8 Commentaires

  1. ève

    Une bonne claque aux éclaboussures .….

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  2. majax

    Moins hon­nête a‑t-il été avec les gilets jaunes ou encore Asselineau…

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  3. joss

    En par­lant de mon­naie, j’ai lis­té ci-des­sous un réca­pi­tu­la­tif des idées sur la mon­naie suite à mes lec­tures et écoutes :

    -Carac­té­ris­tiques de notre sys­tème moné­taire actuel :
    1. Mono­pole de la créa­tion et dis­tri­bu­tion d’un type de mon­naie (monnaie/dette) par le seul sec­teur bancaire
    2. Cen­tra­li­sa­tion via les banques centrales
    3. Mon­naie créée par la dette
    4. Mon­naie asso­ciée à des inté­rêts composés
    5. Seule mon­naie (monnaie/dette) accep­tée par l’état pour le paie­ment de l’impôt et taxes

    -Consé­quences de notre sys­tème moné­taire actuel :
    1. Carac­tère pro­cy­clique du pro­ces­sus de créa­tion moné­taire ampli­fie les fluc­tua­tions cycliques à la hausse ou à la baisse (effet élas­tique), pro­voque des insta­bi­li­tés, des crises
    2. Court-ter­misme dû aux inté­rêts com­po­sés, défa­vo­rise les inves­tis­se­ments à long terme, péna­lise les défis écologiques
    3. Crois­sance impé­ra­tive for­cée due à la créa­tion moné­taire par la dette avec inté­rêts com­po­sés, péna­lise les défis écologiques
    4. Concen­tra­tion inin­ter­rom­pue de la richesse, engendre révo­lu­tions et guerres
    5. Déva­lua­tion du capi­tal social : com­pé­ti­tion contre coopération

    -Solu­tions :
    1. Prin­cipe de base : s’inspirer des sys­tèmes com­plexes de la nature, pri­vi­lé­gier la rési­lience contre l’efficience, la forêt contre la mono-culture « moné­taire » pour plus de stabilité
    2. Diver­si­fier les mon­naies par ter­ri­toire, types d’échange (au moins 2 mon­naies au niveau national)
    3. Mon­naies créées et dis­tri­buées par ses uti­li­sa­teurs (gérées de manière vrai­ment démo­cra­tique) -> outil : tech­no­lo­gie de la blockchain
    4. Décen­tra­li­sées à la manière d’un réseau élec­trique pour plus de stabilité
    5. Mon­naies sans dette et sans intérêt
    6. Accep­tées par l’état (nation, régions, com­munes – gérés de manière vrai­ment démo­cra­tique) pour lever l’impôt et les taxes (appe­lons cela les contri­bu­tions com­munes par exemple)

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    • joss

      j’a­jou­te­rais un point 6 dans les consé­quences : en tant que pays, notre sys­tème moné­taire nous pousse à l’ex­por­ta­tion par l’o­bli­ga­tion de rem­bour­ser les inté­rêts de la dette. En effet, ces inté­rêts ne sont pas prê­tés lors de l’emprunt et se trouvent donc hors de notre zone moné­taire (notre pays), d’où cette obli­ga­tion d’ex­por­ter. Pour une entre­prise expor­ta­trice, ses sala­riés ne sont pas ses clients, d’où son inté­rêt de bais­ser les salaires. Les entre­prises s’ins­tal­le­ront là où les salaires sont les plus bas et ven­dront là où les moyens sont suf­fi­sants pour ache­ter leurs pro­duits. On aura pris soin au préa­lable de lever les bar­rières douanières.
      Ca sent la zone euro 🙂

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    • joss

      J’a­jou­te­rais un point 7 …
      Comme il est impos­sible que tous les pays soient des expor­ta­teurs nets (s’il y a un expor­ta­teur, il y a un impor­ta­teur), les pays expor­ta­teurs s’enrichissent sur le dos de leurs sala­riés et sur celui des pays impor­ta­teurs. Ces der­niers voyant leurs dettes augmenter.

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    • joss

      En limi­tant les défi­cits bud­gé­taires et la dette des états impor­ta­teurs, ceux-ci sont pous­sés au chô­mage de masse, à la casse sociale et aux pri­va­ti­sa­tions (ports, aéro­ports, trans­ports, éner­gie,…). Les salaires sont revus à la baisse. Les mul­ti­na­tio­nales s’y implantent alors pour l’exportation.

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  4. ashwolf

    De cha­cun selon ses forces, à cha­cun selon ses besoins – Un début de sor­tie du capi­ta­lisme en Ara­gon 1936–1937 :

    http://​gime​no​logues​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​799
    « Très vite dans les régions agraires, par­ti­cu­liè­re­ment en Ara­gon, est appa­ru un orga­nisme nou­veau : la Col­lec­ti­vi­té. Per­sonne n’en avait par­lé avant. Les trois ins­tru­ments de recons­truc­tion sociale pré­vus par ceux des liber­taires qui s’étaient avan­cés quant aux pré­vi­sions de l’avenir étaient d’abord le Syn­di­cat, puis la coopé­ra­tive qui ne ral­liait pas beau­coup de par­ti­sans, enfin, sur une assez large échelle, la com­mune ou orga­ni­sa­tion communale.[…]

    Cette Col­lec­ti­vi­té est née avec ses carac­té­ris­tiques propres. Elle n’est pas le Syn­di­cat, car elle englobe tous ceux qui veulent s’intégrer à elle, qu’ils soient pro­duc­teurs […] ou non. Puis elle les réunit sur le plan humain, inté­gral de l’individu, et non pas seule­ment sur celui du métier. Il n’y a plus de caté­go­ries pro­fes­sion­nelles s’opposant les unes aux autres, et fai­sant des pro­duc­teurs des pri­vi­lé­giés de la consom­ma­tion par rap­port à ceux qui, telle la femme au foyer, ne pro­duisent pas, […] au sens éco­no­mique et clas­sique du mot. »

    Pour rap­pel, les anar­chistes pensent que l’E­tat n’est que l’ou­til du capi­ta­lisme pour dis­ci­pli­ner le peuple (par la coer­ci­tion) et mettre en oeuvre la fabri­ca­tion du consen­te­ment (par les élec­tions). La cause des causes selon l’E­tat, c’est donc le sys­tème capi­ta­liste qu’il faut abattre en même temps que l’Etat.

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