[ROBOTS TUEURS] Big Brother n’aura bientôt plus besoin de snipers, si nous n’apprenons pas (très vite) à limiter nous-mêmes ses pouvoirs. Lisez Grégoire Chamayou : Théorie du drone !

22/11/2017 | 10 commentaires

Les ateliers constituants populaires (quotidiens et contagieux) ne sont pas « théoriques » : ils sont une réaction sociale de survie, pragmatique et ultra-prioritaire

À lire absolument : 

Théorie du drone, par Grégoire Chamayou

https://​lafa​brique​.atheles​.org/​l​i​v​r​e​s​/​t​h​e​o​r​i​e​d​u​d​r​o​ne/
Nom­breux extraits dans ma page ‘Pré­cieuses pépites’ (cher­chez ‘Cha­mayou’) :

« Les grandes conquêtes impé­riales qui furent les nôtres à l’autre bout de la terre parce que nous pos­sé­dions la mitrailleuse Maxim et, qu’en face, ils n’avaient que des sagaies, nous revien­dront en mémoire à la vue de ces nou­veaux exploits, où le sang ne cou­le­ra plus, ou du moins plus de notre côté, car nous aurons les groupes télé­chi­riques [machines com­man­dées à dis­tance], alors qu’eux, les pauvres, n’auront que du napalm et du gaz mou­tarde à leur opposer. »
Ano­nyme, 14 mai 1964, cité par Gré­goire Cha­mayou dans « Théo­rie du drone », p 39.

Les res­sorts dif­fé­ren­tiels de l’indignation morale ont leurs mys­tères. Tan­dis que la chasse vir­tuelle aux ani­maux sus­ci­tait un scan­dale à peu près uni­ver­sel, la chasse à l’homme télé­com­man­dée pou­vait, à la même époque, prendre tran­quille­ment son essor, dans des formes simi­laires, sans que per­sonne, par­mi ces mêmes acteurs, n’y trou­vât rien à redire.
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 49.

Une guerre qui requiert de notre part une chasse à l’homme internationale.
George W. Bush, 14 février 2003, cité par Gré­goire Cha­mayou dans « Théo­rie du drone », p 49.

En 2001, Donald Rum­sfeld s’était convain­cu que « les tech­niques uti­li­sées par les Israé­liens contre les Pales­ti­niens pou­vaient tout sim­ple­ment être déployées à grande échelle ». Il pen­sait sur­tout aux pro­grammes d’ « assas­si­nats ciblés » dont l’État d’Israël venait de recon­naître offi­ciel­le­ment l’existence. Les ter­ri­toires occu­pés étant deve­nus, comme l’explique Eyal Weiz­man, « le plus grand labo­ra­toire du monde pour les tha­na­to­tac­tiques aéro­por­tées », il n’était pas éton­nant que celles-ci soient exportées.

Mais il res­tait un pro­blème : « com­ment orga­ni­ser le dépar­te­ment de la Défense pour les chasses à l’homme ? À l’évidence, confiait Rum­sfeld en 2002, nous ne sommes pas bien orga­ni­sés pour cela à l’heure actuelle. » L’appareil mili­taire états-unien n’était pas prêt, au début des années 2000, a assu­rer effi­ca­ce­ment à l’échelle mon­diale des mis­sions habi­tuel­le­ment dévo­lues à la police dans l’espace domes­tique : l’identification, la traque, la loca­li­sa­tion et la cap­ture ─ mais plu­tôt dans les faits, l’élimination phy­sique ─ d’individus suspects.
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 50.

 
Quoi qu’il en soit, il fal­lut s’attacher à défi­nir et impo­ser une nou­velle doc­trine stra­té­gique. Des cher­cheurs tra­vaillèrent à énon­cer les « prin­cipes théo­riques de la chasse à l’homme » des­ti­nés à ser­vir de cadre à ces opé­ra­tions. George A. Craw­ford les résu­ma dans un rap­port publié en 2009 […] Ce texte, qui se pro­po­sait de « faire de la chasse à l’homme un des fon­de­ments de la stra­té­gie état­su­nienne », en appe­lait notam­ment à créer une « agence natio­nale de la chasse à l’homme », ins­tru­ment indis­pen­sable pour « bâtir une force de chasse à l’homme du futur ».
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 51.

David Rohde, jour­na­liste au New York Times kid­nap­pé en 2008 et déte­nu au Wazi­ris­tan pen­dant sept mois, fut l’un des pre­miers occi­den­taux à décrire les effets que cette sur­veillance létale per­sis­tante pro­duit sur les popu­la­tions qui la subissent. Évo­quant un « enfer sur terre », il ajoute : « les drones étaient ter­ri­fiants. Depuis le sol, il est impos­sible de déter­mi­ner qui ou quoi ils sont en train de tra­quer pen­dant qu’ils décrivent des cercles au-des­sus de votre tête. Le bour­don­ne­ment loin­tain du moteur sonne comme le rap­pel constant d’une mort immi­nente. […] Tout le monde a peur tout le temps. »
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 67.

« C’est le plus étrange des rituels bureau­cra­tiques : toutes les semaines, plus d’une cen­taine de membres du ten­ta­cu­laire appa­reil de sécu­ri­té natio­nale se réunissent par télé­con­fé­rence sécu­ri­sée pour dis­ser­ter des bio­gra­phies de ter­ro­ristes pré­su­més et dési­gner au pré­sident ceux qui doivent être les pro­chains à mou­rir. » Cette réunion heb­do­ma­daire a été sur­nom­mée, à Washing­ton, le « mar­di de la ter­reur ». Une fois éta­blie, la liste des nomi­nés part à la Mai­son blanche, où le pré­sident [Oba­ma] approuve per­son­nel­le­ment, de façon orale, chaque nom. La « kill list » ayant ain­si été vali­dée, les drones se chargent du reste.

Les cri­tères per­ti­nents, pour l’établissement de ces listes de condam­nés à mort sans pro­cès, demeurent incon­nus. L’administration se refuse à toute pré­ci­sion en la matière.
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 69.

 
Avec le concept de « guerre glo­bale contre la ter­reur », la vio­lence armée a per­du ses bornes tra­di­tion­nelles : indé­fi­nie dans le temps, elle l’est aus­si dans l’espace. Le monde entier, dit-on, est un champ de bataille. Mais il serait plus exact de dire un ter­rain de chasse. Car si le rayon de la vio­lence armée se glo­ba­lise, c’est au nom des impé­ra­tifs de la traque.
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 79.

Comme le rap­pellent les théo­ri­ciens de la chasse à l’homme, « les fron­tières sou­ve­raines comptent par­mi les meilleurs alliés » qu’un fugi­tif puisse avoir.

La Com­mon Law anglaise auto­ri­sait autre­fois, dans les cam­pagnes, à « mener la chasse aux bêtes de proie nui­sibles, tels les renards et les putois, jusque sur la pro­prié­té d’autrui ; parce que détruire de telles créa­tures était répu­té d’intérêt public ». C’est ce genre de droit que vou­draient aujourd’hui s’arroger les États-Unis, pour des proies humaines, à l’échelle du monde. Il faut, résu­mait Paul Wol­fo­witz, « leur dénier tout sanctuaire ».

Ce qui se des­sine, c’est un pou­voir inva­sif se fon­dant moins sur une notion de droit de conquête que de droit de pour­suite. Un droit d’intrusion et d’empiètement uni­ver­sel qui auto­ri­se­rait à cou­rir sus à la proie par­tout où elle se réfugie […]

En deve­nant stra­to­sphé­rique, le pou­voir impé­rial modi­fie son rap­port à l’espace. Il s’agit moins d’occuper un ter­ri­toire que de le contrô­ler par le haut en s’assurant la maî­trise des airs. Eyal Weiz­man explique en ces termes tout un pan de la stra­té­gie israé­lienne contem­po­raine, qu’il décrit comme une « poli­tique de la ver­ti­ca­li­té ». Dans ce modèle, « tech­no­lo­gie plu­tôt qu’occupation », il s’agit de « main­te­nir la domi­na­tion sur des zones éva­cuées par d’autres moyens que le contrôle ter­ri­to­rial ». À cette ver­ti­ca­li­sa­tion du pou­voir cor­res­pond une forme d’autorité hors-sol, où tout, chaque indi­vi­du, chaque mai­son, chaque rue, « même le plus petit évé­ne­ment sur le ter­rain peut être sur­veillé, sou­mis à des mesures de police ou détruit depuis le ciel.
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 80.

Lorsqu’elle est éta­blie, le but immé­diat d’une « kill box » [zone des­si­née sur une carte géo­gra­phique] est d’autoriser les forces aériennes à conduire des opé­ra­tions contre des cibles de sur­face sans autre coor­di­na­tion avec le com­man­de­ment. […] chaque cube devient alors une « zone auto­nome d’opération » pour les uni­tés com­bat­tantes qui en ont la charge. En clair, dans un cube don­né, feu à volon­té. Une « kill box » est une zone de tue­rie temporaire.
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 83. 

 
Il s’agit en fait de nano-drones, des robots insectes auto­nomes capables de marau­der en essaim et de « navi­guer dans des espaces de plus en plus confi­nés ». Grâce à des engins de ce type, la vio­lence armée pour­rait s’exercer dans de tout petits espaces, dans des micro-cubes de mort. Plu­tôt que de détruire tout un immeuble pour éli­mi­ner un indi­vi­du, minia­tu­ri­ser l’arme, pas­ser dans les embra­sures et confi­ner l’impact de l’explosion télé­com­man­dée à une seule pièce, voire à un seul corps. Votre chambre ou votre bureau deviennent une zone de guerre. […]

En redé­fi­nis­sant la notion de zone de conflit armé comme un lieu mobile rat­ta­ché à la per­sonne de l’ennemi, on en arrive à reven­di­quer, sous cou­vert de droit des conflits armés, l’équivalent d’un droit à l’exécution extra­ju­di­ciaire éten­du au monde entier, même en zone de paix, contre tout sus­pect, hors pro­cé­dure, y com­pris contre ses propres citoyens.
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 85–87.

La guerre de gué­rilla a tou­jours posé pro­blème à des grandes puis­sances régu­liè­re­ment empê­trées dans des conflits asy­mé­triques. […] Le drone appa­raît comme la réponse tar­dive à ce pro­blème his­to­rique : il retourne contre la gué­rilla, mais sous une forme radi­ca­le­ment abso­lu­ti­sée, son vieux prin­cipe : pri­ver l’ennemi d’ennemi. Un par­ti­san confron­té à une armée de drones ne dis­pose plus d’aucune cible à attaquer.
Gré­goire Cha­mayou, « Théo­rie du drone », p 93. 

Si vous faites quelque chose pen­dant suf­fi­sam­ment long­temps, le monde fini­ra par l’accepter. […] Le droit inter­na­tio­nal pro­gresse par des vio­la­tions. Nous avons inven­té la thèse de l’assassinat ciblé et il nous a fal­lu l’imposer.
Daniel Reis­ner, ancien direc­teur du dépar­te­ment juri­dique de l’armée israé­lienne, cité par Gré­goire Cha­mayou dans « Théo­rie du drone », p 231.


Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :

Catégorie(s) de l'article :

10 Commentaires

  1. Mickaël D.

    Bon­jour Etienne,

    Je me per­mets de quit­ter le silence et de pas­ser de simple spec­ta­teur à acteur (ce qui n’est pas mon habitude).

    Voi­ci plu­sieurs vidéos que je vous entends être dépi­té de ne pas com­prendre pour­quoi, (alors que vous arri­vez à convaincre rapi­de­ment quel­qu’un qui est, à la base, réti­cent à vos idées) l’i­dée du tirage au sort et de la reprise en main par nous-mêmes de la consti­tu­tion ne se pro­page pas plus vite, voir stagne à un cer­tain nombre de personnes.
    Après avoir appris beau­coup de chose de votre part, je vais ten­té d’ap­por­ter ma pierre à l’édifice.

    Comme vous l’a­vez com­pris et dit dans cer­taines vidéos, ça dépend du niveau de conscience de la per­sonne, mais être conscient du pro­blème ne suf­fit pas. C’est sur­tout le niveau de conscience géné­ral de la per­sonne qui importe si elle va inté­grer ou non l’i­dée dans sa vie.

    L’é­tude des niveaux de conscience est une « matière » très peu déve­lop­pé, voir inexis­tant en France. Pour­tant, elle est déter­mi­nante pour com­prendre le monde dans lequel on vit et com­ment il pour­rait évoluer.
    Un auteur comme Ken WILBER (phi­lo­sophe amé­ri­cain), énor­mé­ment publié dans le monde, peine à vendre en France.

    Pour faire simple, tout le monde sait à peu près que l’en­fant suit des niveaux de déve­lop­pe­ment qui font qu’un jour, vous ver­sez le liquide d’un petit verre dans un grand verre, il dira qu’il y a plus de liquide dans le grand verre. Puis un ou deux ans plus tard, vous refaites l’ex­pé­rience et il sau­ra que le grand verre contient la même pro­por­tion de liquide que le petit. Son niveau de conscience a évo­lué. C’est PIAGET qui a mis à jour ces « stades » de conscience. Sauf que l’on croit que ce déve­lop­pe­ment s’ar­rête magi­que­ment à 18 ans. Il n’en est rien et il est existe dif­fé­rents stades (ou niveaux) de conscience à l’âge adulte (je sim­pli­fie volon­tai­re­ment). Ces stades ont été repé­rés par beau­coup de cher­cheurs, mais Ken WILBER reste, le plus acces­sible. Il existe éga­le­ment la « Spi­rale Dyna­mique » de Don BECK, qui classe les sys­tèmes de valeur en fonc­tion du niveau de conscience (appe­lé « même »). C’est ce déve­lop­pe­ment que je vais prendre comme exemple pour expli­quer votre souci.

    Chaque même cor­res­pond à une cou­leur qui cor­res­pond à un sys­tème de valeur. Chaque humain suit la même évo­lu­tion en com­men­çant par beige, vio­let, rouge, bleu, orange, vert, jaune et tur­quoise (pour l’instant).

    Tou­jours pour faire simple, rouge cor­res­pond à la domi­na­tion par la force (je suis le plus fort donc j’ai rai­son, les sys­tèmes féo­daux par exemple), le bleu cor­res­pond à l’o­béis­sance au règle, à un dieu auto­ri­taire (les grandes reli­gions), ensuite orange cor­res­pond à l’es­prit ration­nel (la science comme auto­ri­té, le libé­ra­lisme, la démo­cra­tie), puis vient le vert qui, là où orange était ration­nel et donc lais­sait les émo­tions de côté, lui prend en compte les émo­tions, voir trop. Vert refuse éga­le­ment les hié­rar­chies (mul­ti­cul­tu­ra­lisme, décons­truc­ti­visme, fémi­nisme…). Jusque là, chaque même trouve que l’autre même est un con.

    Puis, on passe au niveau supé­rieur (appe­lé deuxième palier) avec le même jaune, là où les gens com­mencent à se prendre en main, com­prennent qu’ils sont arri­vés là parce qu’ils sont pas­sés par tous les stades pré­cé­dents, com­prennent qu’il existe des hié­rar­chies natu­relles (contraire des hié­rar­chies auto­ri­taires), voient la vie plus de façon sys­té­mique. Je passe sur tur­quoise qui n’a pas grand inté­rêt pour notre démonstration.

    Le tirage au sort, comme la prise en main de la consti­tu­tion par le peuple est une idée plu­tôt jaune et, comme le dit un dis­ciple de WILBER, cela ne peut mar­cher que si la majo­ri­té de la popu­la­tion à un niveau de conscience jaune.

    Or, le compte n’y est pas. Dans nos socié­té occi­den­tales, 70% se situe entre bleu et orange, 20% est vert et seule­ment 1% est jaune (et encore, je pense que c’est très opti­miste). Faites le compte, le reste est en des­sous de bleu.

    Donc si 1 % veulent deve­nir indé­pen­dants, se gérer sans repré­sen­tants élus, sans chefs, ça n’est pas le cas de 99% de la popu­la­tion. Et même si jaune arrive à convaincre vert, il faut que vert passe une majo­ri­té de ces valeurs à jaune, et contrai­re­ment à ce que pense Michel ONFRAY, quand il juge la vali­di­té d’un phi­lo­sophe sur son vécu et non sur ses écrits, la pen­sée pré­cède tou­jours les actes, il faut tou­jours un cer­tain temps pour que la pen­sée passe en action (faire le deuil de son ancien sys­tème). Tout ça prend énor­mé­ment de temps, pour une per­sonne iso­lée, ça peut aller plus vite, mais pour une popu­la­tion, on parle en géné­ra­tion (et encore, au plus on monte en même, au plus ça va vite). Et si vous vou­lez convaincre orange ou bleu, ils seront de toute façon obli­gés de pas­ser par les autres stades avant d’ar­ri­ver à jaune (de toute façon, ce sont les per­sonnes qui ne veulent même pas en entendre parler).

    Ca peut paraître déses­pé­rant, mais c’est un fait.

    Et donc quand vous par­lez de la cause des causes, il y a éga­le­ment la cause de la cause des causes, c’est-à-dire le niveau de conscience général.

    Pour ceux que ça inté­resse, je mets le lien d’ « Un entre­tien avec Ken WILBER » qui parle de la spi­rale de BECK (et qui en parle lar­ge­ment mieux que moi).
    http://​www​.human​-side​.com/​w​i​l​b​e​r​/​I​n​t​e​r​v​i​e​w​S​h​a​m​b​1​.​htm

    Ensuite, il y a le livre  » La spi­rale dyna­mique » de Fabien et Patri­cia CHABREUIL (sinon, il y a de nom­breux sites qui en parle plu­tôt bien).

    Enfin, les livres de Ken WILBER tra­duits en fran­çais, avec « Une brève his­toire de tout » que je conseille for­te­ment, mais « Le livre de la vision inté­grale » est très bien aus­si pour commencer.

    Mickaël D.

    Réponse
    • Thierry Saladin

      Bon­jour Mickaël D,
      Très inté­res­sant, ce petit expo­sé sur les niveaux de conscience. Merci.
      Je com­mence à mieux com­prendre cer­taines choses, main­te­nant que je vous ai lu.
      Je vais creu­ser le sujet.
      Pour en reve­nir à la rédac­tion de la Consti­tu­tion par le peuple fran­çais, eh bien les riches n’ont qu’à se frot­ter les mains : le temps joue pour eux. Hélas.
      Cordialement.
      Thierry

      Réponse
  2. ève

    Tu m’fous la trouille avec tes trucs !
    Comme çà , ils vont pou­voir lever l’é­tat d’ur­gence , plus de débats sur le sujet , et sur bien d’autres !
    Démon­ter leurs programmes .…
    Ben bonne nuit , je ne vais pas pou­voir dor­mir moi

    Réponse
    • ève

      Eh bien sûr , s’ils auto­ma­tisent la bourse de Ber­lin , ils ont pro­ba­ble­ment pen­ser à une géné­ra­trice de secours en cas de panne .…..
      Une bonne rai­son pour le FN de cher­cher le pou­voir absolu …
      mais pas seule­ment eux !
      Je ne sais pas si une consti­tu­tion popu­laire chan­ge­rait les pro­jets de ces cin­glés , mais ne pas aban­don­ner , cha­cun à sa hauteur !
      Mer­ci pour ces infos capitales

      Réponse
  3. ève

    Au moins , nous savons à peu près où nous allons maintenant !
    Beau­coup de points d’in­hu­ma­ni­té nous sont visibles actuel­le­ment , nos jeunes n’en semblent pas conscients ou en deviennent des adeptes par sou­ci de moder­nisme pour tou­jours aus­si en faire par­tie ! Cette vie de pro­grammes va nous les avaler !
    L’ archaïsme va souf­frir encore plus , nos traces vont dis­pa­raitre , les sui­vants ne trou­ve­ront que de la tôle et des ondes !
    Dans 5000 ans , seuls qques livres de démo­cra­tie gar­dés dans une bibli du midi seront lus dans toutes les écoles de cette ère nouvelle !
    Un tra­vail de titan a four­ni ce monsieur !
    Mer­ci à lui infiniment !
    Bonne semaine

    Réponse
  4. gracia

    A Mickaël D.

    Expo­sé inté­res­sant mais quels sont les niveaux de conscience dans des situa­tions d’ur­gence par rap­port à une situa­tion de normalité.
    Le jaune est-il tou­jours au plus bas ?
    Ce sont des théo­ries qui ne prennent pas en compte l’His­toire MAIS l’Humain.
    Il faut regar­der pour cela les évé­ne­ments sur un très long terme et croire que « l’im­pos­sible » est irréa­li­sable n’est pas un fait qui se véri­fie dans l’histoire.
    Tout est chan­ge­ment sur le plan his­to­rique. Du cli­mat, à l’économie,en pas­sant par les crises éner­gé­tiques et j’en passe ont accou­ché de l’imprévu.
    La chute du com­mu­nisme n’a pas atten­du que la popu­la­tion soit « jaune » ou verte ..mais la réa­li­té d’un régime mori­bond et « rouillé » de l’in­té­rieur. On ne peut sépa­rer l’Etre humain et l’His­toire. Ce sont 2 élé­ments qui s’interpénètrent à chaque instant..

    Réponse

Laisser un commentaire

Derniers articles