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Atelier constituant Nexus #18 : Responsabilité historique des médias dans la conscience populaire de la priorité constituante-Deuxième partie, avec Alexandre Penasse de Kairos et Marc Daoud de Nexus, ainsi que Léo et Nathanaël

Chers amis, C’est impor­tant, alors on rées­saie : ce soir, mer­cre­di 4 février 2026 vers 19h, deuxième par­tie : on sera avec Alexandre Penasse, patron de Kai­ros, et Marc Daoud, patron de Nexus, pour les voir échan­ger leurs idées ; d’a­bord sur la prio­ri­té consti­tuante (par rap­port à l’é­lec­tion) ; ensuite, sur leur res­pon­sa­bi­li­té per­son­nelle (en tant que res­pon­sables de médias influents et libres) dans la prise de conscience popu­laire de cette prio­ri­té consti­tuante ; et enfin, peut-être, sur les…

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Atelier constituant Nexus #17 : Responsabilité historique des médias dans la conscience populaire de la priorité constituante, avec Bernard Legros de Kairos et Marc Daoud de Nexus, ainsi que Léo et Nathanaël

Chers amis, Vous vous sou­ve­nez de cette émis­sion de Toc­sin le 10 sep­tembre, puis de l’itw chez GPTV le 23 sep­tembre, puis chez Omer­ta le 25 sep­tembre, puis de l’in­ter­view avec Les Incor­rec­tibles le 12  octobre, et sur­tout l’en­tre­tien chez Idriss en décembre ? Leur point com­mun, c’est que, depuis l’é­té der­nier je réa­lise l’im­por­tance car­di­nale, le rôle his­to­rique, la rai­son d’être cen­trale des vrais jour­na­listes (ceux qui se font trai­ter de com­plo­tistes par les faux jour­na­listes ven­dus aux…

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ACN16 Atelier constituant Nexus #16 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 2ème partie : CRIMES DE L’ÉTAT PRISON PANOPTIQUE, avec Marc, Léo et Nathanaël

Demain, mer­cre­di 21 jan­vier 2026 vers 18h30 🙂 , on va conti­nuer le meilleur ate­lier consti­tuant de tout l’u­ni­vers qui a com­men­cé mer­cre­di der­nier, le #15 Rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Natha­naël. Je vous ren­voie à la docu­men­ta­tion citée dans le pre­mier billet, car c’est la même que nous allons suivre demain soir. J’ai hâte d’y être 🙂 Étienne. On va bos­ser sur le Google Doc par­ta­gé de Marc. Vous pou­vez revoir tous les ate­liers consti­tuants ici. Je…

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For­mat grille – For­mat articles complets

Le RIC contre la tyrannie : direct avec Clémence Houdiakova de Tocsin Media

Sou­lè­ve­ment des peuples, à bas la tyran­nie ! sur @Tocsin_Media, le 21 nov 2023
Mer­ci à Clé­mence @Hou­dia­ko­va qui m’a invi­té ce matin à par­ler un peu du RIC et de démo­cra­tie vraie (c’est à par­tir de 1:18:20).
Pour creu­ser l’immense sujet de conver­sa­tion poli­tique qu’est LE TIRAGE AU SORT à la place de l’élection : ouvrir le dos­sier sur le tirage au sort.

Nous trai­tons des arnaques de l’ar­ticle 11 (le pré­ten­du réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive pré­ten­du­ment par­ta­gée) et des annonces déma­go­giques d’Em­ma­nuel Macron. Nous abor­dons éga­le­ment en détail le conflit d’in­té­rêt des élus en matière de rédac­tion de la Consti­tu­tion et la néces­si­té que les citoyens se l’ap­pro­prient. Je men­tionne éga­le­ment les tra­vaux du Label RIC qui mettent en lumière notam­ment la dif­fé­rence entre les pro­po­si­tions de RIC des citoyens et celles des politiciens.

Voir l’é­va­lua­tion de mon RIC par le label : vous pour­rez le com­pa­rer à l’é­va­lua­tion du RIP de Nico­las Sar­ko­zy.

 

Si vous vou­lez (enfin) AGIR per­son­nel­le­ment pour résis­ter à la tyran­nie et pour qu’advienne une vraie démo­cra­tie, rejoi­­gnez-nous sur chouard​.org/​a​gir

Seul le « hasard » nous sauvera (on n’aura jamais de démocratie sans tirage au sort). C’est ce vendredi soir 3 nov 2023 à 21h30.

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Le tirage rau sort est la seule pro­cé­dure démo­cra­tique, éga­li­taire et incorruptible.

Aucune démo­cra­tie n’est pos­sible sans tirage au sort des représentants,
parce que le tirage au sort est la seule pro­cé­dure qui AFFAIBLIT les repré­sen­tants, la seule tech­nique qui EMPÊCHE les repré­sen­tants de deve­nir des maîtres, la seule façon de dési­gner des repré­sen­tants qui pro­tège la sou­ve­rai­ne­té pleine et entière des citoyens, seuls légis­la­teurs en démocratie.

Il est temps, pour l’humanité en quête de liber­té par rap­port à ses maîtres « élus », de conduire libre­ment LE PROCÈS DE L’ÉLECTION.

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Et si vous vou­lez (enfin 🤗) AGIR per­son­nel­le­ment pour résis­ter à la tyran­nie et pour qu’advienne une vraie démo­cra­tie, rejoi­­gnez-nous sur https://​www​.chouard​.org/​a​gir

Pour creu­ser l’immense sujet de conver­sa­tion poli­tique qu’est LE TIRAGE AU SORT à la place l’élection, allez voir 

https://​www​.chouard​.org/​d​o​s​s​i​e​r​s​/​t​i​r​a​g​e​–​a​u​–​s​o​rt/

Modernocratie — ou La destinée démocratique de la Suisse, par Thomas Wroblevski et Jacques Silberstein

Chers amis,

Je vous pré­sente ici la réflexion de Tho­mas Wro­blevs­ki, un jeune homme suisse dont je suis le tra­vail depuis plus de dix ans et dont j’ad­mire le cou­rage et la ténacité.

Il nous a pré­pa­ré un docu­ment pour pré­sen­ter son projet.
J’es­père qu’il vous don­ne­ra envie de l’ai­derl’ai­der : il en a bien besoin et il le mérite ample­ment (les dou­leurs vives et inces­santes que lui inflige son état de san­té sont une vraie tor­ture et je suis admi­ra­tif du dévoue­ment durable de ce jeune homme au bien com­mun mal­gré ses immenses difficultés).

Bonne lec­ture.

Étienne


Modernocratie
ou La destinée démocratique de la Suisse

 

Abstract

La Moder­no­cra­tie une démarche citoyenne qui tend à impo­ser la démo­cra­tie, au sens éty­mo­lo­gique du terme, en rem­pla­ce­ment, à terme, de l’oligarchique, aus­si nom­mée « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive ». Pour atteindre cet objec­tif stra­té­gique  Moder­no­cra­tie veux uti­li­ser le droit d’initiative suisse en trans­forment ce droit théo­rique en un pou­voir réel, un outil à la por­tée de tous. Moder­no­cra­tie veut ensuite sous­traire ce droit à tout contrôle, inven­ter une ins­ti­tu­tion supé­rieure direc­te­ment contrô­lée par le peuple. Ins­ti­tu­tion au-des­­sus de l’o­li­gar­chie com­pre­nant un droit d’initiative en toutes matières et incluant éga­le­ment un droit de révo­ca­tion des élus parjures..

D’où cela sort-il ? Quels sont les objectifs ?

Tout com­mence en 2012, dans un petit can­ton Suisse, celui de Neu­châ­tel. Beau­coup de per­sonnes savent qu’en Suisse le peuple a des pré­ro­ga­tives qu’on ne retrouve géné­ra­le­ment pas dans les autres pays dit « démo­cra­tiques ». Cela offre à la Suisse l’au­ra  d’une vraie démo­cra­tie, mais qu’en est-il réel­le­ment ? Dans la consti­tu­tion hel­vé­tique sont ins­crits le réfé­ren­dum obli­ga­toire, le réfé­ren­dum facul­ta­tif et l’i­ni­tia­tive consti­tu­tion­nelle[i]. Ces droits se retrouvent aus­si au niveau can­to­nal et com­mu­nal à quelques petites dif­fé­rences près.

Beau­coup pensent que ces pré­ro­ga­tives font de la Suisse la meilleure démo­cra­tie du monde, « une démo­cra­tie directe ou semi-directe », et il est cou­ram­ment admis que dans ce pays c’est le peuple qui décide et qui a le der­nier mot. Cer­tains y croient aus­si sûre­ment que le soleil se lève . Remettre ces croyances en doute peut même bles­ser cer­taines per­sonnes per­sua­dées que nous sommes le meilleur pays du monde. Alors pour­quoi chan­ger puis­qu’on est déjà les meilleurs ?

Soyons clairs, il n’en est rien : « la Suisse, meilleure démo­cra­tie du monde » est une image d’Épinal et la réa­li­té est bien dif­fé­rente. Pour faire une démo­cra­tie, est-ce qu’il suf­fit d’a­voir les droits d’initiative et de réfé­ren­dum ?  Nom­breux dans le monde sont les défen­seurs de la démo­cra­tie qui nous envient ces droits et en rêvent. Mal­heu­reu­se­ment, c’est un rêve qui prend fin quand nous com­pre­nons que « avoir le droit » et « avoir le pou­voir » sont deux choses très dif­fé­rentes et que la pre­mière ne sert abso­lu­ment à rien sans la seconde. Les suisses ont le droit, ils n’ont pas le pouvoir.

En sus, ces droits sont subor­don­nés aux pou­voirs exé­cu­tifs qui font un maxi­mum pour les entra­ver aus­si­tôt que cela les dérange. L’i­ni­tia­tive fédé­rale ne peut concer­ner que la Consti­tu­tion. Cela signi­fie qu’au niveau natio­nal le peuple n’a aucun impact sur le légis­la­tif . Dit autre­ment, le peuple ne peut pas déci­der des lois du pays via le droit d’i­ni­tia­tive. Pour rap­pel, la Consti­tu­tion est au-des­­sus des lois et celles qui sont mises en place reflètent une inter­pré­ta­tion des articles consti­tu­tion­nels par nos auto­ri­tés légis­la­tives, à savoir l’As­sem­blée fédé­rale dotée de deux chambres, le Conseil natio­nal et le Conseil des États. L’i­ni­tia­tive légis­la­tive existe dans cer­tains can­tons, mais elle est rare­ment utilisée.

Entre paren­thèses, mais cela doit être signa­lé, l’absence d’initiative légis­la­tive pour­rait expli­quer à quel point la consti­tu­tion suisse res­semble plus à un fourre-tout plu­tôt qu’à un texte phi­lo­so­phique qui défi­ni­rait le savoir vivre ensemble et qui limi­te­rait le pou­voir et pro­té­ge­rait le peuple. Par exemple, la consti­tu­tion fixe les taux de TVA dans l’ar­ticle 130 ! Et en plus, la loi sur ces taux n’est pas tou­jours res­pec­tée. En Suisse, nous n’a­vons pas de conseil consti­tu­tion­nel pour dénon­cer ce genre d’abus de pou­voir. Même si nous savons que les conseils consti­tu­tion­nels, tels que nous les connais­sons, par exemple en France, ne sont pas des garants de la sou­ve­rai­ne­té du peuple.

Les pré­ro­ga­tives suisses réel­le­ment exis­tantes sont de deux types : réfé­ren­dum et ini­tia­tive. Un réfé­ren­dum peut être obli­ga­toire ou facul­ta­tif. Nous allons vous les pré­sen­ter essen­tiel­le­ment dans leur ver­sion fédé­rale, lais­sant ain­si un peu dans l’ombre les variantes can­to­nales et com­mu­nales qui existent aussi.

Le réfé­ren­dum obligatoire

En cas de réfé­ren­dum obli­ga­toire, le peuple est auto­ma­ti­que­ment appe­lé à voter durant les mois qui suivent l’é­mis­sion de la loi concer­née et à la suite d’un débat public — ou plu­tôt en public. Cela signi­fie que la cam­pagne est essen­tiel­le­ment orches­trée par les auto­ri­tés elles-mêmes et par les grands par­tis au pouvoir.

Le réfé­ren­dum est obli­ga­toire lorsqu’une auto­ri­té (Conseil Fédé­ral) émet une loi qui touche à cer­taines matières comme l’adhé­sion à des orga­ni­sa­tions de sécu­ri­té (exemple FRONTEX) ou à des orga­ni­sa­tions supra­na­tio­nales (exemple UE). Il est éga­le­ment obli­ga­toire si les légis­la­teurs veulent mettre en place des lois d’ur­gence et/ou anti­cons­ti­tu­tion­nelles (exemple : loi COVID). Si une loi d’ur­gence et/ou anti­cons­ti­tu­tion­nelle est accep­tée dans les urnes, elle doit être revo­tée chaque année. Et bien sûr, si les auto­ri­tés touchent à la consti­tu­tion, le réfé­ren­dum est éga­le­ment obligatoire.

Le réfé­ren­dum facultatif

En cas de réfé­ren­dum facul­ta­tif, la pro­cé­dure est dif­fé­rente en cela qu’elle est ini­tiée par le peuple. Ce réfé­ren­dum donne au peuple le droit de s’opposer à n’im­porte laquelle des lois émises par les auto­ri­tés mais à cer­taines condi­tions. En gros, il faut que quelques per­sonnes se groupent pour for­mer un comi­té réfé­ren­daire et géné­ra­le­ment, le mini­mum légal est de cinq membres. Ce comi­té dépose à la Chan­cel­le­rie de ladite auto­ri­té un for­mu­laire de demande du réfé­ren­dum. Une fois vali­dé par la Chan­cel­le­rie, le comi­té doit s’organiser pour récol­ter les mil­liers de signa­tures manus­crites, sur papier, au niveau fédé­ral il en faut 50’000 et cela dans un délai de 100 jours. C’est moins au niveau des can­tons. Toutes les signa­tures devront être contrô­lées par les com­munes de chaque signa­taire et, lorsque c’est fait, on dit que le réfé­ren­dum a abou­ti et cela entraîne l’or­ga­ni­sa­tion de la vota­tion par les autorités.

L’initiative consti­tu­tion­nelle

Elle n’est pas en toute matière et doit par consé­quent res­pec­ter cer­taines règles, comme l’u­ni­té de la matière et de la forme (il ne faut pas mélan­ger dif­fé­rents sujets dans un même pro­jet) et elle doit aus­si res­pec­ter le droit inter­na­tio­nal sans avoir la pos­si­bi­li­té de le chan­ger. Au niveau fédé­ral, un comi­té d’i­ni­tia­tive (mini­mum cinq per­sonnes) doit pré­sen­ter le pro­jet d’i­ni­tia­tive à la Chan­cel­le­rie qui doit véri­fier que le conte­nu de l’initiative est rece­vable, nor­ma­le­ment avant la récolte des signa­tures, mais il arrive que ce soit après (comme ce fût récem­ment le cas pour les ini­tia­tives à pro­pos des trans­ports publics gra­tuits). Une fois que cela est fait, le comi­té doit s’or­ga­ni­ser pour récol­ter 100’000 signa­tures dans un délai de 18 mois. Dans les deux cas, si la récolte des signa­tures se ter­mine avec suc­cès, les auto­ri­tés sont tenues de faire voter la popu­la­tion. Cela va géné­ra­le­ment très vite pour les réfé­ren­dums, mais cela peut être beau­coup plus long pour une initiative.

De nom­breux sites décrivent en détails les pro­cé­dures résu­mées ci-des­­sus et nous vous invi­tons à les consul­ter[ii]. Ce qu’il faut rete­nir ici, ce sont les prin­cipes de bases qui régissent l’application des outils démo­cra­tiques suisses et com­prendre qu’avoir le droit ce n’est pas avoir le pou­voir. C’est-à-dire, que si on n’a pas les moyens pra­tiques de mettre en œuvre nos droits, nous n’a­vons aucun pou­voir. Pour­quoi ? Avoir ces droits, à l’âge de 18 ans, c’est comme obte­nir un per­mis de conduire. « j’ai un per­mis de conduire, j’ai le droit de conduire des voi­tures » mais l’u­ti­li­sa­tion de ce droit de conduire est une jouis­sance exclu­si­ve­ment réser­vée à ceux qui peuvent se pro­cu­rer une voi­ture. Tout comme avoir le pou­voir de lan­cer une ini­tia­tive est  réser­vé uni­que­ment à ceux qui en ont les moyens.

La pra­tique et les faits

Toutes ces pro­cé­dures sont pour le moment très lentes et coû­teuses, en temps, en efforts, en argent.  Les pre­mières phases de déve­lop­pe­ment et de récolte de signa­tures pour les pro­jets de réfé­ren­dum et d’i­ni­tia­tives peuvent être sim­pli­fiées grâce aux tech­no­lo­gies « modernes ». La seconde phase, qui consiste en une cam­pagne auprès de l’ensemble du corps élec­to­ral, est plus com­pli­quée et sou­vent hors de prix. La trans­pa­rence est limi­tée et il n’y a pas de pla­fond pour les finan­ce­ments. Toutes les pro­cé­dures, déve­lop­pe­ment du pro­jet, récolte des signa­tures et cam­pagne sont à la charge des ini­tiants[iii] : plus ces der­niers sont riches, plus ils ont de chance de gagner dans les urnes. Si vous vou­lez inves­tir 100 mil­lions dans une ini­tia­tive, vous avez le droit, il suf­fit de les avoir ! Aucune loi, pro­ces­sus ou ins­ti­tu­tion n’existe pour assu­rer un cer­tain équi­libre entre les groupes, par­tis, ini­tiants et opposants.

Quant aux médias, ils exposent en prio­ri­té les par­tis déjà au pou­voir. Plus un par­ti a d’élus, plus il aura du temps d’antenne et des pages dans les jour­naux. Les nou­velles idées, nou­veaux venus, les petits groupes et petits par­tis, n’ont qu’un espace très réduit dans les médias. Une minute ici et trente secondes par-là ne suf­fisent pas pour pré­sen­ter conve­na­ble­ment des nou­velles idées, mais ça per­met aux médias de dire qu’ils ont invi­té tout le monde et ain­si de se défendre contre les accu­sa­tions de cen­sure. Comme si c’é­tait égal et démo­cra­tique de don­ner 3 heures aux uns et 30 secondes aux autres. Ces médias démontrent ain­si clai­re­ment qu’ils ont un par­­ti-pris, celui de leurs pro­prié­taires (qui sont fort bien repré­sen­tés au pou­voir qui décide la répar­ti­tion des sub­ven­tions publiques dont ils sont les béné­fi­ciaires). Mais si on leur pose la ques­tion « trou­­vez-vous que c’est nor­mal ? », leur réponse est « C’est le jeu démo­cra­tique… ». Impos­sible de savoir s’ils croient en leur propre « blabla ».

Par consé­quent, pour des groupes de citoyens lamb­da, c’est un véri­table par­cours du com­bat­tant, et c’est pour cela que 99% de tous ceux qui ont les droits sont de fac­to exclus des pro­ces­sus « démocratiques ». 

La suite logique qui découle de tout cela, c’est que, lorsqu’une per­sonne a une idée, par exemple sous sa douche, cette idée finit plus sou­vent dans les eaux usées plu­tôt que dans les urnes parce que cette per­sonne n’a pas l’argent et parce qu’elle tra­vaille 8 à 10 heures par jour et/ou qu’elle n’a pas la connais­sance de ses propres droits. En Suisse, on se vante du droit d’i­ni­tia­tive plus qu’on ne l’u­ti­lise. Avoir le droit ne sert à rien si on a pas les moyens de le mettre en œuvre.

Pour se faire une idée, pre­nons l’exemple de l’initiative « Mon­­naie-pleine »[iv], pro­jet issu d’un groupe de citoyens achar­nés, qui tentent, notam­ment, de confis­quer aux grandes banques d’affaires le droit de créer, ex nihi­lo , du franc suisse. Les ini­tiants du pro­jet « Mon­­naie-pleine » achètent des flyers et par­ti­cipent à quelques rares émis­sions où ils sont invi­tés, tan­dis que les banques, avec des bud­gets de cam­pagne cent fois supé­rieurs, mettent leurs lob­bys en branle-bas de com­bat, ils achètent des articles dans tous les médias pri­vés et même publics. Pour « Mon­­naie-pleine », c’é­tait une cam­pagne per­due d’a­vance, car nous savons que, pour gagner une élec­tion ou des vota­tions, il est néces­saire d’oc­cu­per les espaces média­tiques plus que les autres par­tis et oppo­sants. Pour occu­per davan­tage ces espaces, il faut de l’argent, celui qui gagne est celui qui en a le plus. Donc, très sou­vent, ce com­bat s’ap­pa­rente à celui d’une four­mi contre une paire de bottes qui fait tout pour l’é­cra­ser. Mais, nous avons jus­te­ment quelques idées pour parer à ce pro­blème, nous y reviendrons

D’autre part, l’organisation des vota­tions coûte cher aux col­lec­ti­vi­tés. Ce coût pour­rait être très for­te­ment réduit  par la voie du vote élec­tro­nique. Mais la loi fédé­rale a fait capo­ter tous les votes élec­tro­niques en rai­son de leur manque de rigueur en termes de sécu­ri­té. En pre­mier lieu, tout nou­veau sys­tème de vote se doit d’être « open-source » (source acces­sible par tous), ce qui évite les boites noires et portes déro­bées (« back­doors ») qui trans­mettent des infor­ma­tions à des orga­ni­sa­tions non invi­tées, voire qui les fal­si­fient au pro­fit de cer­tains inté­rêts. Il y a aus­si d’autres élé­ments de sécu­ri­té que nous ne cite­rons pas ici, qui sont bien réels et dont les direc­tives sur le vote élec­tro­nique tiennent compte. Dans ce domaine, la confé­dé­ra­tion sem­ble­rait sur la bonne voie et il est pos­sible de le véri­fier sur l’exemple du sys­tème de contrôle de la vac­ci­na­tion Covid-19. Tous les docu­ments et codes sont publics.

Actuel­le­ment, l’association Moder­no­cra­tie est com­po­sée de membres moder­no­crates. L’activité de l’association consiste à rendre la méca­nique suisse abor­dable par tout un cha­cun, la rendre très popu­laire, à en faire l’instrument prin­ci­pal de la gou­ver­nance du pays. Grâce à ces trans­for­ma­tions, tous les citoyens, même indé­pen­dants, auront le pou­voir d’u­ti­li­ser ces droits et ce quelle que soit la taille de leur bourse. Les moder­no­crates veulent par ce moyen faire un pas déci­sif vers une vraie  démo­cra­tie. Nous vou­lons col­lec­ti­vi­ser l’en­semble des coûts et frais liés à l’exer­cice des droits poli­tiques pour les rendre acces­sible à tout un cha­cun. Com­ment faire ?

Tout moder­no­crate peut faire une pro­po­si­tion d’initiative, fédé­rale, can­to­nale ou com­mu­nale sur une plate-forme inter­net. Les membres se concertent pour vali­der les pro­po­si­tions, les déve­lop­per en ate­lier citoyen, les revo­ter si néces­saire, les amé­lio­rer et sélec­tion­ner par de mul­tiples vota­tions internes et consen­suelles celles que l’on lance à un moment don­né. Voi­ci, en sub­stance, les trois étapes de pro­po­si­tions et de déve­lop­pe­ment qui mène­raient au consen­sus démocratique :

Étape 1 : les membres pro­posent libre­ment leurs idées sur la plate-forme. Les autres membres concer­nés par ces idées sont convo­qués pour voter, une pre­mière fois. Si une idée obtient suf­fi­sam­ment de votes posi­tifs, elle peut pas­ser à l’é­tape sui­vante, sinon elle est rejetée.

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Étape 2 : un comi­té est for­mé démo­cra­ti­que­ment (volon­ta­riat, tirage au sort, choix de la méthode d’é­lec­tion par les membres), ce comi­té est char­gé de déve­lop­per l’i­dée de base en un texte léga­le­ment rece­vable pour une vota­tion. Un conseil juri­dique est mis à dis­po­si­tion pour aider le comi­té et pour véri­fier la léga­li­té des textes pro­po­sées. Une fois que ce tra­vail est fait, les membres concer­nés sont à nou­veau convo­qués pour voter. Si c’est non, le texte est jeté à la pou­belle, si c’est blanc, le texte repart en déve­lop­pe­ment et si c’est oui, il peut pas­ser à l’é­tape suivante.

Étape 3 : tous les membres, en rejoi­gnant Moder­no­cra­tie, doivent res­pec­ter une Charte dont le pre­mier article les engage à don­ner leur signa­ture manus­crite pour tous les pro­jets de réfé­ren­dums ou d’i­ni­tia­tive qui atteignent cette 3ème étape quelles que soient leurs inten­tions de vote : ils s’en­gagent à signer ces pro­jets, indé­pen­dam­ment de leurs opi­nions. On consi­dère effec­ti­ve­ment qu’un pro­jet qui atteint cette étape est un pro­jet qui obtient le consen­sus démo­cra­tique. Un moder­no­crate fait pas­ser la démo­cra­tie avant ses propres opi­nions car ces der­nières divisent alors que la démo­cra­tie ras­semble. La récolte de signa­ture est donc déclen­chée offi­ciel­le­ment et les membres sont convo­qués pour signer l’initiative. Il sera pos­sible pour eux de venir dans des lieux dédiés pour signer, ou de signer chez eux puis d’en­voyer le docu­ment par la poste. Ain­si, lorsque nous aurons atteint les 100’000 membres, nous pour­rons déclen­cher des réfé­ren­dums et des ini­tia­tives en seule­ment quelques jours. Si nous savons au préa­lable où sont les signa­tures, nous pour­ront les récol­ter en quelques jours seulement.

Moder­no­cra­tie per­met­tra la mise en place d’une vraie démo­cra­tie, mais à quoi ça sert ? À évi­ter les abus de pou­voir, les dic­ta­tures et tyran­nies. Une démo­cra­tie « véri­table » n’a jamais ser­vi à rien d’autre qu’à cela. La démo­cra­tie Athé­nienne en est l’exemple le plus connu, celui-ci est sou­vent contes­té par cer­tains car Athènes avait une vison de la citoyen­ne­té qui n’in­té­grait qu’une petite par­tie (15–20%) de la popu­la­tion vivant à Athènes à cette époque. Cela n’empêchait pas les citoyens libres d’A­thènes de fonc­tion­ner démo­cra­ti­que­ment entre eux, pen­dant plus de deux siècles. Le peuple peut se trom­per et la démo­cra­tie ne cherche pas à  évi­ter cela — aucun sys­tème ne le pour­rait. La dif­fé­rence est qu’en démo­cra­tie, si une erreur est com­mise, nous pou­vons reve­nir rapi­de­ment dessus.

Quand le pou­voir est trop concen­tré comme c’est le cas actuel­le­ment, il « déborde » et ceux qui le pos­sèdent en abusent, tou­jours, sys­té­ma­ti­que­ment, depuis la nuit des temps, c’est ain­si et nous le savons tous. Le pou­voir change l’Homme jusque dans les pro­fon­deurs de son cœur qui finit par se des­sé­cher et se décon­nec­ter de la vie réelle des gens. C’est là que se trouve la cause de tous nos pro­blèmes. Il y a trop pour le petit nombre qui tient les rênes et pas assez  pour le grand nombre que le petit nombre gou­verne. Pour­tant, il y a bien assez pour tout le monde et seules de vraies démo­cra­ties pour­ront résoudre les grands pro­blèmes de nos socié­tés. Quand les peuples se gou­vernent eux-mêmes, ils veillent natu­rel­le­ment à être très justes avec eux-mêmes.

Les outils de Moder­no­cra­tie per­met­tront de répar­tir le pou­voir entre les citoyens et à parts égales. Cha­cun doit prendre une part de ce pou­voir et en être res­pon­sable, pour lui-même et pour le salut de toute la socié­té. Le pou­voir ne doit plus jamais être un pri­vi­lège, une ambi­tion que l’on pour­suit et dont on fête l’ob­ten­tion : ce doit être une res­pon­sa­bi­li­té ensei­gnée dès l’é­cole et que nous devons por­ter tous ensemble. Nous devons nous occu­per de la poli­tique car, en atten­dant, c’est elle qui s’oc­cupe de nous et l’é­tat du monde est là pour témoi­gner du désastre qui en découle. Moder­no­cra­tie déra­ci­ne­ra le sen­ti­ment d’im­puis­sance du cœur des gens, par l’exemple et par l’en­sei­gne­ment. Nous devons tous faire notre part dans la poli­tique de nos socié­tés et, quand nous disons « poli­tique », nous ne par­lons pas du jeu élec­to­ral qui dégoûte tant de gens mais bien de la ges­tion des affaires col­lec­tives (ce qui n’a rien à voir) qui nous concerne tous au quo­ti­dien et tout au long de notre vie. Soit on s’oc­cupe de la poli­tique, soit on la subit.

Comme dit pré­cé­dem­ment, Moder­no­cra­tie a besoin de 100’000 membres au niveau natio­nal pour pou­voir fonc­tion­ner à plein régime ; mais que faire avant d’a­voir atteint cet objec­tif ? Au niveau can­to­nal, il suf­fi­rait d’être 5’000 à 15’000, cela dépend des can­tons, pour pou­voir agir à ce niveau et c’est encore moins au niveau des communes.

En atten­dant d’a­voir atteint ces objec­tifs, il est tout de même pos­sible d’a­gir. Reve­nons à la phase de la récolte de signa­ture. Presque tous les citoyens suisses ont une adresse cour­riel. Le solu­tion actuelle « moder­no­crate » est de deman­der à toutes les per­sonnes que nous pou­vons contac­ter par cour­riel, une pro­messe de signa­ture. Si l’on reçoit le nombre de pro­messes de signa­tures valables (avec une bonne marge de sécu­ri­té), alors l’initiative est dépo­sée offi­ciel­le­ment et l’on ren­voie à tous ceux qui en ont fait la pro­messe une demande pour rem­plir le for­mu­laire de signa­ture et le ren­voyer par poste au comi­té d’initiative (nous leur envoyons éga­le­ment une pro­po­si­tion de deve­nir membre de Moder­no­cra­tie car lorsque nous aurons suf­fi­sam­ment de membres, nous n’au­rons plus besoin de cher­cher des pro­messes). Il ne reste plus comme tra­vail pour ce comi­té qu’à faire vali­der les signa­tures dans chaque com­mune. Cette opé­ra­tion pou­vant être réa­li­sée en une seule fois puisque l’on ne serait plus accu­lés par les délais.

Par ce pro­ces­sus, la phase de la récolte de signa­tures est lar­ge­ment sim­pli­fiée et les coûts en sont mini­mi­sés. Reste la cam­pagne ! Pour la cam­pagne, la pro­blé­ma­tique, du point de vue démo­cra­tique, se situe au niveau média­tique. Comme nous l’a­vons expli­qué pré­cé­dem­ment, gagner une cam­pagne dépend de la taille du porte-mon­­naie et ceux qui gagnent sont ceux qui ont le plus d’argent. Très sou­vent, les groupes citoyens ont des moyens limi­tés et se retrouvent face à des rou­leaux com­pres­seurs média­tiques durant les cam­pagnes. Dans les « démo­cra­ties » (dites repré­sen­ta­tives), la grande majo­ri­té des médias est entre les mains d’un petit nombre d’intérêts puis­sants. Ces médias, par consé­quent, ne défendent géné­ra­le­ment pas l’intérêt du plus grand nombre. Nous sommes conscients qu’il y a un énorme tra­vail pour arri­ver à cet objec­tif d’un équi­libre hon­nête entre tenant et oppo­sants pour un accès aux médias débar­ras­sés des inté­rêts, entre autre finan­ciers. On peut cepen­dant ima­gi­ner amé­lio­rer cette situa­tion par une ou plu­sieurs ini­tia­tives, qui pour­raient réduire cette inégalité.

La situation actuelle

Tho­mas Wro­blevs­ki, le fon­da­teur de Moder­no­cra­tie, fait connaître ces idées autant que faire se peut depuis des années, mais il souffre d’une situa­tion per­son­nelle qui limite gran­de­ment les moyens pra­tiques et humains qu’il est capable d’in­ves­tir et, il faut le dire, qui sont qua­si nuls. La stra­té­gie étant quelque peu avant-gar­­diste par rap­port aux manières de faire depuis 1848, qui n’a­vaient pas tel­le­ment évo­lué, il aura fal­lu patien­ter plu­sieurs années avant d’a­voir quelques membres, par­mi les 60 ins­crits, qui s’im­pliquent direc­te­ment dans le déve­lop­pe­ment de Moder­no­cra­tie. C’est aujourd’hui le cas et cet article est l’œuvre de deux moder­no­crates. Un autre a mis en place la plate-forme sur inter­net qui a déjà per­mis à quelques membres de faire plu­sieurs pro­po­si­tions de réfé­ren­dum ou d’initiative, mais nous ne sommes pas assez nom­breux pour les faire pas­ser aux étapes sui­vantes. Nous don­ne­rons le lien qui mène à cette plate-forme. Il n’y a pas eu de sui­vi durant toutes ces années, les coti­sa­tions ont rare­ment été ver­sées et aucune cam­pagne impor­tante n’a pu être mise en place. Mal­gré tout, Tho­mas a été très actif sur les réseaux et s’est pré­sen­té à plu­sieurs élec­tions en tant que moder­no­crate pour faire connaître ces idées, nous met­trons les vidéos liées à ces cam­pagnes en annexe et en références.

Nous n’a­vons pas suf­fi­sam­ment de membres et notre objec­tif actuel­le­ment est de faire connaître autant que pos­sible la Moder­no­cra­tie, qui, en Suisse, per­met­tra réel­le­ment d’ins­ti­tuer la puis­sance poli­tique du peuple. Les sta­tuts n’existent pas encore, ils doivent être rédi­gés col­lec­ti­ve­ment mais nous ne sommes pas encore assez nom­breux dans le groupe de tra­vail. Une fois que cela sera fait, nous pour­rons éta­blir l’as­so­cia­tion léga­le­ment. Nous pré­voyons de choi­sir un pre­mier pro­jet d’i­ni­tia­tive à déclen­cher selon nos méthodes, nous cher­che­rions des pro­messes de signa­tures pour ce pro­jet que nous lan­ce­rions au niveau fédé­ral. Une fois que nous aurons obte­nu suf­fi­sam­ment de pro­messes, envi­ron 150’000 pour 100’000 signa­tures néces­saires, nous déclen­che­rons l’initiative et convo­que­rons les signa­taires pour qu’ils viennent signer l’i­ni­tia­tive. Sachant au préa­lable où sont les signa­tures, nous pen­sons pou­voir les récol­ter en quelques jours seule­ment. Nous pro­po­se­rons à chaque signa­taire de rejoindre Modernocratie.

Note de Thomas sur une stratégie de contournement de la puissance financière des médias.

Lors de la seconde phase d’une ini­tia­tive qui abou­tit (qui a réus­si la pre­mière phase, celle de la récolte des signa­tures), Tho­mas pro­pose ceci :

Nous pou­vons envi­sa­ger une stra­té­gie de cam­pagne pour ne pas nous faire écra­ser par les « rou­leaux com­pres­seurs ». La meilleure façon pour ne pas se faire écra­ser, c’est sim­ple­ment de ne pas se trou­ver en des­sous. Tho­mas pense qu’il sera très posi­tif de sim­ple­ment boy­cot­ter la cam­pagne média­tique offi­cielle ou de limi­ter for­te­ment notre par­ti­ci­pa­tion à celle-ci. La solu­tion rési­de­rait peut-être dans l’i­dée de ne pas jouer avec les règles des puis­sants, qui ne sont jamais à notre avan­tage, et de créer un nou­veau jeu, avec des règles plus démo­cra­tiques et équi­tables. Nous pré­sen­te­rions les pro­jets et orga­ni­se­rions nos cam­pagnes à par­tir de la récolte de signa­tures jus­qu’au début de la cam­pagne offi­cielle et nous ne par­ti­ci­pe­rions pas à cette der­nière. En ne met­tant pas nos moyens de cam­pagne face à ceux des oppo­sants, notre com­mu­ni­ca­tion devien­drait plus visible et plus com­pré­hen­sible car elle ne serait pas noyée dans les attaques nove-lin­­guis­­tiques et média­tiques de « l’autre camp ». Nous pour­rions pré­sen­ter le pro­jet sans devoir nous défendre des attaques de qui­conque. Moder­no­cra­tie n’é­tant qu’un outil et pas un groupe d’o­pi­nions, elle est ni pour ni contre et donc elle mon­tre­rait objec­ti­ve­ment le pro­jet, avec ses par­ti­sans et oppo­sants, ceux et celles qui sont des moder­no­crates et sans don­ner des consignes de vote. Signer une ini­tia­tive ce n’est pas une pro­messe de voter oui et ceux des moder­no­crates qui se posi­tion­ne­raient comme oppo­sants à un pro­jet qu’ils signent auront leur place, dans les comi­tés d’i­ni­tia­tive, dans les ate­liers de déve­lop­pe­ment ain­si que durant la campagne.

Tho­mas Wroblevski
et
Jacques Silberstein

 ______________

Notes :

[i]      Consti­tu­tion fédé­rale de la Confé­dé­ra­tion suisse du 18 avril 1999 (État le 13 février 2022)
https://​www​.fed​lex​.admin​.ch/​e​l​i​/​c​c​/​1​9​9​9​/​4​0​4​/​f​r​#​a​138

[ii]     Admin​.ch : https://​www​.bk​.admin​.ch/​b​k​/​f​r​/​h​o​m​e​/​d​r​o​i​t​s​–​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​/​i​n​i​t​i​a​t​i​v​e​s​–​p​o​p​u​l​a​i​r​e​s​.​h​tml
et  ch​.ch : https://​www​.ch​.ch/​f​r​/​s​y​s​t​e​m​e​–​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​d​r​o​i​t​s​–​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​/​i​n​i​t​i​a​t​i​v​e​s​/​i​n​i​t​i​a​t​i​v​e​–​f​e​d​e​r​a​l​e​/​#​p​a​s​–​d​i​n​i​t​i​a​t​i​v​e​–​l​e​g​i​s​l​a​t​i​v​e​–​f​e​d​e​r​ale

[iii]    Façon romande de dénom­mer les ini­tia­teurs d’un pro­jet d’initiative

[iv]     https://​www​.riti​mo​.org/​L​e​–​p​r​o​j​e​t​–​d​–​u​n​e​–​m​o​n​n​a​i​e​–​p​l​e​ine,
https://​www​.swiss​com​mu​ni​ty​.org/​f​r​/​n​o​u​v​e​l​l​e​s​–​e​t​–​m​e​d​i​a​s​/​r​e​v​u​e​–​s​u​i​s​s​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​m​o​n​n​a​i​e​–​p​l​e​i​n​e​–​u​n​e​–​i​n​i​t​i​a​t​i​v​e​–​p​o​p​u​l​a​i​r​e​–​e​x​i​g​e​a​nte


Vous pou­vez aider Tho­mas, ici…


Charte des modernocrates

La pré­sente charte est modi­fiable. Elle est à consi­dé­rer comme un iti­né­raire indi­quant l’ac­cès au réseau
Moder­no­cra­tie à toutes les per­sonnes dési­reuses de deve­nir membre de ce lob­by popu­laire inédit. C’est une
pro­po­si­tion de l’at­ti­tude idéale à adop­ter pour que le réseau puisse se consti­tuer dans la durée et sur des bases
stables. L’o­pi­nion per­son­nelle est une chose pri­vée et il est de la res­pon­sa­bi­li­té de cha­cun de convaincre autrui
qu’il est néces­saire de concré­ti­ser une idée plu­tôt qu’une autre et c’est à cela que sert la plate-forme internet,
véri­table « ago­ra » en ligne. En se ras­sem­blant AUTOUR des outils démo­cra­tiques plu­tôt que der­rière une
ligne idéo­lo­gique par­ti­cu­lière nous devien­drons capables de nous entendre sur le fond sans être pol­lués par la
forme. Nous pour­rons cibler la puis­sance poli­tique issue de la somme de cen­taine de mil­liers d’individualités
sur des ini­tia­tives, des réfé­ren­dums, des élec­tions, des cam­pagnes, etc. Tous les groupes citoyens ayant un
pro­jet devant abou­tir à une vota­tion popu­laire se retrouvent sys­té­ma­ti­que­ment confron­tés, sou­vent fatalement,
aux pro­blèmes des moda­li­tés (les 100’000 signa­tures, cam­pagnes aux moyens inégaux). C’est pour cela que la
Moder­no­cra­tie peut deve­nir le déno­mi­na­teur com­mun entre tous les citoyens vou­lant agir dans l’in­té­rêt général.
Les grands pro­blèmes sont plus faci­le­ment réso­lus par un grand cer­veau collectif.

  1. Les membres donnent leur signa­ture à tous les pro­jets ayant trou­vés le consen­sus à tra­vers les
    dif­fé­rentes étapes internes de vote et de déve­lop­pe­ment de la plate-forme (ini­tia­tives, référendums,
    motions …etc.) indé­pen­dam­ment de leurs opi­nions per­son­nelles. La liber­té de vote est garan­tie, chaque
    membre peut déci­der selon sa conscience durant les jours de vota­tions officielles
  2. Afin de garan­tir l’in­dé­pen­dance et la trans­pa­rence du réseau, il est néces­saire que ce der­nier puisse
    aler­ter en cas d’ap­pa­rence de conflit d’in­té­rêt. En consé­quence, les membres font connaître leur(s) lien(s)
    avec d’autre(s) orga­ni­sa­tions poli­tiques (par­tis poli­tiques, syn­di­cats, lobbys…etc).
  3. La parole de tous est res­pec­tée par tous, à tous les sujets et à tout ins­tant. Per­sonne ne juge de la valeur
    des opi­nions d’au­trui. Une ques­tion appelle une réponse. Les membres écoutent pour com­prendre, pas
    pour répondre. Les membres échangent pour trou­ver des solu­tions, ils ne débattent pas pour avoir
    raison.
  4. La bien­veillance est une valeur fon­da­men­tale dans la Moder­no­cra­tie, les membres ne nuisent pas à
    autrui et ne cherchent jamais à le faire. Les mal­en­ten­dus doivent engen­drer des dia­logues au lieu de
    pro­vo­quer des conflits. La dis­cri­mi­na­tion est interdite
  5. Afin de pré­ser­ver le réseau de la foi aveugle, les membres com­prennent intel­lec­tuel­le­ment ce qu’ils
    entre­prennent au sein de la moder­no­cra­tie. Ils sont auto-res­­pon­­sables et par­tagent leurs idées, leurs
    cri­tiques, qu’elles soient posi­tives ou néga­tives. Ils font part des pro­blèmes qu’ils observent au sujet du
    fonc­tion­ne­ment de l’organisation.
  6. Les membres font part aux admi­nis­tra­teurs de tout chan­ge­ment légal du point de vue des droits
    poli­tiques (droit de vote, éli­gi­bi­li­té, coor­don­nées personnelles).
  7. Les membres sont ponc­tuels et versent leur coti­sa­tion dans les délais pour garan­tir la constance du
    finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif et l’in­dé­pen­dance du réseau.
  8. Les moder­no­crates ne res­pec­tant pas la pré­sente charte peuvent être exclus du réseau pour une durée à
    déter­mi­ner ou à tout jamais

Références

Sur le plan de la lit­té­ra­ture, il faut signa­ler l’ouvrage suivant :

Vers la démo­cra­tie directe de Chris­tian Laurut
N° ISBN : 9781521548820
https://​www​.the​boo​ke​di​tion​.com/​f​r​/​v​e​r​s​–​l​a​–​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​–​d​i​r​e​c​t​e​–​p​–​3​6​9​0​1​8​.​h​tml

dont voi­ci un court extrait de l’avant-propos :

Le terme « Démo­cra­tie Directe » est un pléo­nasme néces­saire. Pléo­nasme d’abord, parce que le mot démo­cra­tie signi­fie déjà en lui-même un sys­tème d’organisation sociale dans lequel le peuple pos­sède direc­te­ment le pou­voir. Néces­saire ensuite, parce que le terme démo­cra­tie a été détour­né de sons sens ini­tial, après la révo­lu­tion de 1789, par une mino­ri­té oli­gar­chique qui en a construit un syno­nyme trom­peur dénom­mé démo­cra­tie repré­sen­ta­tive. Cette « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive » n’a rien d’une démo­cra­tie. C’est en réa­li­té une oli­go­cra­tie, à savoir un sys­tème qui éta­blit le pou­voir d’un groupe res­treint sur l’ensemble du peuple. La vraie démo­cra­tie, elle, n’a encore jamais été ins­ti­tuée dans aucun pays.

Autre réfé­rences

Télé­vi­sion et Radio

Presse, jour­naux et magazines

Sites, vidéos, et audios sur internet


 

Le #15 de la Gazette des Amis du RIC est paru 🙂

Les principales actualités, vidéos et actions utiles à l’instauration du RIC pour une démocratie digne de ce nom, par la Convergence RIC.

Le sommaire

Le RIC dans la presse
• La presse nationale
• La presse locale

Invi­ta­tions à l’action
• Actua­li­té et besoins de Pla­te­forme RIC
• Opé­ra­tion RIC cherche des volontaires
• Le RIC recrute !
• Deuxième péti­tion offi­cielle pour le RIC constituant
• Péti­tion pour le droit de veto contre les lois comme la réforme des retraites
• Autres pro­po­si­tions d’actions

Vidéos
• Benoit explique le RIC consti­tuant en 10 minutes
• Micro-trot­­toir sur le RIC par un média local
• Vidéo explo­sive : Etienne Chouard est l’invité d’Eric Morillot avec Greg Tabibian
• Mar­cel Gilet Jaune : RIC Consti­tuant, sou­ve­rai­ne­té, matu­ri­té et conscience politique
• « Qui contrôle la Consti­tu­tion est le sou­ve­rain » avec Cla­ra Egger et Raul Magni Berton
• His­toire de l’instauration du RIC en Suisse : une ins­pi­ra­tion pour la France ?

Infos utiles
• Quelles dif­fé­rences entre les asso­cia­tions pour le RIC ?
• Éva­lua­tions du Label RIC
• Par­le­ment des enfants : des élèves ron­chi­nois ont rédi­gé un pro­jet de loi pour la démocratie

Cahier de vacances

Agen­da

Actions numé­riques
• Consul­ta­tion pour défi­nir le RIC vou­lu par les Français
• Péti­tions pour le RIC
Pro­duc­tions artistRIC
• Yaka­fo­kon ins­taure le RIC
• Illus­tra­tions de Culture-RIC
• Tracts pour le RIC

Ouvrir le numé­ro 15

Gazette 15 WP

Concert de soutien à Julian Assange, 3 juillet 2023 à 19h30, à La Maroquinerie – 23, rue Boyer 75020 Paris

Affiche concert de soutien Assange 3 juillet 2023

Adresse de la billet­te­rie :
https://​www​.lama​ro​qui​ne​rie​.fr/​f​r​/​a​g​e​n​d​a​/​v​i​e​w​/​1​4​8​0​/​c​o​n​c​e​r​t​–​d​e​–​s​o​u​t​i​e​n​–​a​–​j​u​l​i​a​n​–​a​s​s​a​n​ge/

Com­mu­ni­qué de presse des organisateurs : Communiqué concert de soutien Assange 3 juillet


Fils Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​E​t​i​e​n​n​e​C​h​o​u​a​r​d​O​f​f​i​c​i​e​l​/​p​o​s​t​s​/​p​f​b​i​d​0​2​G​m​9​x​3​J​t​g​C​j​h​5​7​i​J​M​J​p​B​L​n​o​o​H​d​9​G​b​G​j​U​z​X​m​k​W​B​9​Q​R​j​4​Z​E​Y​L​8​1​G​E​x​g​m​9​3​Z​v​z​w​f​j​f​Q1l
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​p​f​b​i​d​0​C​j​z​V​n​b​n​u​j​D​V​1​e​k​p​8​L​D​E​v​D​W​G​t​8​E​G​J​i​a​B​C​U​1​n​y​Q​L​z​R​b​L​T​q​9​y​N​c​8​7​C​5​b​K​Q​N​c​U​y​9​b​P​Xgl


Tweet cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​twit​ter​.com/​E​t​i​e​n​n​e​_​C​h​o​u​a​r​d​/​s​t​a​t​u​s​/​1​6​7​4​0​2​7​9​3​0​1​2​7​5​9​3​4​7​6​?​s​=20


Tele­gram cor­res­pon­dant à ce billet :
https://t.me/chouard/755


Camille Case, poétesse et diseuse remarquable, nous invite à travailler ensemble sur les mots qui nous importent : « Place nette » et « Prise de sens »

Objet : déve­lop­per un réseau d’a­mis qui reçoivent des artistes chez eux le temps d’une soi­rée, ou pro­gramment des poètes et cher­cheurs qui ont des choses à dire, dans des salles de spec­tacles, des cafés, des lieux asso­cia­tifs actifs pour les recevoir.

Chers amis,

Je vou­drais aujourd’­hui vous par­ler de Camille Case, poé­tesse éton­nante, diseuse bou­le­ver­sante, une sla­meuse, et aus­si une cher­cheuse en matière de mots, à tra­vers un spec­tacle inter­ac­tif qu’elle appelle « Place nette » et des réflexions de groupe qu’elle appelle des ate­liers de « Prise de sens ».

Vous savez com­bien j’at­tache d’im­por­tance au fait (poli­tique) de remettre à l’en­droit tous les mots impor­tants — que les domi­nants ont mis métho­di­que­ment à l’en­vers, ce qui nous empêche lit­té­ra­le­ment de pen­ser — et donc de résister.

Cette cap­ti­vante artiste acti­viste réflé­chit sur les mots avec des outils qui me sont presque incon­nus, que je découvre et qui m’in­té­ressent beau­coup, et je sens que je dois l’ai­der car ses réflexions, ses expres­sions et ses méthodes me semblent pro­met­teuses et puissantes.

Alors, je vous signale son exis­tence et son tra­vail, elle vit à Bar­jols (83 Var), je vous trans­mets sa bio, quelques unes de ses vidéos, et j’in­siste sur­tout sur son appel : nous devrions l’in­vi­ter à venir tra­vailler chez nous, avec nous, dans notre quar­tier, dans notre immeuble, dans notre vil­lage, pour qu’elle nous aide à tra­vailler ensemble sur le sens com­mun des mots que nous uti­li­sons pour pen­ser et pour nous par­ler.

J’es­père que sa poé­sie vous ins­pi­re­ra comme elle m’inspire 🙂

Étienne.


D’a­bord, quelques courtes vidéos :

Extrait Quart d’heure Fémi­nin :

Camille Case dans le Métro :

HORS CASE N°1 :  avec Caro­line Bentz au piano :

HORS CASE N°2 :  avec Vincent Pom­me­reau  et son orches­trum (clip) :

Tes ailes :

Tra­vail avec les enfants à par­tir de l’œuvre de Michel Oce­lot, père de Kiri­kou et ami très proche (inter­ven­tion en classe entière) :

En plein confi­ne­ment : voyage iti­né­rant en Camil­lon sup­por­té par plus de 200 contributeurs :
https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/prise-de-sens-4cff2dc7-d1c7-4ca5-8832–7a50e977095c/tabs/news


BIO Camille Case : PLACE NETTE et PRISE de SENS :

BIO Camille Case PLACE NETTE et PRISE de SENS 1
BIO Camille Case PLACE NETTE et PRISE de SENS 2
BIO Camille Case PLACE NETTE et PRISE de SENS 1

 


Site web :
https://​camil​le​case​.com/

Pages Face­book :
https://​www​.face​book​.com/​s​l​a​m​c​a​m​i​l​l​e​c​ase
https://​www​.face​book​.com/​c​a​m​i​l​l​e​c​a​s​e​.​s​lam

Presse :
Le monde de Camille Case (La Dépêche, 19 août 2016)
La prise de sens, un nou­vel outil édu­ca­tif (Pres­sen­za, 4 nov 2022)
Camille Case – Sla­mer comme on res­pire : par néces­si­té… (Bigorre Mag)

Radio :
Camille Case, poé­tesse (Inter­view pour rdwa​.fr 107.5 FM)

Livres :
https://​camil​le​case​.com/​b​o​u​t​i​que


Calen­drier :

Jeu 12 juillet 2023 à Bar­jols : ate­lier d’e­cri­ture au Cercle de l’A­ve­nir à 18h

Dim16 juillet à Jouques, salon du livre /atelier et extrait spectacle
Dim 23 juillet a Bar­jols  »place nette » à 16h (festival#1 des trou­bades d’Elias)

Dim 30 juillet « place nette » à Ampus

Dimanche 6 juillet a Bar­jols Camille case et le col­lec­tif de  »la Foule » texte et musique croi­sés en impro

Spec­tacle et Prise de Sens à domi­cile / rdv

Contact 06 84 33 12 25

« Pour donner le pouvoir au peuple (et empêcher la guerre) ? Il faut mettre les MÉDIAS hors de portée des RICHES » – Étienne Chouard sur Anti | thèse

Som­maire :
00:00 Intro
02:57 En lutte contre les politiciens
07:53 Accu­sa­tion d’ex­trême droite
10:50 La Shoah et les Antifa
23:03 Réforme des retraites
31:16 La Ve Répu­blique, une pri­son politique
36:32 La bas­cule totalitaire
41:01 Les racines du capitalisme
44:05 Élec­tion vs démocratie
48:08 Le tirage au sort
52:40 Com­munes libres et représentation
1:01:06 Les par­tis politiques
1:04:21 Deve­nir des adultes politiques
1:15:50 Les médias
1:20:33 Reprendre le contrôle de la monnaie
1:41:50 Écrire la constitution
1:49:59 Le wokisme
1:53:37 La guerre en Ukraine
2:09:36 « Les cen­seurs contre la Répu­blique » (Bric­mont)
2:12:47 Le « com­plo­tisme », un ana­thème anti­dé­mo­crate contre les vrais journalistes


Fils Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :

https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​p​f​b​i​d​0​b​j​D​z​i​R​C​Y​s​M​Z​6​h​Q​R​J​2​5​V​d​i​T​D​s​y​o​f​A​f​n​b​i​x​8​u​7​F​h​X​C​j​u​e​8​v​c​P​S​D​M​m​n​L​j​g​P​J​1​N​v​P​6​YYl

https://​www​.face​book​.com/​E​t​i​e​n​n​e​C​h​o​u​a​r​d​O​f​f​i​c​i​e​l​/​p​o​s​t​s​/​p​f​b​i​d​0​s​U​z​8​e​9​4​r​Y​1​f​v​N​5​z​L​Q​Z​T​7​W​B​B​i​o​4​v​c​M​N​d​r​j​B​Z​1​M​a​F​s​M​W​u​B​M​6​R​c​5​U​8​m​w​h​7​x​2​f​M​j​C​U​R7l


Tweet cor­res­pon­dant à ce billet :


Tele­gram cor­res­pon­dant à ce billet :

 

Je vous lis l’un des livres les plus importants pour moi : « Le mythe du déficit » de Stephanie Kelton (2021)

Chers amis,

Je viens vous lire quelques pas­sages impor­tants d’un des trois livres qui comptent le plus pour moi : l’in­tro­duc­tion et les deux pre­miers cha­pitres du livre de Ste­pha­nie Kel­ton qui s’in­ti­tule « Le mythe du défi­cit » édi­té en 2021 par « Les liens qui libèrent ».

4e de couverture :

Le mythe du déficit

« Nous gérons notre éco­no­mie comme une per­sonne d’un mètre quatre-vingts qui se déplace cour­bée en deux en per­ma­nence sous un pla­fond qui est à deux mètres cin­quante, parce qu’on l’a convain­cue que, si elle ten­tait de se redres­ser, elle subi­rait un ter­rible trau­ma­tisme crânien »

De nom­breuses convic­tions se sont enra­ci­nées dans l’i­ma­gi­naire col­lec­tif au sujet de la ques­tion du défi­cit. Ste­pha­nie Kel­ton décons­truit l’i­dée que les États doivent tenir leurs bud­gets comme des ménages, que le défi­cit prouve que l’É­tat dépense trop, que la dette publique est insur­mon­table, que les défi­cits de l’É­tat évincent l’in­ves­tis­se­ment éco­no­mique ou que les pro­grammes de pres­ta­tion sociale sont finan­ciè­re­ment insou­te­nables… Elle démontre au contraire avec brio que le défi­cit bud­gé­taire n’ap­pau­vrit pas l’É­tat, que la dette n’est pas un far­deau et que le juste niveau de dépense publique s’é­va­lue à par­tir du taux d’in­fla­tion et du niveau réel des ressources.

Cette explo­ra­tion modi­fie pro­fon­dé­ment notre com­pré­hen­sion de nom­breuses ques­tions cru­ciales : la pau­vre­té, l’i­né­ga­li­té, la créa­tion d’emplois, l’ex­ten­sion des sys­tèmes de san­té ou le chan­ge­ment cli­ma­tique. Car aujourd’­hui toute pro­po­si­tion ambi­tieuse se heurte inévi­ta­ble­ment à la for­te­resse inex­pug­nable de la ques­tion du défi­cit. Sté­pha­nie Kel­ton pro­pose donc d’i­ma­gi­ner de nou­velles poli­tiques pour pas­ser du récit du manque à celui de la possibilité…

 

Sté­pha­nie Kel­ton est pro­fes­seure d’é­co­no­mie et de poli­tiques publiques à l’U­ni­ver­si­té de Sto­ny Brook. Émi­nente figure de la théo­rie moné­taire moderne, elle conseille de nom­breux déci­deurs publics et ins­ti­tuions et est recon­nue comme une figure mon­tante de la nou­velle géné­ra­tion d’é­co­no­mistes hété­ro­doxes. The Défi­cit Myth a, dès sa sor­tie, connu un immense suc­cès aux États-Unis.

Cri­tique de Place des Libraires :

La Théo­rie moderne de la mon­naie et la nais­sance de l’é­co­no­mie du peuple
Un livre ico­no­claste, véri­table phé­no­mène figu­rant sur la liste des best-sel­­lers du New York Times pen­dant de longues semaines. Saluée par la cri­tique comme l’une des plus brillantes éco­no­mistes hété­ro­doxes, figure de proue de la Théo­rie moderne de la mon­naie (TMM) – la nou­velle théo­rie éco­no­mique la plus impor­tante depuis des décen­nies –, Sté­pha­nie Kel­ton livre une ana­lyse radi­cale qui ren­verse toutes nos idées reçues sur le défi­cit, et au-delà, sur la pen­sée éco­no­mique contemporaine.

En plus du son que je vous ai enre­gis­tré (dans la vidéo ci-des­­sus), je repro­duis ci-des­­sous le plan détaillé du livre.

J’es­père ain­si vous don­ner l’en­vie d’a­che­ter ce livre, de le lire en entier (tout y est essen­tiel) et de le faire connaître autour de vous.

Som­maire : 

Intro­duc­tion : Un pare-chocs de choc

  1. Rien à voir avec le bud­get familial

MYTHE 1 : L’É­tat doit tenir son bud­get comme une famille.
RÉALITÉ : À la dif­fé­rence d’une famille, l’É­tat fédé­ral amé­ri­cain émet la mon­naie qu’il dépense.

La mon­naie a des émet­teurs et des utilisateurs

Le monde à l’en­vers de Mar­ga­ret That­cher : I&E —> D

Com­ment dépense l’é­met­teur de mon­naie ? D —> I&E

Pour­quoi l’É­tat se donne-t-il la peine de taxer et d’emprunter ?

Le rôle de l’emprunt dans la TMM

Res­ter dans les clous

Nos limites réelles

  1. L’im­por­tant, c’est l’inflation

MYTHE 2 : Les défi­cits prouvent que l’on dépense trop.
RÉALITÉ : Pour savoir si l’on dépense trop, regar­dez l’inflation.

Les idées cou­rantes sur l’inflation

Com­ment nous com­bat­tons l’in­fla­tion aujourd’hui

Une foi contestée

Infla­tion et chô­mage : l’ap­proche de la TMM

  1. La dette publique (qui n’existe pas)

MYTHE 3 : De toute façon, nous sommes tous endet­tés jus­qu’au cou.
RÉALITÉ : La dette publique ne crée pas le moindre far­deau financier.

Elle est énO OOO OOO OOO OOO rme !

La Chine, la Grèce et Ber­nie Madoff

Nous pour­rions la rem­bour­ser demain matin

Une vie sans la dette ?

  1. Leur défi­cit est notre excédent

MYTHE 4 : Les défi­cits de l’É­tat évincent l’in­ves­tis­se­ment pri­vé, ce qui nous appauvrit.
RÉALITÉ : Les défi­cits bud­gé­taires aug­mentent notre for­tune et notre épargne collective.

Deux seaux

Le taux d’in­té­rêt est une variable déter­mi­née par les pou­voirs publics

  1. « Gagner » dans le com­merce mondial

MYTHE 5 : Le défi­cit com­mer­cial signi­fie que l’A­mé­rique perd.
RÉALITÉ : Le défi­cit com­mer­cial de l’A­mé­rique est son excé­dent en pro­duits réels.

L’Oncle Sam secoué comme un prunier

Trois seaux

Pas de plein emploi, pas de juste commerce

La posi­tion spé­ciale du dol­lar américain

Les degrés de sou­ve­rai­ne­té monétaire

Des bois (de Bret­ton Woods) aux flammes du libre-échange

Adieu, guerre com­mer­ciale – bon­jour, paix commerciale ?

  1. Vous y avez droit !

MYTHE 6 : Les pro­grammes qui paient des pres­ta­tions sociales, comme la Social Secu­ri­ty et Medi­care, sont finan­ciè­re­ment insou­te­nables. Nous ne pou­vons plus nous les offrir.
RÉALITÉ : Du moment que l’É­tat fédé­ral s’en­gage à effec­tuer les paie­ments, il pour­ra tou­jours se per­mettre de finan­cer ces pro­grammes. L’im­por­tant est la capa­ci­té de notre éco­no­mie, sur le long terme, à pro­duire les biens et ser­vices réels dont leurs béné­fi­ciaires auront besoin.

Qui appelle-t-on « ayant droit » ?

La grande erreur de la Social Security

D’autres pro­grammes sociaux sont aus­si en danger

Com­ment il faut par­ler des droits aux pres­ta­tions sociales

  1. Les défi­cits qui comptent

Le défi­cit de bons emplois

Le défi­cit d’épargne

Le défi­cit de santé

Le défi­cit d’éducation

Le défi­cit d’infrastructures

Le défi­cit climatique

Le défi­cit de démocratie

  1. Construire une éco­no­mie pour le peuple

Le volet des­crip­tif de la TMM

Le volet pres­crip­tif de la TMM

Les dépenses obli­ga­toires automatiques

Des garde-fous pour les ajus­te­ments bud­gé­taires discrétionnaires

Pou­­vez-vous ima­gi­ner une éco­no­mie du peuple ?

Remer­cie­ments

Notes

Mer­ci de le faire connaître si vous trou­vez comme moi que c’est un livre essen­tiel. Il me semble que tous les mili­tants poli­tiques se voient offrir avec ce livre une colonne ver­té­brale finan­cière qui va leur per­mettre de répondre à cette objec­tion téta­ni­sante récur­rente qui revient tout le temps. « Mais Mon­sieur, vous êtes un déma­gogue, com­ment allez vous finan­cer vos pro­jets ? ». On se fait clouer le bec sys­té­ma­ti­que­ment avec cette objec­tion qui n’est pas rai­son­nable du tout. Elle n’est pas aus­si rai­son­nable que ce qu’elle pré­tend être. Et le fait de creu­ser la ques­tion que nous n’a­vons pas besoin de l’argent des riches pour finan­cer nos acti­vi­tés et finan­cer le bien com­mun, le fait que nous ayons bien creu­sé cette idée, va nous rendre plus forts, rendre nos bagarres poli­tiques plus fortes.

Et donc, il me semble que ça jus­ti­fie que vous en par­liez autour de vous, que vous fas­siez connaître cette lec­ture peut-être, et puis sur­tout que vous le lisiez. Vous ne le regret­te­rez pas, ce sera un de vos livres les plus importants.

C’est la pre­mière fois que je m’en­re­gistre pour vous pro­po­ser un frag­ment de livre audio, alors n’hé­si­tez pas à me don­ner vos retours, vos sug­ges­tions, vos conseils, pour amé­lio­rer les suivants.

Pour un son de meilleure qua­li­té à l’a­ve­nir, il m’a été sug­gé­ré d’u­ti­li­ser un enre­gis­treur audio por­table Tas­cam DR. Un grand mer­ci aux dona­teurs qui me per­mettent d’in­ves­tir dans ce matériel.

Ami­tiés à tous.

Étienne.

Jeudi 15 juin 2023, sur la radio Ligne droite, je parle de DÉMOCRATIE et de MONNAIE avec Didier Maïsto

Redif­fu­sion :

Demain matin, jeu­di 15 juin 2023, 8h30, je par­le­rai à la radio de démo­cra­tie et de monnaie.

Ce sera avec Didier Maïs­to, et je suis heu­reux de ça.

https://​twit​ter​.com/​L​i​g​n​e​_​_​D​r​o​i​t​e​/​s​t​a​t​u​s​/​1​6​6​8​9​8​2​7​3​5​8​2​8​8​3​6​3​5​6​?​s​=20


Extraits :

https://​www​.face​book​.com/​L​a​M​a​t​i​n​a​l​e​L​i​g​n​e​D​r​o​i​t​e​/​v​i​d​e​o​s​/​2​1​7​5​1​5​0​1​4​4​9​0​7​77/

https://​www​.face​book​.com/​L​a​M​a​t​i​n​a​l​e​L​i​g​n​e​D​r​o​i​t​e​/​v​i​d​e​o​s​/​7​8​6​1​4​6​4​5​2​9​8​2​5​83/

 

Étienne.

DEBRIEFING France Soir – Retraites, monnaie, finance, indépendance des pouvoirs et de la presse

Mer­ci à l’é­quipe France Soir et à Xavier Azal­bert pour cette nou­velle invitation :
« Une bonne consti­tu­tion devrait empê­cher l’accaparement des médias par les plus riches »

DEBRIEFING – Retraites, mon­naie, finance, indé­pen­dance des pou­voirs et de la presse : Étienne Chouard revient dans cet entre­tien sur les sujets et les enjeux pro­fonds qui agitent la France.

La ques­tion de la liber­té d’expression est abor­dée : com­ment lui per­mettre de sur­vivre ? Les médias, hélas, ne semblent plus garan­tir son exer­cice : “au lieu de média­ti­ser, ils cen­surent et ne font pas­ser que la pro­pa­gande du pou­voir”, selon le pro­fes­seur d’économie et de droit à la retraite.

Chouard évoque par ailleurs la charte de Munich et le deve­nir du métier de jour­na­liste. Peut-on ima­gi­ner la mise au point d’une “pro­tec­tion consti­tu­tion­nelle” pour ce der­nier, “d’origine citoyenne” ?

L’objectif serait de per­mettre aux jour­na­listes d’exercer leurs enquêtes et autres fonc­tions en toute séré­ni­té et de se tenir à l’écart de l’influence ou de la domi­na­tion des inté­rêts finan­ciers et politiques.

“Maxi­mi­ser la ver­tu et mini­mi­ser le vice”, qui “existent en tout indi­vi­du”, est tou­jours pos­sible, selon Chouard. Est-ce là un espoir réduit à peau de cha­grin de nos jours, en ce qui concerne les dérives inquié­tantes de la sphère média­tique (invi­si­bi­li­sa­tion de cer­taines thé­ma­tiques, censures…) ?

Afin de gar­der l’es­poir d’une évo­lu­tion favo­rable à l’a­ve­nir, l’au­teur de « Écrire nous-mêmes la consti­tu­tion » (aux édi­tions Tal­ma) cite Étienne de la Boé­tie : “Soyez donc réso­lus à ne plus ser­vir et vous serez libre.”

Ce nou­veau débrie­fing avec Étienne Chouard ouvre une série de plu­sieurs entre­tiens à venir en sa compagnie.

Voir les temps forts de l’en­tre­tien (6 minutes)

Dr Martin au Parlement européen – 20 minutes essentielles : le Covid et sa longue préparation criminelle

Notre espèce humaine a vrai­ment un sacré pro­blème avec le contrôle des pou­voirs, par­tout sur terre.
Ici, c’est la suc­ces­sion d’in­vrai­sem­blables abus de pou­voir scien­ti­fiques, depuis 1965 jus­qu’au « covid-19 », qui laisse pantois.

Nous avons besoin de bonnes ins­ti­tu­tions pour que tous ces déci­deurs « au nom de la science » aient peur de quelque chose et ne puissent jamais deve­nir comme ici des cri­mi­nels pla­né­taires à l’a­bri de toute sanction.

Si vous avez des idées d’ar­ticles uni­ver­sels pour rendre dura­ble­ment impos­sibles de telles tra­gé­dies, je suis preneur.

Bon vision­nage et bon revisionnage 🙂
Étienne.
PS : mer­ci à Exca­li­bur tra­duc­tion pour son tra­vail d’in­té­rêt général.


Fil Tele­gram à suivre : https://t.me/ExcaliburTraduction/196


On avait décou­vert ce spé­cia­liste des bre­vets (David E Mar­tin) — et son entre­prise M Camen 2021, dans cette pre­mière vidéo (avec Rei­ner Fuell­mich) qui avait beau­coup tour­né :

https://​www​.face​book​.com/​w​a​t​c​h​/​?​v​=​9​9​2​5​7​6​8​7​4​8​2​3​246


Et j’ai aus­si trou­vé ici un long réca­pi­tu­la­tif de la car­rière de David E Mar­tin et de sa pre­mière vidéo :

Dr David Mar­tin et son travail :

  • Pré­sident de M‑CAM Inter­na­tio­nal Risk Management
  • Le plus grand sous­crip­teur mon­dial d’ac­tifs incor­po­rels uti­li­sés en finance dans 168 pays
  • Leurs sys­tèmes de sous­crip­tion com­prennent l’en­semble du cor­pus de tous les bre­vets, demandes de bre­vets, sub­ven­tions fédé­rales, dos­siers d’ap­pro­vi­sion­ne­ment, dos­siers d’ad­mi­nis­tra­tion en ligne
  • Ils suivent ce qui se passe, qui est impli­qué dans ce qui se passe et sur­veillent les inté­rêts thé­ma­tiques des clients et leur propre uti­li­sa­tion commerciale
  • Ils main­tiennent trois indices d’ac­tions mon­diales qui sont les indices d’ac­tions à grande et moyenne capi­ta­li­sa­tion les plus per­for­mants au monde
  • Leur métier est de sur­veiller l’in­no­va­tion dans le monde, notam­ment son impor­tance économique

Sur le coro­na­vi­rus du SRAS :

  • Ils ont exa­mi­né plus de 4 000 bre­vets déli­vrés autour du coro­na­vi­rus du SRAS
  • Fait un exa­men com­plet du finan­ce­ment des mani­pu­la­tions de coro­na­vi­rus qui ont don­né lieu au SRAS
  • Ils ont pris la séquence de gènes signa­lée qui aurait été iso­lée en tant que nou­veau coro­na­vi­rus, comme indi­qué par le Comi­té inter­na­tio­nal sur la taxo­no­mie des virus de l’OMS, et les a exa­mi­nés par rap­port aux dos­siers de bre­vets dis­po­nibles au prin­temps 2020.
  • Ils ont trou­vé plus de 120 élé­ments de preuve bre­ve­tés sug­gé­rant que la décla­ra­tion d’un nou­veau coro­na­vi­rus est entiè­re­ment fausse. Il n’y avait pas de nou­veau coro­na­vi­rus, il existe d’in­nom­brables modi­fi­ca­tions très sub­tiles des séquences de coro­na­vi­rus qui ont été télé­char­gées. Mais il n’y avait pas un seul nou­veau coro­na­vi­rus identifié
  • Ils ont trou­vé des enre­gis­tre­ments de bre­vets de séquences attri­buées à la nou­veau­té allant à des bre­vets qui ont été deman­dés dès 1999

Pre­mières recherches :

  • Jus­qu’en 1999, l’ac­ti­vi­té bre­vet autour du coro­na­vi­rus était uni­que­ment appli­quée aux sciences vétérinaires
  • Le pre­mier vac­cin jamais bre­ve­té contre le coro­na­vi­rus a été recher­ché par Pfi­zer et com­pre­nait spé­ci­fi­que­ment la pro­téine de pointe « S » – la même chose que nous nous sommes pré­ten­du­ment pré­ci­pi­tés dans l’in­ven­tion. La pre­mière demande a été dépo­sée le 28 jan­vier 2000
  • L’i­dée que nous sommes mys­té­rieu­se­ment tom­bés sur la manière d’in­ter­ve­nir sur les vac­cins n’est pas seule­ment ridi­cule, elle est incré­dule. Timo­thy Mil­ler, Sha­ron Klep­fer, Albert Paul Reed et Elaine Jones, le 28 jan­vier 2000, ont dépo­sé ce qui a fina­le­ment été déli­vré sous le nom de bre­vet amé­ri­cain 6372224, qui était le vac­cin contre le virus de la pro­téine de pointe pour le coro­na­vi­rus canin.
  • Les pre­miers tra­vaux jus­qu’en 1999 étaient lar­ge­ment axés sur les vac­cins pour ani­maux. Les deux qui ont reçu le plus d’at­ten­tion étaient pro­ba­ble­ment les tra­vaux de Ralph Baric sur les lapins et la car­dio­myo­pa­thie du lapin qui était asso­ciée à des pro­blèmes impor­tants chez les éle­veurs de lapins ; et le coro­na­vi­rus canin dans les tra­vaux de Pfi­zer pour déve­lop­per des can­di­dats cibles de vac­cins « S » et à pro­téines de pointe
  • Des preuves évi­dentes indiquent que ni le concept de coro­na­vi­rus du vac­cin, ni le prin­cipe du coro­na­vi­rus lui-même en tant qu’agent patho­gène d’in­té­rêt en ce qui concerne le com­por­te­ment de la pro­téine de pointe, n’ont rien de nou­veau du tout, en fait, il a 22 ans sur la base des dépôts de brevets
  • Antho­ny Fau­ci et le NIAID ont décou­vert que la mal­léa­bi­li­té du coro­na­vi­rus était un can­di­dat poten­tiel pour les vac­cins contre le VIH
  • Le SRAS n’est pas une pro­gres­sion natu­relle d’une modi­fi­ca­tion zoo­né­tique du coro­na­vi­rus. En 1999, Antho­ny Fau­ci a finan­cé des recherches à l’U­ni­ver­si­té de Caro­line du Nord à Cha­pel Hill. À par­tir de la demande de bre­vet dépo­sée le 19 avril 2002, le NIAID a construit un coro­na­vi­rus infec­tieux à répli­ca­tion défec­tueuse ciblé sur l’é­pi­thé­lium pul­mo­naire humain. En d’autres termes, nous avons créé le SRAS et nous l’a­vons bre­ve­té avant qu’il n’y ait jamais eu une pré­ten­due épi­dé­mie en Asie, qui a sui­vi cela de plu­sieurs mois. Ce bre­vet amé­ri­cain 7279327 énonce clai­re­ment dans le séquen­çage très spé­ci­fique des gènes que nous connais­sions le récep­teur ACE, le domaine de liai­son ACE‑2, la pro­téine de pointe S1 et d’autres élé­ments de Covid-19
  • Cela a été conçu et pour­rait être syn­thé­ti­que­ment modi­fié dans un labo­ra­toire en uti­li­sant des tech­no­lo­gies de séquen­çage de gènes, en pre­nant un code infor­ma­tique et en le trans­for­mant en un agent patho­gène, ou un inter­mé­diaire de l’agent pathogène
  • Au début, cette tech­no­lo­gie était finan­cée exclu­si­ve­ment comme un moyen par lequel nous pou­vions exploi­ter le coro­na­vi­rus comme vec­teur pour dis­tri­buer le vac­cin contre le VIH

Épi­dé­mie de SRAS 2002 – 2003 :

  • L’or­ga­ni­sa­tion de Mar­tin a été invi­tée à sur­veiller les vio­la­tions du trai­té sur les armes bio­lo­giques et chi­miques au début des années 2000
  • Évé­ne­ments liés à l’an­thrax en sep­tembre 2001 – L’or­ga­ni­sa­tion de Mar­tin fai­sait par­tie d’une enquête qui a don­né lieu à une enquête du Congrès sur les ori­gines de l’an­thrax et le com­por­te­ment inha­bi­tuel autour du médi­ca­ment cipro­floxa­cine de Bayer, qui était uti­li­sé comme trai­te­ment poten­tiel de l’empoisonnement à l’an­thrax. Tout au long de l’au­tomne 2001, ils ont com­men­cé à sur­veiller un nombre énorme d’a­gents patho­gènes bac­té­riens et viraux qui étaient bre­ve­tés par le NIH, le NIAID, l’U­SAM­RIID et d’autres agences inter­na­tio­nales. Leur pré­oc­cu­pa­tion était que le coro­na­vi­rus était consi­dé­ré non seule­ment comme un agent mani­pu­lable poten­tiel à uti­li­ser comme vec­teur de vac­cin, mais aus­si comme un can­di­dat d’arme biologique.
  • Le pre­mier rap­port public de M‑CAM à ce sujet a eu lieu avant l’é­pi­dé­mie de SRAS à la fin de 2001
  • Déçu d’être assis ici 20 ans plus tard, après avoir sou­li­gné 20 ans plus tôt qu’il y avait un pro­blème qui se pro­fi­lait à l’ho­ri­zon en ce qui concerne le coronavirus
  • L’é­pi­dé­mie de SRAS est « pré­su­mée » : le coro­na­vi­rus n’est pas nou­veau dans la condi­tion humaine ni dans les 2 der­nières décennies
  • L’é­pi­dé­mie pré­su­mée de SRAS qui a eu lieu en Chine en 2002–2003 a don­né lieu à un dépôt pro­blé­ma­tique en avril 2003 par le CDC américain
  • Ils ont dépo­sé un bre­vet sur l’in­té­gra­li­té de la séquence géné­tique de ce qui est deve­nu le coro­na­vi­rus du SRAS, une vio­la­tion de la sec­tion 101 de l’ar­ticle 35 USC – vous ne pou­vez pas bre­ve­ter une sub­stance naturelle
  • Il s’a­gis­sait du bre­vet 7220852, avec des bre­vets déri­vés dont 46592703p, 7776521
  • Ces bre­vets cou­vraient éga­le­ment les moyens de détec­tion du coro­na­vi­rus par RT-PCR
  • Ceci est pro­blé­ma­tique car si vous pos­sé­dez à la fois le bre­vet sur le gène lui-même, et sur sa détec­tion, vous avez un avan­tage astu­cieux pour pou­voir contrô­ler à 100% la pro­ve­nance non seule­ment du virus lui-même et de sa détec­tion. Vous avez un contrôle scien­ti­fique et des mes­sages complet
  • Ce bre­vet recher­ché par le CDC aurait été jus­ti­fié par leur équipe de rela­tions publiques comme étant recher­ché pour que cha­cun soit libre de recher­cher le coro­na­vi­rus. C’est un men­songe car l’of­fice des bre­vets a reje­té à deux reprises le bre­vet sur la séquence du gène comme non bre­ve­table – l’of­fice des bre­vets a trou­vé 99,9% d’i­den­ti­té avec le coro­na­vi­rus déjà exis­tant dans le domaine public. Suite au rejet de l’exa­mi­na­teur des bre­vets, et après avoir dû payer une amende d’ap­pel en 2006 et 2007, le CDC a annu­lé le rejet de l’of­fice des bre­vets et a fina­le­ment obte­nu en 2007 le bre­vet sur le coro­na­vi­rus du SRAS
  • Chaque décla­ra­tion que le CDC a faite selon laquelle cela était dans l’in­té­rêt public est fal­si­fiable par leur propre pot-de-vin ver­sé à l’of­fice des bre­vets. Ils ont payé des frais sup­plé­men­taires pour gar­der leur appli­ca­tion privée
  • Tout cela est dis­po­nible dans les archives publiques des bre­vets que tout membre du public peut consulter

Véri­fi­ca­teurs de faits :

  • Les véri­fi­ca­teurs des faits ont décla­ré à plu­sieurs reprises que le nou­veau coro­na­vi­rus SARS-CoV‑2 est dis­tinct du bre­vet CDC
  • La séquence du gène dépo­sée par le CDC en 2003, 2005 et 2006, a une iden­ti­té dans 89 à 99 % de la séquence che­vau­chant le SARS-CoV‑2
  • La dési­gna­tion prin­ci­pale du coro­na­vi­rus du SRAS et la sous-clade SARS-CoV‑2 doivent se che­vau­cher d’un point de vue taxonomique

Motifs pour RICO :

  • Le 28 avril 2003, Sequoia Phar­ma­ceu­ti­cals dans le Mary­land a dépo­sé le bre­vet amé­ri­cain 7151163 sur des agents anti­vi­raux de trai­te­ment et de contrôle des infec­tions par le coro­na­vi­rus. C’é­tait 3 jours après que le CDC a dépo­sé le bre­vet sur le coro­na­vi­rus du SRAS
  • Sequoia Phar­ma­ceu­ti­cals et fina­le­ment Ablynx Phar­ma­ceu­ti­cals sont deve­nus des par­ti­ci­pa­tions exclu­sives de Pfi­zer, Cru­cell et John­son & Johnson
  • Com­ment aurait-on un bre­vet sur un trai­te­ment pour une chose qui a été inven­tée 3 jours plus tôt ?
  • Le bre­vet Sequoia sur le trai­te­ment des coro­na­vi­rus a été déli­vré et publié avant que le bre­vet CDC sur le coro­na­vi­rus ne soit auto­ri­sé. La seule façon dont Sequoia pou­vait connaître les infor­ma­tions conte­nues dans le bre­vet CDC est par des moyens d’i­ni­tiés, car CDC avait payé pour le gar­der secret. C’est la défi­ni­tion de l’as­so­cia­tion de mal­fai­teurs, du racket et de la col­lu­sion. Ce n’est pas une théo­rie, c’est une preuve. Ceci est un cas RICO
  • Le sché­ma RICO éta­bli en avril 2003 pour le pre­mier coro­na­vi­rus s’est dérou­lé selon le même calen­drier avec le SARS-CoV‑2. Moder­na a obte­nu la séquence de la pro­téine de pointe par télé­phone auprès du centre de recherche sur les vac­cins du NIAID avant la défi­ni­tion de la nou­velle sous-clade. Com­ment trai­­tez-vous une chose avant de l’a­voir réellement ?

73 bre­vets cou­vrant tous les nou­veaux aspects du SRAS-CoV‑2 ultérieur :

  • Le 5 juin 2008 – à peu près au moment où la DARPA s’in­té­res­sait acti­ve­ment au coro­na­vi­rus en tant qu’arme bio­lo­gique – Ablynx, qui fait main­te­nant par­tie de Sano­fi, a dépo­sé une série de bre­vets ciblant ce qu’on nous a dit être de nou­velles carac­té­ris­tiques du SARS-CoV ‑2. Ils ont ciblé le site de cli­vage poly­ba­sique du SRAS-CoV, la nou­velle pro­téine de pointe et le domaine de liai­son au récep­teur ACE‑2. Ceux-ci sont pré­ten­du­ment nou­veaux pour le SRAS-CoV‑2, et tous ont été bre­ve­tés le 5 juin 2008. Les bre­vets ont été déli­vrés entre le 24 novembre 2015 (bre­vet amé­ri­cain 9193780 ; il est sor­ti après le mora­toire sur la recherche sur le gain de fonc­tion , après l’é­pi­dé­mie de MERS au Moyen-Orient), sui­vie en 2016, 2017, 2019 par une série de bre­vets cou­vrant non seule­ment des brins d’ARN mais aus­si des sous-com­­po­­sants de brins de gènes, tous déli­vrés à Ablynx et Sanofi.
  • Cru­cell, Rubius The­ra­peu­tics, Chil­dren’s Medi­cal Cor­po­ra­tion et de nom­breux autres, dont Lud­wig Maxi­mi­lian’s Uni­ver­sität à Munich, Pro­tein Science Cor­po­ra­tion, Dana Far­ber Can­cer Ins­ti­tute, Uni­ver­si­ty of Iowa, Uni­ver­si­ty of Hong Kong, Chi­nese Natio­nal Human Genome Cen­ter à Shan­ghai, tous iden­ti­fiés dans les dépôts de bre­vet allant de 2008 à 2017, chaque attri­but qui aurait été publié de manière unique par la publi­ca­tion de réfé­rence unique « The Novel Bat Coro­na­vi­rus », l’ar­ticle qui a été régu­liè­re­ment uti­li­sé pour iden­ti­fier le nou­veau virus.
  • Si vous consi­dé­rez réel­le­ment ce qu’ils rap­portent comme étant nou­veau, vous trou­vez 73 bre­vets déli­vrés entre 2008 et 2019 qui contiennent les élé­ments pré­ten­du­ment nou­veaux dans le SRAS-CoV‑2. Plus pré­ci­sé­ment, le site de cli­vage poly­ba­sique, le domaine de liai­son au récep­teur ACE‑2 et la pro­téine de pointe.
  • Il n’y a pas eu d’é­pi­dé­mie de SRAS parce que nous en avions conçu tous les élé­ments. En 2016, un article de Ralph Baric a été finan­cé pen­dant le mora­toire sur le gain de fonc­tion, affir­mant que le coro­na­vi­rus du SRAS était sur le point d’é­mer­ger chez l’homme. À cette époque, non seule­ment il était prêt pour l’é­mer­gence humaine, mais il a été bre­ve­té pour une exploi­ta­tion com­mer­ciale 73 fois.
  • Fuell­mich : Ralph Baric a don­né un clip vidéo dans lequel il a dit au public qu’on pou­vait gagner beau­coup d’argent avec ça. Mar­tin : Oui, nous le pou­vons, et il a gagné beau­coup d’argent en fai­sant cela.
  • La cita­tion pré­fé­rée de Mar­tin sur la pan­dé­mie de Covid-19 – décla­ra­tion faite en 2015 par Peter Das­zak ; d’E­co­Health Alliance, qui a relayé le finan­ce­ment du NIAID au labo­ra­toire de Wuhan, plus tard le seul Amé­ri­cain envoyé avec l’OMS pour enquê­ter sur le même labo­ra­toire ; décla­ra­tion rap­por­tée dans une publi­ca­tion de la Natio­nal Aca­de­mies Press le 12 février 2016 : « Nous devons accroître la com­pré­hen­sion du public sur la néces­si­té de contre-mesures médi­cales telles qu’un vac­cin pan-coro­­na­­vi­­rus. Un moteur clé est les médias et l’é­co­no­mie sui­vra le bat­tage média­tique. Nous avons besoin uti­li­ser ce bat­tage média­tique à notre avan­tage pour abor­der les vrais pro­blèmes. Les inves­tis­seurs réagi­ront s’ils voient un pro­fit à la fin du processus.
  • Peter Das­zak, la per­sonne qui cor­ro­bo­rait de manière indé­pen­dante la non-théo­­rie chi­noise de non-fuite de labo­ra­toire parce qu’il n’y avait pas de fuite de labo­ra­toire, il s’a­gis­sait d’une mili­ta­ri­sa­tion inten­tion­nelle de pro­téines de pointe à injec­ter aux gens pour les rendre accro à un pan- vac­cin contre le coro­na virus. Cela n’a rien à voir avec un agent patho­gène qui a été libé­ré et chaque étude lan­cée pour essayer de véri­fier une fuite de labo­ra­toire est un faux-fuyant
  • Il n’y a rien de nou­veau ; zéro. 73 bre­vets sur tout ce qui est cli­ni­que­ment nou­veau, tous déli­vrés avant 2019
  • Le bre­vet 7279327 sur la nature recom­bi­nante du coro­na­vi­rus ciblant les pou­mons a été trans­fé­ré de l’UNC Cha­pel Hill au NIH en 2018. En ver­tu de la loi Bayh-Dole, le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain a déjà un droit d’en­trée : si le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain a payé pour la recherche, ils sont en droit d’en béné­fi­cier. Alors pour­quoi, en 2017 et 2018, le NIH a‑t‑il dû s’ap­pro­prier le bre­vet sur lequel il avait déjà des droits, déte­nu par l’UNC Cha­pel Hill ? Pour­quoi dépo­ser un cer­ti­fi­cat de cor­rec­tion pour s’as­su­rer qu’il était juri­di­que­ment exé­cu­toire, cor­ri­geant une erreur typo­gra­phique ? Sur le bre­vet unique requis pour déve­lop­per le man­dat du NIH par­ta­gé entre l’UNC Cha­pel Hill et Moder­na en novembre 2019, lorsque l’UNC Cha­pel Hill, le NIAID et Moder­na ont com­men­cé le séquen­çage d’un vac­cin à pro­téine de pointe – un mois avant qu’une épi­dé­mie ne se produise ?
  • Nous connais­sons 117 bre­vets avec le méca­nisme de ciblage des récep­teurs ACE‑2 pour le coro­na­vi­rus du SRAS. C’est dans des publi­ca­tions remon­tant à 2008, dans des confé­rences sur la mili­ta­ri­sa­tion qui ont eu lieu en Slo­vé­nie, dans toute l’Eu­rope et dans l’in­fra­struc­ture de la DARPA. On le sait depuis 2013, son iso­le­ment et son amplification.

Nou­velle normalité :

  • Le scé­na­rio a été écrit pour la pre­mière fois le 6 jan­vier 2004 par Merck, lors d’une confé­rence inti­tu­lée « SRAS et bioterrorisme »
  • Merck a intro­duit la notion de ce qu’ils ont appe­lé « la nou­velle nor­ma­li­té », qui est deve­nue une cam­pagne de marque adop­tée par l’OMS, le Conseil mon­dial de sur­veillance de la pré­pa­ra­tion, qui était le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion au sein duquel le direc­teur chi­nois de (leur ?) Centre de contrôle des mala­dies, le Dr Elias de la Fon­da­tion Gates et Antho­ny Fau­ci se sont assis ensemble. La pre­mière intro­duc­tion de la cam­pagne « nou­velle nor­ma­li­té », qui visait à ame­ner les gens à accep­ter un vac­cin uni­ver­sel pan-grippe, pan-coro­­na­­vi­­rus, a été adop­tée le 6 jan­vier 2004.

Évé­ne­ments anté­rieurs au Covid-19 :

  • Moder­na savait qu’elle allait être pla­cée en tête de file en ce qui concerne le déve­lop­pe­ment d’un vac­cin en mars 2019. À ce moment-là, pour des rai­sons qui ne sont pas trans­pa­rentes, ils ont modi­fié une série de dépôts de bre­vets reje­tés pour faire spé­ci­fi­que­ment réfé­rence à un libé­ra­tion volon­taire ou acci­den­telle de coro­na­vi­rus. Ils ont modi­fié 4 demandes de bre­vet échouées pour com­men­cer le pro­ces­sus de déve­lop­pe­ment d’un vac­cin contre le coro­na­vi­rus. Ils ont com­men­cé à faire face à un pro­blème qu’ils avaient, à savoir qu’ils s’ap­puyaient sur une tech­no­lo­gie qu’ils ne pos­sé­daient pas. Deux socié­tés cana­diennes, Arbu­tus et Acui­tas, détiennent en fait le bre­vet sur l’en­ve­loppe de nano­par­ti­cules lipi­diques néces­saire pour admi­nis­trer l’in­jec­tion du frag­ment d’ARNm. Ces bre­vets ont été déli­vrés au Cana­da, aux États-Unis et par­tout dans le monde. Moder­na savait qu’elle ne déte­nait pas les droits et a com­men­cé à négo­cier avec Arbu­tus et Acui­tas pour obte­nir une réso­lu­tion de la tech­no­lo­gie LNP dis­po­nible à mettre dans un vac­cin. En novembre, ils ont conclu un accord coopé­ra­tif de R&D avec l’UNC Cha­pel Hill concer­nant l’in­tro­duc­tion de la pro­téine de pointe à l’in­té­rieur du LNP, de sorte qu’ils avaient en fait un vac­cin can­di­dat avant qu’un agent patho­gène ne se promène.
  • Leur pro­cé­dure régu­lière est simi­laire à celle d’autres socié­tés phar­ma­ceu­tiques où elles conservent les demandes et modi­fient conti­nuel­le­ment les demandes pour pro­fi­ter des pre­mières dates de prio­ri­té disponibles.
  • De 2016 à 2019, à cha­cune des réunions du conseil consul­ta­tif du NIAID, Antho­ny Fau­ci a déplo­ré qu’il ne pou­vait pas trou­ver un moyen de faire accep­ter le vac­cin uni­ver­sel contre la grippe, qui était sa cible pré­fé­rée pour ame­ner la popu­la­tion à s’en­ga­ger dans ce processus.
  • En mars 2019, dans les dépôts de bre­vet modi­fiés de Moder­na, nous voyons qu’il y a une épi­pha­nie qui dit « Et s’il y avait une libé­ra­tion acci­den­telle ou inten­tion­nelle d’un patho­gène res­pi­ra­toire ? » La phrase est exac­te­ment réci­tée dans le livre A World at Risk , qui est le scé­na­rio éla­bo­ré par l’OMS en sep­tembre 2019 – des mois avant qu’il y ait un patho­gène pré­su­mé – qui dit « Nous avons besoin d’une expé­rience mon­diale coor­don­née d’une libé­ra­tion d’agent patho­gène res­pi­ra­toire, qui d’i­ci sep­tembre 2020 doit mettre en place une capa­ci­té uni­ver­selle de ges­tion des rela­tions publiques, de contrôle des foules et d’ac­cep­ta­tion d’un man­dat uni­ver­sel pour les vac­cins. » Le lan­gage d’une libé­ra­tion inten­tion­nelle d’un agent patho­gène res­pi­ra­toire a été écrit dans le scé­na­rio qui « doit être ache­vé d’i­ci sep­tembre 2020 ».
  • Ceci est la décla­ra­tion uni­fiée du Glo­bal Pre­pa­red­ness Moni­to­ring Board. Il y a un cer­tain nombre de per­sonnes qui s’en sont attri­bué le mérite, puis se sont reti­rées du mérite.

Pas un vaccin :

  • Toute affir­ma­tion selon laquelle ce patho­gène est d’une manière ou d’une autre unique ou nou­veau s’ef­fondre sur les séquences de gènes réelles qui sont publiées dans le dos­sier de bre­vet. Plus fla­grant, nous avons Peter Das­zak lui-même décla­rant que nous devons créer un bat­tage média­tique public pour ame­ner le public à accep­ter la contre-mesure médi­cale d’un vac­cin pan-coro­­na­­vi­­rus. Ce qui rend cela le plus ridi­cule, c’est que l’OMS a décla­ré que le coro­na­vi­rus était un inté­rêt mort – que nous avions éra­di­qué le coro­na­vi­rus en tant que pré­oc­cu­pa­tion. Alors pour­quoi, après l’a­voir éra­di­qué en 2007 et 2008, avons-nous com­men­cé à dépen­ser des mil­liards de dol­lars dans le monde pour un vac­cin contre une chose qui avait été éra­di­quée par décla­ra­tion en 2008 ?
  • Cela a été consi­dé­ré comme une arme bio­lo­gique très mal­léable. En 2005, c’é­tait incon­tes­ta­ble­ment une arme de choix. L’illu­sion dans laquelle nous conti­nuons de voir des per­sonnes bien inten­tion­nées se faire pié­ger, ce sont des conver­sa­tions sur la ques­tion de savoir si nous avons un vac­cin contre un virus. N’é­taient pas. Nous injec­tons une séquence d’ARNm de pro­téine de pointe qui est le résul­tat d’une simu­la­tion infor­ma­tique, non déri­vée de la nature, d’une séquence connue et bre­ve­tée depuis des années.
  • La nature ridi­cule de l’his­toire selon laquelle c’est en quelque sorte pro­phy­lac­tique ou pré­ven­tif va à l’en­contre de 100% des preuves. Les preuves montrent à 100 % qu’au­cune entre­prise phar­ma­ceu­tique n’a fait d’ef­forts pour com­battre le virus. Il s’a­git d’in­jec­ter aux gens la pro­téine de pointe S1 connue pour être nocive.
  • L’his­toire de cou­ver­ture est que si vous obte­nez une expres­sion de pro­téine de pointe, vous allez avoir un sou­la­ge­ment symp­to­ma­tique géné­ral. Mais il n’y a jamais eu d’in­ten­tion de vac­ci­ner une popu­la­tion telle que défi­nie par l’u­ni­vers de la vac­ci­na­tion. Lors­qu’An­tho­ny Fau­ci a déses­pé­ré­ment ten­té de faire publier cer­tains de ses vac­cins à « ARN syn­thé­tique », ses propres bre­vets ont été reje­tés par l’Of­fice des bre­vets. Cita­tion de l’Of­fice des bre­vets :« Ces argu­ments sont convain­cants dans la mesure où un pep­tide anti­gé­nique sti­mule une réponse immu­ni­taire qui peut pro­duire des anti­corps qui se lient à un pep­tide ou à une pro­téine spé­ci­fique, mais ils ne sont pas convain­cants en ce qui concerne un vac­cin. La réponse immu­ni­taire pro­duite par un vac­cin doit être plus qu’une simple réponse immu­ni­taire, mais doit éga­le­ment être pro­tec­teur. Comme indi­qué dans l’ac­tion du bureau pré­cé­dente, l’art recon­naît le terme « vac­cin » comme un com­po­sé qui pré­vient l’in­fec­tion. Le deman­deur n’a pas démon­tré que le vac­cin ins­tan­ta­né­ment reven­di­qué répond même aux normes les plus basses énon­cée dans la spé­ci­fi­ca­tion, sans par­ler de la défi­ni­tion tech­nique stan­dard pour être opé­ra­tion­nelle en ce qui concerne. Par consé­quent, les reven­di­ca­tions 5, 7 et 9 ne sont pas opé­ra­tion­nelles car le vac­cin anti-VIH [sur lequel il tra­vaillait] n’est pas une uti­li­té brevetable.
  • Antho­ny Fau­ci lui-même s’est fait dire par l’Of­fice des bre­vets lui-même que ce qu’il pro­po­sait comme vac­cin ne répon­dait pas à la norme bre­ve­table, à la norme juri­dique ou à la norme clinique.
  • Le Dr Mar­tin a sou­le­vé ces ques­tions à par­tir de 2002, après la peur de l’an­thrax, et la tra­gé­die est que nous sommes main­te­nant assis dans un monde où nous avons des cen­taines de mil­lions de per­sonnes à qui on injecte une séquence infor­ma­tique sti­mu­lant les agents patho­gènes, qui est ven­du sous ce que l’Of­fice des bre­vets, la pro­fes­sion médi­cale et la FDA dans ses propres normes cli­niques ne sug­gé­re­raient pas comme un vac­cin. Mais en uti­li­sant ce terme, nous sou­met­tons main­te­nant des cen­taines de mil­lions de per­sonnes à ce qui était connu pour être en 2005 une arme biologique

Pro­blèmes de détection :

  • Il n’existe pas de variante alpha, bêta, gam­ma ou del­ta. Ce qui est déses­pé­ré­ment recher­ché, c’est un degré auquel les indi­vi­dus peuvent être contraints d’ac­cep­ter quelque chose qu’ils n’ac­cep­te­raient pas autre­ment. Il n’y a eu, dans aucune des études publiées sur ce qui aurait été la variante del­ta, une popu­la­tion R0 cal­cu­lée, qui est le taux de répli­ca­tion réel. Ce qui a été esti­mé, ce sont des simu­la­tions infor­ma­tiques. Si vous regar­dez GISAID, la source publique de télé­char­ge­ment de l’une des nom­breuses varia­tions, il n’y a eu aucune capa­ci­té à iden­ti­fier une séquence de gènes cli­ni­que­ment alté­rée qui a ensuite une varia­tion expri­mée cliniquement.
  • Cela a été un pro­blème tout au long de la pré­ten­due pan­dé­mie : nous n’a­vons aucune preuve qu’une alté­ra­tion de la séquence géné­tique ait eu une quel­conque signi­fi­ca­tion cli­nique. Il n’y a pas eu un seul article publié par qui que ce soit qui ait éta­bli que tout ce qui est nou­veau depuis novembre 2019 se dis­tingue cli­ni­que­ment de tout ce qui est anté­rieur à novembre 2019.
  • Le pro­blème avec les 73 bre­vets décrits pré­cé­dem­ment est qu’ils contiennent tous ce qui a été signa­lé comme étant nou­veau en décembre 2019 et jan­vier 2020. Même si nous devions accep­ter qu’il existe des pneu­mo­nies idio­pa­thiques, qu’il existe un ensemble de symp­tômes induits par des agents patho­gènes, nous ne pas un seul élé­ment de preuve publié qui nous indique que tout ce qui concerne la sous-clade SARS-CoV‑2 se dis­tingue cli­ni­que­ment de tout ce qui était connu et publié avant novembre 2019, dans 73 bre­vets datant de 2008.
  • Il n’y a aucune preuve que la « variante Del­ta » soit en quelque sorte dis­tincte de toute autre chose sur GISAID. Le fait que nous recher­chions une chose ne veut pas dire qu’il y a une chose, parce que nous regar­dons des frag­ments de choses. Si nous choi­sis­sons n’im­porte quel frag­ment, je pour­rais dire que je regarde ce sous-brin d’ADN ou d’ARN, ou même une pro­téine, et je pour­rais par­cou­rir le monde en disant « Oh mon Dieu ! Crai­gnez la variante Oméga ! »
  • La façon dont nous séquen­çons actuel­le­ment les génomes est un pro­ces­sus de com­po­si­tion, un entre­la­ce­ment. Pour cette rai­son, nous n’a­vons aucun point de réfé­rence pour savoir si oui ou non la chose que nous recher­chons est en fait dis­tincte, même au sens cli­nique ou génomique.
  • Si vous regar­dez les articles qui ont iso­lé la variante Del­ta et posez la ques­tion « La variante Del­ta est-elle autre chose que la sélec­tion d’une séquence dans un chan­ge­ment sys­té­ma­tique d’une autre séquence déjà divul­guée ? » – la réponse est qu’il s’a­git sim­ple­ment d’une modi­fi­ca­tion du moment où vous démar­rez et arrê­tez ce que vous appe­lez un cadre de lec­ture. Il n’y a rien de roman.
  • Nous exa­mi­nons en fait les séquences publiées et réa­li­sons que selon l’en­droit où vous cou­pez la chaîne de séquence, vous aurez la même chose ou une chose dif­fé­rente, basée sur rien de plus que sur l’en­droit où vous déci­dez d’a­na­ly­ser le clip.
  • Dans la demande de bre­vet [pour le bre­vet amé­ri­cain 7279327], lors­qu’ils parlent des brins d’ADN qu’ils appellent des numé­ros d’i­den­ti­fi­ca­tion de séquence, ils disent spé­ci­fi­que­ment que l’or­ga­nisme est une séquence arti­fi­cielle, ce qui signi­fie que ce n’est pas une séquence qui a une règle basée sur la nature, pas mani­feste pour une pro­téine déri­vée natu­relle par­ti­cu­lière ou une séquence d’ARNm qui a été iso­lée. Cha­cun d’eux est en fait une séquence syn­thé­tique arti­fi­cielle. Si vous regar­dez cha­cune d’elles, les séquences sont conti­guës dans de nom­breux cas mais se che­vauchent dans d’autres, où il s’a­git sim­ple­ment d’une déter­mi­na­tion capri­cieuse qui dit que quelque chose fait ou ne fait pas par­tie d’un cadre de lec­ture ouvert, ou fait par­tie d’une séquence oli­go­nu­cléo­ti­dique particulière.
  • C’est impor­tant parce que si nous allons exa­mi­ner ce qui est injec­té à des indi­vi­dus, nous avons besoin de la séquence exacte – pas d’une sorte de simi­laire à. Si vous regar­dez les envi­ron­ne­ments régle­men­taires de la FDA, de l’Eu­rope et du reste du monde, pour des rai­sons qui ne peuvent être expli­quées, la séquence exacte à l’in­té­rieur des injec­tions d’ARNm semble insai­sis­sable. Même si on peut nous dire qu’il y a des essais cli­niques et d’autres choses en cours, nous n’a­vons aucun moyen de véri­fier qu’une séquence com­plète est, a été ou pour­rait être fabri­quée dans l’en­ve­loppe LNP qui est injec­tée. Dès 2002, tout au long des dépôts de bre­vets en 2003 et des dépôts de mili­ta­ri­sa­tion qui ont com­men­cé en 2008, des frag­ments sont iden­ti­fiés, mais sans spé­ci­fi­ci­té, nous n’a­vons donc pas d’ex­tré­mi­tés ter­mi­nales directes des frag­ments. Nous avons des frag­ments avec des vides hypo­thé­qués, dans les­quels n’im­porte quoi pour­rait être placé.
  • L’une des rai­sons pour les­quelles les véri­fi­ca­teurs de faits ne véri­fient pas réel­le­ment les faits en matière de bre­vets est que les séquences réelles ne sont pas repré­sen­tées sous une forme numé­rique qui faci­lite cette com­pa­rai­son. Le groupe de Mar­tin a dû prendre des images du papier dac­ty­lo­gra­phié sou­mis et les coder pour faire sa propre éva­lua­tion. Vous devez recons­truire manuel­le­ment les séquences de gènes et les com­pa­rer à ce qui est télé­char­gé. C’est là que vous décou­vrez que la ques­tion de la nou­veau­té était quelque chose qui n’a pas été abor­dé – c’é­tait une illu­sion fabriquée.
  • Si ce que nous recher­chons est quelque chose que nous avons déci­dé qu’il vaut la peine de recher­cher, alors nous le trou­ve­rons dans un tas d’en­droits. Et si nous avons déci­dé que nous ne cher­chons plus une chose, alors nous ne la trou­vons pas, parce que nous ne la cher­chons pas.
  • Mar­tin a exa­mi­né cha­cune des sou­mis­sions régle­men­taires à la FDA pour déter­mi­ner quel était l’é­ta­lon-or pour obte­nir l’au­to­ri­sa­tion d’u­ti­li­sa­tion d’ur­gence, et quel frag­ment de SARS-CoV‑2 était le frag­ment offi­ciel qui était la norme com­pa­ra­tive. Le pro­blème est que vous ne pou­vez pas obte­nir une seule norme. Alors qu’est-ce que tu trouves réel­le­ment ? Si je cherche CCACGCTTTG, est-ce que j’a­joute le brin G sui­vant, ou est-ce que je vais – non non, le bit sui­vant est GTTTAGTTCG ? Là où je choi­sis de com­men­cer et de m’ar­rê­ter, je peux dire « Je l’ai trou­vé ! » ou « Je ne l’ai pas trou­vé », et je n’ai pas trou­vé de cor­res­pon­dance que j’ai pro­je­tée sur les don­nées, car j’ai choi­si de regar­der les don­nées d’une manière que je ne pou­vais pas trou­ver de correspondance.

Ten­ta­tives précédentes :

  • La grippe n’a pas quit­té la popu­la­tion humaine. La grippe était un man­dat de vac­cin pan-grip­­pal raté d’une décen­nie qui a été déses­pé­ré­ment pro­mu par les gou­ver­ne­ments du monde entier. Ils ont échoué et ils ont déci­dé que si la grippe ne tenait pas la pro­messe publique de faire en sorte que tout le monde reçoive une injec­tion, chan­geons l’agent pathogène.
  • Vous devez créer l’illu­sion de la demande, et il n’y a rien en ce moment qui crée mieux l’illu­sion de la demande que l’ur­gence d’un évé­ne­ment que vous avez fabriqué.
  • Une par­tie de la rai­son pour laquelle il était si facile pour Mar­tin de sur­veiller et de suivre cette cam­pagne par­ti­cu­lière de coer­ci­tion et de ter­reur est qu’ils l’ont déjà fait aupa­ra­vant. Lors de la réso­lu­tion de l’é­pi­dé­mie d’an­thrax, il y avait des cen­taines de mil­liers de mili­taires au Moyen-Orient, soi-disant même pour les évé­ne­ments du 11 sep­tembre 2001, nous avions deux ins­pec­teurs des postes enquê­tant sur l’an­thrax. La plus grande attaque aux armes bio­lo­giques sur le sol amé­ri­cain, et nous avions deux ins­pec­teurs des postes. Vous ne pou­vez pas vrai­ment croire que deux ins­pec­teurs des postes sont les indi­vi­dus les plus puis­sants et les plus puis­sants de l’u­ni­vers pour arrê­ter le crime. Je n’ai rien contre les ins­pec­teurs des postes, mais je peux garan­tir que si j’en­quê­tais sur une attaque bio­ter­ro­riste, je n’au­rais pas que la Poste ait deux ins­pec­teurs des postes comme équipe d’é­lite char­gée de l’en­quête. C’é­tait mal­hon­nête, et le Congrès le savait.
  • Le groupe de Mar­tin a publié une note d’in­for­ma­tion sur chaque vio­la­tion des trai­tés sur les armes bio­lo­giques et chi­miques que les gens ont signés dans le monde. Il dit où, qui, qui finance. Donc pour eux, il n’é­tait pas dif­fi­cile de com­prendre qu’il ne s’a­gis­sait pas d’une crise de san­té publique. Il s’a­gis­sait d’une cam­pagne de mar­ke­ting oppor­tu­niste visant à atteindre un objec­tif déclaré.
  • L’ex­pli­ca­tion la plus simple est sug­gé­rée par le rasoir d’Oc­cam. Les auteurs eux-mêmes ont décla­ré qu’ils devaient ame­ner le public à accep­ter une contre-mesure contre le vac­cin pan-coro­­na­­vi­­rus, et qu’ils avaient besoin des médias pour créer le bat­tage média­tique, et les inves­tis­seurs sui­vraient là où ils voyaient un profit.

Source, en juillet 2021 : https://​blog​.denis​bi​der​.com/​2​0​2​1​/​0​7​/​d​r​–​d​a​v​i​d​–​m​a​r​t​i​n​–​w​i​t​h​–​r​e​i​n​e​r​–​f​u​e​l​l​m​i​c​h​.​h​tml


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« Le déclin et la chute de l’empire Cochrane », un nouveau livre essentiel de Peter C Gøtzsche traduit en français par Ronald Mazzoleni

Chers amis,

Ronald Maz­zo­le­ni, ami belge, méde­cin et fidèle lec­teur de ce blog depuis bien long­temps, a fait l’im­mense effort de tra­duire très soi­gneu­se­ment le der­nier livre de Peter C Gøtzsche : « Le déclin et la chute de l’empire Cochrane ».

C’est for­mi­dable de rendre dis­po­nible aux fran­co­phones ce livre impor­tant (sur la cor­rup­tion tra­gique d’une grande ins­ti­tu­tion scien­ti­fique de réfé­rence), et je remer­cie Ronald du fond du coeur.

Nous avons contac­té Peter, pour lui deman­der l’au­to­ri­sa­tion de publier, il est très heu­reux que son livre soit ain­si tra­duit en fran­çais, et il l’a publié sur son propre site.

Gøtzsche Le déclin et la chute de l'empire Cochrane traduction Ronald Mazzoleni.

Livre impor­tant à télé­char­ger gra­tui­te­ment sur cette page : scien​ti​fic​free​dom​.dk/​b​o​o​ks/

Vous pou­vez aus­si le feuille­ter ici :

Je repro­duis ci-des­­sous le plan et la pré­sen­ta­tion de l’ouvrage :


Plan du livre :

Pré­sen­ta­tion de l’ouvrage
Par le traducteur
Par l’auteur
1 Intro­duc­tion
Cochrane expulse l’une de ses per­sonnes les plus connues
2 Le déclin moral de Cochrane a com­men­cé en 2011
3 Mark Wil­son, le nou­veau direc­teur géné­ral de Cochrane, s’est mon­tré hos­tile et des­truc­teur dès le pre­mier jour
4 La des­truc­tion sys­té­ma­tique des centres Cochrane par Wilson
2013 : Wil­son tue le livre d’Alan Cas­sels sur le 20e anni­ver­saire Cochrane, qui conte­nait trop de Gøtzsche
2014 : Wil­son ruine déli­bé­ré­ment ma réputation
2015 : Mon article dans le Dai­ly Mail sur les médi­ca­ments psychiatriques
2016 : Un usage appro­prié de la poli­tique de repré­sen­tant pen­dant que Wil­son était en vacances
2017 : La TV irlan­daise sur les vac­cins contre le papillomavirus
2018 : L’en-tête était pour Wil­son plus impor­tant que la cause de la mort de jeunes gens
2018 : Mon témoi­gnage d’ex­pert dans un pro­cès néer­lan­dais pour double homicide
5 Mon élec­tion au conseil de direc­tion en jan­vier 2017 et le micro­ma­na­ge­ment stu­pide de Wilson
De graves fal­si­fi­ca­tions de pro­­cès-ver­­baux de réunions à Genève en 2017
6 Cochrane au ser­vice de l’industrie
7 L’empereur s’hu­mi­lie devant son entourage
8 Wil­son inten­si­fie le conflit à l’extrême
9 Pré­pa­ra­tifs pour le simu­lacre de procès
10 Ma réponse aux cri­tiques dans mon rap­port de 66 pages à l’avocat
2003 : Lettre du copré­sident du comi­té de pilo­tage, Jim Neilson
2017 : Quand l’empereur s’est humi­lié devant son entourage
Bur­ton a men­ti de manière fla­grante dans son rap­port à l’avocat sur les déci­sions prises à Genève en 2017
11 Réponse de Wil­son à l’avocat
12 Le simu­lacre de procès

La poli­tique de repré­sen­tant : La main ten­due de Wil­son à l’in­dus­trie pharmaceutique
L’é­loge de l’a­vo­cat à l’é­gard de ceux qui l’ont payé
Ma cri­tique des drogues psy­chia­triques a été la prin­ci­pale rai­son de mon expulsion
2015 : Le débat sur Maudsley
Notre cri­tique de l’é­tude Cochrane sur le vac­cin contre le papil­lo­ma­vi­rus a contri­bué à mon expulsion
Bur­ton a pro­ba­ble­ment orches­tré des lettres de plainte dans l’af­faire du vac­cin contre le papillomavirus
Le pathé­tique théâtre ama­teur de Burton
Accu­sa­tions de har­cè­le­ment sexuel, Me Too
Com­ment pou­­vons-nous le mettre dehors et quelles sont les conséquences ?
Le final
13 Mon expul­sion et les réac­tions dans les médias
Les ins­truc­tions de Bur­ton à l’a­vo­cat étaient frauduleuses
Le cha­ra­bia de Wil­son à ma der­nière réunion des direc­teurs de centre
Le dis­cours de haine de Bur­ton lors de l’as­sem­blée géné­rale annuelle
14 Les mois suivants
Décla­ra­tions men­son­gères du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion et appels à une enquête indépendante
Les webi­naires Cochrane ont men­ti sur les rai­sons de mon expulsion
L’a­na­lyse brillante de Ham­mer­stein sur le simu­lacre de pro­cès et Cochrane
Jos Ver­beek, rédac­teur du groupe Cochrane Work, crée un contre-mouvement
15 Mark Wil­son, le direc­teur géné­ral de Cochrane, m’a fait mettre dehors de mon poste au Danemark
Lettres et articles de sou­tien pour empê­cher mon licenciement
Le plan direc­teur va au-delà de Cochrane
16 Qui était Mark Wil­son et a‑t‑il été pla­cé dans le but de détruire Cochrane ?
17 Qui était la per­sonne que Cochrane a expulsée ?
La vie après Cochrane
Vidéos de confé­rences et d’interviews


Pré­sen­ta­tion de l’ou­vrage par le tra­duc­teur (Dr Ronald Mazzoleni)

Le recru­te­ment non plou­to­cra­tique du per­son­nel poli­tique, qu’il s’a­gisse des chefs ou des par­ti­sans, est lié à cette condi­tion évi­dente que l’en­tre­prise poli­tique devra leur pro­cu­rer des reve­nus régu­liers et assu­rés. Il n’existe donc jamais que deux pos­si­bi­li­tés. Ou bien l’on exerce « hono­ri­fi­que­ment » l’ac­ti­vi­té poli­tique, et dans ce cas elle ne peut être menée que par des per­sonnes qui sont, comme on dit, « indé­pen­dantes », c’est-à-dire par des per­sonnes qui jouissent d’une for­tune per­son­nelle, avant tout par des ren­tiers. Ou bien l’on ouvre les ave­nues du pou­voir a des per­sonnes sans for­tune et, dans ce cas, l’ac­ti­vi­té poli­tique exige rému­né­ra­tion. L’homme poli­tique pro­fes­sion­nel qui vit « de » la poli­tique peut n’être qu’un pur « pré­ben­dier » ou bien encore un « fonc­tion­naire » rému­né­ré. En d’autres termes il peut per­ce­voir ses reve­nus, soit sous la forme d’ho­no­raires ou d’é­mo­lu­ments pour des ser­vices déter­mi­nés – les pots-de-vin n’é­tant qu’une forme déna­tu­rée, irré­gu­lière et for­mel­le­ment illé­gale de cette sorte de reve­nus -, soit sous la forme d’une rému­né­ra­tion fixe en nature ou en espèces, soit sous les deux formes à la fois.
Max Weber, Le savant et le politique.

Le récit qui va suivre ne traite pas de la fon­da­tion Cochrane. Certes, la col­la­bo­ra­tion connue pour ses revues de l’information médi­cale est le cadre dans lequel se sont dérou­lé les évé­ne­ments rap­por­tés. Mais les per­son­nages, les conflits et les enjeux en ques­tion se retrouvent dans bien d’autres struc­tures simi­laires. « Le déclin et la chute de l’empire Cochrane » nous offre à voir en détail le fonc­tion­ne­ment d’une telle orga­ni­sa­tion et le cours des évé­ne­ments, qui plus est par un témoin direct habi­tué à l’analyse des conflits d’intérêts.

Cochrane est une orga­ni­sa­tion à but non lucra­tif fon­dée sous la conduite de Iain Chal­mers au Royaume-Uni en 1993. Elle a pour objet le recen­se­ment, la mise à jour et l’analyse des revues sys­té­ma­tiques des études cli­niques menées dans le domaine médi­cal. Elle sélec­tionne les études sur base de leur qua­li­té métho­do­lo­gique et vise à mini­mi­ser les biais. Ces ana­lyses sont pré­sen­tées sous forme de « revues sys­té­ma­tique » ou « méta-ana­­lyses » des don­nées scien­ti­fiques sur le sujet. Même si son centre névral­gique est en Grande-Bre­­tagne, elle a été d’emblée une orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale. Des cher­cheurs du monde entier y par­ti­cipent, avec des centres natio­naux dans dif­fé­rents pays. Ces centres sont ini­tia­le­ment assez indé­pen­dants les uns des autres, et mènent leur recherche propre. Peter C Gøtzsche fait par­tie dès 1993 des cofon­da­teurs. Cette même année, il met en place le Nor­dic Cochrane Centre à Copen­hague. Très actif dans la publi­ca­tion d’analyses, il est par­ti­cu­liè­re­ment minu­tieux vis-à-vis de l’influence des inté­rêts com­mer­ciaux de l’industrie phar­ma­ceu­tique sur les études publiées, y com­pris dans les méta-ana­­lyses critiques.

***

La Col­la­bo­ra­tion Cochrane est coor­don­née par un conseil d’administration (gover­ning board) qui désigne un direc­teur géné­ral. En 2012, un nou­veau direc­teur géné­ral est enga­gé : Mark Wil­son. Celui-ci va rapi­de­ment chan­ger les habi­tudes de fonc­tion­ne­ment de Cochrane. Alors que les centres régio­naux étaient très auto­nomes, il va oeu­vrer à réduire leur indé­pen­dance au pro­fit de la direc­tion géné­rale. Il tente de ren­for­cer son contrôle direct sur ceux-là, et son inter­ven­tion­nisme se heurte à plu­sieurs res­pon­sables de centres. Il cherche à déve­lop­per une culture de la hié­rar­chie et à sup­pri­mer les fonc­tion­ne­ments démocratiques.

Il met l’accent sur l’image de la fon­da­tion. Impré­gné de l’esprit du monde des affaires, pour lui les contro­verses nuisent à l’image des marques et il faut donc les étouf­fer. Une entre­prise ne peut pas per­mettre l’expression de voix diver­gentes de la direc­tion et doit être une struc­ture auto­ri­taire. Il voit la recherche comme une acti­vi­té indus­trielle qui néces­site un inves­tis­se­ment pour abou­tir à une mar­chan­dise manu­fac­tu­rée. Il ren­force la bureau­cra­tie et la pro­cé­du­ra­li­sa­tion, et accroit le nombre d’employés. Il fixe des objec­tifs chif­frés qui doivent être res­pec­tés par les centres. Tous ces chan­ge­ments vont entrai­ner des conflits à répé­ti­tion avec Gøtzsche.

Ce der­nier a en effet des opi­nions dia­mé­tra­le­ment oppo­sées. La recherche de la véri­té scien­ti­fique passe avant tout et ne peut se com­pro­mettre. Il est néces­saire que les débats d’opinions se mènent libre­ment, sans se sou­cier des mécon­ten­te­ments per­son­nels que cela peut induire, et sans se pré­oc­cu­per d’éventuels inté­rêts éco­no­miques. Les centres doivent pou­voir mener leur acti­vi­té de recherche et de publi­ca­tion de manière auto­nome. Il est aus­si un farouche par­ti­san de la sup­pres­sion de tout conflit d’intérêt au sein de l’organisation. Il a publié de nom­breux écrits cri­tiques, notam­ment contre la pres­crip­tion abu­sive des médi­ca­ments psy­chia­trique, et pour mettre en avant les effets secon­daires du vac­cin contre le papil­lo­ma­vi­rus. Cela entraîne des contro­verses, et des lettres de mécon­ten­te­ment – notam­ment de psy­chiatres – qui par­viennent jusqu’à Wilson.

Wil­son craint de frois­ser les dona­teurs et que le com­por­te­ment de Gøtzsche, loin d’améliorer l’image de Cochrane, ne lui nuise. Il lui reproche ses prises de posi­tion publiques qui lui aliènent une par­tie du milieu médi­cal et indus­triel, comme Gøtzsche le raconte dans les pas­sages rela­tifs aux médi­ca­ments psy­chia­triques et au vac­cin contre le papil­lo­ma­vi­rus. Wil­son ne peut admettre qu’un dis­cours dis­si­dent s’écarte de sa stra­té­gie de rela­tions publiques.

En 2017, pour mettre en œuvre sa vision de la fon­da­tion et se pro­té­ger des attaques de Wil­son, Gøtzsche se fait élire au conseil d’administration. Mais en vain : en 2018, à l’occasion d’une plainte de Wil­son rela­tive à la manière dont Gøtzsche s’exprimait lors de ses inter­ven­tions, il est l’objet d’une pro­cé­dure de la part du conseil d’administration de Cochrane. Un audit est réa­li­sé par un cabi­net d’avocats à la demande de l’un des co-pré­­si­­dents, Mar­tin Bur­ton. C’est ce der­nier qui mène­ra l’essentiel du « pro­cès ». Gøtzsche consacre de nom­breuses pages au dérou­lé des débats. Les mul­tiples détails de ceux-ci et les manœuvres uti­li­sées par ses adver­saires ne sont pas d’importance fon­da­men­tale mais seront enri­chis­santes pour le lec­teur qui serait ame­né un jour à se retrou­ver dans une sem­blable situation.

La réunion du conseil d’administration est pour Gøtzsche un simu­lacre de pro­cès. Elle se base sur une enquête menée par un cabi­net d’avocat exté­rieur pour affi­cher un sem­blant d’objectivité mais les échanges sont confus, les argu­ments ne sont pas étayés et il n’est pas tenu compte des élé­ments objec­tifs recueillis. Les règles sta­tu­taires sont floues, et sont inter­pré­tées de manière variable selon les membres concer­nés, lorsqu’elles sont appli­quées. On com­prend que beau­coup ne reprochent pas réel­le­ment à Gøtzsche une action spé­ci­fique qui serait contraire aux sta­tuts mais essen­tiel­le­ment une atti­tude géné­rale. Il semble qu’aucun membre n’ait réel­le­ment lu les docu­ments qu’il apporte à sa défense. Il lui est repro­ché de man­quer de soli­da­ri­té à l’intérieur de la col­la­bo­ra­tion. En effet, pour cer­tains, les diver­gences d’opinions scien­ti­fiques devraient être confi­nées à l’intérieur et ne pas être mises sur la place publique. L’expression de l’opinion de Cochrane doit paraître consen­suelle. Gøtzsche a une atti­tude peu diplo­mate qu’il recon­nait volon­tiers, ce qui va lui alié­ner plu­sieurs membres. Ses adver­saires n’hésitent pas à uti­li­ser ou contour­ner les règles selon leur inté­rêt, ce qui équi­va­lait à de la dif­fa­ma­tion. Des accu­sa­tions men­son­gères sont por­tées par Wil­son et Bur­ton. On voit cer­tains membres céder pro­gres­si­ve­ment à l’accusation par faci­li­té, par esprit de groupe, ou par crainte.

Après un long débat, la pro­cé­dure abou­tit fina­le­ment à l’exclusion de Gøtzsche de l’organisation. En réac­tion, quatre membres du conseil démis­sionnent, un grand nombre de cri­tiques internes et externes à Cochrane se mani­festent, et de nom­breuses per­son­na­li­tés quittent la col­la­bo­ra­tion. Gøtzsche tente de faire valoir son bon droit devant l’Assemblée Géné­rale mais rien n’y fait, la machi­ne­rie fini­ra de l’éliminer. De nou­velles élec­tions par­tielles auront bien lieu mais leur orga­ni­sa­tion et l’information sont contrô­lées par la direc­tion de Wil­son. Pour par­ache­ver la débâcle, sur pres­sion de la direc­tion de Cochrane, l’hôpital public qui emploie Gøtzsche au Dane­mark le licencie.

***

Pour Gøtzsche, son exclu­sion est le fruit d’une cam­pagne de mani­pu­la­tions et de men­songes de Wil­son sur l’ensemble du conseil d’administration et de la fon­da­tion. L’orgueil et la per­son­na­li­té de Wil­son le pous­saient à éta­blir un contrôle total de la struc­ture pour ser­vir son ambi­tion. Il lui a été pos­sible d’asseoir ce contrôle parce qu’il pou­vait faire pres­sion, avec l’appui de Bur­ton, sur le petit nombre de déci­deurs consti­tuant le conseil d’administration. Gøtzsche, consi­dé­rant que si Wil­son pou­vait mai­tri­ser le conseil, il ne pour­rait rien contre l’ensemble des col­la­bo­ra­teurs de Cochrane, et que lui Gøtzsche pour­rait faire contre­poids en aler­tant sur sa cause et en fai­sant appel à l’assemblée géné­rale. Ce fut en vain.
Mais ces expli­ca­tions indi­vi­duelles ne sont pas plei­ne­ment satisfaisantes.

C’est le conseil d’administration qui ini­tia­le­ment avait pour pro­jet de ren­for­cer la cen­tra­li­sa­tion du pou­voir au sein de la Col­la­bo­ra­tion et de doper la récolte de fonds et a recru­té et sélec­tion­né Wil­son pour ce faire. Toutes les déci­sions prises par le conseil d’administration le sont à la majo­ri­té. Lorsque Wil­son vou­lait pous­ser à des déci­sions à l’encontre de Gøtzsche, il a trou­vé une majo­ri­té de ses membres prêts à voter en ce sens. C’est l’ensemble du conseil qui mène le « pro­cès », et la majo­ri­té exclut Gøtzsche. Wil­son ne fait pas par­tie du conseil d’administration. Gøtzsche évo­quant Bur­ton et Wil­son parle de fri­pouilles (scoun­drel) indi­vi­duelles, mais c’est tout le vice de l’organisation qui a mené à cette situation.

Il y a en fait un conflit de valeurs et de vision du monde qui divise les acteurs du drame.

Gøtzsche se voit au ser­vice d’une cause. Il veut com­battre la cor­rup­tion et que Cochrane influe sur la prise de déci­sions poli­tiques. Wil­son, lui, veut assu­rer les ren­trées finan­cières, offrir de Cochrane une image lisse et ne pas inter­ve­nir dans le débat poli­tique. Bur­ton veut assu­rer sa carrière.

De la vont décou­ler des atti­tudes dif­fé­rentes : alors que Wil­son et Bur­ton mettent en avant le res­pect de l’autorité contre ce que Gøtzsche estime être l’esprit de Cochrane : la libre cri­tique de tous.

Il est révé­la­teur qu’au cours des débats, la copré­si­dente affirme que « l’ancien régime » est celui ou tout le monde est libre d’exprimer ses opi­nions. Il y a au sein de Cochrane une culture du sou­tien mutuel entre ses membres. Ce qu’il est repro­ché à Gøtzsche, c’est d’agir de manière per­son­nelle, de pour­suivre ses objec­tifs indé­pen­dam­ment de ceux des autres, ne pas avoir le sens du com­pro­mis, ne pas être cla­nique (club­bish). Il n’hésite pas à cri­ti­quer d’autres membres et groupes de la Col­la­bo­ra­tion s’il estime que leurs tra­vaux ont des failles scien­ti­fiques. On remar­que­ra qu’à plu­sieurs reprises, Gøtzsche s’identifie à un résis­tant face au nazisme ou au sta­li­nisme, ce qui ne peut qu’écarter toute solu­tion de compromis.

Les pro­blèmes struc­tu­rels de la Col­la­bo­ra­tion Cochrane sont de deux ordres.

Pre­miè­re­ment, il n’y a pas de pro­cé­dures bien défi­nies, notam­ment pour évi­ter les abus de pou­voir. Les ini­tia­teurs de la Col­la­bo­ra­tion, tout à leur enthou­siasme des débuts, n’avaient pas envi­sa­gé que des situa­tions de tels abus se déve­loppent. On voit que les règles ne sont pas appli­quées sys­té­ma­ti­que­ment, mais uni­que­ment quand elles servent à la répres­sion par le pou­voir. Il y a deux poids deux mesures, selon le bon vou­loir des prin­ci­paux diri­geants. Or, les règles ne sont rien sans la volon­té des indi­vi­dus de les faire respecter.

Il n’y a notam­ment pas de pro­cé­dure de des­ti­tu­tion d’un conseil d’administration dys­fonc­tion­nel ou de moyen de le contre­ba­lan­cer. L’assemblée géné­rale est impuis­sante face au petit nombre des lea­ders bien déci­dé à faire pré­va­loir ses posi­tions. Le conseil d’administration est certes élu, mais la direc­tion a tout le contrôle sur le dérou­lé des élec­tions : elle désigne son propre conseil d’administration, les centres étant dis­per­sés, ils n’ont pas une vision d’ensemble de la situa­tion et des rap­ports de force.

Secon­de­ment, il n’y a pas de modèle éco­no­mique viable. Il est basé essen­tiel­le­ment sur le béné­vo­lat. Gøtzsche part du prin­cipe que les col­la­bo­ra­teurs se sont enga­gés au nom d’un idéal, et qu’il y aura tou­jours des béné­voles pour pour­suivre le tra­vail qu’il a fait. Pour Gøtzsche, si Cochrane ne peut sur­vivre sans finan­ce­ment de l’industrie, elle doit mou­rir. Mais il est assez iso­lé sur cette posi­tion. Per­sonne en effet par­mi les col­la­bo­ra­teurs n’a de res­sources finan­cières à consa­crer à Cochrane, tout le monde est béné­vole et vit de sub­ven­tions faites pour d’autres buts. Lors de la pro­cé­dure de recru­te­ment qui a mené à l’entrée en fonc­tion de Wil­son, l’un des pro­blèmes qui se posait et que les membres du conseil d’administration de l’époque vou­laient amé­lio­rer était la récolte de fonds. Wil­son avait mis en avant ses apti­tudes dans ce domaine. Il consi­dère qu’on ne peut pas comp­ter entiè­re­ment sur le volon­ta­riat pour moti­ver les cher­cheurs, qu’il est néces­saire de gérer Cochrane comme une entre­prise, avec des tra­vailleurs qui four­nissent un pro­duit – l’analyse cri­tique – en échange d’une rému­né­ra­tion. Dans cette vision, il est néces­saire d’avoir des res­sources finan­cières pérennes pour main­te­nir une acti­vi­té au long cours. Celle-ci doivent venir soit d’acteurs publics soit d’acteurs pri­vés. Wil­son est à la recherche de spon­sors. Il lui faut donc une fon­da­tion qui a une image attrac­tive pour ceux-ci. Pour qu’une entre­prise soit finan­cée par des sub­sides, il faut soi­gner son image. Pour avoir une bonne image, il faut évi­ter les conflits, et donc il faut une ges­tion coor­don­née et cen­tra­li­sée. Il tente d’améliorer les rela­tions avec l’industrie phar­ma­ceu­tique pour assu­rer ce finan­ce­ment. Or, l’industrie comme dona­teur a des buts oppo­sés à ceux de Cochrane. Et les pou­voirs publics, eux, peuvent avoir des conver­gences avec la Col­la­bo­ra­tion, mais ont de mul­tiples inté­rêts qui pour­ront être plus prioritaires.

Cochrane se trouve ain­si dans une situa­tion où elle pour­suit plu­sieurs buts. D’une part trou­ver un mode de finan­ce­ment régu­lier, et mettre en place une cer­taine manu­fac­ture de son « pro­duit », les méta-ana­­lyses. Pour cela, il est néces­saire d’adopter un pro­fil plus entre­pre­neu­rial, et aban­don­ner le modèle d’organisation libre et décen­tra­li­sée pour une orga­ni­sa­tion plus hié­rar­chi­sée, où la stra­té­gie d’entreprise est déci­dée et clai­re­ment défi­nie. Cet objec­tif de finan­ce­ment néces­site aus­si de tenir compte des autres acteurs éco­no­miques et notam­ment les indus­tries phar­ma­ceu­tiques, qui ne sub­ven­tion­ne­raient pas une struc­ture trop cri­tique de leur acti­vi­té. Des membres de Cochrane estiment que sans membres en conflit d’intérêts, il n’est pas pos­sible de faire le tra­vail d’analyse. D’autre part, en paral­lèle, Cochrane doit pour­suivre le but pour lequel elle a été créée, c’est-à-dire ras­sem­bler les don­nées scien­ti­fiques rela­tives à la prise en charge des mala­dies et en faire des syn­thèses cri­tique. Cela néces­site de neu­tra­li­ser les biais exis­tants liés aux inté­rêts éco­no­miques, biais pré­sents tant dans les études publiées que dans le chef des cher­cheurs de Cochrane ame­nés à exa­mi­ner ces publi­ca­tions. Iné­luc­ta­ble­ment, à cer­tains moments, ces deux buts viennent à s’opposer.

Ces ques­tion­ne­ments sur le pou­voir et le finan­ce­ment n’ont émer­gé au sein de Cochrane qu’une fois la situa­tion déjà ver­rouillée. Gøtzsche, lui, a fini par fon­der un ins­ti­tut basé sur le finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif. Suite à la crise, d’autres membres déve­loppent une réflexion ins­ti­tu­tion­nelle. Les 4 prin­cipes que Jos Ver­beek pro­pose résument les pro­blèmes qu’il est néces­saire de résoudre :

1 Créer une culture de dis­cus­sion ouverte
2 Se recen­trer sur le coeur de Cochrane
3 Accroître la par­ti­ci­pa­tion des membres de Cochrane
4 Trou­ver un meilleur modèle éco­no­mique pour Cochrane.

Le pro­blème de Cochrane était struc­tu­rel. Gøtzsche aurait peut-être pu évi­ter l’exclusion par des solu­tions indi­vi­duelles, en amé­lio­rant des rela­tions inter­per­son­nelles, ou en ame­nant plus d’acteurs-clés sur ses posi­tions. Mais le conflit aurait resur­gi ultérieurement.

***

Le pro­blème de toute orga­ni­sa­tion qui veut agir dans la socié­té peut donc se résu­mer de la manière sui­vante. Les inci­tants à l’action sont limi­tés, d’autant si cette action implique de s’opposer à des puis­sances ins­tal­lées. Soit la moti­va­tion est intrin­sèque : les acteurs s’investissent par pas­sion, par sens de la mis­sion. Peu leur importe la rému­né­ra­tion maté­rielle. Ils sont alors voués à mener un com­bat dans la fru­ga­li­té, à moins qu’ils ne dis­posent d’une for­tune per­son­nelle préa­lable qui leur per­met de mener leur com­bat à titre gra­cieux. Dans les deux cas, le nombre de per­sonnes qui peuvent être ain­si recru­té est limi­té, et l’organisation est condam­née à res­treindre ses ambi­tions. Soit on fait appel à des inter­ve­nants dont la moti­va­tion est extrin­sèque, c’est-à-dire qu’ils sont prêts à s’engager dans l’action, mais à condi­tion de per­ce­voir une rému­né­ra­tion. Ce recru­te­ment per­met à l’organisation d’élargir ses buts. Mais se pose alors la ques­tion du finan­ce­ment. Il est pos­sible de choi­sir de recher­cher un finan­ce­ment par des acteurs pri­vés ou des acteurs publics. Mais dans les deux cas, l’organisation se met dans la main du mécène. Elle ne peut plus espé­rer avoir des buts propres mais doit en per­ma­nence faire des com­pro­mis entre ceux-ci et ceux de ses dona­teurs, buts qui ne se confondent jamais entiè­re­ment avec ceux de l’organisation.

Le moyen – le main­tien de l’organisation – devient plus impor­tant que la fin – ce pour quoi l’organisation a été ima­gi­née au départ. Deux pré­oc­cu­pa­tions s’opposent alors : la soli­da­ri­té au sein de l’organisation face à l’extérieur entre en conflit avec la néces­si­té de la libre cri­tique interne. La direc­tion cen­trale sou­haite accroitre son pou­voir déci­sion­naire et le jus­ti­fie par un sou­ci d’efficacité. Conco­mi­tam­ment, les sala­riés de l’organisation et tout ceux à qui elle per­met de sub­sis­ter sou­haitent la sta­bi­li­té et la péren­ni­sa­tion de la situa­tion. Ils sont réti­cents à toute prise de risque et toute cri­tique qui pour­rait fra­gi­li­ser l’organisation. Pro­gres­si­ve­ment la cen­tra­li­sa­tion du pou­voir s’accroit, et les ambi­tions s’éloignent de la mis­sion initiale.

***

L’opinion géné­rale est que les pro­fes­sion­nels de la science agissent pour le bien public. À l’extérieur comme à l’intérieur du monde de la recherche médi­cale, la norme atten­due est que les tra­vaux publiés soient vrais et hon­nêtes. Mais on ne peut comp­ter sur l’honnêteté que si les acteurs de la recherche ont une voca­tion dés­in­té­res­sée pour la véri­té. Et celle-ci ne peut émer­ger que si le sys­tème pro­meut la liber­té d’expression des cri­tiques et l’égal accès à l’espace de discussion.

De la manière dont la recherche cli­nique est construite, les acteurs qui cherchent à faire pré­va­loir la véri­té sont en situa­tion défa­vo­rable face à d’autres enjeux concur­rents tels que les ques­tions de pou­voir où d’accès au finan­ce­ment. Les situa­tions telles que celle de la fon­da­tion Cochrane ne peuvent que se mul­ti­plier, et la confiance de l’opinion ne peut que s’éroder face à de tels orga­nismes où la trom­pe­rie devient la norme. La recherche cli­nique rejoin­dra alors la longue liste des cor­po­ra­tions dont le public n’attend rien de positif.

Dr Ronald Maz­zo­le­ni, tra­duc­teur, février 2023.


Pré­sen­ta­tion de l’ou­vrage par l’auteur (Peter C Gøtzsche) :

Ceci est l’his­toire de la cor­rup­tion ins­ti­tu­tion­nelle et de la trans­for­ma­tion rapide d’une démo­cra­tie pros­père en une tyran­nie bru­tale. Cela explique pour­quoi l’une des orga­ni­sa­tions les plus impor­tantes de tous les temps dans le domaine de la san­té, la Cochrane Col­la­bo­ra­tion, semble main­te­nant vouée à l’é­chec parce que la mau­vaise per­sonne a été embau­chée comme direc­teur géné­ral en 2012. Il a sys­té­ma­ti­que­ment détruit Cochrane, en par­ti­cu­lier les centres Cochrane très res­pec­tés, et un conseil d’ad­mi­nis­tra­tion faible l’a lais­sé faire. En avril 2021, il est sou­dai­ne­ment par­ti sans mes­sage d’a­dieu, sept jours avant que le bailleur de fonds bri­tan­nique n’an­nonce une impor­tante coupe bud­gé­taire. Beau­coup de choses qu’il fai­sait étaient très bizarres et dif­fi­ciles à com­prendre. Quelques jour­na­listes se sont donc deman­dé : avait-il des amis puis­sants dans l’in­dus­trie de la drogue ? A‑t‑il été pla­cé pour détruire Cochrane ?

La liber­té scien­ti­fique est constam­ment atta­quée, en par­ti­cu­lier dans le domaine de la san­té, qui est domi­né par l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique et d’autres groupes d’in­té­rêts. Les per­sonnes qui disent la véri­té au Pou­voir peuvent être démis de leurs fonc­tions. Cela m’est arri­vé. La prin­ci­pale rai­son pour laquelle Cochrane m’a expul­sé était que j’a­vais démon­tré dans mes recherches que les médi­ca­ments psy­chia­triques font plus de mal que de bien (1), ce que le grand public dit éga­le­ment lors­qu’il est inter­ro­gé. Vous pou­vez télé­char­ger gra­tui­te­ment mon « Cri­ti­cal Psy­chia­try Text­book ». L’autre rai­son était que j’a­vais publié ma cri­tique de la pres­ti­gieuse revue Cochrane des essais de vac­cins contre le papil­lo­ma­vi­rus dans une revue scien­ti­fique (2).

Je crois qu’il est impor­tant de faire un film docu­men­taire à ce sujet. Je tra­vaille en par­te­na­riat avec le réa­li­sa­teur de docu­men­taires pri­mé Janus Bang, de Facts Film à Fre­de­ri­cia, au Dane­mark, qui a mon­tré plu­sieurs de ses docu­men­taires à la télé­vi­sion danoise. Il a des prises de vue remon­tant à 2015. J’ai des copies des enre­gis­tre­ments secrets du simu­lacre de pro­cès de Cochrane où je n’é­tais pas auto­ri­sé à être pré­sent et à me défendre contre les nom­breuses fausses allé­ga­tions inven­tées contre moi lors du simu­lacre de pro­cès après que le propre avo­cat de Cochrane m’ait dis­cul­pé. J’ai docu­men­té tout cela en détail dans deux livres (3,4). J’ai don­né une confé­rence en 2019 pour les méde­cins de Cross­Fit aux États-Unis à pro­pos de mon expulsion.

Cette période sombre de la science médi­cale où une ins­ti­tu­tion autre­fois digne de confiance s’est acquit­tée de sa tâche d’une manière qui reflète le fonc­tion­ne­ment de l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique doit être lar­ge­ment connue. Janus et moi pen­sons que le film sus­ci­te­ra beau­coup d’in­té­rêt. Nous espé­rons que vous sou­tien­drez le film, afin qu’il puisse être réa­li­sé. Les dons ser­vi­ront à cou­vrir les frais de pro­duc­tion. Vous pou­vez faire un don via ce lien : https://​www​.gofundme​.com/​f​/​f​i​l​m​–​a​b​o​u​t​–​t​h​e​–​l​a​c​k​–​o​f​–​s​c​i​e​n​t​i​f​i​c​–​f​r​e​e​dom.

Peter C Gøtzsche.


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Étienne Chouard : « Nous sommes dans une prison politique et tout le monde s’en fout ! » (entretien avec Nexus)

« Erre­ments de la démo­cra­tie, crise des ins­ti­tu­tions, Consti­tu­tion de 1958 « tru­quée », 3e guerre mon­diale. Dans un entre­tien de 80 minutes qu’il a accor­dé au maga­zine Nexus, Étienne Chouard parle sans masque. Cet ancien pro­fes­seur de droit et d’économie s’est sur­tout fait connaître lors de la crise des gilets jaunes en 2018 avec une idée en tête : convaincre la popu­la­tion de la néces­si­té d’un RIC, un réfé­ren­dum d’initiative citoyenne. Étienne Chouard estime en effet que le pou­voir du peuple a été volé par les poli­tiques en rai­son « d’absences » dans le texte de la Consti­tu­tion de 1958.
Une inter­view pour Nexus au micro d’Ar­mel Jou­bert des Ouches. »

Pouvoir, démocratie et liberté – TheSwissBox avec Etienne CHOUARD (EN DIRECT)

Chers amis,

Je reviens de Suisse où j’ai ren­con­tré Antoine qui tient la chaine TheS­wiss­Box.

Voi­ci l’en­re­gis­tre­ment de notre conversation.

Bien à vous tous.

Étienne.

PS : si l’un d’entre vous veut bien, tout en décou­vrant la vidéo, noter les minutes où nous trai­tons d’un nou­veau sujet impor­tant, ce sera très utile pour cha­pi­trer l’en­tre­tien.
Exemple :
12:30 Défi­ni­tion de l’é­tat de droit
Mer­ci d’avance.

« Manger les riches » – Entretien Kall Reco avec Etienne Chouard

Bon­jour à tous.

Un jeune homme est pas­sé cet hiver à la mai­son pour un entre­tien un peu par­ti­cu­lier : pas d’i­mage, rien que du son, un beau son.

Cet entre­tien en pod­cast est ori­gi­nal, je vous le recommande.
Pen­dant la der­nière demi-heure, notam­ment, je décris les grandes lignes d’un monde ren­du meilleur grâce à une consti­tu­tion d’o­ri­gine citoyenne.

Vous me direz ?

Étienne.