Bruno Parmentier : Nourrir l’humanité ? [Thinkerview, EN DIRECT]

29/09/2017 | 20 commentaires

Ce type est pas­sion­nant, et c’est maintenant 🙂

Mer­ci Thinkerview 🙂

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20 Commentaires

  1. etienne

    [vidéo] BRUNO PARMENTIER – « NOURRIR L’HUMANITÉ DU XXIE SIÈCLE SUR UNE PLANÈTE AUX RESSOURCES DÉCLINANTES »

    https://​webtv​.univ​-nantes​.fr/​f​i​c​h​e​/​5​8​8​6​/​b​r​u​n​o​-​p​a​r​m​e​n​t​i​e​r​-​n​o​u​r​r​i​r​-​l​-​h​u​m​a​n​i​t​e​-​d​u​-​x​x​i​e​-​s​i​e​c​l​e​-​s​u​r​-​u​n​e​-​p​l​a​n​e​t​e​-​a​u​x​-​r​e​s​s​o​u​r​c​e​s​-​d​e​c​l​i​n​a​n​tes

    RÉSUMÉ DE LA VIDÉO :

    Les pro­grès de l’a­gri­cul­ture ont été consi­dé­rables depuis 50 ans (quan­ti­té, qua­li­té, prix, etc). Mais la déré­gu­la­tion pro­voque des sou­bre­sauts dif­fi­ci­le­ment com­pa­tibles avec le déve­lop­pe­ment de l’a­gri­cul­ture. Et la « révo­lu­tion verte » ne tient plus ses promesses :

    1 mil­liard de per­sonnes ne mangent pas à leur faim, 1 autre mil­liard mangent mal, et la paix du monde dépend main­te­nant for­te­ment du moindre inci­dent cli­ma­tique dans les zones céréa­lières lequel pro­voque des pénu­ries puis­qu’on n’a plus assez de stocks dis­po­nibles (émeutes de la faim en 2007, prin­temps arabe en 2011).

    L’aug­men­ta­tion de la popu­la­tion mon­diale oblige à main­te­nir un fort rythme de crois­sance de la production.

    De nom­breuses per­sonnes changent de régime ali­men­taire, et se mettent à man­ger de la viande ou boire du lait, ce qui occa­sionne une nou­velle ponc­tion sur les res­sources de la planète.

    On gâche le tiers de la nour­ri­ture pro­duite dans le monde, et on uti­lise des terres agri­coles pour pro­duire de l’éner­gie et des matières pre­mières à usage industriel.

    Il va fal­loir aug­men­ter de 70 % la pro­duc­tion agri­cole mon­diale, et la tri­pler en Afrique.

    Nous allons devoir assu­mer les consé­quences de nos incon­sé­quences : le réchauf­fe­ment cli­ma­tique va chas­ser de très nom­breux agri­cul­teurs de leurs terres, et rendre plus com­pli­quée l’a­gri­cul­ture pour beau­coup d’autres. Les épi­dé­mies vont de mul­ti­plier au XXIe siècle. La baisse de la bio­di­ver­si­té repré­sente un dan­ger réel. Les terres s’épuisent.

    Si les solu­tions du XXe siècle ne marchent plus, Bru­no Par­men­tier nous pro­pose une ana­lyse argu­men­tée et des exemples de solu­tions dis­po­nibles pour répondre à ces enjeux fon­da­men­taux de déve­lop­pe­ment pour l’a­ve­nir de nos sociétés.

    Pré­sen­ta­tion de l’intervenant :

    Bru­no Par­men­tier est ancien direc­teur géné­ral de l’ESA (Ecole supé­rieure d’agriculture d’Angers). Il est l’au­teur du livre Nour­rir l’hu­ma­ni­té (Edi­tions La Décou­verte 2009, prix Ter­ra), de Man­ger tous et bien (Edi­tions du Seuil 2011) et de Faim zéro, en finir avec la faim dans le monde (Edi­tions La Décou­verte 2014) qui mettent l’accent sur les dif­fé­rents modes d’agricultures et sur nos pra­tiques alimentaires. 

    En savoir plus : http://​www​.nour​rir​-man​ger​.fr

    Les confé­rences de l’Université per­ma­nente de Nantes :

    L’Université de Nantes a confié à l’Université Per­ma­nente la mis­sion de per­mettre à tous de se culti­ver, d’apprendre en étant un pont entre l’établissement, ses ensei­gnants, ses cher­cheurs et tous les citoyens. Tout au long de l’année, l’Université per­ma­nente de Nantes orga­nise donc à Nantes, et dans toutes ses antennes (Por­nic, Saint-Bré­vin, Cha­teau­briant…), des cycles de confé­rence grand public ouverts à tous. Chaque année, près de 300 confé­rences sont orga­ni­sées cou­vrant un éven­tail très large de dis­ci­plines : lit­té­ra­ture, phi­lo­so­phie, socio­lo­gie, langues anciennes, his­toire, his­toire de l’art, ciné­ma et théâtre, géo­gra­phie, monde et ter­ri­toires, droit et socié­té, sciences, langues étrangères…

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  2. Benoit

    « HSBC, Qatar, Paname Papers, Gol­den Chain de Ben Laden, Ara­bie Saou­dite, Al-Nosra…
    La majo­ri­té n’a eu que de mots pour reje­ter un à un tous nos amen­de­ments contre le finan­ce­ment du ter­ro­risme inter­na­tio­nal : « Avis défavorable. »
    Retour sur l’a­près-midi de jeu­di qui a agi­té l’As­sem­blée nationale. »

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  3. BA

    Depuis mai 1974, les élec­teurs fran­çais votent tou­jours pour des hommes poli­tiques favo­rables à la construc­tion européenne.

    Pour­tant, quand nous com­pa­rons toutes les belles pro­messes des euro­péistes à ce que nous avons obte­nu dans le monde réel …

    … nous avons obte­nu exac­te­ment le contraire !

    En clair : nous avons obte­nu une régres­sion sociale historique.

    La ques­tion est donc :

    pour­quoi les élec­teurs fran­çais conti­nuent-ils à voter pour la construc­tion euro­péenne, alors que ces 43 années de construc­tion euro­péenne abou­tissent à une régres­sion sociale historique ?

    Cette ques­tion sera un mys­tère pour les his­to­riens du futur.

    C’est un suicide.

    C’est le sui­cide du peuple français.

    Jeu­di 28 sep­tembre 2017 :

    « Un raz-de-marée de la misère » : le pré­sident du Secours popu­laire par­ti­cu­liè­re­ment tou­ché par les retrai­tés qui demandent à manger.

    En marge de la mani­fes­ta­tion des retrai­tés contre la hausse de la CSG, Julien Lau­prêtre, pré­sident du Secours popu­laire, a témoi­gné jeu­di 28 sep­tembre sur fran­cein­fo du « drame » des per­sonnes âgées tou­chées par la pau­vre­té. Celui qui le touche « le plus ».

    « Le nombre de per­sonnes âgées qui viennent deman­der de l’aide au Secours popu­laire fran­çais est en aug­men­ta­tion crois­sante, a‑t-il détaillé. L’an­née der­nière, nous avons aidé trois mil­lions de per­sonnes en France et il y avait par­mi elles de nom­breux retrai­tés. C’est un raz-de-marée de la misère. »

    « C’est le drame qui me touche le plus, voir des retrai­tés qui ont tra­vaillé toute leur vie et qui viennent deman­der à man­ger au Secours popu­laire, c’est vrai­ment douloureux. »

    Julien Lau­prêtre a éga­le­ment poin­té « le drame de l’ac­cès aux soins » qui est « difficile ». 

    « Nous avons créé « les méde­cins du Secours popu­laire ». Nous avons pas­sé un par­te­na­riat avec l’Ordre natio­nal des méde­cins pour essayer de soi­gner les per­sonnes qui n’ont pas les moyens de le faire », a‑t-il expliqué. 

    http://​www​.fran​cet​vin​fo​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​r​e​t​r​a​i​t​e​/​u​n​-​r​a​z​-​d​e​-​m​a​r​e​e​-​d​e​-​l​a​-​m​i​s​e​r​e​-​l​e​-​p​r​e​s​i​d​e​n​t​-​d​u​-​s​e​c​o​u​r​s​-​p​o​p​u​l​a​i​r​e​-​p​a​r​t​i​c​u​l​i​e​r​e​m​e​n​t​-​t​o​u​c​h​e​-​p​a​r​-​l​e​s​-​r​e​t​r​a​i​t​e​s​-​q​u​i​-​d​e​m​a​n​d​e​n​t​-​a​-​m​a​n​g​e​r​_​2​3​9​3​2​3​6​.​h​tml

    Réponse
  4. ève

    Il me semble qu’ avoir un endroit pour pro­duire ses légumes et fruits est néces­saire à chaque famille ! Mais il fau­drait pour ça que la san­té soit accep­table , qu’on nous rende nos vraies graines et que l’hu­main devienne par­ta­geur ! C’est pas gagné !
    La concen­tra­tion des humains dans les zones urbaines est une fabrique de misère ! Les per­sonnes qui ont eu de bas salaires durant leur vie pro­fes­sion­nelle n’ont pas et n’au­ront pas une retraite suf­fi­sante ! Reste à faire recon­naitre l’u­ti­li­té d’un balayeur par rap­port à la secré­taire tapant sur un cla­vier pen­dant des heures ! Autre­ment dit , nive­ler par le haut l’im­por­tance de chaque poste ! C’est comme cela que je le vois , sans Macron ! Est-ce que je rêve ?

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  5. BA

    Lamarck avait tout pré­vu il y a 200 ans.

    Jean-Bap­tiste de Lamarck écri­vait ces phrases en 1820 :

    « L’homme par son égoïsme trop peu clair­voyant pour ses propres inté­rêts, par son pen­chant à jouir de tout ce qui est à sa dis­po­si­tion, en un mot, par son insou­ciance pour l’avenir et pour ses sem­blables, semble tra­vailler à l’anéantissement de ses moyens de conser­va­tion et à la des­truc­tion même de sa propre espèce. En détrui­sant par­tout les grands végé­taux qui pro­té­geaient le sol, pour des objets qui satis­font son avi­di­té du moment, il amène rapi­de­ment à la sté­ri­li­té ce sol qu’il habite, donne lieu au taris­se­ment des sources, en écarte les ani­maux qui y trou­vaient leur sub­sis­tance, et fait que de grandes par­ties du globe, autre­fois très fer­tiles et très peu­plées à tous égards, sont main­te­nant nues et sté­riles, inha­bi­tables et désertes. Négli­geant tou­jours les conseils de l’expérience, pour s’abandonner à ses pas­sions, il est per­pé­tuel­le­ment en guerre avec ses sem­blables, et les détruit de toutes parts et sous tous pré­textes : en sorte qu’on voit des popu­la­tions, autre­fois consi­dé­rables, s’appauvrir de plus en plus. On dirait que l’homme est des­ti­né à s’exterminer lui-même après avoir ren­du le globe inhabitable. »

    Jean-Bap­tiste de Lamarck, « Sys­tème ana­ly­tique des connais­sances posi­tives de l’Homme », pages 154 et 155.

    http://​www​.lamarck​.cnrs​.fr/​i​c​e​/​i​c​e​_​p​a​g​e​_​d​e​t​a​i​l​.​p​h​p​?​l​a​n​g​=​f​r​&​t​y​p​e​=​t​e​x​t​&​b​d​d​=​l​a​m​a​r​c​k​&​t​a​b​l​e​=​o​u​v​r​a​g​e​s​_​l​a​m​a​r​c​k​&​b​o​o​k​I​d​=​3​9​&​t​y​p​e​o​f​b​o​o​k​D​e​s​=​L​i​v​r​e​s​&​p​a​g​e​O​r​d​e​r​=​1​5​5​&​f​a​c​s​i​m​i​l​e​=​o​f​f​&​s​e​a​r​c​h​=no

    Tout est dit.

    Rien à ajouter.

    Réponse
    • ève

      J’a­joute cepen­dant , que nous devons mettre en évi­dence aus­si le fait que cer­tains hommes sont nés pour détruire , d’autres pour construire !
      C’é­tait sans comp­ter avec l’homme venu d’ailleurs !
      Pierre Rha­bi , ingé­nieur agro­nome , phi­lo­sophe de renom , créa­teur éga­le­ment d’un modèle d’a­gri­cul­ture fer­ti­li­sa­trice des sols abimés !

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      • majax

        L’es­sen­tia­lisme est par­fois un peu dangereux ! 🙂

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        • ève

          Oui , mais moins que le moder­nisme à tous les prix !
          Cher­cher com­ment le rendre moins « dan­ge­reux « .…. voir dans la magie peut-être ?

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    • ève

      On a aus­si ceux qui oeuvrent silen­cieu­se­ment der­rière les fron­tières des autres en sachant que ce qu’ils font va cau­ser bien des dégâts chez leurs frères humains .…… ceci c’est lors­qu’il ne sentent plus le poids de leur couronne !
      La bar­ba­rie devrait nor­ma­le­ment s’a­moin­drir avec une édu­ca­tion adap­tée pour tous , mais là aus­si , la sélec­tion s’or­ga­nise de façon à rem­pla­cer les tenants du sys­tème com­plè­te­ment sépa­rés et éloi­gnés des milieux vitaux dans les­quels nous devons évo­luer sans détruire ! Ça veut dire , abattre un arbre mort pour en faire du bois de chauffe , mais replan­ter der­rière , et ne pas se conten­ter de juste se ser­vir et dire mer­ci la nature !
      Au lieu de faire des plans sur la comète , il serait pré­fé­rable d’é­tu­dier le fonc­tion­ne­ment de tout ce qui vit , com­ment s’en ser­vir sans abi­mer , et lui rendre ce don en connaissance !

      Réponse
  6. Benoit


    Points posi­tifs et cri­tiques autour du Réfé­ren­dum d’I­ni­tia­tive Citoyenne aux États-Unis.

    Andreas Auer est Pro­fes­seur de droit public à l’u­ni­ver­si­té de Zurich et direc­teur fon­da­teur du Centre d’é­tude et de docu­men­ta­tion sur la démo­cra­tie directe (c2d) créé à Genève en 1993.

    Extrait de « Le réfé­ren­dum et l’i­ni­tia­tive popu­laires aux États-Unis 12 » http://www.college-de-france.fr/site/pierre-rosanvallon/seminar-2014–03-19–10h00.htm

    Retrans­crip­tion :
    « Les pères fon­da­teurs n’é­taient pas des démo­crates. La démo­cra­tie c’est pas ce qui les inté­res­sait le plus. C’é­tait plu­tôt la sépa­ra­tion des pou­voirs, checks and balances et le fédé­ra­lisme. Et ils en avaient même une hor­reur de poser des ques­tions au peuple. Les élec­tions même étaient très sus­pectes pour [Hamil­ton et Madi­son?] pour les auteurs [de la consti­tu­tion]. Au niveau fédé­ral, encore aujourd’­hui (comme en Alle­magne d’ailleurs) aucun élé­ment de démo­cra­tie directe ne sub­siste au niveau des pays membres des états membres des enti­tés qui com­posent cet état fédé­ral. Les 50 états amé­ri­cains, c’est à ce niveau que les ins­ti­tu­tions de démo­cra­tie directe existent. Et puis au niveau local encore davan­tage, au niveau des « Coun­ties », au niveau des villes. 

    « Qu’est ce que vous pen­sez de la démo­cra­tie directe ? » « Est-ce qu’il fau­drait la sup­pri­mer ? Est-ce qu’il fau­drait en finir ou est-ce qu’il fau­drait la déve­lop­per ? », 70% des gens trouvent que c’est une bonne chose. C’est ce que j’ap­pe­lais tout à l’heure l’i­déo­lo­gie démo­cra­tique. L’i­déo­lo­gie démo­cra­tique est très forte aux états unis dans les gens, dans le peuple. Par­mi les gens qui la pra­tiquent mais dans l’é­lite, par­mi les poli­tiques, au sein des uni­ver­si­tés, par­mi les juristes ou les poli­to­logues à l’u­nis­son, tout le monde s’en­tend pour dire que la démo­cra­tie directe c’est pas bien. 

    Ensuite com­mence la phase de récolte des signa­tures. Donc on com­mence à récol­ter des signa­tures selon les états à nou­veau ça varie entre 3% et 10% envi­ron des élec­teurs qui ont par­ti­ci­pé. Dans un cer­tain délai. Dans la plu­part des états y a des délais qui sont fixés et les délais sont assez courts aux etats unis. En Cali­for­nie c’est 3 mois. C’est pas long donc il faut vrai­ment mettre le paquet. C’est pour ça que dans cette phase de récolte de signa­tures vous n’ar­ri­ve­rez pas avec une poi­gnée de mili­tants à récol­ter 600 000, 800 000 signa­tures dans le délai pres­crit. Donc vous vous adres­sez à des spé­cia­listes, à des entre­prises qui vous récoltent les signa­tures sur n’im­porte quoi pour­vu que vous payez ; ça coûte envi­ron trois dol­lars la signa­ture et c’est comme ça donc il faut 2 mil­lions 3 mil­lions [de dol­lars] aux états unis rien que pour le phase de récolte de signa­tures, autre­ment c’est pra­ti­que­ment pas pos­sible. Même si vous avez une bonne orga­ni­sa­tion très puis­sante. Aller récol­ter des signa­tures dans la rue… vous ne savez même pas si l’é­lec­teur qui s’ap­prête à signer est enre­gis­tré. Donc il y a beau­coup de gens qui ne s’en­re­gistrent pas. Et donc tout ça c’est dans les mains des pro­fes­sion­nels. Il y a une « inia­tive indus­try », un com­merce mené, un com­merce d’in­dus­trie d’i­ni­tia­tive popu­laire qui est pra­ti­qué par des entre­prises qui se sont spé­cia­li­sées. « Vous vou­lez faire une ini­tia­tive ? Venez chez nous on vous récolte les signa­tures dans les délais qu’il faut. 

    Une ini­tia­tive, une loi qui a été approu­vée par le peuple ne peut pas être remise en cause par le par­le­ment de cet état. Donc il jouit d’une pro­tec­tion accrue. Vous avez deux lois en quelque sorte : la loi pro­po­sée par le par­le­ment et votée par le par­le­ment ; le par­le­ment peut reve­nir là-des­sus, peut la chan­ger une année après, dix ans après sans pro­blème. C’est la même auto­ri­té qui change. Si le peuple a approu­vé une loi dans les cinq états notam­ment en Cali­for­nie, si le peuple approu­vé une loi le par­le­ment ne peut plus la remettre en ques­tion, elle jouit d’une pro­tec­tion accrue. Si le peuple a déci­dé une fois quelque chose on dit que le par­le­ment n’a pas le droit de défaire ce que le peuple a voulu. 

    Le peuple ne peut pas seule­ment élire mais il peut déci­der. Il peut prendre des déci­sions sur les normes par­fois obli­ga­toi­re­ment, par­fois à titre facul­ta­tif. C’est une chose extrê­me­ment impor­tante. Déclen­che­ment auto­nome du vote : aux États-Unis dans ces états (comme en Suisse, comme en Irlande, comme au Dane­mark en par­tie, en Ita­lie) le vote est déclen­ché de façon auto­nome. Il ne dépend pas des auto­ri­tés au contraire il contourne les autorités.

    L’i­ni­tia­tive et le réfé­ren­dum [sont] vus comme des ins­tru­ments diri­gés contre les pour­ris – excu­sez-moi l’ex­pres­sion – la pour­ri­ture du par­le­ment et la pour­ri­ture de la mafia qui est au pou­voir c’est l’o­ri­gine de ces ins­ti­tu­tions et ce côté anti-auto­ri­taire est tou­jours très pré­sent aux états.

    En terme de réfé­ren­dum facul­ta­tif son domaine est assez res­treint dans la mesure où ce qui s’ap­pelle les « lois de police » et « les lois des finances » ne peuvent pas faire l’ob­jet d’un réfé­ren­dum. Et qu’est ce que c’est qu’une « loi de police » ? ça c’est le légis­la­teur qui le dit. Donc il a quand même la pos­si­bi­li­té de réduire le rôle du réfé­ren­dum à une por­tion rela­ti­ve­ment congrue. 

    Eli­sa­beth Ger­ber a publiée il y a une dizaine d’an­nées « Stee­ling the ini­tia­tive » « voler l’i­ni­tia­tive » pour mon­trer un peu la marge de manœuvre qu’ont les auto­ri­tés par­fois dans les pro­ces­sus de mise en œuvre des révi­sions consti­tu­tion­nelles et légis­la­tives vou­lues par le peuple. Il y a presque tou­jours une marge d’ap­pré­cia­tion parce que les ini­tia­tives pour réus­sir, pour pas­sé le pre­mier cap de la récolte des signa­tures on les for­mule sou­vent de façon un peu vague. Si vous don­nez trop de détails vous créez des adver­saires, vous pro­vo­quez des adver­saires et des oppo­si­tions diverses de sorte que ça risque de ne pas pas­ser. Donc on reste vague sur un thème qui « croche ». Mais si le terme est vague la déter­mi­na­tion de son sens pré­cis qui incombe par la suite au légis­la­teur, aux auto­ri­tés exé­cu­tives et admi­nis­tra­tives est d’au­tant plus large. 

    Dans les « Town mee­tings », dans les assem­blées popu­laires qui s’or­ga­ni­saient dans toutes les com­munes du Mas­sa­chu­setts : « Êtes-vous pour ou contre cette consti­tu­tion ? » Mais atten­tion c’é­tait pas un oui ou un non ils pou­vaient faire des amen­de­ments. Vous pou­vez dire « oui je suis d’ac­cord avec cet article mais l’autre article je vou­drais qu’il soit rédi­gé comme ça. » Alors ima­gi­nez-vous le façon de décomp­ter les résul­tats c’é­tait la pre­mière expé­rience de réfé­ren­dum consti­tu­tion­nel qui a été répé­té dans d’autres états (New-Hamp­shire, Maine, etc…) de la côte ouest. Et ain­si la méfiance qu’on avait à l’é­gard du légis­la­teur a conduit à confier l’é­la­bo­ra­tion de la consti­tu­tion à une consti­tuante et puisque c’est une consti­tuante qui l’a faite, il fal­lait que le peuple la rati­fie. C’est ain­si qu’est né le réfé­ren­dum consti­tu­tion­nel amé­ri­cain et puis vous savez il a été reçu en France assez rapi­de­ment : 1792 « Il ne peut y avoir de consti­tu­tion que celle approu­vée par le peuple ». C’est une devise de la révo­lu­tion française. »

    Réponse
  7. BA

    La Com­mis­sion euro­péenne ne recon­naît pas le droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes.

    Mer­cre­di 11 octobre 2017 :

    Cet après-midi, les masques sont tombés.

    La Com­mis­sion euro­péenne vient de prendre posi­tion : elle est pour le main­tien de l’u­ni­té de l’Es­pagne. Elle est contre l’in­dé­pen­dance de la Catalogne.

    En clair : la Com­mis­sion euro­péenne ne recon­naît pas le droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes.

    La Com­mis­sion euro­péenne est anti-sociale, anti-popu­laire, anti-démocratique.

    Mais ça, on le savait déjà.

    Quant à nous, notre mis­sion est claire :
    – détruire la Com­mis­sion européenne
    – détruire l’U­nion européenne.

    Lisez cet article :

    https://​www​.roman​die​.com/​n​e​w​s​/​Z​O​O​M​-​C​a​t​a​l​o​g​n​e​-​l​a​-​C​o​m​m​i​s​s​i​o​n​-​e​u​r​o​p​e​e​n​n​e​-​a​p​p​e​l​l​e​-​a​u​-​p​l​e​i​n​-​r​e​s​p​e​c​t​-​d​e​-​l​-​o​r​d​r​e​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​n​e​l​-​e​s​p​a​g​n​o​l​/​8​5​1​7​1​8​.​rom

    Réponse
    • majax

      Tout dépend si l’on consi­dère que les Cata­lans sont un peuple. Per­son­nel­le­ment, je me réjouis de cette déci­sion même si elle ne me concerne pas direc­te­ment, et même si l’U.E a sans doute encore fait cela pour d’obs­cures raisons.
      Sur­tout que beau­coup d’af­fiches lors des mani­fes­ta­tions sem­blaient mon­trer une volon­té de quit­ter l’Es­pagne ET de res­ter dans l’U.E. On rêve…

      Réponse
  8. BA

    En octobre 2017, qui sont nos ennemis ?

    1- Pre­mière chose : qu’a choi­si le par­le­ment de Catalogne ?

    Le par­le­ment de Cata­logne compte 135 députés.

    https://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​P​a​r​l​e​m​e​n​t​_​d​e​_​C​a​t​a​l​o​gne

    La majo­ri­té abso­lue est de 68 députés.

    Mar­di 10 octobre 2017, une majo­ri­té de 72 dépu­tés a signé la pro­cla­ma­tion d’in­dé­pen­dance de la Répu­blique de Catalogne.

    La fameuse décla­ra­tion d’in­dé­pen­dance signée par les 72 dépu­tés indé­pen­dan­tistes vient d’être publiée par El Mundo : 

    https://twitter.com/ElMundoEnVivo/status/917845085638856705/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.lemonde.fr%2Feurope%2Flive%2F2017%2F10%2F10%2Fcrise-en-catalogne-suivez-en-direct-le-discours-du-president-catalan-carles-puigdemont_5198961_3214.html

    2- Deuxième chose : qu’a choi­si le peuple de Cata­logne lors du réfé­ren­dum du 1er octobre ?

    Nombre d’é­lec­teurs ins­crits : 5 340 000.
    Nombre de votants : 2 305 936, soit 42,38 % des inscrits.
    Résultat :
    90,18 % de « oui » à l’in­dé­pen­dance de la Catalogne
    7,83 % de « non » à l’in­dé­pen­dance de la Catalogne.

    (Rap­pel : lors d’une élec­tion, ou lors d’un réfé­ren­dum, le résul­tat qui compte, c’est le résul­tat par rap­port aux suf­frages exprimés.)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_de_2017_sur_l%27ind%C3%A9pendance_de_la_Catalogne

    Conclu­sion :

    1- Le peuple cata­lan a choi­si l’in­dé­pen­dance de la Cata­logne lors du référendum.

    2- Le par­le­ment cata­lan a choi­si l’in­dé­pen­dance de la Cata­logne par 72 dépu­tés contre 63.

    3- Tous ceux qui refusent l’in­dé­pen­dance de la Cata­logne refusent le droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes. Ils sont nos ennemis.

    Réponse
  9. BA

    Jean-Claude Jun­cker vient de faire une décla­ra­tion explosive.

    La Com­mis­sion euro­péenne ne recon­naît pas le droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes.

    Ven­dre­di 13 octobre 2017 :

    Le pré­sident de la Com­mis­sion euro­péenne Jean-Claude Jun­cker a décla­ré aujourd’­hui qu’il ne sou­hai­tait pas que la Cata­logne devienne indé­pen­dante, crai­gnant un effet domi­no en Europe.

    « Si nous lais­sons la Cata­logne se sépa­rer – mais ce n’est pas notre affaire -, d’autres le feront. Je ne sou­haite pas cela », a‑t-il mar­te­lé dans un dis­cours devant des étu­diants à l’u­ni­ver­si­té du Luxem­bourg. Il s’est dit « très inquiet » face aux menaces sépa­ra­tistes en Europe.

    « Je ne veux pas d’une Union euro­péenne qui com­pren­drait 98 Etats dans 15 ans. C’est déjà rela­ti­ve­ment dif­fi­cile à 28, pas plus facile à 27, mais à 98, ça me semble impos­sible », a ajou­té M. Jun­cker, appe­lant à « la res­pon­sa­bi­li­té de tous les acteurs ».

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/10/13/97001–20171013FILWWW00198-catalogne-juncker-ne-souhaite-pas-l-independance.php

    Réponse
    • ève

      On s’en fout de ce qu’il craint ou pas Jean – Claude Junker !
      Les cata­lans sont moins bêtes que les fran­çais qui n’ont qu’à faire de même s’ils veulent sor­tir de L’U.E ! C’est sûr que pour sou­mettre 98 pays , ce sera beau­coup plus com­pli­qué , de plus il y per­drait sa cou­ronne déjà posée sur le coin de l’oeil ! Et pour­quoi faire simple quand le com­pli­qué est libérateur !

      Réponse
  10. Le Dieu venu du Centaure

    Devi­nette :

    Com­ment sau­ver le der­nier homme de la sur­na­ta­li­té afri­caine et autres sur­bé­ton­nage ? Facile !

    Indices :

    Qui a dit que tous devaient être des grands blancs ?
    Plus petits, plus ronds, plus lisses, et tous pour­ront ain­si se côtoyer pul­lu­lant dans la che­ve­lure de béton qui recou­vri­ra la Terre… et retrou­ver ain­si leurs aises.
    Les femmes se mas­cu­li­ni­se­ront, les hommes se fémi­ni­se­ront, et tous s’infantiliseront, mais dans le gâtisme appri­voi­sé, la bien­veillance bla­sée du vieil homme en marche clau­di­quant assis­té par des robots chan­geant ses couches, ses petits plai­sirs, de plus en plus petits…

    Réponse
  11. ève

    Ce que M. Par­men­tier ne dit pas .
    Les causes sont ins­crites dans ce besoin de pos­ses­sion , de domination !
    Le vivant à été confis­qué par quatre grands groupes agro­chi­mistes de pos­ses­seurs de semences et de pro­duits toxiques tou­jours en com­pé­ti­tion pour le trône final !
    Ils nous ont volé nos graines , ces graines qui four­nis­saient des pro­duc­tions luxu­riantes de légumes , il y a cin­quante ans ! Ils en ont fait des bre­vets à fric pour qu’elles ne soient pas uti­li­sables l’an­née sui­vante ! Ce sont des affa­meurs ! Les jar­di­niers des villes décrochent , ceux des cam­pagnes se désolent !
    Des pays en Amé­rique du Sud , en Inde , au Mexique .….…ont contri­bué vic­times de l’en­fu­mage men­son­ger de Mon­san­to à la des­truc­tion des terres !
    Une fois détruit , il faut plus de 7 ans pour retrou­ver un sol culti­vable « avec des intrants » ! Deman­der à Claude et Lydia Bour­gui­gnon ce qu’ils en pensent ! D’autres parts , si Mon­san­to n’a­vait pas été dénon­cé de ses empoi­son­ne­ments ter­restres et huma­ni­taires , son enri­chis­se­ment aurait , et a , cau­sé bien des dégâts à la pla­nète qui n’en est d’ailleurs pas sau­vée pour autant et Dieu sait ce qu’ils seront encore capables de trou­ver pour conti­nuer leurs mal­fai­sances , nui­sances chi­miques de poubelle .

    Non , tout le monde ne peut pas se payer des navets , carottes , poi­reaux pour faire une soupe , parce que lorsque tu es dehors avec tes gosses ou même tout seul , ce n’est pas la cha­leur des pavés qui la cuit ! Et quand on demande des plats cui­si­nés pen­dant la cam­pagne des cha­riots , ce n’est pas par sno­bisme ou par goût pour la faci­li­té , c’est juste une ques­tion d’in­tel­li­gence pratique !

    Depuis qques années , on ponc­tionne cer­tains pays d’A­frique sur ses res­sources minières naturelles :
    https://​ong​sau​ver​les​na​tions​.word​press​.com/​2​0​1​6​/​0​4​/​2​0​/​l​e​s​-​1​1​-​p​l​u​s​-​g​r​a​n​d​-​p​a​y​s​-​d​a​f​r​i​q​u​e​-​r​i​c​h​e​s​-​e​n​-​m​i​n​e​r​a​i​s​-​i​l​-​e​s​t​-​v​r​a​i​m​e​n​t​-​i​m​p​o​s​s​i​b​l​e​-​d​e​-​c​r​o​i​r​e​-​q​u​e​-​l​a​f​r​i​q​u​e​-​n​e​-​s​o​i​t​-​p​a​s​-​l​e​-​c​o​n​t​i​n​e​n​t​-​l​e​-​p​l​u​s​-​r​i​c​h​e​-​d​e​-​l​a​-​p​l​a​n​e​t​e​-​t​e​r​re/
    pour leur prendre à bas coût , ça ne change pas , du cobalt , du manganèse ,
    du col­tan , de l’or , des dia­mants , du cuivre , nickel etc.… Leurs habi­tants sont payés avec une bou­chée de pain , de la mal­trai­tance , et de l’in­dif­fé­rence à pro­pos des gué­rillas locales et fron­ta­lières ins­tal­lées et armées à four­nir un com­merce illé­gal pour les négo­cia­tions de ces matières .
    Les pro­duits extor­qués vont ser­vir à déve­lop­per les richesses de la France entre autres puis­sances occi­den­tales et éra­di­quer par­tiel­le­ment leur faim ,
    pen­dant qu’au Sud il meure une per­sonne toute les 10 mns !
    La France a des armes partout !
    Les matières pre­mières qui auraient pu , bien négo­ciées , don­ner l’a­li­men­ta­tion néces­saire à son peuple ou du moins contri­buer gran­de­ment à son déve­lop­pe­ment se perd dans des poches autant fiables que douteuses !

    Mer­ci à Thin­ker­view pour cette vidéo et leurs ques­tions pertinentes

    Réponse

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