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3ᵉ pétition officielle pour débattre du RIC Constituant à l’Assemblée nationale

3ᵉ pétition officielle pour débattre du RIC Constituant à l’Assemblée nationale

Les amis d’Espoir RIC viennent de publier leur troi­sième péti­tion offi­cielle pour que le RICC puisse être débat­tu à l’Assemblée natio­nale. Un tiers des signa­tures récol­tées en 3 jours ! Pour rap­pel, Espoir RIC publie des péti­tions pour l’instauration du RIC Consti­tuant sur le site de l’Assemblée natio­nale. L’objectif est notam­ment de contraindre les dépu­tés à exa­mi­ner publi­que­ment nos pro­po­si­tions et argu­men­ter sur les rai­sons pour les­quelles ils refusent de don­ner le pou­voir aux citoyens et…

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Pierre-Alain Bruchez lance un référendum en Suisse et montre la différence entre un pays démocratique et un pays purement oligarchique

Pierre-Alain Bruchez lance un référendum en Suisse et montre la différence entre un pays démocratique et un pays purement oligarchique

Les amis Pierre-Alain Bru­chez – auteur du livre Le RIC L’ins­tau­rer en France, le pré­ser­ver en Suisse – et Antoine André du média TheS­wiss­Box Conver­sa­tion viennent d’a­ni­mer une superbe émis­sion : https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​N​v​7​9​h​j​I​l​gmI La pre­mière par­tie de la vidéo est utile pour com­prendre la situa­tion en France et en Suisse, ain­si que la dif­fé­rence entre un pays démo­cra­tique et un pays pure­ment oli­gar­chique. Ils montrent éga­le­ment que mal­gré cer­tains avan­tages consé­quents du système…

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Le RIC contre la tyrannie : direct avec Clémence Houdiakova de Tocsin Media

https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​S​O​c​Y​Y​T​n​N​SUM Sou­lè­ve­ment des peuples, à bas la tyran­nie ! sur @Tocsin_Media, le 21 nov 2023 Mer­ci à Clé­mence @Houdiakova qui m’a invi­té ce matin à par­ler un peu du RIC et de démo­cra­tie vraie (c’est à par­tir de 1:18:20). Pour creu­ser l’immense sujet de conver­sa­tion poli­tique qu’est LE TIRAGE AU SORT à la place de l’élection : ouvrir le dos­sier sur le tirage au sort. Nous trai­tons des arnaques de l’ar­ticle 11…

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For­mat grille – For­mat articles complets

Rendez-vous à Paris, lundi 8 février, pour un atelier constituant avec des étudiants

Salut à tous,

je viens à Paris lun­di pro­chain, 8 février 2016, invi­té gen­ti­ment par des étu­diants de la Facul­té de Droit et de Science poli­tique, à Guyancourt :

L’a­dresse exacte est :
Facul­té de droit de l’UVSQ
3 rue de la divi­sion Leclerc
78280 Guyancourt

À pro­pos du titre, « Démo­cra­tie citoyenne », de mon point de vue, c’est un pléo­nasme ; un meilleur titre serait évi­dem­ment « Démo­cra­tie d’o­ri­gine citoyenne » (com­ment ça « tu radotes… » ?) 🙂

Notre ren­contre devrait durer de 14h à 19h30, ce qui nous lais­se­ra le temps de bosser 🙂

Cette fois, « état d’ur­gence » oblige, il fau­dra don­ner à l’a­vance votre nom/prénom aux orga­ni­sa­teurs (avant lun­di matin) pour être admis à entrer à la fac si vous n’en êtes pas un étu­diant. Vous pou­vez envoyer nom & pré­nom soit à Flo­rian (qui orga­nise) : [email protected], soit en com­men­taire du fil Face­book qui annonce la ren­contre : https://​www​.face​book​.com/​f​r​a​n​c​e​u​v​s​q​/​p​h​o​t​o​s​/​a​.​2​4​2​1​2​6​3​7​9​4​6​6​3​1​4​.​1​0​7​3​7​4​1​8​2​9​.​2​4​1​2​1​0​7​8​6​2​2​4​5​4​0​/​2​4​2​1​2​3​6​7​9​4​6​6​5​8​4​/​?​t​y​p​e​=​3​&​t​h​e​a​ter

Il y a un train pour Saint-Quen­­tin-en-Yve­­lines qui part de La Défense, il me semble.

Amphi 1 à 14h pour l’ex­po­sé et les débats tous ensemble,
puis salles 232 et 233 à 16h30 pour les ateliers.

Pen­sez à prendre de quoi écrire : c’est fon­da­men­ta­le­ment nova­teur, pour vous trans­for­mer en pro­fon­deur, d’é­lec­teur (seule­ment lec­teur) en citoyen (donc, for­cé­ment, Législateur).

Au plai­sir de vous y retrouver 🙂

Étienne.

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Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​9​5​2​6​0​4​0​7​2​317
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Plein de res­sources sur les ate­liers constituants,
si vous vou­lez en savoir plus ou pour vous pré­pa­rer un peu :
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant

Dimanche prochain, atelier constituant à Périgueux

Dimanche pro­chain, 7 février 2016, un ate­lier consti­tuant (popu­laire, évi­dem­ment) aura lieu à Péri­gueux. Il me semble que son pro­gramme va don­ner des idées (et envie) à bien d’autres humains, un peu partout 🙂

Voi­ci leur annonce :

Au pro­gramme :

Matin de 10h à 12h30 :

Pré­sen­ta­tion des orga­ni­sa­teurs (Benoît et Gen­tiane) et de la journée
Tour de parole pour expri­mer ce que « reprendre le pou­voir loca­le­ment » évoque pour chacun
Une vidéo pour se mettre dans le bain
Ate­liers de tra­vail coopé­ra­tif avec divers thèmes pro­po­sés autour d’ar­ticles de la constitution
Plé­nière col­lec­tive, chaque groupe fait son retour

On déjeune avec un repas par­ta­gé tiré de nos sacs,
ame­nez des plats et bois­sons à partager
Ame­nez vos cou­verts et vos verres si vous le pouvez
sinon nous ferons une vais­selle col­lec­tive ensemble 🙂

Après-midi de 14h à 18h :

Des exemples de com­munes qui ont repris le pou­voir ! vidéos, articles, témoignages
ça donne du punch

Des­si­nons ensemble la pyra­mide des pou­voirs telle qu’elle fonc­tionne aujourd’hui
Nom­mons ensemble les pou­voirs locaux si nous le pouvons

Brains­tor­ming col­lec­tif sur tous les outils de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive qui per­mettent de pas­ser d’une pyra­mide des pou­voirs à des pou­voirs col­lé­giaux, hori­zon­taux ! YES 🙂 

Pro­jec­tion d’une vidéo qui nous montre quelques exemples d’ou­tils de démo­cra­tie participative
C’est INSPIRANT !

2 thèmes, 2 Ate­liers au choix :

Reprendre le pou­voir en conser­vant le sys­tème en place d’aujourd’hui

ou

Reprendre le pou­voir dans le cadre d’une mai­son des citoyens

Plé­nière :
Retour de chaque ate­lier sur le résul­tat des réflexions et écri­tures collectives

Tour de parole pour clô­tu­rer la journée

À tout BIENTÔT. 

 
L’a­dresse de la page Facebook : 
https://​www​.face​book​.com/​g​r​o​u​p​s​/​c​o​n​s​t​i​t​u​a​n​t​.​p​e​r​i​g​u​e​ux/

Faites comme eux 🙂
Et faites passer 🙂
Bon cou­rage à tous ! (et n’ou­bliez pas de nous raconter)

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Plein d’in­fos com­plé­men­taires et signa­le­ment de nom­breux autres ate­liers consti­tuants sur
le fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet : 
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​9​4​7​9​3​2​0​3​7​3​1​7​?​p​n​r​e​f​=​s​t​ory

[Formidable] Les Suisses vont voter pour (enfin) retirer aux banques privées leur pouvoir de création monétaire

Il faut remer­cier Roma­ric Godin, pour ce nou­vel article pas­sion­nant (il les enchaîne, ces temps-ci), dans le jour­nal éco­no­mique La Tri­bune , sur ce fléau mon­dial qu’est la créa­tion moné­taire confis­quée aux peuples par les banques privées.

Il s’a­git d’un réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire, en Suisse, pour reprendre aux banques pri­vées le droit du peuple suisse à battre sa propre mon­naie (rien que ça !).

On peut s’at­tendre à un rou­leau com­pres­seur média­tique contre cette pro­po­si­tion citoyenne, compte tenu du fait que toute la presse qui compte (sur terre) et la plu­part des « jour­na­listes » (sauf Roma­ric Godin et quelques autres, mani­fes­te­ment) ont été — lit­té­ra­le­ment — ven­dus aux banques (et aux mar­chands de canons, eux aus­si ache­tés par les banques). Je ne sais pas com­bien de temps des lan­ceurs d’a­lerte comme Roma­ric Godin vont pou­voir publier dans la presse à grand tirage, mais pour l’ins­tant il faut en pro­fi­ter : faites passer 🙂

Et pour appro­fon­dir le sujet de la créa­tion moné­taire — à mes yeux aus­si impor­tant que le pro­ces­sus consti­tuant — voyez ma page dédiée : https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​m​o​n​n​a​i​e​.​php

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet : 

https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​8​0​6​5​2​6​7​7​317 » seule le droit de battre mon­naie et donne dans son article 99–2 à la BNS recon­nue « indé­pen­dante », le droit de mener « une poli­tique moné­taire ser­vant les inté­rêts géné­raux du pays. » Rien de plus.

Concrè­te­ment, ceci donne de fait à la BNS le mono­pole de l’é­mis­sion des pièces et billets, les seules formes moné­taires qu’elle maî­trise. Mais elle ne maî­trise pas l’es­sen­tiel de la mon­naie créée qui, en Suisse, comme ailleurs, est de la mon­naie « scrip­tu­rale », fai­sant l’ob­jet d’un jeu d’é­cri­ture et non d’é­changes phy­siques. Cette mon­naie est, pour l’es­sen­tiel, créée par les banques lors de l’at­tri­bu­tion de cré­dits à l’é­co­no­mie phy­sique ou à d’autres banques.

Pour les auteurs de l’i­ni­tia­tive, cette situa­tion pose deux pro­blèmes. D’a­bord, en « pri­va­ti­sant » via les banques la créa­tion moné­taire, l’E­tat perd là un reve­nu. Ensuite, contrai­re­ment à ce que pré­voit la consti­tu­tion, la BNS ne maî­trise que dif­fi­ci­le­ment la créa­tion moné­taire. Certes, la poli­tique de taux joue en théo­rie sur le prix du cré­dit et donc sa dis­tri­bu­tion, mais cette trans­mis­sion est impar­faite, on le constate encore en zone euro. La capa­ci­té de créa­tion moné­taire don­née aux banques encou­rage la for­ma­tion de bulles spé­cu­la­tives ou, au contraire, freine la pro­duc­tion de cré­dit lorsque celle-ci serait néces­saire. La finan­cia­ri­sa­tion de l’é­co­no­mie a été le corol­laire de ce pou­voir moné­taire des banques.

Transmettre à la BNS le pouvoir de création monétaire

Pour dis­po­ser d’une éco­no­mie plus stable et mieux maî­tri­sée et d’une créa­tion moné­taire plus cen­trée sur l’é­co­no­mie réelle, les auteurs de l’i­ni­tia­tive pro­posent donc de pré­ci­ser que la BNS « émet désor­mais seule » non seule­ment la mon­naie phy­sique, mais aus­si la « mon­naie scrip­tu­rale. » Consé­quence : les banques per­dront leur capa­ci­té de créer de l’argent ex nihi­lo. Tout prêt accor­dé par une banque devra ain­si être cou­vert par de la mon­naie de la banque cen­trale au bilan de l’é­ta­blis­se­ment. Dès lors, la BNS maî­tri­se­ra entiè­re­ment la créa­tion monétaire.

Le rôle des pouvoirs publics

L’i­ni­tia­tive pré­voit trois modes de dis­tri­bu­tion de l’argent créé par la BNS. D’a­bord via un trans­fert de cet argent aux pou­voirs publics pour ali­men­ter l’é­co­no­mie. Ce trans­fert ne se fera pas sous forme de prêt, mais de « don. » La BNS ali­men­te­ra donc direc­te­ment les caisses publiques de la Confé­dé­ra­tion et des Can­tons à la hau­teur qu’elle aura déter­mi­née. Cer­tains s’é­meuvent de la perte d’in­dé­pen­dance de la BNS, mais Rein­hold Har­rin­ger, le porte-parole du groupe à l’o­ri­gine de ce pro­jet contac­té par La Tri­bune, estime qu’une « com­plète indé­pen­dance n’existe jamais. » Il com­pare cette indé­pen­dance à celle de la jus­tice fédé­rale : ses tri­bu­naux sont « sous la pres­sion de l’o­pi­nion publique, mais ses déci­sions sont accep­tées par tous. » La BNS aura un « man­dat légal clair » et « pour­ra agir en toute indé­pen­dance », tout en devant « rendre des compte à l’o­pi­nion publique. » Concrè­te­ment, la BNS ne four­ni­ra pas tout l’argent dont aura besoin les bud­gets publics, elle ali­men­te­ra ce bud­get à la hau­teur qu’elle juge­ra juste. Quitte, du reste, à uti­li­ser ceci comme un moyen de pres­sion sur les auto­ri­tés pour les contraindre à réduire leurs dépenses qui, par ailleurs, en Suisse, sont déjà enca­drées par une « règle d’or. »

Un « QE pour le peuple » ?

Deuxième moyen de trans­mis­sion de l’argent de la BNS : les ménages eux-mêmes. Le nou­vel article 99‑a‑3 de la consti­tu­tion fédé­rale pro­po­sée par l’i­ni­tia­tive pré­voit l’at­tri­bu­tion directe d’argent de la BNS aux par­ti­cu­liers. L’i­ni­tia­tive émet donc la pos­si­bi­li­té d’un « QE pour les gens », idée qui cir­cule actuel­le­ment en Europe. Mais il est pos­sible d’i­ma­gi­ner que cet argent soit aus­si celui d’un reve­nu de base qui est actuel­le­ment en dis­cus­sion en Suisse, comme en Finlande.

L’importance du circuit bancaire demeure

Der­nier mode d’a­li­men­ta­tion de l’é­co­no­mie en argent de la banque cen­trale : les banques elles-mêmes. Mais cette fois, à la dif­fé­rence d’au­jourd’­hui, les banques ne pour­ront prê­ter que l’argent qu’elles auront aupa­ra­vant emprun­té à la BNS selon les moyens tra­di­tion­nels déjà exis­tant de refi­nan­ce­ment. « Il est impor­tant de conser­ver cette pos­si­bi­li­té », explique Rein­hold Har­rin­ger pour qui c’est un moyen impor­tant d’une ges­tion « fine et adap­tée » des besoins de l’é­co­no­mie. Avec cette pro­po­si­tion, la dis­tinc­tion entre l’argent de banque cen­trale et la masse moné­taire dis­po­nible pour l’é­co­no­mie dis­pa­raît. La capa­ci­té des banques d’a­li­men­ter des bulles est alors réduite, car elle doit rem­bour­ser l’argent qu’elle prête. Or, en zone euro, par exemple, c’est un des pro­blèmes de la BCE : son bilan enfle avec l’as­sou­plis­se­ment quan­ti­ta­tif, mais le cré­dit aux entre­prises reste en faible croissance.

Gestion plus efficace pour la croissance ?

Cette ges­tion directe de la masse moné­taire par la banque cen­trale sera-t-elle alors plus « effi­cace » que le sys­tème actuel pour géné­rer de la crois­sance ? Rein­hold Har­rin­ger le croit. « La banque cen­trale dis­pose d’une vision glo­bale de l’é­co­no­mie de meilleure qua­li­té que cha­cune des banques qui agissent avec une vision com­mer­ciale propre », sou­­ligne-t-il. Il estime aus­si que la banque cen­trale dis­po­se­ra éga­le­ment des moyens de mieux réagir aux évo­lu­tions conjonc­tu­relles, que ce soit un risque de ralen­tis­se­ment ou de sur­chauffe. Mais le but de l’i­ni­tia­tive est clai­re­ment de dis­po­ser d’une crois­sance de « meilleure qua­li­té », plus cen­trée sur l’é­co­no­mie réelle et plus stable.

Changement de modèle pour la finance helvétique

Cette ini­tia­tive dis­pose du sou­tien de plu­sieurs éco­no­mistes, suisses et euro­péens. Mais elle fait, on s’en doute, l’ob­jet de vives cri­tiques de la part du sec­teur ban­caire hel­vé­tique, qui est, avec près de 12 % du PIB suisse, un des piliers de l’é­co­no­mie natio­nale. Mais Rein­hold Har­rin­ger estime que l’i­ni­tia­tive va per­mettre au sec­teur de reve­nir à une acti­vi­té « plus tra­di­tion­nelle et plus solide. » Il cite le cas de banques comme la banque pos­tale suisse, qui, sans avoir la pos­si­bi­li­té de créer de la mon­naie, réa­lisent de bons béné­fices. Reste que, pour les géants ban­caires comme Cre­dit Suisse ou UBS, qui vivent sur les acti­vi­tés de mar­ché, le coup pour­rait être rude et ils pour­raient ain­si déci­der de quit­ter le pays. Mais l’i­ni­tia­tive semble viser un chan­ge­ment de sys­tème : mieux vaut des banques plus modestes, mais plus utiles, que des géants ban­caires instables et qui font peser un risque conti­nuel sur les comptes publics. Une vraie révo­lu­tion, donc.

Le risque de la transition

Éga­le­ment cri­tique, le think tank libé­ral Ave­nir Suisse, finan­cé par les grandes socié­tés du pays, prône plu­tôt une poli­tique de « petits pas mesu­rés » dans la réforme de la finance plu­tôt que la révo­lu­tion prô­née par l’i­ni­tia­tive « mon­naie pleine. » Selon Ave­nir Suisse, ce sys­tème de « mon­naie pleine » condui­rait à un « état tran­si­toire per­ma­nent » dan­ge­reux. Rein­hold Har­rin­ger, lui, répond qu’une phase de tran­si­tion est pré­vue. Le pre­mier jour, les enga­ge­ments vis-à-vis des clients des banques vont deve­nir des enga­ge­ments vis-à-vis de la banque cen­trale et seront sor­tis du bilan des banques. Mais rien ne sera chan­gé. Les rem­bour­se­ments des cré­dits contrac­tés par les clients vien­dront ali­men­ter les rem­bour­se­ments à la banque cen­trale. Le tout, affirme-t-il, pour­ra être cor­ri­gé en cas de besoin.

Une idée ancienne

L’i­ni­tia­tive n’est, il est vrai, pas fon­dée sur du sable. Elle s’ins­crit dans une longue his­toire. C’est, dans les années 1930, l’é­co­no­miste Irving Fisher, qui avait lan­cé la pro­po­si­tion dans le cadre du « plan de Chi­ca­go » pro­po­sé au pré­sident Frank­lin Dela­no Roo­se­velt. Ce der­nier a reje­té cette pro­po­si­tion, mais elle a été reprise par plu­sieurs éco­no­mistes, dont le moné­ta­riste Mil­ton Fried­man. Cette idée a cepen­dant été pro­gres­si­ve­ment oubliée sous le triomphe de la finan­cia­ri­sa­tion de l’é­co­no­mie. C’est la crise de 2007–2008 qui la fait revivre avec notam­ment une étude de deux éco­no­mistes du FMI, Jaro­mir Benes et Michael Kum­hof, qui reprennent et valident les thèses d’Ir­ving Fisher, voyant dans le retrait aux banques de la créa­tion moné­taire, un moyen de dyna­mi­ser la crois­sance en rédui­sant les risques de crise.

L’Islande a ouvert le bal

L’i­dée a alors retrou­vé des défen­seurs. Fin mars 2015, un par­le­men­taire islan­dais Fros­ti Sigurd­jons­son a remis au pre­mier ministre de l’île nor­dique un rap­port très com­plet sur le sujet en recom­man­dant d’ô­ter aux banques la capa­ci­té de créa­tion moné­taire. Ce rap­port n’a pas débou­ché sur une pro­po­si­tion concrète pour le moment, mais il a ampli­fié le débat autour de cette idée entre éco­no­mistes. Plu­sieurs autres ini­tia­tives visent à ren­for­cer le pou­voir des banques cen­trales vis-à-vis des banques com­mer­ciales. En Irlande, le par­ti conser­va­teur Fian­na Fàil pro­pose ain­si dans son pro­gramme des élec­tions de 2016 de don­ner à la banque cen­trale irlan­daise le moyen de limi­ter la capa­ci­té des banques à émettre des emprunts immobiliers.

Révolution dans la finance ?

Une adop­tion par la Suisse de cette ini­tia­tive serait indé­nia­ble­ment une révo­lu­tion dans le monde de la finance et ses consé­quences dépas­se­raient lar­ge­ment les fron­tières de la Confé­dé­ra­tion. Car la Suisse n’est pas la petite Islande, c’est un des centres finan­ciers les plus impor­tants de la mon­dia­li­sa­tion. Or, les rares son­dages sur la ques­tion ont don­né une large majo­ri­té au « oui » à l’i­ni­tia­tive. Le plus récent, datant d’août, don­nait 57 % pour l’i­ni­tia­tive, mais il doit être pris avec beau­coup de pré­cau­tion, car il n’a pas été réa­li­sé par un ins­ti­tut de son­dage recon­nu. Rein­hold Har­rin­ger estime que les son­dages montrent, au moins, que les citoyens hel­vé­tiques rejettent majo­ri­tai­re­ment le sys­tème actuel et se dit donc « confiant. »

Rien ne dit cepen­dant que cela débou­che­ra sur une majo­ri­té pour l’i­ni­tia­tive. Le sec­teur ban­caire va sans doute peser de tout son poids dans la cam­pagne, empor­tant une par­tie des par­tis de droite, tra­di­tion­nel­le­ment favo­rables à ce sec­teur. D’au­tant que, dans le cas qui nous occupe, il fau­dra aus­si obte­nir une majo­ri­té dans la moi­tié des can­tons (et il existe en Suisse six demi-can­­tons comp­tant pour une demie voix). Mais les vota­tions hel­vé­tique ont des résul­tats par­fois surprenants.

Au-delà des divisions traditionnelles

Une chose est cer­taine : le sujet dépasse les divi­sions poli­tiques tra­di­tion­nelles. Les por­teurs de ce pro­jet sont plu­tôt des conser­va­teurs et des libé­raux alé­ma­niques, ins­pi­rés par les idées moné­ta­ristes de sta­bi­li­té. Mais l’i­dée de réduire l’in­fluence des banques et de pla­cer la BNS face à sa res­pon­sa­bi­li­té éco­no­mique en termes de crois­sance peut séduire plus d’un élec­teur de gauche, plus nom­breux en Suisse romande. Si les par­tis poli­tiques suisses n’ont pas encore pris posi­tion dans ce débat, il n’est pas cer­tain que leurs consignes de vote soient ici réel­le­ment sui­vies. La Suisse pour­rait donc don­ner le ton à un chan­ge­ment notable dans la finance internationale.

#QEfor­the­people
Rappel :
ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ?
RELANCER LA DEMANDE avec DE L’HELICOPTER MONEY. Vite !

https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​1​0​/​1​2​/​e​p​o​u​v​a​n​t​a​i​l​s​–​o​u​–​r​e​f​l​a​t​i​o​n​–​r​e​l​a​n​c​e​r​–​l​a​–​d​e​m​a​n​d​e​–​a​v​e​c​–​d​e​–​l​h​e​l​i​c​o​p​t​e​r​–​m​o​n​e​y​–​v​i​te/

[Edit]
Ne ratez pas cette expli­ca­tion — LUMINEUSE — par Fran­çois de Sie­ben­thal :
Un ban­quier suisse explique en 36 minutes l’ar­naque de la créa­tion monétaire
httpv://youtu.be/dmwtBcU0qtA

Réflexions autour de l’idée de bonheur… en passant par F. Laloux (holacratie : autogestion sans aucun chef), la création monétaire publique, l’éducation émancipante (sans maître), etc.

J’ai ren­con­tré il y a quelques jours un jeune homme, Julien, au pied de la mon­tagne Sainte-Vic­­toire. Il venait par­ler du bonheur.
Il fai­sait doux, grand soleil, un air par­fai­te­ment lim­pide, pas de vent, calme et petits oiseaux… On était bien, quoi.

Bon, la vidéo est trop longue, assu­ré­ment ; mais ce qui est fait est fait 🙂
Pour des nou­veaux venus, ça peut ser­vir, peut-être.

Vers la minute 40′, ça s’a­nime, je crois (hola­cra­tie puis créa­tion moné­taire, etc.) — tou­jours un peu diesel… 🙂
Peut-être des gen­tils virus vont-ils extraire des mor­ceaux conta­gieux ? 🙂 On verra.
Ce serait bien de rédi­ger une table des matières (avec le minu­tage) pour aider les gens à aller direc­te­ment sur les sujets qui les intéressent.

httpv://youtu.be/lOb5hHeMCDc

Bonnes fêtes à tous 🙂

Étienne.
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PS : voi­ci la magni­fique confé­rence de Fré­dé­ric Laloux dont je vous parle dans la vidéo. Ça, c’est de la bombe, vous allez voir : il parle un peu trop len­te­ment au début, mais ce qu’il explique (qui res­semble à l’ho­la­cra­tie) est lit­té­ra­le­ment pas­sion­nant, et trans­po­sable à l’or­ga­ni­sa­tion poli­tique, je trouve. Vous verrez : 

Confé­rence « Rein­ven­ting Orga­ni­za­tions » en fran­çais (Fla­gey, Bruxelles) 

httpv://youtu.be/NZKqPoQiaDE

Et son livre, enfin en français :
Rein­ven­ting orga­ni­za­tions : Vers des com­mu­nau­tés de tra­vail inspirées
http://www.amazon.fr/Reinventing-organizations-communautés-travail-inspirées/dp/2354561059

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Ne ratez pas non plus le livre de Phi­lippe Derud­der : « Les mon­naies locales com­plé­men­taires : pour­quoi, comment » :

http://​www​.yves​mi​chel​.org/​p​r​o​d​u​c​t​–​p​a​g​e​/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​l​e​s​–​m​o​n​n​a​i​e​s​–​l​o​c​a​l​e​s​–​c​o​m​p​l​e​m​e​n​t​a​i​r​e​s​–​p​o​u​r​q​u​o​i​–​c​o​m​m​e​n​t​–​d​u​p​l​i​c​a​te/
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Ne lais­sez pas pas­ser « Le maître igno­rant », de Jacques Ran­cière, très utile éga­le­ment pour pen­ser une démo­cra­tie digne de ce nom : « l’âme humaine est capable de s’ins­truire seule et sans maître »… Waou ! 🙂
http://www.amazon.fr/Le-ma%C3%AEtre-ignorant-Jacques-RANCI%C3%88RE/dp/2264040173

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Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​6​6​4​9​1​1​8​2​317

LA CONSTITUTION PEUT-ELLE ÊTRE MODIFIÉE [PENDANT UN « ÉTAT D’URGENCE »] ? Révision sans référendum = Haute Trahison.

Voi­ci quelques idées pour ali­men­ter vos pro­chains ate­liers consti­tuants, au cha­pitre (impor­tant) de la révision.

Comme vous ne le savez peut-être pas (car les « élus » pré­parent ce mau­vais coup en cati­mi­ni, en tapi­nois comme aurait dit Guille­min, pen­dant les fêtes), le Gou­ver­ne­ment et le-Par­­le­­ment-réuni-en-Congrès sont en train de manœu­vrer pour modi­fier eux-mêmes la Consti­tu­tion, une fois de plus, et comme d’ha­bi­tude sans consul­ter le Peuple (qu’ils « repré­sentent » comme un tuteur repré­sente un inca­pable). Une félo­nie de plus, donc.

[ L’avis du Conseil d’État sur la révi­sion de la Consti­tu­tion : pru­dence et embar­ras : http://​libertes​.blog​.lemonde​.fr/​2​0​1​5​/​1​2​/​1​7​/​l​a​v​i​s​–​d​u​–​c​o​n​s​e​i​l​–​d​e​t​a​t​–​s​u​r​–​l​a​–​r​e​v​i​s​i​o​n​–​d​e​–​l​a​–​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​–​p​r​u​d​e​n​c​e​–​e​t​–​e​m​b​a​r​r​as/ ]

Comme vous le savez si vous pas­sez un peu par ici, tous ces pro­fes­sion­nels de la poli­tique, tous ces hommes de pou­voir, sont très pro­fon­dé­ment illé­gi­times, par construc­tion, par défi­ni­tion, pour tou­cher à la Consti­tu­tion, texte supé­rieur à eux, texte qu’ils devraient craindre et sur­tout pas maî­tri­ser. NOTRE PROBLÈME N’EST PAS JURIDIQUE, MAIS POLITIQUE : si les pro­fes­sion­nels de la poli­tique peuvent juri­di­que­ment rédi­ger et cor­ri­ger « la consti­tu­tion », c’est parce que ce texte supé­rieur qui devrait nous pro­té­ger, et qui pré­tend être une « consti­tu­tion », n’est PAS une consti­tu­tion digne de ce nom : c’est une anti-consti­­tu­­tion, un leurre, une pri­son pour le peuple au lieu d’être une protection.

En l’oc­cur­rence, l’in­di­gni­té des « repré­sen­tants » est plus nette que jamais : après avoir décla­ré « l’é­tat d’ur­gence », qui met en veilleuse toutes sortes de liber­tés et de pro­tec­tions juri­diques contre les abus de pou­voir, le gou­ver­ne­ment ne devrait PARTICULIÈREMENT PAS modi­fier la Consti­tu­tion. Quand un corps social est ter­ro­ri­sé, il est en quelque sorte sans défense, comme l’a bien ana­ly­sé Nao­mi Klein dans « la stra­té­gie du choc ». Il est donc par­ti­cu­liè­re­ment dan­ge­reux, pour une socié­té civile dans cet état de sidé­ra­tion, que l’exé­cu­tif entre­prenne une révi­sion consti­tu­tion­nelle à ce moment-là. Les pré­ten­dus « états d’ur­gence » sont l’oc­ca­sion des pires traî­trises et des pires coups de force. Une consti­tu­tion digne de ce nom devrait ins­ti­tuer un pou­voir supé­rieur char­gé de contrô­ler cet abus de pou­voir et de l’empêcher.

Je pense que l’ar­ticle ci-des­­sous, de Domi­nique Rous­seau, peut ali­men­ter votre réflexion consti­tuante ain­si que vos ateliers :

LA CONSTITUTION PEUT-ELLE ÊTRE MODIFIÉE ?

La révi­sion de la Consti­tu­tion sous la Vème Répu­blique

Auteur : Domi­nique ROUSSEAU

http://​www​.conseil​-consti​tu​tion​nel​.fr/​c​o​n​s​e​i​l​–​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​n​e​l​/​f​r​a​n​c​a​i​s​/​l​a​–​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​/​l​a​–​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​–​d​e​–​1​9​5​8​–​e​n​–​2​0​–​q​u​e​s​t​i​o​n​s​/​l​a​–​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​–​e​n​–​2​0​–​q​u​e​s​t​i​o​n​s​–​q​u​e​s​t​i​o​n​–​n​–​2​0​.​2​5​8​1​1​.​h​tml

Après qua­rante ans, la Consti­tu­tion de 1958 se reconnaît-elle ?

En 1958, le Par­le­ment se réunis­sait en deux ses­sions ordi­naires de trois mois par an ; aujourd’­hui il se réunit en une ses­sion unique conti­nue de neuf mois. En 1958, le pré­sident était élu pour sept ans par un col­lège de 80 000 grands élec­teurs ; aujourd’­hui, il est direc­te­ment élu par le peuple pour cinq ans. En 1958, le réfé­ren­dum était limi­té, inté­res­sant sur­tout la vie de l’É­tat ; aujourd’­hui, il est éten­du aux ques­tions de poli­tique éco­no­mique et sociale et aux ser­vices publics qui y concourent. En 1958, le Par­le­ment n’a­vait pas com­pé­tence sur le bud­get social ; aujourd’­hui, il l’a. En 1958, le Conseil consti­tu­tion­nel était une ins­ti­tu­tion à l’ac­cès limi­té et à la com­pé­tence réduite à l’exa­men du res­pect des domaines res­pec­tifs du Par­le­ment et du gou­ver­ne­ment ; aujourd’­hui, son accès est ouvert aux jus­ti­ciables, son contrôle est a prio­ri et a pos­te­rio­ri et son pou­voir est éten­du au contrôle du res­pect des droits fon­da­men­taux. En 1958, l’Eu­rope était absente de la Consti­tu­tion ; aujourd’­hui, elle dis­pose pour elle toute seule d’un long titre VI. En 1958, la Répu­blique était jaco­bine ; aujourd’­hui, elle est décen­tra­li­sée. Vingt-quatre révi­sions en cin­quante ans d’exis­tence ! Si la France vit depuis 1958 avec la même Consti­tu­tion – ce qui repré­sente, au regard de son his­toire, un petit exploit – cette Consti­tu­tion n’est plus aujourd’­hui ce qu’elle était en 1958 !

Rien d’a­nor­mal à cela. Toute Consti­tu­tion pré­voit tou­jours que ses dis­po­si­tions peuvent être modi­fiées, com­plé­tées ou sup­pri­mées. Aus­si fiers soient-ils de leur œuvre, les consti­tuants res­tent assez sages pour savoir que leur tra­vail n’est jamais par­fait, que l’u­sage du texte peut faire appa­raître des dif­fi­cul­tés inédites ou impré­vi­sibles au moment de sa concep­tion, ou encore que la marche du temps et l’é­vo­lu­tion de la socié­té peuvent sus­ci­ter de nou­velles exi­gences consti­tu­tion­nelles. Cette sagesse, au demeu­rant, se nour­rit d’une phi­lo­so­phie poli­tique, celle qui fait de la nation sou­ve­raine l’o­ri­gine de tout et qui pos­tule, en consé­quence, sa totale et per­ma­nente liber­té : la nation n’est pas faite par la Consti­tu­tion, c’est elle qui fait la Consti­tu­tion et reste constam­ment maître de son conte­nu. SIEYÈS, dans Qu’est-ce que le Tiers État ?, l’af­firme sans détour : « il serait ridi­cule de sup­po­ser la nation liée elle-même par la Consti­tu­tion à laquelle elle a assu­jet­ti ses man­da­taires. Non seule­ment la nation n’est pas sou­mise à une Consti­tu­tion, mais elle ne peut pas l’être, mais elle ne doit pas l’être, ce qui équi­vaut encore à dire qu’elle ne l’est pas ». Et, dans son article 28, la mythique Consti­tu­tion du 24 juin 1793 tra­duit cette phi­lo­so­phie en un prin­cipe clair : « un peuple a tou­jours le droit de revoir, de réfor­mer et de chan­ger sa Consti­tu­tion. Une géné­ra­tion ne peut assu­jet­tir à ses lois les géné­ra­tions futures ».

Cette totale liber­té consti­tuante du peuple, par­fai­te­ment com­pré­hen­sible dans son prin­cipe démo­cra­tique, ren­contre cepen­dant sur son che­min d’autres exi­gences, éga­le­ment démo­cra­tiques [ÉC : Hum… /ÉC], qui jus­ti­fient une codi­fi­ca­tion du pou­voir de révi­sion. Une Consti­tu­tion, en effet, n’est pas un texte ordi­naire ; c’est la Loi des lois, l’acte solen­nel par lequel une socié­té [ÉC : QUI, au sein de la socié­té ? Soyons pré­cis. /ÉC] déclare les prin­cipes qui la fondent, qui la ras­semblent et qui l’or­ga­nisent. Ce texte-là ne peut être chan­gé aus­si faci­le­ment qu’une loi ordi­naire ; il faut une pro­cé­dure par­ti­cu­lière, plus solen­nelle, plus exi­geante [ÉC : exi­geante sur­tout pour évi­ter à tout prix les éven­tuels conflits d’in­té­rêts des consti­tuants, effec­ti­ve­ment. /ÉC], qui cor­res­ponde à la qua­li­té de l’acte à modi­fier ; il faut dis­tin­guer le pou­voir de faire les lois du pou­voir de révi­ser la Loi. Comme la plu­part des Consti­tu­tions, celle de 1958 opère cette dis­tinc­tion en réser­vant un titre spé­cial à la révi­sion consti­tu­tion­nelle – le titre XVI – et un article unique – l’ar­ticle 89.

Ces dis­po­si­tions par­ti­cu­lières règlent quatre questions :

- L’i­ni­tia­tive de la révi­sion. Elle appar­tient « concur­rem­ment au Pré­sident de la Répu­blique sur pro­po­si­tion du Pre­mier ministre et aux membres du Par­le­ment ». Ini­tia­tive par­ta­gée donc entre les par­le­men­taires et l’exé­cu­tif [ÉC : notez le pre­mier scan­dale qui consiste ici à pri­ver le peuple de toute ini­tia­tive consti­tuante. Et pensez‑y bien quand vous condui­rez vos propres ate­liers consti­tuants. /ÉC], mais sur­tout au sein même de l’exé­cu­tif : ni le Pré­sident ni le Pre­mier ministre ne peuvent enga­ger seul une pro­cé­dure de révi­sion ; le Pré­sident doit attendre – ou sol­li­ci­ter – la pro­po­si­tion du Pre­mier ministre, et, en retour, le Pre­mier ministre doit attendre – ou pro­vo­quer – la réponse du Pré­sident à sa pro­po­si­tion. Quand l’i­ni­tia­tive de la révi­sion vient de l’exé­cu­tif, l’ac­cord du Pré­sident et du Pre­mier ministre est ain­si néces­saire ; exi­gence rela­ti­ve­ment facile à satis­faire si l’un et l’autre appar­tiennent à la même famille poli­tique, beau­coup moins dans l’hy­po­thèse d’une coha­bi­ta­tion au som­met de l’État.

- L’a­dop­tion du pro­jet ou de la pro­po­si­tion. Qu’il vienne de l’exé­cu­tif — pro­jet — ou des par­le­men­taires — pro­po­si­tion — le texte doit être voté par cha­cune des deux assem­blées « en termes iden­tiques ». La pré­ci­sion est impor­tante. À la dif­fé­rence de la pro­cé­dure légis­la­tive ordi­naire où le Pre­mier ministre peut, en cas de désac­cord per­sis­tant entre les deux chambres, pro­vo­quer la réunion d’une com­mis­sion mixte pari­taire pour ten­ter d’a­bou­tir à un texte com­mun – et même deman­der à l’As­sem­blée natio­nale de sta­tuer défi­ni­ti­ve­ment — la pro­cé­dure de révi­sion ne pré­voit aucun moyen de for­cer l’ac­cord entre dépu­tés et séna­teurs. Ici, les deux assem­blées ont un égal pou­voir [ÉC : mais le peuple n’en a AUCUN, comme d’ha­bi­tude quand ce sont des « élus » qui sont consti­tuants. Pen­sez bien à ins­ti­tuer dif­fé­rents droits de veto popu­laires quand vous condui­rez vos propres ate­liers consti­tuants. /ÉC]; en main­te­nant sa rédac­tion, en refu­sant de prendre en compte les modi­fi­ca­tions de l’autre, cha­cune peut faire durer les débats indé­fi­ni­ment et, de fait, blo­quer la révi­sion. Plu­sieurs pro­jets ont ain­si échoué à ce stade, par obs­truc­tion du Sénat : l’ex­ten­sion du champ du réfé­ren­dum (1984), le droit pour les jus­ti­ciables de sou­le­ver devant les juri­dic­tions ordi­naires la ques­tion d’in­cons­ti­tu­tion­na­li­té (1990, 1993)…

- La rati­fi­ca­tion. Deux situa­tions doivent être dis­tin­guées : ou les par­le­men­taires sont à l’o­ri­gine de la révi­sion, et la rati­fi­ca­tion se fait obli­ga­toi­re­ment par réfé­ren­dum ; ou l’exé­cu­tif est à l’o­ri­gine, et le Pré­sident de la Répu­blique a le choix entre la rati­fi­ca­tion par réfé­ren­dum ou la rati­fi­ca­tion par le Congrès [ÉC : sans réfé­ren­dum, ce qui un scan­dale sans nom. /ÉC]. Le Congrès est la réunion, dans une même salle et au châ­teau de Ver­sailles, des dépu­tés et des séna­teurs qui doivent voter le pro­jet à la majo­ri­té des trois cin­quièmes des suf­frages expri­més pour qu’il soit rati­fié. La rai­son de cette dif­fé­rence de trai­te­ment entre pro­jet et pro­po­si­tion est, évi­dem­ment, poli­tique : le géné­ral de Gaulle crai­gnait que les ini­tia­tives par­le­men­taires de révi­sion aient pour objet de détruire son œuvre ; aus­si, connais­sant la très grande réserve des dépu­tés et séna­teurs à l’é­gard de la pra­tique réfé­ren­daire, il espé­rait limi­ter leurs « envies » de révi­sion en les sou­met­tant obli­ga­toi­re­ment au réfé­ren­dum. Il n’a­vait pas tort.

- Les limites de la révi­sion. Elles peuvent être clas­sées en deux caté­go­ries prin­ci­pales. D’a­bord, les limites jus­ti­fiées par les cir­cons­tances ; pour évi­ter que les révi­sions se fassent sous la pres­sion de l’oc­cu­pant ou d’un conflit, il est inter­dit d’en­ga­ger ou de pour­suivre une pro­cé­dure de révi­sion « lors­qu’il est por­té atteinte à l’in­té­gri­té du ter­ri­toire » ; pour évi­ter aus­si qu’un Pré­sident « inté­ri­maire » ne pro­fite de la situa­tion, l’u­sage de l’ar­ticle 89 est inter­dit « durant la vacance de la Pré­si­dence de la Répu­blique » ; pour évi­ter encore qu’un Pré­sident en exer­cice ne sai­sisse l’oc­ca­sion d’une crise excep­tion­nelle, il lui est inter­dit – par la déci­sion du Conseil consti­tu­tion­nel du 2 sep­tembre 1992 – de chan­ger la Consti­tu­tion lors­qu’il fait appli­ca­tion des pou­voirs de l’ar­ticle 16. Ensuite, des limites por­tant sur le conte­nu : « la forme répu­bli­caine du gou­ver­ne­ment, pré­cise le der­nier ali­néa de l’ar­ticle 89, ne peut faire l’ob­jet d’une révi­sion ». Si l’o­bli­ga­tion de res­pec­ter la « forme répu­bli­caine » signi­fie l’in­ter­dic­tion de réta­blir la monar­chie ou l’empire, la limite impo­sée au pou­voir de révi­sion est faible car le risque d’un tel réta­blis­se­ment est lui-même faible ; si, en revanche, l’ex­pres­sion signi­fie obli­ga­tion de res­pec­ter les valeurs et prin­cipes qui donnent à un régime sa « forme répu­bli­caine » – par exemple, la laï­ci­té, le ser­vice public, l’é­ga­li­té, la fra­ter­ni­té,… – la liber­té du pou­voir consti­tuant se trou­ve­rait for­te­ment réduite.

Si, dans sa déci­sion du 2 sep­tembre 1992, le Conseil consti­tu­tion­nel a rap­pe­lé l’en­semble de ces limites, il a décla­ré, dans sa déci­sion du 26 mars 2003, qu’il « ne tenait d’au­cune dis­po­si­tion de la Consti­tu­tion le pou­voir de sta­tuer sur une révi­sion de la Consti­tu­tion ». En l’es­pèce, il lui était deman­dé de décla­rer contraire à la forme répu­bli­caine du gou­ver­ne­ment la révi­sion posant que « l’or­ga­ni­sa­tion de la Répu­blique est décen­tra­li­sée ». Les limites à l’exer­cice du pou­voir de révi­sion sont posées mais le contrôle de leur res­pect n’est pas assu­ré. À tout le moins, est-il pos­sible de consi­dé­rer que le Conseil veille­rait au res­pect des limites posées aux articles 7, 16 et 89–4 de la Consti­tu­tion, pour le conte­nu des révi­sions, il retient son contrôle.

Au demeu­rant, l’ar­ticle 89 n’in­ter­di­sant pas une révi­sion des limites qu’il pose, le pou­voir consti­tuant pour­rait par­fai­te­ment les sup­pri­mer et retrou­ver ain­si une totale liber­té de déci­sion, y com­pris pour modi­fier la forme répu­bli­caine du gouvernement…

Et l’ar­ticle 11 ? Une révi­sion de la Consti­tu­tion est-elle pos­sible par le moyen de l’ar­ticle 11 ? En 1958, cha­cun s’ac­cor­dait pour consi­dé­rer que la Consti­tu­tion défi­nis­sait une seule pro­cé­dure de révi­sion, celle pré­vue à l’ar­ticle 89. Mais, en 1962, l’u­ti­li­sa­tion par le géné­ral de Gaulle de l’ar­ticle 11 pour modi­fier le mode d’é­lec­tion du Pré­sident de la Répu­blique oblige à reprendre la lec­ture de cet article, et en par­ti­cu­lier de la dis­po­si­tion pré­voyant que peut être sou­mis au réfé­ren­dum « tout pro­jet de loi por­tant sur l’or­ga­ni­sa­tion des pou­voirs publics ». Or, juri­di­que­ment, il est clair qu’un des objets prin­ci­paux d’une Consti­tu­tion est d’or­ga­ni­ser les pou­voirs publics ; la pre­mière loi consti­tu­tion­nelle de la IIIe Répu­blique est, d’ailleurs, inti­tu­lée « loi rela­tive à l’or­ga­ni­sa­tion des pou­voirs publics ». La pos­si­bi­li­té d’une révi­sion par le moyen de l’ar­ticle 11 est donc consti­tu­tion­nel­le­ment défen­dable. Pour­tant, ce sont sur­tout des consi­dé­ra­tions poli­tiques qui ont été avan­cées pour jus­ti­fier l’u­sage de l’ar­ticle 11. La pro­cé­dure qu’il ins­ti­tue pro­cure, en effet, deux « avan­tages » – qui peuvent être lus aus­si comme deux « inconvénients » :

- La mise hors jeu du Par­le­ment. Avec l’ar­ticle 11, le pro­jet de révi­sion, pré­sen­té par le Pré­sident de la Répu­blique sur pro­po­si­tion du Pre­mier ministre, est direc­te­ment sou­mis au vote du peuple par réfé­ren­dum. La seule obli­ga­tion pour le gou­ver­ne­ment est de faire sa pro­po­si­tion de révi­sion pen­dant la durée des ses­sions par­le­men­taires et de l’ac­com­pa­gner d’une décla­ra­tion sui­vie d’un débat dans cha­cune des deux assem­blées ; mais aucun tra­vail ni, a for­tio­ri, aucun vote sur le pro­jet lui-même ne sont pré­vus. Un Par­le­ment en désac­cord avec le pro­jet ne pour­rait mani­fes­ter son oppo­si­tion que par le dépôt et le vote d’une motion de cen­sure. Ce qu’il fit en octobre 1962, pro­vo­quant la seule « chute » par­le­men­taire d’un gou­ver­ne­ment sous la Ve République.

- La sup­pres­sion des limites. L’ar­ticle 11 ne pré­voit aucune limite de cir­cons­tances ou de conte­nu à l’exer­cice du pou­voir de modi­fier direc­te­ment par réfé­ren­dum l’or­ga­ni­sa­tion des pou­voirs publics. Sauf à consi­dé­rer que les limites énon­cées à l’ar­ticle 89 sont éga­le­ment valables pour l’ar­ticle 11 – mais aucun ren­voi n’est fait d’un article à l’autre – le pou­voir de révi­sion est, ici, tota­le­ment libre.

Au fond, l’ar­ticle 11 ne s’est impo­sé comme moda­li­té pos­sible de révi­sion que parce que l’ar­ticle 89 donne au Sénat, chambre haute issue d’un suf­frage indi­rect, un pou­voir de blo­cage ; hos­tile, en 1962, à l’é­lec­tion popu­laire du chef de l’É­tat, il n’au­rait jamais lais­sé « pas­ser » cette révi­sion par la pro­cé­dure de l’ar­ticle 89. Contour­ner le refus pré­vi­sible du Sénat fut sans doute, à cette époque, la véri­table rai­son du recours à l’ar­ticle 11.

Au demeu­rant, l’ar­ticle 11 n’a été uti­li­sé que deux fois comme moyen de révi­sion, avec suc­cès en 1962 et, sans suc­cès en 1969, pro­vo­quant le départ du géné­ral de Gaulle. L’ar­ticle 89 reste donc la pro­cé­dure de droit com­mun de la révi­sion consti­tu­tion­nelle. Mais, article 11 ou article 89, à trop sou­vent chan­ger la Consti­tu­tion, il arrive qu’un pays change, sans s’en aper­ce­voir, de Consti­tu­tion ; la meilleure solu­tion, alors, est peut-être que le peuple reprenne, dans sa glo­ba­li­té, son pou­voir constituant.

 
Rap­pels importants :

Domi­nique Rousseau :
« Démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, c’est un contre-sens. » [..]
« La repré­sen­ta­tion n’est pas la démocratie. » [..]
« L’ex­pres­sion du peuple est contraire à la repré­sen­ta­tion car dans le régime repré­sen­ta­tif, le peuple ne parle pas, ce sont ses repré­sen­tants. Il y a donc un pro­blème quant à la défi­ni­tion qu’on accepte tous comme allant de soi, démo­cra­tique repré­sen­ta­tive alors qu’elle ne va abso­lu­ment pas de soi. » [..]
« Je ne parle pas de démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, je parle de sys­tème représentatif. »

httpv://youtu.be/I3UHT1WQ4N0
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La Stra­té­gie du Choc ~ Nao­mi Klein ~ Capi­ta­lisme du désastre
httpv://youtu.be/bhS7LnkTkGY

Une autre copie du film de Nao­mi, avec du son jus­qu’au bout 🙂

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Bon. Dites, vous en êtes où, vous, de vos mini ate­liers consti­tuants, pro­li­fiques et conta­gieux ? 🙂

J’ai hâte de lire vos pro­po­si­tions d’articles 🙂

On ne s’en sor­ti­ra que comme ça, je crois.

Bon cou­rage à vous tous.

Étienne.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
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DEMAIN : le film est sorti et il est épatant ! Faites passer.

Ah que c’est bon ! C’est une bouf­fée d’air frais, ce film, une rasade de potion magique, un conden­sé de mille expé­riences et pro­po­si­tions importantes. 

Vous vous sou­ve­nez que, fin mai, j’a­vais signa­lé que Méla­nie et Cyril nous deman­daient de les aider à faire un film posi­tif, construc­tif et opti­miste, un tour du monde d’expé­riences for­mi­dables, pour don­ner la pêche à tous ceux qui ne croient plus qu’on puisse ren­ver­ser la vapeur capi­ta­liste. Et nous avons été des mil­liers à les aider 🙂

Je viens (enfin ! quel traî­nard je suis, 6 semaines après la sor­tie…) d’al­ler voir ce film, et je l’ai trou­vé enthou­sias­mant, très beau, très riche, très bien fait, une bonne syn­thèse de tout ce qui nous pré­oc­cupe tous, mais sous un angle construc­tif et opti­miste, avec une par­tie pas­sion­nante sur la per­ma­cul­ture, des villes en tran­si­tion, des entre­prises res­pec­tueuses des hommes, des humains épa­tants au Dane­mark, en Inde, en Fin­lande, à San Fran­cis­co, en Nor­man­die, etc., une par­tie qui incri­mine la mon­­naie-dette, les mul­ti­na­tio­nales et les banques, et Ber­nard Lie­taer qui explique les mon­naies locales et la néces­saire bio-diver­­si­­té moné­taire, une par­tie où David Van Rey­brouck parle de tirage au sort et même l’i­dée d’as­sem­blées consti­tuantes tirées au sort ! Le pied, quoi 🙂 J’en oublie plein, évi­dem­ment, car le film va vite, on ne s’en­nuie pas une seconde et c’est dif­fi­cile de tout fixer d’emblée. Il faut sans doute le revoir, et puis tra­vailler le texte, le crayon à la main, pour bien mémo­ri­ser et inté­grer toutes ces sug­ges­tions. Le livre ser­vi­ra pré­ci­sé­ment à ça, je pense.

Que vous dire de plus que vous invi­ter à aller le voir, si ce n’est pas déjà fait, et à le faire connaître autour de vous 🙂

httpv://youtu.be/Bk2LnbrXx_I

Mer­ci à tous ceux à qui nous devons ce bel outil poli­tique d’o­ri­gine citoyenne.

Faites pas­ser 🙂

Étienne.

• Pour savoir dans quelle salle aller le voir, il y a le site du film : http://​www​.demain​-lefilm​.com/

• Aus­si, la page Face­book du film : https://​www​.face​book​.com/​d​e​m​a​i​n​.​l​e​f​i​lm/

• Il y a aus­si un livre, pour reprendre tout ça len­te­ment et bos­ser à son rythme 🙂 http://​www​.demain​-lefilm​.com/​d​e​m​a​i​n​–​l​e​–​l​i​vre

Le fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet : https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​5​9​7​2​9​6​7​2​317

À partir d’une réflexion sur le sens et le respect du vote blanc…

[Rap­pel pour les 80 000 nou­veaux venus (5 ou 600 de plus chaque jour, ces temps-ci) : ]

À par­tir d’une réflexion sur le sens et le res­pect du vote blanc…
httpv://youtu.be/yG6MiDsNLB4

Ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pouvoir.
Seul le peuple lui-même est légi­time (et apte) pour écrire, pro­té­ger et modi­fier une véri­table constitution.
Rai­son pour laquelle chaque citoyen (digne de ce nom) doit s’en­traî­ner per­son­nel­le­ment, tous les jours, à réflé­chir, à rédi­ger, à cri­ti­quer, à cor­ri­ger, à amé­lio­rer des articles de consti­tu­tion, et… à conta­mi­ner son prochain 🙂

Faites pas­ser 🙂

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​4​0​1​1​7​7​1​2​317

le NON au référendum danois et le silence des journaux français

Pré­cieux lan­ceurs d’alerte :
http://​www​.les​-crises​.fr/​r​e​f​e​r​e​n​d​u​m​–​d​a​n​o​i​s​–​l​e​–​s​i​l​e​n​c​e​–​d​e​s​–​j​o​u​r​n​a​u​x​–​p​a​r​–​j​a​c​q​u​e​s​–​s​a​p​ir/

Référendum danois : le silence des journaux, par Jacques Sapir

Source : Rus­seu­rope, Jacques Sapir, 04-12-2015

Le réfé­ren­dum qui s’est tenu au Dane­mark le jeu­di 3 décembre, et qui a vu la vic­toire du « non » et des euros­cep­tiques, conti­nue de sou­le­ver des inter­ro­ga­tions mul­tiples. La pre­mière concerne le faible reten­tis­se­ment média­tique de ce réfé­ren­dum. Assu­ré­ment, nous sommes en cam­pagne élec­to­rale en France. Mais, ce qua­­si-silence des médias est un objet d’étude à lui tout seul. La seconde inter­ro­ga­tion porte sur le sens qu’il convient de don­ner à ce réfé­ren­dum. On voit bien que, dans les rares com­men­taires à son sujet on parle de « ques­tions tech­niques ». Tech­niques, elles l’étaient assu­ré­ment. Mais il faut être bien naïf, ou bien de mau­vaise fois, pour ne pas se rendre compte que, der­rière cette dimen­sion « tech­nique » la véri­table ques­tion por­tait sur le pro­ces­sus d’intégration européenne.

 Le silence des journaux

Un simple test le prouve. Une demande de recherche sur Google actua­li­tés ne pro­duit que 170 résul­tats, dont cer­tains ne concernent pas les médias fran­çais. Dans une liste d’environ 150 réfé­rences des médias fran­çais, on trouve une très large part d’articles qui ne sont que des reprises, soit in exten­so soit par­tielle de l’article publié le 3 décembre au soir par l’AFP. La dif­fé­rence avec la presse anglo-saxonne ici saute aux yeux.

Certes, ce n’est pas la pre­mière fois que la presse fran­çaise se com­porte de manière plus que désin­volte vis-à-vis d’événements sur­ve­nant dans un « petit » pays. Cette arro­gance de « grande nation » qui res­sort spon­ta­né­ment et en dépit de dis­cours pour­tant ouver­te­ment euro­péistes n’est pas la moindre des choses qui m’insupportent dans les com­por­te­ments des jour­na­listes fran­çais. A cet égard, il est inté­res­sant de lire les com­men­taires dans les jour­naux belges (Le Soir ou La Libre Bel­gique) ou dans les quo­ti­diens suisses fran­co­phones. Ils sont sou­vent de meilleures qua­li­tés que ce que l’on peut lire dans une presse fran­çaise qui se révèle à la fois par­tiale et sur­faite. Mais, cette arro­gance n’est sans doute pas la cause pre­mière de ce silence.

Ce rela­tif silence de la presse fran­çaise tra­duit, et tra­hit, une gêne devant le résul­tat. Les danois, peuple euro­péens, ont reje­té une pro­po­si­tion de plus grande inté­gra­tion dans le cadre de l’Union euro­péenne. Ils l’ont reje­té de manière très claire, ce qui a été recon­nu par le gou­ver­ne­ment danois. Ils l’ont reje­té aus­si dans une alliance entre l’extrême-gauche (et la gauche dite « radi­cale ») et le par­ti popu­liste et sou­ve­rai­niste danois le DPP. On constate une nou­velle fois que, quand peuvent se retrou­ver sur un ter­rain com­mun, des sou­ve­rai­nistes de gauche et de droite ont une large majo­ri­té. Et ceci gêne sans doute autant, voire plus, les édi­to­ria­listes à gages de notre presse natio­nale. Cela pour­rait don­ner des idées au bon peuple de France. Voi­ci donc une autre rai­son de ce silence rela­tif, et il faut le dire bien inté­res­sé. Ce réfé­ren­dum porte en lui une cri­tique de l’européisme. C’est pour­quoi il convient de faire silence des­sus. Ah, elle est belle la presse libre en France ; elle est belle mais elle est sur­tout silen­cieuse quand il convient à ses propriétaires…

 Une ques­tion technique ?

Dans les rares articles que les jour­naux, ou les autres médias fran­çais, consacrent aux résul­tats de ce réfé­ren­dum, on pointe avant tout la nature « tech­nique » de la ques­tion posée : fal­­lait-il remettre en cause les clauses dites « d’opting-out » négo­ciées par le Dane­mark avec l’Union euro­péenne pour per­mettre une meilleure coopé­ra­tion poli­cière entre ce pays et les ins­tances poli­cières euro­péennes (Euro­pol pour les nom­mer). Mais, si l’énoncé de la ques­tion était assu­ré­ment tech­nique, il faut beau­coup d’aveuglement, bien de la céci­té volon­taire, pour ne pas voir que la réponse appor­tée par les danois fut avant tout politique.

Il convient ici de rap­pe­ler que ce réfé­ren­dum a connu une forte par­ti­ci­pa­tion. Près de 72% des élec­teurs danois se sont dépla­cés pour voter, ce qui consti­tue un record dans des réfé­ren­dums por­tant sur l’Europe pour le Dane­mark. C’est bien la preuve que les danois ont com­pris que, der­rière une appa­rence tech­nique, la ques­tion était bien avant tout poli­tique. D’ailleurs, cette dimen­sion poli­tique res­sor­tait bien de la cam­pagne qui se dérou­la avant ce réfé­ren­dum. Les ques­tions de la sus­pen­sion des accords de Schen­gen, de l’intégration euro­péenne, des coopé­ra­tions mul­tiples, furent en réa­li­té lar­ge­ment débattues.

Cette réponse donc poli­tique que les élec­teurs danois ont appor­té, elle a un sens très net : celui d’un refus de toute nou­velle inté­gra­tion euro­péenne. Face à des ques­tions essen­tielles, comme celles concer­nant la sécu­ri­té, les danois ont clai­re­ment opté pour le main­tien de leur sou­ve­rai­ne­té et le refus pour une plus grande inté­gra­tion. Leur réponse tra­duit le pro­fond désen­chan­te­ment auquel on assiste quant à la construc­tion euro­péenne. Que ce soit dans le domaine de l’économie ou dans celui de la sécu­ri­té, que ce soit sur l’Euro ou les contrôles aux fron­tières, c’est bien à un échec patent de l’intégration que l’on est confron­té. Or, la réponse des euro­péistes à cet échec n’est pas de s’interroger sur ses causes mais de deman­der, encore et tou­jours, plus d’intégration. En fait, l’intégration euro­péenne est deve­nue un dogme, une reli­gion. Et celle-ci n’admet aucune cri­tique, ne souffre aucune contra­dic­tion. C’est pour­quoi les diri­geants poussent à une sur­en­chère mor­telle. Mais, c’est aus­si pour­quoi les peuples, qui bien sou­vent ne sont pas dupes d’un dis­cours trop for­ma­té pour être hon­nête, refusent jus­te­ment cette sur­en­chère et exigent qu’un bilan hon­nête et objec­tif de cette inté­gra­tion soit fait.

 L’heure des bilans

Ces bilans vont se mul­ti­plier, que les diri­geants le veuillent ou non. La Grande-Bre­­tagne vote­ra sur son appar­te­nance à l’Union euro­péenne en 2016 et, n’en dou­tons pas, on y suit de très près les impli­ca­tions du réfé­ren­dum danois. On vote­ra sans doute sur la ques­tion de l’Euro en Fin­lande, en 2016 ou en 2017. Ce vote aura aus­si une impor­tante signi­fi­ca­tion. Mais, sur­tout, c’est dans sa pra­tique au jour le jour que l’Union euro­péenne sera confron­tée à cette demande de bilan.

Car, il est clair que le trop fameux « prag­ma­tisme » euro­péen a engen­dré des monstres, qu’il s’agisse de l’Eurogroupe, club dépour­vu d’existence légale et qui pour­tant pèse d’une poids énorme comme on l’a vu lors de la crise grecque de l’été 2015, ou qu’il s’agisse des abus de pou­voir que com­met désor­mais chaque semaine la Com­mis­sion euro­péenne. On se sou­vient des décla­ra­tions de Jean-Claude Jun­cker à l’occasion de l’élection grecque de jan­vier der­nier[1]. Leur carac­tère inouï fut lar­ge­ment débat­tu. Un autre exemple réside dans la manière dont ces ins­ti­tu­tions euro­péennes négo­cient, dans le plus grand secret, le fameux « Trai­té Trans­at­lan­tique » ou TAFTA qui abou­ti­ra à désha­biller encore plus les Etats et la sou­ve­rai­ne­té popu­laire qui s’y exprime. Le com­por­te­ment de l’Union Euro­péenne tout comme celui des ins­ti­tu­tions de la zone Euro appellent une réac­tion d’ensemble parce qu’elles contestent cette liber­té qu’est la sou­ve­rai­ne­té[2].

Il est plus que temps de dres­ser le bilan de ces actes, d’évaluer la poli­tique pour­sui­vie par les ins­ti­tu­tions euro­péennes et leurs diverses affi­dés, de gauche comme de droite, en Europe. On peut com­prendre, à voir l’importance de l’investissement poli­tique et sym­bo­lique qu’ils ont consen­ti, que les diri­geants euro­péistes voient avec une cer­taine angoisse s’avancer l’heure où ils devront rendre des comptes. Mais, à recou­rir à de qua­­si-cen­­sure, à des méthodes ouver­te­ment anti-démo­­cra­­tiques pour en retar­der le moment ils risquent bien de finir par voir leurs tête orner le bout d’un pique.

 Notes

[1] Jean-Jacques Mevel in Le Figa­ro, le 29 jan­vier 2015, Jean-Claude Jun­cker : « la Grèce doit res­pec­ter l’Europe ». http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/28/01003–20150128ARTFIG00490-jean-claude-juncker-la-grece-doit-respecter-l-europe.php Ses décla­ra­tions sont lar­ge­ment reprises dans l’hebdomadaire Poli­tis, consul­table en ligne : http://​www​.poli​tis​.fr/​J​u​n​c​k​e​r​–​d​i​t​–​n​o​n​–​a​–​l​a​–​G​r​e​c​e​–​e​t​,​2​9​8​9​0​.​h​tml

[2] Evans-Prit­­chards A., « Euro­pean ‘alliance of natio­nal libe­ra­tion fronts’ emerges to avenge Greek defeat », The Tele­graph, 29 juillet 2015, http://​www​.tele​graph​.co​.uk/​f​i​n​a​n​c​e​/​e​c​o​n​o​m​i​c​s​/​1​1​7​6​8​1​3​4​/​E​u​r​o​p​e​a​n​–​a​l​l​i​n​c​e​–​o​f​–​n​a​t​i​o​n​a​l​–​l​i​b​e​r​a​t​i​o​n​–​f​r​o​n​t​s​–​e​m​e​r​g​e​s​–​t​o​–​a​v​e​n​g​e​–​G​r​e​e​k​–​d​e​f​e​a​t​.​h​tml

Source : Rus­seu­rope, Jacques Sapir, 04-12-2015

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Les Danois disent “non” à davantage d’intégration européenne, par Romaric Godin

Source : Roma­ric Godin, La Tri­bune, 4/12/2015

53,1 % des élec­teurs danois ont reje­té par réfé­ren­dum un pro­jet de coopé­ra­tion ren­for­cée avec l’UE dans le domaine de la police et de la jus­tice. Un désa­veu pour la classe poli­tique danoise.

Les Danois ont reje­té par réfé­ren­dum un pro­jet de ren­for­ce­ment de l’intégration de leur pays dans l’Union euro­péenne. 53,1 % des élec­teurs convo­qués jeu­di 3 décembre ont voté « nej » (« non ») au pro­jet d’adhésion du pays à Euro­pol, l’agence euro­péenne char­gée de la lutte contre le crime orga­ni­sé, les tra­fics et le ter­ro­risme qui devien­dra en 2016 un orga­nisme supra­na­tio­nal char­gé de l’ensemble des affaires de police et de jus­tice pour l’UE. Lars Løkke Ras­mus­sen devra désor­mais négo­cier un accord « sépa­ré » avec Euro­pol. Une négo­cia­tion qui s’annonce difficile.

Ce « non caté­go­rique », comme l’a décrit le pre­mier ministre libé­ral Lars Løkke Ras­mus­sen, révèle une nou­velle fois qu’une majo­ri­té des Danois reste très scep­tique sur le pro­jet euro­péen. Ce réfé­ren­dum avait été déci­dé par la pré­cé­dente pre­mière ministre Helle Thor­ning Schmidt en février 2015 après l’attaque d’une librai­rie à Copen­hague. En théo­rie, les atten­tats de Paris auraient dû ren­for­cer l’idée d’une coopé­ra­tion euro­péenne plus pro­fonde, d’autant que la très grande majo­ri­té des par­tis poli­tiques danois appe­laient à « voter oui. » Mais plu­sieurs élé­ments ont joué contre le « oui. »

La question de l’immigration

D’abord, la cam­pagne menée par le par­ti du peuple danois (Danske Fol­ke­par­ti, DF) qui est arri­vé deuxième lors des élec­tions de juin der­nier avec 21,1 % des voix. Ce par­ti a agi­té la crainte d’une arri­vée mas­sive de réfu­giés dans le pays. Quoique membre du gou­ver­ne­ment de droite depuis les élec­tions de juin der­nier, DF a agi­té la menace de « quo­tas obli­ga­toires » alors que la Suède est déjà débor­dée par l’afflux de réfu­giés et que le Dane­mark a accep­té dix fois moins de per­sonnes sur son sol que son voi­sin orien­tal. Une par­tie de l’électorat danois est très hos­tile à l’immigration, comme le montre la pous­sée de DF qui n’avait obte­nu que 12,3 % en 2011. La ges­tion assez chao­tique de la crise des réfu­giés par l’UE n’a pas dû aider le « oui » à progresser.

La question de la souveraineté

Deuxième point sur lequel le « non » a joué : l’idée qu’il exis­tait une « ins­tru­men­ta­li­sa­tion » des atten­tats de Paris pour faire accep­ter davan­tage d’intégration du pays dans l’UE. Le DF s’y oppose, mais aus­si le par­ti de gauche radi­cale, la Liste Unique (Enhed­slis­ten), qua­trième par­ti du pays en juin avec 7,8 % des voix, qui a dénon­cé un « oui » aux poli­tiques éco­no­miques de l’UE. De façon géné­rale, le camp du « oui » a souf­fert de la mau­vaise image de l’UE et de la zone euro. En 1992 et en 2000, les Danois ont reje­té l’entrée de leur pays dans la zone euro, alors que leur mon­naie, la cou­ronne, a tou­jours été étroi­te­ment liée au deutsche mark ou à l’euro. Autre­ment dit, la ques­tion de la sou­ve­rai­ne­té a per­mis au « non » de l’emporter.

Défaite des partis pro-européens

Au final, cette défaite est un désa­veu pour les pro-euro­­péens danois. Le pre­mier ministre avait avan­cé le scru­tin pour empê­cher tout impact du réfé­ren­dum bri­tan­nique, qui devrait se tenir dans les pro­chains mois. Une manœuvre fina­le­ment man­quée. La par­ti­ci­pa­tion de 72 % sou­ligne le désa­veu de la classe poli­tique sur les ques­tions euro­péennes. Une grande par­tie des élec­teurs tra­di­tion­nels des par­tis libé­raux (Venstre) et Sociaux-démo­­crates ont en effet voté « non. » Simon Gade, le pré­sident du groupe par­le­men­taire de Venstre, a consi­dé­ré que les par­tis danois devaient faire un « exa­men de conscience » sur la ques­tion européenne.

Source : Roma­ric Godin, La Tri­bune, 4/12/2015

Source : les​-crises​.fr

Même relais sur Face­book : https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​3​9​3​8​7​4​0​2​317

[On passe à l’acte] Prochains ateliers constituants demain samedi, à Paris, à Nancy et ailleurs…

L’as­so­cia­tion Citoyens Consti­tuants conti­nue à orga­ni­ser des ate­liers en région pari­sienne. Voi­ci leur invi­ta­tion pour demain, same­di 12 décembre 2015 :

Chers sym­pa­thi­sants,

Depuis le début de cette année, nous avons orga­ni­sé 7 ate­liers consti­tuants sur le thème des règles de la consti­tuante et le der­nier de cette année aura lieu ce same­di 12 décembre du coté de Pigalle.

Chaque ate­lier fait l’ob­jet d’un compte-ren­­du que vous pou­vez visua­li­ser ici.

Notre com­mis­sion char­gée de prendre note du tra­vail effec­tué durant les ate­liers consti­tuants s’or­ga­nise et tra­vaille déjà depuis plu­sieurs mois à faire la syn­thèse des tra­vaux effec­tués afin de for­ma­li­ser et pré­pa­rer le tra­vail des pro­chains ateliers.

L’autre but que s’est fixé cette com­mis­sion sera de pro­po­ser, sur les bases du tra­vail effec­tué durant les ate­liers un texte sur les règles de la constituante.

Vous pou­vez, si vous le sou­hai­tez, visua­li­ser la syn­thèse pré­pa­rée par cette com­mis­sion pour faci­li­ter le tra­vail du pro­chain atelier.

Vous pour­rez ain­si visualiser

  1. Les articles déjà validés,
  2. Ceux à retravailler
  3. Avoir une idée des débats qui ont eu lieu dans les thé­ma­tiques suivantes :

    Les per­sonnes qui sou­haitent par­ti­ci­per à cet ate­lier sont cor­dia­le­ment invi­tées à s’ins­crire via ce for­mu­laire d’ins­crip­tion.

    Remarque

    La salle que nous occu­pons actuel­le­ment ne nous per­met pas d’a­voir plus de 40 per­sonnes, et nous sommes désor­mais contraint sys­té­ma­ti­que­ment de refu­ser les per­sonnes fautes de place, c’est la rai­son pour laquelle nous vous conseillons de ne pas tar­der à vous ins­crire si vous sou­hai­tez y participer.

    Face au suc­cès gran­dis­sant des der­niers ate­liers, sachez que nous sommes actuel­le­ment en train de cher­cher une salle plus grande.

    Nous vous invi­tons éga­le­ment à visua­li­ser l’an­nonce de cet ate­lier sur notre site internet.

    Les Citoyens Constituants

    http://​www​.les​ci​toyens​cons​ti​tuants​.org/

     
    Sur Nan­cy, le pro­chain ate­lier pré­vu est le 19 décembre 2015 :

    Atelier constituant du 19 décembre à Nancy

    19 décembre à 14:0019:00

    Atelier Constituant GV Lorrains
    Chers citoyens,
    Vous êtes tous cor­dia­le­ment invi­tés à l’atelier consti­tuant du same­di 19 décembre 2015 à Nan­cy –  14H –  Café « Trois petits points... » – Nancy !
    N’hésitez pas à invi­ter vos amis et connais­sance à venir décou­vrir un ate­lier constituant.
    Appli­ca­tion du petit pro­to­cole de socio­cra­tie déli­bé­ra­tive et uti­li­sa­tion des bandes papier de cou­leur pour les vota­tions.

    Le but d’un ate­lier consti­tuant est toujours :

    – ques­tion­ner et se ques­tion­ner sur la démocratie,
    – échan­ger et dialoguer,
    – décou­vrir com­ment des citoyens divers peuvent arri­ver à dépas­ser les inté­rêts par­ti­cu­liers pour se retrou­ver sur l’intérêt com­mun, com­ment des citoyens peuvent s’enrichir et enri­chir leurs réflexions mutuel­le­ment, com­ment sor­tir du sys­tème mor­ti­fère qui pousse par­fois cer­tains à se réfu­gier der­rière des dogmes ou des extrêmes,
    – faire du lien,
    – faire émer­ger l’intelligence collective,
    – décou­vrir que nous sommes capables d’être autres que ce à quoi le sys­tème nous pousse.

     
    J’es­père que ces grands ate­liers incitent les par­ti­ci­pants à conti­nuer per­son­nel­le­ment de leur côté (c’est le but), en leur don­nant des idées et du cou­rage pour orga­ni­ser eux-mêmes, tous les jours un peu par­tout, des mini-ate­­liers, pro­li­fiques et contagieux 🙂

    Emma­nuel et Cathe­rine tiennent à jour des listes d’a­te­liers pas­sés et à venir avec les comptes rendus :

    - l’a­gen­da d’Em­ma­nuel (Wiki­crate) : http://​ate​liers​cons​ti​tuants​.com/
    – l’a­gen­da de Cathe­rine sur le wiki des GV : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Evenements
    – l’a­gen­da de Cathe­rine sur l’a­gen­da dédié à la Lor­raine : http://​lor​raine​.gen​tils​vi​rus​.org/​e​v​e​n​e​m​e​n​ts/

     

    Mille mer­cis à tous ceux qui se dévouent, un peu beau­coup pas­sion­né­ment à la folie, pour que cette idée avance.

    Faites pas­ser 🙂

    Étienne.

    PS : je vous rap­pelle la pré­cieuse boîte à outils (sur le wiki des GV) : qui s’é­toffe chaque jour pour vous aider à orga­ni­ser ou pré­pa­rer une par­ti­ci­pa­tion à des ate­liers constituants :
    http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant

    Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​3​9​2​8​9​2​3​7​317

    Voulez-vous faire un petit atelier constituant avec moi ? Parlons, cette fois, si vous voulez bien, du droit sacré du peuple à se réunir publiquement librement

    Chers vous tous,

    Je connais à Cham­bé­ry un jeune homme atta­chant et sti­mu­lant, qui s’ap­pelle Syl­vain et qui tra­vaille comme nous depuis des années sur ce que devrait être une démo­cra­tie digne de ce nom.

    À ce que je sais, ses tra­vaux (site fer­mé) le conduisent, ces temps-ci, à se pola­ri­ser sur deux points que je trouve, moi aus­si, importants :

    1) la façon dont est orga­ni­sée / impo­sée l’é­du­ca­tion natio­nale, [Syl­vain prône car­ré­ment la désco­la­ri­sa­tion… (d’une façon que je trouve par­fois inuti­le­ment bru­tale et injuste, mais l’i­dée de fond est impor­tante et inté­res­sante)… Les débats s’an­noncent toniques 🙂 ]
    et
    2) la confis­ca­tion des lieux de réunions publiques par les pro­fes­sion­nels de la politique.

    Je m’a­li­mente presque tous les jours des nom­breux livres qu’il nous invite à lire à pro­pos d’é­du­ca­tion et d’é­man­ci­pa­tion. Par exemple, en ce moment, je suis tout remué par les idées que je découvre dans « La domi­na­tion adulte. L’op­pres­sion des mineurs » d’Yves Bon­nar­del. Syl­vain m’a ain­si conduit à décou­vrir des dizaines d’ou­vrages remar­qua­ble­ment bien argu­men­tés sur la façon, sou­vent révol­tante, dont les adultes traitent aujourd’­hui les enfants. Cer­taines thèses me hérissent, mais toutes me conduisent à réflé­chir. Il y a là, je le recon­nais, sans doute une des grosses racines qui ali­mentent l’in­vrai­sem­blable consen­te­ment du plus grand nombre à la domi­na­tion d’un petit nombre.

    Un peu de la même façon que je m’im­pa­tiente moi-même de voir les intel­lec­tuels que j’es­time (Lor­don, Géné­reux, Onfray, Michéa…) ne pas accor­der la moindre impor­tance à la [néces­saire] source popu­laire des pro­ces­sus consti­tuants, Syl­vain s’ir­rite et s’im­pa­tiente de ne pas me voir embrayer immé­dia­te­ment sur ses chan­tiers à lui. 🙂 Pour­tant, j’y tra­vaille en silence, par­mi mille autres sujets que je trouve importants.

    Je le prouve : mer­cre­di der­nier, je devais res­ter quelques heures immo­bile, sans même pou­voir lire (une sur­veillance de devoir), et j’en ai pro­fi­té pour faire dans ma tête, en tête-à-tête avec moi-même pour com­men­cer, un petit ate­lier consti­tuant… 🙂 Pre­nant comme points de départ les plus scan­da­leux des abus de pou­voir qui encombrent l’ac­tua­li­té, j’ai entre­pris d’é­crire l’é­bauche de quelques nou­veaux articles de consti­tu­tion. L’en­traî­ne­ment de base, quoi 🙂 J’i­ma­gi­nais de vous les sou­mettre lors d’une pro­chaine ren­contre, ou même de vous les sou­mettre un par un, sur le net grâce à des billets dédiés.

    Et voi­là que je lis aujourd’­hui le billet de Syl­vain (repro­duit plus bas), et j’y trouve l’oc­ca­sion en ques­tion, de vous sou­mettre une de ces idées. Voi­ci donc un des articles que j’ai ébau­ché inté­rieu­re­ment mer­cre­di (je vous par­le­rai des autres plus tard) :

    Article X : le droit de réunion publique est invio­lable et sacré. Aucune loi ou règle­ment ne peut inter­dire au peuple de se réunir libre­ment, sous peine de for­fai­ture et de déchéance pour les repré­sen­tants qui l’au­rait tenté.

    Chaque com­mune doit mettre à dis­po­si­tion à tout moment — et entre­te­nir — des salles de réunion de taille adap­tée aux besoins du vil­lage (ou du quartier).

    Une Chambre Com­mu­nale des Réunions Publiques, com­po­sée de 20 membres tirés au sort pour 28 jours, renou­ve­lables par quart toutes les semaines, véri­fie dans chaque com­mune le res­pect par les auto­ri­tés du droit consti­tu­tion­nel de réunion populaire.

    La Chambre Com­mu­nale des Réunions Publiques orga­nise un réfé­ren­dum local quand elle le juge néces­saire (« Faut-il agran­dir ou amé­na­ger telle salle ? », « Vou­­lez-vous construire plu­sieurs nou­velles salles ? », etc.). Les déci­sions prises lors de tels réfé­ren­dums s’im­posent à toutes les autorités.

    « Le secret de l’ac­tion, c’est de com­men­cer » : ce brouillon d’ar­ticle, qui vou­drait fina­le­ment for­ma­li­ser et garan­tir notre droit de réunion, n’est qu’un pre­mier jet, bien sûr, et je vous invite (fra­ter­nel­le­ment) à le cor­ri­ger, le com­plé­ter, l’a­mé­lio­rer, en toute liberté. 

    La syn­chro­ni­ci­té de ma réflexion avec les reproches de Syl­vain est amu­sante, je trouve. Pen­dant que Syl­vain rédi­geait une sorte d’in­ter­pel­la­tion pour me repro­cher de ne pas don­ner d’im­por­tance au droit fon­da­men­tal pour le peuple de dis­po­ser de lieux pour se réunir libre­ment à tout moment, au même moment, je tâchais dans mon coin de for­ma­li­ser un article de consti­tu­tion pré­ci­sé­ment sur ce sujet… Comme on dit en bla­guant, les grands esprits se ren­contrent 🙂
    Voi­ci donc le billet de Syl­vain en ques­tion, ami­ca­le­ment réprobateur :

    Réponse courte et conjointe à Etienne Chouard et Frédéric Lordon

    Courte, car je ne vais pas ré-écrire tout ce qu’il y a dans ce site et tout ce que j’é­cris depuis des années. Mais Étienne a mar­qué ceci récem­ment (20÷11÷15) sur son blog :

    etienne chouard

    « Vous avez été des mil­liers (et des mil­liers), à aimer et à par­ta­ger le pré­cé­dent billet, qui résu­mait cette véri­té, bien d’actualité : « Une consti­tu­tion digne de ce nom (d’origine popu­laire) per­met­trait à un peuple digne de ce nom (com­po­sé de citoyens consti­tuants) de s’opposer aux repré­sen­tants qui veulent lui impo­ser la guerre. » POURTANT, mal­gré cet élan spon­ta­né (pour l’idée de nous auto-consti­­tuer), vous n’êtes PAS — pas encore — des mil­liers (et des mil­liers) à vous entraî­ner, pied à pied, « pour de vrai », à consti­tuer 🙁 Mais qu’est-ce qui vous retient donc ? Qu’est-ce qui vous empêche, vous per­son­nel­le­ment, de pas­ser à l’acte, mas­si­ve­ment, puisque vous pou­vez le faire libre­ment (pour l’instant) ? Si vous trou­vez (le frein qui nous gêne), soyez gen­tils de m’en parler. »

    Ce frein (qui est un mur) est expli­ci­té en long en large et en tra­vers, via les idées de « Désco­la­ri­sa­tion » pré­sentes ici, et dans les têtes et papiers de Syl­vain et Mathilde. Un ate­lier consti­tuant doit pou­voir se dérou­ler dans l’es­pace com­mun (l’es­pace public) ! Le cas échéant, il ne s’a­gi­ra que d’une dis­cus­sion pri­vée, éso­té­rique (au sens éty­mo­lo­gique de ce mot), vécue par une ou plu­sieurs hétai­ries phi­lo­so­phiques. Le fait d’être « consti­tuant » doit être en lien avec l’es­pace public (espace com­mun, à vrai dire). Car c’est le peuple qui est consti­tuant en démo­cra­tie, et non telles ou telles bandes privées.

    Ce à quoi Étienne répon­dra cer­tai­ne­ment à peu près ceci (« l’an­tienne d’É­tienne » disait-il lui-même) : « Non ! Vous pou­vez le faire par­tout : chez vous, dans un ascen­seur, au bis­trot, au bureau et même aux chiottes ! Il suf­fit d’être au moins deux ! « . Je pense au plus pro­fond de moi-même qu’Étienne se trompe cruel­le­ment sur ce point : un ate­lier consti­tuant digne de ce nom, doit se tenir dans l’es­pace public ! Pour­quoi ? Car la consti­tu­tion concerne la chose publique et le peuple. Dans les lieux pri­vés : il n’y aura jamais le peuple (l’I­dée de peuple) et il ne s’a­gi­ra jamais — c’est une lapa­lis­sade — d’es­pace public ! Pour que Mamie Josette, tante Ursule, le vieux Robert, Mon­sieur tout-le-monde, s’in­té­ressent à la consti­tu­tion, les ate­liers consti­tuants doivent se tenir dans l’es­pace public. Le cas échéant, Nico, Valen­tin, Syl­vie, et Benoît (des gen­tils virus, des mili­tants d’ex­trême gauche, de l’U­PR et des alters per­ma­cul­teurs, adeptes des couches lavables et du reve­nu de base, ou autres bobos culti­vés) conti­nue­ront tout seul dans leur coin, avec les membres de leur club phi­lo­so­phique, à s’in­té­res­ser à la constitution.

    Or l’es­pace public est volé, actuel­le­ment, par l’o­li­gar­chie. Nous devons d’a­bord « arra­cher » nos espaces. Curieux, vrai­ment très curieux, qu’Étienne n’aille jamais sur ce point (je ne sous-entends rien de spé­cial, mais je trouve ça juste hal­lu­ci­nant que le sujet ne vienne jamais). Étienne répon­drait sûre­ment : « nous devons d’a­bord ré-écrire la consti­tu­tion pour que l’o­li­gar­chie nous res­ti­tue ce qui nous appar­tient ». Com­ment ne pas voir ce bon vieux ser­pent qui se mord la queue ? Pour­tant, nous savons très bien que le véri­ta­ble­ment com­men­ce­ment c’est quand les gens se ré-appro­­prient les espaces com­muns pour prendre la parole et faire de la poli­tique ensemble.

    lordonFré­dé­ric Lor­don, qui a four­ni récem­ment une excellent tri­bune sur la situa­tion (a)politique actuelle conclut, ÉVIDEMMENT, à la néces­si­té abso­lue de se ras­sem­bler dans l’es­pace public ! Mais, très grave erreur, pour lui, comme pour des mil­liards de cer­veaux for­ma­tés, l’Es­pace public, c’est tou­jours sinis­tre­ment « LA RUE ». Com­ment ne pas voir, ne pas entendre, le pathé­tique-larme-à‑l’oeil tein­té de reli­gio­si­té, avec lequel la grande majo­ri­té des « mili­tants gau­chistes » pro­nonce l’ex­pres­sion « LA RUE ! » . Ne nous lais­sons donc pas ber­ner par ce puis­sant affect-triste !! (pour reprendre un concept pour­tant si bien malaxé par Lor­don). Nous devons trou­ver le che­min d’un affect doux et joyeux concer­nant « les com­muns », et « la rue » ne sera alors qu’une très maigre por­tion des « com­muns » (soit-dit en pas­sant : la rue, de nos jours, est en prime un des ter­ri­toires pri­vi­lé­giés du capi­ta­lisme : règne de la bagnole, du béton, de l’ar­ti­fi­ciel et des com­merces (et du sécu­ri­taire réga­lien). Voi­ci les trois der­nières phrases de sa tri­bune (qui sont sinistres, contrai­re­ment au reste du billet) :

    Cette manière ne peut être posée qu’en actes, c’est-à-dire dans la rue. Donc il faut aller dans la rue. Et puis nous ver­rons bien.

    C’est-à-dire que le pro­gramme selon Lor­don, ça serait ENCORE de se geler les couilles au pro­fit d’une pub mas­sive sur l’u­sage urbain à rude épreuve des tentes Que­shua de Déca­thon. Il s’a­gi­rait encore, selon Lor­don, qu’on se regroupe sur le béton et dans le froid, comme des SDF, avec du vin chaud et des soupes au moins pour se ras­su­rer, créer une illu­sion de fra­ter­ni­té retrou­vée, et afin d’or­ga­ni­ser la Révo­lu­tion…  (??) Bizarre… ! Pro­gramme que nous connais­sons par cœur : épui­se­ment des moti­va­tions, situa­tion qui ne per­met abso­lu­ment pas d’être effi­caces col­lec­ti­ve­ment sur tous les plans : maté­riel­le­ment et intel­lec­tuel­le­ment. Situa­tion en forme de courbe de gauss (en cloche), qui monte agréa­ble­ment, qui atteint son extre­mum (ce qui est auto­ri­sé) et qui redes­cend comme c’est mon­té. Oui, il faut conclure comme Lor­don à la néces­si­té abso­lue de se ras­sem­bler dans l’es­pace public ! Mais à par­tir de là, il fau­drait dire ce qu’est véri­ta­ble­ment l’es­pace public et dire que c’est infi­ni­ment plus que « LA RUE », dire que toutes les salles muni­ci­pales éclai­rées et chauf­fées c’est sur­tout cela l’es­pace-public, dire que c’est de cela dont nous avons besoin pour orga­ni­ser notam­ment les « ate­liers consti­tuants » à la Chouard, mais pas seule­ment. Nous avons aus­si besoin de ces espaces pour faire jaillir une éga­li­té d’ex­pres­sion tous azi­muts ! Des intel­los comme Chouard ou Lor­don devraient pour­tant savoir que tous les vrais bas­cu­le­ments social-his­­to­­riques ver­tueux et construc­tifs sont tou­jours mar­qués par le jaillis­se­ment un peu par­tout de la parole de ceux qui en étaient pri­vés, et pré­ci­sé­ment dans les lieux où ils étaient pri­vés de parole.

    Bref, c’est bien curieux… Chouard et Lor­don, tout en allant comme d’hab dans le bon sens, demeurent conjoin­te­ment en-deça d’une ligne sym­bo­lique qui m’ap­pa­raît bien nette, comme le nez au milieu de la figure !

    Nous devons rede­ve­nir des hommes poli­tiques au sens athé­nien de la chose, oui sieur Lor­don et sieur Chouard ! Mais le pre­mier nous dit que ça se peut se faire dans l’ascenseur ou au ciné­ma, et le deuxième, pos­sé­dé par « un affect-triste » (rap­port au monde qu’il dénonce pour­tant dans des bou­quins), que ça doit se faire dans « LA RUE !  » Non et non !! Ils se trompent, et peut-être sans le vou­loir, ils nous trompent ! Le pro­ces­sus néces­saire doit se faire dans « LES COMMUNS », dans une culture retrou­vée et actua­li­sée du « com­mun », et leur recon­quête cultu­relle et maté­rielle doit être la prio­ri­té des priorités !!!

    Donc, tout ceci nous amène, ni dans l’as­cen­seur, ni sur le coin de table d’un res­tau, ni dans « La rue !! », mais dans des espaces muni­ci­paux : éclai­rés, convi­viaux et chauf­fés (voir le récent billet Espacemelimelo.barre (site fer­mé)) ou bien encore : nos conseils pour aider la désco­la­ri­sa­tion de la socié­té (site fermé)ou même la tota­li­té du site Déscolarisation) 

    Mer­ci DONC à tous (Lor­don et Chouard, y com­pris) de ces­ser avec L’INDIGNITÉ !!!! Nous valons mieux que ça !

    Peut-être que Chouard et Lor­don savent, plus ou moins incons­ciem­ment que lorsque « L’in­sur­rec­tion qui vient » vient vrai­ment, « ceux qui parlent plus que les autres et/ou à la place des autres « (dont Chouard et Lor­don font par­tie actuel­le­ment) , doivent s’ef­fa­cer auto­ma­ti­que­ment au pro­fit du Démos tout entier qui se met à par­ler… Ces deux-là veulent-il vrai­ment sacri­fier leur sta­tut actuel de tri­bun quelque-peu aris­tos, au pro­fit d’une réelle et intense acti­vi­tédémo-cra­tique ? (Chouard, je pense, est tout enclin pour se diri­ger vers cette sagesse ; Lor­don, je sais pas car je ne le connais pas du tout).

    P.S : ce billet n’est pas ce qu’on appelle une « charge » contre Étienne pour qui je demeure dans l’a­mi­tié totale. Ce n’est point non plus une charge contre Lor­don, chez qui j’ap­pré­cie la jus­tesse des ana­lyses, mais avec lequel je ne peux point par­ler d’a­mi­tié puisque nous ne sommes liés d’au­cune façon. Gros bisous aux deux dans tous les cas.

    Syl­vain Rochex

    Source : http://​des​co​la​ri​sa​tion​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​b​i​b​l​i​o​t​h​e​q​u​e​/​v​r​a​i​e​–​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​/​3​3​9​–​r​e​p​o​n​s​e​–​l​a​p​i​d​a​i​r​e​–​a​–​e​t​i​e​n​n​e​–​c​h​o​u​a​r​d​–​e​t​–​f​r​e​d​e​r​i​c​–​l​o​r​don

     
    Lien Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​2​7​3​7​6​3​3​7​317

    Voulez-vous faire un petit atelier constituant avec moi ? Parlons, cette fois, si vous voulez bien, du droit sacré du peuple à se réunir publiquement librement

    Chers vous tous,
    Je connais à Cham­bé­ry un jeune homme atta­chant et sti­mu­lant, qui s’ap­pelle Syl­vain et qui tra­vaille comme nous depuis des années sur ce que devrait être une démo­cra­tie digne de ce nom.
    À ce que je sais, ses tra­vaux (site fer­mé) le conduisent, ces temps-ci, à se pola­ri­ser sur deux points que je trouve, moi aus­si, importants :
    1) la façon dont est orga­ni­sée / impo­sée l’é­du­ca­tion natio­nale, [Syl­vain prône car­ré­ment la désco­la­ri­sa­tion… (d’une façon que je trouve par­fois inuti­le­ment bru­tale et injuste, mais l’i­dée de fond est impor­tante et inté­res­sante)… Les débats s’an­noncent toniques 🙂 ]
    et
    2) la confis­ca­tion des lieux de réunions publiques par les pro­fes­sion­nels de la politique.
    Je m’a­li­mente presque tous les jours des nom­breux livres qu’il nous invite à lire à pro­pos d’é­du­ca­tion et d’é­man­ci­pa­tion. Par exemple, en ce moment, je suis tout remué par les idées que je découvre dans « La domi­na­tion adulte. L’op­pres­sion des mineurs » d’Yves Bon­nar­del. Syl­vain m’a ain­si conduit à décou­vrir des dizaines d’ou­vrages remar­qua­ble­ment bien argu­men­tés sur la façon, sou­vent révol­tante, dont les adultes traitent aujourd’­hui les enfants. Cer­taines thèses me hérissent, mais toutes me conduisent à réflé­chir. Il y a là, je le recon­nais, sans doute une des grosses racines qui ali­mentent l’in­vrai­sem­blable consen­te­ment du plus grand nombre à la domi­na­tion d’un petit nombre.
    Un peu de la même façon que je m’im­pa­tiente moi-même de voir les intel­lec­tuels que j’es­time (Lor­don, Géné­reux, Onfray, Michéa…) ne pas accor­der la moindre impor­tance à la [néces­saire] source popu­laire des pro­ces­sus consti­tuants, Syl­vain s’ir­rite et s’im­pa­tiente de ne pas me voir embrayer immé­dia­te­ment sur ses chan­tiers à lui. 🙂 Pour­tant, j’y tra­vaille en silence, par­mi mille autres sujets que je trouve importants.
    Je le prouve : mer­cre­di der­nier, je devais res­ter quelques heures immo­bile, sans même pou­voir lire (une sur­veillance de devoir), et j’en ai pro­fi­té pour faire dans ma tête, en tête-à-tête avec moi-même pour com­men­cer, un petit ate­lier consti­tuant… 🙂 Pre­nant comme points de départ les plus scan­da­leux des abus de pou­voir qui encombrent l’ac­tua­li­té, j’ai entre­pris d’é­crire l’é­bauche de quelques nou­veaux articles de consti­tu­tion. L’en­traî­ne­ment de base, quoi 🙂 J’i­ma­gi­nais de vous les sou­mettre lors d’une pro­chaine ren­contre, ou même de vous les sou­mettre un par un, sur le net grâce à des billets dédiés.
    Et voi­là que je lis aujourd’­hui le billet de Syl­vain (repro­duit plus bas), et j’y trouve l’oc­ca­sion en ques­tion, de vous sou­mettre une de ces idées. Voi­ci donc un des articles que j’ai ébau­ché inté­rieu­re­ment mer­cre­di (je vous par­le­rai des autres plus tard) : 

    Article X : le droit de réunion publique est invio­lable et sacré. Aucune loi ou règle­ment ne peut inter­dire au peuple de se réunir libre­ment, sous peine de for­fai­ture et de déchéance pour les repré­sen­tants qui l’au­rait tenté.
    Chaque com­mune doit mettre à dis­po­si­tion à tout moment — et entre­te­nir — des salles de réunion de taille adap­tée aux besoins du vil­lage (ou du quartier).
    Une Chambre Com­mu­nale des Réunions Publiques, com­po­sée de 20 membres tirés au sort pour 28 jours, renou­ve­lables par quart toutes les semaines, véri­fie dans chaque com­mune le res­pect par les auto­ri­tés du droit consti­tu­tion­nel de réunion populaire.
    La Chambre Com­mu­nale des Réunions Publiques orga­nise un réfé­ren­dum local quand elle le juge néces­saire (« Faut-il agran­dir ou amé­na­ger telle salle ? », « Vou­­lez-vous construire plu­sieurs nou­velles salles ? », etc.). Les déci­sions prises lors de tels réfé­ren­dums s’im­posent à toutes les autorités.

    « Le secret de l’ac­tion, c’est de com­men­cer » : ce brouillon d’ar­ticle, qui vou­drait fina­le­ment for­ma­li­ser et garan­tir notre droit de réunion, n’est qu’un pre­mier jet, bien sûr, et je vous invite (fra­ter­nel­le­ment) à le cor­ri­ger, le com­plé­ter, l’a­mé­lio­rer, en toute liberté.
    La syn­chro­ni­ci­té de ma réflexion avec les reproches de Syl­vain est amu­sante, je trouve. Pen­dant que Syl­vain rédi­geait une sorte d’in­ter­pel­la­tion pour me repro­cher de ne pas don­ner d’im­por­tance au droit fon­da­men­tal pour le peuple de dis­po­ser de lieux pour se réunir libre­ment à tout moment, au même moment, je tâchais dans mon coin de for­ma­li­ser un article de consti­tu­tion pré­ci­sé­ment sur ce sujet… Comme on dit en bla­guant, les grands esprits se ren­contrent 🙂
    Voi­ci donc le billet de Syl­vain en ques­tion, ami­ca­le­ment réprobateur :

    Réponse courte et conjointe à Etienne Chouard et Frédéric Lordon

    Courte, car je ne vais pas ré-écrire tout ce qu’il y a dans ce site et tout ce que j’é­cris depuis des années. Mais Étienne a mar­qué ceci récem­ment (20÷11÷15) sur son blog :
    etienne chouard

    « Vous avez été des mil­liers (et des mil­liers), à aimer et à par­ta­ger le pré­cé­dent billet, qui résu­mait cette véri­té, bien d’actualité : « Une consti­tu­tion digne de ce nom (d’origine popu­laire) per­met­trait à un peuple digne de ce nom (com­po­sé de citoyens consti­tuants) de s’opposer aux repré­sen­tants qui veulent lui impo­ser la guerre. » POURTANT, mal­gré cet élan spon­ta­né (pour l’idée de nous auto-consti­­tuer), vous n’êtes PAS — pas encore — des mil­liers (et des mil­liers) à vous entraî­ner, pied à pied, « pour de vrai », à consti­tuer 🙁 Mais qu’est-ce qui vous retient donc ? Qu’est-ce qui vous empêche, vous per­son­nel­le­ment, de pas­ser à l’acte, mas­si­ve­ment, puisque vous pou­vez le faire libre­ment (pour l’instant) ? Si vous trou­vez (le frein qui nous gêne), soyez gen­tils de m’en parler. »

    Ce frein (qui est un mur) est expli­ci­té en long en large et en tra­vers, via les idées de « Désco­la­ri­sa­tion » pré­sentes ici, et dans les têtes et papiers de Syl­vain et Mathilde. Un ate­lier consti­tuant doit pou­voir se dérou­ler dans l’es­pace com­mun (l’es­pace public) ! Le cas échéant, il ne s’a­gi­ra que d’une dis­cus­sion pri­vée, éso­té­rique (au sens éty­mo­lo­gique de ce mot), vécue par une ou plu­sieurs hétai­ries phi­lo­so­phiques. Le fait d’être « consti­tuant » doit être en lien avec l’es­pace public (espace com­mun, à vrai dire). Car c’est le peuple qui est consti­tuant en démo­cra­tie, et non telles ou telles bandes privées.
    Ce à quoi Étienne répon­dra cer­tai­ne­ment à peu près ceci (« l’an­tienne d’É­tienne » disait-il lui-même) : « Non ! Vous pou­vez le faire par­tout : chez vous, dans un ascen­seur, au bis­trot, au bureau et même aux chiottes ! Il suf­fit d’être au moins deux ! « . Je pense au plus pro­fond de moi-même qu’Étienne se trompe cruel­le­ment sur ce point : un ate­lier consti­tuant digne de ce nom, doit se tenir dans l’es­pace public ! Pour­quoi ? Car la consti­tu­tion concerne la chose publique et le peuple. Dans les lieux pri­vés : il n’y aura jamais le peuple (l’I­dée de peuple) et il ne s’a­gi­ra jamais — c’est une lapa­lis­sade — d’es­pace public ! Pour que Mamie Josette, tante Ursule, le vieux Robert, Mon­sieur tout-le-monde, s’in­té­ressent à la consti­tu­tion, les ate­liers consti­tuants doivent se tenir dans l’es­pace public. Le cas échéant, Nico, Valen­tin, Syl­vie, et Benoît (des gen­tils virus, des mili­tants d’ex­trême gauche, de l’U­PR et des alters per­ma­cul­teurs, adeptes des couches lavables et du reve­nu de base, ou autres bobos culti­vés) conti­nue­ront tout seul dans leur coin, avec les membres de leur club phi­lo­so­phique, à s’in­té­res­ser à la constitution.
    Or l’es­pace public est volé, actuel­le­ment, par l’o­li­gar­chie. Nous devons d’a­bord « arra­cher » nos espaces. Curieux, vrai­ment très curieux, qu’Étienne n’aille jamais sur ce point (je ne sous-entends rien de spé­cial, mais je trouve ça juste hal­lu­ci­nant que le sujet ne vienne jamais). Étienne répon­drait sûre­ment : « nous devons d’a­bord ré-écrire la consti­tu­tion pour que l’o­li­gar­chie nous res­ti­tue ce qui nous appar­tient ». Com­ment ne pas voir ce bon vieux ser­pent qui se mord la queue ? Pour­tant, nous savons très bien que le véri­ta­ble­ment com­men­ce­ment c’est quand les gens se ré-appro­­prient les espaces com­muns pour prendre la parole et faire de la poli­tique ensemble.
    lordonFré­dé­ric Lor­don, qui a four­ni récem­ment une excellent tri­bune sur la situa­tion (a)politique actuelle conclut, ÉVIDEMMENT, à la néces­si­té abso­lue de se ras­sem­bler dans l’es­pace public ! Mais, très grave erreur, pour lui, comme pour des mil­liards de cer­veaux for­ma­tés, l’Es­pace public, c’est tou­jours sinis­tre­ment « LA RUE ». Com­ment ne pas voir, ne pas entendre, le pathé­tique-larme-à‑l’oeil tein­té de reli­gio­si­té, avec lequel la grande majo­ri­té des « mili­tants gau­chistes » pro­nonce l’ex­pres­sion « LA RUE ! » . Ne nous lais­sons donc pas ber­ner par ce puis­sant affect-triste !! (pour reprendre un concept pour­tant si bien malaxé par Lor­don). Nous devons trou­ver le che­min d’un affect doux et joyeux concer­nant « les com­muns », et « la rue » ne sera alors qu’une très maigre por­tion des « com­muns » (soit-dit en pas­sant : la rue, de nos jours, est en prime un des ter­ri­toires pri­vi­lé­giés du capi­ta­lisme : règne de la bagnole, du béton, de l’ar­ti­fi­ciel et des com­merces (et du sécu­ri­taire réga­lien). Voi­ci les trois der­nières phrases de sa tri­bune (qui sont sinistres, contrai­re­ment au reste du billet) :

    Cette manière ne peut être posée qu’en actes, c’est-à-dire dans la rue. Donc il faut aller dans la rue. Et puis nous ver­rons bien.

    C’est-à-dire que le pro­gramme selon Lor­don, ça serait ENCORE de se geler les couilles au pro­fit d’une pub mas­sive sur l’u­sage urbain à rude épreuve des tentes Que­shua de Déca­thon. Il s’a­gi­rait encore, selon Lor­don, qu’on se regroupe sur le béton et dans le froid, comme des SDF, avec du vin chaud et des soupes au moins pour se ras­su­rer, créer une illu­sion de fra­ter­ni­té retrou­vée, et afin d’or­ga­ni­ser la Révo­lu­tion…  (??) Bizarre… ! Pro­gramme que nous connais­sons par cœur : épui­se­ment des moti­va­tions, situa­tion qui ne per­met abso­lu­ment pas d’être effi­caces col­lec­ti­ve­ment sur tous les plans : maté­riel­le­ment et intel­lec­tuel­le­ment. Situa­tion en forme de courbe de gauss (en cloche), qui monte agréa­ble­ment, qui atteint son extre­mum (ce qui est auto­ri­sé) et qui redes­cend comme c’est mon­té. Oui, il faut conclure comme Lor­don à la néces­si­té abso­lue de se ras­sem­bler dans l’es­pace public ! Mais à par­tir de là, il fau­drait dire ce qu’est véri­ta­ble­ment l’es­pace public et dire que c’est infi­ni­ment plus que « LA RUE », dire que toutes les salles muni­ci­pales éclai­rées et chauf­fées c’est sur­tout cela l’es­pace-public, dire que c’est de cela dont nous avons besoin pour orga­ni­ser notam­ment les « ate­liers consti­tuants » à la Chouard, mais pas seule­ment. Nous avons aus­si besoin de ces espaces pour faire jaillir une éga­li­té d’ex­pres­sion tous azi­muts ! Des intel­los comme Chouard ou Lor­don devraient pour­tant savoir que tous les vrais bas­cu­le­ments social-his­­to­­riques ver­tueux et construc­tifs sont tou­jours mar­qués par le jaillis­se­ment un peu par­tout de la parole de ceux qui en étaient pri­vés, et pré­ci­sé­ment dans les lieux où ils étaient pri­vés de parole.
    Bref, c’est bien curieux… Chouard et Lor­don, tout en allant comme d’hab dans le bon sens, demeurent conjoin­te­ment en-deça d’une ligne sym­bo­lique qui m’ap­pa­raît bien nette, comme le nez au milieu de la figure !
    Nous devons rede­ve­nir des hommes poli­tiques au sens athé­nien de la chose, oui sieur Lor­don et sieur Chouard ! Mais le pre­mier nous dit que ça se peut se faire dans l’ascenseur ou au ciné­ma, et le deuxième, pos­sé­dé par « un affect-triste » (rap­port au monde qu’il dénonce pour­tant dans des bou­quins), que ça doit se faire dans « LA RUE !  » Non et non !! Ils se trompent, et peut-être sans le vou­loir, ils nous trompent ! Le pro­ces­sus néces­saire doit se faire dans « LES COMMUNS », dans une culture retrou­vée et actua­li­sée du « com­mun », et leur recon­quête cultu­relle et maté­rielle doit être la prio­ri­té des priorités !!!
    Donc, tout ceci nous amène, ni dans l’as­cen­seur, ni sur le coin de table d’un res­tau, ni dans « La rue !! », mais dans des espaces muni­ci­paux : éclai­rés, convi­viaux et chauf­fés (voir le récent billet Espacemelimelo.barre (site fer­mé)) ou bien encore : nos conseils pour aider la désco­la­ri­sa­tion de la socié­té (site fermé)ou même la tota­li­té du site Déscolarisation) 
    Mer­ci DONC à tous (Lor­don et Chouard, y com­pris) de ces­ser avec L’INDIGNITÉ !!!! Nous valons mieux que ça !

    Peut-être que Chouard et Lor­don savent, plus ou moins incons­ciem­ment que lorsque « L’in­sur­rec­tion qui vient » vient vrai­ment, « ceux qui parlent plus que les autres et/ou à la place des autres « (dont Chouard et Lor­don font par­tie actuel­le­ment) , doivent s’ef­fa­cer auto­ma­ti­que­ment au pro­fit du Démos tout entier qui se met à par­ler… Ces deux-là veulent-il vrai­ment sacri­fier leur sta­tut actuel de tri­bun quelque-peu aris­tos, au pro­fit d’une réelle et intense acti­vi­tédémo-cra­tique ? (Chouard, je pense, est tout enclin pour se diri­ger vers cette sagesse ; Lor­don, je sais pas car je ne le connais pas du tout).
    P.S : ce billet n’est pas ce qu’on appelle une « charge » contre Étienne pour qui je demeure dans l’a­mi­tié totale. Ce n’est point non plus une charge contre Lor­don, chez qui j’ap­pré­cie la jus­tesse des ana­lyses, mais avec lequel je ne peux point par­ler d’a­mi­tié puisque nous ne sommes liés d’au­cune façon. Gros bisous aux deux dans tous les cas.

    Syl­vain Rochex
    Source : http://​des​co​la​ri​sa​tion​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​b​i​b​l​i​o​t​h​e​q​u​e​/​v​r​a​i​e​–​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​/​3​3​9​–​r​e​p​o​n​s​e​–​l​a​p​i​d​a​i​r​e​–​a​–​e​t​i​e​n​n​e​–​c​h​o​u​a​r​d​–​e​t​–​f​r​e​d​e​r​i​c​–​l​o​r​don

     
    Lien Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​2​7​3​7​6​3​3​7​317

    Une constitution digne de ce nom permettrait à un peuple digne de ce nom d’empêcher (à tout moment, souverainement) les représentants de lui imposer un « état d’urgence » non nécessaire et des violences arbitraires.

    Une consti­tu­tion digne de ce nom (d’o­ri­gine popu­laire et sous contrôle popu­laire) per­met­trait à un peuple digne de ce nom (entraî­né à consti­tuer et donc à se faire res­pec­ter) d’empêcher (à tout moment, sou­ve­rai­ne­ment) les repré­sen­tants du moment d’im­po­ser un « état d’ur­gence » non néces­saire et des vio­lences arbitraires.

    Si nous ne sommes pas des citoyens puis­sants (mais seule­ment des élec­teurs impuis­sants), c’est parce que nous sommes indif­fé­rents aux pro­ces­sus constituants.

    Tout pou­voir va jus­qu’à ce qu’il trouve une limite.
    Sans limites, les pou­voirs nous condui­ront à nou­veau à la guerre, et aux camps. For­cé­ment. Méca­ni­que­ment. On est déjà dans ce mouvement.

    C’est NOTRE res­pon­sa­bi­li­té de défi­nir et d’im­po­ser des limites aux pouvoirs.
    Un vrai citoyen est constituant.
    Sinon, poli­ti­que­ment, c’est un enfant.

    Allez… Tâchez au moins de com­men­cer. Entraî­­nez-vous à consti­tuer, pre­nez une feuille de papier…

    Et si cela vous plaît, faites passer.

    Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
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    [Edit] (Rap­pel pour les 65 000 nou­veaux venus depuis un an 🙂 )
    • Réflexion sur le (très néces­saire) contrôle popu­laire des forces armées dont le peuple a besoin :
    httpv://youtu.be/k0fHC0iyouU

    • Res­sources variées pour orga­ni­ser et nour­rir vos propres ateliers :
    http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant

    • L’ac­tuel pro­jet (péda­go­gique) du PLAN C (un exemple de ce que pour­rait être une Consti­tu­tion Citoyenne) :
    http://​wiki​.gen​tils​vi​rus​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​C​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​_​W​i​k​i​_​E​t​i​e​n​n​e​_​C​h​o​u​ard
    Vous pou­vez l’im­pri­mer et la com­men­ter, la cor­ri­ger, ça peut vous aider à com­men­cer (à constituer).

    • L’ac­tuelle anti-consti­­tu­­tion fran­çaise et l’an­ti-consti­tu­tion européenne
    (je vous laisse trou­ver les liens tout seul 🙂 )
    Vous pou­vez y cher­cher la puis­sance du peuple, article par article (vous allez cher­cher long­temps 🙂 ) et là aus­si, vous pou­vez corriger/annoter/compléter… en citoyen adulte (ce que vous ne pou­vez pas faire en tant qu’é­lec­teur enfant).

    Bon entraî­ne­ment 🙂
    Et n’ou­bliez pas d’être contagieux…

    Cinq leçons de l’expérience ratée de l’Islande dans la création d’une constitution écrite par les citoyens, par Hélène Landemore

    Je vous signale ce texte très inté­res­sant qui vient d’être publié sur le blog de « 123REVEUR » :

    Nous, tous les gens du Peuple.
    Cinq leçons de l’expérience ratée de l’Islande dans la créa­tion d’une consti­tu­tion écrite par les citoyens. Par Hélène Landemore.

    Qui doit rédi­ger la consti­tu­tion d’un pays démo­cra­tique, et par consé­quent de tous les pays ? La réponse semble évi­dente : ses habi­tants. Pour­tant, les consti­tu­tions des États exis­tants, y com­pris ceux démo­cra­tiques, ont géné­ra­le­ment été écrites par des petits sous-ensembles peu repré­sen­ta­tif d’individus. Solon est cen­sé avoir à lui seul posé les fon­de­ments de la démo­cra­tie athé­nienne. La Consti­tu­tion amé­ri­caine a été écrite par quelques dizaines d’hommes blancs. Dans les exemples plus récents de pro­ces­sus consti­tu­tion­nel, seules les élites habi­tuelles sont impli­quées : les poli­ti­ciens pro­fes­sion­nels et les bureau­crates de l’État. Au mieux, des élus ou rédac­teurs consti­tu­tion­nels démo­cra­ti­que­ment auto­ri­sés repré­sentent méta­pho­ri­que­ment « Nous, le peuple. »

    Non seule­ment les pro­ces­sus consti­tu­tion­nels typiques sont exclu­sifs et éli­tistes, mais ils ont aus­si ten­dance à être carac­té­ri­sé par un manque total de trans­pa­rence. Les Pères Fon­da­teurs amé­ri­cains ont inten­tion­nel­le­ment gar­dé leurs déli­bé­ra­tions cachées du public pour essayer de se pro­té­ger des pas­sions popu­laires. Même les théo­ri­ciens poli­tiques contem­po­rains tels que Jon Elster insistent pour que le pro­ces­sus consti­tu­tion­nel idéal soit en forme de sablier, avec des moments de consul­ta­tion lar­ge­ment ouverts en amont et en aval de la rédac­tion, mais avec une par­tie cen­trale très étroite, cor­res­pon­dant au moment exclu­sif et fer­mé de l’écriture réelle par une élite.

    L’expérience récente en Islande de rema­nie­ment de la consti­tu­tion a remis en cause les hypo­thèses qu’un pro­ces­sus consti­tu­tion­nel doit être exclu­sif et opaque. En 2013, ce pays est pas­sé très près d’inscrire dans son droit consti­tu­tion­nel le texte écrit de la façon la plus inclu­sive et trans­pa­rente du monde. Cette expé­rience, sur­nom­mé en anglais « crowd­sour­ced consti­tu­tion », devrait être une source d’espoir et d’inspiration pour les gens autour du globe qui veulent écrire ou ré-écrire leur propre contrat social.

    Le pro­ces­sus consti­tu­tion­nel islan­dais com­pre­nait trois carac­té­ris­tiques ori­gi­nales. La pre­mière, sous le nom de Forum Natio­nal, est une consul­ta­tion en amont du pro­ces­sus, par un groupe démo­gra­phi­que­ment repré­sen­ta­tif de 950 citoyens, choi­sis qua­si­ment au hasard par­mi la popu­la­tion. Ces citoyens ont été ras­sem­blés durant toute une jour­née et il leur a été deman­dé d’énumérer les prin­cipes et valeurs qu’ils aime­raient voir inté­grés dans la Consti­tu­tion islan­daise. Ils ont iden­ti­fié, entre autres, les droits de l’Homme, la démo­cra­tie, la trans­pa­rence, l’égalité d’accès aux soins et à l’éducation, un sec­teur finan­cier plus for­te­ment régle­men­té, et la pro­prié­té publique des res­sources natu­relles islandaises.

    La deuxième par­ti­cu­la­ri­té de ce pro­ces­sus est une assem­blée de rédac­teurs de la consti­tu­tion sélec­tion­née par­mi un groupe de 522 citoyens, excluant déli­bé­ré­ment les poli­ti­ciens pro­fes­sion­nels (dis­cré­di­tés aux yeux du public depuis la crise finan­cière de 2008). L’assemblée résul­tante était carac­té­ri­sée par une rela­tive pari­té de genre (10 femmes et 15 hommes), et une diver­si­té de pro­fes­sions, allant au delà des méde­cins et avo­cats habi­tuels, com­pre­nant un agri­cul­teur, un pas­teur, un direc­teur de musée d’art, un ani­ma­teur de radio, un pré­sident de syn­di­cat, un porte-parole des consom­ma­teurs, un étu­diant et un cinéaste. La pré­sence de Frey­ja Harald­sdót­tir, une mili­tante des droits de l’homme tou­chée par la mala­die des os de verre, illus­tra remar­qua­ble­ment que la sou­ve­rai­ne­té popu­laire ne doit pas être repré­sen­tée que par les hommes valides, d’âge moyen en cos­tume et cravate.

    La troi­sième par­ti­cu­la­ri­té du pro­ces­sus islan­dais est la déci­sion prise par ces 25 rédac­teurs consti­tu­tion­nels d’utiliser les médias sociaux pour ouvrir le pro­ces­sus à l’ensemble des citoyens et recueillir des com­men­taires sur les 12 pro­jets suc­ces­sifs. Toute per­sonne inté­res­sée par le pro­ces­sus consti­tu­tion­nel était en mesure de com­men­ter le texte en uti­li­sant les médias sociaux comme Face­book et Twit­ter, ou en uti­li­sant le cour­rier élec­tro­nique et le cour­rier régu­lier. Au total, cette phase d’écriture col­lec­tive géné­ra envi­ron 3.600 com­men­taires pour un total de 360 sug­ges­tions. Bien que la foule n’a pas au final « écrit » elle même la consti­tu­tion, elle a four­ni des contri­bu­tions pré­cieuses. Par­mi celles-ci se trouve la pro­po­si­tion Face­book d’établir un droit consti­tu­tion­nel à Inter­net, qui a abou­ti à l’article 14 de la pro­po­si­tion finale.

    Enfin, le carac­tère inclu­sif du pro­ces­sus a été ren­for­cé par un niveau de trans­pa­rence qui, bien que limi­té, était sans pré­cé­dent. Par exemple, le dérou­le­ment du Forum Natio­nal a été dif­fu­sé sur inter­net en strea­ming pour que tout le monde puisse le suivre. De même, alors que le tra­vail des membres du Conseil Consti­tu­tion­nel s’est dérou­lé prin­ci­pa­le­ment à huis clos, il incluait des réunions ouvertes au public, qui ont été fil­mées, enre­gis­trées et dif­fu­sées sous forme de fichiers PDF sur la plate-forme en ligne du Conseil.

    La pro­po­si­tion consti­tu­tion­nelle résul­tante a été approu­vée en tant que base d’une consti­tu­tion future par les deux tiers des élec­teurs au cours d’un réfé­ren­dum en Octobre 2012, mais le pro­jet de loi qui repo­sait sur elle a fina­le­ment été blo­qué par le Par­le­ment au prin­temps sui­vant. Ce résul­tat, bien que déce­vant, est loin de prou­ver que les pro­cé­dés démo­cra­tiques consti­tu­tion­nels sont voués à l’échec. Puisque l’on peut espé­rer que d’autres seront expé­ri­men­tés dans le futur, la ques­tion devient : que peut-on apprendre de l’expérience islan­daise ? Cinq leçons semblent par­ti­cu­liè­re­ment impor­tantes pour toute nation qui aurait l’intention de s’y mettre.

    1. Pla­ni­fiez soigneusement.

    Il est impor­tant de sou­li­gner ce point, tant cer­tains aspects de l’expérience islan­daise sem­blaient un peu trop impro­vi­sés. Par exemple, lorsque les élec­tions à l’assemblée consti­tuante ont eu lieu, on ne savait pas ce qui se pas­se­rait une fois son tra­vail ter­mi­né. Le Par­le­ment fera-t-il de nou­velles révi­sions du texte ? Fera-t-elle l’objet d’un réfé­ren­dum ? Il est plus dif­fi­cile pour la popu­la­tion de com­prendre et de prendre le pro­ces­sus au sérieux s’il semble mal pla­ni­fié. De même, lorsque le choix se porte sur un mode de concep­tion de type crowd­sour­cing, les moyens doivent être alloués en consé­quence. Alors que le moment de crowd­sour­cing aurait pu conduire à une libé­ra­tion de la boucle de rétro­ac­tion ver­tueuse entre la foule et le Conseil Consti­tu­tion­nel, ce der­nier ne sem­blait pas avoir le temps, les outils ou la for­ma­tion néces­saires pour trai­ter soi­gneu­se­ment les entrants de la foule, expli­quer com­ment il les pre­naient en compte, et for­mu­ler des réponses argu­men­tées au public.

    2. Jus­ti­fiez publi­que­ment (et si pos­sible en débattre) des choix de concep­tion des procédures.

    Dans la mesure où un pro­ces­sus consti­tu­tion­nel vise à être inclu­sif et trans­pa­rent, il faut que les choix de concep­tion clés le soient aus­si. Dans le cas des islan­dais, plu­sieurs choix sem­blaient un peu arbi­traire. Par exemple, il n’est pas clair pour­quoi le Forum Natio­nal a favo­ri­sé des pra­tiques d’agrégation d’opinion plu­tôt que des pra­tiques de déli­bé­ra­tion, ou pour­quoi l’assemblée consti­tu­tion­nelle com­pre­nait 25 membres élus, par oppo­si­tion à, disons, 100 membres choi­sis au hasard. Davan­tage d’efforts à jus­ti­fier les choix de concep­tion par avance auraient pro­ba­ble­ment aug­men­té la qua­li­té ain­si que la légi­ti­mi­té, la lisi­bi­li­té et la cré­di­bi­li­té du pro­ces­sus. À cet égard, il pour­rait en fait avoir été une bonne idée de faire un exa­men de la par­tie du pro­ces­sus du Forum Natio­nal, ou uti­li­ser le crowd­sour­cing aus­si à ce stade précoce.

    3. Soyez conscient des condi­tions du changement.

    Dans l’expérience islan­daise, le réfé­ren­dum popu­laire était l’une des trois étapes que devait fran­chir la pro­po­si­tion de consti­tu­tion avant d’être adop­tée, et le résul­tat posi­tif de ce réfé­ren­dum n’était même pas contrai­gnant. Les deux autres étapes, soit l’approbation par le par­le­ment en place puis par celui post élec­to­ral, étaient pro­ba­ble­ment de trop. Étant don­né que les condi­tions de chan­ge­ment consti­tu­tion­nel ne font eux-mêmes géné­ra­le­ment pas l’objet de débat (étant dic­tés par la Consti­tu­tion actuelle), il aurait été plus sage d’avoir l’objectif moins ambi­tieux de révi­ser quelques articles clés plu­tôt que de réécrire l’ensemble du docu­ment. La situa­tion est dif­fé­rente pour un pays qui rédige sa consti­tu­tion pour la pre­mière fois.

    4. Ne pas essayer de contour­ner entiè­re­ment les autres ins­ti­tu­tions repré­sen­ta­tives existantes.

    Les membres du Conseil consti­tu­tion­nel se consi­dé­raient comme étant en dehors du sys­tème exis­tant et en lutte contre ses élites retran­chées. Cette posi­tion aurait peut-être été gagnante juste après la crise, mais sur le long terme, elle a nuis à leur légi­ti­mi­té et mis en péril leur tra­vail. Le pro­ces­sus islan­dais a ain­si souf­fert de l’antagonisme avec plu­sieurs acteurs clés : La Cour suprême, qui a annu­lé la pre­mière assem­blée consti­tuante élue en Jan­vier 2011 pour ce qui sem­blait être des irré­gu­la­ri­tés de pro­cé­dure mineures durant les élec­tions ; le Par­ti libé­ral, qui a dénon­cé l’ensemble du pro­ces­sus comme illé­gi­time depuis le début ; la com­mu­nau­té uni­ver­si­taire, qui n’a pas ces­sé d’exprimer son scep­ti­cisme quand à la com­plexi­té du pro­ces­sus ; et les médias, qui l’ont igno­ré la plu­part du temps. Le suc­cès de tout pro­ces­sus consti­tu­tion­nel est lar­ge­ment tri­bu­taire du ral­lie­ment des prin­ci­paux acteurs poli­tiques et du main­tien de sa légi­ti­mi­té sur toute sa durée.

    5. Uti­li­sez sage­ment les experts.
    Le rôle des consul­­tants-experts dans le pro­ces­sus devrait être cla­ri­fié dans une sen­sible divi­sion du tra­vail en col­la­bo­ra­tion avec, en par­ti­cu­lier, les membres de l’assemblée consti­tu­tion­nelle. Avoir impli­qué des magis­trats dans la for­mu­la­tion de la pro­po­si­tion consti­tu­tion­nelle Islan­daise était pro­ba­ble­ment une bonne idée (pour s’assurer d’un voca­bu­laire pré­cis et com­pa­tible avec les trai­tés inter­na­tio­naux), mais à plu­sieurs reprises cela s’est ter­mi­né par une dis­tor­sion de l’intention des rédac­teurs. Les inter­ven­tions des experts n’étaient pas seule­ment une vio­la­tion de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire, mais ils ont aus­si objec­ti­ve­ment dégra­dé la qua­li­té de la proposition.
    Bien que cela n’a résul­té d’aucun chan­ge­ment consti­tu­tion­nel actuel, l’expérience Islan­daise a défi­ni­ti­ve­ment mis à l’épreuve la vision d’un pro­ces­sus consti­tu­tion­nel exclu­sif et secret, créant un pré­cé­dent pour un pro­jet plus démo­cra­tique. Espé­rons que cela ins­pi­re­ra davan­tage d’expérimentations de la sorte dans un futur proche.

    Hélène Lan­de­more est fran­çaise, diplô­mée de Har­vard et pro­fes­seur assis­tant en science poli­tique à Yale (États-Unis).

    Source anglais : http://​www​.slate​.com/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​t​e​c​h​n​o​l​o​g​y​/​f​u​t​u​r​e​_​t​e​n​s​e​/​2​0​1​4​/​0​7​/​f​i​v​e​_​l​e​s​s​o​n​s​_​f​r​o​m​_​i​c​e​l​a​n​d​_​s​_​f​a​i​l​e​d​_​c​r​o​w​d​s​o​u​r​c​e​d​_​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​_​e​x​p​e​r​i​m​e​n​t​.​h​tml

    Mer­ci beau­coup à Oli­vier P pour la tra­duc­tion de cet article impor­tant, je ne te connais pas mais je t’aime mec <3

    Appro­fon­dir : Uto­pie per­due, leçons d’Islande, par Sma­ri McCar­thy (Par­ti Pirate Islandais).

    Source : https://​pou​voi​rau​peuple​.word​press​.com/​2​0​1​5​/​1​1​/​2​5​/​c​i​n​q​–​l​e​c​o​n​s​–​d​e​–​l​e​x​p​e​r​i​e​n​c​e​–​r​a​t​e​e​–​d​e​–​l​i​s​l​a​n​de/

    Fil de com­men­taires sur Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​8​1​1​5​2​9​7​1​2​3​1​7​?​p​n​r​e​f​=​s​t​ory

    [On passe à l’acte] Prochains ateliers constituants, demain samedi et plus tard, à Paris, à Nancy et ailleurs…

    Chers vous tous 🙂

    Vous avez été des mil­liers (et des mil­liers), à aimer et à par­ta­ger le pré­cé­dent billet, qui résu­mait cette véri­té, bien d’ac­tua­li­té : « Une consti­tu­tion digne de ce nom (d’origine popu­laire) per­met­trait à un peuple digne de ce nom (com­po­sé de citoyens consti­tuants) de s’opposer aux repré­sen­tants qui veulent lui impo­ser la guerre. »

    POURTANT, mal­gré cet élan spon­ta­né (pour l’i­dée de nous auto-consti­­tuer), vous n’êtes PAS — pas encore — des mil­liers (et des mil­liers) à vous entraî­ner, pied à pied, « pour de vrai », à constituer 🙁

    Mais qu’est-ce qui vous retient donc ?
    Qu’est-ce qui vous empêche, vous per­son­nel­le­ment, de pas­ser à l’acte, mas­si­ve­ment, puisque vous pou­vez le faire libre­ment (pour l’instant) ?
    Si vous trou­vez (le frein qui nous gêne), soyez gen­tils de m’en parler.

    Demain same­di et les semaines sui­vantes, auront lieu des ate­liers consti­tuants : l’un à Paris (le 2111), l’autre à Nan­cy (fin de semaine pro­chaine, date à fixer), et d’autres encore, par­fois délo­ca­li­sés (sur Inter­net) (des­cen­dez dans la page pour voir les ‘Tâches réa­li­sées’, l’in­croyable ‘Calen­drier’, triable à volon­té.

    • For­mu­laire d’ins­crip­tion à l’a­te­lier de demain same­di (21 nov. 2015), à Paris :

    • Le 29 novembre (pro­ba­ble­ment), il y a un ate­lier pré­vu à Nancy :
    https://​www​.face​book​.com/​e​v​e​n​t​s​/​5​0​6​6​7​5​8​5​6​1​8​0​2​44/

    • Le 5 décembre, il y a une ate­lier consti­tuant orga­ni­sé sur le net :
    https://​www​.face​book​.com/​e​v​e​n​t​s​/​3​9​9​1​9​7​7​1​6​9​4​6​2​52/
    http://​wiki​.gen​tils​vi​rus​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​C​o​m​p​t​e​–​r​e​n​d​u​:​pad

    J’es­père que vous y serez nom­breux, et que vous allez nous déni­cher (et nous signa­ler) des libel­lés que nous pour­rons tous réutiliser 🙂

    MAIS, si vous êtes loin de Paris et de Nan­cy, OU si vous n’êtes pas libre ce same­di, vous pou­vez, non, VOUS DEVRIEZ créer vous-même votre propre ate­lier, un MINI-ate­­lier, tout seul ou à deux ou à trois, avec vos amis et avec un incon­nu ou un voi­sin (pour ali­men­ter la conta­gion), où vous vou­lez, quand vous vou­lez, le temps que vous vou­lez, sur les articles que vous vou­lez, en appro­fon­dis­sant ou pas comme vous en jugez, EN ADULTE, auto­nome, en train de s’é­man­ci­per, sans y être auto­ri­sé, tout seul comme un grand, et/ou avec vos proches eux aus­si constituants.

    Je vous signale ici quelques pro­chains ate­liers consti­tuants ; faites-les connaître s’il vous plaît pour qu’ils soient bien conta­mi­nants ; mais n’ou­bliez pas que CE SONT VOS PROPRES ATELIERS, vos ini­tia­tives indi­vi­duelles, une myriade de mini-ate­­liers consti­tuants (popu­laires et conta­gieux), qui pré­pa­re­ront le mieux notre future éman­ci­pa­tion poli­tique.

    Repé­rez et signa­lez vos pro­chains ate­liers, MAIS AUSSI vos compte-ren­­dus (sans oublier 🙂 ) : sur le wiki des GV (qui est une mine inépui­sable de res­sources pré­cieuses pour bos­ser l’i­dée du Plan C), vous trou­ve­rez (dans le menu) à gauche un lien ‘Ate­liers consti­tuants’, puis, dans le som­maire (au milieu), un lien ‘Calen­drier’ (ce n’est pas tout à fait le même que le ‘Calen­drier’ du menu à gauche) qui vous per­met­tra, le plus sim­ple­ment du monde, de créer un nou­vel évé­ne­ment (signa­ler un pro­chain atelier) : 

    Le tout est de d’a­bord ‘s’ins­crire’ (créer un compte) et ‘se connec­ter’, pour pou­voir ensuite ‘Modi­fier’.

    N’ayez pas peur, vous ne pou­vez rien abî­mer ; le plus simple est d’essayer 🙂

    Mer­ci à tous, pour tout ce que vous faites, tous les jours un peu, comme des coli­bris, des coli­bris constituants 🙂

    Bien ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    PS : quelques rap­pels de res­sources pour orga­ni­ser vos propres ateliers : 

    • Pré­pa­ra­tion d’un ate­lier consti­tuant : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant#Pr.C3.A9paration_d.27un_atelier_constituant

    • Aides et méthodes de délibération :
    http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant#Aides_et_M.C3.A9thodes_de_d.C3.A9lib.C3.A9ration

    • Etc. : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant

    Et encore un argu­men­taire, bref, pour qu’on s’en occupe tous vrai­ment, main­te­nant, tout le temps :
    httpv://youtu.be/0Rg_8r9A43g

    [Éducation populaire] Guillemin nous rappelle « L’Été 1914 », une histoire essentielle pour comprendre aujourd’hui et la guerre qui vient

    C’est le 11 novembre, anni­ver­saire de la fin de la grande bou­che­rie de 14–18, la grande guerre des classes, pre­mier mas­sacre indus­triel des pauvres par les riches.

    Hier, j’é­cou­tais Guille­min (pour la dix mil­lième fois), et pré­ci­sé­ment il me par­lait de l’é­té 1914, période du déclen­che­ment du mas­sacre par les riches au pouvoir. 

    Et en écou­tant Guille­min, je me disais : « il fau­drait retrans­crire tout ça, mot pour mot ; tout y est impor­tant, pour que les enfants d’au­jourd’­hui com­prennent pour­quoi et com­ment on va les envoyer, encore une fois, de faire tuer à l’aide d’é­normes mensonges ».

    Je ne sais pas si un virus trou­ve­ra du temps et du cou­rage pour retrans­crire cette pré­cieuse vidéo, je l’es­père, mais en tout cas, je vous la signale, ci-des­­sous, et je vous la recom­mande chaleureusement.

    Pro­verbe du jour : Un citoyen malin, tous les matins, en allant au tur­bin, s’é­coute sans faute un bon petit Guille­min 🙂

    Hen­ri Guillemin :
    l’é­té 1914

    Autre lien pour cette vidéo : https://​you​tu​.be/​7​2​P​t​Z​v​e​–​Yvc
    _________

    Rap­pels :

    • J’ai com­po­sé une sorte de table des matières de tous les sons et images que nous avons de Guille­min ; c’est là :
    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​5​/​0​4​/​2​1​8​–​h​e​n​r​i​–​g​u​i​l​l​e​m​i​n​–​e​x​p​l​i​q​u​e​–​r​o​b​e​s​p​i​e​r​r​e​–​e​t​–​l​e​s​–​r​e​v​o​l​u​t​i​o​n​s​–​f​r​a​n​c​a​i​s​e​s​_​l​a​–​f​a​u​s​s​e​–​e​t​–​l​a​–​v​r​aie

    • La série pas­sion­nante « L’autre avant-guerre (1871−1914) » est là :
    http://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477314-l-autre-avant-guerre-1871–1914-.html

    ______________

    À pro­pos de Guille­min, je suis en train d’a­van­cer dou­ce­ment dans un petit livre que Patrick Rödel vient juste d’é­crire sur son oncle : « Les petits papiers d’Hen­ri Guille­min ». Patrick écrit bien, il nous montre un regard déca­lé (et donc bien inté­res­sant) sur un homme que nous sommes de plus en plus nom­breux à aimer.

    —–

    Pre­mier lien Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​7​8​7​0​7​3​6​1​2​3​1​7​?​p​n​r​e​f​=​s​t​ory

    Deuxième lien (rap­pel 2016) :
    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​4​6​7​2​2​8​9​9​8​2​317

    Devenons citoyens ! Entretiens à propos d’une démocratie digne de ce nom :

    L’an pas­sé, le 20 février 2014, sous le ciel plu­vieux de Paris, j’ai évo­qué quelques idées qui me semblent impor­tantes avec « Deve­nons citoyens ! ».

    Pour que ces échanges res­tent bien vivants (et peut-être utiles aux nou­veaux venus), pour nous aider à nous pas­ser le mot entre nous (« ce n’est pas aux pro­fes­sion­nels de la poli­tique d’é­crire la consti­tu­tion, c’est à nous, c’est au peuple lui-même d’ins­ti­tuer la socié­té qu’il veut »), je réca­pi­tule ici (en un seul billet) les douze petites vidéos qui sont nées de cette rencontre :

    1 QUELS SONT LES DÉFAUTS DU GOUVERNEMENT REPRÉSENTATIF ? (5 min.)
    httpv://www.youtube.com/watch?v=1Xnz91l5DDU
    Com­men­taires : http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​4​/​0​2​/​2​2​/​3​7​4​–​q​u​e​l​s​–​s​o​n​t​–​l​e​s​–​d​e​f​a​u​t​s​–​d​u​–​g​o​u​v​e​r​n​e​m​e​n​t​–​r​e​p​r​e​s​e​n​t​a​t​i​f​–​p​a​r​i​s​–​2​0​–​f​e​v​r​i​e​r​–​2​014

    2 QUELS SONT LES GRANDS PRINCIPES DE LA DÉMOCRATIE ? (5 min.)
    httpv://youtu.be/hJ9jc2-PHRg
    Com­men­taires : http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​4​/​0​3​/​0​1​/​3​7​7​–​q​u​e​l​s​–​s​o​n​t​–​l​e​s​–​g​r​a​n​d​s​–​p​r​i​n​c​i​p​e​s​–​d​e​–​l​a​–​d​e​m​o​c​r​a​tie

    3 LA RÉPUBLIQUE FAVORISE-T-ELLE LA DÉMOCRATIE ? (5 min.)
    httpv://youtu.be/u‑9aUejdKy4
    Com­men­taires : http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​4​/​0​3​/​0​8​/​3​8​0​–​l​a​–​r​e​p​u​b​l​i​q​u​e​–​f​a​v​o​r​i​s​e​–​t​–​e​l​l​e​–​l​a​–​d​e​m​o​c​r​a​tie

    4 LE PUBLIC AUX MAINS DES INTÉRÊTS PRIVÉS (4 min.)
    httpv://youtu.be/Gx2jhPH27dA
    Com­men­taires : http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​4​/​0​3​/​1​6​/​3​8​2​–​l​e​–​p​u​b​l​i​c​–​a​u​x​–​m​a​i​n​s​–​d​e​s​–​i​n​t​e​r​e​t​s​–​p​r​i​ves

    5 INDIVIDUALISME ET DÉMOCRATIE : CE N’EST PAS UN PROBLÈME (7 min.)
    httpv://youtu.be/au04_85qNDQ
    Com­men­taires : https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​3​/​2​2​/​i​n​d​i​v​i​d​u​a​l​i​s​m​e​–​e​t​–​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​–​c​e​–​n​e​s​t​–​p​a​s​–​u​n​–​p​r​o​b​l​e​me/

    6 FAUT-IL UN « CHEF » DANS UNE DÉMOCRATIE ? (6 min.)
    httpv://youtu.be/-8adkgdYYL0
    Com­men­taires : https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​3​/​3​1​/​f​a​u​t​–​i​l​–​u​n​–​c​h​e​f​–​d​a​n​s​–​u​n​e​–​d​e​m​o​c​r​a​t​ie/

    7 COMMENT ÊTRE EFFICACE POUR RÉTABLIR UNE VRAIE DÉMOCRATIE ? (5 min.)
    httpv://youtu.be/O6RScXIpSZ0
    Com­men­taires : https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​4​/​0​5​/​c​o​m​m​e​n​t​–​e​t​r​e​–​e​f​f​i​c​a​c​e​–​p​o​u​r​–​r​e​t​a​b​l​i​r​–​u​n​e​–​v​r​a​i​e​–​d​e​m​o​c​r​a​t​ie/

    8 ÉTIENNE CHOUARD EST-IL UN GOUROU DE LA DÉMOCRATIE ? (6 min.)
    httpv://youtu.be/YlSlzmXrJsw
    Com­men­taires : https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​4​/​2​9​/​e​t​i​e​n​n​e​–​c​h​o​u​a​r​d​–​e​s​t​–​i​l​–​u​n​–​g​o​u​r​o​u​–​d​e​–​l​a​–​d​e​m​o​c​r​a​t​ie/

    9 QUI PEUT ÉCRIRE UNE CONSTITUTION ? (5 min.)
    httpv://youtu.be/L16AnwkkD6c
    Com­men­taires : https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​5​/​0​9​/​q​u​i​–​p​e​u​t​–​e​c​r​i​r​e​–​u​n​e​–​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​–​5​–​m​in/

    10 DÉMOCRATIE, RELIGIONS ET LAÏCITÉ (4 min.)
    httpv://youtu.be/jNhw2lC8PrM
    Com­men­taires : https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​5​/​1​7​/​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​–​r​e​l​i​g​i​o​n​s​–​e​t​–​l​a​i​c​i​te/

    11 COMMENT SE FINANCE UNE DÉMOCRATIE ? (10 min.)
    httpv://youtu.be/VZrMdW2_5vc
    Com­men­taires : https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​5​/​2​7​/​c​o​m​m​e​n​t​–​s​e​–​f​i​n​a​n​c​e​–​u​n​e​–​d​e​m​o​c​r​a​t​ie/

    12 CONSEILS DE LECTURES ANTI-ESCLAVAGISTES (12 min.)
    httpv://youtu.be/YEOn39qClgs
    https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​6​/​1​0​/​c​o​n​s​e​i​l​s​–​d​e​–​l​e​c​t​u​r​e​s​–​a​n​t​i​–​e​s​c​l​a​v​a​g​i​s​t​es/
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    Lien Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​7​8​6​6​1​4​7​3​7​317

    Des problèmes d’élection ? L’impuissance n’est plus une fatalité !

    Témoi­gnage :

    A 45 ans, je redécouvre la vie d’Homme

    Pos­ted by Jérôme qui t’aime


    Musi­cien raté, gau­chiste mori­bond, ingé­nieur sou­mis, ouiouiste obs­ti­né, le ventre mou et la conscience géli­fiée, Jérôme Choain n’est pas à pro­pre­ment par­ler un homme sus­cep­tible de sus­ci­ter l’in­té­rêt de ses conci­toyens. C’est un homme nor­mal. Jus­qu’à ce que sa vie bas­cule. Il en parle en toute fran­chise, n’é­lude aucun détail de son inti­mi­té flap­pie. Un témoi­gnage rare :

    « J’allais aban­don­ner tout espoir. Je m’étais presque habi­tué à cette vie pas­sive, j’avais la démo­cra­tie en berne, j’étais rési­gné : je ne serai plus jamais un Homme.

    Et puis un jour un ami m’a conseillé un site. J’y suis allé sans grand espoir, les solu­tions miracles, on en a soupé.


    Ce fut un choc ! J’ai décou­vert des tas de gens qui avaient le même pro­blème élec­tile que moi, tous par­ta­geaient leur expé­rience avec beau­coup de géné­ro­si­té et de bien­veillance. Pas de prê­­chi-prê­­cha : du débat, du par­tage, de la ver­gogne, et tout cela tota­le­ment gra­tui­te­ment. En à peine 6 mois, j’avais retrou­vé la niac, ma femme n’en reve­nait pas, j’avais retrou­vé l’envie.

    Pour­tant ils n’ont pas man­qué les oiseaux de mau­vaise augure qui ont vou­lu salir mon désir de reprendre ma vie en main : “fais gaffe, c’est une secte”, “arrête de pen­ser, il y a des pro­fes­sion­nels pour ça”, “ne prend pas ça, ce sont des molé­cules popu­listes très dan­ge­reuses”, “Atten­tion aux effets secon­daires fas­ci­sants” et j’en passe…


    Cela fait des mois que je suis ce trai­te­ment tota­le­ment natu­rel et croyez moi, je ne me suis jamais sen­ti aus­si bien. Aucun effet secon­daire en dehors d’un trop plein d’échanges par­fois dif­fi­cile à juguler.

    Je me suis enfin réveillé, et je ne suis pas prêt de me rendormir !

    J’in­vite tous ceux qui souffrent à ten­ter l’ex­pé­rience : je ne demande pas de me croire sur parole, je pro­pose d’en par­ler, ensemble. »

    Source : jcfrog​.com/​d​e​m​o​c​r​a​c​y​4​all

    Fil Face­book : https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​7​7​8​1​7​8​0​0​7​317

    Pourriture professionnelle chez les professionnels de la politique : un nouvel exemple écœurant

    Voi­ci ce que vient d’é­crire Flore Vas­seur sur son mur : 

    « Chers tous et toutes

    Il y a une semaine je vous pré­sen­tais mon tra­vail (film de 52 min sur Arte) sur l’action de Lar­ry Les­sig pour déga­ger l’action poli­tique de l’influence de l’argent.

    Après plu­sieurs expé­ri­men­ta­tions pour pla­cer ce sujet au cœur de la cam­pagne pré­si­den­tielle, il avait déci­dé de se pré­sen­ter lui même aux élec­tions. En un mois, il avait recueilli la mise de fond mini­mum auprès d’internautes et atteint le 1% néces­saire d’intention de vote pour faire par­tie des grands débats télé­vi­sés entre démo­crates, grand’messe incon­tour­nable des élec­tions. Le pro­chain débat démo­crate a lieu le 14 novembre et Les­sig, tech­ni­que­ment, devait en être.

    LE PARTI DÉMOCRATE A MODIFIÉ LUNDI LES RÈGLES D’ACCESSION À CES DÉBATS.
    Les­sig a annon­cé qu’il sus­pen­dait sa campagne. 
    Les idées puis­santes se remarquent à la résis­tance qu’elles déclenchent. 
    C’est tra­gique et sous nos yeux.

    Je doute que Les­sig ne s’arrête là. C’est David contre Goliath ver­sion fin de la démo­cra­tie amé­ri­caine. Je sais que ce sujet vous inté­resse. Orga­ni­sons nous pour que le sujet (de la cor­rup­tion endé­mique) ne passe pas à la trappe. 
    Au cas, voi­ci la ver­sion you­tube du film »

    httpv://youtu.be/C8dPFUpmc2Y
    ___

    Je pense à Flore​, qui se donne tant de mal depuis le début pour relayer auprès de nous ce com­bat cou­ra­geux de Lar­ry Les­sig contre la cor­rup­tion poli­tique. Elle doit être bien triste, en voyant le valeu­reux citoyen bâillon­né par les poli­ti­ciens professionnels. 

    C’est rageant. Ça confirme (s’il en était besoin) com­bien CE N’EST PAS AUX HOMMES AU POUVOIR D’ÉCRIRE LES RÈGLES DU POUVOIR. C’est à se dire que les pro­fes­sion­nels de la poli­tique sont onto­lo­gi­que­ment, dans leur être même, par nature et pour tou­jours, for­cé­ment, des enne­mis du peuple. On se retient de pen­ser cela, on se force à ne pas géné­ra­li­ser, mais cette pen­sée revient sans cesse, comme une évi­dence criante. 

    Je pense de plus en plus pro­fon­dé­ment qu’il n’y a pas de démo­cra­tie sans tirage au sort. L’é­lec­tion est pro­fon­dé­ment anti-démo­­cra­­tique, car elle conduit MÉCANIQUEMENT, fata­le­ment, à la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de la poli­tique, pro­fes­sion­na­li­sa­tion qui est pré­ci­sé­ment le fléau que la démo­cra­tie (la vraie) cherche à tout prix à éviter.

    Je vous invite à décou­vrir (et relayer) le film pas­sion­nant que Flore a réa­li­sé pour nous racon­ter cette aven­ture (un film qui a été redif­fu­sé il y a quelques jours sur Arte). 

    Faites connaître tout ça autour de vous, si vous le jugez utile. 

    Le niveau monte.

    Mer­ci à tous, pour tout ce que vous faites (pour que le niveau conti­nue à monter) 🙂

    Étienne.

    Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​7​7​3​2​6​9​5​3​2​3​1​7​?​p​n​r​e​f​=​s​t​ory

    Comment muter en citoyen adulte ?

    Un entre­tien au calme, en Lor­raine, avec un point de fixa­tion (un peu) ori­gi­nal (vers la fin), sur le fait que seul un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire ren­dra pos­sible l’ins­ti­tu­tion d’un État démo­cra­tique digne de ce nom, c’est-à-dire sou­mis à un contrôle citoyen quo­ti­dien et doté du pou­voir de créa­tion moné­taire et donc de la puis­sance d’un employeur en der­nier res­sort, gage de pros­pé­ri­té économique :

    httpv://youtu.be/GTk-nuX70MQ

    Mer­ci à Cathe­rine, tout par­ti­cu­liè­re­ment cette fois, et à tous ceux qui par­ti­cipent acti­ve­ment à l’en­se­men­ce­ment libé­ra­teur de notre grande com­mu­nau­té humaine avec l’i­dée d’auto-ins­­ti­­tu­­tion de la socié­té.

    Étienne.

    Le fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet : 

    https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​7​6​6​0​8​6​8​1​2​317