« Libération » pose la question : « Une assemblée tirée au sort ? », mais curieusement, sans dire quelle assemblée…

13/11/2014 | 42 commentaires

http://​www​.libe​ra​tion​.fr/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​/​2​0​1​4​/​1​1​/​1​3​/​u​n​e​-​a​s​s​e​m​b​l​e​e​-​t​i​r​e​e​-​a​u​-​s​o​r​t​_​1​1​4​2​113 ARTICLE SUPPRIMÉ

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C’est Clé­ment-le-Ter­rible qui en remet une couche (on recon­naît sa façon de s’ex­pri­mer), mais tou­jours sans dire un mot du conflit d’in­té­rêts des poli­ti­ciens dans le pro­ces­sus consti­tuant, vous note­rez, bande de virus 🙂
Ça ne l’in­té­resse pas, déci­dé­ment ; pour lui c’est un détail…

J’ai pos­té ce com­men­taire (en attente de modération) :

« Bon­jour,

Il est éton­nant de publier ain­si une cri­tique du tirage au sort en poli­tique sans dire un seul mot — mais alors pas un seul, c’est amu­sant — du (scan­da­leux) CONFLIT D’INTÉRÊTS DES ÉLUS DANS LE PROCESSUS CONSTITUANT ; conflit d’in­té­rêts que le tirage au sort per­met pré­ci­sé­ment d’é­vi­ter, mécaniquement.

Une Consti­tu­tion digne de ce nom est le texte supé­rieur qui doit pro­té­ger le peuple contre les abus de pou­voir ; une consti­tu­tion (digne de ce nom) doit limi­ter et contrô­ler tous les pou­voirs ; une consti­tu­tion (digne de ce nom) doit sur­tout — très prio­ri­tai­re­ment — AFFAIBLIR les pou­voirs, pour nous pro­té­ger (tous, et tout le temps) contre toutes les formes d’arbitraire.

Quand un pro­fes­sion­nel de la poli­tique (qui fait de l’exer­cice du pou­voir poli­tique son métier) — un par­le­men­taire ou un ministre ou un can­di­dat au pou­voir… — écrit la Consti­tu­tion, il est à la fois juge et par­tie, indu­bi­ta­ble­ment, il a un inté­rêt per­son­nel (ins­ti­tuer sa propre puis­sance) contraire à l’in­té­rêt géné­ral (ins­ti­tuer la puis­sance du peuple).

Toute ÉLECTION d’une Assem­blée consti­tuante par­mi des can­di­dats pro­fes­sion­nels de la poli­tique condui­ra DONC méca­ni­que­ment à ce conflit d’in­té­rêts dra­ma­tique (et à l’im­puis­sance popu­laire qui en décou­le­ra for­cé­ment, tou­jours et partout).

Un élu écri­ra tou­jours une anti-consti­tu­tion, confor­mé­ment à son inté­rêt personnel.

Le tirage au sort (TAS) est un anti­dote anti-oli­gar­chique. Universel.

En l’oc­cur­rence, en tenant les pro­fes­sion­nels de la poli­tique À L’ÉCART du pro­ces­sus consti­tuant, le tirage au sort de l’As­sem­blée consti­tuante pro­tège le peuple contre ce conflit d’in­té­rêts consti­tuant, PREMIER ET CAUSAL.

Plus géné­ra­le­ment, éga­li­taire et incor­rup­tible, le tirage au sort est LA pro­cé­dure démo­cra­tique DE BASE, par défi­ni­tion. Pour cette rai­son, le tirage au sort ne sera jamais défen­du par des pro­fes­sion­nels de la poli­tique (à cause du conflit d’in­té­rêts), et c’est au peuple lui-même de le défendre pied à pied.

D’une façon plus fon­da­men­tale, seul le peuple lui-même peut ins­ti­tuer sa propre puis­sance, en par­ti­ci­pant direc­te­ment au pro­ces­sus consti­tuant (et/ou en le contrô­lant à tout moment).

En matière d’é­man­ci­pa­tion popu­laire, la solu­tion ne vien­dra pas des élus, jamais ; car les élus sont, pré­ci­sé­ment, le pro­blème. Ce sont les élus qui infan­ti­lisent (et dominent) les élec­teurs, par construction.

• Un citoyen est un adulte poli­tique : il vote lui-même les lois aux­quelles il consent à obéir.

• Un élec­teur est un enfant poli­tique : il désigne des maîtres qui vote­ront tout à sa place, par­mi des can­di­dats qu’il n’a même pas choisis.

En fait, il n’est de citoyens que constituants.

Pour en savoir plus, voyez ce lien :
https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​1​0​/​0​9​/​r​e​p​o​n​s​e​s​-​a​-​c​l​e​m​e​n​t​-​s​e​n​e​c​h​a​l​-​s​u​r​-​l​e​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​-​e​n​-​p​o​l​i​t​i​q​ue/

Bien cor­dia­le­ment.

Étienne Chouard »

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42 Commentaires

  1. pparent
    • pparent

      Il fau­drait creu­ser avec Mélen­chon, on sent qu’il a fait du che­min déja. S’il deve­nait un gen­tils virus ça serait vrai­ment un allié de poids !

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  2. Ronald

    Est-ce qu’il ne serait pas plus judi­cieux de deman­der un droit de réponse en bonne et due forme :
    http://www.droit-technologie.org/upload/dossier/doc/151–1.pdf
    Un article sur le site de Libé, ce serait tou­jours bon à prendre.

    Par ailleurs, je trouve idiot de leur part, s’il veulent que le tirage au sort reste igno­ré, de faire ain­si une pleine page pour le démo­lir sur un site grand public . Cela ne va faire qu’aug­men­ter le nombre de per­sonnes qui vont décou­vrir le sujet. Or, dès qu’on mis en contact avec des secré­tions de tirage au sort, on est conta­mi­né et la mala­die se déve­loppe peu après …

    Réponse
  3. julien

    Bon­jour ‚je pense que « le ter­rible » atteint sont but :noyer LA bonne solu­tion dans un flot d’in­for­ma­tions ‚le tout dans un lan­gage incom­pré­hen­sible pour le com­mun des mor­tel …c’est d’ailleurs une tech­nique constante qui nous dégoute et nous décon­necte de la poli­tique quand on es pas un pro ou un intel­lec­tuel ! Je pense que le début de la démo­cra­tie com­mence par un lan­gage popu­laire et simple ‚pour qu’un maxi­mum puisse pro­fi­ter des débats !

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  4. gilles

    Contre Étienne Chouard et l’i­dée du tirage au sort : La stra­té­gie des « moulins »

    Bon­jour Étienne, je ne te tutoyes pas dans la suite du texte par com­mo­di­té de rédac­tion, pour évite d’a­voir tout à conju­guer à la deuxième per­sonne, mais le coeur y est !
    Face à Étienne qui est géné­reux, infa­ti­gable, idéa­liste et en faveur des oppri­més, en quelque sorte un « Don Qui­chotte » moderne, le seul moyen de l’  »avoir » est de l’a­voir à l’u­sure en mul­ti­pliant les « les mou­lins », c’est à dire de lui oppo­ser de mul­tiples textes longs, rédi­gés à plu­sieurs, par des uni­ver­si­taires par exemple qu’il ne pour­ra que com­battre connais­sant son caractère.

    Sans comp­ter les opi­nions dis­cu­tables qui ne sont jus­te­ment pas dis­cu­tées et balan­cées en pour et en contre, mais seule­ment d’un seul côté, réfu­ter patiem­ment de manière argu­men­tée chaque affir­ma­tion de mau­vaise foi ou démon­ter chaque approxi­ma­tion dans un texte demande tou­jours plus de temps que l’é­non­cé ini­tial. Com­bien de fois ? Deux fois plus, trois fois plus, dix fois plus, cin­quante fois plus ? Cela dépend de beau­coup de choses, entre autres, de la connais­sance du public sur le sujet concer­né, de la com­plexi­té de la matière abor­dée, du tra­vail plus ou moins figno­lé de l’en­tour­loupe, mais une chose est sûre, cela prend net­te­ment plus de temps, d’es­pace que l’é­non­cé ini­tial de mau­vaise foi. 

    Soit Étienne répond, et il répon­dra sur son maigre temps libre qui lui reste et ce sont cinq uni­ver­si­taires qui vont lui répondre et peut-être même sur leur temps de tra­vail et rapi­de­ment soit il devra jeter l’é­ponge ou accep­ter de prendre sur ses loi­sirs, les occu­pa­tions qui le res­sourcent, son som­meil pour répondre. Si il choi­sit la deuxième solu­tion, il va moins bien récu­pé­rer et aura ten­dance à être mal dans sa peau, à com­mettre des erreurs de juge­ment, à être anti­pa­thique et donc épui­ser son cré­dit auprès de ceux qu’il veut convaincre.
    Exemple de réac­tion dans ce cas :
    « Ouais, tu com­prends Étienne Chouard, il m’a engueu­lé sur son nou­veau blog parce que j’é­tais pas d’ac­cord avec lui, il n’y en a que pour lui fina­le­ment ! », alors que les gens ne voient pas les heures que sous­trait Étienne à ses plus élé­men­taires besoins de ressourcement.

    Sans comp­ter qu’à force d’in­sis­ter à répondre à cinq per­sonnes coa­li­sées, il pour­rait tom­ber malade. Je ne le sou­haite pas, mais que pou­vons-nous ripos­ter à la stra­té­gie des « mou­lins » ? Et Étienne qu’en pense-tu ?

    Cette fois-ci, les oppo­sants au tirage au sort ont été gen­tils, ils com­men­cé à cinq per­sonnes : Pierre CRÉTOIS phi­lo­sophe, Jean-Numa DUCANGE his­to­rien, Mathilde LARRÈRE his­to­rienne, Sté­pha­nie ROZA phi­lo­sophe et Clé­ment SÉNÉCHAL socio­logue, mais je suis tom­bé il y a quelques mois sur un texte de mau­vaise foi, très char­pen­té de plu­sieurs dizaines de pages rédi­gé à 10 uni­ver­si­taires contre l’i­dée d’a­ban­don de la « construc­tion » européenne.

    Réponse
    • Ana Sailland

      La fusée du 14 juillet a été lan­cée. Soyons les effer­ves­cences qui s’en échappent. Impré­vues. Elles mêmes redondantes. 

      La mul­ti­pli­ci­té infor­melle est indestructible.

      Réponse
  5. jean-charles

    Bon­soir,

    Les chiens de gardes se mettent à aboyer ! Ce texte par­ti­san ne fera que glis­ser sur les gen­tils virus.

    Je serais plus méfiant (c’est un avis per­son­nel) par rap­port aux inter­ve­nants des deux pré­cé­dents posts (M. Rous­seau (je ne parle même pas de Média­part) et du col­lec­tif ATTAC), qui avec une pos­ture proche du mili­tan­tisme nous ferait pen­ser à des com­pa­gnons de combats.

    Je ne le crois pas. Je pense plu­tôt à une stra­té­gie de récu­pé­ra­tion d’une par­tie des per­sonnes qui par­tagent les idées d’E­tienne Chouard, une fausse dis­si­dence des­ti­née à ame­ner ceux qui veulent bien la suivre à un com­bat « cul de sac », d’où affai­blis­se­ment des « troupes » de gen­tils virus effec­tifs ou à venir, en question.

    Je m’ex­plique : Dans son constat, mon­sieur Rous­seau reprends les mots clés uti­li­sés par Étienne (consti­tu­tion = bou­clier pour pro­té­ger les citoyens, mal­fa­çon consti­tu­tion­nelle de la répu­blique, crise consti­tu­tion­nel…) pour atti­rer les per­sonnes sen­sibles à ce sujet. Puis pro­pose des solu­tions qui si on y regarde de plus près, sont suf­fi­sam­ment vagues ou fourre tout pour deve­nir com­plè­te­ment creuses (chan­ger de régime consti­tu­tion­nel ? sup­pri­mer le conseil d’é­tat ?…). Il pro­fite aus­si pour « vendre » l’é­ga­li­té homme/femme ? Est-ce encore un pro­blème du débat en ques­tion ? (cela me fait pen­ser aus­si aux ABCD de l’é­ga­li­té) ain­si qu’à une consti­tu­tion mon­diale (tiens donc, ne serait-on pas aux portes du nou­vel ordre mon­dial !!). Bref, troublant.

    En ce qui concerne ATTAC (je parle des hautes sphères du col­lec­tif qui à mon avis mani­pulent les mili­tants de base que j’es­time par ailleurs). Je trouve vrai­ment bizarre qu’AT­TAC envoie ses mili­tants mani­fes­ter contre le TAFTA et que de l’autre coté il coédite un livre « Que faire de l’Europe ? Déso­béir pour recons­truire. » plu­tôt orien­té pro-euro­péen (aucune remise en cause) dans sa 4ieme page de cou­ver­ture et dans lequel Jacques Sapir (voir sa réac­tion : http://​rus​seu​rope​.hypo​theses​.org/​2​226 ) et Fré­dé­ric Lor­don (deux euro scep­tiques) semblent écor­chés ! Alors si l’é­quipe diri­geante d’AT­TAC n’a pas com­pris que l’Eu­rope est le socle même de la mise en place du TAFTA, il y a vrai­ment quelque chose qui m’é­chappe ! En ce qui concerne la solu­tion pro­po­sée, la déso­béis­sance, voi­ci la réponse de Jacques SAPIR : « Donc, sur ce point l’argument de la « déso­béis­sance » est soit pure­ment pro­pa­gan­diste et péda­go­gique, et il n’a pas sa place dans votre article ni dans la dis­cus­sion, soit une manière camou­flée de dire que l’on va ne rien faire. Dans ce cas, c’est de la mal­hon­nê­te­té pure et simple. »

    Sans com­men­taires !!

    Quant à l’ar­gu­ment des 36000 com­munes contre le TAFTA, c’est une blague ! Pen­sez vous que l’Eu­rope (qui négo­cie la TAFTA et qu’AT­TAC ne remet pas en cause) va venir deman­der l’a­vis aux com­munes Française ? 

    Voi­là ce que j’ap­pelle la fausse dis­si­dence, celle qui s’ac­ca­pare nos mili­tants pour les occu­per et les orien­ter dans des che­mins sans issus !! Un bon moyen d’oeu­vrer pour le système.

    Par oppo­si­tion, il reste les authen­tiques mili­tants, ceux qui ciblent les vrais problèmes…comment les recon­naître ? C’est très simple, ils finissent tôt ou tard par être trai­tés d’ex­trême droi­tiste (cf les réac­tions sur son site, de Jacques Sapir à ces attaques (presse papier + vidéo mos­co­vi­ci), Oli­vier Ber­ruyer des crises​.fr), de fas­ciste (Etienne et les anti­fas), d’an­ti­sé­mite ou de complotiste…

    Voi­là, je pour­rais vous sug­gé­rer d’es­sayer se prisme de lec­ture quelques temps…pour que vous puis­siez me dire que je me trompe car j’ai bien du mal à accep­ter ce que je vous écris tel­le­ment cela sou­lève d’a­tro­ci­tés, de perversités…

    Dites moi que je me trompe !!!
    Jean-Charles

    Réponse
  6. pparent

    Je trouve ça assez rigo­lo et iro­nique que Libé­ra­tion un des grands médias de ce pays écrive :

    « Com­ment, en effet, se pro­té­ger sérieu­se­ment, en tant qu’individu, de l’influence de ceux qui contrôlent les grands médias, du pou­voir de ceux qui détiennent les capitaux »

    ^^

    Réponse
  7. Yéti

    loto­cras­sie = anti-confor­misme banal, « fashion », conventionnel .

    la sub­ver­sion orga­ni­sée du déni de l’État = apo­lo­gie du libé­ra­lisme .

    rebelles sans drapeau …
    paroles vides, pri­vées de sens …
    la socié­té civile toute puis­sante des indi­vi­dus … libres d’être asservis …
    mythe rous­seauiste réchauf­fé sim­plis­sime et insipide …
    le capi­ta­lisme n’a rien à craindre des bobos loto­crasses … juste une plus grande puis­sance de sa socié­té civile consu­mé­riste ché­rie … et des lobbies.

    loto­crasse = idiot utile du Capital 

    « Pou­tine 88% … Flam­by 12% … »

    Réponse
    • beo

      Salut Yéti, le loto­crate sou­haite avant tout une sépa­ra­tion entre le grand capi­tal et la répu­blique. Or l’é­lec­tion met l’État dans les mains des grands capi­ta­listes qui financent les cam­pagnes et pos­sèdent les grands médias. Donc l’af­faire est claire.

      Réponse
      • Yéti

        Faux, la loto­cras­sie met l’État entre les mains de bobo le shi­teux, de rap­peur, de bur­qua, de bar­bu de dea­ler, et sur­tout, encore plus de Cad­die, Dieu jaloux de lotocrasse.
        Le loto­crate inverse cause et effet. Toutes les cam­pagnes pos­sibles des putes média­tiques n’au­ront aucun effet sur moi le non-loto­crasse, sans por­table ni écran-plas­ma qui ne regarde pas « les mar­seillais » et qui cultive ses patates (douces). benêt ne chan­ge­ra rien, loto­crasse où pas, car benêt vénère Cad­die. Il n’a pas d’autre dieu, encore moins des dieux antiques.
        Voir le com­men­taire précédent.

        Réponse
        • beo

          Yéti, je ne sais pas où vous culti­vez vos patates douces mais votre repré­sen­ta­tion du corps social m’a l’air quelque peu sim­pliste et exa­gé­rée. D’ac­cord cepen­dant avec vous le carac­tère inva­riant du cad­die, mais il faut voir dans la consti­tuante tirée au sort uni­que­ment le visage ins­ti­tu­tion­nel de la révo­lu­tion, qui doit d’a­bord être cultu­relle, éco­no­mique et spi­ri­tuelle. Avec l’i­dée que si on fait une « consti­tuante » avec les méthodes habi­tuelles, on obtien­dra le résul­tat habi­tuel, donc aucun chan­ge­ment en vue.

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          • Yéti

            Loto­cras­sie ne peut être qu’au mieux un effet induit.
            Mais le fait est que la loto­cras­sie sup­pose une intel­li­gi­bi­li­té du Monde par benêt (la tota­li­té com­prise méta­phy­si­que­ment au moins, à défaut de scien­ti­fi­que­ment). Or la moder­ni­té a détruit cette com­pré­hen­sion, ce qui rend le loto­crate impro­bable au pro­fit de l’ex­pert, mais sur­tout la moder­ni­té a détruit l’A­go­ra, la com­mu­nau­té, son fondement.
            De plus l’er­reur du loto­crate est de croire que la révo­lu­tion se motive direc­te­ment par l’ « objec­tif » (la démo­cra­tie directe). Le chan­ge­ment se motive tou­jours par une haine, per­met­tant la des­truc­tion de l’an­cien para­digme de façon biai­sée, c’est à dire non pas en pro­po­sant de sup­pri­mer les anciens besoins, mais en ren­dant un besoin autre plus impé­rieux, qui consé­quem­ment détruit l’an­cien besoin, puis par voie de consé­quence l’an­cien paradigme.
            C’est le prin­cipe de la « réi­fi­ca­tion révolutionnaire ».

            « 13% de mil­lion­naires en Helvétie. »

          • 222

            Donc, aucun chan­ge­ments béné­fiques pos­sibles ou à espé­rer, YÉTI ?… ou ce fata­lisme ou ce réa­lisme de mise à s’en­tê­ter à vou­loir par­ler de  »loto­cras­sie » quand ce dont nous par­lons ici c’est bien de Démo­cra­tie et non de lote­rie, que cela plaise ou non aux consom­ma­teurs lamb­das ou autres béné­fi­ciaires de tout poil !
            Ou si vous pré­fé­rez, cette exi­gence para­dig­ma­tique ver­sus cette  »réi­fi­ca­tion révo­lu­tion­naire », que nous sommes obli­gés d’en arri­ver ou non à quelque coup d’E­tat néces­saire ou non, comme on peut très bien ima­gi­ner une telle action concer­tée par quelques-uns et mener à bien contre l’o­pi­nion elle-même, pour­quoi pas ? une mino­ri­té exerce bien actuel­le­ment une puis­sance et une volon­té sur tout l’en­semble alors que ce tout y trouve constam­ment à y redire bien qu’il ignore qu’il pos­sède et les outils et le poten­tiel pour s’en affran­chir… cher­cher l’er­reur, en quoi consiste ce para­doxe sinon dans cette mécon­nais­sance plu­tôt du sujet et de la réa­li­té des choses et, par consé­quent, cette non-éman­ci­pa­tion, et non cette  »haine » qu’il faut voir par­tout, aus­si légi­time soit-elle car plus béné­fique et plus intel­li­gent que la haine, il y a le bon sens, la digni­té et cette res­pon­sa­bi­li­té indi­vi­duelle autant que partagée.

            EFFAB

      • Yéti

        Quand les rap­ports de domi­na­tion éco­no­mique se font dans l’in­té­rio­ri­sa­tion, benêt le loto­crate fait rire le Seigneur 

        Tout le monde peut éteindre sa télé, per­sonne n’est obli­gé de lire les jour­naux. Mais c’est « Plus belle la vie », « Intou­chables », « Silex and the city », la publi­ci­té, Cad­die, qui font l’in­té­rio­ri­sa­tion du sys­tème capi­ta­liste. Benêt y apprend ses tabous.

        C’est une sorte de « démo­cra­tie » tota­li­taire », ce qu’a­vait vu Toc­que­ville et qu’a décrit Marx.

        Réponse
  8. beo

    Salut, je trouve que l’ar­ticle est pas mal, par contre je trouve que les auteurs n’ont pas suf­fi­sam­ment étu­dié le sujet. Lorsque l’on voit les pro­po­si­tions qu’ils font, comme le réfé­ren­dum révo­ca­toire, on sent leur sou­hait de res­ter dans la poli­tique spec­tacle. Le réfé­ren­dum révo­ca­toire est un réfé­ren­dum Ad Homi­nem ce qui le rap­proche au maxi­mum de l’élection.

    Réponse
  9. Arturo

    Voi­ci la réponse que je viens de publier :

    < La seule force capable de faire contre­poids aux pré­ju­gés demeure la force col­lec­tive des par­tis ou associations

    Le TAS n’ex­clut pas un cer­tain rôle pour les par­tis poli­tiques. Pas celui que nous leur connais­sons aujourd’­hui, de machines de guerre prêtes à tout pour conqué­rir le pou­voir, mais celui d’ex­pri­mer de façon cohé­rente un pro­jet socié­tale d’en­semble : des écoles de pen­sée, à la manière des anciens phi­lo­sophes, qui arti­culent et ordonnent le débat public contradictoire.

    < l’élection des repré­sen­tants par le vote popu­laire, en sou­met­tant au choix du grand nombre le concours de pro­jets de socié­té dif­fé­rents, demeure la façon la plus démo­cra­tique (sic)

    D’a­près Pla­ton, Aris­tote, Mon­tes­quieu et j’en passe, c’est juste au contraire : l’é­lec­tion est aris­to­cra­tique, le tirage au sort est démo­cra­tique. Peut-être nos cinq auteurs se sentent-ils au-des­sus de Pla­ton, Aris­tote et Mon­tes­quieu ? Et puis, ce même peuple inca­pable d’être tiré au sort (parce que « domi­né », « influen­cé », « ter­ro­ri­sé par la crise » et ter­ras­sé sous « le poids des idées reçues »), serait-il par contre capable de voter en connais­sance de cause ? Deux siècles de gou­ver­ne­ment des riches ne nous auront pas suf­fi, et nous en rede­man­de­rions encore car, cette fois-ci, ça va être dif­fé­rent, tu vas voir, nous allons gagner les élec­tions et chas­ser les riches du pou­voir ? Et puis quoi encore ?

    < Sitôt que ses repré­sen­tants sont élus, le peuple est esclave, il n’est rien.

    Petit apar­té ad homi­nem : pla­gier Rous­seau au lieu de le citer, ça fait quand-même un peu bizarre… Quatre des cinq cosi­gna­taires n’au­raient pas lu Le Contrat Social ?

    < Quant à la remise en cause insi­dieuse du droit de vote (…)

    On échange le droit de vote, qui est par­fai­te­ment impuis­sant, par son équi­valent en chances d’être tiré au sort. On ne perd rien au pas­sage, on gagne tout.

    Je trouve qu’il ne faut pas trop se foca­li­ser sur la consti­tuante. Moi, une assem­blée d’é­lus prêts à se faire le hara­ki­ri en ins­ti­tuant le tirage au sort, cela me convien­drait parfaitement.

    Réponse
  10. Hydronium

    Je plus­soie Ronald concer­nant l’i­dée de deman­der un DROIT DE RÉPONSE.

    Étienne est NOMMÉMENT MENTIONNÉ et il est accu­sé d’a­voir des AFFIDÉS, ce qui est un terme péjo­ra­tif qui appelle une réponse.

    Étienne est entré dans la sphère média­tique domi­nante plu­sieurs fois (France 2, France Culture, France Inter, Rue89), il est tout à fait envi­sa­geable qu’il obtienne une tri­bune dans Libé­ra­tion, c’est L’OCCASION RÊVÉE, je crois 😀

    Réponse
    • beo

      Le com­men­taire d’Étienne a été publié. .

      Réponse
  11. etienne

    Front de Jean a publié une réponse mar­rante à Clé­ment-Le-Ter­rible :

    Une assem­blée élue ?

    http://​shr​turl​.co/​4​A​RPz

    Dans une tri­bune de Gala, un groupe de pen­seurs poli­tiques com­po­sé de MONTESQUIEU phi­los­pohe, Jean-jacques ROUSSEAU pen­seur poli­tique, ARISTOTE phi­lo­sophe, Cor­ne­lius CASTORIADIS phi­lo­sophe et Hen­ri GUILLEMIN his­to­rien expriment leur posi­tion en faveur du tirage au sort :

    L’i­dée de l’élection des consti­tuants fait son che­min mais elle n’est pas la solu­tion pour renou­ve­ler notre démocratie 

    Au milieu des efforts intel­lec­tuels nom­breux, four­nis pour renou­ve­ler notre démo­cra­tie mori­bonde, l’idée de l’élection résiste. Dans le champ média­tique autour de Jacques Atta­li ou David Puja­das par exemple ou sur la toile, à tra­vers les articles de Clé­ment Séné­chal et ses inter­ven­tions intem­pes­tives notam­ment sur son blog, le site m6r ou les sites d’in­for­ma­tion de jour­naux nationaux. 

    Ce mou­ve­ment, qui sub­sis­tait à grands bruits, a été relan­cé à la faveur du débat récem­ment ouvert pour une Sixième Répu­blique et pour une Assem­blée consti­tuante : faut-il élire les consti­tuants ? L’élection res­te­ra-t-il le seul prin­cipe d’attribution des charges publiques, légis­la­tives notam­ment, dans la pers­pec­tive d’un nou­veau régime cal­qué sur l’ancien ?

    Si l’élection n’offre pas la pers­pec­tive allé­chante d’en finir avec les « poli­ti­ciens pro­fes­sion­nels », bien trop sou­vent mépri­sants envers leurs élec­teurs et ser­viles envers les grands de ce monde, il ne résiste pas non plus à l’analyse répu­bli­caine et relève d’une vision naïve, voire dan­ge­reuse, du peuple. 

    Elle est naïve, parce que, sans aller jusqu’aux ana­lyses Atta­lienne ou Séné­cha­lienne de l’idéologie domi­nante et de l’hégémonie cultu­relle – par laquelle la classe domi­nante, tant qu’elle existe, influence spon­ta­né­ment et en pro­fon­deur toute déci­sion col­lec­tive qui n’est pas munie d’un solide anti­dote ins­ti­tu­tion­nel démo­cra­tique– d’innombrables expé­riences de sys­tème repré­sen­ta­tif suf­fisent à battre en brèche l’idée selon laquelle la lumière de la rai­son et de l’intérêt géné­ral jaillit de toute dis­cus­sion col­lec­tive menée par des élus à l’abri des « peuples » ou des « citoyens ».

    Com­ment, en effet, se pro­té­ger sérieu­se­ment, en tant que peuple, de l’influence de ceux qui contrôlent les grands médias, du pou­voir de ceux qui détiennent les capi­taux, de l’inertie de l’administration tech­no­cra­tique et sur­tout de la lour­deur poli­ti­que­ment inca­pa­ci­tante des conflits d’intérêts ? Com­ment ima­gi­ner que le poids de toutes les idées reçues que ces pou­voirs imposent, cesse subi­te­ment de peser sur des dépu­tés par le seul fait qu’ils seraient élus ?

    La seule force capable de faire contre­poids aux pré­ju­gés et aux inté­rêts de classe demeure, n’en déplaise aux car­rié­ristes pra­tiques des pro-élec­tions, la force col­lec­tive – du peuple – orga­ni­sé dans un même mou­ve­ment ins­ti­tu­tion­nel par la défense de l’intérêt général. 

    Bien enten­du, la forme par­ti­daire – et l’engagement mili­tant avec elle – souffre aujourd’hui de dis­cré­dit : le par­ti idéal n’existe pas et n’exis­te­ra jamais puisque l’on ne peut deman­der à un élu d’être juge et par­tie au moment d’écrire la Consti­tu­tion ou d’ins­tau­rer la puis­sance du peuple par son propre contrôle ou limi­ta­tion de son pou­voir par celui-ci. L’é­lu a un inté­rêt per­son­nel, ins­ti­tuer sa propre puis­sance, contraire à l’intérêt géné­ral qui est d’ins­ti­tuer la puis­sance du peuple.

    De plus, l’élection des repré­sen­tants par le vote popu­laire, en délé­guant son pou­voir de déci­sion aux repré­sen­tants, demeure la façon la moins démo­cra­tique de tran­cher des arbi­trages qui, dans une socié­té capi­ta­liste, opposent des inté­rêts conver­gents voire iden­tiques qui, même s’ils sont un peu dif­fé­rents, n’im­posent pas à ceux qui ont été élus de les appli­quer. En démo­cra­tie, la conflic­tua­li­té s’épuise et se régé­nère dans les débats qui animent l’espace public et la prise de déci­sion col­lec­tive du plus grand nombre, c’est-à-dire le peuple dans son ensemble : Un homme une voix.

    Bien sûr, il serait sou­hai­table que l’assemblée soit plus « démo­cra­tique », au sens éty­mo­lo­gique du terme, qu’elle ne l’est actuel­le­ment. Mais ce n’est pas cela qui cause le défi­cit démo­cra­tique de nos ins­ti­tu­tions : si l’on ne croit plus dans la poli­tique aujourd’hui, c’est d’abord parce que le sys­tème repré­sen­ta­tif a concen­tré tout le pou­voir de déci­sion au sein des seuls repré­sen­tants. Il a réduit les citoyens à ne jouer qu’un rôle d’électeur. Sitôt que ses repré­sen­tants sont élus, le peuple est esclave, il n’est rien puis­qu’il leur a délé­gué son pou­voir ce qui revient pour le peuple à alié­ner sa liber­té puisque rien ne garan­tit que la volon­té des repré­sen­tants soit fidèle à la volon­té géné­rale. L’in­tro­duc­tion de la repré­sen­ta­tion entraîne la « cap­ta­tion » de la démo­cra­tie, une oli­gar­chie élec­tive se sub­sti­tuant au peuple souverain

    Une assem­blée élue ? La belle affaire si rien n’est fait pour contre­ba­lan­cer et contrô­ler le pou­voir abso­lu de ses repré­sen­tants. Mais qui peut impo­ser le contrôle des élus dans un sys­tème repré­sen­ta­tif si ce n’est les élus eux-même ? C’est le ser­pent qui se mort la queue. Comme ce n’est pas aux per­sonnes au pou­voir d’écrire les règles du pou­voir, la déli­bé­ra­tion poli­tique doit être exclu­si­ve­ment réser­vée au peuple. 

    Quant à la remise en cause insi­dieuse de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire, elle ne peut que ren­for­cer la pas­si­vi­té poli­tique du corps social. Seul le Tirage au sort de la Consti­tuante peut nous pré­mu­nir des conflits d’intérêts et nous assu­rer la recherche de l’intérêt géné­ral sans conflits per­son­nels afin de reva­lo­ri­ser le seul sou­ve­rain qui soit : le peuple.

    Réponse
    • Ronald

      Le texte le plus mar­rant que j’aie lu sur le sujet ! 🙂 🙂 🙂 Si les démo­crates com­mencent à être drôles, je pense que cela ne peut être que de bon augure face à des adver­saires sinistres.

      Réponse
  12. etienne
  13. LA HYENE

    Salut à tous, 

    il est impor­tant de savoir qui sont les auteurs pour com­prendre leurs moti­va­tions réelles.
    Je m’y suis donc col­lé et je vous livre une syn­thèse de ce que nous en dit Google…

    PIERRE CRETOIS est cher­cheur asso­cié au Sophia­pol (Uni­ver­si­té Paris Ouest Nan­terre La Défense) et au CHSPM (Uni­ver­si­té Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

    https://​sites​.google​.com/​s​i​t​e​/​p​i​e​r​r​e​c​r​e​t​o​i​s​/cv

    On apprend dans le lien ci des­sous qu’il « est agré­gé et doc­teur en phi­lo­so­phie. Actuel­le­ment ATER [Atta­ché tem­po­raire d’en­sei­gne­ment et de recherche] à l’U­ni­ver­si­té de Tours ».

    http://www.unige.ch/sciences-societe/geo/etudes/Master‑1/ES2-20142015/Calendrier_ES2_2014-2015.pdf

    Rému­né­ré donc par le minis­tère de l’en­sei­gne­ment supé­rieur ; mais jus­qu’i­ci, pas de conflit d’in­té­rêt majeur.

    Ce qui suit est plus intéressant…

    Il orga­nise fré­quem­ment des col­loques pour la Fon­da­tion Jean Jaurès :

    http://​www​.jean​-jaures​.org/​c​o​n​t​e​n​t​/​d​o​w​n​l​o​a​d​/​1​6​7​8​8​/​1​6​3​8​1​5​/​f​i​l​e​/​p​r​o​g​r​a​m​m​e​.​pdf
    http://​www​.jean​-jaures​.org/​c​o​n​t​e​n​t​/​d​o​w​n​l​o​a​d​/​1​9​5​6​2​/​1​9​7​4​3​1​/​f​i​l​e​/​p​r​o​g​r​a​m​m​e​_​0​1​_​0​5​_​2​0​1​4​-​d​e​f​.​pdf
    http://www.jean-jaures.org/content/download/19318/193987/file/Colloque%20intC%CC%A7ra%CC%80t%20gC%CC%A7nC%CC%A7ral%2001–04-2014.pdf
    http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/659/files/2014/05/Colloque_EtatsPropri%C3%A9t%C3%A9_prog.pdf

    Wiki­pé­dia indique que cette fon­da­tion est « une fon­da­tion poli­tique fran­çaise proche du Par­ti socia­liste » et qu’elle « tire ses sources de finan­ce­ment du gou­ver­ne­ment (ser­vices géné­raux du Pre­mier ministre), du Par­le­ment (Sénat et Assem­blée natio­nale) et de sub­ven­tions octroyées par dif­fé­rents minis­tères sur des pro­jets spé­ci­fiques (Culture, Affaires étran­gères, Édu­ca­tion natio­nale par exemple). La fon­da­tion tire éga­le­ment quelques res­sources propres de la vente de ses publi­ca­tions et des ser­vices qu’elle est ame­née à rendre à la famille socia­liste (ges­tion et ani­ma­tion des archives) » et que « Selon les propres infor­ma­tions de la fon­da­tion, son bud­get glo­bal en 2010 s’é­le­vait à 2 100 000 euros dont 80 % pro­ve­nant de dif­fé­rents ser­vices et minis­tères de l’É­tat et 2 % des groupes socia­listes du Par­le­ment et du Sénat ».

    Pour le détail du bud­get, vous pou­vez vous réfé­rer à ce lien :

    http://​www​.jean​-jaures​.org/​L​a​-​f​o​n​d​a​t​i​o​n​/​L​e​-​b​u​d​get

    On note­ra que le direc­teur géné­ral de cette fon­da­tion est Gilles Fin­chel­stein ; la fiche wiki­pé­dia de ce mon­sieur est assez intéressante :
    « D’a­bord conseiller char­gé des ques­tions poli­tiques, des rela­tions par­le­men­taires et du sui­vi de l’o­pi­nion de Domi­nique Strauss-Kahn de 1997 à 2000, quand ce der­nier était ministre de l’é­co­no­mie, il est entre 2000 et 2002 conseiller char­gé des ques­tions poli­tiques de Pierre Moscovici.
    Il aurait lar­ge­ment ins­pi­ré — voire rédi­gé — le pro­gramme de Lio­nel Jos­pin pour la pré­si­den­tielle de 2002 et contri­bué à intro­duire les idées du social-libé­ra­lisme au sein du Par­ti socialiste. »

    Mieux encore : d’a­près un article de Her­nan­do Cal­vo Ospi­na paru dans Le Monde Diplo­ma­tique en juillet 2007, la Fon­da­tion « Jean Jau­rès » fait par­tie du réseau de fon­da­tions de la NED [Natio­nal Endow­ment for Demo­cra­cy] ».

    La NED est un paravent de la CIA des­ti­né à « désta­bi­li­ser, par le finan­ce­ment de leurs oppo­si­tions, les gou­ver­ne­ments non amis » ; on a pu récem­ment la voir à l’œuvre dans les révo­lu­tions colo­rées, l’Eu­ro Maï­dan, et actuel­le­ment la Umbrel­la Revo­lu­tion de Hong Kong.

    http://​www​.elcor​reo​.eu​.org/​Q​u​a​n​d​-​u​n​e​-​r​e​s​p​e​c​t​a​b​l​e​-​f​o​n​d​a​t​ion

    Je crois donc qu’on peut rai­son­na­ble­ment dou­ter de la sin­cé­ri­té de notre philosophe.

    JEAN-NUMA DUCANGE est maître de confé­rences au GRHIS de l’u­ni­ver­si­té de Rouen.

    Il est aus­si Membre du conseil scien­ti­fique de l’Institut CGT d’Histoire Sociale de Seine-Maritime. 

    Il est de plus membre du conseil d’administration de la Socié­té d’études Jau­ré­siennes ; celle-ci est pré­si­dée par Gilles Can­dar qui eut d’a­près Wiki­pé­dia « une acti­vi­té mili­tante sou­te­nue […] au PCF, puis au PS notam­ment. Il a été conseiller muni­ci­pal socia­liste d’An­to­ny de 1989 à 1995. »

    De plus on peut voir qu’il a lui aus­si par­ti­ci­pé à quelques confé­rences de la Fon­da­tion Jean Jaurès.

    http://​www​.jean​-jaures​.org/​c​o​n​t​e​n​t​/​d​o​w​n​l​o​a​d​/​1​5​0​9​9​/​1​4​6​7​6​2​/​v​e​r​s​i​o​n​/​6​/​f​i​l​e​/​e​s​s​a​i​+​J​a​u​r​e​s​(​e​n​l​i​gne).pdf
    http://​archives​.seine​-saint​-denis​.fr/​I​M​G​/​p​d​f​/​i​n​v​i​t​_​4​_​p​a​g​e​s​.​pdf

    Il a aus­si été confé­ren­cier pour ATTAC, le Front de Gauche ou le NPA.

    MATHILDE LARRÈRE est maître de confé­rences en His­toire contem­po­raine à l’u­ni­ver­si­té Paris XIII et à l’IEP de Paris .

    Elle est syn­di­ca­liste SNESUP-FSU élue au conseil natio­nal des universités.

    http://​ll​.univ​-poi​tiers​.fr/​a​d​m​i​n​l​e​t​t​r​e​s​/​s​i​t​e​s​/​l​l​.​u​n​i​v​-​p​o​i​t​i​e​r​s​.​f​r​@​a​d​m​i​n​l​e​t​t​r​e​s​/​I​M​G​/​p​d​f​/​e​l​u​s​_​g​l​o​b​a​l​_​c​2​.​pdf

    Elle s’est pré­sen­tée sur la liste Front de Gauche Paris XII aux muni­ci­pales de 2014, fait par­tie de la Com­mis­sion His­toire du Par­ti de Gauche et est co-secré­taire du Par­ti de Gauche Paris XII.

    http://2014.alexis-corbiere.com/la-liste‑2/la-liste/
    http://​www​.poli​tique​.org/​b​l​o​g​/​2​0​1​3​/​0​5​/​2​8​/​o​r​g​a​n​i​g​r​a​m​m​e​-​p​o​l​es/
    http://​five​.tweet​tun​nel​.com/​r​e​v​e​r​s​e​2​.​p​h​p​?​t​e​x​t​f​i​e​l​d​=​L​a​r​r​e​r​e​M​a​t​h​i​lde

    Bref, on com­prend aisé­ment sont atta­che­ment au sys­tème électoral !

    STÉPHANIE ROZA est agré­gée et doc­teur en phi­lo­so­phie. Elle est ATER à l’université de Gre­noble II.

    Comme Pierre Cré­tois (avec qui elle écrit des bou­quins), elle orga­nise des col­loques pour la même Fon­da­tion Jean Jau­rès affi­liée au PS et à la NED :

    http://www.jean-jaures.org/content/download/19318/193987/file/Colloque%20intC%CC%A7ra%CC%80t%20gC%CC%A7nC%CC%A7ral%2001–04-2014.pdf

    Elle a publié plu­sieurs articles dans La revue du Pro­jet, revue poli­tique men­suelle du Par­ti Com­mu­niste Français.

    http://​pro​jet​.pcf​.fr/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​r​d​p​-​3​0​-​b​a​s​r​e​s​o​_​0​.​pdf
    http://​pro​jet​.pcf​.fr/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​r​d​p​1​0​.​pdf

    Elle à par­ti­ci­pé récem­ment avec Pierre Laurent (secré­taire natio­nal du PCF) à un débat orga­ni­sé par l’Union des étu­diants com­mu­nistes et la Revue du pro­jet sur le thème « Com­mu­nisme de nou­velle géné­ra­tion : vers de nou­velles libertés ».

    http://​www​.lejsd​.com/​d​o​c​s​/​2​1​/​5​0​3​.​pdf

    Enfin et sur­tout, elle a été candidate :

    - aux muni­ci­pales sur la liste Lutte ouvrière à Paris 75 en 2008 ;

    http://elections.lefigaro.fr/resultats/elections-municipales-2014/paris/paris-20eme-arrondissement/liste-2008/tour‑1/lutte-ouvriere/

    - aux régio­nales sur la liste Lutte Ouvrière à Paris 75 en 2010.

    http://www.nogent-citoyen.com/regionales-2010-en-ile-de-france-les-candidats-de-paris-75–08/02/2010.html

    Pour elle aus­si on devine faci­le­ment ses rai­sons de défendre l’élection.

    CLÉMENT SÉNÉCHAL… Le meilleur pour la fin !

    Je me conten­te­rai de vous livrer quelques extraits de son por­trait dres­sé par LCP :

    « Clé­ment Séné­chal intègre en 2012 l’équipe de cam­pagne de Jean-Luc Mélen­chon dans la course à la pré­si­den­tielle et devient son com­mu­ni­ty mana­ger. « J’étais le chef d’orchestre de ses réseaux sociaux », raconte le jeune homme blond 
    […]
    Ne lui par­lez pas des fron­deurs du PS et de leur abs­ten­tion sur les textes bud­gé­taires, acte de lâche­té pour celui qui conçoit l’engagement poli­tique comme « un devoir moral ». « Ils auraient pu empê­cher la ligne désas­treuse des socia­listes en votant contre ces pro­jets de loi. Ils ont une par­celle du pou­voir popu­laire entre les mains et ils n’en font rien. Les gens vont se dire à quoi ça sert de voter si mon dépu­té ne fait rien ? C’est impor­tant d’être député ». 
    […]
    Lui ne sait pas très bien ce qu’il fera plus tard. Élu ? Pour­quoi pas, pour « défendre mes idées de manière directe »… mais pas dans le régime actuel. »

    https://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​2​1​y​s​c​9​_​c​l​e​m​e​n​t​-​s​e​n​e​c​h​a​l​-​p​g​-​j​-​a​v​a​i​s​-​j​e​a​n​-​l​u​c​-​m​e​l​e​n​c​h​o​n​-​d​a​n​s​-​m​a​-​t​e​t​e​-​e​n​-​p​e​r​m​a​n​e​n​c​e​_​n​ews

    N’hé­si­tez pas à aller voir l’ar­ticle com­plet, ça vaut son pesant de cacahuète…

    http://​www​.lcp​.fr/​-​p​o​r​t​r​a​i​t​s​/​2​0​1​4​/​0​7​/​2​3​/​1​6​2​2​9​6​-​c​l​e​m​e​n​t​-​s​e​n​e​c​h​a​l​-​i​n​t​e​l​l​o​-​r​e​v​o​l​u​t​i​o​n​n​a​i​r​e​-​e​t​-​c​o​n​n​e​cte

    Je pense que tout est dit !

    _____________

    Loin de moi l’i­dée de juger l’en­ga­ge­ment poli­tique de ces per­sonnes, mais un mini­mum d’honnêteté intel­lec­tuelle aurait dû les pous­ser à pré­ci­ser leurs ambi­tions poli­tiques et conflits d’in­té­rêt incom­pa­tibles avec le tirage au sort.

    Ils semblent loin d’être seule­ment « phi­lo­sophes », « his­to­riens » ou « sociologues »…

    Réponse
    • Ana Sailland

      Beau bou­lot 🙂

      Réponse
      • Ana Sailland

        Le phi­lo­sophe oli­gar­chiste est un voleur de phi­lo­so­phie, en sym­biose avec le voleur de pou­voir ; il est un ani­mal sapro­phyte ( j’a­dore la pho­né­tique de ce mot), qui défend son hôte, son hôte qui le nour­rit contre Verbe légitimant.

        Réponse
      • LA HYENE

        Mer­ci !
        Je n’ai mis que ce qui me parais­sait le plus per­ti­nent pour cer­ner les per­son­nages, mais si d’autres veulent com­plé­ter mes recherches ou les pos­ter sur d’autres sites (Libé­ra­tion par exemple…) qu’ils n’hé­sitent pas une seconde !

        Réponse
  14. Ana Sailland

    Du tirage au sort comme néces­si­té en vue de l’extinction du paupérisme

    Nous nous inter­ro­geons sou­vent sur le fait que la démo­cra­tie étant impré­vi­sible en ses déci­sions, il est impos­sible de la garan­tir comme allant de soi à gauche (du sternum).

    Je veux ici faire cepen­dant remar­quer que de bonnes ins­ti­tu­tions, je veux dire de démo­cra­tie réelle, inhibent méca­ni­que­ment la pauvreté.

    Les causes et les effets for­mant un arbre fouillu, il peut être inté­res­sant de recher­cher dans cet arbre les racines de la pau­vre­té, non pas dans les causes secondes mais dans les causes premières.

    La pre­mière cause de la pau­vre­té réside dans le fait que le pauvre ne se défend pas ; et s’il ne se défend pas, c’est qu’il n’en a pas le pou­voir : d’autres que lui, qui se pré­tendent légi­times à veiller sur son sort, se sont empa­rés du devoir de le défendre, et de ce devoir font leur pou­voir. Exces­sif, fal­la­cieux, total.

    La pré­sence des pauvres n’est pas liée aux aleas du com­merce ou de la pro­duc­tion mais à leur impuis­sance politique :
    Offrez aux plus pauvres un vrai pou­voir citoyen, et bien vite il n’y aura plus de pauvre.
    Vous ne les ver­rez pas en effet péro­rer ni faire des ronds de jambes autour des crises ban­caires ou de la concur­rence, vous ne les ver­rez pas sacri­fier leurs parts du gâteau col­lec­tif sur l’autel de la com­pé­ti­ti­vi­té : ils se conten­te­ront d’exiger leur dû, qui au pré­sent leur est confis­qué, dis­til­lé en bribes, goûte à goûte condi­tion­né au res­pect de l’exigence des maîtres.
    Ils n’argumenteront pas sur les risques que la fra­ter­ni­té implique, nous dit on, pour la sta­bi­li­té du sys­tème … qui les opprime.

    Ain­si la seule et unique rai­son de l’existence des pauvres est elle leur exclu­sion de tout pro­ces­sus de déci­sion rela­tif aux affaires de la cité.
    Le reste, certes non négli­geable, n’est que de l’ordre du cadre de leur souf­france et non de ce qui le légalise.

    L’extinction du pau­pé­risme, c’est le titre d’un ouvrage écrit depuis son exil de Ham par le futur Napo­léon III, est donc cor­ré­lée non pas au bon vou­loir des « élites », le bon vou­loir de Louis-Napo­léon illustre bien, mais à l’institution d’une vraie citoyen­ne­té pour les pauvres, en pro­por­tion de leur nombre, afin que par le poids de ce nombre ils dis­posent du pou­voir de dimi­nuer ce nombre, jusqu’à qua­si zéro.
    Il est amu­sant de noter que Louis Napo­léon voyait dans le suf­frage uni­ver­sel éten­du à tous la solu­tion, comme si voter pour des maîtres confé­rait au pauvre le pou­voir de se défendre.
    Quelle blague.
    Le futur empe­reur dis­ciple de Thiers avant la lettre, en quelque sorte.

    Le pauvre n’est pas très com­pé­tent dans l’art de rem­por­ter l’élection.
    Absor­bé dans sa recherche du vital, il n’a pas le loi­sir de se mêler d’ambition, et l’aurait il que par une dia­bo­lique coïn­ci­dence il dis­pose rare­ment du Verbe qui conduit aux honneurs.
    Sur ce champ de bataille, il est donc vain­cu d’avance.
    Et pourtant.
    Pour défendre sa cause, il serait cepen­dant le plus com­pé­tent des citoyens codé­ci­deurs, pour la simple rai­son qu’il est seul tou­ché par son pro­blème de vie, seul à en connaître dans le détail le lan­ci­nant quo­ti­dien cau­sal, et donc le plus moti­vé des citoyens à résoudre, tout autre que lui n’ayant qu’un inté­rêt limi­té pour ce projet :
    Tout non pauvre qui traite de la pau­vre­té est en conflit d’intérêt.
    Certes, il y a des saints, mais ni nom­breux ni constants.

    L’extinction du pau­pé­risme passe donc par une pro­fonde trans­for­ma­tion des ins­ti­tu­tions afin qu’elles garan­tissent qu’au sein de la codé­ci­sion le pauvre soit non seule­ment pré­sent mais encore puis­sant en pro­por­tion de son nombre.

    Nous pou­vons ima­gi­ner toutes sortes de méca­nismes réflé­chis, com­pli­qués et pro­fonds, dépen­dant d’une orga­ni­sa­tion méti­cu­leuse et sou­cieuse, afin de favo­ri­ser cette pré­sence, et sur­tout cette pré­sence pro­por­tion­nelle au nombre.
    Mais de loin le plus simple à mettre en œuvre, le plus incor­rup­tible des méca­nismes, est le tirage au sort.
    Car il obéit à la mathé­ma­tique et non pas à la volonté.
    La volon­té si elle est bonne ne peut être garan­tie comme demeu­rant bonne.
    Alors que la mathé­ma­tique ne se sou­met pas à des inté­rêts particuliers.
    La loi des grands nombres n’est pas une loi humaine mais une loi cosmique.
    Anté­rieure à l’intelligence et pro­té­gée d’elle comme le sont les confins de l’univers.
    Un méca­nisme dépen­dant de l’esprit de qui l’applique ne dépend plus de l’esprit du légis­la­teur, alors que si ce méca­nisme ne dépend que des lois pro­ba­bi­listes, il est inoxydable.
    Le tirage au sort four­nit géné­ti­que­ment des assem­blées dont la com­po­si­tion sera rigou­reu­se­ment conforme à la quan­ti­té de pauvres pré­sents dans la socié­té, leur confé­rant ain­si le pou­voir de la majo­ri­té, du moins tant que ce pou­voir ne leur aura pas per­mis de deve­nir mino­ri­taires, rares, ou absents.
    Et si par quelque méchant coup de pied de l’âne ils se retrou­vaient nom­breux, le sort leur offri­rait à nou­veau l’opportunité de gom­mer celles des lois qui auraient per­mis cette méchante inflation.

    Ain­si le tirage au sort est il l’outil de choix en vue de l’extinction du pau­pé­risme, bien plus qu’un quel­conque prin­cipe d’égalité, ou de fra­ter­ni­té, qui sont si dif­fi­ciles à mettre en œuvre lorsque les faibles n’en défi­nissent pas eux-mêmes la décli­nai­son ins­ti­tu­tion­nelle ni ne l’appliquent.
    Énon­cer des prin­cipes et des droits ne sert à rien si ceux qui doivent en béné­fi­cier ne dis­posent pas du pou­voir de les faire respecter.
    Et les lois à fonc­tion sociale ou éthique ne seront ni écrites dans la per­fec­tion ni res­pec­tées jus­qu’à l’ul­time tant que leurs béné­fi­ciaires théo­riques ne seront pas pré­sents aux postes de com­mande pour les faire appli­quer, dési­gnés par le sort en pro­por­tion de leur nombre.

    Réponse
    • Yéti

      La pla­nète génère 100 mil­lions de pauvres sup­plé­men­taires chaque année … avec pour objec­tif 15 mil­liards de lotocrasses. 
      L’Em­pire va en réser­ver une année de pro­duc­tion pour rem­plir Benêt­land des bobos philanthropes .…

      Réponse
      • Yéti

        Vu l’aug­men­ta­tion du nombre de pauvres en Benêt­land, fau­dra trou­ver un moyen de les faire par­ti­ci­per … cher­chez bien …
        Parce que l’ho­plite est un homme libre, cela lui per­met d’être ver­tueux, et alors de faire par­tie des Égaux … et non l’inverse. 

        La sur­po­pu­la­tion, l’in­té­rio­ri­sa­tion du droit­del­hom­misme consu­mé­riste, la fin de l’au­to­no­mie de l’in­di­vi­du (sans terre et même la sur­face de son cla­pier baisse chaque année), la tech­no­lo­gie hal­lu­ci­na­toire, la fin des com­mu­nau­tés, font de benêt un esclave consentant. 

        « La réi­fi­ca­tion de la révo­lu­tion passe for­cé­ment par une haine, seule capable de bri­ser col­la­té­ra­le­ment l’intériorité du condi­tion­ne­ment consen­ti par bobo » Feric Jag­gar

        Réponse
    • thierry

      avec le salaire à vie de B.Friot, plus de pauvres, on peut alors com­men­cer à par­ler demo­cra­tie tous ensemble.

      Réponse
      • Ana Sailland

        Pour le résul­tat avant l’ou­til, voter Clisthène 😉

        Réponse
        • thierry

          trop simple !
          Y a t‑il beau­coup de pauvres, de gens qui n’y arrivent pas, dans les ate­liers constituants ?
          Et si on les libé­rait de ce far­deau qui empêche de vivre, en quoi ce serait mettre les boeufs der­rière la char­rue, n’est-ce pas une prio­ri­té abso­lue ? n’est-ce pas le préa­lable pour beau­coup à toute dis­cus­sion (trop intel­lec­tuelle pour la plu­part des gens) sur la démo­cra­tie (ça ne donne pas à man­ger votre démocratie !).

          Réponse
      • 222

        L’un sans l’autre semblent aller de pair, THIERRY, effec­ti­ve­ment, et bien d’autres choses, j’i­ma­gine, mais tout le pro­blème est là, par­ve­nir à cette éga­li­té en droit, c’est-à-dire poli­tique et par consé­quent, ce même rap­port de puis­sance (quelque soit son patri­moine et ses capa­ci­tés per­son­nelles) tout en étant dif­fé­rent et dif­fé­rem­ment lotis les uns des autres_mais cette même puis­sance civique et poli­tique et, pour cela, des règles et des pos­tu­lats bien défi­nis et non sujet à cau­tion, de ces prin­cipes intou­chables tant la Nature et l’Hu­main sont au centre de nos pré­oc­cu­pa­tions et de notre éthique… je crois bien que tout l’en­jeu se trouve ici, non ? ^^

        Réponse
    • 222

      9’11…  »ou dans une pro­vince de France »… de ces petits détails qui en disent encore plus long que de telles vidéos et docu­men­taires veulent bien nous en dire, a l’ins­tar de cette trans­pa­rence infor­ma­tive qui ne vante les bien­faits de la com­mu­ni­ca­tion que jusque-là ou ça l’ar­range bien, se gar­dant bien de tout dévoi­ler quand tant d’en­jeux, de pou­voirs et de conflits d’in­té­rêts sont en Cause ^^

      Réponse
  15. Katharina

    Voi­ci une superbe inter­view avec
    Jean Zie­gler sur le vrai tra­vail de l’intellectuel :
    aider à faire tom­ber les pou­voirs abusant.

    Réponse
    • Ana Sailland

      Il y a 11 ans, voyage en Argen­tine (para los niños).
      Au retour je cla­mais que nous étions dans le collimateur.
      (épou­van­table sen­sa­tion d’être seule à le voir 😉 )

      C’est confir­mé.
      Méta­stases mon­diales jusque chez les peuples « dominants ».
      Et il en est ques­tion dans cette vidéo (mer­ci Katharina)

      Mais qui tient les manettes ?
      On dit : les hyper riches.
      Je me suis déjà expri­mée là des­sus : je pense que c’est plus grave :
      Les mul­ti­na­tio­nales ne sont pas humaines.
      Je ne parle pas ici de la ques­tion de leur carac­tère sau­vage mais du fait qu’elles sont des enti­tés auto­nomes, être pen­sants dont les humains sont les neurones.
      Nous avons créé des enti­tés bou­li­miques dantesques.
      Dont les salo­pards ne sont que l’in­ter­face avec notre monde.
      L’ex­pres­sion « res­sources humaines » n’est pas anodine !!!
      Vision cha­ma­nique, ou Jun­gienne, ou type Stei­ner, comme bon vous sem­ble­ra, mais 😉 c’est ma mienne 😉
      Je sais que cette pen­sée ne séduit pas, et qu’on aime bien pou­voir mon­trer du doigt des cou­pables de chair, comme si les dézin­guer pou­vait résoudre, mais il me semble cepen­dant que nous devons urgem­ment à tout prix éra­di­quer le concept juri­dique de per­sonne morale (né en 1867 ~). (itou pour la « res­pon­sa­bi­li­té limitée)
      Et des accords comme le TAFTA ne sont rien d’autres que la prise de pou­voir de ce lévia­than cyber­né­ti­co-juri­dique sur la conscience humaine, bien plus grave qu’une simple attaque contre les nations ou l’au­to­ri­té des états.
      Car c’est le point d’en­trée par­mi nous de ces êtres étran­gers qui nous dominent.

      Ce que dit l’a­mi Jean sur l’es­poir por­té par la socié­té civile incite au tra­vail . Car c’est bien par l’ac­crois­se­ment de conscience et connais­sance des foules que nous pou­vons espé­rer. Y a du boulot 😉

      http://​tout​droit​.free​.fr/​l​i​c​e​n​s​e​/​l​1​s​2​/​f​a​m​i​l​l​e​/​f​i​c​h​e​9​p​e​r​s​m​o​r​a​l​e​s​.​htm

      Réponse
      • Katharina

        oui, y a du boulot !

        Réponse
  16. 222

    Une nou­velle décou­verte… merci !!

    Ou com­ment nom­mer ceci ? telle une inver­sion des valeurs ou de cette oppo­si­tion radi­cale entre des besoins et des réa­li­tés néan­moins essen­tielles au quo­ti­dien et à la vie, ce refus de syner­gie et de com­plé­men­ta­ri­té qu’il existe à tout niveau exis­ten­tiel, l’un dans l’autre qui se recycle, d’un bon fumier comme d’une bonne laitue !

    Séné­chal, je devine peut-être mais qu’en est-il exac­te­ment de ce couple et de ce film ?…

    Une trés belle jour­née à tous

    Lenôtre en son jar­din ou ce biblio­phile en sa cave, entre pous­sière accu­mu­lée et siècle se chevauchant

    Réponse

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