Une constitution digne de ce nom permettrait à un peuple digne de ce nom d’empêcher (à tout moment, souverainement) les représentants de lui imposer un « état d’urgence » non nécessaire et des violences arbitraires.

1/12/2015 | 28 commentaires

Une consti­tu­tion digne de ce nom (d’o­ri­gine popu­laire et sous contrôle popu­laire) per­met­trait à un peuple digne de ce nom (entraî­né à consti­tuer et donc à se faire res­pec­ter) d’empêcher (à tout moment, sou­ve­rai­ne­ment) les repré­sen­tants du moment d’im­po­ser un « état d’ur­gence » non néces­saire et des vio­lences arbitraires.

Si nous ne sommes pas des citoyens puis­sants (mais seule­ment des élec­teurs impuis­sants), c’est parce que nous sommes indif­fé­rents aux pro­ces­sus constituants.

Tout pou­voir va jus­qu’à ce qu’il trouve une limite.
Sans limites, les pou­voirs nous condui­ront à nou­veau à la guerre, et aux camps. For­cé­ment. Méca­ni­que­ment. On est déjà dans ce mouvement.

C’est NOTRE res­pon­sa­bi­li­té de défi­nir et d’im­po­ser des limites aux pouvoirs.
Un vrai citoyen est constituant.
Sinon, poli­ti­que­ment, c’est un enfant.

Allez… Tâchez au moins de com­men­cer. Entraî­nez-vous à consti­tuer, pre­nez une feuille de papier…

Et si cela vous plaît, faites passer.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​2​2​2​9​9​0​3​7​317

[Edit] (Rap­pel pour les 65 000 nou­veaux venus depuis un an 🙂 )
• Réflexion sur le (très néces­saire) contrôle popu­laire des forces armées dont le peuple a besoin :

• Res­sources variées pour orga­ni­ser et nour­rir vos propres ateliers :
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant

• L’ac­tuel pro­jet (péda­go­gique) du PLAN C (un exemple de ce que pour­rait être une Consti­tu­tion Citoyenne) :
http://​wiki​.gen​tils​vi​rus​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​C​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​_​W​i​k​i​_​E​t​i​e​n​n​e​_​C​h​o​u​ard
Vous pou­vez l’im­pri­mer et la com­men­ter, la cor­ri­ger, ça peut vous aider à com­men­cer (à constituer).

• L’ac­tuelle anti-consti­tu­tion fran­çaise et l’an­ti-consti­tu­tion européenne
(je vous laisse trou­ver les liens tout seul 🙂 )
Vous pou­vez y cher­cher la puis­sance du peuple, article par article (vous allez cher­cher long­temps 🙂 ) et là aus­si, vous pou­vez corriger/annoter/compléter… en citoyen adulte (ce que vous ne pou­vez pas faire en tant qu’é­lec­teur enfant).

Bon entraî­ne­ment 🙂
Et n’ou­bliez pas d’être contagieux…

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28 Commentaires

  1. etienne

    For­mi­dable Lordon. 

    Mais mal­heu­reu­se­ment tou­jours sans un seul mot à pro­pos du (pour­tant très néces­saire) carac­tère popu­laire du pro­ces­sus constituant 🙁 

    Fré­dé­ric Lor­don : État d’urgence
    CE QUE NOUS POUVONS

    http://blog.mondediplo.net/2015–11-30-Ce-que-nous-pouvons

    État d’urgence

    Ce que nous pouvons

    par Fré­dé­ric Lor­don, 30 novembre 2015

    Sil exis­tait quelque chose comme une jauge de la faute et de la ver­tu des peuples, on pour­rait dire que le corps social n’a jamais que « ce qu’il mérite ». Mais rien de tel n’existe sauf dans la vision mora­liste du monde qui passe tout au tamis du juge­ment et de la rétri­bu­tion. Nous avons cepen­dant le recours de dire autre chose : de dire que le corps social fait, à chaque ins­tant, la démons­tra­tion en actes de ce qu’il peut — de son degré de puis­sance. Ça n’est donc plus une ques­tion de juge­ment, c’est une ques­tion de mesure. Par ce qu’il accom­plit et par ce qu’il omet de faire, par ce qu’il tolère et par ce qu’il refuse, le corps social donne l’exacte, la par­faite mesure de ce qu’il peut.Dans ces condi­tions, il n’y a plus qu’à arpen­ter. Un peuple qui, s’étant don­né à un Sar­ko­zy, se donne à un Hol­lande — sa réplique sous tous les rap­ports, par­fois même en pire —, que peut-il exac­te­ment ? Un peuple qui tolère une classe de porte-voix média­tiques répé­tant comme des tourne-disques toutes les injonc­tions gou­ver­ne­men­tales, quel est son degré de puis­sance ? Un peuple qui aurait dû, scan­da­li­sé par l’obscénité de leur ser­vi­li­té d’État, conspuer les chaînes d’information en conti­nu, qui devrait congé­dier sous les laz­zis les intel­lec­tuels cas­qués, et sous les éplu­chures les édi­to­ria­listes à jugu­laire, qui devrait faire honte à un pre­mier ministre se reven­di­quant expli­ci­te­ment de l’inin­tel­li­gence des choses, honte à ses repré­sen­tants rejouant comme des auto­mates ces scènes his­to­riques du par­le­men­ta­risme fran­çais, les scènes de la tra­hi­son des repré­sen­tés, de l’assentiment démo­cra­tique au pire, un peuple que l’amour de la liber­té devrait sou­le­ver contre l’État poli­cier ter­ro­ri­sant cer­tains de ses citoyens au nom de la sécu­ri­té des citoyens, un peuple qui devrait faire tout cela et qui ne le fait pas, de quoi est-il capable au juste ? A ce peuple en corps, il faut poser la ques­tion que Spi­no­za pose à tout corps : qu’est-ce que peut un corps ? Et la réponse s’ensuit au spec­tacle des choses faites par le corps.

    Au fond de la dépos­ses­sion, les citoyens pro­tes­te­ront qu’« ils n’y peuvent rien ». Ils n’ont pas « fait » les ins­ti­tu­tions de la Ve Répu­blique qui déter­minent lar­ge­ment d’avoir à choi­sir entre le dur-mou et le mou-dur (en atten­dant la dure-dure), ils n’ont pas barre sur l’offre et prennent ce que l’état de l’offre leur offre. Ils ne peuvent rien au jeu capi­ta­liste qui orga­nise les médias et leurs efforts de ver­rouillage au ser­vice du duo­pole dit « de gou­ver­ne­ment ». Ils ne peuvent rien contre l’État de police infi­ni­ment plus puis­sant qu’eux, etc. Il y a du vrai et du faux dans toutes ces pro­tes­ta­tions. Du vrai à échelle de cha­cun, et du faux à échelle col­lec­tive. Oui cha­cun est en proie à la dépos­ses­sion, mais tous ont contri­bué de fait aux struc­tures de la dépos­ses­sion – un tous his­to­rique (dia­chro­nique) puisque ces struc­tures viennent de loin, mais un tous contem­po­rain éga­le­ment puisque, venues de loin, ces struc­tures n’en sont pas moins reva­li­dées à chaque ins­tant : par l’assentiment, fût-il tacite et pas­sif. Seul un corps poli­tique qui peut peu peut tolé­rer des ins­ti­tu­tions aus­si anti-démo­cra­tiques que la Consti­tu­tion de la Ve Répu­blique. Seul un corps poli­tique impuis­sant peut ne pas se dres­ser pour acca­bler les impos­teurs de la parole publique de son sen­ti­ment de légi­time scan­dale et, de honte, les faire ren­trer sous terre. Au lieu de quoi, recon­nus, recon­duits et contents, ils pros­pèrent à l’air libre. À la fin des fins, si le corps poli­tique d’aujourd’hui ne se lève pas dans un élan outra­gé, c’est que ses propres seuils de l’outrage se sont dra­ma­ti­que­ment dépla­cés, qu’il en faut de plus en plus pour lui sou­le­ver une oreille, de cette sur­di­té qui fait la joie des gou­ver­nants abu­seurs, lit­té­ra­le­ment déchaî­nés – puisqu’ils n’ont d’autres chaînes que nous.

    La rup­ture avec la pen­sée morale ne se fait com­plè­te­ment qu’à la condi­tion de ne plus dire que nous sommes « indi­vi­duel­le­ment res­pon­sables », et de sub­sti­tuer à ce type de juge­ment culpa­bi­li­sa­teur la mesure de notre impuis­sance col­lec­tive. Rien de ceci n’ôte qu’il y aura des actions indi­vi­duelles (ou qu’il n’y en aura pas), qu’elles se rejoin­dront en forces plus ou moins impor­tantes. Mais cette phy­sique des forces pas­sion­nelles et dési­rantes en quoi consiste la poli­tique n’a rien à voir avec la morale de la res­pon­sa­bi­li­té (même si, le plus sou­vent, c’est ain­si qu’elle se pré­sente à notre conscience, par­fois même non sans une cer­taine effi­ca­ci­té). La ques­tion, c’est de savoir ce qui nous affecte, à par­tir de quels seuils, et ce qui nous met en mou­ve­ment – car c’est dans le mou­ve­ment de ce qu’il fait que le corps poli­tique mani­feste son exact degré de puissance.

    L’État de police, qui est en train de s’abattre sur nous, nous fera-t-il pas­ser nos seuils ? Ou encore : quelle part de la popu­la­tion les fran­chi­ra-t-elle, et quelle demeu­re­ra dans la ser­vi­tude contente ? Quelles induc­tions s’établira-t-il d’une part à l’autre ? Quels ral­lie­ments du des­sille­ment, quelles modi­fi­ca­tions de seuil des uns au spec­tacle des autres ? C’est que le corps poli­tique est loin d’être tout un. S’il est une union, c’est une union de par­ties – groupes et classes. Cer­taines des par­ties accourent à l’État et « luttent pour leur ser­vi­tude comme s’il s’agissait de leur salut ». D’autres luttent pour leur salut tout court et n’ont pas le goût de la ser­vi­tude. La puis­sance d’ensemble du corps se joue dans cette com­po­si­tion conflic­tuelle. Qui entraî­ne­ra qui dans quel sens ? Où s’établira la résul­tante ? À quel régime de puis­sance glo­bale ses mou­ve­ments internes anta­go­nistes déter­mi­ne­ront-ils le corps un-mais-divi­sé ? Il faut poser ces ques­tions pour mesu­rer nos chances de secouer l’appareil des pré­cep­teurs de l’ordre, qui ne tient que parce que nous ne voyons pas qu’il n’a pour lui que la recon­nais­sance que nous lui don­nons, qu’il n’a en réa­li­té aucune autre res­source – sinon, au cas-limite, la force des armes.

    Nous ver­rons se des­si­ner une ten­dance quand se mani­fes­te­ra, ou pas, l’écœurement aux dis­cours. Il est désor­mais un lieu com­mun de rap­pe­ler qu’Orwell le pre­mier avait aper­çu la cor­rup­tion des mots comme le propre même de la dic­ta­ture, y com­pris celle qui se donne dans la forme de la « démo­cra­tie par­le­men­taire ». Il est, rare­ment peut-être, des lieux qui, pour être deve­nus com­muns, n’ont rien per­du de leur force propre ni de leur pou­voir d’éclairer. Or le ren­ver­se­ment des mots atteint ici des som­mets qu’une époque pour­tant riche en la matière n’avait pas encore envi­sa­gés. Manuel Valls jure n’être en rien « bushiste (1) » quand il a de la guerre (« exté­rieure ET inté­rieure (2) ») plein la bouche ; il déclare n’avoir qu’« une seule réponse, c’est la Répu­blique » en ins­tal­lant l’état d’exception ; refuse par prin­cipe comme « excu­sisme (3) » tout effort de com­prendre et se fait ouver­te­ment le chantre mar­tial d’un cré­ti­nisme d’État ; pro­clame devant le Par­le­ment que « grande démo­cra­tie, nous [devons] nous appuyer sur la force du droit (4) », pour aus­si­tôt décré­ter la sus­pen­sion du droit ordi­naire (« la force de notre droit, c’est notam­ment l’état d’urgence »), quelques jours avant, logi­que­ment, d’informer le Conseil de l’Europe que la France pour­ra s’affranchir de cer­tains droits garan­tis par la Conven­tion euro­péenne des droits de l’homme et des liber­tés fon­da­men­tales… Les mots sont à l’envers abso­lu des choses, tout est cul par-des­sus tête, tout est ren­ver­sé – éty­mo­lo­gi­que­ment, tout est catas­tro­phique. En défi­ni­tive, seule la police qui enfonce les portes des squats et des oppo­sants poli­tiques livre une ver­sion remise sur ses pieds de la réa­li­té : « c’est l’État d’urgence, la loi, ça existe plus (5) ».

    Pen­dant ce temps, un illu­mi­né auto-décla­ré « chro­ni­queur poli­tique » nous explique que « Fran­çois Hol­lande a bien failli pleu­rer (6) » pen­dant l’hommage natio­nal mais que « la vul­né­ra­bi­li­té du pré­sident au sen­ti­ment est une force » et qu’il « a mon­tré au monde son huma­ni­té » – mais il fau­drait citer presque l’intégralité de ce mor­ceau d’anthologie à faire pâlir de honte pro­fes­sion­nelle l’équivalent-Gantzer de Kim Jong-un (7). Pen­dant ce temps éga­le­ment, à Libé­ra­tion, bien for­cé de se pen­cher sur quelques abus, on oscille entre la mini­mi­sa­tion par l’ironie dis­tan­ciée d’auteur (« rien de grave ») (8) et la contre-pesée des réus­sites objec­tives de l’état d’urgence (9) : « Un poli­cier de la bri­gade des stu­pé­fiants le recon­naît : “l’état d’urgence nous per­met d’aller voir chez des dea­lers repé­rés depuis long­temps” » – c’est quand même plu­tôt bien. « A Beau­vau on juge la stra­té­gie “posi­tive”, tant sur le plan de la sai­sie d’armes que sur le recueil de ren­sei­gne­ments » – et l’article de nous faire le bilan détaillé au cul du camion de l’Intérieur. Nous sommes donc invi­tés à ne pas nous dépar­tir du sou­ci du « posi­tif » quand bien mêmes cer­taines per­sonnes « estiment (sic) être vic­times de per­qui­si­tions abu­sives, par­fois vio­lentes » – gageons qu’avec un tableau plus com­plet du posi­tif et du néga­tif en tête, elles « esti­me­raient » autrement.

    Alors oui, un corps poli­tique qui s’est aban­don­né à de tels média­teurs, poli­tiques et jour­na­lis­tiques, est un corps qui n’est pas dans une forme bien fameuse. Le propre des corps cepen­dant, c’est que leur degré de puis­sance ne cesse de varier – selon ce qui affecte dif­fé­ren­tiel­le­ment leurs par­ties. Or c’est peu dire qu’ici le corps poli­tique est affec­té – du dehors par le meurtre de masse ter­ro­riste, du dedans par ce que, sup­po­sé­ment en leur nom, sa par­tie gou­ver­nante inflige à ses par­ties gou­ver­nées. Ren­du en ce point, il n’y a pas trente-six solu­tions. Deux seule­ment. Ou bien, comme sou­vent, comme tout l’y a de longue date pré­pa­ré, comme tout dans le fonc­tion­ne­ment des ins­ti­tu­tions l’y encou­rage encore, le peuple se pré­ci­pite apeu­ré dans les bras de l’État de police et trouve récon­fort dans un sup­plé­ment d’asservissement. Ou bien le « goût de la fran­chise », comme dit La Boé­tie, lui revient par un sur­saut d’indignation au tour de vis mar­gi­nal qui passe les bornes.

    On ne dira jamais assez que la « fran­chise » (la liber­té), et la puis­sance du corps poli­tique, se jouent dans l’espace public, tau­to­lo­gi­que­ment le lieu du public, et de la chose publique. La poli­tique n’a lieu qu’en réunion. C’est bien de cela que Sartre avait pris dou­lou­reu­se­ment conscience en obser­vant, catas­tro­phé, le ren­ver­se­ment dans les urnes des affir­ma­tions poli­tiques posées dans la rue (10). Car là où la rue réunit, le (bien-nom­mé) iso­loir isole – et ren­voie cha­cun à une condi­tion mona­dique qui le coupe des soli­da­ri­tés concrètes de la poli­tique réelle. Mais, iso­ler, n’est-ce pas par excel­lence ce que vise l’état d’urgence, qui indique le mieux ses inten­tions dans l’assignation à rési­dence : nous vous inter­di­rons de vous ren­con­trer, nous vous inter­di­rons de vous réunir, nous vous ren­ver­rons à votre tête-à-tête avec vos écrans. Et Spi­no­za ne sai­sit-il pas la chose même quand il écrit qu’« une Cité dont la paix dépend de l’inertie de sujets conduits comme du bétail pour n’apprendre rien que l’esclavage mérite le nom de soli­tude plus encore que celui de Cité (11) » ? L’État de police, c’est l’État de soli­tude. C’est l’impuissance col­lec­tive orga­ni­sée. L’urgence de l’état d’urgence, c’est de nous sépa­rer pour nous impuissantiser.

    Il est des par­ties du corps col­lec­tif qui ne veulent plus de ce des­tin d’impuissance. La seule solu­tion de réveil du corps entier, c’est la leur. D’abord faire savoir dans l’espace public que non. Ensuite tenir le registre des exac­tions de l’état d’exception, leur don­ner par la nar­ra­tion détaillée une force affec­tante que jamais n’auront les abs­trac­tions de la dénon­cia­tion par idées géné­rales des intel­lec­tuels – car en face, pas seule­ment à la tête de l’Etat d’ailleurs, il y a d’autres idées géné­rales qu’on trouve tout aus­si bonnes : « la sécu­ri­té », « les frap­per », « la guerre de l’intérieur à gagner ». Ces idées géné­rales, véri­table com­post à son­dages de « l’union natio­nale », n’auront quelque chance d’être défaites qu’à la condi­tion de les sor­tir de leur géné­ra­li­té pour en mon­trer les effets concrets. De ce point de vue le registre de la Qua­dra­ture du net ou, par­mi tant d’autres, l’effarant récit de Rue89 (12), valent mille fois mieux que n’importe quelle tri­bune, à com­men­cer par celle-ci. Et si l’on peut lui adjoindre des pho­tos, des vidéos, du son, il en aura plus de force affec­tante encore. Para­doxa­le­ment, la pho­to de l’article de Libé­ra­tion – un jeune fouillé face contre mur, bras écar­tés, entou­rés d’une nuée de robo­cops, est gla­çante au point de contre­dire radi­ca­le­ment l’intention mini­mi­sa­trice du texte. Comme on sait, on n’a jamais rien trou­vé de mieux contre les bavures poli­cières que des images, face aux­quelles même les amis les plus réso­lus de la police doivent aller pui­ser loin pour conti­nuer de sou­te­nir. Et, de même, les idées de la liber­té n’ont-elles quelque chance de deve­nir effi­caces qu’avec l’appui visuel de ce qui sus­cite imman­qua­ble­ment l’indignation.

    Refu­ser par écrit, mon­trer par images, et puis reprendre l’espace public en actes. Nom­breux tant qu’à faire, seule manière de rame­ner le pou­voir à l’essence LaBoé­tienne de sa condi­tion : il est peu, nous sommes beau­coup – par consé­quent, nor­ma­le­ment… Mais bien sûr on sait tout ce qui s’oppose à ce « nor­ma­le­ment… » Célé­brant notre « mode de vie » et chan­tant la « liber­té », l’Etat appuyé de tous ses sup­plé­tifs ne cesse de nous pous­ser dans la ser­vi­tude. En effet c’est bien de manière de vivre qu’il est ques­tion dans toute cette affaire. La nôtre n’est ni celle des cin­glés à kalach ni celle de l’état d’urgence à voca­tion de recon­duc­tion per­ma­nente. Cette manière ne peut être posée qu’en actes, c’est-à-dire dans la rue. Donc il faut aller dans la rue. Et puis nous ver­rons bien.

    Post scriptum

    À qui vou­lait accé­der à l’idée de par­ti de l’ordre dans son concept le plus géné­ral, il suf­fi­sait, dimanche soir, d’ouvrir la télé­vi­sion et de regar­der BFM. Tout y était. La re-pré­sen­ta­tion de la mani­fes­ta­tion inter­dite comme pur ras­sem­ble­ment de « cas­seurs », l’escamotage métho­dique de tous ses atten­dus, notam­ment celui que ce ras­sem­ble­ment n’avait que secon­dai­re­ment pour objet la COP21, et pour motif prin­ci­pal l’état d’urgence (celui-ci inter­di­sant de mani­fes­ter en géné­ral, et pour celle-là en par­ti­cu­lier), la fenêtre du duplex avec la pré­fec­ture où trô­nait une com­mis­saire en uni­forme dans un dis­po­si­tif riant comme un JT nord-coréen, le média et la police dans un état de par­fait unis­son, de sym­biose ins­ti­tu­tion­nelle même, l’un relayant la voix de l’autre, et les deux ensemble fai­sant avec satis­fac­tion le compte des gar­dés à vue. Il fau­drait par­fois que la chose qui se nomme elle-même « presse libre » se regarde. Mais autant deman­der à une bouse de se recon­di­tion­ner en bou­gie parfumée.

    Un gou­ver­ne­ment qui, mesu­rant toutes les consé­quences, et même les dési­rant, ne retient plus sa police en lui ouvrant le man­dat indé­fi­ni de l’état d’urgence est un gou­ver­ne­ment qui se voue tôt ou tard à l’indignité. Et telle est bien en effet la des­ti­na­tion de celui-ci qui, déjà si cou­vert de honte, a déci­dé d’en explo­rer une dimen­sion sup­plé­men­taire. Expert en mon­tages sym­bo­liques frau­du­leux et en dévoie­ment des valeurs, le voi­là qui, après avoir expli­qué cet hiver que la loi Macron devait être votée au nom de l’« esprit du 11 jan­vier », s’est bruyam­ment scan­da­li­sé que des bou­gies du mémo­rial de la Répu­blique aient pu ser­vir de pro­jec­tile à quelques mani­fes­tants contre les forces de police. Pho­tos à l’appui, il semble que les ran­gers de la fli­caille n’aient pas témoi­gné d’un res­pect exces­sif au mémo­rial non plus. Mais tout ceci, en réa­li­té, n’a qu’une fina­li­té : faire oublier qu’il n’y a de vio­lence qu’à l’instant où un gou­ver­ne­ment inter­dit l’exercice de la liber­té et ren­contre des indi­vi­dus déci­dés à ne pas y renon­cer tout à fait.

    Fré­dé­ric Lordon

    Notes :

    (2) Dis­cours à l’Assemblée Natio­nale, 19 novembre 2015, c’est le texte de Valls qui souligne.

    (4) Dis­cours à l’Assemblée Natio­nale, 19 novembre 2015.

    (5) « C’est l’état d’urgence, la loi, ça existe plus », IAATA (Infor­ma­tion Anti-Auto­ri­taire Tou­louse et Alen­tours), 28 novembre 2015.

    (6) Oli­vier Picard, « Hom­mage natio­nal : Hol­lande a failli pleu­rer en direct. Cette vul­né­ra­bi­li­té est une force », leplus​nou​ve​lobs​.com, 28 novembre 2015.

    (7) « A la qua­li­té de son men­tal (sic), le pré­sident a ajou­té une sen­si­bi­li­té qu’on lui déniait. Il a su trou­ver des mots, dans un très beau dis­cours qu’il a écrit lui-même, en réso­nance avec l’âme à la fois bles­sée et com­ba­tive des Fran­çais. Alors même si les larmes avaient cou­lé sur ses joues mor­dues par le vent froid (…) elles n’auraient pas été incon­grues. (…) Cette capa­ci­té à mêler l’intime et le mar­tial n’est pas seule­ment un beau sujet pour la presse. C’est une syn­thèse en image de l’originalité de la démarche fran­çaise et de la geste de son pré­sident ».

    (8) Mathieu Lin­don, « Per­qui­si­tion­nez-moi, ça grouille », Libé­ra­tion, 27 novembre 2015.

    (9) « Etat d’urgence : ça ratisse large », Libé­ra­tion, 27 novembre 2015.

    (10) Jean-Paul Sartre, « Elec­tions, piège à cons », Les Temps Modernes, n°318, jan­vier 1973.

    (11) Trai­té poli­tique, V, 4.

    Réponse
  2. etienne

    Autre syn­thèse for­mi­dable de Fré­dé­ric, sur l’ex­pé­rience grecque et la dic­ta­ture unio­neu­ro­péenne (mais encore et tou­jours sans dire un seul mot de la racine ins­ti­tu­tion­nelle de nos impuis­sances, j’en pleure) :
    http://​www​.fran​cein​ter​.fr/​e​m​i​s​s​i​o​n​-​l​e​-​t​e​l​e​p​h​o​n​e​-​s​o​n​n​e​-​l​e​c​o​n​o​m​i​s​t​e​-​f​r​e​d​e​r​i​c​-​l​o​r​d​o​n​-​f​a​c​e​-​a​u​x​-​a​u​d​i​t​e​urs

    Il fau­drait retrans­crire cet entre­tien, je pense.

    Réponse
    • claude saint-jarre

      Étienne,
      Vous lui par­lez à Fré­dé­ric ? Si oui, et s’il refuse de consi­dé­rer cette écri­ture citoyenne de la Consti­tu­tion, … j’en pleure aussi !

      Réponse
      • claude saint-jarre

        Il dit que l’UE ne per­met pas que les Trai­tés, équi­va­lents de la Consti­tu­tion, soient l’ob­jet de la dis­cus­sion démo­cra­tique par­le­men­taire ordi­naire. ( vers 15 minutes) C’est déjà ça de pris. Il pour­rait ajou­ter là que le Peuple pour­rait aus­si prendre part avec une Consti­tuante tirée au sort.

        Réponse
  3. etienne

    [Rap­pel]
    Réflexion sur le contrôle popu­laire des forces armées dont le peuple a besoin :

    Réponse
      • gilles

        Le livre tiré des dis­cours de Robes­pierre à l’As­sem­blée choi­sis par Yan­nick Bosc, Flo­rence Gau­thier et Sophie Wah­nich est « Pour le bon­heur et la liber­té ». Revi­go­rant à lire par sa langue et les prin­cipes démo­cra­tiques qui y sont exposés.

        Réponse
  4. etienne

    [inté­res­sant] Le populisme :
    une défi­ni­tion (entre­tien avec Chan­tal Delsol) 

    La déma­go­gie n’a RIEN à voir avec le popu­lisme, évidemment.

    Pour ma part, je me sens assez clai­re­ment popu­liste (lire Chris­to­pher Lasch et Jean-Claude Michéa pour me com­prendre), et pour­tant évi­dem­ment pas déma­gogue (puisque je ne veux pas du tout à accé­der au pouvoir).

    Ce que Madame Del­sol dit des Grecs à la minute 7’48 est une géné­ra­li­té plu­tôt lamen­table, je trouve : com­ment peut-on affir­mer sérieu­se­ment des choses pareilles à pro­pos de tout un peuple en bloc ? 

    C’est inté­res­sant de voir la marque des popu­lismes dans l’enracinement.

    Réponse
  5. etienne

    Pierre Cone­sa à Canal + sur notre « inter­ven­tion » en Syrie :

    Pierre Cone­sa – Com­ment frap­per Daech en Syrie ? – La Nou­velle Edi­tion du 2411
    Réponse
  6. binnemaya

    Je me per­met a nou­veau d’in­sis­ter voi­là le che­min emprein­té par zélites :
    Tou­jours l’histoire,
    En 1920 les indus­triels et les finan­ciers FRANCAIS (vous savez ce dont on est si fier je rigole) et autres ont fait le choix de la dic­ta­ture NAZI car qui peut mieux garan­tir a la fois un taux de ren­de­ment sans égal grâce aux camps d’ex­ter­mi­na­tions les esclaves servent jus­qu’a la der­nière goutte de vie a qui ? Ford, Bayer,Renault, Michelin,De wen­del etc …
    Donc Gat­taz n’est pas l’i­diot utile du FN, non il sert comme notre gvt les finan­ciers et indus­triels qui d’ailleurs sont encore pour bcp les mêmes familles qu’a l’é­poque et en pous­sant les plus dému­nies a voter pour le FN qui est en fait leur choix qui une fois au pou­voir rou­vri­ra des camps pour four­nir les esclaves a l’in­dus­trie et éli­mi­ner les oppo­sants poli­tique car l’é­co­no­mie mon­diale s’ap­proche inexo­ra­ble­ment de l’ef­fon­dre­ment et donc les puis­sants font le même choix c‑a-d la dic­ta­ture accom­pa­gné d’une guerre.
    D’ailleurs regar­der les rela­tions de MLP ces der­niers temps :
    http://www.leparisien.fr/politique/quand-le-fn-se-felicite-d-etre-recu-par-le-president-de-michelin-01–12-2015–5329487.php
    Pour ceux qui veulent comprendre :
    https://​you​tu​.be/​I​U​3​F​Z​l​K​m​TQA

    Réponse
  7. zedav

    + 20 points dans les son­dages pour Hollande…

    Il semble que l’ « état du corps social » ne soit guère sur la pente de la luci­di­té et par consé­quent aux affects de résis­tance à l’op­pres­sion du pouvoir.

    Depuis des géné­ra­tions, depuis les der­niers reculs du pou­voir, dus au cir­cons­tances de l’his­toire et de la 2nd guerre mon­diale plus qu’à son intel­li­gence col­lec­tive, ce corps est tra­vaillé effi­ca­ce­ment par des divi­sions, des mani­pu­la­tions, des peurs. Il se sent fra­gile, est proche de l’é­tat de choc, prêt à se rendre au pom­pier pyro­mane, stra­té­gie mafieuse d’un pou­voir dont c’est le tro­pisme inéluctable.

    Réponse
    • etienne

      Bonne vieille tech­nique : pour confondre le cri­mi­nel, cher­chez à savoir à qui pro­fite le crime.

      Réponse
      • binnemaya

        tota­le­ment juste c’est la prio­ri­té dans une enquête sérieuse de cher­cher à qui pro­fite le crime et comme je ne pense pas que nos poli­ciers et juges sont des incom­pé­tents alors ce qui m’é­ton­ne­ra tou­jours c’est qu’il faille 100ans pour que la véri­té sorte.
        Regar­der un exemple typique tout frais :
        les dépu­tés veulent sur­veiller les actions de la milice alors qu’ils sont même pas fou­tus d’a­voir la moindre once d’é­thique çà sent le suc­cès c’est sure.
        C’est comme le reste :

        mon­san­to sur­veille monsanto

        bayer sur­veille bayer

        VW sur­veille VW

        etc liste exhaus­tive facile a obte­nir il suf­fit de prendre toutes les banques+ toutes les socié­tés coté en bourse dans le monde + quelques autres+tous les par­tis politique

        une petite révo­lu­tion avec notre hymne natio­nal appli­qué a ceux là même qui veulent qu’on le chante serait un bon début non ? Je suis plu­tôt paci­fiste mais pour que je le reste il fau­drait une jus­tice réelle et on n’en prend pas vrai­ment le chemin.

        Réponse
  8. Betty

    Je me deman­dais (et déso­lé si c’est hors sujet) s’il serait pos­sible en ces temps de « muse­lage », de contrôle, d’or­ga­ni­ser en marge, je pen­sais même aux abords des lieux de vote, des micro groupes de 2 à 3 per­sonnes pour tra­vailler à l’é­la­bo­ra­tion de la Consti­tu­tion. Ce serait une forme de réponse aux cri­tiques habi­tuelles : ceux qui ne votent pas ne sont pas citoyens, sont anti-sociaux… démon­trer par le « faire » …réflé­chir, échan­ger, confron­ter 2 heures plu­tôt que de consa­crer 5 mn à glis­ser une enve­loppe dans une urne…

    Réponse
  9. binnemaya

    Petit rajout quand je dis milice j’entends une police qui abuse et agresse des inno­cents sans rai­son valable n’est plus une police mais bien une milice.
    Ce qui très lar­ge­ment le cas en ce moment les gens parlent et filment et leurs chiffres parlent d’eux mêmes : ~2500 per­quis avec com­bien de per­sonnes liées au ter­ro­risme ? Ils disent ~300 mais çà c’est les arres­ta­tions en majo­ri­té pour autre chose que du ter­ro­risme. Pour leur soit disant uni­té ils repas­se­ront car les inno­cents concer­nés vont sur­tout être stig­ma­ti­sés par la rumeur des voi­sins qui vont leurs rendre la vie encore plus dure ce qui va sur­ement les faire se sen­tir unit mais pas avec nous et les autoritées.

    Réponse
  10. binnemaya

    j’ou­blie tou­jours mon com­men­taire sur la vidéo de N.Klein sur médiapart :

    Bra­vo a nao­mi Klein mais pour aller plus loin il faut créer un ima­gi­naire poli­tique qui a des réper­cus­sions immé­diate dans la vie des français.

    Pour sor­tir de l’a­lié­na­tion du capi­tal il y a un exemple a géné­ra­li­ser c’est celui de la fonc­tion publique et de la sécu qui marche depuis 70ans pour çà il suf­fit de dif­fu­ser en masse les idées de B.Friot sur le salaire à vie en le vul­ga­ri­sant par des vidéos comme Usul le fait sur you tube.

    Pour enfin créer une démo­cra­tie réelle l’i­dée de E.Chouard du tirage au sort est la seule (a mes yeux) qui per­mette de sor­tir de la cor­rup­tion géné­ra­li­sée ( le conflit d’in­té­rêt étant une cor­rup­tion) que l’on constate chaque jour et qui ver­rouille la socié­té depuis 2 siècles au pro­fit des 0,1%.

    Réponse
  11. claude saint-jarre

    J’ai enten­du à la radio que le Pré­sident Oba­ma se sent  » impuis­sant » pour arrê­ter la vio­lence. Tiens.. il est comme nous ?

    Réponse
  12. GUILLOU

    C’est bien fina­le­ment une ques­tion d’emploi du temps, car pour être « consti­tuant », il faut avoir arra­ché à « la bête » suf­fi­sam­ment de « temps libre »…Ce qui ne veut pas dire qu’il y ait une hié­rar­chie des com­bats dans les­quels un « enfant de la Patrie » doit s’en­ga­ger pour deve­nir un « consti­tuant  » de la « Pla­nète Homme »…Car on « écrit » déjà l’es­prit des lois dans les com­bats pour « arra­cher du temps libre », et cet esprit il demeure « libé­ral » au plein sens du terme face aux « pou­voirs éta­blis ». C’est un plai­sir de par­cou­rir les che­mins tra­cés ici !

    Réponse
  13. claude saint-jarre

    Un consti­tuant du Qué­bec demande ceci aux autres consti­tuants ; je pense qu’il aurait pu le deman­der ici !

    À votre connais­sance, Étienne Chouard, pré­co­nise-t-il une répu­blique avec un ou plu­sieurs par­tis politiques ?

    Réponse
  14. joss
  15. joss

    L’injonction para­doxale. Voter = Élire ?
    http://​4eme​singe​.com/​l​i​n​j​o​n​c​t​i​o​n​-​p​a​r​a​d​o​x​a​l​e​-​v​o​t​e​r​-​e​l​ire

    …ou tor­ture psy­cho­lo­gique incons­ciente (cer­tai­ne­ment pas invo­lon­taire de la part de ceux qui nous dirigent)!
    Ex.
    « Ne lais­sez pas d’autres déci­der à votre place ! Allez voter ! »
    qui devrait être :
    « Ne lais­sez pas d’autres déci­der à votre place ! Abstenez-vous ! »

    Réponse
  16. Jacques

    Aujourd’­hui c’est la marche pour la jus­tice et la digni­té : https://​educ​pop​de​bout​.org/​2​0​1​7​/​0​3​/​1​7​/​l​e​-​1​8​-​m​a​r​s​-​d​i​s​c​u​s​s​i​o​n​s​-​e​t​-​a​t​e​l​i​e​r​s​-​g​r​a​p​h​i​s​m​e​-​c​o​n​t​r​e​-​l​e​s​-​v​i​o​l​e​n​c​e​s​-​d​e​t​at/

    Amnes­ty Inter­na­tio­nale était là pour sur­veiller les vio­lences poli­cières lors des mani­fes­ta­tions de la loi tra­vail : http://​www​.fran​cet​vin​fo​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​e​m​p​l​o​i​/​c​a​r​r​i​e​r​e​/​v​i​e​-​p​r​o​f​e​s​s​i​o​n​n​e​l​l​e​/​d​r​o​i​t​-​d​u​-​t​r​a​v​a​i​l​/​l​o​i​-​t​r​a​v​a​i​l​-​l​e​-​d​e​f​i​l​e​-​p​a​r​i​s​i​e​n​-​s​u​r​v​e​i​l​l​e​-​p​a​r​-​a​m​n​e​s​t​y​-​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​_​1​5​3​2​9​2​7​.​h​tml

    Rap­port de l’A­CAT : http://​www​.yous​cribe​.com/​c​a​t​a​l​o​g​u​e​/​d​o​c​u​m​e​n​t​s​/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​-​e​t​-​d​e​b​a​t​-​d​e​-​s​o​c​i​e​t​e​/​d​e​b​a​t​s​-​e​t​-​p​o​l​e​m​i​q​u​e​s​/​v​i​o​l​e​n​c​e​s​-​p​o​l​i​c​i​e​r​e​s​-​e​n​-​f​r​a​n​c​e​-​r​a​p​p​o​r​t​-​a​c​c​a​b​l​a​n​t​-​d​e​-​l​-​a​c​a​t​-​2​7​0​7​884

    Article 432–4 : https://​www​.legi​france​.gouv​.fr/​a​f​f​i​c​h​C​o​d​e​A​r​t​i​c​l​e​.​d​o​?​c​i​d​T​e​x​t​e​=​L​E​G​I​T​E​X​T​0​0​0​0​0​6​0​7​0​7​1​9​&​i​d​A​r​t​i​c​l​e​=​L​E​G​I​A​R​T​I​0​0​0​0​0​6​4​1​8​5​0​0​&​d​a​t​e​T​e​x​t​e​=​&​c​a​t​e​g​o​r​i​e​L​i​e​n​=​cid

    Article 122–4 : https://​www​.legi​france​.gouv​.fr/​a​f​f​i​c​h​C​o​d​e​A​r​t​i​c​l​e​.​d​o​?​c​i​d​T​e​x​t​e​=​L​E​G​I​T​E​X​T​0​0​0​0​0​6​0​7​0​7​1​9​&​i​d​A​r​t​i​c​l​e​=​L​E​G​I​A​R​T​I​0​0​0​0​0​6​4​1​7​216

    Le petit cadeau de Valls : « Depuis 2014, les poli­ciers sont obli­gés d’o­béir à un ordre même s’il n’est « pas trop illé­gal », comme le pré­cise Alexandre Lan­glois, poli­cier membre du syn­di­cat CGT, inter­viewé dans « Police Par­tout, Police Debout », de La Télé Libre […], de 8 min 35 s à 9 min 5 s » https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_d%C3%A9ontologie_de_la_Police_nationale

    La vidéo men­tion­née est ici : http://​late​le​libre​.fr/​r​e​p​o​r​t​a​g​e​s​/​p​o​l​i​c​e​-​p​a​r​t​o​u​t​-​p​o​l​i​c​e​-​d​e​b​o​ut/

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