Articles du blog

Les derniers articles du blog

3ᵉ pétition officielle pour débattre du RIC Constituant à l’Assemblée nationale

3ᵉ pétition officielle pour débattre du RIC Constituant à l’Assemblée nationale

Les amis d’Espoir RIC viennent de publier leur troi­sième péti­tion offi­cielle pour que le RICC puisse être débat­tu à l’Assemblée natio­nale. Un tiers des signa­tures récol­tées en 3 jours ! Pour rap­pel, Espoir RIC publie des péti­tions pour l’instauration du RIC Consti­tuant sur le site de l’Assemblée natio­nale. L’objectif est notam­ment de contraindre les dépu­tés à exa­mi­ner publi­que­ment nos pro­po­si­tions et argu­men­ter sur les rai­sons pour les­quelles ils refusent de don­ner le pou­voir aux citoyens et…

lire plus
Pierre-Alain Bruchez lance un référendum en Suisse et montre la différence entre un pays démocratique et un pays purement oligarchique

Pierre-Alain Bruchez lance un référendum en Suisse et montre la différence entre un pays démocratique et un pays purement oligarchique

Les amis Pierre-Alain Bru­chez – auteur du livre Le RIC L’ins­tau­rer en France, le pré­ser­ver en Suisse – et Antoine André du média TheS­wiss­Box Conver­sa­tion viennent d’a­ni­mer une superbe émis­sion : https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​N​v​7​9​h​j​I​l​gmI La pre­mière par­tie de la vidéo est utile pour com­prendre la situa­tion en France et en Suisse, ain­si que la dif­fé­rence entre un pays démo­cra­tique et un pays pure­ment oli­gar­chique. Ils montrent éga­le­ment que mal­gré cer­tains avan­tages consé­quents du système…

lire plus

Le RIC contre la tyrannie : direct avec Clémence Houdiakova de Tocsin Media

https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​S​O​c​Y​Y​T​n​N​SUM Sou­lè­ve­ment des peuples, à bas la tyran­nie ! sur @Tocsin_Media, le 21 nov 2023 Mer­ci à Clé­mence @Houdiakova qui m’a invi­té ce matin à par­ler un peu du RIC et de démo­cra­tie vraie (c’est à par­tir de 1:18:20). Pour creu­ser l’immense sujet de conver­sa­tion poli­tique qu’est LE TIRAGE AU SORT à la place de l’élection : ouvrir le dos­sier sur le tirage au sort. Nous trai­tons des arnaques de l’ar­ticle 11…

lire plus

Tous les articles du blog

For­mat grille – For­mat articles complets

POURQUOI NE VOULONS-NOUS PAS RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? 24 « Qu’est-ce qui manque à cette idée forte, cette CAUSE COMMUNE de l’humanité, pour se répandre plus rapidement ? »

https://​you​tu​.be/​W​7​O​e​f​d​G​E​FMs

Ah, qu’est-ce qu’ils bossent bien ! Ces jeunes gens d’Inform’Ac­tion, à Tou­louse, sont en train de nous fabri­quer un bien beau mon­tage de notre ren­contre et de nos réflexions. Voi­ci la deuxième par­tie. C’é­tait le 20 mai der­nier. Un chouette moment, vous allez voir 🙂

httpv://www.youtube.com/watch?v=W7OefdGEFMs

Vous aus­si, si vous trou­vez bonne cette idée (si on veut une vraie consti­tu­tion, il faut nous entraî­ner à l’é­crire nous-mêmes), dites-moi ce qui, au fond, vous conduit à ne pour­tant pas (encore) orga­ni­ser vos propres ateliers.

Bon cou­rage à tous, bande de virus 🙂

Étienne.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :

https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​3​4​3​6​6​6​8​7​7​317

[Tribune/Pétition] Monsieur le Président : serez-vous le garant des droits de la défense ?

Je vous signale ici une pro­tes­ta­tion que je soutiens.
À mon avis, ce n’est pas la der­nière que nous devrons appuyer, du mieux que nous pour­rons, contre un pou­voir qui devient tyran­nique ; il y en aura d’autres 🙁
Étienne.

Monsieur le Président : Serez-vous le garant des droits de la défense ?

16 juin 2017 (les invi­tés de Mediapart)

Tri­bune : https://​blogs​.media​part​.fr/​e​d​i​t​i​o​n​/​l​e​s​–​i​n​v​i​t​e​s​–​d​e​–​m​e​d​i​a​p​a​r​t​/​a​r​t​i​c​l​e​/​1​6​0​6​1​7​/​m​o​n​s​i​e​u​r​–​l​e​–​p​r​e​s​i​d​e​n​t​–​s​e​r​e​z​–​v​o​u​s​–​l​e​–​g​a​r​a​n​t​–​d​e​s​–​d​r​o​i​t​s​–​d​e​–​l​a​–​d​e​f​e​nse

Des avo­cats, des magis­trats, des jour­na­listes, des membres de la socié­té civile alertent le Pré­sident Emma­nuel Macron et l’opinion publique, suite au pla­ce­ment en garde à vue de Jérôme Ker­viel et de son avo­cat David Koub­bi, pour avoir uti­li­sé en défense des enre­gis­tre­ments qui dévoilent de graves dys­fonc­tion­ne­ments judiciaires.

Nous avo­cats, magis­trats, gens de jus­tice et citoyens, en appe­lons à l’opinion publique à la suite du pla­ce­ment en garde à vue de David Koub­bi, avo­cat à la Cour d’appel de Paris le jeu­di 8 juin 2017.

Au moment où les Fran­çais expriment leur pro­fond désir de renou­vel­le­ment des com­por­te­ments de la vie publique, nous ne pou­vons nous accom­mo­der de pra­tiques judi­ciaires d’un autre temps, por­tant atteinte aux droits élé­men­taires de la défense.

Sont en jeux les droits fon­da­men­taux garan­tis à chaque citoyen, dont les avo­cats et l’ensemble du per­son­nel judi­ciaire sont les pre­miers défenseurs.

David Koub­bi a été ame­né dans le cadre de la défense de son client, en audience publique, et avec l’accord exprès du Pré­sident de la Cour d’appel de Ver­sailles, à pro­duire les enre­gis­tre­ments d’une conver­sa­tion tenue entre le Com­man­dant Natha­lie Le Roy, Offi­cier de Police Judi­ciaire et Madame Chan­tal De Lei­ris, Vice Pro­cu­reur au par­quet finan­cier de Paris en charge des plaintes dépo­sées contre SOCIETE GENERALE.

Ces enre­gis­tre­ments ont été remis par le Com­man­dant Le Roy à David Koub­bi, ès qualité.

Dans ces enre­gis­tre­ments figurent une conver­sa­tion fai­sant état de graves dys­fonc­tion­ne­ments dans la pro­cé­dure judi­ciaire menée contre le client de David Koubbi.

En droit pénal, où la preuve est libre, David Koub­bi a par­fai­te­ment rem­pli sa mis­sion de défense, en por­tant à la connais­sance des magis­trats l’existence et le conte­nu de cette pièce. Ne pas le faire aurait été une faute professionnelle.

Cet acte de défense serait selon le Minis­tère Public consti­tu­tif du délit de « recel de vio­la­tion de la vie privée ».

Pour­tant, la Chambre cri­mi­nelle de la Cour de cas­sa­tion a tou­jours affir­mé la liber­té de la preuve en matière pénale et la Cour Euro­péenne des Droits de l’Homme a déci­dé de la pri­mau­té de la liber­té d’expression et du droit à l’information sur le res­pect de la vie pri­vée lorsque l’intérêt géné­ral l’impose.

La mesure de garde à vue ain­si ordon­née dans les locaux de l’Inspection Géné­rale de la Police Natio­nale (IGPN) ayant affec­té Mon­sieur Jérôme Ker­viel et son avo­cat David Koub­bi, le jeu­di 8 juin 2017, est into­lé­rable en ce qu’elle par­ti­cipe encore mal­heu­reu­se­ment d’une forme d’instrumentalisation de la jus­tice, au pré­ju­dice des droits de la défense.

Cette mesure pri­va­tive de liber­té, prise sur com­mis­sion roga­toire de deux juges d’instruction ne s’imposait pas. Mais elle a fait l’objet d’une dif­fu­sion dans la presse pour des motifs qu’on devine aisément.

Cette mesure de contrainte consti­tue en l’espèce une atteinte grave aux droits de la défense car Jérôme Ker­viel n’a pu méca­ni­que­ment béné­fi­cier de l’assistance de son avo­cat pla­cé en garde à vue lui aus­si, au même moment, au même endroit.

Mais l’enjeu de cette affaire dépasse le sort d’un jus­ti­ciable et de son avo­cat ; il nous concerne tous, autant que nous sommes.

Dans ce contexte, la ques­tion est clai­re­ment posée :  où en sont les droits de la défense dans une socié­té qui pré­tend vou­loir mora­li­ser la vie publique mais dont les auto­ri­tés se refusent à une mise en œuvre concrète ?

A cette ques­tion nous répon­dons clai­re­ment que la France ne peut pas être la mau­vaise élève de la Conven­tion Euro­péenne de Sau­ve­garde des Droits de l’Homme.

Il n’y a pas de démo­cra­tie sans appli­ca­tion intran­si­geante des règles régis­sant l’Etat de droit.

C’est pour­quoi, nous enten­dons aler­ter solen­nel­le­ment le Pré­sident de la Répu­blique Mon­sieur Emma­nuel Macron, garant de l’indépendance de la jus­tice aux termes de la Consti­tu­tion, et inter­pe­ler l’opinion publique sur ces ques­tions fondamentales.

Nous appe­lons éga­le­ment tous les avo­cats, magis­trats, gens de Jus­tice et citoyens, à demeu­rer vigi­lants et à par­ti­ci­per à ce com­bat, dont l’objet est de garan­tir le libre exer­cice des droits de la défense.

Pour ceux qui sou­haitent se joindre aux pre­miers signa­taires (liste ci-des­­sous) une péti­tion est ouverte sur  change​.org (c’est là).

Pre­miers signataires :

Alain Jaku­bo­wicz, avo­cat aux bar­reaux de Paris et Lyon, Pré­sident de la LICRA
Alexandre Gadot, avo­cat au bar­reau de Paris
Alexandre Jar­din, ecri­vain, Pré­sident des Citoyens
Alexandre Pesle, auteur et comédien
Alexandre Plan­te­vin, avo­cat au bar­reau de Lyon et ancien magistrat
Amale Ken­bib, avo­cat au bar­reau de Paris
Anna Sala­bi, avo­cat au bar­reau de Paris, ancienne secré­taire de la Conférence
Anne Fré­dé­rique Bon­temps, avo­cat au bar­reau de Paris
Anne Gre­co, avo­cat au bar­reau de Paris
Antoine Bohm, édi­teur Don Quichotte
Antoine Reillac, avo­cat au bar­reau de Paris
Apol­li­naire Legros-Gim­­bert, avo­cat au bar­reau de Toulouse
Arash Deram­barsh, conseiller muni­ci­pal Courbevoie
Arnault Cham­pre­mier Tri­ga­no, direc­teur de Media­scop Production
Auré­lia Domi­­ni­­ci-Cam­­pa­­gna, avo­cat au bar­reau de Bastia
Auré­lie Gode­froy, journaliste
Auré­lie Michel, édi­trice Don Quichotte
Auré­lie Vian­dier Lefèvre, avo­cat au bar­reau de Bordeaux
Ayme­ric Caron, auteur et journaliste
Bea­trice Rosen, actrice
Béa­trice Solere Rius, ancien Bâton­nier de l’ordre des avo­cats de Car­cas­sonne, avocat
Ben­ja­min Genui­ni, avo­cat au bar­reau de Bastia
Benoît Pru­vost, avo­cat au bar­reau de Paris
Ber­trand Daillié, magistrat
Bru­no Gac­cio, journaliste
Cal­vin Job, avo­cat au bar­reau de Paris
Car­bon de Seze, avo­cat au bar­reau de Paris
Carole Duparc, huis­sier de jus­tice à Paris
Carole-Oli­­via Mon­te­not, avo­cat au bar­reau de Paris
Caro­line Goeu­­ry-Gia­­mar­­chi, avo­cat au bar­reau de Bastia
Céline Dil­man, avo­cat au bar­reau de Paris
Céline Lemoux, avo­cat au bar­reau de Paris
Céline Pas­cal, avo­cat au Bar­reau d’Agen
Charles Blan­di­gnères, anc. com­man­dant de police à la direc­tion cen­trale de la PJ Finan­cière (OCRGDF), anc. ins­pec­teur à l’Autorité des Mar­chés Finan­ciers, anc. res­pon­sable groupe SOCIETE GÉNÉRALE pour la pré­ven­tion du risque de blan­chi­ment, finan­ce­ment de ter­ro­risme et fraude fiscale
Chris­tian Saint-Palais, avo­cat au bar­reau de Paris
Chris­tophe Ale­veque, humoriste
Chris­tophe Bar­ra­tier, réalisateur
Chris­tophe Kuli­kovs­ki, journaliste
Claire Ber­nier, avo­cat au bar­reau de Paris
Claire Mathieu, avo­cat au Bar­reau de Bastia
Claude Llo­ren­ter, avo­cat au bar­reau de Paris
Corinne Diez, avo­cat au bar­reau de Paris
Danièle Gaz­zot­ti, avo­cat au Bar­reau de Nice
David Alexandre, avo­cat au bar­reau de Paris et au Bar­reau du Luxembourg
David Bar­to­li, char­gé de mission
David Metaxas, avo­cat au bar­reau de Lyon
David Perche, avo­cat au Bar­reau de Nice
Denis Bou­teiller, journaliste
Didier Cham­ba­re­taud, consultant
Domi­nique Mat­tei, avo­cat ancien Bâton­nier de l’Ordre des avo­cats de Marseille
Elie Ohayon, publiciste
Elise Ripault, avo­cat au bar­reau de Lyon
Emma­nuel Pier­rat, avo­cat au bar­reau de Paris
Emma­nuelle Poin­tet, avo­cat au bar­reau de paris
Eric Appen­zel­ler, avo­cat au bar­reau de Paris
Eric Boc­quet, séna­teur de la République
Eric Bor­ghi­ni, avo­cat au bar­reau de Nice
Eric Gaf­tar­nik, avo­cat au bar­reau de Paris
Eric Naul­leau, auteur et journaliste
Eric Piquet, huis­sier de jus­tice à Paris
Eric Tubia­na, avo­cat au bar­reau de Paris
Etienne Chouard, pro­fes­seur, blo­gueur, citoyen constituant
Etienne Gouesse, avo­cat au bar­reau de Paris
Eva Joly, avo­cat et dépu­té euro­péen, ancienne magistrate
Franck Spen­gler, édi­teur – Edi­tions Blanche-Paris
Fran­çois Casal­ta, avo­cat et Bâton­nier (repré­sen­tant l’Ordre des avo­cats d’Ajaccio)
Fran­çois de Cas­tro, avo­cat au bar­reau de Paris
Fran­çois Vin­cen­tel­li, comédien
Fré­dé­ric Gil­bert, jour­na­liste, chro­niques criminelles
Fré­dé­ric Royer, auteur et journaliste
Garance Bon­­fa­­nyi-Vincent, direc­trice littéraire
Georges Fenech, ancien magis­trat et dépu­té de la République
Georges Girard, avo­cat honoraire
Géral­dine Levas­seur, journaliste
Gérard Bau­doux, avo­cat au Bar­reau de Nice
Gilles Hae­ri – édi­teur Pré­sident direc­teur géné­ral Flammarion
Gilles Sti­ckel, avo­cat au bar­reau de Genève, anc. Pré­sident de la Cour de Cas­sa­tion, anc. Pré­sident de la Com­mis­sion du Bar­reau, anc. Juge sup­pléant à la Cour de Justice
Gilles William Gold­na­del, avo­cat au bar­reau de Paris
Gré­go­ri Baquet, comédien
Guillaume Masse, avo­cat au bar­reau de paris
Harold Cobert, écrivain
Hélène Fran­co, Magistrat
Her­vé Temime, avo­cat au bar­reau de Paris
Igor Usti­nov, artiste
Jean Baret, avo­cat au bar­reau de Paris
Jean Bou­dot, avo­cat au Bar­reau de Mar­seille, membre du Conseil de l’Ordre, Pré­sident de l’école des avo­cats du sud est
Jean de Maillard, magistrat
Jean Dra­gac­ci, major de la Police Natio­nale honoraire
Jean Tama­let, avo­cat au bar­reau de Paris
Jean-Charles Teis­sedre, avo­cat au bar­reau de Paris
Jean-Fran­­çois Fou­qué, avo­cat au Bar­reau de Nice, conseiller natio­nal du Modem
Jean-Luc Medi­na, avo­cat au Bar­reau de Gre­noble, ancien Bâtonnier
Jean-Marie Bur­gu­bu­ru, avo­cat au bar­reau de Paris
Jean-Marie Cha­baud, avo­cat au Bar­reau de Nîmes
Jean-Pierre Sef­far, avo­cat au bar­reau de Bastia
Jean-Sébas­­tien De Casal­ta, avo­cat et Bâton­nier (repré­sen­tant l’Ordre des avo­cats de Bastia)
Jef­frey Schi­na­zi, avo­cat au bar­reau de Paris
Jen­ny Gabelle-Congio, avo­cat au Bar­reau d’Aix en Provence
Jéré­mie Bou­lay, avo­cat au bar­reau de Paris
Jéré­mie Layoub, avo­cat au bar­reau de Paris
Jere­my Max­well Win­tre­bert, artisan
Joelle Aqua­vi­va, avo­cat au bar­reau de Bastia
Julien Bayou, conseiller régio­nal Ile de France EELV
Julien Dami le Coz, avo­cat au bar­reau de Paris
Karl Zero, réalisateur
L’association « Action Justice »
Lau­rence Aloup, avo­cat au bar­reau de Paris
Lau­rence Apitz, avo­cat au bar­reau de Paris
Laurent Benar­rous, avo­cat au bar­reau de Paris
Laurent Mau­duit, Journaliste
Léon-Lef Fors­ter, avo­cat au Bar­reau de Paris
Loïc Guer­rin, avo­cat au bar­reau de Paris
Loïc Hen­ri, avo­cat au bar­reau de Paris
Manuel Abit­bol, avo­cat au bar­reau de Paris
Marie Jo Agret, assis­tante de production
Marie-Char­­lotte Bene­det­ti, avo­cat au bar­reau de Bastia
Marie-Chris­­tine Mou­chan, avo­cat au Bar­reau de Nice, ancien Bâtonnier
Marielle Pois­son, avo­cat au bar­reau de Paris
Marine Gio­van­nan­ge­li, avo­cat au bar­reau de Paris
Mar­jo­rie Morisse, avo­cat au Bar­reau de la Seine Saint-Denis
Mathieu Bois­sa­vy, avo­cat au bar­reau de Paris membre du Conseil de l’Ordre
Mathieu Brin­ger, avo­cat au bar­reau de Paris
Mathieu Davy, avo­cat au bar­reau de Paris
Moun­dir Akas­bi, avo­cat au bar­reau de Paris
Natha­lie Attias, avo­cat au bar­reau de Paris membre du Conseil de l’Ordre
Nico­las Bezombes, avo­cat au bar­reau de Toulouse
Nico­las Blan­che­nay, avo­cat au bar­reau de Paris
Nico­las Reb­bot, avo­cat au bar­reau de Paris
Nico­las Remy-Neris, avo­cat au bar­reau de Paris
Nor­bert Dor­nier, magis­trat honoraire
Oli­vier De Fas­sio, avo­cat au Bar­reau de Nice
Oli­vier Sitruk, comédien
Pas­cale Per­rei­mond, avo­cat au bar­reau de Bastia
Patrick Lucia­ni, avo­cat au Bar­reau de Nice
Paul Sol­la­ca­ro, avo­cat au Bar­reau de Nice
Peg­gy Olmi, jour­na­liste et pro­duc­trice TV
Peg­gy Sil­ber­ling, agent artistique
Phi­lippe Gil­das, journaliste
Phi­lippe Marc, producteur
Pierre Deland­me­ter, avo­cat au bar­reau de Luxembourg
Pierre Godi­not, avo­cat au bar­reau de Nice
Pierre Mara­val, producteur
Ran­dy Yaloz, avo­cat au bar­reau de Paris
Raphaëlle Cha­baud, avo­cat au Bar­reau de Nîmes
Ravyn Issa, avo­cat au bar­reau de Toulouse
Rémy Nou­gier, avo­cat au bar­reau de Nimes
Richard Amal­vy, mili­tant asso­cia­tif, consultant
Roland Rodri­guez, avo­cat au Bar­reau de Grasse, membre du CNB
Rubin Staj, avo­cat au bar­reau de Paris
Salah Baouche, mis­sion locale Saint Denis
San­drine Pegand, avo­cat au bar­reau de Paris
San­drine Petoin, avo­cat au bar­reau de Paris
Sophie Cohen-Elbaz, avo­cat au Bar­reau de Strasbourg
Sophie Per­rei­mond, avo­cat au bar­reau de Bastia
Sten­ka Quillet, journaliste
Ste­phane Nesa, avo­cat et bâton­nier élu du Bar­reau d’Ajaccio
Sté­phane Seban, Direc­teur de Publication
Sté­pha­nie Che­vrier, édi­trice Don Quichotte
Sté­pha­nie Gibaud, lan­ceuse d’alerte dos­sier UBS
Syl­vie Brus­­siau-Constant, avo­cat au bar­reau d’Agen
Syl­vie Lamar­tine, avo­cat au bar­reau de Paris
Syl­vie Ohayon, roman­cière et réalisatrice
Tes­sa Vol­kine, comédienne
Thier­ry Dagi­ral, journaliste
Thier­ry Lal­let, maître chocolatier
Tho­mas Cou­trot, éco­no­miste, membre d’Attac
Vincent Olli­vier, avo­cat au bar­reau de Paris, ancien secré­taire de la Conférence
Vir­gi­nie Mar­quet, avo­cat au bar­reau de Paris
Vito Fer­re­ri, producteur
Waj­di Daa­gi, avo­cat au bar­reau de Bastia
Xavier Deleu, avo­cat au Bar­reau de Bruxelles
Yael Mel­lul, ancien avocat
Yann Galut, avo­cat et dépu­té de la République
Yvan Flaud, avo­cat au bar­reau de Valence
Zia Olou­mi, avo­cat au bar­reau de Paris

Pour signer la péti­tion : https://www.change.org/p/pierre-godinot-monsieur-le-président-serez-vous-le-garant-des-droits-de-la-défense

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​3​4​3​4​6​7​1​0​7​317

POURQUOI RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (1÷4) : « Les constitutions du monde, pour l’instant, nous tiennent À L’ÉCART »

Voi­ci la pre­mière des traces de mon récent voyage à Tou­louse :

httpv://youtu.be/_YXZrz1e_h0

Mer­ci à la jeune et tonique équipe tou­lou­saine d’Inform’Action 🙂
Ce mon­tage a du sens, c’est bien. 

——-

Nous devrions tous nous ins­pi­rer, quar­tier par quar­tier, vil­lage par vil­lage, de leur pra­tique épa­tante des EXPOSITIONS DE RUE, qu’ils inti­tulent « Le saviez-vous ? », variante bien pen­sée des dazi­baos :

httpv://www.youtube.com/watch?v=Dq2yGvCwbH4

Voi­ci les 100 PLANCHES dis­po­nibles sur leur site ; beau­coup sont cap­ti­vantes, bien conçues et bien réa­li­sées, et c’est magique : affi­chées sim­ple­ment dans la rue, elles incitent des incon­nus à se par­ler dans l’es­pace public, à échan­ger des points de vue poli­tiques tran­quille­ment avec des gens qui peut-être votent très différemment :
http://asso.informaction.info/blog/expositions‑3

. Et leur page qui donne plus de détail : http://asso.informaction.info/blog/nos-activites‑5/post/notre-exposition‑7

Il me semble avoir com­pris que ces joyeux mili­tants pro­posent leur AIDE (lot de planches toutes prêtes, conseils…) à tous ceux qui vou­draient faire comme eux dans leur vil­lage. Je trouve ça très chouette et j’ai­me­rais essayer vers chez moi 🙂

La suite du mon­tage vidéo des jeunes Tou­lou­sains devrait paraître bien­tôt. Encore mer­ci à eux, et à tous les virus démo­cra­tiques sur terre 🙂

Étienne.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10155326032637317&id=600922316

[Merci Flore] MEETING SNOWDEN : Larry Lessig et Birgitta Jónsdóttir vont rencontrer Edward Snowden en Russie, filmés par Flore Vasseur

Flore Vas­seur nous fait un cadeau for­mi­dable : elle a orga­ni­sé et fil­mé une ren­contre sym­bo­lique très émou­vante : Lar­ry Les­sig (Crea­tive Com­mons, Repu­blic Lost) et Bir­git­ta Jónsdót­tir (Par­ti Pirate en Islande) vont ren­con­trer Edward Snow­den (CIA, NSA, Citi­zen­four) en Rus­sie, pour nous invi­ter à réflé­chir ensemble à ce que nous devrions faire pour sau­ver « la démocratie ».

Le film de Flore est épa­tant, il s’ap­pelle MEETING SNOWDEN, et il sera dif­fu­sé sur Arte demain 10 juin 2017 à minuit :

httpv://www.youtube.com/watch?v=X41LxKbS9K0

Moi qui aime et admire ces deux hommes, pour leur dévoue­ment au bien com­mun et pour leur cou­rage, je trouve cette pho­to vrai­ment poignante :

J’ai vu ce film et je le trouve émou­vant, pas­sion­nant… beau­coup trop court 🙂
Je vous le conseille chaleureusement.

Il fau­dra sans doute le retrans­crire pour don­ner une force durable à ses plus sai­sis­santes pen­sées ; je le tra­vaille­rai sans doute avec mes étudiants.

 
Je note (au pas­sage) que le soi-disant « pays de la liber­té et de la démo­cra­tie » pour­chasse et mar­ty­rise en réa­li­té le héros lan­ceur d’a­lerte, pro­tec­teur des liber­tés civiles contre les pou­voirs cor­rom­pus, qu’est Edward Snow­den, alors que le soi-disant « pays enne­mi de la liber­té et de la démo­cra­tie » héberge et pro­tège en réa­li­té ce citoyen pour­chas­sé injus­te­ment par l’Empire. 

Les médias mentent.

Voi­ci quelques textes et vidéos qui accueillent bien ce film et qui ques­tionnent Flore :

« Snow­den ne fait pas l’his­toire, il la per­met » (Flore Vas­seur, chez Usbek et Rica)
https://​usbe​ke​tri​ca​.com/​a​r​t​i​c​l​e​/​s​n​o​w​d​e​n​–​n​e​–​f​a​i​t​–​p​a​s​–​l​–​h​i​s​t​o​i​r​e​–​i​l​–​l​a​–​p​e​r​met

« Mee­ting Snow­den » sur Arte le 10 juin – entre­tien du Cercle des volon­taires avec la réa­li­sa­trice Flore Vasseur
http://​www​.cer​cle​des​vo​lon​taires​.fr/​2​0​1​7​/​0​6​/​0​7​/​m​e​e​t​i​n​g​–​s​n​w​o​d​e​n​–​f​l​o​r​e​–​v​a​s​s​e​u​r​–​e​n​t​r​e​t​i​en/

httpv://www.youtube.com/watch?v=qhvnfNuyGBM

[Docu­men­taire] « Mee­ting Snow­den », l’avenir de la démo­cra­tie en débat (Jour­nal­du­geek)
http://​www​.jour​nal​du​geek​.com/​2​0​1​7​/​0​6​/​0​9​/​m​e​e​t​i​n​g​–​s​n​o​w​d​e​n​–​f​l​o​r​e​–​v​a​s​s​e​ur/

« Mee­ting Snow­den » : l’a­ve­nir de la démo­cra­tie en débat face camé­ra (France Inter, L’ins­tant M)
https://www.franceinter.fr/emissions/l‑instant‑m/l‑instant-m-09-juin-2017

httpv://www.youtube.com/watch?v=Hqm0gyHx1cs

L’en­tre­tien de Snow­den (dont parle Flore sur France Inter) avec Katie Couric :
httpv://www.youtube.com/watch?v=1ZS6MpqeYWA

Dans les cou­lisses de MEETING SNOWDEN :

C polé­mique – France 5 – Flore Vas­seur à pro­pos de Mee­ting Snowden
httpv://www.youtube.com/watch?v=9Z7RtpG7lhE&feature=youtu.be


• Je rap­pelle qu’il faut abso­lu­ment voir le film CITIZENFOUR, où l’on voit (en vrai !) Lau­ra Poi­tras et Glenn Green­wald recueillir les révé­la­tions explo­sives de Snow­den ; c’est un film bou­le­ver­sant et important :

httpv://www.youtube.com/watch?v=E8lW4_tpzO4

On peut (pour une bou­chée de pain) com­man­der le DVD, par exemple là : http://video.fnac.com/a8192204/Citizenfour-DVD-Edward-Snowden-DVD-Zone‑2

Le site du film : https://​citi​zen​four​film​.com/

—-

Voyez aus­si (rap­pel) :
[Bien com­mun mena­cé – Tous concer­nés] Com­ment le Penta­gone punit les lan­ceurs d’alerte
https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​6​/​0​5​/​2​7​/​b​i​e​n​–​c​o​m​m​u​n​–​m​e​n​a​c​e​–​c​o​m​m​e​n​t​–​l​e​–​p​e​n​t​a​g​o​n​e​–​p​u​n​i​t​–​l​e​s​–​l​a​n​c​e​u​r​s​–​d​a​l​e​r​te/


À mon avis, vous devriez vous ser­vir de tout ça pour ali­men­ter vos pro­chains ate­liers consti­tuants sur la pro­tec­tion de la vie pri­vée et sur la sur­veillance des gou­ver­nants par les gou­ver­nés (plu­tôt que l’in­verse). Ne comp­tez pas sur les « élus » des usu­riers : la solu­tion ne vien­dra pas d’eux ; ne comp­tez que sur vous-mêmes et entraî­­nez-vous à consti­tuer POUR ÊTRE PRÊTS CETTE FOIS, la pro­chaine fois que ça pétera.

Bon cou­rage à tous.

Étienne.

PS : je rap­pelle que je dois (nous devons) à Flore son invi­ta­tion et son aide qui avait per­mis cette vidéo (un peu his­to­rique) de TedX (en mars 2012, je crois) :

httpv://www.youtube.com/watch?v=oN5tdMSXWV8

Donc, Flore, à nou­veau, mille fois MERCI ! 🙂 

____

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​3​2​1​3​0​8​9​6​7​317

[BIENTÔT CHEZ NOUS] Pillage et dévastation volontaires en Grèce, au Portugal et à Chypre – L’UE est un carcan criminel d’usuriers : CORRUPTION généralisée et totale IMPUNITÉ chez les voleurs de pouvoir (baptisés « troïka »)

• L’en­quête sui­vante (un film d’Arte, 1h30) est magis­trale, une puis­sante et révol­tante démons­tra­tion que la toute pre­mière urgence pour nous tous est de fuir ce piège mor­tel qu’est la pré­ten­due « Union européenne » :

httpv://youtu.be/NDYNlnLP9m4

Le docu­men­taire ori­gi­nal (2015) :
« Puis­sante et incon­trô­lée, la Troïka »
httpv://youtu.be/jUz_j8z0Fb0

Il fau­drait RETRANSCRIRE le texte de ce film impor­tant, pour le tra­vailler point par point, comme j’a­vais retrans­crit le film INSIDE JOB, cette autre enquête fon­da­men­tale à ne sur­tout pas rater. Si quel­qu’un peut m’ai­der, en récu­pé­rant les sous-titres par exemple, ce serait super 🙂

• Rap­pel d’une autre vidéo his­to­rique (1 M vues), avec Myret Zaki, essen­tielle pour com­prendre les rai­sons pro­fondes (spé­cu­la­tives et ins­ti­tu­tion­nelles) du scan­da­leux (et abso­lu­ment NON NÉCESSAIRE) mar­tyr des Grecs — mar­tyr grec qui nous donne à voir clai­re­ment notre propre pro­chain mar­tyr puisque nous éli­sons nous-mêmes, les uns après les autres, dans la joie, des euro-maîtres, des euro-tyrans, des euro-bourreaux :

httpv://www.youtube.com/watch?v=TLjq25_ayWM

• Il y a aus­si l’ex­cellent film « DÉDALE, un fil vers la démo­cra­tie », visible ici : http://​preuves​-par​-images​.fr/​#​/​d​e​d​a​l​e​–​u​n​–​f​i​l​–​v​e​r​s​–​l​a​–​d​e​m​o​c​r​a​tie

• Il faut lire aus­si les deux excel­lents livres ci-dessous,
deux brillantes syn­thèses de la pré­da­tion dite « libérale » :

[FORMIDABLE BOUQUIN] Olivier Delorme : 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe


http://​www​.ho​-edi​tions​.com/​p​r​o​d​u​c​t​d​i​s​p​l​a​y​/​3​0​–​b​o​n​n​e​s​–​r​a​i​s​o​n​s​–​p​o​u​r​–​s​o​r​t​i​r​–​d​e​–​l​e​u​r​ope

[FORMIDABLE BOUQUIN] Thomas Guénolé : « La Mondialisation malheureuse. Inégalités – Pillage – Oligarchie »


http://​tho​mas​-gue​nole​.fr/​?​p​a​g​e​_​i​d​=11

TOUT MONTRE que l’Eu­rope n’est pas un pro­jet de paix et de démo­cra­tie, mais un pro­jet de pré­da­tion et d’ex­ploi­ta­tion, un pro­jet ultra-capi­­ta­­liste et antidémocratique.

Je trouve déses­pé­rant que des mili­tants de gauche (ou soi-disant tels) osent défendre le pro­jet de domi­na­tion « UE » (en répé­tant stu­pi­de­ment qu’ils défendent « une autre Europe »), et qu’ils osent même condamner/calomnier ceux qui veulent (évi­dem­ment) sor­tir au plus vite de ce piège esclavagiste.


• Atten­tion : bien­tôt, les grands usu­riers qui nous ont volé la créa­tion moné­taire depuis 300 ans (1694) vont nous pri­ver com­plè­te­ment de mon­naie, nous jetant tous dans un chaos total (https://​you​tu​.be/​2​I​W​2​K​F​e​r​Gzo) : il est donc impor­tant — et urgent — que de très nom­breux citoyens apprennent à créer la mon­naie (à tra­vers la pra­tique de mon­naies locales, mais sur­tout en lisant des livres citoyens sur ce sujet, pour nous déniai­ser rapi­de­ment), car il fau­dra en créer vite, pour sur­vivre, quand tout va s’ef­fon­drer.

Lisez
« RÉINVENTONS LA MONNAIE !
Les premiers pas vers un nouveau paradigme »

de Bernard LIETAER et Jacqui DUNNE
(Préface de John PERKINS)


http://​www​.yves​mi​chel​.org/​p​r​o​d​u​c​t​–​p​a​g​e​/​l​i​v​r​e​s​–​n​o​u​v​e​a​u​t​e​s​/​r​e​i​n​v​e​n​t​o​n​s​–​l​a​–​m​o​n​n​a​ie/

Lisez aussi l’excellent livre de Gérard Foucher :

« LES SECRETS DE LA MONNAIE
Changer la monnaie pour changer le monde »


http://​www​.yves​mi​chel​.org/​p​r​o​d​u​c​t​–​p​a​g​e​/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​s​e​c​r​e​t​s​–​d​e​–​l​a​–​m​o​n​n​a​i​e​–​l​es/

• Voyez aus­si ma page dédiée à la créa­tion monétaire : 

https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​m​o​n​n​a​i​e​.​php


Page face­book cor­res­pon­dant à ce billet :

https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​3​0​2​2​7​3​2​0​7​317

« Puisque nous sommes humains, nous nous entraidons. Ici, nous disons qu’avec les cadeaux on fait des esclaves, et qu’avec les fouets on fait des chiens. »

« Dans notre pays [chez les Inuits], nous sommes humains. Et puisque nous sommes humains, nous nous entraidons. 
Nous n’ai­mons pas entendre quel­qu’un dire mer­ci pour ça. 
Ce que j’ai aujourd’­hui, tu peux l’a­voir demain.
Ici, nous disons qu’a­vec les cadeaux on fait des esclaves, et qu’a­vec les fouets on fait des chiens. » 

Pré­cieux ensei­gne­ment de David Grae­ber, dans « Dette, 5000 ans d’his­toire »… (rap­pel)

Rap­pel de la vidéo ori­gi­nale sur le blog, avec une foule de pré­cieux commentaires :

https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​0​4​/​1​3​/​d​a​v​i​d​–​g​r​a​e​b​e​r​–​n​o​u​s​–​e​x​p​l​i​q​u​e​–​l​a​–​l​e​c​o​n​–​f​o​n​d​a​m​e​n​t​a​l​e​–​d​e​s​–​i​n​u​i​ts/

Le livre épatant :

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​8​6​4​8​6​4​5​2​317

Rendez-vous pour un débat à La Tour D’aigues (84) jeudi prochain, 1er juin 2017 à 19h30, avec Attac et la LDH, sur le thème « SOUVERAINETÉ ET DÉMOCRATIE »

Salut à tous 🙂 

Je vous pro­pose de débattre ensemble à nou­veau, jeu­di pro­chain (1er juin 2017) à 19 h 30, à La Tour D’aigues (84), à l’in­vi­ta­tion d’At­tac et de la LDH, et en nous concen­trant cette fois sur le mot SOUVERAINETÉ, mot aimé des démo­crates mais détes­té par les pen­seurs oli­gar­chiques — vous savez, ceux qui nous traitent de « popu­listes » et de « conspi­ra­tion­nistes » dès qu’on dénonce les intrigues des riches pour exploi­ter les pauvres et dès qu’on parle de vraie démocratie 🙂

Si l’on doit par­ler de sou­ve­rai­ne­té, on par­le­ra donc for­cé­ment de MONNAIE (pas de sou­ve­rai­ne­té poli­tique sans sou­ve­rai­ne­té moné­taire, assurément).

On par­le­ra aus­si de la sou­ve­rai­ne­té pour empê­cher la GUERRE : pas de paix durable en asser­vis­sant notre volon­té à une machine de guerre per­ma­nente comme l’O­TAN, notam­ment. La pré­ten­due « UE » nous oblige à tuer dans les guerres illé­gales de l’O­TAN, vou­lues et com­man­dées par les USA et sou­vent, au bout du compte, par l’ex­trême droite israé­lienne. Le seul moyen de ne pas être embar­qués de force dans la guerre, c’est de res­tau­rer (NOUS-MÊMES) notre sou­ve­rai­ne­té, une vraie sou­ve­rai­ne­té, popu­laire, démocratique. 

Voi­ci l’af­fiche pré­pa­rée par les organisateurs :

Le sujet est majeur, effec­ti­ve­ment, mais nous ne sau­rons que jeu­di si notre débat l’a été aussi 🙂

Pre­nez de quoi écrire : j’ai­me­rais que nous réflé­chis­sions ensemble à quelques articles de consti­tu­tion (d’o­ri­gine populaire).

Au plai­sir de vous y retrouver.

Étienne.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce commentaire :

https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​8​3​1​2​0​9​8​7​317

Guillemin : les gens de droite s’appellent toujours « les libéraux »

On ne se lasse pas de ce cher Guillemin.
Il change la vie. 

Les »libé­raux« sont sou­vent des escrocs : libé­raux pour eux mais escla­va­gistes pour les autres ; ils se servent de l’É­tat en pré­ten­dant le servir.

Rap­pel : lire Dome­ni­co Losur­do, « contre-his­­toire du libé­ra­lisme », ça pique.

On devrait apprendre l’his­toire à l’é­cole en pas­sant du Guille­min aux enfants.

Chaque matin, avec un peu de Guille­min, on est en forme jus­qu’au lendemain 🙂

—–

Pour ceux qui ne connaissent pas, voyez ce billet (accom­pa­gné d’une longue liste « inté­grale de Guillemin » ) : 

Hen­ri Guille­min explique Robes­pierre et les « Révo­lu­tions Fran­çaises » : la fausse de 1789 (les nou­veaux riches prennent le pou­voir aux anciens) et la vraie de 1792 (le peuple est enfin défen­du, pen­dant deux ans) :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​5​/​0​4​/​2​1​8​–​h​e​n​r​i​–​g​u​i​l​l​e​m​i​n​–​e​x​p​l​i​q​u​e​–​r​o​b​e​s​p​i​e​r​r​e​–​e​t​–​l​e​s​–​r​e​v​o​l​u​t​i​o​n​s​–​f​r​a​n​c​a​i​s​e​s​_​l​a​–​f​a​u​s​s​e​–​e​t​–​l​a​–​v​r​aie

—-

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​5​4​3​1​9​2​1​2​317

Le KLÉROTÉRION, machine à tirer au sort, indispensable rouage pratique pour toute démocratie digne de ce nom, machine dissimulée par les voleurs de pouvoir depuis 2300 ans

Ah ! La for­mi­dable trou­vaille que ce tra­vail pré­cieux de deux cher­cheurs au CNRS pour recons­ti­tuer et pour expli­quer un klé­ro­té­rion, machine à tirer au sort des Athé­niens pen­dant 200 ans, il y a 2 500 ans !

La démons­tra­tion de son MODE D’EMPLOI pra­­ti­­co-pra­­tique est inédite pour moi, je n’a­vais jamais vu ça ; je vous parle pour­tant de cette machine, sym­bo­li­que­ment essen­tielle pour toute démo­cra­tie digne de ce nom, depuis 2005…

Voi­là donc une vidéo à vous pas­ser entre vous, avant votre pro­chaine série d’a­te­liers consti­tuants 🙂 sur la dési­gna­tion et le contrôle de nos (éven­tuels) représentants 🙂

Hé ! les virus, il date de quand, votre der­nier ate­lier constituant ?
Hum
Vous avez com­pris que si vous ne faites rien, il ne se pas­se­ra rien, n’est-ce pas ?
Il faut « conta­gier », cha­cun du mieux qu’il peut, cou­ra­geu­se­ment, opi­niâ­tre­ment, tout le temps… Moi, demain je suis à Tou­louse, ven­dre­di pro­chain à Col­mar, mer­cre­di d’a­près à La Tour d’Aigues… et vous ? 🙂 Allez, citoyens, les petits ruis­seaux font les grandes rivières : pas besoin d’au­tant voya­ger que moi, tâchez de par­ler consti­tu­tion avec vos proches et vos voi­sins, ce sera déjà épatant 🙂

Bon cou­rage, bande de virus 🙂 

Etienne.


Je pro­fite de l’oc­ca­sion pour vous rap­pe­ler d’autres docu­ments utiles pour réflé­chir aux usages et aux moda­li­tés pra­tiques du tirage au sort en politique :

Ma page dédiée au tirage au sort en politique :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​t​i​r​a​g​e​_​a​u​_​s​o​r​t​.​php

Autres consi­dé­ra­tions sur le klérotérion :
http://​fran​coib​.chez​-alice​.fr/​a​g​o​r​a​/​a​g​m​k​l​e​r​o​.​htm

La page wiki­pé­dia sur le klérotérion :
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Klérotèrion

La page wiki­pé­dia sur le tirage au sort en politique :
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Tirage_au_sort

Remarques fon­da­men­tales de Jacques Tes­tart sur la com­pé­tence des citoyens :
httpv://www.youtube.com/watch?v=wCAVBxcxnAI

Résu­mé très ramas­sé du com­pa­ra­tif « élec­tion vs tirage au sort » :

Le pro­cès de l’é­lec­tion en une vidéo et un texte :
httpv://youtu.be/Pm_ebQrLt6s

https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​N​e​c​e​s​s​a​i​r​e​_​p​r​o​c​e​s​_​d​e​_​l​_​e​l​e​c​t​i​o​n​.​pdf

Ce texte en livre (cli­quer sur l’i­mage pour en savoir plus) :

https://lareleveetlapeste.fr/produit/manifeste‑1/


Vous pou­vez aus­si consul­ter ce flo­ri­lège que j’ai com­po­sé pour nos ate­liers de l’UP­PA (Uni­ver­si­té Popu­laire du Pays d’Aix en Provence) :
UP_d_Aix_sur_le_tirage_au_sort_kleroterion_Sintomer_Montesquieu_Tocqueville.pdf

Vous trou­ve­rez, dans la com­pi­la­tion ci-des­­sus, les textes impor­tants suivants :

• Un extrait (du cha­pitre 2) du livre lit­té­ra­le­ment passionnant
d’Yves Sin­to­mer, « Le pou­voir au peuple. Jurys citoyens, tirage au sort et démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive », La décou­verte, mars 2007.

• Des images de klé­ro­té­rion, la machine à tirer au sort qui a ser­vi il y a 2500 ans à dési­gner les magis­trats tous les matins par­mi les mil­liers de citoyens pré­sents chaque jour. Yves Sin­to­mer explique cette for­mi­dable pro­cé­dure antique ; livre à connaître,

• Le juge­ment très favo­rable que Mon­tes­quieu por­tait au tirage au sort, rap­pe­lé par Ber­nard Manin, dans son livre enthou­sias­mant, « Prin­cipes du gou­ver­ne­ment représentatif »,

• Le plai­doyer for­mi­dable de Toc­que­ville pour les jurys citoyens tirés au sort, ins­ti­tu­tion poli­tique éman­ci­pa­trice et péda­go­gique : le cha­pitre VIII de l a 2e par­tie « De la démo­cra­tie en Amé­rique » est une pure mer­veille. Ne ratez pas ça, c’est super­be­ment écrit,

• … et quelques textes régle­men­taires sur les pro­cé­dures actuelles du tirage au sort des jurys d’As­sises en France.

Ne ratez pas non plus ces pas­sion­nantes GRANDES CONTROVERSES sur le tirage au sort en poli­tique, où j’ai échan­gé (par­fois très vive­ment) de forts argu­ments avec d’ir­ré­duc­tibles défen­seurs du faux « suf­frage uni­ver­sel », notam­ment Raoul Marc Jen­nar et Fran­çois Asse­li­neau. Voyez ce billet de blog (mai 2011, il y a déjà 6 ans !) avec la vidéo et sur­tout son impor­tant fil de commentaires :

Le tirage au sort comme antidote politiquement durable contre l’oligarchie : la vidéo

http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​1​/​0​5​/​3​0​/​1​2​7​–​l​e​–​t​i​r​a​g​e​–​a​u​–​s​o​r​t​–​c​o​m​m​e​–​b​o​m​b​e​–​p​o​l​i​t​i​q​u​e​m​e​n​t​–​d​u​r​a​b​l​e​–​c​o​n​t​r​e​–​l​–​o​l​i​g​a​r​c​h​i​e​–​l​a​–​v​i​deo

Et puis, bien sûr, cet échange his­to­rique, de mon point de vue :
httpv://www.youtube.com/watch?v=xiDpyNtasGQ


Fil face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​5​3​2​6​6​7​8​7​317

« Destination DÉMOCRATIE » : rendez-vous à la Foire ÉcoBio Alsace, à COLMAR, vendredi prochain, 26 mai 2017 à 15h, pour une conférence et des ateliers constituants

« Des­ti­na­tion démo­cra­tie », c’est le thème de la Foire Éco­Bio Alsace cette année, qui a ins­pi­ré à ses orga­ni­sa­teurs une très gen­tille invi­ta­tion, ven­dre­di 26 à 15 h, à COLMAR, pour une confé­rence et des ate­liers constituants :

http://​www​.eco​bio​.alsace/

De plus en plus, les gens com­mencent à se pré­oc­cu­per du vrai sens du mot « démo­cra­tie », et donc des condi­tions d’ins­ti­tu­tion de leur cratos 🙂

Le pro­gramme de vendredi :
http://​www​.eco​bio​.alsace/​f​o​i​r​e​/​v​e​n​d​r​e​di/

Je tâche­rai de mon­trer ce qui rend cru­ciale, déci­sive, indis­pen­sable, l’ap­proche ins­ti­tu­tion­nelle et moné­taire pour les enjeux éco­lo­giques (et j’es­saie­rai de vous aider à rédi­ger vous-mêmes des articles de consti­tu­tion dans ce sens) : 

AUCUNE poli­tique éco­lo­gique et sociale digne de ce nom n’est pos­sible tant que ce sont les mul­ti­na­tio­nales et les banques (les 1% les plus riches du monde, qui ne pensent qu’en termes d’ex­ploi­ta­tion et de pro­fit) qui maî­trisent les acteurs poli­tiques et la créa­tion moné­taire. Or, ce sont pré­ci­sé­ment nos ins­ti­tu­tions, et spé­cia­le­ment le faux « suf­frage uni­ver­sel » (élire des maîtres au lieu de voter nos lois), qui donnent le pou­voir aux plus riches, tou­jours et par­tout. Je tâche­rai de mon­trer qu’en matière éco­lo­gique comme ailleurs, on ne règle les pro­blèmes cor­rec­te­ment qu’en s’en pre­nant à leur racine : cher­cher la cause des causes, comme un bon méde­cin. Qui écrit la consti­tu­tion, qui désigne les repré­sen­tants, pour quel man­dat, avec quel mode de scru­tin, quels contrôles, en pro­té­geant com­ment les ini­tia­tives citoyennes, quelles pro­cé­dures de révi­sion, etc. L’an­tienne d’É­tienne, quoi 🙂

Hâte de vous y retrouver.

Étienne.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​5​0​0​6​7​5​2​7​317

Rendez-vous à Toulouse avec Inform’Action, le 20 mai 2017 à 11h, pour des ateliers constituants

Je suis content : je vais vous revoir bien­tôt, en chair et en os 🙂

L’as­so­cia­tion Inform’Ac­tion de Tou­louse nous pro­pose très gen­ti­ment (avec une ving­taine de béné­voles pour l’or­ga­ni­sa­tion) de nous réunir same­di pro­chain, 20 mai 2017, dans une belle grande salle, pour faire ensemble des ate­liers constituants :

La page de l’as­so­cia­tion qui annonce la rencontre :
http://asso.informaction.info/blog/actualites‑1/post/conference-etienne-chouard-25

La page Face­book de la rencontre :
https://​www​.face​book​.com/​e​v​e​n​t​s​/​1​4​8​1​8​1​3​1​8​5​2​1​2​3​9​2​/​p​e​r​m​a​l​i​n​k​/​1​4​8​9​0​4​8​0​2​1​1​5​5​5​75/

Pre­nez de quoi ÉCRIRE 🙂 

J’ai hâte de vous y retrouver 🙂

Étienne.


PS (7 août 2017) : voi­ci les liens vers 4 vidéos com­po­sées patiem­ment et intel­li­gem­ment par Inform’Ac­tion pour gar­der un sou­ve­nir fécond de cette rencontre :

1. POURQUOI RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (1÷4) : « Les consti­tu­tions du monde, pour l’instant, nous tiennent À L’ÉCART »

2. POURQUOI NE VOULONS-NOUS PAS RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? 24 « Qu’est-ce qui manque à cette idée forte, cette CAUSE COMMUNE de l’humanité, pour se répandre plus rapidement ? »

3. ATELIERS CONSTITUANTS : COMMENT RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (3÷4)

4. [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4
_____

Page Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​3​7​4​0​1​7​0​7​317

Les Kagan sont de retour ; les guerres vont suivre, par Robert Parry

Une bonne syn­thèse, pour remon­ter aux sources et décou­vrir qui veut la guerre, (et qui nous y « tire­ra par les che­veux », même si on n’est pas d’ac­cord du tout) :

Les Kagan sont de retour ; les guerres vont suivre, 

par Robert Parry

Source : Consor­tium News, le 15/03/2017

Tra­duit par les lec­teurs du site www​.les​-crises​.fr. Tra­duc­tion libre­ment repro­duc­tible en inté­gra­li­té, en citant la source.

Le 15 mars 2017

Exclu­sif : La famille “royale” néo­con­ser­va­trice des Kagan compte sur les Démo­crates et les pré­ten­dus pro­gres­sistes pour jouer les fan­tas­sins dans la nou­velle cam­pagne néo­con­ser­va­trice qui vise à pous­ser les Répu­bli­cains et le pré­sident Trump à enga­ger d’autres guerres de « chan­ge­ment de régime ».

Par Robert Parry

La famille Kagan, fleu­ron de l’aristocratie néo­con­ser­va­trice de l’Amérique, refait sur­face après s’être remise de n’avoir pas vu s’accroître son influence – ce que lui aurait offert l’élection d’Hillary Clin­ton – et d’avoir per­du son pou­voir offi­ciel au début de la pré­si­dence Trump.

L’ancienne Secré­taire d’État adjointe aux Affaires euro­péennes, Vic­to­ria Nuland, qui a mili­té pour le coup d’État en Ukraine et qui a contri­bué à choi­sir les diri­geants de l’après coup d’État. (Elle est l’épouse du théo­ri­cien néo­con­ser­va­teur Robert Kagan.)

La famille Kagan est de retour, pon­ti­fiant dans les tri­bunes des plus grands jour­naux. Elle incite main­te­nant à un élar­gis­se­ment de l’intervention mili­taire état­su­nienne en Syrie et elle har­cèle les Répu­bli­cains pour qu’ils par­ti­cipent avec un peu plus d’enthousiasme à la chasse aux sor­cières anti­russe au sujet de la contri­bu­tion pré­su­mée de Mos­cou à l’élection de Trump.

Dans une tri­bune du Washing­ton Post datée du 7 mars, Robert Kagan, cofon­da­teur du Pro­ject for the New Ame­ri­can Cen­tu­ry et l’un des prin­ci­paux cer­veaux de la guerre d’Irak, a atta­qué les Répu­bli­cains dont le peu d’empressement à enquê­ter fai­sait d’eux « des com­plices après coup de la Russie. »

Puis Fre­de­rick Kagan, direc­teur du Cri­ti­cal Threats Pro­ject à l’American Enter­prise Ins­ti­tut néo­con­ser­va­teur et sa femme, Kim­ber­ly Kagan, qui a son propre groupe de réflexion, l’Institute for the Stu­dy of War (Ins­ti­tut pour l’étude de la guerre), van­taient, dans une tri­bune du Wall Street Jour­nal du 15 mars, les avan­tages d’un ren­for­ce­ment de l’intervention amé­ri­caine en Syrie.

Pour­tant, quelle que soit l’influence que gardent les Kagan à Washing­ton, dans le monde des groupes de réflexion et des tri­bunes libres, ils demeurent presque tota­le­ment à l’écart des centres du pou­voir de la nou­velle ère Trump, même si, semble-t-il, ils ont vu une porte qu’on pou­vait forcer.

Il y a un an, cepen­dant, leurs pers­pec­tives avaient l’air bien plus exal­tant. Ils pou­vaient faire leur choix par­mi un grand nombre de can­di­dats répu­bli­cains néo­con­ser­va­teurs à la pré­si­dence ou, comme Robert Kagan, ils pou­vaient sou­te­nir la can­di­date de l’establishment démo­crate, Hil­la­ry Clin­ton, dont « l’interventionnisme pro­gres­siste » se confon­dait qua­si­ment avec le néo conser­va­tisme et n’en dif­fé­rait que par les expli­ca­tions ration­nelles invo­quées pour jus­ti­fier tou­jours davan­tage de guerres.

Il y avait aus­si l’espoir qu’Hillary Clin­ton pré­si­dente recon­naî­trait sa com­mu­nau­té de vues avec les fau­cons pro­gres­sistes et les néo­con­ser­va­teurs en don­nant une pro­mo­tion à la femme néo­con­ser­va­trice de Robert Kagan, Vic­to­ria Nuland, qui pas­se­rait du poste de secré­taire d’État adjointe aux Affaires euro­péennes à celui de secré­taire d’État.

Alors ils auraient béné­fi­cié d’un for­mi­dable élan pour à la fois aug­men­ter l’intervention mili­taire amé­ri­caine en Syrie et accroître l’escalade de la nou­velle guerre froide avec la Rus­sie, remet­tant l’idée de « chan­ge­ment de régime » pour ces deux pays à l’ordre du jour. Ain­si, au début de l’an der­nier, les oppor­tu­ni­tés sem­blaient infi­nies pour la famille Kagan qui allait pou­voir mon­trer sa force et engran­ger beau­coup d’argent.

Une affaire de famille

Comme je l’ai fait remar­quer il y a deux ans dans un article inti­tu­lé “Une affaire de famille de guerre sans fin” : « Le com­men­ta­teur néo­con­ser­va­teur Robert Kagan et sa femme, la secré­taire d’État adjointe aux Affaires euro­péennes Vic­to­ria Nuland, sont à la tête d’une affaire de famille remar­quable : elle, elle a déclen­ché une vraie guerre en Ukraine et elle a contri­bué à pro­vo­quer une seconde Guerre froide avec la Rus­sie, et lui, il inter­vient pour exi­ger que le Congrès aug­mente le bud­get de l’armée afin que l’Amérique puisse faire face à ces nou­velles menaces contre la sécurité.

L’intellectuel néo­con­ser­va­teur bien connu Robert Kagan. (Pho­to cre­dit : Mariusz Kubik, http://​www​.mariusz​ku​bik​.pl)

« Cet extra­or­di­naire duo conju­gal repré­sente, pour le com­plexe mili­­ta­­ro-indus­­triel, deux forces qui s’unissent, une équipe dedans-dehors qui crée le besoin d’un bud­get mili­taire plus impor­tant, use de pres­sions poli­tiques pour assu­rer des dota­tions plus éle­vées et regarde avec recon­nais­sance les mar­chands d’armes offrir de géné­reuses dona­tions aux groupes de réflexion bel­li­cistes de Washington.

« Non seule­ment la com­mu­nau­té des néo­con­ser­va­teurs dans son ensemble béné­fi­cie de ces lar­gesses, mais c’est le cas aus­si d’autres membres du clan Kagan, y com­pris celui du frère de Robert, Fre­de­rick de l’American Enter­prise Ins­ti­tute, et de sa femme Kim­ber­ly qui dirige sa propre agence, l’Institute for the Stu­dy of War. »

Cepen­dant, les évé­ne­ments ne se sont pas dérou­lés tout à fait comme les avaient ima­gi­nés les Kagan. Les Répu­bli­cains néo­con­ser­va­teurs ont tré­bu­ché lors des pri­maires et c’est Trump qui a gagné, et après qu’Hillary Clin­ton a ren­voyé le séna­teur Ber­nie San­ders dans les cordes et qu’elle a été nom­mée can­di­date pour les Démo­crates, elle a per­du devant Trump lors de la présidentielle.

A la suite de sa sur­pre­nante vic­toire, Trump, en dépit de ses nom­breuses lacunes, a recon­nu ne pas être proche des néo­con­ser­va­teurs et les a lais­sés, pour la plu­part, à la porte. Nuland a non seule­ment per­du son poste de secré­taire d’État adjointe mais elle a aus­si démis­sion­né du dépar­te­ment d’État.

Trump à la Mai­­son-Blanche, l’establishment de la poli­tique étran­gère de Washing­ton, domi­né par les néo­con­ser­va­teurs, avait pris un coup, mais il n’était pas au tapis. Les néo­con­ser­va­teurs ont reçu alors une bouée de sau­ve­tage de la part des Démo­crates et des pro­gres­sistes qui détes­taient Trump à un point tel qu’ils ont été ravis de reprendre le flam­beau de la nou­velle Guerre froide de Vic­to­ria Nuland avec la Rus­sie. Par­ti­ci­pant à un plan dou­teux pour écar­ter Trump du pou­voir, les Démo­crates et les pro­gres­sistes ont mon­té en épingle des accu­sa­tions sans preuve selon les­quelles la Rus­sie se serait enten­due avec l’équipe de Trump afin de tru­quer l’élection américaine.

L’éditorialiste du New York Times, Tho­mas L. Fried­man, a par­lé pour nombre d’entre eux quand il a com­pa­ré la pré­su­mée « ingé­rence » de la Rus­sie dans les élec­tions avec le bom­bar­de­ment de Pearl Har­bour et les atten­tats du 11-Sep­­tembre par al-Qaïda.

Dans l’émission Mor­ning Joe sur MSNBC, il a exi­gé que les accu­sa­tions de pira­tage contre la Rus­sie soient trai­tées comme un casus bel­li. « C’était un évé­ne­ment de la même ampleur que le 11-Sep­­tembre, a‑t‑il décla­ré. Ils ont atta­qué le cœur de notre démo­cra­tie. C’était un évé­ne­ment de l’ampleur de Pearl Har­bour. » Aus­si bien Pearl Har­bour que le 11-Sep­­tembre ont mené à des guerres.

Ain­si beau­coup de pro­gres­sistes, aveu­glés par leur haine de Trump, ont-ils favo­ri­sé le retour des néoconservateurs.

Le har­cè­le­ment des Républicains

Robert Kagan a choi­si la page des tri­bunes libres du Washing­ton Post pour har­ce­ler des Répu­bli­cains qui comptent, comme le repré­sen­tant Devin Nunes, pré­sident du House Intel­li­gence Com­mit­tee, qui se trou­vait en pho­to au-des­­sus de l’article et de son titre « Rou­lant pour une ingé­rence de la Russie ».

Le géné­ral David Petraeus devant le Capi­tole avec Kim­ber­ly Kagan, fon­da­trice et pré­si­dente de l’Institute for the Stu­dy of War. (Pho­to cre­dit : ISW’s 2011 Annual Report)

« Il aurait été impos­sible d’imaginer il y a un an, » écrit Kagan, « que des diri­geants du Par­ti répu­bli­cain aide­raient effec­ti­ve­ment les Russes à s’ingérer dans le sys­tème poli­tique de notre pays. Pour­tant, et c’est incroyable, c’est le rôle que joue le Par­ti républicain. »

Kagan a alors repris la doxa des res­pon­sables de Washing­ton qui accep­taient, sans émettre le moindre doute, les allé­ga­tions des direc­teurs sor­tants des ser­vices de ren­sei­gne­ment de la pré­si­dence Oba­ma, à savoir que la Rus­sie avait pira­té les mails des Démo­crates et les avait publiés via Wiki­Leaks pour gêner la cam­pagne de Clinton.

Bien que les res­pon­sables du ren­sei­gne­ment d’Obama n’aient four­ni aucune preuve pour étayer ce qu’ils avan­çaient et que Wiki­Leaks ait nié avoir reçu ces deux liasses de mails des Russes, les offi­ciels de Washing­ton ont lar­ge­ment admis ces allé­ga­tions, les consi­dé­rant comme des motifs pour dis­cré­di­ter Trump et essayer de le destituer.

Pas­sant sous silence le conflit poli­tique d’intérêts de ceux qui avaient été nom­més par Oba­ma, Kagan a esti­mé que « vu l’importance de cette décou­verte par­ti­cu­lière [l’ingérence de la Rus­sie], les preuves doivent être déter­mi­nantes » et cela jus­ti­fie « une enquête sérieuse, d’une grande ampleur et transparente. »

Kagan, cepen­dant, doit aus­si avoir com­pris quelle oppor­tu­ni­té de reve­nir au pou­voir consti­tuait pour les néo­con­ser­va­teurs ce rideau de fumée d’une nou­velle Guerre froide avec la Russie.

Il a décla­ré : « La ques­tion la plus impor­tante concerne la capa­ci­té de la Rus­sie à mani­pu­ler les élec­tions des États-Unis. Ce n’est pas un pro­blème poli­tique. C’est un pro­blème de sécu­ri­té natio­nale. Si le gou­ver­ne­ment russe s’est effec­ti­ve­ment ingé­ré dans les pro­ces­sus élec­to­raux des États-Unis l’an der­nier, alors il a la capa­ci­té de le faire dans toutes les autres élec­tions à par­tir de main­te­nant. C’est une arme puis­sante et dan­ge­reuse, plus redou­table que des vais­seaux de guerre, des chars ou des bombardiers.

« Ni la Rus­sie ni aucun autre adver­saire éven­tuel n’a le pou­voir de mettre à mal le sys­tème poli­tique état­su­nien avec des armes de guerre. Mais en ins­til­lant des doutes sur la vali­di­té, l’intégrité et la fia­bi­li­té des élec­tions des États-Unis, elle peut saper les bases de ce système. »

Une réa­li­té différente

Le ton de la tri­bune de Kagan était alar­miste, mais la réa­li­té était bien dif­fé­rente. Même si les Russes ont effec­ti­ve­ment pira­té les mails des Démo­crates et les ont, d’une façon ou d’une autre, fait pas­ser à Wiki­Leaks, affir­ma­tion non étayée et contro­ver­sée d’ailleurs, ces deux séries de mails n’ont pas joué un rôle si impor­tant dans le résul­tat de l’élection.

L’ancienne secré­taire d’État Hil­la­ry Clin­ton et le séna­teur Ber­nie San­ders. (NBC photo)

Selon Hil­la­ry Clin­ton, le res­pon­sable de sa défaite sur­prise, c’est le direc­teur du FBI James Cor­mey qui a ré-ouvert briè­ve­ment l’enquête sur le ser­veur pri­vé dont elle se ser­vait quand elle était secré­taire d’État.

En outre, tout porte à croire que les mails publiés par Wiki­Leaks étaient authen­tiques et révé­laient les agis­se­ments illi­cites des diri­geants des Démo­crates, comme la manière dont le Comi­té natio­nal du Par­ti démo­crate a lésé Ber­nie San­ders et favo­ri­sé Hil­la­ry Clin­ton. Dans les mails du direc­teur de cam­pagne de Clin­ton John Podes­ta, on a pu lire les dis­cours rétri­bués que Clin­ton avait pro­non­cés devant les finan­ciers de Wall Street et qu’elle essayait de cacher aux élec­teurs, sans oublier quelques exemples d’octroi de mar­chés aux dona­teurs de la Fon­da­tion Clinton.

En d’autres termes, la publi­ca­tion de Wiki­Leaks a contri­bué à infor­mer les élec­teurs amé­ri­cains à pro­pos des irré­gu­la­ri­tés du pro­ces­sus démo­cra­tique dans leur pays. Les mails n’étaient pas de la « dés­in­for­ma­tion » ni des « fausses nou­velles », ils conte­naient de vraies informations.

On a eu cette semaine une com­mu­ni­ca­tion d’informations sem­blable à celles qui s’étaient pro­duites avant l’élection. On a fait fui­ter, en effet, des infor­ma­tions sur les feuilles d’impôts de Trump, les­quelles sont pro­té­gées par la loi. Cepen­dant, à part le camp Trump, presque per­sonne n’a jugé que la publi­ca­tion illi­cite des feuilles d’impôts d’un citoyen consti­tuait, quelque part, une menace contre la démo­cra­tie américaine.

Les Amé­ri­cains ont le droit de connaître ce genre de détails à pro­pos d’un can­di­dat à la Mai­­son-Blanche, c’était le sen­ti­ment géné­ral. Je suis tout à fait d’accord, mais est-ce qu’il ne s’ensuit pas éga­le­ment que nous avions le droit de savoir que le Comi­té du Par­ti démo­crate abu­sait de son pou­voir pour faci­li­ter la nomi­na­tion de Clin­ton, le droit de savoir ce que conte­naient les dis­cours pro­non­cés devant les ban­quiers de Wall Street et le droit de savoir que des gou­ver­ne­ments étran­gers cher­chaient à se faire attri­buer des mar­chés en fai­sant des dona­tions à la Fon­da­tion Clinton ?

Pour­tant, parce que les hauts fonc­tion­naires nom­més par Oba­ma dans la com­mu­nau­té du ren­sei­gne­ment « estiment » que la Rus­sie était la source des mails de Wiki­Leaks, cette attaque contre la démo­cra­tie des États-Unis jus­ti­fie une Troi­sième Guerre mondiale.

Tou­jours plus de pro­pos inconsidérés

Accu­ser cepen­dant, sans preuve, la Rus­sie de fra­gi­li­ser la démo­cra­tie des États-Unis n’était pas suf­fi­sant pour Kagan. Il a affir­mé comme un « fait », bien que, une fois de plus, il n’ait pas pré­sen­té de preuves, les élé­ments sui­vants : la Rus­sie « s’ingère dans les élec­tions à venir de la France et de l’Allemagne, et elle s’est déjà ingé­rée dans le récent réfé­ren­dum ita­lien et dans de nom­breuses autres élec­tions en Europe. Elle uti­lise cette arme contre autant de démo­cra­ties qu’elle peut pour saper la confiance des citoyens dans les ins­ti­tu­tions démocratiques. »

Le Secré­taire d’État des États-Unis, John Ker­ry, accom­pa­gné de la secré­taire d’État adjointe aux Affaires euro­péennes et eur­asiennes Vic­to­ria « Toria » Nuland, s’adresse au pré­sident russe Vla­di­mir Pou­tine lors d’une réunion au Krem­lin à Mos­cou, en Rus­sie, le 14 juillet 2016. [Pho­to du Dépar­te­ment d’État]

Les diri­geants à Washing­ton et les médias tra­di­tion­nels ont beau­coup déplo­ré leur impuis­sance au sujet de l’ère « post-véri­­té », mais ces pré­ten­dus ava­tars de la véri­té sont aus­si cou­pables que qui­conque, agis­sant comme si la répé­ti­tion constante d’une allé­ga­tion non étayée de faits reve­nait à la prouver.

Mais ce que Kagan et d’autres néo­con­ser­va­teurs ont à l’esprit est clair : c’est une esca­lade des hos­ti­li­tés avec la Rus­sie et une aug­men­ta­tion sub­stan­tielle des dépenses consa­crées au maté­riel mili­taire amé­ri­cain et à la pro­pa­gande occi­den­tale pour « contrer » ce qui est consi­dé­ré comme une « pro­pa­gande russe ».

Kagan l’admet, il a déjà beau­coup de Démo­crates et de pro­gres­sistes de pre­mier plan de son côté. Donc, il cherche à for­cer les Répu­bli­cains à se joindre à cette cam­pagne hys­té­rique de déni­gre­ment contre la Rus­sie, quand il écrit :

« Mais ce sont les Répu­bli­cains qui les couvrent. Le chef actuel du par­ti, le pré­sident, remet en cause les décou­vertes, les moti­va­tions et l’intégrité de la com­mu­nau­té du ren­sei­gne­ment. Les diri­geants répu­bli­cains au Congrès se sont oppo­sés à la créa­tion d’un comi­té spé­cial d’enquête, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du Congrès. Ils ont insis­té pour que les enquêtes soient menées par les deux comi­tés de renseignement.

« Pour­tant, le pré­sident répu­bli­cain du comi­té à la Chambre a indi­qué que cette enquête n’était pas bien urgente et il a même mis en cause la gra­vi­té et la vali­di­té des accu­sa­tions. Le pré­sident répu­bli­cain du comi­té au Sénat a abor­dé cette tâche à contrecœur.

« En consé­quence, on a l’impression que les enquêtes avancent avec une len­teur déli­bé­rée, pro­dui­sant peu d’informations et en four­nis­sant encore moins au public. Il est dif­fi­cile de ne pas conclure que c’est pré­ci­sé­ment l’intention de la direc­tion du Par­ti répu­bli­cain, à la fois à la Mai­­son-Blanche et au Congrès. …

« Lorsque les Répu­bli­cains s’opposent à des enquêtes appro­fon­dies, trans­pa­rentes et immé­diates, ils deviennent com­plices de la Rus­sie après coup. »

Men­tir avec les néoconservateurs

Beau­coup de démo­crates et de pro­gres­sistes peuvent trou­ver encou­ra­geant qu’un néo­con­ser­va­teur de pre­mier plan, qui a contri­bué à ouvrir la voie de la guerre en Irak, soit désor­mais de leur côté pour déni­grer les Répu­bli­cains cou­pables de ne pas se joindre avec enthou­siasme à la der­nière chasse aux sor­cières russe. Mais ils pour­raient éga­le­ment réflé­chir un ins­tant et se deman­der com­ment ils ont pu lais­ser leur haine de Trump les conduire à s’allier avec les néoconservateurs.

Le pré­sident russe Vla­di­mir Pou­tine, après son dis­cours à l’Assemblée géné­rale des Nations Unies, le 28 sep­tembre 2015. (Pho­to de l’ONU)

Mer­cre­di, dans The Wall Street Jour­nal, Fre­de­rick, le frère de Robert Kagan, et sa femme, Kim­ber­ly, sont allés plus loin en pré­sen­tant le vieux rêve des néo­cons d’une inva­sion amé­ri­caine à grande échelle en Syrie, pro­jet qui a été mis en attente en 2004 à cause des échecs mili­taires des États-Unis en Irak.

Cepen­dant, les néo­con­ser­va­teurs sont avides, depuis long­temps, d’un « chan­ge­ment de régime » en Syrie et n’ont pas été satis­faits par ce qu’a fait Oba­ma en armant les rebelles anti­gou­ver­ne­men­taux et par l’implication limi­tée de forces spé­ciales dans le nord de la Syrie afin de contri­buer à la recon­quête de la « capi­tale » de l’EI, Raqqa.

Dans leur tri­bune du Wall Street Jour­nal, Fre­de­rick et Kim­ber­ly Kagan appellent à l’ouverture d’un nou­veau front dans le sud-est de la Syrie.

« Les forces armées amé­ri­caines seront néces­saires. Mais les États-Unis peuvent recru­ter de nou­veaux par­te­naires sun­nites en com­bat­tant avec eux dans leur pays. Au départ, le but doit être de se battre contre l’EI parce qu’il contrôle, en Syrie, les der­nières zones où les États-Unis peuvent rai­son­na­ble­ment espé­rer trou­ver des alliés sun­nites qui ne soient pas sous l’influence d’al-Qaïda. Mais après la défaite de l’EI, il fau­dra lever une armée arabe sun­nite capable de vaincre al-Qaï­­da et de contri­buer à négo­cier un règle­ment de la guerre.

« Les États-Unis devront faire pres­sion auprès du régime d’Assad, de l’Iran et de la Rus­sie pour mettre fin au conflit dans des condi­tions que les arabes sun­nites accep­te­ront. Ce sera plus facile si on dis­pose d’une base sûre, indé­pen­dante et influente à l’intérieur de la Syrie. Le pré­sident Trump devrait s’affranchir des rai­son­ne­ments erro­nés et de la pla­ni­fi­ca­tion inadap­tée héri­tés de son pré­dé­ces­seur. Il peut trans­for­mer cette lutte, mais seule­ment en trans­for­mant l’approche qu’en a l’Amérique »

Un nou­veau plan pour la Syrie

En d’autres termes, les néo­con­ser­va­teurs sont de retour avec leur habi­le­té à jouer avec les mots et leurs manœuvres stra­té­giques pour ame­ner les forces armées état­su­niennes à accom­plir un pro­jet de « chan­ge­ment de régime » en Syrie.

Ils pen­saient avoir qua­si­ment atteint ce but en fai­sant por­ter au gou­ver­ne­ment syrien la res­pon­sa­bi­li­té de la mys­té­rieuse attaque au gaz sarin qui a eu lieu dans la ban­lieue de Damas le 21 août 2013 et en pié­geant ain­si Oba­ma qui se serait trou­vé for­cé de lan­cer une attaque aérienne d’envergure contre l’armée syrienne.

Mais le pré­sident Vla­di­mir Pou­tine est inter­ve­nu et il a réus­si à ce que le pré­sident syrien Bachar el-Assad livre toutes ses armes chi­miques, même si ce der­nier conti­nuait à nier avoir joué le moindre rôle dans l’attaque au sarin.

L’intercession de Pou­tine, en met­tant en pièces le rêve des néo­con­ser­va­teurs d’un « chan­ge­ment de régime » en Syrie, l’a pro­pul­sé en haut de la liste de leurs enne­mis. Des néo­con­ser­va­teurs impor­tants, comme Carl Gersh­man, pré­sident du Natio­nal Endow­ment for Demo­cra­cy, n’ont pas tar­dé alors à prendre l’Ukraine pour cible, ce qui, pour Gersh­man, consti­tuait « la plus belle récom­pense » et une pre­mière étape qui devait abou­tir à la des­ti­tu­tion de Pou­tine à Moscou.

C’est à la secré­taire adjointe Vic­to­ria « Toria » Nuland qu’est reve­nu de super­vi­ser le « chan­ge­ment de régime » en Ukraine. L’un des coups de fil qu’elle a don­né sur une ligne non sécu­ri­sée fin jan­vier ou début février 2014 a été inter­cep­té, et on l’y entend par­ler avec l’ambassadeur en Ukraine, Geof­frey Pyatt, d’« arran­ger » ou d’« accou­cher » un chan­ge­ment dans le gou­ver­ne­ment élu du pré­sident Vik­tor Ianoukovitch.

Quelques semaines plus tard, les com­bat­tants néo­na­zis et ultra­na­tio­na­listes étaient en pre­mière ligne de l’attaque vio­lente contre les bâti­ments gou­ver­ne­men­taux et ont for­cé Ianou­ko­vitvh et d’autres res­pon­sables à s’enfuir pour sau­ver leur vie tan­dis que le gou­ver­ne­ment état­su­nien se dépê­chait de saluer le gou­ver­ne­ment issu du coup d’État comme « légitime ».

Mais le putsch ukrai­nien a conduit à la séces­sion de la Cri­mée et à une san­glante guerre civile dans l’est de l’Ukraine contre la mino­ri­té eth­nique russe, des évé­ne­ments que le dépar­te­ment d’État et les médias occi­den­taux ont qua­li­fié d’« agres­sion russe » ou d’« inva­sion russe ».

Ain­si, depuis les der­nières années de l’administration Oba­ma, tout était en place pour que les néo­con­ser­va­teurs et la famille Kagan mènent à bien la der­nière étape de leur plan stra­té­gique qui consis­tait à accu­ler la Rus­sie et à ins­ti­tuer un « chan­ge­ment de régime » en Syrie.

Tout ce qu’il fal­lait, c’était qu’Hillary Clin­ton soit élue pré­si­dente. Pour­tant, éton­nam­ment, ces plans si bien conçus ont échoué. Bien qu’il ne soit pas, d’une manière géné­rale, apte à la pré­si­dence, Trump a bat­tu Clin­ton, amère décep­tion pour les néo­con­ser­va­teurs et leurs alliés pro­gres­sistes interventionnistes.

Pour­tant, la pré­ten­due #Resis­tance à la pré­si­dence de Trump et l’utilisation sans pré­cé­dent par le pré­sident Oba­ma de ses agences de ren­sei­gne­ment pour dépeindre Trump comme un « can­di­dat ven­du aux Russes » a don­né un nou­vel espoir aux néo­con­ser­va­teurs pour la mise en œuvre de leur ordre du jour.

Il ne leur a fal­lu que quelques mois pour se réor­ga­ni­ser et se regrou­per, mais ils ont main­te­nant l’espoir d’exercer sur Trump, à pro­pos de la Rus­sie, une pres­sion si forte qu’il n’aura plus d’autre choix que de se lais­ser convaincre par leurs plans bellicistes.

Comme c’est sou­vent le cas, la famille Kagan a défi­ni la stra­té­gie : for­cer les répu­bli­cains à se joindre à la cam­pagne de déni­gre­ment de la Rus­sie et à per­sua­der un Trump radou­ci de lan­cer une inva­sion à grande échelle de la Syrie. Et dans cette entre­prise, les Kagan uti­lisent Démo­crates et pro­gres­sistes comme fantassins.

Robert Par­ry.

Le jour­na­liste d’investigation Robert Par­ry a dévoi­lé une grande par­tie des scan­dales Iran-Contra pour l’Associated Press et News­week dans les années 1980.

Source : Consor­tium News, le 15/03/2017

Tra­duit par les lec­teurs du site www​.les​-crises​.fr. Tra­duc­tion libre­ment repro­duc­tible en inté­gra­li­té, en citant la source.

http://​www​.les​-crises​.fr/​l​e​s​–​k​a​g​a​n​–​s​o​n​t​–​d​e​–​r​e​t​o​u​r​–​l​e​s​–​g​u​e​r​r​e​s​–​v​o​n​t​–​s​u​i​v​r​e​–​p​a​r​–​r​o​b​e​r​t​–​p​a​r​ry/


Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​3​5​7​0​2​2​9​2​317

[Démocratie directe, l’exemple suisse] La Landsgemeinde, mieux que les médias sociaux (par Wolf Linder)

Moi qui suis assez vieux tout de même, c’est la pre­mière fois de ma vie que je n’ai pas voté élu mon pro­chain maître.

Je me suis abs­te­nu, pour évi­ter de faire des bêtises, per­du dans le choix lamen­table qui m’é­tait impo­sé par les ultra-riches et leurs serviteurs.

Cette élec­tion pré­si­den­tielle fut donc un épi­sode par­ti­cu­liè­re­ment odieux de pré­ten­due « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive » : on te met le pis­to­let (d’ex­trême droite) sur la tempe (chan­tage qui prend des années à mettre en place, grâce aux médias qu’il a fal­lu ache­ter pour ça) et un dimanche fatal, on te dit :

« tu dois voter :

- soit pour la pré­ten­due « Union euro­péenne » — c’est-à-dire la per­pé­tua­tion de la schlague de l’or­do­li­bé­ra­lisme alle­mand et l’as­ser­vis­se­ment par la dette, les concur­rences déloyales du « libre-échange », les délo­ca­li­sa­tions et la dés­in­dus­tria­li­sa­tion, les « tra­vailleurs déta­chés », le chô­mage de masse et les bas salaires, l’es­pion­nage géné­ra­li­sé et la colo­ni­sa­tion du pays par les USA, et puis fina­le­ment le pillage et la dévas­ta­tion bien­tôt comme les pauvres Grecs —,

- soit pour… « le péril fas­ciste » (sic)…

Allez, main­te­nant, vote ! »

Heu, non.

Tout compte fait, en cette occur­rence cala­mi­teuse, même le vote blanc valide l’es­cro­que­rie repré­sen­ta­tive : j’ai relu Liber­tad et je me suis abstenu.

66% des gens qui élisent Macron (!), leur pire enne­mi (et, bien enten­du, rien à foutre de l’abs­ten­tion, des blancs et des nuls)… La pré­dic­tion de Toc­que­ville (la devise des riches) s’est encore par­fai­te­ment confir­mée : « je ne crains pas le suf­frage uni­ver­sel : les gens vote­ront comme on leur dira ».

Après cet épi­sode odieux, donc, je vous pro­pose de reve­nir aux fon­da­men­taux (quel contrat social allons-nous mettre en place nous-mêmes, pré­ci­sé­ment, dès que nous serons assez nom­breux à être deve­nus vrai­ment consti­tuants ?), avec cet article de Wolf Lin­der, aima­ble­ment tra­duit par Domaine public.

Avant de vous lais­ser le lire, je vous rap­pelle que c’est à VOUS, per­son­nel­le­ment, quo­ti­dien­ne­ment, de réflé­chir à la consti­tu­tion et de vous entraî­ner à consti­tuer, pour, le jour où il sera ques­tion de chan­ger de contrat social, être prêt à refu­ser d’é­lire une assem­blée consti­tuante et prêt à exi­ger soit de par­ti­ci­per vous-même à l’é­cri­ture, soit que l’AC soit tirée au sort par­mi de simples mais vrais citoyens (donc constituants).

Pas de démo­cra­tie sans citoyens consti­tuants et vigilants.

Bon cou­rage à tous
(parce que là, on va perdre à la fois le droit du tra­vail, la sécu­ri­té sociale, la retraite, et j’en passe… dans l’im­puis­sance poli­tique la plus totale).

Étienne.

Voir aus­si Démo­cra­tie directe : avan­tages et inconvénients


La Landsgemeinde, mieux que les médias sociaux

La vraie démo­cra­tie sup­pose d’assumer son opi­nion et de la confron­ter à celle des autres

icone auteurWOLF LINDER | icone calendrier 8 mai 2017 | icone calendrier DP 2164

Photo jimynu
Pho­to jimy­nu (licence CC)

Durant de longues années, je ne comp­tais pas par­mi les fer­vents admi­ra­teurs de l’institution de la Land­sge­meinde, par­ta­geant un scep­ti­cisme très répan­du : dans de telles assem­blées, le secret du vote n’existe pas.

Cha­cun peut voir com­ment et pour qui vote son fils, son voi­sin ou son employé. Le talent ora­toire d’un Lan­dam­man peut influen­cer l’avis de l’assemblée. Le décompte d’une courte majo­ri­té est presque impos­sible lors d’un vote à main levée.

On se sou­vient encore de l’entêtement des Appen­zel­lois des Rhodes-Inté­­rieures qui ont refu­sé à plu­sieurs reprises le droit de vote à leurs femmes. Il a fal­lu qu’une poi­gnée de vaillantes Appen­zel­loises portent la cause jusqu’au Tri­bu­nal fédé­ral pour obte­nir en 1990 les droits poli­tiques dont les autres Suis­sesses béné­fi­ciaient depuis long­temps. A cette époque, j’aurais voté comme les Nid­wal­diens et les Appen­zel­lois des Rhodes-Exté­­rieures qui ont abo­li leur Land­sge­meinde dans les années 90.

Aujourd’hui, seuls les can­tons de Gla­ris et d’Appenzell Rhodes-Inté­­rieures connaissent encore une assem­blée annuelle du corps élec­to­ral qui élit ses auto­ri­tés, se pro­nonce sur les finances et sur les ques­tions impor­tantes – telle l’interdiction de la bur­ka, refu­sée dimanche 7 mai 2017. Seraient-ils donc les der­niers à célé­brer ce folk­lore et à tenir à cette vieille tra­di­tion n’ayant plus de place à notre époque ?

Mes pre­miers doutes sont appa­rus il y a une dizaine d’années lors d’une dis­cus­sion avec Marianne Klei­ner, pre­mière conseillère d’Etat d’Appenzell Rhodes-Exté­­rieures, puis conseillère natio­nale (PRD). Celle-ci s’est bat­tue sans suc­cès pour réin­tro­duire la Land­sge­meinde à Tro­gen et Hund­wil (AR), échouant mal­gré un argu­men­taire remar­quable. Et en 2006, à Gla­ris, une motion de jeunes socia­listes pro­po­sant la fusion des 25 com­munes du can­ton en trois nou­velles com­munes fut accep­tée par la Land­sge­meinde. Une année plus tard, la même assem­blée fai­sait de Gla­ris le pre­mier can­ton – et tou­jours le seul – à connaître le droit de vote à 16 ans.

Il s’agissait donc de bien autre chose que de folk­lore. Par la suite, deux tra­vaux de recherche menés sous ma direc­tion à l’Institut de science poli­tique de l’Université de Berne ont par­ache­vé mon revi­re­ment d’opinion.

Le pre­mier, la thèse de doc­to­rat de Hans­pe­ter Schaub, com­pare la qua­li­té de la démo­cra­tie telle que pra­ti­quée dans la Land­sge­meinde d’une part, et par le vote dans les urnes d’autre part, dans six can­tons ; le second tra­vail inter­roge un mil­lier de citoyens gla­ron­nais sur leur expé­rience de la Land­sge­meinde, afin de savoir de quelle manière les débats à l’assemblée ont contri­bué à for­mer leur propre opi­nion. De plus, il s’agissait de véri­fier l’intensité du sou­tien à la démo­cra­tie d’assemblée.

Les deux tra­vaux montrent une image nou­velle et fas­ci­nante de cette ins­ti­tu­tion. Le vote dans les urnes voit l’initiative et le réfé­ren­dum contre les déci­sions du par­le­ment se sub­sti­tuer à l’assemblée des citoyens. Un tel sys­tème per­met une plus grande indé­pen­dance de la jus­tice et accroît la capa­ci­té d’action du gou­ver­ne­ment. Par contre, la démo­cra­tie « radi­cale » de la Land­sge­meinde élar­git les pos­si­bi­li­tés de choix du peuple et per­met aux citoyennes et aux citoyens de véri­ta­ble­ment déci­der sur un plus grand nombre de dos­siers. La Land­sge­meinde per­met éga­le­ment de mieux cla­ri­fier la res­pon­sa­bi­li­té du gou­ver­ne­ment. Mais le plus sur­pre­nant est la qua­li­té démo­cra­tique des débats tenus dans l’enceinte de la Land­sge­meinde, révé­lé par les deux études.

Certes, un quart seule­ment du corps élec­to­ral par­ti­cipe à l’assemblée. Mais les Gla­ron­nais sont fiers de leur ins­ti­tu­tion et per­çoivent les déci­sions prises comme par­ti­cu­liè­re­ment cré­dibles. Et à rai­son, car l’assemblée est le théâtre de réels et vifs débats sur les ques­tions de poli­tique can­to­nale. L’étude détaillée de deux objets sou­mis à vota­tion a mon­tré qu’une bonne par­tie des par­ti­ci­pants ont for­mé leur avis au cours de l’assemblée. Les nou­veaux argu­ments lan­cés dans le débat ont influen­cé la for­ma­tion de l’opinion. Les per­sonnes inter­ro­gées accordent une forte cré­di­bi­li­té aux pro­po­si­tions for­mu­lées par les per­sonnes direc­te­ment concer­nées par le pro­blème dis­cu­té et par des citoyens sans man­dat élec­tif. Si leur point de vue est bien argu­men­té, il peut empor­ter l’adhésion.

Une étude plus ancienne, por­tant sur la révi­sion du plan géné­ral d’affectation des sols dans 60 com­munes du can­ton de Zurich, arrive à des conclu­sions simi­laires : les pro­po­si­tions véri­ta­ble­ment nou­velles émergent lors de l’assemblée com­mu­nale cen­sée adop­ter le nou­veau plan, soit à la fin du pro­ces­sus de révi­sion, et non lors des étapes pré­cé­dentes qui passent par la consul­ta­tion des par­tis ain­si que des asso­cia­tions et des groupes d’intérêts concernés.

Ces avan­tages devraient contri­buer à expli­quer pour­quoi cer­taines com­munes suisses alé­ma­niques ont abo­li les conseils com­mu­naux intro­duits dans les années 1970. Dans les villes, le vote à l’urne devrait res­ter, pour des rai­sons pra­tiques, la seule solu­tion pos­sible. Mais les com­munes pour qui l’assemblée fonc­tionne bien n’ont pas de rai­son de se « moder­ni­ser » en lui sub­sti­tuant un conseil élu. En outre, nous devrions évi­ter de mon­ter les sys­tèmes l’un contre l’autre. Selon Schaub, les deux ont leurs avan­tages et leurs incon­vé­nients et s’avèrent en de nom­breux points com­pa­rables en termes de qua­li­té du sys­tème démo­cra­tique local. L’absence de secret lors du vote en assem­blée géné­rale pose encore un réel pro­blème – que le recours au smart­phone per­met­trait de résoudre.

Mais quelles sont, alors, les rai­sons de la grande qua­li­té des débats dans une démo­cra­tie d’assemblée, non seule­ment dans les Land­sge­meinde mais éga­le­ment dans les cen­taines d’assemblées com­mu­nales à tra­vers le pays ? Tout d’abord, se lever pour sou­mettre une pro­po­si­tion à une assem­blée requiert du cou­rage : son auteur sait qu’elle ne va pas plaire à tout le monde. Ce cou­rage ne va pas de soi ;  j’ai par­ti­ci­pé à des assem­blées où j’en ai moi-même man­qué, ce que j’ai regret­té ulté­rieu­re­ment. Ce cou­rage se retrouve dans la plu­part des assem­blées où les pro­po­si­tions de ces valeu­reux inter­ve­nants sont pro­ba­ble­ment appré­ciées tout comme dans le « ring » glaronnais.

En outre, la liber­té d’expression dans le cadre d’une assem­blée publique ne consti­tue pas seule­ment un droit mais impose un devoir envers soi-même. On doit répondre de ce qu’on dit. Voi­là la grande dif­fé­rence avec l’anonymat de ces médias sociaux où règnent scan­dales et fausses infor­ma­tions et où se mobi­lise une com­mu­nau­té vir­tuelle d’individus par­ta­geant des opi­nions ana­logues – mais dont per­sonne ne répond ni de ses propres affir­ma­tions ni des « infor­ma­tions » qu’il par­tage géné­reu­se­ment. Enfin les pro­po­si­tions pré­sen­tées en assem­blée se doivent d’être jus­ti­fiées dans les faits. Elles abou­tissent à une dis­cus­sion du pour et du contre, indis­pen­sable pour une déci­sion démo­cra­tique où ne s’impose aucune cer­ti­tude, ni du bien, ni du juste.

Wolf Lin­der

Une pre­mière ver­sion de cet article a paru en alle­mand dans l’hebdomadaire Die Welt­woche.

Source : Domaine public, https://​www​.domai​ne​pu​blic​.ch/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​3​1​490 

 

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​1​9​3​3​0​5​5​7​317

Plus de chèques en blanc aux élus : mettez en place le Référendum d’Initiative Citoyenne !

Une péti­tion pro­po­sée par Oli­vier Ber­ruyer, sur les​-crises​.fr :
http://​www​.les​-crises​.fr/​p​l​u​s​–​d​e​–​c​h​e​q​u​e​s​–​e​n​–​b​l​a​n​c​–​a​u​x​–​e​l​u​s​–​m​e​t​t​e​z​–​e​n​–​p​l​a​c​e​–​l​e​–​r​e​f​e​r​e​n​d​u​m​–​d​i​n​i​t​i​a​t​i​v​e​–​c​i​t​o​y​e​n​ne/

Aujourd’­hui scan­da­leu­se­ment inter­dit au peuple par les poli­ti­ciens, le RIC est pour­tant un MINIMUM indis­pen­sable dans une « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive » digne de ce nom
(alors que, bien sûr, le RIC ne ser­vi­rait à rien dans une vraie démo­cra­tie — donc directe — où le peuple vote­rait lui-même toutes ses lois).

Mais, JAMAIS les pro­fes­sion­nels de la poli­tique ne nous don­ne­ront le RIC (le vrai), car ils sont en conflit d’in­té­rêts dans le pro­ces­sus consti­tuant : ils ont tous un inté­rêt per­son­nel contraire à l’in­té­rêt géné­ral : res­ter les seuls à déte­nir l’i­ni­tia­tive des lois.

Donc, si la plèbe veut le RIC, et elle en a bien besoin, il fau­dra qu’elle apprenne à l’ins­ti­tuer elle-même.

Ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pouvoir.

Pas de démo­cra­tie sans citoyens constituants.

———————

Comme d’ha­bi­tude, une péti­tion ne sert pas à influen­cer les pro­fes­sion­nels de la poli­tique, qui sont le plus sou­vent des men­teurs pro­fes­sion­nels, des voleurs de pou­voir et des enne­mis du peuple, de la plus mau­vaise foi qui soit dans le pro­ces­sus consti­tuant, mais une péti­tion sert à lan­cer à la can­to­nade des cris de ral­lie­ment, entre nous, et à réveiller des endormis 🙂 

———————

Et n’ou­bliez pas, tous les jours, d’in­vi­ter la consti­tu­tion dans vos conver­sa­tions : c’est en for­geant qu’on devient for­ge­ron ; c’est en consti­tuant qu’on devient citoyen.

Étienne.

—–

PS : demain, on élit un maître, au lieu de voter nos lois.

Demain soir, on réin­tègre notre cel­lule, dans la pri­son poli­tique du par­le­men­ta­risme, pour 5 ans d’ex­ploi­ta­tion renou­ve­lée et aggravée. 

Mais en éli­sant, on valide nous-mêmes le sys­tème de domi­na­tion par­le­men­taire (qui a engen­dré cette salo­pe­rie de « capi­ta­lisme », l’empire des grands mar­chands), certes sous la pres­sion d’un chan­tage de plus en plus odieux, mais on le valide quand même.

Pas de démo­cra­tie sans tirage au sort.
Pas de démo­cra­tie sans citoyens constituants.

Essayez les ate­liers consti­tuants, vous ver­rez, c’est une façon adulte de faire de la poli­tique, c’est enthou­sias­mant, c’est sti­mu­lant, c’est exci­tant, c’est valo­ri­sant, c’est éner­gi­sant ; jour après jour, on gran­dit : on ne demande rien à per­sonne, on se hisse au rang de sou­ve­rain, on s’ha­bi­tue à pen­ser en sou­ve­rain, en adulte, au-des­­sus des repré­sen­tants, on sort de l’en­fance (de la parole inter­dite), on conteste l’hé­té­ro­no­mie que nous imposent les « élus », on apprend à assu­mer notre auto­no­mie, on devient des adultes politiques.

La liber­té ne se demande pas, elle se prend.

Si l’on veut un jour consti­tuer, il faut dès aujourd’­hui nous entraî­ner, per­son­nel­le­ment, quo­ti­dien­ne­ment, courageusement.

Bon cou­rage, bande de virus 🙂

Rap­pel, pour ceux qui ne savent pas (encore) très bien ce qu’est le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire (RIC) 🙂
httpv://www.youtube.com/watch?v=iYgXksRpxb0
(Cette vidéo devrait bien inté­res­ser tous les virus démocratiques 🙂 )

[Nicolas Grégoire, lanceur d’alerte, muselé par TOUS les journalistes du pays : « pas avant le 2ème tour » : ] Bayrou, soutien de Macron, accusé d’emplois fictifs et autres turpitudes, et pourtant… SILENCE TOTAL de « La Pravda des milliardaires » (lémédia)

L’homme qui raconte son his­toire ci-des­­sous, Nico­las Gré­goire, lan­ceur d’a­lerte, accuse Bay­rou (sou­tien de Macron) de graves délits (du même ton­neau que ceux de Fillon) et pour­tant, il est com­plè­te­ment bla­ck­lis­té — aucune enquête com­plé­men­taire, même pas un simple relais — par TOUS les chefs « jour­na­listes » du pays (qui ne s’a­charnent que contre FF et MLP) ; c’est inté­res­sant, on dirait un cas d’é­cole, pour étu­dier le nau­frage du jour­na­lisme ven­du aux riches. 

Bien sûr, il fau­drait véri­fier tout ça, mais, pré­ci­sé­ment, le fait de ne pas en par­ler du tout (jus­qu’à l’é­lec­tion pro­tec­trice) est assez révol­tant quand on se sou­vient du foin que tout le monde média­tique a fait illi­co chaque jour contre FF et MLP. 

La Prav­da des mil­liar­daires (lémé­dia) dis­pose de deux poids et deux mesures pour « infor­mer » — c’est-à-dire fabri­quer le consen­te­ment (© Chom­sky) de — la plèble.

Même les gars de Media­part, qu’on pen­sait incor­rup­tibles, étouffent l’affaire… ???

Appa­rem­ment, TOUT le sys­tème de domi­na­tion VEUT Macron
(notre pro­chain bour­reau ban­quier, vous savez, celui qui veut (car­ré­ment) détruire la sécu­ri­té sociale, l’é­té, par ordon­nances, sans être ralen­ti par le par­le­ment => son pre­mier enga­ge­ment = « sup­pri­mer les coti­sa­tions sociales salariales » !!!!) ;
il leur faut Macron, à tout prix


Tout se passe comme pré­vu. Pic­ture ©Loui­son, all rights reserved

Ça me rap­pelle for­te­ment la cam­pagne réfé­ren­daire de 2005 : à l’é­poque, déjà, ceux qui résis­taient à l’UE étaient tous consi­dé­rés par lémé­dia comme des racistes « d’ex­trême droite »…

Alors que le vrai fas­cisme est finan­cier et que son prin­ci­pal méca­nisme d’as­ser­vis­se­ment des peuples euro­péens s’ap­pelle aujourd’­hui « Union euro­péenne ».

Voyez vous-mêmes com­ment Nico­las Gré­goire nous interpelle.

Étienne.

#Lan­ceur­Da­lerte
#Bay­rou­Ma­cron­Gate


Pas avant le deuxième tour

Source : https://medium.com/@nicolasgregoire/pas-avant-le-deuxi%C3%A8me-tour-593526d58a2a

En dénonçant Bayrou, je voulais changer la politique. Censuré, espionné, cambriolé, j’ai découvert que je ne pouvais pas gagner.

Tout se passe comme pré­vu. Pic­ture ©Loui­son, all rights reserved

Le 2 avril, j’ai décrit dans une tri­bune mon par­cours dans les bas fonds de la poli­tique. Emplois fic­tifs, extor­sion, agres­sions sexuelles, tout y était, ver­sion Fran­çois Bay­rou. Plus de soixante-dix mille lec­teurs plus tard, j’ai décou­vert les des­sous d’une élec­tion ou tout s’accordait, jusqu’au som­met de l’Etat, pour pro­té­ger Emma­nuel Macron. Chro­nique d’un échec annon­cé. Et d’une France qui n’est pas la nôtre.

Maintenant ou jamais

“Bon­jour ! Je m’appelle Nico­las Gré­goire, j’ai eu deux emplois fic­tifs à l’UDF pour Fran­çois Bay­rou. Et aujourd’hui, je balance”

C’était le bon moment : un mois avant le pre­mier tour. Dans une élec­tion qui s’annonçait ser­rée. Avec un bon texte, des preuves et une cam­pagne sur les réseaux sociaux, tout le monde m’entendrait. Les médias, d’abord réti­cents, fini­raient par relayer. Et Fran­çois Hol­lande, sou­cieux de sa répu­ta­tion et peu enclin à pro­té­ger enne­mis et traîtres, res­te­rait neutre.

En lisant mon brouillon, mes amis découvrent un Nico­las incon­nu, un peu inquié­tant. “Tout est vrai, sauf le rez-de-chaus­­sée. Je pré­fère qu’on ne sache pas à quel étage j’habite”. Après quelques jours de relec­ture, ma sou­ris reste comme sus­pen­due au-des­­sus de Publier. Le temps ralen­tit. Avec l’angoisse des grandes déci­sions, mon doigt s’écrase sur le bouton.

Quinze minutes de célébrité

“Si vous devez lire une chose aujourd’hui, lisez-ça. Vrai­ment” — quelqu’un sur Twitter

D’abord par­ta­gé par trois per­sonnes, Fictif(s) se pro­page sur les réseaux sociaux. De pro­gram­meur en pro­gram­meur. Puis un jour­na­liste infor­ma­tique. Puis France Culture. Puis Cécile Duflot. Puis tout le monde. Pen­dant deux jours je regarde, fas­ci­né, mon his­toire sillon­ner la France. Et faire le tour des rédactions.

Très vite, les demandes d’interviews arrivent. En choi­sis­sant mes mots, je leur dis la même chose. Oui, la poli­tique, c’est vrai­ment ça : les avan­tages, les passe-droits. La vie en pre­mière classe. Oui, les emplois fic­tifs sont répan­dus. Dans tous les par­tis. “Ah bon, Fran­çois Bay­rou ne me connaît pas ? Pour­tant, quand il y avait une coquille dans le jour­nal du par­ti, il savait où me trou­ver !” J’insiste sur l’urgence de chan­ger la vie poli­tique avant que, demain ou après-demain, Marine Le Pen gagne l’Elysée. “Fran­çois Bay­rou a l’amnésie pra­tique. Je ne crois pas qu’il aura l’honneur d’admettre. Oui, il faut mora­li­ser la vie poli­tique. Mais Bay­rou ne peut en être ni la cau­tion, ni l’instrument”.

Le jour de la paru­tion de Fictif(s), je reçois un email d’un jour­na­liste de Marianne. “Compte-tenu de sa qua­li­té, seriez-vous inté­res­sé pour une éven­tuelle reprise sur le site de Marianne ?” J’accepte. Deux jours plus tard, je relance. Aucune réponse. Le len­de­main, Marianne publie deux pages d’interview exclu­sive de Fran­çois Bayou.

Media­part, qui n’avait pas vou­lu de mon papier, le publie main­te­nant sans mon auto­ri­sa­tion. En signant “la rédac­tion de Media­part”. Mes mails de pro­tes­ta­tion et de demande d’accès abon­né n’ont pas de réponse.

Très vite, la qua­li­té de mes conver­sa­tions télé­pho­niques avec les jour­na­listes est par­ti­cu­liè­re­ment mau­vaise. Après deux ou trois minutes, les voix se hachent, deviennent métal­liques. “Vous voyez, j’habite dans une zone où ça capte plu­tôt mal. Ça va, mais je capte tout juste. Et là, clai­re­ment, quand j’appelle cer­taines per­sonnes, de la bande pas­sante s’échappe quelque part”.

Je contacte le Canard Enchaî­né, dont je connais le rédac­teur en chef, Erik Emp­taz. “Le Canard vous remer­cie d’avoir pen­sé à lui, me répond la secré­taire de rédac­tion. Votre mes­sage est trans­mis à Erik Emp­taz”. Sou­la­gé, je réponds “vous vous réveillez enfin, c’est bien. Je com­men­çais à me deman­der si vous pro­té­giez Bay­rou”. Le Canard ne publie­ra rien. Et enchaî­ne­ra les révé­la­tions sur Fillon et Le Pen.

Les inter­views s’enchaînent. On m’enregistre. On prend note. J’avertis : “Atten­tion, il va y avoir des pres­sions !” Et tou­jours la même réponse. “Ah mais Bay­rou et ses amis ne font pas la loi chez nous !” Et le sujet ne sort pas.

6 avril. Pour répondre aux demandes des médias et faire taire les mau­vaises langues, je publie toutes mes preuves sur Twit­ter. Et mets les ori­gi­naux en lieu sûr. Corinne Lepage, qui avait avant moi dénon­cé les emplois fic­tifs chez Fran­çois Bay­rou, ret­weete immé­dia­te­ment. Deux minutes plus tard, elle se rétracte.

22h. Dans un appar­te­ment éteint et silen­cieux, je lis à côté de ma fille qui dort à poings fer­mé. Mon chien bon­dit en direc­tion de la porte d’entrée en pous­sant des hur­le­ments. Exac­te­ment comme il y a huit ans, quand on essayait de me cam­brio­ler. Je me lève. “Qu’est ce qui se passe, mon chien ?” J’entends quelqu’un déva­ler l’escalier. Je reste là, une bonne minute. Le doute s’installe. Dans quoi me suis-je foutu.

Ca sort !

“C’est lui, Gré­goire, qui vous a don­né ça ? Il est gon­flé, le mec !” — Jean-Jacques Hyest, devant mon contrat de travail

Quand les autres rédac­tions bloquent le sujet, Her­vé Cham­bon­nière, grand repor­ter au quo­ti­dien régio­nal Le Télé­gramme, mène son enquête. Avec sérieux, cou­rant après le scoop, il ana­lyse mes preuves, appelle mon ancienne secré­taire de rédac­tion. Qui lui confirme que je tra­vaillais au par­ti. Il rend visite à Jean-Jacques Hyest et Ambroise Guel­lec, mes finan­ciers. Qui nient me connaître et m’avoir embau­ché. “Après 1988, impos­sible !” lui jure Hyest. Avant de retrou­ver la mémoire, devant un CDI signé de sa main.

Quatre jours après mes révé­la­tions, le Télé­gramme sort en exclu­si­vi­té un article d’une page.

Bay­rou se réfu­gie der­rière son entou­rage, qui crie à l’élucubration. J’exulte. J’ai dû m’auto-publier. Me dénon­cer. Mais la véri­té, main­te­nant, règne. Et Syl­vain Maillard, porte parole d’En Marche, me suit sur Twitter.

Le Télé­gramme en poche, j’appelle l’AFP. On prend mon mes­sage. A 20h, un SMS. “Bon­jour, je suis jour­na­liste AFP au bureau de Rennes. Pou­­vons-nous nous ren­con­trer ?” Tout sou­rire, mon ex-femme me dit “tu avais rai­son. Il suf­fi­sait qu’un seul le sorte !” L’ancien du Figa­ro, naguère si pes­si­miste, me félicite.

Et pour­tant les beaux jours sont ter­mi­nés. Je vais décou­vrir les rouages d’une machine à influen­cer le résul­tat de l’élection pré­si­den­tielle. Une alliance d’intérêts dont je n’aurais jamais devi­né l’existence ou l’ampleur.

Pressions, surveillance et petites lâchetés

“Mon rédac­teur en chef ne veut pas le pas­ser. Je com­prends pas, je lui ai mon­tré les preuves” — un jour­na­liste de RMC.

10 avril. Trois jour­na­listes d’Europe 1 me contactent en cinq minutes. A Paris, un homme à la voix de chro­ni­queur m’enregistre dans la cabine. “Met­tez vos cein­tures, le tour­billon média­tique va com­men­cer”, dis-je à mes proches. On me dit que ça va pas­ser au jour­nal de 18 heures, ou à la mati­nale. Et le len­de­main, sur Europe 1, j’entends : “sinon en poli­tique aujourd’hui, pas grand-chose. On tourne en rond”.

Je contacte le jour­na­liste. “On va le pas­ser votre témoi­gnage, me dit-il. Mais il y a beau­coup d’actu en ce moment”. Aga­cé, je pro­longe par tex­to. “Bay­rou, c’est au moins 12 ans de per­ma­nents du siège payés avec des contrats par­le­men­taires : vous avez mon témoi­gnage en 97 et celui de Lepage en 2009. (…) C’est un sys­tème cou­vert par tout le monde, amnis­tié cette année par un gou­ver­ne­ment de gauche. On n’est pas dans l’anecdote. C’est un scan­dale énorme. Faites votre enquête”. Une semaine après, je relance. On me répond “ce sujet est en attente”.

11 avril. Après un détour obli­ga­toire sur une mes­sa­ge­rie cryp­tée, je vois la jour­na­liste de l’AFP au café du coin. Nous par­lons lon­gue­ment. Elle semble très intéressée.

12 avril. France Info m’invite à la mati­nale. “A la suite de votre annonce sur l’emploi fic­tif en tant qu’attaché par­le­men­taire, seriez-vous dis­po­nible pour qu’on en dis­cute pour une éven­tuelle inter­view en stu­dio demain matin à 7h40 ?” J’accepte. Quelques heures plus tard, la char­gée de pro­duc­tion me dit “non, c’est trop com­pli­qué pour demain. (…) Et comme on a déjà fait un sujet des­sus ma rédac­tion en chef pré­fère attendre. Je suis déso­lée”. Je ne trouve aucune trace du sujet. Je demande qu’on me donne le nom du jour­na­liste qui a cou­vert. Pas de réponse.

Le même jour, le res­pon­sable des inves­ti­ga­tions du Nou­vel Obser­va­teur me dit “je vais prendre vos coor­don­nées, un jour­na­liste va vous rap­pe­ler”. Per­sonne ne rap­pelle. Et pour­tant l’Obs couvre avec assi­dui­té les affaires Fillon et Le Pen.

Après un début fra­cas­sant, je me sens cer­né par un mur de silence. Au télé­phone, l’ancien du Figa­ro est furieux. “C’est très grave ! On parle d’une élec­tion pré­si­den­tielle ! Bien sûr que quand ton rédac-chef te refuse un sujet comme ça, tu as envie de ne rien dire pour ne pas perdre ta place. Mais jour­na­liste, c’est pas n’importe quel métier ! On a des res­pon­sa­bi­li­tés ! Il faut s’insurger !”

L’enthousiasme fait place à l’impatience. Puis à l’indignation. J’interpelle jour­na­listes et rédac­tions sur Twit­ter. “Et ça, pour­quoi vous n’en par­lez pas ?” Je contacte les quo­ti­diens. Ils connaissent mon papier, que de nom­breux jour­na­listes ont relayé sur les médias sociaux. J’envoie des mails à des adresses sou­vent bien cachées. En y met­tant des pis­teurs très sophis­ti­qués. Cer­tains ne les détectent pas. A Libé­ra­tion, l’Express, on ouvre mon mail, on clique sur ma tri­bune. Je les vois faire en direct. Et il ne se passe rien. D’abord réser­vé, Her­vé Cham­bon­nière finit par par­ta­ger mon incré­du­li­té. “C’est fou. Per­sonne ?” Ce qui n’était qu’une pos­si­bi­li­té devient pour moi une évi­dence : on pro­tège Fran­çois Bay­rou. Mais sur­tout, via lui, Emma­nuel Macron. La bonne socié­té pari­sienne a choi­si son candidat.

— T’as vu, ça sort nulle part !

— Attends, tu viens avec des preuves, et tu n’as aucun rédac-chef qui sort le truc, parce qu’ils ont tous peur d’être punis. Je vais te dire notre pro­fes­sion, elle est morte.

Silences et barbouzeries

“Le mes­sage est très clair : tu ne sor­ti­ras rien le week-end du pre­mier tour. C’est déjà ser­ré, tu vas pas faire chier”

18 avril. Je for­mate mon télé­phone et mets à jour sa sécu­ri­té. Les pro­blèmes de bat­te­rie et de qua­li­té sonore disparaissent.

20 avril. Sur l’écran de mon ordi­na­teur, une alerte de l’antivirus. “Votre pro­tec­tion est désac­ti­vée”. Impos­sible de reprendre la main sur le sys­tème. Au bout de trois minutes, tout revient à la normale.

21 avril. J’écris à un jour­na­liste de Libé­ra­tion : “je viens avec des preuves d’un sys­tème de finan­ce­ment illé­gal d’un par­ti (fiches de paie, contrats de tra­vail, preuves que je bos­sais à l’UDF) et ça ne sort pas. (…) Tous les jours on sort des trucs (et c’est bien) sur Fillon et Le Pen. Et Bay­rou, allié de Macron, rien. C’est quand même plus que bizarre, vous ne trou­vez pas ? D’ailleurs pour­quoi Libé ou aucun quo­ti­dien natio­nal ne couvre ? J’aimerais qu’on m’explique en quoi les emplois fic­tifs chez Bay­rou ce n’est pas de la news.” Et j’ajoute, écoeu­ré : “puisque c’est ain­si, je vais sor­tir un deuxième papier sur les trucs hal­lu­ci­nants qui se passent de mon côté (…). En tous cas, je n’épargnerai personne”.

J’appelle ensuite une amie, jour­na­liste en Suède. En lui racon­tant ma semaine, j’ai l’impression d’évoluer dans une réa­li­té paral­lèle. Où l’information est sous contrôle. Où l’on espionne les lan­ceurs d’alertes. “Bon allez, je te laisse, dis-je, il faut que j’aille à la pis­cine avec ma fille. A bien­tôt !” Deux heures plus tard, je m’installe à mon bureau, allume mon ordi­na­teur. Rien. Des pans entiers de mon disque dur ont été effa­cés. Je pense à un pira­tage. Puis me sou­viens avoir éteint ma machine. Il fal­lait donc y accé­der phy­si­que­ment. On s’est intro­duit chez moi. Un ver­tige me prend. La voix trem­blante, j’appelle l’ancien du Figaro.

— On m’a effa­cé mon disque dur.

— Tu sais qui fait ça…

— Les services ?

— Bah oui… C’est illé­gal. Quelqu’un risque sa car­rière. Mais ils le font sur­tout pour te désta­bi­li­ser. Ne t’inquiètes pas, dans quinze jours, ça sera fini.

Com­ment les ser­vices auraient-ils pu aller si loin sans l’aval de l’Elysée ? En tous cas, mis­sion accom­plie. Alors que chaque jour sort une révé­la­tion sur Fillon ou le FN, le clan Macron a l’air blanc comme neige. Sur les pla­teaux télé, Fran­çois Bay­rou donne des leçons d’honnêteté. Et per­sonne ne lui pose la ques­tion qui dérange.

24 avril. Media­part sort un article, La revanche de Fran­çois Bay­rou. Ses détour­ne­ments de fonds n’y sont pas men­tion­nés, alors que Media­part dis­pose des preuves. Sur Twit­ter, encore une fois, je m’immisce. “Et les emplois fic­tifs de Bay­rou, vous ne cou­vrez pas ?” Silence. Cette nuit-là, je rêve que je rentre chez moi. Que quelqu’un m’attend dans mon entrée. Gan­té de cuir, pour m’étrangler.

— On va te trai­ter de para­no, de conspirationniste.

— Je m’en doute. Mais je me suis pas cam­brio­lé moi-même, non plus !

L’agence prend son temps

“Je vous prie d’arrêter d’être déso­bli­geant” — jour­na­liste de l’AFP

En plein bla­ckout média­tique, je m’accroche à l’AFP. Et encore une fois, j’attends. Le 18, une semaine après l’interview, la jour­na­liste me dit ne pas avoir “contac­té tous les pro­ta­go­nistes. Ca devrait sor­tir mar­di matin”.

Le 21 avril, jour de mon cam­brio­lage et ven­dre­di d’avant le pre­mier tour, nou­veau tex­to : “Avez-vous le contact de l’ancienne secré­taire de l’UDF ?” J’en suis sur le cul. Elle n’a même pas fini son article. “Dix jours pour faire une dépêche AFP ! Mais je te la dicte tout de suite, moi : ‘Un ancien assis­tant par­le­men­taire accuse Fran­çois Bay­rou d’avoir favo­ri­sé un sys­tème d’emplois fic­tifs…’ Ca tient en une colonne”.

L’AFP ajoute “je ne connais pas la date de publi­ca­tion, car nous atten­dons la réac­tion de M. Bay­rou”. Immé­dia­te­ment, je tape :

— C’est honteux.

— Par­don ?

— Bay­rou refuse de réagir en espé­rant que ça ne sorte pas et vous ren­trez dans son jeu. C’est hallucinant.

— Ecou­tez, ma col­lègue ne l’a pas encore contac­té car elle croule sous le tra­vail et je dois encore avoir M. Hyest. Evi­tez cer­tains com­men­taires. Bonne journée.

— Vous avez des preuves, des contrats de tra­vail. Le Télé­gramme est sor­ti il y a dix jours. Contrai­re­ment à vous, je dirai et j’écrirai ce que je voudrai.

— Vous n’allez pas me dic­ter ce que je dois faire ou écrire. Je vous prie d’arrêter d’être désobligeant.

— Oh, je ne vous dicte rien. Vous n’avez pas besoin de moi.

J’appelle Cham­bon­nière. “Je vais sor­tir un deuxième papier. Mais cette fois-ci, je vais m’attaquer aux médias”. Il a un blanc. “C’est pas une bonne idée”.

Iceberg, droit devant

“Tous les ani­maux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajou­té) il y en a qui le sont plus que d’autres.” — Georges Orwell, La ferme des animaux

Le soir, je regarde le bal­let des motards autour de la voi­ture de Macron. Le dîner dans son Fouquet’s à lui. Au diable les apparences.

Le mer­cre­di d’après le pre­mier tour, l’AFP me demande encore des pré­ci­sions. Quinze jours ! La dépêche n’est pas encore prête ! “Je n’ai jamais vu une atti­tude pareille, même Bay­rou que je viens d’avoir au télé­phone n’a pas été aus­si agres­sif”, me glisse miss AFP Bre­tagne. Elle m’écrit ensuite “l’unique rai­son pour laquelle je n’ai pas rédi­gé le papier c’est tout sim­ple­ment que je n’ai pas eu le temps. (…) Je vous aurais dit si mes chefs blo­quaient le papier”. Tout va bien alors. Mais cela n’a plus d’importance. “De toutes façons, écris-je en conclu­sion, il fal­lait que ça sorte avant le pre­mier tour, pour qu’acculés, Bay­rou et sur­tout son allié Macron fassent des pro­messes fortes. Main­te­nant que Macron est assu­ré d’avoir la pré­si­dence, tout cela ne sert plus à grand-chose. J’ai per­du mon pari”.

La dépêche devrait sor­tir quelques jours avant l’élection. Devrait. Hier sûre­ment confiant d’avoir Mati­gnon, Bay­rou tremble, pan­to­mime l’indignation. Il est sale, il le sait. Et pour­tant, il s’absout. Comme je l’ai enten­du dire en bureau poli­tique : “on me dit ‘tu ne ramènes pas autant queLéo­tard’. C’est vrai, et j’en suis fier”. “Et quand il reve­nait d’Afrique, rigole un élu, il avait les mains vides. Parce que c’était Lehi­deux qui por­tait les valises !”

En poli­tique, on a une drôle vision de la morale. Qui s’élastifie encore pour les élec­tions. Macron tra­hit Hol­lande. Valls tra­hit Hamon. Les Répu­bli­cains tra­hissent Jup­pé pour Fillon. Puis Fillon pour Jup­pé. Et retournent vers Fillon. Nico­las Dupont-Aignan tra­hit la Répu­blique. Et l’Elysée tra­hit la liber­té d’expression. Comme disait déjà Cicé­ron en s’adressant au Sénat : “vous êtes des putes”.

Cette réa­li­té, les grands médias la connaissent bien. Mais vous com­pre­nez, le peuple est trop sim­plet. Il faut lui tenir la main. Des grands médias contrô­lés par une poi­gnée de mil­liar­daires. Et des jour­na­listes poli­tiques emplis d’eux-mêmes. Inféo­dés. Accros aux confi­dences de cock­tails. A leurs places dans le Fal­con pré­si­den­tiel. Des jour­na­listes mépri­sés par les poli­tiques, qui jouissent à les manipuler.

Il est loin le temps où Mau­rice Maré­chal, direc­teur du Canard Enchaî­né, virait son jour­na­liste pour avoir eu la Légion d’honneur. “Il ne fal­lait pas la méri­ter !” Ces copi­nages, cette sou­mis­sion au clic de la grande presse, et sur­tout cette confu­sion entre infor­mer et occul­ter, font le lit des extrémismes.

Pen­dant ce temps, dans l’Aisne, un homme vole une pièce de vingt cen­times et écope d’un mois ferme. A Bor­deaux, un autre homme sans res­sources prend quinze jours pour un paquet de sau­cisses, des gâteaux et une brosse à dents. Et ma voi­sine fait des ménages au noir, pour com­plé­ter sa retraite. Avec qua­­rante-deux ans de coti­sa­tion et une pro­thèse de genou. Noyée dans les vaines pro­messes, une France s’écroule. Le Front Natio­nal a huit mil­lions de votants. Le 7 mai, ils seront peut-être le double. Dans cinq ou dix ans, ils fête­ront leur vic­toire. C’est le début de la fin pour une Cin­quième usée, presque impotente.

Les poli­tiques doivent être tenus en laisse. Il faut réfor­mer la rému­né­ra­tion des par­le­men­taires. Qu’ils arrêtent de l’utiliser pour s’acheter, léga­le­ment, des vil­las sur la côte d’Azur. Il faut punir sévè­re­ment toute cor­rup­tion. Tout favo­ri­tisme. Par une peine de pri­son ferme et l’inéligibilité à vie. Il faut une vraie trans­pa­rence. Que pour tout, les poli­tiques rendent des comptes. Il faut une nou­velle Répu­blique, avec comme modèle la Suisse.

Et sur­tout il faut sor­tir cette race de sei­gneurs de ses palais, ses ban­quets, ses voi­tures à cocardes, ses gardes armés, ses jets pri­vés, ses centre-villes pri­va­ti­sés. Ces poli­tiques qui ne repré­sentent qu’eux-mêmes.

La France appar­tient à ses habitants.

Epilogue

“C’est quand même sym­pa de la part de l’AFP de ne pas vou­loir per­tur­ber l’élection avec de veilles affaires. Comme pour Fillon !”

3 mai. His­toire de lais­ser une der­nière chance, j’écris encore à l’AFP.

— Bon­jour, vous êtes vrai­ment sûre que vos chefs ne bloquent pas le sujet ?

— Pour être hon­nête, je ne sais pas. Dès que j’en sais plus je vous dis. Ca peut effec­ti­ve­ment paraître après le second tour. Je ne suis plus déci­sion­naire depuis que je l’ai rédigé.

Dépi­té, je pars au bis­trot du coin. Et m’épanche auprès de la tenan­cière. “Les médias décident pour qui on doit voter”. Elle hausse les épaules en essuyant un verre. “Ça c’est pas nou­veau”. Je touille mon café chan­tilly. “Oui, mais il faut pas que Bay­rou ait Mati­gnon. Sinon je suis dans la merde”. Elle s’empare d’un plat de pommes de terre. “Bay­rou pre­mier ministre ? Quelle drôle d’idée ! Il pas­se­ra pas, Macron. C’est Le Pen qui va pas­ser”. J’arrête de touiller. “Ah bon ?” Elle nappe les pommes de terre d’huile. “De toutes façons on l’aura à un moment ou à un autre. Autant l’avoir maintenant.”

Nico­las Grégoire.

Source : https://medium.com/@nicolasgregoire/pas-avant-le-deuxi%C3%A8me-tour-593526d58a2a


Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​1​0​4​8​6​9​5​7​317

Pétition : « Nous voulons voter pour choisir le processus constituant de notre pays. »

Je trouve que le texte de cette péti­tion est bien, et mérite d’être soutenu : 

« Nous voulons voter pour choisir le processus constituant de notre pays. »

https://​www​.change​.org/​p​/​n​o​u​s​–​v​o​u​l​o​n​s​–​v​o​t​e​r​–​p​o​u​r​–​c​h​o​i​s​i​r​–​l​e​–​p​r​o​c​e​s​s​u​s​–​c​o​n​s​t​i​t​u​a​n​t​–​d​e​–​n​o​t​r​e​–​p​ays

———————————–

Mon com­men­taire (l’an­tienne d’Étienne 🙂 ) : 

Les péti­tions ne visent pas à convaincre les voleurs de pou­voirs, qui sont des fourbes et qui ne lâche­ront jamais rien de leurs lar­cins : les péti­tions servent sur­tout à nous crier des mes­sages impor­tants, entre nous, pour réveiller les endormis 🙂

Ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pou­voir. Ce n’est pas aux par­le­men­taires, ni aux ministres, ni aux juges, ni à aucun pro­fes­sion­nel de la poli­tique, de rédi­ger ou de révi­ser la consti­tu­tion : dans tout pro­ces­sus consti­tuant, les poli­ti­ciens sont en conflit d’in­té­rêts, for­cé­ment, méca­ni­que­ment, dra­ma­ti­que­ment : ils écrivent des règles pour eux-mêmes. Et c’est pré­ci­sé­ment ce qui explique qu’ils ins­ti­tuent tou­jours (et par­tout) LEUR puis­sance (et l’im­puis­sance populaire). 

Si nous vou­lons une consti­tu­tion digne de ce nom, il fau­dra l’é­crire nous-mêmes.

Pas de démo­cra­tie sans citoyens constituants. 

Si on n’est pas fichus d’a­ni­mer nous-mêmes, per­son­nel­le­ment et quo­ti­dien­ne­ment, des ate­liers consti­tuants popu­laires, pro­li­fiques et conta­gieux, per­sonne ne le fera à notre place. 

Bon cou­rage à tous, bande de virus 🙂

Étienne.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​0​1​6​9​6​3​9​7​317

La devise des riches : « Je ne crains pas le ‘suffrage universel’ : les gens voteront comme on leur dira. »

On y a encore cru. Ça marche à tous les coups.
Et on a encore per­du. Ça marche à tous les coups. 

La devise des riches : « Je ne crains pas le ‘suf­frage uni­ver­sel’ : les gens vote­ront comme on leur dira. »

Le faux « suf­frage uni­ver­sel » (l’é­lec­tion-de-maîtres-par­mi-des-can­di­dats-qu’on-peut-aider) donne — et don­ne­ra tou­jours — le pou­voir à ceux qui ont le plus de moyens d’ai­der. C’est logique et imparable. 

Si la plèbe veut par­ti­ci­per aux déci­sions poli­tiques, et se défendre ain­si elle-même contre les intrigues des puis­sants du moment, il lui faut une consti­tu­tion digne de ce nom, qui ins­ti­tue un suf­frage uni­ver­sel digne de ce nom et des res­pon­sables poli­tiques dignes de ce nom. 

Or, seuls les simples citoyens sont capables de rédi­ger — puis de pro­té­ger — une vraie constitution.
Ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pouvoir.
Pas de démo­cra­tie sans citoyens constituants.
Il faut com­men­cer par le commencement.
Rien de bon ne vien­dra de l’élection.
Orga­ni­sez vous-mêmes vos ate­liers constituants.

Bon cou­rage à tous.

Étienne.

PS : rappel : 


https://​you​tu​.be/​3​6​H​R​b​E​X​0​2zA

« C’est une erreur de pen­ser que les poli­tiques sont impuis­sants, ou inca­pables, ou ne com­prennent pas… comme si, en fai­sant comme ça, ils ser­vaient l’intérêt géné­ral, et effec­ti­ve­ment, pour ser­vir l’intérêt géné­ral, ils ne sont pas bons. 

Par contre, si l’on ren­verse la pers­pec­tive, en com­pre­nant que fina­le­ment, ces gens-là servent les inté­rêts de ceux qui les ont fait élire, et qui sont les 1% les plus riches de la popu­la­tion, à ce moment là, ce n’est pas du tout une catas­trophe, mais c’est une réus­site for­mi­dable, tout se passe comme pré­vu [ils sont très com­pé­tents, ils font leur job] : la sécu­ri­té sociale est détri­co­tée, le chô­mage se porte à mer­veille ce qui per­met de tenailler les salaires, d’avoir des bas salaires et donc des hauts profits…

Donc, tout se passe bien, en fait, du point de vue des 1% qui se gavent comme jamais… Les banques qui devraient être en pri­son pour faillite frau­du­leuse, leurs patrons se font mieux payer que jamais (!) et arrivent main­te­nant au gou­ver­ne­ment des dif­fé­rents pays (!)… Je trouve que la situa­tion n’est pas du tout catas­tro­phique pour ceux qui financent les cam­pagnes élec­to­rales des élus, et là, je trouve que de ce point de vue, c’est logique : Hol­lande sert les inté­rêts de ceux qui l’ont fait élire, en le fai­sant pas­ser à la télé, dans les journaux…

Pour­quoi une banque achète « Libération » ?!
Pour­quoi une banque achète « Le Monde » ?!
Pour­quoi une banque achète… pour­quoi le Cré­dit Mutuel achète le quart de la presse quo­ti­dienne régionale ? 

C’est pour gagner les élec­tions ! Et ensuite, les élus rendent des comptes à ceux qui les ont fait élire.

Le pro­blème, c’est que nos élus ne doivent rien aux élec­teurs : que vous votiez, ou pas, si c’est pas vous ça sera un autre ; ceux qui vont voter de façon déci­sive, ce sont ceux qui regardent la télé­vi­sion, qui ne sont pas poli­ti­sés. Il faut que les can­di­dats passent beau­coup à la télé­vi­sion : si vous regar­dez les cur­seurs, c’est incroyable, la simi­li­tude qui y a entre les courbes des pas­sages à la télé, et des résul­tats aux élec­tions. Il suf­fit donc de mon­ter les cur­seurs de la visi­bi­li­té média­tique des chal­len­gers à 10% à 15 % : ça va don­ner l’impression de la plu­ra­li­té [et faire croire aux mili­tants qu’ils peuvent gagner]… et puis les deux « grands par­tis », qui ont la même poli­tique de droite dure, qui s’appellent « droite » et « gauche » mais qui en fait ont la même poli­tique — pour les indus­triels et les ban­quiers, pour les mul­ti­na­tio­nales en fait —, vous les met­tez à un cur­seur plus haut et ils vont gagner, ils vont être « élus », peu importe lequel des deux, ils vont faire la même politique.

Alors évi­de­ment, les gens sont gen­tils, ils croient les can­di­dats au moment des cam­pagnes élec­to­rales… mais c’est notre gen­tillesse qui fait la décep­tion, après.

Mais [on devrait com­men­cer à com­prendre] après 200 ans d’échec du « suf­frage uni­ver­sel », qui per­met aux riches d’acheter le pou­voir poli­tique [et d’im­po­ser leurs lois], depuis qu’ils écrivent les consti­tu­tions, ces gens-là ont mis en place un sys­tème, d’abord cen­si­taire (là, au moins, c’était clair), ensuite « uni­ver­sel » quand ils se sont aper­çu (depuis très tôt, depuis le début du 19ème siècle), Toc­que­ville disait très tôt :

« Je ne crains pas le suf­frage uni­ver­sel, les gens vote­ront comme on leur dira » 

et ça fonc­tionne, ça fonc­tionne très bien !

Non, le fait de dési­gner des maîtres au lieu de voter des lois est une impos­ture poli­tique ; nous ne sommes pas en démo­cra­tie : en démo­cra­tie nous vote­rions nos lois, nous-mêmes.

« Un homme = une voix », c’est pour voter des lois, pas pour dési­gner des maîtres ! Le fait de nous impo­ser de dési­gner des maîtres est une supercherie ! 

Et ça donne un résul­tat plou­to­cra­tique, avec les riches qui dirigent, depuis plus de 200 ans.

Alors aujourd’hui, on arrive dans « une crise », parce que le capi­ta­lisme ne nous reverse plus suf­fi­sam­ment de salaires pour qu’on puisse ache­ter leur came­lote, alors effec­ti­ve­ment, ils pré­tendent que le sys­tème est « en crise »… « En crise »… comme si c’était un acci­dent, mais ça n’est pas du tout un acci­dent : les choses se passent comme d’habitude, avec une impuis­sance poli­tique — vous avez rai­son [Mon­sieur Gau­chet] sur l’im­puis­sance poli­tique, mais elle est *pro­gram­mée* : il y a un endroit où il est écrit que le peuple n’a aucune puis­sance, ça s’ap­pelle la consti­tu­tion ! Le pro­blème c’est que tout le monde s’en fout : nous nous fou­tons de la consti­tu­tion => c’est bien fait pour nous… Ce n’est pas de la faute des affreux qui nous dirigent, c’est de notre faute : nous devrions écrire nous-mêmes notre consti­tu­tion, dans laquelle nous pré­voi­rions notre puissance : 

- Le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive populaire
– des élec­tions sans can­di­dats ou
– des élec­tions avec des pri­maires et avec l’im­pos­si­bi­li­té pour les condam­nés de se représenter.

Notre impuis­sance vient de notre démis­sion du pro­ces­sus constituant.

Et tant qu’on bavarde sur les repré­sen­tants poli­tiques — qui sont les repré­sen­tants des riches —, on passe à coté de la cause de nos problèmes.

En recen­trant la réflexion sur la cause de nos pro­blèmes, en deve­nant tous des citoyens consti­tuants, on arri­ve­ra à trou­ver des solutions. »

ÉC, sep­tembre 2014.


PPS : Lisez « L’ex­pé­rience Plé­béienne. Une his­toire dis­con­ti­nue de la liber­té poli­tique », de Mar­tin Breaugh, c’est passionnant :


(Mer­ci Ronald 😉 )


Fils Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​1​7​6​9​5​3​7​0​2​317
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​9​2​8​6​9​2​9​5​7​2​317

Macron et autres agents de l’UE, amants des grands patrons et des usuriers, ennemis du peuple

httpv://www.youtube.com/watch?v=56hLRvsWbCA

Mon com­men­taire : très bonne vidéo, mer­ci. Je vou­drais pour­tant sug­gé­rer aux jeunes gens d’O­sons cau­ser, qui inter­prètent les « résul­tats » (effec­ti­ve­ment scan­da­leux) de Macron comme autant de signes d’ER­REUR et d’IN­COM­PÉ­TENCE, que ces résul­tats « catas­tro­phiques » POUR NOUS ne sont pas catas­tro­phiques mais « mer­veilleux » POUR CEUX QUI L’ONT FAIT ÉLIRE (en ache­tant les jour­na­listes et les poli­ti­ciens comme on achète des machines). Donc, du point de vue de ceux pour qui les « repré­sen­tants » tra­vaillent, Macron, Hamon, Fillon etc. sont très « com­pé­tents » et ne com­mettent pas du tout d’ « erreurs ». Ils ont même le talent de faire pas­ser leurs crimes pour des erreurs. C’est fortiche.

Rap­pel :

Per­son­nel­le­ment, je par­le­rais donc plu­tôt de TRAHISONS que d’erreurs. 


Voyez aus­si ce qu’en dit Franck Lepage, c’est important :

Petit lexique de désintoxication présidentielle, par Franck Lepage :

3 – « Pou­voir d’achat »…

Aaaahhhh la sublime arnaque lan­ga­gière ! Le pou­voir d’a­chat contre le salaire ! aug­men­ter le « Pou­voir d’a­chat » pour ne plus jamais aug­men­ter les salaires. Et même, grâce à Macron, aug­men­ter le pou­voir d’a­chat en dimi­nuant le salaire !!! Atten­tion : accro­chez vous, ça va deman­der un peu de concen­tra­tion : ça risque de piquer un peu ! On va se le faire façon plan de tomate :

1 – Pre­mière branche de la tomate : au 19 ème siècle le salaire est le PRIX de ma force de tra­vail. Il n’y a que du salaire DIRECT, lié à ma tâche, et ensuite quand je ne peux plus tra­vailler (malade, vieux, ou chô­meur) je vais cre­ver dans un coin. Ce qu’on appelle aujourd’­hui l’Uberisation.

2 – Deuxième branche : deux siècle de luttes de la classe ouvrière orga­ni­sée trans­forment le salaire en un rap­port de force poli­tique. Le salaire n’est plus un PRIX, c’est un BAREME. Si tu veux t’a­che­ter ma force de tra­vail, il va fal­loir mul­ti­plier ce que tu me donnes par deux, pour don­ner aus­si du salaire à des chô­meur, des retrai­tés, des malades, et du per­son­nel hospitalier.…ça s’ap­pelle le salaire INDIRECT, ou encore le salaire socia­li­sé, ou encore les COTISATIONS sociales (« sala­riales » et « patro­nales ») que le MEDEF appelle des CHARGE sociales et qui les étranglent de rage !

- Troi­sième étape, la plus impor­tante, concen­trez vous : quand on vous donne 1.500 euros, VOTRE SALAIRE est donc de 3.000 euros., c’est à dire le salaire NET PLUS les coti­sa­tions « sala­riales » qui donnent le « BRUT » PLUS les coti­sa­tions « patro­nales » qui donnent le salaire total. C’est pour ça que c’est un barème, c’est pour ça que c’est un rap­port de forces. C’est pour ça que ce chiffre n’ap­pa­raît jamais sur votre fiche de paie sauf si vous savez faire des additions.

- qua­trième étape, l’AR­NAQUE : si je baisse, si j’exo­nère les coti­sa­tions (« sala­riales » ou « patro­nales ») de 1.300 euros et que je vous donne 200 euros en plus sur votre salaire direct, j’aug­mente votre net, ce qui va dans votre poche, mais en réa­li­té je BAISSE votre salaire en vous don­nant l’im­pres­sion que je l’AUG­MENTE et en clai­ron­nant par­tout que j’aug­mente votre « pou­voir d’a­chat ». Et comme on va flin­guer la sécu en lui sup­pri­mant les recettes, il vous fau­dra tôt ou tard rache­ter votre salaire indi­rect (san­té, retraite, etc) avec votre salaire direct en cumu­lant des points ou en pre­nant de l’é­pargne. (je recom­mence ou ça va ?)

Expli­quer à votre tata (ou à votre ton­ton) avant dimanche, sur la nappe du res­tau­rant que si elle touche 200 euros de plus chaque mois, en fait on lui a bais­sé son salaire, c’est votre chal­lenge pour la semaine ! Amu­sez vous bien !

À par­tir de là vous avez plu­sieurs options politiques.

a – Vous êtes contents, on vous a don­né 200 euros de plus, et vous n’en n’a­vez rien à foutre des autres. Que les retrai­tés se démerdent et quant aux malades, vous êtes en bonne san­té. Quand ce sera votre tour et que ça vous arri­ve­ra sur le coin de la figure, il sera tou­jours temps d’a­vi­ser. Cha­cun pour soi et Dieu contre tous ! Et puis le MEDEF l’a dit : si les patrons ne sont plus obli­gés de payer notre pro­tec­tion sociale, (le « coût du tra­vail ») ils pour­ront enga­ger plein de tra­vailleurs flexibles et pas pro­té­gés, et cela crée­ra de l’emploi, plein d’emploi, des tas d’emplois.…..vous avez donc le choix : Votez Macron sans état d’âme, qui pro­pose « la sup­pres­sion des coti­sa­tions sala­riales pour tous les tra­vailleurs pour rap­pro­cher le net du brut » (vous avez pigé l’ar­naque) Ou Fillon qui pro­pose « d’at­teindre le plein emploi en bais­sant de 40 mil­liards les charges des entreprises ».

b – Vous êtes embê­té : la concur­rence, l’eu­rope, la crise, la mon­dia­li­sa­tion, ah là là ma brave dame, on ne peut quand même pas conti­nuer à pres­su­rer les entre­prises, il faut bien bais­ser les charges sociales si on veut retrou­ver de la com­pé­ti­ti­vi­té, tout ça tout ça…, il faut moder­ni­ser la moder­ni­té avec l’aide de la CFDT,…mais on peut mettre en place des amor­tis­seurs comme le reve­nu uni­ver­sel pour les très pauvres, et trans­fé­rer les coti­sa­tions sur de l’im­pôt CSG façon rocard , ou même indi­vi­dua­li­ser la pro­tec­tion sociale avec des comptes per­son­nels.… regar­dez la Fin­lande …bon, Votez pour celui qui pro­clame qu’il « sera le can­di­dat du pou­voir d’a­chat », votez plu­tôt Hamon.

c – Vous êtes de gauche et vous savez donc que le mou­ve­ment his­to­rique de la gauche est l’aug­men­ta­tion conti­nue des coti­sa­tions patro­nales, c’est à dire pré­le­ver sur NOTRE richesse, celle que NOUS pro­dui­sons, de quoi cou­vrir NOS besoins de san­té et de bien-être. Vous êtes donc pour l’aug­men­ta­tion des salaires, de tout le salaire, et donc des coti­sa­tions patro­nales. Vous savez que la bagarre à mener ce n’est pas pour l’aug­men­ta­tion du NET, c’est pour l’aug­men­ta­tion du BRUT, c’est pour l’aug­men­ta­tion du SALAIRE total et pas du « POUVOIR d’A­CHAT »…Vous êtes pour un régime géné­ral de sécu­ri­té sociale et contre les comptes per­son­nels d’ac­ti­vi­té, Vous êtes pour l’aug­men­ta­tion des ser­vices publics et donc du nombre des fonc­tion­naires parce que vous savez que c’est VOUS qui pro­dui­sez cette richesse, Votez pour …ceux qui vont dans ce sens.

(à suivre)…

Source : Page Face­book de Franck : https://​www​.face​book​.com/​p​e​r​m​a​l​i​n​k​.​p​h​p​?​s​t​o​r​y​_​f​b​i​d​=​1​8​6​1​7​5​4​9​8​4​0​7​8​0​9​1​&​i​d​=​1​5​2​5​9​4​6​1​0​7​6​5​8​982


2 – « Crise »…

Com­bien sont ils à nous saôu­ler avec le « déclin », la » crise » et à vou­loir REDRESSER la FRANCE ? Mais quelle vision ont ils de la 5ème puis­sance mon­diale ?Du 5ème pays le plus riche du monde ?…si nous sommes dans la crise en étant la cin­quième puis­sance mon­diale, qu’est ce que ça doit être chez les 189 autres états der­rière nous ?!? Quelle blague : la France dégueule de richesse, la France fabrique du riche à tour de bras en aug­men­tant les inéga­li­tés depuis les années 80. Et ce sont les repré­sen­tants des riches (Fillon) qui parlent de Crise pour mieux conti­nuer à mas­sa­crer nos « Acquis », « pri­vi­lèges » et autres « assis­ta­nats « . C’est de la haine de classe à l’é­tat pur. Comme dit Guillaume Meu­rice, A 8.000 euros, t’es « assis­tant », à 400 euros t’es « assis­té » !!! Qui sont ces can­di­dats diri­geants qui ne pro­mettent que des mal­heurs et veulent rajou­ter du mal­heur au mal­heur ? encore des sacri­fices… c’est la crise !!!!!!!!

La plai­san­te­rie com­mence en 1973 avec la « crise pétro­lière ». Coup de génie des classes domi­nantes, relayées par des média aux ordres, qui nous informent que des déci­sions prises très loin de nous et sur les­quelles nous n’avons aucune prise vont avoir des réper­cus­sions sur notre niveau de vie. Le pré­sident Pom­pi­dou, (déjà ancien fon­dé de pou­voir de la même banque d’af­faires que Macron), nous l’annonce solen­nel­le­ment à la télé : il va fal­loir se ser­rer la cein­ture. Les vaches grasses, c’est fini ! On va démo­lir vos pro­tec­tions et vous faire vivre dans la ter­reur du len­de­main. Et bien­tôt, début du gag de la fameuse « mon­dia­li­sa­tion » dont le véri­table nom est la déré­gu­la­tion : faire sau­ter toutes les bar­rières du droit qui enca­draient la pré­da­tion par les possédants.

Qu’est-ce qu’une crise éco­no­mique ? C’est un manque de richesses. Y a‑t- il manque de richesses ? Non ! La France trans­pire sa richesse par tous ses pores ! Un seul chiffre : entre 2000 et 2017, soit en seule­ment dix-sept ans, le cin­quième pays le plus riche du monde a dou­blé son PIB (Pro­duit inté­rieur PIB alors qu’il avait mis aupa­ra­vant qua­rante ans à réa­li­ser cela. Il y a une for­mi­dable accé­lé­ra­tion de la richesse, et des écarts de salaires qui passent de 1 à 14 dans les années 1970 à 1 à 400 dans les années 1980, les années « socia­listes »… En dix-sept ans, 1 000 mil­liards d’euros sup­plé­men­taires se pro­mènent donc en France. La FRance est le pre­mier pays du monde pour le nombre de rési­dences secon­daires !!! De quelle « crise » s’agit-il alors ? A la fois d’une crise de sur­pro­duc­tion et d’une crise de répar­ti­tion de la richesse produite.

Il s’agit sur­tout de défaire métho­di­que­ment – par­don : de « réfor­mer » – toutes les avan­cées de 1945 en termes de pro­tec­tion sociale : attaque du pou­voir ouvrier sur la sécu­ri­té sociale avec les ordon­nances de 1967 par De Gaulle qui orga­nisent la « pari­té », démo­li­tion de la sou­ve­rai­ne­té sala­riale sur la for­ma­tion avec la loi Delors de 1971, mise à mal pro­gres­sive des retraites à par­tir du livre blanc de Rocard en 1991, puis de l’assurance-chômage avec Jos­pin, de la san­té et des allo­ca­tions fami­liales avec Hol­lande… Le pro­jet tota­li­taire d’une socié­té entiè­re­ment mar­chande a ses met­teurs en scène – Macron, Fillon – pour nous rap­pe­ler qu’il y a « crise » et un cadre : l’Union Euro­péenne, qui veille sur la sta­bi­li­té moné­taire (des riches) et qui est là pour nous pro­té­ger de la dite crise.

Le terme est uti­li­sé, usé, abu­sé jusqu’à plus soif pour nous expli­quer qu’une seule poli­tique est pos­sible ! Le pro­blème, c’est qu’à force de durer, de se péren­ni­ser, on ne sait plus quel autre terme uti­li­ser quand une vraie crise appa­raît, comme celle de 2008. Ou alors, on verse dans la sur­en­chère : au-delà de la crise, il y a l’« état d’urgence », que l’on décline désor­mais sur tous les modes : sécu­ri­taire, bien sûr, mais aus­si éco­lo­gique, éco­no­mique ou social… Quand une « crise » dure depuis qua­rante ans et qu’en plus elle est mon­diale, il ne s’agit plus d’une crise, mais de la moda­li­té nor­male de fonc­tion­ne­ment d’un sys­tème. Il est temps de mettre ce sys­tème en crise : met­tons la crise en crise !

(à suivre…)

httpv://www.youtube.com/watch?v=GGu_ERN3cFc

Source : Page Face­book de Franck : https://​www​.face​book​.com/​p​e​r​m​a​l​i​n​k​.​p​h​p​?​s​t​o​r​y​_​f​b​i​d​=​1​8​6​1​1​0​9​9​6​4​1​4​2​5​9​3​&​i​d​=​1​5​2​5​9​4​6​1​0​7​6​5​8​982


3 – Europe…

On nous refait ce coup de « l’Eu­rope » à chaque élec­tion. J’a­dore. Ce que les Fran­çais ont refu­sé en 2005, ça n’é­tait pas « l’Eu­rope », c’é­tait « l’U­nion Euro­péenne ». Les dif­fé­rentes hypo­thèses de sor­ties de l’Eu­ro, de frexit, ou autres rené­go­cia­tions ne concernent pas l’EU­ROPE mais bien au contraire l’U­NION EUROPEENNE c’est à dire une salo­pe­rie d’ins­ti­tu­tion anti­dé­mo­cra­tique ver­rouillée pour les banques et les entre­prises multinationales.

C’est bien au nom de l’EU­ROPE qu’il faut com­battre l’U­NION EUROPEENNE, c’est bien pour construire enfin l’EU­ROPE qu’il faut dégom­mer l’U­NION EUROPEENNE… nous faire croire que cer­tains vou­draient sor­tir de l’EU­ROPE, C’est vrai­ment nous prendre pour des bacs à douche ! c’est à dire quoi ??? Mélen­chon détes­te­rait la petite sirène dans le port de Copen­hague, le carillon de Big Ben à Londres, vou­drait faire sau­ter le ponte Vechio à Flo­rence, ou finir de faire pen­cher la tour à Pise. Ben oui, mais mes voi­sins super sym­pas qui veulent voter Ham­mon parce qu’ils sont rai­son­na­ble­ment « de gauche », c’est pour­tant comme ça qu’ils rai­sonnent, ils pensent que Mélen­chon veut sor­tir de l’EU­ROPE. (faut dire qu’il était pas obli­gé de nous rame­ner Boli­var, non plus !!! ça faci­lite pas les explications).

Du point de vue du lan­gage, Ham­mon entre­tient cette fadaise de « l’Eu­rope », mais son atti­tude a au moins le mérite de le situer poli­ti­que­ment : il est impos­sible d’être de Gauche sans récla­mer la sor­tie de l’U­nion Euro­péenne, de la même façon qu’on ne peut pas être de gauche et récla­mer des baisse d’im­pôts, ni être de gauche et allé­ger les charges patro­nales qui couvrent la sécu. Et je ne vous parle même pas du reve­nu uni­ver­sel, petite mer­veille néo-libé­­rale pour sor­tir du finan­ce­ment de la sécu par les entre­prises, c’est à dire du conflit travail-capital…le seul conflit de gauche connu à ce jour. Diable ! l’His­toire de France semble désor­mais entre les mains des élec­trices et élec­teurs de Benoît Hamon ! Se repor­te­ront ils sur Mélen­chon ou nous offri­­ront-ils Macron pour cinq ans ? Brrrr…Je ne vou­drais pas être à leur place !

(À suivre)…

httpv://www.youtube.com/watch?v=FFkUkm-L5A8&t=2s

Source : Page Face­book de Franck : https://​www​.face​book​.com/​p​e​r​m​a​l​i​n​k​.​p​h​p​?​s​t​o​r​y​_​f​b​i​d​=​1​8​6​0​7​3​7​1​5​0​8​4​6​5​4​1​&​i​d​=​1​5​2​5​9​4​6​1​0​7​6​5​8​982

___

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​1​7​4​4​2​9​7​0​7​3​1​7​?​p​n​r​e​f​=​s​t​ory

[L’alerte populaire que devrait provoquer le cas grec] Quatre raisons de ne pas payer la dette grecque au FMI : illégitime, odieuse, illégale et insoutenable ! par Renaud Vivien, CADTM

Ne ratez pas ça (le pillage et la dévas­ta­tion de LA GRÈCE servent de LABORATOIRE aux usu­riers pour mesu­rer notre incroyable tolé­rance aux tour­ments, et NOTRE TOUR ARRIVE, si on ne sort pas du piège : l’as­ser­vis­se­ment des peuples aux banques et aux mul­ti­na­tio­nales est dans le pro­gramme de l’UE maudite) :

Quatre raisons de ne pas payer la dette grecque au FMI

Pre­miè­re­ment, le ver­se­ment atten­du porte sur une dette lar­ge­ment ILLÉGITIME puisque seule­ment 5% des prêts octroyés en 2010 et en 2012 ont été affec­tés au bud­get grec. Les 95% res­tants ont ser­vi à payer les dettes déte­nues majo­ri­tai­re­ment par les banques pri­vées étran­gères et à reca­pi­ta­li­ser les banques grecques. Ces chiffres ne pro­viennent pas d’une orga­ni­sa­tion révo­lu­tion­naire mais d’une étude menée par le think tank néo-libé­­ral alle­mand Euro­pean School of Mana­ge­ment and Tech­no­lo­gy. Il s’agit donc bien d’une opé­ra­tion de sau­ve­tage mais pas celle qui est pré­sen­tée dans le dis­cours offi­ciel. Les béné­fi­ciaires ne sont pas les citoyen-ne‑s grec-que‑s mais les banques, qui ont été inté­gra­le­ment rem­bour­sées avec l’argent public des contri­buables euro­péens via les prêts du FMI, des États et des ins­ti­tu­tions de l’UE. Cette opé­ra­tion de sau­ve­tage est donc illé­gi­time à fois pour la popu­la­tion grecque som­mée de payer au FMI (avec un taux d’intérêt de 3,6% !) la dette résul­tant de ces sau­ve­tages mais aus­si pour les autres peuples en Europe venus sau­ver une fois de plus les res­pon­sables de la crise finan­cière qui avaient spé­cu­lé sur la dette grecque. Dans son pre­mier rap­port, le Comi­té d’audit de la dette grecque mis sur pied par l’ex-présidente du Par­le­ment hel­lé­nique démon­trait que le « pro­blème grec » n’a pas pour ori­gine une ges­tion débri­dée des finances publiques mais bien une crise ban­caire qui a été col­ma­tée avec de fonds publics.

Deuxiè­me­ment, la dette récla­mée par le FMI est inté­gra­le­ment ODIEUSE. Selon la doc­trine juri­dique qui s’appuie sur des juris­pru­dences natio­nale et inter­na­tio­nale, une dette est qua­li­fiée d’« odieuse » lorsqu’elle réunit deux élé­ments : d’une part, l’absence de béné­fice pour la popu­la­tion de l’État qui la contracte et, d’autre part le fait que créan­ciers en étaient conscients |1|. Le rap­port du Bureau indé­pen­dant d’évaluation du FMI publié en juillet |2| prouve que la qua­li­fi­ca­tion de « dette odieuse » est par­fai­te­ment adap­tée au cas grec. En effet, la direc­tion du FMI savait dès 2010 que la dette était insou­te­nable et que le pro­gramme d’austérité impo­sé en contre­par­tie du prêt allait aggra­ver la situa­tion du pays.

Cette affir­ma­tion s’appuie sur le pro­­cès-ver­­bal de la réunion du Conseil exé­cu­tif du FMI du 9 mai 2010 au cours de laquelle s’est joué le sort de la Grèce. On y apprend que de nom­breux direc­teurs du FMI sou­le­vaient l’échec annon­cé du mémo­ran­dum. Pour le repré­sen­tant argen­tin : « Les dures leçons de nos propres crises pas­sées sont dif­fi­ciles à oublier. En 2001, des poli­tiques simi­laires ont été pro­po­sées par le Fonds en Argen­tine. Ses consé­quences catas­tro­phiques sont bien connues (…) Il est très pro­bable que la Grèce finisse plus mal en point. Les mesures d’ajustement recom­man­dées par le Fonds vont réduire le bien-être de sa popu­la­tion et la capa­ci­té réelle de rem­bour­se­ment de la Grèce après la mise en œuvre de ce pro­gramme ». Le repré­sen­tant de la Suisse ajoute : « un exa­men sérieux devrait être accor­dé à la restruc­tu­ra­tion de la dette comme moyen d’assurer la via­bi­li­té bud­gé­taire et de faire assu­mer une par­tie du far­deau de l’ajustement aux créan­ciers pri­vés ». Puis de poser la ques­­tion-clé : « Pour­quoi la restruc­tu­ra­tion de la dette et la par­ti­ci­pa­tion du sec­teur pri­vé n’ont-elles pas été prises en consi­dé­ra­tion ? ». En effet, si le FMI avait appli­qué ses cri­tères habi­tuels en matière de sou­te­na­bi­li­té, il aurait impo­sé un allè­ge­ment de la dette grecque dès 2010. Pour­quoi ne l’a‑t‑il pas fait ? Et pour­quoi est-il même allé jusqu’à chan­ger sou­dai­ne­ment ses règles pour pou­voir prê­ter à un État insolvable ?

La réponse fut don­née offi­ciel­le­ment trois ans plus tard dans un autre rap­port du FMI qui sou­ligne que l’ajournement de la restruc­tu­ra­tion de la dette a été mis à pro­fit par les banques pri­vées « pour réduire leur expo­si­tion et trans­fé­rer la dette aux ins­ti­tu­tions publiques |3| ». Comme l’ont décla­ré l’ex-représentant de la Grèce au FMI et un ex-conseiller éco­no­mique de Bar­ro­so audi­tion­nés au Par­le­ment grec par le Comi­té d’audit de la dette, le fran­çais Strauss-Kahn, qui occu­pait le poste de direc­teur du FMI, a déli­bé­ré­ment exclu en 2010 la restruc­tu­ra­tion de la dette afin de pro­té­ger les banques euro­péennes prin­ci­pa­le­ment fran­çaises et alle­mandes qui étaient les plus exposées.

La troi­sième rai­son pour inva­li­der la créance du FMI est qu’elle est tout bon­ne­ment ILLÉGALE. D’une part, les mesures impo­sées en échange du prêt bafouent la sou­ve­rai­ne­té de la Grèce et violent de nom­breuses conven­tions inter­na­tio­nales pro­té­geant les droits humains comme l’a sou­li­gné l’Expert de l’ONU sur la dette dans son rap­port sur la Grèce |4|. D’autre part, le gou­ver­ne­ment grec n’a pas voté l’accord de prêt de 2010 contrai­re­ment à ce que pré­voit la Constitution.

Illé­gi­time, odieuse, illé­gale, la dette grecque demeure éga­le­ment INSOUTENABLE, davan­tage encore qu’en 2010 du fait de l’imposition de trois memo­ran­da qui détruisent jour après jour l’économie et les condi­tions de vie de la popu­la­tion. Le poids de cette dette, qui empêche l’État de rem­plir ses obli­ga­tions en matière de droits fon­da­men­taux, s’alourdit méca­ni­que­ment au rythme de l’austérité et des pri­va­ti­sa­tions exi­gées par les créan­ciers entraî­nant un cercle vicieux dans lequel le gou­ver­ne­ment sol­li­cite de nou­veaux prêts pour payer des dettes croissantes.

Pour bri­ser ce cercle infer­nal et stop­per le crime, l’annulation incon­di­tion­nelle de la dette grecque s’impose. Ne nous y trom­pons pas : l’initiative ne vien­dra pas du FMI en dépit de ses rap­ports qui sou­lignent sa res­pon­sa­bi­li­té dans le marasme grec et de ses décla­ra­tion récentes en faveur d’un allè­ge­ment de la dette qui, sou­li­gnons le, ne concer­ne­rait pas ses créances et s’accompagnerait d’une nou­velle dose d’austérité. Elle ne vien­dra pas non plus de l’Eurogroupe dont les Ministres des finances se réunissent le 5 décembre. Inter­ro­gé par le dépu­té M. Van Hees, le Ministre belge des finances a répon­du « qu’une décote sur la dette nomi­nale était exclue » et que « le pro­ces­sus d’ajustement grec devait se pour­suive de manière iden­tique même après la période sous pro­gramme ».

Pen­ser qu’une solu­tion juste à la dette grecque est pos­sible dans le cadre actuel des négo­cia­tions revien­drait donc à croire au Père Noël.

Renaud Vivien, CADTM, décembre 2016.

Renaud Vivien est co-secré­­taire géné­ral du CADTM Bel­gique ; www​.cadtm​.org et membre de la Com­mis­sion d’audit de la dette grecque

Source : CADTM, http://​www​.cadtm​.org/​Q​u​a​t​r​e​–​r​a​i​s​o​n​s​–​d​e​–​n​e​–​p​a​s​–​p​a​y​e​r​-la


Rap­pel du pro­gramme des USURIERS qui défendent l’UE (À LIRE ABSOLUMENT !!! c’est juste incroyable…) 

[À qui sert la prétendue « Union européenne »] Stathis KOUVELAKIS : Après la capitulation de SYRIZA… l’asservissement total du peuple grec (et bientôt le nôtre)

https://www.chouard.org/2016/08/05/a‑qui-sert-la-pretendue-union-europeenne-stathis-kouvelakis-apres-la-capitulation-de-syriza-lasservissement-total-du-peuple-grec/


[via les​-crises​.fr] L’assassinat de la Grèce, par James Petras

https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​5​/​0​4​/​0​1​/​v​i​a​–​l​e​s​–​c​r​i​s​e​s​–​f​r​–​l​a​s​s​a​s​s​i​n​a​t​–​d​e​–​l​a​–​g​r​e​c​e​–​p​a​r​–​j​a​m​e​s​–​p​e​t​r​as/


Et ne ratez sur­tout pas 

l’explication lumineuse de la prétendue CRISE de la dette publique grecque par Myret Zaki :

httpv://www.youtube.com/watch?v=TLjq25_ayWM


IL FAUT sortir de l’UE, de l’€ et de l’OTAN,
c’est prioritaire, urgent et VITAL.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​1​7​2​6​7​8​7​6​2​317

Rendez-vous à Nice, le 26 avril 2017 à 19h, pour un débat : L’EUROPE, STOP OU ENCORE ?

Je vous pro­pose une ren­contre rare : mer­cre­di pro­chain, je suis aima­ble­ment invi­té par le Mou­ve­ment euro­péen des Alpes Mari­times à un échange public sur l’U­nion euro­péenne avec Mon­sieur Ber­ton­ci­ni, spé­cia­liste des affaires euro­péennes. Le titre est : L’EUROPE ! STOP OU ENCORE ?

Il est très rare que de simples citoyens oppo­sés à l’UE soient ain­si invi­tés à un échange public avec des défen­seurs de l’UE, avec un peu de temps pour argu­men­ter. Donc, mer­ci à ceux qui rendent ce moment possible.

Comme vous savez, j’ai une série de graves griefs à repro­cher à l’UE et je suis bien impa­tient de voir ce que d’hon­nêtes défen­seurs de l’UE peuvent répondre à un citoyen inquiet comme moi, révol­té par ce que nos repré­sen­tants ont fait de notre NON de 2005 :

• Je vous rap­pelle la page que j’ai dédiée à la résis­tance citoyenne aux trai­tés anticonstitutionnels :
(par­don pour les liens morts, je n’ai pas le temps de les corriger)
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​r​e​s​i​s​t​a​n​c​e​_​a​_​t​o​u​s​_​l​e​s​_​t​r​a​i​t​e​s​_​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​n​e​l​s​.​php

• Avec notam­ment mes 10 prin­ci­paux griefs contre l’UE :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​P​r​i​n​c​i​p​a​u​x​_​g​r​i​e​f​s​_​c​o​n​t​r​e​_​l​e​s​_​i​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​s​_​e​u​r​o​p​e​e​n​n​e​s​.​pdf

J’ai hâte de vous y retrou­ver ; ça devrait être bien intéressant.

Étienne.

Fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​1​6​2​0​3​8​7​9​2​317