TRAVAIL ou EMPLOI ? par Bernard FRIOT

14/06/2014 | 46 commentaires

Une courte pre­mière vidéo pro­po­sée par l’é­quipe « Deve­nons Citoyens » :

Je consi­dère que Ber­nard Friot porte l’i­dée la plus révo­lu­tion­naire et la plus pro­met­teuse de notre temps.

Cet homme pas­sion­nant nous dit : 

• Com­pre­nons (en pro­fon­deur) et défen­dons nous-mêmes (per­son­nel­le­ment) l’ins­ti­tu­tion éman­ci­pa­trice de la COTISATION SOCIALE et du SALAIRE À VIE (avec qua­li­fi­ca­tion des per­sonnes plu­tôt que des postes) :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​3​/​0​6​/​0​7​/​3​3​1​-​p​a​s​s​i​o​n​n​a​n​t​-​b​e​r​n​a​r​d​-​f​r​i​o​t​-​e​x​p​l​i​q​u​e​-​l​-​e​n​j​e​u​-​d​e​s​-​r​e​t​r​a​i​t​e​s​-​p​a​r​-​r​e​p​a​r​t​i​t​i​o​n​-​r​e​s​i​s​t​e​r​-​a​-​l​a​-​r​e​f​o​r​m​e​-​c​a​p​i​t​a​l​i​s​t​e​-​e​t​-​a​s​s​u​m​e​r​-​c​e​t​t​e​-​a​u​t​r​e​-​d​e​f​i​n​i​t​i​o​n​-​d​e​-​l​a​-​v​a​l​e​u​r​-​e​c​o​n​o​m​i​que

• Et dis­tin­guons la pro­prié­té D’USAGE (à géné­ra­li­ser et à garan­tir à tous) de la pro­prié­té LUCRATIVE (à interdire) :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​4​/​1​2​/​2​0​4​-​p​a​s​s​i​o​n​n​a​n​t​-​b​e​r​n​a​r​d​-​f​r​i​o​t​-​d​i​s​t​i​n​g​u​e​r​-​l​a​-​p​r​o​p​r​i​e​t​e​-​d​-​u​s​a​g​e​-​d​e​-​l​a​-​p​r​o​p​r​i​e​t​e​-​l​u​c​r​a​t​i​v​e​-​p​o​u​r​-​e​t​e​n​d​r​e​-​l​a​-​p​r​e​m​i​e​r​e​-​e​t​-​i​n​t​e​r​d​i​r​e​-​l​a​-​s​e​c​o​nde

• Ce que PROUVE l’ex­pé­rience réus­sie des RETRAITES, c’est que nous sommes CAPABLES de FINANCER NOUS-MÊMES nos acti­vi­tés (nous : sala­riés, 93% de la popu­la­tion active) : nous n’a­vons pas besoin de l’argent des riches, nous n’a­vons pas à leur payer un inté­rêt non néces­saire et rui­neux, on peut s’af­fran­chir des maîtres-chan­teurs de l’emploi et de la dette :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​0​/​1​1​/​0​7​/​1​1​0​-​l​-​e​n​j​e​u​-​d​e​s​-​r​e​t​r​a​i​tes

Ne ratez pas le tra­vail de Ber­nard Friot : il va vous trans­for­mer, et sans doute chan­ger votre vie (en bien).
BERNARD FRIOT NOUS AIDE À NOUS ÉMANCIPER

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46 Commentaires

  1. Ana Sailland

    Une autre façon de clas­ser le tra­vail, c’est tra­vail utile ver­sus tra­vail nuisible.

    Le tra­vail utile est tan­tôt fon­dé sur la pul­sion contri­bu­trice, tan­tôt sur le contrac­tuel (et la rému­né­ra­tion), tan­dis que le tra­vail nui­sible est le plus sou­vent four­ni dans le cadre d’un emploi (rému­né­ré)

    Réponse
  2. Luc Guthrie

    Bonnes nou­velles « from Spain »… Après l’i­ni­tia­tive régio­nale appe­lée « Pro­ces­sus Consti­tuant » (rien que ça) née à Cata­logne l’an­née der­nière, qui a eu droit à une omer­ta média­tique assour­dis­sante, l’i­dée avance au niveau natio­nal : avec seule­ment 5 mois d’exis­tence, un par­ti assem­bléaire a obte­nu 5 dépu­tés au par­le­ment euro­péen avec par mot d’ordre échap­per à la caste sou­mise à la troï­ka et à la finance, et enclen­cher un pro­ces­sus consti­tuant. Son porte-parole, Pablo Igle­sias (36 ans, pro­fes­seur de sciences poli­tiques à l’u­ni­ver­si­té la plus pres­ti­gieuse de Madrid) a prê­té ser­ment à l’As­sem­blée Natio­nale en ces termes : « Je fais ser­ment de res­pec­ter la Consti­tu­tion jus­qu’à ce que les citoyens de mon pays la changent pour retrou­ver la sou­ve­rai­ne­té natio­nale et les droits sociaux ». Ce par­ti assem­bléaire, appe­lé « Pode­mos » (Nous Pou­vons) qui donne corps poli­tique à l’im­mense fronde des indi­gnés, recueille un niveau d’ac­cep­ta­tion ful­gu­rant et tout indique qu’il va deve­nir la troi­sième force poli­tique à court terme. L’élection d’une pre­mière com­mis­sion de 25 per­sonnes des­ti­née à réflé­chir à l’ar­ti­cu­la­tion des assem­blées, dans la pers­pec­tive de par­ti­ci­per à toutes les élec­tions, a été réa­li­sée à tra­vers d’in­ter­net par 60.000 votants.

    Réponse
  3. Alainr

    Des liens qui n’ont rien à voir avec le sujet initial …
    mais qui pour­raient vous intéresser 🙂 

    Hola­cra­tie :
    1) La constitution :
    http://​decou​vrirl​ho​la​cra​cy​.word​press​.com/​2​0​1​3​/​1​1​/​1​1​/​l​a​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​-​l​e​s​-​r​e​g​l​e​s​-​d​u​-​j​e​u​-​e​n​-​h​o​l​a​c​r​a​cy/
    2) Chez les Colibris :
    https://​www​.coli​bris​-lemou​ve​ment​.org/​a​g​i​r​/​g​u​i​d​e​-​t​n​t​/​i​n​s​t​a​u​r​e​r​-​u​n​e​-​g​o​u​v​e​r​n​a​n​c​e​-​e​c​o​l​o​g​i​q​u​e​-​d​a​n​s​-​u​n​e​-​o​r​g​a​n​i​s​a​t​i​o​n​-​a​v​e​c​-​l​h​o​l​a​c​r​a​tie
    3) Wikipedia
    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​H​o​l​a​c​r​a​t​i​e​#​P​r​i​n​c​i​pes
    4) en BD :
    http://​labd​surl​ho​la​cra​cy​.com/​b​a​n​d​e​-​d​e​s​s​i​n​e​e​-​h​o​l​a​c​r​acy

    =====
    Impôts, dette et cré­dit, c’est tout ce qu’il reste aux Etats-Unis
    02 juin 2014 | Bill Bonner
    http://​la​-chro​nique​-ago​ra​.com/​i​m​p​o​t​s​-​d​e​t​t​e​-​c​r​e​d​it/

    Larges extraits :

    Nous ter­mi­nons aujourd’hui notre dis­cours aux diplô­més amé­ri­cains de la pro­mo­tion 2014. 

    (…) les can­di­dats — démo­crates ou répu­bli­cains — qui ne sont pas accep­tables pour le Penta­gone, ou Wall Street, ou le sys­tème de san­té sont écar­tés bien avant d’atteindre les élec­tions présidentielles.

    Un can­di­dat indé­pen­dant ne dépas­se­ra pas la pre­mière étape. Il ne rece­vra pas de contri­bu­tions élec­to­rales. Et il n’obtiendra pas l’attention des médias. Les jour­na­leux lui col­le­ront une éti­quette « inéli­gible » et le ren­dront invi­sible, trop « bizarre » et « à la marge » pour valoir une atten­tion sérieuse.

    L’industrie, les médias et l’intelligentsia sont tous en faveur des can­di­dats accep­tables… ceux qui pro­mettent de ne pas faire de vagues. Pour obte­nir des votes, bien enten­du, le can­di­dat pro­met­tra « du chan­ge­ment »… mais c’est bien la der­nière chose qu’il a en tête. L’élite n’en veut pas. Les lob­byistes, les tra­fi­quants, les escrocs, les para­sites et les zom­bies n’en veulent pas. 

    Et vous n’en vou­lez pas. Pas main­te­nant… pas après avoir inves­ti 100 000 $ et quatre années de votre vie pour en faire par­tie. En fait, vous ne vou­lez cer­tai­ne­ment pas que quelqu’un vienne vous dire que le sys­tème ne fonc­tionne pas vrai­ment comme ça… que vous avez gâché votre temps et votre argent… et que vous êtes idiot de croire à ces histoires.

    Non, cher diplô­més, vous vou­lez vous mettre à la file et tendre la main.

    Au cours des 50 der­nières années, la quan­ti­té de cré­dit aux Etats-Unis a été mul­ti­pliée par 50. Cela repré­sen­tait envi­ron 33 000 mil­liards de dol­lars de nou­vel argent — du pou­voir d’achat qui n’existait pas auparavant. 

    Richard Can­tillon a remar­qué en 1755 que lorsqu’on ajoute du nou­vel argent au sys­tème finan­cier, il ne va pas à tout le monde en parts égales. Il va à ceux qui contrôlent le sys­tème. Puis, plus tard, quelques gouttes s’écoulent jusqu’aux pigeons. A ce moment-là, l’argent a per­du la majeure par­tie de sa valeur.

    Vous espé­rez qu’on rajou­te­ra encore plus de nou­vel argent. Et que vous — en tant que membres poten­tiels de l’élite — en obtien­drez. Mais vous êtes un peu en retard à la fête. Vous ne contrô­lez pas le sys­tème. Ce sont des per­sonnes plus âgées qui sont à sa tête — les oli­garques. Les mani­pu­la­teurs. Ceux qui ont l’argent. Et le pou­voir. Ils pren­dront le nou­vel argent… et l’ancien. Puis le sys­tème explo­se­ra avant que vous n’arriviez en tête de file.

    « Décoor­di­na­tion inter­tem­po­relle », voi­là bien une expres­sion d’Allemand. Dans le cas pré­sent, il s’agissait de Lud­wig von Mises, qui était autri­chien. Un détail. Cette expres­sion signi­fie que lorsque les auto­ri­tés se mêlent de la masse moné­taire et du cré­dit, elles font inévi­ta­ble­ment un épou­van­table gâchis. Mais c’est un gâchis très spécial. 

    D’abord, comme l’avait noté Can­tillon, les ini­tiés prennent la part du lion. Ensuite, le nou­vel argent créée des dis­tor­sions et des per­tur­ba­tions qui condamnent tout le sys­tème à l’effondrement.

    (…) En bref, vos parents et les ini­tiés obtiennent le nou­veau cré­dit. Vous échouez avec la vieille dette (…) L’économiste Richard Dun­can est d’avis qu’elle dépas­se­ra les 30 000 mil­liards de dol­lars avant que tout explose. Pour­quoi tant de dette ? Parce que c’est ain­si que les ini­tiés trans­fèrent la richesse réelle, la fai­sant pas­ser de votre poche à la leur. 

    Le sec­teur finan­cier vous prête de l’argent pour des mai­sons, des voi­tures et ain­si de suite. Et — dans le cas des prêts hypo­thé­caires –, le prêt sera garan­ti par Fan­nie Mae. Les prêts hypo­thé­caires sont rare­ment rem­bour­sés. Ils conti­nuent sim­ple­ment, d’un « pro­prié­taire » à l’autre. C’est ain­si que le sec­teur finan­cier est désor­mais le « pro­prié­taire immo­bi­lier » de 44 mil­lions d’Américains.

    Et d’où les banques obtiennent-elles l’argent qu’elles vous prêtent ? De nulle part.

    (…) Lorsque les Espa­gnols ont conquis l’Amérique latine, leur sys­tème d’encomienda exi­geait géné­ra­le­ment 40 jours de tra­vail seule­ment de la part de leurs vic­times. Les Fran­çais ont conquis Mada­gas­car ; ils ont for­cés les hommes de l’île entre 16 et 60 ans à tra­vailler 50 jours par an. L’exemple amé­ri­cain res­semble plus à celui de la Rus­sie, où le tsar Paul I avait décla­ré en 1797 que les serfs devaient trois jours par semaine à leurs sei­gneurs et maîtres. Cela repré­sente près de 150 jours.
    Un taux d’imposition de 50% — fédé­ral et local — est l’équivalent d’environ 125 jours de tra­vaux for­cés par an. Cela fait beau­coup. Mais ce n’est que le début. 

    Dans notre sys­tème de démo­cra­tie de copi­nage, tous les grands sec­teurs ont le fouet en main. Et main­te­nant que vous êtes sor­ti de l’université, vous pou­vez rejoindre les rangs des corvéables.

    Réponse
  4. Ana Sailland

    Pour atteindre le bon lieu (euto­pos, uto­pia), un escalier.
    Choi­sir les dates aux­quelles se his­ser jus­qu’à telle ou telle marche n’est pas simple.
    Il en est une, urgente :

    Nul ne devrait être contraint d’ac­cep­ter un tra­vail nuisible.

    Un tra­vail peut être nui­sible pour celui qui tra­vaille, si par exemple il mani­pule des pro­duits phy­to­sa­ni­taires, ou pour la socié­té, si par exemple celui qui tra­vaille répand des pro­duits phytosanitaires.

    (il y a conver­gence entre nui­sible pour le tra­vailleur et nui­sible pour la société)

    Je rera­conte cette magni­fique his­toire de Lan­za del Vasto :

    Un jour­na­liste visite une usine de couteaux.
    Usine un peu par­ti­cu­lière car ses ouvriers sont des mou­tons, au propre et au figuré.

    Le jour­na­liste inter­roge l’ou­vrier : « vous ren­dez vous compte que c’est avec le cou­teau que vous aigui­sez que le loup va vous égorger ? »

    Et mou­ton de répondre : « Il faut bien vivre ».

    Cette his­toire raconte plein de choses, mais entre autres le fait que l’argent, « el dine­ro impe­ra­dor », a ache­té la pul­sion contri­bu­trice, inter­di­sant à l’in­tel­li­gence indi­vi­duelle ET col­lec­tive de choi­sir d’entre les actes ceux qui sont utiles et de refu­ser ceux qui sont nui­sibles, toxiques, dan­ge­reux, dan­ge­reux pour les corps et pour les âmes.

    Le libre arbitre est ain­si monétisé.
    La libi­do est moné­ti­sée, elle aussi.

    Car toute déci­sion et tout désir sont dépen­dants du sym­bole de toute chose, la monnaie.
    Car pour acqué­rir ce sym­bole, il faut se cour­ber, accep­ter, accom­plir ce qui n’est le plus sou­vent pas notre volon­té, ni de notre intérêt.

    Le salaire, et c’est bien là l’en­jeu du salaire, est la carotte qui ânime les ânes.

    Si nous déci­dons que nul ne sau­rait être contraint à un tra­vail nui­sible, c’est donc bien du côté de la mon­naie qu’il faut « atta­quer », ou en atten­dant le miracle de son abo­li­tion, du côté du salaire … et de la créa­tion monétaire.

    Ain­si n’est il pas rai­son­nable de dis­cu­tailler, d’é­vo­quer pares­seux et pro­fi­teurs qui tire­raient les mar­rons du feu : Le reve­nu incon­di­tion­nel – divi­dende uni­ver­sel – salaire à vie est une nécessité.

    Cha­cun a droit a une pro­tec­tion contre le chô­mage (article 23 de la DUDH) est une décla­ra­tion insuf­fi­sante, à laquelle il manque cha­cun a le droit de refu­ser un tra­vail toxique ou nuisible.

    Com­pre­nons bien que si la socié­té ne sait pas offrir un tra­vail sain et utile, c’est que tous les besoins vitaux sont satis­faits ( certes mal dis­tri­bués mais satis­faits ) : s’il n’y a pas assez de fruits et légumes, ni assez de loge­ment, c’est bien qu’il y a du tra­vail sain à proposer.
    Et s’il y a assez, alors je ne vois aucune rai­son objec­tive de pri­ver l’in­di­vi­du « chô­meur » de l’élé­men­taire vital, sinon la rai­son du plus fort, domi­nant, déten­teur de l’ou­til de pro­duc­tion, avare jus­qu’à la boulimie.

    Abjecte, per­verse, ou sui­ci­daire est une socié­té qui uti­lise le vital pour contraindre au tra­vail nuisible.

    Réponse
  5. nanou

    Mer­ci à toi Etienne de mettre en valeur le tra­vail qui est fait par Ber­nard, mais je me désole lorsque que je constate que le nombre d’adhérents au réseau n’est que de 160 sur la France.

    Alors j’en pro­fite pour lan­cer un appel à rejoindre le réseau sala­riat pour don­ner à Ber­nard et à son équipe la force de conti­nuer son action.

    Et comme tu le dis si bien, Étienne, BERNARD FRIOT NOUS AIDE À NOUS ÉMANCIPER.

    http://​www​.reseau​-sala​riat​.info/

    Réponse
  6. etienne

    Celle-là secoue davantage :

    « Est-il rai­son­nable d’ap­pe­ler « tra­vail » le fait d’en­sei­gner les mathé­ma­tiques finan­cières (alors que ça fout la pla­nète à feu et à sang), ou le fait de déve­lop­per des semences non reproductibles ? 

    Envi­ron le tiers de ce qu’on accepte d’ap­pe­ler du tra­vail n’en est pas. 

    Mais on dit que « c’est du tra­vail parce que c’est de l’emploi ! et que tout emploi est du travail… »

    Eh bien non ! c’est bien là-des­sus qu’il faut argu­men­ter : nous avons l’oc­ca­sion de décon­nec­ter le tra­vail de l’emploi, pour enfin le connec­ter à la qua­li­fi­ca­tion de la personne.

    […]

    Nous n’ar­ri­ve­rons jamais au bon emploi, parce que l’emploi par essence est mau­vais, puis­qu’il nous nie comme pro­duc­teurs, il ne nous recon­nait que comme titu­laires d’un gagne-pain, puis­qu’il donne la main à des « employeurs » qui sont les seuls acteurs économiques ! »

    L’emploi, c’est l’obs­tacle au travail.

    Ber­nard Friot. 

    Réponse
    • frigouret

      Je suis bien curieux de connaitre la rai­son pour laquelle les pro­mo­teurs du salaire a vie ne mutua­lise pas leurs salaires dès maintenant ?

      Réponse
  7. J-Stéphane

    « Votre patron va pou­voir modi­fier [uni­la­té­ra­le­ment] votre contrat de travail

    La Cour de cas­sa­tion consi­dère désor­mais qu’un sala­rié ne peut plus refu­ser toute modi­fi­ca­tion de son contrat vou­lue par l’employeur. Y com­pris une baisse de salaire, si elle reste mineure. … »

    http://​www​.lex​press​.fr/​e​m​p​l​o​i​/​g​e​s​t​i​o​n​-​c​a​r​r​i​e​r​e​/​v​o​t​r​e​-​p​a​t​r​o​n​-​v​a​-​p​o​u​v​o​i​r​-​m​o​d​i​f​i​e​r​-​v​o​t​r​e​-​c​o​n​t​r​a​t​-​d​e​-​t​r​a​v​a​i​l​_​1​5​5​0​8​4​9​.​h​tml

    Réponse
  8. J-Stéphane

    Alain Deneault
    Para­dis Fis­caux : Levez le voile 

    Réponse
  9. grioune

    Puis­sante démons­tra­tion éclai­rante sur l’o­ri­gine de nos pro­blèmes : la capi­tu­la­tion devant la for­tune, le fric, le règne de la quan­ti­té sur la qua­li­té. Mais la prise de conscience géné­rale se fait, petit à petit, et ce site fait un tra­vail magni­fique à ce sujet. Bon vent!…

    Réponse
  10. etienne

    Com­prendre faci­le­ment le tra­vail de Ber­nard Friot en 10 minutes :

    Réponse
  11. Ana Sailland

    Bien que j’en pro­fite lar­ge­ment, l’in­dexa­tion du salaire sur la qua­li­fi­ca­tion me dérange. Il me semble qu’il y a là un risque de sanc­tua­ri­sa­tion des différences.
    Et que par ailleurs, la notion de divi­dende uni­ver­sel accor­dé, sans réfé­rence à sa contri­bu­tion per­son­nelle, à tout copro­prié­taire et héri­tier de l’His­toire (récente et ancienne et pré­sente), n’est pas prise en compte. Mais faute de grives on mange des merles -> j’applaudis 🙂

    Réponse
  12. Ana Sailland

    Cou­cou c’est encore moi.
    Il faut dire que ce sujet est passionnant.
    Je viens de faire une virée en forêt, et il m’a pour­sui­vie tout du long.
    Pas moyen de lui échapper …

    Des trois appel­la­tions « salaire à vie » , « reve­nu incon­di­tion­nel », « divi­dende uni­ver­sel », ma pré­fé­rence va à la seconde.
    Car c’est celle qui le mieux rend compte de ce qui est dû à tout humain, du simple fait qu’il respire.
    La mater­ni­té dans laquelle (le plus sou­vent) il voit le jour, puis l’école, et tout ce qui le conduit à l’état d’adulte, tout cela est bien finan­cé par la socié­té, qui ne lui demande pas de payer puisqu’il en est incapable.
    Il s’agit juste d’accepter que ce devoir de la socié­té ne s’arrête pas à la majo­ri­té de ses indi­vi­dus pour reprendre (avec rechi­gne­ments) quand ils sont grabataires.
    Et d’accepter le fait que dans la civi­li­sa­tion de l’argent, un paie­ment ne s’assume pas for­cé­ment en nature.

    Il y aurait de quoi papo­ter sur mon choix pour la 2ème appel­la­tion, nous ris­que­rions d’ergoter, non ?

    Peut être vaut il mieux dépen­ser nos joules sur le financement.

    L’idée d’une mise en com­mun des res­sources finan­cières de tous et cha­cun en vue d’une redis­tri­bu­tion est inté­res­sante, mais cette pen­sée là sup­pose subrep­ti­ce­ment qu’il y a une masse moné­taire en cir­cu­la­tion venue on ne sait d’où, et un grand jeu de mono­po­ly, com­pé­ti­tif ou fra­ter­nel ( le ou étant plu­tôt exclu­sif ) et que la bataille poli­tique consiste pour les huma­nistes à pas­ser du mono­po­ly com­pé­ti­tif au mono­po­ly fra­ter­nel, mais en négli­geant la nature du gâteau monétaire.
    C’est oublier la ques­tion de la créa­tion moné­taire, sa « ges­tion » pré­sente, et ce quelle pourrait/devrait être.

    😉 je vais donc enfon­cer des portes ouvertes 😉 

    Abs­trac­tion faite de la confis­ca­tion actuelle du pou­voir de créa­tion moné­taire, l’espèce humaine a la pos­si­bi­li­té de créer la mon­naie quand elle le veut et comme elle le veut, autant qu’elle le veut, charge à elle d’en défi­nir la nécessité.
    ( c’est d’ailleurs assez nou­veau, et c’est une excel­lente nou­velle, datant des années 70, véri­fiée expé­ri­men­ta­le­ment, on ne peut rêver mieux)

    Au pré­sent, les banques cen­trales, qui, qu’elles soient publiques ou pri­vées, sont indé­pen­dantes des gou­ver­ne­ments et des états, donc indé­pen­dantes des peuples, créent très peu de mon­naie, qu’elles louent à bas prix à des banques pri­vées, qui à leur tour louent envi­ron dix fois plus que ce qu’elles détiennent, et au prix fort, en direc­tion des gens, des com­mu­nau­tés locales, et des états.

    L’équation entre la quan­ti­té émise et les besoins étant réso­lue … on ne sait pas trop com­ment. Ou plu­tôt si : c’est un gigan­tesque levier sou­met­tant indi­vi­dus peuples et nations au déten­teur de l’outil scriptural.

    Reste à enfon­cer la porte ouverte la plus résis­tante tant l’esprit tend à se sen­tir pris de ver­tige devant une telle ouverture :

    Il n’y a aucune jus­ti­fi­ca­tion au fait que les banques cen­trales ne sont pas au ser­vice des états.

    Il n’y a aucune rai­son pour que les banques cen­trales ne créent qu’une par­tie de la monnaie.

    Il n’y a aucune rai­son pour que les banques cen­trales ne prêtent pas aux états et aux com­mu­nau­tés locales.

    Il n’y a aucune rai­son pour que les banques cen­trales ne prêtent pas direc­te­ment aux citoyens.

    Allez, encore un effort de poussée :

    Il n’y a aucune rai­son pour que les banques cen­trales ne financent pas le reve­nu incon­di­tion­nel, inté­gra­le­ment, et sans frais.

    Ah oui, … l’hyper inflation …
    Je fais le pari qu’on peut être juste en créant moins de mon­naie que le sys­tème injuste que nous connaissons.

    Réponse
  13. pmjtoca

    Friot res­te­ra le Marx du XXIeme.

    Ses défi­ni­tions (et re-défi­ni­tions essen­tielles du réel) sont tout aus­si éclai­rantes que le furent au XIXeme et le res­tent encore aujourd’hui celles de Marx. 

    B.Friot a réa­li­sé un immense tra­vail pour en arri­ver là.

    Réponse
  14. Vidal

    Je suis un peu effrayé par cette proposition.
    On ne peut que rare­ment expli­quer et résoudre un pro­blème en tenant compte que de peu de facteurs.
    Mon ana­lyse du pro­blème actuel est la volon­té humaine de créer d’im­menses ensembles.
    A par­tir de là, ima­gi­ner com­ment je voie la créa­tion du plus gros ensemble d’hu­main jamais créé…
    Pour ma part c’est la taille des conglo­mé­rats, mul­ti­na­tio­nales, fonc­tion­na­riat qui est la base du dys­fonc­tion­ne­ment des socié­tés humaines.
    Notre ave­nir est dans l’ex­pan­sion des échanges, d’un maxi­mum de petites com­mu­nau­tés, grâce aux nou­veaux outils de com­mu­ni­ca­tions qui viennent d’apparaître.
    Cette pro­po­si­tion est juste l’op­po­sé d’un ordre mon­dial dans lequel l’homme n’a pas plus sa place.
    Nous ne pou­vons nier ce que nous sommes, ni d’où nous venons.
    En l’é­tat actuel, nos pro­jets d’a­ve­nir doivent col­ler avec les rythmes bio­lo­giques qui nous entourent et même s’y référer.
    Il est fort pos­sible que nous pour­rons un jour sor­tir de notre condi­tion, mais l’homme n’a pas fait encore le tra­vail néces­saire sur lui-même.
    Nous res­tons donc tri­bu­taires de notre condi­tion biologique.
    Ce pro­jet est sur­réa­liste car d’une pré­ten­tion folle à ce jour.
    Il n’est pas moti­vé par une volon­té d’har­mo­nie et d’é­qui­libre « esprit » mais sur la volon­té de reprendre du ter­rain à l’autre « biologique »

    Réponse
  15. Ana Sailland

    Choi­sir où por­ter son regard est néces­saire dès le pre­mier pas.

    Réponse
  16. frigouret

    Le sys­tème de Friot n’est accep­table que s’il est pra­ti­qué entre volon­taires.

    J’ai pas envie d’être fonc­tion­naire , ques­tion de tempérament. 

    Par contre, je suis éton­né que la pers­pec­tive d’un contrôle éta­tique si puis­sant n’ef­fraie pas, sauf les bémols d’A­na et de Vidal. Les démons­tra­tions de Friot sur la répar­ti­tion de la richesse entre tra­vail et capi­tal ne sont pas valables pour nombre de cas : scoop, AMAP, tra­vailleur indé­pen­dant, tout n’est pas à mettre dans le même panier. 

    Je crois que Friot se trompe sur la valeur tra­vail, ce n’est pas le mode d’é­va­lua­tion des prix pra­ti­qué actuel­le­ment, nous sommes dans une déter­mi­na­tion sub­jec­tive des prix.

    Réponse
  17. Ana Sailland

    fri­gou­ret

    En effet,

    l’in­tel­li­gence, si on ne se sur­veille pas, a ten­dance à fonc­tion­ner dans le cadre qui l’a construite, ou à y reve­nir sans cesse.
    C’est ain­si que si nous vivons dans un monde cen­tra­liste, les solu­tions envi­sa­gées pour s’en libé­rer seront sou­vent centralistes.

    Par ailleurs ->

    L’hy­per­com­plexe ne peut être appré­hen­dé. On ne peut que « tour­ner autour », en éla­bo­rant des modèles simplifiés.
    Si tel ou tel éla­bore une phi­lo­so­phie, nous nous foca­li­sons sur la par­tie de l’hy­per­com­plexe qu’elle néglige, et si pour y remé­dier nous éla­bo­rons un contre pro­jet, il sera lui aus­si lacunaire.
    Seul le par­tage de mille phi­lo­so­phies sou­vent incom­pa­tibles pour­ra per­mettre la nais­sance d’une pen­sée col­lec­tive presque satisfaisante.

    Si s’an­nonce la solu­tion miracle, que les war­nings s’al­lument : si en 1917 cer­tains s’é­taient méfiés de leur génie, bien des décep­tions auraient été évitées.

    Mais il n’empêche que Friot dyna­mite pas mal de bar­rages et que le limon déga­gé doit être cultivé.

    Réponse
  18. Wikicrate

    Je trouve le tra­vail de Ber­nard inté­res­sant, inno­vant, et indispensable,
    mais je reste frus­tré car je ne l’ai pas encore vu répondre à l’ob­jec­tion suivante :
    Pour satis­faire à nos besoins fon­da­men­taux de consom­ma­tion, il faut qu’il y ait, en face, une pro­duc­tion de biens. (nour­ri­ture, san­té, loge­ment, éducation, …)
    On ne peut échap­per, dans aucun sys­tème, à la néces­si­té d’as­su­rer la pro­duc­tion de ces biens. Et pour les pro­duire, cer­taines tâches sont ingrates et il serait néces­saire quand même qu’il pré­cise comme il compte en garan­tir l’exécution.

    Réponse
    • J-Stéphane

      Bon­jour,

       » […] comme il compte en garan­tir l’exécution.  »

      En leurs per­met­tant d’ha­bi­ter dans les beaux quar­tiers, comme ça Neul­ly sur Seine ne sera plus occu­pé par des paresseux… 😉

      Réponse
    • Ana Sailland

      Waouuu Wiki­crate, en plein dans le mille -> -> -> Nous avons besoin de garan­ties contre notre paresse ? C’est là que com­mence la civi­li­sa­tion de la carotte …

      Réponse
  19. frigouret

    Du bâton plu­tôt. Le sys­tème Friot cal­qué sur le fonc­tio­na­riat ( mais uni­ver­sel) ne peut se conce­voir sans l’o­bli­ga­tion pour les tra­vailleurs d’exé­cu­ter leur mis­sion défi­nit » démo­cra­tique ment « .
    La mutua­li­sa­tion des salaires , ou plu­tot du tra­vail, est une superbe idée, mais uni­que­ment si elle est pra­ti­quée entre volon­taires , en auto­ges­tion non étatique.

    Réponse
  20. maxime

    Pour répondre à fri­gou­ret, les pro­po­si­tions de Friot ne s’ap­puient PAS sur une ges­tion cen­tra­li­sée étatique. 

    Au contraire, si tu regardes par exemple son pas­sage dans l’é­mis­sion de Tad­déi, il explique qu’il serait même pour moins d’État. Les caisses d’as­su­rance mala­die qui financent l’in­ves­tis­se­ment dans les hôpi­taux ne sont PAS gérées par l’État, les caisses de retraites non plus, et les caisses de salaires dans les pro­po­si­tions de réseau sala­riat non plus. Friot prone une repré­sen­ta­tion démo­cra­tique dans ces caisses pour assu­rer leur bon fonc­tion­ne­ment (pour­quoi pas donc du tirage au sort?).

    Il ne s’a­git PAS de com­mu­nisme, ni de faire une socié­té de fonc­tion­naires, mais de finan­cer les salaires par la coti­sa­tion tout en sup­pri­mant la pro­prié­té lucra­tive, libre à toi ensuite de faire le tra­vail qui t’épanouit.

    Enfin, pour Wiki­crate et la ques­tion des tâches ingrates, plu­sieurs idées sont en débat :
    la pre­mière celle de créer un ser­vice civique.
    Ima­gi­nons par exemple que net­toyer les toi­lettes publiques soit une tâche qui ne tente per­sonne, alors on crée un ser­vice civique que chaque citoyen de plus de 18 ans et qui reçoit le salaire uni­ver­sel doit accom­plir à tour de rôle. Ain­si, cha­cun de nous (et pas seule­ment un employé) doit par­ti­ci­per à ces taches régu­liè­re­ment pour le bon fonc­tion­ne­ment de notre société. 

    Une seconde pro­po­si­tion est celle de pro­po­ser un meilleur salaire pour les tâches ingrates. Ain­si dans le sys­tème de Ber­nard Friot, si tu fais un métier néces­saire et que peu de per­sonne sou­haitent faire, tu peux mon­ter en grade de qua­li­fi­ca­tion plus rapi­de­ment pour voir ton salaire aug­men­ter (je rap­pelle qu’il y aurait quatre ou cinq salaires entre 2000 salaire mini­mum et 8000 euros salaire maximum).

    Voi­là, à débattre donc, mais n’ou­bliez pas le point essen­tiel : en chan­geant le rap­port au tra­vail, on change aus­si les men­ta­li­tés, et pen­ser que la plu­part des gens, s’ils reçoivent un salaire à vie, res­te­ront à la mai­son sans rien faire est à mon avis erroné.

    Réponse
  21. maxime

    Et je rajou­te­rai que le modèle des SCOP, AMAP et des tra­vailleurs indé­pen­dants est jus­te­ment mis en valeur dans les pro­po­si­tions de salaire uni­ver­sel du réseau-salariat.

    Réponse
  22. Ana Sailland

    euh … un ser­vice civique, y a pas un état cen­tral der­rière (démo­cra­tique mais cen­tral) ? Juste une question 😉

    Mon­naie natio­nale ou constel­la­tion de monnaies ?

    Réponse
  23. Vidal

    La monaie est une base, connue de tous, d’échange.
    Le salaire est donc basé sur l’é­change, mais c’est l’homme qui dans son fonc­tion­ne­ment hié­rar­chi­sé ramène cette échange non pas à une valeur d’é­change mais bien à une valeur hiérarchique.
    Tra­vailler beau­coup, gagner beau­coup, dépen­ser beau­coup est sans doute lié à un sys­tème ner­veux pas suf­fi­sam­ment maî­tri­sé par un être doué d’intelligence.

    Réponse
  24. maxime

    Ana
    Ce ne sont que des réflexions, mais à mon avis, un ser­vice civique néces­site plu­tôt une orga­ni­sa­tion locale (par exemple à l’é­chelle de ta ville, ou de ton arron­dis­se­ment si tu es dans une grande ville), plu­tôt qu’à l’é­chelle natio­nale. Mais oui, de même qu’il ne s’a­git pas de faire du com­mu­nisme, il ne s’a­git pas non plus de sup­pri­mer l’état.

    Au niveau de la mon­naie, là encore les pro­po­si­tions du réseau sala­riat sont éton­nantes, et sti­mu­lante tel­le­ment leur regard sur notre éco­no­mie est dif­fé­rent. Si j’ai bien com­pris (je pré­cise que je ne fais pas par­tie du réseau sala­riat, donc je ne parle qu’en mon nom, mais je suis effec­ti­ve­ment convain­cu par leur pro­po­si­tions vous l’au­rez com­pris 😉 ), l’i­dée est de sup­pri­mer la créa­tion moné­taire des banques pri­vées par le cré­dit, et de créer la mon­naie en s’ap­puyant sur les qua­li­fi­ca­tions des popu­la­tions. Ain­si, à tel moment de l’an­née, j’ai telle popu­la­tion, j’ai besoin de tant de salaire à ver­ser, et je crée la mon­naie en consé­quence. La ques­tion mon­naie natio­nale ou constel­la­tion de mon­naie reste ouverte.

    Je vou­drais reve­nir sur une des pro­po­si­tions les plus fortes, et dont on parle peu : la coti­sa­tion investissement.
    Aujourd’­hui (ou plu­tôt en 2010 car je n’ai pas les chiffres d’au­jourd’­hui), envi­ron 40% de notre PIB va au pro­fit, et seule­ment la moi­tié de ces pro­fits sert à l’in­ves­tis­se­ment. Pour un PIB de 2000 mil­liards d’eu­ros, cela donne envi­ron 400 mil­liards pour l’in­ves­tis­se­ment (sur les autres 400 mil­liards du pro­fits, une petite par­tie part en impôt, et envi­ron 250 mil­liards d’eu­ros par an vont dans la poche des action­naires!) . Or pour relan­cer notre éco­no­mie, on aurait besoin d’en­vi­ron 200 mil­liards de plus d’in­ves­tis­se­ment, soit 600 mil­liards au total.
    Friot pro­pose donc de créer une coti­sa­tion-inves­tis­se­ment à hau­teur de 30 % du PIB pour finan­cer l’in­ves­tis­se­ment. Regar­dons quelles sont les consé­quences d’une telle pro­po­si­tion si elle était appliquée :
    – D’une cela veut dire que nous repren­drions en main l’in­ves­tis­se­ment de façon démo­cra­tique. Aujourd’­hui qui décide de l’in­ves­tis­se­ment ? C’est simple ceux qui ont l’argent (excep­té pour les hôpi­taux où l’in­ves­tis­se­ment est finan­cé par la coti­sa­tion). On se réap­pro­prie ain­si une par­tie du débat qui nous est confis­qué : dans quoi nous vou­lons inves­tir notre argent ? Une caisse d’in­ves­tis­se­ment serait créée pour défi­nir dans quels pro­jets inves­tir : plu­tôt éco­lo­gie ? tech­no­lo­gie de pointe ? à débattre et à ouvrir au débat. Aujourd’­hui, nous ne pen­sons même pas à ça, on laisse les inves­tis­seurs inves­tir dans ce qui leur rap­por­te­ra du pro­fit à court-terme. La coti­sa­tion inves­tis­se­ment nous per­met­trait de pen­ser à long-terme, et ain­si de réflé­chir à l’a­ve­nir de nos enfants et de notre planète.
    – Deuxiè­me­ment, ima­gi­nons une PME en grosse dif­fi­cul­té, aujourd’­hui quelle est sa pos­si­bi­li­té de s’en sor­tir : deman­der un cré­dit à une banque, c’est-à-dire s’en­det­ter et donc par des­sus ces dif­fi­cul­tés, ajou­ter un cré­dit avec inté­rêts. Avec la coti­sa­tion-inves­tis­se­ment, un entre­pre­neur qui veut sau­ver les sala­riés de son entre­prise, il va deman­der une aide à la caisse inves­tis­se­ment. Cette fois, il ne s’a­git pas de cré­dit, il s’a­git d’une allo­ca­tion, rien à rem­bour­ser, on l’aide puisque on sait ce que ça va aider son entre­prise à sau­ver des emplois.

    Mettre en œuvre une coti­sa­tion inves­tis­se­ment serait simple il suf­fit d’aug­men­ter les coti­sa­tions (comme on l’a fait pen­dant les trente glo­rieuses) et de tes­ter cette coti­sa­tion en s’ins­pi­rant de ce qui a été fait pour l’in­ves­tis­se­ment dans les hôpitaux.
    ça vau­drait le coup d’es­sayer non ?

    Réponse
    • Ana Sailland

      C’est du clas­si­cisme révolutionnaire 😉

      Mais « on » peut essayer.
      Reste à mettre « on » au pouvoir.

      dans le classicisme 🙂

      Réponse
  25. Mic El

    -À condi­tion, par exemple, qu’un comi­té d’éthique citoyen véri­fie la per­ti­nence de cette entre­prise au regard de l’intérêt général…

    En fait, si sur le plan per­son­nel il est inté­res­sant de don­ner sans attendre, etc etc.…, en ce qui concerne le fonc­tion­ne­ment du com­mun, il me semble évident que nous devons avoir notre mot à dire.
    Et que tous ces mots qui parlent de nos objec­tifs réels, seront néces­sai­re­ment le moment d’un conflit moral.

    Réponse
    • maxime

      oui tout à fait Mic El. Si cet entre­prise est « nui­sible » à l’in­té­rêt géné­ral, pas d’al­lo­ca­tion, c’est bien sûr un point impor­tant à souligner.

      Réponse
  26. Mic El

    …et c’é­tait une réponse à :
    Avec la coti­sa­tion-inves­tis­se­ment, un entre­pre­neur qui veut sau­ver les sala­riés de son entre­prise, il va deman­der une aide à la caisse inves­tis­se­ment. Cette fois, il ne s’agit pas de cré­dit, il s’agit d’une allo­ca­tion, rien à rem­bour­ser, on l’aide puisque on sait ce que ça va aider son entre­prise à sau­ver des emplois.

    Réponse
  27. Vidal

    Hééé réveillez vous, quand on vous li on se dit c’est bon c’est sur, les mar­chés et la finance vont gagner!!!
    C’est ça vos solu­tions d’avenir…
    On recom­mence avec les mêmes bla­bla que papi et mami début XXème

    Réponse
  28. BA

    Record his­to­rique battu.

    Chô­mage en mai 2014 : caté­go­ries A, B, C, D, E :

    France métro­po­li­taine :

    5 695 700 ins­crits à Pôle Emploi.

    France entière (y com­pris l’outre-mer) :

    6 024 100 ins­crits à Pôle Emploi.

    C’est un record historique.

    C’est la pre­mière fois qu’il y a 6 mil­lions d’ins­crits à Pôle Emploi.

    Varia­tion sur un mois : + 0,5 %.

    Varia­tion sur un an : + 5,1 %.

    http://​tra​vail​-emploi​.gouv​.fr/​I​M​G​/​p​d​f​/​P​I​-​M​e​n​s​u​e​l​l​e​-​C​N​M​T​P​E​.​pdf

    Vous vous rap­pe­lez toutes les belles pro­messes au moment du réfé­ren­dum sur le trai­té de Maastricht ?

    - « Si le trai­té de Maas­tricht était en appli­ca­tion, fina­le­ment la Com­mu­nau­té euro­péenne connaî­trait une crois­sance éco­no­mique plus forte, donc un emploi amé­lio­ré. » (Valé­ry Gis­card d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    - « L’Europe est la réponse d’avenir à la ques­tion du chô­mage. En s’appuyant sur un mar­ché de 340 mil­lions de consom­ma­teurs, le plus grand du monde ; sur une mon­naie unique, la plus forte du monde ; sur un sys­tème de sécu­ri­té sociale, le plus pro­tec­teur du monde, les entre­prises pour­ront se déve­lop­per et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Jour­nal du Dimanche)

    - « Maas­tricht consti­tue les trois clefs de l’avenir : la mon­naie unique, ce sera moins de chô­meurs et plus de pros­pé­ri­té ; la poli­tique étran­gère com­mune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécu­ri­té ; et la citoyen­ne­té, ce sera moins de bureau­cra­tie et plus de démo­cra­tie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

    - « Les droits sociaux res­te­ront les mêmes – on conser­ve­ra la Sécu­ri­té sociale –, l’Europe va tirer le pro­grès vers le haut. » (Pierre Béré­go­voy, 30 août 1992, Antenne 2)

    - « Pour la France, l’Union Eco­no­mique et Moné­taire, c’est la voie royale pour lut­ter contre le chô­mage. » (Michel Sapin, 11 sep­tembre 1992, France Inter)

    - « C’est prin­ci­pa­le­ment peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un cer­tain nombre de contre­vé­ri­tés. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notam­ment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contre­vé­ri­tés. Com­ment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de pro­tec­tion sociale et moins d’exclusion. » (Mar­tine Aubry, 12 sep­tembre 1992, dis­cours à Béthune)

    - « Si aujourd’hui la banque cen­trale euro­péenne exis­tait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins éle­vés en Europe et donc que le chô­mage y serait moins grave. » (Jean Bois­son­nat, 15 sep­tembre 1992, La Croix)

    Réponse
    • Ana Sailland

      Mer­ci BA pour cette série de contre sens assé­nés par nos »élites«

      (Liens noté 😉 )

      Le « plus de démo­cra­tie » de Rocard est par­ti­cu­liè­re­ment époustou-flanc

      Réponse
  29. Ana Sailland

    sujets du bac :

    Com­ment la flexi­bi­li­té du mar­ché du tra­vail peut-elle réduire le chômage ? 

    À quels risques éco­no­miques peuvent s’exposer les pays qui mènent une poli­tique protectionniste ? 

    .….. à peine tendancieux 

    source : je suis abon­née à une mai­ling list du FdG.

    Réponse
  30. Ana Sailland

    L’esclavage a été aboli.
    La preuve, il n’y a plus de mar­ché aux esclaves.
    Ils ont été rem­pla­cés par le mar­ché de l’emploi.

    Tiens donc.

    En fait, cette réflexion noc­turne me pour­suit depuis ce matin …
    Il faut appro­fon­dir, sans tom­ber dans l’hubris mili­tante, … et sans avoir peur d’y souscrire (?)

    Si on disait mar­ché de l’employé, ce serait plus clair, et le dic­tion­naire des syno­nymes nous condui­rait vite au mar­ché de l’utilisé.

    Tiens donc …
    Ne serait ce pas là encore l’une des perles de la nov­langue, une de plus, qui dis­si­mu­le­rait une pour­suite de l’esclavage, subrep­tice, der­rière un écran lexical ?

    Etant quant à moi « a la isquier­za del cora­zon (pero no a la isquier­za de la asam­blea)», j’aurais ten­dance à répondre « oui », sans autre démonstration.
    Mais ce ne serait pas res­pec­ter Fran­çois Hol­lande qui semble ne pas pen­ser ainsi …
    Il convient donc, même suc­cinc­te­ment, de com­pa­rer l’esclave avec l’utilisé, oups par­don, avec l’employé, aus­si nom­mé le salarié.

    1ère dif­fé­rence :
    L’utilisateur de l’esclave est pro­prié­taire de l’esclave, qui est tenu d’obéir, et de res­ter à disposition.
    Tan­dis que l’employeur n’est pas pro­prié­taire de l’employé, qui reste libre de choi­sir son emploi. Enfin … presque libre … ou pas du tout.
    L’employé jouit de la flexi­bi­li­té de l’emploi, … dit on …, ce qui signi­fie qu’il est libé­ré de ce fil à la patte que consti­tue une source de reve­nu stable.
    Hum Hum …

    2ème dif­fé­rence :
    Le pro­prié­taire de l’esclave a cer­tai­ne­ment inté­rêt à veiller à la san­té de son esclave, car il s’agit pour lui d’un inves­tis­se­ment, avec retour sur investissement.
    Cet entre­tien lui coûte, mais ce coût lui rap­porte et main­tient son niveau de fortune.
    Au contraire, l’employeur n’a aucun inté­rêt autre qu’empathique dans le bien être de son employé, et si la loi le contraint à quelque effort, il consi­dère cet effort comme « coût du tra­vail », réduc­teur de compétitivité.

    3ème dif­fé­rence :
    L’esclave est nour­ri-logé et ne reçoît aucun pécule.
    Il n’a pas la liber­té de choi­sir son habi­tat, ni son alimentation.
    Tan­dis que l’employé reçoit un salaire, qui lui per­met­tra de payer/choisir son menu chez Lidl, et son loge­ment, son chauf­fage, et le reste. Si bien que sa liber­té, s’il est au smic, consis­te­ra à ache­ter ce que le maître de l’esclave four­nit. Mais c’est vrai que la liber­té de choi­sir son super­mar­ché et sa cité, c’est chouette, même s’il faut deux heures pour aller au turbin.

    Smi­card en ban­lieue ou esclave à Athènes il y a 2500 ans.
    C’est quoi le mieux ?

    AUCUN des deux.

    Réponse
  31. gleconseil

    Bon­jour,
    si tout ceci est fort inté­res­sant, mal­heu­reu­se­ment les cal­culs de Friot reposent sur l’hy­po­thèse que l’on est capable de réa­li­ser quelques points de crois­sance par an. On est tou­jours sur le concept de crois­sance infi­nie, ce qui est IMPOSSIBLE dans un monde fini comme le notre.

    Bien dom­mage…

    Réponse
  32. gilles
  33. je hais les cookies !

    Main­te­nant, ce à quoi il fau­drait pen­ser, c’est de créer un par­ti qui aurait pour pro­gramme la réa­li­sa­tion des idées de Ber­nard Friot.

    Réponse

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