Les historiens du futur liront dans les archives qu’il y a eu une terrible pandémie pendant deux ans, mais ils n’en trouveront aucune preuve dans les données. Dr Eli David

27/04/2022 | 13 commentaires

« Les futurs his­to­riens étu­die­ront la période 2020–2022 avec per­plexi­té. Des doc­to­rats en his­toire seront obte­nus en ana­ly­sant le para­doxe du covid.
Ils liront dans les archives qu’il y a eu une ter­rible pan­dé­mie pen­dant deux ans, mais ils n’en trou­ve­ront aucune preuve dans les données. »
Dr. Eli David

Je suis en train de dévo­rer le livre de Laurent Toubiana
et je trouve déca­pant, inté­res­sant et important.

https://​www​.edi​tion​sar​tilleur​.fr/​p​r​o​d​u​i​t​/​c​o​v​i​d​-​1​9​-​u​n​e​-​a​u​t​r​e​-​v​i​s​i​o​n​-​d​e​-​l​e​p​i​d​e​mie

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13 Commentaires

  1. Étienne CHOUARD

    Dr. Eli David
    « N’oublions pas qu’il y a un an vous pouviez être suspendu pour avoir écrit que les vaccinés attrapent aussi le covid. »

    Réponse
  2. Étienne CHOUARD

    Avril 2022
    Comparaison des décès Covid et de la vaccination entre l’Australie et le Niger qui ont tous les deux une population de 25 millions d’habitants.

    Réponse
  3. Étienne CHOUARD

    Les effets délétères associés au virus SARS-CoV‑2 ou induits par les vaccins : l’analyse de Jean-Marc Sabatier

    Jean-Marc Saba­tier, direc­teur de recherche au CNRS, doc­teur en bio­lo­gie cel­lu­laire et microbiologie.

    https://www.francesoir.fr/societe-sante/jean-marc-sabatier-partie‑1

    Publié le 26 avril 2022

    • Que savons-nous du sys­tème rénine-angio­ten­sine dont le dys­fonc­tion­ne­ment engendre les mala­dies Covid ?
    • Com­ment la pro­téine Spike du virus, mais éga­le­ment la pro­téine Spike vac­ci­nale, peuvent-elles affec­ter les organes sexuels de l’homme et de la femme, mena­çant la libi­do et la fertilité ?
    • Qu’est-ce que le syn­drome d’ac­ti­va­tion mastocytaire ?
    • Les mul­tiples rap­pels de la vac­ci­na­tion contre le SARS-CoV‑2 peuvent-ils induire un syn­drome d’im­mu­no­dé­fi­cience acquise (SIDA) ?
    • La répé­ti­tion vac­ci­nale peut-elle conduire à des phé­no­mènes d’au­to-immu­ni­té ou les aggraver ?
    • Quels risques repré­sente la vac­ci­na­tion pour les femmes enceintes et pour les enfants ?
    • L’ARN codant pour la pro­téine Spike reste-t-il au niveau du muscle del­toïde, comme cela a sou­vent été affir­mé, ou peut-il se dépla­cer vers d’autres organes ?
    • Le corps de chaque per­sonne étant deve­nu la pla­te­forme vac­ci­nale, com­ment contrô­ler la quan­ti­té de pro­téine Spike pro­duite par l’or­ga­nisme, qui peut varier selon les per­sonnes, l’âge et qui ne serait pas for­cé­ment adéquate ?
    • Des seg­ments d’ARN peuvent-ils être réins­crits dans l’ADN ?
    • Que sait-on de l’in­té­gra­tion dans le génome ?
    • Quelle est l’o­ri­gine du Covid long ?
    • Com­ment l’identifier ?
    • Quelles sont les expli­ca­tions phy­sio­lo­giques aux phé­no­mènes observés ?

    Tels sont les grands thèmes abor­dés par Jean-Marc Saba­tier, direc­teur de recherche au CNRS et doc­teur en bio­lo­gie cel­lu­laire et micro­bio­lo­gie, affi­lié à l’ins­ti­tut de neu­ro phy­sio­pa­tho­lo­gie à l’u­ni­ver­si­té d’Aix-Mar­seille, avec qui nous nous sommes entretenus. 

    Nous pré­ci­sons que Jean-Marc Saba­tier s’ex­prime ici en son nom.

    Aujourd’­hui, nous publions la pre­mière par­tie de cet entretien.


    Cela fait un peu plus de deux ans que le SARS-CoV‑2 a fait son appa­ri­tion. Le virus aurait tou­ché 452 mil­lions de per­sonnes et fait offi­ciel­le­ment six mil­lions de morts.

    Plus le temps passe et plus nous décou­vrons que cette mala­die res­pi­ra­toire pré­sente la par­ti­cu­la­ri­té de tou­cher plu­sieurs organes. Au-delà des pro­blèmes pul­mo­naires, les méde­cins et les cher­cheurs découvrent que ce patho­gène est sus­cep­tible d’atteindre les reins, les organes du sys­tème diges­tif (intes­tin, foie), le cœur, le cer­veau et la peau.
    Ces com­pli­ca­tions consta­tées n’expliquent pas l’origine et les méca­nismes de ces dérè­gle­ments qui sur­viennent sou­vent après l’infection et que l’on appelle les mala­dies induites par le Covid ou mala­dies post Covid ou encore le Covid long.

    Pour­tant, dès mars 2020, vous avez été le pre­mier à com­prendre que le SARS-CoV‑2 inter­fé­rait avec un sys­tème hor­mo­nal, un sys­tème phy­sio­lo­gique appe­lé sys­tème rénine-angio­ten­sine, pré­sent dans tout le corps, indis­pen­sable pour le fonc­tion­ne­ment de l’organisme humain et res­pon­sable de l’immunité innée.

    Avant d’aborder tous les pro­blèmes cau­sés par le Covid qui peuvent dans cer­tains cas se confondre avec la vac­ci­na­tion, avant d’évoquer les solu­tions qui existent, les soins et les molé­cules qui peuvent être pres­crits, pou­vez-vous nous expli­quer la décou­verte que vous avez faite dès le début de l’épidémie, en mars 2020 ?

    En début de pan­dé­mie et en par­te­na­riat avec les deux direc­teurs du labo­ra­toire de viro­lo­gie de Wuhan (Chine), nous avons étu­dié le mode d’action du virus SARS-CoV‑2 lorsqu’il s’attaque à notre orga­nisme. J’avais remar­qué que le récep­teur cel­lu­laire ECA2 (enzyme de conver­sion de l’angiotensine‑2) sur lequel se fixe le virus (via sa pro­téine Spike), appar­te­nait à un vaste sys­tème phy­sio­lo­gique et hor­mo­nal, appe­lé sys­tème rénine-angio­ten­sine (SRA). Le SRA est très com­plexe et ubi­qui­taire dans l’organisme humain (et des mam­mi­fères en géné­ral) car on le retrouve dans les divers organes et tis­sus, tels que le cœur, les pou­mons, le cer­veau, le foie, les reins, les intes­tins, la rate, le pan­créas, les glandes sur­ré­nales, le sys­tème vas­cu­laire (vais­seaux san­guins), les organes repro­duc­teurs, les yeux, et la peau. Le SRA contrôle éga­le­ment l’immunité innée (pre­mière ligne de défense dite « non spé­ci­fique » de l’organisme lors d’une attaque par un microbe), et le micro­biote intes­ti­nal (et pro­ba­ble­ment buc­cal, vagi­nal et de la peau). Il s’agit du sys­tème le plus impor­tant pour le fonc­tion­ne­ment du corps humain, en contrô­lant – entre autres – les fonc­tions auto­nomes rénales, pul­mo­naires et car­dio-vas­cu­laires. Sa com­plexi­té est telle qu’il existe des adap­ta­tions (ou variantes) locales du SRA en fonc­tion de la spé­ci­fi­ci­té fonc­tion­nelle des divers organes et tis­sus. Il m’est appa­ru très tôt que le vrai res­pon­sable des mani­fes­ta­tions de la Covid-19 était pré­ci­sé­ment un SRA dys­fonc­tion­nel, et non (direc­te­ment) le virus. Pour­quoi ? Parce que tous les troubles décrits à l’époque et asso­ciés à la Covid-19 (tels que fibroses tis­su­laires, hyper­tro­phies d’organes, détresse res­pi­ra­toire, y‑compris le syn­drome de détresse res­pi­ra­toire aiguë !), étaient déjà men­tion­nés comme des patho­lo­gies résul­tant d’un dys­fonc­tion­ne­ment du SRA, et ceci bien avant l’apparition du SARS-CoV‑2. Nous avons ain­si publié un article scien­ti­fique en avril 2020 qui décri­vait le mode d’action com­plet du SARS-CoV‑2 sur le SRA, en incluant les patho­lo­gies de la Covid-19 connues ou anticipées.

    Par­mi les mala­dies anti­ci­pées, nous avons men­tion­né les coa­gu­lo­pa­thies et throm­boses (qui sont nor­ma­le­ment « oppo­sées » car l’une cor­res­pond à une défi­cience de la coa­gu­la­tion contrai­re­ment à la seconde qui cor­res­pond à une hyper-coa­gu­la­tion !), athé­ro­sclé­rose, atteintes aux organes repro­duc­teurs, troubles ocu­laires (réti­no­pa­thie, glau­come), troubles neu­ro­lo­giques, dia­bète de type 2 (into­lé­rance au glu­cose), et autres mala­dies auto-immunes et cancers.

    Nous avons décrit qu’au niveau du SRA, le récep­teur cel­lu­laire res­pon­sable de ces diverses patho­lo­gies est AT1R (récep­teur de l’angiotensine‑2 de type 1). Ce récep­teur indis­pen­sable au fonc­tion­ne­ment du corps humain devient très « délé­tère » lorsqu’il est sur­ac­ti­vé, car il pos­sède des pro­prié­tés pro-hyper­ten­sive, pro-inflam­ma­toire, pro-oxy­dante, pro-throm­bo­tique, pro-angio­gé­nique, pro-fibro­sante, pro-hyper­tro­phique, et fait chu­ter le monoxyde d’azote (NO) impli­qué dans les phé­no­mènes immu­ni­taires, inflam­ma­toires, et mné­siques. Le récep­teur AT1R contrôle ain­si de nom­breuses voies de signa­li­sa­tion au sein des cel­lules, et est véri­ta­ble­ment une « usine à gaz » de notre organisme.

    Cet article a donc pré­sen­té – pour la pre­mière fois – le mode d’action du SARS-CoV‑2 sur nos cel­lules, et une expli­ca­tion sur l’origine des mala­dies de la Covid-19. Il s’agissait d’un « puzzle » tota­le­ment assem­blé à une période où les cher­cheurs du monde entier cher­chaient des pièces du puzzle…

    Après la paru­tion de cet article en avril 2020, vous vous atten­diez à ce que le monde scien­ti­fique réagisse. Pour­tant, il n’en a rien été. Pou­vez-vous nous dire ce qui s’est passé ?

    Per­son­nel­le­ment, je pen­sais que cet article – dont le conte­nu était vrai­ment en avance sur son temps – pas­se­rait peut-être inaper­çu pour deux rai­sons majeures : d’abord il n’a pas été publié dans une « grande » revue de renom­mée inter­na­tio­nale (tels que le Lan­cet, Nature, etc.), ensuite, l’article révé­lait un mode d’action « aty­pique » pour un virus : il n’était pas ima­gi­nable pour les cher­cheurs que le SARS-CoV‑2 ne soit pas le res­pon­sable direct des patho­lo­gies de la Covid-19.

    Pour ma part, j’ai tou­jours été convain­cu que les mala­dies Covid-19 résul­taient d’un dys­fonc­tion­ne­ment du SRA via la sur­ac­ti­va­tion du récep­teur « délé­tère » AT1R. Le récep­teur ECA2 que cible le virus n’appartient-il pas au SRA ? Ain­si, il est logique que la pré­sence du virus induise un dérè­gle­ment de ce sys­tème ubi­qui­taire. Je sais qu’un jour ou l’autre, avec les tra­vaux réa­li­sés sur le sujet par les divers labo­ra­toires à tra­vers le monde, il devien­dra évident pour tous que le SRA et le récep­teur AT1R sur­ac­ti­vés sont effec­ti­ve­ment au cœur des patho­lo­gies Covid-19.

    Vous savez, l’histoire des sciences est rem­plie de décou­vertes qui n’ont pas ren­con­tré un écho immé­diat. Cela peut prendre très long­temps. Comme j’habite près de Mar­seille et pour res­ter dans le domaine de l’infectiologie, il y a la célèbre his­toire de la pater­ni­té de la bac­té­rie de la peste.

    Cette bac­té­rie a tou­ché la Cité Pho­céenne à plu­sieurs reprises notam­ment en 1720, où près de la moi­tié de la popu­la­tion de la ville a été décimée.

    En 1894, le cher­cheur fran­co-suisse Alexandre Yer­sin (1863−1943) de l’école pas­teu­rienne est envoyé à Hong Kong par le gou­ver­ne­ment fran­çais et l’Institut Pas­teur pour étu­dier la nature de cette mala­die. À son arri­vée, il se retrouve en concur­rence avec des cher­cheurs japo­nais issus de l’école alle­mande de Robert Koch, éga­le­ment pré­sents pour com­prendre la nature du microbe.

    Un mois plus tard, Alexandre Yer­sin donne une des­crip­tion pré­cise et exacte du bacille à l’Académie des sciences et publie ses résul­tats dans les Annales de l’Institut Pas­teur. Mais les cher­cheurs japo­nais, menés par Kita­sa­to Shi­ba­sa­burō, déclarent à leur tour avoir décou­vert le microbe res­pon­sable de la peste. Les rela­tions qu’ils ont nouées avec les édi­teurs de la très pres­ti­gieuse revue « The Lan­cet » leur donnent la pos­si­bi­li­té de publier leurs tra­vaux, ce qui leur vaut la pater­ni­té de la décou­verte. La publi­ca­tion en anglais est dif­fu­sée dans de très nom­breux pays, tan­dis que celle d’Alexandre Yer­sin, écrite en fran­çais, n’existe pas en dehors du territoire.

    Pour­tant, le bacille pré­le­vé par Kita­sa­to Shi­ba­sa­burō, dif­fé­rent de celui d’Alexandre Yer­sin, cor­res­pond à un pneu­mo­coque, celui d’Alexandre Yer­sin à Yer­si­nia pes­tis. C’est donc bien à Alexandre Yer­sin que l’on doit la pater­ni­té du microbe de la peste. Mais la recon­nais­sance du cher­cheur fran­co-suisse pour toutes les rai­sons évo­quées pré­cé­dem­ment, n’a pas été immé­diate, cela a pris plu­sieurs années.

    Depuis quelque temps, de nom­breux scien­ti­fiques tra­vaillent sur le sujet du sys­tème rénine-angio­ten­sine. Comme vous depuis deux ans, ils concluent que le dys­fonc­tion­ne­ment du SRA est à l’origine des mala­dies Covid. Il me semble cepen­dant qu’ils ne men­tionnent pas ce pre­mier article publié sur le sujet dès avril 2020. Com­ment pou­vez-vous expli­quer cette omission ?

    En effet, les tra­vaux expé­ri­men­taux réa­li­sés par dif­fé­rents labo­ra­toires de recherche à tra­vers le monde au cours de ces deux der­nières années confirment le rôle cen­tral d’un dys­fonc­tion­ne­ment du SRA (via une sur­ac­ti­va­tion du récep­teur AT1R induite par un excès d’angiotensine‑2) dans les mala­dies Covid-19. Cet excès d’angiotensine‑2 chez des patients Covid-19 a même été obser­vé dans un célèbre ins­ti­tut mar­seillais (Dr. Devaux, IHU-Médi­ter­ra­née infec­tion). Il est vrai aus­si que ce pre­mier article que nous avons publié, vrai­ment pion­nier dans le domaine, n’est qua­si­ment jamais cité par les cher­cheurs pour des rai­sons qui m’échappent. Ceci n’est pas bien grave, car l’important est que les scientifiques/médecins se rendent compte du rôle clef du récep­teur AT1R dans les diverses patho­lo­gies Covid-19, afin de ne pas perdre de temps dans la com­pré­hen­sion de la patho­gé­ni­ci­té du SARS-CoV‑2 et le déve­lop­pe­ment de trai­te­ments appro­priés. En paral­lèle, ceci per­met d’expliquer les effets délé­tères poten­tiel­le­ment asso­ciés aux vac­cins actuels et d’y remédier.

    Par­mi les effets induits par le SARS-CoV‑2 ou par la pro­téine vac­ci­nale, on observe des atteintes au niveau des organes sexuels, des organes de la repro­duc­tion ? Com­ment ces attaques sont-elles pos­sibles ? Quels méca­nismes se trouvent impli­qués dans ces atteintes ?

    Chez l’homme, le SARS-CoV‑2 peut s’attaquer aux tes­ti­cules, au pénis et à la pros­tate. Chez la femme, le virus peut s’attaquer à l’utérus (endo­mètre) et aux ovaires. Pour­quoi ces attaques sont-elles pos­sibles ? Parce que le SARS-CoV‑2 recon­nait le récep­teur cel­lu­laire ECA2 qui lui sert de site de fixa­tion lui per­met­tant d’infecter les cel­lules ; le récep­teur ECA2 est très pré­sent au niveau des cel­lules des organes repro­duc­teurs mas­cu­lin et fémi­nin, ce qui les rend très vul­né­rables au virus.

    Com­ment le virus ou la pro­téine Spike vac­ci­nale agissent-ils sur les organes sexuels masculins ?

    Dans le sys­tème de repro­duc­tion mas­cu­lin, les élé­ments (ligands/hormones et les divers récep­teurs enzy­ma­tiques) du SRA se retrouvent dans les tes­ti­cules, les sper­ma­to­zoïdes et le liquide sémi­nal. Cer­taines fonc­tions attri­buées à ce SRA « local » sont le main­tien des élec­tro­lytes plas­ma­tiques sémi­naux, la régu­la­tion de la sté­roï­do­ge­nèse (syn­thèse des hor­mones sté­roï­diennes, dont les hor­mones andro­gènes mas­cu­lines) et de la sper­ma­to­ge­nèse (pro­ces­sus de pro­duc­tion des sper­ma­to­zoïdes dans les tes­ti­cules), la contrac­ti­li­té épi­di­dy­maire, et les fonc­tions spermatiques.

    Ain­si, lors d’une infec­tion chez l’homme, le SARS-CoV‑2 peut poten­tiel­le­ment alté­rer les pro­duc­tions des hor­mones andro­gènes (dont la tes­to­sté­rone) et des sper­ma­to­zoïdes via son action sur le SRA pré­sent au niveau du sys­tème repro­duc­teur mas­cu­lin. Ain­si, l’angiotensine‑2 et le récep­teur AT1R font par­tie des élé­ments clefs du SRA « local ». L’hormone angiotensine‑2 est impli­quée dans la régu­la­tion néga­tive de la pro­duc­tion de tes­to­sté­rone, et la régu­la­tion de la crois­sance tes­ti­cu­laire, tan­dis que le récep­teur AT1R inhibe la sper­ma­to­gé­nèse et la pro­duc­tion de testostérone.

    Quels troubles engendrent-ils ?

    Chez des per­sonnes infec­tées par le SARS-CoV‑2, il a été rap­por­té des troubles de l’érection (dus à l’effet vaso­cons­tric­teur du récep­teur AT1R sur­ac­ti­vé), une dimi­nu­tion de la taille (atro­phie) du pénis et des tes­ti­cules, ain­si que des troubles de la libi­do (pour les deux sexes) qui sont les effets « visibles » de ces atteintes sexuelles induites par le dys­fonc­tion­ne­ment du SRA. Les effets indé­si­rables du SARS-CoV‑2 (voire de la pro­téine Spike vac­ci­nale) sur la sper­ma­to­gé­nèse et la pro­duc­tion de tes­to­sté­rone, peuvent affec­ter la fer­ti­li­té mas­cu­line. En effet, l’importance du SRA dans la fer­ti­li­té ou l’infertilité a été lar­ge­ment démon­trée à ce jour, aus­si bien chez l’homme que chez la femme.

    Chez la femme, on a noté des troubles du cycle mens­truel. Cer­taines femmes n’ont plus leurs règles, d’autres les ont conti­nuel­le­ment, cer­taines femmes méno­pau­sées sont à nou­veau réglées. Com­ment expli­quez-vous que l’on observe tout et son contraire ?

    Y‑a-t-il un risque d’infertilité ?

    Les femmes pos­sèdent un SRA ova­rien (appe­lé OVRAS) qui joue un rôle clef dans la phy­sio­lo­gie des ovaires, et les mala­dies ova­riennes asso­ciées. Le SRA ova­rien a des effets majeurs sur le développement/atrésie des fol­li­cules, sur l’ovulation et la sécré­tion d’hormones sté­roï­diennes ; le SRA est ain­si néces­saire à une repro­duc­tion nor­male. En effet, les com­po­sants de ce SRA se retrouvent dans le fol­li­cule ova­rien, les cel­lules pré-ovu­la­toires de la thèque et de la gra­nu­lo­sa, ain­si que dans les cel­lules post-ovu­la­toires de la gra­nu­lo­sa-lutéine. Le SRA ova­rien est éga­le­ment impli­qué dans la régu­la­tion de la sté­roï­do­ge­nèse (syn­thèse des hor­mones sté­roï­diennes, dont les hor­mones œstro­gènes féminines).

    Le dys­fonc­tion­ne­ment du SRA ova­rien poten­tiel­le­ment induit par le SARS-CoV‑2 peut donc affec­ter la matu­ra­tion et l’ovulation des ovo­cytes (alté­ra­tion du cycle mens­truel), et conduire à des dérè­gle­ments ou patho­lo­gies telles que l’infertilité, le can­cer des ovaires, le syn­drome des ovaires poly­kys­tiques, etc. La pré­sence d’anticorps auto-immuns diri­gés contre le récep­teur AT1R peut se tra­duire par une infertilité.

    Chez la femme, on peut ain­si obser­ver (paral­lè­le­ment aux autres patho­lo­gies Covid-19 poten­tielles) un dérè­gle­ment du cycle mens­truel plus ou moins impor­tant et inva­li­dant. La mens­trua­tion (règles) cor­res­pond à l’écoulement pério­dique par le vagin d’un fluide bio­lo­gique consti­tué de sang, de sécré­tions vagi­nales, et de cel­lules endo­mé­triales (paroi uté­rine). Les règles cor­res­pondent à l’évacuation de la couche super­fi­cielle de la muqueuse de l’utérus (endo­mètre) qui s’était for­mée au cours du cycle mens­truel pour accueillir un pos­sible œuf fécon­dé. En absence de fécon­da­tion, la sur­face de l’endomètre (qui est très vas­cu­la­ri­sée) est alors éva­cuée par le vagin sous forme d’un sai­gne­ment. Le virus SARS-CoV‑2 se fixe (via sa pro­téine Spike) sur le récep­teur ECA2 des cel­lules cibles. L’endomètre et le sys­tème vas­cu­laire sont consti­tués de cel­lules épi­thé­liales et endo­thé­liales qui expriment – comme les ovaires ou les tes­ti­cules – le récep­teur ECA2 recon­nu par la pro­téine Spike. Ceci montre que la pro­téine Spike (du virus SARS-CoV‑2 ou vac­ci­nale) peut agir direc­te­ment sur l’endomètre et les vais­seaux san­guins associés.

    Le SARS-CoV‑2 – via la pro­téine Spike – pro­voque des troubles de la coa­gu­la­tion san­guine, dont la throm­bo­cy­to­pé­nie (baisse du nombre de pla­quettes san­guines qui aident le sang à coa­gu­ler). Ceci est dû à un phé­no­mène appe­lé hémo­pha­go­cy­tose qui sur­vient lors du syn­drome d’activation macro­pha­gique induit par le virus ou la pro­téine Spike vaccinale.

    Ain­si, le SARS-CoV‑2 ou la pro­téine Spike vac­ci­nale est direc­te­ment res­pon­sable des troubles de la coa­gu­la­tion et mens­truels par­fois obser­vés chez cer­taines per­sonnes lors d’une infec­tion virale au SARS-CoV‑2 ou suite à une vac­ci­na­tion. Il est notable que dans cer­tains cas extrêmes, l’ablation de l’utérus (hys­té­rec­to­mie) a été néces­saire après une vaccination.

    Ces pro­blèmes semblent avoir fait leur appa­ri­tion à la suite de la vac­ci­na­tion en popu­la­tion géné­rale. L’infection elle-même peut-elle cau­ser le même genre de dom­mage ? Avant la cam­pagne de vac­ci­na­tion, y a‑t-il eu des per­sonnes qui, à la suite de l’in­fec­tion, déve­lop­paient des atteintes au niveau des organes sexuels ? Existe-t-il une recon­nais­sance de ces pro­blèmes par les autorités ?

    Il est fort pro­bable qu’une infec­tion natu­relle au SARS-CoV‑2 puisse pro­vo­quer le même genre de dom­mages dans la mesure, où comme le fait la pro­téine Spike vac­ci­nale, le virus fait dys­fonc­tion­ner le SRA. Il peut néan­moins exis­ter une dif­fé­rence impor­tante d’accessibilité ou de charge du virus au niveau du SRA ova­rien, et/ou une sur-repré­sen­ta­tion de la pro­téine Spike vac­ci­nale au niveau du sys­tème reproducteur.

    En ce qui concerne les troubles mens­truels liés à la vac­ci­na­tion, je dois men­tion­ner l’avis « neutre » de l’Agence natio­nale de Sécu­ri­té du Médi­ca­ment (ANSM), qui – dans un point de situa­tion sur la sur­veillance des vac­cins contre la Covid-19 publié le 21 décembre 2021- écrit : « À ce jour, les don­nées dis­po­nibles ne per­mettent pas de déter­mi­ner le lien direct entre le vac­cin et la sur­ve­nue de ces troubles du cycle mens­truel. Ces évé­ne­ments res­tent sous surveillance ».

    Pour­tant, de nom­breuses femmes constatent le contraire…

    Si l’on revient sur la vac­ci­na­tion, peut-on attri­buer tous les dom­mages à la pro­téine Spike vac­ci­nale ? Quels effets poten­tiel­le­ment délé­tères peuvent cau­ser les nano­par­ti­cules lipi­diques de cer­tains vaccins ?

    Les dom­mages (plus ou moins sévères) dus à la pro­téine Spike vac­ci­nale sont de nos jours bien docu­men­tés et for­mel­le­ment éta­blis. Paral­lè­le­ment, il existe des risques d’effets délé­tères poten­tiel­le­ment asso­ciés à l’emploi de nano­par­ti­cules lipi­diques (NP) dans cer­taines com­po­si­tions vac­ci­nales, notam­ment les vac­cins à ARNm. En effet, divers types de NP sont capables de fran­chir des bar­rières bio­lo­giques et d’exer­cer des effets toxiques sur des organes tels que le cer­veau, les reins, le foie, et les organes repro­duc­teurs (tes­ti­cules, épi­di­dyme, ovaires, uté­rus). Les NP peuvent tra­ver­ser les bar­rières héma­to-tes­ti­cu­laire, pla­cen­taire et épi­thé­liale pour s’ac­cu­mu­ler dans les organes repro­duc­teurs, et les endom­ma­ger en détrui­sant les cel­lules de Ser­to­li et de Ley­dig, ain­si que les cel­lules germinales.

    Ceci affecte les organes repro­duc­teurs mas­cu­lins en modi­fiant la qua­li­té, quan­ti­té, mor­pho­lo­gie et moti­li­té des sper­ma­to­zoïdes, et fémi­nins en rédui­sant le nombre d’o­vo­cytes matures et en per­tur­bant le déve­lop­pe­ment fol­li­cu­laire. Les NP peuvent per­tur­ber les niveaux d’hor­mones sécré­tées, affec­tant la libi­do. Les méca­nismes impli­qués dans la toxi­ci­té des NP reposent sur l’in­flam­ma­tion, le stress oxy­da­tif, l’a­pop­tose, et/ou la génotoxicité.

    Qu’en est-il des adju­vants, notam­ment pour le Nova­vax qui contient un déri­vé de sapo­nine, extrait du bois de Panama ?

    Les adju­vants des vac­cins peuvent éga­le­ment pré­sen­ter une toxi­ci­té poten­tielle. Par exemple, le vac­cin Nova­vax contient un déri­vé de sapo­nine extrait de l’écorce du bois de pana­ma. Les pro­prié­tés ten­sio­ac­tives déter­gentes et émul­si­fiantes des sapo­nines semblent béné­fiques ou toxiques, et font l’objet de controverses.

    Les sapo­nines pour­raient s’attaquer aux glo­bules rouges (acti­vi­té hémo­ly­tique) et à d’autres types cel­lu­laires, en inter­agis­sant avec le cho­les­té­rol des mem­branes de ces cel­lules. À forte dose, les sapo­nines peuvent pro­vo­quer des pro­blèmes res­pi­ra­toires, gas­triques, une atteinte au foie, ain­si que des convul­sions et diarrhées.

    Existe-t-il une pos­si­bi­li­té de soi­gner ces effets secon­daires ? Y a‑t-il des lésions irréversibles ?

    Une sup­plé­men­ta­tion appro­priée en vita­mine D asso­ciée au zinc et au magné­sium est sou­hai­table pour pré­ve­nir, trai­ter ou atté­nuer les troubles des appa­reils repro­duc­teurs, car elle agit en inhi­bant la sur­ac­ti­va­tion « délé­tère » du SRA (par une action ‑entre autres- sur la pro­duc­tion de rénine). Il est notable que cer­taines lésions pour­raient être qua­si irré­ver­sibles, telles que la fibrose d’organes ou de tissus.

    La vac­ci­na­tion éla­bo­rée à par­tir de la souche sau­vage de Wuhan ne fonc­tionne plus, elle est poten­tiel­le­ment dan­ge­reuse notam­ment chez les per­sonnes jeunes en âge de pro­créer et dont les chances de faire une forme grave sont qua­si nulles. Les nou­veaux variants suivent le che­min épi­dé­mio­lo­gique clas­sique, à savoir qu’ils sont de plus en plus conta­gieux, mais de moins en moins létaux.

    L’ensemble du monde médi­cal, à quelques excep­tions, a adhé­ré à cette vac­ci­na­tion. Avez-vous remar­qué un chan­ge­ment d’attitude chez cer­tains pro­fes­sion­nels de san­té, notam­ment depuis la mul­ti­pli­ca­tion des rappels ?

    Oui, il y a à la fois une las­si­tude et une défiance gran­dis­sante envers les vac­cins, pro­ve­nant de nom­breuses per­sonnes ini­tia­le­ment favo­rables à la vac­ci­na­tion. Per­son­nel­le­ment, je ne connais plus per­sonne dans mon entou­rage qui sou­haite se faire vac­ci­ner ou rece­voir un rap­pel vac­ci­nal. Compte tenu du peu d’efficacité des vac­cins actuels et de l’apparition de variants du SARS-CoV‑2 certes plus conta­gieux mais de moins en moins létaux, ain­si qu’une émer­gence des effets indé­si­rables asso­ciés à la vac­ci­na­tion ou rap­pel, il est com­pré­hen­sible que les indi­vi­dus cen­sés soient défa­vo­rables à des injec­tions inutiles et poten­tiel­le­ment dangereuses.

    Ces der­nières semaines, vous avez décla­ré que l’infection par le virus SARS-CoV‑2 pou­vait conduire au syn­drome d’activation mas­to­cy­taire (SAMA). Quelle est cette patho­lo­gie ? Com­ment se mani­feste-t-elle ? Com­bien de symp­tômes recouvre-t-elle ?

    Pour rap­pel, dans l’immunité innée qui est la réponse immu­ni­taire « immé­diate » aux agents patho­gènes, vous avez divers types cel­lu­laires impli­qués, dont les mono­cytes, les macro­phages, les cel­lules den­dri­tiques, les gra­nu­lo­cytes (neu­tro­philes, éosi­no­philes, baso­philes), les cel­lules NK tueuses, et les mas­to­cytes. Les mas­to­cytes sont des cel­lules « sen­ti­nelles » qui se retrouvent prin­ci­pa­le­ment dans les tis­sus conjonc­tifs, mais éga­le­ment dans les muqueuses et autres organes, dont la peau. Ces mas­to­cytes par­ti­cipent à la défense de notre orga­nisme contre les attaques des microbes (dont le SARS-CoV‑2), aux phé­no­mènes de cica­tri­sa­tion et d’allergie (dont le choc ana­phy­lac­tique d’allergie exacerbée).

    Le syn­drome d’activation mas­to­cy­taire (SAMA) peut être induit par une infec­tion au SARS-CoV‑2, via le dys­fonc­tion­ne­ment du SRA et la sur­ac­ti­va­tion des récep­teurs AT1R et « Toll-Like » (TLR) pilo­tant l’immunité innée. Les mas­to­cytes « hyper-réac­tifs » relarguent ain­si ‑de façon inap­pro­priée- des média­teurs chi­miques (jusqu’à 200 types dif­fé­rents, dont his­ta­mine, hépa­rine, pros­ta­glan­dines, pro­téases, leu­co­triènes, cyto­kines pro-inflam­ma­toires, etc.) par une dégra­nu­la­tion pou­vant pro­vo­quer de nom­breux symp­tômes et pathologies.

    On retrouve des troubles der­ma­to­lo­giques (urti­caire, déman­geai­son, appa­ri­tion d’ecchymoses sans cause appa­rente), neu­ro­lo­giques (perte de mémoire, migraines, brouillard céré­bral, sautes d’humeur, dépres­sion, agres­si­vi­té), gas­tro-intes­ti­naux (nau­sées, vomis­se­ments, diar­rhées ou consti­pa­tion), oph­tal­mo­lo­giques (conjonc­ti­vite et gêne ocu­laire, voire perte de vision), uro­lo­giques (forte diu­rèse, dif­fi­cul­té à uri­ner, envies uri­naires noc­turnes), res­pi­ra­toires (toux, asthme, sif­fle­ments, œdème de Quincke), et/ou car­dio-vas­cu­laires (chute de ten­sion, ver­tiges, étour­dis­se­ments, tachy­car­die, syn­copes), ain­si que le choc ana­phy­lac­tique (hypo­ten­sion arté­rielle asso­ciée ou non à des dif­fi­cul­tés respiratoires).

    Quelle dif­fé­rence faites-vous entre un syn­drome d’activation mas­to­cy­taire et une mastocytose ?

    Comme men­tion­né pré­cé­dem­ment, le syn­drome d’activation mas­to­cy­taire (SAMA) cor­res­pond à un relar­gage inap­pro­prié (par dégra­nu­la­tion exces­sive) de média­teurs chi­miques pré­sents dans les gra­nules situés à l’intérieur des mas­to­cytes. Les média­teurs libé­rés par les mas­to­cytes acti­vés peuvent être délé­tères et conduire à des symp­tômes et patho­lo­gies indé­si­rables. Au cours d’un SAMA, le nombre de mas­to­cytes ne semble pas affecté.

    La mas­to­cy­tose se tra­duit par une pro­li­fé­ra­tion et une accu­mu­la­tion anor­male de mas­to­cytes dans la peau (ou par­fois d’autres organes et tissus).

    Lors d’une infec­tion au SARS-CoV‑2, le SAMA peut s’accompagner d’une mastocytose.

    Avez-vous une idée du nombre de per­sonnes tou­chées par le SAMA ?

    Le SAMA peut affec­ter divers organes, tis­sus conjonc­tifs et muqueuses. Les effets indé­si­rables chro­niques ou réci­di­vants asso­ciés au SAMA sont variables en termes de durée et de gra­vi­té, mais sont glo­ba­le­ment les mêmes que ceux de la mas­to­cy­tose (pour laquelle les mas­to­cytes libèrent éga­le­ment des média­teurs chimiques).

    Le SAMA est sou­vent idio­pa­thique, c’est-à-dire que la cause de ce syn­drome est incon­nue. En absence d’infection au SARS-CoV‑2 (et de vac­ci­na­tion anti-Covid), on rap­por­tait pour la mas­to­cy­tose un taux annuel d’un cas sur 150 000 per­sonnes, ce qui en fai­sait une patho­lo­gie rare. Ce taux doit être de nos jours très supé­rieur avec les nom­breux cas de la Covid-19 et du Covid long, mais il reste dif­fi­cile à éva­luer avec précision.

    Ce syn­drome peut-il être déclen­ché par la vaccination ?

    Je pense que le syn­drome d’activation mas­to­cy­taire, ain­si que la mas­to­cy­tose, peuvent être direc­te­ment déclen­chés par une vac­ci­na­tion ou rap­pels vac­ci­naux anti-Covid-19. Pour­quoi ? Parce que ‑à ce jour- la pro­téine spike pro­duite à par­tir des vac­cins (vac­cins à ARNm ou à vec­teurs viraux) ou pré­exis­tante (vac­cins inac­ti­vés ou à pro­téine Spike recom­bi­nante) s’est mon­trée poten­tiel­le­ment capable de se fixer sur le récep­teur ECA2 des cel­lules cibles.

    La fixa­tion du virus SARS-CoV‑2 (ou de la pro­téine Spike vac­ci­nale) sur son récep­teur ECA2 gêne la dégra­da­tion de l’angiotensine‑2 qui va, en excès, sur­ac­ti­ver son récep­teur AT1R du sys­tème rénine-angio­ten­sine. Le récep­teur AT1R sur­ac­ti­vé pro­voque (via les récep­teurs TLRs asso­ciés) un syn­drome d’activation macro­pha­gique (SAM), et éga­le­ment un SAMA/mastocytose.

    Pour rap­pel, le syn­drome d’activation macro­pha­gique conduit à l’hémophagocytose (les macro­phages tuent les glo­bules rouges, cer­tains glo­bules blancs, ain­si que les plaquettes/thrombocytes impli­qués dans la coa­gu­la­tion san­guine), une lym­pho­cy­to­pé­nie (baisse du nombre de lym­pho­cytes T et B, ain­si que des cel­lules NK tueuses), une inhi­bi­tion de la pro­duc­tion d’interféron, et une pro­li­fé­ra­tion des gra­nu­lo­cytes neu­tro­philes (neu­tro­phi­lie). Le SAM s’accompagne de la pro­duc­tion de cyto­kines pro-inflam­ma­toires (orage de cyto­kines), d’une hyper-coa­gu­la­tion via le recru­te­ment de plaquettes/thrombocytes (throm­bose), et d’un dys­fonc­tion­ne­ment endothélial.

    Ces pro­ces­sus conduisent à des défaillances mul­ti­vis­cé­rales et éven­tuel­le­ment la mort.

    Quels trai­te­ments pré­co­ni­sez-vous pour soi­gner ce syndrome ?

    N’étant pas méde­cin, je ne peux for­mel­le­ment pas recom­man­der une prise de médi­ca­ments spé­ci­fiques. Néan­moins, compte tenu du mode d’action du SARS-CoV‑2, la sup­plé­men­ta­tion en vita­mine D (40 à 60 ng de calcidiol/mL de sang) est sou­hai­table, car la vita­mine D freine la sur­ac­ti­va­tion du SRA et de son récep­teur « délé­tère » AT1R.
    Il existe éga­le­ment des trai­te­ments poten­tiels du SAMA, dont les anti-his­ta­mi­niques H1 et H2 (Céti­ri­zine, Cla­ri­tyne, Kéto­ti­fène, Famo­ti­dine) et anti-leu­co­triènes (Mon­té­lu­kast). L’aspirine peut éga­le­ment être uti­li­sée. Il existe éga­le­ment le cro­mo­gly­cate de sodium, en pré­pa­ra­tion à la phar­ma­cie, comme sta­bi­li­sa­teur de mastocytes.

    Les médi­ca­ments anta­go­nistes du récep­teur TLR4 devraient avoir un inté­rêt cer­tain, aus­si bien pour pré­ve­nir ou trai­ter les syn­dromes d’activation macro­pha­gique que mas­to­cy­taire. Pour le trai­te­ment du SAM, la Dexa­me­tha­sone et l’Etoposide semblent appro­priés. Il s’agit là de trai­te­ments cou­ram­ment uti­li­sés et peu onéreux.

    Ain­si, le SAM et le SAMA devraient être des voies pri­vi­lé­giées dans le trai­te­ment des symp­tômes et patho­lo­gies de la Covid-19 et du Covid long. Je tiens à rap­pe­ler que dans le cadre d’un trai­te­ment des formes sévères de la Covid-19, les anta­go­nistes du récep­teur AT1R (sar­tans), ain­si que les molé­cules impli­quées dans le sys­tème de régu­la­tion néga­tif du SRA (angiotensine(1–7), angiotensine(1–9), ala­man­dine, angio­ten­sine IV, et angio­ten­sine A) et, dans une moindre mesure, les inhi­bi­teurs ECA, seraient d’un inté­rêt certain.

    Y a‑t-il d’autres méde­cins ou scien­ti­fiques qui se sont pen­chés sur le sujet ?

    En ce qui concerne le SAMA, il y a cer­tai­ne­ment des méde­cins (et pro­ba­ble­ment des scien­ti­fiques) qui se penchent actuel­le­ment sur le sujet, afin de pro­po­ser des thé­ra­pies pour les per­sonnes souf­frant de la Covid-19, et plus par­ti­cu­liè­re­ment du Covid long.

    À l’heure d’internet, des e‑mails, des réseaux sociaux, on a pour­tant l’impression que cer­taines infor­ma­tions essen­tielles ne se trans­mettent pas ? Com­ment expli­quez-vous cela ? Y‑a-t-il une volon­té de ne pas pro­mou­voir cer­taines expli­ca­tions scientifiques ?

    Je pense effec­ti­ve­ment qu’il existe un véri­table cli­vage entre les per­sonnes très favo­rables à la vac­ci­na­tion, et ceux ‑nom­més com­plo­tistes- qui estiment que la balance bénéfices/risques de cette vac­ci­na­tion (et des rap­pels asso­ciés) est défa­vo­rable. Ceci est entre­te­nu par la doxa ambiante sur la néces­si­té d’une vac­ci­na­tion obli­ga­toire et à outrance des popu­la­tions, indé­pen­dam­ment de l’âge et des fac­teurs de risques des vac­ci­nés. Il y a une volon­té, qui est incom­pré­hen­sible au niveau sani­taire, de pour­suivre une vac­ci­na­tion avec des vac­cins qui n’ont pas d’efficacité sur l’infection et la trans­mis­sion des variants actuels du SARS-CoV‑2, et dont la dan­ge­ro­si­té à plus ou moins long terme est évidente.

    La volon­té féroce de cen­sure dans les médias, des études et infor­ma­tions scien­ti­fiques per­ti­nentes démon­trant les dan­gers de ces vac­cins (pro­téine Spike, nano­par­ti­cules lipi­diques, et autres) m’apparait mal­saine, voire dia­bo­lique, à ce stade. Il appa­rait aus­si que les trai­te­ments poten­tiels ne sont pas valo­ri­sés comme ils devraient l’être (vita­mine D, etc.). Selon le Dr. Offit (un expert en vac­cins de la FDA), nous assis­tons à une « boos­ter mania » orches­trée par les labo­ra­toires qui se com­portent comme des agences de san­té publique ». Selon cet expert : « Nous ne fai­sons pas les choses comme nous le fai­sons nor­ma­le­ment, c’est-à-dire que la science pré­cède la recom­man­da­tion. Ici, c’est l’inverse ».

    On a par­fois l’impression que cer­tains méde­cins se contentent d’écouter les direc­tives des dif­fé­rentes agences de san­té (HAS, ARS) et les recom­man­da­tions du gou­ver­ne­ment. Y a‑t-il un pro­blème de dif­fu­sion de la connais­sance scientifique ?

    En effet, à mon avis, une majo­ri­té de méde­cins semble suivre aveu­gle­ment les recom­man­da­tions des auto­ri­tés de san­té. Ces auto­ri­tés sani­taires semblent éga­le­ment suivre aveu­gle­ment les consignes de l’État fran­çais, et les consi­dé­ra­tions poli­tiques semblent pré­va­loir sur les aspects pure­ment sani­taires. Ceci est regret­table et pré­ju­di­ciable pour la san­té des Fran­çais. À ce jour, il y a clai­re­ment un pro­blème de dif­fu­sion de la connais­sance scien­ti­fique lorsque celle-ci n’est pas en faveur d’une vac­ci­na­tion contre le SARS-CoV‑2. Il est notable que cer­tains pays s’opposent main­te­nant à la dic­ta­ture sani­taire de la vac­ci­na­tion obligatoire.

    Jean-Marc Saba­tier, reçu par France Soir.

    Source : https://www.francesoir.fr/societe-sante/jean-marc-sabatier-partie‑1

    Réponse
  4. Étienne CHOUARD

    Très inté­res­sant. (Mer­ci @YvesPDB.)

    La Justice allemande à envoyé une lettre aux parlementaires leur indiquant que s’ils imposaient la vaccination obligatoire ils seraient poursuivis pour « tentative de meurtre ».

    Réponse
  5. Étienne CHOUARD

    Médecin, suspendu. Je suis attaqué par l’Ordre pour avoir soigné gratuitement un patient atteint de la Covid que son médecin refusait de soigner.
    J’ai besoin de faire du bruit ! RELAYEZ !

    Réponse
    • Étienne CHOUARD

      Attaqué par l’ordre pour avoir soigné un patient Covid – Dr Grégory Pamart

      Réponse
    • Étienne CHOUARD

      Grégory Pamart (médecin martyrisé par le prétendu « Conseil de l’Ordre des médecins ») invité chez Pascal Praud (min 54:14)

      Réponse
  6. Étienne CHOUARD

    IL N’Y A PAS DE CONSENSUS

    par Brice Per­rier pour Blast :

    « Pour lut­ter contre le Covid, le pass vac­ci­nal et l’o­bli­ga­tion du port du masque s’a­vèrent sans inté­rêt. Ce n’est pas moi qui le dit, mais Oli­vier Véran au micro de France Info TV. »

    [Lire la suite :]

    https://​www​.blast​-info​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​2​0​2​2​/​v​i​r​a​l​-​7​-​i​l​-​n​y​-​a​-​p​a​s​-​d​e​-​c​o​n​s​e​n​s​u​s​-​B​V​4​y​M​r​T​B​Q​2​y​X​b​P​G​U​e​h​R​EkA

    Réponse
    • Al

      Le convide peine à prou­ver sa propre exis­tence, mais bill fakes est venu ici don­ner ses ordres.

      Réponse

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