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#CompteSurMoi – Le Compteur à Constituants
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ACN28 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 7ème partie : ORGANISATION PAR L’ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE, À L’INTÉRIEUR ET À L’EXTÉRIEUR (suite), Atelier constituant Nexus #28 avec Marc, Léo et Nathanaël
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ACN27 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 6ème partie : ORGANISATION PAR L’ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE, À L’INTÉRIEUR ET À L’EXTÉRIEUR (suite), Atelier constituant Nexus #27 avec Marc, Léo et Nathanaël
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ACN26 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 5ème partie : ORGANISATION PAR L’ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE, À L’INTÉRIEUR ET À L’EXTÉRIEUR, Atelier constituant Nexus #26 avec Marc, Léo et Nathanaël
Cette semaine (ce mercredi 1er avril 2026 vers 18h15), on reprend le travail (essentiel) sur les moyens (réels mais totalement méconnus) de rendre effectif le droit de résistance à l’oppression, avec Marc, Léo et Nathanaël. https://www.youtube.com/live/wiLWYNmnqqY?is=GeJdjvI61p9_zSDL Je vous rappelle l’adresse du document des ACN que nous composons depuis le début de ces ateliers constituants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre travail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD -…
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#CompteSurMoi – Le Compteur à Constituants
CompteSurMoi.org
Une idée simple et forte :
toute action commence par une CONSCIENCE
On a parfois du mal à trouver l’énergie pour agir face à l’immensité des tâches qui s’imposent, alors que nous avons pourtant le sentiment d’avoir compris le fonctionnement fondamental de notre société.
On se demande tous : « par où commencer ? ». On se dit aussi : « je n’y arriverai jamais, je suis trop seul, nous ne sommes pas assez nombreux ».
Eh bien, le début de toute action de libération, pour chaque être humain sur terre, le commencement nécessaire, c’est d’abord une prise de CONSCIENCE, ce moment où, face à une injustice, ou pendant une discussion, ou bien encore confronté à un problème, une petite voix intérieure nous demande : « quelle est la cause première ? quelle est la cause des causes ? »… C’est alors qu’une perception de l’urgence prioritaire va peut-être transformer notre vie.
Les démocrates modernes, les vrais, sont en train de prendre conscience que l’institution d’une société vraiment démocratique passe forcément par un processus constituant démocratique, c’est-à-dire populaire et permanent : seul le peuple lui-même, sans représentants, est à la fois apte et légitime à décider qui décide, et comment ; conscience que tout processus constituant abandonné à nos maîtres élus débouchera toujours sur notre impuissance politique populaire, même devant les pires injustices.
On ne sait pas encore comment y arriver, on ne sait pas encore comment agir efficacement, on n’a peut-être pas encore même commencé à agir, mais on sait, on a enfin conscience qu’on ne s’émancipera jamais tant qu’on laissera les hommes au pouvoir écrire eux-mêmes les règles de leur propre pouvoir, tant qu’on laissera les représentants décider des règles de la représentation et du contrôle des représentants. On a pris conscience qu’on nous traitera comme des enfants, comme des incapables politiques, tant qu’on acceptera d’élire les assemblées constituantes.
En même temps, on sent bien qu’il faudra être très NOMBREUX POUR ÊTRE LÉGITIMES à vouloir et à instituer notre émancipation politique, on a bien conscience que quelques dizaines de milliers de personnes ne sont pas légitimes à changer profondément la représentation politique des millions de personnes vivant dans le pays.
Et le sentiment de solitude peut ainsi nous décourager.
Pourquoi un COMPTEUR À CONSTITUANTS ?
Toi qui commence ce chemin démocratique, ou qui le suit depuis un certain temps, tu apprécieras certainement de ne pas te sentir seul à penser radicalement, en cherchant à prendre nos maux à leur racine. Tu trouveras du courage et une motivation à agir en voyant que le nombre des constituants monte tout le temps.
C’est pour cela qu’a été imaginé un Compteur de Consciences Constituantes,
un Compteur à Constituants ; en abrégé : CàC : c’est assez ! Stop, ça suffit !
Il s’agit de savoir, en temps réel, quel est le niveau de conscience de mon peuple sur le sujet de la vraie démocratie. Où en est-on ? Combien sommes-nous à nous concentrer sur notre cause commune : instituer nous-mêmes la puissance qui nous manque, pour nous évader de la prison politique où nous ont enfermés les élus ?
L’objectif est de trouver un fort encouragement à VOIR toutes ces consciences individuelles qui deviennent progressivement une conscience massivement collective, enfin légitimement subversive.
En s’inscrivant sur ce compteur, il s’agit de déclarer simplement, à soi-même et aux autres, qu’on a compris, qu’on a pris conscience de l’urgence constituante (et qu’on va donc probablement agir, bientôt). On s’inscrit pour être comptabilisé, recensé, comme un citoyen éveillé à l’idée que nous devons, prioritairement, vouloir le pouvoir constituant.
Ce compteur nous rend visibles. Il nous décomplexe : nous allons bientôt être des millions.
Ce chiffre peut d’abord rassurer celui qui se croyait seul, mais il peut aussi inquiéter ceux qui comptaient justement sur notre isolement et notre découragement.
Après la conscience, L’ACTION
Le Compteur à Constituants n’est qu’un premier pas, une déclaration.
À partir de là, vous pouvez bien sûr :
- Approfondir un sujet, en lisant, en regardant des vidéos, en participant à des conférences, des discussions.
- Rejoindre des collectifs, des groupes de travail, des ateliers constituants.
- Participer à des manifestations, signer ou lancer des pétitions.
- Organiser des actions.
Le compteur agit donc comme une porte d’entrée : on y met son nom pour signifier qu’on a compris, qu’on se tient aux côtés des autres, qu’ils peuvent compter sur nous parce qu’on va construire ensemble la suite.
Découvrir tous les témoignages qui seront publiés sous le compteur va certainement nous donner des idées :
Publier son témoignage
Après s’être ajouté au compteur, je vous invite à partager votre témoignage, votre expérience, votre ressenti.
Cela peut prendre plusieurs formes :
- Un texte, quelques mots bien choisis, une phrase-clé.
- Une image (ou un dessin pour les créatifs).
- Un enregistrement audio, pour que sa voix porte.
- Une courte vidéo, d’une minute ou deux seulement, symbolique, où l’on pousse une exclamation, un cri, ce Cri du Peuple qui devrait résonner dans nos villes et nos campagnes, et où l’on explique les raisons de notre prise de conscience en appelant les autres à en faire autant.
Le LOGO de comptesurmoi.org représente nos deux mains entourant notre bouche pour faire porte-voix afin que cette vibration, cette sonorité Ahhhh, soit entendue très loin.
Ce cri peut signifier une alerte, une douleur, une interpellation, un questionnement, un étonnement, un appel, et bien d’autres états d’âme selon votre personnalité et votre humeur. Ce geste simple transforme le cri individuel en cri collectif, une clameur. C’est le cri du peuple qui dit : « Ah ! Nous voulons le pouvoir constituant ! ». C’est aussi un cri de ralliement.
Il fait également référence au « Cri du Peuple » de l’article de Libération du 2 janvier 2019 qui retraçait la genèse du RIC dans le mouvement des Gilets Jaunes.
Un outil neutre au service du peuple
Ce compteur est tenu à jour par des militants bénévoles, de simples citoyens démocrates qui veulent garder une trace fiable et simple. Le Compteur à Consciences Constituantes recense les courriels uniques (les doublons sont supprimés) des signataires des pétitions pour le RIC Constituant et de toutes les personnes qui ont déclaré avoir la pleine conscience que notre implication personnelle est primordiale dans la réflexion, l’écriture et le vote de la Constitution.
Ce n’est ni un parti, ni une association, ni un programme : c’est juste une vérification citoyenne : combien sommes-nous, déjà ? et combien nous manque-t-il encore de consciences pour atteindre la masse critique et mettre en place la vraie démocratie que nous instaurerons nous-même ?
Diffuser le compteur
Ce compteur n’a de sens que si nous le faisons connaître. FAITES-LE TOURNER, PARLEZ-EN, PARTOUT ET TOUT LE TEMPS. Montrez-le à vos proches. Expliquez son but. Chaque nouveau nom ajouté est une victoire, un pas de plus sur le tunnel de l’évasion et le chemin de l’émancipation générale.
Car le pouvoir constituant ne viendra pas d’en haut. Jamais. Il ne viendra que de nous.
Et ce n’est qu’en nous reliant, en nous comptant, en nous montrant, que nous pourrons un jour, sous notre propre plume, le voir advenir.
#CompteSurMoi
C’est sur ces mots-là, simples mais puissants, hashtag #CompteSurMoi, que le compteur rassemble les consciences constituantes, une par une. Et ces mots, aujourd’hui adressés au peuple de France, sont un acte politique important au cours d’une histoire en train de s’écrire : la reconquête du pouvoir constituant par le Peuple Souverain.
➡️ CompteSurMoi.org
ACN25 : Bilan démocratique des élections municipales (suite) – Atelier constituant Nexus #25 avec Céline Forjonnel et Sylvie Bonaldi (Nice), Sébastien Clément (Chécy), Raphaël Robbe, Marc, Léo et Nathanaël
Cette semaine, mercredi 25 mars 2026 à 18h15 🙂 , avec Marc, Léo et Nathanaël, on va recevoir Céline Forjonnel et Sylvie Bonaldi (Nice), Sébastien Clément (Chécy) et Raphaël Robbe (Labergement-Sainte-Marie), pour faire le point des expériences vraiment démocratiques issues des élections municipales (ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, ce qu’on devrait faire maintenant pour préparer la suite…).
Sommes-nous vraiment en démocratie ? Débat avec Étienne Chouard, chez David GUYON, avocat
Description de la vidéo :
La France est-elle vraiment une démocratie ?
Dans ce débat approfondi, Maître David Guyon, avocat, reçoit Étienne Chouard pour discuter d’une question centrale du débat politique : sommes-nous réellement en démocratie aujourd’hui ?
Au cœur de cet échange : le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC), la souveraineté populaire, les limites de la démocratie représentative et les dérives possibles des institutions modernes.
Le RIC (référendum d’initiative citoyenne) est souvent présenté comme un outil permettant aux citoyens de reprendre le pouvoir politique. Mais est-ce réellement compatible avec les institutions actuelles ?
Dans cette discussion ouverte et argumentée, Maître David Guyon et Étienne Chouard abordent les grandes questions de la démocratie :
- Qu’est-ce que la démocratie au sens réel du terme ?
- La France est-elle une démocratie ou un système représentatif ?
- Pourquoi la question du RIC revient régulièrement dans le débat public ?
- Le peuple peut-il réellement exercer la souveraineté politique ?
- Les institutions actuelles permettent-elles une véritable démocratie ?
⚠️ Derrière le mot “démocratie”, souvent utilisé dans le débat public, se cachent des mécanismes institutionnels et constitutionnels complexes.
Ce débat permet de mieux comprendre les enjeux démocratiques en France, la place du citoyen dans les institutions et les discussions autour de la démocratie directe et du référendum d’initiative citoyenne.
⏱️ SOMMAIRE
00:00 Introduction
00:18 Présentation du débat avec Étienne Chouard
01:03 Pourquoi parler aujourd’hui du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC)
02:03 RIC vs RIP : quelles différences entre ces référendums ?
03:12 Définition fondamentale de la démocratie : qui doit faire les lois ?
05:00 Démocratie représentative : une contradiction selon Étienne Chouard
07:00 Médias, influence et pouvoir dans une démocratie
09:57 Les médias doivent-ils devenir un véritable contre-pouvoir ?
11:13 Tirage au sort, monnaie, institutions : les piliers d’une démocratie
16:49 Les médias publics sont-ils réellement indépendants ?
17:30 La Cinquième République est-elle démocratique ?
19:15 Qui doit écrire la Constitution : les citoyens ou les représentants ?
21:13 Pourquoi Étienne Chouard a changé sa vision de la démocratie
23:19 La démocratie directe est-elle réellement possible aujourd’hui ?
26:21 Exemple historique : comment fonctionnait la démocratie à Athènes
32:19 Comment organiser un référendum citoyen dans une démocratie moderne
34:06 Tirage au sort vs élection : quels avantages démocratiques ?
34:26 Le risque d’une majorité qui se trompe
36:02 Gouvernement représentatif : risque de trahison des élus
38:59 Tyrannie de la majorité : comment éviter cette dérive ?
41:28 Pourquoi la démocratie est née pour éviter la violence
44:20 Comment protéger la démocratie contre les abus de pouvoir
47:08 Liberté d’expression et pluralité des opinions en démocratie
50:13 Conclusion du débat
Sommes-nous vraiment en démocratie ?
Étienne Chouard reçu chez David GUYON
Synthèse par NotebookLM :
Ce texte présente un entretien entre l’avocat David Guyon et le militant politique Étienne Chouard portant sur une critique radicale de la Vème République. L’invité soutient que le système actuel n’est pas une démocratie mais un régime autoritaire où l’élection sert à écarter les citoyens du pouvoir législatif au profit d’une caste. Pour y remédier, il préconise l’instauration du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) et le recours au tirage au sort, qu’il considère comme les seuls outils capables de garantir une véritable souveraineté populaire. Le débat aborde également la nécessité de libérer les médias de l’influence des milliardaires et de redonner à l’État son rôle de créateur monétaire. Malgré les réserves de l’hôte sur les risques de dérives majoritaires, Chouard affirme qu’une population correctement informée et impliquée dans l’écriture de sa propre Constitution saurait protéger l’intérêt général.
Pourquoi Étienne Chouard considère-t-il l’élection comme une procédure antidémocratique ?
ACN24 : Des nouvelles chouettes de la démocratie qui monte des communes – Atelier constituant Nexus #24 avec Raphaël Robbe (Portail municipal démocrate), Bertrand Candoré (GV de Pau), Marc, Léo et Nathanaël
Chers amis,
Ce soir, mercredi 18 avril 2026 à 18 h, juste après le premier tour des élections municipales, nous allons recevoir Raphaël Robbe (du Portail municipal démocrate), Bertrand Candoré (remarquable Gentil Virus démocratique à l’origine de la candidature démocratique à Pau), avec Marc, Léo et Nath, pour vous raconter les bonnes nouvelles — et aussi les déceptions, et les leçons à en tirer — à propos des listes de candidats démocrates (proposant une constitution communale qui garantit à la population un vrai pouvoir de décision) qui se sont présentées cette année.
Ça va être très chouette 🙂
Je rappelle que la chouette est l’animal fétiche des démocrates depuis 2500 ans : c’est l’animal qui voit même la nuit (quand les autres ne voient rien) 🙂
Hâte de vous y retrouver.
Étienne.
Mumble Constituant : réécrire la Constitution pour reprendre le pouvoir, avec Léo Girod et Étienne Chouard chez Akina (La Bonne Nouvelle), 12 mars 2026
Rendez-vous ce soir, 20h30, chez Akina 🙂
Description de l’événement sur la chaîne :
Depuis des années, nous manifestons, nous signons des pétitions, nous dénonçons les scandales…
Mais une question demeure : pourquoi rien ne change vraiment ?Et si le problème n’était pas seulement les décisions politiques…
mais les règles du jeu elles-mêmes ?Qui écrit les règles du pouvoir ?
Pourquoi ce sont toujours ceux qui gouvernent qui écrivent les règles qui leur permettent de gouverner ?
Et surtout : les citoyens pourraient-ils reprendre ce pouvoir ?C’est précisément ce que propose le Mumble Constituant, un travail collectif mené depuis près de dix ans pour imaginer une Constitution écrite par les citoyens eux-mêmes.
Avec Léo Girod, initiateur du projet, et Étienne Chouard, qui rappelle depuis longtemps que la démocratie commence par une chose simple : les gouvernés doivent écrire eux-mêmes les règles du pouvoir.Dans cette émission, nous allons explorer une question fondamentale :
et si la cause des causes de nos crises politiques était constitutionnelle ?
et si reprendre notre souveraineté passait par l’écriture collective d’une nouvelle Constitution ?
et surtout : comment les citoyens peuvent-ils concrètement s’emparer de cet outil pour changer les règles du jeu, rebattre les cartes du pouvoir et transformer l’organisation de la cité ?
Rendez-vous jeudi 12 mars à 20h30
En direct sur La Bonne Nouvelle
Lien : https://www.youtube.com/live/
uUI41InCznM?si= mgYf0ETprmjch7ZM #democratie #constitution #mumbleconstituant #etiennechouard #ric #souverainete #democratiedirecte #pouvoir
Historique : à PAU, un candidat bouscule la politique locale – Philippe Arraou et Étienne Chouard sur Tocsin chez André Bercoff
ACN23 : Quelle démocratie (municipale) veulent vraiment les gens ? Atelier constituant Nexus #23 avec Marc, Léo et Nathanaël
Cette semaine (mercredi 11 mars 2026 vers 18 h), j’avais prévu de reprendre le travail (essentiel) sur les moyens (réels mais totalement méconnus) de rendre effectif le droit de résistance à l’oppression, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Mais le moment venu, hier soir à partir de 19 h 🙂 , la conversation d’introduction (qui portait sur les possibilités de mutations démocratiques à l’occasion des prochaines élections municipales) s’est prolongée et c’est finalement un tout autre sujet que le sujet prévu que nous avons traité hier soir 🙂 et c’était bien intéressant, autour du type de démocratie que veulent vraiment les gens.
Les joies du direct 🙂
Étienne.
[#Historique] Candidature pour la vraie démocratie dans une grande ville : PAU. Rendez-vous dimanche 8 mars 2026 à 17 h pour examiner ensemble les engagements précis du candidat
Chers amis,
Demain je vais faire 8 heures de train pour retrouver une équipe qui présente une candidature vraiment démocratique, sur le modèle de Ménil La Horgne (voir l’ACN10) mais dans un ville beaucoup plus grande : Pau (80 000 habitants), contre Bayrou et pour la population :
Un ami qui habite là-bas vous raconte son histoire :
« L’histoire de la liste « ARRAOU avec vous » aux élections municipales pour la ville de Pau des 15 et 22 mars 2026 est celle que l’on pourrait retrouver dans bon nombre de communes de France.
Un homme expérimenté, Philippe ARRAOU comprend que sa ville n’a pas évolué depuis une vingtaine d’années et décide d’écrire un livre, « PAU au XXIème siècle », expliquant l’importance de nombreux points comme : le numérique et la digitalisation c’est-à-dire la Smart City, l’écologie (la vraie !) Le développement économique, les jumelages et surtout la démocratie.
Ce livre constituait le début d’un programme politique pour sa candidature aux municipales.
De ce fait, comme tous les candidats, il rencontre des personnes pour compléter une liste longue de 53 citoyens et présenter la matrice de son projet… Cela est d’autant plus difficile en dehors des partis politiques qu’il n’a pas à la base de « militants » partageant sa vision particulière de son bassin de vie.
Il tombe alors sur un citoyen Palois qui lui explique, quitte à faire de la démocratie, qu’il fallait faire de la vraie démocratie — y compris « constituante » — et non pas le Canada dry que les politiciens de métier servent d’habitude aux citoyens pour garder le contrôle des décisions et les faire vaguement participer aux échanges préalables.
Philippe ARRAOU est un homme politique au sens citoyen du terme, qui s’intéresse à la vie de sa cité. Il a essayé d’œuvrer à l’intérieur des partis politiques, le MODEM, jusqu’à il y a encore 10 ans et a compris le manque total de démocratie que l’on trouve dans ces institutions. Ainsi, lui apparut la nécessité de monter une liste citoyenne hors des organes politiques avec toute la difficulté à être reconnu lorsque l’on ne fait plus tout à fait partie du « système ».
Dans sa volonté d’être vraiment démocrate, Philippe ARRAOU a donc délégué à un membre de son équipe la mise en place d’une CHARTE DÉONTOLOGIQUE pour les élus mais aussi et surtout d’une CHARTE COMMUNALE, que l’on pourrait aussi appeler CONSTITUTION, qui est en parfaite accord avec les lois mais qui définit une conception différente du partage des responsabilités entre les citoyens et les élus. Cette constitution a été étudiée et retravaillée avec les membres du Portail municipal (consultez le rapport de ce label, il est spectaculaire : https://portail-municipal.fr/equipe/88/label/43) qui lui ont attribué 290 points sur les 300 points possibles de la notation de leur label.
Avec toute la maladresse que l’on pourra pardonner à des gens qui ne sont pas des « professionnels de la communication politique », la candidature de la liste « ARRAOU avec vous » pourrait permettre à une ville de plus de 80 000 habitants de rétablir une « démocratie authentique » selon la formule utilisée par Philippe ARRAOU, c’est-à-dire une démocratie vraie comme les Grecs l’avaient pratiquée à Athènes pendant 200 ans, il y a 2 500 ans.
Cette opportunité municipale devrait être un phare pour tous les gentils virus, qui ont la possibilité aujourd’hui, eux aussi, d’aller voir les premiers magistrats et leur proposer, comme à Ménil La Horgne, d’évoluer progressivement du modèle actuel vers un modèle non pas seulement participatif mais démocratique, où les citoyens deviennent vraiment décisionnaires dans la vie de leur village… et pas seulement électeurs tous les 6 ans. »
On va essayer de publier la rencontre en live, sur la chaîne de Nexus :
Tous les documents (programme, charte déontologiques, charte communale…) sont sur le site https://philippearraou2026.fr/
Étudiez chaque point de la Charte communale ci-dessous, vous allez voir, c’est révolutionnaire :
Arraou_Constitution communale‑2Bon, je vais passer 16 heures dans le train pour défendre un candidat à une élection… C’est parce que j’ai l’impression qu’il y a là une opportunité historique, une vraie faille potentielle dans le système de domination parlementaire : l’indicateur qui m’a tiré l’œil, c’est le score de 290 sur 300 au Portail municipal démocrate ; après avoir passé plusieurs soirées (ACN10, ACN13 et ACN14) à détailler la rigueur de leur LABEL démocratique, j’attache beaucoup d’importance à cette évaluation. Et si on a à Pau un candidat comme Claude (de Ménil), vraiment décidé à ne pas décider, un vrai démocrate, et si la population de Pau réalise cette opportunité et le porte au pouvoir, on va avoir un deuxième exemple de démocratie véritable en France, à grande échelle, et donc une vraie possibilité de grande et rapide contagion démocratique dans le pays (et même dans le monde ?).
En tout cas, c’est parce que j’y crois que je vais passer deux jours dans le train.
J’espère que Philippe dit vrai et que les Palois vont réaliser leur propre responsabilité historique.
Au plaisir de vous y retrouver, ou de réfléchir à tout ça avec vous en commentaires.
Étienne.
ACN22 Atelier constituant Nexus #22 La véritable démocratie ? Bien sûr que c’est possible ! avec Claude Kaiser, quelques témoins de Ménil, Marc, Léo et Nathanaël
Ce soir, 4 mars 2026 à 18 h pétantes 🙂 , pendant deux heures, on va recevoir à nouveau Claude Kaiser, le maire démocrate et heureux de Ménil La Horgne (voir épisode ACN#10), avec quelques unes des personnes qui ont vécu l’aventure démocratique de ce village depuis six ans, pour qu’ils nous détaillent un peu leurs souvenirs des doutes qui les assaillaient au départ, et la façon dont ces doutes se sont ensuite évanouis en vivant la démocratie villageoise pour de vrai.
J’ai hâte d’y être.
Étienne.
Démocratie directe – Conférence et ateliers constituants à Flaux (30700 près du Pont du Gard) le 3 mars 2026
ACN21 Atelier constituant Nexus #21 Quels processus constituants dans les communes ? avec Hugues Debotte, Marc et Nathanaël
Ce soir, 25 février 2026 vers 19h30, avec Marc et Nathanaël, je recevrai Hugues Debotte qui, dans mes souvenirs, s’est toujours opposé au RIC et au tirage au sort (…), mais qui a des suggestions particulières à proposer à propos du processus constituant commune par commune.
Dans cet article : https://www.laconcordetv.fr/
À l’onglet « PROJET », vous pouvez télécharger les PDF utiles : https://www.acl-carmaux.fr/
Au plaisir de vous y retrouver 🙂
Étienne.
ACN20 Atelier constituant Nexus #20 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 4ème partie : CRIMES ÉCONOMIQUES DE L’ÉTAT, avec Marc, Léo et Nathanaël
Cette semaine (demain mercredi 18 février 2026 vers 19 h), on reprend le travail (essentiel) sur les moyens (réels mais totalement méconnus) de rendre effectif le droit de résistance à l’oppression, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Je vous rappelle l’adresse du document que nous composons depuis le début de ces ateliers constituants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre travail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs : vous pouvez y lire (pages 17 et suivantes) quelques crimes économiques pour lesquels je compte chercher avec vous (en 3e colonne) des solutions AUTRES que l’élection.
Je vous rappelle aussi le premier document que j’avais composé pour démarrer ce travail (et que nous continuerons d’utiliser demain pour avancer dans notre recherche de solutions) : les MISSIONS de l’État (raisons d’obéir) comparées aux CRIMES de l’État (raisons de désobéir), où nous cherchons, pour chaque ligne d’une Mission de l’État et des Crimes correspondants, de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solutions qu’aucun média ne fait jamais chaque fois que des scandales sont dénoncés !
Cette semaine (demain), je compte traiter avec vous les missions économiques de l’État (raisons de lui obéir) et les crimes économiques de l’État (raisons de lui désobéir). Je reprends ci-dessous celles de mes notes (voir Atelier #15) qui vont être examinées pour leur trouver des vraies solutions :
- Solidarité :
- Missions : Organiser les solidarités
- sécurité sociale,
- assurance chômage,
- retraite,
- allocations familiales…
- Crimes : Dévastation progressive de toutes les solidarités depuis 50 ans (dévastation volontaire et annoncée par Denis Kessler, vice-psdt du Medef en 2007).
- Missions : Organiser les solidarités
- Prospérité :
- Missions :
- Établir et garantir la prospérité : plein emploi, pas de pauvreté, réduire les inégalités par la fiscalité.
- Crimes :
- Austérité artificielle (volontaire), augmentation de la pauvreté, de la précarité, du chômage (NAIRU), de l’inflation, explosion des inégalités par la fiscalité.
- Missions :
- Monnaie publique et Plein Emploi :
- Missions :
- Monnaie stable,
- indexation des salaires et de tous les contrats,
- plein emploi garanti par la création monétaire publique (État employeur en dernier ressort),
- Assurances contre le chômage.
- Crimes :
- Politiques inflationnistes (Quantitative Easing), prix factices (électricité !),
- politiques « chômagènes » (lutte contre l’inflation, libre-échange, harcèlement adm et fiscal des TPE/PME),
- privatisation de la création monétaire (art. 123 de Lisbonne),
- explosion des dettes (publique et privée), siphonage des liquidités par les milliardaires (apatrides),
- suppression progressive des assurances chômage.
- Missions :
Vous trouverez dans le google doc Nexus constituant, pages 17 et s., le tableau de l’ordre du jour de ce soir qui correspond aux notes ci-dessus (j’ai rempli les deux premières colonne et c’est la 3e colonne que nous chercherons à remplir ensemble : quelles vraies solutions, hors élection, crime par crime.
C’est peut-être le thème le plus important de tous que celui-ci : rendre effectif le droit de résistance à l’oppression. C’est pourquoi j’ai hâte d’être à demain, et de vous retrouver, en visio depuis la Bretagne.
Étienne.
(PS : je remplacerai l’image ci dessous par un lien vers l’événement dès qu’il aura été créé.)
Rencontre débat avec Franck Lepage et les Gilets Jaunes bretons – DÉMOCRATIE : Quelle cause commune peut nous rendre capables de penser sans esprit partisan ?
J’aimerais qu’on arrive à réfléchir publiquement à ce que signifient les mots « gauche » et « droite », aux chances de succès de l’élection pour émanciper les travailleurs des exploiteurs, à l’importance vitale, pour la gauche et pour la droite, de prendre conscience de la priorité constituante…
J’ai hâte d’être à jeudi 🙂
Étienne.
La civilisation qui n’a jamais eu besoin de Dieu (une démocratie de 3000 ans)
La civilisation qui n’a jamais eu besoin de Dieu
C’est probablement la caractéristique qui fait de la Chine une civilisation unique dans l’histoire de l’humanité : c’est la seule où la religion n’a presque jamais eu son mot à dire dans les affaires politiques.
Pensez à n’importe quelle autre civilisation, l’Inde, la Perse, l’Égypte ancienne, la civilisation européenne, les Incas : Elles avaient tous une classe sacerdotale qui détenait un pouvoir politique considérable. La Chine ? Jamais.
La Chine, à toutes fins utiles et pendant plus de 3 000 ans, a toujours été rigoureusement laïque.
Ceci est bien illustré par l’une de mes histoires préférées sur la Chine. Au XVIe siècle, des missionnaires européens, pour la plupart des jésuites, ont commencé à se rendre en Chine pour tenter de convertir le pays au christianisme. Le plus percutant de ces missionnaires – de loin – était Matteo Ricci, une figure historique malheureusement trop méconnue mais probablement l’un des hommes les plus importants de l’histoire.
Ricci, un homme très intelligent, s’est dit que cela n’avait aucun sens pour lui d’aller en Chine vêtu de sa tenue de prêtre catholique européen : s’il le faisait, les Chinois ne le verraient que comme un barbare exotique en robe. Alors qu’a‑t‑il décidé de faire ? Il s’est déguisé en moine bouddhiste, se disant qu’il vendrait le christianisme comme une variante étrangère – et plus correcte – du bouddhisme. Il a supposé que puisque le bouddhisme était une religion établie en Chine, présenter le christianisme comme faisant partie de celle-ci serait un point d’entrée naturel.
Bien trouvé, mais ça n’a pas marché. Du tout. Ricci est resté en Chine en tant que moine bouddhiste pendant des années, mais il n’a pratiquement fait aucune percée. Pourquoi ? Parce que, habillé comme ça, personne en position de pouvoir ne lui donnerait de reconnaissance. Ce que Ricci n’a pas réussi à prévoir, c’est que les moines bouddhistes – et toutes les personnalités religieuses – avaient un statut social bas en Chine : contrairement à l’Europe à l’époque de Ricci, la religion n’était tout simplement pas une affaire sérieuse en Chine.
Ricci, immensément frustré, finit par comprendre son erreur. Il a compris qu’en Chine, le chemin de l’influence ne passait pas par les temples mais par les académies : les élites qui détenaient les clés de tout étaient tous des érudits et des intellectuels. Ricci s’est donc transformé une fois de plus : il a appris à lire et à écrire le chinois classique, a maîtrisé le canon confucéen et s’est reconditionné non pas comme un homme de Dieu mais comme un homme de savoir – quelqu’un qui pouvait faire le commerce des mathématiques, de la cartographie et de la philosophie morale. Il a également changé sa façon de s’habiller : il a complètement abandonné le déguisement bouddhiste et a revêtu les robes d’un érudit confucéen. Là ça a marché. Des portes qui avaient été fermées pendant des années ont finalement commencé à s’ouvrir.
Ceci est une histoire pour un autre article, mais Ricci est finalement devenu la première personne à traduire les classiques chinois en latin, ce qui a eu un impact immense en Europe. En fait, on peut affirmer avec une extrême force qu’il fut, plus que quiconque, l’homme le plus responsable du mouvement des Lumières.
Ricci mourut à Pékin en 1610, mais grâce à ses traductions, les idées qu’il renvoya chez lui devinrent lentement le fondement intellectuel de la remise en question du rôle de la religion dans la vie publique : « l’argument chinois » devint une arme intellectuelle majeure maniée par les penseurs des Lumières, en particulier Voltaire, Bayle et de nombreux philosophes. L’argument était essentiellement : « Regardez, voici une civilisation vaste, ancienne et sophistiquée qui a maintenu l’ordre, la moralité et la bonne gouvernance pendant des milliers d’années – le tout sans christianisme, sans révélation, sans Église. Cela prouve que la religion n’est pas nécessaire pour une société morale et qui fonctionne bien« . Et le matériel source pour presque tout cela fut… les traductions jésuites, à commencer par le travail de Ricci.
L’ironie est excellente : Ricci est allé en Chine pour la convertir au christianisme. Il n’a pas réussi à le faire, mais a fini par planter les graines qui convertiraient sa propre civilisation à la laïcité.
Digression un peu longue mais très illustrative du sujet : la laïcité en Chine était si profondément ancrée qu’elle ne repoussait pas seulement le christianisme, elle rayonnait vers l’extérieur et remodelait toute notre civilisation occidentale. Nous sommes devenus laïques nous-mêmes (ainsi que la plupart des pays européens) sous l’influence directe de la Chine.
La Chine a‑t‑elle vraiment toujours été laïque ? Je dois admettre que j’ai un peu exagéré. Au tout début de son histoire, la Chine est en fait presque devenue théocratique et c’est en fait ce presque qui a ancré la laïcité dans son ADN civilisationnel, jusqu’à nos jours.
Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut remonter à la première dynastie chinoise : la dynastie Shang qui a régné dans la vallée du fleuve Jaune au 2ème millénaire avant JC.
Les Shang étaient, à toutes fins pratiques, à peu près aussi théocratiques qu’une civilisation peut l’être. Le roi Shang était le devin suprême – à la fois souverain et grand prêtre. Chaque décision importante de l’État était passée au filtre de la divination : des questions étaient gravées dans des os d’animaux ou des carapaces de tortues (les fameux “Os d’Oracle”), les os étaient chauffés jusqu’à ce qu’ils se fissurent, et le roi lisait les schémas de fracture comme des messages du monde des esprits. Le sacrifice humain était pratiqué à une échelle qui aurait impressionné les Aztèques : des milliers de victimes, offertes aux ancêtres et aux esprits dans des rituels élaborés. Si une société de l’histoire chinoise avait une classe sacerdotale avec un réel pouvoir, c’était bien celle-là. En fait, le roi était la classe sacerdotale à lui tout seul.

Un os d’oracle de la dynastie Shang sur une carapace de tortue
Puis, vers 1046 Av. J.-C., les Zhou renversèrent les Shang et se heurtèrent immédiatement à un problème existentiel de légitimité. Les Shang prétendaient régner parce que le Ciel les avait choisis. Si c’était vrai, alors les Zhou venaient de commettre l’acte ultime de sacrilège. Comment justifier aller contre la volonté de Dieu ?
La réponse est venue d’un homme : le duc de Zhou, qui peut ainsi être crédité comme l’inventeur – peut-être involontaire – de la laïcité, et en tant que tel l’un des penseurs politiques les plus influents de l’histoire humaine. Il a fait des déclarations documentées dans les textes chinois les plus anciens, notamment le Shujing (Livre des Documents) et le Shijing (Livre des Chants), où il a expliqué que le mandat du Ciel n’est pas un droit de naissance mais un contrat conditionnel à la vertu (Dé, Dé). Comme le dit le Shujing “Le mandat du Ciel n’est pas constant” (天„ Tiānmìng m ch cháng) et comme le déclare le Shujing : « Le Ciel n’a pas de favoris ; il n’assiste que les vertueux« .
Cela peut sembler une idée facile, mais elle a complètement changé toute l’équation : soudain, la légitimité du pouvoir ne reposait plus sur la volonté de Dieu mais sur le jugement moral de l’homme, sur la question de savoir si le dirigeant avait de la vertu et gouvernait bien. Et s’il ne le faisait pas, il perdrait sa légitimité à gouverner “aux yeux du Ciel”, tout comme les Shang.
Ce n’était pas de la laïcité en soi, mais l’effet pratique de cela fut la dé-divinisation de l’autorité politique : si le mandat du Ciel dépend de la vertu, et la vertu est mesurée par le fait que le peuple est bien gouverné, alors en fin de compte c’est le peuple qui est l’arbitre de la légitimité d’un dirigeant. Le Shujing lui-même le rend explicite avec cette ligne remarquable : “Le Ciel voit comme mon peuple voit ; Le Ciel entend comme mon peuple entend.” Le jugement du Ciel est donc le jugement du peuple.
Ainsi, le duc de Zhou ne s’est pas contenté de dé-diviniser le pouvoir, il a effectivement placé la source de la légitimité politique entre les mains des gouvernés. Non pas par des élections ou des mécanismes formels, mais par une philosophie de gouvernement qui déclarait explicitement que le travail du dirigeant est de servir le peuple, et que sa légitimité dépend entièrement de sa capacité à le faire.
Ce n’est pas un principe abstrait, il a imposé une contrainte structurelle très réelle à chaque dirigeant chinois pour les trois mille années suivantes. C’est pourquoi la philosophie politique chinoise met un accent si intense sur les mécanismes pratiques de la bonne gouvernance : administration méritocratique, gestion de l’eau, infrastructure, toutes les choses qui permettent aux gens de se nourrir et d’être en sécurité. C’est une logique de survie : servir le peuple ou perdre le mandat. Et si le dirigeant échoue, le renverser n’est pas un sacrilège, c’est la volonté du Ciel. C’est pourquoi tant de dynasties dans l’histoire de la Chine ont été renversées par des rébellions populaires, et pourquoi ces rébellions étaient considérées comme légitimes plutôt que comme un péché.
C’est aussi pourquoi Mencius pourrait dire plus tard : « Le peuple est le plus important, l’État vient ensuite, le dirigeant est le moins important » ; ce qui est une déclaration extraordinaire pour le 4ème siècle avant JC.
Si vous revenez à l’étymologie du mot démocratie – “kratos” pour le pouvoir et “démos” pour le peuple – on peut affirmer que la Chine est une sorte de démocratie depuis plus de 3 000 ans : pas une démocratie de scrutins et de parlements, mais une démocratie où le pouvoir reposait toujours en fin de compte entre les mains du peuple, où chaque dirigeant gouvernait en sachant que le peuple était, en dernière analyse, celui qui détenaient le véritable pouvoir au-dessus de lui, celui pour qui il travaillait et à qui il rendait des comptes.
Pour en revenir aux religions, tout cela ne veut pas dire qu’elles n’existent pas en Chine. Elles sont bien présentes. Et il y a eu de nombreux épisodes de tiraillements dans l’histoire de la Chine où les religions ont tenté d’acquérir plus de pouvoir politique.
L’un de mes épisodes préférés est celui de l’empereur Wu de la dynastie Liang (梁武帝, Liáng wìdì, 464–549 après JC) qui est devenu un converti bouddhiste fanatique et, dans une tentative d’amener l’État à financer le bouddhisme, a mis au point un programme de collecte de fonds créatif : il s’offrirait en « sacrifice vivant » (sh, sheshen) à un monastère bouddhiste. Ses ministres, laissés avec le petit problème de ne plus avoir d’empereur, seraient alors obligés de le « racheter » avec des dons colossaux au monastère. Il a réussi ce coup au moins trois fois (voire quatre, selon certaines sources), extrayant à chaque fois des milliards en espèces du trésor public.
Mais ensuite, le Mandat du Ciel a joué son rôle : un petit général rebelle du Nord nommé Hou Jing est arrivé à Nankin (la capitale à l’époque) avec quelques centaines de soldats, aidé par des paysans qui avaient afflué pour le rejoindre par dizaines de milliers. Ils encerclèrent le palais impérial et l’empereur Wu – l’homme qui avait ruiné son empire pour la gloire de Bouddha – mourut de faim à 85 ans, assiégé dans sa propre capitale. Aucun autre dirigeant chinois n’a osé laisser la religion se rapprocher à nouveau du trône.
Les chinois eux-mêmes ont une approche particulièrement pragmatique de la religion. Elle n’a jamais maintenu la société unie comme ce fut le cas dans la plupart des autres civilisations. Ce rôle était rempli par un système moral de croyances, avec la vertu (德, Dé) en son centre. Dans la plupart des civilisations, les questions fondamentales – qu’est-ce qui est bien et mal ? comment devrions-nous nous comporter ? que nous devons-nous les uns aux autres ? – ont trouvé des réponses dans la religion. En Chine, les réponses ont été apportées par la philosophie morale. Le duc de Zhou a fait de la vertu la base de la légitimité politique et Confucius l’a ensuite universalisée en un cadre éthique complet pour toute la société. Le résultat fut une civilisation qui avait tout ce que la religion fournissait ailleurs – un code moral, une cohésion sociale, un sens du sens, une hiérarchie des obligations – sans aucune infrastructure théologique. Pas de Dieu officiel, pas de dogme officiel, pas de clergé officiel. Juste l’idée que les êtres humains peuvent et doivent cultiver l’excellence morale par l’étude, l’autoréflexion et la pratique, et que cela seul suffit à maintenir une civilisation unie. La famille, la piété filiale, le respect des anciens, la révérence pour l’éducation, tout cela découle de la vertu et non de la foi.
C’est ce qui rend la Chine véritablement unique parmi les civilisations : elle a remplacé la théologie par l’éthique comme principe d’organisation.
Alors, quel rôle joue la religion ? Tout d’abord, il est intéressant de noter que de nombreuses divinités vénérées par les Chinois, même dans le bouddhisme chinois et plus encore dans le taoïsme, sont vénérées en raison de leur pratique de la vertu. Si vous allez dans un temple bouddhiste ou taoïste en Chine, il est extrêmement courant de constater que les personnages vénérés ne sont pas des Dieux au sens occidental du terme, mais des êtres humains divinisés en raison de leur vertu exceptionnelle. Guan Yu (关羽), peut-être la figure la plus vénérée par les Chinois, était un véritable général historique de la période des Trois Royaumes, vénéré non pas parce qu’il accomplissait des miracles ou livrait des révélations divines, mais parce qu’il incarnait la loyauté, la droiture et l’honneur. Il en va de même pour Mazu (妈祖), la déesse de la mer, qui était à l’origine une vraie femme de la province du Fujian qui aurait consacré sa vie à sauver les pêcheurs. Même dans le bouddhisme chinois, la figure la plus populaire n’est pas le Bouddha historique lui-même mais Guanyin (Gu), le bodhisattva de la compassion toujours représenté comme une femme (au moins depuis la dynastie Song), vénérée précisément parce qu’elle a choisi de rester dans le monde pour soulager la souffrance humaine plutôt que de monter au nirvana.

Photo prise par votre humble serviteur au temple taoïste appelé « Erwang » (signifiant « 2 saints ») situé à Dujiangyan dans la province du Sichuan. Les « 2 saints » en question sont deux ingénieurs en irrigation (Li Bing et son fils Li Erlang) qui ont construit le projet d’irrigation voisin de Dujiangyan en 236 av. JC. La Chine est probablement le seul pays au monde à avoir divinisé des ingénieurs !
Même la façon dont les Chinois prient est révélatrice : les gens ne vont pas au temple pour se soumettre à l’autorité divine ou chercher le salut, mais pour demander des choses pratiques ; la santé, la prospérité, la réussite aux examens, un bon mariage. C’est transactionnel, pragmatique, relié à ce monde.
Voici une anecdote personnelle amusante : mes beaux-parents, qui vivent dans la province du Henan, se sont récemment convertis au christianisme non pas à cause d’une croyance fondamentale, mais essentiellement à cause du résultat d’une analyse personnelle. Dans leur analyse, le bouddhisme était coûteux (en termes d’offrandes qu’ils devaient faire dans les temples) et, malgré de nombreuses demandes au fil des décennies, le retour sur investissement avait été décevant. Le christianisme était moins cher et offrait de meilleurs avantages, alors ils ont changé de religion. Vous pourriez trouver cela sacrilège et non spirituel, mais croyez-moi, c’est la façon la plus terre-à-terre d’aborder la religion en Chine. Les Chinois sont un peuple éminemment pragmatique.
Cette caractéristique fondamentale de la civilisation reste absolument essentielle pour comprendre la Chine contemporaine. Beaucoup de gens décrivent souvent la laïcité de la Chine comme une forme de nihilisme, une absence de croyance ou une croyance en rien. Je pense que c’est exactement le contraire : c’est, au fond, une foi en l’humanité elle-même. Il y a une phrase en chinois qui dit : 人天天 (rén dìng shèng tiān) : « la détermination humaine peut conquérir le Ciel« . C’est en cela que consiste la laïcité chinoise : il ne s’agit pas de supporter cette vie en attendant le salut ou de croire qu’une puissance supérieure a un plan pour vous. C’est la conviction que les êtres humains, par l’effort, la vertu et la détermination pure, suffisent.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi l’ouvrier du bâtiment chinois se casse le dos en travaillant comme personne ? Parce qu’il est Dieu conquérant le Ciel.
Arnaud Bertrand
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.
ACN19 Atelier constituant Nexus #19 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 3ème partie : MALHONNÊTETÉ ET TRAHISONS DE L’ÉTAT, avec Marc, Léo et Nathanaël
Cette semaine (demain mercredi 11 février 2026 vers18h), on reprend le travail (essentiel) sur les moyens (réels mais totalement méconnus) de rendre effectif le droit de résistance à l’oppression, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Je vous rappelle l’adresse du document que nous composons depuis le début de ces ateliers constituants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre travail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs
Je vous rappelle aussi le premier document que j’avais composé pour démarrer ce travail (et que nous continuerons d’utiliser demain pour avancer dans notre recherche de solutions) : les MISSIONS de l’État (raisons d’obéir) comparées aux CRIMES de l’État (raisons de désobéir), où nous nous employons, pour chaque ligne d’une Mission de l’État et des Crimes correspondants, à signaler de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solutions qu’aucun média ne fait jamais chaque fois que des scandales sont dénoncés !
C’est peut-être le thème le plus important de tous que celui-ci : rendre effectif le droit de résistance à l’oppression. C’est pourquoi j’ai hâte d’être à demain, et de vous retrouver depuis les studios de Nexus à Paris.
Étienne.
PLAN DÉTAILLÉ DE L’ATELIER CONSTITUANT #19 (11 février 2026) :
01:02 – Étienne Chouard : Introduction et méthodologie
- Contexte : Présentation de la chaîne Nexus (média sans pub) et de l’objectif de l’atelier : « Rendre effectif le droit de résistance à l’oppression ».
- Méthode : Articuler les scandales actuels (lois scélérates) aux solutions institutionnelles (écrire la Constitution), pour que les journalistes s’habituent à « ponctuer leur déploration des scandales avec une solution constituante ».
- Support : Utilisation d’un tableau à trois colonnes : Missions de l’État, Trahisons (Crimes), Outils politiques (Solutions hors élection).
10:17 – Thème 1 – L’honnêteté des représentants (Le mensonge en politique)
- Étienne Chouard : Propose « Interdiction explicite du mensonge ».
- « Dans aucune constitution au monde… il n’est interdit aux élus de mentir. »
- Léo Girod : S’oppose au terme « interdire » (inefficace) et au mot « mensonge » (trop flou). Propose des termes juridiques précis : fraude, tromperie, ruse, parjure.
- « Interdire… ça sert absolument à rien. Il faut parler de la possibilité de sanctionner. »
- Nathanaël Leroy : S’inquiète du risque de totalitarisme et de la difficulté de distinguer l’erreur du mensonge, ou le « mensonge de bonne foi » (ex : éviter la panique).
- « L’idée que le mensonge est interdit, ça me crée une sorte d’effroi… l’enfer est pavé de bonnes intentions. »
- Synthèse : Sanction explicite des cas de fraude, tromperie, ruse et parjure. Création d’une « délégation de vérification » pour les informations classifiées (secret défense).
47:22 – Thème 2 – Le terrorisme d’État (La peur comme outil de gouvernement)
- Étienne Chouard : Dénonce l’utilisation de la peur (virus, climat, guerre) pour obtenir la docilité.
- « Les gouvernements du monde entier… ont intérêt à ce que nous soyons terrorisés pour obtenir notre docilité, exactement comme le ferait un mafieux. »
- Proposition : Interdire d’inquiéter la population « inutilement et illégitimement ». Les alertes doivent venir d’institutions indépendantes (lanceurs d’alerte), pas de l’exécutif.
57:12 – Léo Girod & Étienne Chouard : Digression sur la corruption par le pouvoir (L’exemple de la Convention Citoyenne pour le Climat)
- Léo Girod : Le pouvoir corrompt même les tirés au sort qui finissent par se sentir « représentants » et supérieurs.
- « Les tirés au sort au bout d’un mois ont commencé à se comporter en représentants… C’est mieux que ce soit nous qui décidions. »
- Solution Léo : Subdivision des tâches et mandats courts. Un groupe prépare, un autre valide, les citoyens sont consultés à chaque étape.
1:05:21 – Thème 3 – La corruption et le « pantouflage »
- Étienne Chouard : Le scandale des anciens élus embauchés à prix d’or par le privé (Barroso, Blair, Schröder) après avoir dérégulé.
- « Ils sont aujourd’hui goinfrés par les plus riches pour avoir trahi. »
- Nathanaël Leroy : Propose d’interdire aux détenteurs d’informations stratégiques de travailler dans des secteurs où ces infos sont valorisables. Surveillance accrue.
- « Faudrait les surveiller comme le lait sur le feu les mecs qu’ont eu accès à des infos un peu problématiques. »
- Léo Girod : Craint une dérive type « Big Brother » ou « Crédit Social » si on surveille les individus et leurs proches. Propose plutôt des sanctions radicales (« Méthode Créon »).
- Marc Daoud (arrivée) : Suggère des Travaux d’Intérêt Général (reconstruire des routes, des écoles) pour réhabiliter les traîtres plutôt que la prison ou pire.
1:44:30 – L’accès à la justice pour les Chambres de Contrôle
- Problème : La Cour des Comptes fait des rapports incendiaires mais ne peut pas agir en justice.
- Proposition : Rendre la justice accessible/gratuite (ou proportionnée aux revenus) pour permettre aux Chambres de contrôle (et aux citoyens) d’attaquer les responsables.
- Marc Daoud : « Puisque la justice est devenue gratuite. »
- Léo Girod : « Proportionnée à la richesse… C’est gratuit pour se défendre, mais à la fin, c’est le coupable qui raque. »
1:50:29 – Thème 4 – L’autonomisation de l’Exécutif (Le pouvoir réglementaire)
- Étienne Chouard : L’exécutif ne doit pas légiférer (décrets, ordonnances, transposition de traités européens). Il doit redevenir un pur exécutant.
- « C’est le bout de cette autonomisation… c’est un pouvoir qui n’a plus rien à craindre et qui peut acheter les centaures. »
- Léo Girod : Dans sa constitution (Mumble), l’Exécutif n’existe plus en tant que bloc. Il est découpé en « fonctions » (Police, Militaire, Diplomatique…) indépendantes, réunies dans un conseil de coopération.
- « L’exécutif n’existe plus… On a découpé l’exécutif… on les a mis dans des entités séparées. »
2:05:24 – Étienne Chouard : Digression sur les journalistes (vrais) et l’élection
- Étienne Chouard : Déplore que les « vrais journalistes » (indépendants) ne proposent que l’élection comme solution aux problèmes qu’ils dénoncent.
- « Si la solution c’est l’élection, mais c’est une blague : c’est l’élection la cause première de l’oppression impunie. »
2:09:42 – Nathanaël Leroy : Théorie de la décision et manipulation parlementaire
- Nathanaël Leroy : Explique comment on peut manipuler une assemblée via la technique des amendements successifs (Exemple de la cafétéria : Hygiéniste, Avare, Alcoolique).
- « Toute règle de décision sauf une est corruptible… La seule règle incorruptible, c’est la dictature d’un seul. »
- Léo Girod : La solution est de voter le texte en bloc à la fin, préparé par l’assemblée en intelligence collective.
2:21:09 – Thème 5 – Le Ministère de la Justice
- Étienne Chouard : Avoir un « Ministre de la Justice » est une aberration du point de vue de la sacro-sainte séparation des pouvoirs.
- Solution : Suppression du Ministère de la Justice. Indépendance totale du judiciaire.
2:25:37 – Léo Girod & Étienne Chouard : Débat sur l’Anarchie et les Pouvoirs
- Léo Girod : « L’anarchisme mal compris, c’est l’ordre sans le pouvoir. Or sans pouvoir, il y a pas d’ordre… Il faut des pouvoirs mais il ne faut pas LE pouvoir. »
2:29:31 – Débat sur la Philosophie et les Valeurs dans la Constitution
- Léo Girod : Position radicalement pragmatique. Tout ce qui n’est pas procédural (valeurs, philosophie, droits de l’homme) est inutile voire dangereux car sujet à interprétation par les juges (Gouvernement des juges).
- « Tout ce qui n’est pas procédural n’existe pas parce que ça ne pourra pas être appliqué. »
- Nathanaël Leroy & Étienne Chouard : Défendent l’importance d’un préambule, d’un socle de valeurs culturelles communes (Nation) pour guider l’esprit des lois.
- Étienne Chouard : « Tu donnes au juge constitutionnel loyal… le moyen philosophique d’interpréter et de combler les trous. »
2:57:47 – Thème 6 – Le Code Électoral (écrit par les élus…)
- Étienne Chouard : Scandale que les élus écrivent les règles de leur propre élection (Code électoral, découpage).
- Solution : Le Code électoral (et ses décrets d’application) doit être une annexe de la Constitution, intouchable par les élus (loi organique écrite par des constituants/citoyens).
- Léo Girod : « Faut vraiment que jamais aucun élu puisse approcher ces documents. »
3:03:29 – Thème 7 – La maîtrise des Médias
- Problème : Dépendance aux subventions décidées par le gouvernement ou aux milliardaires.
- Solution Léo/Nathanaël : Subventions automatiques basées sur des critères procéduraux fixes (incorruptibles), sans intervention politique. Évocation d’une « Sécurité Sociale des journalistes » (idée de Cyril Martin).
3:09:04 – Thème 8 – Plus généralement, que faire contre une dérive totalitaire (technologique et eugéniste)
- Nathanaël Leroy : attention : la technologie porte en elle une logique de dérive totalitaire autonome, indépendante des pouvoirs politiques (surveillance, bio-ingénierie, reproduction artificielle).
- « La technologie est un processus d’auto-engendrement qui nous emmène vers une dérive totalitaire. »
- Léo Girod : Solution via un « Pouvoir Éthique et Scientifique » (indépendant) capable de mettre un Veto ou d’alerter.
- Étienne Chouard : Le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) et l’indépendance des médias comme freins principaux.
3:24:08 – Conclusion
- Annonce du prochain thème : L’oppression économique et la monnaie.
- Appel aux journalistes indépendants à adopter cette grille de lecture « constituante ».
TABLEAU SYNTHÉTIQUE DES RÉFLEXIONS (Missions / Trahisons / Solutions)
| MISSIONS DE L’ÉTAT (Raisons d’obéir) | TRAHISONS / CRIMES DE L’ÉTAT (Raisons de désobéir) | SOLUTIONS INSTITUTIONNELLES (hors élections !) |
| Autorité publique vertueuse (Honnêteté & Vérité) | • Mensonges éhontés et impunis des ministres et agences. • Persistance dans l’erreur manifeste. • Tromperie délibérée du peuple. | • Sanction explicite dans la Constitution des cas de fraude, tromperie, ruse et parjure. • Délégation de vérification (experts/militaires tirés au sort) pour contrôler la légitimité du « Secret Défense » et des infos classifiées. |
| Autorité publique protectrice (Paix civile) | • Terrorisme d’État : inquiéter inutilement et illégitimement la population (peur du virus, du climat, de la guerre) pour obtenir la docilité. | • Interdiction/Sanction de l’usage de la peur par l’exécutif. • Création d’organes de vigilance indépendants (lanceurs d’alerte institutionnalisés) pour qualifier les vrais dangers. |
| Autorité publique dévouée (Probité) | • Corruption généralisée. • « Pantouflage » (Revolving doors) : anciens élus embauchés à prix d’or par les lobbies qu’ils ont servis (ex : Barroso, Blair). | • Interdiction stricte de travailler pour le secteur privé lié à la fonction pendant une longue durée (ex : 20 ans). • Surveillance accrue (« comme le lait sur le feu ») des anciens détenteurs de secrets d’État. • Sanctions dissuasives (perte de droits civiques, bannissement, TIG de reconstruction). |
| Respect de la Séparation des Pouvoirs | • Autonomisation de l’Exécutif qui capte le pouvoir législatif (Ordonnances, Décrets, Arrêtés, Transposition de traités européens sans débat, « rationalisation » du parlement en 1958). • Existence d’un Ministère de la Justice (exécutif contrôlant le judiciaire). | • Suppression du « Gouvernement » en tant qu’entité monolithique. • Découpage de l’exécutif en fonctions indépendantes (Police, Armée, Diplomatie…) sans pouvoir législatif. • Suppression du Ministère de la Justice (Indépendance totale du judiciaire). • Lois votées uniquement par les citoyens (RIC) ou représentants tirés au sort, jamais par l’exécutif. |
| Responsabilité et Contrôle | • Contrôles factices (ex : Cour des Comptes qui fait des rapports sans aucun pouvoir de sanction). • Impunité des décideurs. | • Rendre les Chambres de Contrôle (et les citoyens) capables d’ester en justice. • Gratuité (ou coût proportionné) de la justice pour permettre l’action contre les élus. • Médiation préalable obligatoire. |
| Sincérité du scrutin | • Maîtrise des règles électorales par les élus eux-mêmes (découpage, code électoral). | • Le Code Électoral et ses décrets d’application deviennent des Annexes de la Constitution (« Lois Organiques »). • Interdiction formelle aux élus de modifier les règles de leur élection (réservé au processus constituant/citoyen). |
| Indépendance de l’information | • Maîtrise des médias via les subventions (chantage) ou la propriété capitalistique. | • Subventions automatiques basées sur des critères procéduraux fixes (sans discrétionnaire politique). • Sécurité Sociale des Journalistes (piste évoquée). |
| Protection contre la dérive totalitaire | • Montée en puissance d’un régime de surveillance, eugéniste et technocratique. • Autonomie de la technique qui impose sa loi. | • Pouvoir Éthique et Scientifique (indépendant) avec droit de Veto (préalable à la décision) sur les technologies dangereuses. • RIC en toutes matières pour bloquer les lois liberticides. • Indépendance totale des médias pour contrer la propagande. |
Rdz-vs à Lorient les 20 et 21 février et à Quimper le 22 février 2026, pour des conférences et ateliers constituants sur LES ENJEUX DE LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE
Chers amis,
Après les Sables d’Olonne le 14 février, je serai en Bretagne toute la semaine.
Je vous donne rendez-vous à Lorient pour travailler ensemble les enjeux de la souveraineté monétaire, à travers une première conférence/débat le 20 février au soir, puis des ateliers constituants dans la journée du 21, puis une deuxième conférence le 21 au soir et de nouveaux ateliers constituants à Quimper le 22 février 2026.
Vendredi 20 février de 20h00 à 23h00
Place Anatole le Braz, Lorient 10/8€
Billetterie ==> https://www.billetweb.fr/les–enjeux–de–la–souverainete–monetaire–avec–etienne–chouard–professeur–deconomie–et–de–droit
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Samedi 21 février de 14h à 17h30
Salle St Phelan sous l’église du Moustoir – 22 Rue François Le Lève, Lorient
Sur inscription : Jean-Marc Le Gal : 06.80.23.83.58 / [email protected]
Participation libre et consciente
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Dimanche 22 février de 14h à 17h30
Quimperlé, Salle 5 de la Maison des Associations, boulevard du Coat-Kaër
Sur inscription : Marie : [email protected]
Participation libre et consciente
J’ai hâte de vous y retrouver 🙂
Étienne.
LE RÔLE DE LA MONNAIE DANS UNE DÉMOCRATIE – Conférence et ateliers constituants aux Sables d’Olonne, le 14 février 2026
20 mars : la vidéo des Sables d’Olonne est arrivée 🙂
Mille mercis à tous ceux qui ont rendu cette rencontre possible, et à Anders qui beaucoup travaillé au montage de cette vidéo 🙂
Voici un document PDF qui explique tout ça par écrit
LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE, enjeu démocratique central pour les populations du monde
vous pouvez le feuilleter ci-dessous (ou le télécharger ici) :
Synthèse par NoteBook LM :
Le rôle de la monnaie dans une démocratie
Ce texte retranscrit une conférence d’Étienne Chouard tenue en février 2026 aux Sables‑d’Olonne, centrée sur le lien indissociable entre souveraineté monétaire et démocratie. L’auteur y soutient que le peuple ne peut être réellement libre tant qu’il délègue la création de l’argent à des banques privées, transformant l’État en un simple utilisateur de monnaie endetté. Il préconise une réappropriation citoyenne de ce pouvoir financier pour éradiquer le chômage et financer les services publics sans dépendre de l’impôt ou de l’usure. Pour parvenir à cette émancipation, Chouard appelle les citoyens à devenir constituants en écrivant eux-mêmes les règles du jeu politique. Il rejette l’élection, qu’il juge aristocratique, au profit du tirage au sort et du municipalisme pour instaurer une véritable puissance populaire. L’objectif final est de substituer une organisation ascendante et souveraine au système capitaliste et centralisé actuel.
Ceci était l’affiche qui annonçait la rencontre :
Atelier constituant Nexus #18 : Responsabilité historique des médias dans la conscience populaire de la priorité constituante-Deuxième partie, avec Alexandre Penasse de Kairos et Marc Daoud de Nexus, ainsi que Léo et Nathanaël
Chers amis,
C’est important, alors on réessaie : ce soir, mercredi 4 février 2026 vers 19h, deuxième partie : on sera avec Alexandre Penasse, patron de Kairos, et Marc Daoud, patron de Nexus, pour les voir échanger leurs idées ; d’abord sur la priorité constituante (par rapport à l’élection) ; ensuite, sur leur responsabilité personnelle (en tant que responsables de médias influents et libres) dans la prise de conscience populaire de cette priorité constituante ; et enfin, peut-être, sur les actions qu’ils pourraient mener ensemble pour montrer aux citoyens que la concurrence et la zizanie ne sont pas une fatalité et que l’union populaire autour d’une cause commune permettrait d’instituer enfin une souveraineté populaire, c’est-à-dire la démocratie.
À ce soir 🙂
Étienne.
Atelier constituant Nexus #17 : Responsabilité historique des médias dans la conscience populaire de la priorité constituante, avec Bernard Legros de Kairos et Marc Daoud de Nexus, ainsi que Léo et Nathanaël
Chers amis,
Vous vous souvenez de cette émission de Tocsin le 10 septembre, puis de l’itw chez GPTV le 23 septembre, puis chez Omerta le 25 septembre, puis de l’interview avec Les Incorrectibles le 12 octobre, et surtout l’entretien chez Idriss en décembre ? Leur point commun, c’est que, depuis l’été dernier je réalise l’importance cardinale, le rôle historique, la raison d’être centrale des vrais journalistes (ceux qui se font traiter de complotistes par les faux journalistes vendus aux milliardaires) dans la prise de conscience par le peuple que la priorité est constituante : certes, le rôle des vrais journalistes est sans doute d’informer loyalement les citoyens pour inquiéter les pouvoirs abusifs ; mais leur rôle essentiel est aussi — et je dirais même surtout — de favoriser la métamorphose des électeurs enfants en citoyens adultes, d’aider tout le monde à s’affranchir du mythe de l’élection, de donner l’exemple de conversations constituantes, en cherchant des solutions ailleurs que dans l’élection qui est un piège, un jeu pipé, une prison, et qui sème entre nous une zizanie paralysante.
Depuis six mois, j’appelle au secours les médias alternatifs pour qu’ils nous aident à rendre banales les conversations constituantes.
En rêvant d’un idéal, j’appelle même ces médias amis du peuple à nous donner aussi l’exemple de la collaboration, l’exemple de la résistance à la zizanie, l’exemple de l’union populaire pour venir à bout de l’injustice.
Nexus a été pionnier en accordant depuis septembre 2025 une place importante et régulière dans son programme à l’activité constituante.
Nexus et Kairos vont être ce soir, 28 janvier 2026 à 19h15 , des pionniers à offrir le spectacle d’une collaboration journalistique pour promouvoir ensemble la priorité constituante.
Je remercie Marc Daoud (Nexus) et Bernard Legros (Kairos) du fond du cœur, et j’ai hâte d’être à ce soir.
Fraternellement.
Étienne
ACN16 Atelier constituant Nexus #16 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 2ème partie : CRIMES DE L’ÉTAT PRISON PANOPTIQUE, avec Marc, Léo et Nathanaël
Demain, mercredi 21 janvier 2026 vers 18h30 🙂 , on va continuer le meilleur atelier constituant de tout l’univers qui a commencé mercredi dernier, le #15 Rendre effectif le droit de résistance à l’oppression, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Je vous renvoie à la documentation citée dans le premier billet, car c’est la même que nous allons suivre demain soir.
J’ai hâte d’y être 🙂
Étienne.
On va bosser sur le Google Doc partagé de Marc.
Vous pouvez revoir tous les ateliers constituants ici.
Je rajoute une SYNTHÈSE (un PLAN DÉTAILLÉ) de cette émission #16 à la fin de ce billet (plus bas).
PLAN DÉTAILLÉ DE L’ATELIER CONSTITUANT #16
01:00 – Marc Daoud : Introduction et appel au soutien
« Le thème c’est rendre effectif le droit de résistance à l’oppression. »
« Nous sommes sans publicité évidemment, sans subvention, sans milliardaires, sans censure. »
02:19 – Marc Daoud & Étienne Chouard : Donner envie de s’intéresser à la Constitution
« Comment est-ce qu’on peut donner envie aux gens de s’intéresser à ces questions ? »
« Je crie au peuple compte sur moi. » (Extrait du clip de Zen Kiai)
07:24 – Étienne Chouard : La priorité constituante comme idée la plus concrète de toutes
« Toutes les autres idées sont abstraites en fait. Elles sont toutes théoriques puisque nous sommes dans une prison politique. »
Toutes nos conversations et réflexions qui ne préparent pas notre évasion sont inutile et vaines.
« L’idée constituante, elle cherche la cause. Elle cherche à s’en prendre à la cause. »
« Est-ce que la constitution n’est pas l’endroit où l’on institue ou pas le pouvoir populaire ? Au-dessus des traités, il y a encore la constitution. »
12:46 – Étienne Chouard : L’inertie des médias et l’impuissance acquise
« Il y a une espèce d’inertie mais qui à mon avis tient au fait que c’est le début un peu comme quand on plante une graine, ben tant qu’elle a pas germée, elle est pas autonome. »
« On accepte d’être en prison et que la domination continue que l’oppression continue. »
20:03 – Étienne Chouard & Marc Daoud : La « Constitution du Mumble » rédigée par Léo
« Léo a écrit avec des citoyens constituants, il écrit une constitution qui s’appelle la constitution du Mumble. »
« Présentation par Léo d’une constitution qui met le citoyen au cœur du pouvoir. »
22:50 – Étienne Chouard : Sans cause commune, notre nombre est une faiblesse
« On entend souvent dire notre force c’est le nombre et là je suis pas d’accord parce que c’est une faiblesse tant qu’on n’a pas une cause commune. »
« La souveraineté populaire, elle va transformer toutes ces utopies en projets politiques, tout simplement. »
27:53 – Léo Girod : Créer un réflexe constituant dans le traitement de l’actualité
« Il faut créer un réflexe. »
« Ramener à chaque fois une conséquence à sa cause et la cause à la cause des causes. »
« C’est-à-dire juste évoquer le lien de causalité et puis on peut passer à autre chose, une autre actu et hop ! Tiens, c’est marrant, il y a encore un lien de causalité qui pointe vers notre anticonstitution. »
33:14 – Nathanaël Leroy : L’importance de toutes les luttes et l’échelon municipal
« Il n’y aura pas de décroissance sans démocratie, il n’y aura pas de fin des pesticides sans démocratie, il n’y aura pas de fin du capitalisme sans démocratie. »
« Le problème c’est qu’on a pas la main quoi. On n’a pas la main. Donc tout ce qu’on peut faire c’est de mettre un coup de pression pour dire on n’est pas content. C’est totalement insuffisant. »
« Vous voulez que les choses évoluent dans votre village ? Eh bien prenez les choses en main. »
46:27 – Nathanaël Leroy & Léo Girod : Hygiène numérique et bloqueurs de publicités
« Je fais mes courses sur YouTube comme je l’ai fait dans les grandes surfaces… j’ai une liste et je m’y tiens. »
« Ils ont piraté notre cerveau par le système de pompe dopaminergique. »
52:36 – Étienne Chouard : Récapitulatif de la méthode « Missions / Trahisons / Solutions »
« À chaque point de l’actualité chaude, on le ramène dans la colonne de gauche à ce que l’État aurait dû faire au lieu de nous maltraiter comme il le fait. »
« Dans la colonne de droite des solutions… on retrouve toujours l’institution d’un pouvoir populaire et d’un contrôle des fonctions. »
1:00:50 – La surveillance numérique généralisée
« La surveillance généralisée qui en soi est un crime un énorme crime de l’État. »
« Maintenant, aux yeux de l’État, on est tous des terroristes potentiels. Là, il y a vraiment un renversement de paradigme depuis la cybernétique. »
« L’alternative c’est de remonter ces outils là nous-mêmes en mode citoyen avec des programmeurs. »
1:12:14 – Léo Girod : Institutionnaliser le « Pouvoir Éthique et Scientifique »
« Dans la constitution du Mumble, on a considéré un pouvoir éthique et scientifique en tant que pouvoir à part. »
« Une assemblée confédérale de tirés au sort mais qui ne va pas pouvoir prendre les décisions seule… Pour décider, elle va pouvoir faire appel à des assemblées dites ad hoc. »
« On a inventé… l’observatoire de la technologie de l’industrie et des sciences. »
1:21:00 – Léo Girod : Contrôler le secret défense et les services de renseignement
« On a créé une délégation de vérification des restrictions d’accès et de diffusion. »
« Il faut des gens qui soient capables de tenir un secret et qui n’ont pas les mêmes intérêts que ceux qui sont protégés par le secret. »
1:28:11 – Le Nudge, l’ingénierie sociale et la censure d’Internet
« L’ingénierie sociale c’est quand même quelque chose de plutôt nouveau… qui utilise quasi essentiellement l’outil numérique. »
Léo : « Si c’est une simple majorité qui va étouffer les idées minoritaires, aïe aïe aïe quoi. »
1:41:32 – Nathanaël Leroy & Étienne Chouard : Le changement culturel et le modèle Zapatiste
Nath : « La seule manière de s’en protéger, c’est de ne pas pratiquer ou peu pratiquer ou vraiment faire en sorte que ce soit cloisonné dans nos vies. »
Étienne : « Les Zapatistes sont une une population mexicaine qui s’est mise à s’autogérer, qui a fait une révolution sans chef, ou plutôt où les chefs sont sous contrôle. »
1:48:30 – La suppression du cash et ses conséquences
« Évidemment la suppression du cash, ça va servir à deux choses. À tracer les gens jusque dans leurs plus intimes secrets… et ça va servir à vaporiser les opposants politiques. »
« On peut proclamer dans la constitution que le cash est une institution… comment est-ce que les Suisses sont en train de faire pour rendre le cash obligatoire ? »
Léo : « Bah, c’est le RIC l’institution. »
2:07:23 – Léo Girod & Nathanaël Leroy : Débat sur l’identité numérique et les registres d’État
Léo : « L’identité numérique c’est que ta personne correspond à un numéro, ça existe depuis longtemps. »
Nath : « Nous sommes des humains, nous ne sommes pas des numéros quoi. » C’est le bétail qu’on immatricule.
Léo : « L’acte de naissance, c’est l’ancêtre de la pièce d’identité. »
2:19:05 – Faut-il supprimer la police et les prisons ? (Débat sur Geoffroy de Lagasnerie)
« Moi, je souhaiterais une société sans police, telle qu’elle est actuellement. »
Léo : « L’armée, c’est ce qui fait qu’il existe une souveraineté… Tu enlèves la police, je veux dire… c’est le bordel. »
Léo : « Toute son idéologie est mortifère, je suis désolé. »
2:34:28 – Comment débattre avec un sophiste malhonnête
Léo : « Il est impossible d’avoir un débat honnête et éclairé face à une personne… qui incarne le sophiste dans son absolue splendeur. »
« C’est intéressant de discuter avec des gens malhonnêtes, obsédés, caricaturaux… tu auras même un peu disqualifié un certain discours. »
Léo : « Il y a des gens dont l’objectif est d’avoir raison en dehors du réel. »
2:43:08 – Conclusion, rôle des médias et appel à l’action
Étienne : « Chez toutes les vraies sentinelles du peuple… on n’envisage comme solution que l’élection. Je trouve ça tragique, je trouve ça déplorable. »
Léo : « Je propose à tout le monde un protocole sanitaire constituant…
on va sur comptesurmoi.org, on s’ajoute au compteur, on rédige un témoignage, on publie une petite vidéo…
on s’inscrit au MCP, on vient à l’accueil du lundi sur Discord, on participe aux ateliers du mardi…
on s’enregistre dans la carte du maillage territorial, on rencontre d’autres constituants, on fait des actions ensemble…
Si on ne peut pas donner de son temps, on donne un peu des sous chaque mois, mais c’est mieux de donner du temps. »
Nath : « C’est bête de comprendre des choses pour rien dans la vie. Une fois qu’on a compris, il faut AGIR. »
TABLEAU SYNTHÉTIQUE DES RÉFLEXIONS
(Missions / Trahisons / Solutions)
Voici le tableau reconstitué à partir des discussions spécifiques tenues durant ce seizième atelier :
MISSIONS DE L’ÉTAT | TRAHISONS / CRIMES DE L’ÉTAT (Raisons de désobéir) | SOLUTIONS CONSTITUTIONNELLES |
| Respect de l’intimité, du secret professionnel, médical et des correspondances | • Surveillance numérique généralisée • Ingénierie sociale et Nudge par les géants du numérique • « Backdoors » et puces (RFID, NFC) imposées pour tracer les citoyens | • Pouvoir Éthique et Scientifique (Assemblée confédérale tirée au sort couplée à des assemblées ad hoc de spécialistes) • Observatoire de la Technologie de l’Industrie et des Sciences (OTIS) • Création d’outils numériques souverains et citoyens en open source |
| Garantir la Sûreté et la Sécurité de la nation | • Abus du secret défense pour cacher des décisions politiques ou sanitaires • Espionnage dévoyé contre la population | • Observatoire de la Sûreté et de la Sécurité (OSS) • Délégation de vérification des restrictions d’accès et de diffusion (composée de professionnels audités et tirés au sort pour lever le secret défense illégitime) |
| Garantir les libertés d’échange et la vie privée économique | • Suppression progressive du cash • « Vaporisation » des opposants politiques (blocage des comptes en banque sans procès, ex : Jacques Baud, convois de la liberté) • Flicage des achats | • RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) ou RIC Veto pour rendre la monnaie fiduciaire (cash) constitutionnellement obligatoire • Obligation faite aux banques de distribuer du liquide en quantité suffisante |
| Garantir l’anonymat (si désiré) et la dignité (ne pas être traité comme du bétail) | • Imposition de l’Identité Numérique • Crédit Social (sur le modèle chinois) • Centralisation absolue des registres d’État | • RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) pour interdire ou encadrer strictement l’identification numérique • Développer une culture citoyenne d’hygiène numérique (se distancier volontairement des outils centralisés) |
| Garantir une justice équitable, la paix sociale et la protection | • Enfermement systématique pour des délits mineurs • Répression policière violente | • Justice pénale alternative (Débats sur l’abolitionnisme, développement des Travaux d’Intérêt Général) • Police citoyenne sous contrôle ou auto-protection locale (Inspiration du modèle d’autogestion Zapatiste) |
Présentation par Léo Girod d’une Constitution qui met le citoyen au cœur du pouvoir
Léo Girod et ses amis constituants travaillent sur la Constitution Mumble depuis de nombreuses années.
Une description complète se trouve sur le site : https://mumbleconstituant.wordpress.com/notre–constitution–mumble/
Mais voici quelques présentations synthétiques, pour en comprendre rapidement la pertinence :
D’abord en une image, les principaux organes et procédures de la Constitution Mumble :
Ensuite en une courte vidéo (6 minutes), la Constitution Mumble :
Ensuite en un podcast audio (11 minutes), « Qu’est-ce qui fonde une nation ? Le cas particulier de la constitution Mumble » :
Enfin, avec 15 diapos qui présentent la Constitution Mumble :
Nouveau_Contrat_Social_Une_Confédération_Citoyenne
Vous trouverez tous les détails sur le site de la Constitution du Mumble : https://mumbleconstituant.wordpress.com/notre–constitution–mumble/
Bonnes lectures constituantes 🙂
Étienne.




et si la cause des causes de nos crises politiques était constitutionnelle ?
Rendez-vous jeudi 12 mars à 20h30
En direct sur La Bonne Nouvelle





