Qu’est-ce qu’un « atelier constituant » ?

15/08/2014 | 92 commentaires

Un « ate­lier consti­tuant » est une séance pra­tique, au cours de laquelle on s’entraîne — per­son­nel­le­ment et réel­le­ment, seul ou à plu­sieurs — à écrire des articles de notre constitution.

C comme Consti­tu­tion, C comme Citoyen :

L’idée du « Plan C », c’est que « ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’écrire les règles du pou­voir ». Nous n’avons PAS de Consti­tu­tion parce que NOUS la lais­sons écrire par les pro­fes­sion­nels de la poli­tique (qui sont pré­ci­sé­ment ceux qui ne devraient PAS l’écrire, puisqu’ils devraient la craindre). Nous n’aurons de consti­tu­tion QUE QUAND nous l’écrirons NOUS-MÊMES. La pro­po­si­tion, simple et forte, est donc, de façon auto­nome, sans rien deman­der à per­sonne, de deve­nir capables d’instituer nous-mêmes notre puis­sance poli­tique, en écri­vant d’abord (et en pro­té­geant ensuite) nous-mêmes une Consti­tu­tion d’origine Citoyenne.

Il s’agit donc, radi­ca­le­ment, de prendre nos pro­blèmes éco­no­miques et sociaux à leur racine, et il se trouve que cette racine est com­mune : nous avons une cause com­mune, c’est notre impuis­sance politique.

Les ate­liers consti­tuants sont donc la mise en pra­tique de la pro­po­si­tion théo­rique du Plan C, pour démon­trer et rendre sen­sible 1) que c’est pos­sible, et 2) que c’est beau­coup mieux : des humains dont ce n’est pas le métier peuvent très bien écrire eux-mêmes les règles supé­rieures qui ins­ti­tuent des pou­voirs publics (par­le­ment, gou­ver­ne­ment, jus­tice, médias et banques), et sur­tout des contre-pou­voirs (sépa­ra­tion des pou­voirs, rota­tion des charges, chambres de contrôle tirées au sort, révo­ca­bi­li­té des acteurs, red­di­tion des comptes et réfé­ren­dums d’initiative popu­laire). Non seule­ment les simples citoyens peuvent le faire, mais ils sont les seuls à pou­voir le faire cor­rec­te­ment : les pro­fes­sion­nels de la poli­tique, eux, sont en conflit d’intérêts dans le pro­ces­sus constituant.

Sur le plan pra­ti­co pra­tique, c’est très simple : il suf­fit d’apporter de quoi écrire ; peut-être aus­si des mar­queurs et des grandes feuilles pour affi­cher au mur la syn­thèse de chaque ate­lier (pour la mise en com­mun à la fin)… N’importe qui peut faire un ate­lier consti­tuant, n’importe où et n’importe quand : il suf­fit d’en avoir envie.

Au plan indi­vi­duel (et inté­rieur), cet entraî­ne­ment pra­tique rend pos­sible et enclenche une muta­tion fon­da­men­tale : un ate­lier consti­tuant trans­forme un élec­teur consti­tué (un enfant poli­tique) en citoyen consti­tuant (un adulte poli­tique). Et en pre­nant nos pro­blèmes par ce bout-là, nos uto­pies deviennent des pro­jets poli­tiques ; ce que nous pre­nions pour des obs­tacles insur­mon­tables dis­pa­raît. Essayez, vous ver­rez, c’est enthou­sias­mant :o)

Étienne Chouard.

PS : mer­ci au jeune Kra­po, pour ses des­sins, patiem­ment tra­vaillés avec une bande de virus.

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92 Commentaires

  1. Di girolamo

    « Un « ate­lier consti­tuant » est une séance pra­tique, au cours de laquelle on s’entraîne — per­son­nel­le­ment et réel­le­ment, seul ou à plu­sieurs — à écrire des articles de notre constitution. »

    S’il y a bien une chose à laquelle on ne puisse pas s’en­traî­ner c’est de se consti­tuer comme un peuple de citoyens. 

    Le fait même de mettre en place des ate­liers consti­tuant d’en­traî­ne­ment montre qu’on n’a pas com­pris ce qu’est un pro­ces­sus constituant. 

    Un pro­ces­sus consti­tuant cor­res­pond à un moment par­ti­cu­lier , mys­té­rieux et unique dans l’his­toire humaine. Ce moment ou sur un ter­ri­toire ou une pla­nète des hommes se réunissent pour déci­der d’as­su­mer ensemble leur des­tin et pour ce faire de se don­ner des règles autour de valeurs communes. 

    Moment unique et infi­ni­ment sou­hai­table aujourd’­hui pour faire face aux enjeux de ce siècle et assu­rer la sur­vie de l’hu­ma­ni­té .Moment qu’il ne faut sur­tout pas réduire à un exercice !
    C’est la rai­son pour laquelle je suis favo­rable à la struc­tu­ra­tion de la dis­cus­sion publique dans nos ins­ti­tu­tions (et pas pour s’exer­cer) parce que se réunir pour par­ler ensemble de nos pro­blèmes c’est déjà se constituer .
    La situa­tion est bien trop sérieuse pour ne faire que la dési­gner pour s’en plaindre et faire des exercices .
    Ceci n’est pas un exer­cice ! crie t’on quand le dan­ger est sérieux et immi­nent .On ne peut pas faire de la triste situa­tion actuelle son fond de com­merce : ce n’est pas plus glo­rieux que de s’en réjouir et d’en profiter.

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    • Méthode ?

      Étant don­né que ce n’est pas un ate­lier qui va chan­ger la direc­tion du pays, je me demande ce qui vous fait peur.
      Au contraire, çà recrée du lien social, çà per­met d’é­chan­ger, de décou­vrir, de par­ti­ci­per à un truc vrai­ment enthou­sias­mant, bref de bouger…
      C’est une chose que chaque com­mune ou ensemble de com­munes devrait orga­ni­ser, his­toire d’ha­bi­tuer les citoyens à l’i­dée qu’un ailleurs est pos­sible, hors du pro­gramme études-salariat-retraite-merci-d’être-passé !
      Et dans ce cadre je me demande ce que donnent ces ate­liers concrè­te­ment : en res­sort-il une métho­do­lo­gie ? une pro­cé­dure typique qu’on pour­rait repro­duire ailleurs dans d’autres régions ? quels sont les ques­tions qui reviennent sou­vent ou les divers petits pro­blèmes de mise en route etc.
      Çà semble assez sco­laire fina­le­ment, mais ce coup-ci on y va avec le sourire !

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      • Di girolamo

        Méthode
        « C’est une chose que chaque com­mune ou ensemble de com­munes devrait orga­ni­ser, his­toire d’habituer les citoyens à l’idée qu’un ailleurs est pos­sible, hors du pro­gramme études-salariat-retraite-merci‑d’être-passé !  »

        Assez d’ac­cord là des­sus , mais pour par­ve­nir dans les com­munes à des réflexions sur la consti­tu­tion , il ne faut pas com­men­cer par là . On sait bien que la culture du débat et de la réflexion au sein des espaces com­mu­naux ou inter­com­mu­naux n’existe pas . A par­tir du moment où on met en place dans les com­munes une pra­tique de la dis­cus­sion publique , sur les poli­tiques menées loca­le­ment et sur les enjeux glo­baux , il m’ap­pa­raît évident que le thème de la consti­tu­tion surgira . 

        Par contre créer des ate­liers visant des publics déjà moti­vés n’au­ra pas un impact fort sur la vie des communes .
        Je n’ai rien contre ces exer­cices qui ont tout leur inté­rêt en eux mêmes ; mais , sur le plan de la métho­do­lo­gie poli­tique , pour favo­ri­ser le chan­ge­ment ‚il me semble beau­coup plus utile de com­men­cer par la mise en place d’ou­tils de réflexion communaux .

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    • Louis-H. Campagna

      Ami, je pense que la sagesse de l’exer­cice t’é­chappe peut-être. Tel l’é­lé­phant rete­nu depuis la nais­sance par une ficelle, nous avons été condi­tion­né à croire que la rédac­tion des règles supé­rieures de notre vie en com­mun ne peut être que le fait de grands hommes ins­pi­rés trans­cen­den­ta­le­ment lors d’un moment glo­rieux de notre his­toire. Si l’é­man­ci­pa­tion poli­tique des peuples est certes un moment mémo­rable, il n’en reste pas moins aus­si banal que le pas­sage de l’en­fance à l’âge adulte. Or, ce pas­sage béné­fi­cie de son étape car­ré de sable, soit l’a­do­les­cence, le moment de faire des conne­ries sans trop de consé­quences, d’é­va­luer les limites, de décou­vrir le pos­sible et de pas­ser d’é­lec­teurs incons­cients à citoyens res­pon­sables. Les ate­liers com­sti­tuant, tout en pré­pa­rant à un abou­tis­se­ment, l’ap­pel tout à la fois. Elle est là, la sagesse de l’exer­cice. Et lorsque vien­dra le moment de la rédi­ger, cette consti­tu­tion nou­velle, alors tous les exer­cés seront d’au­tant plus aptes à en juger et d’exer­cer leur pou­voir en connais­sance de cause.

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    • desvernes

      J’ai décou­vert il y a 10 jours, la réponse d’E­tienne Chouard à notre impuis­sance devant les innom­brables mal­heurs du monde… et c’est l’enthousiasme +++…

      Cepen­dant, bien que com­pre­nant la démarche de s’exer­cer à écrire la consti­tu­tion, j’ai­me­rais adhé­rer à une autre démarche, plus basique, comme une péti­tion ras­sem­blant au moins 70% des signa­tures ins­crites sur les listes électorales.

      Ayant été uni­ver­si­taire, l’en­trai­ne­ment à la réécri­ture de la consti­tu­tion m’est une idée très sti­mu­lante, mais côtoyant moultes gens dont l’in­tel­li­gence ne se situe pas dans les dis­ci­plines de l’é­crit, je n’ar­rive pas à croire que l’exer­cice de la réécri­ture puisse être un mou­ve­ment aus­si lar­ge­ment par­ta­gé que nous le souhaitons…

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    • Labatut

      « Un pro­ces­sus consti­tuant cor­res­pond à un moment par­ti­cu­lier , mys­té­rieux et unique dans l’histoire humaine. Ce moment ou sur un ter­ri­toire ou une pla­nète des hommes se réunissent pour déci­der d’assumer ensemble leur des­tin et pour ce faire de se don­ner des règles autour de valeurs communes. »

      Bon­jour per­met­tez moi de répondre long­temps après !
      Il sem­ble­rait que « moment par­ti­cu­lier, mys­té­rieux et unique dans l’histoire humaine » soit enfin arri­vé avec les gilets jaunes, d’abord en France et même au delà …

      Sou­hai­tons que ce soit ree­le­ment le point de départ d’un chan­ge­ment radi­cal dans l’histoire de l’Humanité.

      Je pense au chan­ge­ment du sys­tème avec les éner­gies libres et une vraie ges­tion de la science par les scien­ti­fiques car eux aus­si sont reje­tés par les banques qui ne veulent pas finan­cer cer­taines recherches ou qui vont même jusqu’à cacher l’existance de cer­taines décou­vertes majeures mais qui vont à l’encontre des inté­rêts de nos maîtres.

      Bref enfin le monde parfait 

      Joyeux noel

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  2. Joseph Meyer

    Etienne Chouard a le grand mérite de sou­li­gner l’ impor­tance essen­tielle de la consti­tu­tion. Seule­ment, je pense que le même pro­blème per­siste : Com­ment atteindre la masse des élec­teurs consti­tués, com­ment tou­cher leurs pen­sées et leurs sen­ti­ments?! Si aujourd’ hui on a besoin d’ une catas­trophe comme celle à Fuku­shi­ma pour sen­si­bi­li­ser sur les pro­blèmes du nucléaire-fos­sile face aux éner­gies renou­ve­lables , quel scé­na­rio catas­tro­phique nous faut-il pour pou­voir enfin concré­ti­ser une démo­cra­tie digne de ce nom ?

    Réponse
    • Di girolamo

      Joseph Meyer

      Etienne a effet de grands mérites et c’est bien la rai­son pour laquelle je me per­met de le cri­ti­quer , mes cri­tiques ne tou­chant aucu­ne­ment sa per­sonne et tous ses immenses tra­vaux mais cher­chant à faire avan­cer le schmil­blick, sans prendre de gant.
      La ques­tion « Com­ment atteindre la masse des élec­teurs constitués, »
      Me sem­blant à moi aus­si essen­tielle. C’était un peu le sens de ma cri­tique de ces ate­liers qui sont encore de l’entre soi. Ce qui je le répète n’enlève en rien l’intérêt qu’ils ont en eux-mêmes.

      Quand vous deman­dez : « quel scé­na­rio catas­tro­phique nous faut-il pour pou­voir enfin concré­ti­ser une démo­cra­tie digne de ce nom ? »
      Je répon­drais que des scé­na­rios catas­tro­phiques on en manque pas ! Par contre ce qui nous manque ce sont des lieux où « la masse des élec­teurs consti­tués » puisse en par­ler ; ces lieux existent ce sont les espaces com­mu­naux et intercommunaux.

      Réponse
  3. dada

    Giro­la­mo, en pra­tique en va pas attendre ce « moment par­ti­cu­lier , mys­té­rieux et unique dans l’histoire humaine » pour com­men­cer à s’or­ga­ni­ser et trou­ver des solu­tions 🙂 Sinon on va encore se faire avoir, et se faire voler la ®évo­lu­tion.

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    • Di girolamo

      dada
      Oui ça serait con d’attendre ; j’ai donc fait des pro­po­si­tions récem­ment sur ce blog ‚afin d’agir au plus tôt ; mais pour le coup , là c’est moi qui attends des réponses !

      Réponse
  4. Marc Duchesne

    Mon cher Di giro­la­mo, n’êtes vous jamais tom­bé jeune à bicy­clette. Effec­ti­ve­ment, l’exer­cice ne se fait pas à peu près, mais c’est l’exer­cice du 99% (le peuple) et non du 1% .

    Réponse
    • Di girolamo

      Marc Duchesne

      Si j’ai pris de belles bûches !
      Ma cri­tique de ces ate­liers porte jus­te­ment sur ces 99% et 1% .

      Réponse
  5. Georges Catapia

    Tout est résu­mé dans votre mau­vais argument :
    « Ceci n’est pas un exer­cice ! crie t’on quand le dan­ger est sérieux et imminent »

    C’est jus­te­ment la pen­sée d’Étienne : s’exercer, s’é­du­quer pour être prêts quand le dan­ger sera sérieux et immi­nent. Mieux vaut être prêt que de s’en remettre au « mys­tère » « unique » de ce moment où ils faut déci­der de com­ment on doit faire.

    Réponse
  6. Di girolamo

    Georges Cata­pia
    « c’est jus­te­ment la pen­sée d’Étienne : s’exercer, s’éduquer pour être prêts quand le dan­ger sera sérieux et imminent » 

    Je par­tage les pré­oc­cu­pa­tions d’Etienne , et penses aus­si qu’il faut se pré­pa­rer ; mais je l’invite à réflé­chir un peu plus au sujet .
    Je ne pense pas que s’exercer et s’éduquer soit la bonne méthode .
    C’est je le recon­nais assez pré­ten­tieux de ma part mais je suis en cela rigou­reu­se­ment son dis­ciple : c’est la réflexion et l’échange qui compte pas le fait que je m’adresse à Etienne Chouard.

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  7. Sandy

    N’ou­bliez pas qu’il y a des mil­lions de gens qui ne s’in­forment au niveau poli­tique qu’a­vec le jour­nal TV de TF1 ou de france 2.
    D’autres encore lisent quelques quo­ti­diens comme le Figa­ro, le nou­vel Obs ou libération.
    Enfin pour cer­tains la poli­tique ce ne sont que les pages qu’ils évitent de lire quand ils ouvrent leur jour­nal local.
    Et une grande par­tie d’entre eux ne s’y inté­res­se­ra qu’à l’ar­ri­vée des échéances élec­to­rales, et ce à condi­tion que celles-ci soient média­ti­sées. Quand les médias choi­sissent de ne qua­si­ment rien orga­ni­ser comme ce fut le cas pour les euro­péennes, ce sont encore plus de gens qui zappent ces moments politiques.

    Si une part de ces gens est sans doute attei­gnable du fait de leurs liens sociaux avec des per­sonnes plus politisées.
    Une grosse par­tie d’entre eux res­tent inat­tei­gnables pour les pen­sées dis­si­dentes, et ils vont conti­nuer à voter pour l’UMP, le PS et le FN, et à ne pas s’in­té­res­ser aux pbs comme ceux des institutions.

    Donc tout l’en­jeu est d’in­ven­ter des nou­veaux moyens pour atteindre ces gens ou alors pour les pous­ser à s’in­for­mer autrement.

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    • Norton

      @Sandy,
      « Donc tout l’enjeu est d’inventer des nou­veaux moyens pour atteindre ces gens ou alors pour les pous­ser à s’informer autrement. »

      Et pen­dant qu’on perd du temps à essayer d’in­ven­ter le mou­ton à cinq pattes de la démocratie,le sys­tème conti­nue à broyer nos der­nières libertés,plutôt que de mili­ter pour une sor­tie de l’UE,ce qui nous per­met­trait dans un pre­mier temps de nous éman­ci­per de la syner­gie mor­ti­fère USA-UE-Euro-OTAN-COMIS­SION EUROPÉENNE …
      Vous pré­co­ni­sez les solu­tions « cul de sac » avec un tel zèle,qu’on vous croi­rait payé pour ça…

      http://​syl​vain​-baron​.blog​spot​.fr/​2​0​1​4​/​0​8​/​c​i​n​q​-​p​a​r​t​i​s​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​-​s​e​-​f​e​d​e​r​e​n​t​-​p​o​u​r​.​h​tml

      Réponse
      • Norton

        @Sandy,
        J’a­jou­te­rais que pour l’instant,les tenants de la pro­pa­gande à qui il faut oppo­ser vos inven­tions, ont com­pris depuis longtemps,que tout l’enjeu était d’inventer des nou­veaux moyens pour atteindre ces gens,pour les pous­ser à s’informer autrement…
        Eux l’on déjà fait avant que vous n’y pensiez…Et ça marche comme ils le souhaitaient,…mieux,…peut-être…!…,car le sys­tème dont ils béné­fi­cient s’est auto-verouillé,…auto-protégé…
        Il faut vrai­ment que vous com­pre­niez très pré­ci­sé­ment dans quelle merde nous sommes,nous,…avec nos p´tits bras,…et vos grandes idées…Le sys­tème est glo­bal et il maî­trise la tota­li­té de la communication.
        Pour pré­tendre détrô­ner le sys­tème média­tique actuel,il va vous fal­loir être très inventive…!!!

        C’est pour ça qu’on a inven­té la politiques,le concept démocratique,le Droit et les constitutions…Pour avoir tou­jours à notre dis­po­si­tion un outil de Droit pour se déga­ger de toutes les tyrannies.C’est aus­si pour ça que tous les trai­tés inter­na­tio­naux com­portent obli­ga­toi­re­ment une clause de sortie.

        Et puis­qu’on peut en sor­tir par le Droit,en sor­tant léga­le­ment de l’UE,de l’eu­ro et de l’OTAN,pourquoi s’en priver ?

        Ah oui!…, j’oubliais…,c’est vrai que la France n’est pas capable de s’en sor­tir sans une « aide » extérieure,une tutelle…
        Ça doit être pour ça qu’elle s’en sort si bien,alors…!!!

        Alors dépê­chez-vous d’in­ven­ter…! La nation compte sur vous…!

        Réponse
        • Sandy

          @ Nor­ton,

          et com­ment vous faites pour atteindre les gens inat­tei­gnables aux pen­sées dis­si­dentes pour les faire adhé­rer à votre solu­tion miracle de quit­ter l’UE ?

          Réponse
  8. Di girolamo

    « Une grosse par­tie d’entre eux res­tent inat­tei­gnables pour les pen­sées dis­si­dentes, et ils vont conti­nuer à voter pour l’UMP, le PS et le FN, et à ne pas s’intéresser aux pbs comme ceux des institutions.

    Donc tout l’enjeu est d’inventer des nou­veaux moyens pour atteindre ces gens ou alors pour les pous­ser à s’informer autrement. »

    Tout à fait exact  » l’enjeu est d’inventer des nou­veaux moyens pour atteindre ces gens ou alors pour les pous­ser à s’informer autrement »
    D’au­tant que ces nou­veaux moyens existent , du moins poten­tiel­le­ment ; il suf­fit de les struc­tu­rer et de les activer.Les lieux pri­vi­lé­giés pour atteindre les 99% ce sont les lieux de vie que consti­tuent les com­munes et les inter­com­mu­na­li­tés ; il faut cas­ser les cloi­son­ne­ments et notam­ment les spé­cia­li­sa­tions des ter­ri­toires ins­ti­tu­tion­nels : les com­munes ne sont pas des éche­lons qui doivent se can­ton­ner et se réduire aux pré­oc­cu­pa­tions com­mu­nales ; les pro­blèmes cli­ma­tiques et la rédac­tion de la consti­tu­tion concernent aus­si direc­te­ment la com­mune qui est certes un éche­lon de proxi­mi­té mais qui doit pen­ser global.
    Il faut acti­ver et struc­tu­rer cette dimen­sion . Il n’y a pas qu’à Paris , et à Bruxelles qu’on peut pen­ser pro­po­ser et décider !!:!!!!
    Struc­tu­rer , acti­ver , ani­mer la dis­cus­sion publique au local et au nation dans les ins­ti­tu­tions exis­tantes est une nécessité.

    Réponse
    • EFFAB

      Excep­té que le sys­tème est à ce point nive­lé par le haut, autre­ment dit « hié­rar­chi­sé », que je doute que s’ap­pro­prier tous ces espaces publics et com­mu­naux à seule fin de refaire le monde soit si aisé… mais cette idée d’of­fi­cia­li­ser la Cause, de ten­ter de faire lien entre nos conci­toyens igno­rants des choses et nous-mêmes gagnés à la Cause n’est pas si dénué de sens et de pos­si­bi­li­tés et j’i­ma­gine fort bien que cela puisse mar­cher ici-et-là… mais c’est sur­tout perdre beau­coup de tant en démarches, auto­ri­sa­tions, etc., etc., autant de temps per­du que les ate­liers consti­tuants évitent à pro­pos et de façon très pragmatique_tout en sachant très bien que la publi­ci­té (rendre publique) de tels ate­liers se fait auto­ma­ti­que­ment et que chaque par­ti­ci­pant, chaque virus égrène à son tour tout son proche envi­ron­ne­ment (famille, amis, tra­vail…) ou ces plates-formes d’é­changes plus vir­tuelles et néan­moins réelles (Inter­net, les réseaux sociaux… dans une cer­taine mesure car cen­sure il y a).

      Bref, DI GIROLAMO et SANDY, vos inten­tions sont peut-être bonnes et vous sou­le­vez effec­ti­ve­ment des points cru­ciaux – Com­ment atteindre la masse des élec­teurs, en gros – comme vous pou­vez don­ner à cer­tains l’im­pres­sion de vou­loir décon­si­dé­rer, si je puis dire, les Ate­liers Consti­tuants… car s’il est bien une idée et une volon­té qui se pro­pagent ce sont bien ce désir et d’é­man­ci­pa­tion poli­tique et de chan­ge­ment, sans plus l’at­tendre d’au­trui mais bien de le for­cer, res­pon­sables de notre des­tin et sou­ve­rains qu’il nous faut être.

      Vous voyez, DI GIROLAMO, moi non plus je ne prends pas de gants quand besoin est (15.08, 18h39) mais au contraire de vous je ne suis pas un dis­ciple d’E­tienne CHOUARD (15.08, 15h42), plu­tôt son alter ego, n i plus ni moins… et c’est bien à cha­cun d’entre nous d’être à la fois aus­si exi­geant tout en res­tant nous-mêmes.

      Re-bref, on peut aller très loin comme ça mais je veux bien perdre de mon temps si vous-même avez l’in­ten­tion de le faire perdre à autrui en pro­po­sant des alter­na­tives de diver­sion et de « divi­sion »… si tel est le cas, évi­dem­ment, ne me faites pas dire tel SANDY me trai­tant de calom­nia­teur ce que je n’ai pas dit_ tout comme vous, j’a­vance des idées, des hypo­thèses, je réflé­chis et je fais en sorte qu’au­cune entour­loupe vienne se glis­ser au coeur de notre Isé­go­ria, au risque de me trom­per… mais j’i­ma­gine qu’ils sont nom­breux ceux qui ont autre­ment plus de recul et une autre approche que la mienne, prêts à inter­ve­nir s’ils l’es­timent néces­saire : ce grand corps social inter­agis­sant au mieux de son inté­rêt et de sa(ses) liberté(s). Au plaisir

      Réponse
      • Sandy

        Nulle inten­tion de vou­loir décon­si­dé­rer les ate­liers consti­tuants. C’est une forme d’é­du­ca­tion popu­laire géniale.
        Mais il est évident que ce n’est pas suf­fi­sant pour chan­ger les rap­ports de force politiques.
        Et les mil­lions d’autres per­sonnes ? Com­ment on fait pour échan­ger des idées avec elles ?

        Réponse
        • Ana Sailland

          San­dy, bonne question.

          La dif­fi­cul­té est de faire de chaque pol­li­ni­sé un pollinisateur.
          Si nous trou­vons les bons mots, ça se fera tout seul.

          Réponse
          • Di Girolamo

            A lire EFFAB j’ai l’im­pres­sion qu’il faut ici mar­cher bien en rang et que toute cri­tique (même si elle sou­lève « des points cru­ciaux ») n’est pas à prendre pour ce qu’elle est : une volon­té d’a­van­cer par le débat , mais une menace bour­rée de mau­vaises intentions.
            Si on dit : là, atten­tion ! ça ne suf­fit pas , fau­drait faire ceci ou cela.…au lieu d’a­voir une réponse argu­men­tée pour avan­cer ensemble , on a : « si vous-même avez l’intention de le ( le temps) faire perdre à autrui en pro­po­sant des alter­na­tives de diver­sion et de « division »… »
            Quand je dis qu’il serait plus effi­cace de faire pas­ser la citoyen­ne­té par les com­munes plu­tôt que de lan­cer des tra­vaux citoyens en dehors de ces lieux publics pré­vus à cet effet ‚même si cet usage n’est pas actuel­le­ment pra­ti­qué , j’at­tends autre chose que des cri­tiques sur des inten­tions per­son­nelles de nuire.

          • Sandy

            Ce genre de géné­ra­li­té n’est pas suf­fi­sante, ANA.

            Un grand nombre de per­sonnes ne s’in­forment qu’à tra­vers cer­tains grands médias, et ils ne sont pas attei­gnables, même à tra­vers les liens sociaux.
            Très peu de per­sonnes uti­lisent inter­net pour des infor­ma­tions poli­tiques. Très peu de per­sonnes dis­cutent de poli­tique avec leurs col­lègues de tra­vail. Et dans beau­coup de familles la poli­tique est un sujet tabou. Les vieilles méthodes de mili­tan­tisme ( inter­pe­ler les gens dans la rue / affi­chage ) ne les atteignent pas non plus.

            Et ces per­sonnes ne vont pas aller aux ate­liers consti­tuants ou autres réunions politiques.

          • Ana Sailland

            Si tu n’y crois pas, laisse quand même d’autres essayer.

          • Sandy

            Divi­sons nous, à cha­cun de faire selon son idée, adop­tons le cha­cun pour soi ?

      • EFFAB

        Vous allez dif­fu­sez la Bonne Parole un peu par­tout tout autour de vous, pro­fi­tant de chaque occa­sion pour en par­ler ou ne dif­fu­ser que ce petit sésame à nos consciences endor­mies, par exemple…

        … s’il a pu opé­rer sur moi cette « révé­la­tion » il peut bien le faire sur autrui !

        Orga­ni­ser vous-mêmes des Ate­liers Consti­tuants si vous trou­vez que ça ne va pas assez vite et qu’il faille « pol­li­ni­ser » (que j’emprunte à ANA si mes sou­ve­nirs sont bons !) davan­tage de consciences… que sais-je moi qui ne fais pas grand chose, c’est bien « vous qui avez voté non au réfé­ren­dum en 2005, étiez à Ver­sailles à mani­fes­ter lorsque Sar­ko­zy est pas­sé en force en impo­sant le trai­té de Lis­bonne en 2008 et que cela fait 10 ans que vous mili­tez contre les trai­tés euro­péens, et qui n’a­vez de leçons à rece­voir de per­sonne à ce sujet » (San­dy | 18 août 2014 at 07:34 – HOLOCAUSTE DES ANIMAUX, à deux trois mots et conju­gai­son prêt)… qu’at­ten­dez-vous alors pour PARTICIPER réel­le­ment, en consé­quence, et non plus MANIFESTER en vain, en « incons­cience », en mécon­nais­sance, je devrais dire plu­tôt, de ce que nous savons aujourd’­hui concer­nant nos ins­ti­tu­tions et de 3cette belle merde dans la quelle nous sommes, pour reprendre les termes de NORTON (16 août 2014) !

        Bref, com­men­cez par quelques dizaines à votre niveau, c’est déjà pas si mal ; et quelques dizaines que je mul­ti­plies par quelques mil­liers, on atteint vite de plus gros chiffres, ensuite l’ef­fet boule de neige s’emballe et là c’est gagner !

        Sinon, vous avez tou­jours la pos­si­bi­li­té de faire le buzz sur le Net en espé­rant ces mil­lions que vous vou­lez pla­cer avant la char­rue, il est cer­tain que tout peut encore plus vite s’emballer mais je vous sou­haite bien de la chance : règne sur Inter­net des moteurs de recherches, des pro­cé­dures tech­niques, des spams, une cen­sure déjà bien en place ! mais si vous avez quelque idée pour contrer tout cela, je suis preneur_car les ani­maux qu’on fait souf­frir et les enfants qu’on sacri­fie sur l’au­tel de Sion et de la diplo­ma­tie plou­to­crate, mer­ci, je m’en pas­se­rais aisément !

        Réponse
        • Ana Sailland

          C’est cela, oui, pol­li­ni­ser les consciences.
          C’est un tra­vail nécessaire.

          Admet­tons que cer­tains can­di­dats ou élus sont hon­nêtes. C’est une hypo­thèse de travail 😉
          A voir ce qu’ils disent ou font, on se rend compte qu’eux aus­si sont à polliniser !!!
          L’é­veil de conscience impul­sé en fonc­tion des modestes est sus­cep­tible par osmose de gagner les immodestes.
          Ain­si le tra­vail des éveilleurs est il sus­cep­tible de rendre un peu plus cré­dible la voie dite poli­tique pré­sen­tée par cer­tains ici comme incontournable.

          Pour­quoi nous retran­cher dans deux espoirs qui sont synergiques ? …

          Mais je per­siste : à cette heure, la voie poli­tique, maigre en conscience, n’est pas plus sûre que la voie péda­go­gique, néces­saire, mais qui quant à elle laisse pour­tant sans réponse claire la ques­tion du « com­ment la transition ».

          Réponse
          • Sandy

            Les élus ( sauf s’ils sont indé­pen­dants ) sont d’a­bord des can­di­dats qui ont été dési­gnés par des par­tis politiques.
            Si on parle d’é­lus locaux, ( car c’est plus com­pli­qué au niveau natio­nal ), ces can­di­dats ont été dési­gnés par des militants.
            Et ces mili­tants ce sont des citoyens.
            Si on parle de pol­li­ni­sa­tion, il est évident que s’il y a un effort à faire, le niveau de l’é­lu n’est pas le bon. La cible doit être les militants.

            Dans le cas où le sys­tème poli­tique local tourne à la féo­da­li­té ( géné­ra­le­ment quand il n’y a pas de renou­vel­le­ment des man­da­tés ), avec un ou plu­sieurs notables et leur cour, je crains mal­heu­reu­se­ment que le conser­va­tisme qui découle de la néces­saire adhé­sion à la pen­sée qui main­tien l’u­ni­té entre les sei­gneurs et leurs cour­ti­sans ne soit un obs­tacle trop impor­tant à toute idée dissidente.

            Donc le lob­bying des élus ne me semble pas être une stra­té­gie effi­cace en plus d’être contraire en soi à l’es­prit démo­cra­tique ( c’est court-cir­cui­ter le débat publique ). Au jeu du lob­bying je pense de toute façon que nous par­tons per­dants vis à vis de ceux qui défendent des inté­rêts contraires à l’in­té­rêt général.

            Di Giro­la­mo sou­lève la ques­tion inté­res­sante du réin­ves­tis­se­ment des lieux publics. Je pense qu’il peut y avoir aus­si un inté­rêt à essayer de réin­ves­tir les dif­fé­rents médias, voir d’en créer de nou­veaux. Ain­si qu’à dis­cré­di­ter ceux qui sont uti­li­sés pour la dés­in­for­ma­tion ( il n’y a pas que la pro­mo­tion, il faut pen­ser aus­si au combat ).

            PS : Et ce com­bat ne serait pas effi­cace si les armes sont les idées de comp­toir et les amalgames.

          • Sandy

            Par exemple, les ate­liers consti­tuants et les vidéos d’E­tienne en géné­ral touchent déjà la popu­la­tion des mili­tants, qui sont habi­tués à s’in­for­mer poli­ti­que­ment sur inter­net et à par­ti­ci­per à des réunions poli­tiques publiques.

          • Di Girolamo

            Si les ins­ti­tu­tions com­mu­nales, inter­com­mu­nales , natio­nales … en tant que lieux de l’in­ter­ro­ga­tion et du débat public ont per­du leur sens et ne sont plus que des ges­tion­naires du sys­tème , il en va de même des médias qui ne peuvent être les relais d’in­for­ma­tion d’un débat public qui n’existe pas parce que non orga­ni­sé , non struc­tu­ré , non mis en place , non ani­mé et non légiféré.
            A par­tir du moment où on intro­duit dans l’ins­ti­tu­tion , le débat public, les médias ont là aus­si­tôt du grain à moudre :
            « Les Conseils Citoyens dis­po­se­ront obli­ga­toi­re­ment de temps d’antenne audio visuels. Ils pour­ront tra­vailler avec les médias qui en seront les relais et par­te­naires dans le strict res­pect de leur totale indépendance. »
            Quand je parle de réin­ves­tir l’es­pace public c’est réel­le­ment créer un outil poli­tique et une loi le défi­nis­sant et l’encadrant .
            Cette ambi­tion n’est pas une élu­cu­bra­tion dans la mesure où nous avons déjà un pré­cé­dent : en matière d’a­mé­na­ge­ment et déve­lop­pe­ment du ter­ri­toire la loi a pré­vu des outils de par­ti­ci­pa­tion . Hélas , les mili­tants ne s’en emparent pas et pré­fèrent ne sur­tout pas entrer dans l’ins­ti­tu­tion et se com­por­ter en lob­bys par­mi les lobbys.
            C’est vrai qu’à par­tir du moment où un tel outil public existe et fonc­tionne , beau­coup de blogs , beau­coup de mou­ve­ments dont c’est le fonds de com­merce met­tront la clé sous la porte . C’est sans doute la rai­son majeure du refus de cette voie d’un exer­cice citoyen public. Qui lui c’est cer­tain aurait les moyens d’at­teindre de larges populations.
            Mais que vou­lez vous ? Nous sommes dans un sys­tème libé­ral , et le débat aus­si doit res­ter pri­vé : cau­sons tou­jours , écri­vons des constitutions.

          • Sandy

            Je défends de longue date l’i­dée que l’ac­cès aux médias doit être un droit et non plus un pou­voir sou­mis à l’ar­bi­traire des médiacrates.
            Pas seule­ment pour des conseils de citoyens, mais aus­si pour des repré­sen­tants des citoyens ou d’associations.

            D’une manière géné­rale et his­toire de faire un peu de phi­lo­so­phie poli­tique, quand un pou­voir est illé­gi­time ( c’est à dire quand il n’a pas pour source la volon­té géné­rale ), il ne faut sur­tout pas l’ins­ti­tu­tion­na­li­ser. Même avec les meilleurs inten­tions du monde, on ne peut pas rendre légi­time qqchose d’illé­gi­time par nature.
            Et bien sou­vent, la solu­tion c’est de l’an­ni­hi­ler. A l’i­mage du pou­voir reli­gieux grâce à la laï­ci­té. Cette solu­tion passe géné­ra­le­ment par la créa­tion et la garan­tie de nou­veaux droits, indi­vi­duels ou collectifs.

            Ici le droit d’ac­cé­der à un média, garan­ti par la loi, et au des­sus par la consti­tu­tion, per­met de se libé­rer des déci­sions arbi­traires et du bon vou­loir de ceux qui veulent contrô­ler les médias.

          • EFFAB

            Dites-moi, SANDY, vous êtes réel­le­ment un homme ? car je viens de l’ap­prendre et j’a­vais tou­jours pen­sé que ce pré­nom était féminin…

          • Sandy

            Oui San­dy est un pré­nom mas­cu­lin à la base, et il est deve­nu à la mode pour les filles depuis les années 90.
            Je crains que cela ne soit pas la chose que tu as tou­jours pen­sé et qui s’a­vèrent être fausse.

          • Ana Sailland

            🙂 ouf, un pro­blème de résolu 🙂

          • EFFAB

            Enfin de la péda­go­gie vraie : ce qu’il était bon de savoir et sans détour aucun… un pro­grès pour mieux reculer/en rajou­ter une couche ? Vous avez mon­tré qu’on peut s’at­tendre au pire !

  9. alainr

    === Etienne a écrit ===
    Sur le plan pra­ti­co pra­tique, c’est très simple : il suf­fit d’apporter de quoi écrire ; peut-être aus­si des mar­queurs et des grandes feuilles pour affi­cher au mur la syn­thèse de chaque ate­lier (pour la mise en com­mun à la fin)… N’importe qui peut faire un ate­lier consti­tuant, n’importe où et n’importe quand : il suf­fit d’en avoir envie.
    =================

    Pas d’ac­cord, Etienne, IL NE SUFFIT PAS. Autant tu apportes beau­coup sur le plan idéo­lo­gique depuis tant d’an­nées, autant tu négliges beau­coup trop l’as­pect pra­tique de tes exercices. 

    Un « ate­lier consti­tuant », pour être mis en pra­tique de manière effi­cace et moti­vante à long terme, doit dis­po­ser d’un cadre préa­lable : il ne suf­fit pas de réunir 20 ou 30 per­sonnes, même très moti­vées et impli­quées, pour réus­sir un tel exercice. 

    Ce qui manque à *tes* ate­liers consti­tuants, c’est un cadre : on fait des groupes de com­bien maxi­mum ? qui modère la prise de parole ? qui la dis­tri­bue ? qui prend des notes ? qui chro­no­mètre ? que fait-on si une majo­ri­té veut exclure une per­sonne gênante pour la bonne ambiance ? etc … 

    Un per­vers nar­cis­sique sera heu­reux de dis­po­ser d’un audi­toire, même pen­dant 4h, pour alter­ner décla­ra­tions éner­vantes et apai­santes. Le mal­heur d’un para­noïaque sera des­truc­teur pour le petit groupe auquel il par­ti­ci­pe­ra. Sans par­ler des obsé­dés d’un thème hors-sujet, des com­por­te­ments irres­pec­tueux invo­lon­taires, des dif­fi­cul­tés de syn­thèse, etc … 

    Toutes ces ques­tions néces­sitent un appren­tis­sage préa­lable, *avant* l’a­te­lier consti­tuant, afin de se fixer des règles, méthodes et outils com­muns. C’est une néces­si­té pra­tique, néces­saire et suf­fi­sante, qui méri­te­rait d’être pro­gres­si­ve­ment amé­lio­rée, afin de répondre à la ques­tion : com­ment 20 ou 30 per­sonnes qui ne se connaissent pas peuvent-elles, en 3 ou 4h, réus­sir à débattre *démo­cra­ti­que­ment* d’un thème (la Consti­tu­tion ou autre), en res­pec­tant des règles com­mu­né­ment et préa­la­ble­ment admises ? 

    Opti­mi­sons ces règles. Alors les ate­liers consti­tuants, comme tout ate­lier poli­tique, devien­dra *pra­ti­que­ment* une heu­reuse libé­ra­tion col­lec­tive. C’est la prio­ri­té pour *inté­res­ser* le plus grand nombre à la Démocratie.

    Réponse
    • EFFAB

      Quand on a tant d’i­dées, ALAIN, et cette envie de les par­ta­ger, le plus indi­qué est de les déve­lop­per soi-même : je vous sens ins­pi­ré, ne vous pri­vez sur­tout pas ! Mais ne repro­chez sur­tout pas à ETIENNE de vous mâcher tout le tra­vail ni d’i­ma­gi­ner les moindres détails, les moindres pro­cé­dures : appa­rem­ment il en déjà fait et fait tou­jours des tonnes quand cer­tains d’entre nous – et moi le pre­mier – ne fait peut-être pas grand chose au final !

      En outre, il fau­drait « un appren­tis­sage préa­lable » à ces ate­liers… l’I­sé­go­ria et la Démo­cra­tie se construise sur le ter­rain, avec tout le monde et c’est bien cet « exer­cice » extra­or­di­naire que sont les Ate­liers Consti­tuants qui peut nous fami­lia­ri­ser et nous entraî­ner à com­mu­ni­quer et déli­bé­rer tous ensemble… vous êtes plein de bonnes inten­tions mais vous sem­blez dépla­cer les prio­ri­tés ou, si cela vous pousse vrai­ment pro­blème, et bien faites-le, expé­ri­men­tez-le sur le ter­rain, pro­po­sez pour ceux que cela inté­resse un ensemble de pro­cé­dures allant en ce sens : ce serait cer­tai­ne­ment un très bon outil ! mais veillez à ne pas trop « cadré » non plus cette liber­té de pro­pos… mais je suis bien d’ac­cord, ne serait-ce que pour lever et remettre à leur place les éven­tuelles bre­bis galeuses, peut-être qu’il n’est pas bête d’i­ma­gi­ner un petit pro­to­cole de bonne conduite et de temps de parole !

      Avez-vous déjà par­ti­ci­per à un Ate­lier Consti­tuant, ALAIN ? et si oui, lequel(s) ? A vous lire

      Chouar­da­leu­reu­se­ment vôtre

      Réponse
  10. EFFAB

    Extraits choi­sis :

    Les ate­liers consti­tuant, tout en pré­pa­rant à un abou­tis­se­ment, l’appellent tout à la fois. Elle est là, la sagesse de l’exercice. Et lorsque vien­dra le moment de la rédi­ger, cette consti­tu­tion nou­velle, alors tous les exer­cés seront d’autant plus aptes à en juger et d’exercer leur pou­voir en connais­sance de cause.
    (Louis‑H. Cam­pa­gna | 16 août 2014 at 20:48)

    « Com­ment atteindre la masse des élec­teurs constitués ?»

    Tout est résu­mé dans votre mau­vais argument :
    « Ceci n’est pas un exer­cice ! crie-t-on quand le dan­ger est sérieux et imminent »
    C’est jus­te­ment la pen­sée d’Étienne : s’exercer, s’éduquer pour être prêts quand le dan­ger sera sérieux et immi­nent. Mieux vaut être prêt que de s’en remettre au « mys­tère » « unique » de ce moment où ils faut déci­der de com­ment on doit faire.
    (Georges Cata­pia | 15 août 2014 at 16:54)

    Eux l’ont déjà fait avant que vous n’y pen­siez… Et ça marche comme ils le sou­hai­taient,… mieux,… peut-être…!…, car le sys­tème dont ils béné­fi­cient s’est auto-verouillé,…a uto-protégé…
    Il faut vrai­ment que vous com­pre­niez très pré­ci­sé­ment dans quelle merde nous sommes,nous,…avec nos p´tits bras,…et vos grandes idées…Le sys­tème est glo­bal et il maî­trise la tota­li­té de la communication.
    (Nor­ton | 16 août 2014 at 17:45)

    Réponse
  11. Di Girolamo

    Bon­jour à tous .
    J’ai­me­rai recen­trer ce débat sur les ate­liers constituants.
    En cher­chant à savoir de quoi nous par­lons et quel est le pro­blème ‚si pro­blème il y a.
    Pour ma part je ne cri­tique pas du tout la démarche de ces ate­liers que je trouve tout à fait posi­tive ; même si ‚comme pour toute action qu’on peut mener, il y a des dif­fi­cul­tés , des embûches à surmonter.
    Je cri­tique d’au­tant moins la démarche que je suis par­ti­san incon­di­tion­nel d’une consti­tu­tion écrite et signée par tous, même si les moda­li­tés pra­tiques d’une telle entre­prise sont loin d’être simple. D’une manière ou d’une autre il faut selon moi que les citoyens par­ti­cipent à cette écri­ture et décident (par réfé­ren­dum) du bien fon­dé de la consti­tu­tion qui les asso­cie dans la gou­ver­nance du pays.
    Il me semble néan­moins très impor­tant de rap­pe­ler que le but recher­ché dépasse ces ate­liers et que dans nos socié­tés en grandes dif­fi­cul­tés et ques­tion­ne­ments, le but à recher­cher est bien de se consti­tuer , c’est à dire au delà des groupes , des par­tis , des mou­ve­ments, des indi­vi­dus .…de se consti­tuer en tant que citoyens s’in­ter­ro­geant , réflé­chis­sant, déci­dant et agis­sant ensembles
    Le piège libé­ral nous can­tonne dans des sec­teurs , des par­tis , des mou­ve­ments qui peuvent en eux mêmes être utiles mais agissent en enti­tés écla­tées , cloi­son­nées qui ne se réunissent pas dans un cadre col­lec­tif com­mun et public .
    L’é­tat est ain­si une enti­té étran­gère à nous mêmes , une enti­té soit disant neutre qui n’a qu’un but de ges­tion d’en­ti­tés indi­vi­duelles et col­lec­tives qui sont en concur­rence et conflit les unes contre les autres ; il n’y a pas de fac­teur d’u­ni­té , pas de lieu public et citoyen où ces diver­si­tés se CONSTITUENT en nation .
    La neu­tra­li­té de l’é­tat ( et des médias) est fac­tice dans la mesure où c’est bien le poids des puis­sances finan­cières qui dirige.
    Alors oui ok pour des ate­liers consti­tuant à condi­tion de bien en per­ce­voir les limites et par consé­quent de déve­lop­per une stra­té­gie poli­tique plus globale.
    Il me semble qu’en ce sens il faut réin­ves­tir l’é­tat , se le réap­pro­prier , mettre le ques­tion­ne­ment socié­tal (y com­pris l’é­cri­ture de la consti­tu­tion) au cœur des ins­ti­tu­tions publiques et NON PAS A COTE.
    Etienne n’a pas répon­du , pas don­né son point de vue sur les pro­po­si­tions que j’ai faites récem­ment à ce sujet . C’est là où réside ma cri­tique . Il me semble qu’on ne peut pas à la fois par­ler de l’im­puis­sance poli­tique et se dés­in­té­res­ser des pro­po­si­tions (bonne ou mau­vaises) cher­chant à nous redon­ner du pouvoir.

    Réponse
    • Norton

      @Di Giro­la­mo,

      « Il me semble qu’on ne peut pas à la fois par­ler de l’impuissance poli­tique et se dés­in­té­res­ser des pro­po­si­tions (bonne ou mau­vaises) cher­chant à nous redon­ner du pouvoir. »

      Tout à fait d’ac­cord avec vous…J’ajoute qu’il est même urgent,de se mobi­li­ser éga­le­ment sur le plan politique,…ce qui influe­rait posi­ti­ve­ment sur le débat démocratique…
      Une sorte de mise en pra­tique faite d’exi­gence et d’ajustement…

      Réponse
      • Di Girolamo

        Nor­ton

        Le sens des mots est impor­tant : par exemple qu’est ce que le pou­voir et qu’est ce que l’activité politique ?

        En ce qui me concerne l’activité poli­tique est l’application du pou­voir qu’on a tous de se réunir pour réflé­chir, débattre et déci­der ensemble de l’organisation et de la construc­tion de la société.
        « Se mobi­li­ser sur le plan poli­tique » est donc pour moi entrer dans une démarche d’activation ‚et donc de struc­tu­ra­tion et d’animation du débat public (comme je l’ai dit au sein des divers éche­lons ins­ti­tu­tion­nels existants)
        Ce n’est pas seule­ment sou­te­nir tel par­ti, telle pro­po­si­tion, telles mesures, tel pro­gramme ‚sen­sés tout régler.
        La repo­li­ti­sa­tion de la socié­té n’est rien d’autre que l’introduction pra­tique ‚concrète ‚cultu­relle, d’un débat public permanent.
        S’il n’y a pas ça , on peut faire des ate­liers consti­tuants, mettre un reve­nu de base , sor­tir de l’Europe etc etc on res­te­ra dans le même sys­tème , avec les mêmes rap­ports de forces , les mêmes pro­blèmes, les mêmes dangers.

        Réponse
      • EFFAB

        « La repo­li­ti­sa­tion de la socié­té n’est rien d’autre que l’introduction pra­tique ‚concrète ‚cultu­relle, d’un débat public permanent.
        S’il n’y a pas ça , on peut faire des ate­liers consti­tuants, mettre un reve­nu de base , sor­tir de l’Europe etc etc on res­te­ra dans le même sys­tème , avec les mêmes rap­ports de forces , les mêmes pro­blèmes, les mêmes dangers. »

        DI GIROLAMO, les Ate­liers Consti­tuants sont jus­te­ment une forme de repo­li­ti­sa­tion, en paral­lèle, je vous l’ac­corde, mais ce mini­ma pour pou­voir agir un jour plus concrè­te­ment, d’une façon stric­te­ment « évo­lu­tive » ou de façon plus radicale.
        Le Sys­tème n’ad­met­tra jamais de tels espaces publics où la démarche et l’en­jeu vont jus­te­ment à l’en­contre de Ses inté­rêts… la repo­li­ti­sa­tion, oui, cette res­pon­sa­bi­li­té citoyenne, et c’est bien ce qui se passe actuel­le­ment, ici sous vos yeux, un peu par­tout dans le Monde, sur le Net, cette prise de parole, cette réflexion, cette volon­té hors de nos ins­ti­tu­tions puisque il y a incom­pa­ti­bi­li­té entre le Sys­tème en place et la Démo­cra­tie vraie que nous voulons…

        … ou si vous êtes à ce point per­sua­dé de votre propre alter­na­tive, expli­ci­tez-la de façon à mieux vous faire com­prendre car, plus je vous lis, vous et SANDY, plus je me pose des ques­tions… vous voyez, « le sens des mots est impor­tant », dites-vous, alors choi­sis­sez-les bien car il est des intui­tions qui devinent bien des intentions.

        Réponse
        • Di Girolamo

          EFFAB

          « Le Sys­tème n’admettra jamais de tels espaces publics où la démarche et l’enjeu vont jus­te­ment à l’encontre de Ses inté­rêts… la repo­li­ti­sa­tion, oui, cette res­pon­sa­bi­li­té citoyenne, et c’est bien ce qui se passe actuel­le­ment, ici sous vos yeux, un peu par­tout dans le Monde, sur le Net, cette prise de parole, cette réflexion, cette volon­té hors de nos ins­ti­tu­tions puisque il y a incom­pa­ti­bi­li­té entre le Sys­tème en place et la Démo­cra­tie vraie que nous voulons… »

          Comme nous en sommes d’ac­cord le sens des mots que nous employons a de l’im­por­tance , sinon on peut bavas­ser ou s’en­gueu­ler très long­temps sans poser la dis­cus­sion là où il le faudrait.

          Qu’est ce donc que « le sys­tème  » ? Et qu’est ce qui pour­rait faire qu’on en sort ? 

          Pour moi le sys­tème est le contraire de l’hu­main , la ren­contre entre des humains qui parlent entre eux ;
          le sys­tème c’est quelque chose qui fonc­tionne sans nous ‚qu’on ne maî­trise pas et qui nous asservit.
          En ce sens le libé­ra­lisme est bien un sys­tème, qui place l’é­co­no­mie et la liber­té indi­vi­duelle d’en­tre­prendre au sein d’une ges­tion repré­sen­ta­tive comme cen­tra­li­té et moteur du bien commun .

          Ce sys­tème qui est la ges­tion des liber­tés indi­vi­duelles des per­sonnes phy­siques et morales n’est pas du tout gêné par les débats et actions se dérou­lant hors ins­ti­tu­tion ; ces débats , ces actions dites citoyennes font même par­tie inté­grante de ce sys­tème de libre expres­sion et cause tou­jours en dehors de l’ins­ti­tu­tion. C’est le sys­tème lui même qui impose ce mode de fonctionnement .….
          Par contre ‚oui ! ce que le sys­tème n’ad­met pas c’est la citoyen­ne­té DANS l’ins­ti­tu­tion ; c’est là que se situe le crime de lèse majes­té . C’est là qu’on trouve para­doxa­le­ment la révolution !
          Nos « repré­sen­tants » qui ne repré­sentent qu’eux mêmes , acceptent volon­tiers les ate­liers consti­tuants qui ne les gêne pas du tout ; ce sont des acti­vi­tés qu’on peut même faire sub­ven­tion­ner par les régions .….Les asso­cia­tions mili­tantes sou­te­nues par des conseillers régio­naux vert ou FDG vont for­mer ce qu’on appelle la socié­té civile et citoyenne .…..Qui n’est qu’une com­po­sante du système .
          L’an­ti­dote au sys­tème c’est la poli­tique , au sens d’une acti­vi­té humaine de dis­cus­sions , études , débats pour com­prendre et agir , « faire » socié­té ; cela non pas dans des enti­tés pri­vées (hors ins­ti­tu­tions) mais publiques ( dans les institutions)
          C’est fou quand même cela ; dehors on est dans le sys­tème ; dedans on est hors système !

          Réponse
          • EFFAB

            Si la folie n’é­tait qu’une des facettes dudit sys­tème, de la folie douce à l’a­nar­chie liber­taire nous pour­rions encore nous y retrou­ver et par­don­ner à cer­tains mais ce mal ou ce « crime de lèse-majes­té » va mal­en­con­treu­se­ment beau­coup plus loin que ça, tout en excès et sans limite aucune, ancré au coeur de nos ins­ti­tu­tions et condi­tion­nant psy­chés et habitudes…

            Entre deux sys­tèmes ou, si l’on pré­fère, deux visions des choses et de la vie (et, par consé­quent, tout ce qui en découle : poli­tique, loi­sirs, éco­no­mies, culture, etc.) que tout opposent, il y a un point névral­gique com­mun au deux : à nous de bien le situer et de le pla­cer là où il doit être, dans un plus juste rap­port et cet équi­libre à la Vie et à la Conscience.

            Ce posi­tion­ne­ment, évi­dem­ment, sup­pose autant de radi­ca­li­té que l’an­cien sys­tème s’est four­voyé dans le non-sens et l’ab­sur­di­té de ses dés­équi­libres ; en d’autres termes, aux grand maux les grands moyens, le tout étant d’a­gir en accord avec nos prin­cipes : res­pec­tueux d’au­trui mais des plus avi­sés, res­pon­sables de nos actes comme de nos décisions.

            Mais il est bien ques­tion là de folie comme de nous en affran­chir… chouar­da­leu­reu­se­ment vôtre !

          • Di Girolamo

            A EFFAB | 18 août 2014 at 12:46 |

            Je n’ai pas com­pris ta réponse.
            Tu m’a­vais deman­dé d’être plus pré­cis et j’ai ten­té de le faire en dis­tin­guant bien les ins­ti­tu­tions (lieux de citoyen­ne­té ‚com­munes ‚cc de com­munes..) et le système .
            Selon moi , nous sommes pri­son­nier d’un sys­tème parce que nous avons aban­don­né ces lieux publics ; faire de la résis­tance en dehors , en contre pou­voir fait le jeu du sys­tème qui s’en accom­mode très bien .
            C’est bien dans le cadre public de nos ins­ti­tu­tions que nous pou­vons exer­cer notre pou­voir citoyen.
            Alors que les élus n’aient pas trop envie de voir les citoyens par­ti­ci­per et venir prendre la parole , ça je com­prends assez bien ! Mais que des citoyens qui se disent gen­tils virus , pré­fèrent mener leurs actions en dehors de ces espaces publiques qui par nature sont les nôtres , là je com­prends pas .
            Mer­ci de pré­ci­ser ta réponse autour de cette réflexion : sys­tème et institution.

  12. EFFAB

    Il existe, je crois, une seule façon (suf­fi­sam­ment per­ti­nente, mesu­rée et radi­cale à la fois), en ce qui nous concerne, d’a­gir sur la plan poli­tique, consi­dé­rant bien sûr l’é­tat actuel de nos socié­tés et cette domi­na­tion écra­sante du sys­tème libé­ral (pour faire court)… cela passe par une décla­ra­tion d’in­ten­tion, la créa­tion d’un quelque chose d’al­ter­na­tif ren­voyant ce monde et ces élites à leurs res­pon­sa­bi­li­tés tout en pro­po­sant ce qu’il serait bon de ten­ter, rendre ain­si publique tout ceci et faire à la fois publi­ci­té, « offi­cia­li­ser », si je puis dire, cette Alter­na­tive tout en pla­çant la sou­ve­raine popu­laire (l’en­semble de la Nation) au-des­sus de tout autre, ce pos­tu­lat Démo­cra­tique fondamental !

    Tout en consom­mant moins, par exemple, ou sur l’exemple de l’Inde et de GANDHI, ce que nous pour­rions appe­ler « résis­tance pas­sive », nous pour­rions ima­gi­ner des actions plus « actives » tel, par exemple, deman­der des comptes au Pré­sident de la Répu­blique pour telle ou telle pro­messe non tenue ou la natio­na­li­sa­tion et l’in­dé­pen­dance de la Banque de France, ou le refus de l’im­pôts, sa mise en exa­men devant les tri­bu­naux en tout cas pour son inuti­li­té sinon ce beau pré­texte à asser­vis­se­ment des citoyens et enri­chis­se­ment des plus riches !

    Réponse
    • Sandy

      Comme c’est mignon, deman­der au pré­sident comme on écri­rait une lettre au père noël ?

      Réponse
      • Ana Sailland

        C’est toute la pro­blé­ma­tique des pétitions

        qui sont de fait un acte de sou­mis­sion à l’autorité.

        En fait, toute réfé­rence ou uti­li­sa­tion du sys­tème qui nous contraint, même si c’est pour se libé­rer, revient à en recon­naître la légitimité.

        … Sauf au niveau natio­nal dans le cas d’un can­di­dat qui s’en­ga­ge­rait à démis­sion­ner après avoir ins­tau­ré le pou­voir du peuple souverain …

        … Sauf au niveau com­mu­nal dans le cas d’un can­di­dat qui s’en­gage à ne pas diri­ger mais à se faire diriger …

        Réponse
    • EFFAB

      L’hô­pi­tal que se fout de la charité !

      Mais je ne vous ai pas par­lé du second volet de cette His­toire à (ré)écrire, SANDY… car ceci n’est que la pre­mière phase, comme une accé­lé­ra­tion du pro­ces­sus viral jouant sur cet effet d’an­nonce et ce coup publi­ci­taire : tou­cher ain­si plus de monde et sen­si­bi­li­ser davan­tage de nos conci­toyens.… pour atteindre alors la loi du nombre et agir enfin dans cet ins­tant unique et révo­lu­tion­naire : ce coup d’E­tat qui seul* peut contrer ce rap­port de force face à Mam­mon et Satan ! (ne rete­nez que cette valeur sym­bo­lique pour ces deux-là, c’est déjà bien suf­fi­sant pour vous y retrouver)

      *Je suis ouvert à toute autre pro­po­si­tion plus « paci­fiste » mais dans le doute et l’i­gno­rance qui me carac­té­risent, je pré­fère ima­gi­ner le pire comme les situa­tions les plus radi­cales… mais que ce mot ne vous effraie pas car il nous appar­tient d’en gar­der le seul aspect positif_mais pour cela il faut la jouer fine et votre lettre au Père Noël m’ins­pi­re­rait plu­tôt « mignonne » ou « trol­leuse »… mais j’a­vance là des choses tout à fait gra­tuite, ma liber­té de pensée ^^

      Réponse
  13. Jacques Roman

    Je me répète, tant pis.

    Les ate­liers consti­tuants ras­semblent cha­cun une ving­taine de per­sonnes et, en l’ab­sence d »exploi­ta­tion coor­don­née des résul­tats, ne pro­fitent chaque fois qu’à ce petit groupe.

    Ce n’est pas la solu­tion pour par­ve­nir à une consti­tu­tion col­lec­ti­ve­ment rédi­gée par les citoyens. 

    La vraie solu­tion consiste dans l’or­ga­ni­sa­tion géné­rale et per­ma­nente des citoyens à par­tir de la base – c’est-à-dire de la com­mune, dans le cadre de la démo­cra­tie active. 

    J’ai fait une pro­po­si­tion en ce sens sous http://​www​.1789​plus​.org (pro­jet de sta­tuts de l’ Asso­cia­tion géné­rale des citoyens et rési­dents fran­çais »). Si elle n’est pas bonne, on peut en exa­mi­ner d’autres, mais il ne faut pas en res­ter à des « ate­liers consti­tuants » non­coor­don­nés, qui sont dis­pro­por­tion­né­ment coû­teux en éner­gie, en temps et en dépla­ce­ments par rap­port aux résul­tats obtenus. 

    Oû trouve-t-on, d’ailleurs, les résul­tats des ate­liers consti­tuants ? La pre­mière chose à faire serait de les résu­mer sys­té­ma­ti­que­ment (par exemple sous un seul fil dce forum ou de blog) pour que du moins les ate­liers ulté­rieurs puissent pro­fi­ter du tra­vail accom­pli par leurs pré­dé­ces­seurs. Si cela est déj fait (ce que je n’ex­clus pas), il serait bien de ren­voyer ici au fil ou au forum cor­res­pon­dant. JR

    Réponse
    • Di Girolamo

      Je penses aus­si que les ques­tions de méthode sont impor­tantes dans ce domaine consti­tu­tion­nel qui est quelque chose de compliqué .
      Dif­fi­cile de trier quelque choses des divers tra­vaux cité par le lien http://projetgentilsvirus.ouvaton.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant.
      Je suis assez d’ac­cord sur cette idée que  » La vraie solu­tion consiste dans l’organisation géné­rale et per­ma­nente des citoyens à par­tir de la base – c’est-à-dire de la com­mune, dans le cadre de la démo­cra­tie active. »
      Ce qui métho­do­lo­gi­que­ment n’est pas du tout la même chose que des ini­tia­tives hors ins­ti­tu­tions pour­tant théo­ri­que­ment pré­vues à cet effet .
      Je pense qu’à par­tir du moment où on aura su redon­ner à la com­mune un autre sens que de la ges­tion assu­rée par des repré­sen­tants élus , et qu’on lui aura redon­né la dimen­sion de lieux de ren­contres et d’é­changes publics et citoyens , il sera tout à fait inté­res­sant de tra­vailler sur la constitution .
      Par­tir de celle exis­tante, la lire en com­mun , en faire la cri­tique , faire des pro­po­si­tions , me semble plus construc­tif que d’al­ler en tous sens .
      Pour ma part , la pre­mière marche est locale ; si je par­viens à mobi­li­ser quelques com­munes sur l’ac­ti­va­tion en leur sein d’es­pace publics de tra­vaux citoyens , le tra­vail sur la consti­tu­tion enta­mé par J Romans pour­rait uti­le­ment ser­vir à des travaux.

      Réponse
  14. EFFAB

    Il faut savoir se « répé­ter » pour bien se faire com­prendre ou qu’au­trui com­prenne au mieux l’i­dée et l’en­jeu pre­miers… Concen­trer tout ça pour mieux le par­ta­ger, c’est évident et je suis bien d’ac­cord avec vous, JACQUES… mais peut-être ne pas confondre « concen­trer » des connais­sances, des expé­riences avec « cen­tra­li­ser« _je me réfère ici à un point impor­tant qu’a mis en lumière ETIENNE dans son speach d’in­tro­duc­tion à cette confé­rence avec Laurent HENNINGER…

    Réponse
  15. jp

    A vos or-eilles !

    Pas de sens col­lec­tif sans prin­cipe de dif­fé­ren­cia­tion posé pour chaque individu. 

    Notre pre­mier devoir ne serait-il pas celui-là ? 

    Car il imprime tous les autres à sa suite.

    A votre bonne écoute gentes dames et mes­sires du domaine de la dome-cratie,
    je vous laisse juge en écou­tant déjà cette Grande Dame qu’est Lyt­ta Bas­set et dont le livre mer­veilleux » Aimer sans dévo­rer » nous appelle à res­pi­rer et donc à lais­ser des espaces vacants, non occu­pés pour rece­voir les dons du ciel, de la vie, mon doigt a fourché.

    Amis du soir, bonsoir !

    http://​www​.fran​ce​cul​ture​.fr/​p​l​a​y​e​r​/​r​e​e​c​o​u​t​e​r​?​p​l​a​y​=​4​6​5​9​012

    Réponse
    • Ana Sailland

      La crois­sance en conscience est en effet la mort de qui l’on fut, lente ago­nie, sou­bre­sauts, et en cela s’ac­com­pagne de dou­leurs systémiques. 

      Sait on s’é­pau­ler devant le deuil de soi ?

      Réponse
  16. jp

    L’ex­plo­sif qui est sus­cep­tible de faire sau­ter la baraque assas­sine c’est notre men­tal, notre pen­sée. En elle réside la force la plus puis­sante, la plus infi­nie, la plus inépui­sable, plus forte encore que l« élec­tri­ci­té. Nous ne sommes qu’un moyen pour ser­vir la jus­tesse du je indi­vi­duel qui n’an­nule par le nous com­mu­nau­taire et du nous com­mu­nau­taire qui n’an­nule pas le je indi­vi­duel. Si nous avons cette bous­sole en tête pour gui­der nos pas, ça revient à poser : qu’est-ce qui doit être fait et non qu’est-ce que je dois faire. Nous avons juste à ne pas faire obs­tacle à cet objec­tif et c’est là que se pose le dis­cer­ne­ment. Des déci­sions prises à court terme comme de ral­lier des par­tis peuvent sem­bler injustes à cer­tains et pour­tant sans ce par­ti pris en l’é­tat actuel des choses, je crains bien que rien ne soit pos­sible à plus long terme. Il nous faut pen­ser autre­ment et quit­ter les rêves « d’i­dée pure » qui sté­ri­lisent tout avè­ne­ment d’un autre monde car ils nous bloquent, nous immo­bi­lisent, c’est du pur sui­cide de croire pou­voir s’en sor­tir sans un maillage plus fort, impar­fait peut-être, mais l’im­par­fait est par­fois néces­saire pour récol­ter un peu, et un peu c’est mieux que rien sur­tout par les temps qui courent, et cette récolte fera ensuite des petits par la confiance qu’elle aura fait naître et n’empêche nul­le­ment d’être hyper­vi­gi­lant et très atten­tif à ce qui se fait avec à la clef la pos­si­bi­li­té de deman­der des comptes, car deman­der des comptes n’est pas le pri­vi­lège du tirage au sort, il peut et doit être ins­ti­tué par­tout si nous vou­lons adve­nir à un monde social plus juste. Car à force de semer tou­jours les mêmes graines il ne faut pas s’é­ton­ner de voir tou­jours la même mois­son. Pour­quoi vou­drions-nous que ça change alors que nous ne chan­ge­rions rien à nos façons de faire et de pen­ser ? C’est mis­sion impos­sible, non ?

    Réponse
  17. jp

    Ce qui doit adve­nir par­tout pour ma part, c’est le fait de deman­der des comptes aux repré­sen­tants de toute ins­tance et non de voir ins­ti­tuer le tirage au sort comme mon mes­sage pré­cé­dent semble le faire entendre. Je me suis mal expri­mée, excu­sez-moi. Rec­ti­fi­ca­tion néces­saire car je ne crois pas du tout à cette idée de tirage au sort que je trouve gro­tesque car n’é­tant pas en phase avec la nature de la nature humaine jus­te­ment. Avant d’y arri­ver au tirage au sort, il fau­drait que chaque citoyen ait fait un tra­vail sur lui ce qui n’est pas encore le cas même si ça pro­gresse de ci de là. Ceci dit sans pré­ten­tion, car dire cela ne veut pas dire que j’y sois arri­vée à ce tra­vail de libé­ra­tion, non, j’ai juste conscience de tous les pré­ju­gés que je trim­balle et des fai­blesses qui me consti­tuent. Savoir ça c’est déjà un pas.

    Réponse
    • etienne

      Cathe­rine,

      Le tirage au sort est bien plus « natu­rel » que l’é­lec­tion, me semble-t-il : le hasard est par­tout dans la nature, un vrai chef d’or­chestre ; Albert Jac­quard en don­nait mille exemples tous les jours sur France Culture, vous vous souvenez ?

      C’est donc peut-être (très) pré­ten­tieux (très humain) de pen­ser que notre volon­té (notre choix d’é­lire A ou B) doit don­ner de meilleurs résul­tats que le hasard, sur­tout si le choix du hasard s’ac­com­pagne de contrôles per­ma­nents de l’ac­ti­vi­té des acteurs PENDANT leur man­dat (contrôles tota­le­ment absents après l’é­lec­tion puisque le contrôle y est sup­po­sé avoir été fait avant).

      Ne ratez pas cette der­nière pré­ci­sion (en gras), car ce sont ces ins­ti­tu­tions com­plé­men­taires qui rendent le tirage au sort ver­tueux et pro­met­teur. Avez-vous vu pas­ser ce que j’ai écrit à San­dy ce matin ?

      Alors « grotesque »…
      Peut-être.
      Mais peut-être pas.

      Étienne.

      PS : exemple. Est-ce que le choix de vos gènes (vos gènes à vous, Cathe­rine), est-ce que votre com­bi­nai­son (très pré­cise) de carac­tères a été « élue » par vos parents ? Pas du tout : ils s’en sont, comme tout le monde, remis au hasard… Et le résul­tat (vous êtes bien pla­cée pour le savoir) est formidable ! 🙂

      Réponse
      • Di Girolamo

        Etienne

        Le tirage au sort est une élec­tion confié au hasard et a bien les ver­tus que tu lui prête . Mais on reste dans un cadre de la dési­gna­tion , de la délégation.
        Cela se conçoit dans la délé­ga­tion d’ac­ti­vi­tés de ges­tion . Mais Quid des grandes orien­ta­tions géné­rales , des choix socié­taux glo­baux , ‚de ce pour­quoi il faut acti­ver la réflexion col­lec­tive ? On ne va quand même pas tirer au sort des gens qui vont réflé­chir notre place ?
        Je m’a­per­çois que tu n’a­borde pas le sujet de la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive qui est une prise de pou­voir citoyenne au sein de l’institution .
        Tu n’a pas lu mes com­men­taires à ce sujet et mes demandes de ton avis sur mes propositions ?

        Réponse
      • jp

        C’est Démo­crite qui répon­dra : » Tout ce qui existe dans l’U­ni­vers est le fruit du hasard et de la nécessité »

        Et de la nécessité…

        La vie n’ap­pa­raît que là où il y a les condi­tions pour qu’elle trouve son lit.
        Soyons ses maîtres de céans et pré­pa­rons-lui un bon lit !

        Ensuite, il y a une petite part d’in­dé­ter­mi­na­tion, comme lors­qu’on fait la cui­sine. On a les ingré­dients, selon le mélange, l’ordre dans lequel on fait entrer les matières, leur tem­pé­ra­ture, celle du four, de tout cela dépen­dra la nature du gâteau ou du plat que nous goûterons !

        Réponse
        • Di Girolamo

          « La vie n’apparaît que là où il y a les condi­tions pour qu’elle trouve son lit. »
          L’homme est cette espèce sin­gu­lière , fruit d’un hasard ou d’une néces­si­té ? en tous cas d’un mys­tère, qui est en capa­ci­té de refu­ser la néces­si­té ; pour un temps du moins ! il est comme sou­vent cité comme une per­sonne tom­bant d’un immeuble et qui à chaque étage répète : « jus­qu’i­ci tout va bien ! jus­qu’i­ci tout va bien ! »
          Lais­sons donc à Démo­crite ce qui est à Démo­crite et à Etienne ce qui est à Etienne.

          Réponse
          • Di Girolamo

            Quoi­qu’il en soit, tirage au sort ou autre pro­po­si­tion , il faut à un moment don­né sor­tir du hasard au nom d’une néces­si­té qu’on perçoit(d’améliorer notre gou­ver­nance) et par consé­quent prendre un déci­sion poli­tique : concrè­te­ment créer une loi ins­tau­rant le tirage au sort .
            Mani­fes­te­ment, plus le tirage au sort ou autre proposition,
            aura de sou­tiens plus il sera pos­sible de faire avan­cer les choses et de par­ve­nir à faire voter loi.
            Je constate que le tirage au sort , même si cette pra­tique peut venir s’ins­crire dans une nou­velle loi d’or­ga­ni­sa­tion de la vie démo­cra­tique et en être un élé­ment ne peut en consti­tuer la cen­tra­li­té. On voit bien que tout bien pesé déjà sur ce blog on a du mal à se mettre tous d’ac­cord ; on voit bien aus­si que cette pra­tique peut être détournée.
            Mon point de vue est qu’il faut creu­ser encore ; nous sommes je crois par exemple tous d’ac­cord sur l’in­té­rêt d’ex­pé­riences comme Saillans ou Van­don­court (dont a repar­lé Ana récemment)
            Tous d’ac­cord aus­si pour obser­ver que ces expé­riences sont rares et que l’es­sai­mage est loin d’être évident.
            Tous d’ac­cord aus­si pour croire en l’in­té­rêt d’un tel essai­mage qui devra tenir compte des spé­ci­fi­ci­tés de chaque com­mune et sans doute des cri­tiques judi­cieuses de contra­dic­teurs judicieux.
            La ques­tion qu’il me sem­ble­rait utile que nous nous posions c’est : quelle loi pour­rait on pro­po­ser qui puisse nous faire tom­ber d’ac­cord en nombre et qui ain­si per­mette cet essaimage ?
            La pro­po­si­tion d’E­tienne concerne la moda­li­té de dési­gna­tion des repré­sen­tants ; VANDONCOURT ou SAILLANS concerne plus les moda­li­tés d’or­ga­ni­sa­tion de la gou­ver­nance communale.
            Je pense que c’est à ce niveau là qu’il nous faut cher­cher et pro­po­ser des moda­li­tés d’or­ga­ni­sa­tion qui puissent s’a­dap­ter à toutes les com­munes (et libé­rer leurs créa­ti­vi­tés par­ti­cu­lières) et qui puissent être assez claires et consen­suelles pour deve­nir une vraie reven­di­ca­tion de pro­po­si­tion de loi.
            J’ai ten­té de pro­po­ser quelque chose allant dans ce sens mais sans doute n’ais je pas été assez clair comme me l’a repro­ché EFFAB ; mer­ci donc de m’ai­der à éclaircir.

          • EFFAB

            « On voit bien que tout bien pesé déjà sur ce blog on a du mal à se mettre tous d’accord ; on voit bien aus­si que cette pra­tique peut être détournée. »

            Je suis bien d’ac­cord avec l’i­dée de « creu­ser encore’, DI GIROLAMO, mais atten­tion tout de même de ne pas trop creu­ser, car à trop se foca­li­ser sur ça, c’est notre tombe qu’on prépare !

            Certes, un objec­tif, un pro­jet (Franck LEPAGE ^^) ça se tra­vail, ça se peau­fine mais ne tom­bons pas dans cet excès non plus car la part du Hasard est incon­tour­nable à l’Homme et à la Vie, le hasard ou appe­lez ça la non maî­trise totale de tous les para­mètres entrant dans telle recette ou tel objec­tif… le Hasard est déter­mi­nant et c’est bien là où tout se joue : être à la fois exi­geant tout en sachant res­ter humble.

            Ou ces désac­cords sur ce blog comme un détour­ne­ment, une diver­sion de temps et de réflexion… on peut tout ima­gi­ner, cer­tains ne se for­ma­lisent pas tant que ça pour sacri­fier des enfants par prin­cipe sécuritaire !

            Ami­ca­le­ment

      • Sandy

        Je ne crois pas Etienne que le hasard en géné­tique soit un bon exemple à mettre en avant, car vous savez très bien qu’au loto géné­tique il y a des per­sonnes qui gagnent et d’autres qui perdent.

        Réponse
    • Ana Sailland

      Si chaque citoyen accom­plit un tra­vail sur lui, et le réus­sit … alors nous accé­dons à la répu­blique des anges et il n’y a plus besoin ni d’é­tat ni de repré­sen­tant ni de tiré au sort ni de pro­tec­tion contre les abus de pou­voir etc.

      Donc on com­mence ce travail 😉

      Mais en atten­dant le résul­tat, nous sommes la répu­blique des cons, et nous devons nous pro­té­ger contre nous-mêmes, par des règles mûre­ment réflé­chies (ça aus­si c’est long ), des garde-fous, des­ti­nés à pro­té­ger les fous des fous.

      Dans cette optique, la dic­ta­ture éclai­rée a été tes­tée, et ce n’é­tait pas top, car elle n’a­vait pas la lumière à tous les étages. Disons que le cha­cra racine était plus éclai­ré que le coronal 😉

      Tou­jours dans cette optique, le sys­tème repré­sen­ta­tif é été tes­té lui aus­si. Pas top lui non plus. Tra­hi­son à tous les étages, c’est assez sombre.

      Tou­jours dans cette optique, le tirage au sort a été tes­té, avec un cer­tain suc­cès, inter­rom­pu par des défaites mili­taires sur les­quelles il serait sage de se pencher.

      Et encore sous la même optique, la topo­lo­gie de Condor­cet n’a jamais été tes­tée, fon­dée sur un réseau dense d’as­sem­blées déli­bé­ra­tives orga­ni­sées en pou­pées russes (lui dit gigogne )

      Pour les deux der­nières options, je suis assez d’ac­cord avec JP : si le peuple se gou­verne, c’est mieux si sa conscience est élevée.
      Donc impul­ser cette élé­va­tion serait sage conjoin­te­ment à l’a­vè­ne­ment de la vraie sou­ve­rai­ne­té des gens.
      Le pro­blème, c’est que la gou­ver­nance actuelle semble aimer n’a­voir à gou­ver­ner qu’un peuple savam­ment infantilisé.

      Que dire donc sinon que : Y a du boulot.

      Réponse
      • EFFAB

        ça c’est sûr ! ANA n’est pas SANDY : cela est autre­ment plus SAILLANT !

        et pour le plaisir :

        « Dans cette optique, la dic­ta­ture éclai­rée a été tes­tée, et ce n’était pas top, car elle n’avait pas la lumière à tous les étages. Disons que le cha­kra racine était plus éclai­ré que le coronal 😉 »

        ^^

        Réponse
    • EFFAB

      CATHERINE pour JP et SANDY pour gar­çon, déci­dé­ment, ça devient très com­pli­qué sur ce blog ou c’est l’ef­fet avant-cou­reur gender !^^

      Réponse
  18. Jacques Roman

    Mer­ci, Oli (18 août), pour la réfé­rence à la liste des tra­vaux des ate­liers consti­tuants, que je n’a­vais pas vue. 

    Mal­gré tout, il me semble qu’il reste à faire une syn­thèse des résul­tats de ces tra­vaux en un seul docu­ment mis à jour pério­di­que­ment, et ça pour­rait prendre la forme d’un fil spé­cial sur ce blog. JR

    Réponse
    • Ana Sailland

      La pre­mière fois qu’à Anne­cy j’ai par­lé d’a­te­liers consti­tuants, les gens ont cru que je vou­lais que nous écri­vions la consti­tu­tion. J’ai été obli­gée de pas­ser une mati­née à décons­truire cette idée (qui ne leur plai­sait pas trop …) auprès de mes quelques amis qui s’é­taient déplacés.
      Depuis ça va mieux 🙂

      Mais cette inter­pré­ta­tion était une erreur nor­male, ins­crite dans nos gènes inter­ven­tion­nistes ou diri­gistes, pré­sents même chez l’esclave.

      En fait, il s’a­git uni­que­ment d’al­lu­mer un feu, une foi, et de faire décou­vrir aux gens qu’ils ont en eux autant de com­pé­tence que les »élites«, com­pé­tence ren­for­cée par un tro­pisme natu­rel et ne pas se tra­hir col­lec­ti­ve­ment quand on est armé d’une modes­tie sans ambition.

      Les archives de ces ate­liers seraient peut être utiles, mais il ne fau­drait pas pen­ser qu’elles sont une base de don­nées favo­ri­sant l’é­cri­ture de la consti­tu­tion par un club citoyen : ce serait à l’op­po­sé de l’es­prit ini­tiant le processus.
      En effet, le but ou espoir finaux sont qu’un jour une assem­blée consti­tuante essen­tiel­le­ment citoyenne écrive notre consti­tu­tion. Nous pou­vons en atten­dant lui lais­ser des traces de notre réflexion, dont elle pour­ra faire des papillotes si bon lui semble, mais en aucun cas tra­cer les grandes lignes de son tra­vail, ni le détail. 

      La bataille démo­crate, c’est pré­pa­rer le ter­rain pour le tra­vail de tous, sans augu­rer de ce que sera ce travail.
      Oui, je sais, c’est pas évident, car : c’est une atti­tude ori­gi­nale et neuve à ancrer dans un lâcher prise et une modes­tie qui sont inusi­tés dans notre monde, et néces­sitent un chan­ge­ment dans nos hapt­ti­tudes mentales…

      Réponse
      • Di Girolamo

        « La bataille démo­crate, c’est pré­pa­rer le ter­rain pour le tra­vail de tous, sans augu­rer de ce que sera ce travail. »
        Bien d’ac­cord , pré­pa­rer sans augu­rer. Pour­tant la pré­pa­ra­tion ne peut en res­ter à mon­trer qu’on peut ; il faut aus­si et ça fait par­tie de la pré­pa­ra­tion favo­ri­ser l’é­mer­gence d’un cadre pour que ces pos­sibles s’ex­priment et se concré­tisent réel­le­ment ; il est évident que si on met en lumière toutes les ini­tia­tives posi­tives on peut se fier à l’a­dage des mil­lions de gouttes qui font le fleuve ; mais on a aus­si besoin de cadre , de loi , d’une consti­tu­tion nou­velle et bien réelle parce que les gouttes peuvent aus­si for­mer tor­rent et déso­la­tion ; mieux vaut pré­pa­rer une révo­lu­tion paci­fique et légale ! l’his­toire nous enseigne cruel­le­ment à ce sujet .
        La modes­tie ‚ou plu­tôt l’hu­mi­li­té c’est savoir qu’on ne sait pas seul et la démo­cra­tie est donc l’or­ga­ni­sa­tion de cette humilité .
        Les par­tis , les diri­geants sont bar­dés de cer­ti­tudes et de solu­tions ..pour notre mal­heur .… Mais le peuple est bar­dé de renon­ce­ment pour son malheur .

        Réponse
      • EFFAB

        Donc, tout le monde est d’ac­cord, autant ce hasard (si bien décrit en d’autres termes par ANA) que ce fleuve à gros­sir et à cadrer un mini­ma sous peine des redites de l’his­toire (dixit DI GIROLAMO)… tra­vaillons certes les détails, les pos­tu­lats, les impé­ra­tifs, les fon­da­men­taux mais n’en oublions pas l’es­sen­tiel ni cette fina­li­té, cette impé­rieuse nécessité !

        Réponse
  19. Jacques Roman

    PROJET D’ASSOCIATION CITOYENNE (http://​www​.1789​plus​.org)

    @Effab (18 août)
    Vous vous mépre­nez. Le pro­jet n’est pas cen­tra­li­sa­teur : « « cen­tra­li­sa­teur » veut dire que le centre décide ; au contraire, le pro­jet part de la base (le citoyen, la com­mune) et remon­te­rait jus­qu’à l’as­sem­blée géné­rale (coor­don­na­trice) en pas­sant par les comi­tés citoyens régionaux.

    En démo­cra­tie active, je ne vois pas d’autre méthode effi­cace pour exa­mi­ner une pro­po­si­tion venant de la base. JR

    Réponse
    • EFFAB

      J’ai dû mal m’ex­pri­mer, en tout cas, je suis bien d’ac­cord avec vous, JACQUES, de cette inver­sion des struc­tures et des déci­sions par la base ; nous n’a­vons plus ain­si cette pyra­mide éli­tiste mais bien une modé­li­sa­tion en cercle : chaque Citoyen étant relié en direct par son propre rayon au centre de ce cercle, la Consti­tu­tion, cette assem­blée géné­rale « coor­di­na­trice » ; évi­dem­ment, d’autres cercles entre ces deux pre­miers, d’autres niveaux de com­pé­tences ou de régu­la­tion, de décision…^^

      Ces ont bien les indi­vi­dus qui décident de leur envi­ron­ne­ment, de leur quo­ti­dien, de cer­tains impé­ra­tifs struc­tu­rels, éco­no­miques, tel la néces­si­té de créer une uni­ver­si­té, par exemple. Il est évident que pour les deux trois nou­veaux étu­diant du supé­rieur rési­dant sur la com­mune on ne peut bâtir pour une eux un tel éta­blis­se­ment, et qu’il fau­dra résoudre le pro­blème à un niveau géo­gra­phique plus impor­tant : le dépar­te­ment, voire la région.

      Bref, il n’y a pas une ins­tance cen­tra­li­sée et hié­rar­chique, un Etat sou­ve­rain et arbi­traire qui décident où construire mais bien plu­tôt des citoyens qui ont un besoin et qui vont tirer au sort des man­da­taires pour étu­dier la ques­tion et déci­der ce qu’il faut faire et quel meilleur choix faire, ce qui passe par l’au­di­tion de com­pé­tences en diverses matières (pro­fes­sion­nels, experts) et l’a­val, en der­nier res­sort, d’une assem­blée tirée au sort en l’oc­ca­sion ou celle man­da­tée et opé­rant actuel­le­ment à ce niveau géo­gra­phique) pour la mise en appli­ca­tion et en chan­tier… « comi­tés citoyens régio­naux », oui, c’est bien de ceci dont je parle ! ^^

      Réponse
  20. EFFAB
  21. J-Stéphane

    Bon­soir,

    La démo­cra­tie c’est ; une poli­tique 100 % citoyenne, garan­tie sans pro­fes­sion­nel, ni poli­ti­cien de car­rière, ni lobbyiste. 

    Parce que le pro­fes­sion­na­lisme asser­vit le citoyen à l’argent, et que la poli­tique doit ser­vir le citoyen, et l’é­man­ci­per de l’argent en démo­cra­ti­sant tous ses besoins.

    Il est cri­mi­nel d’é­lire comme repré­sen­tants poli­tiques des laquais de la finance du luxe qui para­site l’é­co­no­mie sociale.

    Parce qu’elle est com­pé­ti­tion et adver­si­té, l’im­pli­ca­tion pro­fes­sion­nelle en poli­tique est anti­dé­mo­cra­tique et nui­sible à la paix sociale.

    Aujourd’­hui, tout métier est une acti­vi­té sociale qui a été ven­due aux rentiers.

    Réponse
  22. J-Stéphane

    Pour don­ner plus d’in­té­rêt au vote blanc, il serait bon qu’il pro­pose autre chose en plus du « NON ». 

    Il pour­rait déclen­cher un pro­ces­sus, par exemple ; un tirage au sort…

    Réponse
  23. Oli

    Quelques autres cita­tions du gen­til mon­sieur qui veut nous voir mort ou sou­mis cité par Effab
    http://​www​.whale​.to/​b​/​b​r​z​e​z​i​n​s​k​i​_​h​.​h​tml

    Aurait-on affaire aux « domi­nants » les plus dégé­né­rés de toute l’Histoire ?

    Je ne com­prends même pas que l’on puisse trou­ver ce genre de per­sonne « intel­li­gente » ou les qua­li­fier de fin stra­tège, quand celles-ci sont autant capables de pas­ser à côté de la vie… et de ce qui fait sa beau­té et sa richesse…

    Pour contre­ba­lan­cer un peu, et réta­blir un peu de véri­té, petite cita­tion de Kropoktine :

    « La com­pas­sion est un résul­tat néces­saire de la vie sociale. Mais la com­pas­sion prouve aus­si un degré fort éle­vé d’in­tel­li­gence géné­rale et de sen­si­bi­li­té. C’est le pre­mier pas vers le déve­lop­pe­ment de sen­ti­ments moraux plus éle­vés. C’est aus­si un fac­teur puis­sant d’é­vo­lu­tion ultérieure ».

    Je qua­li­fie­rais volon­tiers de sur­doué toute per­sonne qui par­vient à res­sen­tir de la com­pas­sion pour notre gen­til monsieur 🙂

    Réponse
    • Ronald

      Je ne connais pas toute la vie et l’oeuvre de Brze­zins­ki mais de ce que j’ai lu, je n’ai rien vu de cho­quant. Je ne vois pas d’où vous indui­sez qu’il « veut nous voir mort ou sou­mis ». Dans toutes ces cita­tions, il est sim­ple­ment des­crip­tif et dans l’in­ter­pré­ta­tion des évé­ne­ments. Et dans le « Grand Echi­quier », il se pro­nonce seule­ment du point de vue de la nation « Etats-unis » de manière géné­rale, sans entrer (si je me sou­viens bien) dans des ques­tions d’ins­ti­tu­tions, de légi­ti­mi­té démo­cra­tique, etc. C’est une atti­tude tout à fait com­pa­tible avec un patrio­tisme clas­sique (quoi qu’on pense de cette posi­tion). A mon avis, à la lec­ture Brze­zins­ki, dire qu’il est favo­rable au régime en place, c’est un peu comme dire après avoir lu le Prince, que Machia­vel est favo­rable au principat.

      Réponse
      • Oli

        Je ne sais pas pour­quoi mais je me dou­tais que des per­sonnes n’al­laient pas tar­der à voler au secours du pauvre homme, qui s’at­triste que les peuples se réveillent et s’in­té­ressent à la poli­tique, nui­sant ain­si aux inté­rêts de nos « domi­nants » et autres grands et émi­nents « éclai­reurs », qui savent si bien ce qui est bon pour eux, euh pour nous par­don. Et ceci tou­jours avec les mêmes paroles : rien de cho­quant, cir­cu­lez, rien à voir. Sur tous les dos­siers, jamais rien de cho­quant, cir­cu­lez, rien à voir… On com­mence à connaître la chanson 🙂

        Réponse
        • Oli

          Pour chan­ger un peu donc : et bien moi cela me choque qu’un type ose faire de pareilles décla­ra­tions, cela me choque que celui-ci déplore le réveil des peuples, s’il avait un brin de com­pas­sion, d’hu­ma­nisme, ou de quelque chose encore qui tourne rond en lui, il en serait plu­tôt content, mais non, tout ce qu’il voit lui ce sont ses inté­rêts, ou ceux de sa « nation », tou­jours le même dis­cours éga­le­ment, il faut sau­ver la « nation », quitte à tuer des hommes par mil­lions… Mais qu’est-ce qu’on en a à faire de ces « nations » meur­trières qui ne prennent même pas en compte les hommes qui les com­posent, pire, qui les méprisent ? Dans tous les dis­cours des émi­nents, il fau­drait rem­pla­cer le mot « nation » par « nos inté­rêts per­son­nels et ceux de notre classe », je pense que cela évi­te­rait les confu­sions, et aus­si, que des per­sonnes lamb­da décident d’al­ler faire la guerre pour leurs inté­rêts en croyant que ce sera pour leur pays…

          Hier je reli­sais cet article :
          http://​www​.legrand​soir​.info/​l​o​r​s​q​u​e​-​l​e​s​-​p​s​y​c​h​o​p​a​t​h​e​s​-​p​r​e​n​n​e​n​t​-​l​e​-​c​o​n​t​r​o​l​e​-​d​e​-​l​a​-​s​o​c​i​e​t​e​.​h​tml

          « Quand un pro­ces­sus poné­ro­gé­nique englobe toute la classe diri­geante d’une socié­té, ou d’une nation, ou lorsque l’opposition des gens nor­maux se voit étouf­fée – en rai­son du carac­tère géné­ra­li­sé du phé­no­mène, ou par des moyens envoû­tants et la contrainte phy­sique, y com­pris la cen­sure – nous avons affaire à un phé­no­mène dit macro-ponerologique. »

          « Au « temps heu­reux » de paix, lorsque celle-ci est bâtie sur l’injustice sociale, les enfants des classes pri­vi­lé­giées apprennent à répri­mer de leur esprit les idées désa­gréables qui pour­raient lais­ser entendre qu’ils et leurs parents pro­fi­te­raient de cette situa­tion d’injustice au détri­ment des autres. Ces jeunes apprennent à reje­ter et déni­grer les valeurs morales et men­tales de toute per­sonne dont ils exploitent le tra­vail… Ils gran­di­ront pour deve­nir des adultes hys­té­riques qui trans­met­tront leur hys­té­rie à la géné­ra­tion sui­vante, qui à son tour déve­lop­pe­ra ces carac­té­ris­tiques à un niveau supérieur. »

          « Pen­dant ce temps, le phé­no­mène de patho­cra­tie mûrit : un sys­tème d’endoctrinement vaste et actif est bâti, avec une idéo­lo­gie conve­na­ble­ment réno­vée qui en sera le véhi­cule ou le che­val de Troie (ajout : le libé­ra­lisme ?) dans le but de patho­lo­gi­ser les pro­ces­sus de pen­sée des indi­vi­dus et de la socié­té. L’objectif est de for­cer les esprits humains à inté­grer les méthodes patho­lo­giques et les formes pré­dé­ter­mi­nées de pen­sée, et par consé­quent d’accepter la règle – ce qui n’est jamais admise ouver­te­ment. C’est l’égoïsme de la patho­cra­tie qui est à l’origine de cet objec­tif et les patho­crates consi­dèrent sa réa­li­sa­tion comme non seule­ment indis­pen­sable mais fai­sable. Des mil­liers de mili­tants doivent donc par­ti­ci­per à objec­tif. Cepen­dant, le temps et l’expérience confirment ce que le psy­cho­logue aurait pu annon­cer long­temps à l’avance : tous les efforts déployés pro­duisent si peu de résul­tats qu’ils ne sont pas sans rap­pe­ler les tra­vaux de Sisyphe. Il en résulte un étouf­fe­ment géné­ra­li­sé du déve­lop­pe­ment intel­lec­tuel et une mul­ti­pli­ca­tion de grandes pro­tes­ta­tions contre une « hypo­cri­sie » éhon­tée et mépri­sante. La patho­cra­tie et ses exé­cu­tants sont inca­pables de com­prendre que l’élément déci­sif qui com­plique tant la réa­li­sa­tion de leur objec­tif se trouve dans une des carac­té­ris­tiques fon­da­men­tales du genre humain : les êtres humains nor­maux sont majoritaires. »

          « L’ensemble du sys­tème de coer­ci­tion, de ter­reur et d’endoctrinement for­cé, ou plu­tôt, de patho­lo­gi­sa­tion, s’avère donc effec­ti­ve­ment irréa­li­sable, ce qui pro­voque chez les patho­crates une grosse décep­tion. Les patho­crates sont convain­cus que leurs méthodes peuvent chan­ger les gens en pro­fon­deur au point où ces der­niers fini­ront par recon­naître que cette forme patho­cra­tique de gou­ver­ne­ment est « la nor­ma­li­té », mais leurs convic­tions se heurtent à la réalité. »

          « Pen­dant le choc ini­tial, les liens sociaux entre les gens nor­maux s’étiolent. Mais après avoir sur­vé­cu au phé­no­mène, l’écrasante majo­ri­té com­mence à déve­lop­per une immu­ni­sa­tion psy­cho­lo­gique. La socié­té se lance alors dans la col­lecte à la fois des connais­sances pra­tiques sur cette nou­velle réa­li­té et de ses pro­prié­tés psychologiques. »

          « Les gens nor­maux apprennent len­te­ment à trou­ver les points faibles d’un tel sys­tème et à pro­cé­der à des amé­na­ge­ments pour se faci­li­ter la vie. Ils com­mencent à échan­ger des conseils, réta­blis­sant ain­si pro­gres­si­ve­ment les liens sociaux et la confiance réci­proque. Un nou­veau phé­no­mène se pro­duit : une divi­sion entre les patho­crates et la socié­té des gens nor­maux. Ces der­niers ont l’avantage du savoir-faire, des com­pé­tences pro­fes­sion­nelles et leur bon sens est encore intact. Ils ont donc en main cer­taines cartes très avan­ta­geuses. La patho­cra­tie finit par réa­li­ser qu’elle doit soit trou­ver un modus viven­di, soit éta­blir des rela­tions avec la majo­ri­té de la socié­té, car « après tout, il faut bien que quelqu’un fasse le tra­vail pour nous ».

          Réponse
  24. EFFAB
  25. Jacques Roman

    LA SIGNIFICATION DU VOTE BLANC

    @J. Sté­phane (24 août, 16 h 04) 

    À mon avis, le vote blanc ne peut avoir que les sens suivants :

    – Dans le cas d’une élec­tion, le rejet de tous les can­di­dats en présence ;

    – Dans le cas d »un réfé­ren­dum, le rejet de la ques­tion sou­mise au réfé­ren­dum (signi­fiant que cette ques­tion est inopportune).

    Dans le cas d’une élec­tion, un vote blanc majo­ri­taire devrait avoir pour effet de faire recom­men­cer l’élection.

    Mais rien ne per­met de dire que les votants pré­fé­re­raient renon­cer à l’é­lec­tion pour pas­ser à un tirage au sort. Une telle inter­pré­ta­tion arbi­traire aurait seule­ment pour effet de détour­ner du vote blanc, et donc de favo­ri­ser l’abs­ten­tion (la non-par­ti­ci­pa­tion au vote).

    On voit que le tirage au sort conta­mine la ques­tion de la démo­cra­tie active et fait obs­tacle à des solu­tions pra­tiques consen­suelles et immé­diates. Il ne fau­drait pas qu »il vienne aus­si empoi­son­ner la ques­tion pour­tant très claire du vote blanc. JR

    Réponse
    • J-Stéphane

      Bon­jour,

      Jacques Roman, nous sommes un peuple poli­ti­que­ment mort avec un gou­ver­ne­ment moribond. 

      Le refe­ren­dum devrait être plus fré­quent que l’é­lec­tion, or c’est le contraire. 

      Dans un refe­ren­dum l’ex­pres­sion du « NON » est pro­po­sée, le « BLANC » n’est que « SANS OPINION », ce qui n’est pas le cas dans une élection.

      Donc, une fois que le vote blanc est majo­ri­taire dans une élec­tion, qu’est-ce qu’il déclenche ? 

      Pro­po­ser d’autres pro­grammes, même la main droite sur le coeur et la gauche sur le livre, ils ne sont jamais appli­qués par les élus, et ne sont jamais pro­po­sés par le peuple. 

      À ce jeu les can­di­dats pour­raient sans cesse pro­po­ser de mau­vais pro­grammes rien que pour pour­rir le vote blanc.

      Il ne reste plus que les can­di­dats, là les oli­garques vont jouer au jeu de la chaise musi­cale entre eux (tirage au sort 😉 ) pour savoir quels membres de leur famille ils vont encore nous imposer.

      Puis de vote blanc en vote blanc, on se retrouve dans un blo­cus et bouche cou­sue, à ne tou­jours rien pou­voir changer.

      Je pense vrai­ment que le vote blanc doit pro­po­ser plus que le refus, pour ensuite nous impo­ser d’autres lobbyistes.

      Pour dire que le tirage au sort « conta­mine », il faut d’a­bord l’a­voir essayé, et le vote blanc manque jus­te­ment de clar­té par son absence de pro­gramme, et c’est pour ça qu’il y a autant d’abstentions.

      La vie c’est le mou­ve­ment, figer c’est tuer, nous devons pou­voir constam­ment modi­fier les pro­cess poli­tiques pour les adap­ter à tout moment. 

      Ce qui a été fait doit pou­voir être défait, le suf­frage uni­ver­sel doit aus­si ser­vir à défaire.

      Pour­quoi ne pas envi­sa­ger un vote blanc bien struc­tu­ré de A à Z ( tirage au sort ou pas ), mais aus­si, pour­quoi pas un deuxième vote de cou­leur pour pro­po­ser une autre formule ?

      Réponse
    • Ana Sailland

      Rien ne per­met non plus de dire que le vote blanc ne signi­fie pas le rejet glo­bal du système.
      Ou ne signi­fie pas autre chose qui nous échappe, et cer­tai­ne­ment échappe aux médias son­deurs autistes.
      Du fait qu’il est blanc, rien ne per­met de dire ce qu’il signi­fie ou ne signi­fie pas.
      Et c’est d’ailleurs sa puis­sance : son silence est une exi­gence, floue par construc­tion, qui devrait donc , si volon­té d’en­tendre exis­tait, impul­ser un déflou­tage autre que celui, per­ver­ti, des maîtres du Verbe.

      Pour des gens pri­vés de leur citoyen­ne­té, il n’y a que très peu d’oc­ca­sions de ten­ter de faire com­prendre à demi mot leur sen­ti­ment ou leur conviction.
      Il ne fau­drait pas que des gens, comme nous ici en lisière de la forêt des sou­mis­sions, se consacrent à un autisme limi­tant le cri de dou­leur que peut être le vote blanc.

      ;;;;;;;;;;

      C’est un autre sujet , mais connexe, le tirage au sort est l’ou­til qui per­met au silence d’être enten­du et à l’in­forme de participer.

      Il offre à la pen­sée qui n’est jamais repré­sen­tée l’op­por­tu­ni­té de s’exprimer.

      Il offre aux idées non fédé­rées un espace dans le cer­veau collectif.

      On a sur ce site repro­ché au tirage au sort d’être encore dans le mode représentatif.
      Cette objec­tion est juste.
      Mais com­pre­nons que ce n’est pas le tiré au sort qui compte, mais jus­te­ment ce qu’il repré­sente, c’est à dire l’hu­mi­li­té, le silence, la fai­blesse, l’o­ri­gi­na­li­té, le génie caché peut être, et toutes sortes de rare­tés, vertes ou bleues, trans­pa­rentes ou vives, tou­jours absentes ou presque quand c’est l’é­lec­tion qui choisit.

      Réponse
      • Ana Sailland

        Jeu :

        Sup­po­sons qu’un jour il y ait 90% de par­ti­ci­pa­tion et 90% de vote blanc …

        C’est une hypothèse 😉

        Il me semble qu’il serait dif­fi­cile de ne pas s’interroger.
        Et dif­fi­cile pour les pou­voirs, ins­ti­tu­tion­nels ou de fait, de ne pas entrer en matière.

        Et entrer en matière com­men­ce­rait par interroger.

        Et inter­ro­ger n’est pas sonder :
        son­der, c’est user du tirage au sort pour faire répondre à un QCM autiste, tan­dis que inter­ro­ger, si un réseau dense d’as­sem­blées n’est pas l’op­tion choi­sie, c’est bel et bien user du tirage au sort pour per­mettre au silence de s’ex­pri­mer libre­ment, et par l’ef­fet du grand nombre, exhaustivement.

        Et pas sur un pla­teau unique à 23h 😉

        Réponse
    • J-Stéphane
  26. EFFAB

    « Dans le cas d’une élec­tion, un vote blanc majo­ri­taire devrait avoir pour effet de faire recom­men­cer l’élection. »

    Comme on peut ima­gi­ner des résul­tats d’é­lec­tions tou­jours insa­tis­fai­sants pour cette majo­ri­té votant blanc… qu’est-ce qu’on fait alors, on choi­sit d’autres can­di­dats ? cela peut durer long­temps ain­si ^^ déjà qu’au­jourd’­hui une grande par­tie de la poli­tique est pure « for­ma­li­té » et non vrai débat !

    Allons, soyons un peu sérieux, il est temps d’op­ter pour le consen­sus démo­cra­tique et non plus ces divi­sions par­ti­santes (par­ti­sa­nales ?!) et idéo­lo­giques qui ne servent que le capi­tal et la plou­to­cra­tie… et ne fon­dons pas quelque espoir dans le résul­tat hypo­thé­tique d’un vote blanc qui n’a­mè­ne­ra jamais nos élites et nos repré­sen­tants à opter pour quelque nou­veau­té construc­tive à la socié­té mais contraire à leurs intérêts.

    Bref, en l’é­tat actuel des choses, le vote blanc n’est pas pris en compte, à ce point (j’i­ma­gine) qu’il ne doit pas y avoir grand chose sta­tuant sur la bonne marche des choses en pareille situa­tion, j’en­tends cette « majo­ri­té », excep­té la recon­duite des élec­tions, bien évi­dem­ment, en lieu et place d’i­ma­gi­na­tion et d’a­dap­ta­tion : les citoyens ne sont pas satis­faits de leurs repré­sen­tants ? qu’à cela ne vaille, qu’ils votent eux-mêmes ou tirent au sort, à leur bon plai­sir (volon­té et sou­ve­rai­ne­té), les élus de leur choix et rien que de leur choix !

    Sou­rire ain­si c’est à la fois maî­tri­ser, avoir connais­sance du moins de ce qu’il serait bon de ten­ter tout en ayant bien conscience de la réa­li­té des choses et de tous ces rap­ports de force et autres conflits d’in­té­rêts qu’on nous opposent.

    Réponse
  27. Ana Sailland

    Je reviens au titre de la page.

    L’a­te­lier consti­tuant ne peut être com­pris sans la poli­tique virale, pro­ces­sus de pol­li­ni­sa­tion dans lequel les fleurs sont aus­si les abeilles et le pollen.

    L’a­te­lier consti­tuant est l’un des lieux d’a­mor­çage du pro­ces­sus de pollinisation.
    Il y en a d’autres, dont sou­vent nos conver­sa­tions pri­vées, ou en groupe.

    La poli­tique virale ( ou de pol­li­ni­sa­tion ) se décline sous divers styles, affaire de circonstance :->

    -On pour­rait se limi­ter au cas idéal où je réus­sis à convaincre quel­qu’un qui à son tour s’ef­for­ce­ra de convaincre.

    -On peut aus­si dire à l’a­mi : je sais que je ne réus­sis pas à te convaincre, et c’est nor­mal, mais je ne te demande qu’une chose : si un jour tu changes d’a­vis, deve­nir à ton tour transmetteur.

    -Enfin, on peut dire à l’autre : je ne te convain­crai jamais, mais au moins dis­cute en autour de toi.

    Le der­nier niveau n’est pas du tout défai­tiste mais bien au contraire très puis­sant pour la démo­cra­tie, car ce qui est à trans­mettre, plus que mes convic­tions, c’est mon envie d’é­change et d’en­ri­chis­se­ment mutuel.
    Ain­si donc regar­dez ce qui se passe en Suisse lors du lan­ce­ment d’un RIP : l’i­ni­tiant doit récol­ter des sigan­tures. Mais qui signe : pas seule­ment ceux qui veulent que le oui triomphe : il y a aus­si ceux qui veulent que le débat ait lieu, et ne l’ou­blions pas, ceux qui sou­haitent qu’une inter­ro­ga­tion lar­vée soit tran­chée par le non.

    L’élé­ment impor­tant col­por­té par la poli­tique virale, c’est la conscience et le libre arbitre inté­rieur, et si on compte un peu sur la méthode pour faire triom­pher nos convic­tions, on est déjà plus dans la pro­pa­gande que dans la pédagogie !

    Et, j’y reviens, l’a­te­lier consti­tuant, c’at pareil : on ne dit pas aux gens ce qu’ils doivent écrire : ils l’é­crivent. Ain­si musclent ils leur com­pé­tence et leur libre arbitre.

    Le bou­quet final sur­vien­dra si la conscience se ren­force chez 99%, pro­vo­quant le pro­grès comme iné­luc­table, non de force mais de nature.

    Réponse
  28. Maurice

    le socia­lisme ne serait plus comme les « ripoux­blique Hein ? en mesure de sau­ver notre pla­nète des attaques inces­santes du capi­ta­lisme anglo saxon ?
    Serions nous au bord d’un gouffre financiau-existanciel ?
    Sommes nous en mesure de gagner à +je te tiens par la barbichette?+

    Réponse
  29. arles

    donc je com­prend que le but est la créa­tion d’une démo­cra­tie directe mais ce que je n’ar­rive pas à com­prendre c’est par quels moyens la mettre en place.……révolution, infil­tra­tion du sys­tème, grève, manifs pacifiques.….COMMENT ?

    Réponse
  30. BACHAUD

    Des com­men­taires de 2014 et 2015..!
    Il ya long­temps qu’une nou­velle Consti­tu­tion avec des options « com­pa­tibles » pour cer­tains articles devrait être faite, publiée et rece­voir cri­tiques et sug­ges­tions des tous les inter­nautes qui le souhaitent.
    Il sem­ble­rait qu’un site natio­nal super va regrou­per les tra­vaux … des dif­fé­rents ate­liers Cela fait des années que je le demande.. En vain.
    Je demande aus­si qu’il soit expres­se­ment pré­ci­sé qu’il s’a­git de REVISER de A à Z NOTRE Consti­tu­tion Et non que cha­cun écrive ce qu’il veut dans son coin car ce ne sera pas » intégrable. »
    Cela n’empêche pas d’a­jou­ter des articles voir des titres nou­veaux même sur des domaines qui n’ont rien à faire dans une Consti­tu­tion qui doit per­mettre les  » alter­nances » poli­tique sans être refaite…
    Les Citoyens feront le tri…
    Je crois qu’ ETIENNE le fait sans le dire car j’ai vu que au moins une par­tie de notre Consti­tu­tion avait été impri­mée et DISTRIBUEE aux Consti­tuants de TOULOUSE. C’est essen­tiel d’a­voir une base commune.
    Pour ma part, sur cette base, j’ai plu­sieurs fois pro­po­sé un ate­lier consti­tuant vir­tuel avec 3 ou 4 per­sonnes moti­vées et DISPONIBLES déci­dées à pro­po­ser un texte dans maxi­mum 3 MOIS. Je n’ai jamais eu une seule réponse.. A SUIVRE…?!
    . jE

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