La prophétie de Fakir en 2012 : les politiciens feront ce que les riches (les dieux cruels « marchés financiers ») leur diront de faire, grâce au fléau de la prétendue « union européenne » : « les nécessaire réformes », c’est-à-dire la destruction de toutes les protections sociales

5/06/2016 | 46 commentaires

Ça, c’est du bon bou­lot. Bien mon­trer – et démon­trer – que les pires régres­sions sociales – récentes, pré­sentes et à venir – sont DUES (ren­dues pos­sibles et même ren­dues obli­ga­toires ! ) par notre « appar­te­nance » (c’est le bon mot) à la pré­ten­due « union euro­péenne » (outil des 1 % atlan­tistes pour asser­vir les 99 % euro­péens), ce tra­vail-là, c’est du bon bou­lot de vrais jour­na­listes – « sen­ti­nelles du peuple » comme on appe­lait les jour­na­listes en 1789, à l’é­poque de Marat (vision­naire dévoué au bien com­mun, lui aussi).

Mer­ci Fakir.

Les poli­ti­ciens sont des gre­dins, adver­saires du bien comun. Il faut d’ur­gence sor­tir de leurs pièges démo­phobes, il faut sor­tir de l’eu­ro, de l’UE, de l’O­TAN, de l’OMC, du FMI…

Mais la solu­tion ne vien­dra pas des « élus », qui sont le pro­blème : il nous faut une consti­tu­tion digne de ce nom, et il fau­dra bien apprendre à l’é­crire (et ensuite la pro­té­ger) nous-mêmes.

Allez, au bou­lot ! 🙂 Mul­ti­pliez donc vos mini-ate­liers, tous les jours…
Et faites passer.

Bon cou­rage à tous – et mer­ci pour vos chouettes mes­sages, tous les jours 🙂

Étienne.
_____________

PS : Ne ratez pas (et faites connaître autour de vous, ceci est essen­tiel) la grande enquête de Fakir sur le piège unio­neu­ro­péen, et le for­mi­dable petit bou­quin – explo­sif – de Fran­çois Ruf­fin :  » Faut-il faire sau­ter Bruxelles ? » :

http://​www​.fakir​presse​.info/​+​-​F​a​u​t​-​i​l​-​f​a​i​r​e​-​s​a​u​t​e​r​-​B​r​u​x​e​l​l​es-+

Rap­pel :https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​5​/​1​3​/​f​a​u​t​-​i​l​-​f​a​i​r​e​-​s​a​u​t​e​r​-​b​r​u​x​e​l​l​e​s​-​f​r​a​n​c​o​i​s​-​r​u​f​f​i​n​-​f​a​k​ir/

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​4​2​3​6​1​9​6​4​5​7​317

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46 Commentaires

  1. etienne

    L’a­veu de l’u­su­rier en chef :

    Réponse
    • Comte des Tuiles

      Ima­gi­nez un peu celui qui, à cette époque, pou­vait ain­si jouer et se lâcher… il en est de même aujourd’­hui pour tous ceux qui ont cette volon­té et cette néces­si­té de sor­tir dans la rue et s’op­po­ser à l’an­cien système_vibrer d’une force toute nou­velle et syner­gé­tique à l’envie… ^^

      Réponse
  2. joss
  3. Merome

    Juste un petit mes­sage de sou­tien à Etienne qui doit en avoir bien besoin, après 10 ans de tra­vail achar­né à essayer de nous réveiller politiquement.
    Bien que d’un natu­rel dis­cret et intro­ver­ti, je suis deve­nu confé­ren­cier-chan­teur à mes heures per­dues, et je m’é­tonne moi-même à être main­te­nant capable de tenir un débat et sou­te­nir une idée en public. Etienne le disait pour­tant dès ses pre­mières confé­rences : au début on se dit qu’on ne va pas y arri­ver, on n’a pas les argu­ments, on n’est pas bon, mais très rapi­de­ment, on devient com­pé­tent, on apprend, et à notre tour, on devient col­por­teur d’idées.

    Je pense que l’ur­gence aujourd’­hui est de faire prendre conscience mas­si­ve­ment, je vois autour de moi des tas de gens qui arrivent fina­le­ment à l’os de la Consti­tu­tion en par­tant de domaines bien dif­fé­rents (per­ma­cul­ture, inéga­li­tés sociales, anti-nucléaire…). Il faut juste qu’on soit de plus en plus nom­breux à ini­tier les prises de consciences. Choi­sir un domaine qu’on mai­trise à peu près, peau­fi­ner sa démons­tra­tion, et le reste vien­dra tout seul en son temps.
    Que cha­cun prenne sa plume, sa gui­tare, sa voix, sa bêche ou l’ou­til avec lequel il est le plus à l’aise, et com­mence quelque chose. N’im­porte quoi. Je l’ai fait alors que je n’a­vais aucune pré­dis­po­si­tion. Tout le monde peut le faire.

    http://​pri​se​de​con​fiance​.fr
    https://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​4​7​2​i​z​p​_​p​r​i​s​e​-​d​e​-​c​o​n​f​i​a​n​c​e​-​p​a​r​t​i​e​-​1​_​m​u​sic


    Prise de confiance par­tie 1 par Merome

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  4. Pauline

    Bon­jour à tous,
    Je suis tout à fait convain­cue par l’ar­gu­men­taire de la « cause des causes ». Néan­moins récem­ment, une nou­velle cause m’est appa­rue presque plus essen­tielle, grâce à de nom­breuses lec­tures et vidéos (dont Thier­ry Casas­no­vas), et une expé­ri­men­ta­tion per­son­nelle. La san­té. Je pense que des citoyens véri­ta­ble­ment en bonne san­té seraient natu­rel­le­ment plus actifs, plus altruistes, avec un sens des prio­ri­tés renou­ve­lé. Sans doute que la consti­tu­tion peut contro­ler le com­por­te­ment des gens, mais selon moi une prise de conscience sur la san­té peut se faire dès main­te­nant, favo­ri­ser l’in­dé­pen­dance des gens face au sys­tème actuel, amé­lio­rer les rap­ports sociaux et favo­ri­ser à terme l’ar­ri­vée d’une nou­velle consti­tu­tion. Or, le com­bat pour des causes exté­rieures ne nous invite pas tou­jours à nous prendre nous-mêmes en main. Prendre soin de sa san­té, par son ali­men­ta­tion en pre­mier lieu, c’est une porte ouverte sur un nou­veau rap­port aux autres et au sys­tème. C’est peut-être plus facile à adop­ter en pre­mier lieu que l’é­cri­ture de la consti­tu­tion (par­don !) car cela offre des béné­fices indi­vi­duels immé­diats. Cela per­met enfin d’ou­vrir les yeux sur l’ar­naque du sys­tème d’  »ali­men­ta­tion » et de « san­té » (encore des mots trom­peurs) actuel, qui est une bonne porte d’en­trée pour décou­vrir l’ar­naque du sys­tème politique.

    Réponse
  5. joss

    Pour Macron :
    « Les sala­riés doivent pou­voir tra­vailler plus, sans être payés plus »…Mais pour quoi faire ? Pour pou­voir sur­en­grais­ser d’autres jus­qu’à l’overdose ?
    http://​www​.topi​to​.com/​t​o​p​-​p​i​r​e​s​-​d​e​c​l​a​r​a​t​i​o​n​s​-​e​m​m​a​n​u​e​l​-​m​a​c​r​o​n​-​l​e​-​v​r​a​i​-​v​i​s​a​g​e​-​d​e​-​l​a​-​g​a​u​che

    Réponse
  6. Louglou

    Sans rap­port direct avec le post, mais je suis obli­gé de l’é­crire tant je trouve ça génial !

    ELON MUSK défend… LA DEMOCRATIE DIRECTE !

    Elon Musk quoi !

    Pause, stop, on arrete tout !

    https://​fr​.express​.live/​2​0​1​6​/​0​6​/​0​6​/​e​l​o​n​-​m​u​s​k​-​l​a​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​d​i​r​e​c​t​e​-​e​s​t​-​m​o​i​n​s​-​v​u​l​n​e​r​a​b​l​e​-​a​-​l​a​-​c​o​r​r​u​p​t​i​on/

    et

    http://​www​.nume​ra​ma​.com/​s​c​i​e​n​c​e​s​/​1​7​4​2​6​2​-​i​a​-​d​e​s​p​o​t​i​q​u​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​d​i​r​e​c​t​e​-​s​u​r​-​m​a​r​s​-​c​y​b​o​r​g​s​-​l​e​s​-​c​r​a​i​n​t​e​s​-​e​t​-​e​s​p​o​i​r​s​-​d​e​l​o​n​-​m​u​s​k​.​h​tml

    Déjà qu’il crai­gnait une 3ème guerre mon­diale http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/elon-musk-une-troisieme-guerre-mondiale-interromprait-la-conquete-de-mars-16–12-2015–2003073_47.php , qu’il pre­nait posi­tion pour inter­dire les robots tueurs http://​www​.scien​ce​se​ta​ve​nir​.fr/​h​i​g​h​-​t​e​c​h​/​2​0​1​5​0​7​2​8​.​O​B​S​3​2​8​3​/​e​l​o​n​-​m​u​s​k​-​s​t​e​p​h​e​n​-​h​a​w​k​i​n​g​-​o​u​-​s​t​e​v​e​-​w​o​z​n​i​a​k​-​d​i​s​e​n​t​-​n​o​n​-​a​u​x​-​r​o​b​o​t​s​-​t​u​e​u​r​s​.​h​tml , et pre­nait posi­tion pour une reflexion pro­fonde sur les dan­gers de l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle http://​www​.mel​ty​dis​co​ve​ry​.fr/​s​t​e​p​h​e​n​-​h​a​w​k​i​n​g​-​e​t​-​e​l​o​n​-​m​u​s​k​-​s​i​g​n​e​n​t​-​l​e​t​t​r​e​-​o​u​v​e​r​t​e​-​s​u​r​-​l​-​i​n​t​e​l​l​i​g​e​n​c​e​-​a​r​t​i​f​i​c​i​e​l​l​e​-​a​4​3​5​0​7​0​.​h​tml , les posi­tion­ne­ments posi­tifs et brillants de cet homme ne cessent de m’étonner !

    Etant don­né qu’il vient de défendre la démo­cra­tie directe, la ques­tion que je me pose c’est : « Quand est ce qu’E­lon Musk va se faire atta­quer par les anti­fa et trai­ter de fas­ciste et de nazi ? »

    C’est excep­tion­nel qu’un type de cette enver­gure défende la démo­cra­tie directe, à mon avis ça mérite un post et un « Hip hip hip hourra ! » 😀

    Bonne jour­née à vous et mer­ci encore Mr Chouard ! 🙂

    Réponse
  7. joss
  8. BA

    De 2004 à 2016, com­ment les peuples ont-ils évo­lué concer­nant l’U­nion européenne ?

    Réponse :

    Dans tous les pays euro­péens, les per­sonnes favo­rables à l’U­nion euro­péenne sont de moins en moins nombreuses !

    Ce que montre le gra­phique ci-des­sous, c’est la mort iné­luc­table de l’U­nion européenne.

    Entre les peuples et l’U­nion euro­péenne, le divorce est consommé.

    En 2004, en France, 69 % des per­sonnes inter­ro­gées avaient une opi­nion favo­rable de l’U­nion euro­péenne. En 2016, ils ne sont plus que 38 % !

    En 2004, en Alle­magne, 58 % avaient une opi­nion favo­rable de l’U­nion euro­péenne. En 2016, ils ne sont plus que 50 %.

    En 2004, au Royaume-Uni, 54 % avaient une opi­nion favo­rable de l’U­nion euro­péenne. En 2016, ils ne sont plus que 44 %.

    En Ita­lie, les opi­nions favo­rables à l’U­nion euro­péenne sont pas­sées de 78 % à 58 %.

    En Espagne, les opi­nions favo­rables à l’U­nion euro­péenne sont pas­sées de 80 % à 47 %.

    En Pologne, les opi­nions favo­rables à l’U­nion euro­péenne sont pas­sées de 83 % à 72 %.

    En Grèce, les opi­nions favo­rables à l’U­nion euro­péenne sont pas­sées de 37 % à 27 %.

    http://​www​.pew​glo​bal​.org/​f​i​l​e​s​/​2​0​1​6​/​0​6​/​P​M​_​2​0​1​6​.​0​6​.​0​7​_​b​r​e​x​i​t​-​0​0​.​png

    Réponse
  9. BA

    Les dix traîtres.

    Qui sont les dix par­ti­ci­pants fran­çais à la réunion du Groupe Bil­der­berg 2016 ?

    Réponse :

    Hen­ri de Cas­tries, patron des assu­rances AXA
    Patri­cia Bar­bi­zet, patronne de l’en­tre­prise Arté­mis, pré­si­dente du conseil de sur­veillance de Christie’s
    Nico­las Bave­rez, édi­to­ria­liste de l’heb­do­ma­daire LE POINT, asso­cié chez Gib­son, Dunn & Crutcher
    Oli­vier Blan­chard, ancien éco­no­miste du FMI, Peter­son Institute
    Emma­nuelle Char­pen­tier, direc­trice du Max Planck Ins­ti­tute for Infec­tion Biology
    Laurent Fabius, ancien pre­mier ministre, pré­sident du Conseil Constitutionnel
    Etienne Ger­nelle, direc­teur de l’heb­do­ma­daire LE POINT
    Syl­vie Gou­lard, membre du par­ti UDI, dépu­tée européenne
    Chris­tine Lagarde, ancienne ministre de Nico­las Sar­ko­zy, direc­trice du FMI
    Edouard Phi­lippe, dépu­té Les Répu­bli­cains (LR), maire du Havre 

    http://​www​.bil​der​berg​mee​tings​.org/​p​a​r​t​i​c​i​p​a​n​t​s​.​h​tml

    Une cita­tion très importante :

    « Je pense que vous pour­riez dire, décla­ra un jour le diplo­mate amé­ri­cain George McGhee, que le trai­té de Rome, qui a créé le Mar­ché com­mun, a été mûri pen­dant ces réunions de Bil­der­berg et aidé par le flot de nos discussions. »

    Source :
    « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de Fran­çois Denord et Antoine Schwartz, édi­tion Rai­sons d’agir, page 40.

    Réponse
  10. zedav

    A l’ap­proche des élec­tions, les déma­gogues prêts à tout pro­mettre sont de sortie :
    “Est-ce que les citoyens peuvent être tirés au sort dans les ins­ti­tu­tions natio­nales pour opé­rer un contrôle (…) je l’ai expé­ri­men­té en Saône-et-Loire, ça a fonc­tion­né.” C’est ce que pro­pose l’an­cien ministre de l’E­co­no­mie Arnaud Mon­te­bourg, invi­té mer­cre­di 8 juin de France Inter. Il faut, selon le socia­liste, “des idées nou­velles, des alter­na­tives. C’est ce à quoi j’ai déci­dé de me consacrer.”

    Des dépu­tés qui peuvent des­ti­tuer un ministre

    L’an­cien ministre a ain­si pré­sen­té des pro­po­si­tions pour moder­ni­ser la démo­cra­tie. Il pro­pose de rem­pla­cer les séna­teurs par des citoyens tirés au sort “qui n’exer­ce­ront pas des fonc­tions légis­la­tives parce qu’ils n’ont pas de repré­sen­ta­ti­vi­té, mais des fonc­tions de contrôle de l’argent public, des enga­ge­ments du gou­ver­ne­ment, du bon fonc­tion­ne­ment du ser­vice public.”

    Arnaud Mon­te­bourg pro­pose éga­le­ment d’in­tro­duire la pos­si­bi­li­té pour les dépu­tés de des­ti­tuer un ministre, sans pour autant faire chu­ter l’en­semble du gou­ver­ne­ment. “Cela ne remet pas en cause la sta­bi­li­té du sys­tème mais cela per­met des contre-pou­voirs”, dit-il.

    Réponse
    • joss

      « qui n’exerceront pas des fonc­tions légis­la­tives parce qu’ils n’ont pas de repré­sen­ta­ti­vi­té… » D’où il sort cela ? c’est jus­te­ment un gros avan­tage du tirage au sort, c’est la repré­sen­ta­ti­vi­té. Et ça pré­tend être un pro­fes­sion­nel de la politique…

      Réponse
  11. Gaudefroy

    Encore une cita­tion pro­phé­tique de ce sacré bon­homme qu’é­tait De Gaulle :

    « Au Salon doré, après le Conseil, j’es­saie de pro­vo­quer un peu le Général :

    - Tout de même, l’é­co­no­mie de mar­ché, on n’a jamais rien trou­vé de meilleur.

    - Le mar­ché, Pey­re­fitte, il a du bon. Il oblige les gens à se dégour­dir, il donne une prime aux meilleurs, il encou­rage à dépas­ser les autres et à se dépas­ser soi-même. Mais, en même temps, il fabrique des injus­tices, il ins­talle des mono­poles, il favo­rise les tri­cheurs. Alors, ne soyez pas aveugle en face du mar­ché. Il ne faut pas s’i­ma­gi­ner qu’il régle­ra tout seul tous les pro­blèmes. Le mar­ché n’est pas au-des­sus de la nation et de l’É­tat. C’est la nation, c’est l’É­tat qui doivent sur­plom­ber le mar­ché. Si le mar­ché régnait en maître, ce sont les Amé­ri­cains qui régne­raient en maîtres sur lui ; ce sont les mul­ti­na­tio­nales, qui ne sont pas plus mul­ti­na­tio­nales que l’O­TAN. Tout ça n’est qu’un simple camou­flage de l’hé­gé­mo­nie amé­ri­caine. Si nous sui­vions le mar­ché les yeux fer­més, nous nous ferions colo­ni­ser par les Amé­ri­cains. Nous n’exis­te­rions plus, nous Européens. »

    C’é­tait De Gaulle, Décembre 1962

    Réponse
  12. etienne

    [remar­quable] Serge Hali­mi devant l’in­ter­syn­di­cale du Havre

    Réponse
  13. etienne

    [Enne­mis du peuple] L’Europe a renon­cé à régu­ler le tra­ding haute fréquence

    Par Benoît Lal­le­mand
    res­pon­sable du déve­lop­pe­ment stra­té­gique chez Finance Watch

    L’histoire

    La Com­mis­sion euro­péenne a publié le 25 avril son pro­jet de règle­ment délé­gué com­plé­tant la direc­tive 201465 sur les Mar­chés d’instrument finan­ciers (MIF 2). La direc­tive elle-même avait mis la barre très bas en ce qui concerne la régu­la­tion du tra­ding haute fré­quence (HFT). Le règle­ment y ajoute une défi­ni­tion du HFT tel­le­ment large qu’elle inter­dit pour (très) long­temps toute régu­la­tion plus ambi­tieuse de ces pra­tiques. Une belle réus­site, en deux temps donc, pour les lob­bys du HFT et des banques d’investissement.

    Pour­quoi un tel silence face à ce texte ? Le sujet reste très tech­nique pour beau­coup d’observateurs non avi­sés, notam­ment les élus ame­nés à se pro­non­cer, qui ont aus­si d’autres prio­ri­tés. Les tra­ders tra­di­tion­nels, « lents », qui seront désor­mais consi­dé­rés comme HFT, ne sont pas impac­tés par des mesures mini­ma­listes qui sont déjà leurs pratiques. 

    Les inté­res­sés, quant à eux, se gardent bien de para­der, tan­dis que se ferme un lourd cou­vercle sur un débat qui aura sou­vent été trop popu­laire à leur goût. Seul reste le bruit feu­tré des portes tour­nantes : le res­pon­sable du HFT pour le super­vi­seur des Pays-Bas (ber­ceau his­to­rique de la pra­tique), en pre­mière ligne des négo­cia­tions sur les textes tech­niques donc, est nom­mé secré­taire géné­ral du prin­ci­pal lob­by HFT.

    Le texte

    Pre­miè­re­ment, donc, on a vidé la régle­men­ta­tion MIF 2 de sa sub­stance. Le texte de la direc­tive se borne à la pers­pec­tive pru­den­tielle : exit la ques­tion de l’utilité du HFT. On pou­vait tout à fait se pas­ser de défi­nir le HFT en modi­fiant les règles du jeu du tra­ding (la micro­struc­ture des mar­chés) afin d’empêcher tout com­por­te­ment para­site ou mal­veillant : en ren­for­çant les obli­ga­tions de tenue de mar­ché, en impo­sant un prix (même très faible) à toute modi­fi­ca­tion ou annu­la­tion d’ordres (ce qui casse le modèle éco­no­mique des stra­té­gies d’abus de mar­ché), en réfor­mant sérieu­se­ment le régime des « pas de cota­tion » (« tick size ») des plates-formes de marché.

    Deuxiè­me­ment, les lob­bys sont par­ve­nus à obte­nir une défi­ni­tion très large, qui consi­dère comme HFT plus de 90% des inter­mé­diaires finan­ciers ! Trois cri­tères ont été rete­nus pour cela. Les deux pre­miers étaient déjà pré­vus par la direc­tive adop­tée le 15 mai 2014 : une proxi­mi­té phy­sique avec les plates-formes afin de mini­mi­ser les latences ; et une exé­cu­tion des ordres sans inter­ven­tion humaine mais via l’usage d’algorithmes.

    Le règle­ment délé­gué est venu figer le cri­tère quan­ti­ta­tif, ou débit consi­dé­ré comme « éle­vé » à par­tir de la trans­mis­sion d’au moins 2 messages/seconde sur un ins­tru­ment don­né ou d’au moins 4 messages/seconde sur une plate-forme don­née. Alors qu’experts et uni­ver­si­taires s’accordent sur le fait qu’on entre dans le HFT à par­tir de 1.000 messages/seconde !

    Les grandes banques fran­çaises, en par­ti­cu­lier, n’ont pas oublié que le HFT a été poin­té du doigt par le légis­la­teur lors de la négo­cia­tion de la loi ban­caire et de la TTF natio­nales. Or main­te­nant que tout le monde est HFT, il sera impos­sible de légi­fé­rer sur le vrai HFT : ces mesures s’appliqueraient à la grande majo­ri­té des acteurs sur le mar­ché et péna­li­se­raient donc les acteurs traditionnels.

    Désor­mais, c’est au Par­le­ment euro­péen d’adopter ou de reje­ter le règle­ment délé­gué dans son ensemble, c’est-à-dire sans pou­voir reje­ter seule­ment tel ou tel article comme celui sur le HFT…

    L’enjeu : inves­tir, et non pas spé­cu­ler. Les opé­ra­teurs HFT ont réus­si à pro­pa­ger l’idée selon laquelle ils sont appor­teurs de liqui­di­té. Mais ils oublient de pré­ci­ser qu’ils n’apportent de la liqui­di­té que sur les titres déjà par­mi les plus liquides ! Ceci peut lais­ser per­sis­ter un doute, chez les déci­deurs poli­tiques, sur le besoin de limi­ter cette pratique.

    L’ambition de la MIF ori­gi­nale – ré-inven­tée aujourd’hui par l’Union des Mar­chés de Capi­taux – était de faci­li­ter l’accès des petites et moyennes entre­prises (PME) à un mar­ché euro­péen des capi­taux comme com­plé­ment au cré­dit ban­caire. Or, en met­tant les bourses en concur­rence, on a frag­men­té la liqui­di­té plu­tôt que de la cen­tra­li­ser et, sur­tout, on a per­mis l’explosion d’une ultra-liqui­di­té spé­cu­la­tive tota­le­ment décon­nec­tée de l’économie réelle au détri­ment d’une liqui­di­té patiente, locale, utile. 

    Les textes de loi qu’on conti­nue de nous ser­vir sont ain­si à rebours de la rhé­to­rique poli­tique qui les soutient.

    Benoît Lal­le­mand

    http://​com​mu​nautes​.age​fi​.fr/​s​t​a​t​u​s​/​9​998

    Réponse
  14. etienne
  15. etienne

    #néo­fas­cisme presque à maturité

    Grèce : la BCE, bras armé des créanciers
    par Roma­ric Godin (La Tribune) : 


    Euclide Tsa­ka­lo­tos, ministre des Finances grec, n’a pas réus­si à déci­der la BCE à aider son pays. (Cré­dits : Reuters)

    En refu­sant de réta­blir la déro­ga­tion sur le refi­nan­ce­ment des banques grecques, la BCE a, ce jeu­di, sanc­tion­né une nou­velle volon­té de résis­tance du gou­ver­ne­ment grec. Une déci­sion logique au regard de l’attitude de la BCE depuis le début de la crise hellénique.

    Rien n’aura déci­dé­ment été épar­gné à Alexis Tsi­pras. Ce jeu­di 2 juin 2016, la BCE a refu­sé de réta­blir la déro­ga­tion levée le 4 février 2015 per­met­tant aux banques grecques d’utiliser les bons d’Etat hel­lé­niques comme col­la­té­ral pour se refi­nan­cer auprès de la banque cen­trale. Pour­tant, mer­cre­di soir, le gou­ver­ne­ment grec avait sou­mis en urgence à la Vou­li, le par­le­ment, un ensemble de textes pour mettre en place les der­nières condi­tions récla­mées par les créan­ciers. Mais Mario Dra­ghi n’a pas été convain­cu : il a deman­dé à voir la « mise en œuvre des mesures pré­li­mi­naires du nou­vel accord » avant de réta­blir cette dérogation.

    Il fau­dra donc encore attendre une déci­sion du direc­toire du Méca­nisme euro­péen de sta­bi­li­té (MES) avant d’agir. Or, les pro­chaines réunions du conseil des gou­ver­neurs (pour la poli­tique non moné­taire) de la BCE sont pré­vues les 22 juin et 6 juillet. A moins que la BCE ne pré­fère attendre la pro­chaine réunion de poli­tique moné­taire, pré­vue le 21 juillet. Les banques grecques pour­raient donc encore devoir attendre un mois et demi.

    L’importance de la dérogation

    Or, cette déro­ga­tion est impor­tante pour elles. Actuel­le­ment et depuis février 2015, les banques grecques se refi­nancent prin­ci­pa­le­ment, à hau­teur de 9,3 mil­liards d’euros par l’aide à la liqui­di­té d’urgence, le fameux pro­gramme ELA. Cette aide, théo­ri­que­ment pro­vi­soire et excep­tion­nelle, coûte 1,5 point d’intérêt en plus que le refi­nan­ce­ment nor­mal de la BCE qui est actuel­le­ment gra­tuit. Pour les banques grecques, la déro­ga­tion per­met­trait de se refi­nan­cer gra­tui­te­ment à hau­teur de 5,1 mil­liards d’euros, selon le site Macro­po­lis, ce qui per­met­trait, par contre­coup, d’améliorer leurs résul­tats et de bais­ser leurs taux pro­po­sés à l’économie grecque. Sur­tout, Alexis Tsi­pras espère que ce retour de la déro­ga­tion per­met­tra d’envoyer un signal posi­tif à des agents éco­no­miques qui en ont bien besoin. Il pour­rait être per­çu comme la pre­mière étape vers une autre déro­ga­tion per­met­tant d’inclure la dette grecque le pro­gramme de rachat de la BCE.

    Pour­quoi la BCE a refusé

    La BCE a jus­ti­fié son refus par le besoin de « voir ». Mais le réta­blis­se­ment de cette déro­ga­tion sem­blait acquis en début de semaine. Seule­ment, entre­temps, le gou­ver­ne­ment grec a vou­lu mon­trer, comme à son habi­tude, des signes de résis­tance. Le ministre des Finances, Euclide Tsa­ka­lo­tos, avait pré­ve­nu que « toutes les mesures ne pour­raient pas être mises en œuvre ». Cette résis­tance a un usage interne à la Grèce : elle est la mise en scène de l’utilité du gou­ver­ne­ment face aux créan­ciers, alors que la réac­tion à l’accord du 25 mai a été très néga­tive en Grèce. Pour faire com­prendre au gou­ver­ne­ment grec qu’il n’avait guère son mot à dire, les créan­ciers ont donc une nou­velle fois uti­li­sé la BCE en repor­tant la levée de la dérogation.

    Panique à Athènes

    Le gou­ver­ne­ment grec a alors clai­re­ment pani­qué mer­cre­di en dépo­sant en hâte des mesures com­plé­men­taires. Euclide Tsa­ka­lo­tos a tout fait pour obte­nir ce vote en pré­ci­sant que « ceux qui avaient voté la der­nière loi n’ont aucune rai­son de ne pas voter ces mesures. » Au pro­gramme, on trouve le pro­gramme des pri­va­ti­sa­tions et la sup­pres­sion de la retraite com­plé­men­taire pour les plus fra­giles, l’EKAS, entre autres. Mais cette manœuvre déses­pé­rée des­ti­née à convaincre au der­nier moment la BCE aura été inutile. La Grèce va devoir encore attendre. Une fois de plus, il aura été prou­vé que l’autonomie du gou­ver­ne­ment grec n’existe pas. Le gou­ver­ne­ment grec va donc devoir encore cour­ber l’échine et oublier ses vel­léi­tés de résis­tance, comme le prouve la volte-face d’Euclide Tsa­ka­lo­tos. Une fois les mesures com­plé­men­taires votées, on attend le ver­se­ment de la nou­velle tranche de « l’aide » le 13 juin. La BCE déci­de­ra donc ensuite.

    La BCE, bras armé des créan­ciers de la Grèce

    La BCE, de son côté, confirme qu’elle n’hésite pas à être le bras armé des créan­ciers. Le 4 février 2015, la déro­ga­tion avait été levée sur la convic­tion de la BCE que la Grèce ne vou­lait plus suivre le pro­gramme de la troï­ka. Cette déci­sion était hau­te­ment contes­table. Certes, l’usage des bons d’Etat n’est per­mis que lorsque ces États sont notés en caté­go­ries d’investissement par les agences de nota­tion recon­nues par la BCE. Lorsqu’un pays est « sous pro­gramme », la BCE accorde une déro­ga­tion en consi­dé­rant que le pays est sur le che­min du retour à une meilleure notation.

    Mais le 4 février 2015, la Grèce n’était pas hors du pro­gramme. Le gou­ver­ne­ment grec avait indi­qué vou­loir rené­go­cier les termes du pro­gramme, mais ce der­nier a été renou­ve­lé le 20 février jusqu’au 30 juin 2015. La sup­pres­sion de la déro­ga­tion était une déci­sion poli­tique qui visait à pro­vo­quer une panique ban­caire et à faire plier le gou­ver­ne­ment grec. La BCE jouait donc clai­re­ment dans le camp des créan­ciers en fai­sant dépendre le sys­tème ban­caire grec de l’ELA, fil fra­gile et remis en ques­tion chaque semaine. Après l’annonce du réfé­ren­dum le 29 juin, le gel de l’ELA a pro­vo­qué la fer­me­ture des banques et le menace expli­cite de la BCE d’exclure la Grèce de la zone euro. In fine, c’est bien cette action qui a fait céder Alexis Tsipras.

    Main­te­nir le « nœud coulant »

    Après la déci­sion de ce der­nier le 13 juillet 2015 d’accepter les condi­tions des créan­ciers et la signa­ture d’un troi­sième mémo­ran­dum en août, la BCE a déci­dé d’attendre pour réta­blir cette déro­ga­tion, ce qui repous­sait encore davan­tage l’inclusion de la Grèce dans le pro­gramme de rachat de titres. C’était évi­dem­ment s’appuyer sur une méfiance entre­te­nue par l’Eurogroupe pour faire accep­ter tou­jours plus de mesures au gou­ver­ne­ment grec. La BCE, en ne bou­geant pas, main­te­nait le « nœud cou­lant » en place depuis le 4 février 2015. Cette stra­té­gie d’appui aux créan­ciers de la BCE vient d’être confir­mée ce jeu­di 2 juin par Mario Draghi.

    Atti­tude contestable

    L’attitude de l’institution de Franc­fort demeure cepen­dant pro­blé­ma­tique. Au niveau de la zone euro, la BCE tente avec rai­son de dyna­mi­ser la crois­sance et de lut­ter contre la défla­tion. Or, la Grèce est un pays en réces­sion et en défla­tion. L’exclure du QE et pla­cer des condi­tions de poli­tiques défla­tion­nistes à l’accès des banques au taux nor­mal de refi­nan­ce­ment n’a éco­no­mi­que­ment aucun sens. C’est donc que la rai­son de ce com­por­te­ment n’est pas éco­no­mique, mais poli­tique et qu’une telle atti­tude serait impen­sable avec un pays d’une plus grande taille de la zone euro. La BCE sanc­tionne donc, sous cou­vert d’un res­pect pré­ten­du des règles, la Grèce pour l’exemple et éta­blit, elle, si fière d’être la seule ins­ti­tu­tion « fédé­rale » de la zone euro, un « deux poids, deux mesures » qui pose pro­blème en terme d’égalité des États membres de l’Union monétaire.

    Source : La Tri­bune, Roma­ric Godin, 02-06-2016

    http://​www​.les​-crises​.fr/​g​r​e​c​e​-​l​a​-​b​c​e​-​b​r​a​s​-​a​r​m​e​-​d​e​s​-​c​r​e​a​n​c​i​e​r​s​-​p​a​r​-​r​o​m​a​r​i​c​-​g​o​d​in/

    Réponse
    • joss

      Ils sont en train de vendre le pays pièce par pièce pour pou­voir uti­li­ser la mon­naie des puis­sants du coin càd « l’eu­ro ». Il n’y a pas de limite à ce petit jeu, sauf les limites ter­ri­to­riales. C’est quant même incroyable que cela puisse se pas­ser sous les yeux, au nez et à la barbe de la popu­la­tion ! Rien ne les arrête (les puis­sants) et rien ne les alerte (les sans dents) !

      Réponse
  16. etienne
  17. etienne
  18. etienne

    Les ins­ti­tu­tions euro­péennes vues par Fré­dé­ric Lordon :

    Réponse
  19. etienne

    Un autre papier inté­res­sant, sur la gauche fran­çaise et l’UE, tra­duit et signa­lé par Fran­çois Asse­li­neau (UPR),

    === SPÉCIAL BREXIT ===
    UNE ANALYSE INTÉRESSANTE D’UN UNIVERSITAIRE IRLANDAIS CLASSÉ À GAUCHE :
    « LA GAUCHE ET L’EUROPE » 

    Article d’Antho­ny Cough­lan, publié dans le maga­zine Vil­lage Maga­zine, Dublin, sep­tembre 2015 :

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    À pro­pos de l’auteur
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    Antho­ny Cough­lan est un uni­ver­si­taire irlan­dais radi­ca­le­ment oppo­sé à l’intégration euro­péenne. Éco­no­miste, il a été maître de confé­rences émé­rite en poli­tique sociale au Tri­ni­ty Col­lege à Dublin. Il dirige la « Natio­nal Plat­form for EU Research and Infor­ma­tion Centre », un orga­nisme qui pro­duit de la docu­men­ta­tion cri­tique rigou­reuse sur les ques­tions européennes. 

    Fer­me­ment atta­chée à l’indépendance natio­nale et à la démo­cra­tie, la « Natio­nal Plat­form » est, comme l’UPR, membre de la Coor­di­na­tion d’Athènes ( cf. http://​www​.upr​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/​e​u​r​o​p​e​/​l​e​-​c​o​l​l​o​q​u​e​-​d​a​t​h​e​n​e​s​-​s​a​c​h​e​v​e​-​p​a​r​-​l​a​-​c​r​e​a​t​i​o​n​-​d​u​n​e​-​c​o​o​r​d​i​n​a​t​i​o​n​-​d​e​s​-​p​a​r​t​i​s​-​v​o​u​l​a​n​t​-​s​o​r​t​i​r​-​d​e​-​l​u​e​-​e​t​-​d​e​-​l​e​u​r​o​-​p​a​r​-​l​a​r​t​i​c​l​e​-50).

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    Com­men­taires introductifs
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    Alors que la gauche fran­çaise refuse bec et ongles de pro­po­ser de sor­tir de l’UE pour com­men­cer à por­ter remède au désastre sans fin dans lequel s’en­fonce la France, Jean-Luc Mélen­chon s’est fait une spé­cia­li­té, depuis plu­sieurs semaines, d’es­qui­ver toute ques­tion sur sa posi­tion vis-à-vis du Brexit.

    Ce repré­sen­tant de la pré­ten­due « gauche radi­cale » à la fran­çaise, – qui n’est que le clone du Grec Alexis Tsi­pras de Syri­za et de l’Es­pa­gnol Pablo Igle­sias de Pode­mos -, est par­ve­nu à ce que per­sonne ne sache clai­re­ment ce qu’il vote­rait au réfé­ren­dum du 23 juin s’il était Bri­tan­nique. Tout en approu­vant l’exis­tence du réfé­ren­dum et en décla­rant son inté­rêt pour ce qui se pas­se­rait si le Royaume-Uni votait pour la sor­tie de l’UE, il s’est tou­jours gar­dé d’in­di­quer ce qu’il vote­rait… En termes de tech­niques mani­pu­la­toires, c’est du grand art !
    Dans ces condi­tions, la lec­ture de cet article d’An­tho­ny Cough­lan prend un inté­rêt tut par­ti­cu­lier pour nos lec­teurs, tout spé­cia­le­ment pour nos adhé­rents et sym­pa­thi­sants de sen­si­bi­li­té de gauche, qui sont d’ailleurs de plus en plus nom­breux à ral­lier l’UPR.

    Cet article peut être lu dans sa ver­sion ori­gi­nale en anglais sur le site de la « Natio­nal Plat­form » : https://​natio​nal​plat​form​.org/​2​0​1​5​/​0​9​/​1​5​/​t​h​e​-​l​e​f​t​-​e​u​r​o​p​e​-​v​i​l​l​a​g​e​-​m​a​g​a​z​i​ne/

    Il a été repris sur le site de « Cam­pai­gn for an inde­pendent Bri­tain » : http://​cam​pai​gn​fo​ra​nin​de​pen​dent​bri​tain​.org​.uk/​t​h​e​-​l​e​f​t​-​a​n​d​-​e​u​r​o​pe/

    La tra­duc­tion en fran­çais a été effec­tué par le ser­vice de tra­duc­tion de l’U­PR, que je remer­cie au pas­sage en notre nom collectif.

    FA

    20 juin 2016

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    LA GAUCHE ET L’EUROPE
    Antho­ny Coughlan
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    L’Union euro­péenne a tou­jours mis en dif­fi­cul­té la gauche poli­tique, qu’elle soit sociale-démo­crate, com­mu­niste ou trotskyste.

    En effet, « l’intégration » supra­na­tio­nale propre à l’UE pose avec force la ques­tion de l’indépendance et de la démo­cra­tie natio­nales, ce que beau­coup à gauche trouvent embar­ras­sant. Ils pré­fèrent se concen­trer sur les pro­blèmes éco­no­miques, de peur, s’ils abordent des sujets poli­tiques comme l’indépendance natio­nale, de se retrou­ver du même côté que la droite. Il leur est pénible de se confron­ter à de tels sujets en rai­son de leur sec­ta­risme politique.

    L’UE trans­fère une myriade de fonc­tions gou­ver­ne­men­tales du niveau natio­nal, où elles étaient tra­di­tion­nel­le­ment sous le contrôle de par­le­ments et de gou­ver­ne­ments démo­cra­ti­que­ment élus, au niveau supra­na­tio­nal, où les bureau­crates de la Com­mis­sion euro­péenne ont le mono­pole de l’initiative des lois et où la tech­no­cra­tie règne. La gauche doit-elle sou­te­nir ce pro­ces­sus ou s’y opposer ?
    La posi­tion socia­liste clas­sique est claire. Elle est que les gens de gauche doivent évi­ter « l’économisme » et doivent cher­cher à être à l’avant-garde des ques­tions poli­tiques aus­si bien qu’économiques. Ils se placent ain­si dans la meilleure posi­tion pour rem­por­ter l’hégémonie poli­tique dans leur propre pays et pour appli­quer des mesures éco­no­miques de gauche en temps vou­lu, quand leur peuple les désire.

    Marx et Engels consi­dé­raient comme acquis le fait que le socia­lisme ne pou­vait être atteint que dans des États natio­naux indépendants.

    Dans le « Mani­feste du Par­ti com­mu­niste » de 1848, ils écri­vaient : « Bien qu’elle ne le soit pas dans son essence, mais seule­ment dans sa forme, la lutte du pro­lé­ta­riat contre la bour­geoi­sie est dans un pre­mier temps une lutte natio­nale. Le pro­lé­ta­riat de chaque pays doit, bien enten­du, tout d’abord régler ses comptes avec sa propre bour­geoi­sie. » Ils encou­ra­geaient l’indépendance de l’Irlande de la Grande-Bre­tagne. Engels a écrit à son ami Kugel­man : « Il y a deux peuples oppri­més en Europe, les Irlan­dais et les Polo­nais, qui ne sont jamais autant inter­na­tio­naux que quand ils sont les plus nationaux. »

    Leur dis­ciple irlan­dais, James Connol­ly, a mon­tré par sa pra­tique poli­tique, en s’alliant lui-même avec les démo­crates radi­caux du IRB [Irish Repu­bli­can Bro­the­rhood, ou « Fra­ter­ni­té répu­bli­caine irlan­daise » : nom d’une orga­ni­sa­tion révo­lu­tion­naire secrète] pen­dant l’insurrection de Pâques 1916, qu’il consi­dé­rait la fon­da­tion d’un État irlan­dais plei­ne­ment indé­pen­dant comme un pré­re­quis à l’accomplissement des mesures socia­listes qu’il défen­dait. Alors qu’il atten­dait son exé­cu­tion, Connol­ly for­mait des conjec­tures sur la façon dont la presse socia­liste inter­na­tio­nale inter­pré­te­rait la rébel­lion de Dublin : « Ils ne com­pren­dront jamais pour­quoi je suis ici. Ils vont tous oublier que je suis un Irlandais. »

    En dehors de l’Europe, l’idée que la gauche se doit d’être le prin­ci­pal défen­seur de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale est consi­dé­rée comme allant de soi.

    La force du com­mu­nisme dans des pays asia­tiques comme la Chine ou le Viet­nam repose sur son iden­ti­fi­ca­tion au natio­na­lisme. L’attrait que sus­cite la gauche dans les pays d’Amérique latine repose en grande par­tie sur l’opposition de celle-ci à l’impérialisme yankee.

    Il n’y a qu’en Europe que tant de mili­tants de gauche consi­dèrent la défense de l’intérêt natio­nal face à l’intégration euro­péenne comme « de droite », et donc réac­tion­naire par définition.

    Cela est prin­ci­pa­le­ment dû au fait que les prin­ci­paux pays d’Europe occi­den­tale – la France, l’Allemagne, la Grande-Bre­tagne, l’Espagne, l’Italie, etc. – étaient tous des puis­sances impé­riales de leurs temps, et, his­to­ri­que­ment, leurs prin­ci­paux mou­ve­ments ouvriers se sont iden­ti­fiés à cet impé­ria­lisme et à ses appli­ca­tions colo­niales. En dépit d’exceptions louables, mais mar­gi­nales, les mou­ve­ments ouvriers natio­naux ont sou­te­nu leurs bour­geoi­sies res­pec­tives au moment de par­tir en guerre les uns contre les autres lors des deux conflits mondiaux.

    Dans la seconde moi­tié du XXe siècle, le capi­tal trans­na­tio­nal est deve­nu pré­do­mi­nant par rap­port au capi­tal natio­nal dans le monde déve­lop­pé. En Europe conti­nen­tale, les sociaux-démo­crates ont alors bas­cu­lé vers un sou­tien au capi­tal trans­na­tio­nal euro­péen, en défen­dant son prin­ci­pal pro­jet poli­tique : la construc­tion d’une puis­sance supra­na­tio­nale, l’UE et la zone euro, dans laquelle les prin­cipes capi­ta­listes clas­siques du « lais­sez-faire » [ en fran­çais dans le texte ] – liber­té de cir­cu­la­tion des biens, des ser­vices, du capi­tal et de la main‑d’œuvre – auraient pour la pre­mière fois de l’histoire la force d’une loi constitutionnelle.

    En Grande-Bre­tagne et en Irlande, les tra­vaillistes ont pro­tes­té dans un pre­mier temps. La tra­di­tion poli­tique en Grande-Bre­tagne est que toutes les ques­tions majeures de poli­tique natio­nale sont déci­dées à l’intérieur du par­ti tory [le Par­ti conser­va­teur], le reste de la socié­té tenant un rôle secondaire.

    Rejoindre la CEE [Com­mu­nau­té éco­no­mique euro­péenne] était deve­nu le but prin­ci­pal de la poli­tique des conser­va­teurs à par­tir de 1961. La gauche tra­vailliste s’est ini­tia­le­ment oppo­sée à cela, à l’instar du Par­ti tra­vailliste irlan­dais qui a com­bat­tu l’entrée de l’Irlande dans la CEE lors du réfé­ren­dum sur son acces­sion en 1972. Sous la direc­tion de Michael Foot, les tra­vaillistes défen­dirent le retrait du Royaume-Uni de la CEE lors des élec­tions légis­la­tives de 1983.

    En 1988, à l’é­poque où Mar­ga­ret That­cher était à Dow­ning Street, le pré­sident de la Com­mis­sion, Jacques Delors, un socia­liste fran­çais, a cour­ti­sé le TUC [ Trades Union Congress, prin­ci­pale confé­dé­ra­tion syn­di­cale du Royaume-Uni ] à Black­pool, et l’ICTU [ Irish Congress of Trade Unions, unique confé­dé­ra­tion syn­di­cale d’Irlande ] à Mala­hide, et leur a pro­mis une légis­la­tion bruxel­loise favo­rable aux ouvriers, qu’ils n’obtiendraient jamais dans leurs pays.

    Les lea­ders syn­di­caux ont alors embras­sé l’« Europe sociale », et la plu­part des tra­vaillistes leur emboî­tèrent le pas, deve­nant dans cer­tains cas les mis­sion­naires du grand « pro­jet ». Alors que, au cours des der­nières années, les incon­vé­nients de l’UE et de l’Eurozone sont deve­nus évi­dents, l’euroscepticisme a com­men­cé à croître à droite. Main­te­nant, cer­tains, à gauche, com­mencent à suivre le même mou­ve­ment, en Europe du Sud et peut-être aus­si en Grande-Bretagne.

    En France et en Ita­lie, le rôle cen­tral des com­mu­nistes dans la Résis­tance pen­dant la guerre et en consé­quence leur affi­lia­tion au sen­ti­ment natio­nal ont four­ni à ces pays des par­tis com­mu­nistes de masse pen­dant trois décen­nies après la Seconde Guerre mon­diale. Un fac­teur clé dans le déclin ulté­rieur de ces par­tis a été leur adhé­sion à la CEE dans les années 1970 et 1980, avec pour dogme « l’eurocommunisme ».

    En France, cette volte-face était néces­saire pour per­mettre à des ministres com­mu­nistes de rejoindre le gou­ver­ne­ment socia­liste de Fran­çois Mit­ter­rand en 1981. Je me sou­viens de l’historien tra­vailliste Des­mond Greaves qui fit cette remarque à l’époque : « Cela va rani­mer le fas­cisme en France. » C’était avant que qui que ce soit n’entende par­ler de Le Pen. Le Par­ti com­mu­niste fran­çais, qui avait un quart des sièges à l’Assemblée natio­nale fran­çaise en 1956, n’en a aujourd’hui plus que 2 %. Beau­coup d’anciens com­mu­nistes des classes ouvrières fran­çaises votent main­te­nant pour le Front national.

    Les gens de gauche de ten­dance trots­kyste tendent à être par­ti­sans du supra­na­tio­na­lisme de l’UE comme « objec­ti­ve­ment pro­gres­siste », tout en stig­ma­ti­sant comme natio­na­liste et « de droite » le sou­ci de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale. Cela ramène à la fameuse dis­pute entre Sta­line et Trots­ky dans les années 1920, où la ques­tion était de savoir s’il était pos­sible de construire le socia­lisme dans un seul pays, comme Sta­line le pen­sait, ou si cela néces­si­tait une trans­for­ma­tion plus glo­bale, une révo­lu­tion mon­diale, comme Trots­ky le soutenait.

    L’UE est sup­po­sée offrir un ter­rain plus pro­pice au socia­lisme, car elle est à la fois plus grande et trans­na­tio­nale, même s’il est dif­fi­cile de voir com­ment des res­tric­tions sur le capi­tal de type socia­liste pour­raient pro­ve­nir d’une enti­té dont l’un des prin­cipes consti­tu­tion­nels est la libre cir­cu­la­tion des capitaux.
    Les ins­ti­tu­tions de l’UE et leurs exten­sions natio­nales sont peu­plées de gens qui étaient trots­kystes dans leur jeu­nesse et qui ne res­sentent aucun scru­pule vis-à-vis des attaques por­tées par l’UE sur la démo­cra­tie natio­nale. L’ancien ministre alle­mand des Affaires étran­gères Josch­ka Fischer, l’ancien Pre­mier ministre fran­çais Lio­nel Jos­pin, et l’ancien pré­sident de la Com­mis­sion euro­péenne José Manuel Bar­ro­so, ont un tel pro­fil ; comme d’autres au par­cours simi­laire, ils ont fait pro­gres­ser le supranationalisme.

    Les argu­ments à conso­nance de gauche en faveur de l’UE passent bien dans les milieux où le « socia­lisme » n’est en rien un dan­ger réel, mais où le « natio­na­lisme » en repré­sente bel et bien un ; on parle ici d’une forme de natio­na­lisme qui résiste à la perte de l’indépendance natio­nale et de la démo­cra­tie. Une rhé­to­rique de gauche, pas­sant pour radi­cale, a aidé beau­coup de per­sonnes à se faire une car­rière lucra­tive au sein de l’UE.

    Une telle euro­phi­lie de gauche a contri­bué à l’effondrement idéo­lo­gique du par­ti grec Syri­za, qui a fait adop­ter par ses diri­geants une poli­tique oppo­sée à celle pour laquelle ils avaient été élus. Alors qu’ils aboient contre « l’austérité », MM. Tsi­pras, Varou­fa­kis et Tsa­ka­lo­tos pro­clament conti­nuel­le­ment croire en l’UE, dont ils semblent pen­ser qu’elle pour­rait être trans­for­mée, à force de rhé­to­rique, en un défen­seur de la soli­da­ri­té trans­na­tio­nale et de l’euro-keynésianisme.

    À l’instant cri­tique, il leur a man­qué le cou­rage d’accomplir un « Grexit », de répu­dier les dettes colos­sales de la Grèce et de pro­cé­der à la déva­lua­tion d’une drachme res­tau­rée. Pour­tant, seule une telle poli­tique peut faire retrou­ver à la Grèce sa com­pé­ti­ti­vi­té per­due, sti­mu­ler sa demande inté­rieure et rame­ner la crois­sance éco­no­mique, car le troi­sième ren­floue­ment de la Grèce ne mar­che­ra pas.
    Les dis­si­dents de Syri­za défendent main­te­nant un tel pro­jet, tout comme les com­mu­nistes grecs et d’autres encore. Cet effon­dre­ment de Syri­za est riche d’enseignements pour les gens de gauche de tous les pays.

    Il illustre cette vieille véri­té que l’établissement ou le réta­blis­se­ment de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale, c’est-à-dire d’un État ayant sa propre mon­naie, avec le contrôle de ses taux d’intérêt et de ses taux de change, doit être cen­trale dans toute cam­pagne sérieuse contre le néo­li­bé­ra­lisme et l’austérité impo­sée par les ban­quiers, sans par­ler du com­bat pour le « socia­lisme », quelle que soit la défi­ni­tion que l’on veut lui donner.

    Antho­ny Coughlan

    Source : UPR,
    https://​www​.face​book​.com/​f​r​a​n​c​o​i​s​a​s​s​e​l​i​n​e​a​u​/​p​o​s​t​s​/​1​1​1​5​1​6​2​0​1​1​8​5​5​501

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  20. etienne

    [Pour­ri­ture poli­ti­cienne] José Manuel Bar­ro­so cède à son tour aux sirènes de Gold­man Sachs

    « Le géant de Wall Street a annon­cé ven­dre­di qu’il embau­chait José Manuel Bar­ro­so. Moins de deux ans après son départ de Bruxelles, l’ancien pré­sident de la com­mis­sion va conseiller la banque sur l’après-Brexit. Un signal rava­geur pour la cré­di­bi­li­té de l’UE.

    ——————–

    De notre envoyé spé­cial à Bruxelles.- Deux semaines à peine après la déci­sion des Bri­tan­niques de quit­ter l’Union euro­péenne (UE), l’annonce risque de mal­me­ner un peu plus la cré­di­bi­li­té chan­ce­lante de la com­mis­sion de Bruxelles. Son ancien pré­sident, José Manuel Bar­ro­so (2004−1014), vient d’être embau­ché par le géant de la finance amé­ri­caine Gold­man Sachs. Le Por­tu­gais prend la pré­si­dence non exé­cu­tive du conseil d’administration de Gold­man Sachs Inter­na­tio­nal (GSI) et devient éga­le­ment conseiller auprès de la banque d’investissement de Wall Street, lit-on dans un com­mu­ni­qué publié ven­dre­di par la banque.

    D’après les décla­ra­tions qu’il a faites au Finan­cial Times dans la fou­lée de l’annonce offi­cielle, l’ex-premier ministre por­tu­gais ten­te­ra d’« atté­nuer les effets du Brexit » pour le compte du mas­to­donte amé­ri­cain. « Évi­dem­ment, je connais bien l’UE, et je connais aus­si plu­tôt bien l’environnement bri­tan­nique […]. Si mes conseils peuvent être utiles dans les cir­cons­tances actuelles, je suis prêt, bien sûr, à aider », a expli­qué Bar­ro­so. Il récu­père un poste pres­ti­gieux, occu­pé jusqu’à mai 2015 par l’Irlandais Peter Suther­land, ex-pré­sident du GATT, puis de l’OMC, et ancien com­mis­saire euro­péen à la concur­rence. […] (Lire la suite…) 

    https://​www​.media​part​.fr/​j​o​u​r​n​a​l​/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​0​8​0​7​1​6​/​j​o​s​e​-​m​a​n​u​e​l​-​b​a​r​r​o​s​o​-​c​e​d​e​-​s​o​n​-​t​o​u​r​-​a​u​x​-​s​i​r​e​n​e​s​-​d​e​-​g​o​l​d​m​a​n​-​s​a​c​h​s​?​o​n​g​l​e​t​=​f​ull

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  21. etienne

    Pour­quoi la fer­me­té de Bruxelles contre l’Es­pagne et le Por­tu­gal est une erreur majeure
    par Roma­ric Godin (La Tribune) :

    « La Com­mis­sion euro­péenne a lan­cé la pro­cé­dure de sanc­tions contre la poli­tique bud­gé­taire de l’Es­pagne et du Por­tu­gal. Une déci­sion prise sous la menace de l’Al­le­magne qui est lourde de risques pour l’UE et la zone euro.

    […] Ceux qui, en mai, lorsque la Com­mis­sion avait repor­té sa déci­sion de deux mois, après les élec­tions espa­gnoles du 26 juin, avaient pro­cla­mé la « mort du pacte de sta­bi­li­té et de crois­sance » se sont donc trom­pés. Bruxelles vient confir­mer bel et bien que la zone euro dis­pose d’une poli­tique éco­no­mique fon­dée sur l’aus­té­ri­té et l’o­béis­sance aveugle à des règles « méta­phy­siques » prises hors de toute réa­li­té éco­no­mique concrète. Cette obéis­sance aux règles est une des struc­tures fon­da­trices de la pen­sée ordo-libé­rale alle­mande qui a enre­gis­tré ce 7 juillet une vic­toire impor­tante. » […]

    http://​www​.latri​bune​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​u​n​i​o​n​-​e​u​r​o​p​e​e​n​n​e​/​p​o​u​r​q​u​o​i​-​l​a​-​f​e​r​m​e​t​e​-​d​e​-​b​r​u​x​e​l​l​e​s​-​c​o​n​t​r​e​-​l​-​e​s​p​a​g​n​e​-​e​t​-​l​e​-​p​o​r​t​u​g​a​l​-​e​s​t​-​u​n​e​-​e​r​r​e​u​r​-​m​a​j​e​u​r​e​-​5​8​5​1​6​2​.​h​tml

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  22. etienne

    [Traî­trise des élites] La vie dans une colo­nie contem­po­raine de la dette : la véri­té sur la Grèce

    Par Michael Nevra­da­kis – Le 27 juin 2016 – Source Off Guardian

    « En mai, pro­ba­ble­ment pour la pre­mière fois dans l’histoire du monde occi­den­tal d’après-guerre, un Par­le­ment natio­nal a volon­tai­re­ment cédé ce qui res­tait de la sou­ve­rai­ne­té de son pays, en se votant lui-même obso­lète. Ce déve­lop­pe­ment, cepen­dant, n’a pas fait les grands titres dans le cycle des nou­velles mon­diales et a éga­le­ment été igno­ré par la plu­part des médias soi-disant de gauche.


    Le prix à payer pour l’indifférence dans les affaires publiques est d’être diri­gé par de mau­vais hommes – Platon.

    Le pays en ques­tion est la Grèce, où un pro­jet de loi omni­bus [c’est-à-dire por­tant sur divers sujets pas for­cé­ment reliés entre eux, NdT] de 7 500 pages vient d’être adop­té, sans aucun débat par­le­men­taire, trans­fé­rant le contrôle sur tous les biens publics du pays à un fonds contrô­lé par le Méca­nisme de sta­bi­li­té euro­péenne (MSE) pour les 99 pro­chaines années. Cela inclut toute l’infrastructure publique, ports, aéro­ports et res­sources natu­relles, tous pas­sés sous le contrôle du MSE, un organe non démo­cra­tique supra­na­tio­nal, qui ne rend de comptes à aucune ins­tance par­le­men­taire ou élue. Dans ce même pro­jet de loi, le Par­le­ment grec s’est éga­le­ment pri­vé de droit de vote : la légis­la­tion annule le rôle du Par­le­ment dans l’établissement d’un bud­get natio­nal ou l’adoption d’une loi fis­cale. Ces déci­sions seront doré­na­vant prises auto­ma­ti­que­ment, à la demande de l’Union euro­péenne : si les objec­tifs fis­caux défi­nis par l’UE, le FMI et le MSE ne sont pas atteints, des coupes auto­ma­tiques seront acti­vées sans débat par­le­men­taire, ce qui pour­rait tailler dans les dépenses sociales, les salaires et les retraites. Dans la légis­la­tion pré­cé­dente, le Par­le­ment grec accep­tait de sou­mettre pour appro­ba­tion tous les pro­jets de loi en sus­pens à la troï­ka. Pour trou­ver un pré­cé­dent his­to­rique, il ne faut pas remon­ter plus loin que la Loi des pleins pou­voirs adop­tée par le Reichs­tag en 1933, où le Par­le­ment alle­mand a voté en faveur de la sup­pres­sion de son droit d’exercer son pou­voir légis­la­tif, trans­fé­rant le pou­voir abso­lu de gou­ver­ner et d’édicter des lois, y com­pris non consti­tu­tion­nelles, au chan­ce­lier Adolf Hitler.

    Le pro­jet de loi grecque omni­bus avait été pré­cé­dé d’un autre, réfor­mant le sys­tème des retraites de la Grèce par la pro­mul­ga­tion de futures réduc­tions des pen­sions, tout en aug­men­tant les impôts presque entiè­re­ment auto­ma­ti­que­ment. Bien que le gou­ver­ne­ment sou­tienne le contraire, ces coupes sont régres­sives et auront un effet dis­pro­por­tion­né sur les couches les plus pauvres de la socié­té : la retraite de base a été abais­sée à 345 euros par mois, les pen­sions com­plé­men­taires aux per­sonnes pauvres ont été sup­pri­mées, la taxe sur la valeur ajou­tée de beau­coup de pro­duits de base a été éle­vée à 24%, le nombre de ménages ayant droit à des sub­ven­tions pour le fuel de chauf­fage a été réduit de moi­tié, alors que les taxes sur le pétrole et le car­bu­rant ont de nou­veau été aug­men­tées, les par­ti­ci­pa­tions sur les pres­crip­tions de médi­ca­ments cou­vertes par l’assurance mala­die publique ont été rele­vées de 25%, les contri­bu­tions des sala­riés à la caisse de sécu­ri­té sociale ont été aug­men­tées (rédui­sant effi­ca­ce­ment les salaires), des taxes spé­ciales ont été intro­duites sur le café et les bois­sons alcoo­li­sées, tan­dis que les petites entre­prises en dif­fi­cul­té en Grèce ont vu leur taux d’imposition pas­ser de 26 % à 29 %.

    En plus des élé­ments légis­la­tifs men­tion­nés ci-des­sus, le gou­ver­ne­ment grec a, en effet, renon­cé à sa sou­ve­rai­ne­té natio­nale plus tôt cette année lorsque, dans le cadre de l’accord entre l’UE et la Tur­quie sur la crise des réfu­giés et des migrants, la Grèce a accep­té sans condi­tion la pré­sence de navires de guerre de l’OTAN et de per­son­nel de l’armée et de la police turques dans la région de la mer Égée, tan­dis que le ministre grec de la Défense, le patriote Panos Kam­me­nos, a publi­que­ment pro­po­sé la construc­tion d’une nou­velle base de l’OTAN sur l’île de Karpathos.

    Alors que la Grèce a fait les man­chettes mon­diales ces der­nières années, les médias sont res­tés silen­cieux sur cette der­nière attaque néo­li­bé­rale contre l’économie du pays et sur les entre­prises et les ménages grecs déjà en dif­fi­cul­té. Mais ce ne sont pas seule­ment les médias grand public qui sont res­tés tran­quilles. Des organes de presse cen­sés être de gauche, comme Demo­cra­cy Now ! ont oublié de par­ler de la Grèce, depuis la tra­hi­son par Syri­za du résul­tat du réfé­ren­dum du 5 juillet 2015, où une majo­ri­té écra­sante (62 %) de votants a reje­té une aus­té­ri­té accrue. Des intel­lec­tuels de gauche comme Noam Chom­sky et Nao­mi Klein sont aus­si res­tés silen­cieux. Ces médias et ces intel­lec­tuels de gauche avaient tous, à un moment don­né, sou­te­nu publi­que­ment Syri­za – même lorsqu’il y avait des signes que Syri­za n’était pas ce qu’il pré­ten­dait être. Aujourd’hui, ces médias et ces per­son­na­li­tés intel­lec­tuelles refusent d’admettre qu’ils avaient tort ou de dénon­cer ouver­te­ment la tra­hi­son de Syri­za, tout en n’apportant aucun sou­tien aux autres mou­ve­ments, véri­ta­ble­ment oppo­sés à l’austérité, qui existent en Grèce. […]

    (Lire la suite)

    http://​lesa​ker​fran​co​phone​.fr/​l​a​-​v​i​e​-​d​a​n​s​-​u​n​e​-​c​o​l​o​n​i​e​-​c​o​n​t​e​m​p​o​r​a​i​n​e​-​d​e​-​l​a​-​d​e​t​t​e​-​l​a​-​v​e​r​i​t​e​-​s​u​r​-​l​a​-​g​r​ece

    Source : Le Saker Francophone

    #LEu­ro­pe­Cest­La­PaiE

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  23. etienne

    De Bil­der­berg au Brexit : l’histoire d’un échec annoncé
    par Wayne Mad­sen – Le 2 juillet 2016 – Source strategic-culture


    « Les archi­tectes de l’UE, les nazis et leurs col­la­bo­ra­teurs ont conçu et bâti le Qua­trième Reich

    ————-

    Il y a un vieil adage per­ti­nent, concer­nant la fon­da­tion de l’Union euro­péenne : « Si au début vous ne réus­sis­sez pas, essayez, essayez tou­jours ». Pour les nazis et leurs col­la­bo­ra­teurs de la Seconde Guerre mon­diale, au vu des morts et des des­truc­tions pro­vo­quées en Europe par Adolf Hit­ler et son Troi­sième Reich, ain­si que pour l’alliance des fas­cistes ita­liens, des Fran­çais de Vichy, et d’autres, la déci­sion immé­diate a été d’essayer à nou­veau avec une Union euro­péenne qui ins­tal­le­rait le même État super-euro­péen envi­sa­gé par Hit­ler, mais avec une aura déci­dé­ment démo­cra­tique.

    La Com­mu­nau­té qui est fina­le­ment deve­nue l’Union euro­péenne du char­bon et de l’acier, a été for­mée par six pays d’Europe occi­den­tale en 1951. L’organisation a été conçue par Robert Schu­man, un homme poli­tique fran­çais qui a prê­té allé­geance au maré­chal Phi­lippe Pétain, le lea­der fran­çais de Vichy et allié de l’ex-caporal alle­mand mous­ta­chu. Après guerre, Schu­man a été dépouillé de ses droits poli­tiques pour sa col­la­bo­ra­tion avec les Boches détes­tés. Cepen­dant, le com­man­dant de la France libre, le géné­ral Charles De Gaulle, a réta­bli la pleine citoyen­ne­té de Schu­man, après quoi l’ancien col­la­bo­ra­teur de Vichy se mit à créer une ver­sion modi­fiée du Troi­sième Reich, l’Union euro­péenne. Et pour com­plé­ter son « Qua­trième Reich-Lite », Schu­man a pré­co­ni­sé une alliance mili­taire qui lui don­ne­rait du muscle. C’était l’Organisation du Trai­té de l’Atlantique Nord (OTAN). Après la guerre, Schu­man a ser­vi comme ministre des Affaires étran­gères et Pre­mier ministre fran­çais. Les col­la­bo­ra­teurs de Schu­man dans son plan pour créer une Europe fédé­rale étaient son com­pa­triote fran­çais Jean Mon­net, agent actif de l’OSS et de la CIA 1, et le chan­ce­lier alle­mand Kon­rad Ade­nauer, qui, en tant que maire de Cologne avant-guerre et pré­sident du Conseil d’État prus­sien, à four­ni aux nazis divers avan­tages, y com­pris le droit de lais­ser flot­ter les dra­peaux nazis sur les hampes de la ville de Cologne 2

    Un autre père fon­da­teur de l’Union euro­péenne était Wal­ter Hall­stein, un avo­cat alle­mand qui appar­te­nait à un cer­tain nombre de groupes pro­fes­sion­nels nazis et qui a com­bat­tu en tant que lieu­te­nant dans un régi­ment d’artillerie de la Wehr­macht, dans le nord de la France. Hall­stein a été cap­tu­ré par les Amé­ri­cains et trans­fé­ré dans un camp de pri­son­niers de guerre dans le Mis­sis­sip­pi, jusqu’à la fin de la guerre. Les livres d’histoire occi­den­taux, ain­si que Wiki­pé­dia – tou­jours sus­pect – ont blan­chi les fon­da­teurs de l’UE comme Schu­man, Ade­nauer et Hall­stein de leurs rela­tions avec les nazis.

    Un autre par­ti­san, défen­seur d’une Europe fédé­rale embryon­naire au début des années 1950, était le Prince Bern­hard de Lippe-Bies­ter­feld en Alle­magne et plus tard aux Pays-Bas. Avant d’épouser la prin­cesse héri­tière Julia­na des Pays-Bas, Bern­hard était membre du par­ti nazi en Alle­magne et offi­cier de la police mon­tée de la SS. Il a éga­le­ment été membre du Corps moto­ri­sé des nazis. En 1940, les anciens copains de Bern­hard à I.G. Far­ben, la socié­té pétro­chi­mique alle­mande, ain­si que le chef SS Hein­rich Himm­ler, mili­taient auprès de Hit­ler pour une mon­naie com­mune euro­péenne, pré­cur­seur de l’euro d’aujourd’hui. Après la guerre, Bern­hard a sou­te­nu avec enthou­siasme la créa­tion d’une Union euro­péenne. Pour gui­der les plans d’une union future des nations euro­péennes, en 1954, Bern­hard a par­rai­né la pre­mière réunion des fédé­ra­listes euro­péens et de leurs alliés euro-atlan­tistes de l’OTAN à l’Hôtel Bil­der­berg aux Pays-Bas.

    La confé­rence annuelle de Bil­der­berg a, depuis 1954, pro­mu une Europe fédé­rale et plus géné­ra­le­ment la mon­dia­li­sa­tion. Cepen­dant, à l’instar des plans d’Adolf Hit­ler pour une Europe unie et un monde sous la domi­na­tion de l’Axe, les plans de Bil­der­berg et ceux de leurs col­lègues de l’UE vont à l’encontre de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale, des droits cultu­rels, de la liber­té d’expression, de la liber­té de pen­sée et des droits des tra­vailleurs. La confé­rence Bil­der­berg a éga­le­ment fait écho aux sou­haits et aux dési­rs de l’OTAN et de la CIA, qui se sont tou­jours assu­rés de l’essaimage de leurs prin­ci­paux agents dans les confé­rences annuelles. Les plans visant à inté­grer l’Europe de l’Est dans l’UE ont d’abord été conçus en 1954 par le co-fon­da­teur – avec le Prince Bern­hard – de la confé­rence Bil­der­berg, Jozef Retin­ger, un membre du gou­ver­ne­ment polo­nais en exil à Londres pen­dant la guerre. Après celle-ci, Retin­ger est deve­nu un cham­pion de pre­mier plan de l’Europe unie. Son ordre du jour était tel­le­ment sus­pect au yeux de l’Armée natio­nale polo­naise – la résis­tance clan­des­tine polo­naise pen­dant la guerre – que celle-ci a essayé de l’assassiner lors de sa visite secrète en Pologne.

    […]
    (Lire la suite…)

    http://​lesa​ker​fran​co​phone​.fr/​d​e​-​b​i​l​d​e​r​b​e​r​g​-​a​u​-​b​r​e​x​i​t​-​l​h​i​s​t​o​i​r​e​-​d​u​n​-​e​c​h​e​c​-​a​n​n​o​nce
    Source : Le Saker Francophone

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  24. etienne

    George Soros, l’impresario de la cam­pagne anti-syrienne

    Par Vanes­sa Bee­ley – Le 22 avril 2016 – Source 21st Cen­tu­ry Wire.

    « Les médias sont des pro­fes­sion­nels de l’info diver­tis­sante, four­nis­sant le mes­sage bien brillant vou­lu par le monde des affaires pour une dis­tri­bu­tion maxi­male et beau­coup d’argent. Leur objec­tif n’est pas du tout le repor­tage objec­tif. Leurs cibles sont quan­ti­fiables et appa­raissent dans un plan finan­cier quelque part. Son suc­cès repose sur une for­mule simple : res­ter dans des para­mètres com­pré­hen­sibles à un large public qui en dévore les extraits sonores et les his­toires fami­lières dans l’immédiat, tout le temps. Comme des ani­maux domes­ti­qués dont chaque désir, ins­tinct et com­por­te­ment d’achat ont été mesu­rés par le dépar­te­ment mar­ke­ting de médias d’entreprise pour être uti­li­sés dans leur cam­pagne média­tique, le public exige satis­fac­tion et les médias occi­den­taux la délivrent. » ~ Shar­mine Narwani

    L’embobinage à la BBC

    Le cirque média­tique créé autour de Madaya [voir fiche Wiki­pe­dia en fran­cais] délivre encore ses effets, mal­gré la mul­ti­tude d’anomalies mises à jour et la trom­pe­rie pure et simple de ce récit public. Sourdes à l’opinion publique comme aux enquêtes, des ins­ti­tu­tions comme la BBC consi­dèrent qu’elles se situent au-des­sus de toute res­pon­sa­bi­li­té à l’égard de ceux qui paient pour son exis­tence, le public britannique.

    La BBC a jugé par­fai­te­ment accep­table de publier des images de Yar­mouk en 2014 et de les faire pas­ser pour des images de Madaya en 2016. Et lorsqu’elle a été ques­tion­née, de sup­pri­mer ces images prou­vant sa faute, sans aucune expli­ca­tion ni recon­nais­sance de sa res­pon­sa­bi­li­té dans cette tac­tique de désinformation.

    Heu­reu­se­ment, Robert Stuart, mili­tant ardent contre la longue offen­sive de pro­pa­gande hos­tile anti-syrienne de la BBC, a dépo­sé une plainte offi­cielle et a exi­gé des réponses que la BBC, pen­dant trop long­temps, s’est auto­ri­sée à esquiver. » […]

    (Lire la suite…)

    http://​lesa​ker​fran​co​phone​.fr/​g​e​o​r​g​e​-​s​o​r​o​s​-​l​i​m​p​r​e​s​a​r​i​o​-​d​e​-​l​a​-​c​a​m​p​a​g​n​e​-​a​n​t​i​-​s​y​r​i​e​nne

    Source : Le Saker Francophone.

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  25. etienne

    Charles Gave sur le BREXIT : « On a fait tom­ber le deuxième mur de Berlin ! »

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  26. etienne
  27. etienne
  28. etienne

    Quand Mélen­chon affirme que les tra­vailleurs déta­chés « volent leur pain » aux autres
    http://​www​.slate​.fr/​s​t​o​r​y​/​1​2​0​9​6​1​/​m​e​l​e​n​c​h​o​n​-​t​r​a​v​a​i​l​l​e​u​r​s​-​d​e​t​a​c​hes
    Source : slate​.fr (site sou­tien de l’o­li­gar­chie, et donc eurotyrannique)

    Mélen­chon : « Brexit : l’Eu­rope actuelle, c’est la vio­lence sociale, poli­tique et guerrière »
    https://​www​.chouard​.org/​w​p​-​a​d​m​i​n​/​p​o​s​t​.​p​h​p​?​p​o​s​t​=​3​5​8​1​&​a​c​t​i​o​n​=​e​d​i​t​#​c​o​m​m​e​n​t​s​-​f​orm

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  29. etienne

    Jun­cker direc­te­ment impli­qué dans l’é­va­sion fis­cale d’Amazon

    « Alors qu’il était pre­mier ministre du Luxem­bourg, Jean-Claude Jun­cker a ren­con­tré les res­pon­sables d’Amazon au moment où la mul­ti­na­tio­nale ins­tal­lait son sys­tème d’évasion fis­cale au grand-duché. Ces ren­contres ont été révé­lées par les auto­ri­tés fis­cales amé­ri­caines, lors d’un procès.

    Jusqu’alors, l’ancien pre­mier ministre luxem­bour­geois – deve­nu pré­sident de la Com­mis­sion euro­péenne – Jean-Claude Jun­cker a tou­jours réus­si à évi­ter le scan­dale Lux­Leaks. Cela pour­rait chan­ger, après la nou­velle enquête de News­week sur le sys­tème d’évasion fis­cale d’Amazon. L’hebdomadaire amé­ri­cain a étu­dié les docu­ments remis au tri­bu­nal de Seat­tle dans le pro­cès contre la mul­ti­na­tio­nale, accu­sée par les ser­vices fis­caux amé­ri­cains de pra­ti­quer l’évasion fis­cale à grande échelle.

    Selon ces docu­ments remis par le fisc amé­ri­cain, « Jun­cker a ren­con­tré quatre res­pon­sables des sujets fis­caux chez Ama­zon entre le 9 et le 12 sep­tembre. Par­mi ceux-ci figu­raient Bob Com­fort, qui a eu un rôle clé dans l’élaboration de la struc­ture fis­cale euro­péenne d’Amazon ; Joce­lyn Krab­ben­sch­midt, direc­teur de la fis­ca­li­té mon­diale d’Amazon entre 1999 et 2012 et Jeroen Pit, chef de la TVA en Europe ».

    « Bob Com­fort a révé­lé que lors d’une réunion, Jun­cker a assu­ré Ama­zon qu’il l’aiderait si la mul­ti­na­tio­nale ren­con­trait des dif­fi­cul­tés dans ses opé­ra­tions en s’installant au Luxem­bourg. Com­fort, qui a été nom­mé consul hono­raire pour le Luxem­bourg en 2011, a aus­si décla­ré que les res­pon­sables luxem­bour­geois avaient pro­mis de déli­vrer des visas de façon express et de faci­li­ter les démarches sco­laires pour les enfants des sala­riés d’Amazon », rap­porte Newsweek.

    Depuis les révé­la­tions de Lux­Leaks, ni Jun­cker ni aucun autre poli­tique luxem­bour­geois n’ont été tenus res­pon­sables de la plus grande dis­tor­sion sur l’impôt sur les socié­tés jamais connue jusqu’alors, relève Alex Cob­ham, direc­teur de recherche pour l’association Tax Jus­tice Net­work. « Si cette réunion entre Jun­cker et les res­pon­sables fis­caux d’Amazon prouve un enga­ge­ment direct pour vendre le Luxem­bourg comme centre d’évasion fis­cale, sa posi­tion comme pré­sident de la Com­mis­sion euro­péenne est inte­nable », poursuit-il.

    À par­tir de 2004, Ama­zon a mis en place une cas­cade de struc­tures lui per­met­tant de rapa­trier au Luxem­bourg tous ses béné­fices dans la plus totale opa­ci­té. La mul­ti­na­tio­nale a qua­si­ment évi­té tout impôt aux États-Unis depuis vingt ans. Au pre­mier tri­mestre 2015, elle a réglé 73 mil­lions de dol­lars d’impôt pour un chiffre d’affaires de 35,7 mil­liards de dollars.

    En Europe, Ama­zon ne paie pas non plus d’impôt, sauf les taxes négo­ciées avec les auto­ri­tés luxem­bour­geoises. Une enquête a été ouverte en 2014 par les ser­vices euro­péens de la concur­rence sur cette éva­sion fis­cale. Celle-ci n’a pas encore abouti. »

    https://​www​.media​part​.fr/​j​o​u​r​n​a​l​/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​1​8​0​7​1​6​/​j​u​n​c​k​e​r​-​d​i​r​e​c​t​e​m​e​n​t​-​i​m​p​l​i​q​u​e​-​d​a​n​s​-​l​e​v​a​s​i​o​n​-​f​i​s​c​a​l​e​-​d​a​m​a​zon
    Source : Mediapart

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