COMMENT SE FINANCE UNE DÉMOCRATIE ?

27/05/2014 | 13 commentaires

Encore mer­ci à l’é­quipe « Deve­nons citoyens »
_______

Lien Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​2​5​6​1​3​4​3​8​0​7​317

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

Catégorie(s) de l'article :

13 Commentaires

    • Mic El

      Cela engen­dre­rait plus de démo­cra­tie d’ob­te­nir un quo­rum que d’ob­te­nir l’o­bli­ga­tion de voter.
      par ailleurs une obli­ga­tion de voter sans davan­tage de contre pou­voir qu’au­jourd’­hui nous condui­rait plus loin encore dans la socié­té policière.

      Réponse
      • Mic El

        PS, qui est res­pon­sable de la modération ?

        Réponse
        • etienne

          C’est le père Chouard 🙂
          Par­don quand je traîne un peu (je ne suis pas abso­lu­ment tout le temps sur mon PC…)
          Mais nor­ma­le­ment, dès que vous avez été approu­vé (à l’oc­ca­sion de votre pre­mier com­men­taire), vous êtes libre de publier : c’est la pre­mière fois qui est modé­rée, ce qui nous pro­tège pas mal du spam, apparemment.

          Réponse
          • Mic El

            Salut Étienne, non c’é­tait juste pour savoir avec qui tu t’é­tais aco­qui­né ou si tu avais délégué.…

            Salut et Fraternité !!!

  1. Protagoras

    Si on ne sait pas com­bien le corps social a besoin de mon­naie, cela veut dire que l’on ne maî­trise pas com­bien le corps social produit.

    Car si une « richesse » est pro­duite, à par­tir de là il faut mettre en cir­cu­la­tion une quan­ti­té suf­fi­sante « d’ou­til d’é­change » pour que tout le monde puisse dis­po­ser de cette richesse. 

    Si pour x rai­son il manque de quoi échan­ger, cer­tains auront et d’autres non. 

    Ici naît un pou­voir des uns sur les autres. 

    Lorsque les uns com­prennent que ce pou­voir est des plus sub­til, ils s’arrangent pour réduire « l’ou­til d’échange ».

    Cer­tains vont dire que le pou­voir est légi­time de par leur nais­sance, d’autre de par leur mérite… en tant qu’­homme de Gauche je dis que nul pou­voir n’est légi­time s’il n’est éclai­ré, libre­ment consen­ti et uni­ver­sel (au sens Kan­tien). Donc la « richesse » ain­si pro­duite ne peut être redis­tri­buée qu’a­vec le plus faible ratio qui soit. On com­pren­dra que ce n’est alors qu’af­faire de cur­seur si on ne renonce pas à la pro­prié­té lucrative.
    Je ne suis pas spé­cia­le­ment doué pour l’é­co­no­mie, mais il me semble que la mon­naie est plus un outil de pou­voir que celui de l’ad­mi­nis­tra­tion du foyer*

    Comme vous dites Étienne, la pen­sée de Friot est sûre­ment la plus enthou­sias­mante de part la pos­si­bi­li­té des futurs qu’elle ouvre. 

    PS : On navigue beau­coup plus rapi­de­ment sur ce site que sur l’an­cien, merci 😉 

    ————————————

    * Exemple :

    Nico­las a un champ, Fran­çois a une graine et 10 couillons ont leurs bras.
    On attend 12 pommes de cet arbre.

    Nico­las apporte un champ, Fran­çois apporte une graine et les 10 autres labourent, arrosent et récoltent. Si on part du prin­cipe que les 3 tâches se valent (ce qui n’est pas acquis), cha­cun aura une pomme.

    Variable 1/ on trouve des champs et des graine à volon­té un peu par­tout autour de soi.

    Donc nos 10 ouvriers diront : « labou­rez, arro­sez et récol­tez vos pommes vous même, que cha­cun récolte ce qu’il sème ».

    Variable 2/ Nico­las a tous les champs et Fran­çois toutes les graines et ils diront : « on prend 5 pommes et vous, vous aurez une demie cha­cun, vous avez plus besoin de nous que nous de vous ».

    Variable 3/ En plus du cas 2 tou­jours juste on rajoute 10 couillons sup­plé­men­taires ? Nico­las et Fran­çois diront : « vous les 10 tra­vailleurs vous aurez un quart de pomme cha­cun car vous en avez 10 autres qui seraient heu­reux d’en avoir autant, eux n’ont rien ». Les 10 pre­miers ont peur de perdre leur quart de pomme et les 10 autres rêvent d’être à leur place. Pour peu que Nico­las et Fran­çois aient deman­dé aux 3 plus forts de sur­veiller tout ça contre une demi pomme, et au 2 plus malins de gérer tout ça contre une pomme (cha­cun d’entre eux sachant qu’il pour­ra du jour au len­de­main ne plus rien rece­voir si il déçoit, ou pire avoir son propre pom­mier), tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes

    Réponse
  2. etienne

    Que faire de la dette ?
    Un audit de la dette publique de la France

    par Col­lec­tif pour un Audit citoyen de la dette

    Cette étude a été réa­li­sée par un groupe de tra­vail du Col­lec­tif pour un Audit citoyen de la dette publique. Elle se veut une contri­bu­tion au néces­saire débat public sur des ques­tions cruciales : 
    • D’où vient la dette ? 
    • A‑t-elle été contrac­tée dans l’intérêt géné­ral, ou bien au béné­fice de mino­ri­tés déjà privilégiées ? 
    • Qui détient ses titres ? 
    • Peut-on allé­ger son far­deau autre­ment qu’en appau­vris­sant les populations ? 
    Les réponses appor­tées à ces ques­tions déter­mi­ne­ront notre avenir.

    Lire le rap­port com­plet (très intéressant) :
    http://​france​.attac​.org/​I​M​G​/​p​d​f​/​n​o​t​e​-​d​e​t​t​e​.​pdf

    Source : http://​france​.attac​.org/​n​o​s​-​p​u​b​l​i​c​a​t​i​o​n​s​/​n​o​t​e​s​-​e​t​-​r​a​p​p​o​r​t​s​-​3​7​/​a​r​t​i​c​l​e​/​q​u​e​-​f​a​i​r​e​-​d​e​-​l​a​-​d​e​t​t​e​-​u​n​-​a​u​d​i​t​-de

    Réponse
  3. Ronald

    Bon­jour Etienne,

    Je suis glo­ba­le­ment d’ac­cord avec votre pré­sen­ta­tion. Effec­ti­ve­ment, je pense que le mieux est que l’on adopte un sys­tème Créa­tion moné­taire publique avec mon­naie fon­dante + Reve­nu uni­ver­sel de base. Je vou­drais juste com­plé­ter sur l’un ou l’autre point.

    Vous dites (2:47) « Pour évi­ter que ça [la mon­naie] ne parte à l’é­tran­ger, que ça foute le camp éva­po­ré, on peut dis­tri­buer des bon d’a­chats pour des pro­duits fabri­qués en France, des pro­duits locaux, et à ce moment là on empêche l’argent de fuir ». Il s’a­git là d’un retour à un sys­tème mer­can­ti­liste, non ? En quoi le fait de gar­der de la mon­naie à l’in­té­rieur des fron­tières serait une richesse ? Au contraire, il est posi­tif pour une nation que la mon­naie fuie dans les pays avoi­si­nants. L’i­dée qu’une « balance com­mer­ciale défi­ci­taire » est une mau­vaise chose pour un pays est une idée lar­ge­ment reprise dans les médias mais fausse, comme c’est déjà connu de longue date (voir par exemple sur ce site : http://​www​.contre​points​.org/​2​0​1​1​/​0​3​/​3​1​/​1​9​3​8​3​-​d​e​f​i​c​i​t​-​d​e​-​l​a​-​b​a​l​a​n​c​e​-​c​o​m​m​e​r​c​i​a​l​e​-​e​t​-​a​l​ors , qui reprend Bas­tiat). C’est d’au­tant plus vrai avec une mon­naie infla­tion­niste : si un pays importe du blé, du pétrole, des ordi­na­teurs, et en échange « exporte » des billets de banque (ou des Bons du Tré­sor) qu’il imprime à bas coût sans limite défi­nie, bien évi­dem­ment il s’en­ri­chit ! Il y a même peu de chance pour que les pays voi­sins soit pres­sés de faire venir en masse cette mon­naie fon­dante chez eux.

    Aus­si, quand vous dites (7:13) « Inter­dire la créa­tion moné­taire si t’as pas endet­té l’é­tat, c’est pas grave. Ca ne sert à rien d’a­voir la créa­tion moné­taire si je finance toutes mes dépenses avec mes impôts », ce n’est pas tout à fait exact. Finan­cer les dépenses par la créa­tion moné­taire (la mon­naie se déva­luant) ou les finan­cer par l’im­pôt (avec une mon­naie qui garde une valeur fixe), ce n’est pas tout à fait la même chose. L’im­pôt peut s’é­lu­der, et la mon­naie qui garde sa valeur peut elle fuir à l’é­tran­ger sans cau­ser de perte à son déten­teur. Avec une mon­naie qui perd sa valeur au cours du temps, et que l’on recrée en per­ma­nence, on évite ces incon­vé­nients, et on ne perd moins d’éner­gie à cou­rir après l’im­pôt. En outre, on ne frustre pas les per­sonnes dont la moti­va­tion est le gain d’argent, ce qui est un argu­ment cou­rant contre les sys­tèmes de finan­ce­ment par impôt-redis­tri­bu­tion (‘trop d’im­pôt tue l’impôt’).

    On pour­rait dire « avec une créa­tion moné­taire conti­nue, les gens vont fuir cette mon­naie et se tour­ner vers les mon­naies étran­gères ». C’est pos­sible, mais ce n’est pas le cas en pra­tique, car actuel­le­ment, la plu­part des pays font aus­si de la créa­tion moné­taire conti­nue (USA, Japon, etc). La seule dif­fé­rence, c’est que dans ces pays, l’argent créé est dis­tri­bué aux riches (ce qui se tra­duit par une infla­tion des « pro­duits de consom­ma­tion » des riches : actions d’en­tre­prises, immo­bi­lier, etc), alors que dans notre sys­tème, par le biais du Reve­nu Uni­ver­sel, cette mon­naie créé serait dis­tri­buée aux pauvres. J’ai juste encore du mal à visua­li­ser ce que don­ne­raient les flux de mar­chan­dises entre un pays qui fonc­tion­ne­rait de cette manière et les pays alen­tours qui seraient res­tés aux mains des plus riches.

    Bien ami­ca­le­ment.

    Ronald

    Réponse
    • Parsifal

      Bon­jour,
      Je ne com­prends pas bien votre développement.
      Vous par­lez de la balance com­mer­ciale. De faire venir du blé, du pétrole et des ordi­na­teurs en créant de la monnaie. 

      Vous vou­lez dire que nous devons faire comme les amé­ri­cains ? Se faire livrer ce dont on a besoin contre des billets qu’on imprime.
      Mais dans ce cas, vous nous « sou­hai­tez » d’être une nation qui asser­vie ses voi­sins ter­riens à son pro­fit. Et, même si vous vous sen­tez l’âme du méchant sei­gneur qui fait tra­vaillé ces lar­bins (ce dont je ne vous accuse pas!!), vous oubliez que nous n’a­vons pas la puis­sance mili­taire pour impo­ser cette atti­tude. Nous croyez vous capable de, nous aus­si, faire la guerre en Irak, Koweït, Libye, Syrie, Ukraine… (Je résume) Donc pas viable dans le temps comme idée.

      Ce qui me dérange encore plus dans votre rai­son­ne­ment, c’est qu’il est impos­sible de faire exis­ter tous les pays en balance com­mer­ciale impor­ta­trice. Qui pro­dui­rait alors ? Donc votre sys­tème ne peut pas être appli­qué de façon « universelle ». 

      Etienne Chouard aborde ici la défi­ni­tion d’un monde « démo­cra­ti­que/­meilleur/­sain/­ra­tion­nel/­per­ti­nent/an­ti-inéga­li­taire »
      Il me semble qu’un bon moyen de savoir si on est sur la bonne voie d’un tel sys­tème, c’est de véri­fier s’il est appli­cable à TOUS les humains. Et ce n’est pas le cas de votre proposition.

      Ceci dit, je le dis sans agres­si­vi­té et dans l’es­prit d’un échange constructif.

      Je vous sou­haite une bonne soirée,

      Par­si­fal

      Réponse
      • Ronald

        Bon­jour Parsifal,
        Je suis d’accord que pour qu’un prin­cipe soit appli­cable, il faut qu’il le soit pour tous. Mais cela dépend à quelle échelle de temps et d’espace on se place. Si c’est pour dis­cu­ter du sys­tème éco­no­mique qui serait appli­qué dans un monde uni­ver­sel­le­ment démo­cra­tique, alors ce n’est pas ce dont je parle. Dans un monde uni­ver­sel­le­ment démo­cra­tique (s’il advient un jour), je pense que le sys­tème éco­no­mique serait un genre de com­mu­nisme. Mais je ne cherche pas ici ce qui convien­drait à ce monde de l’avenir. J’essaie d’imaginer ce qu’il fau­drait faire éco­no­mi­que­ment dans un pays qui devien­drait demain démo­cra­tique, qui serait sans doute de petite taille, avec une dette léguée de plu­sieurs mil­liers de mil­liards, des régimes hos­tiles alen­tours, des enne­mis achar­nés à l’intérieur, et encore de grandes par­ties de la popu­la­tion indif­fé­rente ou qui ne com­pren­drait pas l’intérêt du sys­tème démocratique.

        La ques­tion à l’arrière-plan de la pré­sen­ta­tion d’Etienne est de savoir com­ment évi­ter l’accumulation de dette, publique et pri­vée. Dans le pre­mier sys­tème, tra­di­tion­nel, il n’y a pas de redis­tri­bu­tion des richesses. Là dette s’accumule alors, et à inter­valle régu­liers de quelques dizaines d’années, les gens (et/ou l’Etat) se révoltent et brûlent les recon­nais­sances de dettes et les usu­riers. Il y d’autres méthodes plus modernes de finan­ce­ment de l’intérêt géné­ral. Comme explique Etienne, il y a la pos­si­bi­li­té de l’impôt, et la redis­tri­bu­tion au public de ce reve­nu. Mais je ne suis pas pour miser sur cela dans une démo­cra­tie encore faible et mal assu­rée. Si la valeur de la mon­naie est fixe et que l’on base toute la redis­tri­bu­tion sur l’impôt, il y a un risque de dys­fonc­tion­ne­ment si la mon­naie est atta­quée par les inves­tis­seurs étran­gers, que les riches fraudent l’impôt, ou fuient avec de grandes quan­ti­tés de mon­naie hors du pays, ce qui risque d’être la situa­tion dans la démo­cra­tie naissante. 

        Aus­si, j’expliquais juste qu’avec le troi­sième mode de redis­tri­bu­tion des richesses, la créa­tion de mon­naie infla­tion­niste, nous avons une meilleure marge de manœuvre en matière de finan­ce­ment public. Le but pre­mier de cette mon­naie est de per­mettre d’éviter l’accumulation de richesses par quelques-uns à l’intérieur du pays. Ce n’est pas de créer un finan­ce­ment par l’extérieur, même si effec­ti­ve­ment, cela pour­rait en être une consé­quence. J’expliquais juste qu’avec un tel sys­tème il n’y avait pas d’inconvénient à une fuite de la mon­naie hors du pays, que l’on est tout à fait indif­fé­rent à cette éven­tua­li­té. Et effec­ti­ve­ment c’est ce que font les USA actuel­le­ment. Mais je ne vois pas d’alternative meilleure que la créa­tion moné­taire pour écou­ler les dettes et redis­tri­buer les richesses. Mais je n’ai pas non plus de connais­sances assez poin­tues en finan­ce­ment public pour débattre de tous les tenants et aboutissants.

        Alors reste la ques­tion « Est-ce que les autres pays res­tés oli­gar­chiques lais­se­ront s’établir un tel mode de finan­ce­ment ? ». Je suis bien d’accord que cela risque d’être mal pris, mais cela fait par­tie de la pro­blé­ma­tique géné­rale de com­ment les autres nations réagi­ront a l’émergence d’un régime démo­cra­tique. D’autant que la pre­mière nation démo­cra­tique sera cer­tai­ne­ment un petit pays sans puis­sance mili­taire valable. On le voit bien avec la Suisse face à l’UE, ou la com­mune de Saillans face à l’intercommunalité : il y a aura cer­tai­ne­ment une ligue des puis­sants régimes oli­gar­chiques contre le petit état démo­cra­tique, et ça risque de tan­guer un peu. Mais je n’ai pas de solu­tion toute faite à ce problème.

        Ronald

        Réponse
  4. Parisien Philosophe

    Et si l’on sup­pri­mait tout sim­ple­ment le cours for­cé de la monnaie ?
    J’aime beau­coup l’i­mage de la tenaille avec d’un côté les dettes impo­sées et de l’autre les ren­trées diminuées.
    Il y a tou­te­fois une manière toute simple de régler le pro­blème : don­ner cours légal à toutes les mon­naies, pri­vées ou publiques, y com­pris pour régler la dette. Ain­si l’é­tat au lieu de régler ses dettes en euro pour­rait les régler en dol­lar ou en yen, c’est à dire avec du papier qui ne vaut rien.
    De même les entre­prises pour­raient payer l’é­tat en dol­lar où n’im­porte quoi d’autre.
    Les gens qui veulent de la valeur stable à long terme deman­de­ront à être payés en francs suisse et ceux qui veulent plus de cash à redé­pen­ser immé­dia­te­ment deman­de­ront des dollars.
    En fait tout mono­pole moné­taire conduit de fac­to à de mau­vais arbi­trages car il est mathé­ma­ti­que­ment impos­sible de connaître et encore plus d’an­ti­ci­per les besoins futurs des acteurs économiques.
    Dans ce cadre rien n’in­ter­dit d’a­voir une mon­naie fon­dante pour finan­cer des ser­vices publi-pri­vés comme par exemple un chèque-édu­ca­tion pour choi­sir l’é­cole de ses enfants, ou bien un chèque-san­té pour choi­sir son sys­tème d’as­su­rance mala­die ou pour finan­cer les ser­vices de soli­da­ri­té-san­té (rente han­di­ca­pés, can­cers…) les­quels devraient tou­te­fois pou­voir faire l’ob­jet d’un arbi­trage de la part des indi­vi­dus (comme dans l’as­su­rance auto­mo­bile où l’on peu choi­sir au tiers, tiers-ren­for­cé, tout risque…) car cer­taines per­sonnes peuvent légi­ti­me­ment vou­loir vivre mieux mais moins long­temps (par exemple on peut tout à fait com­prendre qu’une per­sonne de 75 ans n’ai pas envie de chi­mio-thé­ra­pie, mais qu’elle veuille des soins de confort ; garde-malade, soins pal­lia­tifs, morphine…)
    Plus fon­da­men­ta­le­ment je pense qu’une vraie démo­cra­tie implique de faire confiance aux per­sonnes indi­vi­duelles et à leurs déci­sions. Il n’y a pas de one-best-way où tout le monde devrait mou­rir à 90 ans dans son lit entou­ré de ses petits-enfants après avoir voya­gé pen­dant ses trente ans de retraite et dépen­sé des for­tunes en méde­cin. Cela vaut donc éga­le­ment pour la mon­naie et pour le reste. A ce titre il serait même bon de réta­blir une cer­taine concur­rence intra-éta­tique en per­met­tant par exemple aux col­lec­ti­vi­tés locales (avec l’ac­cord des habi­tants) de pro­po­ser des ser­vices dif­fé­ren­ciés ou des avan­tages à telle ou telle caté­go­rie d’ha­bi­tants-clients en vue d’a­mé­lio­rer le sort de tous les membres de la communauté.

    Réponse
  5. Edwin Majchrzak

    Bon­jour les citoyens,

    le pro­blème ne réside pas dans la valeur de la mon­naie ou de l’o­pi­nion per­son­nelle déte­nues par le mar­chand qui pos­sède son étale sur la place de la cité ou du consom­ma­teur, et qui n’ont aucune inci­dence sur nos vies.
    Le pro­blème c’est la Cité, intrin­sè­que­ment, sa poli­tique, ses outils, son pou­voir, sa concen­tra­tion, au sens le plus large des termes.
    On nous a remo­de­lé le concept de fas­cisme au début du 20e siècle, ita­lien, natio­nal bla­bla­bla, mais cette mons­truo­si­té est l’es­sence civi­li­sa­tion­nelle occul­tée de l’Oc­ci­dent depuis au moins 3 millénaires.
    Un fais­ceau (fas­cisme) est un phé­no­mène de concen­tra­tion, en poli­tique, cela implique d’ad­mi­nis­trer, d’une manière ou d’une autre , tous les fac­teurs de sur­vi­vance du plus grand nombre.
    Nous n’a­vons pas besoin d’u­ni­ver­si­tés, de livres, d’argent, de pétrole, de plas­tique, d’a­cier, de média ou d’in­ter­net pour le com­prendre et y remé­dier, et ce, caté­go­ri­que­ment. La réso­lu­tion de cette catas­trophe glo­bale existe, elle est ances­trale et hété­ro­gène, par­tout sur le globe, mais pas « civilisée » !
    A bon entendeur…

    Réponse

Laisser un commentaire

Derniers articles

Voyage constituant au Québec, début juin 2024

Voyage constituant au Québec, début juin 2024

Chers amis, Je vais enfin rencontrer les copains québécois constituants 🤗 On va évidemment réfléchir ensemble à une constitution d'origine citoyenne pour le Québec libre 🙂 Je pars pour Montréal ce 1er juin et mon périple durera une quinzaine de jours....