Il n’y aura plus de Jeudi Chouard sur Sud Radio pour quelque temps

20/06/2019 | 150 commentaires

Chers amis,

Il n’y aura plus de Jeu­di Chouard sur Sud Radio pour quelque temps. 

Pour reti­rer à Didier Mais­to ce far­deau (ima­gi­nez la pres­sion qu’il subit depuis dix jours par ma faute), je lui ai deman­dé d’ar­rê­ter. Il a accep­té. C’est sage. 

Je vou­drais dire toute ma recon­nais­sance à cet homme, que je trouve bon et cou­ra­geux. Je l’ai vu se trans­for­mer depuis des mois, semaine après semaine, et ral­lier la cause du peuple, des gilets jaunes et de la démo­cra­tie, contre vents et marées. Pas évident et pas facile quand on est à sa place. Je le trouve admirable.

Je pense que je vais conti­nuer, même si, là, je suis épuisé.
Il est ques­tion de créer ma chaîne You­tube, librement.

Mer­ci pour toutes vos marques de sym­pa­thie, mer­ci pour vos innom­brables et émou­vants encou­ra­ge­ments, ici et sur tous les forums. Vous êtes pour moi comme une armure, qui me per­met de tenir sous les coups des usur­pa­teurs et des exploiteurs.

Là, j’as­pire à me repo­ser, me res­sour­cer, pen­dant l’été.

Il paraît que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.
On verra.

La lutte continue. 

Fra­ter­nel­le­ment.

Étienne.

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150 Commentaires

  1. Luc

    Mer­ci Etienne,
    Bel été à toi

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  2. Ola

    Très déçue, la seule émis­sion que je regar­dais, des per­sonnes très moti­vées pour par­ler de l’a­ve­nir, du RIC, des répres­sions, etc… , et main­te­nant que vous avez mis l’eau à la bouche de beau­coup, vous arrê­tez tout ?????
    Je ne com­pren­drais défi­ni­ti­ve­ment pas l’Homme
    Tant pis

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  3. Pedro Monteiro

    Avez-vous pu dis­cu­ter a l’an­tenne avec F. Bégaudeau ?

    Je me rejouis­sait d’e­cou­ter votre echange.

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  4. Philippe

    Étienne, je com­prends cette déci­sion même si la qua­li­té de l’é­mis­sion de Sud Radio, y com­pris les contro­verses qui pou­vaient en résul­ter (et le live qui sui­vait) vont me man­quer. C’é­tait un (rare) espace de liber­té de parole pour ceux qui atten­daient en vain, et depuis long­temps, un dis­cours alter­na­tif à ce qu’on entend et lit par­tout ailleurs dans tous les autres médias. Après Jeu­di Chouard… Peut-être un  » A la télé ce Chouard  » ? Bon repos. A bien­tôt ici ou ailleurs..

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  5. HBH

    Déci­sion dif­fi­cile à prendre pour vous deux j’en suis cer­tain. Dur pour nous éga­le­ment, nom­breux à vous suivre tous les jeu­di pour la qua­li­té de vos débats rare­ment éga­lée de nos jours (à part chez Tad­deï, peut etre devriez vous envi­sa­ger quelque chose avec lui ?).

    Il est abso­lu­ment affli­geant de voir à quel point les débats de fonds et la liber­té d’ex­pres­sion sont aujourd’­hui muse­lés (pour ne pas dire presque inexis­tants), mais peut être encore plus ter­ri­fiant est le constat de l’a­veu­gle­ment de beau­coup, preuve de l’im­plac­cable effi­ca­ci­té des médias de pro­pa­gande et d’un lavage de cer­veau géné­ra­li­sé et déjà très avan­cé qui a ôté tout sens cri­tique à une frange énorme de la population.
    Com­ment se fait il qu’à chaque fois que l’on veuille faire taire quel­qu’un il suf­fise de balan­cer des accu­sa­tions d’an­ti­sé­mi­tisme sans preuves pour auto­ma­ti­que­ment faire dis­pa­raître toutes les vraies ques­tions de fond ? Et quand il ne s’a­git pas de la Shoah, on vous accuse de viol (il n’a à qu’à voir Assange).

    Vous ne devriez pas avoir à prou­ver quoique ce soit sur des ques­tions qui en plus ne vous inté­ressent pas. Il est évident que vous êtes un des plus grands défen­seurs moderne de la démo­cra­tie, la vraie (ce que les xéno­phobes sont plu­tôt rare­ment, soit dit en pas­sant, étrange que per­sonne ne relève cela…).
    Mais il est ter­ri­fiant de voir que per­sonne ne se dise ne serait-ce que « quand bien même Mon­sieur Chouard serait un affreux facho, les idées qu’il porte vont bien au-delà, et sont en fait tota­le­ment indé­pen­dantes, de ses convic­tions poli­tiques personelles. »
    Je cherche encore en vain le rap­port entre le RIC ou un peuple consti­tuant, et les hor­reurs de la seconde guerre mondiale…
    De plus, s’il est si impor­tant d’être hors sujet le plus sou­vent pos­sible, pour­quoi ne pas vous inter­ro­ger sur les géno­cides Arme­nien ou Rwan­dais. Ou la situa­tion actuelle dans le Don­bass ou au Vene­zue­la. Pour­quoi pas les croi­sades des Tem­pliers ou Boko Haram. Des sujets qui n’ont abso­lu­ment rien à voir avec le pro­jet consti­tuant, il y en a une infi­ni­té. Cette obses­sion ultra mal­saine à pro­pos du géno­cide per­pé­tré par le IIIeme Reich est tel­le­ment sur­joué qu’il a depuis long­temps fini de souiller la mémoire des disparus.

    Quoi­qu’il en soit, j’at­tends avec impa­tience l’ar­ri­vée dans ma boite aux lettres de vos deux livres, encore mer­ci pour votre tra­vail et votre cou­rage, et pre­nez autant de repos que néces­saire pour fina­le­ment reve­nir un jour plus déter­mi­né que jamais. La France, et toute l’Eu­rope, va mal, et c’est de gens comme vous dont nous avons besoin pour nous sor­tir de cette impasse.

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  6. Pascal Busnot

    Pre­nez autant de mois de vacances que vous en éprou­ve­rez le besoin. Vous les avez bien méri­tées. Débran­chez (radi­ca­le­ment) pour vous res­sour­cer. C’est indis­pen­sable. Pro­fi­tez-en pour faire tout ce que vous sacri­fiez en temps nor­mal et pour être avec les gens qui vous sont chers. Et mer­ci pour votre enga­ge­ment au ser­vice de la démocratie.

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  7. Bernard

    Ce n’est ni de votre faute ni de celle de Didier Mais­to, c’est uni­que­ment de la faute de Denis Robert car c’est bien lui qui a mis ce sujet sur le tapis.

    On pour­rait même se deman­der si Denis Robert ne pour­rait pas être péna­le­ment condam­nable car il a, en public, pris l’i­ni­tia­tive de poser une ques­tion qui, au regard strict de la loi, ne se pose pas.

    Mais, de toutes façons, il est déjà assez puni comme cela car, vu les com­men­taires 😉 sous cette fameuse vidéo de leme­dia, l’au­dience et les reve­nus de celui ci, ain­si que la répu­ta­tion de Denis Robert sur Inter­net, ont du en prendre un coup !

    Comme quoi, il y a bien une justice 😉

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  8. Kiki

    Mer­ci etienne et bon repos. Vous m’a­vez beau­coup emue sur sud radio et le media. J’ai ete ecure par le trai­te­ment infame. Sur­tout la Levy. Immonde !

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  9. Gilbert

    J’ai peut-être été trop sévère avec Didier quand j’ai dit qu’il t’a­vait poi­gnar­dé à la pre­mière occa­sion. C’est aus­si un homme qui paie sa dépen­dance au pou­voir comme beau­coup d’entre nous dans une cer­taine mesure. Beau­coup d’entre nous sommes atta­chés à nos acquis aus­si petits soient-ils et en vou­lons plus ce qui donne au pou­voir des leviers de pres­sion sur nous. Une consti­tu­tion écrite par nous semble être la seule visée légi­time quand on va au bout des choses.

    Excel­lentes vacances à toi Etienne <3

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  10. ève

    Sages déci­sions en effet !
    Mais je suis contre le fait de lire que c’est de votre faute !
    Dans cette immense col­lec­ti­vi­té qu’est le monde , les agis­se­ments de cer­tains pleins craintes , de ran­coeur , de haine des autres sont la cause de toutes ces ten­sions bien sou­vent culti­vées par manque de discernement !
    S’aé­rer la tête avec les siens est pro­fon­dé­ment salvateur !
    BONNES VACANCES bien méritées !

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  11. Fab

    Un peu de repos, de médi­ta­tion, de lec­tures et de vidéos et vous revien­drez en sachant encore plus. Vous serez plus fort.
    Une chaine You­tube ( et peer tube?), bonne idée.
    A bientôt.

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  12. HBH

    Ah bon, alors appa­re­ment mon long mes­sage de sou­tien n’a pas été approuvé…Aucune idée du pourquoi.
    Effec­ti­ve­ment la liber­té d’ex­pres­sion n’est plus ce qu’elle était…

    Sans ran­cune, je me conten­te­rais alors sim­ple­ment de réité­rer le fond : mer­ci pour votre tra­vail Etienne, bon cou­rage, et on espère à très bientôt.

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  13. Chaînons Manquants

    Cou­rage à vous mon­sieur Chouard. Pro­té­gez vos forces, n’ou­bliez pas com­ment fini le roman 1984. L’empire n’a pas de pitié.

    Vous êtes une flamme qui brûle en cha­cun de nous. De tout coeur mer­ci et bon été

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    • Papelard

      J’a­voue avoir du mal à com­prendre qu’on puisse vous assi­mi­ler à ces per­sonnes néga­tion­nistes, même si je trouve que vous avez été mal­adroit pen­dant l’in­ter­view de Denis Robert. Pour moi vous vous étiez déjà expli­qué maintes fois pour dis­si­per le mal entendu !
      Quoi­qu’il en soit le jeu­di Chouard laisse un vide que Didier Maïs­to va pro­ba­ble­ment res­sen­tir dans les audiences de cette tranche.Malgré tout je ne lui en veux pas non plus…
      Bonnes vacances.

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  14. Oliv

    Sou­tien total à vous mon­sieur Chouard. Votre expres­sion libre vous honore et votre pen­sée est huma­niste bien évi­dem­ment. Mal­heu­reu­se­ment la liber­té d’ex­pres­sion n’est plus dans notre pays et les minables poli­ciers de la pen­sée feraient mieux de prendre eux-mêmes un trrrrr­rès long repos !
    Bon repos et para­pente ! reve­nez nous fort, les gilets jaunes ont besoin de vous (et tous les fran­çais même si ils ne le savent pas encore !)

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  15. JPM

    EXTRAIT LU SUR LE SITE FRANCE INFO

    Didier Maïs­to, qui avait recru­té Etienne Chouard en mars parce qu’il « ques­tion­nait le réel », l’a écar­té parce qu’il pra­tique le « confu­sion­nisme », a‑t-il décla­ré à l’AFP, confir­mant des infor­ma­tions du site Arrêt sur images.

    Lors d’une inter­view début juin sur le site Le Média, Etienne Chouard avait sou­li­gné qu’il ne pou­vait pas s’ex­pri­mer sur l’exis­tence ou non des chambres à gaz, n’ayant « jamais rien lu » sur le sujet. L’en­sei­gnant avait ensuite recon­nu sur son blog qu’il avait été « mal­adroit » et sou­li­gné qu’il devrait « refu­ser de s’ex­pri­mer sur ces sujets, qui servent sur­tout aux puis­sants du moment à muse­ler leurs oppo­sants politiques ».

    « Il faut qu’il fasse son chemin »
    Etienne Chouard n’a­ni­me­ra pas les deux der­nières émis­sions pré­vues sur l’an­tenne de Sud Radio, a indi­qué Didier Maïs­to. « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’il soit clair, il faut qu’il fasse son che­min. Si on n’a pas cette rigueur, ça dis­qua­li­fie le reste », a sou­li­gné le PDG de Sud Radio et de Fidu­cial Médias (édi­teur du maga­zine Lyon Capitale).

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      • ève

        Rien de nou­veau sous le soleil , nous connais­sons les risques encou­rus par les per­sonnes pleines de sin­cé­ri­té , face au grand car­na­val systémique !
        Évi­dem­ment , cela va retar­der la phase finale , mais elle est comme la véri­té , elle finit tou­jours par arri­ver ! Ne pas l’en­ter­rer , cela leur ferait trop plaisir …

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    • Gilbert

      Tout ceci n’est pas très en conso­nance avec ce qu’E­tienne a dit, à savoir que c’est par son ini­tia­tive que l’é­mis­sion a été arrê­té pour reti­rer à Didier ce « far­deau ». Dans ces cita­tions Didier, loin de por­ter un far­deau, semble véhé­ment et déter­mi­né à arrê­ter l’é­mis­sion qu’E­tienne le veuille ou non. Il est peut-être obli­gé de don­ner des gages mais qu’im­porte au final la vrai rai­son, nous savons que par­ti­ci­per à leur machi­ne­rie média­tique se fait à leurs conditions.

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      • Michel

        je dirais sim­ple­ment que ces cita­tions viennent de France Info radio gou­ver­ne­men­tale à qui je ne fais pas du tout confiance …

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        • Chris

          Bon­jour Michel,
          Oui, mais on nage com­plè­te­ment dans un monde à l’envers…
          France Info est [une radio publique] , or la caste domi­nante [croyance fic­tive] l’instrumentalise.
          Bien à vous,

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  16. HBH

    Au temps pour moi, mon post appa­rait et dis­pa­rait selon le rafrai­chis­se­ment de la page, tou­jours mar­qué « en attente de modé­ra­tion ». Peut être juste est ce la façon dont le blog fonctionne.
    Donc, oubliez ma remarque précedente.

    Paix, amour et consti­tu­tion citoyenne à tous. 🙂

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  17. pascal

    La nature est tout sauf vide. Si on consi­dère la démarche d’É­tienne comme pleine de matières à vivre une démo­cra­tie par et pour tous-tes, les temps à venir vont se rem­plir de vie…
    « rien n’est plus puis­sant qu’une idée dont l’heure est venue »
    On avance. Cou­rage et détermination 

    Réponse
  18. Avlula

    Tu n’as aucune faute à te repro­cher, Étienne. Les autres sont irra­tion­nels, tu as rai­son de ne pas prendre les « dou­teurs » pour des sous-hommes et de leur sou­hai­ter cette contro­verse, alors que tes détrac­teurs gobent la dia­bo­li­sa­tion du doute, et appuient leur foi qua­si-reli­gieuse sur des œuvres et des émo­tions fortes mais pas sur des contro­verses réso­lues. Ce sont eux les confus, ils amal­gament le doute sur l’exis­tence des chambres à gaz avec celui sur les per­sé­cu­tions, les volon­tés d’ex­ter­mi­na­tion, les idées poli­tiques même… Tout est confus dans leur tête. Et ils croient aveu­glé­ment sans avoir creu­sé les tra­vaux révi­sion­nistes pour s’a­per­ce­voir, par exemple, qu’ef­fec­ti­ve­ment ça met le doute et que donc il faut les prendre au sérieux, et que leur atti­tude cou­plée aux lois mémo­rielles ren­force ces doutes. Et ils sur­es­timent les consé­quences (Levy te disait en gros « mais si on doute, c’est qu’il y a pos­si­bi­li­té que les juifs soient assez puis­sants pour avoir créé un men­songe gigan­tesque et abo­mi­nable, et donc je te laisse ima­gi­ner les consé­quences », n’im­porte quoi, déjà y’a pas que « les juifs » dans cette his­toire, ensuite on veut la véri­té de manière géné­rale et ça n’im­plique pas des actes de ven­geance aveugle et de puni­tion col­lec­tive, faut être vrai­ment para­no pour pen­ser ça, on n’est plus cha­cun dans son ghet­to de nos jours, nous sommes tous connec­tés). C’est irra­tion­nel tout ça, com­bien de temps encore ? Y’a eu tel­le­ment d’autres hor­reurs depuis, fran­che­ment révi­ser cette his­toire si ça s’a­vé­rait néces­saire, on s’en fout un peu non ? Ou c’est encore le pilier de quelque chose ?

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  19. Alain Fyon

    Didier Maïs­to a pro­ba­ble­ment fait le maxi­mum de ce qu’il lui était pos­sible sans se mettre défi­ni­ti­ve­ment en en dan­ger sur le plan pro­fes­sion­nel. Il res­te­ra comme celui qui a ‘ouvert l’an­tenne’ à Etienne.
    Voyons le posi­tif : J’ai rare­ment enten­du des émis­sions radio aus­si riches et inté­res­santes, il faut conti­nuer, créer d’autres média, web radios pour accueillir Etienne et consort pour don­ner voix aux por­teurs d’al­ter­na­tives et per­met­tant la ‘bas­cule’.

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  20. kl

    Luc 22 : 66 à 71 – Quand le jour se leva, le conseil des anciens du peuple, c’est-à-dire les prêtres en chef et les scribes, se réunit. On emme­na Jésus dans la salle du san­hé­drin, et ils lui dirent : « Si tu es le Christ, dis-​le-​nous. » Il leur répon­dit : « Même si je vous le disais, vous ne le croi­riez pas. Et si je vous inter­ro­geais, vous ne répon­driez pas. Cepen­dant, à par­tir de main­te­nant, le Fils de l’homme sera assis à la droite du Dieu puis­sant. » Tous dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » Il leur répon­dit : « Vous-​mêmes, vous dites que je le suis. » Ils dirent : « Avons-​nous besoin d’autres témoi­gnages ? Nous l’avons enten­du nous-​mêmes de sa bouche. »
    .….et ils le condamnèrent.
    Ce qui marque c’est que cet homme qui a mar­qué les siècles n’a ni ram­pé ni alté­ré son mes­sage pour sau­ver sa peau.
    2tienne, bon cou­rage à vous dans votre lutte pour par­ler vrai et reve­nez nous vite car, si le sys­tème média­tique vous a char­gé avec tant de hargne, c’est qu’il sait votre tra­vail indis­pen­sable à tout réveil populaire.
    Amicalement

    Réponse
  21. SENECAT CLOVIS

    Dom­mage mais un grand MERCI à vous tous pour cette émis­sion très inté­res­sante. Conti­nuons le com­bat : objec­tif RIC!!!

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  22. SOTTANA

    Bel été mer­ci pour tout,
    Vive la liberté !

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  23. Ric'o

    Etienne, pour­rais-tu éclai­rer tes pro­pos sur ta déci­sion de « quit­ter » sud radio ? La presse annonce plu­tôt que tu as été « diri­gé vers la sor­tie » par Didier …pour « confu-sionisme »
    http://www.francetvinfo.fr/economie/medias/l‑enseignant-controverse-etienne-chouard-ecarte-de-sud-radio-apres-ses-propos-sur-les-chambres-a-gaz_3499349.html
    Je suis et serai ÉTERNELLEMENT LIÉ À ETIENNE CHOUARD, merde… quand-même !
    Sou­tien fra­ter­nel à toi Étienne, tu as ouvert les yeux et les coeurs de tel­le­ment de per­sonnes, on lâche pas, tu es un VRAI résis­tant, mer­ci 1000 fois pour ton travail.

    Réponse
  24. Tintin

    Il faut savoir dou­ter où il faut, assu­rer où il faut, en se sou­met­tant où il faut.
    Blaise Pas­cal Les pen­sées (1670)

    Réponse
  25. Pierre

    Mer­ci à toi Étienne pour tout !

    Je suis triste que l’on vive dans un monde qui ‑sous cou­vert de bons sen­ti­ments- broie en réa­li­té des hommes bons et leur liber­té de pen­sée, sans cher­cher à les com­prendre, telle une machine folle et sans cœur.

    S’il y a besoin d’argent pour l’a­chat de maté­riel per­met­tant de faire des vidéos de bonne qua­li­té pour la chaîne you­tube, n’hé­sites pas à faire une cam­pagne, je participerai.

    Réponse
  26. mehdi6

    mr chouard ‚je vous sou­tien dans ces attaque contre vous , il fal­lait bien s’at­tendre a tout et n’im­porte quoi pour vous dis­cré­di­té ‚sur le coup ils se sont très mal pris car vous accu­sé de confu­sion­nisme quand on ne connais pas un sujet en pro­fon­deur est plu­tôt comique ^^.
    macron et ces sbire sont des pro du confu­sion­nisme mais eux c’est dans tous les domaine et eux sont au manette ce qui est grave .
    un conseille d’a­mi mr chouard quand on vous parle de Shoah met­tez vous a pleu­ré et en faire des tonne ‚c’est très faux cul mais n’est on pas dans un monde de faux cul .
    moi je me suis tou­jours deman­der pour­quoi les usa avait atten­du 1945 pour aller sau­ver les pauvre juif inno­cent qui finis­sait dans les chambre a gaz alors que depuis 1942 les usa avait des pho­tos des camps de concen­tra­tion ou des train déver­sait des mil­lier de femme ‚homme , et enfants et que des che­mi­né fumet jours et nuit ( si vous voyez ren­tré 1 000 per­sonne en même dans une voi­ture vous allez quand même vous poser quelque ques­tion et bien les usa non ) .
    mr chouard je suis pour le ric et est fière de ce que vous avez fait pour le peuple . merci

    Réponse
  27. Malika

    Salut Etienne,

    Je serais plus réser­vée que les pré­cé­dents com­men­taires. Et si je t’ai défen­due sur la chaine du Média car je dénonce les tri­bu­naux de la pen­sée d’où qu’ils viennent, l’es­prit par­ti­san qui me fait hor­reur car néces­sai­re­ment par­tial, et le pro­cé­dé inqui­si­to­rial de cet entretien.
    J’a­voue aus­si avoir été cho­qué par tes cir­con­vo­lu­tions sur la réa­li­té des chambres à gaz. La réa­li­té his­to­rique ne peut pas être réécrite. Et d’en­tendre une remise en cause de cette igno­mi­nie plus de 70 ans après cette hor­reur est cho­quant, vrai­ment. Durant ces vacances, prends le temps de cla­ri­fier ton rap­port à ces faits his­to­riques. Per­sonne n’est par­fait, l’in­qui­si­tion du Média a révé­lé cette noir­ceur. Je ne te blâme pas, car la nature humaine est ain­si faite, en cha­cun de nous se côtoie la lumière et l’obscurité.
    Par­fois décro­cher de la poli­tique, pour lire ou regar­der du côté de la sagesse fait le plus grand bien : https://​you​tu​.be/​9​2​S​1​b​R​x​2​R6Q

    Trans­for­ma­tion & Empathie

    Réponse
    • Karl

      « Je ne te blâme pas, car la nature humaine est ain­si faite, en cha­cun de nous se côtoie la lumière et l’obscurité. » « Trans­for­ma­tion & Empa­thie » Navrant… Et si Mr Chouard n’a­vait rien à se reprocher ?

      Réponse
      • Berbère

        C’est vrai que c’est à peine culpabilisant… 😉
        …l’ef­fet lavage de cer­veau, sans doute.
        Vu tout le pata­quès autour de cette his­toire de police de la pen­sée vis-à-vis du mode opé­ra­toire uti­li­sé pour le géno­cide juif (je prè­fère ce mot à la Shoah pour mettre toutes les exter­mi­na­tions sur le même pieds d’égalité)
        et le tra­vail de R. Fau­ris­son et d’autres sur la ques­tion et les condam­na­tions débou­tées vis-à-vis de lui, ça vau­drait peut-être le coup d’in­ves­ti­guer…? Avis aux amateurs… 😉

        Réponse
        • Karl

          Avis aux ama­teurs… Bonne soi­rée cama­rade, vive le RIC !

          Réponse
    • Gilbert

      Pas de noir­ceur chez Etienne sur ce point, déten­dez vous. C’est sim­ple­ment que des agents poli­tiques, dans leur per­ver­sion, se servent des crimes contre l’hu­ma­ni­té com­mis lors de la seconde guerre mon­diale pour assu­rer leur immu­ni­té poli­tique. S’ils dépensent autant d’éner­gie à construire et défendre tout l’é­cha­fau­dage qui sous-tend la notion d’an­ti­sé­mi­tisme c’est qu’ils sont conscients d’exer­cer une action sur la socié­té dont cette der­nière ne veut pas. Ulti­me­ment ces agents ont peur que la socié­té, dans son impuis­sance à désa­mor­cer leur action, n’en revienne aux mêmes crimes. Le pro­blème est qu’ils se servent de cet écha­fau­dage moral non seule­ment pour se pré­ve­nir de la vio­lence phy­sique mais éga­le­ment pour dis­qua­li­fier d’emblée tout oppo­sant poli­tique huma­niste qui menace leur posi­tion poli­tique, s’oc­troyant ain­si une immu­ni­té poli­tique. Rajou­tant du même fait au sen­ti­ment d’im­puis­sance dans la socié­té. Que ces agents se ras­surent, la socié­té n’au­ra pas besoin de recou­rir à la vio­lence pour rame­ner les à ce qu’ils sont vrai­ment : des citoyens comme nous tous.

      Réponse
  28. BlueMan

    Exac­te­ment comme je l’ai pré­dit : tu es mort média­ti­que­ment parlant.

    Tu ne peux que conti­nuer « dans l’ombre », au sein du peuple.

    Et ce sera lar­ge­ment suf­fi­sant pour que tes idées infusent dans toute la socié­té, SI ET SEULEMENT SI TU CONTINUES DE FAIRE DES VIDÉOS-CONFÉRENCES car elles seront reprises par de nom­breux blo­gueurs comme moi pour les dif­fu­ser au public. Et ça, c’est inarrétable. 😉

    Ami­tés Étienne !

    Et bonnes vacances !

    Réponse
    • F68.10

      Oui. Conti­nuez à faire des vidéo-confé­rences. Conti­nuez l’ac­ti­visme rationnel.

      Je pense que vous conti­nue­rez à trou­ver des voies d’ex­pres­sion sur Internet.

      Au final, il faut que ce type d’é­pi­sode dis­cré­dite ce type de média. C’est un des enjeux de ce type d’histoire.

      Réponse
  29. Go8j

    Bon repos. Réflexion aussi.
    Tu as été t’ex­cu­ser pour des pro­pos pas bien méchants, exempts d’af­fir­ma­tions idiotes.
    On te cru­ci­fie on te vire et on te met au pilo­ri car tes excuses n’y peuvent rien.
    Au même moment sur la même caté­go­rie de sujet Chris­tine Angot annone des hor­reurs. Elle a ensuite à 3 MM d’ex­cuses même pas claires
    Et plouf ter­mi­né. Et silence géné­ral de la presse et de ceux qui te stigmatisent.…
    Que déduire Étienne ?
    Soral à raison.
    Shoa ou pas ces cons il ça fal­loir les affronter

    Réponse
  30. laurent

    Bon­soir Mr Chouard ,
    Vous êtes vrai­ment Bon … Je suis en train d’é­cou­ter Mr Maïs­to qui essaie d’ex­pli­quer  » vos  » déci­sions et … je pense que ce qu’il dit est une c.….ie . Quel­qu’un lui demande , après son laiüs :  » De quel droit peut-on impo­ser ce que l’on croit vrai ? »
    Réponse de Mr Maïsto :
     » …Silence… Il ne s’a­git pas d’im­po­ser ( euh…) il s’a­git de pas­ser au tamis (euh…) des faits, de la rai­son , des preuves , des témoi­gnages , un cer­tain nombres , de de , jus­te­ment , de faits qu’on CONSACRE par une rigueur ana­ly­tique …euh… des­crip­tive et scien­ti­fique ( tout de suite les gros mots 🙂 ), qu’on CONSACRE comme étant avé­rés . C’est tout ce que je dis ( bis ) !
    Et … c’est là que c’est inté­res­sant … il poursuit :
    « Si après vous dites que ça n’a pas existé…personne !!!! …  »
    Bug au niveau du son et à la fin de la phrase on entend juste  » … eur »
    et je pense qu’il a dit une énor­mi­té du style : » per­sonne ne vous en tien­dra rigueur  » , et que c’est exprès que le son a bug­gé ! c’est le seul moment où il y a un pro­blème dans la vidéo ! ( être obser­va­teur ne veut pas dire être complotiste ).
    Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre comme il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !
    Un Bel été à vous

    Réponse
  31. Disjecta

    Bonnes vacances à toi, Etienne. Tu les mérites mille fois !
    Il faut mettre au cré­dit des Gilets Jaunes (en plus du reste : avoir stop­pé momen­ta­né­ment le train des « réformes » du gou­ver­ne­ment euro-fas­ciste Macron/Philippe) de t’a­voir pla­cé au centre des enjeux et d’a­voir per­mis qu’on te donne une tri­bune média­tique offi­cielle durant plu­sieurs semaines. La menace s’é­loi­gnant pour le moment (« per la hora » a pu dire Cha­vez après sa ten­ta­tive de ren­ver­ser la dic­ta­ture san­gui­naire néo-libé­rale en 1992), la bour­geoi­sie reprend la main et pro­fite d’une fausse polé­mique pour t’é­car­ter. Rien de plus normal.
    Il revient par contre à la petite bour­geoi­sie fri­leuse type Denis Robert d’a­voir souf­flé dans le mou­lin à vent de la bour­geoi­sie fas­ciste : le vrai fas­cisme et pas celui des­ti­né à faire peur aux esprits faibles, les mêmes qui, dans une manif récente, ten­tèrent d’ar­ra­cher à Vik­tor Dedaj du Grand Soir sa ban­de­role en sou­tien de Julian Assange, criant « Vous défen­dez un vio­leur ! » « Dieu recon­naî­tra les siens » comme on dit. Dieu ou le com­mu­nisme liber­taire, Maxime Vivas, Vik­tor Dedaj, Ber­nard Friot, autre­fois Robert et Lise Lon­don, et toi, Etienne, évidemment.
    Disjecta

    Réponse
  32. Daniel A

    Cou­rage Étienne, pre­nez un peu de bon temps pour vous, res­sour­cez vous, repo­sez vous et reve­nez plus fort que jamais ! Je vous sou­haite un bel été ! A bientôt !

    Réponse
  33. Rico

    Etienne, pour­rais-tu éclai­rer tes pro­pos sur ta déci­sion de « quit­ter » sud radio ? La presse annonce plu­tôt que tu as été « diri­gé vers la sor­tie » par Didier …pour « confu-sionisme »
    http://www.francetvinfo.fr/economie/medias/l‑enseignant-controverse-etienne-chouard-ecarte-de-sud-radio-apres-ses-propos-sur-les-chambres-a-gaz_3499349.html
    Je suis et serai ÉTERNELLEMENT LIÉ À ETIENNE CHOUARD, merde… quand-même !
    Sou­tien fra­ter­nel à toi Étienne, tu as ouvert les yeux et les coeurs de tel­le­ment de per­sonnes, on lâche pas, tu es un VRAI résis­tant, mer­ci 1000 fois pour ton travail.

    Réponse
  34. cornet c

    Quelle tris­tesse de voir Etienne Chouard devoir encore et tou­jours se justifier…de quoi donc ? d’être hon­nête, intègre et de vou­loir défendre la liber­té de pen­ser, le droit de réflé­chir, se ren­sei­gner, faire valoir son sens cri­tique, sa sou­ve­rai­ne­té ! Les médias dits indé­pen­dants suc­combent aus­si au des­po­tisme de l’é­lite, de la pen­sée unique. Ecoeu­rant !!! Tout ça pour dis­cré­di­ter, pour détour­ner l’attention…
    Bon cou­rage et bon repos à vous Etienne ! votre sin­cé­ri­té, votre hon­nê­te­té et en fin de compte votre naï­ve­té face aux médias, quels qu’ils soient, n’ont pas pesé bien lourds !!! vous n’a­viez vrai­ment pas à vous excu­ser ! vous deviez jus­qu’au bout résis­ter et dire que votre sujet, votre com­bat n’a­vaient rien à voir avec la shoah !!! vous auriez tout aus­si bien pu énu­mé­rer le géno­cide armé­nien, le géno­cide des indiens d’A­mé­rique, l’es­cla­vage des noirs et leurs mil­lions de vic­times (y a‑t-il une hié­rar­chie de la victimisation ?)

    Paix et séré­ni­té à vous

    Réponse
  35. François Roby

    Mon­sieur Chouard,

    Si je peux me per­mettre, il vous manque une brique pour com­prendre réel­le­ment le monde : la conscience du mal, et même du Mal avec une majus­cule, qui vous empêche de voir ce qui crève les yeux à tout le monde : vous êtes tom­bé dans un piège ten­du par des salauds ou des collabos.

    Repo­sez-vous, cela vous fera du bien, et il ne faut jamais aller au-delà de ses pos­si­bi­li­tés, la san­té (phy­sique comme men­tale) est plus pré­cieuse que tout. Vous êtes d’une gen­tillesse extrême, qua­si sur­na­tu­relle, et cette gen­tillesse vous fait prendre sur vous la méchan­ce­té et la bas­sesse des autres, vous son­gez en per­ma­nence à vous excu­ser alors que c’est vous la vic­time et vos « hôtes » qui sont vos agres­seurs et bourreaux.

    Quand vous aurez pris un peu de recul sur cette affaire, sans doute, parce que vous êtes intel­lec­tuel­le­ment intègre, com­pren­drez-vous qu’il n’y a aucun espoir à avoir du côté des « grands » media, ces ins­tru­ments de pro­pa­gande qui sont depuis le début – à l’é­poque des pre­miers « grands jour­naux » – avant tout au ser­vice des mar­chands de canons et des ban­quiers, et dont la fonc­tion pre­mière N’EST PAS d’in­for­mer mais de DÉfor­mer la per­cep­tion du monde au pro­fit de quelques-uns. « L’in­for­ma­tion » n’est que l’ha­billage de la pro­pa­gande, ce qui lui per­met de pas­ser plus facilement.

    Nous sommes dans une guerre de l’in­for­ma­tion, et il faut la vaincre, col­lec­ti­ve­ment, pour les 99% de gens « nor­maux » comme vous et moi et non les 1% de pré­da­teurs insa­tiables. Il faut donc choi­sir son camp, et ne pas se tromper :

    « Si vous n’êtes pas vigi­lants, les médias arri­ve­ront à vous faire détes­ter les gens oppri­més et aimer ceux qui les oppriment. » – Mal­colm X

    Quand vous vous serez repo­sé, sans doute aurez-vous la capa­ci­té de vrai­ment iden­ti­fier l’en­ne­mi et de ne pas conti­nuer à don­ner à vos bour­reaux des bonnes rai­sons pour ce qu’ils vous ont fait subir – et, j’en suis cer­tain, ce qu’ils conti­nue­ront à vous faire subir.

    Essayez d’être momen­ta­né­ment plus « égoïste » et d’ar­rê­ter de battre votre coulpe ; d’a­bord parce que c’est néces­saire pour votre san­té, et ensuite parce qu’à terme, cela vous ren­dra plus fort et plus utile encore à la com­mu­nau­té des humains. 

    Et en atten­dant, un énorme mer­ci pour votre travail.

    Réponse
  36. Claude Gracée

    Bon­jour Etienne,
    Courage !
    Tout ceux qui vous connaissent bien savent que vous pen­siez bien faire ce jour là sur le Média.
    Peut-être devriez-vous tra­vailler dans une émis­sion sur Rus­sia Today ? ?
    Les Gilets jaunes aiment bien cette télé.
    Et Fré­dé­ric Tad­dei y travaille.
    Lisez leur article sur vous, vous ver­rez qu’ils sont les seuls à vous avoir compris :

    « Son inten­tion, explique-t-il, à tra­vers ces pro­pos dont il recon­nait l’ambiguïté, n’é­tait pas de remettre en cause l’hor­reur de la Shoah mais de défendre l’i­dée selon laquelle pour bien com­battre une « idée dan­ge­reuse, mépri­sable », il faut « affron­ter les argu­ments et contre argu­ments ». Selon lui, les gens ont besoin de « connaître l’ar­gu­men­taire com­plet » sur une telle ques­tion pour ne pas céder à des idées « racistes ». Il lon­gue­ment insis­té sur le fait qu’il n’é­tait ni néga­tion­niste ni anti­sé­mite et a confié regret­ter pro­fon­dé­ment la manière dont il s’é­tait expri­mé et « s’en mordre les doigts ». »

    https://​fran​cais​.rt​.com/​f​r​a​n​c​e​/​6​3​1​5​5​-​c​h​a​m​b​r​e​s​-​g​a​z​-​e​t​i​e​n​n​e​-​c​h​o​u​a​r​d​-​e​x​p​r​i​m​e​-​r​e​g​r​e​t​s​-​s​u​d​-​r​a​dio

    Je vous sou­haite de vivre cette période dif­fi­cile avec un maxi­mum de séré­ni­té et l’as­su­rance que beau­coup de gens vous aiment.

    Bises

    Claude

    Réponse
    • Cloude

      Atten­tion, RT France n’est pas « sionisto-indépendante ».
      L’in­fluence mon­dia­lis­to-mes­sia­nique malé­fique a aus­si prise sur RT.
      Par exemple, les « dis­cus­sions » sous les articles sont modé­rées par Spot​.IM, une socié­té israé­lienne basée à Tel Aviv (bizarre pour une chaine russe, non ?), et la cen­sure y est sacré­ment féroce…

      Réponse
  37. VL

    Bra­vo et mer­ci Etienne pour tout ce que tu as fait, je fais par­ti de ceux qui se sont éveillés en t’é­cou­tant puis en lisant tes livres et ceux que tu conseilles. Cette pas­sion qui t’a­nime pour défendre le bien com­mun et l’ou­ver­ture d’es­prit dont tu fais preuve sont aus­si rares qu’essentielles. 

    Cette émis­sion avec le Média est regret­table, mais cela aurait du faire l’ob­jet d’un débat apai­sé (pour­quoi pas avec Rup­tures) à pro­pos de l’é­cri­ture de l’his­toire. His­toire & Pro­pa­gande, qui écrit l’his­toire offi­cielle et com­ment ? Peut-on poser une limite à ce qui est un fait irré­vo­cable et ce qui est sujet à l’in­ter­pré­ta­tion et à la contro­verse ? Je pense que le débat inté­res­sait un grand nombre de personnes. 

    Une der­nière chose, une petite vidéo spé­ciale lec­tures d’é­té comme celle de Michel Col­lon avec tes livres pré­fé­rés sur quelques thèmes serait géniale. Ca pour­rait deve­nir un ren­dez-vous annuel. 

    V

    Réponse
  38. Daniel et Sophie

    Bon­soir Etienne,
    les mois ont pas­sé depuis notre ren­contre à La Ver­dière où ma com­pagne et moi avions eu le plai­sir de par­ta­ger quelques mots avec vous à la fin de votre conférence…
    Elle m’a­vait dit juste après « j’es­père qu’il ne lui arri­ve­ra rien ».
    Oui nous nous dou­tions qu’un jour « ils » vous feraient payer d’une façon ou d’une autre, votre enga­ge­ment et cer­taines de vos cri­tiques acerbes à l’en­contre de « leur » système.
    Vous deviez vous dou­ter qu’un jour (à force de vous repro­cher de par­ta­ger cer­taines des idées d’A. Soral), des « agents mas­qués » allaient vous tendre une pareille embus­cade, non ?
    Vous êtes Etienne, un pro­fond huma­niste avec une sin­cé­ri­té et une vision des choses un cran au-des­sus des autres… Vous les dérangez !
    Vous êtes deve­nu le guide des gilets jaunes, d’une France endor­mie qui s’est remise un peu à rêver… à rêver à autre chose qu’à ‘une vie de lar­bins sou­mis à la rigueur éco­no­mique éter­nelle… Vous mena­cez le système !
    Les réseaux en place ne peuvent l’accepter !
    Oui pre­nez un peu le large mais ne vous excu­sez plus car vous n’a­vez rien dit qui puisse vous valoir une condam­na­tion pour néga­tion­nisme ou anti­sé­mi­tisme ; et puis quoi encore !
    Nous ver­rons bien si la licra ou le crif ose­ront vous assi­gner en jus­tice ! A ce titre, je vous invite (s’ils déci­daient de se tirer une balle dans le pied) à en faire part à tous vos sou­tiens afin que nous met­tions à notre tour des gilets jaunes pour aller expri­mer notre ras le bol à cette dic­ta­ture de la pen­sée deve­nue insup­por­table d’une poi­gnée d’as­so­cia­tions et d’individus !
    Ami­tiés et cou­rage et bien sûr au plai­sir de vous revoir
    D & S

    Réponse
  39. Vincent Tolomio

    Bon­jour Etienne,

    Déso­lé d’ap­prendre l’ar­rêt de votre émis­sion, j’es­père que vous pour­rez reprendre vos dis­cus­sions une fois la marée des reseaux sociaux en baisse.

    Vos pro­pos, bien que mal­adroits effec­ti­ve­ment, ne méri­taient pas de jeter le dis­cré­dit sur votre pensée.

    Sachez que vos tra­vaux et vos dis­cus­sions sont un ter­reau incroyable aux débats que nous avons de l’autre côté de nos écrans.

    En espé­rant que ces mots vous don­ne­ront un peu de force :
    Vous n’êtes pas seul.

    Bien à vous, citoyen.

    Réponse
  40. Florence

    Bon­jour Etienne,
    Et bra­vo à vous, pour cette éner­gie dépen­sée cette sai­son pour ten­ter… l’im­pos­sible ? Je n’ai pas raté l’es­sen­tiel de vos appa­ri­tions sur le net (et Sud Radio pour la plu­part des émis­sions) et il est évident que vous êtes plus à l’aise avec cer­tains pla­teaux que d’autres.
    Ce fut un bon­heur d’en­tendre des Algé­riens, eux aus­si dans un pays remuant, par exemple (certes très intellos !).
    Il y a sans doute une machine avec des rouages qui sont très forts et qui vous ont coin­cé, car c’est ins­crit dans son fonctionnement.
    Et vous ne la connais­sez pas encore assez, cette machine.
    Mais qui peut la connaître et dans le fond, qui veut la connaître ?
    Elle a ses agents et ses faux maîtres. De l’op­por­tu­nisme sûre­ment. Pour le meilleur et le pire et la voie médiane !
    Bien amicalement,
    et plein de vols pour tout le recul et toute la beau­té que les yeux et le corps res­sentent si régé­né­rants. Pre­nez soin de vous. Conser­vez l’essentiel !

    Réponse
  41. gracia

    Excel­lente idée de quit­ter cette radio…du système…l’autonomie est la seule réponse comme l’auto-gouvernement..POINT BARRE !!!!!!

    Réponse
  42. Chris

    [cor­rec­tion après lecture]
    Bonjour,
    C’est la stra­té­gie pour les élec­tions muni­ci­pales, Étienne et GJ sont une menace réelle.Bref, on ne peut gagner indé­fi­ni­ment… (Je parle de l’adversaire d’Étienne).
    La souf­france des vic­times du III REICH sont nom­breuses, la patho­lo­gie com­mence à affec­ter l’Europe avec Guillaume II, elle est en pleine muta­tion en 2019…(ni Étienne ni les autres ne connaissent pas cette mala­die [virus psy­cho­lo­gique] à l’échelle d’une nation). L’industrialisation de la souf­france a créé une chambre à gaz mobile (voi­ture), d’ailleurs il y a un silence com­plet sur ce point.Ainsi,
    Inter­ro­ger Étienne sur le sujet relève d’une ins­tru­men­ta­li­sa­tion dans un objec­tif bien précis…
    Cher Étienne ! Que votre ange gar­dien vous pro­tège jusqu’au fond de l’univers 8).
    Pro­fi­tez de votre vacance, car la suite devrait être très importante…
    Bien à vous,

    Réponse
  43. sebastien P.

    Mer­ci Etienne pour ton apport fon­da­men­tal sur cer­taines idées comme la démo­cra­tie, le tirage au sort, la créa­tion moné­taire, le RIC, les ate­liers consti­tuants …etc.
    Bonne san­té à toi et à tous les humains.

    Réponse
  44. Jean-Charles

    Salut Étienne,
    En 2005, tu m’as per­mis, par ton argu­men­taire, de pré­ci­ser toutes les inter­ro­ga­tions que me posaient le pro­jet consti­tu­tion­nel euro­péen. Cela a été une période mémo­rable et extrê­me­ment enri­chis­sante. Depuis je m’é­tais assou­pi, tout en sui­vant de loin, l’im­pres­sion­nant bou­lot que tu fai­sais. L’épisode des GJ et l’é­mer­gence du RIC a contri­bué à mon réveil, tout comme ta par­ti­ci­pa­tion à l’é­mis­sion (défunte) de Taddei.
    Mais la machine média­tique est ain­si faite, qu’elle se doit de broyer qui­conque n’entre pas dans le moule, de le dis­qua­li­fier, sur­tout si ses paroles trouvent un écho auprès d’un grand nombre de per­sonnes qui pour­raient réflé­chir et dévier du CREDO.
    Ta gen­tillesse et ta sin­cé­ri­té étaient des cibles par­faites pour tes « agres­seurs » (je ne peux pas les appe­ler jour­na­listes) et ils t’ont fait tom­ber dans leur piège.
    Tu t’en relè­ve­ras. En atten­dant pro­fite de l’é­té et bon vol, ça te per­met­tra de te ressourcer.
    Mer­ci encore pour tout ce que tu fais.
    Amitiés

    Réponse
    • RV

      Bon­jour Jean-Charles,
      mais ce mes­sage s’a­dresse à la plu­part des inter­ve­nants de cette page.

      Je ne com­prends vrai­ment pas pour­quoi vous ne recon­nais­sez pas qu’E­tienne s’est tiré une balle dans le pieds, tout seul, comme un grand.
      Il s’est repris à la fin de l’en­tre­tien et après chez Sud Radio.
      Il n’y a aucun doute sur sa posi­tion et sa sincérité.

      J’adhère à la plu­part des thèses sou­te­nues par Etienne et comme j’ap­pré­cie par­ti­cu­liè­re­ment le « bon­homme » dès que j’ai enten­du son entre­tien avec Denis Robert je lui ai envoyé un message.
      …/…Apparemment vous ne vous ren­dez pas compte à quel point votre réponse à la ques­tion sur l’exis­tence des chambres à gaz ne peut qu’ap­por­ter de l’eau au mou­lin de vos détrac­teurs et lais­ser sur leur faim vos lec­teurs habituels.
      Je ne com­prends pas com­ment vous pou­vez assu­mer de dire « c’est pas mon sujet, j’y connais rien, moi ». Vous don­nez des verges pour vous faire battre.
      …/… Comme Denis Robert et Mathias Entho­ven je n’ai aucun doute sur le bien fon­dé de votre com­bat pour construire une démo­cra­tie digne de ce nom,
      mais j’a­voue que là je ne vous com­prends pas, …/…

      Réponse
      • HBH

        C’est je dirais un pro­blème aux facettes multiples :

        - Pour­quoi le fait d être scep­tique et de vou­loir appli­quer la méthode scien­ti­fique à pro­pos de tout devrait-il néces­sai­re­ment être condam­nable ? (ce qui rejoint le débat plus vaste sur la liber­té d’ex­pres­sion, et la ques­tion de savoir si cer­tain sujets en sont exclus)
        *Par ‘méthode scien­ti­fique’ j’en­tend des cas comme par exemple, si l’on est pas fami­lier avec tous les argu­ments et contre-argu­ments d’un sujet sen­sible, est-il intel­lec­tuel­le­ment hon­nête d’a­van­cer publi­que­ment une opi­nion tran­chée sur ce sujet ?) 

        - Pour­quoi est-il si impor­tant d’in­ter­ro­ger Etienne Chouard et d’a­voir son avis per­so­nel sur la Shoah en géné­ral, et en par­ti­cu­lier sur les chambres à gaz, alors que lui même ne sou­haite pas en par­ler et consi­dère que « son sujet », tout au moins dans l’es­pace public, c’est l’é­cri­ture citoyenne de la Constitution ?

        - En quoi les opi­nions per­so­nelles d’E­tienne Chouard, quelles qu’elles soient, devraient avoir une influence sur le pro­jet qu’il porte, sachant que celui-ci est JUSTEMENT une vision du monde dans laquelle tout un cha­cun pour­rait, aus­si sou­vent que pos­sible, don­ner son avis sur tous les sujets impor­tants, ain­si que mettre en place un sys­tème qui les pro­tè­ge­rait au mieux des abus de pou­voir et qui leur per­met­trait de se défendre en cas de ten­ta­tive d’im­po­si­tion de la pen­sée unique ?

        Réponse
        • JPM

          HBH, je n aurai pas dit mieux. Pour ceux qui veulent.. je conseille l entre­tien entre Gilad Atz­mon et Robert Fau­ris­son.. dis­po­nible sur You­Tube et day­li­mo­tion. ( À conseiller à Didier Mais­to.) Par ailleurs pour répondre à la der­nière vidéo de Didier Mais­to.. l his­toire est tou­jours écrite par les vain­queurs du moment et sert les inté­rêts du pou­voir en place. Etienne… que pour­rait t on mettre sur ce sujet dans notre futur Constitution ?

          Réponse
        • RV

          La méthode scien­ti­fique consiste à vali­der ou inva­li­der des hypo­thèses ou des théo­ries au moyen d’ex­pé­rience repro­duc­tibles par d’autres scien­ti­fiques, elle n’est pas appli­cable à tous les domaines de la pensée.

          Pour­quoi les jour­na­liste posent ce genre de ques­tion à Etienne Chouard ?
          Ils ne s’en sont pas cachés, bien au contraire, ils énoncent lors de l’en­tre­tien la somme de com­men­taires, d’at­taques, de ques­tion­ne­ments, d’in­sultes et d’ac­cu­sa­tions dont ils ont été bom­bar­dé dès qu’ils ont évo­qué cette invi­ta­tion à Etienne Chouard.

          Réponse
          • F68.10

            « La méthode scien­ti­fique consiste à vali­der ou inva­li­der des hypo­thèses ou des théo­ries au moyen d’expérience repro­duc­tibles par d’autres scien­ti­fiques, elle n’est pas appli­cable à tous les domaines de la pensée. »

            À pre­mière vue, oui.

            Quand vous lisez Pop­per dans le détail, vous finis­sez par vous rendre compte que c’est plus com­plexe que cela. Et que le domaine d’ap­pli­ca­bi­li­té peut inclure l’his­toire. (Selon la même métho­do­lo­gie, pour faire simple, que l’é­tude de l’é­vo­lu­tion par sélec­tion natu­relle, qui consiste bien à étu­dier le pas­sé à par­tir de témoi­gnages indirects)

            Et au final, il est effec­ti­ve­ment pos­sible (mais pas vrai­ment théo­ri­sé) de raf­fi­ner la méthode scien­ti­fique pour qu’elle soit appli­cable à tous les domaines de la pen­sée. En théo­rie. En pra­tique, c’est une autre paire de manches.

            Et puis c’est pas le bou­lot d’E­tienne Chouard…

          • François Roby

            @ F68.10 : je pense que vous raf­fi­nez bien trop par rap­port aux énor­mi­tés des défen­seurs du dogme. Ce n’est pas parce que l’his­toire n’est pas repro­duc­tible au sens strict qu’il est néces­saire de « lire Pop­per dans le détail » (ce que je n’ai pas fait) pour leur rabattre le caquet. Il suf­fit de dire qu’au­cune démons­tra­tion n’est valide sans la liber­té pleine et entière de l’ar­gu­men­ta­tion, donc la liber­té d’en­vi­sa­ger abso­lu­ment toutes les conclu­sions possibles.

            Un enfant de six ans est nor­ma­le­ment capable de com­prendre ça, sans avoir lu Popper.

          • Adrien Bonnet

            À mes­sieurs F68.10 et Fran­çois Roby,

            Puis­qu’on invoque Pop­per pour jus­ti­fier l’im­port de la méthode scien­ti­fique en his­toire, je me sens obli­gé de faire remar­quer que ceci est un contre­sens mani­feste : Pop­per a écrit un livre entier pour dénon­cer les risques de cette position !

            Dans « Misère de l’his­to­ri­cisme », Pop­per décrit l’er­reur des phi­lo­sophes et autres hommes de savoir qui ont ten­té de faire des sciences sociales – et de l’his­toire en par­ti­cu­lier – des sciences expé­ri­men­tales ou hypo­thé­ti­co-déduc­tives. Faire de l’his­toire une science repré­sente pour Pop­per un dan­ger immense, une pen­sée fal­la­cieuse menant au fas­cisme et au totalitarisme.

            Mer­ci donc de ne pas convo­quer Pop­per pour lui faire dire l’in­verse de ce qu’il a écrit ! J’ai remar­qué ce Pop­per était bien trop sou­vent détour­né par des pseu­do-libé­raux-démo­crates, vrais-néo-fas­cistes, pour dis­til­ler leurs sophismes :

            Cette image hon­teu­se­ment mani­pu­la­toire est l’exemple-type du néo-fas­ciste qui, en sub­stance, dit que si nous refu­sons le néo-fas­cisme, alors le nazisme revien­dra. Ce qu’il faut gar­der, je crois, de la pen­sée de Pop­per, c’est ceci : dès qu’on retire la digni­té à des hommes – qu’ils soient juifs ou nazis – on perd soi-même cette dignité.

            Pop­per était un libé­ral au sens phi­lo­so­phique, c’est-à-dire qu’il por­tait la liber­té de pen­sée et d’ex­pres­sion à son paroxysme. Les cen­seurs lui fai­saient hor­reur. Si il était encore là, il serait du côté de mon­sieur Chouard.

          • F68.10

            « je pense que vous raf­fi­nez bien trop par rap­port aux énor­mi­tés des défen­seurs du dogme. »

            Je fai­sais effec­ti­ve­ment une asser­tion de por­tée beau­coup plus large que sur le thème des chambres à gaz, qui en soit est assez lassant.

            « Il suf­fit de dire qu’aucune démons­tra­tion n’est valide sans la liber­té pleine et entière de l’argumentation, donc la liber­té d’envisager abso­lu­ment toutes les conclu­sions possibles. »

            Pas exac­te­ment. À un moment, il faut accep­ter qu’un niveau de preuve suf­fi­sant a été atteint. Sinon on tombe dans un biais hyper­cri­tique, ou une pra­tique fal­la­cieuse que les anglo-saxons nomment « Moving the goal­posts ». Enfin, bref, il y a quelques règles à suivre.

            « Un enfant de six ans est nor­ma­le­ment capable de com­prendre ça, sans avoir lu Popper. »

            Un enfant de 6 ans com­prend bien qu’une véri­té qu’il n’a pas le droit de ques­tion­ner est dou­teuse. Main­te­nant, cela ne signi­fie pas qu’une loi Gays­sot modi­fiée plus rai­son­nable serait une mau­vaise idée. Par exemple, je rajou­te­rais quelques petites clauses, comme : « il est inter­dit de faire du chan­tage moral à l’ac­cep­ta­tion de l’exis­tence des chambres à gaz dans les inter­views média­tiques ». Comme ça Chouard pour­rait por­ter plainte. Evi­dem­ment, peu de chances que cela arrive…

            @Adrien Bon­net : « Pop­per a écrit un livre entier pour dénon­cer les risques de cette position ! »

            Petit lien vers la des­crip­tion du livre :

            https://​en​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​T​h​e​_​P​o​v​e​r​t​y​_​o​f​_​H​i​s​t​o​r​i​c​ism

            Presque exact. Il a bien dit quelque chose comme cela : « Pop­per defines his­to­ri­cism as : “an approach to the social sciences which assumes that his­to­ri­cal pre­dic­tion is their prin­ci­pal aim…” »

            Presque exact, donc, mais fal­la­cieux, car ce n’é­tait pas ma posi­tion. Je par­tais du prin­cipe que la situa­tion était ana­logue à la ques­tion de l’é­vo­lu­tion par sélec­tion natu­relle. On s’in­té­resse à la repro­duc­ti­bi­li­té des obser­va­tions au sujet du pas­sé pour confir­mer cette théo­rie, ce qui est expli­qué dans la vidéo ci-des­sous, au sujet des fossiles.

            https://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​6​i​i​uby

            C’est en ce sens que la théo­rie de l’é­vo­lu­tion rentre dans le domaine du « repro­duc­tible ». Comme peut le faire l’his­toire (je ne parle pas de l’his­to­ri­cisme) ou l’archéologie.

            Ma posi­tion n’a­vait donc rien à voir avec l’his­to­ri­cisme, que je rejette. Je pense que Pop­per tapait sur­tout vio­lem­ment sur tous les divers héri­tiers intel­lec­tuels d’He­gel. Et ça fai­sait du monde !

            Main­te­nant, si vous vou­lez vous faire peur au sujet de la méthode scien­ti­fique en his­toire, lisez la cor­res­pon­dance sui­vante, et deman­dez-vous si Pop­per aurait approuvé.

            https://​let​ter​.wiki/​c​o​n​v​e​r​s​a​t​i​o​n​/34

            « Dans « Misère de l’historicisme », Pop­per décrit l’erreur des phi­lo­sophes et autres hommes de savoir qui ont ten­té de faire des sciences sociales – et de l’histoire en par­ti­cu­lier – des sciences expé­ri­men­tales ou hypo­thé­ti­co-déduc­tives. Faire de l’histoire une science repré­sente pour Pop­per un dan­ger immense, une pen­sée fal­la­cieuse menant au fas­cisme et au totalitarisme. »

            Pour­tant, le mou­ve­ment est actuel­le­ment en cours dans les sciences sociales. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Espé­rons qu’ils auront com­pris le remède de Pop­per à l’his­to­ri­cisme : « As an alter­na­tive to his­to­ri­cism Pop­per puts for­ward his own pre­fe­rence for “pie­ce­meal social engi­nee­ring” whe­re­by small and rever­sible changes are made to socie­ty in order to be best able to learn from the changes made. The unpre­dic­ta­bi­li­ty of the future makes the effect of any lar­ger changes ran­dom and untra­ceable. Small changes enable one to make limi­ted, but tes­table and the­re­fore fal­si­fiable sta­te­ments about the effect of social actions. »

            « Mer­ci donc de ne pas convo­quer Pop­per pour lui faire dire l’inverse de ce qu’il a écrit ! »

            Vous remer­cie­ments sont acceptés.

            « Ce qu’il faut gar­der, je crois, de la pen­sée de Pop­per, c’est ceci : dès qu’on retire la digni­té à des hommes – qu’ils soient juifs ou nazis – on perd soi-même cette dignité. »

            Un peu trop miè­vre­ment huma­niste à mon goût. Je pense qu’on peut faire beau­coup trop d’hor­reurs sous cou­vert de bons sen­ti­ments aussi…

            « Pop­per était un libé­ral au sens phi­lo­so­phique, c’est-à-dire qu’il por­tait la liber­té de pen­sée et d’expression à son paroxysme. Les cen­seurs lui fai­saient hor­reur. Si il était encore là, il serait du côté de mon­sieur Chouard. »

            Pro­ba­ble­ment. Mais dans Conjec­tures et Réfu­ta­tions, il y a un pas­sage assez inté­res­sant sur les ver­sions opti­mistes et pes­si­mistes de la science. Il était conscient qu’il y avait quand même un équi­libre à atteindre. Et il cita expli­ci­te­ment le texte du Grand Inqui­si­teur de Dos­toïevs­ki pour illus­trer la men­ta­li­té de la ver­sion pes­si­miste de la science. Je pense que c’est un texte à lire au sujet de la situa­tion actuelle.

            Pop­per dans Conjec­tures et Réfu­ta­tions : « Dis­be­lief in the power of human rea­son, in man’s power to dis­cern the truth, is almost inva­ria­bly lin­ked with dis­trust of man. Thus epis­te­mo­lo­gi­cal pes­si­mism is lin­ked, his­to­ri­cal­ly, with a doc­trine of human depra­vi­ty, and it tends to lead to the demand for the esta­blish­ment of power­ful tra­di­tions and the entrench­ment of a power­ful autho­ri­ty which would save man from his fol­ly and his wicked­ness. (There is a stri­king sketch of this theo­ry of autho­ri­ta­ria­nism, and a pic­ture of the bur­den car­ried by those in autho­ri­ty, in the sto­ry of The Grand Inqui­si­tor in Dos­toievs­ky’s The Bro­thers Karamazov.) »

            http://bibliotheque-russe-et-slave.com/Livres/Dostoievski%20-%20Le%20Grand%20Inquisiteur.htm

            Faites-vous vous-même votre opi­nion pour savoir si cela colle à la réa­li­té actuelle. Ou pas.

            Peut-être que je raf­fine trop…

          • Adrien Bonnet

            À F68.10

            Vous deviez consi­dé­rer la source (par exemple l’é­di­tion fran­çaise de « Misère de l’his­to­ri­cisme ») au lieu de vous réfé­rer à une Wiki­pé­dia frag­men­taire et bien sou­vent par­ti­sane : elle ne vous aide qu’à savoir ce que tout le monde accepte sans trop polé­mi­quer. Ce qui vous per­met d’écrire :

            « Presque exact, donc, mais fal­la­cieux, car ce n’était pas ma posi­tion. Je par­tais du prin­cipe que la situa­tion était ana­logue à la ques­tion de l’évolution par sélec­tion natu­relle. On s’intéresse à la repro­duc­ti­bi­li­té des obser­va­tions au sujet du pas­sé pour confir­mer cette théo­rie, ce qui est expli­qué dans la vidéo ci-des­sous, au sujet des fossiles. »

            La posi­tion de Pop­per est claire et lim­pide, et l’exemple de l’é­vo­lu­tion est sans doute le plus mal choi­si : on y raconte une quan­ti­té invrai­sem­blables d’â­ne­ries ! Ce n’est ni leu lieu, ni le moment d’en par­ler. Pour ce qui est de Pop­per, vous auriez avan­tage à lire éga­le­ment « La connais­sance objec­tive ». Sa posi­tion est des plus simples et elle est actuel­le­ment admise dans le monde des épis­té­mo­logues. Je la résume en quelques points.

            ** Les « sciences » sociales, et l’his­toire en par­ti­cu­lier, ne sont pas des sciences et ne le seront jamais ; la rai­son prin­ci­pale avan­cée par Pop­per est que si il en était ain­si, non seule­ment tout esprit cri­tique devrait être nié, mais en plus les théo­ries issues de ces dis­ci­plines seraient inco­hé­rentes (pour des rai­sons auto­ré­fé­ren­tielles et ontologiques).

            ** Tout comme il est spé­cieux de divi­ser le monde en ce qui est banane et non-banane, il est sté­rile de caté­go­ri­ser les savoirs en sciences et non-sciences. Les dif­fé­rentes caté­go­ries de savoir se dis­tinguent par des qua­li­tés propres qui ne s’op­posent pas car elles s’in­tègrent toutes dans le prin­cipe issu de l’u­ni­ci­té des sciences : les savoirs qui pré­tendent se réfé­rer au même uni­vers se doivent d’être cohé­rents entre-eux. Aus­si, en tant que savoir qui tend à la ratio­na­li­té, l’his­toire a pour devoir d’être cohé­rente avec l’é­tat actuel des sciences.

            ** Il n’y a pas de preuve en science : la preuve est le pri­vi­lège des mathé­ma­tiques et de la logique. Les savoirs ration­nels admettent la preuve dans leurs outils, tout comme le char­pen­tier auto­rise le mar­teau à pendre sa cein­ture : mais le char­pen­tier n’est pas un « mar­teau­logue » et les pro­prié­tés du millet et de sa frappe ne sont pas héri­tées par sa dis­ci­pline propre. Ces savoirs pour­ront éga­le­ment vali­der des points pré­cis par la méthode scien­ti­fique. En en archéo­lo­gie (qui n’est pas de l’his­toire), on aura recours par exemple à des pro­cé­dés de data­tion comme le radio­car­bone ou la den­dro­chro­no­lo­gie, et en his­toire on orga­ni­se­ra des recons­ti­tu­tions (ce qui n’est jamais fait car consi­dé­ré comme absurde et indécent).

            ** Ce qui fait la spé­ci­fi­ci­té des sciences, ce n’est abso­lu­ment pas la « preuve » mais la repro­duc­ti­bi­li­té des épreuves. Ce prin­cipe est appe­lé par Pop­per la « fal­si­fia­bi­li­té ». Cha­cun doit être libre de cri­ti­quer les théo­ries et de les expé­ri­men­ter : l’ex­pé­ri­men­ta­tion n’a pour seul et unique but d’in­va­li­der la théo­rie ! La « preuve » exi­gée par les idéo­logue, qui devrait suf­fire à convaincre l’hon­nête homme, est de nature reli­gieuse et n’a pas voix au cha­pitre de la science. Chaque être pen­sant est res­pon­sable de ses propres convic­tions et la science doit lui appor­ter les méthodes néces­saires pour qu’ils fasse son choix sans ambi­guï­té, seul.

            Vous écri­vez : « À un moment, il faut accep­ter qu’un niveau de preuve suf­fi­sant a été atteint. Sinon on tombe dans un biais hyper­cri­tique, ou une pra­tique fal­la­cieuse que les anglo-saxons nomment « Moving the goal­posts ». Enfin, bref, il y a quelques règles à suivre. »

            Votre point de vue serait consi­dé­ré par Pop­per comme tota­li­taire. Pop­per, quant à lui, serait cata­lo­gué comme « anti­sé­mite ». Je connais beau­coup de scien­ti­fiques qui sont « anti­sé­mite » par le seul fait d’être scien­ti­fique : ils se taisent parce qu’ils n’ont rien à faire de la poli­tique. Du haut de leur tour d’i­voire, il contemplent une huma­ni­té de singes grouillants, s’é­pouillant et s’entre-tuant.

            L’Homme n’est pas intel­li­gent et bien­veillant : il est bête et méchant. Mon­sieur Chouard fait l’er­reur de croire que tous les hommes sont comme lui, et qu’il leur suf­fi­rait de suivre le bon cours, qu’on leur donne la bonne expli­ca­tion, pour qu’ils s’é­lèvent comme par magie à son niveau. Il pèche par angé­lisme. L’his­toire et tout l’é­di­fice scien­ti­fique moderne lui donne tort sur ce point.

            J’ai un jour été qua­li­fié d’«antisémite » par que j’ai osé affir­mer que les juifs sont des hommes comme les autres… J’ai lais­sé cou­ler car le roi est nu, mais l’en­fant n’a que le droit de se taire ou de se prendre une baffe.

            Il y a des débats qui ne quittent pas Israël pour des rai­sons d’image :

            « 50,000 Holo­caust sur­vi­vors in Israel living in pover­ty, report finds »
            20% des res­ca­pés de la Shoah vivent dans des condi­tions de pau­vre­té indigne et cela a fait scan­dale en Israël, mais pas chez nous…
            https://​www​.jpost​.com/​N​a​t​i​o​n​a​l​-​N​e​w​s​/​5​0​0​0​0​-​H​o​l​o​c​a​u​s​t​-​s​u​r​v​i​v​o​r​s​-​i​n​-​I​s​r​a​e​l​-​l​i​v​i​n​g​-​i​n​-​p​o​v​e​r​t​y​-​r​e​p​o​r​t​-​f​i​n​d​s​-​3​5​0​178

            « Holo­caust refu­gees ask Knes­set for same rights as Holo­caust Survivors »
            Les res­ca­pés et les réfu­giés sont dis­cri­mi­nés en Israël, ces der­niers se plai­gnant de ne plus avoir les moyens de cou­vrir leurs soins, leur nour­ri­ture et leur toit.
            https://​www​.jpost​.com/​N​a​t​i​o​n​a​l​-​N​e​w​s​/​H​o​l​o​c​a​u​s​t​-​r​e​f​u​g​e​e​s​-​a​s​k​-​K​n​e​s​s​e​t​-​f​o​r​-​s​a​m​e​-​r​i​g​h​t​s​-​a​s​-​H​o​l​o​c​a​u​s​t​-​s​u​r​v​i​v​o​r​s​-​3​3​4​520

            Le Jeru­sa­lem Post est un jour­nal israé­lien de réfé­rence fon­dé en 1932, « anti­sé­mite » à n’en pas dou­ter : citer ses articles est « anti­sé­mite ». Nous savons déjà que la lec­ture de Pop­per est une acti­vi­té « anti­sé­mite ». Mais, tenez-vous bien :

            S’INQUIÉTER DU SORT DES RESCAPÉS ET DES RÉFUGIÉS DE LA SHOAH EST ANTISÉMITE !

          • F68.10

            @Adrien Bon­net : « Vous deviez consi­dé­rer la source (par exemple l’édition fran­çaise de « Misère de l’historicisme ») »

            Par déli­ca­tesse, je trouve que vous auriez vous même pu sou­rire vos cri­tiques plu­tôt que de me lais­ser le soin de le faire moi-même :

            https://​ia801605​.us​.archive​.org/​3​2​/​i​t​e​m​s​/​i​n​.​e​r​n​e​t​.​d​l​i​.​2​0​1​5​.​1​9​0​7​7​4​/​2​0​1​5​.​1​9​0​7​7​4​.​T​h​e​-​P​o​v​e​r​t​y​-​O​f​-​H​i​s​t​o​r​i​c​i​s​m​.​pdf

            Alors, voi­là. Comme tout le monde peut le lire dans ce lien :

            Du. Début. À. La. Fin. Pop­per. Défend. La. Méthode. Scien­ti­fique. Y. Com­pris. Dans. Le. Domaine. De. L’Histoire…

            Il attaque l’his­to­ri­cisme, et non pas la méthode scien­ti­fique en histoire.

            « au lieu de vous réfé­rer à une Wiki­pé­dia frag­men­taire et bien sou­vent par­ti­sane : elle ne vous aide qu’à savoir ce que tout le monde accepte sans trop polémiquer. »

            Je ne com­prends pas vrai­ment ce en quoi Wiki­pe­dia serait mâââl, et je suis assez sur­pris par ces attaques inces­santes contre Wiki­pe­dia. Je trouve effec­ti­ve­ment que l’ar­gu­ment de fond de Pop­per n’est pas repré­sen­té de manière exacte par la page Wiki­pe­dia, mais ce serait une très gros­sière exa­gé­ra­tion d’af­fir­mer qu’elle est inexacte. Mon pro­pos s’ap­puyant sur cette page demeure.

            « Ce qui vous per­met d’écrire :

            « Presque exact, donc, mais fal­la­cieux, car ce n’était pas ma posi­tion. Je par­tais du prin­cipe que la situa­tion était ana­logue à la ques­tion de l’évolution par sélec­tion natu­relle. On s’intéresse à la repro­duc­ti­bi­li­té des obser­va­tions au sujet du pas­sé pour confir­mer cette théo­rie, ce qui est expli­qué dans la vidéo ci-des­sous, au sujet des fossiles. » »

            Ben, oui, j’ex­plique ma posi­tion. Et ma posi­tion n’est que mar­gi­na­le­ment tou­chée par les pro­pos de Pop­per dans son ouvrage. Il s’oc­cupe en effet d’un autre sujet : l’his­to­ri­cisme essentiellement.

            En d’autres termes, vous avez pra­ti­qué un biais cog­ni­tif dûment répertorié :

            https://​ratio​nal​wi​ki​.org/​w​i​k​i​/​S​t​r​a​w​_​man

            Je ne vois donc tou­jours pas le pro­blème dans ma position.

            « La posi­tion de Pop­per est claire et lim­pide, et l’exemple de l’évolution est sans doute le plus mal choi­si : on y raconte une quan­ti­té invrai­sem­blables d’âneries ! »

            Le créa­tion­nisme ? Ou vous avez autre chose en tête ? Parce que je n’aime pas jouer les télépathes.

            Non. L’exemple est bien choi­si. Il est même abon­dam­ment déve­lop­pé dans « The Pover­ty of His­to­ri­cism ». Et pour l’é­tude scien­ti­fique de l’his­toire, c’est exac­te­ment le même pro­ces­sus qui est à l’oeuvre. Encore une fois, mon pro­pos ne concerne pas l’historicisme…

            « Ce n’est ni leu lieu, ni le moment d’en parler. »

            Et bien si ! Vous atta­quez, à vous lire, la pos­si­bi­li­té d’a­voir une connais­sance fac­tuelle du pas­sé, que ce soit en his­toire ou en paléon­to­lo­gie… À vous d’être plus clair.

            « Pour ce qui est de Pop­per, vous auriez avan­tage à lire éga­le­ment « La connais­sance objective ». »

            Puis-je vous deman­der un lien vers la source ? (puisque Wiki­pe­dia n’est plus une source autorisée…)

            « Sa posi­tion est des plus simples et elle est actuel­le­ment admise dans le monde des épis­té­mo­logues. Je la résume en quelques points. »

            Je vous écoute.

            « ** Les « sciences » sociales, et l’histoire en par­ti­cu­lier, ne sont pas des sciences et ne le seront jamais ; »

            Pop­per explique expli­ci­te­ment le contraire. Il vous faut des cita­tions que je pui­se­rais dans « The Pover­ty of His­to­ri­cism » ? Ou je vous fait confiance, et vous allez les cher­cher vous-même ?

            « la rai­son prin­ci­pale avan­cée par Pop­per est que si il en était ain­si, non seule­ment tout esprit cri­tique devrait être nié, »

            Non. Il n’af­firme pas cela dans « The Pover­ty of His­to­ri­cism »… Il affirme quelque chose de ce genre en rela­tion avec l’E­tat. C’est indi­rec­te­ment lié à l’his­to­ri­cisme, mais pas direc­te­ment. Et encore une fois, il appelle de ses voeux l’é­clo­sion sérieuse des sciences sociales…

            « mais en plus les théo­ries issues de ces dis­ci­plines seraient inco­hé­rentes (pour des rai­sons auto­ré­fé­ren­tielles et ontologiques). »

            Réfé­rence deman­dées. De ce que j’ai lu, il n’af­firme abso­lu­ment pas cela.

            « ** Tout comme il est spé­cieux de divi­ser le monde en ce qui est banane et non-banane, il est sté­rile de caté­go­ri­ser les savoirs en sciences et non-sciences. »

            Oui et non. Cela occulte quand même le fait que Pop­per est à l’o­ri­gine du pro­blème dit de la démar­ca­tion. La page Wiki­pe­dia est pas trop mal faite.

            « Les dif­fé­rentes caté­go­ries de savoir se dis­tinguent par des qua­li­tés propres qui ne s’opposent pas car elles s’intègrent toutes dans le prin­cipe issu de l’unicité des sciences »

            Ouf ! J’ai eu peur que vous ne men­tion­niez pas l’u­ni­ci­té des sciences… Me voi­là rassuré.

            « les savoirs qui pré­tendent se réfé­rer au même uni­vers se doivent d’être cohé­rents entre-eux. Aus­si, en tant que savoir qui tend à la ratio­na­li­té, l’histoire a pour devoir d’être cohé­rente avec l’état actuel des sciences. »

            Oui. Mais pas seule­ment. Il déve­loppe aus­si la légi­ti­mi­té de la démarche scien­ti­fique stric­to sen­su avec un paral­lèle avec l’an­thro­po­lo­gie. Vous vou­lez la citation ?

            « Il n’y a pas de preuve en science : la preuve est le pri­vi­lège des mathé­ma­tiques et de la logique. »

            Non. Non. Non. Non. Pop­per récuse même ce sta­tut aux mathé­ma­tiques et à la logique. Il se moque de Des­cartes et de son Kan­tisme naïf avant l’heure au sujet du bla-bla des trucs syn­thé­tiques et à prio­ri. Vous vou­lez une cita­tion ? Tou­jours du même ouvrage ?

            Mais vu comme vous avez du mal avec Pop­per, j’i­ma­gine la peine que vous aurez avec Imre Lakatos…

            « Les savoirs ration­nels admettent la preuve dans leurs outils, tout comme le char­pen­tier auto­rise le mar­teau à pendre sa cein­ture : mais le char­pen­tier n’est pas un « mar­teau­logue » et les pro­prié­tés du millet et de sa frappe ne sont pas héri­tées par sa dis­ci­pline propre. »

            Trop méta­pho­rique. Si c’est une cri­tique de la notion de « preuve » en science, c’est pas clair.

            « Ces savoirs pour­ront éga­le­ment vali­der des points pré­cis par la méthode scien­ti­fique. En en archéo­lo­gie (qui n’est pas de l’histoire), on aura recours par exemple à des pro­cé­dés de data­tion comme le radio­car­bone ou la den­dro­chro­no­lo­gie, et en his­toire on orga­ni­se­ra des recons­ti­tu­tions (ce qui n’est jamais fait car consi­dé­ré comme absurde et indécent). »

            Et bien voi­là, vous y venez : la méthode scien­ti­fique en his­toire pointe le bout de son nez. Bra­vo ! Mais vous pou­vez faire mieux.

            L’ar­chéo­lo­gie suit exac­te­ment ce que Pop­per appelle la méthode his­to­rique à plu­sieurs endroits. (Bien qu’il me semble uti­li­ser par­fois ce terme avec plu­sieurs emplois…)

            « ** Ce qui fait la spé­ci­fi­ci­té des sciences, ce n’est abso­lu­ment pas la « preuve » mais la repro­duc­ti­bi­li­té des épreuves. Ce prin­cipe est appe­lé par Pop­per la « falsifiabilité ». »

            Vous êtes sûr que vous êtes pas en train de confondre « repro­duc­ti­bi­li­té » et « fal­si­fia­bi­li­té » ? Et puis même ces notions ont per­du de leur côté dicho­to­mique depuis qu’on uti­lise des sta­tis­tiques de plus en plus velues dans les sciences. Un esti­ma­teur du maxi­mum de vrai­sem­blance, c’est pas vrai­ment le même délire que de reje­ter une hypo­thèse H0. On peut aus­si par­ler de la géo­mé­trie de l’in­for­ma­tion si vous tenez à dis­ser­ter sur les ver­tus épis­té­mo­lo­giques des der­niers déve­lop­pe­ments théo­riques en sta­tis­tiques. Je pense que je peux vous faire la conversation.

            « Cha­cun doit être libre de cri­ti­quer les théo­ries et de les expé­ri­men­ter : l’expérimentation n’a pour seul et unique but d’invalider la théorie ! »

            Non. Non. Non. Non. À l’é­poque de Pop­per, c’é­tait mignon, mais on a évo­lué. Et il y a même des pas­sages dans « The Pover­ty of His­to­ri­cism » qui montrent quand même que l’ex­pé­ri­men­ta­tion n’a pas pour UNIQUE but d’in­va­li­der la théo­rie. Vous vou­lez des citations ?

            « La « preuve » exi­gée par les idéo­logue, qui devrait suf­fire à convaincre l’honnête homme, est de nature reli­gieuse et n’a pas voix au cha­pitre de la science. »

            Allons bon. Faut pas exa­gé­rer non plus. À un moment, on peut quand même finir par sor­tir le gros mot « preuve » quand le doute est qua­si­ment éteint. Et c’est sur­tout la langue fran­çaise qui manque d’a­na­logues par rap­port au terme « evi­dence ». C’est du pinaillage, et tout le monde le sait.

            « Chaque être pen­sant est res­pon­sable de ses propres convic­tions et la science doit lui appor­ter les méthodes néces­saires pour qu’ils fasse son choix sans ambi­guï­té, seul. »

            Cela devient de la phi­lo­so­phie morale de l’é­pis­té­mo­lo­gie sociale. C’est un autre sujet. Je veux bien l’a­bor­der, mais on déborde du cadre de ce qu’af­firme Pop­per dans « The Pover­ty of His­to­ri­cism ». Il y défend sur­tout la démo­cra­tie comme cadre d’af­fron­te­ment des pen­sées. Guère plus. (Tout au plus une petite cita­tion irréa­liste sur les condi­tions per­met­tant de nier la liber­té de pen­ser des gens.)

            « Vous écri­vez : « À un moment, il faut accep­ter qu’un niveau de preuve suf­fi­sant a été atteint. Sinon on tombe dans un biais hyper­cri­tique, ou une pra­tique fal­la­cieuse que les anglo-saxons nomment « Moving the goal­posts ». Enfin, bref, il y a quelques règles à suivre. » »

            Oui.

            « Votre point de vue serait consi­dé­ré par Pop­per comme totalitaire. »

            Fran­che­ment, j’en doute très fort. Il y a bien quelques règles à suivre sur les niveaux de preuve. Il n’y a rien de tota­li­taire là-dedans. Cita­tion de Pop­per requise.

            « Pop­per, quant à lui, serait cata­lo­gué comme « antisémite ». »

            Tant qu’il ferme sa gueule sur les chambres à gaz…

            « Je connais beau­coup de scien­ti­fiques qui sont « anti­sé­mite » par le seul fait d’être scientifique »

            Admet­tons…

            « ils se taisent parce qu’ils n’ont rien à faire de la politique. »

            Et oui. Rien de surprenant.

            « Du haut de leur tour d’ivoire, il contemplent une huma­ni­té de singes grouillants, s’épouillant et s’entre-tuant. »

            Ce qui est assez fac­tuel, bien que cela me semble exa­gé­ré, à la fois au sujet de l’hu­ma­ni­té et au sujet des pen­sées que vous prê­tez aux scien­ti­fiques (sauf certains…)

            « L’Homme n’est pas intel­li­gent et bien­veillant : il est bête et méchant. »

            Ni l’un ni l’autre à mon avis.

            « Mon­sieur Chouard fait l’erreur de croire que tous les hommes sont comme lui, et qu’il leur suf­fi­rait de suivre le bon cours, qu’on leur donne la bonne expli­ca­tion, pour qu’ils s’élèvent comme par magie à son niveau. Il pèche par angé­lisme. L’histoire et tout l’édifice scien­ti­fique moderne lui donne tort sur ce point. »

            Mar­rant de vous voir pêcher par historicisme !

            « J’ai un jour été qua­li­fié d’«antisémite » par que j’ai osé affir­mer que les juifs sont des hommes comme les autres… »

            Cela ne m’é­tonne mal­heu­reu­se­ment pas. J’ai vu et enten­du pas mal de com­por­te­ments déli­rants de mon côté aussi.

            Je ne réponds pas au reste. Débattre des juifs me gonfle au plus haut point.

          • Adrien Bonnet

            À F68.10,

            Je n’é­vo­que­rai pas la ques­tion de l’é­vo­lu­tion car ce n’est pas le sujet. Inutile n’a­jou­ter de la polé­mique à la polé­mique en cours. De plus, le moteur du blog de mon­sieur Chouard est des plus pauvres. Si vous sou­hai­tez débattre de ces ques­tions, indi­quez-moi une pla­te­forme digne de ce nom.

            Que Karl Pop­per ait rai­son ou non, je m’en moque : il est ques­tion de la posi­tion à lui et de la per­ti­nence de l’in­vo­quer dans le sujet évo­qué par vous-même de cette manière : « Quand vous lisez Pop­per dans le détail, vous finis­sez par vous rendre compte que c’est plus com­plexe que cela. Et que le domaine d’applicabilité [de la méthode scien­ti­fique] peut inclure l’histoire. »

            La réponse est que l’ap­pli­ca­tion de la méthode scien­ti­fique à l’his­toire s’ap­pelle l’his­to­ri­cisme, chose dénon­cée par Pop­per et expo­sée dans son livre « Misère de l’his­to­ri­cisme ». Donc quand vous affir­mez « Il attaque l’historicisme, et non pas la méthode scien­ti­fique en his­toire. », vous affir­mez ceci : « Il attaque l’historicisme, et non pas l’historicisme. »

            Vous n’ar­rê­tez pas d’é­crire que Pop­per n’au­rait pas dit ceci ou cela, sans pré­ci­sion, alors que vous avez la source sous la main.

            Je n’au­rais pas eu à aller cher­cher plus loin que la pré­face pour trou­ver la cita­tion qui valide mon pro­pos et inva­lide le vôtre : « Cela signi­fie que nous devons reje­ter la pos­si­bi­li­té d’une his­toire théo­rique, c’est-à-dire d’une science sociale his­to­rique qui soit l’é­qui­valent de la phy­sique théo­rique ». Faire de l’his­to­rie une science revient à y appli­quer la méthode scien­ti­fique et donc à auto­ri­ser l’exis­tence de pré­dic­tions his­to­riques : c’est cela l’historicisme.

            Que l’his­toire, quelque soit sa nature en tant que dis­ci­pline, fasse de temps en temps appel à la science est un truisme. À ce compte-là, même la radies­thé­sie, même le spi­ri­tisme sont des sciences : la lon­gueur et le poids du pen­dule, l’in­dice de réfrac­tion de la boule de cris­tal, la repro­duc­ti­bi­li­té des contacts spi­rites, etc. 

            Pour l’ins­tant, je pré­fère vous taxer de paresse plu­tôt que de mau­vaise foi. Quoi qu’il en soit, un tel débat n’a pas sa place dans les com­men­taires d’un billet dont ce n’est pas le sujet, sur un outil infor­ma­tique qui n’est abso­lu­ment pas pré­vu pour cela. Trou­vez un forum, une liste de dis­cus­sion ou un salon de l’U­se­net, et on en reparlera.

          • joss

            @rv @f68.10 @adrien bonnet

            Dans « Des sources de la connais­sance et de l’i­gno­rance » Pop­per explique au chp. 16 :
            « il n’existe pas de source ultime de la connais­sance. Aucune source, aucune indi­ca­tion n’est à éli­mi­ner, et toutes se prêtent à l’exa­men cri­tique. À l’ex­cep­tion du domaine his­to­rique, ce sont en géné­ral les faits eux-mêmes que nous sou­met­tons à exa­men, et non les sources d’où pro­cé­de­rait l’information. »

          • F68.10

            « Je n’évoquerai pas la ques­tion de l’évolution car ce n’est pas le sujet. Inutile n’ajouter de la polé­mique à la polé­mique en cours. »

            Ils’a­git de la même « polé­mique ». L’his­toire et l’é­vo­lu­tion font par­tie de ce que Pop­per appelle le domaine his­to­rique (cf. com­men­taire de joss).

            « De plus, le moteur du blog de mon­sieur Chouard est des plus pauvres. Si vous sou­hai­tez débattre de ces ques­tions, indi­quez-moi une pla­te­forme digne de ce nom. »

            Je n’ai pas d’i­dée pour le moment. Si je trouve, je vous tiens au cou­rant. Mais je vous ferais remar­quer que j’ai été qua­li­fié à mots cou­verts de facho et de tota­li­taire par vous. J’es­time que c’est quand même un peu piqué des han­ne­tons que de lire cela sur soi et de consta­ter que vous sou­hai­tez cou­per court à la conver­sa­tion (qu’il fau­drait effec­ti­ve­ment pour­suivre ailleurs, j’en conviens).

            « Que Karl Pop­per ait rai­son ou non, je m’en moque : il est ques­tion de la posi­tion à lui et de la per­ti­nence de l’invoquer dans le sujet évo­qué par vous-même de cette manière : « Quand vous lisez Pop­per dans le détail, vous finis­sez par vous rendre compte que c’est plus com­plexe que cela. Et que le domaine d’applicabilité [de la méthode scien­ti­fique] peut inclure l’histoire. » »

            Effec­ti­ve­ment. On ne dis­cute pas de notre posi­tion per­son­nelle, mais de la posi­tion de Pop­per au sens strict. Curieux que vous ne l’ayez pas per­çu : on ne fait que cela.

            « La réponse est que l’application de la méthode scien­ti­fique à l’histoire s’appelle l’historicisme, chose dénon­cée par Pop­per et expo­sée dans son livre « Misère de l’historicisme ». »

            Non. Non. Non. Non. La méthode scien­ti­fique est une chose. L’his­to­ri­cisme en est une autre. La ques­tion est : l’his­to­ri­cisme suit-elle la méthode scien­ti­fique. La réponse de l’ou­vrage est : Non.

            « Donc quand vous affir­mez « Il attaque l’historicisme, et non pas la méthode scien­ti­fique en his­toire. », vous affir­mez ceci : « Il attaque l’historicisme, et non pas l’historicisme. » »

            Et bien non. Encore une fois, non. C’est le contre­sens majeur que vous faites sur cet ouvrage.

            « Vous n’arrêtez pas d’écrire que Pop­per n’aurait pas dit ceci ou cela, sans pré­ci­sion, alors que vous avez la source sous la main. »

            Jus­qu’i­ci, celui qui est venu avec des réfé­rences sour­cées, c’est moi, pas vrai­ment vous.

            « Je n’aurais pas eu à aller cher­cher plus loin que la pré­face pour trou­ver la cita­tion qui valide mon pro­pos et inva­lide le vôtre : « Cela signi­fie que nous devons reje­ter la pos­si­bi­li­té d’une his­toire théo­rique, c’est-à-dire d’une science sociale his­to­rique qui soit l’équivalent de la phy­sique théorique ». »

            Ce serait bien que vous me don­niez la page, plu­tôt que de constam­ment me pous­ser à la pêche aux cita­tions. Page vii la préface.

            Comme vous le lisez vous-même, il s’a­git de réfu­ter la pos­si­bi­li­té d’une his­toire théo­rique. Cela et seule­ment cela. (Pas de men­tion de la méthode scientifique…)

            Sur la même page, vous avez : « The argu­ment does not, of course, refute the pos­si­bi­li­ty of eve­ry kind of social pre­dic­tion ; on the contra­ry, it is per­fect­ly com­pa­tible with the pos­si­bi­li­ty of tes­ting social theo­ries – for example, eco­no­mic theo­ries – by way of pre­dic­ting that cer­tain deve­lop­ments will take place under cer­tain condi­tions. It only refutes the pos­si­bi­li­ty of pre­dic­ting his­to­ri­cal deve­lop­ments to the extent to which they may be influen­ced by the growth of our knowledge. »

            C’est la même page ! Pour­quoi vous avez sélec­tion­nez une cita­tion et pas une autre ?

            Par ailleurs, quand je disais qu’on pou­vait appli­quer la méthode scien­ti­fique à l’his­toire, je fai­sais sim­ple­ment réfé­rence à la pos­si­bi­li­té de décou­vrir scien­ti­fi­que­ment le pas­sé. En aucune manière je ne cau­tion­nais l’his­to­ri­cisme. Depuis le début vous faites un contre­sens sur ma posi­tion, et qui plus est, vous faites un contre­sens sur la posi­tion de Popper.

            « Faire de l’historie une science revient à y appli­quer la méthode scien­ti­fique et donc à auto­ri­ser l’existence de pré­dic­tions his­to­riques : c’est cela l’historicisme. »

            Non. Non. Non. Non. Oui, l’his­to­ri­cisme, c’est la pré­ten­tion de faire des pré­dic­tions his­to­riques très géné­rales (et vous avez vu que Pop­per cau­tionne la pos­si­bi­li­té de faire des pré­dic­tions sociales de por­tée limi­tée, cf. ma cita­tion). Mais quand même non : Appli­quer la méthode scien­ti­fique à l’his­toire au sens où je l’en­ten­dais dans ma courte phrase ini­tiale, c’est décou­vrir scien­ti­fi­que­ment le pas­sé. Comme pour l’é­vo­lu­tion. Je ne chan­ge­rais pas le sens de ce que j’ai dit sim­ple­ment pour vous faire plai­sir et ren­trer dans la case de l’his­to­ri­cisme. Je vous ai don­né un lien expli­quant ce qu’é­tait un « straw­man ». Vous devriez le lire.

            « Que l’histoire, quelque soit sa nature en tant que dis­ci­pline, fasse de temps en temps appel à la science est un truisme. »

            Et bien, ce n’est pas seule­ment cela. Page 95 et 96 : « In fact, if we know any­thing about dif­ferent atti­tudes in dif­ferent his­to­ri­cal per­iods, the it is from EXPERIMENTS, car­ried out in our IMAGINATION. His­to­rians find dif­fi­cul­ties in inter­pre­ting cer­tain records, or they DISCOVER FACTS sho­wing that some of their pre­de­ces­sors had MISINTERPRETED some his­to­ri­cal evi­dence. These dif­fi­cul­ties of his­to­ri­cal inter­pre­ta­tion are our only evi­dence of the kind of his­to­ri­cal change the his­to­ri­cist has in mind ; yet they are nothing but DISCREPANCIES bet­ween the EXPECTED and the actual RESULTS of our thought EXPERIMENTS. It is these sur­prises and disap­point­ments which, by the METHOD OF TRIAL AND ERROR, have led to IMPROVEMENTS in our abi­li­ty to inter­pret strange social condi­tions. And what in the case of his­to­ri­cal inter­pre­ta­tion we achieve by thought-expe­riment has been achie­ved by anthro­po­lo­gists in prac­ti­cal field work. Those modern inves­ti­ga­tors who have suc­cee­ded in adjus­ting their expec­ta­tions to condi­tions which are per­haps no less remote than those of the Stone Age, owe their suc­cess to PIECEMEAL EXPERIMENTS ».

            En lettres capi­tales, vous avez la concep­tion de la méthode scien­ti­fique appli­quée à l’his­toire. La thèse de Pop­per est que les his­to­ri­cistes refusent de l’ap­pli­quer. Cela va un peu plus loin que de sim­ple­ment pré­tendre que l’his­toire s’ap­puie auxi­liai­re­ment sur les sciences. Les expé­riences de la pen­sée appuyées sur des faits décou­verts font par­tie de la méthode scien­ti­fique en his­toire même.

            « À ce compte-là, même la radies­thé­sie, même le spi­ri­tisme sont des sciences : la lon­gueur et le poids du pen­dule, l’indice de réfrac­tion de la boule de cris­tal, la repro­duc­ti­bi­li­té des contacts spi­rites, etc. »

            Et bien jus­te­ment, lisez mon para­graphe pré­cé­dent. Vous ver­rez que votre ana­lo­gie est infon­dée. Et elle est per­ni­cieuse car elle confond volon­tai­re­ment super­sti­tion et don­nées fac­tuelles. Ce qui n’est pas le cas de l’histoire.

            « Pour l’instant, je pré­fère vous taxer de paresse plu­tôt que de mau­vaise foi. »

            De mon côté, si vous ne réa­li­sez pas que vous avez fait un contre­sens (qui plus est par lequel vous me trai­tez indi­rec­te­ment de facho) après tout ces com­men­taires, j’opte pour la mau­vaise foi de votre part.

            « Quoi qu’il en soit, un tel débat n’a pas sa place dans les com­men­taires d’un billet dont ce n’est pas le sujet, sur un outil infor­ma­tique qui n’est abso­lu­ment pas pré­vu pour cela. Trou­vez un forum, une liste de dis­cus­sion ou un salon de l’Usenet, et on en reparlera. »

            Je cher­che­rais et j’es­saie­rai de pos­ter un lien pour ce faire. En atten­dant, si je vous vois encore une fois com­men­ter en défor­mant ma posi­tion, je n’hé­si­te­rai pas à répondre.

            @joss : Le « domaine his­to­rique », à mon avis, fait ici réfé­rence à toute don­nées sin­gu­lière. His­toire. Archéo­lo­gie. Anthro­po­lo­gie. Paléon­to­lo­gie. C’est effec­ti­ve­ment un domaine où il est plus dif­fi­cile d’ac­cé­der aux faits par l’ex­pé­ri­men­ta­tion et la repro­duc­tion des faits. On est contraint d’al­ler aux sources. Cela induit des chan­ge­ments notables d’im­plé­men­ta­tion de la méthode scien­ti­fique, mais cela ne l’an­ni­hile pas pour autant. Mais cette dis­cus­sion d’é­pis­té­mo­lo­gie pure sur le domaine his­to­rique n’est pas la même que celle de la réfu­ta­tion de l’his­to­ri­cisme. Ne pas confondre ces deux questions.

          • Adrien Bonnet

            À F68.10,

            Je me suis trom­pé. Ce n’est pas la paresse qui explique vos posi­tions, mais la mau­vaise foi. Je ne me fati­gue­rai pas à reprendre point par point votre réponse, juste pour avoir l’op­por­tu­ni­té de voir appa­raître encore plus de points à réfu­ter. Je garde tout de même les sujets les plus impor­tants, pour l’é­di­fi­ca­tion du lec­teur intéressé.

            Quand vous répon­dez, « Non. Non. Non. Non. La méthode scien­ti­fique est une chose. L’historicisme en est une autre. La ques­tion est : l’historicisme suit-elle la méthode scien­ti­fique. La réponse de l’ouvrage est : Non. », Sachez qu’une suite de « non » n’as aucune valeur argu­men­ta­tive. Quant à l’his­to­ri­cisme, il suit la méthode scien­ti­fique PAR DÉFINITION, l’ob­jet du livre de Pop­per étant de mon­trer que le concept d’his­to­ri­cisme est contra­dic­toire. C’est comme ça. Cela ne vous plaît pas ? C’est le même prix.

            De même, vous vous enfon­cez dans l’ab­sur­di­té en affir­mant que : « Comme vous le lisez vous-même, il s’agit de réfu­ter la pos­si­bi­li­té d’une his­toire théo­rique. Cela et seule­ment cela. (Pas de men­tion de la méthode scien­ti­fique…)», car la méthode scien­ti­fique défi­nie par Pop­per IMPOSE la consti­tu­tion préa­lable de théo­ries. Une science dure de l’his­toire aurait néces­sai­re­ment des théo­ries historiques.

            « C’est la même page ! Pour­quoi vous avez sélec­tion­nez une cita­tion et pas une autre ? »

            Parce que la cita­tion en ques­tion est hors-sujet : l’his­toire n’est pas une science sociale ni éco­no­mique pour Pop­per. L’his­toire a cette dis­tinc­tion de ne pou­voir pro­duire de savoir que sur des connais­sances par­ti­cu­lières, excluant de fait toute pré­dic­tion, comme cela est écrit dans « Misère de l’his­to­ri­cisme », cha­pitre IV, par­tie 30 : « Je défen­drai donc la concep­tion, si sou­vent atta­quée comme démo­dée par les his­to­ri­cistes, selon laquelle l’his­toire se carac­té­rise par son inté­rêt pour les évé­ne­ments réels, sin­gu­liers ou par­ti­cu­liers, plu­tôt que pour les lois ou les géné­ra­li­sa­tions. » Il ajoute que l’ex­pli­ca­tion cau­sale d’un évé­ne­ment sin­gu­lier, c’est racon­ter son his­toire. Ce qui donne du sens à l’his­toire, c’est le fait que la suc­ces­sion des évé­ne­ments sin­gu­liers réponde à une inter­pré­ta­tion tout en res­pec­tant les lois uni­ver­selles de la nature. Mais cette inter­pré­ta­tion dépend du genre de curio­si­té, de l’i­ma­gi­na­tion, des croyances et des pré­ju­gés de l’his­to­rien : elle ne consti­tue pas un savoir scien­ti­fique, ni même une véri­té en général.

            Votre cita­tion du cha­pitre III, par­tie 25 « In fact…» est éga­le­ment hors-sujet. Elle fait réfé­rence aux inter­pré­ta­tions nées d’ex­pé­ri­men­ta­tions MENTALES, c’est-à-dire de l’i­ma­gi­na­tion. Quel rap­port avec la science ? Aucun. L’o­pi­nion de Pop­per est écrite noir sur blanc dans « La connais­sance objec­tive », cha­pitre II, par­tie 11 :

            « mais je devrais même aller plus loin et accu­ser au moins cer­tains his­to­riens de « scien­tisme » : ils essaient de copier la méthode des sciences de la nature, non telle qu’elle est effec­ti­ve­ment, mais telle qu’on pré­tend à tort qu’elle est. Cette pré­ten­due méthode qui consis­te­rait à ras­sem­bler des obser­va­tions puis à en « tirer des conclu­sions ». Cer­tains his­to­riens la singent ser­vi­le­ment : ils croient pou­voir col­lec­ter des preuves docu­men­taires qui, paral­lè­le­ment aux obser­va­tions des sciences de la nature, for­me­raient la « base empi­rique » de leurs conclu­sions. Cette pré­ten­due méthode est une méthode que per­sonne n’a jamais pu mettre en œuvre : vous êtes dans l’im­pos­si­bi­li­té de ras­sem­bler des obser­va­tions ou des preuves docu­men­taires si vous n’a­vez pas préa­la­ble­ment un pro­blème. (Un contrô­leur de billets ras­semble des docu­ments, mais il ras­semble rare­ment des témoi­gnages historiques.)

            Pire encore que la ten­ta­tive d’ap­pli­quer une méthode inap­pli­cable, il y a le culte de cette idole de la connais­sance cer­taine, ou infaillible, ou auto­ri­té suprême, que ces his­to­riens prennent à tort pour l’i­déal de la science. Certes, nous fai­sons tous effort pour évi­ter l’er­reur ; et nous devrions être tristes quand nous avons fait une erreur. Mais évi­ter l’er­reur est un pauvre idéal : si nous n’o­sons pas nous atta­quer à des pro­blèmes si dif­fi­ciles que l’er­reur y est presque inévi­table, il n’y aura pas alors de déve­lop­pe­ment de la connais­sance. En fait, c’est de nos théo­ries les plus auda­cieuses, Y COMPRIS CELLES QUI SONT ERRONÉES, que nous appre­nons le plus. Per­sonne n’est à l’a­bri de l’er­reur ; ce qui compte c’est d’en tirer les leçons. »

          • F68.10

            @Adrien Bon­net : Tout d’a­bord, j’a­voue être sur­pris que vous m’ayez répon­du ain­si. J’es­pé­rais que nous pren­drions un peu de temps pour trou­ver un autre endroit où conti­nuer la dis­cus­sion. À ce sujet, que pen­sez-vous de red­dit ? (Je ne sais pas si c’est pra­ti­quable, mais essayons voir). Mais au lieu de fixer un lieu où débattre, vous avez pré­fé­ré répondre, m’in­dui­sant ain­si à répondre à mon tour. Pour la suite, essayons plu­tôt de trou­ver un endroit où débattre que de conti­nuer ici le débat.

            « Je me suis trompé. »

            Ca arrive à tout le monde.

            « Ce n’est pas la paresse qui explique vos posi­tions, mais la mau­vaise foi. »

            Au moins, je ne suis pas décrit comme pares­seux. C’est déjà un bon point.

            https://​www​.lin​ter​naute​.fr/​d​i​c​t​i​o​n​n​a​i​r​e​/​f​r​/​d​e​f​i​n​i​t​i​o​n​/​m​a​u​v​a​i​s​e​-​f​oi/

            « Indé­cence carac­té­ri­sée par une volon­té d’affirmer un pro­pos que l’on sait fon­ciè­re­ment faux ou injus­ti­fié (l’interlocuteur en est éga­le­ment conscient), mais que l’on conti­nue à cla­mer comme la vérité. »

            Je pré­tends effec­ti­ve­ment connaître quelle est ma posi­tion, et je ne peux être accu­sée de la repré­sen­ter de manière fal­la­cieuse. À ma connais­sance, je n’ai pas repré­sen­té votre posi­tion de manière fal­la­cieuse. J’en déduis donc que c’est la posi­tion de Pop­per que vous m’ac­cu­sez de repré­sen­ter de manière fal­la­cieuse. À vous de le démontrer.

            « Je ne me fati­gue­rai pas à reprendre point par point votre réponse, juste pour avoir l’opportunité de voir appa­raître encore plus de points à réfuter. »

            On pour­rait prendre cela pour de la paresse, mais comme nous sommes sur un blog, effec­ti­ve­ment, pre­nez vos liber­tés pour vous accom­mo­der des contraintes de ce moyen d’expression.

            « Je garde tout de même les sujets les plus impor­tants, pour l’édification du lec­teur intéressé. »

            Avec joie.

            « Quand vous répon­dez, « Non. Non. Non. Non. La méthode scien­ti­fique est une chose. L’historicisme en est une autre. La ques­tion est : l’historicisme suit-elle la méthode scien­ti­fique. La réponse de l’ouvrage est : Non. », Sachez qu’une suite de « non » n’as aucune valeur argumentative. »

            Effec­ti­ve­ment, il ne s’a­git pas d’un argu­ment. Il s’a­git d’un « acte de language ».

            https://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​A​c​t​e​_​d​e​_​l​a​n​g​age

            Son but est effec­ti­ve­ment de vous noti­fier mon oppo­si­tion à vos pro­pos, que vous êtes libre de sou­te­nir davan­tage. Par cor­rec­tion, je fais suivre cet « acte de lan­guage » par un expo­sé som­maire des rai­sons qui me pousse à mon oppo­si­tion. Rai­sons que vous êtes libre de contre­dire à votre tour en me deman­dant des précisions.

            Il demeure qu’il est fac­tuel que l’his­to­ri­cisme est une chose et que la méthode scien­ti­fique en est une autre. Il demeure qu’il est fac­tuel que l’ou­vrage de Pop­per dis­cute de l’in­te­rac­tion de ces deux concepts. Et effec­ti­ve­ment j’af­firme que Pop­per sou­tient que l’his­to­ri­cisme ne suit pas la méthode scientifique.

            D’ailleurs, Pop­per com­mence, page 5, dès le début, en affir­mant que l’his­to­ri­cisme lui-même rejette une bonne par­tie de la méthode scientifique :

            « In strong oppo­si­tion to metho­do­lo­gi­cal natu­ra­lism in the field of socio­lo­gy, his­to­ri­cism claims that some of the cha­rac­te­ris­tic methods of phy­sics can­not be applied to the social sciences, owing to the pro­found dif­fe­rences bet­ween socio­lo­gy and physics. »

            On peut dif­fi­ci­le­ment faire plus clair comme posi­tion­ne­ment sur le lien entre his­to­ri­cisme et le natu­ra­lisme méthodologique.

            https://​ratio​nal​wi​ki​.org/​w​i​k​i​/​M​e​t​h​o​d​o​l​o​g​i​c​a​l​_​n​a​t​u​r​a​l​ism

            « Metho­do­lo­gi­cal natu­ra­lism is the label for the requi­red assump­tion of phi­lo­so­phi­cal natu­ra­lism when wor­king with the scien­ti­fic method. Metho­do­lo­gi­cal natu­ra­lists limit their scien­ti­fic research to the stu­dy of natu­ral causes, because any attempts to define cau­sal rela­tion­ships with the super­na­tu­ral are never fruit­ful, and result in the crea­tion of scien­ti­fic « dead ends » and God of the gaps-type hypo­theses. To avoid these traps scien­tists assume that all causes are empi­ri­cal and natu­ra­lis­tic, which means they can be mea­su­red, quan­ti­fied and stu­died methodically. »

            Pop­per, quant à lui, ne pré­tend pas que l’his­to­ri­cisme fait appel au sur­na­tu­rel, mais que par les divi­sions his­to­riques qu’il pré­sup­pose, l’his­to­ri­cisme se pré­mu­nit arti­fi­ciel­le­ment du devoir de trou­ver des causes natu­relles au phé­no­mènes, se créant arti­fi­ciel­le­ment une zone de confort épis­té­mo­lo­gique où peut se réfu­gier l’i­gno­rance de la cau­sa­li­té natu­relle : la contin­gence des phé­no­mènes his­to­riques avec les époques his­to­riques (la féo­da­li­té est men­tion­née page 5). Selon Pop­per, ce rejet de la méthode scien­ti­fique sous-tend tous les argu­ments qu’il pré­sente dans la pre­mière par­tie (cf. page 6).

            Voi­là un des points où Pop­per défend expli­ci­te­ment la méthode scien­ti­fique contre l’his­to­ri­cisme : page 5, et consé­quem­ment, toute la pre­mière par­tie de « The Pover­ty of His­to­ri­cism ». Ce qui fait à peu près un quart de l’ou­vrage pour le seul point que je viens de men­tion­ner (je peux en citer d’autres).

            « Quant à l’historicisme, il suit la méthode scien­ti­fique PAR DÉFINITION »

            Tout d’a­bord, c’est Pop­per qui invente le terme d’his­to­ri­cisme. Page 3, il exprime « This is why I have deli­be­ra­te­ly cho­sen the somew­hat unfa­mi­liar label ‘his­to­ri­cism’  ». C’est donc lui qui le défi­nit. Exa­mi­nons la défi­ni­tion. Page 3 : « What I mean by ‘his­to­ri­cism’ will be explai­ned at length in this stu­dy. It will be enough if I say here that I mean by ‘his­to­ri­cism’ an approach to the social sciences which assumes that his­to­ri­cal pre­dic­tion is their prin­ci­pal aim, and which assumes that this aim is attai­nable by dis­co­ve­ring the ‘rhythms’ or the ‘pat­terns’, the ‘laws’ or the ‘trends’ that under­lie the evo­lu­tion of his­to­ry. » Il recon­naît aus­si, même page, que l’his­to­ri­cisme est sou­vent ren­con­tré dans les dis­cus­sions sur la méthode (scien­ti­fique?) en sciences sociales. Il iden­ti­fie donc une méthode, qui se pré­tend scien­ti­fique, et montre dans tout l’ou­vrage en quoi ce n’est qu’une sub­tile pré­ten­tion et en quoi elle dif­fère de la méthode scien­ti­fique sur des points cruciaux.

            Ce n’est pas vous qui défi­nis­sez l’his­to­ri­cisme. C’est Popper.

            « l’objet du livre de Pop­per étant de mon­trer que le concept d’historicisme est contradictoire. »

            Il dit plu­tôt « mis­gui­ded ». En fran­çais : « four­voyé », « erro­né », « mal­avi­sé ». « Contra­dic­toire » est quand même un peu fort.

            « C’est comme ça. Cela ne vous plaît pas ? C’est le même prix. »

            Ben oui, mais non. Je viens de vous expli­quer que vous venez de prendre vos dési­rs pour des réalités.

            Mais j’aime bien votre « Cela ne vous plaît pas ? ». C’est un début impli­cite de recon­nais­sance de votre part que la posi­tion que je tenais n’est pas celle que vous sem­bliez me prê­ter. Vous vous éloi­gnez ain­si peu à peu du sophisme de l’homme de paille. Je ronronne.

            Juste pour vous per­mettre de creu­ser un peu le sujet de la dis­tinc­tion entre his­toire et his­to­ri­cisme. Voi­ci un concept « inter­mé­diaire ». Page 17 : « Such a view may sug­gest the pos­si­bi­li­ty of ana­ly­zing and explai­ning the dif­fe­rences bet­ween the various socio­lo­gi­cal doc­trines and schools, by refer­ring either to their connec­tion with the pre­di­lec­tions and inter­ests pre­vai­ling in a par­ti­cu­lar his­to­ri­cal per­iod (an approach which has some­times been cal­led ‘his­to­ri­cism’, and should not be confu­sed with what I call ‘his­to­ri­cism’), or to their connec­tion with poli­ti­cal or eco­no­mic or class inter­ests (an approach which has some­times been cal­led the ‘socio­lo­gy of know­ledge’). » Pop­per n’aime pas trop aus­si l’his­to­risme, mais vous voyez bien qu’il s’a­git de deux doc­trines métho­do­lo­giques dif­fé­rentes, et que la cri­tique de l’his­to­ri­cisme faite dans « Pover­ty of His­to­ri­cism » est assez spé­ci­fique à cette doc­trine métho­do­lo­gique pré­cise. Pas à l’his­to­risme. « The Pover­ty of His­to­ri­cism » ne jette donc pas le bébé avec l’eau du bain.

            « De même, vous vous enfon­cez dans l’absurdité en affir­mant que : « Comme vous le lisez vous-même, il s’agit de réfu­ter la pos­si­bi­li­té d’une his­toire théo­rique. Cela et seule­ment cela. (Pas de men­tion de la méthode scien­ti­fique…)», car la méthode scien­ti­fique défi­nie par Pop­per IMPOSE la consti­tu­tion préa­lable de théo­ries. Une science dure de l’histoire aurait néces­sai­re­ment des théo­ries historiques. »

            Il demeure que c’est la posi­tion de Pop­per. Je l’ai cité dans ses propres termes.

            L’his­toire n’a pas à être une « science dure ». Et « science dure » ou pas, toute science (et même toute pseu­do-science) a des théo­ries, ou des ensembles plus ou moins cohé­rents d’hy­po­thèses à mettre à l’é­preuve des faits. Pop­per ne nie pas que l’his­to­ri­cisme ait des théo­ries, bien au contraire. Il cri­tique leur mode de concep­tion et leur pos­si­bi­li­té de mise à l’é­preuve des faits. À l’ap­pui du fait que Pop­per ne cri­tique pas le fait que l’his­to­ri­cisme ait des théo­ries à mettre à l’é­preuve des faits. Page 35 :

            « Although his­to­ri­cism is fun­da­men­tal­ly anti-natu­ra­lis­tic, it is by no means oppo­sed to the idea that there is a com­mon ele­ment in the methods of the phy­si­cal and the social sciences. This may be due to the fact that his­to­ri­cists as a rule adopt the view (WHICH I FULLY SHARE) that socio­lo­gy, like phy­sics, is a branch of know­ledge, which aims, at the same time, to be theo­re­ti­cal and empirical. »

            « Parce que la cita­tion en ques­tion est hors-sujet »

            Pop­per met expli­ci­te­ment un peu plus bas de votre cita­tion un para­graphe qui pré­cise les condi­tions d’ap­pli­ca­bi­li­té de sa cri­tique, condi­tions qui réfutent votre inter­pré­ta­tion exten­sive, et vous dites que c’est hors-sujet ? Ce n’est pas sérieux. Pop­per prône la pos­si­bi­li­té scien­ti­fique de l’in­gé­nie­rie sociale appuyée sur les sciences sociales, his­toire com­prise. Ni plus ni moins. Je trouve que c’est quand même un bémol pas mineur du tout.

            « l’histoire n’est pas une science sociale ni éco­no­mique pour Popper. »

            L’his­to­ri­cisme selon Pop­per n’est pas une doc­trine métho­do­lo­gique dont le domaine d’ap­pli­ca­bi­li­té se réduit à l’his­toire, mais une doc­trine métho­do­lo­gique qui per­ver­tit l’en­semble des sciences sociales, his­toire com­prise. Il me semble que vous faites encore un contre­sens sur ce point pré­cis. Il y a de mul­tiples cita­tions à l’ap­pui de ma position. 

            L’his­toire n’est effec­ti­ve­ment pas exac­te­ment une science sociale pour Pop­per : c’est une carac­té­ris­tique fon­da­men­tale des sciences sociales, qui sont toutes ins­crites dans un contexte his­to­rique. Pop­per affirme même qu’il y a en astro­no­mie, par exemple, une his­toire du sys­tème solaire. Mais il explique assez bien qu’on s’en fout pas mal en astro­no­mie, alors que dans les sciences sociales, c’est une carac­té­ris­tique majeure. (Mais fran­che­ment, pour le lec­teur mal­heu­reux de ce fil de dis­cus­sion, c’est du pinaillage).

            Pages 38 et 39 : « Simi­lar­ly, the OBSERVATIONAL BASIS of socio­lo­gy can be given only in the form of a chro­nicle of events, name­ly of poli­ti­cal or social hap­pe­nings. This chro­nicle of poli­ti­cal and other impor­tant hap­pe­nings in social life is what one cus­to­ma­ri­ly calls ‘his­to­ry’. His­to­ry IN THIS NARROW SENSE is the BASIS of sociology. »

            « L’histoire a cette dis­tinc­tion de ne pou­voir pro­duire de savoir que sur des connais­sances particulières »

            Ce qui n’est pas un problème.

            « excluant de fait toute pré­dic­tion, comme cela est écrit dans « Misère de l’historicisme », cha­pitre IV, par­tie 30 : « Je défen­drai donc la concep­tion, si sou­vent atta­quée comme démo­dée par les his­to­ri­cistes, selon laquelle l’histoire se carac­té­rise par son inté­rêt pour les évé­ne­ments réels, sin­gu­liers ou par­ti­cu­liers, plu­tôt que pour les lois ou les généralisations. » »

            Vous confon­dez la carac­té­ri­sa­tion du concept d’his­toire, ce en quoi je suis assez d’ac­cord avec Pop­per, avec l’as­ser­tion que la pré­dic­tion est impos­sible. Deux concepts dis­tincts et l’un n’est pas une consé­quence de l’autre. Biais cog­ni­tif iden­ti­fié : non-sequitur.

            Il me semble que vous avez zap­pé la dis­cus­sion sui­vante sur la notion de pré­dic­tion. Page 42 et 43 : « From the point of view of the prag­ma­tic value of science, the signi­fi­cance of scien­ti­fic pre­dic­tions is clear enough. It has not always been rea­li­zed, howe­ver, that two dif­ferent kinds of pre­dic­tion can be dis­tin­gui­shed in science, and accor­din­gly two dif­ferent ways of being prac­ti­cal. We may pre­dict (a) the coming of a typhoon, a pre­dic­tion which may be of the grea­test prac­ti­cal value because it may enable people to take shel­ter in time ; but we may also pre­dict (b) that if a cer­tain shel­ter is to stand up to a typhoon, it must be construc­ted in a cer­tain way, for ins­tance, with fer­ro-concrete but­tresses on its north side. »

            L’his­to­ri­cisme a la pré­ten­tion de faire des sciences sociales des sciences qui peuvent faire des pré­dic­tions de type (a), ce que Pop­per récuse. Par contre, Pop­per affirme effec­ti­ve­ment que les sciences sociales ont le poten­tiel d’at­teindre des pré­dic­tions de type (b). L’his­toire, en tant que base des sciences sociales, peut effec­ti­ve­ment ser­vir de base empi­rique pour pra­ti­quer des pré­dic­tions de type (b) en ligne avec l’in­gé­nie­rie sociale.

            (Et toute cette dis­cus­sion n’a abso­lu­ment rien à voir avec l’as­ser­tion ini­tiale que j’a­vais faite à RV que la science pou­vait s’ap­pli­quer au domaine de l’his­toire… Ce que j’at­tends que vous reconnaissiez…)

            « Il ajoute que l’explication cau­sale d’un évé­ne­ment sin­gu­lier, c’est racon­ter son his­toire. Ce qui donne du sens à l’histoire, c’est le fait que la suc­ces­sion des évé­ne­ments sin­gu­liers réponde à une inter­pré­ta­tion tout en res­pec­tant les lois uni­ver­selles de la nature. »

            Oui.

            « Mais cette inter­pré­ta­tion dépend du genre de curio­si­té, de l’imagination, des croyances et des pré­ju­gés de l’historien : elle ne consti­tue pas un savoir scien­ti­fique, ni même une véri­té en général. »

            Vous auriez pu sor­tir la cita­tion à l’ap­pui de votre pro­pos. Cela sera plus facile pour démê­ler le bon grain de l’i­vraie… Encore une fois, non-sequi­tur. Ce n’est pas parce que la pers­pec­tive inter­pré­ta­tive existe qu’elle est néces­sai­re­ment mêlée aux croyances et aux pré­ju­gés de l’his­to­rien (ce en quoi elle ne serait pas dif­fé­rente des autres sciences!…). Cela peut par­fai­te­ment ren­trer dans le cadre du savoir scientifique.

            « Votre cita­tion du cha­pitre III, par­tie 25 « In fact…» est éga­le­ment hors-sujet. Elle fait réfé­rence aux inter­pré­ta­tions nées d’expérimentations MENTALES, c’est-à-dire de l’imagination. Quel rap­port avec la science ? Aucun. »

            Au détail près que Pop­per défend cela comme étant scien­ti­fique. (Citez les pages, fran­che­ment, je galère : on est sur un blog avec un lien PDF, pas en train de rédi­ger une habi­li­ta­tion à diri­ger des recherches…). Page 96 et 97 (juste à la suite de la cita­tion que vous critiquez):

            « To sum up, there does not seem any basis for the plau­sible his­to­ri­cist asser­tion that the varia­bi­li­ty of his­to­ri­cal condi­tions ren­ders the expe­ri­men­tal method inap­pli­cable to the pro­blems of socie­ty […] In practice,he must rely too often on EXPERIMENTS car­ried out MENTALLY […] which leave much to be desi­red from the scien­ti­fic point of view. »

            Pour résu­mer, les expé­riences de pen­sée font par­tie de la science pour Pop­per, même si leur pra­tique est effec­ti­ve­ment très sous-opti­male. Mais elle font quand même par­tie de la science !

            Appen­dice “On the use and misuse of ima­gi­na­ry expe­ri­ments, espe­cial­ly in Quan­tum Theo­ry”, de « The Logic of Scien­ti­fic Dis­co­ve­ry » par Pop­per. Page 464 :

            https://​ia800409​.us​.archive​.org/​3​4​/​i​t​e​m​s​/​P​o​p​p​e​r​L​o​g​i​c​S​c​i​e​n​t​i​f​i​c​D​i​s​c​o​v​e​r​y​/​p​o​p​p​e​r​-​l​o​g​i​c​-​s​c​i​e​n​t​i​f​i​c​-​d​i​s​c​o​v​e​r​y​.​pdf

            Je com­prends que ce point est contre intui­tif, mais c’est la posi­tion de Pop­per. Noir sur blanc. Et il espère que les sciences sociales, y com­pris la poli­tique, sor­ti­ront du domaine des expé­riences de pen­sée pour atta­quer des expé­riences concrètes. C’est actuel­le­ment en cours au niveau mon­dial avec des pra­tiques connues sous le bar­ba­risme de « evi­dence-based policy ».

            Back­ground sur les expé­riences de pen­sée et la démarche scientifique :

            https://​pla​to​.stan​ford​.edu/​e​n​t​r​i​e​s​/​t​h​o​u​g​h​t​-​e​x​p​e​r​i​m​e​nt/

            Lisez ce docu­ment. Vous y ver­rez que Pop­per a joué un rôle his­to­rique dans l’é­pis­té­mo­lo­gie des expé­riences de pen­sée, domaine dont le déve­lop­pe­ment a pris son essor à par­tir des années 1980.

            Mais pour faire simple, il y a un acti­vi­té scien­ti­fique qui est pure­ment men­tale. Au bas de l’é­chelle, il y a le tra­vail d’é­ta­blir une pré­dic­tion à par­tir d’une théo­rie (qui est men­tal, mais pas tou­jours uni­que­ment men­tal), et à l’autre extrême, il y a de véri­tables expé­riences de la pensée.

            « There is wides­pread agree­ment that thought expe­ri­ments play a cen­tral role both in phi­lo­so­phy and in the natu­ral sciences. Gene­ral accep­tance of the impor­tance of some of the well-known thought expe­ri­ments in the natu­ral sciences, like Max­well’s demon, Ein­stein’s ele­va­tor or Schrö­din­ger’s cat. Pro­ba­bly more often than not, these, and many other thought expe­ri­ments have led the care­ful ana­ly­sis of their epis­te­mic powers to the conclu­sion that we should not por­tray science as an exclu­si­ve­ly empi­ri­cal acti­vi­ty (see Win­ches­ter, 1990, p. 79). »

            « L’opinion de Pop­per est écrite noir sur blanc dans « La connais­sance objec­tive », cha­pitre II, par­tie 11 : »

            Cette opi­nion de Pop­per ne me semble pas en rela­tion avec le concept des expé­riences de pen­sée. Ce que Pop­per appelle « scien­tisme », je l’ap­pelle métho­do­lâ­trie (je réserve le terme scien­tisme pour un autre usage qui implique trop sou­vent le recours à la métho­do­lâ­trie). L’his­to­ri­cisme est donc effec­ti­ve­ment un scien­tisme ou une métho­do­lâ­trie. Le culte de la connais­sance cer­taine est effec­ti­ve­ment un autre lourd pro­blème (bien que le pyr­rho­nisme déli­rant et l’ir­ra­tio­na­li­té en soit d’autres en d’autres lieus…). Mais je m’ar­rête sur un point de la citation :

            « Mais évi­ter l’erreur est un pauvre idéal : si nous n’osons pas nous atta­quer à des pro­blèmes si dif­fi­ciles que l’erreur y est presque inévi­table, il n’y aura pas alors de déve­lop­pe­ment de la connais­sance. En fait, c’est de nos théo­ries les plus auda­cieuses, Y COMPRIS CELLES QUI SONT ERRONÉES, que nous appre­nons le plus. Per­sonne n’est à l’abri de l’erreur ; ce qui compte c’est d’en tirer les leçons. »

            Effec­ti­ve­ment, c’est un point fon­da­men­tal du spi­no­zisme que Pop­per reprend à son compte et qui se révé­le­ra chez cer­tains des reje­tons spi­ri­tuels. Dans l’a­nar­chisme épis­té­mo­lo­gique d’un Feye­ra­bend. Ou d’un William War­ren Bart­ley III (que je n’ai pas lu mais avec qui j’ai l’im­pres­sion d’être d’accord).

            Cela étant, c’est toute l’am­bi­guï­té de l’in­gé­nie­rie sociale que Pop­per prône dans « The Pover­ty of His­to­ri­cism ». Il rejette les délires uto­piens de cer­tains his­to­ri­cistes, mais prône de l’in­gé­nie­rie sociale limi­tée (dans l’op­tique d’é­vi­ter l’er­reur, pour reprendre la cita­tion, ou plu­tôt de contrô­ler l’er­reur au mieux). Et quand on fait atten­tion, cette ingé­nie­rie sociale qu’il prône limi­tée a le poten­tiel de ne pas être si limi­tée que cela, et d’a­voir les mêmes pré­ten­tions ambi­tieuses que sa cita­tion : l’au­dace, afin d’  »apprendre » le plus pos­sible. Il peut y avoir des pots cas­sés avec l’  »evi­dence-based policy »…

          • Adrien Bonnet

            À F68.10,

            Vous affir­mez un point, vous citez un pas­sage de Pop­per pour l’ap­puyer ; mais le pas­sage en ques­tion décrit l’in­verse de ce que vous avancez.

            Exemple :
            – vous : « Au détail près que Pop­per défend cela comme étant scientifique. »
            – Pop­per : «[…] which leave much to be desi­red from the scien­ti­fic point of view. »

            Et ça m’agace.

            De plus, vous avez comme moi remar­qué que « Misère de l’his­to­ri­cisme » traite de deux pos­tures his­to­ri­cistes anta­go­nistes : anti­na­tu­ra­liste et pro­na­tu­ra­liste. Pour­tant, vous mélan­gez les cita­tions de l’une et l’autre par­tie pour faire dire à Pop­per tout et son contraire.

            Pour reve­nir au sujet ini­tial, qui ne semble pas vous inté­res­ser alors que c’est vous qui l’a­vez intro­duit, la ques­tion de la science en his­toire et de l’his­toire en tant que science se réfère à la pos­ture pro­na­tu­ra­liste de l’his­to­ri­cisme : inutile donc d’in­vo­quer l’an­ti­na­tu­ra­lisme pour faire pas­ser Pop­per pour une sorte de schi­zo­phrène et lui faire dire ce qui vous plaît.

            Le point impor­tant est de reje­ter toute idée de véri­té scien­ti­fique ou his­to­rique, que Pop­per qua­li­fie de « culte de la connais­sance cer­taine ». Une telle idée est de nature reli­gieuse, dog­ma­tique, fon­de­ment de nom­breux tabous propres à déchaî­ner cette vio­lence ins­ti­tu­tion­nelle res­pon­sable de toutes les pires atro­ci­tés de l’his­toire. Cette vio­lence que Pop­per dénon­çait, elle est là, chez nous, à l’œuvre. Comme d’ha­bi­tude, on fera mine de n’a­voir rien vu, on s’in­ter­ro­ge­ra sur le pour­quoi et le com­ment de telles hor­reurs, on joue­ra les tré­mo­los du « plus jamais », et ça recommencera.

            Ce culte de la connais­sance cer­taine, Ricœur en a fait éga­le­ment un enne­mi phi­lo­so­phique ; pour lui, le refus de la véri­té comme cer­ti­tude, comme dogme intan­gible, est la condi­tion de la tolé­rance. J’i­ma­gine que les dépu­tés ayant voté la loi Gays­sot n’ont jamais lu une ligne de « His­toire et véri­té » ou « Temps et récit ». Qu’im­porte la sub­jec­ti­vi­té de l’his­to­rien et les carac­té­ris­tiques fic­tion­nelles de son récit ! Le pou­voir est chose trop sérieuse pour être mis entre les mains de sages.

          • F68.10

            @Adrien Bon­net:« Vous affir­mez un point, vous citez un pas­sage de Pop­per pour l’appuyer ; mais le pas­sage en ques­tion décrit l’inverse de ce que vous avancez.

            Exemple :
            – vous : « Au détail près que Pop­per défend cela comme étant scientifique. »
            – Pop­per : «[…] which leave much to be desi­red from the scien­ti­fic point of view. » »

            Oui. Je pré­tends en effet que ce pas­sage est assez com­plexe et n’est pas d’une lim­pi­di­té totale. Mais j’ai bien l’im­pres­sion que j’ai rai­son sur son inter­pré­ta­tion. Le mot clé de la pre­mière cita­tion que je vous ai cité (et que j’ai mis en lettres capi­tales est « trial and error »). Il en est fait réfé­rence à de mul­tiples reprises dans la par­tie 3.

            page 57 : « In the deve­lop­ment and impro­ve­ment of method, as of science itself, we learn only by trial and error, and we need the cri­ti­cism of other to find out our mistakes. »

            Page 67 : « The pie­ce­meal engi­neer, knows, like Socrates, how lit­tle he knows. He knows that we can learn only from our mistakes. »

            Page 85 : « There is a dif­fe­rence bet­ween an expe­rien­ced and inex­pe­rien­ced busi­ness man, or orga­ni­zer, or poli­ti­cian, or gene­ral. It is a dif­fe­rence in their social expe­rience ; and in expe­rience gai­ned not mere­ly through obser­va­tion, or by reflec­ting upon what they have obser­ved, but by efforts to achieve some prac­ti­cal aim. It must be admit­ted that the know­ledge attai­ned in this way is usual­ly of a pres­cien­ti­fic kind, and the­re­fore know­ledge gai­ned by casual obser­va­tion than know­ledge gai­ned by care­ful­ly desi­gned scien­ti­fic expe­ri­ments ; but this is no rea­son for denying that the know­ledge in ques­tion is based on expe­riment rather than on mere observation. »

            Page 86 et 87 : « The situa­tion is very simi­lar to that of phy­si­cal engi­nee­ring and the pre-scien­ti­fic methods by which our tech­no­lo­gi­cal know­ledge in mat­ters such as the buil­ding of ships or the art of navi­ga­tion was first acqui­red. There seems to be no rea­son why these methods should not be impro­ved on, and ulti­ma­te­ly repla­ced by a more scien­ti­fi­cal­ly min­ded tech­no­lo­gy ; that is to say, by more sys­te­ma­tic approa­ching the same direc­tion, based on cri­ti­cal thought as well as expe­riment. […] Both approaches [scien­ti­fique et pré­scien­ti­fique] may be des­cri­bed, fun­da­men­tal­ly, as uti­li­zing the method of trial and error. […] Though this ana­ly­sis may sound tri­vial, it des­cribes, I believe, the method of all empi­ri­cal sciences [ce qui inclut le ‘pré­scien­ti­fique’!]. […] And this for­mu­la covers not only the method of expe­riment, but also the rela­tion­ship bet­ween theo­ry and expe­ri­ments. All theo­ries are trials ; »

            Et après un inter­mède sur le tota­li­ta­risme des uto­piens et sa rela­tion au savoir (que Pop­per allègue extrê­me­ment néga­tive), on retombe page 93 sur les deux pas­sages que je vous ai cité.

            C’est cela le contexte de mes cita­tions que vous trou­vez contra­dic­toires avec mon interprétation.

            « Et ça m’agace. »

            Ben oui. Ce qui vous agace, par contre, plus que ma per­sonne en soi, c’est bien les rami­fi­ca­tions du pro­blème de la démar­ca­tion. Toutes les cita­tions plus haut montrent bien que la dis­cus­sion de l’ap­pli­ca­bi­li­té de l’in­gé­nie­rie sociale dépend de la manière dont on arrive à faire fran­chir au savoir socio­lo­gique la « fron­tière » entre savoir scien­ti­fique et savoir pré­scien­ti­fique. Et dans ce contexte, la dis­cus­sion sur les aspects men­taux de la méthode scien­ti­fique prend tout son sens.

            « De plus, vous avez comme moi remar­qué que « Misère de l’historicisme » traite de deux pos­tures his­to­ri­cistes anta­go­nistes : anti­na­tu­ra­liste et pronaturaliste. »

            Je récuse l’i­dée qu’elles soient anta­go­nistes. Ce sont deux ten­dances oppo­sées, mais elle se mélangent allè­gre­ment dans l’es­prit des his­to­ri­cistes… Pop­per isole les deux ten­dances qu’il cri­tique dans l’his­to­ri­cisme. Cela donne l’illu­sion d’un anta­go­nisme. Pop­per cri­tique une sym­biose depuis deux angles différents.

            « Pour­tant, vous mélan­gez les cita­tions de l’une et l’autre par­tie pour faire dire à Pop­per tout et son contraire. »

            Je n’en ai fran­che­ment pas l’im­pres­sion. J’ai com­men­cé à mon­trer en quoi Pop­per, dès le début, montre un déca­lage entre his­to­ri­cisme anti-natu­ra­liste et la méthode scien­ti­fique. Je peux aus­si le faire pour l’his­to­ri­cisme pro-natu­ra­liste (un des argu­ments prin­ci­paux, de mémoire, en est la confu­sion entre « ten­dances empi­riques » et « lois scien­ti­fiques », ce qui touche au pro­blème du réductionisme).

            Je ne fais pas dire tout et son contraire à Pop­per. C’est Pop­per qui dit énor­mé­ment de choses ! Il faut effec­ti­ve­ment les remettre dans leur contexte. Au fait, en quoi je lui fait dire tout et son contraire, au juste ?

            « Pour reve­nir au sujet ini­tial, qui ne semble pas vous inté­res­ser alors que c’est vous qui l’avez introduit »

            J’ai sim­ple­ment men­tion­né qu’on pou­vait étu­dier l’his­toire de manière scien­ti­fique (ce qui me semble en ligne avec les thèses Bart­ley, dis­ciple de Pop­per). Vous avez fait le lien avec l’his­to­ri­cisme, et vous avez dérou­lé le tapis rouge de la pente glis­sante vers le tota­li­ta­risme fas­ciste. J’ad­met que ma phrase peut prê­ter â équi­voque, mais tant que je n’ai pas au moins l’ad­mis­sion que vous m’a­vez fait dire plus que je n’ai dis, je vais effec­ti­ve­ment conti­nuer à enfon­cer le clou…

            « la ques­tion de la science en his­toire et de l’histoire en tant que science se réfère à la pos­ture pro­na­tu­ra­liste de l’historicisme : inutile donc d’invoquer l’antinaturalisme pour faire pas­ser Pop­per pour une sorte de schi­zo­phrène et lui faire dire ce qui vous plaît. »

            Et bien, Pop­per au sujet de l’his­to­ri­cisme pro-natu­ra­liste (qui encore une fois n’est pas un en pra­tique dis­so­cié chez l’his­to­ri­ciste de base…)… Page 36, au sujet de l’his­to­ri­cisme pro-naturaliste :

            « I full agree with this view [volon­té de l’his­to­ri­cisme pro-natu­ra­liste d’é­ta­blir des lois, des pré­dic­tions et de les tes­ter], in spite of the fact that I consi­der it one of the basic assump­tions of his­to­ri­cism. But I do not agree with the more detai­led deve­lop­ment of this view which leads to a num­ber of ideas which I shall des­cribe in what fol­lows. At first sight these ideas might appear to be fair­ly straight­for­ward conse­quences of the view just out­li­ned. But in fact, they involve other assump­tions, name­ly, the anti-natu­ra­lis­tic doc­trines of his­to­ri­cism ; and more espe­cial­ly, the doc­trine of his­to­ri­cal laws and trends. »

            C’est Pop­per lui-même qui fait le lien entre les deux types d’his­to­ri­cismes ! Pas moi !

            Mais voi­là où Pop­per com­mence à accu­ser l’his­to­ri­cisme pro-natu­ra­liste de reje­ter la méthode scien­ti­fique. Page 39 :

            « But one of the cha­rac­te­ris­tic claims of his­to­ri­cism which is clo­se­ly asso­cia­ted with its denial of the appli­ca­bi­li­ty of the expe­ri­men­tal method, is that his­to­ry, poli­ti­cal and social, is the ONLY empi­ri­cal source of sociology ».

            « Le point impor­tant est de reje­ter toute idée de véri­té scien­ti­fique ou historique »

            Ah non ! Je ne pense abso­lu­ment pas que Pop­per soit un rela­ti­viste ou un scep­tique de ce style du tout ! (Il a un ten­dance pyr­rho­nienne com­mune a des nom­breux épis­té­mo­logues, certes…)

            « que Pop­per qua­li­fie de « culte de la connais­sance certaine ». »

            Cela, oui, il faut le reje­ter, mais pas n’im­porte comment.

            « Une telle idée est de nature reli­gieuse, dog­ma­tique, fon­de­ment de nom­breux tabous propres à déchaî­ner cette vio­lence ins­ti­tu­tion­nelle res­pon­sable de toutes les pires atro­ci­tés de l’histoire. »

            Oui, mais ce ne sont pas les seuls pro­blèmes. Bart­ley appelle ce que vous dénon­cez le fidéisme, par oppo­si­tion au scep­ti­cisme et au rela­ti­visme. Ce sont tous des biais ayant des consé­quences graves, mais comme tout biais, ils sont là pour une rai­son. La méde­cine, en tant que science et pou­voir, exige un com­por­te­ment fidéiste de la part des patients. C’est cri­ti­quable, mais il y a des rai­sons pour cela.

            « Cette vio­lence que Pop­per dénon­çait, elle est là, chez nous, à l’œuvre. »

            Oui. Mais je ne la vois pas néces­sai­re­ment exac­te­ment aux mêmes endroits que vous…

            « Comme d’habitude, on fera mine de n’avoir rien vu, on s’interrogera sur le pour­quoi et le com­ment de telles hor­reurs, on joue­ra les tré­mo­los du « plus jamais », et ça recommencera. »

            Pos­sible. Le fidéisme est effec­ti­ve­ment à mon avis un cache-sexe en la matière. Il n’empêche que la ques­tion est com­ment faire pour que cela ne recom­mence pas. Pop­per répon­drait l’in­gé­nie­rie sociale, et Etienne Chouard tente de l’im­plé­men­ter. Mais j’ai bien peur qu’il soit dans la posi­tion de Mon­sieur Jour­dain, en train de ten­ter de l’in­gé­nie­rie sociale sans le savoir…

            « Ce culte de la connais­sance cer­taine, Ricœur en a fait éga­le­ment un enne­mi phi­lo­so­phique ; pour lui, le refus de la véri­té comme cer­ti­tude, comme dogme intan­gible, est la condi­tion de la tolérance. »

            Je n’ai pas pris le temps de lire Ricoeur. Mais effec­ti­ve­ment, c’est tout le pro­blème du fidéisme.

            « J’imagine que les dépu­tés ayant voté la loi Gays­sot n’ont jamais lu une ligne de « His­toire et véri­té » ou « Temps et récit ». Qu’importe la sub­jec­ti­vi­té de l’historien et les carac­té­ris­tiques fic­tion­nelles de son récit ! Le pou­voir est chose trop sérieuse pour être mis entre les mains de sages. »

            Vous y allez un peu fort. La prin­ci­pale cri­tique que j’ai vis à vis de la loi Gays­sot, c’est qu’elle s’ap­plique de manière uni­forme à l’en­semble de la socié­té. Qu’on décide que tout le monde devrait fer­mer sa gueule sur le sujet pour ten­ter de gar­der la socié­té paci­fiée, c’est une chose. Qu’on empêche le tra­vail uni­ver­si­taire d’a­voir lieu, c’est de mon point de vue bien plus grave… Fau­ris­son serait libre de publier ses papiers, et tous les uni­ver­si­taires le pren­draient pour un illu­mi­né. Quant au reste de la popu­la­tion, elle pas­se­rait pro­ba­ble­ment à autre chose, si on arrê­tait les accu­sa­tions en anti­sé­mi­tisme à tout va…

            Un autre cri­tique de la loi Gays­sot que j’ai est le fait qu’elle grave dans le marbre de la véri­té les déci­sions du tri­bu­nal de Nurem­berg. Là, ça va trop loin. Non seule­ment car il est à prio­ri impen­sable que la « véri­té scien­ti­fique offi­cielle au niveau mon­dial » actuelle soit exac­te­ment la ver­sion exacte du tri­bu­nal de Nurem­berg (qui a eu lieu il y a main­te­nant quelques piges de cela), mais sur­tout parce qu’il y a un pro­blème de fond sur la règle de non-contes­ta­tion d’une déci­sion de jus­tice. Je ne suis pas un juriste, mais j’ai enten­du des défen­seurs de la loi Gays­sot affir­mer que ce n’é­tait « qu’une » ins­tan­tia­tion du prin­cipe qu’on a pas le droit de nier les faits tels que la jus­tice les éta­blit. Il me semble qu’on opère un glis­se­ment séman­tique très lourd d’un prin­cipe de base per­met­tant la bonne marche d’une admi­nis­tra­tion ou d’une machi­ne­rie d’é­tat fon­dée sur le droit, vers une inter­pré­ta­tion exten­sive et déli­rante ou la jus­tice s’im­pose comme arbitre de la véri­té à la com­mu­nau­té scien­ti­fique elle-même, et par exten­sion à toute la popu­la­tion. Pour moi, c’est injustifiable.

            Main­te­nant, qu’on dise au grand public de fer­mer sa gueule sur le sujet, ca me va. On ne parle pas de tout à n’im­porte qui n’im­porte quand et sous n’im­porte quelle condi­tions. Sur ça, je suis prêt à dis­cu­ter. Mais sur les deux points cités plus haut, je suis en oppo­si­tion fron­tale avec la loi Gayssot.

            Bref.

            Sur le fond, je suis assez d’ac­cord avec Chris­to­pher Hit­chens (qui ne peut être accu­sé d’être un négationniste…):

            https://​www​.skep​tic​fo​rum​.com/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​t​=​2​3​692

            Mais d’i­ci qu’on ait le niveau de matu­ri­té pour que ce genre de dis­cours soit accep­table en France, je pense que les poules auront des dents.

            Main­te­nant, quand je vois que la vidéo de défense de David Irving (pas de ses posi­tions) par Chris­to­pher Hit­chens a été enle­vée d’Internet :

            https://​you​tu​.be/​1​d​W​x​k​l​S​F​PEA
            https://​www​.quo​ra​.com/​D​i​d​-​C​h​r​i​s​t​o​p​h​e​r​-​H​i​t​c​h​e​n​s​-​e​n​a​b​l​e​-​h​o​l​o​c​a​u​s​t​-​d​e​n​ial
            https://​www​.vani​ty​fair​.com/​n​e​w​s​/​1​9​9​6​/​0​6​/​h​i​t​l​e​r​s​-​g​h​o​s​t​-​c​h​r​i​s​t​o​p​h​e​r​-​h​i​t​c​h​ens

            Là, je me dis que ce type de com­por­te­ments, si c’est inten­tion­nel (et je doute que ce ne le soit pas), ben c’est fran­che­ment exces­sif. Comme quoi le pro­blème de la cen­sure, active ou pas­sive, sur Inter­net va plus loin qu’une simple loi Gays­sot, et est peut-être encore plus problématique.

  45. Marco

    Bon repos et rev­nez nous vite !

    Réponse
  46. Maria GOMEZ

    Bon­jour M Chouard
    Je suis fran­che­ment déso­lée que vous avez arrê­té jeu­di chouard. Je com­prends per­fec­te­ment votre rai­son­ne­ment et ai du mal a com­predre tous les mal­en­ten­dus dans les entre­tiens pas­sés. Peut etre ils étaient conçus avec des bonnes inten­tions, mais je l’ai vécu comme un inter­ro­ga­toire policier.
    Sur­tout celle du Le Media ou je suis socio depuis le début. Vous étiez en train de déve­lop­per votre rai­son­ne­ment et vous étiez inter­rom­pu par des choses que l’a­vaient rien a voir avec ce que vous vou­lez expliquer.
    Je com­prends que peut être la entre­tien était ami­cale mais je ne l’ai pas per­çu comme ça.
    Je vous ai écou­té plu­sieurs fois et je vous trouve très clair, et, j’ai espère que vous ne vous lais­sez pas décourager.
    Je me dis­culpe pour mon fran­çais que n’est pas ma langue maternelle.
    Très cordialement
    Maria GOMEZ

    Réponse
  47. Adrien Bonnet

    Bon­jour mon­sieur Chouard,

    C’est une sorte de bap­tème pour vous. La rasade ! Com­ment allez-vous sor­tir de ces sables mou­vants ? Sur le ventre, comme mon­sieur Filoche, qui a subi le même arro­sage et il a fait amende hono­rable ? Il a fait sont auto­cri­tique au tri­bu­nal, à fait sien le Tabou, à même écrit un bou­quin des­sus, et aujourd’­hui il est de nou­veau fré­quen­table… et inoffensif.

    Dans vos milieux de bisou­nours, per­sonne ne vous a semble-t-il pré­pa­ré à gérer la pro­pa­gande sale. Le Média, mes­sieurs Robert et Entho­ven vous ont ten­du un piège tor­du sur ter­rain ami et vous êtes tom­bé dans les épieux la tête la pre­mière. Le b‑a-ba du domaine, pour ne pas se com­pro­mettre, impose la connais­sance de quelques élé­ments de lan­gage. Voi­là de quoi occu­per vos longues soi­rées d’été.

    De toute manière, vous êtes un enne­mi : il faut vous salir à tout prix. On a inven­té la « conver­gence rouge-brun » pour les gens comme vous qui tentent de ras­sem­bler le pro­lé­taire ouvrier atta­ché à son usine et le pro­lé­taire rural atta­ché à sa terre. Même si vous êtes fou­tu, vous eûtes tout de même une ver­tu : celle d’a­voir fait tom­ber le masque des nou­veaux diri­geants du Média. Je pense même que celui de Bran­co ne tar­de­ra pas à choir.

    Bon cou­rage dans votre com­bat pour le droit à rédi­ger sa propre Consti­tu­tion, pro­blème qui touche de toute manière moins de 5% de la popu­la­tion : il faut savoir lire, écrire, comp­ter, rai­son­ner, bien rai­son­ner, connaître le droit civil, pénal, consti­tu­tion­nel et inter­na­tio­nal, l’é­co­no­mie, les mathé­ma­tique, et main­te­nant il faut même tou­cher sa bille en infor­ma­tique et en intel­li­gence artificielle.

    Qui­conque aura moins de 125 points de QI se ver­ra auto­ma­ti­que­ment déchu de ses droit civiques. Évi­dem­ment, ce n’est pas votre pro­blème, ni le mien d’ailleurs. Per­met­tez-donc que je compte les points. Toutes ces ges­ti­cu­la­tions média­tiques sont très divertissantes.

    Réponse
  48. Verdier Daniel

    Bon­soir Etienne.
    Mau­vaise nou­velle, mais bon raisonnement.
    Je tiens à te signa­ler que nous pou­vons te détendre pen­dant ces périodes trop éprou­vantes avec un peu de musique live 😀
    N’hé­site pas à nous contac­ter via danverdier@gmail.com
    et écou­ter notre son sur http://​www​.bass​wort​-duo​.de
    Un duo fran­co-alle­mand, non traditionnel.
    Bonne soirée
    Musicalement
    Daniel

    Réponse
  49. Florence

    Cher Etienne,

    Si vous avez encore un peu de dis­po­ni­bi­li­té, une lettre ouverte de Jacques Bou­ve­resse, un homme de la plus grande tenue intel­lec­tuelle de France à mes yeux aujourd’­hui, per­met de mettre le point sur les I d’une cer­taine presse ou de cer­tains médias qui se pré­sentent comme inat­ta­quables eux.
    Où fleure (ou sent très mau­vais !) la police de la pen­sée qui veut pous­ser jus­qu’aux der­niers retran­che­ments ceux visés, et pire (si l’on se montre soi-même très sus­pi­cieux voire impi­toyables) sous cou­verts de dis­cus­sion a prio­ri assez fra­ter­nelle… (« presque » un piège ? en tous cas un sen­ti­ment de malaise dès le début d’une cer­taine vidéo qui semble au coeur de la « polé­mique » savam­ment amenée.)
    On recon­nai­tra dans le lien don­né, des noms de belles âmes, « pures et dures » ?
    A pro­pos de l’en­trée de Clau­dine Tier­ce­lin au Col­lège de France : http://​blog​.agone​.org/​p​o​s​t​/​2​0​1​1​/​0​6​/​2​7​/​P​o​u​s​s​e​e​-​d​e​-​n​a​t​i​o​n​a​l​i​s​m​e​-​p​h​i​l​o​s​o​p​h​i​q​u​e​-​a​-​l​a​-​r​u​e​-​d​-​Ulm
    Il faut sûre­ment être très fort dans ce monde-là ou très sage !
    Bien ami­ca­le­ment, bien respectueusement !

    Réponse
  50. Dominique

    Étienne repo­sez vous bien (je me per­mets de vous appe­ler Étienne, comme vous me l’avez deman­dé à Tou­louse lorsque je vous ai abor­dé pour vous poser une question).
    Je suis extrê­me­ment en colère, comme beau­coup, en consta­tant que par des détours abjects, les puis­sants peuvent vous faire taire ain­si parce que vous déran­gez leurs pou­voirs et vous repré­sen­tez une oppo­si­tion des plus sérieuses, vous êtes un dan­ger pour eux qu’il faut écra­ser dans l’oeuf…
    Vous faites par­tie de ceux que l’on affuble de qua­li­fi­ca­tifs les plus aux anti­podes de ce que vous êtes vrai­ment, et mal­heu­reu­se­ment les chiens de garde relaient ces dif­fa­ma­tions pour vous dis­cré­di­ter. Mais qui peut les croire ? Comme vous dites si bien, ils ne peuvent pas contrer le mes­sage alors ils s’en prennent au messager.
    Mais on vous connaît. Et on sait qu’il n’y a pas plus huma­niste et altruiste que vous, et tout votre tra­vail depuis 15 ans en témoigne.
    Alors repo­sez-vous bien et reve­nez-nous encore plus fort et moti­vé que jamais. On a besoin de vous ! J’espère que vous pour­rez créer votre propre média, votre Web télé, et croyez bien que nous la sui­vrons avec grande assi­dui­té car nous l’espérons tous vraiment.
    Mer­ci pour tout ce que vous faites Étienne.
    Bien à vous

    Réponse
  51. Alain

    Cher Étienne,

    Vous et votre dis­cours sub­ver­sif deve­niez trop dan­ge­reux pour le vrai pou­voir occulte et son pro­jet mondialisto-messianique.
    Car pour avoir le contrôle total, il faut un peuple déra­ci­né, igno­rant, mani­pu­lé et conditionné.

    Ceux qui tiennent réel­le­ment le pou­voir vou­laient vous réduire au silence et vous empê­cher d’é­veiller la conscience du peuple qu’ils veulent gar­der sous leur domination.

    Alors ils ont sor­ti leur infaillible rayon magique para­ly­sant, et hop, ins­tan­ta­né­ment vous êtes dia­bo­li­sé et média­ti­que­ment fini. Mis­sion accomplie.

    Et vous ne devriez pas dire mer­ci à ceux qui ont fait le sale bou­lot lors de l’in­fâme pro­cès sta­li­nien qu’ils vous ont fait subir.

    Repo­sez-vous bien, pre­nez soin de vous et res­tez droit.
    Bien cordialement,
    Alain

    Réponse
  52. Jean Paul B.

    Bon­jour Étienne Chouard,
    j’ai été extrê­me­ment déçu par votre pres­ta­tion au Média à pro­pos de la Shoah.
    J’ai trou­vé que votre argu­men­ta­tion pour ne pas répondre clai­re­ment à une ques­tion sur l’ex­ter­mi­na­tion des juifs (mais aus­si des tsi­ganes!) n’a pas été à la hau­teur de l’i­dée que je me fais de vous depuis 2005 et le TCE.
    Je pré­cise immé­dia­te­ment que cela ne remet pas en cause mon inté­rêt pour votre réflexion sur la démo­cra­tie « repré­sen­ta­tive » mais que votre posi­tion pour le moins ambigüe sur cette hor­reur du géno­cide, me met mal à l’aise et j’ai depuis l’autre jour beau­coup de mal à citer votre nom à mes inter­lo­cu­teurs quand je les entre­tiens des réformes néces­saires pour faire vivre la véri­table démocratie.
    Je conclus en vous disant que je suis sûr qu’au fond de vous même, vous n’êtes ni négationniste,ni anti-sémite, mais par­fois sim­ple­ment mal­adroit dans l’ex­pres­sion (épui­se­ment ner­veux après toutes ces semaines de lutte aux côtés des Gilets Jaunes?).
    Remet­tez-vous vite nous avons besoin de vous pour avancer.
    Cordialement.

    Réponse
    • Avlula

      Est-ce que vous serez un jour capable de vous rendre compte, Jean-Paul, de ce que vous écri­vez ? Votre « pres­ta­tion » (mais M. Chouard ne joue pas, c’est d’ailleurs ce qui dérange, tout le monde fait sem­blant mais lui, il est entier, pen­dant que ses deux inter­ro­ga­teurs jouent les inquisiteurs).
      Deuxiè­me­ment, com­ment répondre « clai­re­ment » à une ques­tion qu’on ne connaît pas, sur­tout si on refuse une pos­ture de croyant et de hai­neux vis-à-vis des scep­tiques, ceux qui sont insul­tés du terme de « néga­tion­nistes » et qu’on a dû essayer de faire taire avec une loi, suite à une contro­verse qui a eu lieu et qui a consi­dé­ra­ble­ment aug­men­té les connais­sances sur le sujet, faute de pou­voir faire une démons­tra­tion écla­tante de la véri­té, ou d’ac­cep­ter une remise en cause ? « Néga­tion­niste » ou « anti­sé­mite » sont des insultes, rien de plus, per­sonne n’est « au fond de lui »… ces mots-là. Ça concerne des opi­nions, donc ça n’est pas une essence ou une nature, donc il ne faut pas ban­nir des gens pour leur opi­nion du moment, ou les exter­mi­ner, ou les empri­son­ner, sur­tout qu’ils ont peut-être rai­son, donc il faut les affron­ter, et arrê­ter d’en faire des caisses comme ça, c’est louche en plus, c’est une façon de fuir der­rière un écran de fumée. Donc Chouard a été presque par­fait dans cet entre­tien, pour ma part je déplore qu’il ne soit pas venu plus en aide à ses inter­lo­cu­teurs que l’hon­nê­te­té ter­ro­ri­sait, ce qui est quand même très inquié­tant, d’a­voir peur à ce point du débat d’i­dées, des gens qui ont des opi­nions dif­fé­rentes, ou juste qui ne sont pas « par­fai­te­ment croyants », etc… Si des gens sont déran­gés par des débats, ils n’ont qu’à pas le suivre, et puis voilà.

      Réponse
      • Jean-Paul B.

        #Avlu­la et alii
        Com­ment ne pou­vez-vous pas com­prendre que sur l’exis­tence des chambres à gaz nazies,Étienne Chouard a fait une réponse inadmissible
        (du type « je ne connais pas bien le sujet, je ne peux pas me pro­non­cer »!!!) quand on est comme lui un ensei­gnant, donc quel­qu’un a prio­ri exer­cé à la réflexion ?
        Je main­tiens qu’il a com­mis une faute grave et que cela va le pour­suivre long­temps et MALHEUREUSEMENT éloi­gner de lui cer­tains citoyens ten­dant jusque là une oreille plu­tôt atten­tive à ses pro­pos, beau­coup plus inté­res­sants, sur les tares et les dan­gers de la démo­cra­tie « représentative ».
        Je pré­cise une fois encore que je ne rejette abso­lu­ment pas sa réflexion sur les institutions,bien au contraire je la sou­tiens fer­me­ment, mais je ne peux me résoudre à l’en­tendre diva­guer sur un sujet,ici la Shoah, dont nombre d’his­to­riens, hon­nêtes, scru­pu­leux et d’o­pi­nions diverses,ont démon­tré la réalité !
        Le débat ne me dérange pas à condi­tion que l’é­non­cia­tion de contre-véri­tés his­to­riques ou la déro­bade ne soient pas uti­li­sées comme réponses.
        Pour ma part je pense qu’au­jourd’­hui ne pas dire clai­re­ment à Étienne Chouard qu’il a com­mis une énorme bourde, ce n’est pas le sou­te­nir mais au contraire le trom­per et par­ti­ci­per au pos­sible et dom­ma­geable nau­frage de tout ce qu’il repré­sente pour nous répu­bli­cains et démocrates.
        Ite mis­sa est !

        Réponse
        • ève

          Si vous avez bien sui­vi l’é­mis­sion jus­qu’au bout ,
          Vous avez pu vous rendre compte que le sujet pour lequel était invi­té M. Chouard tour­nait autour de Soral ! Une réponse a été appor­tée à chaque ques­tion ! Je ne vois pas ce que les chambres d’ex­ter­mi­na­tions venaient faire sur la table ! Et sou­te­nir Étienne , c’est lui appor­ter un récon­fort média­tique , mais aus­si de compréhension !
          Je n’ac­cepte pas d’être trai­tée comme fait M. Levy , en dévas­tant sans gêne les rela­tions que ses audi­teurs ont envers lui ! Cela ne la regarde pas !
          Qu’elle conti­nue de mesu­rer avec ses mains la lon­gueur du par­paing qu’elle veut envoyer à la tête du pre­mier pas­sant , mais qu’elle ne se pose pas en cen­seur comme elle le fait continuellement !

          Réponse
          • Jean-Paul B.

            #Ève.
            Dois-je rap­pe­ler que l’in­vi­ta­tion d’É­tienne Chouard par Le Média (peu sus­pect au pas­sage de dia­bo­li­ser les Gilets Jaunes) avait pour objec­tif de lui lais­ser le temps de lever tous les doutes sur ses pré­ten­dues accoin­tances avec la pen­sée (?) de l’Ex­trême-Droite fran­çaise fas­ciste ou nazie (dans laquelle je ne place pas le RN!)?
            Étienne Chouard,par ailleurs inté­res­sant sur le RIC et la « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive », a choi­si l’es­quive sur un sujet comme la Shoah.
            Ce n’est pas accep­table pour une per­sonne de son niveau intellectuel.
            L’es­prit de secte qui domine la plu­part des com­men­taires de ce site sur ce sujet empêche leurs auteurs de voir le réel et les conduit sys­té­ma­ti­que­ment (patho­lo­gi­que­ment?) à voir des com­plots « sio­nistes » à chaque coin de rue.
            Déplo­rable et inquiétant.

          • ève

            Venu pour se défendre sur les « accoin­tances » fic­tives sur A. Soral , les deux inter­lo­cu­teurs de ce jour­nal que je croyais impar­tial , après avoir obte­nu les réponses adé­quates , se sont lais­sés glis­ser dou­ce­ment vers un autre sujet qui n’au­rait rien à voir avec le RN ! L’a­ve­nir nous en dira bien­tôt plus ! L’in­tel­lect de M. Chouard n’est pas à la dis­po­si­tion des canards média­tiques , il devrait pou­voir choi­sir libre­ment de par­ler de sujets qui l’in­té­resse ! S’ il n’est pas cor­rec­te­ment infor­mé sur cer­tains sujets , je com­prends son refus d’en par­ler ! Or , il n’a pas démé­ri­té en esquivant !
            « L’es­prit de secte domine dans les com­men­taires  » ?? Mais où avez-vous vu çà ? Chez des gens en remer­cie­ments de tout ce que cet homme a fait pour le bien commun ?
            Pas prêt pour répondre à cette ques­tion qu’est la Shoah , cela fait de lui l’in­tel­lec­tuel en des­cente aux enfers par deux « jour­na­leux » en mal de ren­trée d’argent à faire fonc­tion­ner leur bizness ?
            Donc , toutes les per­sonnes qui n’ont pas d’a­vis du tout sur cette période sont antisémites ?

          • ève

            Ça c’est cer­tain , il ne sera jamais assez admi­ré , ni même remer­cié pour tout ce qu’il a fait depuis presque quinze ans !
            Je ne suis pas anti­sé­mite , je suis anti‑c..s !
            Oupss , mille excuses , ça m’a échappé !
            Bon été !

        • joss

          @JPB
          Son inter­lo­cu­teur lui demande s’il a un doute sur l’exis­tence des chambres à gaz. Etienne lui fait com­prendre que dans tout che­mi­ne­ment intel­lec­tuel on passe de doutes aux cer­ti­tudes. On ne peut pas ne pas avoir de doute sans avoir ana­ly­sé un sujet. Et ceci est valable pour tous les sujets. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne croit pas aux chambres à gaz. Et d’ailleurs, son inter­lo­cu­teur ne lui demande pas s’il croit à l’exis­tence des chambres à gaz. Alors, la ques­tion ain­si « mal » tour­née, était-elle vou­lue ? ou est-ce une construc­tion mal­adroite ? Denis Robert seul le sait.
          Lorsque l’on croit à quelque chose, cela veut dire que l’on a plus de cer­ti­tudes que de doutes sur le sujet. Si l’on n’a­vait aucun doute, alors à quoi bon les his­to­riens et les scientifiques ?

          Réponse
        • François Roby

          « Com­ment ne pou­vez-vous pas com­prendre que sur l’existence des chambres à gaz nazies,Étienne Chouard a fait une réponse inadmissible
          (du type « je ne connais pas bien le sujet, je ne peux pas me pro­non­cer »!!!) quand on est comme lui un ensei­gnant, donc quelqu’un a prio­ri exer­cé à la réflexion ? »

          Ce qui est inad­mis­sible quand on est ensei­gnant, c’est de confondre les verbes « répé­ter » et « savoir », et de pré­tendre connaître ce qu’on n’a jamais étudié.

          J’es­père donc que vous n’êtes pas enseignant.

          Réponse
          • ève

            Ah ! Elle est bonne !
            Est-ce qu’on doit obli­ga­toi­re­ment pas­ser par la case guerre de 39–45
            pour ensei­gner ? C’est un domaine réser­vé aux profs d’histoire !
            Connaitre le sujet à fond relève de ne pen­ser qu’à cela pen­dant tout le temps néces­saire pour obte­nir le diplôme !
            Or depuis 2005 , les inté­rêts qui res­sortent sont plu­tôt à l’opposé !
            C’est sûre­ment ce qui a cau­sé l’in­té­rêt qu’ont eu les empê­cheurs de pen­ser ce que l’on veut !
            Pen­sée obli­ga­toire est liée aux pas­sés d’histoire ?
            Nos enfants ont des soi­rées veillées en pré­vi­sion , de quoi cau­che­mar­der toute une vie !
            L’é­cole du sou­ve­nir doit chan­ger de vision des choses pour évo­luer vers un assai­nis­se­ment des rela­tions humaines !
            Visi­ble­ment , ce n’est pas encore pour demain .…

          • Jean-Paul B.

            Que vous le vou­liez ou non,la tona­li­té de beau­coup de com­men­taires de sou­tien à Étienne Chouard (ou de réac­tions quand le « héros » n’est pas assez admi­ré) laisse appa­raître une petite pointe d’an­ti-sémi­tisme non assumé.
            Le tout,bien enten­du, sous cou­vert du « doute » pour faire plus sérieux !
            Éton­nant non ?

          • ève

            29 juin 2019 à 22:59 |

            Ça c’est cer­tain , il ne sera jamais assez admi­ré , ni même remer­cié pour tout ce qu’il a fait depuis presque quinze ans !
            Je ne suis pas anti­sé­mite , je suis anti‑c..s !
            Oupss , mille excuses , ça m’a échappé !
            Bon été !

          • Jean-Paul B.

            #Ève
            Atten­tion l’a­du­la­tion fait perdre le sens com­mun à ses pra­ti­quants et peut conduire les esprits les plus faibles qui s’y adonnent,à adhé­rer au « füh­rer­prin­zip » de triste mémoire.
            Étienne Chouard mérite mieux que ses ultras et comme le fai­sait dire Char­lie Heb­do à Allah : « C’est dur (pour E.C.) d’être aimé par des C… ».
            Bon­net T.

        • Albur

          la Shoah, dont nombre d’historiens, hon­nêtes, scru­pu­leux et d’opinions diverses,ont démon­tré la réalité !

          Un vrai défen­seur de la liber­té d’expression devrait savoir que le débat n’est valable que quand tous les avis sont auto­ri­sés pour se confron­ter sereinement.
          À par­tir du moment où l’opinion dite « révi­sion­niste » (mot consti­tuant une espèce d’essentialisation fort mal­ve­nue et des­ti­née à déclen­cher un méca­nisme pav­lo­vien émo­tif de rejet, d’ailleurs) est per­sé­cu­tée et mar­gi­na­li­sée par la force (fût-elle psy­cho­lo­gique et sociale plu­tôt que stric­te­ment phy­sique), tout le pro­ces­sus de recherche de la véri­té est sus­pect. La loi Gays­sot est un scan­dale, tout amou­reux de la véri­té sin­cère devrait le com­prendre ; il est pué­ril de refu­ser le débat.

          Le débat ne me dérange pas à condi­tion que l’énonciation de contre-véri­tés his­to­riques ou la déro­bade ne soient pas uti­li­sées comme réponses.

          1) Mais jus­te­ment, savoir ce qui consti­tue une contre-véri­té ou pas fait pré­ci­sé­ment par­tie du débat ! En juger a prio­ri, c’est ins­tau­rer un dogme tota­li­taire qui muselle le débat réel.
          2) Quant à la déro­bade, ce sont au contraire des révi­sion­nistes qui ont sys­té­ma­ti­que­ment récla­mer que le débat ait lieu, et leurs contra­dic­teurs offi­ciels qui l’ont refu­sé. Robert Fau­ris­son n’a reçu que des coups (quelque onze agres­sions phy­siques, je crois) et des procès.

          Beau­coup de gens pré­tendent sou­te­nir la liber­té d’expression, mais le voile tombe sou­vent vite, (mal?)heureusement.

          Réponse
  53. Sandrine

    Comme cet épi­sode illustre bien encore une fois, Etienne, ce dont je t’ai par­lé à Brest lors des ate­liers consti­tuants : com­ment la repré­sen­ta­tion de valeurs tout à fait légi­times par un homme bon ou mau­vais – peu importe – réus­sit à souiller ces valeurs par la simple dia­bo­li­sa­tion de son repré­sen­tant. Tu viens d’en faire les frais. RIC= chambres à gaz désor­mais, à les écouter…
    La repré­sen­ta­tion – que ce soit par un par­ti poli­tique ou un lea­der d’as­so­cia­tion poli­tique – est le talon d’a­chille des démo­cra­ties, car elle per­met la dia­bo­li­sa­tion de saines valeurs por­tées par son repré­sen­tant. Te rap­pelles-tu ? Nous en avons par­lé avant que cet épi­sode des chambres à gaz ne surgisse.
    La repré­sen­ta­tion est un outil du sys­tème qui lui per­met éga­le­ment de cor­rompre ou mena­cer le lea­der et donc éteindre l’ex­pres­sion de reven­di­ca­tions. C’est le même prin­cipe qui régit les par­tis poli­tiques, les syn­di­cats, les asso­cia­tions, d’où la néces­si­té de s’é­man­ci­per des lea­ders et sor­tir de l’im­ma­tu­ri­té poli­tique, faire por­ter NOS voix col­lec­ti­ve­ment, en ayant soin de réfor­mer consti­tu­tion et sys­tème de vota­tion com­plè­te­ment gan­gré­nés, sans se reven­di­quer de tel ou tel huma­niste, pen­seur, intel­lec­tuel, aus­si bon fut-il. L’a­no­ny­mat et la masse d’élec­trons libres (qui sau­raient la jouer fine) ne per­mettent ni cor­rup­tion, ni dia­bo­li­sa­tion, ni menaces, ou bien il fau­dra m’ex­pli­quer com­ment pro­cé­der mas­si­ve­ment avec 45 mil­lions de votants. 

    Ce sys­tème actuel doit être mis au pied du mur : sont-ils oui ou non démo­crates, oui ou non pour le RIC et une consti­tu­tion qui pro­tège le citoyen ou doit-on res­ter moi­sir dans une socié­té qui éborgne les oppo­sants poli­tiques pri­vés de leurs droits poli­tiques ? Qu’ils répondent maintenant !

    Etienne, de vraies vacances vita­mi­nées et repo­santes près de ta famille en atten­dant ‑ils ont réus­si à t’a­battre tem­po­rai­re­ment mais te ren­dront plus fort- pen­dant que notre rôle est de nous repo­li­ti­ser, fuir les lea­ders, éclai­rer nos choix par des jouxtes argu­men­tées avec notre entou­rage, ne jamais perdre de vue notre reven­di­ca­tion : réforme consti­tu­tion­nelle et RIC !

    Réponse
  54. Jacouty AS

    Je suis socio du média et assez sidé­rée de la manière dont l’interview a été menée… Peut-être vos réponses sur les ques­tions « cru­ciales » man­quaient-elles effec­ti­ve­ment de clar­té, mais les ques­tions étaient inad­mis­sibles, sur­tout le « Dites ici que vous n’êtes pas anti­se­mite ! » de Mat­thias Entho­ven… Ceci est-il un « dia­logue » ? Jamais je n’aurais cru entendre ceci sur le média. Je réflé­chis depuis à rési­lier ma contri­bu­tion tant la méthode ne me convient pas. elle est fina­le­ment pire encore que celle des médias domi­nants qu’elle fus­tige. Bon repos et bonne « médi­ta­tion » d’été !

    Réponse
  55. Barrabé Anne

    Bon­jour Etienne,
    je me sens pro­fon­dé­ment déso­lée de la sale période que tu es en train de passer.
    Je vou­lais d’a­bord et très for­te­ment t’ap­por­ter un mes­sage de sou­tien de plus.
    Tu nous as tel­le­ment appor­té, les pro­grès réa­li­sés par la conscience col­lec­tive grâce à tes inces­sants tra­vaux et par­tages sont si précieux.
    Mer­ci mille fois de l’éner­gie et la gen­tillesse incroyables dont tu as fait preuve si sou­vent. Et de l’é­veil que tu as enclenché.
    Et puis si je peux appor­ter des élé­ments de réflexion concer­nant la tour­mente actuelle qui peuvent peut-être encore aider dans la mise en conscience et la mise à dis­tance de ce qui se joue ici :
    – il est pos­sible que les deux par­tis aient rai­son tous les deux, et du coup aus­si torts tous les deux en ne recon­nais­sant pas la jus­tesse des argu­ments de l’autre, argu­ments qui ne sont pas incompatibles.
    – Effec­ti­ve­ment si on prend le temps de cher­cher rapi­de­ment sur inter­net, on peut vite arri­ver à la conclu­sion que Faur­ris­son est anti­sé­mite (https://​robert​fau​ris​son​.blog​spot​.com/) et quand on se penche sur le site dont tu as mis le lien https://​phdn​.org/​n​e​g​a​t​i​o​n​/​f​a​u​r​i​s​s​o​n​/​i​n​d​e​x​.​h​t​m​l​#​d​e​b​u​t​P​age , on se rend vite compte que très pro­ba­ble­ment ses argu­ments pour remettre en cause l’exis­tence des chambres à gaz ne tiennent pas une seconde. La conclu­sion qui vient alors avec la lec­ture d’une inter­view de 1999 retrans­crite sur son blog c’est que son expli­ca­tion du monde est folle et basée sur de l’an­ti­sé­mi­tisme. La conclu­sion qui vient ensuite c’est que le néga­tion­nisme n’a pas d’ar­gu­men­ta­teur en qui on peut avoir confiance ni d’ar­gu­ments valables et que c’est très pro­ba­ble­ment la thèse offi­cielle qui est la bonne, l’hor­reur du géno­cide juif a eu lieu dans toute l’am­pleur décrite par les livres d’his­toire. La deuxième conclu­sion qui vient alors c’est que le néga­tion­nisme tel que le pra­tiquent les « lea­ders » néga­tion­nistes comme Faur­ris­son est accou­dé à, enchaine sur des conclu­sions effec­ti­ve­ment extrè­me­ment racistes / anti-sémites, très dangereuses/affreuses. Il en découle que quand on a des tri­bunes publiques qui viennent imman­qua­ble­ment sur ces thèmes, ne pas s’in­for­mer et ne pas dire clai­re­ment, argu­ments réels à l’ap­pui, que le néga­tion­nisme est faux, mets de l’eau dans le mou­lin des dis­cours de ces gens aux idées dan­ge­reuses et est très dan­ge­reux aus­si. Cela c’est cer­tain que tu peux à l’a­ve­nir y remé­dier. C’est pour cela, que cela m’a fait beau­coup de bien de t’en­tendre recon­naître ton erreur et tes excuses sin­cères, je te remer­cie de les avoir pro­non­cées avec autant d’hu­mi­li­té et d’hon­nê­te­té, ce qui est vrai­ment encore à ton hon­neur, qui en est capable aujourd’hui ?
    – Au-delà de ça, avoir envie de véri­fier lors­qu’une thèse est mise en cause est sain. Pour ma part j’é­tends aus­si cela à la roton­di­té de la terre, cela me parait sain d’a­voir envie de véri­fier, même cette thèse-là. Je ne pense pas que les gens qui entendent par­ler du néga­tion­nisme et qui ont envie d’al­ler véri­fier de plus près avant d’é­mettre leur avis sur la ques­tion, le font plus par­ti­cu­liè­re­ment parce que cela concerne les juifs. Les lea­ders du néga­tion­nisme, oui, sur­ement, mais le com­mun des mor­tels, non. C’est juste, il me semble, un réflexe humain, si un doute est émis, je vais véri­fier, point.
    – Refu­ser la véri­fi­ca­tion parce que ceux qui émettent la thèse contraire ont des idées et objec­tifs atte­nants dan­ge­reux, je ne pense pas que ce soit une stra­té­gie payante. L’in­jonc­tion à dire sur le moment ce que la norme sociale actuelle exige sous peine de mise au pilo­ris totale et sur tout sujet est com­plè­te­ment injuste (on m’in­ter­dit de dire où j’en suis réel­le­ment dans mon huma­ni­té et mes réflexion avec chan­tage au lin­chage média­tique), infon­dée (qui décide de cela, les patrons des médias, la petite cours de jour­na­listes nation­naux ? pour­quoi ce serait à eux de déci­der ? sous pré­texte que la hié­rar­chie existe tou­jours ou qu’ils ont accès aux tri­bunes ? qui nous pro­tège de leurs erreurs à eux, de leurs arbi­traires ?) , et sur­tout com­plè­te­ment CONTRE-RPODUCTIVE. Il aurait mieux valu en face de toi et ton inca­pa­ci­té à affir­mer quelque chose que tu n’as pas véri­fié vrai­ment après avoir croi­sé la thèse oppo­sée, lors de ces deux inter­views suc­ces­sives, une argu­men­ta­tion détaillée de pour­quoi cette thèse néga­tion­niste ne tient pas, avec sources à l’ap­pui, et avec cita­tion des paroles dan­ge­reuses de ceux qui sou­tiennent cette thèse. Alors on aurait eu un moment pour décons­truire le mythe publi­que­ment. A lieu de cela, on obtient une sidé­ra­tion injonc­tion­nante, qui pousse pour le moins à la rébel­lion, et laisse dans l’in­com­pré­hen­sion des bons argu­ment expli­ci­tant pour­quoi on pense ce qu’on pense, et pour le pire apporte un argu­ment (fal­la­cieux mais peut-être néan­moins effi­cace) au camp d’en face : « per­sé­cu­tion de ceux qui doutent, il y a donc un loup dans le pou­lailler ». Oui il faut faire et refaire ce tra­vail d’ar­gu­men­ta­tion et décons­truc­tion, sinon, la seule solu­tion qui n’en est pas une c’est d’in­ter­dire toute remise en question.
    – Enfin, une remarque abrupte, j’es­père que si tu la lis elle ne te fera pas de mal, ce n’est pas mon sou­hait, mais j’ar­rive au bout de mon temps libre et ne peut qu’é­bau­cher rapi­de­ment : il me semble que tu ne per­ce­vais pas vrai­ment et n’a pas pous­sé plus loin ta com­pré­hen­sion des mes­sages nom­breux d’a­lerte que tu as reçus des gens qui voyaient dans cer­taines de tes phrases concer­nant Soral ou Faur­ris­son quelque chose de poten­tiel­le­ment dan­ge­reux. Tu tenais fer­me­ment à ton idée de liber­té d’ex­pres­sion, et de ne pas mettre au ban de la socié­té, et je pense que tu as rai­son, mille fois rai­son de tenir à cette idée. Mais tu n’as pas laché suf­fi­sam­ment de mou vers ces remises en cause, pour voir quel posi­tion­ne­ment plus ajus­té aurait été bon, sans mettre au ban de la socié­té, mais en fai­sant les recherche néces­saires pour argu­men­ter fer­me­ment sur les idéo­lo­gies ou croyances ou opi­nions des gens que tu ren­contres, avec les­quelles tu es en désac­cord total et ce parce que tu as une tri­bune publique très large (sur inter­net) et que ces idées très dan­ge­reuses peuvent ain­si être cré­di­tées de ton absence de remise en cause au regard de ton appro­ba­tion sur d’autres sujets des mêmes émetteurs.

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      • Berberis

        Effec­ti­ve­ment, vision­ner la vidéo de R Fau­ris­son sur Méta Tv semble plus que nécessaire.
        Tant qu’on ne s’est pas don­né au mini­mum la peine de l’é­cou­ter, ça ne sert à rien d’é­mettre le moindre avis sur le tra­vail de celui-ci.

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        • Anne

          Raté, je l’ai déjà écou­té, plu­sieurs inter­views, mais rien d’in­te­res­sant, celle de meta TV je l’a­vais pas vue, je suis en train de la regar­der et là au moins y a des argu­ments que je peux essayer de com­pa­rer avec les argu­ments du camp d’en face. Et de votre côté, avez-vous pris la peine de lire dans le détail les contre-argu­ments de ce site et par exemple cette page ? https://​phdn​.org/​h​i​s​t​g​e​n​/​d​o​c​u​m​e​n​t​s​/​n​a​z​i​s​d​o​c​.​h​tml . Trop facile sinon de me repro­cher de ne pas écou­ter faurrisson.

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        • Anne

          ah oui et j’ai lu son blog aus­si… d’a­près ce qu’on y lit, il est dans une folie et un anti­sé­mi­tisme très poussé.

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      • Anne

        ben raté, je l’ai déjà regar­dée , et à mon avis, il n’y a aucun argu­ment là-dedans en faveur du néga­tion­nisme. J’ai trou­vé ça vide et inin­té­res­sant. L’in­ter­view de meta tv, je suis en train de la regar­der, et là y a des argu­men­taires. Je regarde aus­si en paral­lèle le site qui répond pied à pied aux argu­men­taires des néga­tion­nistes par exemple cette page : https://​phdn​.org/​n​e​g​a​t​i​o​n​/​6​6​Q​E​R​/​q​e​r​0​1​.​h​tml , et pour l’ins­tant, je suis beau­coup plus convain­cue par les argu­ments de ce site. Si j’ai du temps, je vais faire un tableau des argu­ments/­contre-argu­ments liés à cette vidéo de metaTV.

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        • joss

          Il y avait une vidéo argu­men­taire de Fau­ris­son qui m’a­vait ouvert les yeux, cette vidéo a été reti­rée de You­tube et du net, je ne la retrouve plus. Le point offi­ciel qui reste dou­teux, c’est celui des chambres à gaz comme moyen d’ex­ter­mi­na­tion de masse (tech­ni­que­ment pas pos­sible avec ce que l’on décrit comme ayant exis­té). Je ne m’é­tais jamais posé la ques­tion étant enfant, et pour­tant main­te­nant avec mes connais­sances et com­pé­tences scientifiques…

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          • Berberis

            En effet, après l’a­voir vision­né sur MétaTv, cela m’a sem­blé interpellant…car pour­quoi, si men­songe il y a eu, sur ce point pré­cis (mode à la chaîne-chambre à gaz), pour quelle motivation…?
            Quel serait le mobile ? à qui pro­fi­te­rait ce mensonge…?

          • joss

            @berberis
            les moti­va­tions,… je sup­pose, exa­gé­rer les faits (fabri­ca­tion du consen­te­ment) de manière à obte­nir l’a­val de toutes les nations afin d’ob­te­nir des com­pen­sa­tions de guerre et de créer un état sur un ter­ri­toire mal­heu­reu­se­ment déjà occu­pé (pas évident à obte­nir) et plus…
            …d’autres ques­tions pou­vant être posées : les com­mu­nistes ont-ils eu des com­pen­sa­tions ? les tzi­ganes ? les han­di­ca­pés ?…l’es­cla­vage des Afri­cains ? je n’en sais rien et pour­tant on devrait aus­si contri­buer à des com­pen­sa­tions si ce n’est pas déjà le cas.
            Bien enten­du, que ce fait soit exact ou non, cela ne réduit en rien les hor­reurs de cette guerre.

  56. Pierre

    A voir impé­ra­ti­ve­ment, très bonne Ana­lyse de Greg Tabi­bian sur le savoir, les croyances, et le doute. Notam­ment à Par­tir de 8:30

    https://​you​tu​.be/​w​B​r​D​L​k​v​M​ZFk

    « « Même l’in­qui­si­tion dans ses pire heures a cra­mé des gens car il ne croyais pas , mais pas parce-qu’il ne savaient pas. […] Et c’est ce qu’on a fait avec Étienne Chouard. »

    « Chouard ne l’a jamais fait, il n’y a aucune apo­lo­gie, il n’y a aucune affir­ma­tion de la non-exis­tience des chambres à gaz, il y a juste l’af­fir­ma­tion d’un homme qui conserve son droit à dou­ter de tous les sujets sans s’in­té­res­ser spé­ci­fi­que­ment à ce sujet là »

    Réponse
    • Pierre

      « Cet homme est un des plus humains que je connaisse. […] Tout ceux qui lui crachent à la gueule n’ont pas le quart du hui­tième du cen­tième de l’hu­ma­ni­té d’E­tienne Chouard […]. Ce type a une vision chris­tique des chose. […] Qu’on fasse pas­ser quel­qu’un qui est un modèle d’hu­mi­li­té, de ver­tu et de gen­tillesse pour un monstre, c’est qu’on est une socié­té fon­da­men­ta­le­ment malade »

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      • ève

        Tout à fait , je confirme !

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      • Chris

        BINGO!!!
        « C’est qu’on est une socié­té fon­da­men­ta­le­ment malade »

        Réponse
  57. joss

    Etienne croie en l’existence des chambres à gaz comme moyen d’ex­ter­mi­na­tion de masse et il le répète d’ailleurs. Mais ce dont on l’ac­cuse c’est qu’il défend l’i­dée de pou­voir dou­ter. Alors que tout rai­son­ne­ment aus­si infime soit il, passe par des moments de doute. S’il n’y a plus de pos­si­bi­li­té de dou­ter, il n’y a plus de pos­si­bi­li­té de rai­son­ner. Pour arri­ver à des cer­ti­tudes, on doit avoir la pos­si­bi­li­té de dou­ter. Et c’est, il me semble, ce qu’E­tienne défend de manière générale.

    Réponse
    • Berberis

      Oui, et je crois qu’E­tienne doit cer­tai­ne­ment en avoir marre de ces accu­sa­tions sur un sujet qui de plus, ne l’in­té­resse pas.
      (Sachant que ces ques­tions sont là sur­tout pour condam­ner son mes­sage concer­nant le RIC…).
      Qui aurait encore l’éner­gie pour résis­ter à ces inter­ro­ga­toires sans bais­ser les bras…?
      Etienne : Ils veulent vous avoir à l’u­sure, c’est du har­cè­le­ment morale, (ça res­semble, en psy­cho, à des injonc­tions para­doxales, c’est débi­li­tant et usant. Alors, s’il vous plaît, pre­nez des vacances, loin men­ta­le­ment de tout ça.
      Pré­ser­vez-vous et votre liber­té de pen­ser et n’é­cou­tez pas ceux qui vous culpa­bi­lise, lais­sez-vous du temps, lais­ser venir les choses à vous.
      Douce soirée

      Réponse
  58. DEBAY

    Mon pre­mier com­men­taire sur l’  »empri­son­ne­ment » d’EC opé­ré dans cette affaire a été pres­te­ment ‘effa­cé’ par votre ‘modé­ra­teur immodéré’ …

    Il ne conte­nait pour­tant rien ne pou­vant contraindre un esprit VRAIMENT LIBRE (pen­seur), capable d’exa­mi­ner SANS A PRIORI des DONNEES FACTUELLES et d’ES­PRIT DE CURIOSITE et DE RECHERCHE …
    De quoi a‑t’on peur en réa­li­té ici ? …

    Mon seul com­men­taire à cet acte de ‘cen­sure parais­sant intel­lec­tuel­le­ment cor­recte dans l’air du temps domi­nant’ (que je pen­sais que EC com­bat­tais précisément) :

    « C.Q.F.D. » (ce qu’il fal­lait démon­trer ou déduire) …

    Cor­dia­le­ment à E. Chouard, en espé­rant que face à ce très per­vers chausse-trappe dans lequel on est en train de l’en­fer­mer, ou à tout le moins le ‘neu­tra­li­ser’, il soit convain­cu que :
    « on devrait savoir que les choses sont sans espoir, MAIS MALGRE TOUT, être décidé(s) à les changer » .

    Réponse
  59. DEBAY
  60. l.

    Mr Chouard,

    Je crois que vous êtes une per­sonne sin­cère et, mal­heu­reu­se­ment, les Medias vous ont cata­lo­gués. Nor­ma­le­ment, vous devriez main­te­nant subir ET des séduc­tions pour confir­mer tout « dos­sier » consti­tué sur vous, ET des pro­blèmes ( dif­fa­ma­tions, etc) pour vous pous­ser à réagir dans l’i­mage nau­séa­bonde qu’ils veulent don­ner de vous.
    A mon avis : faites atten­tion et ne lais­sez à per­sonne la pos­si­bi­li­té de conti­nuer à vous salir.
    Pour­quoi ne pas reve­nir à ce qui a mar­ché : orga­ni­ser des confé­rences sur le
    RIC, de manière tota­le­ment indé­pen­dante, disons une fois toutes les 2 semaines ? Sur un an, cela repré­sen­te­rait 25 confé­rences. Vous pour­rez enre­gis­trer ces confé­rences, et les mettre sur You­Tube, sous un chan­nel indé­pen­dant. Et vendre des livres asso­ciés au RIC.
    Vrai­ment faites atten­tion à ce qu’on ne puisse pas vous cataloguer.
    Comme vous êtes ouvert d’es­prit, je vous sug­gère cet été , ce type de retraites de 10 jours : http://​www​.dham​ma​.org .

    Très sincèrement
    L.

    Réponse
  61. Adrien Bonnet

    Mon­sieur Chouard incarne actuel­le­ment un échec col­lec­tif. Le sien d’a­bord, à avoir échoué à expo­ser son point de vue ; mais je ne lui en tien pas rigueur car tout était conçu dans ce but par ses adver­saires. Dans une telle situa­tion, qui aurait mieux fait ? Mais l’é­chec le plus cui­sant, celui de tous, appa­raît ici-même, dans les rangs des démo­crates qui le suivent : pas un seul n’a sai­si l’en­jeu démo­cra­tique du débat. Tous sont foca­li­sés sur le Tabou brisé.

    Qu’im­porte la véri­té des faits ! En ce qui me concerne, le Monde est né avec moi. Tout le reste est racon­tars, fabri­ca­tions et illu­sions. Oui, il faut accep­ter que George Ber­ke­ley soit anti­sé­mite par essence, car le solip­sisme est – aus­si – la néga­tion de l’Ho­lo­causte. De même, il fau­drait clouer au pilo­ri Des­cartes, pour qui le doute ori­gi­nel, conti­nuel, prin­ci­piel, est néces­saire à tout savoir. On peut aller loin avec ce genre d’i­dio­ties. La pos­si­bi­li­té d’é­di­fier son esprit néces­site la capa­ci­té à expri­mer des choses fausses, car une hypo­thèse est fausse par nature : elle porte sur des faits qui n’existent pas, ou pas encore, ou peut-être jamais. Inter­dic­tion donc de déve­lop­per la moindre pen­sée, de s’ac­cro­cher à la moindre finesse : telle est la bar­ba­rie du tota­li­ta­risme, celui qui légi­fère la pen­sée, qui n’au­to­rise que ce qui est vrai, le Maître étant seul auto­ri­sé à édic­ter la véri­té. Com­ment envi­sa­ger une quel­conque démo­cra­tie au sein de cette dictature ?

    Ricœur écri­vait on ne peut plus jus­te­ment : « La tolé­rance n’est pas une conces­sion que je fais à l’autre, elle est la recon­nais­sance du prin­cipe qu’une par­tie de la véri­té m’échappe. » Pour qu’il y ait démo­cra­tie, il faut que toutes les opi­nions soient expri­mables. C’est ensuite au peuple, en assem­blée, de déci­der quelle opi­nion doit être consi­dé­rée. Mais si une opi­nion est inter­dite, elle ne peut plus être évo­quée en assem­blée et le peuple, même majo­ri­tai­re­ment, ne peut plus la faire recon­naître. De fait, c’est alors la dic­ta­ture de celui qui a impo­sé l’in­ter­dit. Mais poser un inter­dit de la sorte, c’est tra­hir Ricœur, c’est consi­dé­rer que la Véri­té ne nous échappe pas – jamais – et que cette opi­nion dis­si­dente, celle-là, est incom­pa­tible avec la Véri­té. C’est de l’au­to­ri­ta­risme, la base du fas­cisme le plus into­lé­rant qui, d’une asso­cia­tion à l’autre, en vient à inter­dire à son avan­tage les concepts les plus essentiels.

    A‑t-on le droit de remettre en ques­tion la loi Gays­sot sans être anti­sé­mite, donc hors la loi ? Voi­là la simple ques­tion qui méri­tait d’être ren­voyée à la face des deux inqui­si­teurs du Média. La réponse est claire : la loi Gays­sot est inamo­vible par la magie de la morale et de l’au­to­ré­fé­rence : c’est une loi anti-démo­cra­tique. Pire encore, le silence même est un délit ! Doré­na­vant, on res­te­ra dans l’am­bi­guï­té à son détri­ment. Le voi­là le véri­table objet du débat sur Le Média. Mais notre civi­li­sa­tion a consom­mé, digé­ré, méta­bo­li­sé le Tabou, qui fait main­te­nant par­tie de ses obli­ga­tions morales les plus éle­vées. En son temps, Des­cartes, au lieu de tout sim­ple­ment poser le prin­cipe « Je doute » comme fon­de­ment abso­lu de toute connais­sance, il s’est sen­ti obli­gé de pré­ci­ser « Je doute, donc Dieu existe. » pour évi­ter les foudres des clercs poin­tilleux : com­ment peut-on oser dou­ter de Dieu ? Nous en sommes encore là : « Je doute, donc la Shoah existe », se sen­ti­rait-il obli­gé d’é­crire aujourd’hui.

    Je n’ai besoin ni de Dieu, ni de la Shoah pour vivre. J’ai clas­sé tout cela dans les archives de l’His­toire ; car les souf­frances qui méritent le res­pect sont celles que l’on endure ici et main­te­nant, celles pré­ci­sé­ment qu’on nous force à ne pas évo­quer. Plus encore, je trouve mal­sain d’être obli­gé de vivre avec six mil­lions de cadavres au fond du cœur en per­ma­nence. Éter­nel­le­ment. Com­ment peut-on blâ­mer qui­conque refu­sant l’exis­tence d’hor­reurs pareilles ? Est-ce un appel au meurtre et à la haine de pen­ser que l’Homme serait en fait meilleur qu’on ne le croit ? En tant qu’être sen­sible à la dou­leur de l’Autre, quelque soit sa nature, j’ai envie que ces atro­ci­tés n’aient jamais exis­té : je sou­haite que tout cela soit faux, qu’on se soit trom­pé. Une erreur his­to­rique vaut mieux qu’un mas­sacre gigan­tesque. Bien sûr, je ne me condamne pas au déni : qui suis-je pour déci­der de la réa­li­té ? Mais faire son deuil serait aus­si deve­nu un crime ? Suis-je anti­sé­mite pour autant ? « Tu nies avoir tué ton fils, c’est donc que tu le hais ! », rétor­que­rait-on à Abra­ham. Com­ment peut-on gober une telle absur­di­té sinon par total endoc­tri­ne­ment moral ? Une telle pos­ture ne peut exis­ter si le doute est autorisé.

    La démo­cra­tie est anti­sé­mite, voyez-vous. Bien­tôt, dire que la Terre est plate sera condam­né par la loi, car nier une véri­té, n’im­porte laquelle, c’est aus­si nier la véri­té de l’Ho­lo­causte. Absurde, croyez-vous ? C’est pour­tant la rhé­to­rique qui se construit dans les milieux bien pensants.

    https://​blogs​.media​part​.fr/​c​u​e​n​o​d​/​b​l​o​g​/​0​2​0​3​1​9​/​c​o​m​p​l​o​t​-​c​a​n​c​r​e​-​e​t​-​d​a​m​n​e​s​-​d​e​-​l​a​-​t​e​r​r​e​-​p​l​ate

    Mal­gré les appa­rences, la Shoah est hors-sujet : c’est un che­val de Troie.

    Réponse
    • François Roby

      « Mal­gré les appa­rences, la Shoah est hors-sujet : c’est un che­val de Troie. »

      Je suis entiè­re­ment d’ac­cord avec cela ! C’est bien la rai­son elle-même qu’on attaque, en ten­tant de cri­mi­na­li­ser le doute. Et la ques­tion des chambres à gaz est tout à fait acces­soire par rap­port à ce but, ce n’est qu’un outil.

      Réponse
      • Jacques

        Lors du Congrès de l’as­so­cia­tion « Vie et Action » en 1980 à Tours, madame Simone Dela­rue, alors pré­si­dente de la « Ligue natio­nale pour la liber­té des vac­ci­na­tions » décla­ra notam­ment : « Mon mari avait eu plu­sieurs émis­sions à la télé­vi­sion et il devait y en avoir d’autres ; or le direc­teur de l’é­mis­sion a été convo­qué par madame Jac­que­line Bau­drier, laquelle lui a dit ceci : « Voi­là ce que j’ai reçu » et elle lui a mon­tré une lettre du pro­fes­seur Lépine qui lui disait : « Votre situa­tion est en jeu si vous conti­nuez à don­ner la parole aux oppo­sants aux vac­ci­na­tions ». Madame Dela­rue ajou­ta devant le Congrès : « Et c’est comme ça qu’en France il n’y a jamais d’op­po­si­tion à quoi que ce soit ».

        Réponse
  62. Alves

    Mer­ci beau­coup mon­sieur Chouard. Mer­ci beaucoup !
    Votre tra­vail est essentiel.

    Réponse
  63. SamCaya

    N’ou­bliez jamais M. CHOUARD vous n’a­vez rien fait de mal. Vous n’a­vez rien dit de mal..

    Réponse
  64. Alexandra Prokovic

    Etienne je vous suis depuis long­temps, votre réflexion sur la démo­cra­tie et la crise insur­rec­tion­nelle des gilets jaunes est ce qu’il y a eu de plus pré­cieux pour aujourd’­hui et pour demain. Vous avez ouvert la pos­si­bi­li­té de l’é­man­ci­pa­tion poli­tique pour une mul­ti­tude et vous n’êtes pas sans savoir que vous repré­sen­tez un dan­ger. Votre hon­nê­te­té intel­lec­tuelle sur le « savoir » et le « croire » vous honore et vous avez répon­du à côté du pro­cès d’in­ten­tion qui vous a été fait pour res­ter integre avec vous-même, tom­bant par la même dans le piège que vous vou­liez évi­ter. Vous n’a­vez jamais pris la mesure de l’am­bi­guï­té du lan­gage ni de la mal­veillance ni de la bêtise ou sim­ple­ment de la mau­vaise foi de vos inter­lo­cu­teurs. Denis Robert a tra­hi sa bêtise car pour vous dis­cul­per de nega­tio­nisme il devait d’a­bord vous en soup­çon­ner. Il m’a sem­blé que c’est ce qui vous a été into­lé­rable car répondre direc­te­ment non à une telle accu­sa­tion c’é­tait d’a­bord l’ac­cep­ter comme pos­sible pour vous même. Vous n’a­vez pu vous résoudre à deve­nir un cou­pable inno­cen­té, oubliant que tous vos enne­mis vous atten­daient en embuscade.
    Pre­nez du recul et du repos, c’est bien et reve­nez avec un petit livre sur les pro­cès en sor­cel­le­rie de tous les dis­si­dents et sur votre propre parcours.
    Alain Solal est dan­ge­reu­se­ment para­noïaque même si il dit quelques véri­tés sur le sys­tème capi­ta­liste, il fait le lit de toutes les tyran­nies avec la néces­si­té de bouc émis­saires, vous devez apprendre main­te­nant dans cette arène poli­ti­co média­tique à recon­naître rapi­de­ment à qui vous avez à faire.
    Cette pre­mière bataille a révé­lée votre force et votre fai­blesse mais non là où vous le pensiez.
    Vous avez for­cé l’ad­mi­ra­tion des troupes par votre cou­rage, ne vous lais­sez pas abattre à pré­sent par ceux qui hurlent avec les loups car vous avez sus­ci­té une polé­mique qui ne vous appar­tient pas.
    Nous avons à pré­sent encore plus besoin de vos lumières.
    Avec res­pect et gratitude
    Alexandra

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    • JPM

      Effec­ti­ve­ment… Je suis ambi­va­lent concer­nant Alain Soral… Son pro­bleme prin­ci­pal étant l agres­si­vi­té… l insulte etc..Ce qui me choc ce sont tous les gens qu il se met à dos dans son propre camp. Ce ne peut pas être que la faute des autres. Der­nier exemple en date, Vincent Lapierre…

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    • Jacques

      Alexan­dra, vous sou­hai­tez qu’ Etienne pro­duise « Un petit livre sur les pro­cès en sor­cel­le­rie de tous les dis­si­dents ». D’ores et déjà, et dans la place qui est impar­tie ici, voi­ci quelques éléments. 

      Pour s’être pro­non­cé sur l’in­fi­ni­té de l’U­ni­vers, Gior­da­no Bru­no fut brû­lé vif sur un bûcher en 1600, sur ordre du Saint-Office. 

      En rai­son de la contri­bu­tion qu’il appor­ta en 1915 à ce qui fut d’a­bord la « dérive des conti­nents » et qui devint ensuite la « tec­to­nique des plaques » , le géo­phy­si­cien alle­mand Alfred Wege­ner eut à subir des accu­sa­tions de folie. 

      En France, en 1988, ce sont tou­jours les mêmes injures – « Folie ! Men­songe ! » – qui fusèrent vers les équipes de recherche de divers pays qui venaient de par­ti­ci­per aux tra­vaux du Dr Jacques Ben­ve­niste sur la « mémoire de l’eau ». Cette « affaire Ben­ve­niste » révèle très bien la tare édu­ca­tive dont sont affec­tées beau­coup de socié­tés qui, telle la nôtre, aiment se don­ner en modèle. 

      Il est pas­sion­nant de lire l’ou­vrage « Au nom de la science » qui est le résul­tat d’une enquête appro­fon­die menée sur cette affaire par deux jour­na­listes de renom, Phi­lippe Alfon­si et Michel Field / édi­tions Bar­rault-Taxi, 1989. 

      Dans les der­nières pages du livre, la parole est don­née au can­cé­ro­logue Lucien Israël qui dénonce « l’at­ti­tude inqui­si­to­riale devant tout ce qui sort des sen­tiers bat­tus » et qui ajoute : « les malades sont rebu­tés par le confor­misme ambiant en médecine ». 

      Et c’est là une tran­si­tion par­faite pour pas­ser au conte­nu du com­men­taire sui­vant … si rien ne m’empêche de le pro­po­ser, ici même.

      Réponse
    • Jacques

      Sup­plé­ment que je viens d’an­non­cer ci-des­sus. Est-il exa­gé­ré d’é­vo­quer l’In­qui­si­tion à pro­pos de com­por­te­ments actuels, ici, « chez nous » ? Pour répondre, voi­ci ce que j’ai per­son­nel­le­ment enten­du de la bouche d’un méde­cin, en sep­tembre 1992, dans son cabi­net, en France. L’i­ni­tia­tive de l’en­tre­tien qui eut lieu me revient ; ce géné­ra­liste (que je n’a­vais encore jamais ren­con­tré) venait de pré­sen­ter, quelques jours plus tôt, un expo­sé sur le Sida à des élèves de col­lège. Je dési­rais lui remettre une tra­duc­tion fran­çaise d’un texte du pro­fes­seur Peter H. Dues­berg – pro­fes­seur de bio­lo­gie molé­cu­laire à l’u­ni­ver­si­té Ber­ke­ley (USA) et membre de l’A­ca­dé­mie amé­ri­caine des sciences – lequel contes­tait dès cette époque la vali­di­té de la théo­rie HIV-Sida. Réac­tion de mon inter­lo­cu­teur : « Je ne sais rien des avis que peut avoir for­mu­lés ce pro­fes­seur d’u­ni­ver­si­té et ne veux rien en savoir. C’est cer­tai­ne­ment de même valeur que les publi­ca­tions de Ben­ve­niste sur la mémoire de l’eau ! » et, après avoir mar­qué un très bref silence, ce méde­cin pour­suit – tou­jours devant moi, et nous étions alors au tout début de sa jour­née de tra­vail : « Ben­ve­niste, il fau­drait le brû­ler sur un bûcher ! ». Je ne sais si mon visage a alors lais­sé trans­pa­raître les sen­ti­ments que j’ai éprou­vés en enten­dant cela. Notre socié­té conti­nue donc à « fabri­quer » ce genre d’es­prit … quelle honte !!! Quelques années plus tard, Jacques Ben­ve­niste a été infor­mé de ma démarche de 1992 auprès de ce méde­cin, et des sou­haits for­mu­lés à son égard par ce même médecin.

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  65. grioune

    Bon cou­rage !

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  66. Alexandre Chambert

    Je suis de plus en plus triste ce pays est de moins en moins libre. La mèche est allu­mée. Éli­sa­beth Levy en s’at­ta­quant à vous qui êtes un homme de paix et d amour fait naître une mon­tée cer­taine de l anti­sé­mi­tisme. La haine est devant la porte et Éli­sa­beth Levy, les jour­na­listes de le média en sont res­pon­sables en fai­sant sont pro­cès. On est pas sor­tie des ronces.

    J ai trop contem­pler j aime­rai par­ti­ci­per. Vous êtes un homme de paix et selon moi le seul en ce moment à pou­voir sor­tir la France de la haine qui monte dans ce pays. Ten­dez moi la main svp

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  67. Jérôme Sanchez

    Du repos, c’est méri­té et nécessaire. 

    Mais il ne faut pas voir cet arrêt de « Jeu­di Chouard » comme un échec.
    Au contraire, c’est à consi­dé­rer comme une étape, comme une expé­rience sup­plé­men­taire pour la dif­fu­sion du mes­sage démocratique.

    Etienne, main­te­nant que tu as expé­ri­men­té l’a­ni­ma­tion d’une émis­sion (de radio ou de télé­vi­sion), avec des invi­tés super inté­res­sants, il ne te reste plus qu’à créer la tienne ! Une web­cam, deux ou trois micros, une chaîne You­Tube ou RuTube ou Peer­Tube et hop ! C’est joué ! 

    Je suis sûr que par­mi les « gen­tils virus » et/ou les « gilets jaunes », il y aura plein de gens pour te don­ner un coup de main !

    A très bientôt !

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  68. Burisha

    Mer­ci pour votre tra­vail et votre gen­tillesse bor­née, tout cela fini­ra par payer… Repo­sez-vous bien cet été !

    PS : Très bonne idée la chaine You­Tube, rien de mieux qu’une tri­bune auto­nome, cela per­mets de mieux mai­tri­ser son mes­sage, en évi­tant les digres­sions d’in­ter­vie­wers pié­gés par l’i­mage qu’ils se doivent/choisissent de donner…

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  69. Pascal Combemale

    Mon­sieur Chouard, j’ai assis­té, médu­sé à votre inter­view sur Le Media. J’ai eu à la sor­tie un doute sur votre sup­po­sé néga­tion­nisme. (Doute reje­té depuis vos expli­ca­tions sur Sud Radio)

    Vous aviez l’oc­ca­sion de clouer le bec à vos détrac­teurs, et vous leur avez ser­vi une tonne d’ar­gu­ments. J’ai été sidéré !

    Même si Le Media de Robert n’est plus celui du départ, je fus conster­né par votre absence de réponse claire.

    Soral dit des véri­tés sur l’o­li­gar­chie. Vous avez rai­son. Mais Soral est un facho, je regarde par­fois ses vidéos et ce mec sent l’ex­trême droite à plein nez, tout comme Résis­tance et Réconciliation…

    Vous êtes trop gen­til. Si vous lisez Mein Kampf il n’y a rien à jeter sur le constat de l’o­li­gar­chie et sur le tiers du livre, c’est du socia­lisme pur jus. Sauf que dès qu’on parle des juifs, il déraille com­plet le maboule nazi.

    Merde, soyez clair les gau­chos, c’est pas com­pli­qué ! Là vous sou­te­nez l’U­PR. Et Asse­li­neau c’est le gars qui bos­sait avec et pour Charles Pas­qua. Merde et remerde !

    Repo­sez-vous et soyez rigou­reux quand vous cau­sez avec les « impor­tants » ou avec les médias. Parce que là, ils se gargarisent. 

    Juan Bran­co est hyper rigou­reux. Il fait gaffe.
    A bien­tôt, mais merde, la gauche a encore une épine de plus…

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    • JPM

      Ça veut dire quoi sen­tir l extreme droite ?

      Réponse
    • Adrien Bonnet

      Je n’aime pas la tour­nure tota­li­taire que prend la chasse aux sor­cières qui touche aujourd’­hui même des gens comme Étienne Chouard, qu’on ne peut accu­ser de haïr qui que ce soit sans se vau­trer dans le ridi­cule. Sachez que pour mon­sieur Kali­fat, pré­sident du CRIF, Étienne Chouard est d’ex­trême droite… Ce que vous décri­vez n’a rien à voir avec la droite. D’ailleurs, his­to­ri­que­ment, l’an­ti­sé­mi­tisme est plu­tôt de gauche. Et si il il y a quelque chose d’«extrême », c’est le fait d’être la chose : une chose est tou­jours « extrê­me­ment » elle-même. Les mots ont un sens et la moindre des choses est de les uti­li­ser cor­rec­te­ment. « Je l’ai enten­du à la télé » ne sau­rait être une excuse rece­vable. Alain Soral est com­mu­niste à l’o­ri­gine, plu­tôt genre red­skin, donc pas vrai­ment un tendre : il a tou­jours été un homme violent. Il s’est enfer­mé dans un anti­sé­mi­tisme de théâtre pour répondre à une injonc­tion des médias : c’est la « lutte » contre l’an­ti­sé­mi­tisme qui a créé Soral en ne lui offrant que cette manière d’exis­ter. Alain Soral fait lui-même une dis­tinc­tion entre le « juif du quo­ti­dien », proche du peuple, et le « juif sio­niste », proche des élites. On le taxe de judéo­pho­bie parce qu’il dis­tin­gue­rait le « bon » juif du « mau­vais » juif, alors qu’il a une posi­tion déri­vée de l’an­ti­sé­mi­tisme chré­tien de gauche tra­di­tion­nel : pour lui, le peuple déi­cide doit faire pro­fil bas en se sou­met­tant à la laïcité.

      Quoi qu’il en soit, Soral est peut-être « extrême », mais il n’est pas de droite. On peut à la rigueur lui repro­cher d’être extrê­me­ment ridi­cule et outran­cier, extrê­me­ment naïf aus­si de se mou­ler ain­si dans les construc­tions ad hoc des médias domi­nants. C’est un pen­seur faible qui n’au­rait pas autant de visi­bi­li­té si il n’é­tait pas pré­sen­té comme l’an­ti­thèse du sys­tème, sys­tème inique qui opprime tant de braves gens. Il conti­nue à dénon­cer la domi­na­tion des puis­sances capi­ta­listes et cela lui vient plus de ses racines com­mu­nistes que de sa para­noïa du com­plot juif. L’an­ti­sé­mi­tisme n’est pas une mala­die et ne défi­nit pas l’es­sence d’une per­sonne : doit-on reje­ter Soral quand il dit que les han­di­ca­pés souffrent du désen­ga­ge­ment de l’É­tat ou que le pillage de la Grèce est une infa­mie ? L’an­ti­sé­mi­tisme est une xéno­pho­bie comme toutes les xéno­pho­bies. Et si vous pen­sez qu’il y a des xéno­pho­bies plus into­lé­rables que d’autres, c’est que vous admet­tez qu’il y en a des plus res­pec­tables, des plus tolé­rables : vous accep­tez alors que cer­taines per­sé­cu­tions – que cer­taines exter­mi­na­tions même – sont somme toute pardonnables.

      Voir dans l’«extrême droite » – en fait son anti­sé­mi­tisme allé­gué – une mala­die men­tale, une « patho­lo­gie », fait par­tie de la rhé­to­rique tra­di­tion­nelle du sio­nisme his­to­rique. Pour votre édi­fi­ca­tion, vous pour­rez lire les cor­res­pon­dances de Théo­dore Herzl (https://​archive​.org/​d​e​t​a​i​l​s​/​T​h​e​C​o​m​p​l​e​t​e​D​i​a​r​i​e​s​O​f​T​h​e​o​d​o​r​H​e​r​z​l​E​n​g​V​o​l​u​m​e​3​O​C​R​/​p​a​g​e​/n3), père du sio­nisme poli­tique, ou la prose de Leon Pins­ker, fon­da­teur des Amants de Sion : « La judéo­pho­bie est une psy­chose. Comme la psy­chose, elle est héré­di­taire et depuis 2 000 ans, c’est une mala­die ingué­ris­sable » (cf. http://​ldn​-kni​gi​.lib​.ru/​J​U​D​A​I​C​A​/​L​P​i​n​s​k​A​.​htm). L’an­ti­sé­mi­tisme est une mala­die men­tale qui est natu­relle, éter­nelle et ingué­ris­sable. D’une part, l’an­ti­sé­mi­tisme uni­ver­sel fait en sorte que tous les juifs s’en­tassent en Israël de gré ou de force, et d’autre part, il essen­tia­lise le non-juif et natu­ra­lise sa tare immonde. Pour un sio­niste inté­griste, le goy est abject par nature, un ani­mal à visage humain, hai­neux, cruel et irra­tion­nel. Est tout aus­si abject le juif qui refuse d’é­mi­grer en Israël, qu’on qua­li­fie alors de « mau­vais juif » qui « pra­tique la haine de soi » : des juifs ayant attra­pé la gale anti­sé­mite. Pin­has Rosen, sio­niste inté­griste et ancien ministre de la jus­tice d’Is­raël, qua­li­fiait les juifs dia­spo­riques de « ver­mine » et écri­vait que la Pales­tine était, je cite, « un ins­ti­tut de fumi­ga­tion de la ver­mine juive » (voir par exemple http://​www​.tand​fon​line​.com/​d​o​i​/​a​b​s​/​1​0​.​1​0​8​0​/​1​3​5​3​1​0​4​8​3​0​8​5​7​5​843 ou https://​www​.ujfp​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​4​712). Vous sous-esti­mez gran­de­ment la vio­lence et l’in­cul­ture qui se cache der­rière les juge­ments moraux à l’emporte-pièce des médias domi­nants. Ils sont une arme tota­li­taire au pre­mier sens du terme.

      Vous sem­blez être content que les juifs se soient faits exter­mi­ner. Cela vous ras­sure-t-il d’y croire ? Est-ce une bonne chose ? Doit-on s’en réjouir ? Avez-vous réflé­chi une seconde à l’hor­reur de votre posi­tion ? Le sio­nisme inté­griste a besoin de la Shoah car sa rhé­to­rique est entiè­re­ment cen­trée sur la haine du juif en tout temps et en tout lieu, sauf en Israël, seul et unique refuge pour tous les juifs. D’ailleurs, vous seriez éton­né de savoir que les plus ardents anti­sio­nistes se trouvent par­mi les juifs pra­ti­quants (voir par exemple https://​www​.true​to​rah​jews​.org/). En réa­li­té, le néga­tion­nisme n’est un pro­blème que pour ce qui ont besoin que les juifs aient été mas­sa­crés : un, anti­sé­mite réel se plain­dra, à l’ins­tar de mon­sieur Bour­dou­leix, maire de Cho­let, que Hit­ler n’en a pas tué assez. En tant que rien-du-tout, je pré­fé­re­rais que les juifs n’aient jamais été per­sé­cu­tés, et ceux qui tiennent à tout prix à ce que la Shoah ait exis­té, tous ces cen­seurs mora­li­sa­teurs, je les tiens pour de dan­ge­reux psychopathes.

      Au non de la Shoah, aujourd’­hui, on mutile et on tue les méde­cins qui se rendent cou­pables de soi­gner des pales­ti­niens. Un Fin­kiel­kraut n’hé­site pas à dire de tout un peuple qu’il est « en trop », pré­ci­sant que les enfants pales­ti­niens « n’ont aucune place dans le Monde ». Pen­dant ce temps, en Israël, des membres de la plus dure des droites décrivent sans honte leur « solu­tion » au pro­blème pales­ti­nien en ces termes : l’ex­pul­sion ou la mort pour les arabes. Le « Times of Israel » titrait sur son site « When Geno­cide is Per­mis­sible », comme si la Shoah consti­tuait un blanc-seing, un droit au génocide.

      Le Moyen-Orient, à feu et à sang depuis 70 ans, est fina­le­ment un détail dans l’his­toire post-1945. L’Af­gha­nis­tan, l’I­rak, le Yémen, le Rwan­da, le Burun­di, le Congo, le Dar­four, le Cam­bodge, les Har­kis, dont le der­nier camp d’in­ter­ne­ment, abri­tant les der­niers sur­vi­vants « inaptes au reclas­se­ment » a été fer­mé en 1964 pour être rem­pla­cé par un bidon­ville… « Hit­ler n’en a peut-être pas tué assez », dit-on libre­ment en France quand on est élu du peuple, à pro­pos des Tzi­ganes, pen­dant qu’on orga­nise leur dia­bo­li­sa­tion : leur géno­cide pen­dant l’Ho­lo­causte ne compte pas… Dès qu’une hor­reur sur­vient, elle est mini­mi­sée : tout ce qui est moins dra­ma­tique que la Shoah est bana­li­sé, auto­ri­sé. Un gilet jaune qui perd un œil ou une main ? « Pen­sez-donc à tous ces juifs etc. » Une raton­nade de la LDJ ? « Pen­sez-donc à tous ces juifs etc. » Un vil­lage pales­ti­nien rasé ? « Pen­sez-donc à tous ces juifs etc. » 10 mil­lions de morts de faims, 800 mil­lions de dénu­tris, alors qu’il y a deux fois trop à man­ger sur Terre ? « Pen­sez-donc à tous ces juifs etc. »

      Quelle est donc cette leçon de l’His­toire qui auto­rise à dia­bo­li­ser le nazisme tout en glo­ri­fiant ses méthodes ?

      Com­ment peut-on accu­ser quel­qu’un qui nie l’Ho­lo­causte de haïr ceux qui, de sa propre croyance, n’ont pas été plus haï que ça ? Cer­tains bavards – tou­jours des « com­bat­tants » de l’an­ti­sé­mi­tisme, étran­ge­ment – disent que la non-exis­tence de la Shoah implique que les juifs ont orga­ni­sé le men­songe. D’une part, c’est tout aus­si absurde que de pen­ser que les sala­riés de Pöle Emploi sont des chô­meurs ou que la SPA est en secret contrô­lée par les chiens et les chats. D’autre part, Les pre­mières vic­times de la vic­ti­mi­sa­tion des juifs sont les juifs eux-mêmes – qui n’ont rien deman­dé à per­sonne – for­cés d’oc­cu­per en per­ma­nence le devant de la scène, de l’ac­ca­pa­rer sym­bo­li­que­ment sous pré­texte de lutte contre l’«antisémitisme », alors qu’en France la popu­la­tion d’o­bé­dience juive repré­sente au maxi­mum 0.7% des fran­çais. Qui donc les met en pre­mière ligne face aux hai­neux sinon les « com­bat­tants » de l’an­ti­sé­mi­tisme ? Qui donc accuse d’«antisémitisme » tous ceux qui s’é­lèvent contre les puis­sants qui abusent éhon­té­ment de leur pou­voir ? « Vous les dam­nés de la Terre, vous êtes le Mal Abso­lu car quand vous deman­dez du pain, en fait vous haïs­sez le Juif ! Lui, là ! Oui, Là ! Excu­sez-vous devant Lui ! Mor­ti­fiez vous, tas de hai­neux !» À qui pro­fite le crime ? Pas aux juifs en tout cas…

      Le Monde n’est pas aus­si simple que dans les jour­naux. Vous devriez voya­ger un peu, dis­cu­ter avec les gens concer­nés. Vous seriez sans doute éton­né d’ap­prendre que des juifs has­si­diques, pre­nant au pied de la lettre les Trois Ser­ments du Tal­mud, voient dans la Shoah un châ­ti­ment de Dieu pour punir les juifs d’être retour­nés en Pales­tine sans Son consen­te­ment, sans être accom­pa­gné du Mes­sie. Qui sait que le judaïsme est une reli­gion mes­sia­nique ? Qui ? (https://fr.wikipedia.org/wiki/Messie_dans_le_juda%C3%AFsme) L’an­ti­sé­mi­tisme tra­di­tion­nel en France était moti­vé par le chris­tia­nisme (le peuple déi­cide, toutes ces conne­ries); mais il a dis­pa­ru avec l’a­vè­ne­ment de la Répu­blique anti­clé­ri­cale. L’an­ti­sé­mi­tisme moderne est lié, lui, au déve­lop­pe­ment du sio­nisme et son ico­no­gra­phie est entre­te­nue par les sio­nistes inté­gristes, tra­di­tion­nel­le­ment alliés de tous les mou­ve­ments anti­sé­mites de par le monde : les fra­ter­ni­tés blanches racistes des USA, lord Bal­four et sa clique, Hit­ler même, les néo-nazis ukrai­niens, et j’en passe. Le visage d’A­vra­ham Stern, ter­ro­riste, sym­pa­thi­sant nazi, fas­ciste et néga­tion­niste, orne même des timbres israé­liens (https://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​A​v​r​a​h​a​m​_​S​t​ern). L’en­ne­mi d’Is­raël n’a jamais été l’an­ti­sé­mite. Théo­dore Herzl écri­vait : « les anti­sé­mites seront nos amis les plus fiables, les pays anti­sé­mites nos alliés ». L’en­ne­mi de tou­jours d’Is­raël, c’est le juif dia­spo­rique, qui orga­nise par exemple le J‑BIG (Jews for Boy­cot­ting Israe­li Goods) et le mou­ve­ment BDS en géné­ral. Les posi­tions d’Al­bert Ein­stein, d’An­na Arendt, du rab­bin Jes­su­run Car­do­zo, et une ving­taine d’autres som­mi­tés juives sont connues : ils qua­li­fiaient l’é­tat d’Is­raël de « très proche dans son orga­ni­sa­tion, ses méthodes, sa phi­lo­so­phie poli­tique et son charme social des par­tis Nazis et Fas­cistes » (cf. https://​archive​.org/​d​e​t​a​i​l​s​/​A​l​b​e​r​t​E​i​n​s​t​e​i​n​L​e​t​t​e​r​T​o​T​h​e​N​e​w​Y​o​r​k​T​i​m​e​s​.​D​e​c​e​m​b​e​r​4​1​948). Des juifs anti­sé­mites d’ex­trême droite, sans doute…

      Qua­li­fier d’an­ti­sé­mi­tisme l’an­ti-sio­nisme relève du contre­sens mani­feste, de la calom­nie gros­sière des­ti­née à per­pé­tuer un sys­tème cri­mi­nel. Mais le prin­ci­pal pro­blème de la « lutte » contre l’an­ti­sé­mi­tisme en France est son carac­tère anti­cons­ti­tu­tion­nel, dis­cri­mi­na­toire : la gra­vi­té d’un délit ou d’un crime est aujourd’­hui fonc­tion de la reli­gion de la vic­time. Dans une répu­blique laïque, tous les indi­vi­dus sont éga­le­ment pro­té­gés quelque soit leur reli­gion et leurs ori­gines. Cette « lutte » est un dan­ger immé­diat et réel pour les juifs car elle les traite comme des citoyens à part et force à la clan­des­ti­ni­té et à la haine des gens qui, à l’o­ri­gine, n’a­vait rien à faire de ces his­toires et dont le seul pro­blème est de sur­vivre au quo­ti­dien : ils n’ont pour l’é­cra­sante majo­ri­té jamais ren­con­tré un juif ni un anti­sé­mite de leur vie. C’est éga­le­ment une menace pour les non-juifs, car les mêmes ins­ti­tu­tions répu­bli­caines, affo­lées par la pré­ten­due explo­sion de l’an­ti­sé­mi­tisme, consi­dèrent « on va te tuer » comme le signe qu’il n’y a pas pré­mé­di­ta­tion de meurtre, et que « sale bicot » ne laisse pré­sa­ger aucune moti­va­tion raciste. Voi­là où on en est.

      Je suis un peu long ; mais l’in­cul­ture crasse des fran­çais – même édu­qués – est abys­sale. Tout cela est cou­su de fil blanc. Les juifs sont – encore une fois – uti­li­sés comme bou­cliers vivants dans des poli­tiques anti-sociales et domi­na­trices. N’im­porte qui avec un mini­mum de curio­si­té finit par tom­ber sur les vête­ments du roi soi­gneu­se­ment pliés. Tous les géno­cides, tous les mas­sacres de masse, tous sans excep­tion sont le fait de la puis­sance ins­ti­tu­tion­nelle : crai­gnez l’É­tat et la Télé ! Tout cela est fati­gant de médio­cri­té. Les paroles changent mais l’air est le même. Et le peuple chante, il s’é­pou­mone et vote comme un seul homme sa propre indi­gni­té. Com­ment faite une démo­cra­tie avec une telle bande d’i­diots ? Nous avons le choix entre la démo­cra­tie des imbé­ciles et la dic­ta­ture des imbé­ciles les plus enjôleurs.

      Réponse
  70. ARONDEL SYLVIE

    Lais­ser le temps faire son oeuvre.…

    la chute de l’an­cien régime ne s’est pas faite en un jour…

    les idées sont semées, vous n’a­vez pas le pou­voir de les faire ger­mer plus vite.
    Vous avez redon­né de l’es­poir et de la fier­té à beaucoup,
    pour ma part je vous suis recon­nais­sante d’a­voir per­mis à mes enfants de réflé­chir par eux-mêmes, de déci­der d’être petits virus il y a déjà 10 ans… ma fille a fait des tra­duc­tions de vos textes.
    Je vous sou­haite un bel été, et de ne jamais perdre confiance en votre propre boussole.

    Réponse
  71. Ana Sailland

    Contre mau­vaise for­tune bon cœur, et vaillant.

    Je sug­gère de relan­cer jeu­di chouard en sep­tembre ou octobre, sous une autre forme, en divers lieux, avec une autre technologie

    Réponse
  72. Nicolas Pincon

    c’est bien dom­mage cher Etienne, j’at­ten­dais l’é­mis­sion avec Begau­deau avec impa­tience… pas bien grave. Repose toi bien et reviens nous en pleine forme pour conti­nuer ton noble combat !

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  73. Th.

    Dom­mage que peu sou­lignent le véri­table conte­nu : Le RIC, por­té entre-autres par M. Chouard, per­met­trait dès demain de remettre en ques­tion pas mal d’ac­quis des puis­sants, et sur­tout de ceux qui se sentent puis­sants ; et ce de manière concrète en un temps rela­ti­ve­ment court. Une mesure qu’il fal­lait évi­dem­ment faire taire, mais trop popu­laire pour l’at­ta­quer de front. Quoi de mieux alors que de pous­ser un libre pen­seur, pas si naïf mais faci­le­ment contes­ta­taire quand on tente de lui en impo­ser, à volon­tai­re­ment ne pas pen­ser sur un sujet faci­le­ment ver­rouillé par l’é­mo­tion évi­dente et légi­time qu’il sus­cite ? Le qui­pro­quo était au bout du cou­loir, à n’en pas dou­ter. Et point n’est besoin de révi­sion­nisme avé­ré ; il suf­fit que le qui­pro­quo per­mette au Mass­Me­dia de tirer quelques phrases qui, sans les sub­ti­li­tés qui les entourent, per­mettent un juge­ment rapide sur la per­sonne, et donc sur l’en­semble de l’oeuvre qu’elle porte (et por­te­ra…). Pour autant les gars, le sujet reste bien le RIC, le retour d’un peu de pou­voir au peuple ; évi­dem­ment que pour ça M. Chouard allait se faire atta­quer. Et ce n’é­tait qu’un début ! Vous pen­siez pro­po­ser d’en­le­ver une part du pou­voir aux puis­sants sans réac­tion de leur part ? c’est là que M. Chouard pour­rait très bien réagir à cette ITW, non en cla­mant qu’il n’est pas anti­sé­mite (ce qui est d’emblée insul­tant puisque jette l’opprobre sur celui qui doit se poser la ques­tion car poin­té du doigt), mais en pro­po­sant un réel débat de fond, évi­dem­ment pas sur une quel­conque ques­tion révi­sion­niste, mais bien sur cette ques­tion de la liber­té d’ex­pres­sion ; ques­tion hau­te­ment légi­time puisque cette liber­té varie d’un pays à l’autre. Le mani­chéisme d’il y a 50 ans, néces­saire à la com­pré­hen­sion d’en­semble et au deuil, ne devrait plus avoir sa place dans un devoir de mémoire bour­ré de com­plexi­tés. Ça per­met­trait par exemple de faire décou­vrir à cer­tains qu’il a exis­té des résis­tants alle­mands ; preuve en est que la liber­té d’ex­pres­sion ne sert pas qu’à remettre en doute pour fal­la­cieu­se­ment réviser.
    PS : De même, j’at­ten­dais avec plai­sir l’émission avec Bégau­deau ; vrai­ment dommage.

    Réponse
  74. Dimitri

    Bon cou­rage M. CHOUARD.

    Vous êtes de la race de ceux qui sont jetés en pâture afin d’apeurer les autres. Mais vous n’êtes pas le pre­mier dans l’His­toire et si cela peut vous ras­su­rer, le moment de la Réha­bi­li­ta­tion n’en est que plus déli­cieux. Légion sont les noms de ceux qui sont aujourd’­hui célèbres, et qui à leurs époques étaient des « enne­mis d’É­tat » et visés par les outils défen­sifs des puissants.

    Vous avez don­né de l’es­poir à beau­coup de gens, j’es­père que cela vous redon­ne­ra un peu d’éner­gie afin de conti­nuer à souf­fler sur l’étincelle…

    Mer­ci

    Réponse
  75. Méchant Virus

    « The revi­sio­nist death by her own hand, poi­son eggs, the imple­ment. » ISIS

    Cou­rage à toi Etienne, bosse le sujet (sur Wiki­pé­dia ça suf­fit, on y apprend des tas de trucs), quand on te demande si les chambres à gaz ont exis­té, bah tu dis oui (c’est une méthode d’exécution qui a fonc­tion­né dans un tas de pays et je ne vois pas pour­quoi l’Al­le­magne s’en serait dis­pen­sée) et puis les cen­taines de mille qui sont morts à Tre­blin­ka ou Sobi­bor après les sou­lè­ve­ment des ghet­tos de Var­so­vie et de Cra­co­vie, je pensent qu’ils s’en foutent d’a­voir été exé­cu­tés par balle dans la nuque der­rière le bara­que­ment ou par gaz, c’est sans aucun inté­rêt et ils méritent tout autant notre com­pas­sion quand bien même « on » les aurait lais­sé mou­rir de faim ou du typhus. Quoi­qu’il en soit c’est abso­lu­ment sans rap­port avec l’an­ti­sé­mi­tisme sauf pour les imbé­ciles heu­reux et les « journalistes ».

    Avec tout mon respect.

    PS : oui mon Gre­gou, je n’ou­blie pas le géno­cide arménien.

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    • Méchant Virus

      ISIS le groupe de post metal, pas le groupe ter­ro­riste. Je vou­drais pas t’a­me­ner de nou­veaux emmer­de­ments. L’a­po­lo­gie du ter­ro­risme est si vite arrivée.

      Réponse
  76. nlescan

    Reposes toi bien, vive­ment cette chaîne YouTube.

    Réponse
  77. Ricardo Flores

    Bon­jour Étienne,
    Comme tu l’a­vais bien dit ‚ » Comme ils ne peuvent pas s’at­ta­quer au mes­sage, ils s’at­taquent au mes­sa­ger ». Tu n’es plus fré­quen­table, voi­là, ceux qui ont peur de toi auront une « très bon rai­son » de ne pas débattre avec toi, non je ne parle pas aux fachos, aux anti­sé­mites. Tu as été condam­né pour tes soit disant fré­quen­ta­tions avec Soral, et alors tous ceux qui fré­quentent les Dinés du CRIF et sou­tiennent la poli­tique d’Is­raël ? Là tout va bien, ce sont des per­sonnes respectables.
    Pour les chambres à gaz, c’est tout la faute à la stu­pide loi Gays­sot. Même Simone Veil était contre. Je suis sur que tu as dit ce que tu as dit pour ne pas céder à ce chan­tage. Comme bon démo­crate, tu tiens à ta liber­té d’ex­pres­sion comme à la pru­nelle de tes yeux. Pour­quoi j’ai le droit de dou­ter de dieu, du 11 sep­tembre, du géno­cide armé­nien, de l’es­cla­vage, etc. sauf des chambres à gaz???
    Repose-toi bien et sache que nous ne sommes pas dupes et que beau­coup de monde te soutien.

    PS. Cha­peau, Le Gent­le­man, de don­ner ta démis­sion à Maïs­to pour ne pas le mettre dans l’embarras !

    Tiens bon,
    Ricardo

    Réponse
  78. heloise

    Il est pro­fon­dé­ment injuste, ou *déli­bé­ré­ment mal­sain*, de juger la réponse d’É­tienne Chouard sur l’exis­tence des chambres à gaz sans la repla­cer dans le contexte de ce qu’il venait de lon­gue­ment expli­quer *juste avant*, de la minute 38’10 jus­qu’à 41’50 :

    https://​you​tu​.be/​z​M​t​m​Z​Q​4​l​b2g

    En tant que pro­fes­seur, il est convain­cu, de bonne foi, qu’il faut don­ner aux per­sonnes « non for­mées en poli­tique » le « spec­tacle des pos­sibles » et la « mise en scène des conflits ».

    Il faut que leur soit « pré­sen­tées hon­nê­te­ment les thèses en pré­sence » et il faut « gagner le com­bat à la loyale en démon­trant la dan­ge­ro­si­té, la dégueu­las­se­rie des idées » (comme le racisme).

    On ne peut pas « se conten­ter de dire :
    ça, c’est dégueu­lasse, tu ne lis même pas, sinon tu deviens toi-même un dégueu­lasse. Ça ne tient pas ».

    Il faut que « les racistes puissent expri­mer leur racisme pour que ce der­nier soit com­bat­tu publi­que­ment, et que sa dan­ge­ro­si­té et sa dégueu­las­se­rie soit démontrées »,
    que « les jeunes gens soient armés intel­lec­tuel­le­ment d’élé­ments pour résister ».

    « Même un non-sens scien­ti­fique (comme le racisme) est une opinion. »

    « La science, c’est l’His­toire des erreurs des Hommes : nous n’ar­rê­tons pas de nous trom­per. Et ce sont les vain­queurs qui écrivent l’Histoire. »

    Denis Robert lui-même évoque la loi Gays­sot, trou­vant « mal­heu­reux qu’un raciste ne puisse pas expli­quer pour­quoi il est raciste ».

    Vers la minute 41’50, Étienne Chouard répond donc à la ques­tion de l’exis­tence des chambres à gaz avec le sou­ci de la « mise en scène des conflits » et que soit « pré­sen­tées hon­nê­te­ment les thèses en présence ».

    D’où la *logique* et le sens de sa réponse sin­cère, fon­dée sur son inca­pa­ci­té à étayer avec des élé­ments pré­cis une thèse ou l’autre, hors les quelques clas­siques répé­tés en boucle de manière insuf­fi­sante pour convaincre intellectuellement.

    Nous ne sommes pas « dans le secret de l’âme » des accu­sa­teurs d’E­tienne Chouard …
    Mais on peut s’interroger
    sur leur moti­va­tion pro­fonde à rame­ner démons­tra­ti­ve­ment le pro­pos de ce der­nier sur un sujet dont il ne parle jamais de lui-même.

    Son blog four­nit une mul­ti­tude de res­sources pour s’in­ter­ro­ger sur la démo­cra­tie (le pou­voir issu de la déli­bé­ra­tion du plus grand nombre) et sur les condi­tions de sa créa­tion (une assem­blée consti­tuante tirée au sort).
    Point barre. 

    Le reste est tout aus­si mal­sain que ça :
    https://​www​.arret​su​ri​mages​.net/​c​h​r​o​n​i​q​u​e​s​/​l​a​-​v​i​e​-​d​u​-​s​i​t​e​/​p​e​a​n​-​q​u​i​t​t​e​-​l​e​-​p​l​a​t​e​a​u​-​c​o​u​l​i​s​ses

    Les accu­sa­teurs feraient bien de s’in­ter­ro­ger eux-mêmes …

    Réponse

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