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ACN24 : Des nouvelles chouettes de la démocratie qui monte des communes – Atelier constituant Nexus #24 avec Raphaël Robbe (Portail municipal démocrate), Bertrand Candoré (GV de Pau), Marc, Léo et Nathanaël

Chers amis, Ce soir, mer­cre­di 18 avril 2026 à 18 h, juste après le pre­mier tour des élec­tions muni­ci­pales, nous allons rece­voir Raphaël Robbe (du Por­tail muni­ci­pal démo­crate), Ber­trand Can­do­ré (remar­quable Gen­til Virus démo­cra­tique à l’o­ri­gine de la can­di­da­ture démo­cra­tique à Pau), avec Marc, Léo et Nath, pour vous racon­ter les bonnes nou­velles — et aus­si les décep­tions, et les leçons à en tirer — à pro­pos des listes de can­di­dats démo­crates (pro­po­sant une consti­tu­tion com­mu­nale qui garan­tit à…

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Mumble Constituant : réécrire la Constitution pour reprendre le pouvoir, avec Léo Girod et Étienne Chouard chez Akina (La Bonne Nouvelle), 12 mars 2026

Ren­dez-vous ce soir, 20h30, chez Aki­na 🙂 https://​www​.you​tube​.com/​l​i​v​e​/​u​U​I​4​1​I​n​C​znM Des­crip­tion de l’é­vé­ne­ment sur la chaîne : Depuis des années, nous mani­fes­tons, nous signons des péti­tions, nous dénon­çons les scan­dales… Mais une ques­tion demeure : pour­quoi rien ne change vrai­ment ? Et si le pro­blème n’était pas seule­ment les déci­sions poli­tiques… mais les règles du jeu elles-mêmes ? Qui écrit les règles du pou­voir ? Pour­quoi ce sont tou­jours ceux qui gou­vernent qui écrivent les règles qui…

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For­mat grille – For­mat articles complets

Réflexion constituante #1 avec « Jack Angaräa » (Joannes Itiaty) de Nouvelle-Calédonie

Notre premier entretien de réflexion constituante

J’ai par­lé hier, jeu­di, avec Joannes, en com­pa­gnie de Léo. Nous avons conve­nu d’enregistrer notre conver­sa­tion, pour le cas où elle nous semble utile au bien com­mun, c’est pour­quoi je vous donne aujourd’hui connais­sance de cette pre­mière réflexion constituante :
Chers amis,

J’ai décou­vert avant-hier un live éton­nant, éclai­rant, sur la situa­tion en Nou­velle Calé­do­nie, et je l’ai relayé :

Cet homme s’ap­pelle Johannes Itia­ty (Jack  Angaräa, c’est le nom de son grand-père, fusillé).

Son live est pas­sion­nant, don­nant un éclai­rage très dif­fé­rent de ce qu’on entend tous les jours sur les médias men­teurs, pen­sée emblé­ma­tique d’une aspi­ra­tion popu­laire consti­tuante, une pen­sée poli­tique pro­fonde, paci­fiante… en révolte contre les men­songes, magouilles, rackets et impos­tures du sys­tème d’ex­ploi­ta­tion par­le­men­taire, et en quête d’une auto-ins­­ti­­tu­­tion de sa société.

Voi­ci le tweet en question :

Marseille, 28 mai 2024, 20h, conférence-débat : Souveraineté nationale ? Souveraineté populaire ? OK mais, bon sang, QUI VA L’ÉCRIRE ?

Chers amis,

Je vous donne ren­­dez-vous à Mar­seille, le 28 mai pro­chain, pour par­ler concrè­te­ment de sou­ve­rai­ne­té.

affiche conf Marseille 28 mai 2024 Bon sang ! Qui va écrire la souveraineté populaire

D’une cer­taine façon, j’ai deux mots à dire à tous les sou­ve­rai­nistes en peau de lapin à qui je reproche :

1) d’a­do­rer l’é­lec­tion — qui est pour­tant, par défi­ni­tion, une pro­cé­dure où chaque élec­teur renonce tota­le­ment à sa propre souveraineté,

2) de se méfier du RIC — qui est pour­tant la seule pro­cé­dure de sou­ve­rai­ne­té popu­laire digne de ce nom en régime représentatif,

et sur­tout, 3) de ne consa­crer AUCUN effort à la réflexion sur le pro­ces­sus consti­tuant capable de faire adve­nir la sou­ve­rai­ne­té qu’ils pré­tendent espé­rer : QUI VA INSTITUER cette fichue sou­ve­rai­ne­té, qu’elle soit natio­nale ou popu­laire ? C’est la ques­tion que je vais vous poser.

Il faut s’ins­crire, c’est ici : https://​fra​ma​forms​.org/​c​o​n​f​e​r​e​n​c​e​–​e​t​i​e​n​n​e​–​c​h​o​u​a​r​d​–​a​–​m​a​r​s​e​i​l​l​e​–​1​7​1​3​8​5​6​918 Vous pou­vez don­ner des infos fan­tai­sistes, bien sûr pour le nom, pré­nom et télé­phone, mais il faut don­ner un email valide parce que c’est par mail (si j’ai bien com­pris 🙂) qu’on vous enver­ra l’a­dresse pré­cise du rendez-vous.

Pour ceux qui ne pour­ront pas être là avec nous, un live est pré­vu : https://​www​.face​book​.com/​r​s​i​.​m​e​d​i​a​.​l​ive

 

Au plai­sir de vous y retrou­ver, pour par­ler de consti­tu­tion d’o­ri­gine citoyenne, donc.

Étienne.

La vidéo de cette ren­contre est  : https://​www​.chouard​.org/​2​0​2​4​/​0​6​/​2​7​/​s​o​u​v​e​r​a​i​n​e​t​e​–​p​o​p​u​l​a​i​r​e​–​o​u​–​n​a​t​i​o​n​a​l​e​–​o​k​–​m​a​i​s​–​b​o​n​–​s​a​n​g​–​q​u​i​–​v​a​–​l​e​c​r​i​r​e​–​c​o​n​f​e​r​e​n​c​e​–​d​e​t​i​e​n​n​e​–​c​h​o​u​a​r​d​–​a​–​m​a​r​s​e​i​l​l​e​–​2​8​–​m​a​i​–​2​0​24/

 

ON EST DANS UNE PRISON POLITIQUE, ÉVADONS-NOUS ! Et puis on se disputera APRÈS ! L’Évasion passe par la Constitution !

Le MCP invite tous les démo­crates à s’inscrire à son maillage ter­ri­to­rial, pour conver­ger vers une unique reven­di­ca­tion : le Pro­ces­sus Consti­tuant Popu­laire Per­ma­nent (PCPP), c’est-à-dire… la Démocratie !
▶️ Rejoindre le MCP : https://​www​.mou​ve​ment​-consti​tuant​-popu​laire​.fr/​p​a​r​t​i​c​i​p​e​r​/​m​a​i​l​l​age

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Le combat pour une démocratie véritable : instituer le pouvoir des citoyens avec le RIC – Vidéo : DEVENIR UN ADULTE POLITIQUE

J’ai répon­du récem­ment aux ques­tions de Kate, pour le Média en 4−4−2, et voi­ci leur (gen­tille) pré­sen­ta­tion et la vidéo qui vient d’être publiée :

Le combat d’Étienne Chouard pour une démocratie plus juste : Redonner le pouvoir aux citoyens avec le RIC

Dans cette nou­velle inter­view du Média en 442, notre jour­na­liste Kate donne la parole à Etienne Chouard, ancien pro­fes­seur de droit et d’é­co­no­mie et mili­tant poli­tique depuis plus de 20 ans. Il sera ques­tion du RIC, du Plan C et du tirage au sort comme moyens de redon­ner le pou­voir aux citoyens.

Étienne Chouard, mili­tant poli­tique, dis­cute du RIC, du Plan C et du tirage au sort comme moyens de redon­ner le pou­voir aux citoyens.

.

Étienne Chouard est connu pour son franc-par­­ler et son achar­ne­ment à défendre des causes qu’il consi­dère justes. Dans cet entre­tien, nous avons abor­dé avec lui les sujets qui lui tiennent à cœur, notam­ment le RIC (réfé­ren­dum d’initiative citoyenne) et ce qu’il appelle le plan C : une Consti­tu­tion écrite par et pour les citoyens. Le pro­fes­seur est convain­cu que ces deux outils sont essen­tiels pour redon­ner le pou­voir aux citoyens et pour construire une socié­té plus juste et plus démocratique.

Nous avons éga­le­ment dis­cu­té de l’actuel sys­tème élec­to­ral, qui selon lui, est une véri­table héré­sie. Le tirage au sort est le plus juste et répond à toute légi­ti­mi­té citoyenne. Redon­ner le plein pou­voir aux citoyens, voi­ci ce que prône Etienne Chouard.

Cette inter­view est une occa­sion unique d’en savoir plus sur l’un des mili­tants les plus pas­sion­nés et les plus enga­gés de notre époque, qui nous explique com­ment retrou­ver notre auto­no­mie politique.

Pour Ainsi Dire – 39 – Conversation avec Étienne Chouard : 5. Monnaie

Nos dis­cus­sions conti­nuent, éton­nantes, enri­chis­santes (à mon goût), entre un liber­ta­rien anar-capi­­ta­­liste et un démo­crate keynésien 🙂
Cette fois-ci, on s’empaille (sans mal­veillance) sur le sujet cen­tral de la monnaie.
Vos com­men­taires sont sou­vent très inté­res­sants (sur la chaine You­Tube, sur le blog, sur Twit­ter X et ailleurs),
mer­ci à tous pour votre intel­li­gence construc­tive, sou­vent dévouée à la jus­tice et à la paix, avec cha­cun son chemin🙏
Étienne.

Interdit d’interdire – Le référendum d’initiative citoyenne en débat [Vidéo supprimée ou censurée]

Cette vidéo impor­tante (de jan­vier 2019) ayant com­plè­te­ment dis­pa­ru du web, je la repu­blie ici, sur ma propre chaîne Youtube :
Aus­si­tôt recen­su­rée par You­Tube 🙄, il fau­dra aller sur Ody­see pour la voir :

Sur le Blog, je l’an­non­çais ici : https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​9​/​0​1​/​0​6​/in…
Invi­té chez Tad­déï, sur RT France (Inter­dit d’Interdire en direct de 19 h à 20 h), pour défendre le RIC et les
#Gilets­Jau­nes­Cons­ti­tuants, face à une per­son­na­li­té (prof de droit public) qui n’y est pas favorable.
Enfin une contro­verse sur le fond (nos ins­ti­tu­tions et la légi­ti­mi­té du peuple en poli­tique en toutes matières) !
Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :   / 10156836965417317   ▶️
Pour pas­ser à l’ac­tion : https://​www​.chouard​.org/​a​gir ▶️
Pour faire un don : https://​www​.chouard​.org/​don ▶️
Pour s’a­bon­ner :
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🔗 SITE :
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🎧 DISCORD :
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Pour Ainsi Dire – 39 – Conversation avec Étienne Chouard : 4. Propriété Privée

Chers amis,

Je viens de pas­ser un bon moment, à nou­veau, avec deux per­sonnes (Laurent et Domi­nique) qui pensent presque tout dif­fé­rem­ment de moi (tous les deux sont farou­che­ment oppo­sés à l’i­dée d’un État char­gé de défendre l’in­té­rêt géné­ral, concept dont ils réfutent même l’exis­tence) mais sans mal­veillance, ce qui nous per­met à tous de progresser.

Cette fois, on essaie de se concen­trer sur LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE :
Peut-elle ou même doit-elle être limi­tée ? Par qui ? Pour­quoi ? Avec quelle légitimité ?
Est-il bon ou com­plè­te­ment sui­ci­daire de per­mettre l’ac­cu­mu­la­tion du capi­tal sans limite ?
Les liber­ta­riens conçoivent-ils l’i­dée d’A­BUS de droit (ici de propriété) ?

Bien sûr, on n’a fait qu’ef­fleu­rer le sujet, et plu­sieurs sujets connexes (comme le prin­cipe de non-agres­­sion, et aus­si ce qui me semble être un « fana­tisme des anar­caps »), mais j’ai trou­vé cette conver­sa­tion utile et inté­res­sante, comme les précédentes.

Vous me direz ?

Étienne.

Discussion en direct avec Thomas Wroblevski au sujet de l’amélioration de la démocratie Suisse

Discussion en direct avec questions du public le 28 avril 2024 à 14h30 sur youtube à ce lien.

Des­crip­tion :

« Moder­no­cra­tie est une orga­ni­sa­tion en déve­lop­pe­ment en Suisse et consti­tuée sous la forme d’une asso­cia­tion. Le but est d’ins­ti­tuer la puis­sance poli­tique du peuple pour limi­ter (ou mettre un terme) les abus de pou­voir. La Suisse est répu­tée pour son droit d’i­ni­tia­tive consti­tu­tion­nelle et son réfé­ren­dum (veto). Heu­reu­se­ment les suisses ont le droit et mal­heu­reu­se­ment, les suisses ne peuvent pas. Avoir le droit et avoir le pou­voir sont deux choses tota­le­ment dif­fé­rentes. ça coûte trop cher et il n’y a aucune aide publique. L’exer­cice de ces droits est réser­vé à ceux qui ont l’argent pour le faire. C’est démo­cra­tique ça ? Bien sûr que non ! L’é­cra­sante majo­ri­té des vota­tions sont déclen­chées par les par­tis poli­tiques donc en l’é­tat, ces droits démo­cra­tiques sont sur­tout uti­li­sé par les pou­voirs ploutocratiques.
Moder­no­cra­tie pro­pose une stra­té­gie qui per­met­tra de rendre ces droits acces­sible à tous, quelques soient les orien­ta­tions poli­tiques ou la taille du porte-monnaie.
Com­ment ? Nous en dis­cu­te­rons pen­dant ce live. »

Le processus constituant à la loupe – Politoscope TV (BETA)

Merci à Frédéric Bascuñana et à Space Agora pour cet entretien

Ce Mer­cre­di 10 avril, nous avions enre­gis­tré un « salon vocal sur X, en com­pa­gnie d’ @Etienne_Chouard – vous pou­vez retrou­ver nos lives en sui­vant les comptes @Space_Agora ou @parrhesiaste_fr (Fred Bas­cuña­na) pour inter­agir avec les invités.
Nous avons ce soir-là abor­dé de manière concrète le pro­ces­sus consti­tuant et ses avantages.

Som­maire :

14:43 Du carac­tère incon­tour­nable de la pra­tique des ate­liers Consti­tuants (si l’on veut gagner)
16:36 Les objec­tions les plus fré­quentes et com­ment y répondre
25:41 Les médias mettent-ils en scène les conflits ? Ou artificiellement ?
29:20 Qu’est-ce qu’une Consti­tu­tion, et com­ment abor­der sa réécriture ?
2:48 Com­ment sor­tir de notre pri­son infantilisante
1:01:17 La Cause des Causes
1:01:37 Simone Weil (la phi­lo­sophe) : sa note sur la sup­pres­sion des Par­tis + la notion de peuple éclairé
1:08:26 Ques­tion de « Loui­sette » : démo­cra­tie directe = risque de char­ria en France ?1:27:19 Ques­tion de « BDF » (Franck) : à pro­pos du code de san­té public bafoué, et le carac­tère inévi­table de la cor­rup­tion + chambre de contrôle.
1:32:25 Ques­tion de « Caillon­Win » (Fré­dé­ric) – en réfé­rence à l’expérience des 150 per­sonnes tirées au sort sur un thème éco­lo­gique (conven­tion citoyenne sur le climat).
1:46:46 Ques­tion de « Lou­Lou » : reprendre le pou­voir par les communes ?
1:55:30 Ques­tion de « Benoît » qui revient sur la notion de prise de pou­voir par les Communes
2:05:51 Ques­tion « d’Alain » : com­ment réfor­mer l’Arcom ?

[Exceptionnel] Rencontre avec Jacques Neirynck, un ancien élu suisse

Merci à Thomas Wroblevski fondateur de l’association Modernocratie pour l’organisation de cette rencontre :

Ouvrir la vidéo sur youtube

Etienne Chouard ren­contre Jacques Nei­rynck lors de la « Jour­née démo­cra­tie » du 18.02.24 à Lau­sanne et orga­ni­sée par l’as­so­cia­tion Moder­no­cra­tie. Jacques Nei­rynck a 93 ans, il a été élu au Conseil natio­nal de 1999 à 2003 et de 2007 à 2015 au PDC, le Par­ti Démo­­crate-Chré­­tien et a mis fin à sa car­rière poli­tique en 2021. Il est éga­le­ment pro­fes­seur hono­raire à l’é­cole poly­tech­nique fédé­rale de Lau­sanne (EPFL).

00:00 Intro­duc­tion
02:27 Extraits
02:54 Début de la confé­rence de Jacques Neirynck
37:27 Ques­­tions-réponses avec le public
01:04:51 Début de la confé­rence de Etienne Chouard
01:46:13 Début du débat entre Etienne Chouard et Jacques Neirynck
02:14:13 Ques­­tions-réponses avec le public

Pour me sou­te­nir, j’ai vrai­ment besoin de votre aide : lien tipeee

Tho­mas Wroblevski

Le mirage des élections européennes – Entretien avec Jérémie Mercier

Mer­ci à Jéré­mie Mer­cier pour son invitation :

« Pour cette émis­sion excep­tion­nelle, Jéré­mie Mer­cier reçoit Étienne Chouard, qui va nous mon­trer en quoi les élec­tions « euro­péennes » (les pro­chaines auront lieu le 9 juin 2024 en France) sont un mirage.
De nom­breuses notions dis­cu­tées lors de l’é­mis­sion sont ras­sem­blées dans le docu­ment : « Prin­ci­paux griefs contre les ins­ti­tu­tions euro­péennes, ins­ti­tu­tions écrites sans les citoyens — même sou­vent contre eux — et pro­gram­mant leur impuis­sance ». »

Ouvrir la vidéo sur YouTube

 

Pour réagir sur les réseaux sociaux :

https://​www​.face​book​.com/​E​t​i​e​n​n​e​C​h​o​u​a​r​d​O​f​f​i​c​i​e​l​/​p​o​s​t​s​/​p​f​b​i​d​0​2​a​Q​A​v​L​W​e​u​U​p​g​H​d​n​1​5​X​S​f​G​i​e​p​h​f​o​G​S​1​P​j​P​c​z​L​g​K​p​Y​t​g​3​p​Z​o​4​g​B​P​Z​o​R​T​3​H​m​W​G​V​H​M​H​Tul

 

Ateliers constituants en Gironde le 13 avril

Je serai à Gra­di­gnan, en Gironde, le 13 avril pro­chain pour des ate­liers consti­tuants d’un genre nou­veau en mati­née, sui­vis d’une confé­rence sur le thème de l’ins­tau­ra­tion d’une pre­mière démocratie.

5 tables de 10 per­sonnes réflé­chi­ront sur un sujet don­né pour rédi­ger un article de la Constitution.

Soyez acteur (assis aux tables) ou réac­teur pou­vant cir­cu­ler autour des dif­fé­rentes tables, prendre des notes et sou­mettre des idées pen­dant la restitution.

Atelier conf 13 avril 2024

Un food truck sera pré­sent pour un repas chaud à par­tir de 13h : pou­let mari­né ou bur­ger avec frites pour 12 euros. Si vous vou­lez un repas, pre­nez un billet repas en plus de votre par­ti­ci­pa­tion pour savoir si on a assez de monde pour le food truck.

Deve­nons acteurs et ne res­tons plus spectateurs 😉

Le nombre de places étant limi­té, les ins­crip­tions sont obligatoires
(pen­sez à réser­ver le food truck pour la pause déjeu­ner si vous ne pré­voyez pas de pique-nique)

OBS : il faut s’ins­crire sépa­ré­ment aux deux événements

Ate­lier consti­tuant acteur / réac­teur (9h à 13h)
ins­crip­tion : https://​www​.event​brite​.fr/​e​/​8​7​1​7​6​1​6​5​1​567

Confé­rence (15h-18h)
ins­crip­tion : https://​www​.event​brite​.fr/​e​/​8​7​1​7​6​4​8​8​1​227

DÉSOBÉISSANCE : POURQUOI OBÉIT-ON ? Étienne Chouard à Antibes, 18 nov 2023, anniv. Gilets jaunes

Ouvrir la vidéo sur YouTube

« La déso­béis­sance civile […] n’est pas un pro­blème, quoi qu’en disent ceux qui pré­tendent qu’elle menace l’ordre social et conduit droit à l’anarchie.
Le vrai dan­ger, c’est l’obéissance civile, la sou­mis­sion de la conscience indi­vi­duelle à l’autorité gou­ver­ne­men­tale. » Howard Zin, L’Impossible Neu­tra­li­té (1994).


TYRANNIE DE LA MAJORITÉ

« Je regarde comme impie et détes­table cette maxime, qu’en matière de gou­ver­ne­ment la majo­ri­té d’un peuple a le droit de tout faire, et pour­tant je place dans les volon­tés de la majo­ri­té l’o­ri­gine de tous les pou­voirs. Suis-je en contra­dic­tion avec moi-même ?

Il existe une loi géné­rale qui a été faite ou du moins adop­tée, non pas seule­ment par la majo­ri­té de tel ou tel peuple, mais par la majo­ri­té de tous les hommes. Cette loi, c’est la justice.

La jus­tice forme donc la borne du droit de chaque peuple.

Une nation est comme un jury char­gé de repré­sen­ter la socié­té uni­ver­selle et d’ap­pli­quer la jus­tice qui est sa loi. Le jury, qui repré­sente la socié­té, doit-il avoir plus de puis­sance que la socié­té elle-même dont il applique les lois ?

Quand donc je refuse d’o­béir à une loi injuste, je ne dénie point à la majo­ri­té le droit de com­man­der ; j’en appelle seule­ment de la sou­ve­rai­ne­té du peuple à la sou­ve­rai­ne­té du genre humain.

Il y a des gens qui n’ont pas craint de dire qu’un peuple, dans les objets qui n’in­té­res­saient que lui-même, ne pou­vait sor­tir entiè­re­ment des limites de la jus­tice et de la rai­son, et qu’ain­si on ne devait pas craindre de don­ner tout pou­voir à la majo­ri­té qui le repré­sente. Mais c’est là un lan­gage d’esclave.

Qu’est-ce donc qu’une majo­ri­té prise col­lec­ti­ve­ment, sinon un indi­vi­du qui a des opi­nions et le plus sou­vent des inté­rêts contraires à un autre indi­vi­du qu’on nomme la mino­ri­té ? Or, si vous admet­tez qu’un homme revê­tu de la toute-puis­­sance peut en abu­ser contre ses adver­saires, pour­quoi n’ad­met­tez-vous pas la même chose pour une majo­ri­té ? Les hommes, en se réunis­sant, ont-ils chan­gé de carac­tère ? Sont-ils deve­nus plus patients dans les obs­tacles en deve­nant plus forts ? Pour moi, je ne sau­rais le croire ; et le pou­voir de tout faire, que je refuse à un seul de mes sem­blables, je ne l’ac­cor­de­rai jamais à plusieurs.

[…]

Je pense qu’il faut tou­jours pla­cer quelque part un pou­voir social supé­rieur à tous les autres, mais je crois la liber­té en péril lorsque ce pou­voir ne trouve devant lui aucun obs­tacle qui puisse rete­nir sa marche et lui don­ner le temps de se modé­rer lui-même.

La toute-puis­­sance me semble en soi une chose mau­vaise et dan­ge­reuse. Son exer­cice me paraît au-des­­sus des forces de l’homme quel qu’il soit. […]

Lors donc que je vois accor­der le droit et la facul­té de tout faire à une puis­sance quel­conque, qu’on l’ap­pelle peuple ou roi, démo­cra­tie ou aris­to­cra­tie, qu’on l’exerce dans une monar­chie ou dans une répu­blique, je dis : là est le germe de la tyrannie.

Ce que je reproche le plus au gou­ver­ne­ment démo­cra­tique, tel qu’on l’a orga­ni­sé aux États-Unis, ce n’est pas, comme beau­coup de gens le pré­tendent en Europe, sa fai­blesse, mais au contraire sa force irré­sis­tible. Et ce qui me répugne le plus en Amé­rique, ce n’est pas l’ex­trême liber­té qui y règne, c’est le peu de garan­tie qu’on y trouve contre la tyrannie.

Lors­qu’un homme ou un par­ti souffre d’une injus­tice aux États-Unis, à qui vou­­lez-vous qu’il s’a­dresse ? À l’o­pi­nion publique ? c’est elle qui forme la majo­ri­té ; au corps légis­la­tif ? il repré­sente la majo­ri­té et lui obéit aveu­glé­ment ; au pou­voir exé­cu­tif ? il est nom­mé par la majo­ri­té et lui sert d’ins­tru­ment pas­sif ; à la force publique ? la force publique n’est autre chose que la majo­ri­té sous les armes ; au jury ? le jury, c’est la majo­ri­té revê­tue du droit de pro­non­cer des arrêts : les juges eux-mêmes, dans cer­tains États, sont élus par la majo­ri­té. Quelque inique ou dérai­son­nable que soit la mesure qui vous frappe, il faut donc vous y soumettre.

Sup­po­sez, au contraire, un corps légis­la­tif com­po­sé de telle manière qu’il repré­sente la majo­ri­té, sans être néces­sai­re­ment l’es­clave de ses pas­sions ; un pou­voir exé­cu­tif qui ait une force qui lui soit propre, et une puis­sance judi­ciaire indé­pen­dante des deux autres pou­voirs ; vous aurez encore un gou­ver­ne­ment démo­cra­tique, mais il n’y aura presque plus de chances pour la tyrannie.

Je ne dis pas que dans le temps actuel on fasse en Amé­rique un fré­quent usage de la tyran­nie, je dis qu’on n’y découvre point de GARANTIE contre elle, et qu’il faut y cher­cher les causes de la dou­ceur du gou­ver­ne­ment dans les cir­cons­tances et dans les mœurs plu­tôt que dans les lois.

A. de Toc­que­ville, De la Démo­cra­tie en Amé­rique (1835), t. 1, part. II, chap. VII.

Pour Ainsi Dire : Discussion 1, 2 et 3

Merci à Laurent Seiter – Pour Ainsi Dire – pour ses invitations sur sa chaine YouTube

3. Les spéculateurs

« Reve­nons sur l’im­por­tance des prin­cipes, en tant que fon­da­tion d’une éthique minimale.
Les spé­cu­la­teurs : para­sites ou symbiotes ?
Pro­prié­té, prin­cipes de non-agres­­sion et autres consi­dé­ra­tions sur le contrôle du pouvoir. »

2. Propriété, capitalisme

« Pour­sui­vons la dis­cus­sion : ne pas confondre Droit, morale et éco­no­mie pour par­ler sai­ne­ment de pro­prié­té, de com­merce, de démo­cra­tie et de l’état.
À quoi sert la pro­prié­té, sur quoi est-elle fon­dée ? Séquence homesteading.
Coca Cola mono­po­lise l’eau douce en Afrique : com­merce hon­nête ou spo­lia­tion mafieuse ?
Étienne pro­pose une consti­tu­tion votée una­ni­me­ment per­met­tant la séces­sion, ses règles res­tant impo­sées aux séces­sion­nistes : est-ce cohérent ? »

1. Discussion apaisée entre un démocrate et un libertarien anarcho-capitaliste

« Les pro­po­si­tions d’É­tienne Chouard pour une pro­fonde réforme poli­tique – nou­velle consti­tu­tion, tirage au sort – sont moti­vées par le constat des abus de pou­voir, de la guerre, de la cor­rup­tion et des gas­pillages sans fin que la « démo­cra­tie » pro­voque. Inva­sion et pré­da­tion de l’é­tat par tous les pores de la vie : ce constat est éga­le­ment celui des liber­ta­riens. Pour­tant, Étienne semble tout aus­si réti­cent envers la doc­trine liber­ta­rienne et ses pers­pec­tives, qu’en­vers la marche for­cée « démo­cra­tique » actuelle. Essayons de démê­ler ce qui nous empêche de conver­ger. Cette pre­mière conver­sa­tion pro­téi­forme met sur la table Droit Natu­rel vs. droit posi­tif, le « pro­blème des riches », et la pro­tec­tion des plus faibles, par­mi plu­sieurs sujets. Étienne Chouard serait-il en fait minarchiste ? »

 

https://​www​.face​book​.com/​E​t​i​e​n​n​e​C​h​o​u​a​r​d​O​f​f​i​c​i​e​l​/​p​o​s​t​s​/​p​f​b​i​d​0​2​s​4​n​d​V​g​L​R​b​s​T​Q​g​N​5​G​7​p​u​f​4​1​y​V​V​a​W​v​j​Q​q​K​F​8​k​C​s​N​G​P​M​h​o​D​r​S​F​t​9​j​N​K​m​u​a​n​H​3​j​a​N​Q​cwl

Affaire Denis Robert, tirage au sort des élus… Entretien sur France Soir

Affaire Denis Robert, proposition de tirage au sort des élus, influence des grandes fortunes sur les médias hexagonaux

Mer­ci aux amis de fran​ce​soir​.fr pour leur nou­velle invitation :
« ENTRETIEN ESSENTIEL – Figure de l’opposition au réfé­ren­dum de 2005, inlas­sable pro­mo­teur d’une Consti­tu­tion citoyenne, Etienne Chouard est de retour sur le pla­teau de France-Soir pour un tour d’horizon de la situa­tion poli­tique fran­çaise. Selon lui, les citoyens ne peuvent plus avoir confiance dans les ins­ti­tu­tions poli­tiques et média­tiques. L’ancien pro­fes­seur s’exprime éga­le­ment sur l’affaire Denis Robert. En 2019, lors d’une inter­view accor­dée au site Le Média, le jour­na­liste avait posé à Etienne Chouard des ques­tions très éloi­gnées de ses sujets d’étude, ce qui lui avait valu d’être audi­tion­né par la police et har­ce­lé sur les réseaux sociaux. Etienne Chouard, modèle – de plus en plus rare de nos jours – d’hon­nête homme, confie pour­tant ne pas en vou­loir au fon­da­teur de Blast. »

Ouvrir la vidéo
Cli­quez ici pour voir la par­tie 2 : « Les tech­ni­ciens de la mon­naie nous privent d’un pou­voir essen­tiel : gérer sa monnaie »

Essai pour un contrôle populaire des institutions – DÉFINITION, FORCE ET ENJEUX DE LA CONSTITUTION : pourquoi nous sommes complètement fous de ne pas nous y intéresser en priorité absolue (3 vidéos intégrales et texte)

Chers amis,

Je réca­pi­tule, sur ma chaîne et dans ce billet, les vidéos que j’ai conçues et publiées pour Une Nôtre His­toire pour faire le point sur la démo­cra­tie et les ins­ti­tu­tions, en insis­tant évi­dem­ment sur l’im­por­tance prio­ri­taire d’un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire et per­ma­nent (PCPP).

La nou­veau­té, ici, c’est que TOUS les ENJEUX POLITIQUES sont pré­sen­tés en une seule vidéo de 53 minutes (la troisième).

Je joins à ces trois vidéos le texte cor­res­pon­dant, pour ceux qui pré­fèrent lire.

Bonne lec­ture.

Étienne.


 

Les vidéos ci-des­­sus reprennent, un à un, les points cités dans le texte ci-dessous :

 

DÉMOCRATIE ET INSTITUTIONS
À la recherche de NOTRE CAUSE COMMUNE :

ins­ti­tuer nous-mêmes la puis­sance poli­tique qui nous manque

ESSAI POUR UN CONTRÔLE POPULAIRE DES INSTITUTIONS
et par voie de consé­quence, un contrôle popu­laire des lois et de l’application des lois :

un contrôle popu­laire de la police, de la jus­tice et de l’armée, des fonctionnaires,
des médias, de la mon­naie, de la science, des ser­vices publics…
Donc un contrôle popu­laire per­ma­nent de tous les repré­sen­tants du peuple.

Extrait :
FORCE ET ENJEUX DE LA CONSTITUTION

Salut 🙂

« Démo­cra­tie et Ins­ti­tu­tions », pre­mier épi­sode d’une série de courtes vidéos (5−10 min) sur le thème « une démo­cra­tie, ça s’institue », qui vont uti­li­ser un for­mat un peu par­ti­cu­lier : je tourne tout ça chez moi, tran­quille­ment, tout seul, je parle à une machine, je n’ai pas l’habitude, ce n’est pas facile, il faut régler plein de pro­blèmes tech­niques en direct, ce qui me décon­centre beau­coup, mais cette façon de faire me donne la pos­si­bi­li­té de m’accompagner avec un plan, qui pour­ra vous aider à fixer vos idées, à suivre mes rai­son­ne­ments, à gar­der une vue d’ensemble sur points étu­diés ; et puis moi aus­si, ce plan va m’aider : à ne rien oublier et à prendre les choses dans l’ordre… Enfin on ver­ra, vous me direz si c’est pénible ou si ça va.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une cause com­mune, sur laquelle nous pour­rions fon­der notre coexis­tence paci­fique durable. Au lieu de ça, pour l’instant, nous nous déchi­rons, nous nous dis­pu­tons sans arrêt selon des cli­vages par­ti­sans : les par­tis nous jettent les uns contre les autres, on dirait qu’il nous est impos­sible d’éviter la ziza­nie, et même, ces temps-ci, l’hystérie fana­tique… Toutes ces dis­putes pour rien, pour abso­lu­ment rien, puisque ce n’est jamais nous qui vote­rons les lois…

Je prends sou­vent l’image de la pri­son : je nous vois comme des pri­son­niers (poli­tiques) dans une cel­lule, tous agrip­pés aux bar­reaux de la fenêtre, en regar­dant le monde libre dehors à tra­vers des grilles et en nous dis­pu­tant pour savoir ce qu’il fau­drait faire dans ce monde exté­rieur : « il faut aller à gauche » disent les uns, « pas du tout il faut aller à droite ! » répondent les autres, « salauds d’extrémistes, c’est au centre qu’il est urgent d’aller ! », etc.  Et per­sonne d’entre nous ne prête la moindre atten­tion au fait que ces DISCUSSIONS LÉGISLATIVES (à pro­pos des lois qu’il fau­drait voter) sont par­fai­te­ment STÉRILES puisque, de toutes façons, CE N’EST PAS NOUS QUI DÉCIDONS, ce n’est pas nous qui votons nos lois. Et pen­dant ce temps, der­rière nous, la porte de la pri­son (que nous négli­geons sot­te­ment) est ouverte : elle n’est pas fer­mée à clef, il suf­fi­rait de la pous­ser pour s’évader. Mais elle est lourde, c’est vrai, et elle donne l’impression d’être fer­mée : aucun indi­vi­du, ni même aucun par­ti, ne peut la pous­ser à lui seul : il faut nous y mettre tous ensemble, vrai­ment ensemble, oubliant quelque temps nos dis­putes légis­la­tives pour nous unir dans un moment consti­tuant : ain­si unis, nous pour­rons nous éva­der sans dif­fi­cul­té. Et puis, une fois libres, on dis­pu­te­ra dehors pour savoir ce qu’il convient de faire, sans doute « loi par loi » et pas en bloc comme aujourd’hui.

Ce moment très impor­tant, où nous allons pous­ser ensemble sur la porte de notre pri­son pour en sor­tir, c’est « le pro­ces­sus consti­tuant », ce moment où les indi­vi­dus d’une popu­la­tion (même toute petite, comme des gilets jaunes sur leur rond-point ou les vil­la­geois d’une com­mune) réflé­chissent ensemble et décident des règles de leur repré­sen­ta­tion. Ces règles de repré­sen­ta­tion qui « consti­tuent » des êtres humains en un « peuple » s’appellent leur « constitution ».

Et voi­là donc cette cause com­mune, que je cherche depuis 2005 et que j’ai trou­vée : ce qui nous ras­semble, c’est notre impuis­sance poli­tique ; que nous soyons de gauche, de droite, du centre ou d’ailleurs, nous ne pou­vons déci­der de rien, nous ne sommes pas citoyens, nous n’avons pas de consti­tu­tion digne de ce nom. Et notre cause com­mune, c’est d’apprendre à ins­ti­tuer nous-mêmes la puis­sance poli­tique qui nous manque pour impo­ser la paix, la jus­tice et la prospérité.

* * * * *

Alors, à quoi sert une consti­tu­tion ? Pour vivre ensemble en paix, sans craindre « la loi du plus fort », les socié­tés humaines ont ima­gi­né et mis en place des INSTITUTIONS, c’est-à-dire des règles supé­rieures qui s’imposent à tous, et notam­ment aux plus forts, pour empê­cher cha­cun de nuire au bien com­mun. Ces ins­ti­tu­tions mettent donc en place des pou­voirs utiles (pour pro­duire le droit), mais aus­si très dan­ge­reux : pour nous pro­té­ger aus­si contre les pou­voirs abu­sifs, les ins­ti­tu­tions servent donc (et c’est même sans doute leur fonc­tion la plus impor­tante)  à limi­ter et contrô­ler les pou­voirs.

Théo­ri­que­ment, c’est une sacrée bonne idée : créer une puis­sance publique plus forte que le plus fort d’entre nous, pour empê­cher les forts de domi­ner arbi­trai­re­ment (injus­te­ment) les faibles, tout en inter­di­sant aux pou­voirs ins­ti­tués d’abuser de leur pou­voir, tout ça pour ser­vir le bien com­mun (les inté­rêts de tous), ça devrait bien fonctionner.

Et pour­tant, ça ne fonc­tionne pas du tout… C’est parce que CETTE IDÉE GÉNIALE DE CONSTITUTION NE PEUT FONCTIONNER QUE SI L’ON ÉVITE ABSOLUMENT QUE CES RÈGLES SOIENT ÉCRITES PAR CEUX DONT LA CONSTITUTION EST CENSÉE NOUS PROTÉGER…

Sinon, si on laisse les plus forts (ou les repré­sen­tants) écrire les ins­ti­tu­tions, la force des forts va être encore redou­blée par la puis­sance publique qui sera mise à leur ser­vice au lieu d’être mise au ser­vice du bien com­mun. Et alors le risque d’arbitraire et d’injustice va redou­bler au lieu de disparaître.

Et c’est pré­ci­sé­ment la situa­tion actuelle des peuples du monde entier.

Ce sont donc les simples citoyens (ceux qu’on appelle sou­vent « le peuple ») qui devraient impé­ra­ti­ve­ment contrô­ler leurs propres ins­ti­tu­tions : le contrôle des ins­ti­tu­tions doit être POPULAIRE ET PERMANENT.

Je vais donc plai­der, dans cette série de vidéos, pour un contrôle popu­laire des ins­ti­tu­tions, au plus haut niveau du droit, ce qui entrai­ne­ra natu­rel­le­ment, méca­ni­que­ment, par voie de consé­quence, le contrôle popu­laire de tous nos repré­sen­tants (les élus, les ministres, le pré­sident, les maires, tous les fonc­tion­naires…), le contrôle popu­laire de tous les pou­voirs (la police, la jus­tice, l’armée, les médias, la banque, la science…), et le contrôle popu­laire de toutes les normes de droit (les lois, les décrets, les arrê­tés, les ordon­nances, les traités…).

Il s’agit, pour que les droits théo­riques deviennent enfin des droits réels, d’ins­ti­tuer nous-mêmes « le droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes ».

On va tâcher, dans cet essai, d’inviter cha­cun à d’abord COMPRENDRE CE QUI NE VA PAS (A) en matière ins­ti­tu­tion­nelle, puis à CONNAÎTRE LES ALTERNATIVES (B) ins­ti­tu­tion­nelles, et enfin à AGIR © en matière institutionnelle :

* * * * *

A – COMPRENDRE CE QUI NE VA PAS : LE PIÈGE INSTITUTIONNEL

Pour com­prendre « ce qui ne va pas » en matière ins­ti­tu­tion­nelle, il faut d’abord com­prendre com­ment les ins­ti­tu­tions devraient fonc­tion­ner, qu’est-ce qu’une bonne consti­tu­tion (1), et ensuite décrire les graves pro­blèmes de socié­té qui naissent — ou per­durent — du fait d’une mau­vaise consti­tu­tion (2) :

 

1 – QU’EST-CE QUE LA CONSTITUTION ?

En rédi­geant libre­ment une consti­tu­tion com­mune, en déci­dant sou­ve­rai­ne­ment com­ment elle veut être repré­sen­tée poli­ti­que­ment, une mul­ti­tude devient un peuple.

Une consti­tu­tion digne de ce nom peut être vue comme un « contrat social » (a) doté d’une force juri­dique supé­rieure et pré­sen­tant des enjeux poli­tiques majeurs, et ce contrat doit res­pec­ter quelques grands prin­cipes (b) que tout citoyen digne de ce nom devrait connaître :

a – UN CONTRAT SOCIAL ENTRE CEUX QUI VEULENT ÊTRE REPRÉSENTÉS fixant les règles de leur représentation

Une consti­tu­tion est une règle supé­rieure com­mune accep­tée par tous — d’abord au départ et ensuite chaque fois qu’elle est cor­ri­gée — pour aider les indi­vi­dus à ne pas s’entretuer et même à vivre en paix mal­gré les inévi­tables oppo­si­tions d’intérêts par­fois très contradictoires.

On l’a dit en intro­duc­tion, pour vivre ensemble en paix, sans craindre « la loi du plus fort », les socié­tés humaines ont ima­gi­né et mis en place des INSTITUTIONS, c’est-à-dire des règles supé­rieures qui s’imposent à tous, et notam­ment aux plus forts, pour empê­cher cha­cun de nuire au bien commun.

Théo­ri­que­ment, c’est une sacrée bonne idée : créer une puis­sance publique plus forte que le plus fort d’entre nous, pour empê­cher les forts de domi­ner arbi­trai­re­ment (injus­te­ment) les faibles, et pour ser­vir le bien com­mun (les inté­rêts de tous), ça devrait bien fonctionner.

Ce « contrat social » — pacte pas­sé entre des per­sonnes qui estiment avoir besoin d’être repré­sen­tés — fixe les règles de la repré­sen­ta­tion, il fait émer­ger des « représentants ».

Atten­tion ! À ce moment pré­cis de la réflexion se joue un drame, une erreur pro­fonde dont les consé­quences sont catas­tro­phiques pour toute l’humanité : le contrat social n’est PAS pas­sé entre le peuple et ses repré­sen­tants, mais entre les citoyens du peuple exclu­si­ve­ment, à un moment où les repré­sen­tants n’existent pas encore. C’est le contrat social qui va faire naître les repré­sen­tants, donc les repré­sen­tants ne sont PAS par­ties au contrat social, sur­tout pas. On y revien­dra bien­tôt, dans la par­tie ci-des­­sous consa­crée au pro­ces­sus constituant.

En gros, la consti­tu­tion nous sert à dire com­ment nous vou­lons être repré­sen­tés : vou­­lons-nous des repré­sen­tants qui soient nos ser­vi­teurs ou bien nos maîtres ? Com­ment allons-nous dési­gner nos repré­sen­tants : élec­tions et/ou tirage au sort ? Quels modes de scru­tin ? Quels man­dats ? Com­ment les repré­sen­tants (tous les pou­voirs) vont-ils être contrô­lés en cours de man­dat ? Quelle puis­sance poli­tique (quelle sou­ve­rai­ne­té) nous est confé­rée (à nous, les citoyens repré­sen­tés) en oppo­si­tion ou en com­plé­men­ta­ri­té avec la puis­sance des repré­sen­tants ? Com­ment sont répar­tis les dif­fé­rents pou­voirs ? Com­ment sera révi­sée la consti­tu­tion ? Tout ça se décide dans la constitution.

Ces « règles de la repré­sen­ta­tion » ont une FORCE JURIDIQUE immense (1), ce qui fait qu’elles pré­sentent un ENJEU POLITIQUE vital (2) pour la liber­té et la justice :

1)  FORCE JURIDIQUE de la constitution

Pour­quoi la consti­tu­tion est-elle si importante ?

La consti­tu­tion est au som­met de la pyra­mide des normes obli­ga­toires, tout en haut de l’état de droit, c’est la loi supé­rieure à toutes les autres ; on l’appelle par­fois le droit du droit : elle dit com­ment doit être écrit (et appli­qué) le droit.

Pour notre vie quo­ti­dienne, son impor­tance est considérable :

a) Toutes LES PERSONNES porteuses d’un pouvoir sont soumises à la constitution :
  • La police obéit à la constitution.
  • L’armée obéit à la constitution.
  • Les juges, les avo­cats, les huis­siers, les gar­diens de pri­son obéissent à la constitution.
  • Le pré­sident de la Répu­blique, les ministres, les pré­fets, les maires et les par­le­men­taires, tous ceux qui nous servent obéissent à la constitution.
  • Tous les fonc­tion­naires, tous les pou­voirs en place (et toutes les déci­sions qu’ils prennent pour nous ser­vir) doivent res­pec­ter la constitution.
b) Toutes LES RÈGLES ET DÉCISIONS doivent être conformes à la constitution :
  • toutes les lois doivent res­pec­ter la constitution, 
  • tous les règle­ments (décrets, arrê­tés, ordon­nances…) doivent res­pec­ter la constitution, 
  • tous les actes et juge­ments doivent res­pec­ter la constitution,
  • tous les trai­tés doivent res­pec­ter la constitution…

On voit là que ce texte est véri­ta­ble­ment essen­tiel, à la fois pour ceux qui veulent prendre le pou­voir et pour ceux qui veulent s’en pro­té­ger : tous les pou­voirs publics, c’est-à-dire ceux qui ont le mono­pole de l’usage de la force et des armes, obéissent tous à la Consti­tu­tion, ain­si que toutes les règles de droit… Nous sommes donc com­plè­te­ment fous de nous en désintéresser.

c) Mais attention  aux « experts » constitutionnels :

Atten­tion : les juristes (les notables dont le droit est le métier : juges, pro­fes­seurs de droit public…) se sont appro­prié l’autorité sur la consti­tu­tion (en disant « nous sommes les seuls à pou­voir dire vala­ble­ment ce qui a été, ce qui doit être, ce qui peut être, et ce qui ne peut pas être… en matière de consti­tu­tion), mais je pré­tends que LES JURISTES SONT ILLÉGITIMES À S’ARROGER LE MONOPOLE DU SAVOIR CONSTITUANT (comme si la consti­tu­tion n’était qu’un simple objet tech­nique) : la consti­tu­tion est si haut pla­cée que ce n’est plus du droit, c’est de la poli­tique ; ce texte est si impor­tant qu’il ne doit abso­lu­ment pas être cap­té par des tech­ni­ciens, par des experts :  ce texte appar­tient par nature au peuple qui accepte de s’y sou­mettre, au peuple en per­sonne qui est le seul qui soit à la fois apte et légi­time pour l’écrire et le faire res­pec­ter. Et c’est au peuple de se faire res­pec­ter comme tel : comme le seul acteur consti­tuant accep­table. La consti­tu­tion n’est pas un texte juri­dique mais politique.

2) ENJEUX POLITIQUES de la constitution

Mais ce n’est pas tout ; voyez ci-après tous les tré­sors d’émancipation que pour­rait ren­fer­mer la consti­tu­tion, et aus­si bien tout au contraire (sui­vant qui l’écrit) tous les rouages d’aliénation qu’elle ren­ferme aujourd’hui, concrè­te­ment, maté­riel­le­ment, prag­ma­ti­que­ment — tout ça n’a rien de théo­rique ou de vir­tuel, c’est du droit posi­tif, de la réa­li­té contrai­gnante, de la liber­té ou de l’oppression selon le cas :

  1. C’est dans la consti­tu­tion que le pou­voir exé­cu­tif peut « décla­rer la guerre » sans deman­der la per­mis­sion (par réfé­ren­dum) à ceux qui font la faire.
  2. C’est dans la consti­tu­tion que les élus n’ont PAS de comptes à rendre, et qu’ils peuvent donc men­tir, voler, tri­cher, et même par­fois tra­hir au der­nier degré sans jamais être sanctionnés,
  3. C’est dans la consti­tu­tion que les élus ne sont PAS révo­cables en cas de faute, poli­tique ou autre,
  4. C’est dans la consti­tu­tion qu’est défi­ni le man­dat (la mis­sion, la charge) des repré­sen­tants : vont-ils être nos maîtres (et tout voter à notre place sans jamais nous consul­ter, comme aujourd’hui) ? Ou bien vont-ils être nos ser­vi­teurs (en nous pré­pa­rant les lois, mais en nous lais­sant ensuite les voter nous-mêmes ?
  5. C’est dans la consti­tu­tion que les man­dats ne sont PAS courts, que les man­dats sont renou­ve­lables, que les man­dats sont cumu­lables (et tout ça va pro­duire des pro­fes­sion­nels de la poli­tique, une caste de poli­ti­ciens, accros au pou­voir plu­tôt qu’intéressés au bien commun),
  6. C’est dans la consti­tu­tion que nous ne pou­vons PAS choi­sir libre­ment nos can­di­dats aux élec­tions et que nous sommes obli­gés de choi­sir par­mi les canailles impo­sées par les par­tis (et leurs par­rains mafieux) : voyez le scan­dale du par­rai­nage obli­ga­toire par 500 élus pour deve­nir soi-même élu,
  7. C’est dans la consti­tu­tion que nous est impo­sé le mode de scru­tin humi­liant uni­no­mi­nal majo­ri­taire à deux tours, au lieu du juge­ment majo­ri­taire ou du scru­tin à points,
  8. C’est dans la consti­tu­tion que les repré­sen­tants ont le droit extra­va­gant d’écrire eux-mêmes le code élec­to­ral : le décou­page des cir­cons­crip­tions (ce qu’on appelle le « char­cu­tage élec­to­ral »), l’utilisation de machines à voter (opaques et invé­ri­fiables), la pos­si­bi­li­té du vote par cor­res­pon­dance (lieu des pires fraudes mas­sives), le décompte des voix par le gou­ver­ne­ment majo­ri­taire, l’obligation d’un par­rai­nage mafieux (par­rai­nage non ano­nyme et donc expo­sé aux pires pres­sions occultes) des can­di­dats par 500  élus, etc., c’est donc dans la consti­tu­tion qu’est pré­vue cette folie que ce sont les élus qui fixent eux-mêmes les règles de l’élection,
  9. C’est dans la consti­tu­tion que les repré­sen­tants sont ÉLUS et à l’abri de tout contrôle citoyen, ce qui entraîne la for­ma­tion des par­tis et la profession­nalisation de la poli­tique, (au lieu d’être tirés au sort et contrôlés/révocables à tout moment, ce qui garan­ti­rait la rota­tion des charges et l’amateurisme poli­tique propre à la vraie démocratie),
  10. C’est dans la consti­tu­tion que les citoyens n’ont aucun moyen de se défendre eux-mêmes contre leurs repré­sen­tants s’ils votent des lois scélérates,
  11. C’est dans la consti­tu­tion qu’est pro­gram­mée L’IMPUISSANCE POLITIQUE du peuple, l’infantilisation des citoyens, trai­tés comme des inca­pables poli­tiques, ne pou­vant rigou­reu­se­ment rien déci­der eux-mêmes,
  12. C’est dans la consti­tu­tion que les repré­sen­tants peuvent modi­fier eux-mêmes la consti­tu­tion, et même (pire encore) de révi­ser la consti­tu­tion sans réfé­ren­dum,
  13. C’est dans la consti­tu­tion que les man­dats impé­ra­tifs (l’obligation de res­pec­ter ses pro­messes de cam­pagne) sont car­ré­ment inter­dits, au lieu d’être la règle normale,
  14. C’est dans la consti­tu­tion que les repris de jus­tice ne sont PAS exclus à vie de la can­di­da­ture aux élec­tions et qu’ils peuvent s’y repré­sen­ter librement,
  15. C’est dans la consti­tu­tion que le vote blanc — qui est un vote de pro­tes­ta­tion glo­bale pour dire « ren­trez tous chez vous, je vous trouve tous nuls, je veux d’autres can­di­dats » — n’est PAS res­pec­té et qu’il est même car­ré­ment mélan­gé avec les votes nuls (quel sym­bole, quel mépris !),
  16. C’est dans la consti­tu­tion que les par­le­men­taires fixent eux-mêmes leur salaire, leurs impôts et leurs pri­vi­lèges exor­bi­tants (chô­mage, retraite, gra­tui­tés, exemp­tions, ), et plus lar­ge­ment, c’est aus­si dans la consti­tu­tion que les élus peuvent être eux-mêmes à l’abri des lois qu’ils imposent aux autres,
  17. C’est dans la consti­tu­tion que les pou­voirs ne sont PAS sépa­rés et que l’exécutif s’appelle « gou­ver­ne­ment » — chan­ge­ment de nom stra­té­gique qui jus­ti­fie ensuite, mais illé­gi­ti­me­ment, sa scan­da­leuse toute-puissance,
  18. C’est dans la consti­tu­tion que l’exécutif peut écrire des lois : les « lois » émises par l’exécutif portent un nom spé­cial (les « règle­ments »), mais on se fiche de cette éti­quette fal­la­cieuse : la sépa­ra­tion des pou­voirs, essen­tielle, c’est l’interdiction pour celui qui contrôle la force publique, la police, l’armée, de pro­duire lui-même les règles qu’il est char­gé d’appliquer : le « pou­voir régle­men­taire » est DONC une scan­da­leuse confu­sion des pou­voirs, ultra dan­ge­reuse pour les liber­tés publiques. Et c’est dans la consti­tu­tion que c’est programmé,
  19. C’est dans la consti­tu­tion que l’indispensable RIC réfé­ren­dum d’initiative popu­laire n’est PAS prévu,
  20. C’est dans la consti­tu­tion que la mon­naie n’est PAS publique, et donc que la mon­naie a pu deve­nir PRIVÉE, et que sont donc ren­du pos­sibles à la fois : 
    1. le chan­tage quo­ti­dien des usu­riers (chan­tage à la dette, uni­ver­selle) pour détruire l’État-Providence (tous les ser­vices publics et toutes les ins­ti­tu­tions de soli­da­ri­té qui ne peuvent plus être finan­cés par un État inuti­le­ment ruiné)
    2. mais aus­si la cap­ta­tion de l’impôt par les mêmes usu­riers qui per­çoivent des for­tunes de la part de l’État au titre des « inté­rêts de la dette publique » (reve­nus illé­gi­times, sans cause : ce que les riches autre­fois payaient en impôts, ils ne le paient plus : ils le prêtent désor­mais !, et il faut donc le leur rendre ! et en plus avec inté­rêts !!… Alors que nor­ma­le­ment, en démo­cra­tie, seuls les riches paient des impôts : là, faute de consti­tu­tion, c’est l’inverse !),
    3. et même le coup d’État ban­caire actuel (où les patrons de banques, au lieu d’être empri­son­nés pour faillite frau­du­leuse, se retrouvent car­ré­ment à la tête des gou­ver­ne­ments ! Les usu­riers sont ain­si pro­gres­si­ve­ment deve­nus les maîtres de la terre entière), dans une bonne consti­tu­tion, la mon­naie et le cré­dit devraient être des ser­vices publics sous contrôle citoyen et sans but lucra­tif,
  21. C’est dans la consti­tu­tion que les médias et les jour­na­listes ne sont PAS pro­té­gés contre l’appropriation / concen­tra­tion par les 1‰ (un pour mille, 1 pour 5 mil­lions en fait) les plus riches, c’est la consti­tu­tion qui per­met que TOUS les jour­naux du pays France soient désor­mais sous le contrôle de 8 milliardaires,
  22. C’est dans la consti­tu­tion que les médias ne sont PAS affec­tés à la remon­tée de l’information depuis le peuple, et qu’ils peuvent donc ser­vir d’outil de for­ma­tage à sens unique, de pro­pa­gande : l’info des­cend ain­si de haut en bas, tou­jours dans le même sens, vers le peuple à qui on ne donne aucun droit sérieux de par­ler sur les ondes,
  23. C’est dans la consti­tu­tion fran­çaise qu’est per­mis cet abus de droit scan­da­leux, pour les élus, de trans­fé­rer la sou­ve­rai­ne­té popu­laire (qui ne leur appar­tient pour­tant abso­lu­ment PAS) à des organes hors contrôle en inté­grant la consti­tu­tion euro­péenne dans la consti­tu­tion fran­çaise (c’est-à-dire en construi­sant un 2ème mur d’enceinte, inter­na­tio­nal, autour des murs de la pre­mière pri­son, natio­nale), et de le faire sans réfé­ren­dum (et même contre un réfé­ren­dum contraire, comme en 2008 contre 2005),
  24. C’est dans la consti­tu­tion (euro­péenne) que l’État ne peut PAS créer gra­tui­te­ment la mon­naie per­ma­nente dont il a besoin pour finan­cer les inves­tis­se­ments et les ser­vices publics, et c’est DONC dans la consti­tu­tion (euro­péenne) que l’État est ren­du pri­son­nier des mar­chés finan­ciers (c’est-à-dire, en fait, des quelques pro­prié­taires des grandes banques mon­diales) sous le joug des inté­rêts arbi­traires d’une dette publique non néces­saire et ruineuse,
  25. C’est même dans la consti­tu­tion (euro­péenne) qu’est fixée défi­ni­ti­ve­ment et irré­vo­ca­ble­ment une poli­tique moné­taire anti­so­ciale qui nous impose un chô­mage de masse sys­té­mique — lui aus­si évi­dem­ment non néces­saire et rui­neux — (ain­si que les bas salaires et la doci­li­té des sala­riés qui vont avec) en impo­sant la seule lutte contre l’inflation comme prio­ri­té abso­lue à une Banque cen­trale « indé­pen­dante » (indé­pen­dante de nos votes, sur­tout), et lut­ter contre l’inflation, ça se paie en chô­mage,
  26. C’est encore dans la consti­tu­tion (euro­péenne) qu’est impo­sé le révol­tant libre-échange (mise en concur­rence de nos tra­vailleurs avec ceux de pays escla­va­gistes dont la « com­pé­ti­ti­vi­té » est inac­ces­sible) et le chô­mage, les bas salaires, la dés­in­dus­tria­li­sa­tion, le défi­cit mons­trueux de la balance com­mer­ciale, la dépen­dance, l’endettement explo­sif et l’appauvrissement géné­ral qui vont avec,
  27. C’est encore dans la consti­tu­tion (euro­péenne) qu’est impo­sée la libre cir­culation des capi­taux et les hon­teuses délo­ca­li­sa­tions / dés­in­dus­tria­li­sa­tions qui en découlent for­cé­ment (et le chô­mage et les bas salaires qui vont avec),
  28. C’est fina­le­ment dans la consti­tu­tion (euro­péenne) que sont impo­sés les bas salaires, « grâce » au chô­mage et à la pré­ca­ri­té sys­té­mique impo­sés par les ins­ti­tu­tions ci-dessus.
  29. Et comme par hasard (une coïn­ci­dence, sans doute), les mul­ti­na­tio­nales et les banques, moins bêtes que nous, ça c’est bien clair, écrivent elles-mêmes (ou font écrire par leur armée de juristes pros­ti­tués) l’anticonstitution (euro­péenne) !

Ce der­nier point est un indice très impor­tant de notre sot­tise popu­laire, je trouve.

Pour résu­mer, je dirais que ceux qui pré­tendent que « la consti­tu­tion n’a pas d’importance » sont soit igno­rants ou idiots, soit com­plices ; ils se trompent ou ils nous trompent.

Étienne Chouard.


Tableau réca­pi­tu­la­tif des ENJEUX POLITIQUES DE LA CONSTITUTION :

Tableau récapitulatif des ENJEUX POLITIQUES DE LA CONSTITUTION

Source (texte au for­mat PDF) : https://​www​.chouard​.org/​w​p​–​c​o​n​t​e​n​t​/​u​p​l​o​a​d​s​/​2​0​2​4​/​0​3​/​F​O​R​C​E​–​E​T​–​E​N​J​E​U​X​–​P​O​L​I​T​I​Q​U​E​S​–​D​E​–​L​A​–​C​O​N​S​T​I​T​U​T​I​O​N​.​pdf