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#CompteSurMoi – Le Compteur à Constituants

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Comp​te​Sur​Moi​.org   Une idée simple et forte : toute action com­mence par une CONSCIENCE On a par­fois du mal à trou­ver l’énergie pour agir face à l’immensité des tâches qui s’imposent, alors que nous avons pour­tant le sen­ti­ment d’avoir com­pris le fonc­tion­ne­ment fon­da­men­tal de notre socié­té. On se demande tous : « par où com­men­cer ? ». On se dit aus­si : « je n’y arri­ve­rai jamais, je suis trop seul, nous ne sommes pas assez nom­breux ». Eh bien, le début de toute action de libé­ra­tion, pour…

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Cette semaine (ce mer­cre­di 29 avril 2026 vers 18h15), on reprend (et on fini­ra peut-être ?) le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Natha­naël. (Syn­thèse en bas de ce billet) https://​www​.you​tube​.com/​l​i​v​e​/​s​u​7​Z​B​s​p​i​7​_​c​?​i​s​=​i​k​h​2​L​u​w​Q​E​V​j​p​V​O8F Je vous rap­pelle l’a­dresse du docu­ment des ACN que nous com­po­sons depuis le début de ces ate­liers consti­tuants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre…

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#CompteSurMoi – Le Compteur à Constituants

Comp​te​Sur​Moi​.org

 

Une idée simple et forte :
toute action commence par une CONSCIENCE

On a par­fois du mal à trou­ver l’énergie pour agir face à l’immensité des tâches qui s’imposent, alors que nous avons pour­tant le sen­ti­ment d’avoir com­pris le fonc­tion­ne­ment fon­da­men­tal de notre société.
On se demande tous : « par où com­men­cer ? ». On se dit aus­si : « je n’y arri­ve­rai jamais, je suis trop seul, nous ne sommes pas assez nombreux ».

Eh bien, le début de toute action de libé­ra­tion, pour chaque être humain sur terre, le com­men­ce­ment néces­saire, c’est d’a­bord une prise de CONSCIENCE, ce moment où, face à une injus­tice, ou pen­dant une dis­cus­sion, ou bien encore confron­té à un pro­blème, une petite voix inté­rieure nous demande : « quelle est la cause pre­mière ? quelle est la cause des causes ? »… C’est alors qu’une per­cep­tion de l’ur­gence prio­ri­taire va peut-être trans­for­mer notre vie.

Les démo­crates modernes, les vrais, sont en train de prendre conscience que l’ins­ti­tu­tion d’une socié­té vrai­ment démo­cra­tique passe for­cé­ment par un pro­ces­sus consti­tuant démo­cra­tique, c’est-à-dire popu­laire et per­ma­nent : seul le peuple lui-même, sans repré­sen­tants, est à la fois apte et légi­time à déci­der qui décide, et com­ment ; conscience que tout pro­ces­sus consti­tuant aban­don­né à nos maîtres élus débou­che­ra tou­jours sur notre impuis­sance poli­tique popu­laire, même devant les pires injustices.

On ne sait pas encore com­ment y arri­ver, on ne sait pas encore com­ment agir effi­ca­ce­ment, on n’a peut-être pas encore même com­men­cé à agir, mais on sait, on a enfin conscience qu’on ne s’é­man­ci­pe­ra jamais tant qu’on lais­se­ra les hommes au pou­voir écrire eux-mêmes les règles de leur propre pou­voir, tant qu’on lais­se­ra les repré­sen­tants déci­der des règles de la repré­sen­ta­tion et du contrôle des repré­sen­tants. On a pris conscience qu’on nous trai­te­ra comme des enfants, comme des inca­pables poli­tiques, tant qu’on accep­te­ra d’é­lire les assem­blées constituantes.

En même temps, on sent bien qu’il fau­dra être très NOMBREUX POUR ÊTRE LÉGITIMES à vou­loir et à ins­ti­tuer notre éman­ci­pa­tion poli­tique, on a bien conscience que quelques dizaines de mil­liers de per­sonnes ne sont pas légi­times à chan­ger pro­fon­dé­ment la repré­sen­ta­tion poli­tique des mil­lions de per­sonnes vivant dans le pays.

Et le sen­ti­ment de soli­tude peut ain­si nous décourager.

 

Pourquoi un COMPTEUR À CONSTITUANTS ?

Toi qui com­mence ce che­min démo­cra­tique, ou qui le suit depuis un cer­tain temps, tu appré­cie­ras cer­tai­ne­ment de ne pas te sen­tir seul à pen­ser radi­ca­le­ment, en cher­chant à prendre nos maux à leur racine. Tu trou­ve­ras du cou­rage et une moti­va­tion à agir en voyant que le nombre des consti­tuants monte tout le temps. 

C’est pour cela qu’a été ima­gi­né un Comp­teur de Consciences Consti­tuantes,
un Comp­teur à Consti­tuants ; en abré­gé : CàC : c’est assez ! Stop, ça suffit !

Il s’a­git de savoir, en temps réel, quel est le niveau de conscience de mon peuple sur le sujet de la vraie démo­cra­tie. Où en est-on ? Com­bien sommes-nous à nous concen­trer sur notre cause com­mune : ins­ti­tuer nous-mêmes la puis­sance qui nous manque, pour nous éva­der de la pri­son poli­tique où nous ont enfer­més les élus ?

L’ob­jec­tif est de trou­ver un fort encou­ra­ge­ment à VOIR toutes ces consciences indi­vi­duelles qui deviennent pro­gres­si­ve­ment une conscience mas­si­ve­ment col­lec­tive, enfin légi­ti­me­ment subversive.

En s’ins­cri­vant sur ce comp­teur, il s’a­git de décla­rer sim­ple­ment, à soi-même et aux autres, qu’on a com­pris, qu’on a pris conscience de l’ur­gence consti­tuante (et qu’on va donc pro­ba­ble­ment agir, bien­tôt). On s’ins­crit pour être comp­ta­bi­li­sé, recen­sé, comme un citoyen éveillé à l’idée que nous devons, prio­ri­tai­re­ment, vou­loir le pou­voir consti­tuant.

Ce comp­teur nous rend visibles. Il nous décom­plexe : nous allons bien­tôt être des millions.

Ce chiffre peut d’a­bord ras­su­rer celui qui se croyait seul, mais il peut aus­si inquié­ter ceux qui comp­taient jus­te­ment sur notre iso­le­ment et notre découragement.

 

Après la conscience, L’ACTION

Le Comp­teur à Consti­tuants n’est qu’un pre­mier pas, une déclaration.

À par­tir de là, vous pou­vez bien sûr :

  • Appro­fon­dir un sujet, en lisant, en regar­dant des vidéos, en par­ti­ci­pant à des confé­rences, des discussions.
  • Rejoindre des col­lec­tifs, des groupes de tra­vail, des ate­liers constituants.
  • Par­ti­ci­per à des mani­fes­ta­tions, signer ou lan­cer des pétitions.
  • Orga­ni­ser des actions.

Le comp­teur agit donc comme une porte d’entrée : on y met son nom pour signi­fier qu’on a com­pris, qu’on se tient aux côtés des autres, qu’ils peuvent comp­ter sur nous parce qu’on va construire ensemble la suite.

Décou­vrir tous les témoi­gnages qui seront publiés sous le comp­teur va cer­tai­ne­ment nous don­ner des idées :

 

Publier son témoignage

Après s’être ajou­té au comp­teur, je vous invite à par­ta­ger votre témoi­gnage, votre expé­rience, votre ressenti.

Cela peut prendre plu­sieurs formes :

  • Un texte, quelques mots bien choi­sis, une phrase-clé.
  • Une image (ou un des­sin pour les créatifs).
  • Un enre­gis­tre­ment audio, pour que sa voix porte.
  • Une courte vidéo, d’une minute ou deux seule­ment, sym­bo­lique, où l’on pousse une excla­ma­tion, un cri, ce Cri du Peuple qui devrait réson­ner dans nos villes et nos cam­pagnes, et où l’on explique les rai­sons de notre prise de conscience en appe­lant les autres à en faire autant.

Le LOGO de comp​te​sur​moi​.org repré­sente nos deux mains entou­rant notre bouche pour faire porte-voix afin que cette vibra­tion, cette sono­ri­té Ahhhh, soit enten­due très loin. 

Ce cri peut signi­fier une alerte, une dou­leur, une inter­pel­la­tion, un ques­tion­ne­ment, un éton­ne­ment, un appel, et bien d’autres états d’âme selon votre per­son­na­li­té et votre humeur. Ce geste simple trans­forme le cri indi­vi­duel en cri col­lec­tif, une cla­meur. C’est le cri du peuple qui dit : « Ah ! Nous vou­lons le pou­voir consti­tuant ! ». C’est aus­si un cri de ralliement.

Il fait éga­le­ment réfé­rence au « Cri du Peuple » de l’article de Libé­ra­tion du 2 jan­vier 2019 qui retra­çait la genèse du RIC dans le mou­ve­ment des Gilets Jaunes.

 

Un outil neutre au service du peuple

Ce comp­teur est tenu à jour par des mili­tants béné­voles, de simples citoyens démo­crates qui veulent gar­der une trace fiable et simple. Le Comp­teur à Consciences Consti­tuantes recense les cour­riels uniques (les dou­blons sont sup­pri­més) des signa­taires des péti­tions pour le RIC Consti­tuant et de toutes les per­sonnes qui ont décla­ré avoir la pleine conscience que notre impli­ca­tion per­son­nelle est pri­mor­diale dans la réflexion, l’écriture et le vote de la Constitution.

Ce n’est ni un par­ti, ni une asso­cia­tion, ni un pro­gramme : c’est juste une véri­fi­ca­tion citoyenne : com­bien sommes-nous, déjà ? et com­bien nous manque-t-il encore de consciences pour atteindre la masse cri­tique et mettre en place la vraie démo­cra­tie que nous ins­tau­re­rons nous-même ?

 

Diffuser le compteur

Ce comp­teur n’a de sens que si nous le fai­sons connaître. FAITES-LE TOURNER, PARLEZ-EN, PARTOUT ET TOUT LE TEMPS. Mon­­trez-le à vos proches. Expli­quez son but. Chaque nou­veau nom ajou­té est une vic­toire, un pas de plus sur le tun­nel de l’é­va­sion et le che­min de l’é­man­ci­pa­tion générale. 

Car le pou­voir consti­tuant ne vien­dra pas d’en haut. Jamais. Il ne vien­dra que de nous. 
Et ce n’est qu’en nous reliant, en nous comp­tant, en nous mon­trant, que nous pour­rons un jour, sous notre propre plume, le voir advenir.

 

#CompteSurMoi

C’est sur ces mots-là, simples mais puis­sants, hash­tag #Comp­te­Sur­Moi, que le comp­teur ras­semble les consciences consti­tuantes, une par une. Et ces mots, aujourd’hui adres­sés au peuple de France, sont un acte poli­tique impor­tant au cours d’une his­toire en train de s’écrire : la recon­quête du pou­voir consti­tuant par le Peuple Souverain.

 

➡️ Comp​te​Sur​Moi​.org

 

[⚠️Important] FACT CHECKERS et TRAQUEURS DE COMPLOTISTES : L’idéologie derrière la chasse aux sorcières – Laurent Doré reçu par Olivier Berruyer sur Elucid pour son livre « L’anticomplotisme officiel : une idéologie au service de l’ordre établi »

Source : Elu­cid, https://​elu​cid​.media/​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​/​f​a​c​t​–​c​h​e​c​k​e​r​s​–​e​t​–​t​r​a​q​u​e​u​r​s​–​d​e​–​c​o​m​p​l​o​t​i​s​t​e​s​–​l​–​i​d​e​o​l​o​g​i​e​–​d​e​r​r​i​e​r​e​–​l​a​–​c​h​a​s​s​e​–​a​u​x​–​s​o​r​c​i​e​res

▶ Laurent Dau­ré est jour­na­liste et essayiste. Dans la filia­tion de la cri­tique des médias, il tra­vaille en par­ti­cu­lier sur les dis­po­si­tifs de pro­pa­gande dans les socié­tés occi­den­tales. Il est l’au­teur de « L’An­ti­com­plo­tisme offi­ciel : Une idéo­lo­gie au ser­vice de l’ordre éta­bli » (Edi­tions Cri­tiques, 3 avril 2026).

Ils se pré­sentent comme les gar­diens vigi­lants de la rai­son, les sen­ti­nelles de la véri­té face à la marée des fausses infor­ma­tions. Mais que valent réel­le­ment les argu­ments des « com­plo­to­logues » qui se sont ins­tal­lés en quelques années comme experts incon­tour­nables des médias domi­nants et des ins­ti­tu­tions ? Laurent Dau­ré décor­tique métho­di­que­ment le tra­vail de Rudy Reichs­tadt et de son site Conspi­ra­cy Watch, figure de proue d’une mou­vance « libé­­rale-atlan­­tiste » déter­mi­née. Une enquête qui révèle un dis­po­si­tif idéo­lo­gique aux effets nocifs concrets sur le débat public français.

Une ascension construite sur des réseaux d’influence

Lan­cé en 2007 sous la forme d’un simple blog per­son­nel par Rudy Reichs­tadt, ancien étu­diant de Sciences Po Aix, Conspi­ra­cy Watch s’est pro­gres­si­ve­ment pro­fes­sion­na­li­sé jus­qu’à deve­nir « incon­tour­nable ». Mais cette conso­li­da­tion n’a rien d’un miracle méri­to­cra­tique. Comme le démontre Laurent Dau­ré, le site doit son ascen­sion à un sou­tien ins­ti­tu­tion­nel mas­sif, qui s’est cris­tal­li­sé après les atten­tats de 2015 sous le gou­ver­ne­ment Valls et le minis­tère de Najat Val­­laud-Bel­­ka­­cem. « Les réseaux de Manuel Valls, du Prin­temps répu­bli­cain ont beau­coup contri­bué à cette pro­mo­tion », sou­ligne l’essayiste.

L’ar­ri­vée d’Em­ma­nuel Macron au pou­voir n’a fait qu’am­pli­fier le phé­no­mène. Conspi­ra­cy Watch fait désor­mais par­tie des médias qui épargnent sys­té­ma­ti­que­ment le pou­voir macro­niste, y com­pris lorsque le chef de l’É­tat se livre lui-même à des rai­son­ne­ments conspi­ra­tion­nistes. À cela s’a­joute un sou­tien algo­rith­mique des grandes pla­te­formes, notam­ment Google, qui offre gra­tui­te­ment au site une visi­bi­li­té immense via son pro­gramme d’an­nonces réser­vé aux asso­cia­tions. Une dif­fu­sion arti­fi­cielle qui pro­pulse les notices de Conspi­ra­cy Watch en tête des recherches sur des per­son­na­li­tés ou des concepts liés au complotisme.

Aujourd’­hui, l’é­quipe est par­tout : Reichs­tadt et Tris­tan Men­dès France animent Com­plo­ra­ma sur France Info, Men­dès France tient une chro­nique heb­do­ma­daire sur LCI, Reichs­tadt écrit régu­liè­re­ment dans la presse et col­la­bore à Franc Tireur aux côtés de Caro­line Fou­rest. Un petit monde res­ser­ré, sans diver­si­té interne, qui s’au­to-cite et s’au­to-invite, occul­tant la plu­ra­li­té réelle des approches uni­ver­si­taires sur le complotisme.

Les Gilets jaunes, révélateur du mépris social

S’il a fal­lu un déclen­cheur à Laurent Dau­ré pour entre­prendre ce tra­vail d’in­ves­ti­ga­tion, ce fut bien le trai­te­ment réser­vé au mou­ve­ment des Gilets jaunes. Là où Conspi­ra­cy Watch s’est foca­li­sé exclu­si­ve­ment sur les mani­fes­ta­tions conspi­ra­tion­nistes éma­nant du mou­ve­ment, il a soi­gneu­se­ment détour­né le regard de la dés­in­for­ma­tion pro­ve­nant du pou­voir et de ses relais média­tiques. Pire, par glis­se­ments suc­ces­sifs, le site en est venu à pré­sen­ter le mou­ve­ment comme struc­tu­rel­le­ment antisémite.

L’exemple est édi­fiant. Dans une dis­cus­sion avec le poli­to­logue Jean-Yves Camus, Reichs­tadt s’in­quié­tait gra­ve­ment de la récur­rence du nom Roth­schild dans les mani­fes­ta­tions, y voyant un symp­tôme d’an­ti­sé­mi­tisme. À aucun moment il n’a évo­qué un détail pour­tant cen­tral : Emma­nuel Macron a tra­vaillé pour la banque Roth­schild. « Quelle négli­gence, quelle non­cha­lance sur les faits », s’a­gace Laurent Dau­ré, qui y voit la marque d’œillères idéo­lo­giques par­ti­cu­liè­re­ment puissantes.

Le mépris social trans­pa­raît jusque dans le titre du livre de Reichs­tadt, L’O­pium des imbé­ciles. La jus­ti­fi­ca­tion éty­mo­lo­gique avan­cée par l’au­teur, selon laquelle un imbé­cile serait sim­ple­ment quel­qu’un « sans béquille », ne convainc guère. On se demande alors quelle forme devrait prendre une révolte popu­laire pour trou­ver grâce à leurs yeux ? Une révolte pour Manuel Valls président ?

Une idéologie libérale-atlantiste assumée à contre-coeur

Les com­plo­to­logues se reven­diquent comme neutres, dépour­vus de toute idéo­lo­gie. Pour­tant, l’en­quête de Laurent Dau­ré met au jour un sys­tème de pen­sée par­fai­te­ment struc­tu­ré qu’il qua­li­fie de « libé­­ral-atlan­­tiste ». Cette grille de lec­ture com­bine une adhé­sion qua­si dog­ma­tique à la démo­cra­tie libé­rale et une pré­fé­rence pour l’ordre occi­den­tal sous domi­na­tion état­su­nienne. Consé­quence directe : dès qu’un pays reçoit l’é­ti­quette de « démo­cra­tie libé­rale », il devient immu­ni­sé contre toute cri­tique systémique.

Le trai­te­ment réser­vé à la guerre d’I­rak en est l’illus­tra­tion la plus acca­blante. Confron­té à la fausse infor­ma­tion sur les armes de des­truc­tion mas­sive de Sad­dam Hus­sein, peut-être la plus consé­quente de l’his­toire récente, Reichs­tadt déploie des acro­ba­ties rhé­to­riques pour la pré­sen­ter comme une simple « erreur de bonne foi » de l’ad­mi­nis­tra­tion Bush et de la CIA. « Il faut accor­der du cré­dit à la parole des agres­seurs », résume iro­ni­que­ment Laurent Dau­ré. Or les enquêtes jour­na­lis­tiques et les docu­ments déclas­si­fiés éta­blissent sans ambi­guï­té qu’il s’a­gis­sait d’une entre­prise déli­bé­rée de dés­in­for­ma­tion. Quand un spé­cia­liste auto­pro­cla­mé des théo­ries du com­plot passe à côté d’une telle mani­pu­la­tion, c’est selon Laurent Dau­ré « au mieux de la négli­gence, au pire de la com­plai­sance avec la vio­lence impérialiste ».

Cette grille atlan­tiste se tra­duit aus­si par une obses­sion russe per­ma­nente. Mos­cou est obser­vée à la loupe défor­mante, par­fois jus­qu’à voir des choses qui n’existent pas, tan­dis que les opé­ra­tions d’in­gé­rence occi­den­tales sur le ter­rain numé­rique sont soit occul­tées, soit jus­ti­fiées comme de bonnes ingé­rences. Le cas du Rus­sia­gate est emblé­ma­tique : mal­gré l’ab­sence totale de preuves éta­blies par les véri­tables spé­cia­listes du sujet, cette « théo­rie du com­plot accep­table » conti­nue de pros­pé­rer. À l’in­verse, le rôle évident des réseaux pro-israé­­liens autour de Trump, illus­tré par les 100 mil­lions de dol­lars inves­tis par Miriam Adel­son dans sa cam­pagne, n’é­veille aucune curio­si­té chez les complotologues.

Un deux poids deux mesures érigé en méthode

Là où le bât blesse le plus, c’est dans la pra­tique sys­té­ma­tique d’un deux poids deux mesures qui contre­dit fron­ta­le­ment les sta­tuts mêmes de l’Ob­ser­va­toire du Conspi­ra­tion­nisme. Quand Conspi­ra­cy Watch se trompe, et cela arrive régu­liè­re­ment, l’er­reur n’est jamais véri­ta­ble­ment recon­nue. Pour Laurent Dau­ré, qui rap­porte sa propre expé­rience d’a­voir dû cor­ri­ger une erreur dans son livre, cette pos­ture relève d’une « mani­fes­ta­tion de la défense de Conspi­ra­cy Watch beau­coup atta­qué sur les réseaux sociaux ».

Sur le 7 octobre 2023, le site a relayé sans dis­tance la fausse infor­ma­tion sur les bébés déca­pi­tés, reprise telle quelle d’un article du Point. Sur la doc­trine Han­ni­bal, Conspi­ra­cy Watch a atta­qué John Mear­shei­mer en affir­mant que ce dis­po­si­tif n’exis­tait plus, avant d’être démen­ti par l’en­quête appro­fon­die du quo­ti­dien Haa­retz. Pas d’ex­cuses publiques, sim­ple­ment un erra­tum dis­cret, et la machine repart. Sur l’af­faire Assange, l’élé­ment pour­tant éta­bli selon lequel la CIA a écha­fau­dé des plans pour assas­si­ner le jour­na­liste aus­tra­lien dans l’am­bas­sade d’É­qua­teur à Londres, ce que Mike Pom­peo n’a d’ailleurs jamais démen­ti, est pas­sé sous silence dans toute la pro­duc­tion de Conspi­ra­cy Watch. Trop embar­ras­sant pour le récit dominant.

Le sophisme pré­fé­ré des com­plo­to­logues reste la culpa­bi­li­té par asso­cia­tion. Si Dieu­don­né s’est pré­sen­té à un ras­sem­ble­ment de Gilets jaunes, voi­là tout le mou­ve­ment conta­mi­né à jamais. Cette logique dis­pense de pro­duire la moindre réfu­ta­tion sur le fond et per­met de four­rer dans un grand sac « popu­­lis­­to-com­­plo­­to-anti­­sé­­mite » toute pen­sée sys­té­mique cri­tique des élites établies.

Vers la censure ?

Au-delà de la cri­tique intel­lec­tuelle, Laurent Dau­ré tire la son­nette d’a­larme sur les impli­ca­tions poli­tiques concrètes de cette mou­vance. Consta­tant l’i­nef­fi­ca­ci­té de leur péda­go­gie, les com­plo­to­logues s’o­rientent vers une demande crois­sante de régu­la­tion des conte­nus en ligne, terme qui dis­si­mule mal une logique de cen­sure. Conspi­ra­cy Watch récla­me­rait d’ailleurs le droit, pré­vu par la loi sur la presse mais non acti­vé, de pour­suivre des indi­vi­dus et orga­ni­sa­tions pour dif­fu­sion de fausses infor­ma­tions en jus­tice. Avec quelle impartialité ?

La science elle-même est claire : les études scien­ti­fiques sur le fact-che­­cking concluent géné­ra­le­ment à son absence d’ef­fet sur les résul­tats élec­to­raux, cer­taines sug­gé­rant même un effet contre-pro­­duc­­tif. Mieux encore, une étude sué­doise a éta­bli que les offi­cines de dés­in­for­ma­tion russes uti­lisent la sur­réac­tion des fact-che­­ckers occi­den­taux comme argu­ment pro­mo­tion­nel pour décro­cher davan­tage de contrats. Mais ces don­nées dérangent et res­tent soi­gneu­se­ment ignorées.

Pour conclure, Laurent Dau­ré rap­pelle ce que les chiffres offi­ciels éta­blissent et que les médias domi­nants taisent : selon le pro­gramme Costs of War de l’u­ni­ver­si­té Brown, les inter­ven­tions mili­taires état­su­niennes depuis le 11 sep­tembre ont cau­sé direc­te­ment et indi­rec­te­ment 4,5 mil­lions de morts. Une étude publiée dans The Lan­cet éva­lue à 38 mil­lions le nombre de morts dus aux sanc­tions occi­den­tales uni­la­té­rales sur la période 1970–2021, dont 51 % d’en­fants de moins de cinq ans. « Tout ça est fait en notre nom », rap­pelle le jour­na­liste. Voi­là sans doute le véri­table scan­dale infor­ma­tion­nel de notre époque, celui qui n’in­té­resse jamais les complotologues.

L’en­quête de Laurent Dau­ré ne se contente pas de décons­truire Conspi­ra­cy Watch. Elle invite à retrou­ver le che­min d’un débat public ration­nel et loyal, en sor­tant des tran­chées creu­sées par une pola­ri­sa­tion dont les fact-che­­ckers eux-mêmes sont en grande par­tie res­pon­sables et vic­times. Une lec­ture salu­taire pour qui veut com­prendre com­ment, sous pré­texte de défendre la rai­son, on peut ser­vir les inté­rêts du pou­voir établi.

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Le livre de Laurent Doré,
« L’an­ti­com­plo­tisme offi­ciel : une idéo­lo­gie au ser­vice de l’ordre éta­bli » :

https://​www​.mol​lat​.com/​l​i​v​r​e​s​/​3​4​3​0​9​0​4​/​l​a​u​r​e​n​t​–​d​a​u​r​e​–​l​–​a​n​t​i​c​o​m​p​l​o​t​i​s​m​e​–​o​f​f​i​c​i​e​l​–​u​n​e​–​i​d​e​o​l​o​g​i​e​–​a​u​–​s​e​r​v​i​c​e​–​d​e​–​l​–​o​r​d​r​e​–​e​t​a​bli

ACN29 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 8ème partie : ORGANISATION PAR L’ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE, À L’INTÉRIEUR ET À L’EXTÉRIEUR (suite), Atelier constituant Nexus #29 avec Marc, Léo et Nathanaël

Cette semaine (ce mer­cre­di 22 avril 2026 vers 19h), on reprend (et on fini­ra peut-être ?) le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Je vous rap­pelle l’a­dresse du docu­ment des ACN que nous com­po­sons depuis le début de ces ate­liers consti­tuants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre tra­vail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs : vous pou­vez y lire (pages 32 et sui­vantes) quelques crimes éta­tiques contre notre SÉCURITÉ (inté­rieure et exté­rieure) pour les­quels je compte cher­cher avec vous (en 3e colonne) des solu­tions AUTRES que l’élection.

Je vous rap­pelle aus­si le pre­mier docu­ment que j’a­vais com­po­sé pour démar­rer ce tra­vail sur la résis­tance à l’op­pres­sion (et que nous conti­nue­rons d’u­ti­li­ser demain pour avan­cer dans notre recherche de solu­tions réa­listes) : les MISSIONS de l’État (rai­sons d’obéir) com­pa­rées aux CRIMES de l’État (rai­sons de déso­béir), où nous cher­chons, pour chaque ligne d’une Mis­sion de l’É­tat et des Crimes cor­res­pon­dants, de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solu­tions qu’au­cun média ne fait jamais chaque fois que des scan­dales sont dénoncés !


Cette semaine, comme la semaine pas­sée, après avoir lu avec Natha­naël quelques pas­sages for­mi­dables d’un livre pas­sion­nant et impor­tant (« Nos cer­veaux endoc­tri­nés » de Michael Nelhs), je compte trai­ter avec vous les mis­sions de l’É­tat (rai­sons de lui obéir) rela­tives à la garan­tie de SÉCURITÉ et les crimes de l’É­tat (rai­sons de lui déso­béir) qui orga­nise et ins­tru­men­ta­lise L’INSÉCURITÉ, aus­si bien à l’in­té­rieur du pays qu’à l’ex­té­rieur. Je reprends ci-des­­sous celles de mes notes (voir Ate­lier #15) qui vont être exa­mi­nées pour leur trou­ver des vraies solutions :

Paix civile (sécu­ri­té à l’intérieur) :

  • Mis­sions : Pro­té­ger la sécu­ri­té des biens, des per­sonnes et des contrats ; jus­tice contre les délin­quants, sécu­ri­té juri­dique (état de droit).
  • Crimes : Insé­cu­ri­té, impu­ni­té, libé­ra­tion de délin­quants graves sans puni­tion (même les juges pros­ti­tuant leurs enfants !), vio­lences poli­cières impu­nies, injus­tices impu­nies, expro­pria­tion par les normes, insé­cu­ri­té juri­dique (infla­tion légis­la­tive, impu­ni­té des acteurs publics).

État de droit et Paix mili­taire (sécu­ri­té à l’extérieur) :

  • Mis­sions :
    • Sou­mis­sion de l’État à un droit supé­rieur (« état de droit ») avec des juges impartiaux,
    • garan­tie de la paix, non-ingé­­rence, neutralité.
  • Crimes :
    • Arbi­traire impu­ni des acteurs publics, puni­tion d’opposants sans procès,
    • État bel­li­queux et para­noïaque, inter­ven­tions à l’étranger sans consul­ta­tion, sou­mis­sion à un empire étranger.

Ges­tion du pays et Indé­pen­dances stratégiques :

  • Mis­sions :
    • Bud­gets en équilibre,
    • indé­pen­dances stratégiques 
      • auto­suf­fi­sance alimentaire,
      • auto­suf­fi­sance sanitaire,
      • auto­suf­fi­sance industrielle,
      • auto­suf­fi­sance militaire…
  • Crimes :
    • 50 ans de bud­gets en dés­équi­libre (défi­cits publics), endet­te­ment aggra­vé (écra­sante dette odieuse),
    • dépen­dance et insé­cu­ri­té ali­men­taire : mal­trai­tance extrême (et dis­pa­ri­tion) des petits pay­sans (par les grands exploi­tants, les grandes sur­faces, les règle­men­ta­tions tatillonnes, les inci­ta­tions à l’en­det­te­ment, les sub­ven­tions comme seules chance de sur­vie…), vio­la­tion de toutes les pro­téc­tions ali­men­taires via le « libre-échange » qui inter­dit aux États d’in­ter­dire aux mar­chands d’empoisonner…
    • dépen­dance et insé­cu­ri­té sani­taire : sou­mis­sion de l’É­tat et de tous les acteurs de la san­té publique à l’OMS (outil pri­vé de ter­reur publique), des­truc­tion pro­gres­sive des assu­rances sociales (sous pré­texte de manque de mon­naie et de non ren­ta­bi­li­té des ser­vices publics de san­té) et de l’ou­til indus­triel de pro­duc­tion des maté­riels de soins et de médicaments…
    • dépen­dance indus­trielle : dés­in­dus­tria­li­sa­tion tou­jours liée au « libre-échange »
    • dépen­dance mili­taire : armée rui­née et assu­jet­tie à des pays étran­gers (via l’OTAN), entre­prises stra­té­giques ven­dues à des puis­sances étran­gères (haute tra­hi­son comme Alstom).

 

Rem­plir (pour chaque crime de nos repré­sen­tants élus qui fait l’ac­tua­li­té) la troi­sième colonne de notre tableau de « pro­po­si­tions hors élec­tions » (p 32 et s.) per­met de bien réa­li­ser la nul­li­té des pré­ten­dus « jour­na­listes » qui se contentent de déplo­rer tous les jours les consé­quences de notre impuis­sance poli­tique SANS JAMAIS envi­sa­ger de solu­tions consti­tuantes, sans jamais cher­cher la cause des causes.

Au moins Nexus fait le boulot.

J’es­père que ce pion­nier éveille­ra d’autres jour­na­listes à la prio­ri­té urgente d’un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire.

Ceux qui nous écoutent ici pour­raient peut-être inter­pe­ler eux-mêmes (tous les jours ?) leurs médias pré­fé­rés, en deman­dant clai­re­ment à nos meilleurs jour­na­listes qu’ils aident la popu­la­tion à pen­ser en adultes poli­tiques, qu’ils nous entraînent quo­ti­dien­ne­ment à pen­ser en citoyens consti­tuants (plu­tôt que nous enfer­mer dans la posi­tion humi­liante d’électeur).

À ce soir.

Étienne.

ACN28 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 7ème partie : ORGANISATION PAR L’ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE, À L’INTÉRIEUR ET À L’EXTÉRIEUR (suite), Atelier constituant Nexus #28 avec Marc, Léo et Nathanaël

Cette semaine (ce mer­cre­di 15 avril 2026 vers 19h), on reprend le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Je vous rap­pelle l’a­dresse du docu­ment des ACN que nous com­po­sons depuis le début de ces ate­liers consti­tuants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre tra­vail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs : vous pou­vez y lire (pages 29 et sui­vantes) quelques crimes éta­tiques contre notre SÉCURITÉ (inté­rieure et exté­rieure) pour les­quels je compte cher­cher avec vous (en 3e colonne) des solu­tions AUTRES que l’élection.

Je vous rap­pelle aus­si le pre­mier docu­ment que j’a­vais com­po­sé pour démar­rer ce tra­vail sur la résis­tance à l’op­pres­sion (et que nous conti­nue­rons d’u­ti­li­ser demain pour avan­cer dans notre recherche de solu­tions réa­listes) : les MISSIONS de l’État (rai­sons d’obéir) com­pa­rées aux CRIMES de l’État (rai­sons de déso­béir), où nous cher­chons, pour chaque ligne d’une Mis­sion de l’É­tat et des Crimes cor­res­pon­dants, de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solu­tions qu’au­cun média ne fait jamais chaque fois que des scan­dales sont dénoncés !


Cette semaine, comme la semaine pas­sée, après avoir lu avec Natha­naël quelques pas­sages for­mi­dables d’un livre pas­sion­nant et impor­tant (« Nos cer­veaux endoc­tri­nés » de Michael Nelhs), je compte trai­ter avec vous les mis­sions de l’É­tat (rai­sons de lui obéir) rela­tives à la garan­tie de SÉCURITÉ et les crimes de l’É­tat (rai­sons de lui déso­béir) qui orga­nise et ins­tru­men­ta­lise L’INSÉCURITÉ, aus­si bien à l’in­té­rieur du pays qu’à l’ex­té­rieur. Je reprends ci-des­­sous celles de mes notes (voir Ate­lier #15) qui vont être exa­mi­nées pour leur trou­ver des vraies solutions :

Paix civile (sécu­ri­té à l’intérieur) :

  • Mis­sions : Pro­té­ger la sécu­ri­té des biens, des per­sonnes et des contrats ; jus­tice contre les délin­quants, sécu­ri­té juri­dique (état de droit).
  • Crimes : Insé­cu­ri­té, impu­ni­té, libé­ra­tion de délin­quants graves sans puni­tion (même les juges pros­ti­tuant leurs enfants !), vio­lences poli­cières impu­nies, injus­tices impu­nies, expro­pria­tion par les normes, insé­cu­ri­té juri­dique (infla­tion légis­la­tive, impu­ni­té des acteurs publics).

État de droit et Paix mili­taire (sécu­ri­té à l’extérieur) :

  • Mis­sions :
    • Sou­mis­sion de l’État à un droit supé­rieur (« état de droit ») avec des juges impartiaux,
    • garan­tie de la paix, non-ingé­­rence, neutralité.
  • Crimes :
    • Arbi­traire impu­ni des acteurs publics, puni­tion d’opposants sans procès,
    • État bel­li­queux et para­noïaque, inter­ven­tions à l’étranger sans consul­ta­tion, sou­mis­sion à un empire étranger.

Ges­tion du pays et Indé­pen­dances stratégiques :

  • Mis­sions :
    • Bud­gets en équilibre,
    • indé­pen­dances stratégiques 
      • auto­suf­fi­sance alimentaire,
      • auto­suf­fi­sance sanitaire,
      • auto­suf­fi­sance industrielle,
      • auto­suf­fi­sance militaire…
  • Crimes :
    • 50 ans de bud­gets en dés­équi­libre (défi­cits publics), endet­te­ment aggra­vé (écra­sante dette odieuse),
    • dépen­dance et insé­cu­ri­té ali­men­taire : mal­trai­tance extrême (et dis­pa­ri­tion) des petits pay­sans (par les grands exploi­tants, les grandes sur­faces, les règle­men­ta­tions tatillonnes, les inci­ta­tions à l’en­det­te­ment, les sub­ven­tions comme seules chance de sur­vie…), vio­la­tion de toutes les pro­téc­tions ali­men­taires via le « libre-échange » qui inter­dit aux États d’in­ter­dire aux mar­chands d’empoisonner…
    • dépen­dance et insé­cu­ri­té sani­taire : sou­mis­sion de l’É­tat et de tous les acteurs de la san­té publique à l’OMS (outil pri­vé de ter­reur publique), des­truc­tion pro­gres­sive des assu­rances sociales (sous pré­texte de manque de mon­naie et de non ren­ta­bi­li­té des ser­vices publics de san­té) et de l’ou­til indus­triel de pro­duc­tion des maté­riels de soins et de médicaments…
    • dépen­dance indus­trielle : dés­in­dus­tria­li­sa­tion tou­jours liée au « libre-échange »
    • dépen­dance mili­taire : armée rui­née et assu­jet­tie à des pays étran­gers (via l’OTAN), entre­prises stra­té­giques ven­dues à des puis­sances étran­gères (haute tra­hi­son comme Alstom).

 

Rem­plir (pour chaque crime de nos repré­sen­tants élus qui fait l’ac­tua­li­té) la troi­sième colonne de notre tableau de « pro­po­si­tions hors élec­tions » (p 29 et s.) per­met de bien réa­li­ser la nul­li­té des pré­ten­dus « jour­na­listes » qui se contentent de déplo­rer tous les jours les consé­quences de notre impuis­sance poli­tique SANS JAMAIS envi­sa­ger de solu­tions consti­tuantes, sans jamais cher­cher la cause des causes.

Au moins Nexus fait le boulot.

J’es­père que ce pion­nier éveille­ra d’autres jour­na­listes à la prio­ri­té urgente d’un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire.

Ceux qui nous écoutent ici pour­raient peut-être inter­pe­ler eux-mêmes (tous les jours ?) leurs médias pré­fé­rés, en deman­dant clai­re­ment à nos meilleurs jour­na­listes qu’ils aident la popu­la­tion à pen­ser en adultes poli­tiques, qu’ils nous entraînent quo­ti­dien­ne­ment à pen­ser en citoyens consti­tuants (plu­tôt que nous enfer­mer dans la posi­tion humi­liante d’électeur).

À ce soir.

Étienne.

ACN27 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 6ème partie : ORGANISATION PAR L’ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE, À L’INTÉRIEUR ET À L’EXTÉRIEUR (suite), Atelier constituant Nexus #27 avec Marc, Léo et Nathanaël

Cette semaine (ce mer­cre­di 8 avril 2026 vers 18h15), on reprend le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Je vous rap­pelle l’a­dresse du docu­ment des ACN que nous com­po­sons depuis le début de ces ate­liers consti­tuants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre tra­vail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs : vous pou­vez y lire (pages 26 et sui­vantes) quelques crimes éta­tiques contre notre SÉCURITÉ (inté­rieure et exté­rieure) pour les­quels je compte cher­cher avec vous (en 3e colonne) des solu­tions AUTRES que l’élection.

Je vous rap­pelle aus­si le pre­mier docu­ment que j’a­vais com­po­sé pour démar­rer ce tra­vail sur la résis­tance à l’op­pres­sion (et que nous conti­nue­rons d’u­ti­li­ser demain pour avan­cer dans notre recherche de solu­tions réa­listes) : les MISSIONS de l’État (rai­sons d’obéir) com­pa­rées aux CRIMES de l’État (rai­sons de déso­béir), où nous cher­chons, pour chaque ligne d’une Mis­sion de l’É­tat et des Crimes cor­res­pon­dants, de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solu­tions qu’au­cun média ne fait jamais chaque fois que des scan­dales sont dénoncés !


Cette semaine, je compte trai­ter avec vous les mis­sions de l’É­tat (rai­sons de lui obéir) rela­tives à la garan­tie de SÉCURITÉ et les crimes de l’É­tat (rai­sons de lui déso­béir) qui orga­nise et ins­tru­men­ta­lise L’INSÉCURITÉ, aus­si bien à l’in­té­rieur du pays qu’à l’ex­té­rieur. Je reprends ci-des­­sous celles de mes notes (voir Ate­lier #15) qui vont être exa­mi­nées pour leur trou­ver des vraies solutions :

Paix civile (sécu­ri­té à l’intérieur) :

  • Mis­sions : Pro­té­ger la sécu­ri­té des biens, des per­sonnes et des contrats ; jus­tice contre les délin­quants, sécu­ri­té juri­dique (état de droit).
  • Crimes : Insé­cu­ri­té, impu­ni­té, libé­ra­tion de délin­quants graves sans puni­tion (même les juges pros­ti­tuant leurs enfants !), vio­lences poli­cières impu­nies, injus­tices impu­nies, expro­pria­tion par les normes, insé­cu­ri­té juri­dique (infla­tion légis­la­tive, impu­ni­té des acteurs publics).

État de droit et Paix mili­taire (sécu­ri­té à l’extérieur) :

  • Mis­sions :
    • Sou­mis­sion de l’État à un droit supé­rieur (« état de droit ») avec des juges impartiaux,
    • garan­tie de la paix, non-ingé­­rence, neutralité.
  • Crimes :
    • Arbi­traire impu­ni des acteurs publics, puni­tion d’opposants sans procès,
    • État bel­li­queux et para­noïaque, inter­ven­tions à l’étranger sans consul­ta­tion, sou­mis­sion à un empire étranger.

Ges­tion du pays et Indé­pen­dances stratégiques :

  • Mis­sions :
    • Bud­gets en équilibre,
    • indé­pen­dances stratégiques 
      • auto­suf­fi­sance alimentaire,
      • auto­suf­fi­sance sanitaire,
      • auto­suf­fi­sance industrielle,
      • auto­suf­fi­sance militaire…
  • Crimes :
    • 50 ans de bud­gets en dés­équi­libre (défi­cits publics), endet­te­ment aggra­vé (écra­sante dette odieuse),
    • dépen­dance et insé­cu­ri­té ali­men­taire : mal­trai­tance extrême (et dis­pa­ri­tion) des petits pay­sans (par les grands exploi­tants, les grandes sur­faces, les règle­men­ta­tions tatillonnes, les inci­ta­tions à l’en­det­te­ment, les sub­ven­tions comme seules chance de sur­vie…), vio­la­tion de toutes les pro­téc­tions ali­men­taires via le « libre-échange » qui inter­dit aux États d’in­ter­dire aux mar­chands d’empoisonner…
    • dépen­dance et insé­cu­ri­té sani­taire : sou­mis­sion de l’É­tat et de tous les acteurs de la san­té publique à l’OMS (outil pri­vé de ter­reur publique), des­truc­tion pro­gres­sive des assu­rances sociales (sous pré­texte de manque de mon­naie et de non ren­ta­bi­li­té des ser­vices publics de san­té) et de l’ou­til indus­triel de pro­duc­tion des maté­riels de soins et de médicaments…
    • dépen­dance indus­trielle : dés­in­dus­tria­li­sa­tion tou­jours liée au « libre-échange »
    • dépen­dance mili­taire : armée rui­née et assu­jet­tie à des pays étran­gers (via l’OTAN), entre­prises stra­té­giques ven­dues à des puis­sances étran­gères (haute tra­hi­son comme Alstom).

 

Rem­plir (pour chaque crime de nos repré­sen­tants élus qui fait l’ac­tua­li­té) la troi­sième colonne de notre tableau de « pro­po­si­tions hors élec­tions » (p 26 et s.) per­met de bien réa­li­ser la nul­li­té des pré­ten­dus « jour­na­listes » qui se contentent de déplo­rer tous les jours les consé­quences de notre impuis­sance poli­tique SANS JAMAIS envi­sa­ger de solu­tions consti­tuantes, sans jamais cher­cher la cause des causes.

Au moins Nexus fait le boulot.

J’es­père que ce pion­nier éveille­ra d’autres jour­na­listes à la prio­ri­té urgente d’un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire.

Ceux qui nous écoutent ici pour­raient peut-être inter­pe­ler eux-mêmes (tous les jours ?) leurs médias pré­fé­rés, en deman­dant clai­re­ment à nos meilleurs jour­na­listes qu’ils aident la popu­la­tion à pen­ser en adultes poli­tiques, qu’ils nous entraînent quo­ti­dien­ne­ment à pen­ser en citoyens consti­tuants (plu­tôt que nous enfer­mer dans la posi­tion humi­liante d’électeur).

À ce soir.

Étienne.

ACN26 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 5ème partie : ORGANISATION PAR L’ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE, À L’INTÉRIEUR ET À L’EXTÉRIEUR, Atelier constituant Nexus #26 avec Marc, Léo et Nathanaël

Cette semaine (ce mer­cre­di 1er avril 2026 vers 18h15), on reprend le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Je vous rap­pelle l’a­dresse du docu­ment des ACN que nous com­po­sons depuis le début de ces ate­liers consti­tuants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre tra­vail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs : vous pou­vez y lire (pages 24 et sui­vantes) quelques crimes éta­tiques contre notre SÉCURITÉ (inté­rieure et exté­rieure) pour les­quels je compte cher­cher avec vous (en 3e colonne) des solu­tions AUTRES que l’élection.

Je vous rap­pelle aus­si le pre­mier docu­ment que j’a­vais com­po­sé pour démar­rer ce tra­vail sur la résis­tance à l’op­pres­sion (et que nous conti­nue­rons d’u­ti­li­ser demain pour avan­cer dans notre recherche de solu­tions réa­listes) : les MISSIONS de l’État (rai­sons d’obéir) com­pa­rées aux CRIMES de l’État (rai­sons de déso­béir), où nous cher­chons, pour chaque ligne d’une Mis­sion de l’É­tat et des Crimes cor­res­pon­dants, de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solu­tions qu’au­cun média ne fait jamais chaque fois que des scan­dales sont dénoncés !


Cette semaine, je compte trai­ter avec vous les mis­sions de l’É­tat (rai­sons de lui obéir) rela­tives à la garan­tie de SÉCURITÉ et les crimes de l’É­tat (rai­sons de lui déso­béir) qui orga­nise et ins­tru­men­ta­lise L’INSÉCURITÉ, aus­si bien à l’in­té­rieur du pays qu’à l’ex­té­rieur. Je reprends ci-des­­sous celles de mes notes (voir Ate­lier #15) qui vont être exa­mi­nées pour leur trou­ver des vraies solutions :

Paix civile (sécu­ri­té à l’intérieur) :

  • Mis­sions : Pro­té­ger la sécu­ri­té des biens, des per­sonnes et des contrats ; jus­tice contre les délin­quants, sécu­ri­té juri­dique (état de droit).
  • Crimes : Insé­cu­ri­té, impu­ni­té, libé­ra­tion de délin­quants graves sans puni­tion (même les juges pros­ti­tuant leurs enfants !), vio­lences poli­cières impu­nies, injus­tices impu­nies, expro­pria­tion par les normes, insé­cu­ri­té juri­dique (infla­tion légis­la­tive, impu­ni­té des acteurs publics).

Rem­plir (pour chaque crime de nos repré­sen­tants élus qui fait l’ac­tua­li­té) la troi­sième colonne de notre tableau de « pro­po­si­tions hors élec­tions » (p 24 et s.) per­met de bien réa­li­ser la nul­li­té des pré­ten­dus « jour­na­listes » qui se contentent de déplo­rer tous les jours les consé­quences de notre impuis­sance poli­tique SANS JAMAIS envi­sa­ger de solu­tions consti­tuantes, sans jamais cher­cher la cause des causes.

Au moins Nexus fait le boulot.

J’es­père que ce pion­nier éveille­ra d’autres jour­na­listes à la prio­ri­té urgente d’un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire.

Ceux qui nous écoutent ici pour­raient peut-être inter­pe­ler eux-mêmes (tous les jours ?) leurs médias pré­fé­rés, en deman­dant clai­re­ment à nos meilleurs jour­na­listes qu’ils aident la popu­la­tion à pen­ser en adultes poli­tiques, qu’ils nous entraînent quo­ti­dien­ne­ment à pen­ser en citoyens consti­tuants (plu­tôt que nous enfer­mer dans la posi­tion humi­liante d’électeur).

À ce soir.

Étienne.

ACN25 : Bilan démocratique des élections municipales (suite) – Atelier constituant Nexus #25 avec Céline Forjonnel et Sylvie Bonaldi (Nice), Sébastien Clément (Chécy), Raphaël Robbe, Marc, Léo et Nathanaël

Cette semaine, mer­cre­di 25 mars 2026 à 18h15 🙂 , avec Marc, Léo et Natha­naël, on va rece­voir Céline For­jon­nel et Syl­vie Bonal­di (Nice), Sébas­tien Clé­ment (Ché­cy) et Raphaël Robbe (Laber­­ge­­ment-Sainte-Marie), pour faire le point des expé­riences vrai­ment démo­cra­tiques issues des élec­tions muni­ci­pales (ce qui a mar­ché, ce qui n’a pas mar­ché, ce qu’on devrait faire main­te­nant pour pré­pa­rer la suite…).

Sommes-nous vraiment en démocratie ? Débat avec Étienne Chouard, chez David GUYON, avocat

Des­crip­tion de la vidéo :

La France est-elle vrai­ment une démocratie ?

Dans ce débat appro­fon­di, Maître David Guyon, avo­cat, reçoit Étienne Chouard pour dis­cu­ter d’une ques­tion cen­trale du débat poli­tique : sommes-nous réel­le­ment en démo­cra­tie aujourd’hui ?

Au cœur de cet échange : le Réfé­ren­dum d’Initiative Citoyenne (RIC), la sou­ve­rai­ne­té popu­laire, les limites de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive et les dérives pos­sibles des ins­ti­tu­tions modernes.

Le RIC (réfé­ren­dum d’initiative citoyenne) est sou­vent pré­sen­té comme un outil per­met­tant aux citoyens de reprendre le pou­voir poli­tique. Mais est-ce réel­le­ment com­pa­tible avec les ins­ti­tu­tions actuelles ?

Dans cette dis­cus­sion ouverte et argu­men­tée, Maître David Guyon et Étienne Chouard abordent les grandes ques­tions de la démocratie :

  • Qu’est-ce que la démo­cra­tie au sens réel du terme ?
  • La France est-elle une démo­cra­tie ou un sys­tème représentatif ?
  • Pour­quoi la ques­tion du RIC revient régu­liè­re­ment dans le débat public ?
  • Le peuple peut-il réel­le­ment exer­cer la sou­ve­rai­ne­té politique ?
  • Les ins­ti­tu­tions actuelles per­­mettent-elles une véri­table démocratie ?

⚠️ Der­rière le mot “démo­cra­tie”, sou­vent uti­li­sé dans le débat public, se cachent des méca­nismes ins­ti­tu­tion­nels et consti­tu­tion­nels complexes.

Ce débat per­met de mieux com­prendre les enjeux démo­cra­tiques en France, la place du citoyen dans les ins­ti­tu­tions et les dis­cus­sions autour de la démo­cra­tie directe et du réfé­ren­dum d’initiative citoyenne.

⏱️ SOMMAIRE

00:00 Intro­duc­tion

00:18 Pré­sen­ta­tion du débat avec Étienne Chouard

01:03 Pour­quoi par­ler aujourd’hui du Réfé­ren­dum d’Initiative Citoyenne (RIC)

02:03 RIC vs RIP : quelles dif­fé­rences entre ces référendums ?

03:12 Défi­ni­tion fon­da­men­tale de la démo­cra­tie : qui doit faire les lois ?

05:00 Démo­cra­tie repré­sen­ta­tive : une contra­dic­tion selon Étienne Chouard

07:00 Médias, influence et pou­voir dans une démocratie

09:57 Les médias doivent-ils deve­nir un véri­table contre-pouvoir ?

11:13 Tirage au sort, mon­naie, ins­ti­tu­tions : les piliers d’une démocratie

16:49 Les médias publics sont-ils réel­le­ment indépendants ?

17:30 La Cin­quième Répu­blique est-elle démocratique ?

19:15 Qui doit écrire la Consti­tu­tion : les citoyens ou les représentants ?

21:13 Pour­quoi Étienne Chouard a chan­gé sa vision de la démocratie

23:19 La démo­cra­tie directe est-elle réel­le­ment pos­sible aujourd’hui ?

26:21 Exemple his­to­rique : com­ment fonc­tion­nait la démo­cra­tie à Athènes

32:19 Com­ment orga­ni­ser un réfé­ren­dum citoyen dans une démo­cra­tie moderne

34:06 Tirage au sort vs élec­tion : quels avan­tages démocratiques ?

34:26 Le risque d’une majo­ri­té qui se trompe

36:02 Gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif : risque de tra­hi­son des élus

38:59 Tyran­nie de la majo­ri­té : com­ment évi­ter cette dérive ?

41:28 Pour­quoi la démo­cra­tie est née pour évi­ter la violence

44:20 Com­ment pro­té­ger la démo­cra­tie contre les abus de pouvoir

47:08 Liber­té d’expression et plu­ra­li­té des opi­nions en démocratie

50:13 Conclu­sion du débat


 

Sommes-nous vraiment en démocratie ?
Étienne Chouard reçu chez David GUYON

Syn­thèse par NotebookLM :

Ce texte pré­sente un entre­tien entre l’a­vo­cat David Guyon et le mili­tant poli­tique Étienne Chouard por­tant sur une cri­tique radi­cale de la Vème Répu­blique. L’in­vi­té sou­tient que le sys­tème actuel n’est pas une démo­cra­tie mais un régime auto­ri­taire où l’é­lec­tion sert à écar­ter les citoyens du pou­voir légis­la­tif au pro­fit d’une caste. Pour y remé­dier, il pré­co­nise l’ins­tau­ra­tion du Réfé­ren­dum d’I­ni­tia­tive Citoyenne (RIC) et le recours au tirage au sort, qu’il consi­dère comme les seuls outils capables de garan­tir une véri­table sou­ve­rai­ne­té popu­laire. Le débat aborde éga­le­ment la néces­si­té de libé­rer les médias de l’in­fluence des mil­liar­daires et de redon­ner à l’É­tat son rôle de créa­teur moné­taire. Mal­gré les réserves de l’hôte sur les risques de dérives majo­ri­taires, Chouard affirme qu’une popu­la­tion cor­rec­te­ment infor­mée et impli­quée dans l’é­cri­ture de sa propre Consti­tu­tion sau­rait pro­té­ger l’in­té­rêt général.


Pourquoi Étienne Chouard considère-t-il l’élection comme une procédure antidémocratique ?

Étienne Chouard consi­dère l’é­lec­tion comme une pro­cé­dure anti­dé­mo­cra­tique car elle consti­tue, selon lui, un acte de renon­cia­tion au pou­voir de la part du peuple. Voi­ci les prin­ci­paux argu­ments qu’il déve­loppe dans les sources :
  • Une confu­sion entre élire et voter : Pour Chouard, il existe un mal­en­ten­du fon­da­men­tal sur le sens des mots. Il affirme qu’« élire, ce n’est pas voter ». Voter, c’est déci­der soi-même de la loi, tan­dis qu’é­lire, c’est dési­gner des « maîtres » qui vote­ront et déci­de­ront à notre place. En accep­tant d’é­lire, le citoyen déclare en réa­li­té qu’il accepte de ne rien déci­der.
  • Un oxy­more poli­tique : Il qua­li­fie l’ex­pres­sion « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive » de contra­dic­tion dans les termes, la com­pa­rant à de la « neige brû­lante » ou de la « lumière noire ». Selon sa défi­ni­tion éty­mo­lo­gique, la démo­cra­tie est un régime où le peuple (demos) exerce le pou­voir (kra­tos) en étant lui-même le légis­la­teur. Le régime actuel est un « gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif » conçu pré­ci­sé­ment pour que le peuple ne soit pas le légis­la­teur.
  • Une pro­cé­dure infan­ti­li­sante et inca­pa­ci­tante : L’é­lec­tion est décrite comme une pro­cé­dure qui tient le peuple à l’é­cart des déci­sions. Elle est « humi­liante » et « infan­ti­li­sante » car elle part du prin­cipe que les citoyens sont inca­pables de déci­der pour eux-mêmes, les relé­guant au rôle de simples élec­teurs au lieu de citoyens actifs.
  • Une ori­gine inten­tion­nel­le­ment non démo­cra­tique : Chouard rap­pelle que les « pères fon­da­teurs » du sys­tème actuel, comme Sieyès, savaient par­fai­te­ment qu’ils n’ins­tau­raient pas une démo­cra­tie. Il cite Sieyès pour sou­li­gner que le sys­tème a été bâti sur l’i­dée que le peuple ne doit pas par­ler ou agir par lui-même, mais uni­que­ment par ses repré­sen­tants.
  • Le tirage au sort comme seule alter­na­tive démo­cra­tique : À l’in­verse de l’é­lec­tion, il sou­tient que le tirage au sort est la seule pro­cé­dure véri­ta­ble­ment démo­cra­tique. Il le pré­sente comme un « anti­dote uni­ver­sel et incor­rup­tible » contre les abus de pou­voir et le fas­cisme, car il empêche ceux qui convoitent le pou­voir d’y accé­der et per­met de consti­tuer des assem­blées qui sont des échan­tillons repré­sen­ta­tifs de la socié­té.
En résu­mé, pour Étienne Chouard, l’é­lec­tion est l’ou­til prin­ci­pal de l’im­puis­sance popu­laire, car elle orga­nise la dépos­ses­sion sys­té­ma­tique du pou­voir de déci­sion du peuple au pro­fit d’une mino­ri­té d’é­lus.

 


Quel rôle l’indépendance des médias joue-t-elle dans le projet du RIC ?

Dans le pro­jet d’É­tienne Chouard, l’in­dé­pen­dance des médias n’est pas seule­ment un com­plé­ment, mais une condi­tion sine qua non à l’ef­fi­ca­ci­té et à la sécu­ri­té du Réfé­ren­dum d’I­ni­tia­tive Citoyenne (RIC).
Voi­ci les rôles fon­da­men­taux que joue l’in­dé­pen­dance média­tique selon les sources :
  • Une pro­tec­tion contre la mani­pu­la­tion par les riches : Chouard sou­tient que si les médias appar­tiennent à des mil­liar­daires, ces der­niers ont les moyens de « nous mettre la tête à l’en­vers » et de pous­ser les citoyens à voter contre leurs propres inté­rêts lors d’un RIC. Il consi­dère qu’un RIC sans médias indé­pen­dants est « super dan­ge­reux » car il pour­rait légi­ti­mer des déci­sions contraires à l’in­té­rêt géné­ral sous cou­vert de volon­té popu­laire.
  • L’in­dé­pen­dance comme « pilier » de la démo­cra­tie : Au même titre que le tirage au sort ou la créa­tion moné­taire, l’in­dé­pen­dance des médias et la liber­té d’ex­pres­sion (isé­go­ria) sont pré­sen­tées comme les piliers indis­pen­sables pour évi­ter que la démo­cra­tie ne dégé­nère en tyran­nie.
  • L’é­clai­rage de l’o­pi­nion et la « mise en scène des conflits » : Pour que le vote soit réel­le­ment démo­cra­tique, l’o­pi­nion doit être éclai­rée par une période de débat contra­dic­toire (allant de six mois à un an). Chouard pro­pose la créa­tion d’ins­ti­tu­tions spé­ci­fiques, comme une « chambre popu­laire du réfé­ren­dum », char­gée d’or­ga­ni­ser cette mise en scène média­tique des conflits pour que chaque citoyen com­prenne les tenants et abou­tis­sants avant de déci­der.
  • Les jour­na­listes comme « sen­ti­nelles du peuple » : Dans ce pro­jet, le rôle des jour­na­listes est d’être des contre-pou­­voirs dont le métier est d’« inquié­ter les pou­voirs » et d’in­for­mer les citoyens des intrigues ou des mani­gances en cours.
  • Un chan­ge­ment de sta­tut juri­dique : Pour garan­tir cette indé­pen­dance, Chouard pro­pose l’inalié­na­bi­li­té abso­lue des médias. Ils ne devraient plus appar­te­nir à des puis­sances d’argent mais à ceux qui y tra­vaillent (sous forme de SCOP) ou être gérés comme un ser­vice public indé­pen­dant, à l’i­mage du sys­tème judi­ciaire, pour être pro­té­gés tant du pou­voir poli­tique que des inté­rêts pri­vés.
En résu­mé, l’in­dé­pen­dance des médias est l’ou­til qui per­met de trans­for­mer le RIC d’une simple pro­cé­dure de vote en un véri­table pro­ces­sus de déci­sion réflé­chi et pro­té­gé des influences oli­gar­chiques.

 


Pour Étienne Chouard, le tirage au sort est la seule pro­cé­dure véri­ta­ble­ment démo­cra­tique car il agit comme un « anti­dote uni­ver­sel et incor­rup­tible » contre les dérives du pou­voir. Voi­ci com­ment cette pro­cé­dure garan­tit, selon lui, une véri­table démocratie :
  • L’é­vic­tion des ambi­tieux et des « mâles alpha » : Le tirage au sort a pour ver­tu pre­mière de cou­per la route du pou­voir à ceux qui le convoitent. En sup­pri­mant la com­pé­ti­tion élec­to­rale, on empêche les indi­vi­dus domi­nants, les « mâles alpha » ou les socié­tés secrètes d’in­tri­guer pour accé­der aux res­pon­sa­bi­li­tés et « ran­çon­ner » la socié­té.
  • La créa­tion d’un échan­tillon repré­sen­ta­tif : Contrai­re­ment à l’é­lec­tion qui sélec­tionne une élite, le tirage au sort per­met de consti­tuer une assem­blée qui est une image fidèle de la socié­té. En s’ap­puyant sur la loi des grands nombres, une assem­blée d’en­vi­ron 1 000 per­sonnes tirées au sort garan­tit une « pro­por­tion hon­nête et loyale » de toutes les com­po­santes sociales (chô­meurs, ouvriers, etc.).
  • Des repré­sen­tants ser­vi­teurs et non maîtres : Dans ce sys­tème, les per­sonnes tirées au sort ne rem­placent pas le peuple pour voter les lois ; elles sont ses ser­vi­teurs. Leur rôle est de pré­pa­rer les textes, de les étu­dier en com­mis­sion et de les pré­sen­ter aux citoyens. Ils ne sont pas les légis­la­teurs, mais ceux qui faci­litent le tra­vail légis­la­tif de la mul­ti­tude.
  • La mise en scène des conflits pour éclai­rer le peuple : Le tirage au sort per­met d’or­ga­ni­ser une « mise en scène des conflits » indis­pen­sable à la démo­cra­tie. Les citoyens tirés au sort (par exemple au sein d’une « chambre popu­laire du réfé­ren­dum ») ont pour mis­sion d’ex­po­ser les argu­ments « pour » et « contre » devant l’en­semble de la popu­la­tion via des médias indé­pen­dants. Ce débat contra­dic­toire per­met d’é­le­ver le niveau de conscience des citoyens avant qu’ils ne votent eux-mêmes la loi par réfé­ren­dum.
  • Une pro­tec­tion contre la cor­rup­tion et les lob­bies : Chouard sou­tient que les citoyens tirés au sort sont moins vul­né­rables aux pres­sions des lob­bies que les élus pro­fes­sion­nels. Alors que les repré­sen­tants actuels font l’ob­jet de trac­ta­tions et de mani­pu­la­tions (notam­ment sur les trai­tés de libre-échange), une assem­blée tirée au sort, dont les membres ne cherchent pas à être réélus, est plus à même de ser­vir l’in­té­rêt géné­ral.
En conclu­sion, le tirage au sort garan­tit la démo­cra­tie en rem­pla­çant le pou­voir d’une mino­ri­té d’é­lus par la sou­ve­rai­ne­té réelle de la mul­ti­tude, tout en four­nis­sant les ins­ti­tu­tions néces­saires pour que cette sou­ve­rai­ne­té s’exerce de manière éclai­rée et pro­té­gée des abus.

 

Outre le tirage au sort et le RIC, Étienne Chouard iden­ti­fie plu­sieurs autres piliers fon­da­men­taux indis­pen­sables pour pro­té­ger la socié­té contre les abus de pou­voir et garan­tir une véri­table démocratie :
  • La créa­tion moné­taire publique : C’est un point qu’il juge aus­si impor­tant que le tirage au sort. Selon lui, un État « digne de ce nom » ne doit pas emprun­ter l’argent dont il a besoin, mais doit en être le créa­teur. Il sou­tient que si l’É­tat reprend le contrôle de la mon­naie, il ne man­que­ra jamais de moyens pour finan­cer les ser­vices publics et assu­rer la pros­pé­ri­té, se libé­rant ain­si de l’in­fluence des ban­quiers et des mar­chés finan­ciers.
  • L’in­dé­pen­dance radi­cale des médias : Pour Chouard, les médias (incluant la presse, la télé­vi­sion, les ins­ti­tuts de son­dage et les mai­sons d’é­di­tion) ne doivent plus appar­te­nir à des puis­sances d’argent. Il pro­pose leur inalié­na­bi­li­té abso­lue, sug­gé­rant qu’ils deviennent des ser­vices publics indé­pen­dants (sur le modèle de la jus­tice) ou des SCOP appar­te­nant à ceux qui y tra­vaillent. Sans cette indé­pen­dance, il craint que les riches n’u­ti­lisent les médias pour mani­pu­ler l’o­pi­nion et vider le RIC de sa sub­stance.
  • L’I­sé­go­ria (Liber­té d’ex­pres­sion totale) : Ce concept, héri­té de la démo­cra­tie athé­nienne, garan­tit le droit de parole pour tous, à tout moment et sur tout sujet, sans crainte de cen­sure ou de repré­sailles. Il consi­dère la vigi­lance citoyenne et la dénon­cia­tion des com­plots ou intrigues comme une « ver­tu citoyenne » essen­tielle au main­tien de la démo­cra­tie.
  • Une Consti­tu­tion écrite par les citoyens : Chouard insiste sur le fait qu’une consti­tu­tion ne peut être légi­time que si elle est rédi­gée par les citoyens eux-mêmes et non par leurs repré­sen­tants. Il affirme que si les pro­fes­sion­nels de la poli­tique écrivent les règles, ils orga­ni­se­ront inévi­ta­ble­ment leur propre puis­sance et l’im­puis­sance du peuple. La mis­sion d’une vraie consti­tu­tion est, selon lui, d’é­di­fier une puis­sance publique capable de pro­té­ger les faibles contre les abus des plus forts (les 1 %).
En somme, ces piliers forment un sys­tème cohé­rent visant à ins­tau­rer une sou­ve­rai­ne­té popu­laire réelle tout en four­nis­sant les outils intel­lec­tuels et ins­ti­tu­tion­nels pour résis­ter à toute forme de domi­na­tion ou de fas­cisme.

 


Pour Étienne Chouard, la créa­tion moné­taire publique est un pilier fon­da­men­tal de la démo­cra­tie, au même titre que le tirage au sort ou l’in­dé­pen­dance des médias. Son fonc­tion­ne­ment repose sur un chan­ge­ment radi­cal de para­digme politique :
  • L’É­tat comme créa­teur et non uti­li­sa­teur : Chouard cri­tique l’en­sei­gne­ment actuel qui pré­sente l’É­tat comme un simple « uti­li­sa­teur » de la mon­naie devant équi­li­brer son bud­get comme une entre­prise. Selon lui, un État sou­ve­rain ne doit pas emprun­ter l’argent dont il a besoin, mais doit le créer lui-même pour ser­vir l’in­té­rêt géné­ral.
  • Une ges­tion contra­cy­clique de la masse monétaire :
    • En cas de manque de mon­naie (chô­mage) : L’É­tat doit injec­ter de l’argent dans l’é­co­no­mie par des bud­gets défi­ci­taires. Chouard affirme que le défi­cit n’est pas un pro­blème car la mis­sion de l’É­tat est de garan­tir la pros­pé­ri­té et les ser­vices publics, et non l’é­qui­libre comp­table.
    • En cas d’ex­cès de mon­naie (infla­tion) : L’É­tat doit alors reti­rer de la mon­naie de la cir­cu­la­tion en déga­geant des bud­gets excé­den­taires, ce qui per­met de « détruire » la mon­naie super­flue.
  • La pro­tec­tion contre l’in­fla­tion : Pour évi­ter l’ap­pau­vris­se­ment de la popu­la­tion lié à la hausse des prix, il pré­co­nise l’indexa­tion sys­té­ma­tique de tous les contrats et des salaires sur les prix.
  • L’af­fran­chis­se­ment des mar­chés finan­ciers : Ce sys­tème ren­drait caduque la ques­tion du finan­ce­ment des pro­jets publics. En repre­nant le pou­voir moné­taire aux banques pri­vées et aux « usu­riers », l’É­tat ne man­que­rait jamais de moyens pour finan­cer ses ser­vices tant qu’il y a des res­sources et des besoins (comme le chô­mage à résor­ber).
En résu­mé, la créa­tion moné­taire publique per­met­trait de trans­for­mer l’é­co­no­mie en un outil au ser­vice de la pros­pé­ri­té sociale, libé­ré de la tutelle des ban­quiers et de la crainte per­ma­nente du manque de finan­ce­ment.

En quoi le RIC est-il un antidote au régime actuel ?

Étienne Chouard défi­nit le Réfé­ren­dum d’I­ni­tia­tive Citoyenne (RIC) comme le « meilleur anti­dote » au régime repré­sen­ta­tif actuel, qu’il consi­dère comme intrin­sè­que­ment anti­dé­mo­cra­tique. Selon lui, le RIC per­met de trans­for­mer radi­ca­le­ment la nature du pou­voir en s’at­ta­quant aux piliers de ce qu’il nomme « l’im­puis­sance popu­laire ».
Voi­ci com­ment le RIC agit comme un anti­dote selon les sources :
  • Il trans­forme l’é­lec­teur en légis­la­teur : Dans le régime actuel, élire revient à dési­gner des « maîtres » et à renon­cer à déci­der soi-même. Le RIC per­met au peuple de rede­ve­nir le seul véri­table légis­la­teur en votant direc­te­ment les lois, ce qui est pour Chouard l’es­sence même de la démo­cra­tie (demos kra­tos).
  • Il court-cir­­cuite la tra­hi­son des élus : Chouard affirme que le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif per­met aux élus de voter des « lois célé­rates » contraires à l’in­té­rêt géné­ral, sou­vent sous la pres­sion de lob­bies ou de puis­sances finan­cières (comme les banques ou les mul­ti­na­tio­nales). Le RIC offre au peuple un moyen de défense direct pour annu­ler ou impo­ser des lois sans dépendre du bon vou­loir des repré­sen­tants.
  • Il met fin à l’in­fan­ti­li­sa­tion du peuple : L’é­lec­tion est décrite comme une pro­cé­dure qui « infan­ti­lise » et « inca­pa­cite » les citoyens en les tenant à l’é­cart des déci­sions. Le RIC, au contraire, exige une « mise en scène des conflits » et un débat contra­dic­toire (pen­dant 6 mois à un an) qui élève le niveau de conscience et de com­pé­tence des citoyens sur des sujets com­plexes.
  • Il réta­blit la sou­ve­rai­ne­té face aux « 1 % » : Chouard sou­tient que les consti­tu­tions actuelles sont écrites par les repré­sen­tants pour orga­ni­ser leur propre puis­sance. Le RIC est l’ou­til qui per­met à la mul­ti­tude (les 99 %) de reprendre le contrôle sur la puis­sance publique et de se pro­té­ger contre les abus des plus forts.
  • Il impose des repré­sen­tants « ser­vi­teurs » : Avec le RIC, les repré­sen­tants ne sont plus des maîtres qui décident à la place du peuple, mais des ser­vi­teurs dont la mis­sion est de pré­pa­rer, pré­sen­ter et mettre en débat les lois que les citoyens fini­ront par tran­cher eux-mêmes.
Cepen­dant, Chouard pré­cise que pour être un anti­dote effi­cace, le RIC doit impé­ra­ti­ve­ment s’ac­com­pa­gner d’une indé­pen­dance radi­cale des médias. Sans cela, il craint que les puis­sances d’argent n’u­ti­lisent leur contrôle sur l’in­for­ma­tion pour mani­pu­ler le vote popu­laire et retour­ner le RIC contre les inté­rêts des citoyens.

Quels sont les dangers d’un média aux mains des riches ?

Selon Étienne Chouard, la pos­ses­sion des médias par une mino­ri­té de mil­liar­daires repré­sente un dan­ger majeur pour la démo­cra­tie et l’ef­fi­ca­ci­té du Réfé­ren­dum d’I­ni­tia­tive Citoyenne (RIC). Voi­ci les prin­ci­paux risques iden­ti­fiés dans les sources :
  • La mani­pu­la­tion de l’o­pi­nion et le vote contre ses propres inté­rêts : Chouard affirme que les riches, en ache­tant les médias, se donnent les moyens de « nous mettre la tête à l’en­vers ». Le dan­ger prin­ci­pal est qu’ils uti­lisent cette influence pour conduire les citoyens à voter contre leurs inté­rêts les plus fon­da­men­taux lors d’un RIC.
  • Le ver­rouillage de la légi­ti­mi­té poli­tique : Si un peuple est mani­pu­lé par des médias pri­vés pour prendre une déci­sion néfaste via un RIC, cette déci­sion acquiert une légi­ti­mi­té très dif­fi­cile à contes­ter. Les oppo­sants se ver­raient alors rétor­quer que « le peuple a déci­dé », ren­dant toute résis­tance poli­tique extrê­me­ment com­plexe.
  • La perte du rôle de « sen­ti­nelle » des jour­na­listes : Nor­ma­le­ment, les jour­na­listes devraient être des « sen­ti­nelles du peuple » dont le métier est d’in­quié­ter les pou­voirs et de dénon­cer les intrigues, les com­plots et les mani­gances. Sous le contrôle des riches, ils ne peuvent plus exer­cer cette fonc­tion de contre-pou­­voir de manière indé­pen­dante.
  • L’é­touf­fe­ment du débat contra­dic­toire (le dis­sen­sus) : Pour que le vote soit démo­cra­tique, il faut une « mise en scène des conflits » où toutes les opi­nions sont enten­dues. Les médias aux mains des mil­liar­daires tendent à muse­ler les opi­nions dis­si­dentes pour pro­cla­mer un faux « consen­sus », empê­chant ain­si les citoyens d’a­voir une opi­nion réel­le­ment éclai­rée.
  • Une com­pa­rai­son avec une jus­tice cor­rom­pue : Chouard com­pare l’a­chat des médias à l’a­chat de la jus­tice. Tout comme on ne peut ima­gi­ner une jus­tice équi­table si les juges sont ache­tés par les riches, on ne peut avoir une infor­ma­tion hon­nête si les jour­na­listes dépendent de puis­sances d’argent.
  • La cap­ture du pou­voir poli­tique : Il sou­tient que le contrôle des médias per­met aux « mar­chands » de faire élire des can­di­dats qui servent leurs inté­rêts plu­tôt que l’in­té­rêt géné­ral (citant l’é­lec­tion de Macron comme exemple).
En conclu­sion, Étienne Chouard consi­dère qu’un RIC pra­ti­qué avec des médias appar­te­nant à des mil­liar­daires est « super dan­ge­reux ». C’est pour­quoi il pré­co­nise, paral­lè­le­ment à l’ins­tau­ra­tion du RIC, l’inalié­na­bi­li­té abso­lue des médias et leur trans­for­ma­tion en ser­vices publics indé­pen­dants ou en coopé­ra­tives (SCOP) appar­te­nant à ceux qui y tra­vaillent.

 


Qu’est-ce que l’Iségoria et son importance en démocratie ?

L’Isé­go­ria est défi­nie par Étienne Chouard comme le droit de parole pour tous, à tout moment et sur tout pro­pos. His­to­ri­que­ment, ce concept est appa­ru avec la démo­cra­tie athé­nienne il y a 2 500 ans, per­met­tant aux citoyens de s’ex­pri­mer contre l’o­pi­nion domi­nante (la doxa) sans ris­quer de perdre la vie.
Dans le pro­jet démo­cra­tique de Chouard, l’I­sé­go­ria revêt une impor­tance capi­tale pour plu­sieurs raisons :
  • Un pilier fon­da­men­tal : Elle est consi­dé­rée comme un pilier de la démo­cra­tie aus­si impor­tant que le tirage au sort ou la créa­tion moné­taire publique. Sans une liber­té d’ex­pres­sion totale, le sys­tème ne peut être qua­li­fié de démo­cra­tique.
  • La mise en scène des conflits : L’I­sé­go­ria per­met d’or­ga­ni­ser une « mise en scène des conflits » indis­pen­sable avant tout vote, comme le RIC. Elle oblige les ins­ti­tu­tions à écou­ter et à res­pec­ter les opi­nions dis­si­dentes, garan­tis­sant que le peuple soit cor­rec­te­ment infor­mé de tous les points de vue avant de déci­der.
  • Un anti­dote à la mani­pu­la­tion : Chouard sou­tient que la cen­sure du « dis­sen­sus » per­met à une poi­gnée d’ex­perts ou de puis­sants de pro­cla­mer un faux consen­sus pour mani­pu­ler l’o­pi­nion. L’I­sé­go­ria empêche ce ver­rouillage en ren­dant impos­sible la mise à l’é­cart des voix dis­cor­dantes.
  • La vigi­lance comme ver­tu citoyenne : Elle donne à chaque citoyen le pou­voir d’a­gir comme une « sen­ti­nelle ». Chouard affirme que dénon­cer les com­plots, les intrigues ou les mani­gances du pou­voir est une « ver­tu citoyenne » essen­tielle qui néces­site une liber­té d’ex­pres­sion sans aucune cen­sure, qu’elle vienne du gou­ver­ne­ment ou d’as­so­cia­tions.
  • Le lien avec l’in­dé­pen­dance des médias : Pour que l’I­sé­go­ria s’exerce réel­le­ment, elle doit s’ac­com­pa­gner de médias indé­pen­dants des mil­liar­daires. Si les riches pos­sèdent les moyens d’in­for­ma­tion, ils peuvent muse­ler la parole citoyenne et vider l’I­sé­go­ria de son sens en orien­tant le débat.
En somme, l’I­sé­go­ria est l’ou­til qui per­met de trans­for­mer une foule d’é­lec­teurs pas­sifs en une mul­ti­tude de citoyens éclai­rés, capables de sur­veiller le pou­voir et de légi­fé­rer en connais­sance de cause.


ACN24 : Des nouvelles chouettes de la démocratie qui monte des communes – Atelier constituant Nexus #24 avec Raphaël Robbe (Portail municipal démocrate), Bertrand Candoré (GV de Pau), Marc, Léo et Nathanaël

Chers amis,

Ce soir, mer­cre­di 18 avril 2026 à 18 h, juste après le pre­mier tour des élec­tions muni­ci­pales, nous allons rece­voir Raphaël Robbe (du Por­tail muni­ci­pal démo­crate), Ber­trand Can­do­ré (remar­quable Gen­til Virus démo­cra­tique à l’o­ri­gine de la can­di­da­ture démo­cra­tique à Pau), avec Marc, Léo et Nath, pour vous racon­ter les bonnes nou­velles — et aus­si les décep­tions, et les leçons à en tirer — à pro­pos des listes de can­di­dats démo­crates (pro­po­sant une consti­tu­tion com­mu­nale qui garan­tit à la popu­la­tion un vrai pou­voir de déci­sion) qui se sont pré­sen­tées cette année.

Ça va être très chouette 🙂
Je rap­pelle que la chouette est l’animal fétiche des démo­crates depuis 2500 ans : c’est l’animal qui voit même la nuit (quand les autres ne voient rien) 🙂

Hâte de vous y retrouver.

Étienne.
 

Mumble Constituant : réécrire la Constitution pour reprendre le pouvoir, avec Léo Girod et Étienne Chouard chez Akina (La Bonne Nouvelle), 12 mars 2026

Ren­­dez-vous ce soir, 20h30, chez Akina 🙂


Des­crip­tion de l’é­vé­ne­ment sur la chaîne :

Depuis des années, nous mani­fes­tons, nous signons des péti­tions, nous dénon­çons les scandales…
Mais une ques­tion demeure : pour­quoi rien ne change vraiment ?

Et si le pro­blème n’était pas seule­ment les déci­sions politiques…
mais les règles du jeu elles-mêmes ?

Qui écrit les règles du pouvoir ?
Pour­quoi ce sont tou­jours ceux qui gou­vernent qui écrivent les règles qui leur per­mettent de gouverner ?
Et sur­tout : les citoyens pour­­raient-ils reprendre ce pouvoir ?

C’est pré­ci­sé­ment ce que pro­pose le Mumble Consti­tuant, un tra­vail col­lec­tif mené depuis près de dix ans pour ima­gi­ner une Consti­tu­tion écrite par les citoyens eux-mêmes.
Avec Léo Girod, ini­tia­teur du pro­jet, et Étienne Chouard, qui rap­pelle depuis long­temps que la démo­cra­tie com­mence par une chose simple : les gou­ver­nés doivent écrire eux-mêmes les règles du pouvoir.

Dans cette émis­sion, nous allons explo­rer une ques­tion fondamentale :
 et si la cause des causes de nos crises poli­tiques était constitutionnelle ?
 et si reprendre notre sou­ve­rai­ne­té pas­sait par l’écriture col­lec­tive d’une nou­velle Constitution ?
 et sur­tout : com­ment les citoyens peuvent-ils concrè­te­ment s’emparer de cet outil pour chan­ger les règles du jeu, rebattre les cartes du pou­voir et trans­for­mer l’organisation de la cité ?

 Ren­­dez-vous jeu­di 12 mars à 20h30
 En direct sur La Bonne Nouvelle
 Lien : https://​www​.you​tube​.com/​l​i​ve/uUI41InCznM?si=mgYf0ETprmjch7ZM

#demo­cra­tie #consti­tu­tion #mum­ble­cons­ti­tuant #etien­ne­chouard #ric #sou­ve­rai­nete #demo­cra­tie­di­recte #pou­voir

ACN23 : Quelle démocratie (municipale) veulent vraiment les gens ? Atelier constituant Nexus #23 avec Marc, Léo et Nathanaël

Cette semaine (mer­cre­di 11 mars 2026 vers 18 h), j’a­vais pré­vu de reprendre le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Nathanaël.

Mais le moment venu, hier soir à par­tir de 19 h 🙂 , la conver­sa­tion d’in­tro­duc­tion (qui por­tait sur les pos­si­bi­li­tés de muta­tions démo­cra­tiques à l’oc­ca­sion des pro­chaines élec­tions muni­ci­pales) s’est pro­lon­gée et c’est fina­le­ment un tout autre sujet que le sujet pré­vu que nous avons trai­té hier soir 🙂 et c’é­tait bien inté­res­sant, autour du type de démo­cra­tie que veulent vrai­ment les gens.

Les joies du direct 🙂

Étienne.
 

[#Historique] Candidature pour la vraie démocratie dans une grande ville : PAU. Rendez-vous dimanche 8 mars 2026 à 17 h pour examiner ensemble les engagements précis du candidat

Chers amis,

Demain je vais faire 8 heures de train pour retrou­ver une équipe qui pré­sente une can­di­da­ture vrai­ment démo­cra­tique, sur le modèle de Ménil La Horgne (voir l’ACN10) mais dans un ville beau­coup plus grande : Pau (80 000 habi­tants), contre Bay­rou et pour la population :

Un ami qui habite là-bas vous raconte son histoire :

« L’histoire de la liste « ARRAOU avec vous » aux élec­tions muni­ci­pales pour la ville de Pau des 15 et 22 mars 2026 est celle que l’on pour­rait retrou­ver dans bon nombre de com­munes de France.
Un homme expé­ri­men­té, Phi­lippe ARRAOU com­prend que sa ville n’a pas évo­lué depuis une ving­taine d’années et décide d’écrire un livre, « PAU au XXIème siècle », expli­quant l’importance de nom­breux points comme : le numé­rique et la digi­ta­li­sa­tion c’est-à-dire la Smart City, l’écologie (la vraie !) Le déve­lop­pe­ment éco­no­mique, les jume­lages et sur­tout la démocratie.
Ce livre consti­tuait le début d’un pro­gramme poli­tique pour sa can­di­da­ture aux municipales.
De ce fait, comme tous les can­di­dats, il ren­contre des per­sonnes pour com­plé­ter une liste longue de 53 citoyens et pré­sen­ter la matrice de son pro­jet… Cela est d’autant plus dif­fi­cile en dehors des par­tis poli­tiques qu’il n’a pas à la base de « mili­tants » par­ta­geant sa vision par­ti­cu­lière de son bas­sin de vie.
Il tombe alors sur un citoyen Palois qui lui explique, quitte à faire de la démo­cra­tie, qu’il fal­lait faire de la vraie démo­cra­tie — y com­pris « consti­tuante » — et non pas le Cana­da dry que les poli­ti­ciens de métier servent d’habitude aux citoyens pour gar­der le contrôle des déci­sions et les faire vague­ment par­ti­ci­per aux échanges préalables.
Phi­lippe ARRAOU est un homme poli­tique au sens citoyen du terme, qui s’intéresse à la vie de sa cité. Il a essayé d’œuvrer à l’intérieur des par­tis poli­tiques, le MODEM, jusqu’à il y a encore 10 ans et a com­pris le manque total de démo­cra­tie que l’on trouve dans ces ins­ti­tu­tions. Ain­si, lui appa­rut la néces­si­té de mon­ter une liste citoyenne hors des organes poli­tiques avec toute la dif­fi­cul­té à être recon­nu lorsque l’on ne fait plus tout à fait par­tie du « système ».
Dans sa volon­té d’être vrai­ment démo­crate, Phi­lippe ARRAOU a donc délé­gué à un membre de son équipe la mise en place d’une CHARTE DÉONTOLOGIQUE pour les élus mais aus­si et sur­tout d’une CHARTE COMMUNALE, que l’on pour­rait aus­si appe­ler CONSTITUTION, qui est en par­faite accord avec les lois mais qui défi­nit une concep­tion dif­fé­rente du par­tage des res­pon­sa­bi­li­tés entre les citoyens et les élus. Cette consti­tu­tion a été étu­diée et retra­vaillée avec les membres du Por­tail muni­ci­pal (consul­tez le rap­port de ce label, il est spec­ta­cu­laire : https://​por​tail​-muni​ci​pal​.fr/​e​q​u​i​p​e​/​8​8​/​l​a​b​e​l​/43) qui lui ont attri­bué 290 points sur les 300 points pos­sibles de la nota­tion de leur label.
Avec toute la mal­adresse que l’on pour­ra par­don­ner à des gens qui ne sont pas des « pro­fes­sion­nels de la com­mu­ni­ca­tion poli­tique », la can­di­da­ture de la liste « ARRAOU avec vous » pour­rait per­mettre à une ville de plus de 80 000 habi­tants de réta­blir une « démo­cra­tie authen­tique » selon la for­mule uti­li­sée par Phi­lippe ARRAOU, c’est-à-dire une démo­cra­tie vraie comme les Grecs l’avaient pra­ti­quée à Athènes pen­dant 200 ans, il y a 2 500 ans.
Cette oppor­tu­ni­té muni­ci­pale devrait être un phare pour tous les gen­tils virus, qui ont la pos­si­bi­li­té aujourd’hui, eux aus­si, d’aller voir les pre­miers magis­trats et leur pro­po­ser, comme à Ménil La Horgne, d’évoluer pro­gres­si­ve­ment du modèle actuel vers un modèle non pas seule­ment par­ti­ci­pa­tif mais démo­cra­tique, où les citoyens deviennent vrai­ment déci­sion­naires dans la vie de leur vil­lage… et pas seule­ment élec­teurs tous les 6 ans. »

On va essayer de publier la ren­contre en live, sur la chaîne de Nexus :
Tous les docu­ments (pro­gramme, charte déon­to­lo­giques, charte com­mu­nale…) sont sur le site https://​phi​lip​pear​raou2026​.fr/

Étu­diez chaque point de la Charte com­mu­nale ci-des­­sous, vous allez voir, c’est révolutionnaire :

Arraou_Constitution communale‑2

Bon, je vais pas­ser 16 heures dans le train pour défendre un can­di­dat à une élec­tion… C’est parce que j’ai l’im­pres­sion qu’il y a là une oppor­tu­ni­té his­to­rique, une vraie faille poten­tielle dans le sys­tème de domi­na­tion par­le­men­taire : l’in­di­ca­teur qui m’a tiré l’œil, c’est le score de 290 sur 300 au Por­tail muni­ci­pal démo­crate ; après avoir pas­sé plu­sieurs soi­rées (ACN10, ACN13 et ACN14) à détailler la rigueur de leur LABEL démo­cra­tique, j’at­tache beau­coup d’im­por­tance à cette éva­lua­tion. Et si on a à Pau un can­di­dat comme Claude (de Ménil), vrai­ment déci­dé à ne pas déci­der, un vrai démo­crate, et si la popu­la­tion de Pau réa­lise cette oppor­tu­ni­té et le porte au pou­voir, on va avoir un deuxième exemple de démo­cra­tie véri­table en France, à grande échelle, et donc une vraie pos­si­bi­li­té de grande et rapide conta­gion démo­cra­tique dans le pays (et même dans le monde ?).

En tout cas, c’est parce que j’y crois que je vais pas­ser deux jours dans le train.

J’es­père que Phi­lippe dit vrai et que les Palois vont réa­li­ser leur propre res­pon­sa­bi­li­té historique.

Au plai­sir de vous y retrou­ver, ou de réflé­chir à tout ça avec vous en commentaires.

Étienne.

ACN22 Atelier constituant Nexus #22 La véritable démocratie ? Bien sûr que c’est possible ! avec Claude Kaiser, quelques témoins de Ménil, Marc, Léo et Nathanaël

Ce soir, 4 mars 2026 à 18 h pétantes 🙂 , pen­dant deux heures, on va rece­voir à nou­veau Claude Kai­ser, le maire démo­crate et heu­reux de Ménil La Horgne (voir épi­sode ACN#10), avec quelques unes des per­sonnes qui ont vécu l’a­ven­ture démo­cra­tique de ce vil­lage depuis six ans, pour qu’ils nous détaillent un peu leurs sou­ve­nirs des doutes qui les assaillaient au départ, et la façon dont ces doutes se sont ensuite éva­nouis en vivant la démo­cra­tie vil­la­geoise pour de vrai.

J’ai hâte d’y être.

Étienne.

ACN21 Atelier constituant Nexus #21 Quels processus constituants dans les communes ? avec Hugues Debotte, Marc et Nathanaël

Ce soir, 25 février 2026 vers 19h30, avec Marc et Natha­naël, je rece­vrai Hugues Debotte qui, dans mes sou­ve­nirs, s’est tou­jours oppo­sé au RIC et au tirage au sort (…), mais qui a des sug­ges­tions par­ti­cu­lières à pro­po­ser à pro­pos du pro­ces­sus consti­tuant com­mune par commune.

Dans cet article : https://​www​.lacon​cor​detv​.fr/2026/01/­­re­­cou­­vrer-la-souverainete/ vous trou­ve­rez son des­crip­tif de base.

À l’on­glet « PROJET », vous pou­vez télé­char­ger les PDF utiles : https://​www​.acl​-car​maux​.fr/

Au plai­sir de vous y retrouver 🙂

Étienne.

ACN20 Atelier constituant Nexus #20 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 4ème partie : CRIMES ÉCONOMIQUES DE L’ÉTAT, avec Marc, Léo et Nathanaël

Cette semaine (demain mer­cre­di 18 février 2026 vers 19 h), on reprend le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Nathanaël.

Je vous rap­pelle l’a­dresse du docu­ment que nous com­po­sons depuis le début de ces ate­liers consti­tuants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre tra­vail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs : vous pou­vez y lire (pages 17 et sui­vantes) quelques crimes éco­no­miques pour les­quels je compte cher­cher avec vous (en 3e colonne) des solu­tions AUTRES que l’élection.

Je vous rap­pelle aus­si le pre­mier docu­ment que j’a­vais com­po­sé pour démar­rer ce tra­vail (et que nous conti­nue­rons d’u­ti­li­ser demain pour avan­cer dans notre recherche de solu­tions) : les MISSIONS de l’État (rai­sons d’obéir) com­pa­rées aux CRIMES de l’État (rai­sons de déso­béir), où nous cher­chons, pour chaque ligne d’une Mis­sion de l’É­tat et des Crimes cor­res­pon­dants, de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solu­tions qu’au­cun média ne fait jamais chaque fois que des scan­dales sont dénoncés !


Cette semaine (demain), je compte trai­ter avec vous les mis­sions éco­no­miques de l’É­tat (rai­sons de lui obéir) et les crimes éco­no­miques de l’É­tat (rai­sons de lui déso­béir). Je reprends ci-des­­sous celles de mes notes (voir Ate­lier #15) qui vont être exa­mi­nées pour leur trou­ver des vraies solutions :

  • Pros­pé­ri­té :
    • Mis­sions :
      • Éta­blir et garan­tir la pros­pé­ri­té : plein emploi, pas de pau­vre­té, réduire les inéga­li­tés par la fiscalité.
    • Crimes :
      • Aus­té­ri­té arti­fi­cielle (volon­taire), aug­men­ta­tion de la pau­vre­té, de la pré­ca­ri­té, du chô­mage (NAIRU), de l’in­fla­tion, explo­sion des inéga­li­tés par la fiscalité.
  • Mon­naie publique et Plein Emploi :
    • Mis­sions :
      • Mon­naie stable,
      • indexa­tion des salaires et de tous les contrats,
      • plein emploi garan­ti par la créa­tion moné­taire publique (État employeur en der­nier ressort),
      • Assu­rances contre le chômage.
    • Crimes :
      • Poli­tiques infla­tion­nistes (Quan­ti­ta­tive Easing), prix fac­tices (élec­tri­ci­té !),
      • poli­tiques « chô­ma­gènes » (lutte contre l’in­fla­tion, libre-échange, har­cè­le­ment adm et fis­cal des TPE/PME),
      • pri­va­ti­sa­tion de la créa­tion moné­taire (art. 123 de Lisbonne),
      • explo­sion des dettes (publique et pri­vée), sipho­nage des liqui­di­tés par les mil­liar­daires (apa­trides),
      • sup­pres­sion pro­gres­sive des assu­rances chômage.

Vous trou­ve­rez dans le google doc Nexus consti­tuant, pages 17 et s., le tableau de l’ordre du jour de ce soir qui cor­res­pond aux notes ci-des­­sus (j’ai rem­pli les deux pre­mières colonne et c’est la 3e colonne que nous cher­che­rons à rem­plir ensemble : quelles vraies solu­tions, hors élec­tion, crime par crime.


C’est peut-être le thème le plus impor­tant de tous que celui-ci : rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion. C’est pour­quoi j’ai hâte d’être à demain, et de vous retrou­ver, en visio depuis la Bretagne.

Étienne.

(PS : je rem­pla­ce­rai l’i­mage ci des­sous par un lien vers l’é­vé­ne­ment dès qu’il aura été créé.)

Rencontre débat avec Franck Lepage et les Gilets Jaunes bretons – DÉMOCRATIE : Quelle cause commune peut nous rendre capables de penser sans esprit partisan ?

J’ai­me­rais qu’on arrive à réflé­chir publi­que­ment à ce que signi­fient les mots « gauche » et « droite », aux chances de suc­cès de l’é­lec­tion pour éman­ci­per les tra­vailleurs des exploi­teurs, à l’im­por­tance vitale, pour la gauche et pour la droite, de prendre conscience de la prio­ri­té constituante…

J’ai hâte d’être à jeudi 🙂

Étienne.

La civilisation qui n’a jamais eu besoin de Dieu (une démocratie de 3000 ans)

La civilisation qui n’a jamais eu besoin de Dieu

Par Arnaud Ber­trand – Le 9 février 2026 – Source Blog de l’auteur

 

C’est pro­ba­ble­ment la carac­té­ris­tique qui fait de la Chine une civi­li­sa­tion unique dans l’histoire de l’humanité : c’est la seule où la reli­gion n’a presque jamais eu son mot à dire dans les affaires politiques.

Pen­sez à n’importe quelle autre civi­li­sa­tion, l’Inde, la Perse, l’Égypte ancienne, la civi­li­sa­tion euro­péenne, les Incas : Elles avaient tous une classe sacer­do­tale qui déte­nait un pou­voir poli­tique consi­dé­rable. La Chine ? Jamais.

La Chine, à toutes fins utiles et pen­dant plus de 3 000 ans, a tou­jours été rigou­reu­se­ment laïque.

Ceci est bien illus­tré par l’une de mes his­toires pré­fé­rées sur la Chine. Au XVIe siècle, des mis­sion­naires euro­péens, pour la plu­part des jésuites, ont com­men­cé à se rendre en Chine pour ten­ter de conver­tir le pays au chris­tia­nisme. Le plus per­cu­tant de ces mis­sion­naires – de loin – était Mat­teo Ric­ci, une figure his­to­rique mal­heu­reu­se­ment trop mécon­nue mais pro­ba­ble­ment l’un des hommes les plus impor­tants de l’histoire.

Ric­ci, un homme très intel­li­gent, s’est dit que cela n’avait aucun sens pour lui d’aller en Chine vêtu de sa tenue de prêtre catho­lique euro­péen : s’il le fai­sait, les Chi­nois ne le ver­raient que comme un bar­bare exo­tique en robe. Alors qu’a‑t‑il déci­dé de faire ? Il s’est dégui­sé en moine boud­dhiste, se disant qu’il ven­drait le chris­tia­nisme comme une variante étran­gère – et plus cor­recte – du boud­dhisme. Il a sup­po­sé que puisque le boud­dhisme était une reli­gion éta­blie en Chine, pré­sen­ter le chris­tia­nisme comme fai­sant par­tie de celle-ci serait un point d’entrée naturel.

Bien trou­vé, mais ça n’a pas mar­ché. Du tout. Ric­ci est res­té en Chine en tant que moine boud­dhiste pen­dant des années, mais il n’a pra­ti­que­ment fait aucune per­cée. Pour­quoi ? Parce que, habillé comme ça, per­sonne en posi­tion de pou­voir ne lui don­ne­rait de recon­nais­sance. Ce que Ric­ci n’a pas réus­si à pré­voir, c’est que les moines boud­dhistes – et toutes les per­son­na­li­tés reli­gieuses – avaient un sta­tut social bas en Chine : contrai­re­ment à l’Europe à l’époque de Ric­ci, la reli­gion n’était tout sim­ple­ment pas une affaire sérieuse en Chine.

Ric­ci, immen­sé­ment frus­tré, finit par com­prendre son erreur. Il a com­pris qu’en Chine, le che­min de l’influence ne pas­sait pas par les temples mais par les aca­dé­mies : les élites qui déte­naient les clés de tout étaient tous des éru­dits et des intel­lec­tuels. Ric­ci s’est donc trans­for­mé une fois de plus : il a appris à lire et à écrire le chi­nois clas­sique, a maî­tri­sé le canon confu­céen et s’est recon­di­tion­né non pas comme un homme de Dieu mais comme un homme de savoir – quelqu’un qui pou­vait faire le com­merce des mathé­ma­tiques, de la car­to­gra­phie et de la phi­lo­so­phie morale. Il a éga­le­ment chan­gé sa façon de s’habiller : il a com­plè­te­ment aban­don­né le dégui­se­ment boud­dhiste et a revê­tu les robes d’un éru­dit confu­céen. Là ça a mar­ché. Des portes qui avaient été fer­mées pen­dant des années ont fina­le­ment com­men­cé à s’ouvrir.

Ceci est une his­toire pour un autre article, mais Ric­ci est fina­le­ment deve­nu la pre­mière per­sonne à tra­duire les clas­siques chi­nois en latin, ce qui a eu un impact immense en Europe. En fait, on peut affir­mer avec une extrême force qu’il fut, plus que qui­conque, l’homme le plus res­pon­sable du mou­ve­ment des Lumières.

Ric­ci mou­rut à Pékin en 1610, mais grâce à ses tra­duc­tions, les idées qu’il ren­voya chez lui devinrent len­te­ment le fon­de­ment intel­lec­tuel de la remise en ques­tion du rôle de la reli­gion dans la vie publique : « l’argument chi­nois » devint une arme intel­lec­tuelle majeure maniée par les pen­seurs des Lumières, en par­ti­cu­lier Vol­taire, Bayle et de nom­breux phi­lo­sophes. L’argument était essen­tiel­le­ment : « Regar­dez, voi­ci une civi­li­sa­tion vaste, ancienne et sophis­ti­quée qui a main­te­nu l’ordre, la mora­li­té et la bonne gou­ver­nance pen­dant des mil­liers d’années – le tout sans chris­tia­nisme, sans révé­la­tion, sans Église. Cela prouve que la reli­gion n’est pas néces­saire pour une socié­té morale et qui fonc­tionne bien« . Et le maté­riel source pour presque tout cela fut… les tra­duc­tions jésuites, à com­men­cer par le tra­vail de Ricci.

L’ironie est excel­lente : Ric­ci est allé en Chine pour la conver­tir au chris­tia­nisme. Il n’a pas réus­si à le faire, mais a fini par plan­ter les graines qui conver­ti­raient sa propre civi­li­sa­tion à la laïcité.

Digres­sion un peu longue mais très illus­tra­tive du sujet : la laï­ci­té en Chine était si pro­fon­dé­ment ancrée qu’elle ne repous­sait pas seule­ment le chris­tia­nisme, elle rayon­nait vers l’extérieur et remo­de­lait toute notre civi­li­sa­tion occi­den­tale. Nous sommes deve­nus laïques nous-mêmes (ain­si que la plu­part des pays euro­péens) sous l’influence directe de la Chine.

La Chine a‑t‑elle vrai­ment tou­jours été laïque ? Je dois admettre que j’ai un peu exa­gé­ré. Au tout début de son his­toire, la Chine est en fait presque deve­nue théo­cra­tique et c’est en fait ce presque qui a ancré la laï­ci­té dans son ADN civi­li­sa­tion­nel, jusqu’à nos jours.

Pour com­prendre ce qui s’est pas­sé, il faut remon­ter à la pre­mière dynas­tie chi­noise : la dynas­tie Shang qui a régné dans la val­lée du fleuve Jaune au 2ème mil­lé­naire avant JC.

Les Shang étaient, à toutes fins pra­tiques, à peu près aus­si théo­cra­tiques qu’une civi­li­sa­tion peut l’être. Le roi Shang était le devin suprême – à la fois sou­ve­rain et grand prêtre. Chaque déci­sion impor­tante de l’État était pas­sée au filtre de la divi­na­tion : des ques­tions étaient gra­vées dans des os d’animaux ou des cara­paces de tor­tues (les fameux “Os d’Oracle”), les os étaient chauf­fés jusqu’à ce qu’ils se fis­surent, et le roi lisait les sché­mas de frac­ture comme des mes­sages du monde des esprits. Le sacri­fice humain était pra­ti­qué à une échelle qui aurait impres­sion­né les Aztèques : des mil­liers de vic­times, offertes aux ancêtres et aux esprits dans des rituels éla­bo­rés. Si une socié­té de l’histoire chi­noise avait une classe sacer­do­tale avec un réel pou­voir, c’était bien celle-là. En fait, le roi était la classe sacer­do­tale à lui tout seul.

Un os d’oracle de la dynas­tie Shang sur une cara­pace de tortue

Puis, vers 1046 Av. J.-C., les Zhou ren­ver­sèrent les Shang et se heur­tèrent immé­dia­te­ment à un pro­blème exis­ten­tiel de légi­ti­mi­té. Les Shang pré­ten­daient régner parce que le Ciel les avait choi­sis. Si c’était vrai, alors les Zhou venaient de com­mettre l’acte ultime de sacri­lège. Com­ment jus­ti­fier aller contre la volon­té de Dieu ?

La réponse est venue d’un homme : le duc de Zhou, qui peut ain­si être cré­di­té comme l’inventeur – peut-être invo­lon­taire – de la laï­ci­té, et en tant que tel l’un des pen­seurs poli­tiques les plus influents de l’histoire humaine. Il a fait des décla­ra­tions docu­men­tées dans les textes chi­nois les plus anciens, notam­ment le Shu­jing (Livre des Docu­ments) et le Shi­jing (Livre des Chants), où il a expli­qué que le man­dat du Ciel n’est pas un droit de nais­sance mais un contrat condi­tion­nel à la ver­tu (Dé, Dé). Comme le dit le Shu­jing “Le man­dat du Ciel n’est pas constant” (天„ Tiānmìng m ch cháng) et comme le déclare le Shu­jing : « Le Ciel n’a pas de favo­ris ; il n’assiste que les ver­tueux« .

Cela peut sem­bler une idée facile, mais elle a com­plè­te­ment chan­gé toute l’équation : sou­dain, la légi­ti­mi­té du pou­voir ne repo­sait plus sur la volon­té de Dieu mais sur le juge­ment moral de l’homme, sur la ques­tion de savoir si le diri­geant avait de la ver­tu et gou­ver­nait bien. Et s’il ne le fai­sait pas, il per­drait sa légi­ti­mi­té à gou­ver­ner “aux yeux du Ciel”, tout comme les Shang.

Ce n’était pas de la laï­ci­té en soi, mais l’effet pra­tique de cela fut la dé-divi­­ni­­sa­­tion de l’autorité poli­tique : si le man­dat du Ciel dépend de la ver­tu, et la ver­tu est mesu­rée par le fait que le peuple est bien gou­ver­né, alors en fin de compte c’est le peuple qui est l’arbitre de la légi­ti­mi­té d’un diri­geant. Le Shu­jing lui-même le rend expli­cite avec cette ligne remar­quable : “Le Ciel voit comme mon peuple voit ; Le Ciel entend comme mon peuple entend.” Le juge­ment du Ciel est donc le juge­ment du peuple.

Ain­si, le duc de Zhou ne s’est pas conten­té de dé-divi­­ni­­ser le pou­voir, il a effec­ti­ve­ment pla­cé la source de la légi­ti­mi­té poli­tique entre les mains des gou­ver­nés. Non pas par des élec­tions ou des méca­nismes for­mels, mais par une phi­lo­so­phie de gou­ver­ne­ment qui décla­rait expli­ci­te­ment que le tra­vail du diri­geant est de ser­vir le peuple, et que sa légi­ti­mi­té dépend entiè­re­ment de sa capa­ci­té à le faire.

Ce n’est pas un prin­cipe abs­trait, il a impo­sé une contrainte struc­tu­relle très réelle à chaque diri­geant chi­nois pour les trois mille années sui­vantes. C’est pour­quoi la phi­lo­so­phie poli­tique chi­noise met un accent si intense sur les méca­nismes pra­tiques de la bonne gou­ver­nance : admi­nis­tra­tion méri­to­cra­tique, ges­tion de l’eau, infra­struc­ture, toutes les choses qui per­mettent aux gens de se nour­rir et d’être en sécu­ri­té. C’est une logique de sur­vie : ser­vir le peuple ou perdre le man­dat. Et si le diri­geant échoue, le ren­ver­ser n’est pas un sacri­lège, c’est la volon­té du Ciel. C’est pour­quoi tant de dynas­ties dans l’histoire de la Chine ont été ren­ver­sées par des rébel­lions popu­laires, et pour­quoi ces rébel­lions étaient consi­dé­rées comme légi­times plu­tôt que comme un péché.

C’est aus­si pour­quoi Men­cius pour­rait dire plus tard : « Le peuple est le plus impor­tant, l’État vient ensuite, le diri­geant est le moins impor­tant » ; ce qui est une décla­ra­tion extra­or­di­naire pour le 4ème siècle avant JC.

Si vous reve­nez à l’étymologie du mot démo­cra­tie – “kra­tos” pour le pou­voir et “démos” pour le peuple – on peut affir­mer que la Chine est une sorte de démo­cra­tie depuis plus de 3 000 ans : pas une démo­cra­tie de scru­tins et de par­le­ments, mais une démo­cra­tie où le pou­voir repo­sait tou­jours en fin de compte entre les mains du peuple, où chaque diri­geant gou­ver­nait en sachant que le peuple était, en der­nière ana­lyse, celui qui déte­naient le véri­table pou­voir au-des­­sus de lui, celui pour qui il tra­vaillait et à qui il ren­dait des comptes.

Pour en reve­nir aux reli­gions, tout cela ne veut pas dire qu’elles n’existent pas en Chine. Elles sont bien pré­sentes. Et il y a eu de nom­breux épi­sodes de tiraille­ments dans l’histoire de la Chine où les reli­gions ont ten­té d’acquérir plus de pou­voir politique.

L’un de mes épi­sodes pré­fé­rés est celui de l’empereur Wu de la dynas­tie Liang (梁武帝, Liáng wìdì, 464–549 après JC) qui est deve­nu un conver­ti boud­dhiste fana­tique et, dans une ten­ta­tive d’amener l’État à finan­cer le boud­dhisme, a mis au point un pro­gramme de col­lecte de fonds créa­tif : il s’offrirait en « sacri­fice vivant » (sh, she­shen) à un monas­tère boud­dhiste. Ses ministres, lais­sés avec le petit pro­blème de ne plus avoir d’empereur, seraient alors obli­gés de le « rache­ter » avec des dons colos­saux au monas­tère. Il a réus­si ce coup au moins trois fois (voire quatre, selon cer­taines sources), extra­yant à chaque fois des mil­liards en espèces du tré­sor public.

Mais ensuite, le Man­dat du Ciel a joué son rôle : un petit géné­ral rebelle du Nord nom­mé Hou Jing est arri­vé à Nan­kin (la capi­tale à l’époque) avec quelques cen­taines de sol­dats, aidé par des pay­sans qui avaient afflué pour le rejoindre par dizaines de mil­liers. Ils encer­clèrent le palais impé­rial et l’empereur Wu – l’homme qui avait rui­né son empire pour la gloire de Boud­dha – mou­rut de faim à 85 ans, assié­gé dans sa propre capi­tale. Aucun autre diri­geant chi­nois n’a osé lais­ser la reli­gion se rap­pro­cher à nou­veau du trône.

Les chi­nois eux-mêmes ont une approche par­ti­cu­liè­re­ment prag­ma­tique de la reli­gion. Elle n’a jamais main­te­nu la socié­té unie comme ce fut le cas dans la plu­part des autres civi­li­sa­tions. Ce rôle était rem­pli par un sys­tème moral de croyances, avec la ver­tu (德, Dé) en son centre. Dans la plu­part des civi­li­sa­tions, les ques­tions fon­da­men­tales – qu’est-ce qui est bien et mal ? com­ment devrions-nous nous com­por­ter ? que nous devons-nous les uns aux autres ? – ont trou­vé des réponses dans la reli­gion. En Chine, les réponses ont été appor­tées par la phi­lo­so­phie morale. Le duc de Zhou a fait de la ver­tu la base de la légi­ti­mi­té poli­tique et Confu­cius l’a ensuite uni­ver­sa­li­sée en un cadre éthique com­plet pour toute la socié­té. Le résul­tat fut une civi­li­sa­tion qui avait tout ce que la reli­gion four­nis­sait ailleurs – un code moral, une cohé­sion sociale, un sens du sens, une hié­rar­chie des obli­ga­tions – sans aucune infra­struc­ture théo­lo­gique. Pas de Dieu offi­ciel, pas de dogme offi­ciel, pas de cler­gé offi­ciel. Juste l’idée que les êtres humains peuvent et doivent culti­ver l’excellence morale par l’étude, l’autoréflexion et la pra­tique, et que cela seul suf­fit à main­te­nir une civi­li­sa­tion unie. La famille, la pié­té filiale, le res­pect des anciens, la révé­rence pour l’éducation, tout cela découle de la ver­tu et non de la foi.

C’est ce qui rend la Chine véri­ta­ble­ment unique par­mi les civi­li­sa­tions : elle a rem­pla­cé la théo­lo­gie par l’éthique comme prin­cipe d’organisation.

Alors, quel rôle joue la reli­gion ? Tout d’abord, il est inté­res­sant de noter que de nom­breuses divi­ni­tés véné­rées par les Chi­nois, même dans le boud­dhisme chi­nois et plus encore dans le taoïsme, sont véné­rées en rai­son de leur pra­tique de la ver­tu. Si vous allez dans un temple boud­dhiste ou taoïste en Chine, il est extrê­me­ment cou­rant de consta­ter que les per­son­nages véné­rés ne sont pas des Dieux au sens occi­den­tal du terme, mais des êtres humains divi­ni­sés en rai­son de leur ver­tu excep­tion­nelle. Guan Yu (关羽), peut-être la figure la plus véné­rée par les Chi­nois, était un véri­table géné­ral his­to­rique de la période des Trois Royaumes, véné­ré non pas parce qu’il accom­plis­sait des miracles ou livrait des révé­la­tions divines, mais parce qu’il incar­nait la loyau­té, la droi­ture et l’honneur. Il en va de même pour Mazu (妈祖), la déesse de la mer, qui était à l’origine une vraie femme de la pro­vince du Fujian qui aurait consa­cré sa vie à sau­ver les pêcheurs. Même dans le boud­dhisme chi­nois, la figure la plus popu­laire n’est pas le Boud­dha his­to­rique lui-même mais Gua­nyin (Gu), le bod­hi­satt­va de la com­pas­sion tou­jours repré­sen­té comme une femme (au moins depuis la dynas­tie Song), véné­rée pré­ci­sé­ment parce qu’elle a choi­si de res­ter dans le monde pour sou­la­ger la souf­france humaine plu­tôt que de mon­ter au nirvana.

Pho­to prise par votre humble ser­vi­teur au temple taoïste appe­lé « Erwang » (signi­fiant « 2 saints ») situé à Dujian­gyan dans la pro­vince du Sichuan. Les « 2 saints » en ques­tion sont deux ingé­nieurs en irri­ga­tion (Li Bing et son fils Li Erlang) qui ont construit le pro­jet d’irrigation voi­sin de Dujian­gyan en 236 av. JC. La Chine est pro­ba­ble­ment le seul pays au monde à avoir divi­ni­sé des ingénieurs !

Même la façon dont les Chi­nois prient est révé­la­trice : les gens ne vont pas au temple pour se sou­mettre à l’autorité divine ou cher­cher le salut, mais pour deman­der des choses pra­tiques ; la san­té, la pros­pé­ri­té, la réus­site aux exa­mens, un bon mariage. C’est tran­sac­tion­nel, prag­ma­tique, relié à ce monde.

Voi­ci une anec­dote per­son­nelle amu­sante : mes beaux-parents, qui vivent dans la pro­vince du Henan, se sont récem­ment conver­tis au chris­tia­nisme non pas à cause d’une croyance fon­da­men­tale, mais essen­tiel­le­ment à cause du résul­tat d’une ana­lyse per­son­nelle. Dans leur ana­lyse, le boud­dhisme était coû­teux (en termes d’offrandes qu’ils devaient faire dans les temples) et, mal­gré de nom­breuses demandes au fil des décen­nies, le retour sur inves­tis­se­ment avait été déce­vant. Le chris­tia­nisme était moins cher et offrait de meilleurs avan­tages, alors ils ont chan­gé de reli­gion. Vous pour­riez trou­ver cela sacri­lège et non spi­ri­tuel, mais croyez-moi, c’est la façon la plus terre-à-terre d’aborder la reli­gion en Chine. Les Chi­nois sont un peuple émi­nem­ment pragmatique.

Cette carac­té­ris­tique fon­da­men­tale de la civi­li­sa­tion reste abso­lu­ment essen­tielle pour com­prendre la Chine contem­po­raine. Beau­coup de gens décrivent sou­vent la laï­ci­té de la Chine comme une forme de nihi­lisme, une absence de croyance ou une croyance en rien. Je pense que c’est exac­te­ment le contraire : c’est, au fond, une foi en l’humanité elle-même. Il y a une phrase en chi­nois qui dit : 人天天 (rén dìng shèng tiān) : « la déter­mi­na­tion humaine peut conqué­rir le Ciel« . C’est en cela que consiste la laï­ci­té chi­noise : il ne s’agit pas de sup­por­ter cette vie en atten­dant le salut ou de croire qu’une puis­sance supé­rieure a un plan pour vous. C’est la convic­tion que les êtres humains, par l’effort, la ver­tu et la déter­mi­na­tion pure, suffisent.

Vous êtes-vous déjà deman­dé pour­quoi l’ouvrier du bâti­ment chi­nois se casse le dos en tra­vaillant comme per­sonne ? Parce qu’il est Dieu conqué­rant le Ciel.

Arnaud Ber­trand

Tra­duit par Wayan, relu par Her­vé, pour le Saker Fran­co­phone.

ACN19 Atelier constituant Nexus #19 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 3ème partie : MALHONNÊTETÉ ET TRAHISONS DE L’ÉTAT, avec Marc, Léo et Nathanaël

Cette semaine (demain mer­cre­di 11 février 2026 vers18h), on reprend le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Nathanaël.

Je vous rap­pelle l’a­dresse du docu­ment que nous com­po­sons depuis le début de ces ate­liers consti­tuants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre tra­vail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs

Je vous rap­pelle aus­si le pre­mier docu­ment que j’a­vais com­po­sé pour démar­rer ce tra­vail (et que nous conti­nue­rons d’u­ti­li­ser demain pour avan­cer dans notre recherche de solu­tions) : les MISSIONS de l’État (rai­sons d’obéir) com­pa­rées aux CRIMES de l’État (rai­sons de déso­béir), où nous nous employons, pour chaque ligne d’une Mis­sion de l’É­tat et des Crimes cor­res­pon­dants, à signa­ler de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solu­tions qu’au­cun média ne fait jamais chaque fois que des scan­dales sont dénoncés !

C’est peut-être le thème le plus impor­tant de tous que celui-ci : rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion. C’est pour­quoi j’ai hâte d’être à demain, et de vous retrou­ver depuis les stu­dios de Nexus à Paris.

Étienne.


PLAN DÉTAILLÉ DE L’ATELIER CONSTITUANT #19 (11 février 2026) :

01:02 – Étienne Chouard : Intro­duc­tion et méthodologie

  • Contexte : Pré­sen­ta­tion de la chaîne Nexus (média sans pub) et de l’ob­jec­tif de l’a­te­lier : « Rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’oppression ».
  • Méthode : Arti­cu­ler les scan­dales actuels (lois scé­lé­rates) aux solu­tions ins­ti­tu­tion­nelles (écrire la Consti­tu­tion), pour que les jour­na­listes s’ha­bi­tuent à « ponc­tuer leur déplo­ra­tion des scan­dales avec une solu­tion constituante ».
  • Sup­port : Uti­li­sa­tion d’un tableau à trois colonnes : Mis­sions de l’É­tat, Tra­hi­sons (Crimes), Outils poli­tiques (Solu­tions hors élection).

10:17 – Thème 1 – L’hon­nê­te­té des repré­sen­tants (Le men­songe en politique)

  • Étienne Chouard : Pro­pose « Inter­dic­tion expli­cite du mensonge ». 
    • « Dans aucune consti­tu­tion au monde… il n’est inter­dit aux élus de mentir. »
  • Léo Girod : S’op­pose au terme « inter­dire » (inef­fi­cace) et au mot « men­songe » (trop flou). Pro­pose des termes juri­diques pré­cis : fraude, trom­pe­rie, ruse, parjure. 
    • « Inter­dire… ça sert abso­lu­ment à rien. Il faut par­ler de la pos­si­bi­li­té de sanctionner. »
  • Natha­naël Leroy : S’in­quiète du risque de tota­li­ta­risme et de la dif­fi­cul­té de dis­tin­guer l’er­reur du men­songe, ou le « men­songe de bonne foi » (ex : évi­ter la panique). 
    • « L’i­dée que le men­songe est inter­dit, ça me crée une sorte d’ef­froi… l’en­fer est pavé de bonnes intentions. »
  • Syn­thèse : Sanc­tion expli­cite des cas de fraude, trom­pe­rie, ruse et par­jure. Créa­tion d’une « délé­ga­tion de véri­fi­ca­tion » pour les infor­ma­tions clas­si­fiées (secret défense).

47:22 – Thème 2 – Le ter­ro­risme d’É­tat (La peur comme outil de gouvernement)

  • Étienne Chouard : Dénonce l’u­ti­li­sa­tion de la peur (virus, cli­mat, guerre) pour obte­nir la docilité. 
    • « Les gou­ver­ne­ments du monde entier… ont inté­rêt à ce que nous soyons ter­ro­ri­sés pour obte­nir notre doci­li­té, exac­te­ment comme le ferait un mafieux. »
  • Pro­po­si­tion : Inter­dire d’in­quié­ter la popu­la­tion « inuti­le­ment et illé­gi­ti­me­ment ». Les alertes doivent venir d’ins­ti­tu­tions indé­pen­dantes (lan­ceurs d’a­lerte), pas de l’exécutif.

57:12 – Léo Girod & Étienne Chouard : Digres­sion sur la cor­rup­tion par le pou­voir (L’exemple de la Conven­tion Citoyenne pour le Climat)

  • Léo Girod : Le pou­voir cor­rompt même les tirés au sort qui finissent par se sen­tir « repré­sen­tants » et supérieurs. 
    • « Les tirés au sort au bout d’un mois ont com­men­cé à se com­por­ter en repré­sen­tants… C’est mieux que ce soit nous qui décidions. »
  • Solu­tion Léo : Sub­di­vi­sion des tâches et man­dats courts. Un groupe pré­pare, un autre valide, les citoyens sont consul­tés à chaque étape.

1:05:21 – Thème 3 – La cor­rup­tion et le « pantouflage »

  • Étienne Chouard : Le scan­dale des anciens élus embau­chés à prix d’or par le pri­vé (Bar­ro­so, Blair, Schrö­der) après avoir dérégulé. 
    • « Ils sont aujourd’­hui goin­frés par les plus riches pour avoir trahi. »
  • Natha­naël Leroy : Pro­pose d’in­ter­dire aux déten­teurs d’in­for­ma­tions stra­té­giques de tra­vailler dans des sec­teurs où ces infos sont valo­ri­sables. Sur­veillance accrue. 
    • « Fau­drait les sur­veiller comme le lait sur le feu les mecs qu’ont eu accès à des infos un peu problématiques. »
  • Léo Girod : Craint une dérive type « Big Bro­ther » ou « Cré­dit Social » si on sur­veille les indi­vi­dus et leurs proches. Pro­pose plu­tôt des sanc­tions radi­cales (« Méthode Créon »).
  • Marc Daoud (arri­vée) : Sug­gère des Tra­vaux d’In­té­rêt Géné­ral (recons­truire des routes, des écoles) pour réha­bi­li­ter les traîtres plu­tôt que la pri­son ou pire.

1:44:30 – L’ac­cès à la jus­tice pour les Chambres de Contrôle

  • Pro­blème : La Cour des Comptes fait des rap­ports incen­diaires mais ne peut pas agir en justice.
  • Pro­po­si­tion : Rendre la jus­tice accessible/gratuite (ou pro­por­tion­née aux reve­nus) pour per­mettre aux Chambres de contrôle (et aux citoyens) d’at­ta­quer les responsables. 
    • Marc Daoud : « Puisque la jus­tice est deve­nue gratuite. »
    • Léo Girod : « Pro­por­tion­née à la richesse… C’est gra­tuit pour se défendre, mais à la fin, c’est le cou­pable qui raque. »

1:50:29 – Thème 4 – L’au­to­no­mi­sa­tion de l’Exé­cu­tif (Le pou­voir réglementaire)

  • Étienne Chouard : L’exé­cu­tif ne doit pas légi­fé­rer (décrets, ordon­nances, trans­po­si­tion de trai­tés euro­péens). Il doit rede­ve­nir un pur exécutant. 
    • « C’est le bout de cette auto­no­mi­sa­tion… c’est un pou­voir qui n’a plus rien à craindre et qui peut ache­ter les centaures. »
  • Léo Girod : Dans sa consti­tu­tion (Mumble), l’Exé­cu­tif n’existe plus en tant que bloc. Il est décou­pé en « fonc­tions » (Police, Mili­taire, Diplo­ma­tique…) indé­pen­dantes, réunies dans un conseil de coopération. 
    • « L’exé­cu­tif n’existe plus… On a décou­pé l’exé­cu­tif… on les a mis dans des enti­tés séparées. »

2:05:24 – Étienne Chouard : Digres­sion sur les jour­na­listes (vrais) et l’élection

  • Étienne Chouard : Déplore que les « vrais jour­na­listes » (indé­pen­dants) ne pro­posent que l’é­lec­tion comme solu­tion aux pro­blèmes qu’ils dénoncent. 
    • « Si la solu­tion c’est l’é­lec­tion, mais c’est une blague : c’est l’é­lec­tion la cause pre­mière de l’op­pres­sion impunie. »

2:09:42 – Natha­naël Leroy : Théo­rie de la déci­sion et mani­pu­la­tion parlementaire

  • Natha­naël Leroy : Explique com­ment on peut mani­pu­ler une assem­blée via la tech­nique des amen­de­ments suc­ces­sifs (Exemple de la café­té­ria : Hygié­niste, Avare, Alcoolique). 
    • « Toute règle de déci­sion sauf une est cor­rup­tible… La seule règle incor­rup­tible, c’est la dic­ta­ture d’un seul. »
  • Léo Girod : La solu­tion est de voter le texte en bloc à la fin, pré­pa­ré par l’as­sem­blée en intel­li­gence collective.

2:21:09 – Thème 5 – Le Minis­tère de la Justice

  • Étienne Chouard : Avoir un « Ministre de la Jus­tice » est une aber­ra­tion du point de vue de la sacro-sainte sépa­ra­tion des pouvoirs.
  • Solu­tion : Sup­pres­sion du Minis­tère de la Jus­tice. Indé­pen­dance totale du judiciaire.

2:25:37 – Léo Girod & Étienne Chouard : Débat sur l’A­nar­chie et les Pouvoirs

  • Léo Girod : « L’a­nar­chisme mal com­pris, c’est l’ordre sans le pou­voir. Or sans pou­voir, il y a pas d’ordre… Il faut des pou­voirs mais il ne faut pas LE pouvoir. »

2:29:31 – Débat sur la Phi­lo­so­phie et les Valeurs dans la Constitution

  • Léo Girod : Posi­tion radi­ca­le­ment prag­ma­tique. Tout ce qui n’est pas pro­cé­du­ral (valeurs, phi­lo­so­phie, droits de l’homme) est inutile voire dan­ge­reux car sujet à inter­pré­ta­tion par les juges (Gou­ver­ne­ment des juges). 
    • « Tout ce qui n’est pas pro­cé­du­ral n’existe pas parce que ça ne pour­ra pas être appliqué. »
  • Natha­naël Leroy & Étienne Chouard : Défendent l’im­por­tance d’un pré­am­bule, d’un socle de valeurs cultu­relles com­munes (Nation) pour gui­der l’es­prit des lois. 
    • Étienne Chouard : « Tu donnes au juge consti­tu­tion­nel loyal… le moyen phi­lo­so­phique d’in­ter­pré­ter et de com­bler les trous. »

2:57:47 – Thème 6 – Le Code Élec­to­ral (écrit par les élus…)

  • Étienne Chouard : Scan­dale que les élus écrivent les règles de leur propre élec­tion (Code élec­to­ral, découpage).
  • Solu­tion : Le Code élec­to­ral (et ses décrets d’ap­pli­ca­tion) doit être une annexe de la Consti­tu­tion, intou­chable par les élus (loi orga­nique écrite par des constituants/citoyens).
    • Léo Girod : « Faut vrai­ment que jamais aucun élu puisse appro­cher ces documents. »

3:03:29 – Thème 7 – La maî­trise des Médias

  • Pro­blème : Dépen­dance aux sub­ven­tions déci­dées par le gou­ver­ne­ment ou aux milliardaires.
  • Solu­tion Léo/Nathanaël : Sub­ven­tions auto­ma­tiques basées sur des cri­tères pro­cé­du­raux fixes (incor­rup­tibles), sans inter­ven­tion poli­tique. Évo­ca­tion d’une « Sécu­ri­té Sociale des jour­na­listes » (idée de Cyril Martin).

3:09:04 – Thème 8 – Plus géné­ra­le­ment, que faire contre une dérive tota­li­taire (tech­no­lo­gique et eugéniste)

  • Natha­naël Leroy : atten­tion : la tech­no­lo­gie porte en elle une logique de dérive tota­li­taire auto­nome, indé­pen­dante des pou­voirs poli­tiques (sur­veillance, bio-ingé­­nie­­rie, repro­duc­tion artificielle). 
    • « La tech­no­lo­gie est un pro­ces­sus d’au­to-engen­dre­ment qui nous emmène vers une dérive totalitaire. »
  • Léo Girod : Solu­tion via un « Pou­voir Éthique et Scien­ti­fique » (indé­pen­dant) capable de mettre un Veto ou d’alerter.
  • Étienne Chouard : Le RIC (Réfé­ren­dum d’I­ni­tia­tive Citoyenne) et l’in­dé­pen­dance des médias comme freins principaux.

3:24:08 – Conclusion

  • Annonce du pro­chain thème : L’op­pres­sion éco­no­mique et la monnaie.
  • Appel aux jour­na­listes indé­pen­dants à adop­ter cette grille de lec­ture « constituante ».

TABLEAU SYNTHÉTIQUE DES RÉFLEXIONS (Mis­sions / Tra­hi­sons / Solutions)

MISSIONS DE L’ÉTAT (Rai­sons d’obéir)TRAHISONS / CRIMES DE L’ÉTAT
(Rai­sons de désobéir)
SOLUTIONS INSTITUTIONNELLES
(hors élections !)
Auto­ri­té publique ver­tueuse (Hon­nê­te­té & Vérité)• Men­songes éhon­tés et impu­nis des ministres et agences.
• Per­sis­tance dans l’er­reur manifeste.
• Trom­pe­rie déli­bé­rée du peuple.
Sanc­tion expli­cite dans la Consti­tu­tion des cas de fraude, trom­pe­rie, ruse et parjure.
Délé­ga­tion de véri­fi­ca­tion (experts/militaires tirés au sort) pour contrô­ler la légi­ti­mi­té du « Secret Défense » et des infos classifiées.
Auto­ri­té publique pro­tec­trice (Paix civile)• Ter­ro­risme d’É­tat : inquié­ter inuti­le­ment et illé­gi­ti­me­ment la popu­la­tion (peur du virus, du cli­mat, de la guerre) pour obte­nir la docilité.Interdiction/Sanction de l’u­sage de la peur par l’exécutif.
• Créa­tion d’or­ganes de vigi­lance indé­pen­dants (lan­ceurs d’a­lerte ins­ti­tu­tion­na­li­sés) pour qua­li­fier les vrais dangers.
Auto­ri­té publique dévouée (Pro­bi­té)• Cor­rup­tion généralisée.
• « Pan­tou­flage » (Revol­ving doors) : anciens élus embau­chés à prix d’or par les lob­bies qu’ils ont ser­vis (ex : Bar­ro­so, Blair).
Inter­dic­tion stricte de tra­vailler pour le sec­teur pri­vé lié à la fonc­tion pen­dant une longue durée (ex : 20 ans).
Sur­veillance accrue (« comme le lait sur le feu ») des anciens déten­teurs de secrets d’État.
• Sanc­tions dis­sua­sives (perte de droits civiques, ban­nis­se­ment, TIG de reconstruction).
Res­pect de la Sépa­ra­tion des Pouvoirs• Auto­no­mi­sa­tion de l’Exé­cu­tif qui capte le pou­voir légis­la­tif (Ordon­nances, Décrets, Arrê­tés, Trans­po­si­tion de trai­tés euro­péens sans débat, « ratio­na­li­sa­tion » du par­le­ment en 1958).
• Exis­tence d’un Minis­tère de la Jus­tice (exé­cu­tif contrô­lant le judiciaire).
Sup­pres­sion du « Gou­ver­ne­ment » en tant qu’en­ti­té monolithique.
• Décou­page de l’exé­cu­tif en fonc­tions indé­pen­dantes (Police, Armée, Diplo­ma­tie…) sans pou­voir législatif.
Sup­pres­sion du Minis­tère de la Jus­tice (Indé­pen­dance totale du judiciaire).
• Lois votées uni­que­ment par les citoyens (RIC) ou repré­sen­tants tirés au sort, jamais par l’exécutif.
Res­pon­sa­bi­li­té et Contrôle• Contrôles fac­tices (ex : Cour des Comptes qui fait des rap­ports sans aucun pou­voir de sanction).
• Impu­ni­té des décideurs.
• Rendre les Chambres de Contrôle (et les citoyens) capables d’ester en jus­tice.
Gra­tui­té (ou coût pro­por­tion­né) de la jus­tice pour per­mettre l’ac­tion contre les élus.
• Média­tion préa­lable obligatoire.
Sin­cé­ri­té du scrutin• Maî­trise des règles élec­to­rales par les élus eux-mêmes (décou­page, code électoral).• Le Code Élec­to­ral et ses décrets d’ap­pli­ca­tion deviennent des Annexes de la Consti­tu­tion (« Lois Organiques »).
Inter­dic­tion for­melle aux élus de modi­fier les règles de leur élec­tion (réser­vé au pro­ces­sus constituant/citoyen).
Indé­pen­dance de l’information• Maî­trise des médias via les sub­ven­tions (chan­tage) ou la pro­prié­té capitalistique.Sub­ven­tions auto­ma­tiques basées sur des cri­tères pro­cé­du­raux fixes (sans dis­cré­tion­naire politique).
• Sécu­ri­té Sociale des Jour­na­listes (piste évoquée).
Pro­tec­tion contre la dérive totalitaire• Mon­tée en puis­sance d’un régime de sur­veillance, eugé­niste et technocratique.
• Auto­no­mie de la tech­nique qui impose sa loi.
Pou­voir Éthique et Scien­ti­fique (indé­pen­dant) avec droit de Veto (préa­lable à la déci­sion) sur les tech­no­lo­gies dangereuses.
RIC en toutes matières pour blo­quer les lois liberticides.
• Indé­pen­dance totale des médias pour contrer la propagande.

 

Rdz-vs à Lorient les 20 et 21 février et à Quimper le 22 février 2026, pour des conférences et ateliers constituants sur LES ENJEUX DE LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE

Chers amis,

Après les Sables d’O­lonne le 14 février, je serai en Bre­tagne toute la semaine.

Je vous donne ren­­dez-vous à Lorient pour tra­vailler ensemble les enjeux de la sou­ve­rai­ne­té moné­taire, à tra­vers une pre­mière conférence/débat le 20 février au soir, puis des ate­liers consti­tuants dans la jour­née du 21, puis une deuxième confé­rence le 21 au soir et de nou­veaux ate­liers  consti­tuants à Quim­per le 22 février 2026.

Ven­dre­di 20 février de 20h00 à 23h00
Place Ana­tole le Braz, Lorient 10/8€
Billet­te­rie ==> https://​www​.billet​web​.fr/​l​e​s​–​e​n​j​e​u​x​–​d​e​–​l​a​–​s​o​u​v​e​r​a​i​n​e​t​e​–​m​o​n​e​t​a​i​r​e​–​a​v​e​c​–​e​t​i​e​n​n​e​–​c​h​o​u​a​r​d​–​p​r​o​f​e​s​s​e​u​r​–​d​e​c​o​n​o​m​i​e​–​e​t​–​d​e​–​d​r​oit
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Same­di 21 février de 14h à 17h30
‍Salle St Phe­lan sous l’é­glise du Mous­toir – 22 Rue Fran­çois Le Lève, Lorient
Sur ins­crip­tion : Jean-Marc Le Gal : 06.80.23.83.58 / [email protected]
Par­ti­ci­pa­tion libre et consciente
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Dimanche 22 février de 14h à 17h30
Quim­per­lé, Salle 5 de la Mai­son des Asso­cia­tions, bou­le­vard du Coat-Kaër
Sur ins­crip­tion : Marie : [email protected]
Par­ti­ci­pa­tion libre et consciente

J’ai hâte de vous y retrouver 🙂

Étienne.