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3ᵉ pétition officielle pour débattre du RIC Constituant à l’Assemblée nationale
Les amis d’Espoir RIC viennent de publier leur troisième pétition officielle pour que le RICC puisse être débattu à l’Assemblée nationale. Un tiers des signatures récoltées en 3 jours ! Pour rappel, Espoir RIC publie des pétitions pour l’instauration du RIC Constituant sur le site de l’Assemblée nationale. L’objectif est notamment de contraindre les députés à examiner publiquement nos propositions et argumenter sur les raisons pour lesquelles ils refusent de donner le pouvoir aux citoyens et…
Pierre-Alain Bruchez lance un référendum en Suisse et montre la différence entre un pays démocratique et un pays purement oligarchique
Les amis Pierre-Alain Bruchez – auteur du livre Le RIC L’instaurer en France, le préserver en Suisse – et Antoine André du média TheSwissBox Conversation viennent d’animer une superbe émission : https://www.youtube.com/watch?v=Nv79hjIlgmI La première partie de la vidéo est utile pour comprendre la situation en France et en Suisse, ainsi que la différence entre un pays démocratique et un pays purement oligarchique. Ils montrent également que malgré certains avantages conséquents du système…
Le RIC contre la tyrannie : direct avec Clémence Houdiakova de Tocsin Media
https://www.youtube.com/watch?v=SOcYYTnNSUM Soulèvement des peuples, à bas la tyrannie ! sur @Tocsin_Media, le 21 nov 2023 Merci à Clémence @Houdiakova qui m’a invité ce matin à parler un peu du RIC et de démocratie vraie (c’est à partir de 1:18:20). Pour creuser l’immense sujet de conversation politique qu’est LE TIRAGE AU SORT à la place de l’élection : ouvrir le dossier sur le tirage au sort. Nous traitons des arnaques de l’article 11…
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Rendez-vous à Paris, lundi 8 février, pour un atelier constituant avec des étudiants
Salut à tous,
je viens à Paris lundi prochain, 8 février 2016, invité gentiment par des étudiants de la Faculté de Droit et de Science politique, à Guyancourt :
L’adresse exacte est :
Faculté de droit de l’UVSQ
3 rue de la division Leclerc
78280 Guyancourt
À propos du titre, « Démocratie citoyenne », de mon point de vue, c’est un pléonasme ; un meilleur titre serait évidemment « Démocratie d’origine citoyenne » (comment ça « tu radotes… » ?) 🙂
Notre rencontre devrait durer de 14h à 19h30, ce qui nous laissera le temps de bosser 🙂
Cette fois, « état d’urgence » oblige, il faudra donner à l’avance votre nom/prénom aux organisateurs (avant lundi matin) pour être admis à entrer à la fac si vous n’en êtes pas un étudiant. Vous pouvez envoyer nom & prénom soit à Florian (qui organise) : [email protected], soit en commentaire du fil Facebook qui annonce la rencontre : https://www.facebook.com/franceuvsq/photos/a.242126379466314.1073741829.241210786224540/242123679466584/?type=3&theater
Il y a un train pour Saint-Quentin-en-Yvelines qui part de La Défense, il me semble.

Amphi 1 à 14h pour l’exposé et les débats tous ensemble,
puis salles 232 et 233 à 16h30 pour les ateliers.
Pensez à prendre de quoi écrire : c’est fondamentalement novateur, pour vous transformer en profondeur, d’électeur (seulement lecteur) en citoyen (donc, forcément, Législateur).
Au plaisir de vous y retrouver 🙂
Étienne.
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Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153952604072317
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Plein de ressources sur les ateliers constituants,
si vous voulez en savoir plus ou pour vous préparer un peu :
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant
Dimanche prochain, atelier constituant à Périgueux
Dimanche prochain, 7 février 2016, un atelier constituant (populaire, évidemment) aura lieu à Périgueux. Il me semble que son programme va donner des idées (et envie) à bien d’autres humains, un peu partout 🙂
Voici leur annonce :
Au programme :
Matin de 10h à 12h30 :
Présentation des organisateurs (Benoît et Gentiane) et de la journée
Tour de parole pour exprimer ce que « reprendre le pouvoir localement » évoque pour chacun
Une vidéo pour se mettre dans le bain
Ateliers de travail coopératif avec divers thèmes proposés autour d’articles de la constitution
Plénière collective, chaque groupe fait son retour
On déjeune avec un repas partagé tiré de nos sacs,
amenez des plats et boissons à partager
Amenez vos couverts et vos verres si vous le pouvez
sinon nous ferons une vaisselle collective ensemble 🙂
Après-midi de 14h à 18h :
Des exemples de communes qui ont repris le pouvoir ! vidéos, articles, témoignages
ça donne du punch
Dessinons ensemble la pyramide des pouvoirs telle qu’elle fonctionne aujourd’hui
Nommons ensemble les pouvoirs locaux si nous le pouvons
Brainstorming collectif sur tous les outils de démocratie participative qui permettent de passer d’une pyramide des pouvoirs à des pouvoirs collégiaux, horizontaux ! YES 🙂
Projection d’une vidéo qui nous montre quelques exemples d’outils de démocratie participative
C’est INSPIRANT !
2 thèmes, 2 Ateliers au choix :
Reprendre le pouvoir en conservant le système en place d’aujourd’hui
ou
Reprendre le pouvoir dans le cadre d’une maison des citoyens
Plénière :
Retour de chaque atelier sur le résultat des réflexions et écritures collectives
Tour de parole pour clôturer la journée
À tout BIENTÔT.
L’adresse de la page Facebook :
https://www.facebook.com/groups/constituant.perigueux/
Faites comme eux 🙂
Et faites passer 🙂
Bon courage à tous ! (et n’oubliez pas de nous raconter)
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Plein d’infos complémentaires et signalement de nombreux autres ateliers constituants sur
le fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153947932037317?pnref=story
[Formidable] Les Suisses vont voter pour (enfin) retirer aux banques privées leur pouvoir de création monétaire
Il faut remercier Romaric Godin, pour ce nouvel article passionnant (il les enchaîne, ces temps-ci), dans le journal économique La Tribune , sur ce fléau mondial qu’est la création monétaire confisquée aux peuples par les banques privées.
Il s’agit d’un référendum d’initiative populaire, en Suisse, pour reprendre aux banques privées le droit du peuple suisse à battre sa propre monnaie (rien que ça !).
On peut s’attendre à un rouleau compresseur médiatique contre cette proposition citoyenne, compte tenu du fait que toute la presse qui compte (sur terre) et la plupart des « journalistes » (sauf Romaric Godin et quelques autres, manifestement) ont été — littéralement — vendus aux banques (et aux marchands de canons, eux aussi achetés par les banques). Je ne sais pas combien de temps des lanceurs d’alerte comme Romaric Godin vont pouvoir publier dans la presse à grand tirage, mais pour l’instant il faut en profiter : faites passer 🙂
Et pour approfondir le sujet de la création monétaire — à mes yeux aussi important que le processus constituant — voyez ma page dédiée : https://old.chouard.org/Europe/monnaie.php
Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153880652677317 » seule le droit de battre monnaie et donne dans son article 99–2 à la BNS reconnue « indépendante », le droit de mener « une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays. » Rien de plus.
Concrètement, ceci donne de fait à la BNS le monopole de l’émission des pièces et billets, les seules formes monétaires qu’elle maîtrise. Mais elle ne maîtrise pas l’essentiel de la monnaie créée qui, en Suisse, comme ailleurs, est de la monnaie « scripturale », faisant l’objet d’un jeu d’écriture et non d’échanges physiques. Cette monnaie est, pour l’essentiel, créée par les banques lors de l’attribution de crédits à l’économie physique ou à d’autres banques.
Pour les auteurs de l’initiative, cette situation pose deux problèmes. D’abord, en « privatisant » via les banques la création monétaire, l’Etat perd là un revenu. Ensuite, contrairement à ce que prévoit la constitution, la BNS ne maîtrise que difficilement la création monétaire. Certes, la politique de taux joue en théorie sur le prix du crédit et donc sa distribution, mais cette transmission est imparfaite, on le constate encore en zone euro. La capacité de création monétaire donnée aux banques encourage la formation de bulles spéculatives ou, au contraire, freine la production de crédit lorsque celle-ci serait nécessaire. La financiarisation de l’économie a été le corollaire de ce pouvoir monétaire des banques.
Transmettre à la BNS le pouvoir de création monétaire
Pour disposer d’une économie plus stable et mieux maîtrisée et d’une création monétaire plus centrée sur l’économie réelle, les auteurs de l’initiative proposent donc de préciser que la BNS « émet désormais seule » non seulement la monnaie physique, mais aussi la « monnaie scripturale. » Conséquence : les banques perdront leur capacité de créer de l’argent ex nihilo. Tout prêt accordé par une banque devra ainsi être couvert par de la monnaie de la banque centrale au bilan de l’établissement. Dès lors, la BNS maîtrisera entièrement la création monétaire.
Le rôle des pouvoirs publics
L’initiative prévoit trois modes de distribution de l’argent créé par la BNS. D’abord via un transfert de cet argent aux pouvoirs publics pour alimenter l’économie. Ce transfert ne se fera pas sous forme de prêt, mais de « don. » La BNS alimentera donc directement les caisses publiques de la Confédération et des Cantons à la hauteur qu’elle aura déterminée. Certains s’émeuvent de la perte d’indépendance de la BNS, mais Reinhold Harringer, le porte-parole du groupe à l’origine de ce projet contacté par La Tribune, estime qu’une « complète indépendance n’existe jamais. » Il compare cette indépendance à celle de la justice fédérale : ses tribunaux sont « sous la pression de l’opinion publique, mais ses décisions sont acceptées par tous. » La BNS aura un « mandat légal clair » et « pourra agir en toute indépendance », tout en devant « rendre des compte à l’opinion publique. » Concrètement, la BNS ne fournira pas tout l’argent dont aura besoin les budgets publics, elle alimentera ce budget à la hauteur qu’elle jugera juste. Quitte, du reste, à utiliser ceci comme un moyen de pression sur les autorités pour les contraindre à réduire leurs dépenses qui, par ailleurs, en Suisse, sont déjà encadrées par une « règle d’or. »
Un « QE pour le peuple » ?
Deuxième moyen de transmission de l’argent de la BNS : les ménages eux-mêmes. Le nouvel article 99‑a‑3 de la constitution fédérale proposée par l’initiative prévoit l’attribution directe d’argent de la BNS aux particuliers. L’initiative émet donc la possibilité d’un « QE pour les gens », idée qui circule actuellement en Europe. Mais il est possible d’imaginer que cet argent soit aussi celui d’un revenu de base qui est actuellement en discussion en Suisse, comme en Finlande.
L’importance du circuit bancaire demeure
Dernier mode d’alimentation de l’économie en argent de la banque centrale : les banques elles-mêmes. Mais cette fois, à la différence d’aujourd’hui, les banques ne pourront prêter que l’argent qu’elles auront auparavant emprunté à la BNS selon les moyens traditionnels déjà existant de refinancement. « Il est important de conserver cette possibilité », explique Reinhold Harringer pour qui c’est un moyen important d’une gestion « fine et adaptée » des besoins de l’économie. Avec cette proposition, la distinction entre l’argent de banque centrale et la masse monétaire disponible pour l’économie disparaît. La capacité des banques d’alimenter des bulles est alors réduite, car elle doit rembourser l’argent qu’elle prête. Or, en zone euro, par exemple, c’est un des problèmes de la BCE : son bilan enfle avec l’assouplissement quantitatif, mais le crédit aux entreprises reste en faible croissance.
Gestion plus efficace pour la croissance ?
Cette gestion directe de la masse monétaire par la banque centrale sera-t-elle alors plus « efficace » que le système actuel pour générer de la croissance ? Reinhold Harringer le croit. « La banque centrale dispose d’une vision globale de l’économie de meilleure qualité que chacune des banques qui agissent avec une vision commerciale propre », souligne-t-il. Il estime aussi que la banque centrale disposera également des moyens de mieux réagir aux évolutions conjoncturelles, que ce soit un risque de ralentissement ou de surchauffe. Mais le but de l’initiative est clairement de disposer d’une croissance de « meilleure qualité », plus centrée sur l’économie réelle et plus stable.
Changement de modèle pour la finance helvétique
Cette initiative dispose du soutien de plusieurs économistes, suisses et européens. Mais elle fait, on s’en doute, l’objet de vives critiques de la part du secteur bancaire helvétique, qui est, avec près de 12 % du PIB suisse, un des piliers de l’économie nationale. Mais Reinhold Harringer estime que l’initiative va permettre au secteur de revenir à une activité « plus traditionnelle et plus solide. » Il cite le cas de banques comme la banque postale suisse, qui, sans avoir la possibilité de créer de la monnaie, réalisent de bons bénéfices. Reste que, pour les géants bancaires comme Credit Suisse ou UBS, qui vivent sur les activités de marché, le coup pourrait être rude et ils pourraient ainsi décider de quitter le pays. Mais l’initiative semble viser un changement de système : mieux vaut des banques plus modestes, mais plus utiles, que des géants bancaires instables et qui font peser un risque continuel sur les comptes publics. Une vraie révolution, donc.
Le risque de la transition
Également critique, le think tank libéral Avenir Suisse, financé par les grandes sociétés du pays, prône plutôt une politique de « petits pas mesurés » dans la réforme de la finance plutôt que la révolution prônée par l’initiative « monnaie pleine. » Selon Avenir Suisse, ce système de « monnaie pleine » conduirait à un « état transitoire permanent » dangereux. Reinhold Harringer, lui, répond qu’une phase de transition est prévue. Le premier jour, les engagements vis-à-vis des clients des banques vont devenir des engagements vis-à-vis de la banque centrale et seront sortis du bilan des banques. Mais rien ne sera changé. Les remboursements des crédits contractés par les clients viendront alimenter les remboursements à la banque centrale. Le tout, affirme-t-il, pourra être corrigé en cas de besoin.
Une idée ancienne
L’initiative n’est, il est vrai, pas fondée sur du sable. Elle s’inscrit dans une longue histoire. C’est, dans les années 1930, l’économiste Irving Fisher, qui avait lancé la proposition dans le cadre du « plan de Chicago » proposé au président Franklin Delano Roosevelt. Ce dernier a rejeté cette proposition, mais elle a été reprise par plusieurs économistes, dont le monétariste Milton Friedman. Cette idée a cependant été progressivement oubliée sous le triomphe de la financiarisation de l’économie. C’est la crise de 2007–2008 qui la fait revivre avec notamment une étude de deux économistes du FMI, Jaromir Benes et Michael Kumhof, qui reprennent et valident les thèses d’Irving Fisher, voyant dans le retrait aux banques de la création monétaire, un moyen de dynamiser la croissance en réduisant les risques de crise.
L’Islande a ouvert le bal
L’idée a alors retrouvé des défenseurs. Fin mars 2015, un parlementaire islandais Frosti Sigurdjonsson a remis au premier ministre de l’île nordique un rapport très complet sur le sujet en recommandant d’ôter aux banques la capacité de création monétaire. Ce rapport n’a pas débouché sur une proposition concrète pour le moment, mais il a amplifié le débat autour de cette idée entre économistes. Plusieurs autres initiatives visent à renforcer le pouvoir des banques centrales vis-à-vis des banques commerciales. En Irlande, le parti conservateur Fianna Fàil propose ainsi dans son programme des élections de 2016 de donner à la banque centrale irlandaise le moyen de limiter la capacité des banques à émettre des emprunts immobiliers.
Révolution dans la finance ?
Une adoption par la Suisse de cette initiative serait indéniablement une révolution dans le monde de la finance et ses conséquences dépasseraient largement les frontières de la Confédération. Car la Suisse n’est pas la petite Islande, c’est un des centres financiers les plus importants de la mondialisation. Or, les rares sondages sur la question ont donné une large majorité au « oui » à l’initiative. Le plus récent, datant d’août, donnait 57 % pour l’initiative, mais il doit être pris avec beaucoup de précaution, car il n’a pas été réalisé par un institut de sondage reconnu. Reinhold Harringer estime que les sondages montrent, au moins, que les citoyens helvétiques rejettent majoritairement le système actuel et se dit donc « confiant. »
Rien ne dit cependant que cela débouchera sur une majorité pour l’initiative. Le secteur bancaire va sans doute peser de tout son poids dans la campagne, emportant une partie des partis de droite, traditionnellement favorables à ce secteur. D’autant que, dans le cas qui nous occupe, il faudra aussi obtenir une majorité dans la moitié des cantons (et il existe en Suisse six demi-cantons comptant pour une demie voix). Mais les votations helvétique ont des résultats parfois surprenants.
Au-delà des divisions traditionnelles
Une chose est certaine : le sujet dépasse les divisions politiques traditionnelles. Les porteurs de ce projet sont plutôt des conservateurs et des libéraux alémaniques, inspirés par les idées monétaristes de stabilité. Mais l’idée de réduire l’influence des banques et de placer la BNS face à sa responsabilité économique en termes de croissance peut séduire plus d’un électeur de gauche, plus nombreux en Suisse romande. Si les partis politiques suisses n’ont pas encore pris position dans ce débat, il n’est pas certain que leurs consignes de vote soient ici réellement suivies. La Suisse pourrait donc donner le ton à un changement notable dans la finance internationale.
#QEforthepeople
Rappel :
ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ?
RELANCER LA DEMANDE avec DE L’HELICOPTER MONEY. Vite !
https://www.chouard.org/2014/10/12/epouvantails–ou–reflation–relancer–la–demande–avec–de–lhelicopter–money–vite/
[Edit]
Ne ratez pas cette explication — LUMINEUSE — par François de Siebenthal :
Un banquier suisse explique en 36 minutes l’arnaque de la création monétaire
httpv://youtu.be/dmwtBcU0qtA
Réflexions autour de l’idée de bonheur… en passant par F. Laloux (holacratie : autogestion sans aucun chef), la création monétaire publique, l’éducation émancipante (sans maître), etc.
J’ai rencontré il y a quelques jours un jeune homme, Julien, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Il venait parler du bonheur.
Il faisait doux, grand soleil, un air parfaitement limpide, pas de vent, calme et petits oiseaux… On était bien, quoi.
Bon, la vidéo est trop longue, assurément ; mais ce qui est fait est fait 🙂
Pour des nouveaux venus, ça peut servir, peut-être.
Vers la minute 40′, ça s’anime, je crois (holacratie puis création monétaire, etc.) — toujours un peu diesel… 🙂
Peut-être des gentils virus vont-ils extraire des morceaux contagieux ? 🙂 On verra.
Ce serait bien de rédiger une table des matières (avec le minutage) pour aider les gens à aller directement sur les sujets qui les intéressent.
httpv://youtu.be/lOb5hHeMCDc
Bonnes fêtes à tous 🙂
Étienne.
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PS : voici la magnifique conférence de Frédéric Laloux dont je vous parle dans la vidéo. Ça, c’est de la bombe, vous allez voir : il parle un peu trop lentement au début, mais ce qu’il explique (qui ressemble à l’holacratie) est littéralement passionnant, et transposable à l’organisation politique, je trouve. Vous verrez :
Conférence « Reinventing Organizations » en français (Flagey, Bruxelles)
httpv://youtu.be/NZKqPoQiaDE
Et son livre, enfin en français :
Reinventing organizations : Vers des communautés de travail inspirées
http://www.amazon.fr/Reinventing-organizations-communautés-travail-inspirées/dp/2354561059

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Ne ratez pas non plus le livre de Philippe Derudder : « Les monnaies locales complémentaires : pourquoi, comment » :

http://www.yvesmichel.org/product–page/economie/les–monnaies–locales–complementaires–pourquoi–comment–duplicate/
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Ne laissez pas passer « Le maître ignorant », de Jacques Rancière, très utile également pour penser une démocratie digne de ce nom : « l’âme humaine est capable de s’instruire seule et sans maître »… Waou ! 🙂
http://www.amazon.fr/Le-ma%C3%AEtre-ignorant-Jacques-RANCI%C3%88RE/dp/2264040173

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LA CONSTITUTION PEUT-ELLE ÊTRE MODIFIÉE [PENDANT UN « ÉTAT D’URGENCE »] ? Révision sans référendum = Haute Trahison.
Voici quelques idées pour alimenter vos prochains ateliers constituants, au chapitre (important) de la révision.
Comme vous ne le savez peut-être pas (car les « élus » préparent ce mauvais coup en catimini, en tapinois comme aurait dit Guillemin, pendant les fêtes), le Gouvernement et le-Parlement-réuni-en-Congrès sont en train de manœuvrer pour modifier eux-mêmes la Constitution, une fois de plus, et comme d’habitude sans consulter le Peuple (qu’ils « représentent » comme un tuteur représente un incapable). Une félonie de plus, donc.
[ L’avis du Conseil d’État sur la révision de la Constitution : prudence et embarras : http://libertes.blog.lemonde.fr/2015/12/17/lavis–du–conseil–detat–sur–la–revision–de–la–constitution–prudence–et–embarras/ ]
Comme vous le savez si vous passez un peu par ici, tous ces professionnels de la politique, tous ces hommes de pouvoir, sont très profondément illégitimes, par construction, par définition, pour toucher à la Constitution, texte supérieur à eux, texte qu’ils devraient craindre et surtout pas maîtriser. NOTRE PROBLÈME N’EST PAS JURIDIQUE, MAIS POLITIQUE : si les professionnels de la politique peuvent juridiquement rédiger et corriger « la constitution », c’est parce que ce texte supérieur qui devrait nous protéger, et qui prétend être une « constitution », n’est PAS une constitution digne de ce nom : c’est une anti-constitution, un leurre, une prison pour le peuple au lieu d’être une protection.
En l’occurrence, l’indignité des « représentants » est plus nette que jamais : après avoir déclaré « l’état d’urgence », qui met en veilleuse toutes sortes de libertés et de protections juridiques contre les abus de pouvoir, le gouvernement ne devrait PARTICULIÈREMENT PAS modifier la Constitution. Quand un corps social est terrorisé, il est en quelque sorte sans défense, comme l’a bien analysé Naomi Klein dans « la stratégie du choc ». Il est donc particulièrement dangereux, pour une société civile dans cet état de sidération, que l’exécutif entreprenne une révision constitutionnelle à ce moment-là. Les prétendus « états d’urgence » sont l’occasion des pires traîtrises et des pires coups de force. Une constitution digne de ce nom devrait instituer un pouvoir supérieur chargé de contrôler cet abus de pouvoir et de l’empêcher.
Je pense que l’article ci-dessous, de Dominique Rousseau, peut alimenter votre réflexion constituante ainsi que vos ateliers :
LA CONSTITUTION PEUT-ELLE ÊTRE MODIFIÉE ?
Auteur : Dominique ROUSSEAU
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil–constitutionnel/francais/la–constitution/la–constitution–de–1958–en–20–questions/la–constitution–en–20–questions–question–n–20.25811.html
Après quarante ans, la Constitution de 1958 se reconnaît-elle ?
En 1958, le Parlement se réunissait en deux sessions ordinaires de trois mois par an ; aujourd’hui il se réunit en une session unique continue de neuf mois. En 1958, le président était élu pour sept ans par un collège de 80 000 grands électeurs ; aujourd’hui, il est directement élu par le peuple pour cinq ans. En 1958, le référendum était limité, intéressant surtout la vie de l’État ; aujourd’hui, il est étendu aux questions de politique économique et sociale et aux services publics qui y concourent. En 1958, le Parlement n’avait pas compétence sur le budget social ; aujourd’hui, il l’a. En 1958, le Conseil constitutionnel était une institution à l’accès limité et à la compétence réduite à l’examen du respect des domaines respectifs du Parlement et du gouvernement ; aujourd’hui, son accès est ouvert aux justiciables, son contrôle est a priori et a posteriori et son pouvoir est étendu au contrôle du respect des droits fondamentaux. En 1958, l’Europe était absente de la Constitution ; aujourd’hui, elle dispose pour elle toute seule d’un long titre VI. En 1958, la République était jacobine ; aujourd’hui, elle est décentralisée. Vingt-quatre révisions en cinquante ans d’existence ! Si la France vit depuis 1958 avec la même Constitution – ce qui représente, au regard de son histoire, un petit exploit – cette Constitution n’est plus aujourd’hui ce qu’elle était en 1958 !
Rien d’anormal à cela. Toute Constitution prévoit toujours que ses dispositions peuvent être modifiées, complétées ou supprimées. Aussi fiers soient-ils de leur œuvre, les constituants restent assez sages pour savoir que leur travail n’est jamais parfait, que l’usage du texte peut faire apparaître des difficultés inédites ou imprévisibles au moment de sa conception, ou encore que la marche du temps et l’évolution de la société peuvent susciter de nouvelles exigences constitutionnelles. Cette sagesse, au demeurant, se nourrit d’une philosophie politique, celle qui fait de la nation souveraine l’origine de tout et qui postule, en conséquence, sa totale et permanente liberté : la nation n’est pas faite par la Constitution, c’est elle qui fait la Constitution et reste constamment maître de son contenu. SIEYÈS, dans Qu’est-ce que le Tiers État ?, l’affirme sans détour : « il serait ridicule de supposer la nation liée elle-même par la Constitution à laquelle elle a assujetti ses mandataires. Non seulement la nation n’est pas soumise à une Constitution, mais elle ne peut pas l’être, mais elle ne doit pas l’être, ce qui équivaut encore à dire qu’elle ne l’est pas ». Et, dans son article 28, la mythique Constitution du 24 juin 1793 traduit cette philosophie en un principe clair : « un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures ».
Cette totale liberté constituante du peuple, parfaitement compréhensible dans son principe démocratique, rencontre cependant sur son chemin d’autres exigences, également démocratiques [ÉC : Hum… /ÉC], qui justifient une codification du pouvoir de révision. Une Constitution, en effet, n’est pas un texte ordinaire ; c’est la Loi des lois, l’acte solennel par lequel une société [ÉC : QUI, au sein de la société ? Soyons précis. /ÉC] déclare les principes qui la fondent, qui la rassemblent et qui l’organisent. Ce texte-là ne peut être changé aussi facilement qu’une loi ordinaire ; il faut une procédure particulière, plus solennelle, plus exigeante [ÉC : exigeante surtout pour éviter à tout prix les éventuels conflits d’intérêts des constituants, effectivement. /ÉC], qui corresponde à la qualité de l’acte à modifier ; il faut distinguer le pouvoir de faire les lois du pouvoir de réviser la Loi. Comme la plupart des Constitutions, celle de 1958 opère cette distinction en réservant un titre spécial à la révision constitutionnelle – le titre XVI – et un article unique – l’article 89.
Ces dispositions particulières règlent quatre questions :
- L’initiative de la révision. Elle appartient « concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement ». Initiative partagée donc entre les parlementaires et l’exécutif [ÉC : notez le premier scandale qui consiste ici à priver le peuple de toute initiative constituante. Et pensez‑y bien quand vous conduirez vos propres ateliers constituants. /ÉC], mais surtout au sein même de l’exécutif : ni le Président ni le Premier ministre ne peuvent engager seul une procédure de révision ; le Président doit attendre – ou solliciter – la proposition du Premier ministre, et, en retour, le Premier ministre doit attendre – ou provoquer – la réponse du Président à sa proposition. Quand l’initiative de la révision vient de l’exécutif, l’accord du Président et du Premier ministre est ainsi nécessaire ; exigence relativement facile à satisfaire si l’un et l’autre appartiennent à la même famille politique, beaucoup moins dans l’hypothèse d’une cohabitation au sommet de l’État.
- L’adoption du projet ou de la proposition. Qu’il vienne de l’exécutif — projet — ou des parlementaires — proposition — le texte doit être voté par chacune des deux assemblées « en termes identiques ». La précision est importante. À la différence de la procédure législative ordinaire où le Premier ministre peut, en cas de désaccord persistant entre les deux chambres, provoquer la réunion d’une commission mixte paritaire pour tenter d’aboutir à un texte commun – et même demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement — la procédure de révision ne prévoit aucun moyen de forcer l’accord entre députés et sénateurs. Ici, les deux assemblées ont un égal pouvoir [ÉC : mais le peuple n’en a AUCUN, comme d’habitude quand ce sont des « élus » qui sont constituants. Pensez bien à instituer différents droits de veto populaires quand vous conduirez vos propres ateliers constituants. /ÉC]; en maintenant sa rédaction, en refusant de prendre en compte les modifications de l’autre, chacune peut faire durer les débats indéfiniment et, de fait, bloquer la révision. Plusieurs projets ont ainsi échoué à ce stade, par obstruction du Sénat : l’extension du champ du référendum (1984), le droit pour les justiciables de soulever devant les juridictions ordinaires la question d’inconstitutionnalité (1990, 1993)…
- La ratification. Deux situations doivent être distinguées : ou les parlementaires sont à l’origine de la révision, et la ratification se fait obligatoirement par référendum ; ou l’exécutif est à l’origine, et le Président de la République a le choix entre la ratification par référendum ou la ratification par le Congrès [ÉC : sans référendum, ce qui un scandale sans nom. /ÉC]. Le Congrès est la réunion, dans une même salle et au château de Versailles, des députés et des sénateurs qui doivent voter le projet à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés pour qu’il soit ratifié. La raison de cette différence de traitement entre projet et proposition est, évidemment, politique : le général de Gaulle craignait que les initiatives parlementaires de révision aient pour objet de détruire son œuvre ; aussi, connaissant la très grande réserve des députés et sénateurs à l’égard de la pratique référendaire, il espérait limiter leurs « envies » de révision en les soumettant obligatoirement au référendum. Il n’avait pas tort.
- Les limites de la révision. Elles peuvent être classées en deux catégories principales. D’abord, les limites justifiées par les circonstances ; pour éviter que les révisions se fassent sous la pression de l’occupant ou d’un conflit, il est interdit d’engager ou de poursuivre une procédure de révision « lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire » ; pour éviter aussi qu’un Président « intérimaire » ne profite de la situation, l’usage de l’article 89 est interdit « durant la vacance de la Présidence de la République » ; pour éviter encore qu’un Président en exercice ne saisisse l’occasion d’une crise exceptionnelle, il lui est interdit – par la décision du Conseil constitutionnel du 2 septembre 1992 – de changer la Constitution lorsqu’il fait application des pouvoirs de l’article 16. Ensuite, des limites portant sur le contenu : « la forme républicaine du gouvernement, précise le dernier alinéa de l’article 89, ne peut faire l’objet d’une révision ». Si l’obligation de respecter la « forme républicaine » signifie l’interdiction de rétablir la monarchie ou l’empire, la limite imposée au pouvoir de révision est faible car le risque d’un tel rétablissement est lui-même faible ; si, en revanche, l’expression signifie obligation de respecter les valeurs et principes qui donnent à un régime sa « forme républicaine » – par exemple, la laïcité, le service public, l’égalité, la fraternité,… – la liberté du pouvoir constituant se trouverait fortement réduite.
Si, dans sa décision du 2 septembre 1992, le Conseil constitutionnel a rappelé l’ensemble de ces limites, il a déclaré, dans sa décision du 26 mars 2003, qu’il « ne tenait d’aucune disposition de la Constitution le pouvoir de statuer sur une révision de la Constitution ». En l’espèce, il lui était demandé de déclarer contraire à la forme républicaine du gouvernement la révision posant que « l’organisation de la République est décentralisée ». Les limites à l’exercice du pouvoir de révision sont posées mais le contrôle de leur respect n’est pas assuré. À tout le moins, est-il possible de considérer que le Conseil veillerait au respect des limites posées aux articles 7, 16 et 89–4 de la Constitution, pour le contenu des révisions, il retient son contrôle.
Au demeurant, l’article 89 n’interdisant pas une révision des limites qu’il pose, le pouvoir constituant pourrait parfaitement les supprimer et retrouver ainsi une totale liberté de décision, y compris pour modifier la forme républicaine du gouvernement…
Et l’article 11 ? Une révision de la Constitution est-elle possible par le moyen de l’article 11 ? En 1958, chacun s’accordait pour considérer que la Constitution définissait une seule procédure de révision, celle prévue à l’article 89. Mais, en 1962, l’utilisation par le général de Gaulle de l’article 11 pour modifier le mode d’élection du Président de la République oblige à reprendre la lecture de cet article, et en particulier de la disposition prévoyant que peut être soumis au référendum « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics ». Or, juridiquement, il est clair qu’un des objets principaux d’une Constitution est d’organiser les pouvoirs publics ; la première loi constitutionnelle de la IIIe République est, d’ailleurs, intitulée « loi relative à l’organisation des pouvoirs publics ». La possibilité d’une révision par le moyen de l’article 11 est donc constitutionnellement défendable. Pourtant, ce sont surtout des considérations politiques qui ont été avancées pour justifier l’usage de l’article 11. La procédure qu’il institue procure, en effet, deux « avantages » – qui peuvent être lus aussi comme deux « inconvénients » :
- La mise hors jeu du Parlement. Avec l’article 11, le projet de révision, présenté par le Président de la République sur proposition du Premier ministre, est directement soumis au vote du peuple par référendum. La seule obligation pour le gouvernement est de faire sa proposition de révision pendant la durée des sessions parlementaires et de l’accompagner d’une déclaration suivie d’un débat dans chacune des deux assemblées ; mais aucun travail ni, a fortiori, aucun vote sur le projet lui-même ne sont prévus. Un Parlement en désaccord avec le projet ne pourrait manifester son opposition que par le dépôt et le vote d’une motion de censure. Ce qu’il fit en octobre 1962, provoquant la seule « chute » parlementaire d’un gouvernement sous la Ve République.
- La suppression des limites. L’article 11 ne prévoit aucune limite de circonstances ou de contenu à l’exercice du pouvoir de modifier directement par référendum l’organisation des pouvoirs publics. Sauf à considérer que les limites énoncées à l’article 89 sont également valables pour l’article 11 – mais aucun renvoi n’est fait d’un article à l’autre – le pouvoir de révision est, ici, totalement libre.
Au fond, l’article 11 ne s’est imposé comme modalité possible de révision que parce que l’article 89 donne au Sénat, chambre haute issue d’un suffrage indirect, un pouvoir de blocage ; hostile, en 1962, à l’élection populaire du chef de l’État, il n’aurait jamais laissé « passer » cette révision par la procédure de l’article 89. Contourner le refus prévisible du Sénat fut sans doute, à cette époque, la véritable raison du recours à l’article 11.
Au demeurant, l’article 11 n’a été utilisé que deux fois comme moyen de révision, avec succès en 1962 et, sans succès en 1969, provoquant le départ du général de Gaulle. L’article 89 reste donc la procédure de droit commun de la révision constitutionnelle. Mais, article 11 ou article 89, à trop souvent changer la Constitution, il arrive qu’un pays change, sans s’en apercevoir, de Constitution ; la meilleure solution, alors, est peut-être que le peuple reprenne, dans sa globalité, son pouvoir constituant.
Rappels importants :
Dominique Rousseau :
« Démocratie représentative, c’est un contre-sens. » [..]
« La représentation n’est pas la démocratie. » [..]
« L’expression du peuple est contraire à la représentation car dans le régime représentatif, le peuple ne parle pas, ce sont ses représentants. Il y a donc un problème quant à la définition qu’on accepte tous comme allant de soi, démocratique représentative alors qu’elle ne va absolument pas de soi. » [..]
« Je ne parle pas de démocratie représentative, je parle de système représentatif. »
httpv://youtu.be/I3UHT1WQ4N0
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La Stratégie du Choc ~ Naomi Klein ~ Capitalisme du désastre
httpv://youtu.be/bhS7LnkTkGY
Une autre copie du film de Naomi, avec du son jusqu’au bout 🙂
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Bon. Dites, vous en êtes où, vous, de vos mini ateliers constituants, prolifiques et contagieux ? 🙂
J’ai hâte de lire vos propositions d’articles 🙂
On ne s’en sortira que comme ça, je crois.
Bon courage à vous tous.
Étienne.
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DEMAIN : le film est sorti et il est épatant ! Faites passer.
Ah que c’est bon ! C’est une bouffée d’air frais, ce film, une rasade de potion magique, un condensé de mille expériences et propositions importantes.
Vous vous souvenez que, fin mai, j’avais signalé que Mélanie et Cyril nous demandaient de les aider à faire un film positif, constructif et optimiste, un tour du monde d’expériences formidables, pour donner la pêche à tous ceux qui ne croient plus qu’on puisse renverser la vapeur capitaliste. Et nous avons été des milliers à les aider 🙂
Je viens (enfin ! quel traînard je suis, 6 semaines après la sortie…) d’aller voir ce film, et je l’ai trouvé enthousiasmant, très beau, très riche, très bien fait, une bonne synthèse de tout ce qui nous préoccupe tous, mais sous un angle constructif et optimiste, avec une partie passionnante sur la permaculture, des villes en transition, des entreprises respectueuses des hommes, des humains épatants au Danemark, en Inde, en Finlande, à San Francisco, en Normandie, etc., une partie qui incrimine la monnaie-dette, les multinationales et les banques, et Bernard Lietaer qui explique les monnaies locales et la nécessaire bio-diversité monétaire, une partie où David Van Reybrouck parle de tirage au sort et même l’idée d’assemblées constituantes tirées au sort ! Le pied, quoi 🙂 J’en oublie plein, évidemment, car le film va vite, on ne s’ennuie pas une seconde et c’est difficile de tout fixer d’emblée. Il faut sans doute le revoir, et puis travailler le texte, le crayon à la main, pour bien mémoriser et intégrer toutes ces suggestions. Le livre servira précisément à ça, je pense.
Que vous dire de plus que vous inviter à aller le voir, si ce n’est pas déjà fait, et à le faire connaître autour de vous 🙂
httpv://youtu.be/Bk2LnbrXx_I
Merci à tous ceux à qui nous devons ce bel outil politique d’origine citoyenne.
Faites passer 🙂
Étienne.
• Pour savoir dans quelle salle aller le voir, il y a le site du film : http://www.demain-lefilm.com/
• Aussi, la page Facebook du film : https://www.facebook.com/demain.lefilm/
• Il y a aussi un livre, pour reprendre tout ça lentement et bosser à son rythme 🙂 http://www.demain-lefilm.com/demain–le–livre
Le fil Facebook correspondant à ce billet : https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153859729672317
À partir d’une réflexion sur le sens et le respect du vote blanc…
[Rappel pour les 80 000 nouveaux venus (5 ou 600 de plus chaque jour, ces temps-ci) : ]
À partir d’une réflexion sur le sens et le respect du vote blanc…
httpv://youtu.be/yG6MiDsNLB4
Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
Seul le peuple lui-même est légitime (et apte) pour écrire, protéger et modifier une véritable constitution.
Raison pour laquelle chaque citoyen (digne de ce nom) doit s’entraîner personnellement, tous les jours, à réfléchir, à rédiger, à critiquer, à corriger, à améliorer des articles de constitution, et… à contaminer son prochain 🙂
Faites passer 🙂
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le NON au référendum danois et le silence des journaux français
Précieux lanceurs d’alerte :
http://www.les-crises.fr/referendum–danois–le–silence–des–journaux–par–jacques–sapir/

Référendum danois : le silence des journaux, par Jacques Sapir
Source : Russeurope, Jacques Sapir, 04-12-2015
Le référendum qui s’est tenu au Danemark le jeudi 3 décembre, et qui a vu la victoire du « non » et des eurosceptiques, continue de soulever des interrogations multiples. La première concerne le faible retentissement médiatique de ce référendum. Assurément, nous sommes en campagne électorale en France. Mais, ce quasi-silence des médias est un objet d’étude à lui tout seul. La seconde interrogation porte sur le sens qu’il convient de donner à ce référendum. On voit bien que, dans les rares commentaires à son sujet on parle de « questions techniques ». Techniques, elles l’étaient assurément. Mais il faut être bien naïf, ou bien de mauvaise fois, pour ne pas se rendre compte que, derrière cette dimension « technique » la véritable question portait sur le processus d’intégration européenne.
Le silence des journaux
Un simple test le prouve. Une demande de recherche sur Google actualités ne produit que 170 résultats, dont certains ne concernent pas les médias français. Dans une liste d’environ 150 références des médias français, on trouve une très large part d’articles qui ne sont que des reprises, soit in extenso soit partielle de l’article publié le 3 décembre au soir par l’AFP. La différence avec la presse anglo-saxonne ici saute aux yeux.
Certes, ce n’est pas la première fois que la presse française se comporte de manière plus que désinvolte vis-à-vis d’événements survenant dans un « petit » pays. Cette arrogance de « grande nation » qui ressort spontanément et en dépit de discours pourtant ouvertement européistes n’est pas la moindre des choses qui m’insupportent dans les comportements des journalistes français. A cet égard, il est intéressant de lire les commentaires dans les journaux belges (Le Soir ou La Libre Belgique) ou dans les quotidiens suisses francophones. Ils sont souvent de meilleures qualités que ce que l’on peut lire dans une presse française qui se révèle à la fois partiale et surfaite. Mais, cette arrogance n’est sans doute pas la cause première de ce silence.
Ce relatif silence de la presse française traduit, et trahit, une gêne devant le résultat. Les danois, peuple européens, ont rejeté une proposition de plus grande intégration dans le cadre de l’Union européenne. Ils l’ont rejeté de manière très claire, ce qui a été reconnu par le gouvernement danois. Ils l’ont rejeté aussi dans une alliance entre l’extrême-gauche (et la gauche dite « radicale ») et le parti populiste et souverainiste danois le DPP. On constate une nouvelle fois que, quand peuvent se retrouver sur un terrain commun, des souverainistes de gauche et de droite ont une large majorité. Et ceci gêne sans doute autant, voire plus, les éditorialistes à gages de notre presse nationale. Cela pourrait donner des idées au bon peuple de France. Voici donc une autre raison de ce silence relatif, et il faut le dire bien intéressé. Ce référendum porte en lui une critique de l’européisme. C’est pourquoi il convient de faire silence dessus. Ah, elle est belle la presse libre en France ; elle est belle mais elle est surtout silencieuse quand il convient à ses propriétaires…
Une question technique ?
Dans les rares articles que les journaux, ou les autres médias français, consacrent aux résultats de ce référendum, on pointe avant tout la nature « technique » de la question posée : fallait-il remettre en cause les clauses dites « d’opting-out » négociées par le Danemark avec l’Union européenne pour permettre une meilleure coopération policière entre ce pays et les instances policières européennes (Europol pour les nommer). Mais, si l’énoncé de la question était assurément technique, il faut beaucoup d’aveuglement, bien de la cécité volontaire, pour ne pas voir que la réponse apportée par les danois fut avant tout politique.
Il convient ici de rappeler que ce référendum a connu une forte participation. Près de 72% des électeurs danois se sont déplacés pour voter, ce qui constitue un record dans des référendums portant sur l’Europe pour le Danemark. C’est bien la preuve que les danois ont compris que, derrière une apparence technique, la question était bien avant tout politique. D’ailleurs, cette dimension politique ressortait bien de la campagne qui se déroula avant ce référendum. Les questions de la suspension des accords de Schengen, de l’intégration européenne, des coopérations multiples, furent en réalité largement débattues.
Cette réponse donc politique que les électeurs danois ont apporté, elle a un sens très net : celui d’un refus de toute nouvelle intégration européenne. Face à des questions essentielles, comme celles concernant la sécurité, les danois ont clairement opté pour le maintien de leur souveraineté et le refus pour une plus grande intégration. Leur réponse traduit le profond désenchantement auquel on assiste quant à la construction européenne. Que ce soit dans le domaine de l’économie ou dans celui de la sécurité, que ce soit sur l’Euro ou les contrôles aux frontières, c’est bien à un échec patent de l’intégration que l’on est confronté. Or, la réponse des européistes à cet échec n’est pas de s’interroger sur ses causes mais de demander, encore et toujours, plus d’intégration. En fait, l’intégration européenne est devenue un dogme, une religion. Et celle-ci n’admet aucune critique, ne souffre aucune contradiction. C’est pourquoi les dirigeants poussent à une surenchère mortelle. Mais, c’est aussi pourquoi les peuples, qui bien souvent ne sont pas dupes d’un discours trop formaté pour être honnête, refusent justement cette surenchère et exigent qu’un bilan honnête et objectif de cette intégration soit fait.
L’heure des bilans
Ces bilans vont se multiplier, que les dirigeants le veuillent ou non. La Grande-Bretagne votera sur son appartenance à l’Union européenne en 2016 et, n’en doutons pas, on y suit de très près les implications du référendum danois. On votera sans doute sur la question de l’Euro en Finlande, en 2016 ou en 2017. Ce vote aura aussi une importante signification. Mais, surtout, c’est dans sa pratique au jour le jour que l’Union européenne sera confrontée à cette demande de bilan.
Car, il est clair que le trop fameux « pragmatisme » européen a engendré des monstres, qu’il s’agisse de l’Eurogroupe, club dépourvu d’existence légale et qui pourtant pèse d’une poids énorme comme on l’a vu lors de la crise grecque de l’été 2015, ou qu’il s’agisse des abus de pouvoir que commet désormais chaque semaine la Commission européenne. On se souvient des déclarations de Jean-Claude Juncker à l’occasion de l’élection grecque de janvier dernier[1]. Leur caractère inouï fut largement débattu. Un autre exemple réside dans la manière dont ces institutions européennes négocient, dans le plus grand secret, le fameux « Traité Transatlantique » ou TAFTA qui aboutira à déshabiller encore plus les Etats et la souveraineté populaire qui s’y exprime. Le comportement de l’Union Européenne tout comme celui des institutions de la zone Euro appellent une réaction d’ensemble parce qu’elles contestent cette liberté qu’est la souveraineté[2].
Il est plus que temps de dresser le bilan de ces actes, d’évaluer la politique poursuivie par les institutions européennes et leurs diverses affidés, de gauche comme de droite, en Europe. On peut comprendre, à voir l’importance de l’investissement politique et symbolique qu’ils ont consenti, que les dirigeants européistes voient avec une certaine angoisse s’avancer l’heure où ils devront rendre des comptes. Mais, à recourir à de quasi-censure, à des méthodes ouvertement anti-démocratiques pour en retarder le moment ils risquent bien de finir par voir leurs tête orner le bout d’un pique.
Notes
[1] Jean-Jacques Mevel in Le Figaro, le 29 janvier 2015, Jean-Claude Juncker : « la Grèce doit respecter l’Europe ». http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/28/01003–20150128ARTFIG00490-jean-claude-juncker-la-grece-doit-respecter-l-europe.php Ses déclarations sont largement reprises dans l’hebdomadaire Politis, consultable en ligne : http://www.politis.fr/Juncker–dit–non–a–la–Grece–et,29890.html
[2] Evans-Pritchards A., « European ‘alliance of national liberation fronts’ emerges to avenge Greek defeat », The Telegraph, 29 juillet 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11768134/European–allince–of–national–liberation–fronts–emerges–to–avenge–Greek–defeat.html
Source : Russeurope, Jacques Sapir, 04-12-2015
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Les Danois disent “non” à davantage d’intégration européenne, par Romaric Godin
Source : Romaric Godin, La Tribune, 4/12/2015
53,1 % des électeurs danois ont rejeté par référendum un projet de coopération renforcée avec l’UE dans le domaine de la police et de la justice. Un désaveu pour la classe politique danoise.
Les Danois ont rejeté par référendum un projet de renforcement de l’intégration de leur pays dans l’Union européenne. 53,1 % des électeurs convoqués jeudi 3 décembre ont voté « nej » (« non ») au projet d’adhésion du pays à Europol, l’agence européenne chargée de la lutte contre le crime organisé, les trafics et le terrorisme qui deviendra en 2016 un organisme supranational chargé de l’ensemble des affaires de police et de justice pour l’UE. Lars Løkke Rasmussen devra désormais négocier un accord « séparé » avec Europol. Une négociation qui s’annonce difficile.
Ce « non catégorique », comme l’a décrit le premier ministre libéral Lars Løkke Rasmussen, révèle une nouvelle fois qu’une majorité des Danois reste très sceptique sur le projet européen. Ce référendum avait été décidé par la précédente première ministre Helle Thorning Schmidt en février 2015 après l’attaque d’une librairie à Copenhague. En théorie, les attentats de Paris auraient dû renforcer l’idée d’une coopération européenne plus profonde, d’autant que la très grande majorité des partis politiques danois appelaient à « voter oui. » Mais plusieurs éléments ont joué contre le « oui. »
La question de l’immigration
D’abord, la campagne menée par le parti du peuple danois (Danske Folkeparti, DF) qui est arrivé deuxième lors des élections de juin dernier avec 21,1 % des voix. Ce parti a agité la crainte d’une arrivée massive de réfugiés dans le pays. Quoique membre du gouvernement de droite depuis les élections de juin dernier, DF a agité la menace de « quotas obligatoires » alors que la Suède est déjà débordée par l’afflux de réfugiés et que le Danemark a accepté dix fois moins de personnes sur son sol que son voisin oriental. Une partie de l’électorat danois est très hostile à l’immigration, comme le montre la poussée de DF qui n’avait obtenu que 12,3 % en 2011. La gestion assez chaotique de la crise des réfugiés par l’UE n’a pas dû aider le « oui » à progresser.
La question de la souveraineté
Deuxième point sur lequel le « non » a joué : l’idée qu’il existait une « instrumentalisation » des attentats de Paris pour faire accepter davantage d’intégration du pays dans l’UE. Le DF s’y oppose, mais aussi le parti de gauche radicale, la Liste Unique (Enhedslisten), quatrième parti du pays en juin avec 7,8 % des voix, qui a dénoncé un « oui » aux politiques économiques de l’UE. De façon générale, le camp du « oui » a souffert de la mauvaise image de l’UE et de la zone euro. En 1992 et en 2000, les Danois ont rejeté l’entrée de leur pays dans la zone euro, alors que leur monnaie, la couronne, a toujours été étroitement liée au deutsche mark ou à l’euro. Autrement dit, la question de la souveraineté a permis au « non » de l’emporter.
Défaite des partis pro-européens
Au final, cette défaite est un désaveu pour les pro-européens danois. Le premier ministre avait avancé le scrutin pour empêcher tout impact du référendum britannique, qui devrait se tenir dans les prochains mois. Une manœuvre finalement manquée. La participation de 72 % souligne le désaveu de la classe politique sur les questions européennes. Une grande partie des électeurs traditionnels des partis libéraux (Venstre) et Sociaux-démocrates ont en effet voté « non. » Simon Gade, le président du groupe parlementaire de Venstre, a considéré que les partis danois devaient faire un « examen de conscience » sur la question européenne.
Source : Romaric Godin, La Tribune, 4/12/2015
Source : les-crises.fr
Même relais sur Facebook : https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153839387402317
[On passe à l’acte] Prochains ateliers constituants demain samedi, à Paris, à Nancy et ailleurs…
L’association Citoyens Constituants continue à organiser des ateliers en région parisienne. Voici leur invitation pour demain, samedi 12 décembre 2015 :
Chers sympathisants,
Depuis le début de cette année, nous avons organisé 7 ateliers constituants sur le thème des règles de la constituante et le dernier de cette année aura lieu ce samedi 12 décembre du coté de Pigalle.
Chaque atelier fait l’objet d’un compte-rendu que vous pouvez visualiser ici.
Notre commission chargée de prendre note du travail effectué durant les ateliers constituants s’organise et travaille déjà depuis plusieurs mois à faire la synthèse des travaux effectués afin de formaliser et préparer le travail des prochains ateliers.
L’autre but que s’est fixé cette commission sera de proposer, sur les bases du travail effectué durant les ateliers un texte sur les règles de la constituante.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, visualiser la synthèse préparée par cette commission pour faciliter le travail du prochain atelier.
Vous pourrez ainsi visualiser
- Les articles déjà validés,
- Ceux à retravailler
- Avoir une idée des débats qui ont eu lieu dans les thématiques suivantes :
- Rôle et contrôle de l’Assemblé Constituante,
- Structure de l’Assemblée Constituante,
- Modalité de création de la Constitution.
Les personnes qui souhaitent participer à cet atelier sont cordialement invitées à s’inscrire via ce formulaire d’inscription.
Remarque
La salle que nous occupons actuellement ne nous permet pas d’avoir plus de 40 personnes, et nous sommes désormais contraint systématiquement de refuser les personnes fautes de place, c’est la raison pour laquelle nous vous conseillons de ne pas tarder à vous inscrire si vous souhaitez y participer.
Face au succès grandissant des derniers ateliers, sachez que nous sommes actuellement en train de chercher une salle plus grande.
Nous vous invitons également à visualiser l’annonce de cet atelier sur notre site internet.
Les Citoyens Constituants
Sur Nancy, le prochain atelier prévu est le 19 décembre 2015 :
Atelier constituant du 19 décembre à Nancy
19 décembre à 14:00 — 19:00

Chers citoyens,
Vous êtes tous cordialement invités à l’atelier constituant du samedi 19 décembre 2015 à Nancy – 14H – Café « Trois petits points... » – Nancy !
N’hésitez pas à inviter vos amis et connaissance à venir découvrir un atelier constituant.
Application du petit protocole de sociocratie délibérative et utilisation des bandes papier de couleur pour les votations.
Le but d’un atelier constituant est toujours :
- – questionner et se questionner sur la démocratie,
– échanger et dialoguer,
– découvrir comment des citoyens divers peuvent arriver à dépasser les intérêts particuliers pour se retrouver sur l’intérêt commun, comment des citoyens peuvent s’enrichir et enrichir leurs réflexions mutuellement, comment sortir du système mortifère qui pousse parfois certains à se réfugier derrière des dogmes ou des extrêmes,
– faire du lien,
– faire émerger l’intelligence collective,
– découvrir que nous sommes capables d’être autres que ce à quoi le système nous pousse.
- Voir l’annonce de l’événement sur le wiki des Gentils virus
- Voir la page FB événement
J’espère que ces grands ateliers incitent les participants à continuer personnellement de leur côté (c’est le but), en leur donnant des idées et du courage pour organiser eux-mêmes, tous les jours un peu partout, des mini-ateliers, prolifiques et contagieux 🙂
Emmanuel et Catherine tiennent à jour des listes d’ateliers passés et à venir avec les comptes rendus :
- l’agenda d’Emmanuel (Wikicrate) : http://ateliersconstituants.com/
– l’agenda de Catherine sur le wiki des GV : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Evenements
– l’agenda de Catherine sur l’agenda dédié à la Lorraine : http://lorraine.gentilsvirus.org/evenements/
Mille mercis à tous ceux qui se dévouent, un peu beaucoup passionnément à la folie, pour que cette idée avance.
Faites passer 🙂
Étienne.
PS : je vous rappelle la précieuse boîte à outils (sur le wiki des GV) : qui s’étoffe chaque jour pour vous aider à organiser ou préparer une participation à des ateliers constituants :
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant

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Voulez-vous faire un petit atelier constituant avec moi ? Parlons, cette fois, si vous voulez bien, du droit sacré du peuple à se réunir publiquement librement
Chers vous tous,
Je connais à Chambéry un jeune homme attachant et stimulant, qui s’appelle Sylvain et qui travaille comme nous depuis des années sur ce que devrait être une démocratie digne de ce nom.
À ce que je sais, ses travaux (site fermé) le conduisent, ces temps-ci, à se polariser sur deux points que je trouve, moi aussi, importants :
1) la façon dont est organisée / imposée l’éducation nationale, [Sylvain prône carrément la déscolarisation… (d’une façon que je trouve parfois inutilement brutale et injuste, mais l’idée de fond est importante et intéressante)… Les débats s’annoncent toniques 🙂 ]
et
2) la confiscation des lieux de réunions publiques par les professionnels de la politique.
Je m’alimente presque tous les jours des nombreux livres qu’il nous invite à lire à propos d’éducation et d’émancipation. Par exemple, en ce moment, je suis tout remué par les idées que je découvre dans « La domination adulte. L’oppression des mineurs » d’Yves Bonnardel. Sylvain m’a ainsi conduit à découvrir des dizaines d’ouvrages remarquablement bien argumentés sur la façon, souvent révoltante, dont les adultes traitent aujourd’hui les enfants. Certaines thèses me hérissent, mais toutes me conduisent à réfléchir. Il y a là, je le reconnais, sans doute une des grosses racines qui alimentent l’invraisemblable consentement du plus grand nombre à la domination d’un petit nombre.
Un peu de la même façon que je m’impatiente moi-même de voir les intellectuels que j’estime (Lordon, Généreux, Onfray, Michéa…) ne pas accorder la moindre importance à la [nécessaire] source populaire des processus constituants, Sylvain s’irrite et s’impatiente de ne pas me voir embrayer immédiatement sur ses chantiers à lui. 🙂 Pourtant, j’y travaille en silence, parmi mille autres sujets que je trouve importants.
Je le prouve : mercredi dernier, je devais rester quelques heures immobile, sans même pouvoir lire (une surveillance de devoir), et j’en ai profité pour faire dans ma tête, en tête-à-tête avec moi-même pour commencer, un petit atelier constituant… 🙂 Prenant comme points de départ les plus scandaleux des abus de pouvoir qui encombrent l’actualité, j’ai entrepris d’écrire l’ébauche de quelques nouveaux articles de constitution. L’entraînement de base, quoi 🙂 J’imaginais de vous les soumettre lors d’une prochaine rencontre, ou même de vous les soumettre un par un, sur le net grâce à des billets dédiés.
Et voilà que je lis aujourd’hui le billet de Sylvain (reproduit plus bas), et j’y trouve l’occasion en question, de vous soumettre une de ces idées. Voici donc un des articles que j’ai ébauché intérieurement mercredi (je vous parlerai des autres plus tard) :
Article X : le droit de réunion publique est inviolable et sacré. Aucune loi ou règlement ne peut interdire au peuple de se réunir librement, sous peine de forfaiture et de déchéance pour les représentants qui l’aurait tenté.
Chaque commune doit mettre à disposition à tout moment — et entretenir — des salles de réunion de taille adaptée aux besoins du village (ou du quartier).
Une Chambre Communale des Réunions Publiques, composée de 20 membres tirés au sort pour 28 jours, renouvelables par quart toutes les semaines, vérifie dans chaque commune le respect par les autorités du droit constitutionnel de réunion populaire.
La Chambre Communale des Réunions Publiques organise un référendum local quand elle le juge nécessaire (« Faut-il agrandir ou aménager telle salle ? », « Voulez-vous construire plusieurs nouvelles salles ? », etc.). Les décisions prises lors de tels référendums s’imposent à toutes les autorités.
« Le secret de l’action, c’est de commencer » : ce brouillon d’article, qui voudrait finalement formaliser et garantir notre droit de réunion, n’est qu’un premier jet, bien sûr, et je vous invite (fraternellement) à le corriger, le compléter, l’améliorer, en toute liberté.
La synchronicité de ma réflexion avec les reproches de Sylvain est amusante, je trouve. Pendant que Sylvain rédigeait une sorte d’interpellation pour me reprocher de ne pas donner d’importance au droit fondamental pour le peuple de disposer de lieux pour se réunir librement à tout moment, au même moment, je tâchais dans mon coin de formaliser un article de constitution précisément sur ce sujet… Comme on dit en blaguant, les grands esprits se rencontrent 🙂
Voici donc le billet de Sylvain en question, amicalement réprobateur :
Réponse courte et conjointe à Etienne Chouard et Frédéric Lordon
- Catégorie : Vraie démocratie
Publication : jeudi 3 décembre 2015 10:46
Écrit par Sylvain Rochex
Courte, car je ne vais pas ré-écrire tout ce qu’il y a dans ce site et tout ce que j’écris depuis des années. Mais Étienne a marqué ceci récemment (20÷11÷15) sur son blog :

« Vous avez été des milliers (et des milliers), à aimer et à partager le précédent billet, qui résumait cette vérité, bien d’actualité : « Une constitution digne de ce nom (d’origine populaire) permettrait à un peuple digne de ce nom (composé de citoyens constituants) de s’opposer aux représentants qui veulent lui imposer la guerre. » POURTANT, malgré cet élan spontané (pour l’idée de nous auto-constituer), vous n’êtes PAS — pas encore — des milliers (et des milliers) à vous entraîner, pied à pied, « pour de vrai », à constituer 🙁 Mais qu’est-ce qui vous retient donc ? Qu’est-ce qui vous empêche, vous personnellement, de passer à l’acte, massivement, puisque vous pouvez le faire librement (pour l’instant) ? Si vous trouvez (le frein qui nous gêne), soyez gentils de m’en parler. »
Ce frein (qui est un mur) est explicité en long en large et en travers, via les idées de « Déscolarisation » présentes ici, et dans les têtes et papiers de Sylvain et Mathilde. Un atelier constituant doit pouvoir se dérouler dans l’espace commun (l’espace public) ! Le cas échéant, il ne s’agira que d’une discussion privée, ésotérique (au sens étymologique de ce mot), vécue par une ou plusieurs hétairies philosophiques. Le fait d’être « constituant » doit être en lien avec l’espace public (espace commun, à vrai dire). Car c’est le peuple qui est constituant en démocratie, et non telles ou telles bandes privées.
Ce à quoi Étienne répondra certainement à peu près ceci (« l’antienne d’Étienne » disait-il lui-même) : « Non ! Vous pouvez le faire partout : chez vous, dans un ascenseur, au bistrot, au bureau et même aux chiottes ! Il suffit d’être au moins deux ! « . Je pense au plus profond de moi-même qu’Étienne se trompe cruellement sur ce point : un atelier constituant digne de ce nom, doit se tenir dans l’espace public ! Pourquoi ? Car la constitution concerne la chose publique et le peuple. Dans les lieux privés : il n’y aura jamais le peuple (l’Idée de peuple) et il ne s’agira jamais — c’est une lapalissade — d’espace public ! Pour que Mamie Josette, tante Ursule, le vieux Robert, Monsieur tout-le-monde, s’intéressent à la constitution, les ateliers constituants doivent se tenir dans l’espace public. Le cas échéant, Nico, Valentin, Sylvie, et Benoît (des gentils virus, des militants d’extrême gauche, de l’UPR et des alters permaculteurs, adeptes des couches lavables et du revenu de base, ou autres bobos cultivés) continueront tout seul dans leur coin, avec les membres de leur club philosophique, à s’intéresser à la constitution.
Or l’espace public est volé, actuellement, par l’oligarchie. Nous devons d’abord « arracher » nos espaces. Curieux, vraiment très curieux, qu’Étienne n’aille jamais sur ce point (je ne sous-entends rien de spécial, mais je trouve ça juste hallucinant que le sujet ne vienne jamais). Étienne répondrait sûrement : « nous devons d’abord ré-écrire la constitution pour que l’oligarchie nous restitue ce qui nous appartient ». Comment ne pas voir ce bon vieux serpent qui se mord la queue ? Pourtant, nous savons très bien que le véritablement commencement c’est quand les gens se ré-approprient les espaces communs pour prendre la parole et faire de la politique ensemble.
Frédéric Lordon, qui a fourni récemment une excellent tribune sur la situation (a)politique actuelle conclut, ÉVIDEMMENT, à la nécessité absolue de se rassembler dans l’espace public ! Mais, très grave erreur, pour lui, comme pour des milliards de cerveaux formatés, l’Espace public, c’est toujours sinistrement « LA RUE ». Comment ne pas voir, ne pas entendre, le pathétique-larme-à‑l’oeil teinté de religiosité, avec lequel la grande majorité des « militants gauchistes » prononce l’expression « LA RUE ! » . Ne nous laissons donc pas berner par ce puissant affect-triste !! (pour reprendre un concept pourtant si bien malaxé par Lordon). Nous devons trouver le chemin d’un affect doux et joyeux concernant « les communs », et « la rue » ne sera alors qu’une très maigre portion des « communs » (soit-dit en passant : la rue, de nos jours, est en prime un des territoires privilégiés du capitalisme : règne de la bagnole, du béton, de l’artificiel et des commerces (et du sécuritaire régalien). Voici les trois dernières phrases de sa tribune (qui sont sinistres, contrairement au reste du billet) :
Cette manière ne peut être posée qu’en actes, c’est-à-dire dans la rue. Donc il faut aller dans la rue. Et puis nous verrons bien.
C’est-à-dire que le programme selon Lordon, ça serait ENCORE de se geler les couilles au profit d’une pub massive sur l’usage urbain à rude épreuve des tentes Queshua de Décathon. Il s’agirait encore, selon Lordon, qu’on se regroupe sur le béton et dans le froid, comme des SDF, avec du vin chaud et des soupes au moins pour se rassurer, créer une illusion de fraternité retrouvée, et afin d’organiser la Révolution… (??) Bizarre… ! Programme que nous connaissons par cœur : épuisement des motivations, situation qui ne permet absolument pas d’être efficaces collectivement sur tous les plans : matériellement et intellectuellement. Situation en forme de courbe de gauss (en cloche), qui monte agréablement, qui atteint son extremum (ce qui est autorisé) et qui redescend comme c’est monté. Oui, il faut conclure comme Lordon à la nécessité absolue de se rassembler dans l’espace public ! Mais à partir de là, il faudrait dire ce qu’est véritablement l’espace public et dire que c’est infiniment plus que « LA RUE », dire que toutes les salles municipales éclairées et chauffées c’est surtout cela l’espace-public, dire que c’est de cela dont nous avons besoin pour organiser notamment les « ateliers constituants » à la Chouard, mais pas seulement. Nous avons aussi besoin de ces espaces pour faire jaillir une égalité d’expression tous azimuts ! Des intellos comme Chouard ou Lordon devraient pourtant savoir que tous les vrais basculements social-historiques vertueux et constructifs sont toujours marqués par le jaillissement un peu partout de la parole de ceux qui en étaient privés, et précisément dans les lieux où ils étaient privés de parole.
Bref, c’est bien curieux… Chouard et Lordon, tout en allant comme d’hab dans le bon sens, demeurent conjointement en-deça d’une ligne symbolique qui m’apparaît bien nette, comme le nez au milieu de la figure !
Nous devons redevenir des hommes politiques au sens athénien de la chose, oui sieur Lordon et sieur Chouard ! Mais le premier nous dit que ça se peut se faire dans l’ascenseur ou au cinéma, et le deuxième, possédé par « un affect-triste » (rapport au monde qu’il dénonce pourtant dans des bouquins), que ça doit se faire dans « LA RUE ! » Non et non !! Ils se trompent, et peut-être sans le vouloir, ils nous trompent ! Le processus nécessaire doit se faire dans « LES COMMUNS », dans une culture retrouvée et actualisée du « commun », et leur reconquête culturelle et matérielle doit être la priorité des priorités !!!
Donc, tout ceci nous amène, ni dans l’ascenseur, ni sur le coin de table d’un restau, ni dans « La rue !! », mais dans des espaces municipaux : éclairés, conviviaux et chauffés (voir le récent billet Espacemelimelo.barre (site fermé)) ou bien encore : nos conseils pour aider la déscolarisation de la société (site fermé)ou même la totalité du site Déscolarisation)
Merci DONC à tous (Lordon et Chouard, y compris) de cesser avec L’INDIGNITÉ !!!! Nous valons mieux que ça !
Peut-être que Chouard et Lordon savent, plus ou moins inconsciemment que lorsque « L’insurrection qui vient » vient vraiment, « ceux qui parlent plus que les autres et/ou à la place des autres « (dont Chouard et Lordon font partie actuellement) , doivent s’effacer automatiquement au profit du Démos tout entier qui se met à parler… Ces deux-là veulent-il vraiment sacrifier leur statut actuel de tribun quelque-peu aristos, au profit d’une réelle et intense activitédémo-cratique ? (Chouard, je pense, est tout enclin pour se diriger vers cette sagesse ; Lordon, je sais pas car je ne le connais pas du tout).
P.S : ce billet n’est pas ce qu’on appelle une « charge » contre Étienne pour qui je demeure dans l’amitié totale. Ce n’est point non plus une charge contre Lordon, chez qui j’apprécie la justesse des analyses, mais avec lequel je ne peux point parler d’amitié puisque nous ne sommes liés d’aucune façon. Gros bisous aux deux dans tous les cas.
Sylvain Rochex
Source : http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/vraie–democratie/339–reponse–lapidaire–a–etienne–chouard–et–frederic–lordon
Lien Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153827376337317
Voulez-vous faire un petit atelier constituant avec moi ? Parlons, cette fois, si vous voulez bien, du droit sacré du peuple à se réunir publiquement librement
Je connais à Chambéry un jeune homme attachant et stimulant, qui s’appelle Sylvain et qui travaille comme nous depuis des années sur ce que devrait être une démocratie digne de ce nom.
À ce que je sais, ses travaux (site fermé) le conduisent, ces temps-ci, à se polariser sur deux points que je trouve, moi aussi, importants :
1) la façon dont est organisée / imposée l’éducation nationale, [Sylvain prône carrément la déscolarisation… (d’une façon que je trouve parfois inutilement brutale et injuste, mais l’idée de fond est importante et intéressante)… Les débats s’annoncent toniques 🙂 ]
et
2) la confiscation des lieux de réunions publiques par les professionnels de la politique.
Je m’alimente presque tous les jours des nombreux livres qu’il nous invite à lire à propos d’éducation et d’émancipation. Par exemple, en ce moment, je suis tout remué par les idées que je découvre dans « La domination adulte. L’oppression des mineurs » d’Yves Bonnardel. Sylvain m’a ainsi conduit à découvrir des dizaines d’ouvrages remarquablement bien argumentés sur la façon, souvent révoltante, dont les adultes traitent aujourd’hui les enfants. Certaines thèses me hérissent, mais toutes me conduisent à réfléchir. Il y a là, je le reconnais, sans doute une des grosses racines qui alimentent l’invraisemblable consentement du plus grand nombre à la domination d’un petit nombre.
Un peu de la même façon que je m’impatiente moi-même de voir les intellectuels que j’estime (Lordon, Généreux, Onfray, Michéa…) ne pas accorder la moindre importance à la [nécessaire] source populaire des processus constituants, Sylvain s’irrite et s’impatiente de ne pas me voir embrayer immédiatement sur ses chantiers à lui. 🙂 Pourtant, j’y travaille en silence, parmi mille autres sujets que je trouve importants.
Je le prouve : mercredi dernier, je devais rester quelques heures immobile, sans même pouvoir lire (une surveillance de devoir), et j’en ai profité pour faire dans ma tête, en tête-à-tête avec moi-même pour commencer, un petit atelier constituant… 🙂 Prenant comme points de départ les plus scandaleux des abus de pouvoir qui encombrent l’actualité, j’ai entrepris d’écrire l’ébauche de quelques nouveaux articles de constitution. L’entraînement de base, quoi 🙂 J’imaginais de vous les soumettre lors d’une prochaine rencontre, ou même de vous les soumettre un par un, sur le net grâce à des billets dédiés.
Et voilà que je lis aujourd’hui le billet de Sylvain (reproduit plus bas), et j’y trouve l’occasion en question, de vous soumettre une de ces idées. Voici donc un des articles que j’ai ébauché intérieurement mercredi (je vous parlerai des autres plus tard) :
Article X : le droit de réunion publique est inviolable et sacré. Aucune loi ou règlement ne peut interdire au peuple de se réunir librement, sous peine de forfaiture et de déchéance pour les représentants qui l’aurait tenté.
Chaque commune doit mettre à disposition à tout moment — et entretenir — des salles de réunion de taille adaptée aux besoins du village (ou du quartier).
Une Chambre Communale des Réunions Publiques, composée de 20 membres tirés au sort pour 28 jours, renouvelables par quart toutes les semaines, vérifie dans chaque commune le respect par les autorités du droit constitutionnel de réunion populaire.
La Chambre Communale des Réunions Publiques organise un référendum local quand elle le juge nécessaire (« Faut-il agrandir ou aménager telle salle ? », « Voulez-vous construire plusieurs nouvelles salles ? », etc.). Les décisions prises lors de tels référendums s’imposent à toutes les autorités.
« Le secret de l’action, c’est de commencer » : ce brouillon d’article, qui voudrait finalement formaliser et garantir notre droit de réunion, n’est qu’un premier jet, bien sûr, et je vous invite (fraternellement) à le corriger, le compléter, l’améliorer, en toute liberté.
La synchronicité de ma réflexion avec les reproches de Sylvain est amusante, je trouve. Pendant que Sylvain rédigeait une sorte d’interpellation pour me reprocher de ne pas donner d’importance au droit fondamental pour le peuple de disposer de lieux pour se réunir librement à tout moment, au même moment, je tâchais dans mon coin de formaliser un article de constitution précisément sur ce sujet… Comme on dit en blaguant, les grands esprits se rencontrent 🙂
Voici donc le billet de Sylvain en question, amicalement réprobateur :
Réponse courte et conjointe à Etienne Chouard et Frédéric Lordon
- Catégorie : Vraie démocratie
Publication : jeudi 3 décembre 2015 10:46
Écrit par Sylvain Rochex
Courte, car je ne vais pas ré-écrire tout ce qu’il y a dans ce site et tout ce que j’écris depuis des années. Mais Étienne a marqué ceci récemment (20÷11÷15) sur son blog :

« Vous avez été des milliers (et des milliers), à aimer et à partager le précédent billet, qui résumait cette vérité, bien d’actualité : « Une constitution digne de ce nom (d’origine populaire) permettrait à un peuple digne de ce nom (composé de citoyens constituants) de s’opposer aux représentants qui veulent lui imposer la guerre. » POURTANT, malgré cet élan spontané (pour l’idée de nous auto-constituer), vous n’êtes PAS — pas encore — des milliers (et des milliers) à vous entraîner, pied à pied, « pour de vrai », à constituer 🙁 Mais qu’est-ce qui vous retient donc ? Qu’est-ce qui vous empêche, vous personnellement, de passer à l’acte, massivement, puisque vous pouvez le faire librement (pour l’instant) ? Si vous trouvez (le frein qui nous gêne), soyez gentils de m’en parler. »
Ce frein (qui est un mur) est explicité en long en large et en travers, via les idées de « Déscolarisation » présentes ici, et dans les têtes et papiers de Sylvain et Mathilde. Un atelier constituant doit pouvoir se dérouler dans l’espace commun (l’espace public) ! Le cas échéant, il ne s’agira que d’une discussion privée, ésotérique (au sens étymologique de ce mot), vécue par une ou plusieurs hétairies philosophiques. Le fait d’être « constituant » doit être en lien avec l’espace public (espace commun, à vrai dire). Car c’est le peuple qui est constituant en démocratie, et non telles ou telles bandes privées.
Ce à quoi Étienne répondra certainement à peu près ceci (« l’antienne d’Étienne » disait-il lui-même) : « Non ! Vous pouvez le faire partout : chez vous, dans un ascenseur, au bistrot, au bureau et même aux chiottes ! Il suffit d’être au moins deux ! « . Je pense au plus profond de moi-même qu’Étienne se trompe cruellement sur ce point : un atelier constituant digne de ce nom, doit se tenir dans l’espace public ! Pourquoi ? Car la constitution concerne la chose publique et le peuple. Dans les lieux privés : il n’y aura jamais le peuple (l’Idée de peuple) et il ne s’agira jamais — c’est une lapalissade — d’espace public ! Pour que Mamie Josette, tante Ursule, le vieux Robert, Monsieur tout-le-monde, s’intéressent à la constitution, les ateliers constituants doivent se tenir dans l’espace public. Le cas échéant, Nico, Valentin, Sylvie, et Benoît (des gentils virus, des militants d’extrême gauche, de l’UPR et des alters permaculteurs, adeptes des couches lavables et du revenu de base, ou autres bobos cultivés) continueront tout seul dans leur coin, avec les membres de leur club philosophique, à s’intéresser à la constitution.
Or l’espace public est volé, actuellement, par l’oligarchie. Nous devons d’abord « arracher » nos espaces. Curieux, vraiment très curieux, qu’Étienne n’aille jamais sur ce point (je ne sous-entends rien de spécial, mais je trouve ça juste hallucinant que le sujet ne vienne jamais). Étienne répondrait sûrement : « nous devons d’abord ré-écrire la constitution pour que l’oligarchie nous restitue ce qui nous appartient ». Comment ne pas voir ce bon vieux serpent qui se mord la queue ? Pourtant, nous savons très bien que le véritablement commencement c’est quand les gens se ré-approprient les espaces communs pour prendre la parole et faire de la politique ensemble.
Frédéric Lordon, qui a fourni récemment une excellent tribune sur la situation (a)politique actuelle conclut, ÉVIDEMMENT, à la nécessité absolue de se rassembler dans l’espace public ! Mais, très grave erreur, pour lui, comme pour des milliards de cerveaux formatés, l’Espace public, c’est toujours sinistrement « LA RUE ». Comment ne pas voir, ne pas entendre, le pathétique-larme-à‑l’oeil teinté de religiosité, avec lequel la grande majorité des « militants gauchistes » prononce l’expression « LA RUE ! » . Ne nous laissons donc pas berner par ce puissant affect-triste !! (pour reprendre un concept pourtant si bien malaxé par Lordon). Nous devons trouver le chemin d’un affect doux et joyeux concernant « les communs », et « la rue » ne sera alors qu’une très maigre portion des « communs » (soit-dit en passant : la rue, de nos jours, est en prime un des territoires privilégiés du capitalisme : règne de la bagnole, du béton, de l’artificiel et des commerces (et du sécuritaire régalien). Voici les trois dernières phrases de sa tribune (qui sont sinistres, contrairement au reste du billet) :
Cette manière ne peut être posée qu’en actes, c’est-à-dire dans la rue. Donc il faut aller dans la rue. Et puis nous verrons bien.
C’est-à-dire que le programme selon Lordon, ça serait ENCORE de se geler les couilles au profit d’une pub massive sur l’usage urbain à rude épreuve des tentes Queshua de Décathon. Il s’agirait encore, selon Lordon, qu’on se regroupe sur le béton et dans le froid, comme des SDF, avec du vin chaud et des soupes au moins pour se rassurer, créer une illusion de fraternité retrouvée, et afin d’organiser la Révolution… (??) Bizarre… ! Programme que nous connaissons par cœur : épuisement des motivations, situation qui ne permet absolument pas d’être efficaces collectivement sur tous les plans : matériellement et intellectuellement. Situation en forme de courbe de gauss (en cloche), qui monte agréablement, qui atteint son extremum (ce qui est autorisé) et qui redescend comme c’est monté. Oui, il faut conclure comme Lordon à la nécessité absolue de se rassembler dans l’espace public ! Mais à partir de là, il faudrait dire ce qu’est véritablement l’espace public et dire que c’est infiniment plus que « LA RUE », dire que toutes les salles municipales éclairées et chauffées c’est surtout cela l’espace-public, dire que c’est de cela dont nous avons besoin pour organiser notamment les « ateliers constituants » à la Chouard, mais pas seulement. Nous avons aussi besoin de ces espaces pour faire jaillir une égalité d’expression tous azimuts ! Des intellos comme Chouard ou Lordon devraient pourtant savoir que tous les vrais basculements social-historiques vertueux et constructifs sont toujours marqués par le jaillissement un peu partout de la parole de ceux qui en étaient privés, et précisément dans les lieux où ils étaient privés de parole.
Bref, c’est bien curieux… Chouard et Lordon, tout en allant comme d’hab dans le bon sens, demeurent conjointement en-deça d’une ligne symbolique qui m’apparaît bien nette, comme le nez au milieu de la figure !
Nous devons redevenir des hommes politiques au sens athénien de la chose, oui sieur Lordon et sieur Chouard ! Mais le premier nous dit que ça se peut se faire dans l’ascenseur ou au cinéma, et le deuxième, possédé par « un affect-triste » (rapport au monde qu’il dénonce pourtant dans des bouquins), que ça doit se faire dans « LA RUE ! » Non et non !! Ils se trompent, et peut-être sans le vouloir, ils nous trompent ! Le processus nécessaire doit se faire dans « LES COMMUNS », dans une culture retrouvée et actualisée du « commun », et leur reconquête culturelle et matérielle doit être la priorité des priorités !!!
Donc, tout ceci nous amène, ni dans l’ascenseur, ni sur le coin de table d’un restau, ni dans « La rue !! », mais dans des espaces municipaux : éclairés, conviviaux et chauffés (voir le récent billet Espacemelimelo.barre (site fermé)) ou bien encore : nos conseils pour aider la déscolarisation de la société (site fermé)ou même la totalité du site Déscolarisation)
Merci DONC à tous (Lordon et Chouard, y compris) de cesser avec L’INDIGNITÉ !!!! Nous valons mieux que ça !
Peut-être que Chouard et Lordon savent, plus ou moins inconsciemment que lorsque « L’insurrection qui vient » vient vraiment, « ceux qui parlent plus que les autres et/ou à la place des autres « (dont Chouard et Lordon font partie actuellement) , doivent s’effacer automatiquement au profit du Démos tout entier qui se met à parler… Ces deux-là veulent-il vraiment sacrifier leur statut actuel de tribun quelque-peu aristos, au profit d’une réelle et intense activitédémo-cratique ? (Chouard, je pense, est tout enclin pour se diriger vers cette sagesse ; Lordon, je sais pas car je ne le connais pas du tout).
P.S : ce billet n’est pas ce qu’on appelle une « charge » contre Étienne pour qui je demeure dans l’amitié totale. Ce n’est point non plus une charge contre Lordon, chez qui j’apprécie la justesse des analyses, mais avec lequel je ne peux point parler d’amitié puisque nous ne sommes liés d’aucune façon. Gros bisous aux deux dans tous les cas.
Sylvain Rochex
Source : http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/vraie–democratie/339–reponse–lapidaire–a–etienne–chouard–et–frederic–lordon
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Une constitution digne de ce nom permettrait à un peuple digne de ce nom d’empêcher (à tout moment, souverainement) les représentants de lui imposer un « état d’urgence » non nécessaire et des violences arbitraires.
Une constitution digne de ce nom (d’origine populaire et sous contrôle populaire) permettrait à un peuple digne de ce nom (entraîné à constituer et donc à se faire respecter) d’empêcher (à tout moment, souverainement) les représentants du moment d’imposer un « état d’urgence » non nécessaire et des violences arbitraires.
Si nous ne sommes pas des citoyens puissants (mais seulement des électeurs impuissants), c’est parce que nous sommes indifférents aux processus constituants.
Tout pouvoir va jusqu’à ce qu’il trouve une limite.
Sans limites, les pouvoirs nous conduiront à nouveau à la guerre, et aux camps. Forcément. Mécaniquement. On est déjà dans ce mouvement.
C’est NOTRE responsabilité de définir et d’imposer des limites aux pouvoirs.
Un vrai citoyen est constituant.
Sinon, politiquement, c’est un enfant.
Allez… Tâchez au moins de commencer. Entraînez-vous à constituer, prenez une feuille de papier…
Et si cela vous plaît, faites passer.
Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153822299037317
[Edit] (Rappel pour les 65 000 nouveaux venus depuis un an 🙂 )
• Réflexion sur le (très nécessaire) contrôle populaire des forces armées dont le peuple a besoin :
httpv://youtu.be/k0fHC0iyouU
• Ressources variées pour organiser et nourrir vos propres ateliers :
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant
• L’actuel projet (pédagogique) du PLAN C (un exemple de ce que pourrait être une Constitution Citoyenne) :
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Constitution_Wiki_Etienne_Chouard
Vous pouvez l’imprimer et la commenter, la corriger, ça peut vous aider à commencer (à constituer).
• L’actuelle anti-constitution française et l’anti-constitution européenne
(je vous laisse trouver les liens tout seul 🙂 )
Vous pouvez y chercher la puissance du peuple, article par article (vous allez chercher longtemps 🙂 ) et là aussi, vous pouvez corriger/annoter/compléter… en citoyen adulte (ce que vous ne pouvez pas faire en tant qu’électeur enfant).
Bon entraînement 🙂
Et n’oubliez pas d’être contagieux…
Cinq leçons de l’expérience ratée de l’Islande dans la création d’une constitution écrite par les citoyens, par Hélène Landemore
Je vous signale ce texte très intéressant qui vient d’être publié sur le blog de « 123REVEUR » :

Qui doit rédiger la constitution d’un pays démocratique, et par conséquent de tous les pays ? La réponse semble évidente : ses habitants. Pourtant, les constitutions des États existants, y compris ceux démocratiques, ont généralement été écrites par des petits sous-ensembles peu représentatif d’individus. Solon est censé avoir à lui seul posé les fondements de la démocratie athénienne. La Constitution américaine a été écrite par quelques dizaines d’hommes blancs. Dans les exemples plus récents de processus constitutionnel, seules les élites habituelles sont impliquées : les politiciens professionnels et les bureaucrates de l’État. Au mieux, des élus ou rédacteurs constitutionnels démocratiquement autorisés représentent métaphoriquement « Nous, le peuple. »
Non seulement les processus constitutionnels typiques sont exclusifs et élitistes, mais ils ont aussi tendance à être caractérisé par un manque total de transparence. Les Pères Fondateurs américains ont intentionnellement gardé leurs délibérations cachées du public pour essayer de se protéger des passions populaires. Même les théoriciens politiques contemporains tels que Jon Elster insistent pour que le processus constitutionnel idéal soit en forme de sablier, avec des moments de consultation largement ouverts en amont et en aval de la rédaction, mais avec une partie centrale très étroite, correspondant au moment exclusif et fermé de l’écriture réelle par une élite.
L’expérience récente en Islande de remaniement de la constitution a remis en cause les hypothèses qu’un processus constitutionnel doit être exclusif et opaque. En 2013, ce pays est passé très près d’inscrire dans son droit constitutionnel le texte écrit de la façon la plus inclusive et transparente du monde. Cette expérience, surnommé en anglais « crowdsourced constitution », devrait être une source d’espoir et d’inspiration pour les gens autour du globe qui veulent écrire ou ré-écrire leur propre contrat social.
Le processus constitutionnel islandais comprenait trois caractéristiques originales. La première, sous le nom de Forum National, est une consultation en amont du processus, par un groupe démographiquement représentatif de 950 citoyens, choisis quasiment au hasard parmi la population. Ces citoyens ont été rassemblés durant toute une journée et il leur a été demandé d’énumérer les principes et valeurs qu’ils aimeraient voir intégrés dans la Constitution islandaise. Ils ont identifié, entre autres, les droits de l’Homme, la démocratie, la transparence, l’égalité d’accès aux soins et à l’éducation, un secteur financier plus fortement réglementé, et la propriété publique des ressources naturelles islandaises.
La deuxième particularité de ce processus est une assemblée de rédacteurs de la constitution sélectionnée parmi un groupe de 522 citoyens, excluant délibérément les politiciens professionnels (discrédités aux yeux du public depuis la crise financière de 2008). L’assemblée résultante était caractérisée par une relative parité de genre (10 femmes et 15 hommes), et une diversité de professions, allant au delà des médecins et avocats habituels, comprenant un agriculteur, un pasteur, un directeur de musée d’art, un animateur de radio, un président de syndicat, un porte-parole des consommateurs, un étudiant et un cinéaste. La présence de Freyja Haraldsdóttir, une militante des droits de l’homme touchée par la maladie des os de verre, illustra remarquablement que la souveraineté populaire ne doit pas être représentée que par les hommes valides, d’âge moyen en costume et cravate.
La troisième particularité du processus islandais est la décision prise par ces 25 rédacteurs constitutionnels d’utiliser les médias sociaux pour ouvrir le processus à l’ensemble des citoyens et recueillir des commentaires sur les 12 projets successifs. Toute personne intéressée par le processus constitutionnel était en mesure de commenter le texte en utilisant les médias sociaux comme Facebook et Twitter, ou en utilisant le courrier électronique et le courrier régulier. Au total, cette phase d’écriture collective généra environ 3.600 commentaires pour un total de 360 suggestions. Bien que la foule n’a pas au final « écrit » elle même la constitution, elle a fourni des contributions précieuses. Parmi celles-ci se trouve la proposition Facebook d’établir un droit constitutionnel à Internet, qui a abouti à l’article 14 de la proposition finale.
Enfin, le caractère inclusif du processus a été renforcé par un niveau de transparence qui, bien que limité, était sans précédent. Par exemple, le déroulement du Forum National a été diffusé sur internet en streaming pour que tout le monde puisse le suivre. De même, alors que le travail des membres du Conseil Constitutionnel s’est déroulé principalement à huis clos, il incluait des réunions ouvertes au public, qui ont été filmées, enregistrées et diffusées sous forme de fichiers PDF sur la plate-forme en ligne du Conseil.
La proposition constitutionnelle résultante a été approuvée en tant que base d’une constitution future par les deux tiers des électeurs au cours d’un référendum en Octobre 2012, mais le projet de loi qui reposait sur elle a finalement été bloqué par le Parlement au printemps suivant. Ce résultat, bien que décevant, est loin de prouver que les procédés démocratiques constitutionnels sont voués à l’échec. Puisque l’on peut espérer que d’autres seront expérimentés dans le futur, la question devient : que peut-on apprendre de l’expérience islandaise ? Cinq leçons semblent particulièrement importantes pour toute nation qui aurait l’intention de s’y mettre.
1. Planifiez soigneusement.
Il est important de souligner ce point, tant certains aspects de l’expérience islandaise semblaient un peu trop improvisés. Par exemple, lorsque les élections à l’assemblée constituante ont eu lieu, on ne savait pas ce qui se passerait une fois son travail terminé. Le Parlement fera-t-il de nouvelles révisions du texte ? Fera-t-elle l’objet d’un référendum ? Il est plus difficile pour la population de comprendre et de prendre le processus au sérieux s’il semble mal planifié. De même, lorsque le choix se porte sur un mode de conception de type crowdsourcing, les moyens doivent être alloués en conséquence. Alors que le moment de crowdsourcing aurait pu conduire à une libération de la boucle de rétroaction vertueuse entre la foule et le Conseil Constitutionnel, ce dernier ne semblait pas avoir le temps, les outils ou la formation nécessaires pour traiter soigneusement les entrants de la foule, expliquer comment il les prenaient en compte, et formuler des réponses argumentées au public.
2. Justifiez publiquement (et si possible en débattre) des choix de conception des procédures.
Dans la mesure où un processus constitutionnel vise à être inclusif et transparent, il faut que les choix de conception clés le soient aussi. Dans le cas des islandais, plusieurs choix semblaient un peu arbitraire. Par exemple, il n’est pas clair pourquoi le Forum National a favorisé des pratiques d’agrégation d’opinion plutôt que des pratiques de délibération, ou pourquoi l’assemblée constitutionnelle comprenait 25 membres élus, par opposition à, disons, 100 membres choisis au hasard. Davantage d’efforts à justifier les choix de conception par avance auraient probablement augmenté la qualité ainsi que la légitimité, la lisibilité et la crédibilité du processus. À cet égard, il pourrait en fait avoir été une bonne idée de faire un examen de la partie du processus du Forum National, ou utiliser le crowdsourcing aussi à ce stade précoce.
3. Soyez conscient des conditions du changement.
Dans l’expérience islandaise, le référendum populaire était l’une des trois étapes que devait franchir la proposition de constitution avant d’être adoptée, et le résultat positif de ce référendum n’était même pas contraignant. Les deux autres étapes, soit l’approbation par le parlement en place puis par celui post électoral, étaient probablement de trop. Étant donné que les conditions de changement constitutionnel ne font eux-mêmes généralement pas l’objet de débat (étant dictés par la Constitution actuelle), il aurait été plus sage d’avoir l’objectif moins ambitieux de réviser quelques articles clés plutôt que de réécrire l’ensemble du document. La situation est différente pour un pays qui rédige sa constitution pour la première fois.
4. Ne pas essayer de contourner entièrement les autres institutions représentatives existantes.
Les membres du Conseil constitutionnel se considéraient comme étant en dehors du système existant et en lutte contre ses élites retranchées. Cette position aurait peut-être été gagnante juste après la crise, mais sur le long terme, elle a nuis à leur légitimité et mis en péril leur travail. Le processus islandais a ainsi souffert de l’antagonisme avec plusieurs acteurs clés : La Cour suprême, qui a annulé la première assemblée constituante élue en Janvier 2011 pour ce qui semblait être des irrégularités de procédure mineures durant les élections ; le Parti libéral, qui a dénoncé l’ensemble du processus comme illégitime depuis le début ; la communauté universitaire, qui n’a pas cessé d’exprimer son scepticisme quand à la complexité du processus ; et les médias, qui l’ont ignoré la plupart du temps. Le succès de tout processus constitutionnel est largement tributaire du ralliement des principaux acteurs politiques et du maintien de sa légitimité sur toute sa durée.
Hélène Landemore est française, diplômée de Harvard et professeur assistant en science politique à Yale (États-Unis).
Merci beaucoup à Olivier P pour la traduction de cet article important, je ne te connais pas mais je t’aime mec <3
Approfondir : Utopie perdue, leçons d’Islande, par Smari McCarthy (Parti Pirate Islandais).
Fil de commentaires sur Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153811529712317?pnref=story
[On passe à l’acte] Prochains ateliers constituants, demain samedi et plus tard, à Paris, à Nancy et ailleurs…
Chers vous tous 🙂
Vous avez été des milliers (et des milliers), à aimer et à partager le précédent billet, qui résumait cette vérité, bien d’actualité : « Une constitution digne de ce nom (d’origine populaire) permettrait à un peuple digne de ce nom (composé de citoyens constituants) de s’opposer aux représentants qui veulent lui imposer la guerre. »
POURTANT, malgré cet élan spontané (pour l’idée de nous auto-constituer), vous n’êtes PAS — pas encore — des milliers (et des milliers) à vous entraîner, pied à pied, « pour de vrai », à constituer 🙁
Mais qu’est-ce qui vous retient donc ?
Qu’est-ce qui vous empêche, vous personnellement, de passer à l’acte, massivement, puisque vous pouvez le faire librement (pour l’instant) ?
Si vous trouvez (le frein qui nous gêne), soyez gentils de m’en parler.
Demain samedi et les semaines suivantes, auront lieu des ateliers constituants : l’un à Paris (le 21⁄11), l’autre à Nancy (fin de semaine prochaine, date à fixer), et d’autres encore, parfois délocalisés (sur Internet) (descendez dans la page pour voir les ‘Tâches réalisées’, l’incroyable ‘Calendrier’, triable à volonté.
• Formulaire d’inscription à l’atelier de demain samedi (21 nov. 2015), à Paris :

• Le 29 novembre (probablement), il y a un atelier prévu à Nancy :
https://www.facebook.com/events/506675856180244/
• Le 5 décembre, il y a une atelier constituant organisé sur le net :
https://www.facebook.com/events/399197716946252/
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Compte–rendu:pad
J’espère que vous y serez nombreux, et que vous allez nous dénicher (et nous signaler) des libellés que nous pourrons tous réutiliser 🙂
MAIS, si vous êtes loin de Paris et de Nancy, OU si vous n’êtes pas libre ce samedi, vous pouvez, non, VOUS DEVRIEZ créer vous-même votre propre atelier, un MINI-atelier, tout seul ou à deux ou à trois, avec vos amis et avec un inconnu ou un voisin (pour alimenter la contagion), où vous voulez, quand vous voulez, le temps que vous voulez, sur les articles que vous voulez, en approfondissant ou pas comme vous en jugez, EN ADULTE, autonome, en train de s’émanciper, sans y être autorisé, tout seul comme un grand, et/ou avec vos proches eux aussi constituants.
Je vous signale ici quelques prochains ateliers constituants ; faites-les connaître s’il vous plaît pour qu’ils soient bien contaminants ; mais n’oubliez pas que CE SONT VOS PROPRES ATELIERS, vos initiatives individuelles, une myriade de mini-ateliers constituants (populaires et contagieux), qui prépareront le mieux notre future émancipation politique.
Repérez et signalez vos prochains ateliers, MAIS AUSSI vos compte-rendus (sans oublier 🙂 ) : sur le wiki des GV (qui est une mine inépuisable de ressources précieuses pour bosser l’idée du Plan C), vous trouverez (dans le menu) à gauche un lien ‘Ateliers constituants’, puis, dans le sommaire (au milieu), un lien ‘Calendrier’ (ce n’est pas tout à fait le même que le ‘Calendrier’ du menu à gauche) qui vous permettra, le plus simplement du monde, de créer un nouvel événement (signaler un prochain atelier) :
Le tout est de d’abord ‘s’inscrire’ (créer un compte) et ‘se connecter’, pour pouvoir ensuite ‘Modifier’.
N’ayez pas peur, vous ne pouvez rien abîmer ; le plus simple est d’essayer 🙂
Merci à tous, pour tout ce que vous faites, tous les jours un peu, comme des colibris, des colibris constituants 🙂
Bien amicalement.
Étienne.
PS : quelques rappels de ressources pour organiser vos propres ateliers :
• Préparation d’un atelier constituant : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant#Pr.C3.A9paration_d.27un_atelier_constituant
• Aides et méthodes de délibération :
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant#Aides_et_M.C3.A9thodes_de_d.C3.A9lib.C3.A9ration
• Etc. : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant
Et encore un argumentaire, bref, pour qu’on s’en occupe tous vraiment, maintenant, tout le temps :
httpv://youtu.be/0Rg_8r9A43g
Une constitution digne de ce nom (d’origine populaire) permettrait à un peuple digne de ce nom (composé de citoyens constituants) de s’opposer aux représentants qui veulent lui imposer la guerre
Une constitution digne de ce nom (d’origine populaire) permettrait à un peuple digne de ce nom (des citoyens constituants) de s’opposer — à tout moment, souverainement — aux représentants qui veulent lui imposer la guerre.
[Éducation populaire] Guillemin nous rappelle « L’Été 1914 », une histoire essentielle pour comprendre aujourd’hui et la guerre qui vient
C’est le 11 novembre, anniversaire de la fin de la grande boucherie de 14–18, la grande guerre des classes, premier massacre industriel des pauvres par les riches.
Hier, j’écoutais Guillemin (pour la dix millième fois), et précisément il me parlait de l’été 1914, période du déclenchement du massacre par les riches au pouvoir.
Et en écoutant Guillemin, je me disais : « il faudrait retranscrire tout ça, mot pour mot ; tout y est important, pour que les enfants d’aujourd’hui comprennent pourquoi et comment on va les envoyer, encore une fois, de faire tuer à l’aide d’énormes mensonges ».
Je ne sais pas si un virus trouvera du temps et du courage pour retranscrire cette précieuse vidéo, je l’espère, mais en tout cas, je vous la signale, ci-dessous, et je vous la recommande chaleureusement.
Proverbe du jour : Un citoyen malin, tous les matins, en allant au turbin, s’écoute sans faute un bon petit Guillemin 🙂
Henri Guillemin :
l’été 1914
Autre lien pour cette vidéo : https://youtu.be/72PtZve–Yvc
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Rappels :
• J’ai composé une sorte de table des matières de tous les sons et images que nous avons de Guillemin ; c’est là :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/05/04/218–henri–guillemin–explique–robespierre–et–les–revolutions–francaises_la–fausse–et–la–vraie
• La série passionnante « L’autre avant-guerre (1871−1914) » est là :
http://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477314-l-autre-avant-guerre-1871–1914-.html
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À propos de Guillemin, je suis en train d’avancer doucement dans un petit livre que Patrick Rödel vient juste d’écrire sur son oncle : « Les petits papiers d’Henri Guillemin ». Patrick écrit bien, il nous montre un regard décalé (et donc bien intéressant) sur un homme que nous sommes de plus en plus nombreux à aimer.
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Premier lien Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153787073612317?pnref=story
Deuxième lien (rappel 2016) :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10154672289982317
Devenons citoyens ! Entretiens à propos d’une démocratie digne de ce nom :
L’an passé, le 20 février 2014, sous le ciel pluvieux de Paris, j’ai évoqué quelques idées qui me semblent importantes avec « Devenons citoyens ! ».

Pour que ces échanges restent bien vivants (et peut-être utiles aux nouveaux venus), pour nous aider à nous passer le mot entre nous (« ce n’est pas aux professionnels de la politique d’écrire la constitution, c’est à nous, c’est au peuple lui-même d’instituer la société qu’il veut »), je récapitule ici (en un seul billet) les douze petites vidéos qui sont nées de cette rencontre :
1 QUELS SONT LES DÉFAUTS DU GOUVERNEMENT REPRÉSENTATIF ? (5 min.)
httpv://www.youtube.com/watch?v=1Xnz91l5DDU
Commentaires : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2014/02/22/374–quels–sont–les–defauts–du–gouvernement–representatif–paris–20–fevrier–2014
2 QUELS SONT LES GRANDS PRINCIPES DE LA DÉMOCRATIE ? (5 min.)
httpv://youtu.be/hJ9jc2-PHRg
Commentaires : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2014/03/01/377–quels–sont–les–grands–principes–de–la–democratie
3 LA RÉPUBLIQUE FAVORISE-T-ELLE LA DÉMOCRATIE ? (5 min.)
httpv://youtu.be/u‑9aUejdKy4
Commentaires : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2014/03/08/380–la–republique–favorise–t–elle–la–democratie
4 LE PUBLIC AUX MAINS DES INTÉRÊTS PRIVÉS (4 min.)
httpv://youtu.be/Gx2jhPH27dA
Commentaires : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2014/03/16/382–le–public–aux–mains–des–interets–prives
5 INDIVIDUALISME ET DÉMOCRATIE : CE N’EST PAS UN PROBLÈME (7 min.)
httpv://youtu.be/au04_85qNDQ
Commentaires : https://www.chouard.org/2014/03/22/individualisme–et–democratie–ce–nest–pas–un–probleme/
6 FAUT-IL UN « CHEF » DANS UNE DÉMOCRATIE ? (6 min.)
httpv://youtu.be/-8adkgdYYL0
Commentaires : https://www.chouard.org/2014/03/31/faut–il–un–chef–dans–une–democratie/
7 COMMENT ÊTRE EFFICACE POUR RÉTABLIR UNE VRAIE DÉMOCRATIE ? (5 min.)
httpv://youtu.be/O6RScXIpSZ0
Commentaires : https://www.chouard.org/2014/04/05/comment–etre–efficace–pour–retablir–une–vraie–democratie/
8 ÉTIENNE CHOUARD EST-IL UN GOUROU DE LA DÉMOCRATIE ? (6 min.)
httpv://youtu.be/YlSlzmXrJsw
Commentaires : https://www.chouard.org/2014/04/29/etienne–chouard–est–il–un–gourou–de–la–democratie/
9 QUI PEUT ÉCRIRE UNE CONSTITUTION ? (5 min.)
httpv://youtu.be/L16AnwkkD6c
Commentaires : https://www.chouard.org/2014/05/09/qui–peut–ecrire–une–constitution–5–min/
10 DÉMOCRATIE, RELIGIONS ET LAÏCITÉ (4 min.)
httpv://youtu.be/jNhw2lC8PrM
Commentaires : https://www.chouard.org/2014/05/17/democratie–religions–et–laicite/
11 COMMENT SE FINANCE UNE DÉMOCRATIE ? (10 min.)
httpv://youtu.be/VZrMdW2_5vc
Commentaires : https://www.chouard.org/2014/05/27/comment–se–finance–une–democratie/
12 CONSEILS DE LECTURES ANTI-ESCLAVAGISTES (12 min.)
httpv://youtu.be/YEOn39qClgs
https://www.chouard.org/2014/06/10/conseils–de–lectures–anti–esclavagistes/
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Lien Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153786614737317
Des problèmes d’élection ? L’impuissance n’est plus une fatalité !
Témoignage :
A 45 ans, je redécouvre la vie d’Homme
Posted by Jérôme qui t’aime

Musicien raté, gauchiste moribond, ingénieur soumis, ouiouiste obstiné, le ventre mou et la conscience gélifiée, Jérôme Choain n’est pas à proprement parler un homme susceptible de susciter l’intérêt de ses concitoyens. C’est un homme normal. Jusqu’à ce que sa vie bascule. Il en parle en toute franchise, n’élude aucun détail de son intimité flappie. Un témoignage rare :
« J’allais abandonner tout espoir. Je m’étais presque habitué à cette vie passive, j’avais la démocratie en berne, j’étais résigné : je ne serai plus jamais un Homme.
Et puis un jour un ami m’a conseillé un site. J’y suis allé sans grand espoir, les solutions miracles, on en a soupé.

Ce fut un choc ! J’ai découvert des tas de gens qui avaient le même problème électile que moi, tous partageaient leur expérience avec beaucoup de générosité et de bienveillance. Pas de prêchi-prêcha : du débat, du partage, de la vergogne, et tout cela totalement gratuitement. En à peine 6 mois, j’avais retrouvé la niac, ma femme n’en revenait pas, j’avais retrouvé l’envie.
Pourtant ils n’ont pas manqué les oiseaux de mauvaise augure qui ont voulu salir mon désir de reprendre ma vie en main : “fais gaffe, c’est une secte”, “arrête de penser, il y a des professionnels pour ça”, “ne prend pas ça, ce sont des molécules populistes très dangereuses”, “Attention aux effets secondaires fascisants” et j’en passe…

Cela fait des mois que je suis ce traitement totalement naturel et croyez moi, je ne me suis jamais senti aussi bien. Aucun effet secondaire en dehors d’un trop plein d’échanges parfois difficile à juguler.
Je me suis enfin réveillé, et je ne suis pas prêt de me rendormir !
J’invite tous ceux qui souffrent à tenter l’expérience : je ne demande pas de me croire sur parole, je propose d’en parler, ensemble. »
Source : jcfrog.com/democracy4all
Fil Facebook : https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153778178007317
Pourriture professionnelle chez les professionnels de la politique : un nouvel exemple écœurant
Voici ce que vient d’écrire Flore Vasseur sur son mur :
« Chers tous et toutes
Il y a une semaine je vous présentais mon travail (film de 52 min sur Arte) sur l’action de Larry Lessig pour dégager l’action politique de l’influence de l’argent.
Après plusieurs expérimentations pour placer ce sujet au cœur de la campagne présidentielle, il avait décidé de se présenter lui même aux élections. En un mois, il avait recueilli la mise de fond minimum auprès d’internautes et atteint le 1% nécessaire d’intention de vote pour faire partie des grands débats télévisés entre démocrates, grand’messe incontournable des élections. Le prochain débat démocrate a lieu le 14 novembre et Lessig, techniquement, devait en être.
LE PARTI DÉMOCRATE A MODIFIÉ LUNDI LES RÈGLES D’ACCESSION À CES DÉBATS.
Lessig a annoncé qu’il suspendait sa campagne.
Les idées puissantes se remarquent à la résistance qu’elles déclenchent.
C’est tragique et sous nos yeux.
Je doute que Lessig ne s’arrête là. C’est David contre Goliath version fin de la démocratie américaine. Je sais que ce sujet vous intéresse. Organisons nous pour que le sujet (de la corruption endémique) ne passe pas à la trappe.
Au cas, voici la version youtube du film »
httpv://youtu.be/C8dPFUpmc2Y
___
Je pense à Flore, qui se donne tant de mal depuis le début pour relayer auprès de nous ce combat courageux de Larry Lessig contre la corruption politique. Elle doit être bien triste, en voyant le valeureux citoyen bâillonné par les politiciens professionnels.
C’est rageant. Ça confirme (s’il en était besoin) combien CE N’EST PAS AUX HOMMES AU POUVOIR D’ÉCRIRE LES RÈGLES DU POUVOIR. C’est à se dire que les professionnels de la politique sont ontologiquement, dans leur être même, par nature et pour toujours, forcément, des ennemis du peuple. On se retient de penser cela, on se force à ne pas généraliser, mais cette pensée revient sans cesse, comme une évidence criante.
Je pense de plus en plus profondément qu’il n’y a pas de démocratie sans tirage au sort. L’élection est profondément anti-démocratique, car elle conduit MÉCANIQUEMENT, fatalement, à la professionnalisation de la politique, professionnalisation qui est précisément le fléau que la démocratie (la vraie) cherche à tout prix à éviter.
Je vous invite à découvrir (et relayer) le film passionnant que Flore a réalisé pour nous raconter cette aventure (un film qui a été rediffusé il y a quelques jours sur Arte).
Faites connaître tout ça autour de vous, si vous le jugez utile.
Le niveau monte.
Merci à tous, pour tout ce que vous faites (pour que le niveau continue à monter) 🙂
Étienne.
Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153773269532317?pnref=story
Comment muter en citoyen adulte ?
Un entretien au calme, en Lorraine, avec un point de fixation (un peu) original (vers la fin), sur le fait que seul un processus constituant populaire rendra possible l’institution d’un État démocratique digne de ce nom, c’est-à-dire soumis à un contrôle citoyen quotidien et doté du pouvoir de création monétaire et donc de la puissance d’un employeur en dernier ressort, gage de prospérité économique :
httpv://youtu.be/GTk-nuX70MQ
Merci à Catherine, tout particulièrement cette fois, et à tous ceux qui participent activement à l’ensemencement libérateur de notre grande communauté humaine avec l’idée d’auto-institution de la société.
Étienne.
Le fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153766086812317








