[Important] Petit questionnaire rapide pour tous ceux qui ont déjà participé à un atelier constituant

19/08/2016 | 14 commentaires

[Impor­tant] Petit ques­tion­naire rapide pour tous ceux qui ont déjà par­ti­ci­pé à un ate­lier constituant. 

C’est pour un mémoire (à l’U­ni­ver­si­té) sur le sujet des ate­liers consti­tuants et des Gen­tils Virus.

Mer­ci à cha­cun d’y répondre le plus rapi­de­ment pos­sible, la sou­te­nance se fai­sant dans la quinzaine.

Un grand MERCI pour votre participation ! 🙂

http://​web​quest​.fr/​?​m​=​1​9​6​1​0​_​e​n​q​u​e​t​e​-​s​u​r​-​l​e​s​-​a​t​e​l​i​e​r​s​-​c​o​n​s​t​i​t​u​a​nts

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14 Commentaires

  1. etienne

    Le gouvernement russe reconsidère sa politique néolibérale


    Paul Craig Roberts
    HudsonPar Paul Craig Roberts et Michael Hud­son – Le 11 août 2016 – Source the­sa­ker

    Selon divers rap­ports, le gou­ver­ne­ment russe est en train de recon­si­dé­rer la poli­tique néo­li­bé­rale qui a si mal ser­vi la Rus­sie depuis l’effondrement de l’Union soviétique.

    Si la Rus­sie avait adop­té une poli­tique éco­no­mique intel­li­gente, son éco­no­mie serait très en avance sur ce qu’elle est aujourd’hui. Elle aurait évi­té la majeure par­tie du pillage de son capi­tal par l’Ouest en s’appuyant sur l’auto-financement.

    Washing­ton a pro­fi­té d’un gou­ver­ne­ment russe démo­ra­li­sé, qui se tour­nait vers lui pour le gui­der dans l’ère post-sovié­tique. Pen­sant que la riva­li­té entre les deux pays avait pris fin avec l’effondrement sovié­tique, les Russes ont fait confiance aux conseils amé­ri­cains pour moder­ni­ser leur éco­no­mie, avec les meilleures pra­tiques des idées occi­den­tales. Au lieu de cela, Washing­ton a abu­sé de cette confiance, et a char­gé la Rus­sie avec une poli­tique éco­no­mique visant à dépe­cer les actifs éco­no­miques russes et à trans­fé­rer leur pro­prié­té dans des mains étran­gères. En inci­tant la Rus­sie à accep­ter des capi­taux étran­gers et à expo­ser le rouble à la spé­cu­la­tion moné­taire, Washing­ton a fait en sorte que les États-Unis puissent désta­bi­li­ser la Rus­sie, par des sor­ties de capi­taux et des attaques sur le taux de change du rouble. Seul un gou­ver­ne­ment peu fami­lier avec l’objectif néo­con­ser­va­teur d’hégémonie mon­diale des États-Unis pou­vait expo­ser son sys­tème éco­no­mique à une telle mani­pu­la­tion étrangère.

    Les sanc­tions que Washing­ton a impo­sées – et contraint l’Europe à impo­ser – à la Rus­sie montrent à quel point l’économie néo­li­bé­rale tra­vaille contre la Rus­sie. Son dogme de taux d’intérêt éle­vés et d’austérité a cou­lé l’économie russe – inuti­le­ment. Le rouble a été affai­bli par les sor­ties de capi­taux, ce qui a entraî­né la Banque cen­trale russe, sou­mise aux poli­tiques néo-libé­rales, à dila­pi­der les réserves de change de la Rus­sie dans un effort pour sou­te­nir le rouble, mais a en réa­li­té sou­te­nu la fuite des capitaux.

    Même Vla­di­mir Pou­tine trouve attrayante la notion roman­tique d’une éco­no­mie mon­diale à laquelle chaque pays a un accès égal. Mais les pro­blèmes résul­tant de la poli­tique néo-libé­rale l’ont for­cé à se tour­ner vers le rem­pla­ce­ment des impor­ta­tions par des mar­chan­dises pro­duites dans le pays, afin de rendre l’économie russe moins dépen­dante de l’extérieur. Pou­tine s’est aus­si ren­du compte que si la Rus­sie devait avoir un pied dans l’ordre éco­no­mique de l’Ouest, elle avait éga­le­ment besoin d’avoir l’autre pied dans le nou­vel ordre éco­no­mique en cours de construc­tion avec la Chine, l’Inde et les anciennes répu­bliques sovié­tiques d’Asie centrale.

    L’économie néo­li­bé­rale pres­crit une poli­tique de dépen­dance qui se fonde sur les prêts et les inves­tis­se­ments étran­gers. Cette poli­tique crée de la dette en devises et trans­fère à l’étranger les béné­fices russes. Ce sont des vul­né­ra­bi­li­tés dan­ge­reuses pour une nation décla­rée par Washing­ton comme étant « une menace exis­ten­tielle pour les États-Unis ».

    Les élites éco­no­miques que Washing­ton a mises en place en Rus­sie sont d’idéologie néo­li­bé­rale. Plus par­ti­cu­liè­re­ment, la diri­geante de la Banque cen­trale russe, Elvi­ra Nabiul­li­na, le ministre du Déve­lop­pe­ment éco­no­mique Alexei Ulyu­kayev, et les ministres des Finances actuels et anciens, Anton Silua­nov et Alexei Kudrin, sont des néo­li­bé­raux doc­tri­naires. Cette foule vou­lait régler la ques­tion du défi­cit bud­gé­taire de la Rus­sie par la vente d’actifs publics à des étran­gers. Si elle est effec­ti­ve­ment réa­li­sée, cette poli­tique don­ne­ra à Washing­ton plus de contrôle sur l’économie russe.

    Sergei Glaziev
    Ser­geï Glaziev

    Face à cette bande d’«éco­no­mistes de paco­tille » se dresse Ser­geï Gla­ziev avec Boris Titov et Andreï Kle­pach comme alliés.

    Ce trio com­prend que les poli­tiques néo­li­bé­rales risquent de désta­bi­li­ser l’économie de la Rus­sie, en la ren­dant vul­né­rable aux agres­sions de Washing­ton, qui veut punir le gou­ver­ne­ment russe pour ne pas suivre sa poli­tique étran­gère. Leur but est de pro­mou­voir une plus grande auto­no­mie en Rus­sie, afin de pro­té­ger la sou­ve­rai­ne­té de la nation et la capa­ci­té du gou­ver­ne­ment à agir dans le sens des inté­rêts natio­naux, plu­tôt que de sou­mettre ces inté­rêts à ceux de Washing­ton. Le modèle néo­li­bé­ral n’est pas un modèle de déve­lop­pe­ment, mais de pré­da­tion pure et simple. Les Amé­ri­cains ont décrit cela en carac­té­ri­sant la Rus­sie, et d’autres, comme des « cou­peurs de bois et des por­teurs d’eau »– ou, dans ce cas, pétrole, gaz, pla­tine et diamants.

    L’autosuffisance signi­fie ne pas être dépen­dant des impor­ta­tions ni des capi­taux étran­gers pour des inves­tis­se­ment qui pour­raient être finan­cés par la Banque cen­trale de Rus­sie. Cela signi­fie éga­le­ment gar­der les par­ties stra­té­giques de l’économie dans les mains du public, et non du pri­vé. Les ser­vices d’infrastructure de base devraient être four­nis à l’économie au prix de revient, sur une base sub­ven­tion­née ou libre, et non pas remis à des pro­prié­taires étran­gers pour en extraire une rente mono­po­lis­tique. Gla­ziev veut aus­si que la valeur de change du rouble soit fixée par la Banque cen­trale, et non par les spé­cu­la­teurs sur le mar­ché des devises.

    Les éco­no­mistes néo­li­bé­raux ne recon­naissent pas que le déve­lop­pe­ment éco­no­mique d’une nation avec des dota­tions en res­sources natu­relles, telle que la Rus­sie, peut être finan­cé par la Banque cen­trale en créant l’argent néces­saire pour entre­prendre les pro­jets. Ils pré­tendent que ce serait infla­tion­niste. Les néo­li­bé­raux nient le fait recon­nu depuis long­temps que, en termes de quan­ti­té d’argent, cela ne fait aucune dif­fé­rence que les prêts pro­viennent de la Banque cen­trale, de banques pri­vées ou même de l’étranger. La dif­fé­rence est que si l’argent pro­vient de banques pri­vées ou de l’étranger, l’intérêt doit leur être payé et les béné­fices doivent être par­ta­gés avec les inves­tis­seurs étran­gers, qui se retrouvent avec un cer­tain contrôle sur l’économie.

    Appa­rem­ment, les néo­li­bé­raux en Rus­sie sont insen­sibles à la menace que Washing­ton et ses vas­saux euro­péens repré­sentent pour l’État russe. Sur la base de men­songes, Washing­ton a impo­sé des sanc­tions éco­no­miques à la Rus­sie. Cette dia­bo­li­sa­tion poli­tique est aus­si fal­la­cieuse que la pro­pa­gande éco­no­mique néo­li­bé­rale. Sur la base de ces men­songes, Washing­ton a mis en place des forces mili­taires et des bases de mis­siles sur les fron­tières de la Rus­sie et dans les eaux russes. Washing­ton cherche à ren­ver­ser les gou­ver­ne­ment des anciennes pro­vinces russes ou sovié­tiques, pour y ins­tal­ler des régimes hos­tiles à la Rus­sie, comme en Ukraine et en Géor­gie. La Rus­sie est tou­jours dia­bo­li­sée par Washing­ton et l’OTAN. Washing­ton a même poli­ti­sé les Jeux olym­piques, en empê­chant la par­ti­ci­pa­tion de nom­breux ath­lètes russes.

    En dépit de ces mou­ve­ments hos­tiles mani­festes contre la Rus­sie, les néo­li­bé­raux russes croient encore que les poli­tiques éco­no­miques que Washing­ton encou­rage en Rus­sie sont dans l’intérêt de la Rus­sie, et ne visent pas à prendre le contrôle de son éco­no­mie. Accro­cher le des­tin de la Rus­sie à l’hégémonie occi­den­tale dans ces condi­tions condam­ne­rait sa souveraineté.

    Paul Craig-Roberts et Michael Hudson

    Tra­duit et édi­té par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

     
    Source : le Saker francophone,
    http://​lesa​ker​fran​co​phone​.fr/​l​e​-​g​o​u​v​e​r​n​e​m​e​n​t​-​r​u​s​s​e​-​r​e​c​o​n​s​i​d​e​r​e​-​s​a​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​n​e​o​l​i​b​e​r​ale

    Réponse
  2. etienne
  3. etienne

    Oui, Obama et Clinton ont crée Daesh – dommage que Trump soit incapable d’expliquer comment. (Black Agenda Report)

    par Glen FORD

    « C’est un fait his­to­rique que le États-Unis et l’Arabie Saou­dite ont créé, il y a près de qua­rante ans, le réseau jiha­diste inter­na­tio­nal à par­tir de laquelle Al-Qaï­da et Daesh ont jailli. […] Soyons clairs sur un point : ce ne sont pas les États-Unis qui ont reje­té la secte macabre dji­ha­diste qui est deve­nue Daesh ; c’est Daesh qui s’est dis­so­cié des Etats-Unis et leurs alliés euro­péens et royaux.

    Donald Trump a fait marche arrière – en quelque sorte – sur son affir­ma­tion que le pré­sident Oba­ma et Hil­la­ry Clin­ton étaient les « fon­da­teurs » de Daesh, ou les « joueurs les plus pré­cieux » de l’équipe Daesh. « Évi­dem­ment, je suis sar­cas­tique, » a dit le soi-disant avo­cat de l’ « Amé­rique avant tout » – en ajou­tant aus­si­tôt « mais pour être hon­nête, pas tant que ça ».

    Trump ne peut pas for­mu­ler ou sai­sir toute la véri­té hor­rible conte­nue dans sa décla­ra­tion ini­tiale parce que cela exi­ge­rait de pro­non­cer un acte d’accusation beau­coup plus fon­da­men­tal de la poli­tique amé­ri­caine impé­riale dans le monde musul­man depuis la fin de 1979, lorsque Zbi­gniew Brze­zins­ki a convain­cu le pré­sident Jim­my Car­ter de lâcher les chiens dji­ha­distes en Afgha­nis­tan. Comme indi­qué dans ses mémoires From the Sha­dow, Brze­zins­ki a conseillé Car­ter d’aider la résis­tance musul­mane de droite contre le gou­ver­ne­ment laïque de gauche en Afgha­nis­tan afin de « pro­vo­quer une inter­ven­tion mili­taire sovié­tique » et entraî­ner l’URSS dans un bour­bier de type Viet­na­mien. Brze­zins­ki voyait les soi-disant Moud­ja­hi­din comme des fan­tas­sins poten­tiels de la poli­tique glo­bale des Etats-Unis. « Qu’est-ce qui est le plus impor­tant pour l’histoire du monde ? Les Tali­bans ou la chute de l’Empire sovié­tique ? Quelques musul­mans agi­tés ou la libé­ra­tion de l’Europe cen­trale et la fin de la Guerre Froide ? » deman­da Brze­zins­ki, de façon rhé­to­rique, quelques décen­nies plus tard.

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    Zbi­gniew Brze­zins­ki en dis­cus­sion avec Ous­sa­ma Ben Laden
    Ayant sui­vi les conseils de Brze­zins­ki, le pré­sident Car­ter peut à rai­son être décrit comme un « père fon­da­teur » d’Al-Qaïda, avec son cama­rade et autre « joueur le plus pré­cieux », Ronald Rea­gan, dont la CIA en par­te­na­riat avec l’Arabie Saou­dite dépen­sèrent des mil­liards pour atti­rer des musul­mans du monde entier dans la guerre en Afgha­nis­tan. Ensemble, les États-Unis et les Saou­diens ont don­né nais­sance au mou­ve­ment dji­ha­diste isla­mique inter­na­tio­nale – un phé­no­mène qui n’avait jamais exis­té aupa­ra­vant dans l’histoire du monde. Les dji­ha­distes allaient deve­nir une arme essen­tielle dans l’arsenal impé­rial US, un outil hor­rible pour accom­plir des chan­ge­ments de régime dans le monde musul­man et qui sert éga­le­ment à jus­ti­fier, depuis la dis­pa­ri­tion de l’épouvantail sovié­tique, la quête sans fin des Etats-Unis d’une domi­na­tion mondiale,. […]

    (Lire la suite)

    http://​www​.legrand​soir​.info/​o​u​i​-​o​b​a​m​a​-​e​t​-​c​l​i​n​t​o​n​-​o​n​t​-​c​r​e​e​-​d​a​e​s​h​-​d​o​m​m​a​g​e​-​q​u​e​-​t​r​u​m​p​-​s​o​i​t​-​i​n​c​a​p​a​b​l​e​-​d​-​e​x​p​l​i​q​u​e​r​-​c​o​m​m​e​n​t​-​b​l​a​c​k​-​a​g​e​n​d​a​-​r​e​p​o​r​t​.​h​tml

    Source : Le Grand Soir

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  4. etienne

    Les pièges du Labyrinthe

    La grogne sociale a fait place à la douce tor­peur esti­vale, des mou­ve­ments comme nuit debout peinent désor­mais à mobi­li­ser les citoyens, décou­ra­gés. Pour­tant rien n’a chan­gé, sinon en pire, la pré­si­den­tielle se pro­file à l’ho­ri­zon, les can­di­dats affûtent leurs pro­grammes basés sur la dupe­rie, et le gou­ver­ne­ment n’a de cesse de dres­ser les citoyens les uns contre les autres.
    (lire la suite)
    http://​www​.levi​lain​pe​tit​ca​nard​.be/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​e​d​i​t​o​/​l​e​s​-​p​i​e​g​e​s​-​d​u​-​l​a​b​y​r​i​n​t​h​e​_​8​5​1​1​2​5​482

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  5. etienne

    De l’indécence d’une illusoire neutralité (Howard Zinn, Desmond Tutu, Banksy, Sophie Scholl, etc.)

    « Res­ter neutre face à l’injustice, c’est choi­sir le camp de l’oppresseur ».

    Des­mond Tutu

    « Les endroits les plus sombres de l’enfer sont réser­vés aux indé­cis qui res­tent neutre ».

    cita­tion apo­cryphe, reprise par Dan Brown.

    « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ».

    Albert Einstein

    « Celui qui accepte pas­si­ve­ment le mal est tout autant res­pon­sable que celui qui le com­met. Celui qui voit le mal et ne pro­teste pas, celui-là aide à faire le mal ».

    Mar­tin Luther King

    « Tu ne dois pas être une vic­time, tu ne dois pas être un oppres­seur, mais avant tout, tu ne dois pas être un spec­ta­teur ».

    Yehu­da Bauer

    En ces temps trou­blés de crises pla­né­taires, tan­dis que la guerre conti­nue de faire rage dans de nom­breux endroits sur Terre, que la défo­res­ta­tion conti­nue à atro­phier le cou­vert fores­tier, que les diverses pol­lu­tions engen­drées par la socié­té indus­trielle empoi­sonnent l’air, l’eau et le sol dont dépend la toile du vivant, que d’innombrables oppres­sions érodent les com­mu­nau­tés humaines (racisme, sexisme, diverses pho­bies, dépres­sions, burn-out, har­cè­le­ments, conflits en tous genres, etc.) et non-humaines (éle­vages indus­triels, éta­le­ment urbain, …), que les inéga­li­tés éco­no­miques aug­mentent, nous remar­quons non sans conster­na­tion que cer­tains indi­vi­dus, tout en vivant au sein de la civi­li­sa­tion indus­trielle, affirment res­ter neutres. Bien évi­dem­ment, et de leur point de vue, bien mal­heu­reu­se­ment, c’est non seule­ment faux et impos­sible, mais aus­si rela­ti­ve­ment indécent.

    A par­tir du moment où un indi­vi­du évo­lue au sein de la civi­li­sa­tion indus­trielle, qu’il en consomme les pro­duits, qu’il béné­fi­cie de ses tech­no­lo­gies, du confort qu’elle offre, il par­ti­cipe à son fonc­tion­ne­ment et par-là même en cau­tionne les effets, les exac­tions, les oppres­sions, les pol­lu­tions et les des­truc­tions. Il serait par exemple absurde de se pré­tendre neutre vis-à-vis de la défo­res­ta­tion tout en consom­mant du Nutel­la, où n’importe quel pro­duit qui en serait la cause. Même chose pour tous les actes de notre quo­ti­dien, tous nos achats, notre tra­vail. Tout cela a des consé­quences dans le monde réel. Que nous l’admettions ou pas. Que nous le vou­lions ou pas.

    Comme le rap­pelle Anto­nio Gram­sci :

    Je hais les indif­fé­rents. Je crois comme Frie­drich Heb­bel que « vivre signi­fie être par­ti­sans ». Il ne peut exis­ter seule­ment des hommes, des étran­gers à la cité. Celui qui vit vrai­ment ne peut qu’être citoyen, et prendre par­ti. L’indifférence c’est l’aboulie, le para­si­tisme, la lâche­té, ce n’est pas la vie. C’est pour­quoi je hais les indifférents.

    L’indifférence est le poids mort de l’histoire. C’est le bou­let de plomb pour le nova­teur, c’est la matière inerte où se noient sou­vent les enthou­siasmes les plus res­plen­dis­sants, c’est l’étang qui entoure la vieille ville et la défend mieux que les murs les plus solides, mieux que les poi­trines de ses guer­riers, parce qu’elle englou­tit dans ses remous limo­neux les assaillants, les décime et les décou­rage et quel­que­fois les fait renon­cer à l’entreprise héroïque.

    L’indifférence œuvre puis­sam­ment dans l’histoire. Elle œuvre pas­si­ve­ment, mais elle œuvre. Elle est la fata­li­té ; elle est ce sur quoi on ne peut pas comp­ter ; elle est ce qui bou­le­verse les pro­grammes, ce qui ren­verse les plans les mieux éta­blis ; elle est la matière brute, rebelle à l’intelligence qu’elle étouffe. Ce qui se pro­duit, le mal qui s’abat sur tous, le pos­sible bien qu’un acte héroïque (de valeur uni­ver­selle) peut faire naître, n’est pas tant dû à l’initiative de quelques uns qui œuvrent, qu’à l’indifférence, l’absentéisme de beau­coup. Ce qui se pro­duit, ne se pro­duit pas tant parce que quelques uns veulent que cela se pro­duisent, mais parce que la masse des hommes abdique devant sa volon­té, laisse faire, laisse s’accumuler les nœuds que seule l’épée pour­ra tran­cher, laisse pro­mul­guer des lois que seule la révolte fera abro­ger, laisse accé­der au pou­voir des hommes que seule une muti­ne­rie pour­ra ren­ver­ser. La fata­li­té qui semble domi­ner l’histoire n’est pas autre chose jus­te­ment que l’apparence illu­soire de cette indif­fé­rence, de cet absen­téisme. Des faits mûrissent dans l’ombre, quelques mains, qu’aucun contrôle ne sur­veille, tissent la toile de la vie col­lec­tive, et la masse ignore, parce qu’elle ne s’en sou­cie pas. Les des­tins d’une époque sont mani­pu­lés selon des visions étri­quées, des buts immé­diats, des ambi­tions et des pas­sions per­son­nelles de petits groupes actifs, et la masse des hommes ignore, parce qu’elle ne s’en sou­cie pas. Mais les faits qui ont mûri débouchent sur quelque chose ; mais la toile tis­sée dans l’ombre arrive à son accom­plis­se­ment : et alors il semble que ce soit la fata­li­té qui emporte tous et tout sur son pas­sage, il semble que l’histoire ne soit rien d’autre qu’un énorme phé­no­mène natu­rel, une érup­tion, un trem­ble­ment de terre dont nous tous serions les vic­times, celui qui l’a vou­lu et celui qui ne l’a pas vou­lu, celui qui savait et celui qui ne le savait pas, qui avait agi et celui qui était indif­fé­rent. Et ce der­nier se met en colère, il vou­drait se sous­traire aux consé­quences, il vou­drait qu’il appa­raisse clai­re­ment qu’il n’a pas vou­lu lui, qu’il n’est pas res­pon­sable. Cer­tains pleur­nichent pitoya­ble­ment, d’autres jurent avec obs­cé­ni­té, mais per­sonne ou presque ne se demande : et si j’avais fait moi aus­si mon devoir, si j’avais essayé de faire valoir ma volon­té, mon conseil, serait-il arri­vé ce qui est arri­vé ? Mais per­sonne ou presque ne se sent cou­pable de son indif­fé­rence, de son scep­ti­cisme, de ne pas avoir don­né ses bras et son acti­vi­té à ces groupes de citoyens qui, pré­ci­sé­ment pour évi­ter un tel mal, com­bat­taient, et se pro­po­saient de pro­cu­rer un tel bien.

    La plu­part d’entre eux, au contraire, devant les faits accom­plis, pré­fèrent par­ler d’idéaux qui s’effondrent, de pro­grammes qui s’écroulent défi­ni­ti­ve­ment et autres plai­san­te­ries du même genre. Ils recom­mencent ain­si à s’absenter de toute res­pon­sa­bi­li­té. Non bien sûr qu’ils ne voient pas clai­re­ment les choses, et qu’ils ne soient pas quel­que­fois capables de pré­sen­ter de très belles solu­tions aux pro­blèmes les plus urgents, y com­pris ceux qui requièrent une vaste pré­pa­ra­tion et du temps. Mais pour être très belles, ces solu­tions demeurent tout aus­si infé­condes, et cette contri­bu­tion à la vie col­lec­tive n’est ani­mée d’aucune lueur morale ; il est le pro­duit d’une curio­si­té intel­lec­tuelle, non d’un sens aigu d’une res­pon­sa­bi­li­té his­to­rique qui veut l’activité de tous dans la vie, qui n’admet aucune forme d’agnosticisme et aucune forme d’indifférence.

    Je hais les indif­fé­rents aus­si parce que leurs pleur­ni­che­ries d’éternels inno­cents me fatiguent. Je demande à cha­cun d’eux de rendre compte de la façon dont il a rem­pli le devoir que la vie lui a don­né et lui donne chaque jour, de ce qu’il a fait et spé­cia­le­ment de ce qu’il n’a pas fait. Et je sens que je peux être inexo­rable, que je n’ai pas à gas­piller ma pitié, que je n’ai pas à par­ta­ger mes larmes. Je suis par­ti­san, je vis, je sens dans les consciences viriles de mon bord battre déjà l’activité de la cité future que mon bord est en train de construire. Et en elle la chaîne sociale ne pèse pas sur quelques uns, en elle chaque chose qui se pro­duit n’est pas due au hasard, à la fata­li­té, mais elle est l’œuvre intel­li­gente des citoyens. Il n’y a en elle per­sonne pour res­ter à la fenêtre à regar­der alors que quelques uns se sacri­fient, dis­pa­raissent dans le sacri­fice ; et celui qui reste à la fenêtre, à guet­ter, veut pro­fi­ter du peu de bien que pro­cure l’activité de peu de gens et passe sa décep­tion en s’en pre­nant à celui qui s’est sacri­fié, à celui qui a dis­pa­ru parce qu’il n’a pas réus­si ce qu’il s’était don­né pour but.

    Je suis en vie, je suis résis­tant. C’est pour­quoi je hais ceux qui ne résistent pas, c’est pour­quoi je hais les indifférents.

    A ce pro­pos, citons éga­le­ment l’historien mili­tant Howard Zinn :

    Que ce soit en tant qu’enseignant ou écri­vain, je n’ai jamais été obsé­dé par “l’objectivité”, qui ne m’a paru ni pos­sible ni dési­rable. J’ai com­pris assez tôt que ce qu’on nous pré­sente comme“l’histoire” ou “l’actualité” a néces­sai­re­ment été sélec­tion­né par­mi une quan­ti­té infi­nie d’informations, et que cette sélec­tion reflète les prio­ri­tés de celui qui l’a réa­li­sée. Ceux qui prêchent la sain­te­té des faits depuis leur pié­des­tal ne font qu’imiter le pédant des Temps dif­fi­ciles de Charles Dickens, le sévère Mr Grad­grind, qui exi­geait que ses élèves lui pré­sentent« des faits, rien que des faits ». Mais j’en suis venu à pen­ser que chaque fait pré­sen­té dis­si­mule un juge­ment, celui qu’il était impor­tant de mettre ce fait-la en avant ce qui implique, par oppo­si­tion, qu’on peut en lais­ser d’autres de côté. Et tout juge­ment de ce genre reflète les croyances, les valeurs de l’historien ou de l’historienne, quelles que soient ses pré­ten­tions à l’objectivité. Ce fut pour moi un grand sou­la­ge­ment d’arriver à la conclu­sion qu’il est impos­sible d’exclure ses juge­ments du récit his­to­rique, car j’avais déjà déci­dé de ne jamais le faire. J’avais gran­di dans la pau­vre­té, vécu une guerre, obser­vé l’ignominie de la haine raciale : je n’allais pas faire sem­blant d’être neutre. Comme je l’ai dit à mes étu­diants en com­men­çant mon cours : « On ne peut pas res­ter neutre dans un train en marche ». En d’autres termes, le monde avance déjà dans cer­taines direc­tions dont beau­coup sont atroces. Des enfants souffrent de la faim. On livre des guerres meur­trières. Res­ter neutre dans une telle situa­tion, c’est col­la­bo­rer. Le mot« col­la­bo­ra­teur » a eu une signi­fi­ca­tion funeste pen­dant l’ère nazie, il devrait conser­ver ce sens. C’est pour­quoi je doute que vous trou­viez dans les pages qui suivent le moindre signe de« neu­tra­li­té ». […]

    Il n’y a pas une seule image vraie d’une situa­tion his­to­rique, pas une seule et unique des­crip­tion objec­tive. Mais par un retour­ne­ment iro­nique, la quête d’une objec­ti­vi­té ima­gi­naire nous a conduits à adop­ter une forme de sub­jec­ti­vi­té par­ti­cu­liè­re­ment régres­sive, celle du pas­sant. Des inté­rêts divers et anta­go­nistes coexistent dans la socié­té ; ce qu’on appelle objec­ti­vi­té n’est que le dégui­se­ment d’un de ces inté­rêts habillé de neu­tra­li­té. Mais dans un monde qui n’est pas neutre, la neu­tra­li­té est fic­tion. Il y a des vic­times, il y a des bour­reaux, et il y a des pas­sants. Dans la dyna­mique de notre ère où les têtes tombent régu­liè­re­ment dans le panier, le « vrai »évo­lue en fonc­tion du sort de notre propre tête et l’objectivité du pas­sant est une invi­ta­tion à res­ter pas­sif pen­dant que tombent les autres têtes. Rap­pe­lons-nous le doc­teur Rieux dans La Peste, de Camus : « Je dis seule­ment qu’il y a sur cette terre des fléaux et des vic­times, et qu’il faut, autant qu’il est pos­sible, refu­ser d’être avec le fléau ». Ne pas agir, c’est s’unir au fléau. […]

    Je pro­pose d’abandonner notre posi­tion habi­tuelle d’observateurs pri­vi­lé­giés. Tant que nous ne serons pas libé­rés de cette atti­tude que nous aimons qua­li­fier d’objec­tive, nous res­te­rons psy­cho­lo­gi­que­ment plus proches, que nous l’admettions ou non, du bour­reau que de la victime.

    Et enfin, Sophie Scholl :

    Les véri­tables dom­mages sont le fait de ces mil­lions qui ne veulent que « sur­vivre ». Ces braves gens qui ne demandent qu’à ce qu’on les laisse tran­quilles. Ceux qui ne veulent pas que leurs petites vies soient déran­gées par quoi que ce soit qui les dépasse. Ceux qui n’ont ni camp ni cause. Ceux qui ne réa­li­se­ront pas l’ampleur de leurs propres forces, par peur de se confron­ter à leurs propres fai­blesses. Ceux qui n’aiment pas faire de vagues ni se faire des enne­mis. Ceux pour qui la liberté, l’honneur, la véri­té, et les prin­cipes ne sont que lit­té­ra­ture. Ceux qui vivent petit, forment de petits couples, et meurent petit. C’est l’approche réduc­tion­niste de la vie : si vous vous faites dis­crets, vous la gar­de­rez sous contrôle. Si vous ne faites pas de bruit, le croque-mitaine ne vous trou­ve­ra pas. Mais c’est une illu­sion, parce qu’ils meurent aus­si, ces gens qui enferment leurs esprits dans de minus­cules bulles afin de se sen­tir pro­té­gés. Pro­té­gés?! Mais de quoi?! La vie tutoie tou­jours la mort ; les routes étroites mènent au même endroit que les larges ave­nues, et une petite bou­gie se consume tout comme une torche enflam­mée. Je choi­sis ma propre façon de brûler.

    « Se laver les mains du conflit entre les puis­sants et les oppri­més, ce n’est pas res­ter neutre, mais prendre par­ti pour les puis­sants » (graf­fi­ti peint par Bank­sy sur un mur de Gaza, la cita­tion est de Pau­lo Freire).

    Source : Le Par­tage, signa­lé par les​-crises​.fr :

    http://​par​tage​-le​.com/​2​0​1​6​/​0​8​/​d​e​-​l​i​n​d​e​c​e​n​c​e​-​d​u​n​e​-​i​l​l​u​s​o​i​r​e​-​n​e​u​t​r​a​l​i​t​e​-​h​o​w​a​r​d​-​z​i​n​n​-​d​e​s​m​o​n​d​-​t​u​t​u​-​b​a​n​k​s​y​-​s​o​p​h​i​e​-​s​c​h​o​l​l​-​e​tc/

    http://​www​.les​-crises​.fr/​j​e​-​n​a​l​l​a​i​s​-​p​a​s​-​f​a​i​r​e​-​s​e​m​b​l​a​n​t​-​d​e​t​r​e​-​n​e​u​t​re/

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    • Eve

      Bon­soir Monsieur !
      M’ex­pli­quer com­ment on fait actuel­le­ment pour ne pas être obli­gée d’a­che­ter un plein de gazole pour me rendre à mes cours , étant domiciliée
      à plus de dix kilo­mètres de la ville ?
      Je trouve qu’é­crire et par­ler , c’est super , pré­ve­nir aus­si , citer encore mieux , mais voyez-vous , il est un peu tard pour çà quand il ne reste que des solu­tions qui mènent aux leurs ! Et si réagir de la sorte appa­rait comme un com­por­te­ment neutre , bin je suis neutre , parce que je n’ai pas d’autres choix , du moins pour l’instant !
      Bien enten­du , je sou­haite comme beau­coup que tout se recrée et se trans­forme , mais en atten­dant , faire avec ce qu’on a et conti­nuer de tendre vers une auto­no­mie com­plète , si possible !
      Je vous sou­haite une bonne rentrée !
      ève

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  6. etienne

    La déso­béis­sance civile n’est pas notre problème.
    Notre pro­blème c’est l’obéissance civile. 

    Notre pro­blème, ce sont les gens qui obéissent aux dik­tats impo­sés par les diri­geants de leurs gou­ver­ne­ments et qui ont donc sou­te­nu des guerres. Des mil­lions de per­sonnes ont été tuées à cause de cette obéissance. 

    Notre pro­blème, c’est l’obéissance des gens quand la pau­vre­té, la famine, la stu­pi­di­té, la guerre et la cruau­té ravagent le monde. 

    Notre pro­blème, c’est que les gens soient obéis­sants alors que les pri­sons sont pleines de petits voleurs et que les plus grands ban­dits sont à la tête du pays. 

    C’est ça notre problème.

    Howard Zinn.

    https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​p​r​e​c​i​e​u​s​e​s​_​p​e​p​i​t​e​s​.​pdf

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    • Eve

      Bon­jour !
      Je ne peux pas tout dire sur le net , mais vous seriez éton­né de voir com­ment je sais bien déso­béir et j’aime beaucoup !
      Bonne semaine
      ève

      Réponse
  7. etienne

    [Vei­nards de parisiens]
    (je trouve ces deux cher­cheurs passionnants)

    Rencontre entre Bernard Friot et Michel Bauwens
    Entre Peer to peer et salaire à vie,
    « Quelles convergences possibles pour un nouveau paradigme économique ? »

    lun­di 26 sep­tembre 2016 à 19h30, Lieu : Paris 20e, Bar-res­tau­rant « Le lieu dit », 6 rue Sor­bier, Métro Ménil­mon­tant ou Gambetta

    « De la réap­pro­pria­tion de nos com­muns comme la caisse de sécu­ri­té sociale à l’au­to­ges­tion de caisses de salaires et d’in­ves­tis­se­ment par ter­ri­toire en pas­sant par la redé­fi­ni­tion du tra­vail au sein des col­lec­tifs de pro­duc­tion et l’ab­sence de pro­prié­té lucra­tive qu’elle soit intel­lec­tuelle ou maté­rielle, des ponts existent entre ces 2 mondes que sont le peer to peer et le salaire à vie, et qui s’a­dressent sou­vent à des classes sociales différentes.

    Quand 2 éco­sys­tèmes révo­lu­tion­naires éma­nant de para­digmes de l’u­to­pie concrète se ren­contrent : quel champs des pos­sibles ? La révo­lu­tion numé­rique et les muta­tions qu’elle engendre notam­ment en terme de modèle de pro­duc­tion et nou­veau tra­vailleur, est-elle com­pa­tible avec le salaire à vie ?

    Ce sont toutes ces ques­tions que nous vou­lons abor­der lors de cette rencontre.

    Nous nous appuie­rons pour cette séquence – qui ce veut libre et ouverte – plus par­ti­cu­liè­re­ment sur 2 de leurs ouvrages res­pec­tifs : éman­ci­per le tra­vail et sau­vez le monde vers une éco­no­mie post-capi­ta­liste avec le peer-to-peer. »

    Lien : https://​paris​.demos​phere​.eu/​r​v​/​4​9​526
    Source : https://​www​.face​book​.com/​e​v​e​n​t​s​/​1​2​7​5​3​8​4​4​6​9​161

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