« On passe à l’acte » Écrire nous-mêmes les constitutions pour améliorer nos sociétés

6/04/2015 | 95 commentaires

De jeunes mili­tants (qui animent le site « On passe à l’acte ») m’ont inter­ro­gé l’an der­nier (en 2014), lors de l’U­ni­ver­si­té d’é­té du Reve­nu de base.
Voi­ci la pre­mière vidéo qu’ils en ont tirée.
J’es­père que ce sera bien contagieux 🙂

(Par­don pour les quelques gros mots qui m’ont échappé…
Mais bon, c’est pas du théâtre, c’est la vraie vie, c’est pas grave.)

http://​onpas​sea​lacte​.fr/​i​n​i​t​i​a​t​i​v​e​.​e​c​r​i​r​e​-​n​o​u​s​-​m​e​m​e​-​l​e​s​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​s​-​p​o​u​r​-​a​m​e​l​i​o​r​e​r​-​n​o​s​-​s​o​c​i​e​t​e​s​.​9​1​3​9​6​2​4​6​2​7​2​.​h​tml

Ver­sion courte (4’30) :

J’ai déci­dé d’or­ga­ni­ser des ate­liers d’é­cri­ture… par onpas­sea­lacte

Ver­sion longue (7’45) :

J’ai déci­dé d’or­ga­ni­ser des ate­liers d’é­cri­ture… par onpas­sea­lacte

Le fil Face­book (bien cré­pi­tant) cor­res­pon­dant à ce billet est ici.

Vous trou­ve­rez plein de res­sources utiles sur les ate­liers consti­tuants à cette adresse : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Catégorie:Atelier_constituant.

Catégorie(s) de l'article :

95 Commentaires

  1. Liberté

    Il faut aus­si savoir ou don­ner les informations !
    Ou trou­ver de vrai ate­lier pour écrire les lois etc il faut des endroits ou au moins des adresses pour pos­té le tout !

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  2. bonhomme didier

    existe t il des sup­ports vidéos pour voir com­ment fonc­tionne un ate­lier constituant

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  3. cornudet

    existe-t-il des ate­liers consti­tuants dans le var ? Merci

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    • Aude

      Bon­jour ! Oui ! Il existe un groupe Face­book : Ago­ra PACA du M6R
      Vous trou­ve­rez aus­si des liens offi­ciels sur le site du M6R.
      Au plai­sir de vous ren­con­trer et d’é­crire ensemble !

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  4. Marivain

    Tout cela est pos­sible, je pense, grâce à inter­net. Pour avoir du poids, même si je pense que vous avez rai­son, quand vous dites que c’est au peuple de le faire, nous pour­rions être aidé, épau­lé, pro­pul­sé, par une per­son­na­li­té qui don­ne­rait du cré­dit à l’ac­tion. Je pense à Michel Onfray, avez vous essayé de le contac­ter ? ses com­pé­tences, son savoir, ses uni­ver­si­tés popu­laires qu’il pour­rait trans­for­mer en uni­ver­si­tés constituantes…Je pense que ses idées sont d’ailleurs très proches des vôtres. Je pense aus­si qu’il est hon­nête et qu’il n’en pro­fi­te­rait pas pour s’ac­ca­pa­rer le moindre pou­voir… Qu’en pen­sez vous ?

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  5. Professeure Nadia Lallali

    Bon­jour,
    Je trouve le concept génial, mais pour deve­nir consti­tuant et pou­voir cana­li­ser les éner­gies, ain­si que les réflexions il faut un cadre per­ma­nent, en plus d’un blog. Pour­quoi pas une asso­cia­tion natio­nale et même inter­na­tio­nale ? Nos pro­blèmes étant communs.

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    • Jesssica

      Tu as tout à fait rai­son. Il nous faut bien plus qu’un blog. L’i­dée d’une asso­cia­tion inter­na­tio­nale est géniale !

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  6. Katharina

    très conta­gieux !

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  7. nlescan

    bonne vidéo bien contagieuse

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  8. dorna xavier

    Avant d’é­crire une consti­tu­tion à savoir, des règles, des lois, des prin­cipes, je pen­sais qu’il était pré­fé­rable de com­men­cer par iden­ti­fier ce que l’on sou­haite et ce que l’on ne sou­haite pas. A cet effet, j’a­vais dans l’i­dée de pro­po­ser la construc­tion col­lec­tive d’un « nou­veau cahier des charges social » dont l’i­dée pre­mière était de pro­po­ser le « mieux durable » pour tous et non le « plus »… Mais je n’y suis pas encore. Une bonne idée par consé­quent que celle-ci à laquelle j’adhère totalement.

    Réponse
    • Katharina

      Mon expé­rience est de s’y mettre et de par­ler avec beau­coup de gens dif­fé­rents : cha­cun a d’autres expé­riences et vécu un même thème dans dif­fé­rentes cir­cons­tances. C’est très enri­chissent. Puis on pro­cède à l’é­cri­ture qui essaye de tout prendre en compte dans un sens large et clair en même temps. A la fin c’est tout simple. Simple comme bonjour.

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  9. Rataron

    Cou­rage, en sen­si­bi­li­sant peu à peu autour de nous on va y arriver!!!

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  10. J-Stéphane

    « Cor­rup­tion, sur­veillance géné­ra­li­sée, démo­cra­tie et liberté ! »
    Mes chères contra­riennes, mes chers contrariens !

    « Je n’ai rien dit »… par Mar­tin Niemöller

    « Quand ils sont venus cher­cher les communistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas communiste.

    Quand ils sont venus cher­cher les syndicalistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus cher­cher les juifs,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas juif.

    Quand ils sont venus cher­cher les catholiques,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas catholique.

    Et, puis ils sont venus me chercher.

    Et il ne res­tait plus per­sonne pour protester. »

    Bio­gra­phie rapide de ce pasteur.
    « Au moment de la mon­tée en puis­sance du pou­voir nazi, qui noyaute peu à peu l’Église alle­mande, le pas­teur Mar­tin Niemöl­ler, pour­tant par­ti­san du régime hit­lé­rien et ancien com­man­dant des Corps francs, appelle les pas­teurs hos­tiles aux mesures anti­sé­mites à s’unir au sein d’une nou­velle orga­ni­sa­tion, le « Pfar­rer­not­bund (de) », la « Ligue d’urgence des pas­teurs », qui res­pec­te­rait les prin­cipes de tolé­rance énon­cés par la Bible et la pro­fes­sion de foi réfor­ma­trice. Cet appel a un grand écho : à la fin de l’année 1933, 6 000 pas­teurs, soit plus d’un tiers des ecclé­sias­tiques pro­tes­tants, ont rejoint ce groupe dissident.

    La « Ligue d’urgence des pas­teurs », sou­te­nue par des pro­tes­tants à l’étranger, adresse au synode une lettre de pro­tes­ta­tion contre les mesures d’exclusion et de per­sé­cu­tion prises envers les Juifs et envers les pas­teurs refu­sant d’obéir aux nazis. Mal­gré les pro­tes­ta­tions, Mar­tin Niemöl­ler est déchu de ses fonc­tions de pas­teur et mis pré­ma­tu­ré­ment à la retraite au début du mois de novembre 1933. Mais la grande majo­ri­té des croyants de sa paroisse décide de lui res­ter fidèle, et il peut ain­si conti­nuer à prê­cher et à assu­mer ses fonc­tions de pasteur.

    Niemöl­ler est arrê­té en 1937 et envoyé au camp de Sach­sen­hau­sen. Il est ensuite trans­fé­ré en 1941 au camp de concen­tra­tion de Dachau. »

    La liber­té est l’affaire de chaque citoyen.
    La liber­té ne se dis­cute pas. Elle ne se tron­çonne pas, elle ne se coupe pas en tranche, elle n’est pas à géo­mé­trie variable. Elle existe tota­le­ment ou elle n’existe pas. La liber­té contrô­lée est à la liber­té ce que la Cana­da dry est à l’alcool. Pour­quoi vous par­ler de cela ?

    Parce qu’aujourd’hui je vou­lais pré­sen­ter un article et un repor­tage qui, j’en suis per­sua­dé, ali­men­te­ront votre réflexion personnelle.

    Je fais par­tie de ceux qui pensent que l’Europe est un grand dan­ger pour cha­cun de nos peuples et que cette Europe des euro­pathes ne peut que nous ame­ner les plus grands mal­heurs. Je pense que ce point de vue est d’une immense logique. Cela tient en deux rai­sons essen­tielles. La pre­mière c’est que celui qui connaît l’histoire sait que toutes les nations, tous les pays et tous les Empires à tra­vers l’histoire n’ont pu se créer, deve­nir et exis­ter qu’en mas­sa­crant ceux qui préexistaient.

    Les États-Unis d’Amérique, que l’histoire poli­ti­que­ment cor­recte aime adu­ler comme le phare de la liber­té, ne se fondent que sur le géno­cide conscient, pré­mé­di­té et par­fai­te­ment assu­mé de la popu­la­tion indienne. Il s’agit juste de dizaines de mil­lions de morts. Chez nous, la France ne pour­ra atteindre la taille qu’on lui connaît ain­si que son uni­té qu’en mas­sa­crant les poten­tats régio­naux, qu’en sup­pri­mant les langues et les cultures régio­nales, qu’en anni­hi­lant tous ceux qui pou­vaient sou­hai­ter une auto­no­mie locale loin du pou­voir pari­sien des rois de France. L’histoire de l’unité de la France s’écrit en lettres de sang dans les livres.

    Je ne fais point ici de morale. Je ne me sens cou­pable de rien, ni des crimes des pre­miers euro­péens mas­sa­creurs d’indiens, repris de jus­tice qui devien­dront les Amé­ri­cains appor­teurs de démo­cra­tie au monde entier à notre époque (ce qui fait bien rire jaune évi­dem­ment), ni de tous les autres génocides.

    Non, ce que je veux juste dire c’est que la volon­té farouche des par­ti­sans de l’Europe de créer les États-Unis d’Europe ne pour­ra conduire qu’à la sup­pres­sion plus ou moins vio­lente de ce qui pré­existe à l’Europe fédé­rale, à savoir les États-nations. Vous devez com­prendre qu’il ne peut pas y avoir d’Europe fédé­rale tant qu’il existe des États-nations. La coexis­tence des deux est impos­sible et c’est une véri­table guerre qui se déroule et cette guerre pour l’avenir de l’Europe est de moins en moins idéo­lo­gique. Tous les jours, vous pou­vez consta­ter l’ambition des struc­tures euro­péennes à prou­ver leur exis­tence, l’Europe veut deve­nir un empire, et comme tous les empires elle devient agres­sive et vio­lente. Les peuples d’Europe sont évi­dem­ment les pre­mières vic­times (deman­dez aux Ukrai­niens, mais aus­si aux Grecs) de même que la liberté.

    La deuxième rai­son qui explique mon rejet de cette Europe-là c’est qu’elle est la néga­tion de la repré­sen­ta­ti­vi­té, de la démo­cra­tie et de la liberté.

    Per­sonne ne contrôle l’Europe !
    Aucun peuple, aucune ins­ti­tu­tion, aucun par­le­ment, aucune nation ne contrôle l’Europe. Ceux qui nous dirigent sont même appe­lés des com­mis­saires (comme à la plus belle des époques sovié­tiques). Aucun n’est élu. Ils sont tous sou­mis à la cor­rup­tion. Béné­fi­cient d’immunités hal­lu­ci­nantes. Leurs inté­rêts ne sont pas ceux des peuples. D’ailleurs ils ne sont d’aucun peuple.

    Vous devez com­prendre qu’un État fédé­ral c’est un État per­met­tant d’organiser les condi­tions de la plus grande des cor­rup­tions. Ce qui arrive aux États-Unis d’Amérique se passe déjà dans les États pas encore unis d’Europe.

    Lorsque le peuple fran­çais refuse par son vote la consti­tu­tion euro­péenne et cer­taines « avan­cées », nos poli­tiques ont nié notre vote pour quand même faire ce qu’ils sou­hai­taient faire. Ce fut le pre­mier grand déni de démo­cra­tie. Et comme dans ce poème qui débute cet article, nous n’avons rien dit.

    Alors depuis, les euro­pathes, nos diri­geants, ceux qui savent mieux que nous ce qui sera très bon pour eux, s’appliquent conscien­cieu­se­ment à réduire nos liber­tés, à res­treindre notre impli­ca­tion citoyenne pour mieux nous détruire, pour mieux nous iso­ler. Cela se passe ici et là-bas. Aux USA comme en Europe, en France et ailleurs. C’est un mou­ve­ment mon­dial de res­tric­tion des liber­tés indi­vi­duelles repo­sant en grande par­tie sur la néces­si­té de « lut­ter contre le ter­ro­risme » en vous empê­chant de payer en espèces plus de 1 000 euros, tout en lais­sant le droit aux étran­gers et aux non-rési­dents fis­caux en France de payer eux… jusqu’à 10 000 euros en espèces. Il n’y a donc aucune volon­té de lut­ter contre la ter­reur mais bien de ter­ro­ri­ser le citoyen, ce qui n’a rien à voir.

    Je vous pro­pose donc un article de La Tri­bune qui est tout sauf un jour­nal fas­ciste et com­plo­tiste inti­tu­lé « Quand le « gen­darme » des écoutes fusille la loi sur le ren­sei­gne­ment de Valls ».
    Vous y appren­drez, pour ceux qui auront le cou­rage de le lire, que « le pré­sident de la Com­mis­sion natio­nale de contrôle des inter­cep­tions de sécu­ri­té (CNCIS) Jean-Marie Dela­rue estime que le pro­jet de loi sur le ren­sei­gne­ment com­porte des dérives por­tant atteinte aux liber­tés individuelles ».

    « Qui gou­verne ? »… un film d’Arte
    Oui c’est bien cela, Arte, une chaîne publique… donc pas fas­ciste ni com­plo­tiste non plus. Je pense que l’on a encore le droit le citer un article de La Tri­bune ou encore un repor­tage d’Arte.

    Bref, c’est un film de Flore Vas­seur assez dérangeant…

    « Qui gou­verne ? Com­ment pré­ser­ver l’intérêt géné­ral quand, par­tout, l’argent semble rem­pla­cer le vote ? Lar­ry Les­sig dénonce sans relâche l’emprise des inté­rêts pri­vés sur la démo­cra­tie amé­ri­caine. Pro­fes­seur de droit et d’éthique à Har­vard, conseillé d’Obama en 2008, il connaît tous les rouages de Washing­ton. Il a déci­dé de se rebel­ler pour sau­ver l’intérêt général. »

    Cela se passe évi­dem­ment aux États-Unis. Pour­tant, tout le monde com­pren­dra à quel point il est non seule­ment aisé mais indis­pen­sable de faire le paral­lèle entre la cor­rup­tion endé­mique qui touche les ins­ti­tu­tions de l’État fédé­ral amé­ri­cain et ce qui se passe dans les dif­fé­rents cénacles européens.

    https://​you​tu​.be/​r​U​l​h​Q​J​3​f​YyE

    Et pour­tant, comme dans ce poème que j’ai uti­li­sé pour com­men­cer cet article, nous ne disons rien. Nous abdi­quons notre rôle de citoyen. Nous renon­çons à défendre notre liber­té. Nous ne disons rien. Alors je l’écris.

    Il est déjà trop tard, préparez-vous.

    Charles SANNAT

    Source : http://www.lecontrarien.com/corruption-surveillance-generalisee-democratie-et-liberte-06–04-2015-edito

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    • claude saint-jarre

      Bon­jour. Il y a une erreur sur ce lien.

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    • etienne

      Pri­vés de consti­tu­tion (digne de ce nom), vous avez encore un espoir posi­tif sur notre ave­nir ? N’ou­bliez pas ce fait essentiel : 

      TOUS LES POUVOIRS DU MONDE TENDENT À S’AUTONOMISER. 

      LA SEULE FAÇON, POUR LES PEUPLES DU MONDE, DE SE PROTÉGER DES ABUS DE POUVOIR, C’EST DE FIXER EUX-MÊMES LES LIMITES, ET DONC DE DEVENIR EUX-MÊMES CONSTITUANTS.

      Illus­tra­tion de l’au­to­no­mi­sa­tion des pouvoirs :

      Des drones indiens vont pul­vé­ri­ser du poivre pour contrô­ler la foule. Bien­tôt en France pour rem­pla­cer les com­pa­gnies de CRS malades ?
      http://​www​.info​-contre​-info​.fr/​t​e​c​h​w​e​b​/​d​r​o​n​e​s​-​i​n​d​i​e​n​s​-​p​u​l​v​e​r​i​s​e​r​-​p​o​i​v​r​e​-​c​o​n​t​r​o​l​e​r​-​f​o​u​l​e​-​b​i​e​n​t​o​t​-​f​r​a​n​c​e​-​r​e​m​p​l​a​c​e​r​-​c​o​m​p​a​g​n​i​e​s​-​d​e​-​crs

      Par ailleurs, si vous pen­sez être assez malin pour dégom­mer les drones, voyez ceci, et pré­pa­rez-vous à ce que l’ar­mée en pré­pare des mil­lions (avec vos impôts, bien sûr) : 

      Un essaim de qua­dri­co­ptères en formation

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      • J-Stéphane

        Nous ripos­te­rons en envoyant des drones mani­fes­ter à notre place, des drones mes­sa­gers, des drones camé­ras, des drones brouilleurs, des drones peintres, des drones cha­lu­tiers… aux drones citoyens !

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      • Katharina

        mer­ci pour toutes ces vidéos importantes.

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    • GRANIER

      Etienne vous l’a­vez dit, pour avoir une démo­cra­tie il faut que les citoyens en soient digne, on peut écrire toute les consti­tu­tions que l’on veut si les citoyens sont indo­lents, rien ne chan­ge­ra ils seront tou­jours des gueux Et quand vous l’aurez écrite cette consti­tu­tion, com­ment allez vous faire pour l »impo­ser ? Dans l’article 2 de notre consti­tu­tion le pou­voir des citoyens est recon­nu que vou­loir de plus ? Mais faut-il encore que les citoyens sachent exer­cer ce pou­voir je crois que c’est la des­sus qu’il fau­drait tra­vailler Article 2 de notre consti­tu­tion le pou­voir du peuple par le peuple pour le peuple

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  11. Ana Sailland

    on passe à l’acte.

    on ver­ra bien si ça répond 😉

    Ecri­ture ver­sus Vidéo
    ______________-

    Ce matin, j’al­lume mon PC.
    Un flot d’in­di­gna­tion, que dis-je, un tsu­na­mi, vient inon­der mon salon.
    Sous forme de vidéos mises en ligne par de gen­tils lan­ceurs ou trans­met­teurs d’a­lerte. Je fais ça souvent .…

    C’est chouette la vidéo, c’est vivant, c’est dyna­mique, il y a des alter­nances bien mesu­rées entre les scènes qui me remuent les tripes et les dis­cours sérieux. Un véri­table neu­ro­mar­ke­ting de ma conscience politique .….….…

    MAIS

    si je vou­lais regar­der tout ça qui vient vers moi, il me fau­drait la journée.
    Et donc je ne ferais rien, ni pour moi, ni pour les autres, ni pour remé­dier à la cause de mon indi­gna­tion ( les ins­ti­tu­tions écrites par ceux qui créent le malheur …).

    Je pour­rais aus­si comme je le fais sou­vent me joindre au concert des com­men­taires. C’est utile. Mais si on ne fait que ça, c’est mort …

    Je me demande même si ce râlage col­lec­tif un peu mas­tur­ba­toire n’est pas de l’ordre de l’acte man­qué, ins­crit dans la pro­cras­ti­na­tion volon­taire des masses, en cette occur­rence fon­dée sur un leurre choisi .…
    C’est méchant ckj­dis­là, mais que de bruit pour si peu de réel …

    Alors que …

    Je suis cer­taine que quelques pages A4 suf­fi­raient pour me dire ce qui ne va pas.
    Et qu’ain­si je et nous pour­rions pas­ser à l’acte.

    Les beaux jours arrivent …

    Venez chez moi cam­per pour des ate­liers constituants.
    Quand vous voulez.

    c’est ici :

    mes coor­don­nées sont sur cette page ( en bas )

    http://​tran​si​tion​ci​toyen​ne​sem​noz​.org/​f​i​c​h​e​s​/​f​i​c​h​e​s​-​a​c​t​i​o​n​s​/​a​t​e​l​i​e​r​s​-​c​o​n​s​t​i​t​u​a​nts

    Réponse
    • nlesca

      Super sym­pa l’in­vit en tout cas… pas sur que je puisse venir pro­chai­ne­ment mais j espere que des consti­tuants ama­teurs de ver­dure vien­dront pro­fi­ter de cette offre bien sympatique.

      Réponse
      • Ana Sailland

        j’es­père aussi.

        Réponse
  12. Katharina

    Ana :

    « Je me demande même si ce râlage col­lec­tif un peu mas­tur­ba­toire n’est pas de l’ordre de l’acte manqué »

    je trouve cela arrogant.
    Il faut qu’on com­prenne les choses : ca marche en échan­geant avec l’autre.
    L’é­change : le bon­heur humain.
    Décou­vrir ensemble : être adulte.
    Suivre des lecons : être enfant ou adolescant

    Réponse
  13. Ana Sailland

    😉 Ah mais, l’ar­ro­gance est même ma carac­té­ris­tique première 😉

    Réponse
    • Ana Sailland

      Je main­tiens ce que j’ai pen­sé et dit ( en géné­ral ça va ensemble )

      L’in­di­gna­tion et la son­nette d’a­larme, c’est nécessaire.
      Mais si on ne passe pas à l’acte, c’est inquiétant.
      Et c’est quand même le titre de cette page.

      Réponse
      • Katharina

        faut se méfier du pen­chant Jules Ferry.
        ici, je constate qu’il y a long­temps que les co-com­men­ta­taires se sont mis à l’acte, moi-même conpris.

        Réponse
    • Katharina

      on est habitué

      Réponse
      • Ana Sailland

        à quoi précisément ?

        Réponse
  14. Eliade Guy
    • Eliade Guy

      heu ça date du 19 février 2015 .. par­don si vous aviez déjà com­men­té ce hap­pe­ning qui devrait faire force de loi populaire

      Réponse
      • Eliade Guy

        cepen­dant ma source me parle du même coup sur Tou­louse cette fois .. je n’ arrive pas à mettre la main sur la source Guy

        Réponse
      • Ana Sailland

        En 2011 des gens sont allés devant une banque faire une col­lecte « pour sau­ver la banque ». L’hu­mour peut aus­si faire sens.

        Réponse
        • Eliade Guy

          je ne connais pas assez de choses sur le sys­tème ban­caire pour apprécier
          Humour ? ou pas ?
          Il me sem­blait que c’ est le rôle d’ une banque centrale ?

          Réponse
  15. Katharina

    1. tu écris une phrase , qui est, gen­ti­ment dit, arro­gante (« mas­tur­ba­tion intel­lec­tuelle… ») en dépré­ciant ain­si les efforts et émo­tions de tout le monde ici
    2. Je te cri­tique même pas là-des­sus, mais te signale com­ment je le trouve – arro­gant (ce que c’est définitivement)
    3. Tu ne prends pas en compte cette réac­tion (argu­men­tée), mais ridi­cu­lise le mes­sa­ger. On connaît la chan­son – on est habi­tué déjà.
    – réponds – je (4.)
    5. Tu fais la gueule.

    A mon avis le temps est venu de chan­ger ce que j’ap­pelle pen­chant Jules Fer­ry (ins­truire les humains inférieurs).

    Tu vas encore faire la gueule, j’es­time, puis tes affi­cio­na­dos en pro­fi­te­ront, j’és­time. Pas grave. On est habitué.

    Réponse
    • Katharina

      ah oui, c’é­tait pour Ana

      Réponse
    • Ana Sailland

      je suis sou­la­gée d’être seule concer­née et d’ain­si véri­fier que les gens contre qui tu me pro­po­sais de fron­der en mail pri­vé soient hors de cause.

      je suis par ailleurs ren­sei­gnée sur le « on » imper­son­nel : on c’est toi 😉

      s’il ne s’a­git que de moi, c’est supportable.

      Réponse
  16. zedav

    @ Katha­ri­na :

    Compte tenu de l’ob­jec­tif de ce blog, pour­riez vous, par égard pour les divers contri­bu­teurs, ces­ser de pol­luer les dif­fé­rents fils de votre res­sen­ti­ment appa­rem­ment inex­tin­guible contre Ana ? 

    Res­sen­ti­ment jus­ti­fié ou non, je n’en ai rien à faire – et je pense que les autres contri­bu­teurs, dont le nombre est mal­heu­reu­se­ment en chute libre depuis l’ab­jecte inter­ven­tion de la grande Judith Ber­nard, non plus…

    Toutes vos remarques néga­tives et agres­sives envers Ana n’ont rien à faire ici je crois, quand bien même Ana « méri­te­rait » votre vindicte.

    Objec­ti­ve­ment, tout cela ne fait que ser­vir le « divi­ser pour mieux régner » chère à nos « Maîtres ».

    En vous priant de bien vou­loir entendre cette humble sup­plique et en vous en remer­ciant d’a­vance (le cas échéant, rien ne vous empê­chant de lui adres­ser vos remarques ad homi­nem par cour­riel privé).

    @ aux divers contri­bu­teurs : n’hé­si­tez pas, le cas échéant, à don­ner votre avis…

    Réponse
    • Katharina

      Argu­men­ter et agres­ser n’est pas à confondre, même si vous n’êtes pas de mon avis.
      Il serait recom­man­dé de lire ce que j’é­cris avant de mettre vous et Ana Sailland dans le train­train de souffrances/agressions supposés.

      Réagir aux argu­ments avec des argu­ments, voi­là l’en­trai­ne­ment exi­gé à l’heure actuel.

      A ce qe je sache d’in­sul­ter de « mas­tur­ba­tion intel­lec­tuelle » et de « parais­seux » n’est pas argu­men­ter. A ce que je sache d’ex­pri­mer sa pen­sée vis- à ‑vis d’un tel abus de la fonc­tion « com­men­taires » n’est pas agresser.

      Lisez, lisez bien. Dis­cu­tez, argu­men­tez, échan­gez, mais soyez assu­ré qu’un com­men­taire réagit à un com­men­taire, à son conte­nu, et non pas à une per­sonne (c’est impossible).

      Réponse
    • Berbère

      Per­so, je par­tage l’o­pi­nion que les com­men­taires ad homi­nem n’ont pas d’in­té­rêt ici, sur­tout s’ils sont néga­tifs – soyons concis et allons droit au but – la cause des causes – tout le reste est bavar­dages inutiles – soyons construc­tifs – hono­rons ce blog – Je crois qu’A­na vou­lait sim­ple­ment poin­ter l’ur­gence d’a­gir et ensemble c’est mieux – Avec tout les élé­ments regrou­pés concer­nant les évè­ne­ments dans le monde – si on a pas encore le feu aux poudres, c’est qu’on attend la mort pour bou­ger – il sera alors trop tard. 

      Il faut se pré­pa­rer et se tenir prêt et cer­tai­ne­ment évi­ter de se diluer dans le super­fi­ciel – une petite aide pour cela 😉 : 

      Accords Tol­tèques …

      Pre­mier accord toltèque :
      « Que votre parole soit impeccable »
      Par­lez avec inté­gri­té, ne dites que ce que vous pen­sez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

      Deuxième accord :
      « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle »
      Ce que les autres disent et font n’est qu’une pro­jec­tion de leur propre réa­li­té, de leur rêve. Lorsque vous êtes immu­ni­sé contre cela, vous n’êtes plus vic­time de souf­frances inutiles

      Troi­sième accord :
      « Ne faites pas de suppositions »
      Ayez le cou­rage de poser des ques­tions et d’exprimer vos vrais dési­rs. Com­mu­ni­quez clai­re­ment avec les autres pour évi­ter tris­tesse, mal­en­ten­dus et drames.

      Qua­trième accord :
      « Faites tou­jours de votre mieux »
      Votre mieux change d’instant en ins­tant, quelle que soient les cir­cons­tances, faites sim­ple­ment de votre mieux et vous évi­te­rez de vous juger, de vous culpa­bi­li­ser et d’avoir des regrets.

      cor­dia­le­ment

      Réponse
      • Ana Sailland

        La théo­rie du deuil selon Mme le doc­teur Kübler Ross pré­sente cinq phases du deuil : déni, colère, mar­chan­dage, dépres­sion, accep­ta­tion, aux­quelles cer­tains ajoutent une sixième phase : recherche de solution.

        Cette théo­rie est pen­sée rela­tive à l’in­di­vi­du, mais peut être éten­due aux concepts de cer­veau col­lec­tif ou corps social, et en par­ti­cu­lier dans le cas du cha­pitre de la vie qui nous pas­sionne ici, i.e. la sou­mis­sion du grand nombre au petit nombre, et à l’ins­ti­tu­tion dont le petit nombre est unique propriétaire.

        Avant d’ar­ri­ver à la recherche de solu­tion, il y a toutes ces phases plus ou moins incon­tour­nables, mais qui sont aus­si des occa­sions de s’en­li­ser dans des « béné­fices secon­daires », le vic­ti­mat entre autres.

        L’in­di­gna­tion (colère) en par­ti­cu­lier, si elle consomme trop d’at­ten­tion et d’éner­gie, ralen­ti­ra ou même fera obs­truc­tion à l’é­va­sion de la phase 6.

        C’est ce qui est for­mi­dable dans l’an­tienne d’E­tienne : pro­po­ser l’ac­qui­si­tion de com­pé­tence en vue d’une éva­sion phy­sique dont la décli­nai­son quant à elle ne peut être pro­gram­mée. Son tra­vail se situe après le deuil. Orien­té vers un espoir choi­si et construit.

        Dans le même temps, pour­suivre le lan­ce­ment d’a­lertes est néces­saire et utile pour pro­pul­ser ceux qui sont encore dans le déni, pro­pul­ser au niveau supé­rieur qui est la colère, néces­saire si on veut espé­rer qu’en­suite les autres phases seront par­cou­rues par le grand nombre.

        Mais mon sen­ti­ment est que si nous qui à tort ou à rai­son ( sur­es­time reste pos­sible ) pen­sons être plu­tôt du côté de l’é­mer­gence, si nous consa­crons trop de temps à la colère, cela nous bouffe une éner­gie qui pour­rait être inves­tie ailleurs.

        Et ce qui est très méchant et n’a pas plu, c’est que je me ( & nous ) soup­çonne d’y prendre plai­sir, un peu comme dans un méca­nisme d’addiction.

        Réponse
      • Eliade Guy

        Je suis d’ accord éga­le­ment que cha­cun ayant son style et son carac­tère, les rejets de tel ou telle non pas lieu d’ être ici
        Amicalement

        Réponse
    • Sam

      @ Katha­ri­na,

      que tu aies pu te frit­ter avec Ana, et réci­pro­que­ment, met­tons, ça arrive mal­heu­reu­se­ment à tout un cha­cun – et on regrette sou­vent plus tard. Mais pour le coup, il me semble qu’A­na, au départ, déplo­rait sim­ple­ment, sans d’ailleurs en faire un reproche à qui­conque, qu’à se faire arro­ser de liens (et notam­ment de vidéos), on n’ar­rive plus à suivre. Bref, c’est notre lot, et dire ça n’a rien de prétentieux…

      @ tous,

      Fré­dé­ric Lor­don est un gros con comme tout le monde (aucun 2nd degré). Dans cette confé­rence extrê­me­ment inté­res­sante de F. Lor­don et Pana­gio­tis Soti­ris (que ni ma remarque ni la lon­gueur ne vous dis­suade sur­tout d’é­cou­ter ça), le père F. Lor­don casse du sucre, comme un gros naze encar­té-for­mat­té, et « comme il se doit », sur Étienne. C’est moche. A par­tir de 1:41:00 :

      https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​d​e​t​a​i​l​p​a​g​e​&​v​=​f​O​C​8​X​J​b​c​A​y​U​#​t​=​6​059

      Quant aux alliés objec­tifs avé­rés des ban­quiers, imbi­bés de fables eurô­la­triques et défen­seurs d’un inter­na­tio­na­lisme hors-sol qui‑n’-existe-pas – ou d’al­lez savoir quoi d’autre (tout à fait au hasard, je sup­pose que l’in­fâme aris­to­crate réac­tion­naire Séné­chal-nous-voi­là n’a jamais effleu­ré l’i­dée que le fas­cisme vert n’est plus, depuis long­temps déjà, devant nous) –, pour­vu seule­ment qu’ils soient auto­pro­cla­més « de gauche », bien sûr, ils ne prennent pas une égra­ti­gnure. Ceci même si le père Lor­don s’est déjà lui-même fait alpa­guer pour « fas­cisme » en rai­son de ses posi­tions euro-rai­son­nables. D’a­bord ils ont pris machin, puis bidule, tout ça, j’ai pas réagi, connais­sez la suite…

      Tiens, signa­lé en lien dans le fil de dis­cus­sion de la vidéo citée, l’ar­ticle 50 expli­qué par l’UE… A lire et à relire très attentivement : 

      http://​euro​pa​.eu/​l​e​g​i​s​l​a​t​i​o​n​_​s​u​m​m​a​r​i​e​s​/​g​l​o​s​s​a​r​y​/​w​i​t​h​d​r​a​w​a​l​_​c​l​a​u​s​e​_​f​r​.​htm

      L’UE ment comme un arra­cheur de dents, comme tou­jours : elle parle ici de clause de retrait « uni­la­té­ral », ce qui est tota­le­ment contre­dit par l’ar­ticle… chose que ne ver­ront que celles et ceux qui ont jamais manié des articles…

      Réponse
      • joss

        Lor­don ferait mieux de par­ler de ce qu’il connait. D’ailleurs, il le dit à la 1:41:00 : « j’a­vais rien compris ».

        Paul Ver­laine :
        « Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fré­quen­ta­tions. Tenez, Judas, par exemple, il avait des amis irréprochables »

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        • sam

          Joss, juste une pré­ci­sion : ce « j’avais rien com­pris » tombe sim­ple­ment à l’en­droit qu’il m’a fal­lu poin­ter pour le début de cette par­tie de pro­pos mer­deuse, mais il disait sim­ple­ment, en l’occurrence, qu’il avait cru qu’on devait attendre une der­nière ques­tion de la salle avant de pas­ser à la séquence de réponses.

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      • Ronald

        Lor­don ne m’a jamais vrai­ment impres­sion­né par son dis­cours. Notam­ment, il montre là qu’il n’a aucun sens poli­tique. Néan­moins, il ne faut pas oublier que l’ob­jec­tif du pou­voir est de divi­ser ses adver­saires. Or, clai­re­ment, Lor­don est dans notre com­bat net­te­ment plus de notre côté que du côté oppo­sé. La bonne réponse est à mon avis de conti­nuer à le sou­te­nir et le relayer.

        Rai­son­ne­ment iden­tique par exemple pour Pierre Carles : le site confu​sion​nisme​.info relaie un texte ( http://​confu​sion​nisme​.info/​2​0​1​5​/​0​4​/​2​4​/​p​i​e​r​r​e​-​c​a​r​l​e​s​-​p​a​r​t​i​c​i​p​e​-​a​-​u​n​-​f​i​l​m​-​q​u​i​-​a​s​s​u​r​e​-​l​a​-​p​r​o​m​o​t​i​o​n​-​d​e​t​i​e​n​n​e​-​c​h​o​u​a​rd/ ) où il explique avoir signa­lé aux réa­li­sa­teurs de Démo­kra­tia qu’E­tienne – qui inter­vient dans leur film – était infré­quen­table pour lui depuis la rédac­tion des posts « Pour que les choses soient claires » (1). Si je devais sus­pec­ter un agent pro­vo­ca­teur char­gé de semer la ziza­nie par­mi les oppo­sants au pou­voir, le rédac­teur du site confu​sion​nisme​.info serait en bonne place : l’es­sen­tiel des publi­ca­tions est du même aca­bit et vise à créer des frac­tures là où il ne devrait pas y en avoir, alors qu’au­cun ne met en cause de réels oppres­seurs. Le pro­cé­dé me semble trop répé­ti­tif pour ne pas être vou­lu (le site a cepen­dant para­doxa­le­ment l’in­té­rêt de faire décou­vrir plein de gens aux pro­pos inté­res­sants 😉 ). La meilleure réponse est clai­re­ment de ne pas céder aux pro­vo­ca­tions, et de conti­nuer à sou­te­nir Pierre Carles dans ses com­bats poli­tiques (ses films méritent tous d’être vus), et gar­der pour nous notre appré­cia­tion sur son atti­tude personnelle.

        (1) Au pas­sage, je signale que Carles à tout de même réa­li­sé tout un film (Ni Vieux, Ni Traîtres) où il donne la parole et pré­sente sous un jour favo­rable Action Directe : visi­ble­ment, rédi­ger « Pour que les choses soient claires » est plus grave que tuer des gens.

        Réponse
        • etienne

          Pro­blèmes d’orientation chez les chas­seurs de confusionnistes

          Source : Quar­tiers libres
          https://​quar​tiers​libres​.word​press​.com/​2​0​1​5​/​0​4​/​2​7​/​p​r​o​b​l​e​m​e​s​-​d​o​r​i​e​n​t​a​t​i​o​n​-​c​h​e​z​-​l​e​s​-​c​h​a​s​s​e​u​r​s​-​d​e​-​c​o​n​f​u​s​i​o​n​n​i​s​t​es/

          Il est, actuel­le­ment, de bon ton chez cer­tains blo­gueurs ou mili­tants du monde vir­tuel d’affubler leurs adver­saires ou enne­mis poli­tiques de divers qua­li­fi­ca­tifs dif­fa­ma­toires et stigmatisants.

          Par­mi ceux-là, les termes « confu­sion­niste », « rouge-brun », « conspi­ra­tion­niste » ou « anti­sé­mite » ont le vent en poupe.

          Ces éti­quettes sont autant de termes des­ti­nés à salir et à dis­cré­di­ter ceux que l’on vise, tout en fai­sant l’économie d’une cri­tique poli­tique construite.

          Quit­ter le champ poli­tique pour les rivages de la répro­ba­tion morale per­met de se poser, à peu de frais, en gar­dien d’une ortho­doxie ima­gi­naire, de cacher ses propres fai­blesses d’analyse et ses incohérences.

          Si le fait d’essayer de poser des lignes de par­tage idéo­lo­gique nettes entre son com­bat et celui de ses enne­mis est une inten­tion louable et une néces­si­té poli­tique, il faut recon­naitre que, der­rière cette volon­té se cache bien sou­vent des des­seins moins hono­rables. Cela per­met d’exister dans un petit monde poli­tique mar­gi­nal en dis­tri­buant les bons et les mau­vais points. Il s’agit alors d’une pos­ture morale davan­tage que politique.

          L’antiracisme et l’antifascisme moral des années 80 et 90 n’ont jamais stop­pé le Front Natio­nal, et l’emploi de l’étiquette de « facho » pour dési­gner tout et n’importe qui a été contre-productif.

          Repre­nons une à une les caté­go­ries de ces chasseurs.

          Depuis le 119, le qua­li­fi­ca­tif « conspi­ra­tion­niste » est employé à tors et tra­vers. Cette éti­quette infa­mante couvre d’opprobre les auteurs de textes pré­sen­tant des doutes et des cri­tiques légi­times autant que les fai­seurs de récits déli­rants fon­dés sur une idéo­lo­gie plus que dou­teuse. Depuis le début des années 2010, cer­tains mili­tants « anti­fas­cistes de sen­si­bi­li­té liber­taire » se sont auto­pro­cla­més experts en conspi­ra­tion­nisme « de gauche ».

          Ani­més par une logique rele­vant du soup­çon poli­cier, ils consi­dèrent que tout relais de texte ou d’information depuis une source « sus­pecte » implique obli­ga­toi­re­ment une adhé­sion idéo­lo­gique totale, même lorsque cela est fait en toute ingé­nui­té. Ain­si, l’utilisation d’un texte venant d’un site conspi­ra­tion­niste, fait for­cé­ment de vous un conspi­ra­tion­niste, quand bien même le texte seul ne per­met­tait aucu­ne­ment de le lais­ser croire, et mal­heur à vous si une de vos pro­duc­tions est reprise par ce genre de sites : cela est la preuve irré­fu­table de vos accoin­tances avec la « bête immonde ».

          Il n’est pas ques­tion de nier l’existence de thèses conspi­ra­tion­nistes et de leur impact poli­tique auprès des classes popu­laires et au-delà, mais de mettre en garde contre une pro­pen­sion à l’accusation géné­ra­li­sée contre toute forme de dis­cours critique.

          Cette chasse aux sor­cières conspi­ra­tion­nistes abou­tit à la dis­qua­li­fi­ca­tion de toute remise en cause des dis­cours offi­ciels et ins­ti­tu­tion­nels, ne fai­sant que délé­gi­ti­mer les cri­tiques contre cer­tains états et orga­nismes finan­ciers. Les doutes ou le scep­ti­cisme deviennent sus­pects contri­buant ain­si à faire croire que nous vivons dans un monde libre de toute dés­in­for­ma­tion, mani­pu­la­tion ou col­lu­sion d’intérêts. Cette cri­tique géné­ra­li­sée du « conspi­ra­tion­nisme » ne repose sur aucune ana­lyse poli­tique et pro­vient sou­vent d’une mécon­nais­sance totale du phé­no­mène. Elle ne fait que jeter l’anathème sur une par­tie des gauches radi­cales et des dis­cours cri­tiques qu’elles peuvent por­ter, ser­vant en cela les inté­rêts de ceux qui nous dirigent.

          Une telle vision des choses aurait conduit, en d’autres temps, à taxer de conspi­ra­tion­nistes ceux qui remet­taient en cause la pro­pa­gande amé­ri­caine autour des armes de des­truc­tion mas­sive ira­kiennes, ceux qui dénon­çaient l’implication de la CIA et du Penta­gone der­rière nombre de coups d’état mili­taires en Amé­rique latine et ailleurs, ceux qui dévoi­laient les expé­ri­men­ta­tions phar­ma­ceu­tiques sur les popu­la­tions afri­caines et ceux qui révé­laient les ententes secrètes entre mul­ti­na­tio­nales ou l’existence de cer­taines cote­ries com­mer­ciales ou politiques .

          Étrange pos­ture pour des mili­tants « liber­taires » qui rejoignent ain­si des posi­tions simi­laires à celles des néo-conser­va­teurs et fait cause com­mune avec des pro­pa­gan­distes néo-libé­raux et les gar­diens du temple républicain.

          Confu­sion­nisme et rouge-brunisme :

          Ces qua­li­fi­ca­tifs stig­ma­ti­sants, ne répondent jamais à une défi­ni­tion claire tout comme les termes « confu­sion­niste » et « rouge-brun », très appré­ciés de ces mêmes chas­seurs de confu­sion­nistes. Ils ren­voient à l’idée d’une stra­té­gie d’infiltration des droites radi­cales dans les mou­ve­ments de gauche pour le pre­mier et à l’« aile gauche » de la révo­lu­tion conser­va­trice alle­mande et du nazisme pour le second. L’emploi de ces éti­quettes fourre-tout relève de la pure et simple escro­que­rie intel­lec­tuelle. Ils laissent entendre que les croyances et enga­ge­ments poli­tiques seraient simples, cohé­rents et sans ambi­guï­té, ou que des idéo­lo­gies oppo­sées ne pour­raient se mobi­li­ser sur des com­bats simi­laires, et ce même lorsque les rai­sons de ces enga­ge­ments n’ont stric­te­ment rien de commun.

          Selon ces repré­sen­tants auto-pro­cla­més d’une inqui­si­tion « liber­taire », la gauche non gou­ver­ne­men­tale serait donc infil­trée par d’horribles rouge-bruns visant à pro­mou­voir des thèses d’extrême droite et à sou­te­nir des régimes « mal­fai­sants » (Rus­sie, Chine, Iran, Vene­zue­la). Cette gauche serait le masque de l’Axe du Mal en France.

          Tout ce qui ne cor­res­pond pas à la vision au demeu­rant peu claire de ces inqui­si­teurs est ain­si dis­qua­li­fié. Par­fois, le simple fait d’être « rouge » est assi­mi­lé à un début de fas­cisme, et l’attaque semble dif­fi­cile à contrer. Pour­tant, on est rouge ou on est brun, dans les faits les « rouges-bruns » sont peu nom­breux et forment un cou­rant des droites radicales.

          Calom­nia­teurs et calom­niés ne voient le monde qu’à tra­vers leur prisme occi­den­tal. Cette vision fran­co-cen­trée fait fi des com­plexi­tés locales en impo­sant une lec­ture du monde ancrée dans un sché­ma occi­den­tal, exact inverse de la vision « cam­piste » (terme usi­té par nos chas­seurs pour dési­gner les sou­tiens à l’axe du mal, sans l’avoir défi­ni). Qu’on le déplore ou qu’on le regrette, c’est l’impérialisme le plus agres­sif, donc le plus proche, qui est consi­dé­ré comme l’ennemi prio­ri­taire et non pas le plus éloigné.

          De fac­to Pou­tine, l’Iran et même la Chine peuvent appa­raitre comme des rem­parts ou des alliés objec­tifs pour de larges frac­tions de la popu­la­tion en Amé­rique latine, en Afrique et dans le monde arabe. À l’opposé, en Europe de l’Est, ce sont les USA et l’UE qui appa­raissent comme un rem­part face à la Russie.

          Au Moyen-Orient, cer­tains voient en l’Iran l’ennemi prin­ci­pal et sont prêts à s’allier avec les USA ou Israël. Inver­se­ment, cer­tains voient en la Syrie un rem­part face aux TakTaks.

          On pour­rait mul­ti­plier les exemples qui confirment que les ana­lyses partent des situa­tions locales qui condi­tionnent des stra­té­gies et non une idéo­lo­gie. L’écrire ne revient pas à sou­te­nir cette stra­té­gie mais sim­ple­ment d’en rendre compte. Ce refus de la com­plexi­té du monde et des rap­ports de domi­na­tion abou­tit à ser­vir l’impérialisme occi­den­tal face à celui de la Rus­sie ou de la Chine.

          Avec l’écroulement d’un anti-impé­ria­lisme consé­quent sur le plan poli­tique et mili­taire, il ne reste que l’affrontement et la concur­rence entre impérialistes.

          Il n’est pas ques­tion de nier les accoin­tances, les liens et les sou­tiens de quelques rares mili­tants et de struc­tures dites de « gauche » à des thèses ou à des mili­tants du camp adverse. Les bas­cu­le­ments idéo­lo­giques et stra­té­giques existent, mais l’utilisation de termes géné­riques et de rac­cour­cis séman­tiques empêchent de com­prendre et donc de com­battre ces revi­re­ments poli­tiques ouvrant la porte à un sys­tème de sus­pi­cion géné­ra­li­sée. Les mêmes qui accusent cer­tains d’être des « rouge-bruns » peuvent être la cible de cette accu­sa­tion par d’autres. N’oublions pas que Pierre Bour­dieu a été taxé en son temps de rouge-brun par une presse prête à dégai­ner ce terme infa­mant pour dis­qua­li­fier son posi­tion­ne­ment poli­tique. Ces accu­sa­tions incon­si­dé­rées de rouge-bru­nisme ne font fina­le­ment que des­ser­vir ceux qui les pro­fèrent. L’accusé a beau jeu de mettre en avant le flou et l’inconsistance de l’accusation, même si celle-ci peut dans cer­tains cas être valable.

          Nos chas­seurs de rouge-bruns ne semblent pas com­prendre le bas­cu­le­ment de l’hégémonie cultu­relle à droite et donc la droi­ti­sa­tion géné­rale des cadres de réflexion : pri­mat iden­ti­taire et cultu­ra­liste, accep­ta­tion du capi­ta­lisme néo­li­bé­ral, dis­pa­ri­tion d’un camp anti-impé­ria­liste, fos­sé entre gauches et classes popu­laires, etc.

          Autre élé­ment notable carac­té­ri­sant cette police de la pen­sée : leur intran­si­geance à géo­mé­trie variable. Ils se montrent intran­si­geants face aux enne­mis des USA et de la France, mais ils sont bien silen­cieux face à leurs cama­rades qui sou­tiennent ouver­te­ment Israël. La lutte contre le colo­nia­lisme et le sou­tien à la résis­tance du peuple pales­ti­nien ne semble pas être ins­crits dans leur agen­da politique.

          Ne par­lons pas de la lutte contre l’islamophobie, dont le terme est sujet à des logor­rhées ver­bales visant à le dis­qua­li­fier à coups d’arguments pio­chés chez Caro­line Fou­rest, Manuel Valls and co. À leurs yeux, il est plus cou­pable de relayer des infor­ma­tions issus de médias qu’ils ont à tort ou à rai­son bla­ck­lis­tés que de se faire le relais de pro­pa­gan­distes ouver­te­ment pro-israé­liens ou qui sou­tiennent la poli­tique gou­ver­ne­men­tale française.

          Ain­si, le site Conspi­ra­cy Watch, ani­mé par un mili­tant du PS et Mon​dia​lisme​.org, site gau­chiste ouver­te­ment sio­niste, sont des réfé­rences pour ces chas­seurs de rouge-bruns.

          Ils refusent et dénoncent la pré­sence d’organisations musul­manes lors de mani­fes­ta­tions ou de confé­rences mais sont moins regar­dants avec une gauche chantre de la Fran­ça­frique et des inter­ven­tions mili­taires à but « humanitaire ».

          Sous cou­vert d’une pure­té idéo­lo­gique dans le posi­tion­ne­ment poli­tique, ils se com­plaisent dans une intran­si­geance à géo­mé­trie variable. En somme, ils sont une incar­na­tion cari­ca­tu­rale à l’extrême des contra­dic­tions et des échecs des gauches fran­çaises. On est sur­tout face à une absence d’action poli­tique concrète et à une fuite dans le virtuel.

          Pour en don­ner un exemple récent assez iro­nique : un chant de sou­tien au YPG, que nous avons relayé, appelle à la guerre contre « les hordes sala­fo-sio­nistes », est-on face à du confu­sion­nisme, du rouge-bru­nisme ? Nos chas­seurs de confu­sion­nistes ont été bien silen­cieux, gênés de s’en prendre aux cama­rades kurdes ?

          Anti­sé­mi­tisme :

          Le genre de pro­cé­dés détaillés ici trouve son apo­gée dans la chasse fré­né­tique aux « anti­sé­mites de gauche » dont la démons­tra­tion de leur exis­tence se fait tou­jours attendre.

          Cette idée fut mise à la mode, aux débuts des années 2000, par les dénon­cia­teurs, Pierre André Taguieff en tête, d’un « nou­vel anti­sé­mi­tisme » cen­sé­ment por­té par les ara­bo-musul­mans des quar­tiers et la gauche radi­cale. Dif­fu­sée, à l’origine, par des figures du néo-conser­va­tisme et de l’extrême droite, elle ren­contre depuis quelques temps une for­tune nou­velle tant au gou­ver­ne­ment Hol­lande que chez des mili­tants gau­chistes de papier (ou plus exac­te­ment de cla­vier) qui, per­dus dans les airs ou les cafés de Mon­treuil et de Nan­terre passent leur temps à se rependre vir­tuel­le­ment sur le pré­ten­du anti­sé­mi­tisme de leurs « camarades ».

          À un niveau inter­na­tio­nal, ce « nou­vel anti­sé­mi­tisme » en grande part fan­tas­mé sert les inté­rêts israé­liens et per­met, au niveau natio­nal, de réha­bi­li­ter une extrême droite qui se serait débar­ras­sée, comme par magie, de ses ori­peaux antisémites.

          Cette dénon­cia­tion d’un « nou­vel anti­sé­mi­tisme » inté­grée par des mili­tants de gauche, leur per­met de mani­fes­ter un sou­tien à Israël qui ne s’accorde que peu à leurs pré­ten­dues posi­tions idéologiques.

          Fai­sant preuve d’une absence totale de rigueur his­to­rique et adop­tant une défi­ni­tion exten­sible de l’antisémitisme, ils abreuvent la toile de textes lar­moyants et décon­tex­tua­li­sés où les rac­cour­cis dou­teux riva­lisent avec des rai­son­ne­ments fallacieux.

          Les récentes attaques contre les posi­tions du PIR (orga­ni­sa­tion cri­ti­quable comme toutes les autres quant à sa stra­té­gie et ses ana­lyses poli­tiques) sur le phi­lo­sé­mi­tisme d’État et le racisme en sont un exemple par­lant. Si le texte du PIR peut bien évi­dem­ment être dis­cu­té et cri­ti­qué, il a valu à son auteure de se voir com­pa­rée à l’antisémite Édouard Dru­mont. Pour­tant, un simple coup d’œil au best­sel­ler du pape de l’antisémitisme, La France juive (1886), ou à son jour­nal, La Libre Parole, suf­fit à mon­trer l’inanité de ce rapprochement.

          Visi­ble­ment, ces contemp­teurs ne se sont même pas don­né la peine de regar­der la prose des anti­sé­mites réels.
          Les rac­cour­cis his­to­riques sont la norme.

          À force, de se réfé­rer à ce que l’on ne connait pas, on finit par dire n’importe quoi, mais cela n’est pas le sou­ci de ces pares­seux rageurs et pleins de suf­fi­sance. La chasse aux anti­sé­mites ima­gi­naires à gauche leur per­met de refu­ser d’aborder la réa­li­té de l’antisémitisme en France et ailleurs, et de dis­qua­li­fier par un usage fou­traque le terme lui-même en l’accolant à tout le monde.

          En fin de compte, ils n’aboutissent qu’à pro­duire l’effet inverse de ce qu’ils pré­tendent obtenir.

          L’histoire apprend à se méfier des pos­tures mora­li­santes et à ne pas oublier que cer­tains phi­lo­sé­mites et anti­fas­cistes viru­lents des années 1930 se sont mués en fer de lance de l’antisémitisme et/ou du fas­cisme ; le cas de Gas­ton Ber­ge­ry est à cet égard instructif.

          La dis­qua­li­fi­ca­tion, à défaut de la cla­ri­fi­ca­tion, peut ame­ner cer­tains chas­seurs à res­sem­bler de plus en plus à leurs proies.

          Source : Quar­tiers libres
          https://​quar​tiers​libres​.word​press​.com/​2​0​1​5​/​0​4​/​2​7​/​p​r​o​b​l​e​m​e​s​-​d​o​r​i​e​n​t​a​t​i​o​n​-​c​h​e​z​-​l​e​s​-​c​h​a​s​s​e​u​r​s​-​d​e​-​c​o​n​f​u​s​i​o​n​n​i​s​t​es/

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      • Ana Sailland

        Mer­ci Sam 🙂

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      • sam

        Il m’est tout à fait impos­sible de ras­sem­bler assez de temps et de patience pour expri­mer ce que m’ins­pire cette chasse aux sor­cières, mais j’ai­me­rais au moins essayer d’en dire quelques bribes.

        Il y a des points sur les­quels on se pas­se­ra évi­dem­ment de moi pour le com­men­taire. En par­ti­cu­lier, bien sûr : – le fait que cer­tains n’ont aucune honte à pré­tendre défendre ou réins­tau­rer une démo­cra­tie tout en inter­di­sant d’emblée de débat et de par­ti­ci­pa­tion à on ne sait quelle assem­blée – et du droit d’a­voir les idées qui peuvent chan­ger – de larges franges de la popu­lace ; – le « rai­son­ne­ment » par asso­cia­tion de per­sonnes et non d’i­dées ; – etc. 

        Une chose qui devrait éga­le­ment sau­ter aux yeux : même à sup­po­ser que, du point de vue d’un tel, l’ap­proche du « cor­don sani­taire » se jus­ti­fie, la ques­tion est encore de savoir où passe la ligne. 

        Quoi qu’il en soit, on est déjà dans un rap­port de vio­lence. Et du reste, on est cha­cun dans la confu­sion. Plus le sys­tème s’ef­fondre, plus les gens se divisent et perdent leur repères tout en s’ac­cro­chant à des images de plus en plus mani­pu­lables. L’antifascisme pour les uns, le bio pour les autres. Et la seule suite logique à ça, c’est le ras­sem­ble­ment der­rière des chefs sur le mode dis­ci­pli­naire. Le fas­cisme, dans les faits, pour moi, n’est rien d’autre qu’un sous-pro­duit du totalitarisme. 

        Un pro­blème avec les clercs don­neurs de leçons de cor­don sani­taire, est qu’ils sont comme tout le monde igno­rants de bien des choses et de leur propre igno­rance en ces matières. Ain­si on trou­ve­ra des « élus  » du CS d’At­tac pour sou­hai­ter qu’on ins­taure un « Nurem­berg » cli­ma­tique et sans doute, quoique plus secrè­te­ment, qu’on fasse taire par un moyen ou un autre les « néga­tion­nistes du cli­mat » : pour la bonne cause – pour prendre un exemple plus proche de lui, il ne faut pas attendre de cet éco­no­miste talen­tueux mais atta­ché à la gamelle qu’il aille lire, au hasard, le bou­quin d’un Eus­tace Mulins sur la Fed (il conti­nue­ra donc de débi­ter un tas de conne­ries, comme les autres ; quant à savoir si et pour­quoi le péleau est « anti­sé­mite », je gage qu’il s’en tam­ponne le coquillard, ça ne fait jamais qu’un incon­nu de plus der­rière le cordon).

        Sans même aller jusque là, car peu de gens connaissent ce genre de dos­sier qui sont à la fois tech­ni­que­ment ardus et rela­ti­ve­ment nou­veaux, on peut tout de même se deman­der par quel miracle un type plu­tôt intel­li­gent comme Lor­don en serait à igno­rer qu’on a tou­jours trou­vé, his­to­ri­que­ment, à gauche et non pas seule­ment à droite, un tas de fachos, si on appelle de ce nom des gens qui acceptent un régime ultra auto­ri­taire, violent et « au besoin » hau­te­ment meur­trier. Ici, il faut admettre que notre con de ser­vice souffre d’un pré­ju­dice assez peu com­mun : il est à la fois enga­gé poli­ti­que­ment et indé­pen­dant (pour rai­sons aca­dé­miques, en par­ti­cu­lier), de sorte qu’il n’a de cesse de bras­ser du monde et des idées en poli­tique tout en n’ayant pas eu l’oc­ca­sion de consta­ter à quel point la logique d’ap­pa­reil est nocive, géné­ra­trice de cor­rup­tion, de ran­ge­ment aveugle der­rière des chefs et de conflit per­ma­nent, au détri­ment même de la cause.

        Autre chose, car pour l’heure nous ne sommes ni dans le pas­sé ni dans le futur, une ques­tion peut-être dif­fé­rente est de savoir pour­quoi un Lor­don (je ne parle ici que de son cas), bien qu’en leur tirant gen­ti­ment les oreilles (et en les trai­tant sym­pa­thi­que­ment d’i­diots), s’en tient à trai­ter ami­ca­le­ment tous ces cyniques-plan­qués de toutes ces direc­tions de gauche qui conti­nuent, par exemple, de défendre l’eu­ro et l’ap­par­te­nance à l’UE – ces muni­chois « pos­tu­ra­listes » savent aus­si net­toyer les rangs et faire taire les dis­si­dents – plu­tôt que de dire que leur posi­tion­ne­ment est cri­mi­nel au sens propre du terme – il insiste lui-même, dans la même confé­rence, sur le fait que ce sont bel et bien des popu­la­tions qui crèvent. Nuance.

        Aucune inquié­tude à avoir, ce genre de phi­lo­sophe qui s’en lave les mains ne nous sera jamais d’une grande aide pour lut­ter contre le fas­cisme qu’on a déjà sous le nez, quand encore il n’i­ra pas lui livrer quelques vic­times. Autant dire qu’a­vec le cas d’É­tienne il est déjà en train de pas­ser la frontière.

        J’en viens par­fois à me dire que si nous sommes nom­breux, nous pour­rions aus­si décré­ter le boy­cott de ce genre de lâcheur pas relui­sant. Mais je suis d’ac­cord avec Ronald, ne serait-ce que parce que, comme je l’ai dit, à ce jeu-là et même sans, d’ores et déjà, les gens tendent à se divi­ser en tout et ça ne va pas aller en s’ar­ran­geant, parce que c’est l’ef­fet inévi­table d’un sys­tème tota­li­taire qui va s’établissant.

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        • Ana Sailland

          Des scuds sont à cette heure lan­cés de par­tout pour ten­ter de décré­di­bi­li­ser tout ce qui conteste l’empire et ima­gine l’é­chap­pée belle.

          Cer­tains sont ruti­lants, et d’autres sont d’a­cier de récup.
          Tout ce qui brille n’est pas d’or et tout ce qui est risible n’est pas inoffensif :

          La qua­li­té des muni­tions importe peu : c’est par l’in­ten­si­té du déluge qu’on cherche à détruire l’espérance.

          Pre­nons garde : consa­crer notre éner­gie à nous en trop pro­té­ger serait la dila­pi­der en vain.
          Quand au contraire main­te­nir le cap est la solution.

          Demain 14h petit ate­lier chez moi 🙂

          Réponse
        • quelqu'un

          la rai­son est bien plus profonde :
          les men­songes de l’his­toire rendent fou.
          Ils ont aveu­glé des natio­nas entières. Au moment de « crise », on com­mence à culpa­bi­li­ser, cher­cher la rai­son, mais la rai­son est là :
          https://​you​tu​.be/​a​H​8​C​A​h​_​J​wJY

          Ces men­songes para­lysent et divisent. Tant qu’ils ne sont pas mis dans l’ordre, c’est-à-dire que les vic­times sont recon­nues et hono­rés et que les cou­pables recon­naissent la res­pon­sa­bi­li­té de leurs actes et en tirent les consé­quences, le men­songe reste. C’est très simple.
          Les gens qui pro­fitent du men­songe, comme une grande par­tie de la bour­geoi­sie en France, se mettent à conti­nuer le men­songe et à culpa­bi­li­ser à leur place ceux qui n’ont pas de lob­by. Le ras­sem­ble­ment se construit en dési­gnant l’en­ne­mi commun.
          Mais en réa­li­té, on a ni besoin de « Paroles tol­tèques » (en fait rien d’autre que les pron­cipes chré­tiens en fait bien connus et vécus) ni de par­tis, on a besoin d’al­ler aux racines du mensonge.

          Réponse
  17. etienne

    Katha­ri­na,
    Je vous demande for­mel­le­ment de ces­ser d’a­gres­ser Ana.
    D’a­vance, merci.
    Étienne.

    Réponse
    • Katharina

      Cher Etienne,
      en signa­lant mon abjec­tion de divers conno­ta­tions, je ne réa­lise pas d’a­gres­sions (Petit Robert=menacer qn.). 

      L’a­van­tage de l’é­tran­ger est qu’il/elle exa­mine pour com­prendre le fond avec une atten­tion ouverte et moins impré­gnée du consensus.

      Je vois qu’une concep­tion de reé­du­ca­tion se montre de manière inutile aus­si dans des petites phrases contre les­quelles je me pro­nonce et contre les­quelles je me suis défen­due à plu­sieurs occa­sions notam­ment contre des clichées. 

      Dans mes propres com­men­taires, il est pos­sible qu’il m’est arri­vé de prendre un rac­cour­ci des­fois, faute de temps et par­fois de voca­bu­laire raf­fi­né ce qui a pu éven­tuel­le­ment vous paraître cru.
      Par contre je n’ai pas lu de com­men­taire de votre part concer­nant les gros mots comme « con, débile, anti­dé­mo­crates, plou­to­crates « … et j’en passe qui étaient éta­lés à maintes occa­sions par dif­fé­rents commentateurs.

      C’est votre choix de me juger.
      Je conti­nué­rai à vous lire avec intérêt.
      Katharina

      Réponse
      • Ana Sailland

        Les mots plou­to­crate et anti­dé­mo­crate seraient ils ici interdits ?!?

        Réponse
        • Katharina

          il ne s’a­git là nul­le­ment d’in­ter­dic­tion ou de per­mis­sion , mais de culture. Qu’on a ou qu’on n’a pas. Der­nier mot. byebye

          Réponse
          • Ana Sailland

            der­nier mot ou der­nier coup de griffe ?

          • Katharina

            alors pen­dant que toi, Ana Sailland, tu prends soin à ce que les argu­ments qui ne te plaisent pas soient défi­nis de « griffes » et d’  »agres­sions », et à dif­fa­mer le monde qui ne tourne pas à ta manière (…) , il a encore tour­né – sans toi, tiens.

          • Ana Sailland

            Il y avait un point d’interrogation.
            Tu as répondu.

  18. binnemaya

    Bon­jour à tous,
    si vous êtes trop agres­sif entre vous aller faire un stage de com­mu­ni­ca­tion non vio­lente aux ama­nins cela vous déten­dra surement.
    Sinon Etienne on parle encore de toi et du TAS là :
    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​q​u​o​i​-​a​l​o​r​s​-​l​a​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​m​o​d​e​r​n​e​-​1​6​5​968
    il y a un ptit mou­ve­ment d’es­poir qui se créé petit à petit qui sait ?

    Réponse
  19. etienne
  20. GRANIER

    Et quand vous l’au­rez écrite cette consti­tu­tion, com­ment allez vvous faire pour l« impo­ser ? Dans l’ar­ticle 2 de notre consti­tu­tion le pou­voir des citoyens est rcon­nu que vou­loir de plus ? Mais faut-il encore que les citoyens sachent exer­cer ce pou­voir je crois que c’est la des­sus qu’il fau­drait tra­vailler Article 2 de notre consti­tu­tion le pou­voir du peuple par le peuple pour le peuple

    Réponse
  21. valounette

    Bon­jour, je débarque, fran­çaise moyenne , niveau sco­laire moyen. Ce n’est pas une mau­vaise idée d’é­crire notre consti­tu­tion, il fau­drait déjà que je me ren­seigne sur celle qui existe pour voir ce qui ne colle pas. j’ai regar­dé plu­sieurs de vos repor­tages Mr Chouard ils sont très per­ti­nents, vous avez ouvert mon petit esprit sur des choses qui me dépas­saient car je na’­vais pas les expli­ca­tions et la com­pré­hen­sion. mer­ci je me sent moins pau­mé maintenant

    Réponse
    • Ana Sailland

      🙂 encore un fichu rousseauiste 🙂

      Réponse
  22. flo

    À par­ta­ger sans modération.
    Mais com­ment ça se déroule ? On écris on com­pare, qui décide de la vali­di­tée de tel ou tel article ? Un tri­bu­nal popu­laire peut-être ? Comment ?
    Et pour­quoi pas des ate­lier de reformes ?

    Voi­là moi je suis depuis peut « dis­si­dent » (demo­so­phie, pour pas faire de pub) et je trouve les idées de Étienne, plu­tôt inno­vante, évi­de­ment il ne peut pas tout faire d’autres aus­si ins­truit et éru­di devrait faire aus­si leur « pas­sage à l’acte », bonne conti­nua­tion a vous !

    Réponse
  23. etienne

    Pas­sion­nant
    [outillage des domi­nants pour ter­ro­ri­ser les dominés] : 

    Com­ment induire « l’im­puis­sance apprise »

    Réponse
  24. Cyrille

    Bon­jour.

    Je par­tage ici un mes­sage trans­mis à Etienne il y a quelques jours. Etant don­né qu’il m’a conseillé de le par­ta­ger en com­men­taire sur le site et ne sachant trop où le repor­ter, je le fais ici : 

    « Bon­jour mon­sieur Chouard. 

    Je viens vers vous afin de vous sou­mettre une ques­tion qui occupe mon esprit depuis plu­sieurs années ; depuis que j’ai décou­vert le sujet. 

    Votre tra­vail est essen­tiel­le­ment basé sur la réécri­ture de notre Consti­tu­tion et la Sou­ve­rai­ne­té, indi­vi­duelle et collective. 

    Cepen­dant, le men­songe de notre sys­tème débute dès la nais­sance avec la créa­tion, par le gou­ver­ne­ment via l’acte de nais­sance, de la per­sonne juridique. 

    En ne fon­dant ma réflexion que sur les faits, la per­sonne juri­dique est une enti­té fic­tive (admi­nis­tra­tive – une cor­po­ra­tion) éta­blie sur la base de notre « per­sonne » réelle à la naissance. 

    - Il s’a­git en quelque sorte d’un contrat que l’on nous impose sans notre consen­te­ment libre et éclai­ré. Et pour cause…
    – Il s’a­git éga­le­ment d’une usur­pa­tion de notre iden­ti­té réelle. 

    Durant un dis­cours, Nico­las Sar­ko­zy avait décla­ré que « l’homme n’est pas une mar­chan­dise comme les autres ». Cette décla­ra­tion avait sus­ci­té de vives réac­tions bien légi­times si l’on oublie qu’il est éga­le­ment avo­cat et que par consé­quent, il sait par­fai­te­ment de quoi il parle. 

    En Droit, seule la per­sonne juri­dique est reconnue. 

    C’est cette per­sonne juri­dique, pro­prié­té de l’é­tat, dont le NOM et le PRENOM figurent en lettres majus­cules sur l’en­semble de nos docu­ments admi­nis­tra­tifs qui per­met par exemple la sai­sie de nos biens, de notre argent lorsque nous ne sommes plus en mesure de payer. Ce qui est com­pré­hen­sible une fois qu’on a com­pris que la per­sonne juri­dique appar­tient au gouvernement. 

    Ceci explique la décla­ra­tion d’An­dré Paré, ex-sous-ministre québécois :
    « Tout est pri­vi­lège concé­dé par l’état : votre voi­ture, votre mai­son, votre pro­fes­sion, bref votre vie ; et ce que l’état donne, il peut le reprendre si vous n’êtes pas un contri­buable docile. » (rap­por­té par Le Devoir, le 6 avril 1996). 

    J’i­gnore si vous avez déjà inté­gré cet élé­ment dans votre tra­vail. J’ai écou­té plu­sieurs de vos vidéos que je trouve toutes plus inté­res­santes les unes que les autres. Cepen­dant je n’ai pas sou­ve­nir de vous avoir enten­du abor­der cette pro­blé­ma­tique. En tout cas, je peux consta­ter que nos conci­toyens ignorent majo­ri­tai­re­ment cette infor­ma­tion. Elle me semble pour­tant d’une extrême impor­tance. Nous ne pou­vons ima­gi­ner un monde libre sans une réforme de la « per­sonne juridique ». 

    Un être sou­ve­rain cesse de l’être s’il est atta­ché à une « per­sonne juri­dique » puisque ce sta­tut est la base même de l’esclavage. 

    J’i­gnore si vous connais­sez le tra­vail de Jacques Antoine Nor­man­din, un qué­bé­cois ayant démon­tré l’illé­gi­ti­mi­té du bar­reau du Qué­bec, de l’im­pôt, etc.
    D’autre part, il y a cette vidéo que je joins à mon mes­sage. Elle démontre de façon concrète ce qu’un être réel­le­ment sou­ve­rain (et donc libre) peut faire pour faire res­pec­ter ses droits face au sys­tème actuel. 

    https://​you​tu​.be/​K​j​b​3​b​e​l​k​UV0

    Je tenais à vous faire part de cette réflexion car je crois réel­le­ment que si nous ne com­men­çons pas par là, tout le reste est com­pro­mis. J’ai ten­té durant des années de sen­si­bi­li­ser mes sem­blables (fran­çais) sur cette ques­tion mais très peu de gens captent l’im­por­tance de cette infor­ma­tion et ses innom­brables implications.

    Mer­ci de m’a­voir lu. Et un grand MERCI et BRAVO pour tout ce que vous avez accom­pli jus­qu’à pré­sent et accom­pli­rez encore. 

    Cor­dia­le­ment. »

    Réponse
  25. etienne

    For­mi­dable Lar­ry Lessig

    Faites passer…

    Réponse
    • quelqu'un

      superbe. Mer­ci

      Réponse
  26. quelqu'un

    Ques­tion : vous avez trou­vé la paix ?
    Les­sig : Non, la paix n’existe pas.

    Voi­ci la clé : oublier l’ar­naque ini­tiale qu’est l’i­mage de la paix = para­dis (où en s’emmerde copieu­se­ment, non pas parce qu’il n ‘y a pas de guerre – la guerre n’est pas le contraire de cette paix-là- mais parce qu’on n’a pas cro­qué la pomme qui donne la connais­sance du bien et du mal).

    Les­sig dit qu’il cherche « le bou­ton rouge » qui déclen­che­rait une révolution.
    Il dit de cher­cher un moyen pour faire battre la rési­gna­tion des peuples (sou­mis).
    A mon avis le point est celui-ci. Tant qu’il y a de quoi à bouf­fer et à dor­mir au chaud, on croit tenir encore un mor­ceau de ce para­dis de la bible, de cette « paix », qui n’existe pas – pas dans cette forme, car la vie n’est pas comme tel.

    La vie est tout : joie, colère, rêve, action, dou­leur, bon­heur – tout.
    Cro­quez la pomme ! C’est ce qu’il faut faire.

    Avec vous Etienne, c’est déjà bien. Sauf que dans les échanges, il y a une petite pleur­niche des­fois – excu­sez-moi de vous le dire. Des cons comme Séné­chal, il fau­drait pas en souf­frir. Qui les écoute ? Moi non.

    Réponse
  27. etienne

    For­mi­dable Sophie Wahnich :
    « Les lieux du politique » 

    Dans une Consti­tu­tion digne de ce nom (c’est-à-dire for­cé­ment écrite et défen­due par les citoyens eux-mêmes), les citoyens auraient de nom­breuses garan­ties de l’ef­fec­ti­vi­té de leur puis­sance poli­tique ; par­mi celles-ci, de nom­breux lieux publics tou­jours dis­po­nibles à tous pour mener une acti­vi­té politique.

    Réponse
  28. etienne

    Ne ratez pas les deux pas­sion­nantes confé­rences que Pierre Rosan­val­lon avait don­nées en 2006 au Col­lège de France sur :

    les très néces­saires pou­voirs de sur­veillance,

    et sur

    la judi­cia­ri­sa­tion de la poli­tique (faute jus­te­ment d’ins­ti­tu­tions de sur­veillance !),

    (confé­rences que j’a­vais signa­lées sur le blog à l’époque : )
    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​0​6​/​0​5​/​0​8​/​3​9​-​m​i​s​e​s​-​a​-​l​e​p​r​e​u​v​e​-​d​u​n​-​j​u​g​e​m​ent

    ——————-

    Les deux MP3 que vous devriez écou­ter (je crois) sont : 

    • Cours 914 : Rosanvallon2006_09_La_mise_a_l’epreuve_du_jugement.mp3

    • Cours 1014 : Rosanvallon2006_10_Judiciarisation_de_la_politique.mp3

    Ne vous lais­sez pas dis­traire par sa façon très mono­corde de par­ler (il lit son texte de façon un peu pénible, mais on s’y habi­tue vite) : ce qu’il dit est UTILE ET IMPORTANT pour orga­ni­ser nos résis­tances modernes aux abus de pouvoir.

    Enre­gis­trez ces MP3 sur vos PC, car ils sont introu­vables, je crois.

    Réponse
  29. etienne

    Jean-Claude Michéa / Jacques Julliard
    La gauche a‑t-elle encore un avenir ?

    Réponse
    • Ana Sailland

      Les ques­tions clefs sont frô­lées, on « taquine l’obstacle ».

      Il manque très clai­re­ment d’autres points de vue 😉

      Réponse
    • Ana Sailland

      Le chan­ge­ment ( sur ce blog, vers la démo­cra­tie ) dépend du point de départ depuis lequel il est imaginé.

      Si on part du hié­rar­chisme et du capi­ta­lisme, le chan­ge­ment sera conçu comme une défense, et sera donc géné­ti­que­ment impré­gné de rési­dus psy­chiques issus de l’an­cien régime. L’i­ma­gi­naire y sera inhi­bé et les solu­tions cou­sues de fil blanc. Avec en point de mire des retours de balan­cier dra­ma­tiques tels que ceux que l’His­toire nous a fait connaître, du simple fait que les vices anciens seront cachés dans les solu­tions nou­velles. Ain­si voit on par­fois l’as­sas­si­nat d’un roi accou­cher d’une empereur 😉

      A contra­rio, si on rêve la démo­cra­tie en par­tant de la pen­sée anar­chiste, dans le constat que l’a­nar­chisme mona­cal est invi­vable quand on est sept mil­liards, et que donc une har­mo­ni­sa­tion des dési­rs, des pro­jets et des actes est néces­saire, alors on démarre avec un tout autre état d’es­prit. On part de zéro en quelque sorte. L’i­ma­gi­naire est libre et laisse aux inven­tions de l’Es­prit un uni­vers non fou­lé. Et d’autres hori­zons s’ouvrent que ceux de la pro­tec­tion du corps social contre des excrois­sances issues de lui.

      C’est ain­si, pour atter­rir 😉 que selon l’é­tat d’es­prit d’une révo­lu­tion on réfor­me­ra la banque ou bien on se pas­se­ra d’elle, ce n’est qu’un exemple.

      On a bien ri en enten­dant « mora­li­ser le capi­ta­lisme », mais c’est bien de ça qu’il s’a­git : rus­ti­ner ou chan­ger la chambre à air.

      Réponse
  30. Marie

    Je par­tage cette volon­té de reprendre en main notre ave­nir et sur­tout notre pré­sent. De la même façon qu’une loi (loi de 1905 sur la sépa­ra­tion des églises et de l’é­tat) fait encore les beaux jours de la liber­té de conscience. Je pro­pose que la consti­tu­tion prenne en compte cette liber­té de conscience et pro­pose la sépa­ra­tion des pou­voirs éco­no­miques et finan­ciers du pou­voir de l’état.
    Je suis inté­res­sé pour rejoindre ou par­ti­ci­per à la créa­tion d’un ate­lier (résident de la Manche 50)

    Réponse
  31. etienne
  32. etienne

    « Atten­tion ! Pas de guerre civile ! La guerre civile per­drait la liber­té. Deux heures de conver­sa­tion à coups de canon, et c’est vingt ans d’euphorie pour les banques et vingt ans de misère et de silence dans les faubourgs. »
    Jules Val­lès,
    cité par Hen­ri Guille­min, « La Com­mune, n°4 » minute 5:40.

    Écou­tez aus­si la suite…

    http://​www​.rts​.ch/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​t​v​/​c​u​l​t​u​r​e​/​d​o​s​s​i​e​r​s​-​d​e​-​l​-​h​i​s​t​o​i​r​e​/​3​4​4​8​5​4​8​-​l​e​-​s​i​e​g​e​-​d​e​-​p​a​r​i​s​.​h​tml

    Réponse
    • Ana Sailland

      J’ai une grande peur, issue de l’Histoire. 

      Une émeute pour la démo­cra­tie, mal pré­pa­rée, et sans que le peuple ne soit pré­pa­ré à s’as­su­mer comme jamais, ce serait, je le craints,
      la recon­duc­tion de l’an­ti­dé­mo­cra­tie, et l’es­poir repous­sé plus loin encore qu’il n’est à ce jour, le dis­cré­dit por­té sur lui.

      Réponse
  33. etienne

    Ğeco­no­mi­cus « La Cor­beille » aux 5èmes ren­contres des mon­naies libres 7 Juin 2015 

    Mer­ci à Sté­phane et sa bande de copains malins d’a­voir orga­ni­sé ce jeu pas­sion­nant et impor­tant pour com­prendre l’en­jeu cen­tral de la mon­naie pour une socié­té. Une bien belle jour­née, ins­truc­tive et mar­rante à la fois.

    ?list=PL0UDqLtXevvHY5rAyFtql5931VqYyRaoK

    Réponse
    • Ronald

      Ste­phane Laborde a un peu fil­mé le dérou­le­ment d’un jeu pré­cé­dent en mode TRM :
      https://​you​tu​.be/​W​W​h​l​l​i​Z​o​M4o

      Alors bon, il joue avec les para­mètres pour que la démons­tra­tion fonc­tionne à l’ap­pui de sa thèse (par exemple, en mode mon­naie-dette, il consi­dère que la banque ne crée pas de valeur éco­no­mique). Néan­moins, c’est une remar­quable modé­li­sa­tion pra­tique de l’op­po­si­tion des deux sys­tèmes. Evi­dem­ment, avec les moyens scien­ti­fiques et infor­ma­tiques d’une facul­té d’é­co­no­mie, on pour­rait faire un modèle plus rigou­reux. Mais le jeu semble assez convaincant.

      Une remarque me semble impor­tante et n’a jamais été faite par per­sonne. Pour­quoi donc le thème du divi­dende uni­ver­sel se déve­loppe-t-il sur les même sites que le tirage au sort ? 

      C’est que le divi­dende uni­ver­sel à la facul­té de séduire des libé­raux comme Sté­phane Laborde, qui y voient un moyen de com­battre les oli­go­poles éco­no­mique, en l’oc­cur­rence ban­caires. Et d’autre part des per­sonnes de sen­si­bi­li­té socia­liste comme Friot, exac­te­ment pour le même motif.
      De la même manière pour le tirage au sort : cer­tains y ver­ront un outil de déve­lop­pe­ment de l’é­man­ci­pa­tion indi­vi­duelle, tan­dis que les autres y ver­ront un ren­for­ce­ment de la cohé­rence popu­laire, dans les deux cas contre l’o­li­gar­chie politique.
      Entre les deux, il y les déten­teurs de l’ordre éta­bli, qui n’ont pas de jus­ti­fi­ca­tion théo­rique du main­tient de leur pou­voir, mais qui ne tiennent que par la force, et par la divi­sion de leurs adversaires.

      En fait, le divi­dende uni­ver­sel et le tirage au sort ne peuvent qu’emporter l’adhé­sion des per­sonnes qui ont com­pris que la socié­té est divi­sée entre ceux qui pri­vi­lé­gient l’au­to­no­mie per­son­nelle et ceux qui pri­vi­lé­gient le sens du groupe, et qu’on ne pour­ra dépas­ser la domi­na­tion du petit nombre que si ces deux aspi­ra­tions sont satis­faites. Le divi­dende uni­ver­sel est le pen­dant éco­no­mique du tirage au sort qui en est le pen­dant institutionnel.

      Réponse
    • Ronald

      La e‑democracy a tout de même des failles. Lors du Forum Inter­na­tio­nal de la Démo­cra­tie l’an­née der­nière, j’é­tais allé écou­ter entre autres Pia Man­ci­ni, qui pré­sen­tait l’ap­pli­ca­tion Demo­cra­cyOS (expé­rience argentine) :
      https://www.ted.com/talks/pia_mancini_how_to_upgrade_democracy_for_the_internet_era?language=fr#t‑778228
      Le concept semble par­fait : les sujets fai­sant l’ob­jet d’un débat légis­la­tif à l’as­sem­blée par­le­men­taire sont pré­sen­tés sur la plate-forme inter­net. Les citoyens votent de chez eux. Et les dépu­tés du Net Par­ty au Par­le­ment se sont enga­gés à voter confor­mé­ment au résultat.

      Seule­ment, Pia Man­ci­ni a expli­qué par après que le sys­tème n’a pas tar­dé à être dévoyé. Comme il y a énor­mé­ment de sujets de loi, avec de nom­breuses rami­fi­ca­tions tech­niques, il n’y a fina­le­ment qu’un petit nombre de citoyens qui se pro­nonce sur chaque sujet. Aus­si, il s’est rapi­de­ment mon­té des firmes employant quelques cen­taines ou mil­liers de « citoyens sala­riés ». Vous êtes inté­res­sé que telle loi soi approu­vée, ou reje­tée ? Vous payer la firme, et ses employés votent dans le sens dési­ré sur la plate-forme inter­net. Cela suf­fit à faire bas­cu­ler le vote. Le siège social de la firme elle-même est à l’é­tran­ger. Aucune parade ne semble avoir été trouvée.

      Réponse
  34. Unice

    Bon­jour à tous,

    Pour faire écho à vos contri­bu­tions, je sou­hai­te­rai avoir l’a­vis de ceux qui seraient éven­tuel­le­ment inté­res­sés à pro­pos de leur per­cep­tion du trai­te­ment de l’ac­tua­li­té euro­péenne. Ceci rentre dans le cadre d’une recherche menée au labo­ra­toire Sc. Info Com de l’U­ni­ver­si­té de Nice. Il suf­fit de rem­plir un court ques­tion­naire (envi­ron 5 min). Toute contri­bu­tion nous sera d’une grande aide. Mer­ci à tous.

    Lien vers le ques­tion­naire : http://​goo​.gl/​f​o​r​m​s​/​4​L​S​s​A​o​1​G2O

    Réponse
  35. etienne

    « Pour une Nou­velle Constitution »
    ITV sur Fré­quence Evasion. 

    Réponse
  36. etienne

    Fran­cis Lalanne, intéressant
    (sur la liber­té d’al­ler à la ren­contre des autres, enfin,
    et aus­si sur la fausse mon­naie des banques…) :

    Réponse

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