Larry Lessig, le professeur de Harvard qui est entré en rébellion contre l’influence de l’argent en politique

19/03/2015 | 59 commentaires

Dimanche pro­chain (22 mars 2015), sur Arte, nous pour­rons voir un docu­ment pré­pa­ré par Flore Vas­seur (une chic fille, cou­ra­geuse), qui nous pré­sente un homme épa­tant, Lar­ry Les­sig.

Voi­ci la pré­sen­ta­tion qu’en fait Flore :

« Ce dimanche à 12h55, Arte dif­fuse mon film de 26 minutes sur Lar­ry Les­sig, le pro­fes­seur de Har­vard qui est entré en rébel­lion contre l’in­fluence de l’argent en poli­tique. Grâce à la Revue XXI qui m’a­vait deman­dé un repor­tage, j’a­vais pu mieux com­prendre le tra­vail de cet homme. 

Voi­ci le film de Flore qui a été dif­fu­sé sur Arte : 

Ce film est le pre­mier épi­sode d’une série en créa­tion ori­gi­nale appe­lée TED­Sto­ries, née d’un par­te­na­riat entre les confé­rences TED et Arte. Le concept ? Repé­rer une idée forte dévoi­lée à TED. Par­tir à la ren­contre de la per­sonne qui la porte, où qu’elle soit, pour docu­men­ter l’im­pact concret. À tra­vers le por­trait de cette idée, une solu­tion locale à un pro­blème uni­ver­sel, révé­ler le des­tin d’une per­sonne qui a déci­dé de se mettre en marche. Je veux lier la vie d’une idée à celle de son por­teur, mêler his­toire per­son­nelle et solu­tion pour le monde. Mon intui­tion de départ ? Les idées pour « chan­ger le monde » sont par­tout. Mais les ques­tions, mes pré­fé­rées, demeurent : pour­quoi un jour y croit-on suf­fi­sam­ment pour pas­ser à l’ac­tion ? Qu’est-ce qu’on trouve sur ce che­min et qu’est-ce qu’il en coûte ?

La créa­tion de cette série a été pas­sion­nante et dif­fi­cile. Un an de joie, d’a­ven­ture, de désar­roi aus­si. De bataille. Je ne m’en serais jamais sor­tie sans quelques bonnes fées aux cœurs et talents XXI et notam­ment Héloise Condroyer, Nico­las Gaume et Bru­no Giussani.

Un second épi­sode est en cours de mon­tage sur un tout autre sujet mais dores et déjà, j’adorerais savoir ce que vous avez pen­sé de ce pre­mier épi­sode. Si cela vous tente de par­ta­ger avec moi votre res­sen­ti, dites-le moi et j’essaierai d’organiser une ren­contre tous ensemble, près de vous.

En espé­rant que cela vous inté­res­se­ra et que tout va bien pour vous, 
À bien­tôt
Flore »

• FB de FV : https://​www​.face​book​.com/​f​l​o​r​e​.​v​a​s​s​e​u​r.1
• Blog de FV : http://​blog​.flo​re​vas​seur​.com

Voi­ci les liens vers
• la NH Rebel­lion, ses marches de mobi­li­sa­tion dans le New Hamp­shire : http://​www​.nhre​bel​lion​.org/
• et vers May­Day : https://​may​day​.us/

Pour mémoire, cette vidéo est vrai­ment bien : 

J’ai hâte de voir le docu­men­taire de Flore (je le ver­rai en dif­fé­ré car je serai encore à Athènes dimanche).

Faites connaître autour de vous cette pro­gram­ma­tion : c’est un sujet cen­tral pour nous tous. 

On en repar­le­ra après ?

Étienne.

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59 Commentaires

  1. zedav

    Cher M. Lessig,
    Quand vous aurez réus­si à vous débar­ras­ser de l’é­lec­tion des « Les­ter », (et qui peut seule­ment dou­ter que vous y par­vien­drez ?) cause de vos maux au états-unis, vous serez ren­du à un sys­tème poli­tique proche de celui de… la France. Vos graves pro­blèmes de cor­rup­tion seront enfin réso­lus et vous vivrez enfin dans une démo­cra­tie authen­tique et vraie.

    Ben on est pas rendu…

    Réponse
  2. Oli

    Bon­jour,

    Je suis content de voir cette pro­blé­ma­tique de l’argent en poli­tique abor­dée, en même temps, je ne fais aucu­ne­ment confiance aux médias, et je me demande à qui pro­fite les Ted X.

    A l’é­poque de l’in­gé­nie­rie sociale, je me dis qu’ils (ceux qui veulent gar­der leurs pri­vi­lèges, ou ceux qui sont pris dans la course folle du pou­voir et de la domi­na­tion, ou encore, ceux qui vou­draient un monde meilleur mais sans nous deman­der notre avis) doivent for­cé­ment cher­cher à nous mettre de nou­veaux « récits » du monde dans la tête, afin de nous faire accep­ter un état de faits où ils seront tou­jours gagnants.

    J’ai peur éga­le­ment qu’une lutte contre la mon­naie serve à mettre en place, à terme, une mon­naie universelle.

    Quand je regarde toutes les mani­fes­ta­tions et prises de posi­tion des per­sonnes excé­dées par ce sys­tème, j’y vois une libé­ra­tion pos­sible, mais une grande récu­pé­ra­tion pos­sible également… 

    Car toutes les cri­tiques que nous por­tons chaque jour contre telle ou telle com­po­sante de notre sys­tème désta­bi­lise mal­gré nous et à notre insu nos repères actuels, et qu’en période de grande désta­bi­li­sa­tion, il est aisé de mettre en place n’im­porte quel régime poli­tique, sur­tout les pires. 

    Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…

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  3. Dubern

    Géno­cide psychique… ! ?

    Réponse
  4. CHARTIER

    mer­ci pour ces partages
    la route est longue et l’ho­ri­zon curieux de nous voir par­ve­nir à lui ensemble !

    Réponse
  5. Katharina
  6. Ana Sailland

    Lar­ry Les­sig parle beau­coup trop de démo­cra­tie en Amé­rique, mais c’est pardonnable 🙂

    Il parle d’une dégra­da­tion de ce qui n’a jamais été une démo­cra­tie, dégra­da­tion par la cor­rup­tion, et s’at­taque essen­tiel­le­ment à la ques­tion de la cor­rup­tion via le finan­ce­ment des élections.

    Sou­hai­tons lui de réus­sir, mais il res­te­ra l’im­puis­sance du citoyen-électeur.

    Il est remar­quable de l’en­tendre cibler cer­tains de nos ques­tion­ne­ments, l’a­pa­thie des foules entre autres.

    Le concept de pro­pa­ga­tion virale semble lui être étranger.

    Très proche de nous 🙂 🙂 🙂

    Joint ven­ture souhaitable.

    Réponse
  7. Xavier

    A par­tir du moment où le mot « his­toire » ou « sto­ry » inter­vient, je sug­gère à cha­cun de se méfier de celles qu’on veut nous raconter…

    Un pour­tant très enga­gé jour­na­liste ancien­ne­ment mains­tream m’a racon­té un jour que je témoi­gnait d’un sujet grave « qu’il fal­lait faire une belle his­toire à racon­ter »… Moment de soli­tude et d’in­quié­tude sur notre capa­ci­té à raisonner
    plu­tôt qu’à réagir.

    Cette ten­dance sur ce blog me sur­prend. Étienne, méfie-toi de gens assez cyniques qui emploie­ront tous les contre­feux pour ralen­tir cette conscience.

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  8. BA

    Lun­di 23 mars 2015 :

    1- La Grèce est en faillite. Dette publique : 315,509 mil­liards d’euros, soit 176 % du PIB.

    2- Les banques pri­vées grecques sont en faillite.

    3- La Banque cen­trale de Grèce est gavée d’o­bli­ga­tions de l’E­tat grec, mais ces obli­ga­tions d’E­tat ne seront JAMAIS rem­bour­sées. En clair : la Banque cen­trale de Grèce est en faillite.

    Seule solu­tion pour tenir encore quelques semaines de plus, au moins jus­qu’en juin :

    il faut que l’U­nion Euro­péenne prête en urgence quelques mil­liards d’eu­ros sup­plé­men­taires à la Grèce !

    Ce prêt sup­plé­men­taire rajou­te­ra une mon­tagne de dettes par-des­sus les mon­tagnes de dettes qui écrasent déjà la Grèce, mais c’est pas grave !

    Dans une lettre datée du 15 mars et révé­lée ce lun­di par le « Finan­cial Times », Alexis Tsi­pras « a aver­ti Ange­la Mer­kel qu’il serait impos­sible pour Athènes d’as­su­rer le ser­vice de la dette d’i­ci les pro­chaines semaines si l’UE ne dis­tri­buait pas à court terme une assis­tance finan­cière au pays ». 

    « Étant don­né que la Grèce n’a pas accès aux mar­chés finan­ciers et en vue des pics atten­dus dans nos échéances de dette au prin­temps et à l’é­té… il est clair que les res­tric­tions par­ti­cu­lières de la BCE com­bi­nées à des retards de ver­se­ment ren­draient impos­sible pour tout gou­ver­ne­ment d’as­su­rer le ser­vice de sa dette », explique Alexis Tsi­pras dans ce cour­rier qui serait par­ve­nu à la chan­ce­lière juste avant que celle-ci n’in­vite le Pre­mier ministre grec à venir lui rendre visite à Berlin.

    http://www.boursorama.com/actualites/grece–certains-remboursements-impossibles-sans-aide-1c57eb8cdef241e3d9c59be38b4474fa

    Réponse
    • claude saint-jarre

      Les États-Unis sont en faillite depuis 1983 selon Buck­mins­ter Ful­ler dans son­livre Cri­ti­cal Path. Mystère !

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  9. Ana Sailland

    « il faut que l’Union Euro­péenne prête en urgence quelques mil­liards d’euros sup­plé­men­taires à la Grèce ! »

    prête ? Non : donne.

    La sou­ve­rai­ne­té moné­taire conti­nen­tale, c’est créer la mon­naie quand elle est néces­saire et là où elle est nécessaire.

    Le vice est dans la pensée.

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    • Ana Sailland

      La dette des états, qui ne sera jamais rem­bour­sée, est la preuve qu’il est pos­sible de créer de la mon­naie non des­truc­tible sans engen­drer une infla­tion démente.

      La pos­si­bi­li­té de faire défaut gagne du ter­rain. La pos­si­bi­li­té d’in­jec­ter de l’argent frais non des­truc­tible n’est pas moins recevable.

      Réponse
      • Ana Sailland

        Le 123 de Lis­bonne inter­dit à la BCE de donner/prêter aux états mais n’in­ter­dit pas d’é­mettre en direc­tion des per­sonnes physiques .….…..

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    • Katharina

      En ce qui me concerne, comme simple citoyen de cette UE de contraintes, j’ai­me­rais connaître le tableau entier avant d’ap­prou­ver de « don­ner des milliards » . 

      Mais comme ce n’est pas pos­sible, mal­gré l’es­sai infa­ti­guable de s’in­for­mer bien et pro­fon­dé­ment, et comme en plus il y a des mes­sages et dis­cours assez vul­gaires pas­sés par ci, par là, per­son­nel­le­ment je serais d’ac­cord de « don­ner des mil­liards » (hopp, hopp, en vitesse, quoi?) EN CHANGEANT LE SYSTEME ENTIER. 

      Puis j’ai­me­rais être sûre que cet argent don­né sera pris dans les retards d’im­pôts des hyper­riches comme tous ceux que Jun­cker a libé­ré de cette « tâche », plus de tous ceux qui sont en fuite vers la Suisse avec l’argent qu’ils ont fait en Grèce, plus l’argent que les poli­tiques ont détour­né (confis­cable), plus l’argent que les ban­quiers ont détour­nés etc etc.

      Puisque nor­ma­le­ment (comme « on » a déjà beau­coup « sau­vé » la Grèce = sau­ver les banques grecques, avec l’argent du contri­buable) l’argent de sau­ve­tage passe par l’ap­pau­vris­se­ment du sys­téme social des pays « don­neurs ». Et d’ha­bi­tude, tout cet argent géné­reu­se­ment mis par ci, par là est pris dans les poches des pauvres. Et les ban­quiers rigolent comme des bos­sus – puis tout continue.
      Pour­quoi Tsi­pras il se com­porte comme un enfant gâté, quelle est la rai­son de ne pas arrê­ter des négo­cia­tions avec Schäuble ?

      Donc je ne vois pas com­ment « on » (c’est qui?) peut avan­cer en don­nant des mil­liards (de l’argent public) sans que les réci­pients changent com­plè­te­ment et entiè­re­ment le sys­tème dans lequel ils vivent, les Grecs, pour­quoi ils ne sortent pas de l’ UE ?

      Pour­quoi ils ne sont pas plus sérieux ? Pour moi, ce n’est pas assez sérieux. Les faits sont là, les chiffres sont là, les concepts sont là, on peut lire du Les­sig, du Chouard (écou­ter), du Piké­ty, du Sen­nett, du etc etc nous sommes beau­coup là à avoir pen­sé à d’autres concepts – tout est dit. Pour­quoi pas le réa­li­ser ? Ils ont la pos­si­bi­li­té – main­te­nant, et ils ont une popu­la­tion qui sait com­ment culti­ver, com­ment vivre avec leur nature abso­lu­ment magni­fique, il y a la mer…
      Et il y a les gens qui ont envie de chan­ger. Il attend quoi Tsipras ?

      Réponse
      • Ana Sailland

        Katha­ri­na, les idées qu’on lance le lun­di ne sont pas for­cé­ment celles qu’on va mettre en oeuvre le mar­di, mais si per­sonne ne les met sur le tapis, la pen­sée stan­dard res­te­ra maîtresse.

        Les craintes sont inté­res­santes : craindre de don­ner ( créer mon­naie) 1000 euros de trop à quelques rares hyper riches et pour cela ne pas les don­ner à des mil­lions de pauvres est mathé­ma­ti­que­ment irre­ce­vable, et plus glo­ba­le­ment, c’est le sché­ma de défiance qui main­tient les prisons.

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  10. Katharina

    Je n’ai pas fait le cal­cul que tu as mis (qui main­tient les pri­sons – tu me confonds peut-être?)

    Mon pro­pos était clair pour­tant, non ?
    Rien d’ir­re­ce­vable là-dedans, mais un ras-le-bol des mélanges pitié-détournement.

    Réponse
      • Katharina

        chère Ana,

        c’est pas parce qu’on n’est pas du même avis, que je ne com­pren­drais pas.
        Mais c’est gen­til de m’a­voir filé cette jolie histoire.

        Pour­tant je reste avec ce que j’ai écrit tout à l’heure, que de pom­per de l’argent tout en res­tant dans le même sys­tème, je ne vois pas le sens. 

        D’a­prés ce que j’ai com­pris tu sug­gères en gros à don­ner quelques mil­liards aux Grecques afin qu’ils puissent sor­tit du système. 

        Mais il y a eu encore aucun signal du gou­ver­ne­ment grecque de vou­loir sor­tir du sys­tème. Pour l’ins­tant, à tra­vers le peu qu’on arrive à savoir, ils trans­mettent le mes­sage de vou­loir conti­nuer mais avec de l’argent don­né. Per­son­nel­le­ment je ne vois pas le sens.

        Aus­si pour des déci­sions de cette ampleur il fau­drait deman­der l’a­vis du contri­buable avant.
        Per­sonne ne com­pren­dras de lut­ter comme des chiens pour main­te­nir son tra­vail, son appar­te­ment, l’a­ve­nir de ses enfants tout en payant en plus l’é­co­no­mie échouée d’autres pays qui n’ar­rivent pas à faire payer leurs propres riches. En fait, il manque tota­le­ment le débat ouvert. 

        J’es­père que tu ne vois pas encore de sché­mas de défiance qui main­tient les pri­sons là dedans, ce qui serait faux.

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        • Ana Sailland

          « D’aprés ce que j’ai com­pris tu sug­gères en gros à don­ner quelques mil­liards aux Grecques afin qu’ils puissent sor­tit du système. »

          Non

          Réponse
          • Katharina

            Dom­mage que ton soin péda­go­gique prenne le dessus…

            Mer­ci de conti­nuer un débat non pas la pédagogie.

          • Ana Sailland

            En fait voi­ci ce qui se passe :

            si je parle de l’hy­poy­hès mon­naie héli­co­ptère en direc­tion des citoyens grecs et qu’on me rétorque qu’ils ne sont pas sérieux, je n’ai pas envie de répondre.

            Pour moi les gens qui crèvent sont sérieux.

          • Katharina

            Tu es étonnant(e), Ana :
            ai-je écrit « qu’ils crèvent » ? Ai-je écrit « les grecs ne sont pas sérieux ? »
            C’est du fan­tasme pur, Ana, et cela je ne te par­donne pas.
            J’a­vais écrit et clai­re­ment et net­te­ment que LE GOUVERNEMENT GREC n’est pas sérieux. J’ai ensuite éta­lé mes rai­sons. Si cela ne suf­fit pas pour débattre de manière sérieuse, je regrette de te signa­ler que c’est vrai­ment n’im­porte quoi gar­ni de suprématisme.

            Bra­vo pour ta pro­jec­tion de pre­mière classe. Je t’en félicite.
            Allez, j’a­dore les gens sérieux dans le débat.

  11. frigouret

    N’im­porte quelle quan­ti­té de mon­naie suf­fit pour tous les besoins de l’é­co­no­mie, la mon­naie n’a aucune valeur, 10€ peuvent suf­firent aux besoins de l’é­co­no­mie mon­diale, les prix s’a­daptent, le ther­mo­mètre n’a jamais la fièvre. C’est plu­tôt l’in­fluence de la poli­tique sur la mon­naie qui est néfaste.

    Réponse
  12. EFFAB

    (inter­lude sociétal)

    « P. Jova­no­vic – E. Chouard : La revue de presse (mars 2015) »

    (pos­té à 8h16, le 24 mars)

    Réponse
  13. BA

    Chiffres défi­ni­tifs du minis­tère de l’Intérieur :

    1- UMP + Union de la Droite + UDI + Modem + Union du Centre = 29,4 %

    2- Front Natio­nal + Extrême-droite = 25,31 %

    3- Par­ti Socia­liste + Union de la Gauche + Par­ti Radi­cal de Gauche = 21,78 %

    4- Front de Gauche + Par­ti de Gauche + Par­ti Com­mu­niste = 6,1 %

    5- Europe Eco­lo­gie Les Verts = 2,03 %

    6- Extrême-gauche = 0,07 %

    7- Divers droite = 6,81 %

    8- Divers gauche = 6,79 %

    http://​elec​tions​.inter​ieur​.gouv​.fr/​d​e​p​a​r​t​e​m​e​n​t​a​l​e​s​-​2​0​1​5​/​F​E​.​h​tml

    2014 :
    Elec­tions euro­péennes de mai 2014 :
    Front Natio­nal : 4 712 461 voix, soit 24,86 %.

    2015 :
    Elec­tions dépar­te­men­tales du 22 mars 2015 :
    Front Natio­nal : 5 142 177 voix, soit 25,24 %.

    En France, la situa­tion est en train de dégénérer.

    Ce n’est même plus de la droitisation.

    C’est de l’extrême-droitisation.

    Réponse
  14. Ana Sailland

    Sans viser per­sonne et encore moins qui j’ap­pré­cie, mais pour clarifier.

    « ON », c’est à dire le lévia­than, injecte dans notre incons­cient col­lec­tif des idées fausses dont ensuite nous sommes pri­son­niers : Notre men­tal devient alors notre prison.

    Car si nos neu­rones et sys­tèmes logiques fonc­tionnent, le moteur d’in­fé­rence qu’ils consti­tuent, par­tant d’hy­po­thèses fausses, aligne fata­le­ment des consé­quences fausses, pour abou­tir à des émo­tions qui n’ont pas lieu d’être, et à la divi­sion des socié­tés et des peuples qui pour­tant devraient être soli­daires. Et plou­to­crates de s’en réjouir.

    En par­ti­cu­lier, tout ce qui concerne la mon­naie est tou­ché par ce phénomène.

    Le grand nombre per­çoit la mon­naie comme le conte­nu d’un réser­voir assi­mi­lé ou équi­valent à la richesse, géré par les états, et qui ne peut être acquis que par le com­bat ou au mini­mum un carac­tère indus­trieux et sévère.

    Nous ici savons que cette vision est fausse.

    La mon­naie n’est pas dans un réser­voir immuable. Elle se crée et se détruit. Se dis­tri­bue, se vend, se loue. Se stocke et se dissimule.

    Tout est là, dans les méca­nismes choi­sis pour ces opé­ra­tions qui sont émis­sion, des­truc­tion, dis­tri­bu­tion, captation.

    Et au pré­sent ces méca­nismes sont iniques. Confis­qués à leur pro­prié­taire légi­time : la foule.

    La foule qui devrait donc être gérante autant que bénéficiaire.

    La mon­naie héli­co­ptère, per­çue par­fois comme far­fe­lue ( on syno­ny­mise à tort « uto­pique » ) est en fait un droit natu­rel et devait être un méca­nisme natu­rel­le­ment choi­si si nous n’é­tions pas en plou­to­cra­tie dictatoriale.

    Dis­tri­buer de la mon­naie gra­tuite au modeste de Grèce n’est ni un cadeau ni un cha­ri­té mais un dû.
    Nous sommes ame­nés ici à en par­ler au sujet de la Grèce par­ce­qu’il y a urgence : les gens sont en souf­france, sou­vent jus­qu’au suicide.
    Et si l’UE méri­tait ce mot « union » dont elle se pare abu­si­ve­ment, la ques­tion serait réglée dans la semaine.

    Mais bien enten­du, la mon­naie doit être par­tout et pas seule­ment là où ça souffre le plus consi­dé­rée comme du domaine du sou­ve­rain, et le sou­ve­rain étant le peuple, elle doit être consi­dé­rée comme pro­prié­té du peuple, ges­tion­naire unique et béné­fi­ciaire unique. Par­tout dans le monde, pas seule­ment en Grèce, Por­tu­gal Espagne, bien enten­du Katha­ri­na , même en Allemagne 🙂

    Réponse
    • LeBoulanger

      Bon­jour Ana Sailland et les autres ,

      « ON », c’est à dire le lévia­than, injecte dans notre incons­cient col­lec­tif des idées fausses dont ensuite nous sommes pri­son­niers : Notre men­tal devient alors notre prison.

      Car si nos neu­rones et sys­tèmes logiques fonc­tionnent, le moteur d’inférence qu’ils consti­tuent, par­tant d’hypothèses fausses, aligne fata­le­ment des consé­quences fausses, pour abou­tir à des émo­tions qui n’ont pas lieu d’être, et à la divi­sion des socié­tés et des peuples qui pour­tant devraient être soli­daires. Et plou­to­crates de s’en réjouir.
      En effet, l’expérience est pra­ti­que­ment empi­rique en 5 minutes.

      Amicalement,

      Réponse
      • Ana Sailland

        yesssssssssss
        merci

        Quand on parle aux gens du bis­trot du vil­lage au sujet des ate­liers consti­tuants ou de la démo­cra­tie directe ( je le fais ) ils répondent sou­vent s’en sen­tir inca­pables »> c’est là le mur à faire fran­chir au grand nombre.

        On parle sou­vent de l’é­cole de Jules Fer­ry comme d’une usine à chair à canon.
        Mais notre conver­sa­tion ouvre des pers­pec­tives : elle peut aus­si donc être l’u­sine à déni de soi, germe de la soumission.

        Réponse
        • Katharina

          « Les gens du vil­lage », « ils », « au grand nombre »

          L’AUTRE est un être.

          Réponse
        • Ana Sailland

          Ecoute, Katha­ri­na, Je t’aime bien, mais si tu ne com­prends pas ce que je dis ou pire crois lire le contraire, le plus simple sera de ne plus me par­ler. Oublier mon adresse mail serait éga­le­ment assez sym­pa. Merci.

          Dom­mage.

          Réponse
          • Katharina

            Ecoute Ana Sailland, nous ne nous connais­sons pas.
            Donc pour « aimer bien » quel­qu’un il faut un peu plus de profondeur.

            En ce qui concerne mes com­men­taires aux­quels tu réponds volon­tai­re­ment bles­sant, je te pro­pose de cher­cher la bonne cible. Je t’ai déjà dit que je ne suis pas la bonne adresse.

          • Ana Sailland

            ./

      • Katharina

        … et pour les conci­toyens qui ne connaissent pas encore Sil­vio Gesell, qui créait de la mon­naie locale à Wör­gl en pleine « crise éco­no­mique » de 1929 Le modèle mar­chait au fond, était plei­ne­ment sou­te­nu par le peuple, l’é­co­no­mie mar­chait à fond, pas de chô­mage, paix sociale :

        https://​www​.com​mu​ni​ty​-exchange​.org/​d​o​c​s​/​G​e​s​e​l​l​/​e​n​/​n​e​o​/​i​n​d​e​x​.​htm

        Réponse
        • Katharina

          mer­ci, c’est très inté­res­sant ! J’aime sur­tout les réflexions sur les rap­ports entre élèves et profs.

          Réponse
    • Katharina

      le mot « plou­to­crate », ché­ri par les anti­fas de toute sorte et de plus belle était le mot pré­fé­ré de Goebbels.
      Le mot vient du grec « Plú­tos » = richesse et « kra­teín » = régner.

      « Plou­to­cra­tie » désigne un règne dans lequel les biens décident de la par­ti­ci­pa­tion au règne. Donc à par­tir d’une for­tune d’un mil­lion p.e. tu peux avoir un poste au gouevernement.

      Les nazis uti­li­saient ce mot pour dési­gner « l’a­ris­to­cra­tie du pognon », ce qui était pour Goeb­bels la « judai­té mon­diale » . Le mot « plou­to­cra­tie » deve­nait sa parole de combat.

      D’ap­pe­ler de plou­to­crate quel­conque citoyen dépour­vu de quel­conque fric tout sim­ple­ment parce qu’il/elle ne soit pas convaincu(e) de cer­taines idées est donc légè­re­ment à côté de la plaque.

      Réponse
      • Ana Sailland

        J’ai étu­dié le grec ancien et un peu Ber­nays mais pas Goebels.

        Réponse
        • Katharina

          pour­tant tu par­tages ses avis…

          Réponse
          • Ana Sailland

            ./

      • nlesca

        wow chan­mé, tu connais la defi­ni­tion de plou­to­cra­tie, par­ce­qu ici per­sonne ne sait ce que ca veut dire, heu­reu­se­ment que tu est la pour nous eclai­rer… J adore les rai­son­ne­ment comme ca… tar­tan­pion de la haine uti­li­sait le mot ‘man­ger’ pour par­ler de se nou­rir donc si tu me pro­pose d aller ‘man­ger’ tu as la haine… C est Sche­ne­der­mann que j ai vu faire ca sur un auteur qui avait ose par­ler de ‘cos­mo­po­li­tisme’ dans son bou­quin. Ca s apelle un amal­gamme de bas etages… une expres­sion qui a pro­ba­ble­ment deja ete uti­li­see aus­si par des cri­mi­nels de gerre pedo­philes… se mefier aus­si de l expres­sion ‘tien il fait beau’, qui sait quel fou a pu dire cela au cours de son existence.

        Réponse
    • Katharina

      et voi­là que les pro­jec­tions conti­nuent avec tes remarques douteuses.

      Déci­dé­ment aujourd’­hui tu n’é­cris n’im­porte quoi.
      Je te conseille quand-même, pour faire plus sérieux, de vrai­ment lire les com­men­taires aux­quels tu te réfères.
      Dans un blog de ce niveua-ci, si l’en­vie te prend de don­ner des coups, choi­sis bien l’a­dresse. La mienne n’est pas la bonne.

      Réponse
    • Katharina

      « Même en Alle­magne, Katha­ri­na » – pardon ?
      Retour­nez à la case départ, s.v.p. Ana

      Réponse
  15. Eliade Guy

    oui, oui, .. avec mes excuses
    Guy

    Réponse
    • Ana Sailland

      oui bien sûr

      Les expé­riences ici rela­tées démontrent que la dé-hié­rar­chi­sa­tion est pos­sible et même béné­fique pour l’entreprise.

      Comme cer­taines sont de grosses entre­prises, cela laisse subo­do­rer que réside là une preuve qu’au dehors de l’en­tre­prise le liber­ta­risme à grande échelle n’est pas une option oni­rique. Osons le dire : l’a­nar­chie ( qui n’est pas le désordre mais l’har­mo­nie naturelle )

      Inté­res­sante est l’i­dée , plus qu’in­té­res­sante, de renon­cer à l’arbre des pou­voirs mais d’é­non­cer la règle que toute ini­tia­tive doit être non pas exac­te­ment négo­ciée mais sim­ple­ment dis­cu­tée avec trois ou quatre autres élec­trons libres. On voit plus loin que même cela peut dans cer­taines cir­cons­tances être oublié :

      En effet, ceci rejoint l’ex­pé­rience de Tod­mor­den où une ville atteint une qua­si indé­pen­dance ali­men­taire en s’é­car­tant des concepts de contrat, échange, condi­tion, pro­prié­té, hié­rar­chie bien sûr,
      et ici réside le plus sur­pre­nant : en s’é­car­tant du prin­cipe de concertation !!!

      Der­rière toutes ces émer­gences dis­sé­mi­nées sur la pla­nète mais conver­gentes, nous assis­tons à la renais­sance de la pul­sion contri­bu­trice comme moteur de l’ac­tion indi­vi­duelle en har­mo­nie avec le col­lec­tif, pul­sion actuel­le­ment en concur­rence avec le contrat et le chantage.

      C’est pas rien.

      Dif­fé­rent mais connexe :
      Au niveau de l’en­tre­prise j’ai visi­té en 2003 à Bue­nos Aires d’autres concepts qui sont la codé­ci­sion tota­le­ment éga­li­taire et le par­tage tota­le­ment éga­li­taire, de l’in­gé­nieur au balayeur. Le cadre, c’é­tait les empre­sas ocu­pa­das ( style Lip )

      Réponse
      • Ana Sailland

        A contre cou­rant des angoisses média­ti­sées construites il se passe quel­que­chose sur Terre.

        Réponse
  16. BA

    La Grèce se finance en émet­tant des obli­ga­tions à trois mois et aus­si des obli­ga­tions à six mois.

    Pro­blème : per­sonne au monde ne veut ache­ter ces obli­ga­tions pourries.

    Du coup, il n’y a plus que les banques pri­vées grecques qui acceptent d’a­che­ter les obli­ga­tions de l’E­tat grec.

    Ensuite, les banques pri­vées grecques refourguent ces obli­ga­tions pour­ries à la Banque cen­trale de Grèce.

    La Banque cen­trale de Grèce accepte ces obli­ga­tions pour­ries en col­la­té­ral, et elle prête des mil­liards d’eu­ros aux banques pri­vées grecques : c’est le méca­nisme ELA (en fran­çais : « Prêt de liqui­di­tés en urgence »).

    Encore un tout petit pro­blème : la Grèce est INCAPABLE de rem­bour­ser ces obli­ga­tions d’E­tat, et la Banque cen­trale de Grèce est en faillite.

    Conclu­sion : mer­cre­di 25 mars, la BCE ne veut plus que la Banque cen­trale de Grèce conti­nue d’ac­cep­ter toutes ces obli­ga­tions pour­ries. Pour cou­per com­plè­te­ment le finan­ce­ment de l’E­tat grec, la BCE vient d’in­ter­dire aux banques grecques d’a­che­ter les obli­ga­tions pourries.

    MAIS ALORS …

    … MAINTENANT, QUI VA ACCEPTER D’ACHETER LES OBLIGATIONS DE L’ETAT GREC ?

    Mer­cre­di 25 mars 2015 :

    La BCE demande aux banques grecques de ne plus ache­ter de dette d’Athènes.

    http://​www​.latri​bune​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​u​n​i​o​n​-​e​u​r​o​p​e​e​n​n​e​/​l​a​-​b​c​e​-​d​e​m​a​n​d​e​-​a​u​x​-​b​a​n​q​u​e​s​-​g​r​e​c​q​u​e​s​-​d​e​-​n​e​-​p​l​u​s​-​a​c​h​e​t​e​r​-​d​e​-​d​e​t​t​e​-​d​-​a​t​h​e​n​e​s​-​4​6​3​7​3​5​.​h​tml

    Réponse
  17. Dominique filatre

    Je viens de voir le repor­tage sur Arte que j’ai failli man­quer, http://www.arte.tv/guide/fr/046446–126/square-tedstories . C’est impor­tant de sou­te­nir L Les­sig. Ce n’est pas qu’une his­toire US, ce qui se passe dans la poli­tique des États Unis a de l’in­fluence par­tout dans le monde, et sou­vent plus dans notre propre pays de France que ce peuvent faire les poli­ti­ciens fran­çais. Il faut évi­de­ment le soutenir.

    L Les­sig a déjà eu beau­coup d’in­fluence sur l’o­rien­ta­tion de la réflexion de ceux qui sont en pre­mière ligne du com­bat pour liber­tés sur Inter­net, y com­pris en France au moment d’Ha­do­pi. Tout ce que fait Les­sig est important !

    Réponse
  18. etienne
  19. etienne

    Voi­ci l’in­té­gra­li­té du film (impor­tant) de Flore dif­fu­sé par Arte : 

    Faites pas­ser 🙂

    Réponse
    • Ronald

      C’est un docu­men­taire impor­tant par le fait qu’il montre à mon avis la voie à suivre. Ce modèle de lob­bying citoyen est assez pri­sé aux Etats-Unis. Des groupes appuient tel ou tel can­di­dat en échange de tel enga­ge­ment. Je pense que ce sera une voie d’a­ve­nir chez nous aus­si. La démo­cra­tie sera ins­tau­rée par deux voie pos­sible, soit par insur­rec­tion, soit léga­le­ment par les élus. Si l’on croit que c’est par la seconde voie, alors, il faut tâcher de faire pres­sion sur eux et d’ob­te­nir des pro­messes. Pour cela, il qu’un groupe s’or­ga­nise pour inter­pel­ler les dif­fé­rents can­di­dats à une élec­tion, et en fonc­tion de leur réponse, les appuyer. Pour que ça marche, il faut deux condi­tions. L’une que la demande d’en­ga­ge­ment soit claire et défi­nie (non pas « ins­tau­rer la démo­cra­tie », mais par exemple « ins­tau­rer le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire »). L’autre que les tenants de l’i­ni­tia­tive soient assez nom­breux pour faire bas­cu­ler une élec­tion (par exemple 5%), et donc pour les pro­cé­dures de tirage au sort, ce n’est pas encore pos­sible. Alors, bon, s’ils ne tiennent pas leur enga­ge­ment, ce n’est pas grave, on se donne ren­dez-vous à l’é­lec­tion sui­vante pour reten­ter le coup. On pour­rait même pro­ba­ble­ment com­men­cer à échelle locale pour s’en­traî­ner, ce serait plus facile.

      Réponse
  20. nollet elodie

    s’il vous plait venez a l’ile de la Reu­nion, confe­rence débats et ecri­ture de consti­tu­tions on vous espere !
    Mer­ci de votre engagement.

    Réponse
    • Ana Sailland

      juste une idée : un skype avec écran géant ?

      Réponse

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