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L’importance stratégique du PROCÈS CITOYEN DE L’ÉLECTION-PARMI-DES-CANDIDATS, chez GPTV le 23 septembre 2025
Le 23 septembre dernier, Mike Borowski m’a laissé 1h30 pour prendre le temps d’expliquer posément les termes et l’importance stratégique du procès citoyen de l’élection. Merci à lui. L’équipe de GPTV a manifestement préféré un titre insistant davantage sur la nécessité d’une révolution authentiquement populaire pour instituer enfin LA procédure démocratique du RIC 😉 Mais bon, le sujet de cette émission, c’est bien le procès de l’élection 🙂 https://www.youtube.com/watch?v=Crk5d2mGnsI…
#CompteSurMoi – Le Compteur à Constituants
CompteSurMoi.org Une idée simple et forte : toute action commence par une CONSCIENCE On a parfois du mal à trouver l’énergie pour agir face à l’immensité des tâches qui s’imposent, alors que nous avons pourtant le sentiment d’avoir compris le fonctionnement fondamental de notre société. On se demande tous : « par où commencer ? ». On se dit aussi : « je n’y arriverai jamais, je suis trop seul, nous ne sommes pas assez nombreux ». Eh bien, le début de toute action de libération, pour…
10 sept 2025 et jours suivants : « La priorité c’est que le peuple VEUILLE exercer lui-même le pouvoir constituant » – E. Chouard/G. Benhessa sur Tocsin
J’ai été invité à la matinale de 9h de Tocsin le 10 septembre 2025. En substance, j’y ai dit ceci : • Un peuple qui PENSE en souverain — il refuse d’élire et veut voter ; il a compris le poison de l’élection et il aime et défend le tirage au sort —, • puis qui AGIT en souverain — il organise lui-même des exercices constituants et des RICs sauvages, par exemple — • va évidemment enfin DEVENIR SOUVERAIN… simplement parce qui le VEUT, sans rien demander à personne : il s’agit de VOULOIR. Et…
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LEPAGE – CHOUARD #6 Reportage pendant les ateliers constituants (Rostrenen, 27–1‑2020)
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LEPAGE – CHOUARD #5 Les conseils d’Étienne pour vos ateliers constituants (Rostrenen, 27–1‑2020)
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LEPAGE – CHOUARD #4 Introduction aux ateliers constituants (Rostrenen, 27–1‑2020)
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LEPAGE – CHOUARD #3 Débat mouvant sur une question clivante (Rostrenen, 27–1‑2020)
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Excellent Adrien Quatennens : Retraites, il y a tellement d’argent !
LEPAGE – CHOUARD #2 GIM (groupes d’interviews mutuelles), parole au public : après un an de gilets jaunes vous êtes dans quel état ? (Rostrenen, 27–1‑2020)
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LEPAGE – CHOUARD #1 Introduction à une soirée d’éducation populaire (Rostrenen, 27–1‑2020)
Live sur la MONNAIE (et la démocratie), ce soir mardi 4 février à 20h
Ce soir, mardi 4 février 2020 à 20h, de passage à Paris, je retrouve une petite bande d’amis pour parler de MONNAIE (et donc, aussi un peu, forcément, de démocratie et d’Union européenne).
Je vous propose d’être avec nous à travers ce lien (qui sera un live YouTube) :
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« Le Citoyen (Etienne Chouard) », par Usul en 2014
Cette vidéo (de 2014) est une évocation honnête de mon travail depuis 2005 :
[En 2014, j’avais déjà beaucoup bossé aussi sur la monnaie — car aucune souveraineté politique populaire ne sera possible sans une vraie souveraineté monétaire populaire. Voyez :
https://old.chouard.org/Europe/monnaie.php]
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[Le management, science de l’oppression] « Les nazis, pionniers du management » (Johann Chapoutot, signalé par Mediapart et reçu par France Culture)
Voici un livre bien intéressant, de Johann Chapoutot (« Libres d’obéir », Gallimard 2020), que je rapproche à la fois du travail de Supiot (« La gouvernance par les nombres », Fayard 2015, et « Qu’est-ce qu’un régime de travail réellement humain », Herman 2018) pour dénoncer les méfaits criminels du management (privé et public), et du travail d’Alfred Wahl (« La seconde histoire du nazisme dans l’Allemagne fédérale depuis 1945 », Armand Colin 2006) et de celui d’Annie Lacroix-Riz (« La non-épuration en France », Armand Colin 2019) pour dénoncer la non-dénazification de la société après la deuxième guerre mondiale. Pour améliorer le contrôle total de la société et des travailleurs, les nazis ont développé, pendant la guerre et depuis la guerre, le management par objectifs (et autres techniques d’asservissement prétendument « libérales ») :
Les nazis, pionniers du management
par Joseph Confavreux (Mediapart)
Source : Mediapart, https://www.mediapart.fr/journal/culture–idees/170120/les–nazis–pionniers–du–management?onglet=full
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Dans son dernier livre, l’historien Johann Chapoutot montre comment la réflexion sur la conduite des hommes a été au cœur de la machine nazie, avant de trouver une reconversion managériale dans la RFA d’après guerre. « Paradoxalement », note-t-il, des idéologues du IIIe Reich ont développé « une conception du travail non autoritaire, où l’employé et l’ouvrier consentent à leur sort et approuvent leur activité ».
Libres d’obéir. Le management, du nazisme à aujourd’hui. Ouvrir un livre portant un tel titre pourrait faire lever immédiatement des soupçons de point Godwin, s’il n’était pas signé de l’historien Johann Chapoutot, grand spécialiste du nazisme. Les comparaisons entre la période hitlérienne et les violences capitalistes ont en effet été nombreuses, et souvent périlleuses et biaisées, notamment depuis la parution deSouffrances en France, du psychiatre et sociologue Christophe Dejours qui faisait appel à la notion de « banalité du mal », forgée par Hannah Arendt lors du procès du nazi Adolf Eichmann, pour décrire les injustices sociales et professionnelles contemporaines.

Chapoutot précise d’emblée que son « propos n’est ni essentialiste ni généalogique : il ne s’agit pas de dire que le management a des origines nazies – c’est faux, il lui préexiste de quelques décennies – ni qu’il est une activité criminelle par essence ». Tout le travail de l’historien, qui avait notamment dressé une saisissante carte de l’univers mental des nazis, tend à montrer que ces derniers ne peuvent être réduits à des fous, des barbares ou des incarnations du mal radical, puisque, « en faisant d’eux des étrangers à notre commune humanité, nous nous exonérons de toute réflexion sur l’homme, l’Europe, la modernité, l’Occident, en somme, sur tous ces lieux que les criminels nazis habitent, dont ils participent et que nous avons en commun avec eux », ainsi qu’il l’écrivait dans La Loi du sang.
Mais alors qu’il s’intéressait en priorité à l’amont de la machine nazie, Chapoutot s’intéresse dans ce livre-ci à l’aval, à partir du constat que certaines méthodes et concepts de la conduite des hommes forgés pendant la période hitlérienne lui ont survécu tout en se transformant. « Le management a une histoire qui commence bien avant le nazisme, mais cette histoire s’est poursuivie et la réflexion s’est enrichie durant les douze ans du IIIe Reich, moment managérial, mais aussi matrice de la théorie et de la pratique du management pour l’après-guerre », explique l’historien.
De ce fait, la « conception nazie du management a eu des prolongements et une postérité après 1945 », en plein « miracle économique » allemand et « d’anciens hauts responsables de la SS en ont été des théoriciens, mais aussi des praticiens heureux, réussissant une reconversion aussi spectaculaire que rémunératrice ».
En effet, poursuit le chercheur, les fonctionnaires du IIIe Reich « ont beaucoup réfléchi aux questions managériales, car l’entreprise nazie faisait face à des besoins gigantesques en termes de mobilisation et d’organisation du travail ». Une question centrale pour l’hitlérisme était notamment de savoir comment gérer un territoire en expansion, et la seule réponse possible consistait alors à pouvoir faire mieux avec moins. Ce qui a conduit certains idéologues du Reich à élaborer « paradoxalement une conception du travail non autoritaire, où l’employé et l’ouvrier consentent à leur sort et approuvent leur activité ».
Autre paradoxe apparent, cette réflexion se décline au sein d’une hostilité forte envers l’État. Alors que l’idée commune assimile totalitarisme et État totalitaire, l’historien rappelle que, pour de nombreux juristes nazis, l’État était à la fois inutile et funeste, incarnant ce droit romain qui avait mis fin à la liberté des Germains des origines, organisés en tribus et obéissant à des lois naturelles. « À notre grand étonnement, les nazis se révèlent des anti-étatistes convaincus », écrit ainsi le chercheur.
Cette nouvelle organisation du travail et des hommes, ou Menschenführung, pensée comme fluide et proactive, est censée se distinguer de l’administration (Verwaltung) considérée comme trop romaine et française. Pour les nazis, la Verwaltung appartient à l’âge révolu des États princiers et des individus soumis à une règle qu’ils n’ont pas décidée et à l’héritage déplorable de l’Empire romain tardif.
Un tel travail sur la « direction des hommes » est indissociable « d’une ambition et d’une obsession : mettre fin à la “lutte des classes” par l’unité de race et par le travail commun au profit de l’Allemagne et de la Volksgemeinschaft (« Communauté du peuple ») ». Pour les nazis, l’idée que le groupe humain est une société composée d’individus et traversée par des conflits de classe est une aberration due aux révolutionnaires français et au marxisme…
Au cœur de ce dispositif théorique et pratique se trouve la notion de gouvernement par la mission, qui pose un objectif décidé en haut lieu, mais en laissant toute latitude et initiative aux subordonnés sur les moyens à employer pour y parvenir. Cette liberté très orientée ne donne ainsi que la « liberté d’obéir », qui donne son titre à l’ouvrage du chercheur. Ainsi, « la liberté germanique, vieux topo ethnonationaliste, se décline donc également dans et par la liberté du fonctionnaire et de l’administrateur en général : liberté d’obéir aux ordres reçus et d’accomplir à tout prix la mission confiée ».
Laisser l’initiative des moyens, et non des fins, suppose une simplification administrative, qui trouve son aboutissement dans le « décret de simplification de l’administration » pris par le Führer le 28 août 1939 pour demander à ses fonctionnaires une « activité sans relâche » libérée de « toutes les inhibitions bureaucratiques ».
Pour obtenir le consentement des Allemands à participer de toutes leurs forces à l’entreprise nazie, leur contentement est une dimension essentielle, car les dirigeants du Reich sont conscients que le renseignement et la répression ne suffisent pas. « Il faut plus, et bien plus, pour impliquer et motiver une population à travailler, puis à combattre et à tuer », écrit Chapoutot.

La consommation répandue et encouragée de méthamphétamines dans toute la population, y compris sous forme de confiseries, décrite par le journaliste Norman Ohler dans L’Extase totale. Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue (La Découverte) constituait un premier aspect important de cette mobilisation des corps et des esprits en vue d’une entreprise criminelle.Dans le domaine économique, cela exigeait un management qui gratifie et promette, pour motiver et créer une communauté productive. Celle-ci passait notamment par l’organisation Kraft Durch Freude, la « Force par la Joie », que « l’on peut définir comme un immense comité d’entreprise à l’échelle du Reich tout entier » et qui avait pour mission de rendre le lieu de travail agréable et le travailleur heureux, en lui offrant des loisirs réparateurs – notamment des croisières – pour qu’il soit d’autant plus productif et motivé.
« L’heure n’est pas encore aux baby-foot, aux cours de yoga ni aux chief happiness officers, écrit Chapoutot, mais le principe et l’esprit sont bien les mêmes. Le bien-être, sinon la joie, étant des facteurs de performance et des conditions d’une productivité optimale, il est indispensable d’y veiller. »
Cette nouvelle manière de penser la conduite des hommes et du travail ne vaut – est-il nécessaire de le préciser ? – que pour la communauté germanique, car pour les 15 millions de travailleurs étrangers auxquels il est fait appel – travailleurs de l’Est et détenus des camps – « aucun management et nul ménagement : c’est la seule contrainte, doublée d’une répression féroce, qui prévaut pour les étrangers à la communauté », écrit l’historien.
« Josef Mengele du droit »
Si les réflexions sur l’organisation du travail et l’optimisation des facteurs de production ont été nombreuses et intenses sous le IIIe Reich, c’est parce qu’elles répondaient à des questions urgentes, mais aussi « parce que se trouvait en Allemagne une élite de jeunes universitaires qui alliaient volontiers savoir et action, réflexion savante et technocratie ».

Parmi eux, Chapoutot se consacre en particulier à la figure de Reinhard Höhn, juriste dont la trajectoire constitue l’armature de son livre. Ce « Josef Mengele du droit » était un travailleur acharné, ayant notamment dirigé la publication de la revue Reich, Volksordnung, Lebensraum, lieu de réflexion central de cette nouvelle organisation de la conduite des hommes. Ce protégé de Himmler fit toute sa carrière dans la SS, finissant au grade de général (Oberführer). Le plus saisissant dans son parcours n’est toutefois pas celui qu’il eut durant le IIIeReich, mais après 1945.En dépit de son grade très élevé dans la SS, Höhn n’eut en effet pas à fuir sur un autre continent, mais réussit sa reconversion dans la RFA démocratique, en adaptant ses théories au management de l’après-guerre, « en renonçant à son animosité envers les sous-hommes, les allogènes et les Juifs, mais en gardant l’idée que la vie est une guerre et qu’il est opportun d’aller chercher chez les penseurs de l’armée allemande les méthodes et les recettes d’une organisation efficiente et performante ».
Dès 1953, il dirige en effet la Société allemande d’économie politique, qui décide de créer une école de commerce pour les cadres de l’économie allemande sur le modèle de la Harvard Business School qui doit être répliquée en Allemagne comme elle l’a été en France avec la création de l’INSEAD en 1957. Höhn n’est d’ailleurs pas le seul à avoir mis ses compétences forgées pendant la Seconde Guerre mondiale au service des démocraties d’après guerre. Si l’on sait que Maurice Papon devint préfet, en poste à Paris pendant la manifestation du 17 octobre 1961 pendant laquelle des dizaines d’Algériens furent jetés dans la Seine, on sait moins qu’il rédigea un essai de management intitulé L’Ère des responsables, avant de devenir président de Sud-Aviation, la future Aérospatiale.
De l’autre côté du Rhin, Reinhard Höhn prit donc la direction de l’académie des cadres de Bad Harzburg (Akademie für Führungskraft) fondée en 1956 en Basse-Saxe. Elle accueillera des centaines de milliers de cadres, privés mais aussi publics ou militaires de la RFA, en formation continue pour la plupart. Parmi les enseignants, on trouve aussi un ancien collègue de la SS, Franz Alfred Six, qui y enseigne le marketing. On y repère aussi un médecin nazi « fanatique d’eugénisme », le professeur Kötschau, qui prodigue« désormais des conseils diététiques et ergonomiques à des cadres épuisés », constate Chapoutot.
Höhn, passionné d’histoire militaire, s’y intéresse à l’art de la guerre économique, et pense pouvoir appliquer la méthode militaire de l’Auftragstaktik au champ managérial. Cette « tactique par la mission », forgée par les rénovateurs de l’armée prussienne au début du XIXe siècle, après la défaite de 1806 face à Napoléon, a, pour lui, largement contribué aux victoires de l’armée prussienne contre les Français (1813−1815), les révolutionnaires allemands (1849), les Autrichiens (1866) et les Français encore (1870−1871).
Dans cette tactique, pour l’officier de terrain, il ne s’agit pas de « décider qu’il faut prendre telle colline ou atteindre tel point, ou de répudier cet objectif comme parfaitement absurde. Son unique liberté est de trouver par lui-même, de manière autonome, la façon de la prendre ou de l’atteindre ».
Le management des entreprises ou des administrations pensé par Höhn fonctionne sur le même principe : « la liberté d’obéir, l’obligation de réussir ». Le juriste et général nazi reconverti a renoncé à son racisme, mais pas à ses intuitions sur la façon dont la société et le travail doivent être organisés. « De manière tout à fait opportune, souligne Chapoutot, les conceptions du commandement et du management développées par Höhn et ses collègues dès les années 1930 se révélaient étonnamment congruentes à l’esprit des temps nouveaux. »
Ce « management par délégation de responsabilité », cette méthode dite de Bad Harzburg, a ainsi fait la fierté de la RFA pendant des décennies, explique le chercheur. En effet, à l’âge de la massification démocratique, tout le monde voulait être considéré, non comme un subordonné, mais comme un collaborateur. Höhn devient ainsi le théoricien principal d’un « management non autoritaire, paradoxe apparent pour un ancien SS mais apparent seulement, pour celui qui voulait rompre avec l’État absolutiste, voire avec l’État tout court, et faire advenir la liberté d’initiative de l’agent et des agences », qui n’est que la liberté des moyens et pas celle des fins.
Cette méthode possède le grand avantage, du point de vue de Höhn et des cadres qu’il forme, de permettre de déléguer la responsabilité tout en gardant le contrôle. Elle repose en effet, écrit l’historien « sur un mensonge fondamental en faisant dévier l’employé ou le subordonné d’une liberté promise vers une aliénation certaine pour le plus grand confort de la Führung, de cette “direction” qui ne porte plus elle seule la responsabilité de l’échec potentiel ou effectif ».
En transposant un modèle militaire à l’économie privée, la méthode de Höhn,« hiérarchique sans être autoritaire », offrait aux collaborateurs la jouissance d’une liberté aménagée. Sa doctrine fit rapidement office de catéchisme officiel dans les armées, les entreprises, les administrations de la RFA, accueillant avec faveur, un management, écrit Chapoutot, « parfaitement compatible avec elle : l’ordo-libéralisme se voulait une liberté encadrée, visant à intégrer des masses par la participation et la cogestion, pour éviter la lutte des classes et le glissement vers le bolchévisme ».

À partir du début des années 1970, la méthode de Bad Harzburg entre toutefois en déclin, après la révélation du passé nazi de son théoricien principal, mais aussi parce qu’elle finit par être perçue comme un management trop lourd et peu maniable, avec ses 315 règles d’application définissant notamment les normes de communication entre les employés et leurs chefs. Elle perd du terrain au profit du « management par objectifs », une version allégée et plus libérale des intuitions de Höhn, dont l’académie perd alors du terrain et du prestige. Cette « méthode » ne tomba pour autant pas totalement en désuétude, puisqu’un livre récent Aldi au rabais. Un ancien manager déballe tout, rappelle que le groupe de supermarchés avait largement fondé son management, jusqu’aujourd’hui, sur les principes et pratiques développés par Reinhard Höhn, d’abord sous le nazisme, ensuite à l’académie de Bad Harzburg.
Source : Mediapart, https://www.mediapart.fr/journal/culture–idees/170120/les–nazis–pionniers–du–management?onglet=full
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Voir aussi :
Les influences nazies du management moderne
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Rendez-vous le 27 janvier 2020 à Rostrenen, en Bretagne, avec Franck Lepage
Je suis heureux de vous revoir bientôt, et cette fois avec un ami cher :
#Démocratie #ÉducationPopulaire #GiletsJaunes #RIC #ProcessusConstituantPopulaire #ÉlectionVsTirageAuSort #SourcesDeLImpuissancePolitiquePopulaire …
• En attendant, pour ceux qui ne l’ont pas vue passer, je vous signale une série d’entretiens très intéressants avec Franck, datant de l’été dernier (2019) : https://www.youtube.com/playlist?list=PLFePO0DghdicNrU0KytikJAV310b9i7Gz
#1 – Introduction aux conférences gesticulées (3’10) :
https://youtu.be/UMcxgCTyHtQ&list=PLFePO0DghdicNrU0KytikJAV310b9i7Gz
#2 : Naissance des conférences gesticulées (9’23) :
#3 – Les Gilets Jaunes (10’14) :
#4 : Le piège des élections (5’39) :
#5 – Le Néo-Libéralisme (6’19) :
#6 – Intellectuels de gauche et Gilets Jaunes (7’23) :
#7 : Bernard Friot (5’44) :
#8 : L’avenir (5’45) :
#9 – La place de la violence (6’34) :
#10 : Conclusion (2’23) :
• Lire aussi cet article sur les gilets jaunes (Le Comptoir, 26 déc 2018) :
Franck Lepage : « Le gilet jaune est le symbole d’une conscience de classe qui est en train de renaître » :
• Et bien sûr les deux conférences gesticulées mythiques (passionnantes, ne ratez pas ça) :
Inculture(s) 1 « L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu… » Une autre histoire de la culture (3 h 50)
http://www.ardeur.net/conferences-gesticulees/conference-gesticulee-franck-lepage-inculture‑1/
NB : il y a https://youtu.be/ixSI7qD–Z1s.
Inculture(s) 2 Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres ? Une autre histoire de l’éducation (3 h 45)
http://www.ardeur.net/conferences-gesticulees/conference-gesticulee-franck-lepage-inculture‑2/
• Voir aussi les ressources de L’Ardeur :
http://www.ardeur.net/liens/liens–ressources/
• Et puis, l’agenda de Franck 🙂 :
http://www.ardeur.net/agenda/
J’ai hâte d’y être 🙂
Bon courage à tous.
Étienne.
[Edit : voici les 7 vidéos qui retracent cette formidable soirée :
LEPAGE ET CHOUARD #1 – Introduction à une soirée d’éducation populaire
https://youtu.be/zNIjKL7UwDE&feature=emb_logo
LEPAGE ET CHOUARD #2 – La parole au public : « Après un an de GJ, vous êtes dans quel état ? »
LEPAGE ET CHOUARD #3 – Le débat mouvant, par Franck Lepage
LEPAGE ET CHOUARD #4 – Introduction aux ateliers constituants
LEPAGE ET CHOUARD #5 – Les conseils d’Etienne Chouard pour vos ateliers constituants
LEPAGE ET CHOUARD #6 – Reportage pendant les ateliers constituants
LEPAGE ET CHOUARD #7 – Restitution des Ateliers Constituants et conclusion
[Anticonstitutionnelle et tyrannique AUTONOMISATION DE L’EXÉCUTIF] MACRON ET SES SOUTIENS : « LES RÉSEAUX SOCIAUX, VOILÀ L’ENNEMI ! », par Anne-Sophie Chazaud chez Régis de Castelnau
Je relaie ci-dessous une bonne analyse d’Anne-Sophie Chazaud, chez Régis de Castelnau.
Bien qu’universelle et éternelle, la tendance des exécutifs à s’autonomiser (à s’affranchir progressivement de tout contrôle, aussi bien institutionnel que populaire) est une tendance profondément tyrannique et dangereuse.
Une constitution digne de ce nom, c’est-à-dire d’origine populaire (et sous contrôle populaire permanent), empêcherait préventivement (et punirait curativement) de la façon la plus stricte cette dérive hautement prévisible.
#PasDeJusticeSansCitoyensConstituants
Étienne.
MACRON ET SES SOUTIENS : « LES RÉSEAUX SOCIAUX, VOILÀ L’ENNEMI ! »
par Anne-Sophie Chazaud, chez Régis de Castelnau :
Au dictionnaire des idées reçues de l’époque, surtout ne pas oublier de liquider l’espace de débat public des réseaux sociaux dans un tourbillon de lieux communs aussi banals que manipulateurs et liberticides.
Emmanuel Macron, dans ses vœux à la presse du lundi 15 janvier, s’est ainsi livré à un curieux exercice, quelque part entre l’esquive, le lancer de couteaux raté et la danse du ventre.
Le Président dont on connaît les relations difficiles avec la presse, ‑laquelle a pourtant largement contribué à sa prise de pouvoir, qui le lui a bien mal rendu par la suite‑, a été pris à parti en préambule de cette rencontre, poliment mais fermement, par Olivier Bost, journaliste à RTL et président de la presse présidentielle, qui a énuméré quelques exemples des menaces dont la liberté de la presse fait l’objet de la part du pouvoir : convocations de journalistes par la DGSI qui travaillaient notamment sur l’utilisation d’armes françaises au Yemen, loi sur le secret des affaires qui fait peser un risque juridique majeur sur la profession au regard notamment de la protection du secret des sources, difficultés rencontrées par la presse pour faire correctement son travail lors des nombreuses manifestations qui émaillent ce quinquennat en raison des réactions parfois violentes et répressives des forces de l’ordre –journalistes professionnels titulaires de leur carte de presse embarqués au commissariat, privés de leurs protections, privés de leur matériel de travail dans le suivi des manifestations, etc. Cette liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut, et il conviendrait notamment d’y ajouter la mise en place d’un « Conseil de déontologie journalistique et de médiation » (CDJM) en décembre 2019, sous l’impulsion directe et selon les souhaits du gouvernement, ce qui laisse aisément augurer de son réel niveau d’indépendance et qui le fait davantage ressembler, pour l’heure, à une sorte de Conseil de l’Ordre des journalistes : du contrôle des « bonnes pratiques » à celui de la « bonne pensée » courtisane, il n’y a guère qu’un tout petit pas et la France n’est pas le pays du Watergate.
Face à cette situation inconfortable, Emmanuel Macron a procédé selon sa méthode favorite et éprouvée : diviser pour s’en sortir et donc, en la circonstance, dire à cette profession ce qu’elle avait envie d’entendre, puisque les discours macroniens sont une succession de propos circonstanciels, entrant souvent en contradiction les uns avec les autres et ayant pour but de donner momentanément à telle ou telle « communauté » ce qu’elle souhaite, sur le moment, recevoir comme parole.
Pour qu’un groupe identitaire se ressoude (ici celui de la corporation médiatique), il lui faut toujours, on le sait, une victime expiatoire, un bouc émissaire qui lui permettra, comme le faisait remarquer René Girard dans ses réflexions sur le Mensonge romantique et vérité romanesque, d’y fonder sa propre narration, son propre récit. La victime expiatoire ici était toute trouvée : c’est vous, c’est moi, c’est votre voisin, c’est le peuple tout entier qui trouve à s’exprimer sur les réseaux sociaux et qui le fait, horresco referens, dans une certaine liberté pas encore tout à fait tombée sous la férule du contrôle étatique lequel ne ménage toutefois pas sa peine.
Les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! Voilà l’ennemi constamment désigné désormais à la fois par de nombreux journalistes ou chroniqueurs mais aussi intellectuels établis qui ne supportent visiblement pas d’être dépossédés de leur pouvoir de prescription et de perdre ainsi leur position de monopole exclusif dans la fabrique de l’opinion, et c’est également l’ennemi maintes fois désigné du pouvoir qui a, sur ce sujet, depuis longtemps sonné le tocsin par une ribambelle de déclarations et de mesures profondément liberticides au regard de la liberté d’expression, mais aussi au regard de la réelle liberté d’information.
Car, il faut croire que les chantres de la disruption et de l’uberisation prônent ces méthodes dans tous les domaines de la société et du travail à l’exception de ceux qui visent leurs prés carrés… : ubérisez-vous, braves gens, mais pas dans mon domaine !
Au cours de la triste semaine de commémoration des attentats de Charlie, une presse relativement unanime, impuissante qu’elle a été à faire réellement face à la régression incontestable de la liberté d’expression, s’en est pris de manière outrancière aux réseaux sociaux accusés de tous les maux.
Or, s’il est exact que ceux-ci sont un des lieux d’action possibles pour les activistes militants de tout poil qui n’aiment rien tant que le harcèlement et la censure, ils sont loin d’en être le lieu d’action unique ni même le principal. Rappelons ainsi à toutes fins utiles que le lieu privilégié d’action néfaste des Social Justice Warriors est avant tout le terrain du harcèlement judiciaire et, que l’on sache, la justice n’a pas été visée par un semblable discours en délégitimation.
L’ennemi, la cause est entendue, ce sont donc les réseaux sociaux, c’est-à-dire cette agora du XXIème siècle permettant à l’opinion publique de s’exprimer (encore un peu) librement, d’échanger des informations, de débattre. Et, précisément, Emmanuel Macron a fustigé la société du « commentaire permanent ». Mais, qu’est-ce que le « commentaire permanent » sinon la liberté de conscience et d’expression exprimées librement en démocratie. Quelle est l’idée ? Faire taire les commentaires ? Cela porte un nom et ce nom n’est pas la démocratie.
Car, sur les réseaux sociaux, qui ne sont ni bons ni mauvais en soi –ce dont n’importe quel médiologue, même vieillissant, devrait se souvenir– se joue en réalité une question profonde qui a tout à voir avec la question du pouvoir.
Certes, au dictionnaire des idées reçues sur le sujet, surtout ne pas oublier de parler de « lynchages ». Et c’est vrai, qu’il y en a, des lynchages, ‑toute personne intervenant dans le débat public avec un minimum de convictions ou d’originalité est bien payée pour le savoir‑, c’est vrai qu’il y a, parfois, du harcèlement, comme il y a du harcèlement partout. Ces faits tombent sous le coup de la loi pénale et il appartient à chacun, selon son souhait et sa capacité à encaisser les mauvais coups, à porter les faits répréhensibles en justice, exactement comme dans l’espace public matériel.
On parle, on bruisse, on s’offusque de « tribunaux médiatiques », de « fausses informations », de « chasses aux sorcières ». On fait la chasse à la chasse aux sorcières, on prend la pose dans une méta-chasse aux sorcières afin de se distinguer autant que faire se peut du vulgaire, comme si on n’avait d’ailleurs rien d’autre à faire lorsque le pays est au bord de la rupture sociale et politique. On prend des airs théâtraux et on aime à se faire peur. Pourtant, au-delà des outrances qui sont le propre de tous les espaces de débat public libres et démocratiques, les réseaux sociaux sont avant tout un lieu de débat et de circulation d’information comme les peuples (libres) n’en ont jamais disposé dans le passé. Et c’est bien cela qui dérange. Qui dérange à la fois ceux qui jusqu’alors en possédaient le monopole professionnel, institutionnel, académique, et ceux qui ont toujours souhaité contrôler la circulation de l’information (le pouvoir politique). Il s’agit là, une nouvelle fois, d’un petit partage du pouvoir au sein d’une caste qui n’entend pas se laisser déposséder de ses leviers d’action dans la fabrique de l’opinion et l’on retrouve ici une nouvelle variante de la scission désormais avérée en maints domaines entre le bloc élitaire et le bloc populaire, avec, du reste, à la clef, la question concrète d’un éventuel basculement politique qui est le véritable enjeu de tout cette mise en scène théâtrale et inquisitoriale.
Les journalistes ont des pratiques d’investigation (normalement…) qui apportent à leurs contenus une légitimité professionnelle. On n’imagine pas qu’ils puissent être menacés par la libre expression de l’opinion publique populaire, si ? On ne voit pas, en réalité, en quoi ces pratiques seraient concurrentielles sauf à les considérer sous l’angle d’une volonté de pouvoir et de mainmise. Il semblerait bien au contraire que ces différents biais d’approche du réel soient autant de richesses complémentaires auxquelles le journalisme apporte une valeur ajoutée, sauf si l’enjeu n’est pas le réel mais le pouvoir, ce qu’à Dieu ne plaise…
Pareillement, le pouvoir politique macronien n’a de cesse de vouloir contingenter la liberté permise par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, dans une constante obsession liberticide, et pour cause puisqu’il s’agit de contrôler les moyens d’une éventuelle réélection. La loi anti pseudo-fake news instaurant une sorte de magistère de la Vérité officielle, dans l’urgence par le juge des référés en période électorale, constitue à ce titre un absolu scandale antidémocratique. La loi Avia, tout pareillement, retenue par les parlementaires dans sa pire version liberticide, sanctionnant des contenus a priori et dans l’urgence (24 heures) selon des critères d’appréciation idéologique mais qui se frottera bien vite aux exigences d’un discours politiquement compatible avec les vues du pouvoir en place, fait, quant à elle, peser les pires menaces sur ce formidable espace de liberté que sont devenus les réseaux sociaux.
On a beaucoup parlé de désinformation, de fake news, de faux journalistes. Pourtant, nous n’y voyons que la peur, la peur petite-bourgeoise d’une oligarchie médiatico-politique qui s’est vue dépassée par l’expression du terrain, le peuple ayant, pendant toute la séquence de répression du mouvement des gilets jaunes, commencé par faire le travail réel d’information à la place de ceux dont c’était le métier, puisque ceux-ci étaient si frileux à le faire. Sans les images de terrain, toutes ces vidéos prises sur le vif par les citoyens, tous ces témoignages de victimes, comment un journaliste aussi irréprochable et professionnel que David Dufresne aurait-il pu nourrir son magistral travail de documentation sur les violences policières qui n’ont cessé de croître avec la gestion macronienne des conflits sociaux et politiques ? On a bien là la preuve que le journalisme et les réseaux sociaux peuvent travailler main dans la main en vue de l’élaboration de la vérité, parce que ce lieu est avant toute chose une agora et qu’en démocratie, c’est l’agora le plus important, et non les petits cénacles de l’entre-soi. Les médias mainstream ne commencent à timidement reprendre enfin la question de la répression policière inouïe qui s’est déchaînée contre le peuple français que plus d’un an après que des dizaines et des dizaines de manifestants ont été blessés, mutilés, éborgnés, arrêtés, condamnés, et ils le font seulement maintenant parce qu’ils n’ont plus le choix, mis devant le fait accompli, sauf à perdre définitivement toute crédibilité.
Sans les réseaux sociaux, la dénonciation de cette répression de masse et ces méthodes d’un autre temps n’aurait tout simplement jamais été possible. Et c’est bien, dans le fond, l’opposition sociale et politique (de tous bords) qui est en réalité dans le viseur de toutes ces mesures antidémocratiques et cet irrépressible désir de censure.
Sans les réseaux sociaux, par exemple, la [révélation de la] manipulation mensongère de la fausse attaque de la Salpêtrière n’aurait jamais non plus été possible. Sans les réseaux sociaux, Steve aurait disparu dans le silence de la nuit et dans l’oubli. Sans les réseaux sociaux, de nombreuses attaques islamistes au couteau seraient à peine évoquées. Sans les réseaux sociaux, on ne saurait rien des dégradations quotidiennes d’églises et autres lieux de culte.
A propos de fake news, d’ailleurs, le pouvoir n’est pas en reste puisqu’on apprenait que la fine équipe de conseillers macronistes entourant le Président, en la personne par exemple de l’autoproclamé progressiste Ismaël Emélien, n’avait pas hésité à produire de fausses informations Twitter (comptes anonymes et faux montages) dans le cadre de l’affaire Benalla : la propagande, c’est tout un art, et une tradition.
Enfin, Emmanuel Macron a évoqué hier, sans vergogne, une sorte « d’ordre moral » qui s’instaurerait sur les réseaux sociaux et qu’il n’approuverait pas. Pourtant, qui sont les principaux pourvoyeurs d’ordre moral, à coups de lois liberticides imbibées de politiquement correct, sinon les détenteurs post-socialistes du pouvoir actuel ? Qui a essayé, dans la loi Avia, de recaser discrètement mais sûrement le délit de blasphème à travers le concept fumeux d’islamophobie ? Qui passe son temps à moraliser sur la méchante haine au sein d’un espace de débat public réduit à n’être plus qu’une grotesque cage aux phobes ? Qui traque la parole déviante, la pensée dissidente ? Qui sonne le tocsin contre la vilaine opinion populiste, ou souverainiste ? Qui, par exemple, a qualifié de « fake news » récemment des propos d’opposants politiques à la loi sur les retraites au simple motif qu’il n’y a pas de simulateur (et pour cause, puisque le gouvernement se refuse à fournir cet outil) et que, par conséquent, toute information ou opinion sur ce sujet serait déclarée officiellement nulle et non avenue, « fausse », par le Ministère de la Vérité ?
Les réseaux sociaux, que le pouvoir politique ou le quatrième pouvoir le veuillent ou non, font désormais partie des lieux de liberté d’expression privilégiée des peuples du monde entier. Le pli est pris et lorsqu’on a goûté à une liberté, on ne retourne pas en arrière, sauf de manière autoritaire et toujours limitée dans le temps. Le combat liberticide pour y contrevenir est un combat à la fois propagandiste et d’arrière-garde. Et il serait tout à l’honneur des médias traditionnels de ne pas y apporter leur benoîte collaboration, sauf à vouloir perdre définitivement tout crédit.
On peut raisonnablement penser, en revanche, que sous l’action liberticide constante de cet exécutif à l’encontre de ces nouveaux moyens d’échanges et d’expression libre, de nombreux citoyens ne recourent, pour être à l’abri de toute censure dans les mois qui viennent et à l’approche de l’élection présidentielle où tous les moyens seront bons pour contrôler l’opinion, à ce qui se pratiquait autrefois du temps de Rousseau et Voltaire : le repli de l’hébergement des sites indépendants d’expression et d’information libre vers des pays comme la Suisse où la censure ne pourra pas s’abattre.
Anne-Sophie Chazaud
Source : « Vu du droit », https://www.vududroit.com/2020/01/macron–et–ses–soutiens–les–reseaux–sociaux–voila–lennemi/
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Devenir les graines d’une révolution pacifique inédite
La solution ne viendra pas des élus.
Les élus sont le problème, pas la solution.
Les élus vont détester l’idée de vraie démocratie.
Ils ne peuvent pas l’avouer et ils vont faire semblant de défendre cette idée, mais je vous dis, moi, qu’ils vont la saboter.
Les élus vont détester l’idée des ateliers constituants populaires.
Les riches vont détester l’idée.
Les médias vont détester l’idée.
L’idée des ateliers constituants populaires, elle va avoir contre elle… tous les pouvoirs… rien que ça.
Donc vous allez avoir un torrent de calomnie, en réseau, concentré sur ceux qui défendent cette idée, et là, il va falloir résister à ces médisances juste avec notre jugement, avec notre esprit critique, il va falloir qu’on reste fermes contre les calomnies.
Et l’internet nous permet enfin de conduire nous-mêmes une éducation populaire sur cette cause commune : « on veut écrire nous-mêmes notre constitution », et on n’a pas besoin des médias, on n’a pas besoin des élus, on n’a pas besoin des riches… L’internet nous permet de faire grandir entre nous (sans rien demander à personne qui soit au pouvoir) l’idée que « ce n’est pas au hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, ce n’est pas aux élus d’écrire la Constitution, il ne faut surtout pas élire l’assemblée constituante ! »
https://youtu.be/wYu8NYUgLJQ&feature=youtu.be
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PS : ça date de 2015 :
https://www.chouard.org/2015/02/01/devenir–les–graines–dune–revolution–pacifique–inedite/
Juin 2014, même 🙂
Projet de CONSTITUTION PROVISOIRE POPULAIRE EN ALGÉRIE
Formidables Algériens… Merci Hicham 🙂
Le seul (très gros) problème de ce projet (enthousiasmant) est la revendication d’une Assemblée constituante ÉLUE, élection-parmi-des-candidats-qu’on-peut-aider qui, étant la cause première des vices démophobes de toutes les anticonstitutions du monde (en donnant le pouvoir constituant — et donc tous les autres pouvoirs institués — à ceux qui ont les plus grands moyens d’aider, les plus riches de la société), produira certainement en Algérie, selon moi, la même impuissance populaire que partout ailleurs 🙁
Il faut absolument corriger ce point décisif, je crois, et faire grandir l’idée prioritaire que les citoyens algériens doivent être eux-mêmes constituants.
C’est un point déterminant.
#CitoyensConstituants
Étienne.
PS : je rappelle qu’Hicham fut mon invité un Jeudi Chouard (le #10, 16 mai 2019) sur Sud Radio, avec Amazigh et Rachid (passionnante soirée) :
https://youtu.be/–CXLRVgtjqQ&feature=emb_logo
Je rappelle aussi qu’il existe une édition spéciale Algérie de mon cahier d’exercices constituant, chez Talma éditions :

https://www.amazon.fr/Ecrire-Nous‑M%C3%AAmes-Constitution-Version-lAlgerie/dp/B07T6PL3Q1
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RÉPRESSION CONTRE LA RÉVOLUTION DES BARRIÈRES par Georges KUZMANOVIC, chez Régis de Castelnau
RÉPRESSION CONTRE LA RÉVOLUTION DES BARRIÈRES par Georges KUZMANOVIC, chez Régis de Castelnau
On peut, dans la France de 2020, ne pas être poursuivi pour un meurtre antisémite aggravé ; les femmes peuvent être violées quasi impunément ; on peut être un prédicateur fiché S financé par l’Arabie saoudite et appeler au meurtre ; on peut voler, frauder et mettre son argent dans les paradis fiscaux sans crainte ; tabasser impunément des manifestants le 1er mai en se déguisant en policier, tout en étant le toutou du Président de la République ; violer la Constitution et finir ministre en charge des retraites avant d’être remplacé à ce poste par quelqu’un d’aussi trouble ; être poursuivi pour prise illégale d’intérêts mais se maintenir au poste de président de l’Assemblée nationale ; faire 10 manifestations violentes en tant que Black Blocs et rentrer à chaque fois chez soi tranquille… mais si on a le malheur d’être Gilet Jaune, finir en prison au pas de course !
En un an, les Gilets Jaunes, pour la plupart travailleurs ou en recherche d’un véritable emploi, qui n’avaient souvent eu aucun engagement politique auparavant et qui ne demandaient qu’un peu de justice sociale et fiscale dans la cinquième puissance mondiale, se sont retrouvés avec des centaines de blessés graves – marqués, défigurés ou abîmés à vie –, mais aussi plus de 3 000 arrestations et 1 000 condamnations à de la prison ferme. Une répression digne d’un État totalitaire en panique.
Cette répression antisociale aveugle continue : ce mardi 7 janvier, le tribunal de Narbonne a condamné 21 prévenus sur 31 (tous Gilets Jaunes) à de la prison ferme. Un des condamnés, âgé de 29 ans, a même écopé d’une peine de 5 ans ferme.
Quel a été l’horrible crime de ce groupe de séditieux ?
Conspiration contre le pouvoir d’Etat ? Association terroriste ? Non ! Rien de tout cela. Ils ont commis un crime bien plus grave : dans la nuit du 1er décembre 2018, lors de l’acte III des Gilets Jaunes, ils ont incendié un péage d’autoroute !
Peut-on imaginer méfait plus odieux, plus intolérable ? C’est en tout cas ce qu’a dû se dire le très sérieux tribunal de Narbonne – qui n’a pas hésité à sanctionner sévèrement ces criminels endurcis. Ce jugement est au regard de la crise sociale que traverse la France et au regard de l’histoire de France une honte. Aucune recherche de paix sociale dans ce jugement, mais l’application assumée d’une justice de classe !
Donc, dans notre République, qui se dénature chaque jour un peu plus, des Gilets Jaunes – une émanation du peuple – ont été condamnés pour avoir incendié le bien d’une entreprise – Vinci – qui avait elle-même, par copinage politique, dépossédé le peuple de France de ses autoroutes. Car il faut quand même rappeler que les autoroutes, dont Vinci tire chaque année une fortune colossale sur le dos des Français, ont pu être construites grâce à l’impôt concédé par ces mêmes Français – ceux qui aujourd’hui, à Narbonne, finissent en prison. Jean Jaurès écrivait « Tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours et est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité ».
N’est-ce pas là une honte nationale et un danger pour la France que ces retours à un 19ème siècle de guerre de classes ? Comment pouvons-nous accepter plus longtemps cet affront à la justice sociale et à la démocratie ?
On rétorquera que beaucoup de ces manifestants – plus de 200 pour 21 condamnés, une décimation qui rappelle, elle aussi, de mauvais souvenirs – étaient sous l’emprise de l’alcool et très excités. Assurément ! C’est le propre de ces moments insurrectionnels là. Ceux qui prirent la Bastille n’étaient pas poudrés et parfumés, ni même tous sobres. Ça se saurait !
On me dira que l’incendie du péage a détruit les locaux du peloton autoroutier de la gendarmerie. Certes, et c’est bien malheureux. Mais c’est aussi un malheur que des gendarmes – des hommes d’honneur servant l’intérêt public au risque de leur vie et pour de maigres soldes – doivent défendre un « bien » qui a été spolié au peuple de France, c’est-à-dire à eux-mêmes, par quelques puissants multimilliardaires.
Je rappellerai à l’occasion de cette tragédie un moment fondamental de l’histoire de France que l’on cherche à faire oublier, surtout en ces jours de révolte populaire. Le 14 juillet 1789 – date que nous commémorons chaque année parce qu’elle symbolise la naissance de notre République –, la prise de la Bastille ne s’est pas faite spontanément, mais fut la résultante et le paroxysme d’un vaste mouvement de contestation populaire. Cette journée du 14 juillet fut précédée d’autres journées d’émeutes culminant dans l’assaut des barrières de l’octroi : le peuple – ouvriers des faubourgs et bourgeois, aussi mêlés socialement en 1789 que les Gilets Jaunes en 2018–2019 – n’en pouvait plus de payer des taxes lors de passages de barrières entourant Paris. Ces barrières n’étaient alors pas autre chose que les péages d’aujourd’hui, et, pas plus qu’aux péages d’aujourd’hui, les taxes n’étaient perçues par l’Etat directement, mais par des méga-riches, les Fermiers généraux, auxquels le roi avait délégué le droit de percevoir l’impôt.
Remarque pour nos amis les gendarmes, plaignants dans cette affaire : lors de cette « révolution des barrières », le peuple de Paris fut soutenu par les soldats du régiment des Gardes françaises, qui le soutiendront aussi lors de la prise de la Bastille. Ces Gardes françaises formeront ensuite la Garde nationale, puis… les premiers régiments de gendarmes à pied. A méditer !
Je l’affirme : les entreprises d’autoroutes comme Vinci sont les Fermiers généraux d’aujourd’hui, qui prélèvent à leur bénéfice un impôt indu sur le dos des Français. Ce droit leur a été octroyé sous la présidence de Jacques Chirac et sous le gouvernement Lionel Jospin, mais aujourd’hui le secteur privé se prépare à ramasser une manne plus importante encore, le bon roi Emmanuel Macron se montrant prêt à brader la France à ses amis les oligarques. Aéroports, barrages, retraites, assurance-maladie : c’est open bar, tout doit basculer dans le privé.
Au fait… à qui Emmanuel Macron veut-il vendre Aéroports de Paris (malgré la catastrophe de la vente de l’aéroport de Toulouse aux Chinois) ? Hé oui : à Vinci.
« Ah ! ça ira, ça ira, ça ira… »
PS : Pour ceux qui souhaitent que la « barrière » des Aéroport de Paris ne finisse pas dans l’escarcelle du Fermier Général Vinci, signez et faites signer la « Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris » proposée par des parlementaires LR, PS, LFI, UDI, PCF, EELV et MR encore soucieux de l’intérêt général.
Régis de Castelnau
Source : Vu du droit, https://www.vududroit.com/2020/01/repression–contre–la–revolution–des–barrieres/
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[Inconstitutionnelle autonomisation de l’exécutif] Les policiers autorisés, « à titre exceptionnel », à porter une cagoule en intervention
Les policiers autorisés, « à titre exceptionnel », à porter une cagoule en intervention (en 2017, déjà)
« Le Parisien » s’est procuré une note interne de la Direction générale de la police nationale détaillant les conditions dans lesquelles les policiers peuvent intervenir le visage dissimulé.
Les policiers pourront-ils avoir le visage dissimulé pendant certaines opérations ? Selon une note interne qu’a pu consulter Le Parisien, la Direction générale de la police nationale a tranché. « La cagoule ne doit être utilisée qu »à titre exceptionnel’ (expression soulignée dans la note), ‘le principe général’ restant ‘le travail à visage découvert’ », rapporte le quotidien lundi 3 avril, citant des extraits de ce document adressé le 9 mars aux 66 000 membres de la sécurité publique.
Le port de la cagoule ne pourra être autorisé que dans le cadre de « missions balisées : opérations en lien avec la radicalisation, le terrorisme, le grand banditisme, escorte de détenus sensibles, assistance à des services spécialisés… », énumère Le Parisien, précisant que le texte interdit le port de la cagoule pour « les agents chargés de prendre en compte les enfants lors d’une perquisition ». « Enfin, chacun est tenu d’afficher son numéro de matricule », détaille encore Le Parisien.
Une demande des policiers
Pour expliquer ce souhait d’anonymat réclamé par les policiers, le quotidien évoque notamment l’assassinat d’un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines), le 13 juin 2016. « Depuis un an, nous réclamions l’élargissement du port de la cagoule en nous heurtant à un mur. Il a fallu ce drame pour que l’on débouche sur un plan sécurité publique allant vers une plus grande anonymisation des procès-verbaux des fonctionnaires », selon le secrétaire national adjoint du syndicat Alliance, Benoît Barret, cité par Le Parisien.
Ainsi, « l’administration a commandé quelque 80 000 exemplaires noirs en tissu jersey avec une ouverture ovale au niveau des yeux. Près des deux tiers seraient déjà arrivés dans les services », détaille le quotidien.
Source : Le Parisien, avril 2017, https://www.francetvinfo.fr/faits–divers/police/les–policiers–autorises–a–titre–exceptionnel–a–porter–une–cagoule–en–intervention_2127963.html
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Mon commentaire :
Comme y tendent tous les exécutifs, à toutes les époques, la force publique française S’AUTONOMISE, s’affranchit elle-même progressivement de tout contrôle — ce qu’une vraie constitution empêcherait absolument et sévèrement.
Bientôt, on pourra parler de force « publique, entre guillemets parce qu’une poignée d’individus s’en seront arrogé la maîtrise et l’utiliseront comme une milice sauvage contre leurs victimes désarmées, les citoyens.
Rappel : article 16 de la DDHC, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :
Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.
Le pouvoir exécutif en France maîtrise le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Confusion des pouvoirs. Nous n’avons pas de constitution. Nos vies et nos libertés dépendent du bon vouloir arbitraire d’un tyran, qui dicte ses lois, terrorise ses opposants politiques et contrôle la justice.
La responsabilité criminelle des juges, dans notre historique descente aux enfers, sera sûrement pointée par les historiens du futur.
Mais si l’on cherche la cause première de cet abus de pouvoir généralisé et impuni, la cause causale, la cause des causes, il faut bien comprendre notre part de responsabilité, nous qui ne fixons personnellement AUCUNE LIMITE à nos représentants.
#PasDeJusticeSansCitoyensConstituants
Étienne.
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Quelques signes des VIOLENCES D’ÉTAT — POLICIÈRES ET JUDICIAIRES — qui PROUVENT que nous n’avons pas de constitution digne de ce nom :
Fonction publique : la qualification de la personne (plutôt que du poste) et le salaire à vie, c’est terminé, avec la rupture conventionnelle (loi de transformation de la fonction publique)
Fonction publique : la qualification de la personne (et pas du poste) et le salaire à vie, c’est terminé, avec la rupture conventionnelle (loi de transformation de la fonction publique). Le décret :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000039727613&categorieLien=id
Source : Le Café pédagogique,
Fonction publique : l’emploi à vie c’est terminé avec la rupture conventionnelle (loi de transformation de la fonction publique) : le décret https://t.co/7d3gDQmozw
— Café pédagogique (@cafepedagogique) January 3, 2020
La destruction du statut de la fonction publique fait partie du SACCAGE DES COMMUNS et de la PRÉCARISATION GÉNÉRALE par les prétendus « libéraux ».
Nous voyons tous les jours des PREUVES révoltantes que L’ÉLECTION entraîne mécaniquement :
1) notre DÉPOSSESSION politique,
et
2) la CORRUPTION générale des acteurs.
#CherchezLaCauseDesCauses
#PasDeDémocratieSansTirageAuSort
#PasDeTirageAuSortSansCitoyensConstituants
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Alain Supiot, immense penseur du TRAVAIL, du droit du travail et, plus largement, de L’ÉTAT DE DROIT ; avec des critiques pénétrantes (et étonnamment parallèles) des SCIENTISMES de type religieux que sont le néo-libéralisme, l’URSS et l’Union européenne
Chers amis,
Voici plusieurs années que je remets à plus tard la publication d’un billet vous signalant le travail immense, passionnant, très important, d’Alain Supiot, professeur de droit du travail et professeur au Collège de France, souvent relayé par France Culture (merci merci merci, pour toutes ces émissions fondamentales et pour ce considérable dossier « SUPIOT », entretiens, conférences, livres…).
Compte tenu de ce retard, c’est un immense billet que je vais devoir faire ici, un peu rebutant par sa longueur, pardon, mais formidable par l’importance de son contenu, et consultable en plusieurs fois, évidemment.
Tout ce que dit cet homme est intéressant et important. Et ses pensées entrent souvent en résonance (parfois en contradiction) avec celles de Bernard Friot (dont j’admire aussi les réflexions sur le travail). J’aimerais beaucoup voir ces deux hommes confronter et approfondir ensemble leurs analyses…
Bonne lecture.
Étienne.
1 – D’abord, des synthèses isolées (plus ou moins 30 à 90 min pour chaque exposé) :
1) Dans un monde « réellement humain », comment et pourquoi travailler ? (La grande table avec Olivia Gesbert, FC, 17 déc. 2019, 13h)
https://www.franceculture.fr/emissions/la–grande–table–idees/dans–monde–reellement–humain–comment–et–pourquoi–travailler
2) Alain Supiot invité par Là-bas si j’y suis (enfin !) pour réfléchir à l’après-capitalisme (La guerre des idées, avec Jérémie Younes, LBSJS, 26 nov. 2019) :
https://la-bas.org/la–bas–magazine/entretiens/alain–supiot–reflechir–a–l–apres–capitalisme
Seuls les abonnés à LBSJS peuvent voir en entier cet entretien passionnant (d’une heure).
3) Le livre « Le travail au XXIe siècle » d’Alain Supiot, présenté par lui-même (La bibliothèque de l’éco avec par Tiphaine de Rocquigny, FC, 22 nov. 2019) :
https://www.franceculture.fr/emissions/la–bibliotheque–ideale–de–leco/bibliotheque–de–leco–du–vendredi–22–novembre–2019
4) Réflexions avec Alain Supiot « savant du monde du travail » (L’heure bleue avec Laure Adler, FInter, 9 déc. 2019) :
https://www.franceinter.fr/emissions/l‑heure-bleue/l‑heure-bleue-09-decembre-2019
5) Alain Supiot Le travail au XXIe siècle, présentation à l’Institut d’études avancées de Nantes, le 10 déc. 2019 :
6) Alain Supiot, L’avenir du travail, (Matières à penser avec Antoine Garapon, FC 21 juin 2018) :
https://www.franceculture.fr/emissions/matieres–a–penser–avec–antoine–garapon/matieres–a–penser–droit–et–justice–du–jeudi–21–juin–2018
7) La juste division du travail, par Alain Supiot (Colloque « Qu’est-ce qu’un régime de travail réellement humain ? » en juillet 2017) :
https://www.franceculture.fr/conferences/maison–de–la–recherche–en–sciences–humaines/quest–ce–quun–regime–de–travail–reellement
8) Alain Supiot La gouvernance par les nombres, présentation (très résumée pour les personnes pressées) à l’Institut d’études avancées de Nantes, le 24 mars 2015 :
9) Alain Supiot Qu’est-ce qu’un régime de travail réellement humain ?, conférence vraiment très instructive, à l’université PSL, le 13 nov 2014 :
10) Pour remonter aux sources, voyez cette très ancienne conférence (en l’an 2000 !), où l’on retrouve une idée vraiment ‚essentielle approfondie par Supiot depuis plus de 20 ans :
Alain Supiot, LA CONTRACTUALISATION DE LA SOCIÉTÉ , le 22 février 2000 à l’Université de tous les savoirs :
https://www.canal‑u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/la_contractualisation_de_la_societe.878
2 – Ensuite, trois grandes SÉRIES (travail de plus longue haleine, mais toutes ces séances sont absolument passionnantes) :
INTRODUCTION GÉNÉRALE : État social et mondialisation : analyse juridique des solidarités, entretien avec Christine Goémé (FC, 22 juin 2016) :
https://www.franceculture.fr/emissions/l‑eloge-du-savoir/etat-social-et-mondialisation-analyse-juridique-des-solidarites
INTRODUCTION GÉNÉRALE, LEÇON INAUGURALE : Grandeur et misère de l’État Social
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/grandeur–et–misere–de–letat–social
1. Du gouvernement des lois à la gouvernance par les nombres (deux ans de cours, 2012–2013) :
Les leçons 4 à 12 sont des merveilles, ne ratez pas ça.
1⁄12 Du gouvernement des hommes : de l’imaginaire horloger à l’ordinateur
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑0
2⁄12 En quête de la machine à gouverner
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑1
3⁄12 L’essence des lois, le nomos grec et la lex dans le droit romain
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑2
4⁄12 L’essence de la loi dans la tradition juridique occidentale
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑3
5⁄12 Ritualisme et légalisme
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑4
6⁄12 Le rêve d’harmonie par le calcul
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑5
7⁄12 L’essor des usages normatifs : la comptabilité et les statistiques
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑6
8⁄12 Juger : le passage de la prudence au calcul
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑7
9⁄12 L’asservissement de la loi au nombre : de la planification soviétique au Marché total
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑8
10⁄12 Calculer l’incalculable
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les‑9
11⁄12 La New comparative Analysis et le marché du droit
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/du–gouvernement–par–les–lois–la–gouvernance–par–les-10
12/12 La dynamique juridique de la gouvernance par les nombres
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/du–gouvernement–par–les–lois–la–gouvernance–par–les-11
2. Les figures de l’allégeance (2013−2014) :
1⁄9 Le recul de l’hétéronomie
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/les–figures–de–lallegeance–19–le–recul–de–lheteronomie
2⁄9 Le recul de l’hétéronomie (suite)
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/les–figures–de–lallegeance–29–le–recul–de–lheteronomie–suite
3⁄9 Sans foi ni loi, une société insoutenable
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/les–cours–du–college–de–france–du–mercredi–31–octobre–2018
4⁄9 La résurgence du gouvernement par les hommes
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/les–figures–de–lallegeance–49–la–resurgence–du–gouvernement–par–les–hommes
5⁄9 Les transformations des relations de travail de 1914 à la crise du compromis fordiste
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/les–figures–de–lallegeance–les–transformations–des–relations–de–travail–de–1914–a–la–crise-du
6⁄9 Quel régime de travail réellement humain ?
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/les–cours–du–college–de–france–du–lundi–05–novembre–2018
7⁄9 Quel régime de travail réellement humain ? (suite)
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/les–figures–de–lallegeance–79–quel–regime–de–travail–reellement–humain–suite
8⁄9 L’essor des droits attachés à la personne
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/les–figures–de–lallegeance–89–lessor–des–droits–attaches–a–la–personne
3. Figures juridiques de la démocratie :
1⁄9 Essor et reflux de la démocratie économique
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/figures-juridiques-de-la-democratie-19-essor-et-reflux-de-la-democratie-economique‑0
2⁄9 La démocratie économique et sociale
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/figures-juridiques-de-la-democratie-29-la-democratie-economique-et-sociale‑0
3⁄9 La généalogie de la démocratie économique
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/figures–juridiques–de–la–democratie–39–la–genealogie–de–la–democratie–economique
4⁄9 Les bases juridiques médiévales de la démocratie
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5⁄9 Des bases juridiques médiévales de la démocratie aux bases dogmatiques de l’époque moderne et jusqu’à aujourd’hui
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/figures–juridiques–de–la–democratie–59–des–bases–juridiques–medievales–de–la–democratie–aux–bases
6⁄9 La vision révolutionnaire de la démocratie économique
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/figures–juridiques–de–la–democratie–69–la–vision–revolutionnaire–de–la–democratie–economique
7⁄9 La démocratie face à la dynamique du capitalisme
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/figures–juridiques–de–la–democratie–79–la–democratie–face–a–la–dynamique–du–capitalisme
8⁄9 Du travail à l’emploi, la redéfinition de la démocratie économique
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/figures–juridiques–de–la–democratie–89–du–travail–a–lemploi–la–redefinition–de–la–democratie
9/9 La démocratie capturée par le marché
Résumé et compléments : https://www.franceculture.fr/emissions/les–cours–du–college–de–france/la–democratie–capturee–par–le–marche
3 – Enfin, les meilleurs LIVRES à lire d’Alain SUPIOT :

L’esprit de Philadelphie : la justice sociale face au marché total, Seuil, 2010

La Gouvernance par les nombres, Fayard, 2015

La force d’une idée, Les Liens qui Libèrent, 2019

LE TRAVAIL N’EST PAS UNE MARCHANDISE. CONTENU ET SENS DU TRAVAIL AU XXIe SIÈCLE, Collège de France, 2019

Le Travail au XXIe siècle, Les Editions de l’Atelier, 2019

Qu’est-ce qu’un régime de travail réellement humain ?, Hermann, 2018

Le droit du travail, PUF – Que sais-je?, 2019

Mondialisation ou globalisation ? : Les leçons de Simone Weil, Collège de France , 2019

Face à l’irresponsabilité : la dynamique de la solidarité, Collège de France, 2018

Grandeur et misère de l’Etat social, Fayard, 2013
N’oubliez pas d’aller consulter le formidable DOSSIER « Alain Supiot » publié sur le site de France Culture, c’est une mine inépuisable :
https://www.franceculture.fr/personne–alain–supiot.html
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https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10157730918262317
PS : je vous avais parlé sur Thinkerview, en août 2017, du livre important de Supiot, « Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres » ; c’est à partir de 1 h 51 min :
https://youtu.be/DROqR_7EKvs
Thomas Piketty vs Patrick Cohen : spectaculaire joute verbale entre un défenseur du peuple et un défenseur des ultra-riches, à propos des RETRAITES
Voilà un vif débat où la guerre des classes est plus voyante que d’habitude :
Les regards que lance parfois Patrick Cohen, défenseur des 1% les plus riches, à Thomas Piketty, défenseur des 99% que sont les autres, pourraient inspirer un LOGO de la guerre des classes que les riches mènent contre les pauvres :


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[RIC ETM EPNM] Notre rencontre à MILLAU le 5 novembre dernier.
https://youtu.be/HezVYQi5pzs&feature=youtu.be
L’originalité de cette soirée a été de rapprocher la THÉORIE de la PRATIQUE, en écoutant et en interrogeant les gilets jaunes de Saint-Affrique, qui ont organisé un RIC LIBRE (des citoyens organisent EUX-MÊMES une consultation citoyenne sans avoir besoin de leurs représentants), ce que je trouve extrêmement subversif contre l’ordre de domination qu’est l’escroquerie parlementaire.

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