Le fait de désigner des maîtres au lieu de voter les lois est une imposture politique

7/08/2016 | 9 commentaires

Faites pas­ser (sous le manteau) 🙂

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PS : quand vous faites pas­ser et que vous avez l’im­pres­sion qu’  »il ne se passe rien », c’est une erreur, il se passe (tout de suite) des tas de choses impor­tantes et invi­sibles ; vous venez de semer plein de graines et il est tout à fait dérai­son­nable de s’im­pa­tien­ter en ne voyant pas les plantes pous­ser tout de suite 🙂 Atten­dez ! Conti­nuez à semer sans relâche, un peu par­tout et tout le temps, et quand vien­dra le moment de la ger­mi­na­tion, appa­raî­tront par­tout des citoyens consti­tuants, par millions 🙂

Spar­ta­cus : « je revien­drai et je serai des millions ».

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9 Commentaires

  1. etienne

    PS : quand vous faites pas­ser et que vous avez l’im­pres­sion qu’  »il ne se passe rien », c’est une erreur, il se passe (tout de suite) des tas de choses impor­tantes et invi­sibles ; vous venez de semer plein de graines et il est tout à fait dérai­son­nable de s’im­pa­tien­ter en ne voyant pas les plantes pous­ser tout de suite 🙂 Atten­dez ! Conti­nuez à semer sans relâche, un peu par­tout et tout le temps, et quand vien­dra le moment de la ger­mi­na­tion, appa­raî­tront par­tout des citoyens consti­tuants, par millions 🙂

    Spar­ta­cus : « je revien­drai et je serai des millions ».

    Réponse
  2. etienne
    • NIGAR

      Bon­jour,
      j’ai décou­vert votre vidéo et je par­tage abso­lu­ment vos idées, est-il vrai que vous êtes can­di­dat aux élec­tions 2017 ? si oui je pense que beau­coup comme moi vote­rons pour vous, nous ne croyons plus aux médias et de leur pro­pa­gande indirect.

      Réponse
  3. Ana Sailland

    J’i­ma­gine que dans l’es­pace le plus pro­fond, sur quelque autre pla­nète bleue, vit une civi­li­sa­tion avan­cée, et que, là comme ici, des auteurs de science fic­tion font mar­cher leurs méninges, pour décrire des mondes hor­ribles, où la joie est encer­clée, où la vie est mar­chan­di­sée, où la déci­sion col­lec­tive est pri­va­ti­sée, où le petit nombre se goinfre sur le dos du grand nombre, et le gouverne :

    Dans ce type de roman, de gros malins habiles ont réus­si à confis­quer le débat public, à confis­quer les res­sources, à confis­quer le temps de vie des « travailleurs ».

    Il s’a­git d’un véri­table hold-up planétaire.

    Ils ont confis­qué la loi, la loi des lois, l’ou­til de comp­ta­bi­li­té de l’ef­fort, l’ou­til de pro­duc­tion, l’in­for­ma­tion, le débat, la force armée.

    Et le petit nombre émet des dik­tats aux­quels le grand nombre ne peut se soustraire.

    Et pour arri­ver à leurs fins, il suf­fi­sait d’un seul mensonge :
    faire croire aux foules et aux peuples que le prin­cipe de l’é­lec­tion garan­tit aux foules et aux peuples la maî­trise cyclique des élus, donc, sur le long terme, celle du des­tin collectif.

    Et sur cette autre pla­nète bleue, ces romans n’ont aucun suc­cès ! car les citoyens de cet autre monde là disent aux auteurs : 

    « non mais pépère, tu galèjes, c’est vrai­ment de la science fic­tion, jamais un peuple n’ac­cep­te­rait de se don­ner des maîtres, quand déci­der col­lec­ti­ve­ment est autre­ment plus sain, plus sûr, plus juste.

    Et nulle part dans l’u­ni­vers un peuple n’ac­cep­te­rait l’i­dée sau­gre­nue que démo­cra­tie & élec­tion sont synonymes.
    Et par­tout dans l’u­ni­vers, tout peuple com­prend qu’é­lire c’est abdiquer »

    … Sauf sur Terre … mais ça va changer … 

    ça va chan­ger, si et seule­ment si ceux qui ont cap­té le gag s’in­ves­tissent indi­vi­duel­le­ment comme le coli­bri, pour pro­duire un tsu­na­mi de conscience.

    Réponse
  4. etienne

    « Les pay­sans passent, d’ordinaire, pour être malins et rusés ; les can­di­dats, très sou­vent, pour être stu­pides. On a écrit là-des­sus des romans, des comé­dies, des trai­tés de science sociale, des sta­tis­tiques qui, tous, ont confir­mé ces deux véri­tés. Or, il arrive que ce sont les can­di­dats stu­pides qui, tou­jours, roulent les pay­sans malins. Ils ont, pour cela, un moyen infaillible qui ne demande aucune intel­li­gence, aucune étude pré­pa­ra­toire, aucune qua­li­té per­son­nelle, rien de ce qu’on exige du plus humble employé, du plus gâteux ser­vi­teur de l’État. Le moyen est tout entier dans ce mot : pro­mettre… Pour réus­sir, le can­di­dat n’a pas autre chose à faire qu’à exploi­ter – exploi­ter à coup sûr – la plus per­sis­tante, la plus obs­ti­née, la plus inar­ra­chable manie des hommes : l’espérance. Par l’espérance, il s’adresse aux sources mêmes de la vie ; l’intérêt, les pas­sions, les vices. 

    On peut poser en prin­cipe abso­lu l’axiome sui­vant : « Est néces­sai­re­ment élu le can­di­dat qui, durant une période élec­to­rale, aura le plus pro­mis et le plus de choses, quelles que soient ses opi­nions, à quelque par­ti qu’il appar­tienne, ces opi­nions et ce par­ti fussent-ils dia­mé­tra­le­ment oppo­sés à ceux des élec­teurs. » Cette opé­ra­tion que les arra­cheurs de dents pra­tiquent jour­nel­le­ment sur les places publiques, avec moins d’éclat, il est vrai, et plus de rete­nue, s’appelle pour le man­dant : dic­ter sa volon­té, pour le man­da­taire : écou­ter les vœux des popu­la­tions… Pour les jour­naux, cela prend des noms encore plus nobles et sonores… Et tel est le mer­veilleux méca­nisme des socié­tés poli­tiques que voi­là déjà plu­sieurs mil­liers d’années que les vœux sont tou­jours écou­tés, jamais enten­dus, et que la machine tourne, tourne, sans la plus petite fêlure à ses engre­nages, sans le moindre arrêt dans sa marche. Tout le monde est content, et cela va très bien comme cela va.

    Ce qu’il y a d’admirable dans le fonc­tion­ne­ment du suf­frage uni­ver­sel, c’est que le peuple, étant sou­ve­rain et n’ayant point de maître au-des­sus de lui, on peut lui pro­mettre des bien­faits dont il ne joui­ra jamais, et ne jamais tenir des pro­messes qu’il n’est point, d’ailleurs, au pou­voir de quelqu’un de réa­li­ser. Même il vaut mieux ne jamais tenir une pro­messe, pour la rai­son élec­to­rale et suprê­me­ment humaine qu’on s’attache de la sorte, inalié­na­ble­ment, les élec­teurs, les­quels, toute leur vie, cour­ront après ces pro­messes, comme les joueurs après leur argent, les amou­reux après leur souf­france. Élec­teurs ou non, nous sommes tous ain­si… Les dési­rs satis­faits n’ont plus de joies pour nous… Et nous n’aimons rien autant que le rêve, qui est l’éternelle et vaine aspi­ra­tion vers un bien que nous savons inétreignable.

    L’important, dans une élec­tion, est donc de pro­mettre beau­coup, de pro­mettre immen­sé­ment, de pro­mettre plus que les autres. Plus les pro­messes sont irréa­li­sables et plus soli­de­ment ancré dans la confiance publique sera celui qui les aura faites. Le pay­san veut bien don­ner sa voix, c’est-à-dire alié­ner ses pré­fé­rences, sa liber­té, son épargne entre les mains du pre­mier imbé­cile ou du pre­mier ban­dit venu ; encore exige-t-il que les pro­messes qu’il reçoit, en échange de tout cela, en vaillent la peine… Il en réclame pour sa confiance, éter­nelle comme son des­tin de dupé.

    « Que veut le pay­san ? me disait, un jour, un dépu­té, en veine de fran­chise. Il veut des pro­messes, voi­là tout. Il les veut énormes, dérai­son­nables, et en même temps claires… Il ne demande pas qu’on les réa­lise, sa vora­ci­té bien connue ne va pas jusque-là ; il exige seule­ment de les com­prendre. Il est heu­reux si elles ont trait à sa vache, à son champ, à sa mai­son. Et s’il peut en par­ler, le soir, à la veillée, le dimanche, devant le proche de l’église ou au caba­ret, comme d’une chose qui pour­rait arri­ver et n’arrivera jamais, il se tient pour satis­fait. On peut alors l’écraser d’impôts, dou­bler les charges qui pèsent sur lui… Lui, sou­rit d’un air fin, et à chaque contri­bu­tion nou­velle, à chaque nou­velle tra­cas­se­rie admi­nis­tra­tive, il se dit : « C’est bon… c’est bon… allez tou­jours… J’avons un dépu­té qui fera ces­ser, bien­tôt, tous ces mic­macs. Il l’a promis ! » »

    Octave Mir­beau, Les 21 jours d’un neu­ras­thé­niques, 1901.

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  5. Eve

    C’est çà , cou­rir , tou­jours cou­rir ! Une façon de dor­mir debout , tout en essayant d’ob­te­nir tou­jours mieux ! Sor­tir d’une condi­tion pré­caire , à la fois puni­tive , et pro­met­teuse ajou­tant l’es­poir des len­de­mains , non pas qui chantent , mais qui donne un sur­saut de vie pour aller plus loin !
    Puis un jour , le réveil sonne , un gros réveil dans une assiette pleine de pièces , et là , pas de bou­ton pour arrê­ter cette son­ne­rie ! Quoi faire , Seule dans un vil­lage de 200 habi­tants où 14 de la popu­la­tion votait FN ! Ben rien , on fait rien ! On va voir ailleurs .…..
    Tou­te­fois une éclair­cie s’est infil­trée dans ce milieu , le der­nier Maire élu , et content de l’être en exté­rieur avec eux ! Bon signe … Pas de neu­ras­thé­nie en vue ! J’ai bien aimé votre billet

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  6. Eve

    Et ça fait de l’al­pha çà ! lol
    Un com­men­taire bour­ré de fautes , écrit sur le vif , juste avant d’al­ler dodo­ter ! Excu­sez – moi , bonne journée
    ève

    Réponse

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  1. Ce que pourrait être une démocratie (1/2) | à droite et à gauche - […] parce que nous n’élisons pas des représentants mais des maîtres – c’est l’opinion d’Étienne Chouard qui a sa dignité…

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