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[ABUS DE POUVOIR MÉDICAL] « PFIZER PAPERS, Les crimes de Pfizer contre l’humanité », un livre-enquête important de Naomi Wolf et 3 250 experts coordonnés par Amy Kelly
Chers amis, Je suis en train de lire un livre important, impressionnant, révoltant, voulu par Naomi Wolf et réalisé avec 3 250 experts de WarRoom et DailyClout coordonnés par Amy Kelly pour lire, comprendre et vulgariser les 450 000 pages de documents que Pfizer a fournis à la FDA pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de leur poison fallacieusement nommé « vaccin COVID ». https://www.editionsmarcopietteur.com/393-pfizer-papers.html Poursuivie en justice par l’avocat Aaron Siri,…
Dire que « nous sommes en démocratie » est une arnaque. Par définition, L’ÉLECTION EST ANTIDÉMOCRATIQUE, elle prive les électeurs de toute souveraineté (invité chez Omerta)
Anna Legrand m’a invité à expliquer mon travail sur le média d’investigation Omerta, créé par Régis Le Sommier. Bonne écoute de ce nouvel entretien, sur Omerta, et dites-moi en commentaires, svp, si vous avez des idées nouvelles pour accélérer la germination des graines 🙂 Étienne. https://www.youtube.com/watch?v=muiBQIxv6_E Post scriptum – RÉSUMÉ : Par construction, volontairement, depuis l’origine, L’ÉLECTION-parmi-des-candidats-qu’on-peut-aider est d’abord une procédure de dépossession…
FAIRE LA RÉVOLUTION. Premiers échanges entre un marxiste et un démocrate, Chris et Étienne, sur la chaîne du Canard réfractaire
J’attends beaucoup des échanges avec Chris chez Yohann : réfléchir ensemble, un marxiste et un démocrate, aux meilleures voies de l’émancipation des êtres humains de toute forme de domination et d’injustice, voilà un beau chantier. Il se trouve en l’occurrence que l’idéologie marxiste, qui m’intéresse évidemment sur de nombreux points, me fait aussi très peur sur d’autres points, que je juge essentiels. Et notamment : comment les marxistes comptent-ils faire pour nous garantir la liberté, la…
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ASSANGE : LE PROCÈS DU SIÈCLE – par Viktor Dedaj
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[Moment exceptionnel] Chouard convainc patiemment un député LREM : « trouvez-vous légitime que le peuple puisse DESTITUER – par RIC – un élu qu’il juge défaillant, et plus généralement décider de sa propre représentation à travers un processus constituant POPULAIRE ? » (février 2019, tournée en Bretagne avec les Gilets jaunes)
Je garde un souvenir intense de cette soirée importante, et je remercie Paul Molac, député LREM, d’avoir courageusement accepté ce long débat à la loyale en présence d’un public de Gilets jaunes parfois turbulent.
Cet extrait (14 minutes) est formidable, un peu historique de mon point de vue :
• on y parle d’abord de la légitimité du peuple à RÉVOQUER IMMÉDIATEMENT ‑PAR RIC – UN ÉLU qui mécontente gravement une majorité d’électeurs,
• on y a rappelé à quoi sert une constitution et le conflit d’intérêts des politiciens dans le processus constituant,
• et on y parle surtout de la pertinence d’un PROCESSUS CONSTITUANT POPULAIRE, notamment de l’idée de tirer au sort l’Assemblée constituante :
La vidéo de la soirée complète est là :
[IMPORTANT]Soirée mémorable, le 8 février 2019, avec Paul Molac (député LREM) et Cédric André, et plein de gilets jaunes bretons : « LA BRETAGNE VEUT LE RIC »
Permettre (et favoriser) ces échanges publics approfondis, à la loyale, entre les représentants et les représentés, me semble être une caractéristique fondamentale de toute démocratie digne de ce nom.
Et je suis convaincu que seuls les représentés sont capables d’instituer (d’imposer) ces échanges.
Étienne.
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https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10158734176982317
NOUS NE SOMMES PAS EN DÉMOCRATIE – Etienne Chouard intervention sur CNews (c’est plutôt rare…) le 28 mars 2019, pour défendre les Gilets Jaunes, le RIC et la vraie démocratie
https://youtu.be/z5BbK0CryLM
C’est la première fois qu’on a une sélection complète de mon intervention sur CNews (c’est plutôt rare…), le 28 mars 2019, pour défendre les gilets jaunes, le RIC et la vraie démocratie (pas facile d’argumenter quand tout le monde veut parler en même temps).
Merci Benoît 🙂
L’émission entière, 1ère partie :
https://youtu.be/QnglK4iBcis
L’émission entière, 2ème partie :
https://youtu.be/CgdI1CNQy90
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Encouragements — et conseils importants — pour faire vos propres ateliers constituants : « LA LOI EST L’EXPRESSION DE LA VOLONTÉ GÉNÉRALE » : VRAI OU FAUX ?
.
Il est important de rédiger nos articles dans une langue simple et univoque (porteuse d’un seul sens possible), pour que tous les citoyens puissent la lire et la comprendre.
L’explication de l’arnaque commence à la minute 3.
Cet extrait de 7 minutes vient de cette vidéo : https://youtu.be/nNZ2jX9HBmY (où l’arnaque du peuple par les parlementaires est expliquée à 16’05) :
Exemple important d’expression polysémique (ayant plusieurs sens) et donc potentiellement très trompeuse : l’expression « La loi est l’expression de la volonté générale (DDHC 1789) » est souvent comprise (même par des juristes) carrément À L’ENVERS de son sens véritable (et souhaitable) qui est « la loi DOIT ÊTRE l’expression de la volonté générale ». En effet, en droit l’indicatif vaut impératif, et DONC le sens véritable de cette formule est une importante obligation qui pèse sur les épaules des parlementaires : selon la constitution, les parlementaires DOIVENT se conformer à la volonté générale, qu’ils doivent donc rechercher et respecter absolument (sauf à devenir parjures).
C’est très important, parce que nous acceptons des choses terribles au nom de ce grand principe.
En acceptant l’idée que la loi est toujours légitime (puisqu’on la dit « par essence » équivalente à la volonté générale), nous acceptons tous la rigueur de la police, de la justice, des impôts, de la prison même…
L’enjeu de la compréhension populaire de cette formule est donc absolument essentiel, politiquement :
• Si l’on comprend (à tort) la formule dans le langage courant, toute loi est bonne, par définition, et donc il ne peut pas y avoir de loi scélérate (contre laquelle les citoyens seraient légitimes à résister) : les parlementaires sont nos maîtres.
• Au contraire, si on comprend bien la formule dans sa vraie signification, nous sommes les maîtres des législateurs, qui doivent enquêter en permanence pour connaître la volonté générale, qu’il doivent absolument la respecter. D’où la possibilité que certaines lois soient mauvaises (sans aucune interdiction de principe), et DONC aussi la possibilité de résister légitimement à des lois scélérates (contraires à la volonté générale).
Par exemple, en février 2008, quand les parlementaires ont voté en Congrès le CONTRAIRE absolu de ce que les citoyens avaient voté en 2005, ce fut une félonie, incriminée précisément par l’article 6 de la DDHC qui interdit cette façon de légiférer contre la volonté générale — et cette trahison suprême aux conséquences immenses devra un jour être punie.
D’une façon générale, quand un politicien dit « je l’ai voté, donc c’est la loi, donc c’est la volonté générale, donc taisez-vous c’est moi qui commande », il est dans une INVERSION absolue de l’autorité légitime, il inverse les rôles et IL SE PROCLAME CHEF DE SON SOUVERAIN ! C’est à la fois une imposture et une trahison. Et nous, par ignorance de ce sens caché, nous le laissons faire (ce qui lui permet de continuer comme ça pour toujours, tant qu’on ne se mettra pas en travers)
Nota : Les plus grands penseurs avaient déjà repéré au 18e siècle l’idée que je défends depuis 2005 : « ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir » ; Ainsi Sieyes lui-même disait en 1789 : « Aucune sorte de pouvoir délégué ne peut rien changer aux conditions de sa délégation. »
Nota : la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791), elle, est plus claire, plus honnête que la DDHC de 1789 : « La loi DOIT ÊTRE l’expression de la volonté générale »
DONC, il peut exister des lois scélérates, des lois injustes, que les citoyens sont légitimes à combattre de toutes leurs forces.
À remarquer aussi cet précision intéressante, dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) : « la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction. »
Source : https://gallica.bnf.fr/essentiels/anthologie/declaration-droits-femme-citoyenne‑0
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[Censure du journal RUPTURES] Entre indifférence et complicité, les médias « alternatifs » favorisent le néo-maccarthysme (Laurent DAURÉ, sur Le Grand Soir)
[Abonnez-vous au journal Ruptures, c’est un bon outil de résistance à la tyrannie unioneuropéenne.
Étienne.]
Laurent DAURÉ :
Depuis que Ruptures a cherché à alerter sur le label mensonger que lui a attribué subitement Twitter le 7 septembre dernier – « Média affilié à un État, Russie » –, moins d’une heure après la mise en ligne d’une analyse montrant que 98 % des médias français de premier plan ont relayé la théorie conspirationniste du « Russiagate », le nombre d’articles consacrés à l’action arbitraire du réseau social états-unien se compte sur les doigts d’une main.
En effet, quatre médias seulement ont rendu compte de ce procédé néo-maccarthyste sur lequel Twitter refuse obstinément de s’expliquer ; non seulement la firme à l’oiseau bleu ne répond pas à nos sollicitations, y compris par lettre recommandée, mais elle fait de même avec les rares journalistes qui l’ont contactée à notre sujet.
Les médias francophones qui ont couvert l’histoire sont, par ordre chronologique : RT France, BFM-TV,Presse-citron, Causeur. Et c’est tout pour le moment. Quelques valeureux blogs communistes en ont également parlé.
Comme nous l’avons écrit dans notre dernier communiqué, cette labellisation erronée de Ruptures constitue un précédent en France. Le « mensuel progressiste radicalement eurocritique » est bel et bien le premier média hexagonal à subir cela (précisons que les répercussions ne se limitent pas à Twitter – avec un étouffement algorithmique de notre présence sur la plateforme –, elles concernent avant tout la réputation du journal).
Nous ne pouvons que constater la large indifférence que cette évolution inédite suscite parmi les médias dits « alternatifs » ou « indépendants », en particulier ceux qui se réclament de la gauche. Nos alertes sont jusque-là totalement ignorées, en tout cas elles ne se traduisent pas par des actions publiques. Pas même un petit tweet…
Le silence des médias dominants était attendu, et il est effectivement quasi total. Force est cependant de noter que le chef du service « BFM Tech », Raphaël Grably, a suivi l’affaire depuis le début – interpellant Twitter France à plusieurs reprises – et en a fait un article. Le Canard enchaîné, Mediapart et Arrêt sur images, pour ne citer que des titres bien installés, n’en ont toujours pas dit un mot, alors qu’ils traitent régulièrement de l’actualité et des enjeux relatifs au pouvoir des réseaux sociaux.
Comment expliquer cette occultation ? Nous en sommes réduits à des hypothèses. Quatre principalement.
Ignorent-ils la décision de Twitter de nous déclarer en intelligence avec Moscou ? Nous ne pouvons croire que leurs antennes soient déficientes à ce point.
Estiment-ils que l’affaire est anecdotique ou anodine ? Alors c’est qu’ils acceptent tacitement que des plateformes privées puissent pratiquer une forme d’arbitrage et de censure politiques (c’est une tendance croissante, à la fois sur Facebook, Twitter et YouTube, avec la bénédiction et même l’incitation des autorités).
Considèrent-ils que Ruptures mérite son « label rouge » ? Nous ne demandons pas mieux qu’ils enquêtent pour vérifier leur intuition. Ils verront bien si notre indépendance est une fiction.
Sont-ils en désaccord avec la ligne éditoriale de notre mensuel ? C’est fort probable, mais leur silence signifierait qu’ils s’assoient sur les principes – liberté d’expression et de la presse en tête – et ne comptent informer que sur les injustices que subissent des personnes ou des organisations qui trouvent grâce à leurs yeux.
Mais après tout faut-il être surpris de l’indifférence au tort qui nous est fait quand on constate l’attitude de la vaste majorité des médias – petits et grands – dans un cas autrement plus grave, je veux bien sûr parler du calvaire interminable de Julian Assange ? L’ignoble abandon dont est victime ce journaliste persécuté repousse les limites de la veulerie journalistique, que l’on savait pourtant généreuses.
À partir du moment où le sort de Julian Assange – un prisonnier politique dont la vie est en danger – ne suscite par une mobilisation massive, on peut se dire que la faillite intellectuelle et morale de la presse est actée (Mediapart et Edwy Plenel, après avoir ignoré ou calomnié le fondateur de WikiLeaks, se sont tardivement réveillés quant à l’importance de la cause). Le concours de lâcheté est ouvert en permanence et les concurrents sont pléthoriques.
Au-delà du cas de Ruptures, il y a une liste de positions qui valent une marginalisation automatique aux médias, organisations et personnalités qui les adoptent.
En voici quelques exemples : plaider en faveur de la sortie de l’Union européenne et/ou de l’Otan ; relativiser voire réfuter la « menace » russe, chinoise ou iranienne (l’énumération peut continuer en fonction des circonstances et des objectifs géostratégiques des puissances occidentales) ; dénoncer la politique d’apartheid de l’État israélien et pratiquer une solidarité conséquente à l’égard du peuple palestinien ; s’opposer à l’interventionnisme « humanitaire » en Afghanistan, en Libye ou en Syrie (à propos de ce dernier dossier, le blackout médiatique total sur les lanceurs d’alerte de l’OIAC est éloquent) ; soutenir le pouvoir légitime au Venezuela ou en Bolivie ; défendre la liberté d’expression sans aucun deux poids, deux mesures…
La marginalisation médiatique et professionnelle s’accompagne maintenant de plus en plus d’actes de censure, celle-ci étant sous-traitée par les États aux plateformes privées californiennes en situation de quasi-monopole. Il est déjà bien tard pour s’inquiéter de ce phénomène qui a pris beaucoup d’ampleur ces derniers mois.
Twitter serait-il spécifiquement allergique à la critique de la nouvelle guerre froide que les impérialistes cherchent à nous imposer et dont les multiples accusations d’« ingérence russe » constituent un vecteur essentiel ?… Que la firme états-unienne ait Ruptures dans le collimateur est une sorte de médaille honorifique pour notre petite équipe (elle nous a d’ailleurs apporté de nouveaux abonnements). Mais nous exigeons malgré tout le retrait du label fantaisiste. Il nous faudra peut-être malheureusement en passer par une action en justice pour l’obtenir.
À bas l’e‑impérialisme ! Vive WikiLeaks !
Laurent Dauré
Source :
https://www.legrandsoir.info/entre–indifference–et–complicite–les–medias–alternatifs–favorisent–le–neo–maccarthysme.html
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https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10158708561642317
Étienne Chouard inédit – Bonus du DVD LA DETTE non-censuré
[Vidéo censurée partout. À enregistrer] Inutile de discuter des lois si vous négligez de reprendre la souveraineté monétaire aux banques commerciales
Pas de souveraineté politique sans souveraineté monétaire.
Thèse suivie de quelques explications sur l’importance de cette réflexion contre toutes les formes de fascisme.
Bon courage à tous contre la censure qui vient.
Étienne.
Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10158677026452317

Etienne Chouard avec les Gilets Jaunes « canal historique », au péage du Pont-de‑l’Etoile, 9 déc. 2018.
https://youtu.be/vay9DZ_cEis&feature=youtu.be
Cette (importante) vidéo a été censurée à peu près partout, sur Youtube et sur Facebook notamment.
J’essaie de la republier sur ma chaîne Youtube (quasi en sommeil jusqu’ici), mais sans me faire trop d’illusions : en même temps que le couvre-feu, la censure se déchaîne dans le régime Macron.
Les vrais résistants vont sans doute devoir migrer en urgence sur des sites protégés de la censure.
On retrouve ici (dans l’ambiance formidable des klaxons joyeux qui a régné sur tous les péages libérés pendant des mois) les enjeux essentiels de ce qui s’est joué avec le mouvement des gilets jaunes.
Merci à tous pour vos messages, très émouvants.
Étienne.
PS : « canal historique » signifie « résistance d’origine, pas encore polluée par les politiciens ».
Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10158675192237317
Réfléchissez : QUI a institué notre impuissance populaire en présence d’un président arbitraire et cruel ?

Cherchez la cause des causes.
QUI a écrit l’absence de limites pour un « président » qui prétendrait nous imposer un couvre-feu sans raison valable ?
QUI a institué notre impuissance populaire devant un président arbitraire et cruel ?
C’EST LE PRÉSIDENT DE L’ÉPOQUE.
En 1958, de Gaulle s’est fait écrire (par ses hommes de main, Debré notamment) une « constitution » sur mesure, pour ne craindre à l’avenir aucune limite sérieuse.
Réfléchissez.
Est-ce que ce fait (l’auteur de la toute-puissance d’un président est le président lui-même, avec ses complices) n’explique pas parfaitement notre impuissance actuelle devant l’arbitraire ?
CE N’EST PAS AUX HOMMES AU POUVOIR D’ÉCRIRE LES RÈGLES DU POUVOIR.
Des citoyens dignes de ce nom ne laisseraient pas écrire les règles de leur représentation par des représentants.
—
Par ailleurs, si nous les laissons faire, ils iront progressivement jusqu’au pire, jusqu’à l’inconcevable. Mais c’est surtout de NOTRE FAUTE, nous qui restons là sans opposer AUCUNE RÉSISTANCE SÉRIEUSE.
• Anselme Bellegarrigue : « Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Eh bien ! Vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande. »

https://www.chouard.org/blog/2014/10/20/anselme–bellegarrigue–vous–avez–cru–jusqua–ce–jour–quil–y–avait–des–tyrans–eh–bien–vous–vous–etes–trompes–il–ny–a–que–des–esclaves–la–ou–nul–nobeit–personne–ne–commande
—
Et à tous ceux qui protestent ce matin contre une « erreur grossière » de la macronie, je rappelle ceci :
Les politiciens ne sont pas incompétents : ils sont intelligents ET CORROMPUS ; ils font leur job, parfaitement, contre l’intérêt général et pour les riches, qui les ont portés au pouvoir précisément pour ça. Dire qu’ils sont « incompétents » empêche de diagnostiquer la TRAHISON.

• Napoléon Bonaparte. : « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. »
En effet, LES RICHES N’ONT PAS DE PATRIE. Leur patrie c’est l’argent. Les riches vendraient tous les biens publics à des puissances étrangères malveillantes pour accumuler encore plus d’argent. On a des preuves de ces trahisons tous les jours.
Une société bien organisée devrait empêcher quiconque de devenir trop riche. Il est raisonnable de considérer les ultra-riches comme des étrangers hostiles, des accapareurs, des colons, des tyrans, des voleurs, des ennemis du peuple.
Il est plus que temps de se mettre au travail pour apprendre à instituer nous-mêmes notre puissance politique durable, pour nous défendre contre les tyrans, non ?
Étienne.
Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10158672266437317
[Film formidable mais ultra-censuré] DÉDALE, UN FIL VERS LA DÉMOCRATIE (2013)
Ce matin, je vois passer, sur une plateforme que je ne connais pas, un film formidable, important, datant de 2013 et complètement CENSURÉ depuis.
Son titre est DÉDALE, UN FIL VERS LA DÉMOCRATIE.
Je ne sais pas combien de temps il restera visible ici, mais vous devriez en profiter pour le voir (et l’enregistrer si c’est possible ?) avant qu’il ne disparaisse à nouveau.
C’est une enquête passionnante sur le carnage de la Grèce par l’UE, le FMI et la BM pour le compte des banquiers (ce carnage est notre futur à nous aussi si nous restons inactifs), avec un assemblage inédit, très efficace, d’enquêtes de terrain et d’analyses institutionnelles des causes premières du carnage.
À connaître et à faire connaître.
Étienne.
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https://facebook.com/story.php?story_fbid=10158617297852317&id=600922316
[Remarquable synthèse de l’horreur que nous acceptons en restant silencieux] Le désastre de l’ingénierie de l’utopie – par Chris Hedges [Ceci dit, toutes les utopies ne se valent pas]
Le désastre de l’ingénierie de l’utopie – par Chris Hedges
Source : Truthdig, Chris Hedges
Karl Popper, dans « The Open Society and Its Enemies », met en garde contre l’ingénierie utopique, les transformations sociales massives menées par ceux qui croient avoir trouvé une vérité révélée. Ces ingénieurs utopistes procèdent à la destruction massive de systèmes, d’institutions et de structures sociales et culturelles dans un vain effort pour réaliser leur vision. Ce faisant, ils démantèlent les mécanismes autorégulateurs des réformes progressives et fragmentaires qui font obstacle à cette vision. L’histoire regorge d’utopistes désastreux – les Jacobins, les marxistes, les fascistes et maintenant, à notre époque, les mondialistes ou les impérialistes néolibéraux.
L’idéologie du néolibéralisme, qui n’a aucun sens économique et qui exige une ignorance délibérée de l’histoire sociale et économique, est la dernière itération de projets utopiques. Elle postule que la société humaine atteint son apogée lorsque les actions entrepreneuriales individuelles sont libérées des contraintes gouvernementales. La société et la culture devraient être dictées par la primauté des droits de propriété, l’ouverture du commerce – qui envoie des emplois manufacturiers dans des ateliers clandestins en Chine et dans le Sud et permet la circulation de l’argent à travers les frontières – et des marchés mondiaux sans entraves. Les marchés du travail et des produits devraient être déréglementés et libérés de la surveillance gouvernementale. Les financiers mondiaux devraient se voir confier le contrôle des économies des États-nations. Le rôle de l’État devrait être réduit à garantir la qualité et l’intégrité de l’argent, ainsi que la sécurité intérieure et extérieure, et à privatiser le contrôle des terres, de l’eau, des services publics, de l’éducation et des services gouvernementaux tels que les services de renseignements et souvent l’armée, les prisons, les soins de santé et la gestion des ressources naturelles. Le néolibéralisme convertit le capitalisme en une idole religieuse.
Cette vision utopique du marché, bien sûr, n’a aucun rapport avec sa réalité. Les capitalistes détestent les marchés libres. Ils cherchent à contrôler les marchés par le biais de fusions et d’acquisitions, en rachetant la concurrence. Ils saturent la culture avec de la publicité pour manipuler les goûts et la consommation du public. Ils se livrent à la fixation des prix. Ils construisent des monopoles inattaquables. Ils mettent en place, sans contrôle ni surveillance, des systèmes de spéculation sauvage, de prédation, de fraude et de vol. Ils s’enrichissent par le rachat d’actions, les combines à la Ponzi, la destruction structurée des actifs par l’inflation, le démembrement des actifs et l’imposition au public d’une dette accablante. Aux États-Unis, ils saturent le processus électoral d’argent, achetant l’allégeance des élus des deux partis au pouvoir pour légiférer sur les boycotts fiscaux, démolir les règlements et consolider encore plus leur richesse et leur pouvoir.
Ces capitalistes d’entreprise dépensent des centaines de millions de dollars pour financer des organisations telles que la Business Roundtable et la Chambre de commerce et des groupes de réflexion comme la Heritage Foundation pour vendre l’idéologie au public. Ils font des dons aux universités, à condition que ces dernières soient fidèles à l’idéologie dominante. Ils utilisent leur influence et leur richesse, ainsi que leur propriété des plateformes médiatiques, pour transformer la presse en leur porte-parole. Et ils font taire les hérétiques ou leur rendent la tâche difficile pour trouver un emploi. La flambée des valeurs boursières, plutôt que la production, devient la nouvelle mesure de l’économie. Tout est financiarisé et marchandisé.
Ces utopistes mutilent le tissu social par la désindustrialisation, transformant des centres de production autrefois gigantesques en friches, et la classe moyenne et ouvrière, rempart de toute démocratie, en un précariat frustré et enragé. Ils travaillent « à l’étranger », procèdent à des licenciements massifs et font baisser les salaires. Ils détruisent les syndicats. Le néolibéralisme – parce qu’il a toujours été un projet de classe et que c’était son but – redistribue la richesse vers le haut. « Privés de la protection des institutions culturelles », écrit Karl Polanyi dans son livre « La Grande Transformation », les êtres humains « périssent des effets de l’exposition sociale » et meurent comme « victimes d’une dislocation sociale aiguë ».
Le néolibéralisme, en tant que projet de classe, est une brillante réussite. Huit familles détiennent aujourd’hui autant de richesses que 50% de la population mondiale. Les 500 personnes les plus riches du monde en 2019 ont augmenté leurs avoirs de 12 000 milliards de dollars, tandis que près de la moitié des Américains n’avaient pas d’économies et que près de 70 % n’auraient pas pu trouver 1 000 dollars en cas d’urgence sans s’endetter. David Harvey appelle cela « l’accumulation par dépossession ». Cet assaut néolibéral, antagoniste de toutes les formes de solidarité sociale qui freinent l’accumulation de capital, a fait disparaître les mécanismes démocratiques autorégulateurs qui rendaient autrefois possible une réforme progressive et fragmentaire. Il a transformé les êtres humains et le monde naturel en marchandises à exploiter jusqu’à épuisement ou effondrement. La dévotion servile des élites dirigeantes pour le profit des entreprises et l’accumulation de richesses par l’oligarchie mondiale signifie qu’elles ne veulent pas ou ne peuvent pas faire face à la plus grande crise existentielle à laquelle l’espèce humaine est peut-être confrontée : l’urgence climatique.
Tous les centres de pouvoir en concurrence, y compris le gouvernement, ont maintenant été accaparés par le pouvoir des entreprises, et corrompus ou détruits. Nous avons subi ce que John Ralston Saul appelle un coup d’État au ralenti. Il est terminé. Ils ont gagné.
Dans le même temps, ces utopistes, qui tentent de projeter la puissance américaine et la domination mondiale, ont lancé des invasions et des occupations dans tout le Moyen-Orient qui sont tombées dans des bourbiers futiles coûtant aux États-Unis entre 5000 et 7000 milliards de dollars. Ce projet utopique en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et, par procuration, au Yémen, a tué des centaines de milliers de personnes, déplacé ou fait fuir des millions de personnes, détruit des villes et des nations, créé des États en faillite qui couvent des groupes djihadistes radicaux et affaibli fatalement la puissance américaine. En effet, ces guerres, dont certaines sont maintenant dans leur 18e année, constituent la plus grande bévue stratégique de l’histoire américaine. Les utopistes – ignorant culturellement, linguistiquement et historiquement les pays qu’ils occupaient – croyaient dans leur naïveté qu’ils pouvaient implanter la démocratie dans des endroits comme Bagdad et la voir se propager dans tout le Moyen-Orient. Ils nous ont assuré que nous serions accueillis comme des libérateurs, que les revenus du pétrole paieraient la reconstruction et que l’Iran serait intimidé et déstabilisé. Ce n’était pas plus réalisable ni plus ancré dans la réalité que le projet utopique de libérer le marché et de libérer la prospérité et la liberté dans le monde.
Dès qu’une cabale – monarchique, communiste, fasciste ou néolibérale – s’empare du pouvoir, son démantèlement des mécanismes qui rendent la réforme possible ne laisse à ceux qui recherchent une société ouverte d’autre choix que de faire tomber le système. L’État d’entreprise, comme les régimes communistes que j’ai couverts en Europe de l’Est, n’est pas réformable de l’intérieur. Les échecs qui nous accablent sont des échecs bipartites. Sur toutes les grandes questions structurelles, y compris la guerre et l’économie, il y a peu ou pas de divergence entre les deux partis politiques au pouvoir aux États-Unis. La concentration des richesses et du pouvoir entre les mains d’une élite oligarchique, comme l’avait prévenu Aristote, ne laisse que deux possibilités : la tyrannie ou la révolution. Et nous sommes en plein sur la voie de la tyrannie.
L’utopie néolibérale, parce qu’elle supprime les libertés d’organisation, de régulation et de protection du bien commun et qu’elle permet d’exploiter et de consolider la richesse et le pouvoir, est toujours vouée, écrit Polanyi, à l’autoritarisme ou au fascisme pur et simple. Les bonnes libertés sont perdues. Les mauvaises remportent la victoire.
Le néolibéralisme a donné naissance à la pire forme de capitalisme monopoliste et au plus haut niveau d’inégalité des revenus de l’histoire américaine. Les banques et les industries agricoles, alimentaires, de l’armement et des communications ont détruit les réglementations qui entravaient autrefois leurs monopoles, leur permettant de fixer les prix, de bloquer les salaires, de garantir les profits, d’abolir les contrôles environnementaux et d’abuser de leurs travailleurs. Ils ont fait disparaître la concurrence du marché libre.
Le capitalisme sans entraves, comme l’a souligné Karl Marx, détruit le soi-disant marché libre. Il est hostile aux valeurs et aux traditions d’une démocratie capitaliste. La dernière étape du capitalisme, a écrit Marx, est marquée par le pillage des systèmes et des structures qui rendent le capitalisme possible. Ce n’est pas du tout du capitalisme. L’industrie de l’armement, par exemple, avec son projet de loi officiel d’autorisation de dépenses pour la défense de 612 milliards de dollars – un chiffre qui ignore de nombreuses autres dépenses militaires cachées dans d’autres budgets, masquant le fait que nos dépenses réelles pour la sécurité nationale dépassent les mille milliards de dollars par an – a amené le gouvernement à s’engager à dépenser 348 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie pour moderniser nos armes nucléaires et construire 12 nouveaux sous-marins nucléaires de classe Ohio, estimés à 8 milliards de dollars chacun. Nous dépensons quelque 100 milliards de dollars par an pour le renseignement – la surveillance de la presse – et 70 % de cet argent va à des entrepreneurs privés comme Booz Allen Hamilton, qui tire 99 % de ses revenus du gouvernement américain. Nous sommes les plus grands exportateurs d’armes au monde.
Selon le Fonds monétaire international, l’industrie des combustibles fossiles engloutit 5300 milliards de dollars par an dans le monde entier en coûts cachés pour continuer à brûler des combustibles fossiles. Cet argent, note le FMI, vient s’ajouter aux 492 milliards de dollars de subventions directes offertes par les gouvernements du monde entier par le biais d’amortissements, de dépréciations et de lacunes dans le droit d’utilisation des terres.
Les subventions des contribuables aux grandes banques – JPMorgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo et Goldman Sachs – sont estimées à 64 milliards de dollars par an, un montant à peu près égal à leurs bénéfices annuels habituels.
En 1980, les trains de marchandises ont été déréglementés. Le nombre de chemins de fer de classe I est passé de 40 à 7. Quatre d’entre eux représentent 90 % des revenus du secteur. Près d’un tiers de tous les affréteurs n’ont accès qu’à un seul chemin de fer.
Le Telecommunications Act de 1996 du président Bill Clinton a été présenté comme un moyen d’ouvrir le secteur du câble à la concurrence. Au lieu de cela, il a vu une consolidation massive de l’industrie entre les mains d’une demi-douzaine de sociétés qui contrôlent ce que 90% des Américains regardent ou entendent sur les ondes.
L’industrie aéronautique, libérée de toute réglementation, s’est rapidement consolidée. Quatre compagnies aériennes contrôlent 85 % du marché intérieur. Elles ont divisé le pays en centres régionaux où elles extorquent des redevances, fixent les prix, annulent les vols à volonté, laissant les passagers bloqués sans indemnisation, et fournissent un service de mauvaise qualité.
Les sociétés pharmaceutiques et d’assurance qui gèrent notre industrie des soins de santé à but lucratif ont soutiré 812 milliards de dollars aux Américains en 2017. Cela représente plus d’un tiers (34,2 %) des dépenses totales pour les visites chez le médecin, les hôpitaux, les soins de longue durée et l’assurance maladie. Si nous avions un système de santé publique, comme au Canada, cela nous permettrait d’économiser 600 milliards de dollars en une seule année, selon un rapport des Médecins pour un régime national de santé. En 2017, les coûts d’administration de la santé étaient plus de quatre fois plus élevés par habitant aux États-Unis qu’au Canada (2 479 dollars contre 551 dollars par personne), note le groupe. Le Canada a mis en place un système à payeur unique « Medicare for All » en 1962. En 2017, les Américains ont dépensé 844 $ par personne pour les frais généraux des assureurs. Les Canadiens ont dépensé 146 $.
Le néolibéralisme ne peut être défendu comme étant plus innovant ou plus efficace. Il n’a pas répandu la démocratie et, en orchestrant des niveaux sans précédent d’inégalité des revenus et de stagnation politique, il a vomi des démagogues et des régimes autoritaires qui promettent mensongèrement de se venger des élites dirigeantes qui ont trahi le peuple. Notre démocratie, soumise à cet assaut, a été remplacée par un théâtre politique dénué de sens.
Comme l’ont détaillé les universitaires Benjamin Page et Martin Gilens dans leur étude exhaustive de 2017 « Democracy in America ? » :
« les meilleures preuves indiquent que les souhaits des Américains ordinaires n’ont que peu ou pas d’impact sur l’élaboration de la politique du gouvernement fédéral. Les particuliers fortunés et les groupes d’intérêt organisés, en particulier les sociétés commerciales, ont … beaucoup plus de poids politique. … [L]e grand public [est] … pratiquement impuissant. … La volonté des majorités est … contrecarrée par les riches et les personnes bien organisées, qui bloquent les propositions politiques populaires et s’accordent des privilèges particuliers. … La majorité des Américains sont favorables à des politiques spécifiques conçues pour faire face à des problèmes tels que le changement climatique, la violence armée, un système d’immigration intenable, des écoles publiques inadaptées et des ponts et des autoroutes en ruine. … De larges majorités d’Américains sont favorables à divers programmes visant à fournir des emplois, à augmenter les salaires, à aider les chômeurs, à fournir une assurance médicale universelle, à assurer des pensions de retraite décentes et à payer ces programmes avec des impôts progressifs. La plupart des Américains veulent également supprimer les « la protection sociale gérée par les entreprises ». Pourtant, ce sont surtout les riches, les groupes d’entreprises et les blocages structurels qui ont empêché ces nouvelles politiques. … »
Il ne devrait pas y avoir de débat sur la manière d’apporter des changements. Une réforme fragmentaire et progressive est toujours préférable à l’anarchie inévitable que crée tout vide de pouvoir. Le problème est que nos ingénieurs utopistes, dans leur démantèlement vertigineux d’un système économique et démocratique, ainsi que dans l’épuisement des ressources de l’État dans les guerres qu’il mène à l’étranger, ont dynamité les outils qui pourraient nous sauver. Ils ne nous ont laissé d’autre choix que de nous révolter et de les chasser du pouvoir.
Nous mènerons des actions soutenues de désobéissance civile pour faire tomber ces oligarques corporatifs ou bien nous vivrons dans une tyrannie orwellienne, au moins jusqu’à ce que l’urgence climatique fasse disparaître l’espèce humaine. Les règlements, les lois, la planification et le contrôle ne sont pas les ennemis de la liberté. Ils empêchent les capitalistes de détruire la liberté, de nier la justice et d’abolir le bien commun. La liberté de la classe capitaliste d’exploiter les êtres humains et le milieu naturel sans restriction transforme la liberté du plus grand nombre en liberté du plus petit nombre. Cela a toujours été ainsi.
Chris Hedges.
Source : Truthdig, Chris Hedges
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
https://www.les-crises.fr/le-
POURQUOI UN MOUVEMENT CONSTITUANT POPULAIRE PERMANENT (MCP) ?
Tous les êtres humains espèrent un monde meilleur.
Tous ont une opinion sur « ce qu’il faudrait faire ».
Tous savent bien les lois qu’il faudrait voter — et celles qu’il faudrait abroger.
Tous rêvent de révoquer des politiciens qu’ils estiment (très) mauvais pour la collectivité.
Tous aimeraient participer aux décisions communes, mais tous se contentent de discuter sans jamais rien changer puisqu’aucun pouvoir de décider ne leur est jamais accordé.
Les hommes qui se contentent de parler sans rien changer ne doivent pas se plaindre que tout va de plus en plus mal : d’une certaine manière, ceux qui acceptent leur servitude la méritent.
Alors, pour aller vers un monde meilleur, qu’est-ce qu’on peut faire ?
Nous devrions cesser de parler de sujets législatifs (« quelles lois faudrait-il voter ? »), et nous devrions plutôt concentrer notre attention et nos discussions sur les sujets constituants (« comment devrait-on voter les lois ? »).
Les sujets législatifs nous divisent — pour rien, absolument pour rien puisque ce n’est pas nous qui décidons, de toutes façons —, alors que les sujets constituants nous rassemblent en nous faisant percevoir notre cause commune, prioritaire : instituer nous-mêmes les règles de notre représentation, les modalités de notre pouvoir populaire.
Les sujets législatifs sont déprimants (parce que nous sentons bien que nous bavardons en vain, comme desenfants politiques), alors que les sujets constituants sont enthousiasmants (parce que nous sentons bien que cette façon de faire de la politique, en adulte, est capable, un jour, de tout changer).
Les « élus » ne sont grands que parce que nous sommes à genoux, nous qui adorons l’élection comme une vache sacrée alors que l’élection est LA procédure de notre dépossession politique : quand j’élis, je renonce à voter ; quand j’accepte qu’un autre décide tout à ma place (selon les règles que lui et ceux de sa caste ont écrites eux-mêmes), j’abdique toute souveraineté. Penser les sujets constituants revient à me relever, devenir adulte, penser en souverain.
Quelle est la cause de notre impuissance politique ?
Qui a écrit l’affreux texte (la constitution) où est programmée l’infantilisation des citoyens ?
Si rigoureusement aucun pouvoir — ni celui de décider, ni même celui de contrôler — n’est accordé au simple citoyen, toujours et partout, c’est parce qu’aucun simple citoyen n’a jamais été invité — ou ne s’est imposé — dans le processus constituant (ce moment où l’on écrit qui a le pouvoir de décider pour la société et sous quels contrôles). Actuellement, depuis environ 200 ans qu’existe ce qu’on appelle (trompeusement) le « gouvernement représentatif », ce sont les politiciens qui, en s’imposant dans « l’Assemblée constituante », sans que personne ne se mette en travers de leur chemin, se sont arrogé le droit d’écrire leur propre contrat de travail (la constitution), et le résultat (qui était bien prévisible) est que, toujours et partout, les représentants ont ainsi institué leur propre puissance et l’impuissance des représentés : ils ont fait des citoyens des incapables politiques.
Logiquement, donc, plutôt que de discutailler inutilement sur les lois que nous ne voterons jamais, nous devrions apprendre à instituer notre propre puissance politique, celle qui nous manque pour changer le monde (en bien).
D’où les ateliers constituants populaires que j’anime depuis 2005 partout en France et dans les pays francophones. Une idée neuve grandit, grâce à de nombreux collectifs qui se multiplient depuis quinze ans et qui défendent tous cette thèse, à leur façon :
– ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir,
– c’est aux représentés d’écrire et d’améliorer (en permanence) les règles de leur propre représentation,
– et les représentants doivent être soigneusement tenus à l’écart de l’écriture des institutions (au lieu d’en avoir scandaleusement le monopole…).
Alors, pourquoi un nouveau Mouvement Constituant Populaire, MCP ?
Pour montrer l’unité fondamentale de tous ces collectifs : seuls les citoyens sont légitimes à se constituer en peuple.
Pour donner du courage à ceux dont le moral faiblit.
Pour donner de l’ampleur géographique — et plus d’harmonie — à nos actions.
Pour nous inspirer les uns les autres avec nos initiatives.
Pour mettre en pratique l’idée que l’union fait la force.
Pour inciter/conduire les (nombreux) partisans de cette idée à devenir (tous) actifs.
Pour rester concentrés sur l’essentiel, et recadrer (fraternellement) ceux qui dérivent vers des sujets législatifs ou des objectifs politiciens.
Pour défendre l’idée dérivée centrale que c’est la procédure du RIC constituant qui semble devoir être LA modalité simple et décisive qui peut être défendue par des millions d’électeurs pour s’émanciper de leurs maîtres « élus ».
Quand les jeunes gens qui ont eu l’idée de ce MCP m’ont demandé si je voulais bien les aider, il ne m’a pas fallu longtemps pour y reconnaître une belle plante qui vient des milliers de graines que je sème depuis 2005, et j’ai évidemment décidé de les aider autant que je le peux.
À condition toutefois que l’objectif reste un processus constituant populaire. Ce point, à mon sens, n’est pas négociable, et le risque est grand de le perdre en route : si le mouvement se mettait à défendre « un processus constituant » (qu’il soit populaire ou pas), je m’en écarterais aussitôt car l’essentiel de l’essentiel, ce qui va tout changer sur terre, la condition sine qua non de la grande évolution qui vient, c’est que ce soit les représentés qui pensent et déterminent les règles de leur représentation et surtout pas les représentants.
Si on acceptait l’idée qu’une Assemblée constituante soit élue, on pourrait dire qu’on recommence à perdre son temps et que le mouvement est perdu : en effet, la plupart des formations constituantes du monde ont toujours été élues, et toutes leurs « constitutions » ont toujours été votées par référendum ; et pourtant, chacun peut constater que toutes ces assemblées élues ont institué une redoutable impuissance populaire, malgré le référendum. Donc, ce n’est pas une Assemblée constituante élue, ni un référendum, qui pourra changer les choses, pas du tout.
Ce qui compte, ce n’est pas qui vote la constitution : ce qui compte, c’est qui écrit d’abord et qui contrôle ensuite la constitution.
Ce qui doit changer, ce sont les rédacteurs de la constitution, qui doivent être les citoyens eux-mêmes.
Par ailleurs, au moment de voter par référendum leur proposition de constitution, l’ensemble des citoyens doit pouvoir voter (décider) article par article (ou groupe d’articles par groupe d’articles), et pas du tout voter toute la constitution en bloc « à prendre ou à laisser ».
Ce qui doit changer, c’est la possibilité offerte en permanence aux simples citoyens de réviser leur constitution, parce que c’est la leur.
Dans l’ambiance actuelle de tyrannie qui vient, où les gouvernements du monde entier s’autonomisent, s’affranchissent de tout contrôle et s’en prennent brutalement à nos libertés fondamentales sous le prétexte de notre sécurité (ce qu’ont toujours fait tous les tyrans et tous les chefs de gangs mafieux), j’espère que le MCP, ce mouvement démocratique d’inspiration confédérale — unir des groupes en respectant leur souveraineté et leur liberté —, réussira à renforcer et à stimuler les différents collectifs qui le composent.
Je ferai ce que je peux pour les aider.
Bon courage à tous.
Étienne.
11 septembre 2020.
https://old.chouard.org/Europe/
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Le tout nouveau site du MCP :

http://mouvement-constituant-populaire.fr/
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Comment fonctionnerait une vraie démocratie ?
Une démocratie digne de ce nom, ça s’institue.
Et jamais des élus ne le feront. Jamais. À cause du conflit d’intérêts.
Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
Seuls les citoyens eux-mêmes sont légitimes et aptes à écrire une vraie constitution.
Quand les politiciens modifient la constitution, c’est un crime : ils volent la souveraineté qui ne leur appartient pas.
#GrèveGénéraleCONSTITUANTE
Électeur, tu deviendras citoyen quand tu auras compris que ÉLIRE N’EST PAS VOTER : si tu veux codécider, il faut devenir capable de toi-même L’INSTITUER
FRANCE : Les Gilets Jaunes défilent le 5 septembre pour demander la destitution d’Emmanuel Macron (source : Afrique Éducation)

https://www.afriqueeducation.com/politique/france_les_gilets_jaunes_d_filent_le_5_septembre_pour_demander_la_destitution_d_emmanuel
« Après avoir ébranlé le pouvoir d’Emmanuel Macron en 2018, les Gilets Jaunes reviennent en force. Ils s’annoncent en pleine rentrée perturbée par le regain du coronavirus par une première manifestation, qui leur donnera l’occasion de demander ni plus ni moins la démission d’Emmanuel Macron.
Une série de rassemblements et cortèges, se dérouleront le samedi, 5 septembre 2020, à partir de 14 h, depuis la Maison de la Radio en passant par TF1, C8, France 24, Altice Media et se termineront devant le siège de France Télévisions, esplanade Henri de France à Paris, afin de porter les revendications suivantes :
1) Exiger que Macron soit destitué en raison d’un certain nombre de crimes que les Gilets Jaunes vont expliquer aux Français. Notamment, s’agissant de l’affaire Alstom qui relève de l’article 411–3 du Code Pénal, ainsi que, des frappes militaires qu’il a ordonnées sur le territoire syrien en avril 2018, qualifiées de crime d’agression par l’article 8 bis des Statuts de Rome sur la CPI.
2) Exiger que le Référendum d’Initiative Citoyenne à vocation législative et révocatoire, soit introduit dans la Constitution afin d’assurer un contre-pouvoir démocratique réel pour le peuple, que ce soit pour voter des lois ou mieux contrôler la représentation politique.
3) Dénoncer tous les régimes de sujétion économiques que subit la France, que ce soit par son rattachement illégitime à l’UE et l’euro, mais aussi, l’ingérence claire d’intérêts financiers et industriels dans les politiques publiques de la France dont Emmanuel Macron n’est à ce titre qu’un vulgaire chargé de mission.
4) Exiger une remise en cause majeure du traitement de l’information politique par les grands médias (sous entendu ils sont corrompus par des pouvoirs d’argent). » Nous considérons que la censure de certaines personnalités ou opinions politiques et la propagande (comme celle que nous subissons à propos du Covid-19) pour servir les intérêts politiques ou financiers d’un petit nombre de personnes, n’est pas admissible dans un pays qui se dit démocratique », expliquent les Gilets Jaunes.
Et d’ajouter : « Nous savons que les journalistes sont pleinement conscients que les Français ne font plus confiance en leur indépendance et leur objectivité dans leur travail, et qu’une grande partie d’entre-vous souhaite enrayer cette crise de confiance. A ce titre, nous pensons que le premier pas consiste à nous rencontrer et discuter pour savoir quelles sont nos attentes et quelles sont les difficultés que vous rencontrez pour améliorer le traitement de l’information en France ».
Le ton est donné. Les Gilets Jaunes sont de retour. Pour demander la destitution du président de la République. Ce retour conjugué à la catastrophique situation économique provoquée par le coronavirus, qui, par ailleurs, reprend de l’ampleur, est de nature à donner de grosses insomnies au locataire de l’Elysée. »
Source : Afrique Éducation, 28 août 2020.
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[La tyrannie qui vient, sous prétexte sanitaire] Big Brother is masking you
• Sur l’inefficacité des masques, prouvée par de nombreux scientifiques, signalés ici par le très officiel CDC (aux USA : Center for Disease Control and Protection) :
• Mesures non pharmaceutiques pour la grippe pandémique dans les milieux non sanitaires – Mesures de protection individuelle et environnementales
https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/26/5/19–0994_article
Abstract : Il y a eu 3 pandémies de grippe au 20e siècle, et il y en a eu une jusqu’à présent au 21e siècle. Les autorités sanitaires locales, nationales et internationales mettent régulièrement à jour leurs plans pour atténuer la prochaine pandémie de grippe à la lumière des dernières données disponibles sur l’efficacité des diverses mesures de contrôle pour réduire la transmission. Ici, nous passons en revue la base de preuves sur l’efficacité des mesures de protection individuelle non pharmaceutiques et des mesures d’hygiène environnementale dans les milieux non sanitaires et discutons de leur inclusion potentielle dans les plans de pandémie. Bien que les études mécanistes soutiennent l’effet potentiel de l’hygiène des mains ou des masques faciaux, les preuves de 14 essais contrôlés randomisés de ces mesures n’ont pas montré un effet substantiel sur la transmission de la grippe confirmée en laboratoire. Nous avons également trouvé des preuves limitées sur l’efficacité de l’amélioration de l’hygiène et du nettoyage environnemental. Nous avons identifié plusieurs lacunes majeures dans les connaissances, imposant des recherches plus approfondies, et plus fondamentalement une meilleure caractérisation des modes de transmission de personne à personne.
• Covid19 : « La mascarade a assez duré, comment la combattre ? » par le Docteur Nicole Delépine
• Même David Pujadas est agacé en voyant « les cartes du Covid »…
https://youtu.be/OlCO1UGCqgM
• J.-F. Toussaint : « Il n’y a pas d’argument scientifique qui recommande le port du masque partout »
#ToutPouvoirVaJusquÀCeQuilRencontreUneLimite
#QuandLesCitoyensVontIlsEnfinSeDéciderÀRéfléchirEuxMêmesAuxNécessairesLimitesDeLeursReprésentants
MÊME SIEYES LE DIT (en 1789) : « AUCUNE SORTE DE POUVOIR DÉLÉGUÉ NE PEUT RIEN CHANGER AUX CONDITIONS DE SA DÉLÉGATION »
« Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ».
Sieyes lui-même (l’odieux qui a ensuite imposé l’idée que « dans un pays qui n’est pas une démocratie, — et la France ne saurait l’être —, le peuple ne peut parler ne peut agir que par ses représentants »…) Sieyes lui-même clamait aussi (tellement c’est évident) que seuls les représentés peuvent fixer les règles de leur représentation, et au grand jamais les représentants !
« Mais qu’on nous dise d’après quelles vues, d’après quel intérêt on aurait pu donner une constitution à la nation elle-même. La nation existe avant tout, elle est l’origine de tout. Sa volonté est toujours légale, elle est la loi elle-même. Avant elle et au-dessus d’elle il n’y a que le droit naturel. Si nous voulons nous former une idée juste de la suite des lois positives qui ne peuvent émaner que de sa volonté, nous voyons en première ligne les lois constitutionnelles, qui se divisent en deux parties : les unes règlent l’organisation et les fonctions du corps législatif : les autres déterminent l’organisation et les fonctions des différents corps actifs. Ces lois sont dites fondamentales, non pas en ce sens qu’elles puissent devenir indépendantes de la volonté nationale, mais parce que les corps qui existent et agissent par elles ne peuvent point y toucher. Dans chaque partie, la constitution n’est pas l’ouvrage du pouvoir constitué, mais du pouvoir constituant. Aucune sorte de pouvoir délégué ne peut rien changer aux conditions de sa délégation. » (Sieyes, « Qu’est-ce que le Tiers état ? » (1789))
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Bon courage pour vos ateliers constituants quotidiens 🙂 avec vos voisins, vos cousins, vos copains, vos frangins…
Étienne.
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Le texte intégral du pamphlet de Sieyes : Qu’est-ce que le Tiers état ?
Étienne Chouard convoqué par la police (de la pensée), reportage du Média pour tous
[Corruption de l’action publique en matière de santé] Cancer : l’art de ne pas regarder une épidémie, par Celia Izoard
Source : Terrestre (1er juillet 2020), http://www.terrestres.org/2020/07/01/cancer–lart–de–ne–pas–regarder–une–epidemie/
Comment se fait-il que, dans une société fondée sur le traitement de l’information et la collecte de données, il soit si difficile d’expliquer la multiplication effrénée de certains cancers ? Célia Izoard en appelle à une refonte des méthodes épidémiologiques pour enfin reconnaître l’impact de la pollution sur la santé.
Article publié dans la revue Z
Numéro 13, Fumées noires et gilets jaunes
(en vente actuellement en librairie)
Voilà un fait étonnant : on ne sait pas combien de cancers surviennent en France chaque année. Ce chiffre n’existe pas, il n’a pas été produit. On ne sait pas exactement combien de cancers surviennent, on ne sait pas où ils surviennent. Quand Santé publique France, l’agence de veille sanitaire, annonce, par exemple, 346 000 cas de cancers pour l’année 2015, il s’agit d’une estimation réalisée à partir des registres des cancers, qui couvrent entre 19 et 22 départements selon le cancer étudié, soit 22 % de la population. « Cette méthodologie, précise le dernier bilan publié en 2019, repose sur l’hypothèse que la zone géographique constituée par les registres est représentative de la France métropolitaine en termes d’incidence des cancers1. »
Pourtant, le Tarn, l’Hérault ou le Finistère, couverts par des registres, sont des départements relativement épargnés par l’urbanisation et l’industrie. En revanche, les cancers dans certaines des principales métropoles du pays, comme Paris, Marseille et Toulouse, ne sont pas décomptés. Et comme le montre une enquête de Viviane Thivent pour Le Monde, les départements les plus concernés par les sites Seveso ne sont pas non plus couverts par les registres : la Moselle (43 sites « Seveso seuil haut »), la Seine-Maritime (47), les Bouches-du-Rhône (44) 2. Un complot ? Non. La simple démonstration du fait que connaître l’impact des pollutions urbaines et industrielles n’a pas figuré jusqu’ici au premier rang des préoccupations des épidémiologistes.
« Historiquement, la mise en place des registres des cancers correspond à des initiatives locales isolées », justifie le professeur Gautier Defossez, responsable du registre des cancers du Poitou-Charentes. « Elles ont ensuite été coordonnées par un comité national des registres. La surveillance des zones industrielles et urbanisées est d’intérêt, seulement nous n’en avons pas les moyens. » Question naïve : étant donné que la quasi-totalité des soins liés aux cancers est prise en charge par l’Assurance-maladie, pourquoi n’est-il pas possible de travailler à partir de ses chiffres ? « Cela nécessiterait de changer la méthodologie, car les registres différencient plus finement les types de cancer que les bases de données de l’Assurance-maladie. Surtout, ce sont des données sensibles auxquelles nous n’avons pas accès », déplore Gautier Defossez. Des obstacles qui laissent songeur, dans une société de l’information où l’on donne sa date de naissance et son adresse personnelle quand on s’achète une boîte de Doliprane en pharmacie, où le moindre clic est enregistré dans des bases de données, absorbé dans des statistiques et mouliné par des algorithmes, où toutes les conversations téléphoniques peuvent être localisées et enregistrées à des fins de surveillance policière.
Dans un tel monde, il ne serait pas absurde de supposer l’existence d’une cellule de veille sanitaire dotée des moyens de cartographier presque en temps réel les cas de cancers recensés au moyen des fichiers des hôpitaux, voire même signalés par un numéro vert. Si un taux anormal de telle ou telle tumeur apparaissait dans un lieu donné, par exemple – à tout hasard – autour d’une usine d’engrais ou d’une centrale nucléaire, une zone de la carte se mettrait à clignoter… Visiblement, un tel dispositif pourrait intéresser du monde. Entre 2010 et 2015, Santé publique France a reçu une cinquantaine de signalement de taux de cancers anormaux dans des zones industrielles ou agricoles, comme dans l’Aube, près de Soulaines-Dhuys, où l’on observe une véritable épidémie de cancers du poumon, du pancréas et de leucémies à proximité d’un centre de stockage de déchets nucléaires 3
Surtout, les estimations des taux de cancer dont on dispose devraient nous inciter d’urgence à nous intéresser à l’impact de notre environnement dégradé. Selon Santé publique France, entre 1990 et 2018, donc en près de trente ans, l’incidence – le nombre de nouveaux cas de cancers sur une année – a augmenté de 65 % chez l’homme et de 93 % chez la femme. Est-ce uniquement parce que la population augmente et vieillit, comme on l’entend souvent ? Non ! Pour 6 % chez l’homme et pour 45 % chez la femme, cette tendance n’est pas attribuable à la démographie 4. Certains cancers sont en recul, comme le cancer de l’estomac, grâce au traitement de la bactérie Helicobacter pylori et, en gros, à la généralisation des frigos 5, de même que les cancers du larynx, du pharynx, de la lèvre et de la bouche, en grande partie grâce aux campagnes de lutte contre l’alcoolisme et le tabagisme. En revanche, les cancers de l’intestin, du poumon, du pancréas augmentent chaque année en moyenne de 2 à 5 % depuis trente ans. Chez les hommes, les cancers de la prostate et des testicules augmentent de plus de 2 % par an. Chez les femmes, les cancers du foie, de l’anus et du pancréas ont bondi de plus de 3 % par an en moyenne depuis 1990. Pour les deux sexes, les cancers de la thyroïde ont augmenté de 4,4 % par an. Petite précision : 4,4 % par an, c’est beaucoup, puisque cela représente une hausse de 234 % en 28 ans.
POURQUOI LE CANCER DU SEIN A‑T‑IL PROGRESSÉ DE 99 % EN VINGT-TROIS ANS ?
Comment expliquer des progressions aussi spectaculaires ? Dans un petit livre pédagogique, le toxicologue André Cicolella s’est employé à éclaircir la question en s’arrêtant sur le cancer du sein, dont une Française sur huit sera atteinte au cours de sa vie 6. Entre 1990 et 2013, son incidence dans le monde a progressé de 99 %, dont 38 % seulement en raison du vieillissement de la population. Cette hausse serait-elle un simple effet du dépistage, lié au fait qu’on détecte mieux les tumeurs ? En France, le dépistage généralisé n’a commencé qu’en 2004, alors que la maladie progresse depuis 1950. Par ailleurs, les pays où le dépistage est systématique (comme la Suède) ne sont pas ceux où l’incidence est la plus haute. Il s’agit donc d’une véritable épidémie, au sens originel d’epi-dêmos, une maladie qui « circule dans la population », quoique non contagieuse, et même d’une pandémie, puisqu’elle s’étend au monde entier. Si l’on s’en tient aux chiffres produits par les États, le pays le plus touché serait la Belgique, avec 111,9 cas pour 100 000 femmes par an (contre 89,7 pour la France). Utilisant des taux qui prennent en compte les disparités démographiques comme celle du vieillissement, Cicolella compare méthodiquement cette situation avec celle du Bhoutan, un pays de taille comparable, dont le système de santé est gratuit et fiable. L’incidence du cancer du sein y est la plus faible au monde : 4,6 cas pour 100 000 femmes.
Des différences génétiques entre populations peuvent-elles expliquer de telles disparités ? Non, nous dit le toxicologue. Plusieurs études montrent que « les femmes qui migrent d’un pays à l’autre adoptent rapidement le même taux que celui de leurs nouvelles concitoyennes ». En une génération, le taux de cancer du sein des migrantes sud-coréennes aux États-Unis a doublé, de même que celui des migrantes iraniennes au Canada rattrape celui des Canadiennes, etc.
Bien plutôt, conclut Cicolella, le Bhoutan se distingue de la Belgique en ce que ce dernier, jamais colonisé, n’a pas connu de « révolution industrielle, pas de révolution verte à base de pesticides non plus, pas de pollution urbaine » et a gardé longtemps un mode de vie traditionnel. Le cancer du sein, pour l’immense majorité des cas, est donc le fruit d’un système industriel. Causes environnementales suspectées ou avérées : les traitements hormonaux (pilule y comprise), les champs électromagnétiques, la radioactivité, les perturbateurs endocriniens (pesticides, additifs, dioxines, bisphénol, tabac, etc.) et d’autres produits issus de la chimie (benzène, PVC, solvants, etc.).
LES « MAUVAISES HABITUDES DE VIE »
Vous avez trois minutes devant vous ? Le cancer vous préoccupe ? Alors rendez-vous sur le site Internet de l’Institut national du cancer (Inca) pour faire le quiz « Prévention cancers : 3 minutes pour faire le point ». Bilan personnel : en cliquant sur les pastilles rouges assorties d’un point d’exclamation, j’apprends que ma consommation d’alcool, associée à une faible activité physique, m’expose à un sur-risque de cancer du sein. Pour ne pas me décourager, l’Inca annonce en gros titre que « 41 % des cancers peuvent être prévenus en changeant son mode de vie : En 2015, en France, 142 000 nouveaux cas de cancer seraient attribuables à des facteurs de risque modifiables 7. L’Institut publie l’essentiel des faits et chiffres des cancers en France, Institut national du cancer, 4 février 2019 (e‑cancer.fr). » L’importance respective de ces « facteurs de risque modifiables » est illustrée par un joli diagramme échelonnant divers facteurs de risque au premier rang desquels figurent le tabac (19,8 %), l’alcool (8 %) et la qualité de l’alimentation (consommation ou non de viande rouge, fruits, fibres, etc. – 5,4 %). Tout en bas du diagramme figurent les « substances chimiques de l’environnement », qui ne seraient responsables que de 0,1 % des cancers. Pour parachever ce qui a tout l’air d’une démonstration, suit un autre gros titre : « Croyance : plus de cancers attribués à la pollution qu’à l’alcool ». Cette dénonciation de l’ignorance populaire est assortie d’un sondage : « En 2015, plus des deux tiers des Français pensaient que “la pollution provoque plus de cancers que l’alcool”, alors que […] la pollution de l’air extérieur est responsable de moins de 1 % des nouveaux cas de cancers dus à des facteurs de risque modifiables. »
Tout d’abord, arrêtons-nous sur cette formule : n’est-il pas étonnant que la « pollution » soit ici résumée à « la pollution de l’air extérieur » ? Qu’en est-il des pesticides, des nanoparticules, des perturbateurs endocriniens, des phtalates, des métaux lourds que nous ingurgitons à travers les aliments, l’eau, les cosmétiques et les textiles ? des expositions professionnelles à toutes sortes de produits cancérigènes probables, possibles ou avérés dont aucun n’est interdit, sauf l’amiante ? Il suffit de se reporter au diagramme pour voir que diverses sources de pollutions y sont séparées en autant de facteurs de risque induisant, chacune, de très faibles pourcentages de cas de cancers. Un découpage pour le moins arbitraire. En effet, la catégorie « substances chimiques de l’environnement » pourrait très facilement recouvrir un grand nombre de cancers attribués à l’obésité et au surpoids, eux-mêmes en partie causés par les additifs alimentaires, les pesticides, les perturbateurs endocriniens 8… Elle pourrait aussi absorber en partie les cases « expositions professionnelles », « radiations ionisantes ». En s’amusant à redécouper ces catégories, on obtiendrait un taux à deux chiffres, et la pollution deviendrait l’une des principales causes de l’épidémie de cancers actuelle – de quoi démontrer que la croyance du bas peuple n’est pas tout à fait dénuée de fondement…
D’autres biais importants conduisent les épidémiologistes à sous-estimer l’impact de la pollution dans l’incidence du cancer. Ainsi le diagramme mentionné, est-il précisé, ne prend en compte que des facteurs de risque et des localisations de cancer associés pour lesquels le lien de causalité est déjà scientifiquement bien établi, comme le benzène pour les leucémies, l’amiante pour les cancers du poumon. Mais s’il serait déjà impossible d’évaluer expérimentalement la nocivité des 248 055 substances chimiques dûment enregistrées et réglementées à ce jour, et encore moins leurs effets combinés, que dire des… 35 millions de substances chimiques différentes qui sont aujourd’hui commercialisées 9 ?
Par ailleurs, que signifie « substance cancérogène » ? « Traditionnellement, on ne considère une substance comme cancérogène que si elle provoque par elle-même des cellules cancéreuses, explique André Cicolella. Or la biologie du cancer a progressé : on sait maintenant que de nombreuses substances interviennent dans les très nombreux mécanismes du micro-environnement de la tumeur. Par exemple, le bisphénol A et certains fongicides favorisent la vascularisation des cellules cancéreuses » Cela n’est pas pris en compte dans les estimations présentées au public.
QU’EST-CE QU’UN « CANCER ÉVITABLE » ?
Au-delà d’un problème de déontologie, qui tient au fait de marteler comme des faits scientifiques des affirmations biaisées, cette approche traduit surtout une stratégie de santé publique : lutter contre le cancer en appelant chacun à modifier son comportement, ce n’est pas forcément une mauvaise idée, comme le montre la baisse d’incidence de certains cancers liés au tabagisme chez l’homme. Il est bien légitime que les politiques de santé publique incitent les gens à ne pas fumer, boire modérément, faire du sport et manger des légumes. Le problème vient de cette manière de s’adresser à tout un chacun en tant qu’Homo hygienicus en négligeant de penser la question sanitaire en termes de justice sociale. Nous sommes loin d’être égaux et égales face à ces facteurs de risque. Manger bio coûte plus cher. Une équipe de l’Inserm est même parvenue à mesurer que la fréquentation des supermarchés discount faisait grossir, compte tenu de la faible qualité de produits bourrés d’additifs, de sucre, etc. La possibilité de pratiquer un sport reste un privilège pour les familles surmenées par la précarisation galopante de l’emploi. Bref, la notion de « comportement » recouvre un faisceau de déterminismes sociaux, ce qui aboutit à culpabiliser les classes populaires avec leurs prétendues « mauvaises habitudes » qui leur sont largement imposées – ne serait-ce que par un cadre de vie dans lequel on tombe plus facilement sur un Burger King que sur un petit marché de producteurs bio. Ensuite, la stratégie présentant les mauvaises habitudes de vie comme responsables du cancer présente l’inconvénient – ou l’avantage, c’est selon – de dédouaner les industriels des expositions aux substances cancérigènes qu’ils déversent massivement dans l’environnement depuis plusieurs décennies. Dans le même temps, elle dédouane les pouvoirs publics de leur inaction face à cette pollution.
Le concept de « cancer évitable » est emblématique de cette approche de santé publique d’inspiration néolibérale. Pourquoi un cancer évitable ne serait-il pas un cancer que les pouvoirs publics pourraient éviter en prenant les mesures les plus directes ? On pourrait par exemple considérer qu’il est plus facile et plus direct d’agir sur l’exposition massive aux pesticides, qui n’a pas plus de cinquante ans, que sur la consommation d’alcool, une tradition pas fantastique sur le plan sanitaire, mais plurimillénaire et profondément ancrée dans les usages. Plus généralement, n’est-il pas plus efficace d’agir sur la pratique de quelques dizaines d’industriels – par exemple en interdisant la commercialisation d’un produit mis en cause par un nombre d’études suffisant – que sur celle de 67 millions d’individus aux marges de manœuvre très inégales ?
« LES ENFANTS ONT LE CANCER, ILS N’ONT NI BU, NI FUMÉ »
En août 2019, dans la salle d’attente du CHU de Rouen où sa fille de 5 ans est soignée pour un neuroblastome 10, Charlène Bachelet a discuté avec une autre maman, qui vit dans la commune d’à côté, en bord de Seine, et dont l’enfant est lui aussi atteint d’un cancer. Au fil d’une petite enquête, elles ont dénombré, dans un rayon de dix kilomètres autour de leur domicile respectif d’Igoville, notamment dans la commune voisine de Pont-de‑l’Arche, en bord de Seine, une dizaine de cas d’enfants atteints, pour la plupart, de cancers du sang – soit un taux 100 fois supérieur au nombre de cas attendus 11. Pendant que l’enquête ouverte par l’agence régionale de santé et Santé publique France suit son cours, Charlène Bachelet, policière municipale, a mûri quelques hypothèses : « Nous, on n’est vraiment pas bio dans la famille, mais certains enfants malades mangent bio depuis leur naissance. Nos habitudes de vie sont très différentes. Par contre, on a presque tous un petit potager, et dans le voisinage immédiat, on a une grosse usine de pâte à papier, une usine de métallurgie et une usine de produits vétérinaires. »
Des histoires semblables, il y en a dans toute la France. Dans des communes limitrophes du Haut-Jura, dix enfants de 6 mois à 13 ans ont des cancers, apprenait-on en novembre dernier 12 ; de même en Loire-Atlantique, dans le voisinage de Sainte-Pazanne, où, depuis 2015, 17 cas ont été recensés dans la même zone. Un questionnaire de 47 pages a été soumis aux parents, une batterie de prélèvements a été effectuée dans l’école et autour d’un ancien site industriel voisin. Mais une fois écartée la présence d’une source de toxicité aiguë, l’enquête s’est arrêtée en novembre 2019. Conclusion : il s’agirait d’un « regroupement spatio-temporel sans cause commune identifiée 13 Communiqué de presse, agence régionale de santé, préfecture de région Pays de la Loire et Santé publique France, 19 novembre 2019. » En d’autres termes, il y a bien un taux anormal de cancers, mais l’agence régionale de santé n’a rien trouvé pour l’expliquer.
« Santé publique France assure qu’on ne peut pas faire d’études épidémiologiques à partir de regroupements de cas à l’échelle des communes, pour des raisons de méthodologie » 14. « Les raisons de méthodologie sont invoquées par Jacqueline Clavel, épidémiologiste à l’Inserm et responsable du registre des cancers de l’enfant, contactée par téléphone » s’insurge Marie Thibaud, mère d’un enfant malade à Sainte-Pazanne et thérapeute familiale. « Mais si elle ne peut pas le faire, qui peut ? Ils auraient pu aller voir quels produits sont utilisés dans les cultures agricoles aux alentours, s’intéresser aux effets cocktail. Les enfants ont le cancer, ils n’ont ni bu ni fumé, il y a forcément des causes environnementales. » Face à ce qu’elle résume comme « une volonté de ne pas chercher et de ne pas trouver », Marie Thibaud a créé avec une trentaine de parents le collectif Stop aux cancers de nos enfants. Ils ont lancé une collecte sur Internet pour financer des analyses de l’environnement et des prélèvements sur les cheveux d’une vingtaine d’enfants, afin d’y tester la présence de 1 800 polluants organiques et 36 métaux toxiques 15.
En Europe, au cours des trente dernières années, les cancers de l’enfant ont augmenté de 1 à 2 % par an. En France, on recense 2 500 cas chaque année, 500 enfants en meurent. « 500 enfants par an ! Vous imaginez, si un accident de bus tuait chaque mois quarante enfants ? » interroge André Cicolella. « Le problème serait pris au sérieux ! » Mais « tout se passe comme si, dans les esprits, la priorité en termes de gravité et d’urgence était par principe liée aux risques infectieux, comme si la contamination chimique était par nature incertaine quant à ses effets sanitaires 16″ On pense à l’émoi que déclenche chaque année l’apparition de foyers de rougeole, qui donnent lieu à une surveillance systématique département par département et à une mobilisation générale des services de santé. Depuis 2008, en France, la rougeole a causé… 17 morts. Pour le toxicologue, l’augmentation des cancers de l’enfant, preuve accablante de la dégradation de nos milieux de vie, justifie d’urgence une vraie refonte des méthodes. « Le système dysfonctionne, parce qu’on se cantonne à l’épidémiologie, alors qu’il faudrait développer une vraie “expologie”, une science de l’exposition aux polluants, croisée à une approche toxicologique et épidémiologique. Il faut aussi cesser d’aligner l’action publique sur les exigences de production de la vérité scientifique. Dans le domaine de la science, il est sain d’entretenir le doute et de ne jamais considérer un résultat comme définitif. Dans le domaine de la santé publique, c’est désastreux. Il faut agir à partir du moment où on a un certain niveau de probabilité. » Dans bien des cas, c’est maintenant.
Celia Izoard.
Interview croisée de Celia Izoard (revue Z), Antoine Klein (Revue Z) et Anne Marchand, chercheuse et membre du Giscop 93 (Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-saint-Denis), auteure de “Si vous allez mourir, tapez étoile” (Revue Z n°13) consacré au parcours du combattant de la reconnaissance du cancer comme maladie professionnelle. Émission réalisée par des membres de la librairie Michèle Firk à retrouver sur notre audioblog Les sons des Terrestres :
Notes
1. « Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 : étude à partir des registres des cancers du réseau Francim – Synthèse », Gautier Defossez et autres, éd. Santé publique France, février 2019.
2. « En France, le décompte des cas de cancer n’est effectué que pour 22 % de la population », Le Monde, 22 janvier 2019.
3. « En France, le décompte des cas de cancer n’est effectué que pour 22 % de la population », art. cité. Voir aussi les vidéos sur la chaîne YouTube du collectif « Trop – Pourquoi trop de cancers autour de Soulaines ? », exemples d’épidémiologie populaire qui met en cause l’industrie nucléaire.
4. « Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 », étude citée.
5. Les cancers de l’estomac sont liés à une alimentation fumée et salée, des moyens de conservation moins utilisés aujourd’hui.
6. Cancer du sein. En finir avec l’épidémie, éd. Les Petits Matins, 2016.
7. « L’Institut publie l’essentiel des faits et chiffres des cancers en France », Institut national du cancer, 4 février 2019 (e‑cancer.fr).
8. Sur le lien entre pollution chimique et obésité, voir l’excellente synthèse de Fabrice Nicolino, Un empoisonnement universel, éd. Les liens qui libèrent, 2014, p. 275–280.
9. Ces chiffres très officiels sont cités dans Un empoisonnement universel, ouvr. cité, p. 406.
10. Tumeur maligne extracérébrale du système nerveux.
11. L’affaire est révélée dans une série d’articles par Thomas Dubois, reporter à Paris-Normandie, à l’automne 2019.
12. « Cancers d’enfants anormalement élevés dans le Haut-Jura : des communes abasourdies par la nouvelle », V. Hirson et autres, 14 novembre 2019 ; et « Cancers pédiatriques dans le Haut-Jura : “C’est inquiétant, on se pose plein de questions” », Sophie Courageot, 15 novembre 2019, articles disponibles sur France Info (france3-regions.francetvinfo.fr).
13. « Communiqué de presse », agence régionale de santé, préfecture de région Pays de la Loire et Santé publique France, 19 novembre 2019.
14. Les raisons de méthodologie sont invoquées par Jacqueline Clavel, épidémiologiste à l’Inserm et responsable du registre des cancers de l’enfant, contactée par téléphone.
15. « L’introuvable explication des cancers pédiatriques en France », Patricia Jolly, Le Monde, 4 février 2020. Voir aussi la page du collectif Stop aux cancers de nos enfants sur Papayoux-solidarite.com.
16. Cancer du sein, ouvr. cité, p. 100.
Mon commentaire sera simplement de rappeler cette extraordinaire vidéo (on ne s’en lasse pas – à faire connaître partout) :
Bon courage à tous contre les innombrables complots ds empoisonneurs publics.
Étienne.
#CeQuiPermetAuxEmpoisonneursDAccaparerLePouvoirCEstLÉlection
#PasDeSouverainetéPopulaireSansTirageAuSort
#GrèveGénéraleConstituante
![[ABUS DE POUVOIR MÉDICAL] « PFIZER PAPERS, Les crimes de Pfizer contre l’humanité », un livre-enquête important de Naomi Wolf et 3 250 experts coordonnés par Amy Kelly](https://www.chouard.org/wp-content/uploads/2025/06/Vignette-r-pfizer-papers.jpg)









