La semaine qui a précédé l’émission du 10 juin (celle dont 3 minutes ont été copieusement montées en épingle et déformées par les acteurs mainstream du système de domination parlementaire — acteurs qui me tapent dessus depuis dix ans et qui ont simplement profité d’une nouvelle maladresse pour redoubler leurs coups, tout ça pour éviter à tout prix de débattre loyalement sur le fond des sujets les plus importants), la semaine précédente, donc, Denis Robert m’avait gentiment – et courageusement – invité sur Le Média TV, le mardi 21 mai 2019, pour évoquer les gilets jaunes et les élections européennes. Voici l’émission complète (que j’avais oublié de vous signaler à l’époque) :

• Ma première intervention est à la min 1h26’45   : l’UE est un outil de dépossession politique absolue, qui nous conduit comme d’habitude à élire plutôt qu’à voter, mais en éloignant encore davantage (et pour toujours) les représentants des représentés  ; les professionnels de la politique nous privent de toute possibilité de décider quoi que ce soit  ; il faudrait distinguer les deux mots voter (= décider) et élire (= renoncer à voter = contraire de la démocratie = mise à l’écart du peuple depuis l’origine en 1789 avec Sieyes)  ; notre vieux système de domination parlementaire national est encore renforcé (et gravement) en devenant international (européen)  ; particularité remarquable — historique ! — des gilets jaunes qui deviennent constituants, qui écrivent eux-même le RIC qu’ils veulent  ; ce n’est pas aux représentants d’écrire les règles de la représentation : c’est aux aux représentés, qui sont les seuls à être à la fois aptes et légitimes pour écrire la constitution…

• Et surtout, ma 2ème intervention à la minute 1h49’50 : j’interpelle face à face un député, Renaud Muselier, en déplorant que ces grands privilégiés détruisent une à une toutes les protections sociales sans souffrir eux-mêmes des plaies qu’ils infligent au corps social et en toute impunité (sans que leurs victimes, mal représentées, aient la moindre institution pour résister aux mauvais coups de leurs représentants).

Ce serait bien, peut-être, d’isoler ces deux passages dans une vidéo spéciale.

Fil Facebook correspondant à ce billet :

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[Édit : certains commentaires entretiennent un ressentiment (contre Denis) que j’estime être un contresens. Je recopie ci-dessous une explication que j’ai rédigée pour Sigolene mais qui devrait aider d’autres personnes à comprendre mon point de vue :

« Chère Sigolene,

Je dis des choses importantes dans cette vidéo (grâce au courage de Denis, qui a bravé l’interdit de me donner la parole malgré les menaces des antifa-natiques), et originales : ce n’est pas tous les matins qu’on est en face d’un élu qu’on peut interpeler, en direct, avec du temps et du calme. Je l’ai interpelé sur son salaire obscène, sur ses privilèges révoltants, sur sa scandaleuse impunité après avoir commis le crime antisocial de la désindexation des retraites, je lui ai signalé la mutation formidable – historique – des gilets jaunes en citoyens constituants (écrivant d’ores et déjà, un peu partout dans le pays, le RIC qu’ils veulent EUX et le salaire des élus qui devrait être égal au salaire médian des électeurs)…

Le spectacle public de cette interpellation (d’un représentant par un représenté, qui conteste jusqu’à sa légitimité), nous le devons au courage de Denis (et ce n’était qu’un début).

C’était AVANT le 10 juin et on voit bien la bienveillance de Denis. Arrêtez de lui coller une responsabilité qui n’est pas la sienne : ceux qui me tapent dessus (par derrière et à plusieurs, sans me permettre de me défendre : Libération, Les Inrocks, L’Obs et tous les complices du système de domination parlementaire) sont les vrais affreux (ça fait dix ans qu’ils me tapent dessus aussi malhonnêtement ; ils tapent simplement plus fort que jamais, toujours pour se dispenser d’un débat de fond loyal qu’ils craignent plus que tout, mais rien n’a changé sur le fond ; c’est une variation d’intensité), affeux qui ont exploité malhonnêtement MA maladresse.

Denis est un type bien.

Étienne. »]