la même alti­tude qui ne répandent aucune trace der­rière eux…
    – le temps est deve­nu très pré­vi­sible, deux jours de ciel bleu clair avec nuages, deux jours gris, 5ème jour pluie, et ceci ne cesse de se répé­ter depuis le mois de mai
    – la géo ingé­nie­rie est un domaine de recherche qui existe depuis une tren­taine d’an­née, des mas­ters ont même été crées, mais j’i­ma­gine qu’il ne se passe stric­te­ment rien dans ce domaine et que tout le monde est payé à regar­der les mouches voler…
    – que font les asso­cia­tions comme la ACSEIPICA ou ciel voi­lé ? ou encore le dépu­té Joël Giraud ? Vous croyez que c’est par plai­sir ou parce qu’ils s’emmerdent qu’ils enquêtent sur ce sujet et exigent des expli­ca­tions de la part des élus ? com­ment se fait-il que même les Bour­gui­gnon, spé­cia­li­sés dans l’a­na­lyse des sols, parlent aus­si de ces épan­dages ? Qu’ar­rivent-ils donc à toutes ces per­sonnes ? Ont-elles toutes déci­dées de griller défi­ni­ti­ve­ment leur répu­ta­tion et leur car­rière – en pre­nant le risque de pas­ser pour des conspi­ra­tion­nistes – ou trouvent-elles que le sujet est si pré­oc­cu­pant qu’il vaut tout de même mieux en parler ?

    A côté de cela, j’ai télé­char­gé un maxi­mum de docu­men­ta­tion scien­ti­fique sur le cli­mat et comp­tais me plon­ger dedans dès que j’en aurai le temps.

    Par ailleurs, et parce qu’il est extrê­me­ment désa­gréable de se faire trai­ter de conspi­ra­tion­niste quand tous les jours on observe ces épan­dages, sachez que je pré­fé­re­rais lar­ge­ment faire encore par­tie de ces per­sonnes qui peuvent balayer ce sujet d’un revers de main, mais voyez-vous, je me sens légè­re­ment res­pon­sable pour les gamins qui gran­dissent là-dedans et j’ai­me­rais avoir des expli­ca­tions claires sur ce qui se passe. Par ailleurs donc, je peux vous envoyer toutes les pho­tos que j’ai prises depuis Mai si vous m’in­di­quez une adresse, et je vous invite aus­si, si vous pas­sez dans la région, à me ren­con­trer pour vous mon­trer en direct ce qui se passe au-des­sus de chez moi. Je ne cherche qu’à com­prendre et je pré­fè­re­rais lar­ge­ment avoir des expli­ca­tions claires à ce sujet, qui collent bien évi­dem­ment à la réa­li­té que j’ob­serve au-des­sus de chez moi et non à ce qu’il est de bon ton de penser. 

    Main­te­nant, que ce sujet ne nous fasse pas avan­cer dans notre cause, et qu’il faille se concen­trer sur la tâche démo­cra­tique… C’est ce que je fais en dehors d’in­ter­net. J’es­saie de ne pas faire de hors sujet en géné­ral sur ce blog, mais comme je trou­vais étrange la réac­tion d’E­tienne, juste à pro­pos d’une phrase d’Ef­fab, je vou­lais connaître ses moti­va­tions quant à son exi­gence d’un silence sur cette affaire, rien de plus.

    Réponse
    • EFFAB

      J’a­jou­te­rais à tes pro­pos, OLI, que cer­tains inter­nautes vont jus­qu’à dire que la dis­si­dence qui ne parle pas des Chem­trails n’est pas cré­dible et pour­rait bien ne pas tra­vailler pour le bien com­mun… je n’in­vente rien mais lui (ETIENNE) qui n’y croyait pas quand j’ai décou­vert ce blog, et qui n’y croit peut-être tou­jours pas, a peut-être une bonne rai­son aus­si de ne pas amal­ga­mer toutes les Causes sous peine d’être atta­qué sous tous les fronts ou que le public n’as­so­cie, tout sim­ple­ment, son nom à cette artille­rie lourde du Conspi­ra­tion­nisme qui peut faire sou­rire encore tant de monde au contraire du déni Consti­tu­tion­nel qui com­mence à se répandre peu à peu dans l’o­pi­nion… c’est là un point dis­cu­table mais les choses sont déjà suf­fi­sam­ment com­plexes pour bien y réflé­chir ou en avoir seule­ment conscience, après, cha­cun est libre d’a­gir à sa guise, en volon­té ou dérapage.

      Réponse
      • Oli

        Oui, je me suis posé aus­si la ques­tion à pro­pos de la fia­bi­li­té de ce blog, étant don­né que le sujet n’y était pas évo­qué. Aux EU ils se débattent avec ça depuis plu­sieurs années déjà.
        Sinon, je com­prends cette volon­té de res­treindre les sujets afin de ne pas avoir à faire face à toutes les accu­sa­tions, sur tous les ter­rains, c’est un choix, que je n’ai pas fait et que je ne sou­haite pas faire, n’ayant pas envie de me plier à la volon­té et aux dési­rs des accu­sa­teurs, qui soit ont des inté­rêts cachés à défendre à tra­vers leur accu­sa­tion, soit accusent par igno­rance. Ces deux pos­tures ne me semblent pas valoir que je me taise ou que je me mette comme nombre de nos élus à cacher la véri­té. Mais comme je le répète, c’est un choix per­son­nel, qui n’en­gage que moi.

        Sinon, je pense que d’une manière géné­rale, dans cette socié­té, il serait bon de réha­bi­li­ter le droit de poser des ques­tions, le droit de se trom­per, le droit de se ques­tion­ner, le droit d’a­voir l’air bête ou con, le droit d’ap­prendre, car au jeu de celui qui a une répu­ta­tion sans tâche et qui dit tou­jours ce qu’il faut ou qui a tou­jours fré­quen­té qui il faut, cer­tains ont les moyens finan­ciers de se vêtir de beaux cos­tumes blancs, de cacher leur pas­sé et de payer d’autres per­sonnes pour leur écrire de belles paroles. Et nous autres, nous nous devons de tou­jours avan­cer sans jamais com­mettre le moindre faux pas, et en fai­sant tou­jours les bons choix, ce qui est bien évi­dem­ment impos­sible… C’est cela à mon sens que les accu­sa­teurs doivent comprendre.

        Réponse
        • EFFAB

          @ Oli | 13 sep­tembre 2014 at 15:35

          Ce plai­sir de te lire, l’a­mi… sans cirage aucun, n’en déplaise aux mau­vaises langues, oui, ce droit de dire ce qu’on pense, en toute cha­leur, en toute ami­tié, aus­si vir­tuelle soit-elle, quitte à pas­ser pour ce qu’on n’est pas, moi qui ne suis même pas sûr de bien savoir que je suis par-delà le temps et l’es­pace, ce temps rela­tif et cet espace infi­ni et néan­moins conte­nu dans le plus petit déno­mi­na­teur quan­tique : la Conscience
          Au plaisir…

          Un mer­veilleux petit film que je viens de regar­der tout à l’heure en man­geant une salade com­po­sée des fruits de notre jar­din : tomates (Coeurs de Boeuf, Noires de Cri­mé qui en fait est verte et jaune, savou­reuses…), concombre, hari­cots verts… avec en intrus de la feta du maga­sin mais nous pré­voyons sérieu­se­ment deux trois chèvres, pour le lait, le fro­mage, les ronces et les le net­toyage des sous-bois… je disais donc un mer­veilleux petit film et des répar­ties de GABIN tru­cu­lentes, liber­taires, anarchistes…

          https://youtu.be/ivY_g3Ez0‑I

          Bien du plaisir

          Réponse
        • EFFAB
      • Sandy

        Ecou­tez, tout le monde veut voir midi à sa porte, du coup si les gens ne par­tagent pas leurs opi­nions c’est qu’ils ne sont pas cré­dibles, mani­pu­lés ou encore qu’ils oeuvrent pour les vilains, peu importe com­ment ils les nomment.

        Mais plus par­ti­cu­liè­re­ment ici c’est aus­si tout sim­ple­ment la mani­fes­ta­tion de l’ex­trême para­noïa qui accom­pagne l’ex­trême cré­du­li­té qui pousse les gens à croire à des théo­ries conspirationnistes.

        Réponse
    • Sam

      Oli,

      il aurait fal­lu répondre dans le même fil, parce que là, à part les trois péleaux qui cau­saient, le lec­teurs perdent l’his­to­rique, sauf à vite se déme­ner. Je ne t’en veux pas mais songe que ce détail tech­nique a son importance.

      Je ne pré­tends évi­dem­ment pas tout savoir sur tout, au contraire, j’ai assez dit par ailleurs que je ne pré­tends maî­tri­ser un peu que des choses qui prennent un temps fou à étu­dier, en par­tie sans grande aide. Sinon j’ai sur­tout dit deux choses : que j’attend(ais) encore des expli­ca­tions un peu détaillées et cen­sées (je vais regar­der celles-là) ; que j’ai le curieux sen­ti­ment que l’im­mense majo­ri­té de ceux qui parlent de ce sujet là n’ont à peu près rien sui­vi du volet cri­tique du dos­sier cli­ma­tique, ce qui me paraît être un mal­heu­reux hasard, voire aus­si qu’i­ci on a un dos­sier qui semble bel et bien ser­vir éga­le­ment, de fait, de dis­trac­tion par rap­port à un autre. J’es­père au moins que tu com­pren­dras que j’ac­corde de l’im­por­tance à cet aspect-là de la question.

      Inutile de dire qu’au pre­mier abord la géoin­gé­nie­rie en ques­tion vise à com­pen­ser un sup­po­sé dés­équi­libre radia­tif sur la base de la simple « théo­rie de la conden­sa­tion », ce qui laisse à craindre évi­dem­ment que tout une recherche et sur­tout un tas de tra­vaux pra­tiques dont nous serions tous les cobayes se soient déve­lop­pés depuis des lustres. Mais vu sous cet angle, il n’y a aucune légi­ti­mi­té par­ti­cu­lière à gref­fer là-des­sus la pro­blé­ma­tique spé­ci­fique des « chem­trails » sinon l’hy­po­thèse (à étu­dier sans rien écar­ter d’un revers de main) que l’on ait sai­si l’oc­ca­sion de cette rela­ti­ve­ment vaste dépense déjà assu­mé par nous les bœufs qui cotisent, pour col­ler dans ces contrails rele­vant de la géoin­gé­nie­rie des sale­tés non décla­rées ayant d’autres fina­li­tés en vue. 

      Bref, je n’ai évi­dem­ment pas a pré­ten­tion de croire que je peux devi­ner les choses, mai l’un dans l’autre je disais sur­tout que cette approche là de votre com­bat a aus­si cer­taine fâcheuse ten­dance à faire de l’ombre au « mien »… 

      Faut-il le dire ? Le mot impor­tant dans la for­mule « conspi­ra­tion­nisme débile » était le second… Car quoi de plus bénin et de plus nor­mal que le pre­mier aux yeux d’un être libre qui s’au­to­rise toute pen­sée radi­cale ? Bref, tachons déjà d’é­vi­ter les prin­ci­paux mal­en­ten­dus, et on ver­ra pour la suite (en ce qui me concerne je pars pour quelques semaines d’ac­ti­vi­tés qui devraient me tenir loin d’i­ci et sans doute encore plus loin de ce sujet). A+ donc.

      Réponse
      • Oli

        Sam,

        Je pense aus­si qu’il y a beau­coup de dés­in­for­ma­tion à ce sujet et que celui-ci est ins­tru­men­ta­li­sé, comme tous les autres, et l’ef­fet qui s’en suit et qu’il est dif­fi­cile de connaître le fin mot de l’his­toire. De mon côté, je ne fais que par­tir de ce que j’ob­serve, j’ai sui­vi l’his­toire de la théo­rie du réchauf­fe­ment que vous évo­quez, la pro­chaine étape est de creu­ser dans la docu scien­ti­fique pour com­prendre le fonc­tion­ne­ment du climat.
        Je com­prends aus­si que cette cause (l’en­vi­ron­ne­ment au sens large, terme que je n’af­fec­tionne d’ailleurs pas le moins du monde, car avec celui-ci on parle moins de nature) soit ins­tru­men­ta­li­sée et fasse perdre du temps si on s’y enfonce SANS la réflexion démo­cra­tique à côté. En fait, j’ai ten­dance à prendre ce sujet (avec ceux qui en parlent bien sûr) comme une belle occa­sion de faire le constat de notre impuis­sance poli­tique, et d’embrayer ensuite sur le manque de démo­cra­tie réelle…

        Réponse
      • EFFAB

        @ Oli | 13 sep­tembre 2014 at 15:35

        « En fait, j’ai ten­dance à prendre ce sujet (avec ceux qui en parlent bien sûr) comme une belle occa­sion de faire le constat de notre impuis­sance poli­tique, et d’embrayer ensuite sur le manque de démo­cra­tie réelle… »

        Car il est un fait : il se passe bien des choses au-des­sus de nos têtes et si les médias com­mencent à par­ler de géoin­gé­nie­rie, c’est bien parce que d’autres, eux, parlent déjà depuis quelques temps de Chem­trails et de taux excé­den­taire d’a­lu­mi­nium dans la terre… Déso­lé, ETIENNE, les voies (x) de l’i­sé­go­ria sont impénétrables ^^

        Ser­vi­teur ! (et non ce lèche-botte : j’ai la ver­gogne tenace)

        Réponse
  19. Sandy

    « IL NE FAUT PAS REMBOURSER LA DETTE PUBLIQUE.
    Si on fait ça (si des traîtres font ça !), on va som­brer dans un chô­mage généralisé. »

    A ce titre, j’ai­me­rais poin­ter du doigt le pro­gramme du front natio­nal qui a repris les idées d’A­JH, dont on avait débat­tu sur l’an­cien forum, au moment où il avait pro­duit des gra­phiques qui illus­traient par pro­jec­tion la dette de la France si nous n’a­vions payé aucun inté­rêt, bref si nous en étions res­tés à un sys­tème où l’é­tat pou­vait emprun­ter direc­te­ment à la banque de France, plu­tôt que d’o­bli­ger l’é­tat à emprun­ter sur des mar­chés inter­na­tio­naux de la dette publique nou­vel­le­ment créés.

    AJH avait ima­gi­né un sys­tème où en rem­bour­sant une par­tie de la dette chaque année par un emprunt gra­tuit auprès de la banque de france, cela per­met­trait de rem­bour­ser la dette publique en 25 ou 30 ans. ( Ou plu­tôt de moné­ti­ser la dette avec de la mon­naie centrale ).

    Le FN a repris inté­gra­le­ment l’i­dée, cette idée fai­sant par­tie de leurs argu­ments pour la sor­tie de l’Euro.

    Ils reprennent exac­te­ment le même dis­cours sur les banks­ters, l’UE, et la néces­si­té pour les citoyens de reprendre le contrôle sur la mon­naie, et en l’oc­cur­rence ici sur la créa­tion monétaire.

    Mais uti­li­ser la créa­tion moné­taire pour rem­bour­ser la dette publique, cela n’empêche en rien qu’au final, ce sont les citoyens qui vont payer cette dette publique, car même si elle n’est pas rem­bour­sée, elle aurait pu ser­vir à finan­cer autre chose.

    On voit donc bien ici com­ment une idée peut vite être détour­née de son but.

    Si dans l’es­prit de ceux qui dénoncent cette pri­va­ti­sa­tion de la créa­tion moné­taire au départ, l’i­dée qui allait de soit avec la dénon­cia­tion de l’ar­naque de la dette publique c’est qu’il fal­lait refu­ser de la rembourser.

    Le FN ici détourne l’i­dée pour affi­cher une posi­tion anti sys­tème, anti banks­ters, voir anti capi­ta­liste, alors qu’en réa­li­té en réflé­chis­sant bien, le FN ne compte pas deman­der le moindre cen­time aux banques et aux finan­ciers, il compte au contraire avec l’argent des citoyens les rem­bour­ser totalement.
    Si vous dénon­cez une arnaque, est-ce que votre solu­tion consiste à dire aux gens de conti­nuer à payer les arna­queurs ? N’est ce pas plu­tôt de reprendre ce que les arna­queurs ont volé et de le res­ti­tuer à ceux qui se sont fait arnaqués ?

    Mais au delà de ça, cette par­tie du pro­gramme du FN illustre bien la grosse arnaque de la plu­part des par­ti­sans de la sor­tie de l’Eu­ro ou de l’UE, le FN a aucun endroit ne pro­pose quoi que ce soit pour faire payer les capi­ta­listes en géné­ral et les finan­ciers en par­ti­cu­lier, ils n’en­gagent d’au­cune manière le rap­port de force, rien.

    Réponse
  20. Jacques Roman

    « CRÉATION MONÉTAIRE »
    L’a­na­lyse de San­dy implique une défi­ni­tion préa­lable de la « créa­tion monétaire ».

    Pour moi, jus­qu’à preuve du contraire , les banques ne créent pas la mon­naie, seule­ment des créances, et la mon­naie émane des seuls pou­voirs publics ; c’est-à-dire de l’É­tat, même quand celui-ci fait sem­blant de croire que les banques « créent de la mon­naie » (alors que les titres de créance émis par les banques ne sont accep­tés que parce qu’ils béné­fi­cient de la garan­tie de l’État). 

    La mon­naie serait alors sur­tout un moyen public de redis­tri­bu­tion des richesses et acces­soi­re­ment, à l’é­gard des par­ti­cu­liers seule­ment, un moyen de conser­va­tion et d’é­change de la valeur. La « mon­naie créée par les banques » n’est rien d’autre que les titres de créance émis par celles-ci et garan­tis par l’État.

    Des ques­tions comme l’in­fla­tion et le rem­bour­se­ment de la dette prennent alors un sens très différent.

    Je recon­nais que ce qui pré­cède tra­duit une croyance per­son­nelle que je ne suis pas en mesure de jus­ti­fier par de vrais argu­ments techniques.

    Mais comme on le sait au moins depuis Tho­mas Piket­ty (« Le Capi­tal au XXIème siècle », l’é­co­no­mie n’est pas une science : tout au plus une science sociale méri­tant d’être ensei­gnée comme autre­fois dans les facul­tés de droit (sous l’ap­pel­la­tion « éco­no­mie poli­tique », qui décri­vait bien son vrai rôle dans l’É­tat) et non dans de pom­peuses écoles à pré­ten­tions mathé­ma­tiques. JR

    Réponse
  21. Jacques Roman

    « CRÉATION MONÉTAQIRE » (suite)

    Je recon­nais aus­si qu »au stade où nous en sommes de la mon­dia­li­sa­tion peu d’É­tats natio­naux sont en mesure d’exer­cer un vrai pou­voir de redis­tri­bu­tion, ce qui signi­fie qu’ils ont per­du leur sou­ve­rai­ne­té moné­taire. Seuls la Corée du Nord (qua­si-autar­cie) et les ÉUA (hyper­puis­sance mili­taire et finan­cière) sont en situa­tion de redis­tri­buer leurs richesses natio­nales un peu comme ils le veulent.

    La récu­pé­ra­tion de la sou­ve­rai­ne­té moné­taire des autres États passent par la régu­la­tion mon­diale des banques, pre­miè­re­ment par la régu­la­tion euro­péenne. Sous cet angle, la sor­tie de la zone euro et à plus forte rai­son de l’UE serait une folie. Au contraire, i faut ren­for­cer et démo­cra­ti­ser l’UE si l »on veut que nos pays pèsent au niveau mon­dial. JR

    Réponse
    • Ana Sailland

      « La récu­pé­ra­tion de la sou­ve­rai­ne­té moné­taire des autres États passe par la régu­la­tion mon­diale des banques etc »

      Pour entendre, j’au­rais besoin d’ar­gu­ments solides.

      Réponse
    • Sam

      « Sous cet angle…

      « Je recon­nais aus­si qu’au stade où nous en sommes de la mon­dia­li­sa­tion peu d’États natio­naux sont en mesure d’exercer un vrai pou­voir de redis­tri­bu­tion, ce qui signi­fie qu’ils ont per­du leur sou­ve­rai­ne­té moné­taire. Seuls la Corée du Nord (qua­si-autar­cie) et les ÉUA (hyper­puis­sance mili­taire et finan­cière) sont en situa­tion de redis­tri­buer leurs richesses natio­nales un peu comme ils le veulent. »

      « La récu­pé­ra­tion de la sou­ve­rai­ne­té moné­taire des autres États passent par la régu­la­tion mon­diale des banques, pre­miè­re­ment par la régu­la­tion euro­péenne. Sous cet angle, la sor­tie de la zone euro et à plus forte rai­son de l’UE serait une folie. Au contraire, i[l] faut ren­for­cer et démo­cra­ti­ser l’UE si l »on veut que nos pays pèsent au niveau mondial. »

      Jacques, vous qui venez de recon­naître (dans votre mes­sage pré­cé­dent) quelques limites à votre capa­ci­té d’a­na­lyse tech­nique, vous savez qu’il est pro­ba­ble­ment fort dérai­son­nable de vous lais­ser aller à lan­cer des syn­thèses et des conclu­sions d’une telle portée.

      On peut son­ger à appré­cier la capa­ci­té des USA à faire de la redis­tri­bu­tion interne dans le fait que 46 mil­lions des citoyens et autres habi­tants (leurs enfants) de ce pays ont per­du leurs mai­sons et sont à la soupe popu­laire depuis 2008. 

      Il y a en par­ti­cu­lier une erreur tech­nique cou­rante qui consiste à igno­rer que la légis­la­tion éta­su­nienne inter­dit depuis 1978 (prise d’ef­fet en jan­vier 1979) à la Fed d’a­che­ter des bons du Tré­sor sur le « mar­ché pri­maire ». Autre­ment dit le fait que, comme chez nous, l’É­tat ne peut emprun­ter qu’aux banques, les­quelles empruntent à moindre taux à la Fed et peuvent éga­le­ment et sur­tout, selon les cir­cons­tances, faire du chan­tage à l’emprunteur.

      Cette erreur est de celles qui per­met de ne jamais entrer vrai­ment dans l’a­na­lyse du gouffre qui existe entre un État sou­ve­rain et un État réduit à l’é­tat de proie d’un sys­tème impérial.

      Concer­nant votre sen­tence sur l’eu­ro, je vois deux énormes idio­ties dans l’a­na­lyse sous-jacente :

      - la pre­mière consiste à ne pas com­prendre qu’une mon­naie unique ne peut pas tenir hors du cadre d’un État, tout sim­ple­ment parce qu’elle rend néces­saire une énorme redis­tri­bu­tion, per­ma­nente, entre régions (ou États fédé­rés), laquelle énorme redis­tri­bu­tion ne sera jamais éta­blie, a for­ti­ri jamais péren­ni­sée, dans un cadre confé­dé­ral. Or vous savez bien que l’UE est à des années lumières d’un État fédé­ral et que la muta­tion vers le fédé­ra­lisme véri­table, que l’on rend indis­pen­sable en créant et en main­te­nant à tout prix l’eu­ro, a toutes les chance de n’ad­ve­nir que lorsque, pour reprendre le mot de Keynes, « nous serons tous morts » ;

      - à défaut d’une régu­la­tion mon­diale des banques qui n’ad­vien­dra que plus tard encore (le jour où on aura un par­le­men­ta­risme mon­dial), il existe des moyens tech­niques extrê­me­ment simples, pour un pays, de se pro­té­ger inté­gra­le­ment des « mar­ché finan­ciers », « para­dis fis­caux » et tut­ti. A com­men­cer par le contrôle des changes. Or sans être bien calé en tech­nique moné­taire, on devrait pou­voir avoir désor­mais assez lu de textes de vul­ga­ri­sa­tion pour com­prendre que tous ces méca­nismes ont été ren­dus illé­gaux dans le cadre de l’UE. Inutile de vous par­ler de l’u­na­ni­mi­té requise pour modi­fier les trai­tés. Etc. 

      Bref, dans les deux cas vous inver­sez tota­le­ment la réponse comme la question.

      Réponse
  22. J-Stéphane

    Vers une socié­té de « jobs à la con » ?

    Source : http://www.liberation.fr/societe/2013/08/28/y‑a-t-il-un-phenomene-des-jobs-a-la-con_927711

    Le pam­phlet d’un anthro­po­logue amé­ri­cain dénon­çant la bureau­cra­ti­sa­tion de l’é­co­no­mie et la mul­ti­pli­ca­tion des emplois inutiles, bap­ti­sés « bull­shit jobs », a lan­cé une polémique.

    Avez vous un « job à la con » ? Si vous avez le temps de lire cet article devant votre ordi­na­teur au bou­lot, la réponse est pro­ba­ble­ment oui. Et à en croire la vira­li­té (1) du pam­phlet consa­cré aux « bull­shit jobs » (en VO) signé David Grae­ber, anthro­po­logue à la Lon­don School of Eco­no­mics et une des figures du mou­ve­ment Occu­py Wall Street, vous n’êtes pas pas le seul.

    Dans un court essai (2) publié dans le maga­zine de la gauche radi­cale bri­tan­nique Strike ! le 17 août, l’universitaire, qui n’aime pas qu’on le défi­nisse comme anar­chiste, décrit ce qu’il a bap­ti­sé le « phé­no­mène des jobs à la con ». Soit, selon lui, l’aliénation de la vaste majo­ri­té des tra­vailleurs de bureau, ame­nés à dédier leur vie à des tâches inutiles et vides de sens, tout en ayant plei­ne­ment conscience de la super­fi­cia­li­té de leur contri­bu­tion à la société.
    « Tout un tas d’emplois inutiles »

    En intro­duc­tion, David Grae­ber cite Keynes, qui, en 1930, pré­di­sait que les avan­cées tech­no­lo­giques per­met­traient d’ici la fin du XXe siècle de réduire le temps de tra­vail heb­do­ma­daire à 15 heures par semaine. Pour­tant, si la robo­ti­sa­tion du tra­vail a bien eu lieu dans de nom­breux sec­teurs, « la tech­no­lo­gie a été mani­pu­lée pour trou­ver des moyens de nous faire tra­vailler plus », énonce Grae­ber. « Pour y arri­ver, des emplois ont dû être créés et qui sont par défi­ni­tion, inutiles », explique-t-il, don­nant en exemple « le gon­fle­ment, non seule­ment des indus­tries de ser­vice, mais aus­si du sec­teur admi­nis­tra­tif, jusqu’à la créa­tion de nou­velles indus­tries comme les ser­vices finan­ciers, le télé­mar­ke­ting, ou la crois­sance sans pré­cé­dent de sec­teurs comme le droit des affaires, les admi­nis­tra­tions, res­sources humaines ou encore rela­tions publiques ». Et Grae­ber de conclure : « C’est comme si quelqu’un inven­tait tout un tas d’emplois inutiles pour conti­nuer à nous faire travailler. »

    Com­ment défi­nir un emploi inutile ? Pro­vo­ca­teur, Grae­ber pro­pose la méthode empi­rique sui­vante : ima­gi­ner ce que serait le monde sans « les jobs à la con ». « Dites ce que vous vou­lez à pro­pos des infir­mières, éboueurs ou méca­ni­ciens, mais si ils venaient à dis­pa­raître dans un nuage de fumée, les consé­quences seraient immé­diates et catas­tro­phiques, écrit-il. Un monde sans profs ou dockers serait bien vite en dif­fi­cul­té, et même un monde sans auteur de science-fic­tion ou musi­cien de ska serait clai­re­ment un monde moins inté­res­sant. En revanche, il n’est pas sûr que le monde souf­fri­rait de la dis­pa­ri­tion des direc­teurs géné­raux d’entreprises, lob­byistes, assis­tants en rela­tion presse, télé­mar­ke­teurs, huis­siers de jus­tice ou consul­tants légaux. Beau­coup soup­çonnent même que la vie s’améliorerait grandement. »
    Tâches absconses

    Dans le monde occi­den­tal, « les métiers pro­duc­tifs ont été auto­ma­ti­sés » pour­suit-il, alors qu’aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, en un siècle, « les emplois en tant que pro­fes­sion­nels, clercs, mana­gers, ven­deurs et employés de l’industrie de ser­vice ont tri­plé, pas­sant de un quart à trois quarts des employés totaux ». L’anthropologue remarque par ailleurs l’existence d’un corol­laire para­doxal : plus un tra­vail est utile à la socié­té et moins il est payé. Et bien sou­vent décon­si­dé­ré, même si Grae­ber recon­naît quelques excep­tions, comme les méde­cins. Pen­dant ce temps-là, un nombre tou­jours plus impor­tant de « gratte-papiers » tra­vaillent entre 40 et 50 heures par semaine à des tâches abs­conses, qu’ils accom­plissent sou­vent dans les 15 heures pré­dites par Keynes, pas­sant « le reste de leur temps à orga­ni­ser ou aller à des sémi­naires de moti­va­tion, mettre à jour leur pro­fil Face­book ou télé­char­ger des séries télé­vi­sées ». L’auteur conclut que le néo­li­bé­ra­lisme en est para­doxa­le­ment arri­vé au même point que les sys­tèmes sovié­tiques de la deuxième moi­tié du XXe siècle, c’est à dire à employer un très grand nombre de per­sonnes à ne rien faire. Une aber­ra­tion à l’encontre des prin­cipes du capi­ta­lisme, et d’autant plus incom­pré­hen­sible compte tenu de l’important nombre de chô­meurs dans les pays industrialisés.

    The Eco­no­mist, jour­nal libé­ral par défi­ni­tion, n’a pas atten­du pour répondre à Grae­ber à tra­vers une note de blog. Le maga­zine y défend les emplois admi­nis­tra­tifs et mana­gé­riaux en met­tant en avant la nature « pro­gres­si­ve­ment com­plexi­fiée » de l’économie mon­diale moderne. « Les biens qui sont pro­duits sont plus com­plexes, la chaîne de fabri­ca­tion uti­li­sée pour les pro­duire est plus com­plexe, le sys­tème qui consiste à les mar­ke­ter, les vendre et les dis­tri­buer est plus com­plexe, les moyens de finan­ce­ment de tout ce sys­tème sont plus com­plexes, et ain­si de suite. Cette com­plexi­té est ce qui fait notre richesse. Mais c’est extrê­me­ment dou­lou­reux à manager. »
    Modes de vie anxio­gènes, ultra­con­trô­lés et aseptisés

    Sur Slate​.fr, le jour­na­liste Jean-Laurent Cas­se­ly pousse l’analyse de Grae­ber un peu plus loin, énu­mé­rant les symp­tômes des « bull­shit jobs » dans la socié­té, du « syn­drome de la chambre d’hôte » à ses infi­nies repré­sen­ta­tions dans la pop culture, du film Fight Club à la série télé The Office, en pas­sant par l’œuvre de Michel Houel­le­becq. Il cite aus­si la poli­to­logue Béa­trice Hibou, direc­trice de recherche au CNRS et auteur de La bureau­cra­ti­sa­tion du monde à l’ère néo­li­bé­rale (Edi­tions La Décou­verte). Selon elle, l’é­mer­gence des « jobs à la con » va de pair avec les modes de vie anxio­gènes, ultra­con­trô­lés et asep­ti­sés, adop­tés par le monde occi­den­tal. « Contrai­re­ment à une vision un peu cri­tique de gauche qui dit que c’est de la faute du grand capi­tal, en fait, nous sommes tous bureau­crates. Parce qu’au nom de la sécu­ri­té, du prin­cipe de pré­cau­tion, de la faci­li­té de la vie, on pro­meut cette exten­sion de l’usage de la norme. »

    Une chose est sûre : le suc­cès de l’article de David Grae­ber, par­ta­gé fré­né­ti­que­ment sur les réseaux sociaux bien au-delà du cercle des uni­ver­si­taires ou des anar­chistes et spon­ta­né­ment tra­duit dans de mul­tiples langues par des blo­gueurs enthou­siastes, témoigne ain­si de la vali­di­té d’une par­tie de sa théo­rie. Les ronds-de-cuir ont déci­dé­ment beau­coup de temps libre devant leur ordi­na­teur de bureau…

    Source : http://www.liberation.fr/societe/2013/08/28/y‑a-t-il-un-phenomene-des-jobs-a-la-con_927711

    Réponse
    • Ana Sailland

      Je vais pous­ser le bou­chon au delà de ce qui peut paraître raisonnable.
      Mais suis convain­cue, ou cinglée 😉

      Pour faire bref :

      La vie, c’est
      recevoir/rendre (type respiration)
      prendre (type cueillette)
      engran­ger (type culture, industrie)
      dis­tri­buer (type don, partage)

      Ache­ter et vendre, c’est hors du champ de la bio­lo­gie, c’est un choix orga­ni­sa­tion­nel jus­ti­fié par la défiance, la peur de bos­ser ou don­ner plus que l’autre, entre autres, et ce choix (mil­lé­naire donc per­çu iné­luc­table) n’est pas nécessaire.
      D’autres civi­li­sa­tions démar­raient, que nous avons assas­si­nées, qui n’a­vaient pas opé­ré ce choix.

      L’hu­main se plante dans les grandes largeurs.
      (Et s’ex­traire de ce piège psy­cha­na­ly­tique sera coton)

      Par­tant de là, il entre dans toutes sortes de méca­nismes pervers.

      En par­ti­cu­lier, et c’est ici que je réponds, tous ces jobs aux­quels l’in­di­vi­du est assi­gné mais qui sont inutiles.

      Ça pour­ra paraître exces­sif, mais ban­quier ou assu­reur sont des métiers inutiles, car il ne par­ti­cipent pas au bien com­mun, mais ne servent qu’à gérer notre inco­hé­rence (l’é­goïsme entre autres)
      Et tout job qui pyra­mi­da­le­ment dépend de ces deux là est lui même ipso fac­to inutile, n’ap­pa­raît utile que dans la trame arti­fi­cielle de l’or­ga­ni­sa­tion humaine, qui crée une réa­li­té, une réa­li­té qui serait dif­fé­rente si voi­ci quelques mil­liers d’an­nées autour de la médi­ter­ra­née avait été pris un autre tournant. 

      L’i­nu­tile, si ça se trouve, est majoritaire.
      Ter­rible consé­quence, il débouche sur l’esclavage,
      l’es­cla­vage d’es­claves improductifs.
      Perdre sa vie à la gagner en la consa­crant sous chan­tage à la ges­tion de l’in­co­hé­rence humaine n’est pas fran­che­ment un triomphe civilisationnel.

      Nous pour­rons obte­nir la démo­cra­tie, nous réap­pro­prier la mon­naie, plein de choses géniales, mais si nous ne répa­rons pas cette cause des causes ins­crite au fond des âges qui est le contrac­tuel comp­table méfiant bou­li­mique (le mot clef est contrac­tuel), toute répa­ra­tion ne sera qu’éphémère.

      Bon, oui, ok aux prag­ma­tiques, d’i­ci lun­di pro­chain, je ne sais com­ment mettre en oeuvre mes utopies 😉

      Autre cha­pitre, les mil­liers de postes affec­tés à la ges­tion des règles qui ne servent qu’à régu­ler le don­nant don­nant, i.e. la civi­li­sa­tion de la défiance

      Réponse
    • Sandy

      Les jobs à la con existent depuis tou­jours. Avec en tête tout ce qui est tra­vail à la chaine.
      Vive le capitalisme !

      Réponse
  23. Jacques Roman

    Pour par­ler d’ « idiotie » :

    Une idio­tie majeure, Sam (15 septembre/10h47) , consiste à croire que parce que les choses sont ain­si aujourd’­hui elles ne chan­ge­ront jamais. JR

    Réponse
  24. Sam

    Il n’y avait rien de méchant dans ma remarque (faut-il le dire ?), cha­cun a le droit d’i­gno­rer une chose ou une autre et de tirer par igno­rance des conclu­sions abra­ca­da­brantes. Sinon, j’au­rais plu­tôt pen­sé qu’une forme d’er­reur mani­feste – de sot­tise, d’in­cons­cience, d’a­veu­gle­ment, d’u­to­pie, de ten­dance à prendre sans bien s’en rendre compte (ou non) ses rêves pour des réa­li­tés, que sais-je ? – consiste à par­tir du prin­cipe « si ma mère en avait… » en oubliant aus­si faci­le­ment le « si » quand on parle de pro­blèmes de cette nature et de l’his­toire comme une chose qui change aisé­ment de cap. Allons, allons. Je vous pro­po­se­rais plu­tôt de com­men­cer pas ana­ly­ser et peut-être contre­dire les argu­ments tech­niques sous un angle que vous pen­sez pas mal maî­tri­ser, notam­ment celui de la fai­sa­bi­li­té d’une énorme redis­tri­bu­tion dans un cadre confé­dé­ral. Inutile de dire que j’ai­me­rais beau­coup me trom­per dans ce cas d’espèce.

    Réponse
  25. Jacques Roman

    Rien de méchant non plus dans ma remarque (est-il néces­saire de le pré­ci­ser ?). JR

    Réponse
  26. Ana Sailland

    @Sam

    Expri­mer un res­sen­ti ou une expé­rience vécue n’est pas se joindre à une meute : C’est un acte individuel.
    (Pas vexée)

    Savoir ensuite ce qu’on en fait (de l’ex­pé­rience), avec qui, com­ment, est un autre cha­pitre que je n’ai pas abordé.
    D’au­tant plus que la ques­tion de la démo­cra­tie me semble être en amont, qui si réso­lue assé­che­rait tout ou par­tie des outils de la domi­nance des­truc­trice ( … peut être …)
    Je vise donc l’œil du cyclope plu­tôt que les outils de sa fratrie 😉

    Ce qui n’en­lève rien à la valeur de tes recherches qui peut nous évi­ter de bêler à l’u­nis­son d’un consen­te­ment aveugle.

    Réponse
  27. J-Stéphane

    Liber­té, éga­li­té, fra­ter­ni­té, mais pas pour en défi­nir les conditions.

    Réponse
  28. MC Swiggan

    le dic­tion­naire va donc etre un socle de cette constitution,car les lob­bies com­mencent a faire pres­sion sur les mots. idem pour les com­plé­ments ali­men­taire ; va fal­loir inven­ter une pro­tec­tion juri­dique sur le sens des mots.….a mediter
    cri­ti­quer la poli­tique d’un pays n’est pas un acte raciste​.il fau­dra un jour mettre cette phrase dans notre dic­tion­naire Fran­çais, afin que l’e­lite ne nous accuse pas de tous les maux pos­sibles et imaginables.
    https://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​2​6​c​n​b​o​_​f​r​a​u​d​e​-​d​e​-​v​o​t​e​s​-​e​n​-​e​c​o​s​s​e​-​p​r​e​u​v​e​s​-​v​i​s​u​e​l​l​e​s​_​n​e​w​s​?​s​t​a​r​t=1 peut on encore avoir confiance en l’eu­rope avec des fraudes filmées ?

    Réponse

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