[Ennemis du peuple] La sécession des « élites » et l’abolition de la démocratie (Coralie Delaume, Christopher Lasch)

24/04/2018 | 15 commentaires

Encore une ana­lyse remar­quable de Cora­lie Delaume (L’a­rène nue), cette jeune femme épa­tante pla­cée à mes côtés chez Tad­déi en 2014 et qui m’a aidé (vers la min 11:40) à résis­ter aux énormes men­songes de Jacques Attali :

(900 000 vues 🙂 ).

Voi­ci son article :


FIGAROVOX/TRIBUNE – Cora­lie Delaume ana­lyse les rai­sons de la frac­ture qu’elle observe entre les « élites », une classe mino­ri­taire de pri­vi­lé­giés, et la masse qui n’a pas accès aux études pres­ti­gieuses ou qui n’a pas son mot à dire dans les orien­ta­tions éco­no­miques de l’U­nion européenne.


Cora­lie Delaume est essayiste, co-auteur de La fin de l’U­nion euro­péenne (Micha­lon, 2017) et ani­ma­trice du site L’a­rène nue.


La Révolte des élites et la tra­hi­son de la démo­cra­tie est le titre d’un livre du socio­logue amé­ri­cain Chris­to­pher Lasch, publié à titre post­hume en 1995. Bien sûr, l’ou­vrage ana­ly­sait l’A­mé­rique de son temps. Pour­tant, il s’ap­plique par­fai­te­ment à la France et à l’Eu­rope d’au­jourd’­hui, dont il semble avoir anti­ci­pé l’é­vo­lu­tion des classes favo­ri­sées avec une acui­té visionnaire.

Le livre pose l’hy­po­thèse que ce n’est plus la « révolte des masses » qui menace désor­mais la vie démo­cra­tique, mais la cou­pure de plus en plus pro­non­cée entre le peuple et les « élites ». Une cou­pure tant éco­no­mique et maté­rielle qu’é­du­ca­tive et intel­lec­tuelle, dont résulte le repli sur eux-mêmes des pri­vi­lé­giés. Ces der­niers ne parlent plus qu’à leurs pareils, c’est-à-dire non seule­ment à ceux qui béné­fi­cient d’un même niveau de richesses, mais éga­le­ment à ceux qui par­tagent le même niveau d’ins­truc­tion. Ils adorent mettre en scène leur pou­voir et le font de mille façons : exhi­bi­tion des signes exté­rieurs de richesse, bien sûr, mais éga­le­ment – et de plus en plus – de leur patri­moine cultu­rel. Le dis­cours, ahu­ris­sant de cuis­tre­rie, du pré­sident Macron sur l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle (29 mars 2018) en est un exemple qui confine au gro­tesque. En revanche, ils n’as­sument plus que de mau­vaise grâce les charges et res­pon­sa­bi­li­tés qui devraient leur incom­ber, et pré­fèrent le ser­vice de leur inté­rêt bien com­pris à celui d’un « inté­rêt géné­ral », dont ils ne conçoivent même plus qu’il pût exister.

Vingt ans après Lasch, le phé­no­mène du sépa­ra­tisme éli­taire qu’il voyait poindre dans son pays vient de faire l’ob­jet, pour la France cette fois, d’une étude chif­frée. Jérôme Four­quet a en effet publié, pour le compte de la Fon­da­tion Jean Jau­rès, une note au titre évo­ca­teur : « 1985−2017, quand les classes favo­ri­sées ont fait séces­sion ». Il y explique notam­ment que la cohé­sion de la socié­té fran­çaise « est mise à mal aujourd’­hui par un pro­ces­sus presque invi­sible à l’œil nu, mais néan­moins lourd de consé­quences : un sépa­ra­tisme social qui concerne toute une par­tie de la frange supé­rieure de la socié­té, les occa­sions de contacts et d’in­te­rac­tions entre les caté­go­ries supé­rieures et le reste de la popu­la­tion étant en effet de moins en moins nombreuses ».

Le dépé­ris­se­ment du cadre natio­nal per­met aux « élites » de vivre de plus en plus dans une sorte d’al­ter-monde en suspension.

Le son­deur illustre ensuite. Il note que le cœur des grandes villes est mas­si­ve­ment inves­ti par les cadres, cer­tains centres urbains leur tenant désor­mais lieu de ghet­tos dorés. Les CSP+ sont ain­si pas­sés de 25 % à 46 % de la popu­la­tion pari­sienne en 30 ans, cepen­dant que le pour­cen­tage des ouvriers a décru, pas­sant de 18 % à 7 %. Four­quet ana­lyse ensuite la déser­tion de l’en­sei­gne­ment public et la sco­la­ri­sa­tion mas­sive des enfants de cadres dans le pri­vé, le sépa­ra­tisme élec­to­ral des plus aisés ou, pour les cas extrêmes, l’exil fis­cal, ce der­nier signant le refus d’une par­tie de la popu­la­tion de finan­cer le fonc­tion­ne­ment la col­lec­ti­vi­té dans son ensemble. Pour l’au­teur de l’é­tude, nous fai­sons face à l’«autonomisation d’une par­tie des caté­go­ries les plus favo­ri­sées, qui se sentent de moins en moins liées par un des­tin com­mun au reste de la col­lec­ti­vi­té natio­nale ». On voit en effet com­bien le phé­no­mène est lié au dépé­ris­se­ment du cadre natio­nal, dépé­ris­se­ment qui per­met aux « élites » de vivre de plus en plus dans une sorte d’al­ter-monde en sus­pen­sion, cepen­dant que les autres sont rivés à un ici-bas qui com­mence à se chan­ger en friche, et fini­ra par se muer en jungle.

Jérôme Four­quet n’est pas le pre­mier à faire ce constat. L’an­thro­po­logue Emma­nuel Todd l’a fait éga­le­ment, et donne dans son der­nier ouvrage (Où en sommes nous, Seuil, 2017) une expli­ca­tion convain­cante. Pour lui, c’est la frac­ture édu­ca­tive qui est en cause, le déve­lop­pe­ment de l’é­du­ca­tion supé­rieure ayant eu un effet per­vers inat­ten­du en tron­çon­nant le corps social en deux caté­go­ries de per­sonnes : les édu­qués supé­rieurs et les autres. Alors que la mas­si­fi­ca­tion des édu­ca­tions pri­maire et secon­daire avait contri­bué à éga­li­ser le niveau édu­ca­tif géné­ral et favo­ri­sé l’é­pa­nouis­se­ment de la démo­cra­tie, c’est à l’in­verse qu’on assiste aujourd’­hui. La rai­son en est simple : l’é­du­ca­tion supé­rieure ne s’est pas (encore?) géné­ra­li­sée.«L’ac­cès uni­ver­sel à l’ins­truc­tion pri­maire puis secon­daire avait nour­ri un sub­cons­cient social éga­li­taire ; le pla­fon­ne­ment de l’é­du­ca­tion supé­rieure a engen­dré, (…) un sub­cons­cient social inéga­li­taire », énonce le chercheur.

De ce « sub­cons­cient inéga­li­taire », on per­çoit chaque jour les effets. On constate que ne se mélangent plus guère ces édu­qués supé­rieurs contents d’eux, étran­ge­ment per­sua­dés de ne rien devoir qu’à leur talent. De toute façon, ils sont suf­fi­sam­ment nom­breux pour pou­voir fonc­tion­ner en cir­cuit fer­mé et pour ne plus avoir à s’a­dres­ser qu’aux autres « mani­pu­la­teurs de sym­boles », ain­si que l’é­co­no­miste Robert Reich qua­li­fiait les gagnants de la mon­dia­li­sa­tion, ces diplô­més, plu­ri­lingues, mobiles, à l’aise dans le domaine de la com­mu­ni­ca­tion et qui font l’o­pi­nion. Car ce sont eux, bien sûr, qui tiennent les plumes et parlent dans les micros. Ils nous font par­ta­ger leur manière propre d’ap­pré­hen­der la masse des « gens qui ne sont rien » comme dirait Macron, autre­ment dit des gens qui ne sont pas comme eux. Ils nous les peignent comme fri­leux, « réacs », hos­tiles de façon pri­mi­tive et irra­tion­nelle aux réformes ain­si qu’à tout type chan­ge­ment. Ils nous expliquent que s’ils votent « popu­liste », c’est parce qu’ils sont xéno­phobes, et que s’ils votent mal aux réfé­ren­dums c’est parce qu’ils ne com­prennent pas les ques­tions. Peut-être cette par­ti­tion de la socié­té devrait-elle nous conduire à recon­si­dé­rer le contour des classes sociales ? Si celles-ci existent encore (et c’est évi­dem­ment le cas) la séces­sion des « élites » n’est pas seule­ment le fait des « riches » et des pro­prié­taires des moyens de pro­duc­tions. Elle est éga­le­ment celui des déten­teurs d’un capi­tal édu­ca­tif et cultu­rel, lequel s’hé­rite de plus en plus d’ailleurs, sur fond de des­truc­tion de l’é­cole publique et de dégrais­sage per­pé­tuel du « Mammouth ».

Le dégrais­sage concerne d’ailleurs l’en­semble de l’ap­pa­reil d’É­tat et des ser­vices publics, ceux-ci ayant le tort de pré­sen­ter des ver­tus éga­li­sa­trices qui entravent le sépa­ra­tisme éli­taire. Pour leur régler leur compte, les pays euro­péens membres de l’UE ont inven­té un pré­texte ingé­nieux et unique au monde : la néces­site de res­pec­ter les « cri­tères de conver­gence » de Maas­tricht. Notam­ment celui des 3 % de défi­cit public, et c’est en son nom que les gou­ver­ne­ments détruisent ou vendent tout le patri­moine col­lec­tif. La France vient d’ailleurs de pas­ser sous la barre fati­dique (2,6 % pour 2017), avant même d’a­voir fini de bra­der la SNCF.

La construc­tion euro­péenne est un for­mi­dable outil de déres­pon­sa­bi­li­sa­tion des « élites » nationales.

D’une manière géné­rale, la construc­tion euro­péenne est un for­mi­dable outil de déres­pon­sa­bi­li­sa­tion des « élites » natio­nales, notam­ment des élites poli­tiques. Celles-ci, toutes ointes qu’elles sont de la légi­ti­mi­té offerte par le suf­frage uni­ver­sel, n’en assument pas pour autant les vraies charges. La capa­ci­té à faire les grands choix a été mas­si­ve­ment trans­fé­rée au niveau supra­na­tio­nal, qui lui ne rend pas de comptes. Les diri­geants de la Banque cen­trale euro­péenne ne rendent pas de compte pour la poli­tique moné­taire qu’ils conduisent. La Com­mis­sion de Bruxelles ne risque pas d’af­fron­ter une grève pour s’être mêlée d’un peu trop près, dans le cadre du « Semestre euro­péen », du conte­nu des bud­gets des États membres. La Cour de jus­tice de l’UE ne risque pas la sanc­tion des citoyens (de quel État au demeu­rant?) pour les juris­pru­dences de déré­gu­la­tion éco­no­mique qu’elle pond à la chaîne. De toute façon, en « consti­tu­tion­na­li­sant » les trai­tés euro­péens de sa propre ini­tia­tive via des arrêts datant des années 1960, la Cour a très tôt per­mis que ces trai­tés et tous les élé­ments de poli­tique éco­no­mique qu’ils contiennent, se situent au-des­sus des lois dans la hié­rar­chie des normes des États-membres. C’est-à-dire hors de por­tée des Par­le­ments, donc des électeurs.

La manière dont est orga­ni­sée l’UE a pour effet de décor­ré­ler les élec­tions (qui ont lieu au niveau natio­nal) et la prise de déci­sion (qui se fait à l’é­che­lon supra­na­tio­nal), ce qui en fait une véri­table machine de défi­le­ment au ser­vice « d’é­lites » poli­tiques en rup­ture de ban avec leurs nations d’o­ri­gines – et qui res­semblent bien plus à une oli­gar­chie qu’à une véri­table élite désor­mais. Par ailleurs, l’UE offre de mul­tiples pos­si­bi­li­tés d’é­vi­te­ment fis­cal grâce à ses para­dis fis­caux inté­grés (Irlande, Luxem­bourg…). Enfin, la libre cir­cu­la­tion du capi­tal et du tra­vail dans le Mar­ché unique contri­bue à mettre les deux en concur­rence au pro­fit du plus mobile et du rapide (le capi­tal) et au détri­ment du plus séden­taire (le tra­vail). Le tout pour la grande joie des caté­go­ries pos­sé­dantes, cette fois.

Dans ce cadre, il n’est pas éton­nant qu’un poli­tiste spé­cia­li­sé sur les ques­tions euro­péennes tel le Bul­gare Ivan Kras­tev, consacre de longues pages de son der­nier ouvrage (Le des­tin de l’Eu­rope, Pre­mier Paral­lèle, 2017), à décrire le phé­no­mène de séces­sion des classes diri­geantes à l’é­chelle conti­nen­tale. « Les élites aris­to­cra­tiques tra­di­tion­nelles avaient des devoirs et des res­pon­sa­bi­li­tés, et leur édu­ca­tion les pré­pa­rait à se mon­trer à leur hau­teur », écrit-il. « En com­pa­rai­son, les nou­velles élites sont for­mées pour gou­ver­ner mais sont tout sauf prêtes au sacri­fice ». Pas même au sacri­fice finan­cier, aurait-il pu ajou­ter, en tout cas de moins en moins puisque l’op­ti­mi­sa­tion fis­cale est deve­nue l’un des sports phares de notre époque. Puis Kras­tev d’a­jou­ter : « La nature et la conver­ti­bi­li­té des com­pé­tences des nou­velles élites les affran­chissent très concrè­te­ment de leur propre nation. Elles ne dépendent pas des sys­tèmes édu­ca­tifs publics natio­naux (leurs enfants étu­dient dans les éta­blis­se­ments pri­vés) ni des sys­tèmes de pro­tec­tion sociale natio­naux (elles peuvent se per­mettre les meilleurs éta­blis­se­ments hos­pi­ta­liers). Elles ont per­du la capa­ci­té de par­ta­ger les pas­sions et les émo­tions de leur communauté ».

En même temps que l’on « dépasse » les nations et que l’on détruit l’É­tat, c’est la démo­cra­tie qu’on abolit.

Dès lors, la mon­tée de ce qu’on appelle « les popu­lismes » cor­res­pon­drait avant tout à une quête de loyau­té. D’ailleurs, le dis­cours « sou­ve­rai­niste » ou anti-mon­dia­li­sa­tion des­dits « popu­listes » est pro­ba­ble­ment l’une des clés de leur suc­cès. Il cor­res­pond à un désir de plus en plus pro­fond, de la part des peuples, de « rapa­trier » leurs classes diri­geantes, afin qu’elles ne se défilent plus. Afin qu’il rede­vienne pos­sible d’exi­ger qu’elles assument leurs devoirs autant qu’elles jouissent de leurs droits, et qu’elles rendent à la col­lec­ti­vi­té une part au moins de ce qu’elles ont reçu, c’est-à-dire beau­coup (sécu­ri­té des biens et des per­sonnes, sys­tème de san­té, sys­tème édu­ca­tif, etc.). Enfin et concer­nant le per­son­nel poli­tique, son « rapa­trie­ment » et le fait de refaire coïn­ci­der les man­dats natio­naux avec la conduite effec­tive des poli­tiques, est le seul moyen de rendre à nou­veau pos­sible l’exer­cice d’un contrôle démo­cra­tique normal.

Cela est-il pos­sible ? Le moins que l’on puisse dire est que pour l’heure, on n’en prend pas le che­min. À l’in­verse et jour après jour, en même temps que l’on « dépasse » les nations et que l’on détruit l’É­tat, c’est la démo­cra­tie qu’on abolit.

Cora­lie Delaume.

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/04/20/31003–20180420ARTFIG00185-la-secession-des-elites-ou-comment-la-democratie-est-en-train-d-etre-abolie-par-coralie-delaume.php


Mon com­men­taire :

Comme tout être vivant, un corps social qui n’a plus de défenses immu­ni­taires est voué à dis­pa­raître. En deve­nant des CITOYENS CONSTITUANTS, les élec­teurs, enfants impo­tents, se trans­forment en « glo­bules blancs », sol­dats actifs et résis­tants, contre les enne­mis du pays, agents de l’é­tran­ger et autres dangers.

Si nous deve­nons des mil­lions à avoir appris à consti­tuer (et à enfin VOULOIR consti­tuer), en prio­ri­té, rien ne nous arrê­te­ra, ça adviendra.

Ce qui nous manque, et qui entre­tient éter­nel­le­ment notre fai­blesse, c’est notre dis­per­sion sur les innom­brables consé­quences de notre impuis­sance poli­tique. Les ate­liers consti­tuants nous FOCALISENT SUR L’ESSENTIEL, SUR UNE CAUSE COMMUNE : CELLE DE NOTRE IMPUISSANCE POLITIQUE, NOTRE DÉMISSION DU PROCESSUS CONSTITUANT.

Et les enne­mis du peuple savent bien qu’il est hau­te­ment stra­té­gique de divi­ser pour régner. Et tous les sujets légis­la­tifs sont par­faits pour nous conduire à nous entre-déchi­rer. À nous de les repé­rer et de les éviter.

À vous de déci­der, libre­ment, de votre rôle per­son­nel dans la sur­vie de votre Cité.

Mer­ci pour tous vos gen­tils mes­sages, vous me don­nez ma force.
Mais n’ou­bliez pas d’ap­prendre à consti­tuer 🙂 Vous ne pou­vez pas mieux m’ai­der qu’en deve­nant, vous aus­si, constituant.

Bien ami­ca­le­ment.

Étienne.

PS : n’ou­bliez pas d’es­sayer l’ou­til for­mi­dable que Tris­tan Matrixien nous a pro­gram­mé pour orga­ni­ser nos ate­liers, c’est une mer­veille : http://​jecris​la​cons​ti​tu​tion​.fr/

PPS : [Ne ratez pas ça] J’a­vais publié en 2011 un cha­pitre for­mi­dable du livre impor­tant de Chris­to­pher Lasch dont parle Cora­lie : « L’ART PERDU DE LA CONTROVERSE » :

Chavez défend son peuple contre les banques ! ce qui me fait penser au populisme défendu par Christopher LASCH

http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​1​/​0​2​/​0​7​/​1​1​5​-​c​h​a​v​e​z​-​d​e​f​e​n​d​-​s​o​n​-​p​e​u​p​l​e​-​c​o​n​t​r​e​-​l​e​s​-​b​a​n​q​ues

PPPS : « Il convient de dis­so­cier les idées, avant et afin d’associer les cœurs. »
Jean Gre­nier, Essai sur l’es­prit d’or­tho­doxie (1938). [For­mi­dable réflexion contre l’es­prit de parti.]


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15 Commentaires

  1. Citoyen Constituant

    « Mer­ci pour tous vos gen­tils mes­sages, vous me don­nez ma force. »
    Ceci est un gen­til message. 😀

    https://​www​.face​book​.com/​m​o​n​n​a​i​e​p​l​e​i​n​e​/​v​i​d​e​o​s​/​1​9​5​8​4​6​2​1​5​1​1​3​6​9​02/
    Allez à 1:29:58 (-1:11:48 en néga­tif), c’est peut-être un moment que vous n’a­vez pas vu, bien que vous ne soyez sans doute pas loin de là, on y voit Gérard Fou­cher réagir aux inter­ven­tions des par­ti­sans du non qui venaient de s’ex­pri­mer, notam­ment à celle d’un ancien direc­teur de banque cen­trale ; ), je ne sais pas vous mais moi ça m’a fait bien rire. 😀

    Réponse
    • joss

      Hal­lu­ci­nantes les inter­ven­tions des par­ti­sans du non !!!
      Pour cer­tains, de la naï­ve­té et d’autres de la mau­vaise foi…

      Ca bouge aus­si en Ita­lie et les idées révo­lu­tion­naires sont très similaires 😉
      Exemple :
      https://​you​tu​.be/​A​1​_​7​8​a​v​K​ZZI
      ils parlent même de la prise du pou­voir moné­taire par les citoyens à la min. 28:10 (bon, c’est en ita­lien…). En Ita­lie, la banque natio­nale doit s’en­det­ter auprès des banques pri­vées depuis 1981 (contrai­re­ment à la France depuis 1973); la même musique sonne à tra­vers l’UE.
      Des citoyens de par le monde ont très bien com­pris com­ment fonc­tionne le sys­tème actuel et cherche des solu­tions pour sor­tir de cette aliénation.

      Réponse
  2. BA

    Les banques euro­péennes ont dans leurs livres 900 mil­liards d’eu­ros de créances irrécouvrables.

    Vous avez bien lu : 900 mil­liards d’euros.

    Depuis des mois, la Banque cen­trale euro­péenne essayait d’im­po­ser des nou­velles règles plus sévères pour les nou­velles créances pourries.

    Fina­le­ment, la BCE va renon­cer à impo­ser ces nou­velles règles.

    Les 900 mil­liards d’eu­ros de créances irré­cou­vrables vont pou­voir conti­nuer à grossir.

    A la pro­chaine crise finan­cière, le feu d’ar­ti­fice sera grandiose.

    La BCE envi­sage d’as­sou­plir sa posi­tion sur le stock de créances douteuses.

    https://​www​.lese​chos​.fr/​f​i​n​a​n​c​e​-​m​a​r​c​h​e​s​/​b​a​n​q​u​e​-​a​s​s​u​r​a​n​c​e​s​/​0​3​0​1​6​0​4​6​2​1​7​2​1​-​l​a​-​b​c​e​-​e​n​v​i​s​a​g​e​-​d​a​s​s​o​u​p​l​i​r​-​s​a​-​p​o​s​i​t​i​o​n​-​s​u​r​-​l​e​-​s​t​o​c​k​-​d​e​-​c​r​e​a​n​c​e​s​-​d​o​u​t​e​u​s​e​s​-​2​1​7​1​5​2​4​.​php

    Réponse
  3. alexis

    Salut Etienne, je t’ai enten­du à plu­sieurs reprises dire que tu arri­vais à convaincre des per­sonnes de la nécés­si­té du tirage au sort en 30 minutes au hasard d’une ren­contre… per­son­nel­le­ment après plu­sieurs dizaines d’es­sais le résul­tat est tou­jours négatif.
    Si tu as des argu­ments clés, faciles à trans­mettre cela pour­rait être utile afin de faci­li­ter l’ex­pan­sion des gen­tils virus. Mer­ci d’avance.

    Réponse
    • etienne

      C’est plu­tôt la néces­si­té d’é­crire nous-mêmes la consti­tu­tion que je défends avec des incon­nus, ou la néces­si­té de don­ner à la seule puis­sance publique (natio­nale et locale) le pou­voir de créer la mon­naie (et donc de faire dis­pa­raître le chô­mage).

      Le tirage au sort, je l’a­borde plus sou­vent avec des gens qui ont déjà com­men­cé à se poli­ti­ser ; il faut plus de temps : au moins 10 minutes pour l’ex­pli­quer sans que cette pro­cé­dure éton­nante soit dis­cré­di­tée, mais expli­quer ce n’est pas encore convaincre : sur la pro­cé­dure de dési­gna­tion des repré­sen­tants, il faut plus de temps pour se dés­in­toxi­quer de l’i­dée reçue « élection=démocratie ». Pour l’ar­gu­men­taire (canon) contre l’é­lec­tion et pour le tirage au sort, je te ren­voie à mon docu­ment « Le néces­saire pro­cès de l’é­lec­tion », qui est deve­nu le petit livre « Nous ne sommes pas en démo­cra­tie ». Si tu connais bien cet argu­men­taire, à mon avis, per­sonne ne peut te contre­dire. Et les graines que tu as semées ger­me­ront plus tard (dans la tête de tes inter­lo­cu­teurs), toutes seules 🙂 Ne t’in­quiète pas : on n’a jamais vu une graine ger­mer tout de suite après l’a­voir plan­tée, c’est nor­mal que tes inter­lo­cu­teurs ne deviennent pas des mili­tants tout de suite 🙂

      Étienne.

      Réponse
  4. Berbère

    l’eu­tha­na­sie ou l’E­tat nazi…?
    « Nou­vel Ordre Mon­dial » qui s’annonce…
    https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​_​d​G​8​h​S​d​6​Bek

    Oxy­gène : L’euthanasie sans tabou
    34è min.
    les malades qui n’au­ront plus les moyens d’as­su­rer leur survie…seront ame­né à devoir « choi­sir » et non à dis­po­ser de la « liber­té de choix »…qu’ils sont de trop, car ils seront deve­nu des poids dans une socié­té où l’hu­main dis­pa­raît au nom de la rentabilité…
    https://​you​tu​.be/​c​t​J​h​q​K​l​a​SYg
    (Le pro­fes­seur Joyeux a écrit une lettre sur le sujet)

    Réponse
  5. Berbère

    SOLEIL VERT
    En 2022, les hommes ont epui­sé les res­sources natu­relles. Seul le soleil vert, sorte de pas­tille, par­vient à nour­rir une popu­la­tion misé­reuse qui ne sait pas com­ment créer de tels ali­ments. Omni­pré­sente et ter­ri­ble­ment répres­sive, la police assure l’ordre. Accom­pa­gné de son fidèle ami, un poli­cier va décou­vrir, au péril de sa vie, l’ef­froyable réa­li­té de cette socié­té inhumaine.
    http://​www​.allo​cine​.fr/​f​i​l​m​/​f​i​c​h​e​f​i​l​m​_​g​e​n​_​c​f​i​l​m​=​3​0​0​.​h​tml

    Si vous avez des parents malades, res­tez vigi­lant et choi­sis­sez bien l’hos­pi­tal à qui vous les confierez…car si ce que le Dr Delé­pine dit est vrai …alors l’i­dée du sinistre atta­li est déjà opérationnelle…euthanasie à 60 ans…(pour les pauvres, pas pour la grande bour­geoi­sie, dont les socio­logues nous ont dépeint le mépris (guerre) de classe. Nous empoi­son­ner pour nous soi­gner pour ensuite nous euthanasier…après nous avoir uti­li­sé comme des ustensiles…des jouets cassés

    Réponse
  6. MartinV
  7. Berbère

    c’est nou­veau, ça vient de sortir…
    l’U.M.S. Viséo
    Iris France
    Construc­teur d’U­ni­tés Mobiles de Sur­veillance avec Vidéos 360°
    Loca­tion et Vente
    https://​www​.iris​france​.eu/

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[Éducation populaire – Démocratie – TIRAGE AU SORT] Prochaine soutenance de thèse de notre cher Dimitri Courant, intitulée « Le nouvel esprit du tirage au sort. Principes démocratiques et représentation politique des mini-publics délibératifs »

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Voilà un événement qui va certainement être passionnant et surtout important : la soutenance de thèse de notre cher Dimitri Courant, intitulée "Le nouvel esprit du tirage au sort. Principes démocratiques et représentation politique des mini-publics délibératifs"...