Suffrage universel ou tirage au sort ? Un échange de vues avec Florence Gauthier

17/10/2013 | 318 commentaires

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Par­fois, Flo­rence semble res­sen­tir un pro­fond désac­cord avec moi là où, pour ma part, je n’en vois pas du tout…
D’où l’in­té­rêt de dis­cu­ter, patiem­ment, pour dis­si­per les malentendus.

Nota : nous nous retrou­ve­rons, Flo­rence et moi, au col­loque sur Hen­ri Guille­min qui aura lieu à Paris same­di pro­chain, 26 octobre 2013, avec plu­sieurs autres per­sonnes spé­cia­listes de Robes­pierre et de la Révo­lu­tion fran­çaise que j’ai vrai­ment hâte de ren­con­trer, sur ce sujet qui me tient tant à cœur.

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Étienne

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318 Commentaires

  1. profil

    J’ai du mal à croire en l’i­dée de Flo­rence Gau­thier de contrô­ler les par­tis poli­tiques, plu­tôt qu’a­van­cer à par­tir du tirage au sort pour mettre en place une constituante.

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  2. EFFAB

    Une sacrée per­son­na­li­té, Flo­rence GAUTHIER… où l’on voit ETIENNE quelque peu mal­me­né, si je puis dire, lol.

    Je suis cer­tain qu’une telle confron­ta­tion (mais le mot est peut-être un peu fort ici) pose infi­ni­ment de ques­tions et sus­cite autant de réflexions, de pistes, de retours sur soi comme cette exi­gence et titillée et conso­li­dée à la fois… je me trompe ?

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  3. junger

    Hélas, Flo­rence Gau­thier n’est pas à la hau­teur et passe tou­jours à côté des vrais pro­blèmes qu’elle a visi­ble­ment du mal à comprendre

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  4. GEO

    madame,vos pro­pos sont inté­res­sants et vous êtes très intel­li­gente mais vous pre­nez le peuple pour des abru­tis . vous aug­men­tez le nombre de poli­ti­ciens avec votre fidéisme com­mis , vous rêvez et c,est pour cela que nous en sommes arri­vés a ce point de non retour .

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  5. Arnaud

    Dieu que la dis­cus­sion est com­plexe avec cette dame, pro­fonde et éru­dite, certes, mais qui tra­vaille beau­coup par l’ar­gu­ment d’au­to­ri­té. Mais sur­tout, il y un énorme point mort même une étape cen­trale qu’elle résume en un « on ver­ra », qui para­doxa­le­ment détruit le reste des qua­li­tés argu­men­ta­tives qu’elle pu tout de même pro­po­ser… Très étrange… Je pense que toutes les révo­lu­tions ont but­té sur le même pro­blème : l’im­pen­sé de « l’a­près ». On se sou­lève, on met à bas les ins­ti­tu­tions, et au moment d’en accou­cher de nou­velles, on n’as pas de pro­po­si­tions… c’est AVANT qu’ils faut les pen­ser. Non seule­ment les pen­ser, mais, comme le fait Etienne, tout faire pour qu’elles soient dif­fu­sées, dis­cu­tées, approu­vées, lar­ge­ment. Ce n’est presque jamais le cas et au moment de recom­po­ser l’or­ga­ni­sa­tion ins­ti­tu­tion­nelle, ce sont des « anciens oppo­sants poli­tiques » qui récu­pèrent l’af­faire, et le peuple, face à ladif­fi­cul­té de « pen­ser l’a­près » se remet entre leurs mains. Et on repart pour un tour. Or donc, comme Etienne le pro­pose, on part de la situa­tion telle qu’elle est, et étape après étape, on pré­voit, on pense, on réflé­chit à tous les maillons qui conduisent à l’a­chè­ve­ment d’un sys­tème qui peut mar­cher (et qui, bien sûr, sur le che­min, sera amen­dé, modi­fié, amé­lio­rer). Sur­tout pas de dog­ma­tisme, qui vou­drait que le plan pré­vu soit appli­qué à la lettre. Mais Un objec­tif fort : le pou­voir du peuple, par le peuple et pour le peuple, et un plan solide qui indique un che­min scru­pu­leux. Parce que ça, ça agglo­mère, ça fédère, le peuple s’en empare… et ensuite, sans perdre l’ob­jec­tif, on trace le che­min : peu importe qu’il soit au final conforme au plan de départ pour peu qu’il émane du peuple et serve l’ob­jec­tif. Sim­ple­ment, avoir AVANT, un pro­jet bou­clé per­met une large et puis­sante adhé­sion, adhé­sion d’un peuple qui a confiance en lui-même puis­qu’il a tra­vaillé à un pro­ces­sus avec un objec­tif. Or, Flo­rence Gau­thier conserve des « on ver­ra », « on cor­ri­ge­ra quand ça se pré­sen­te­ra ». Je ne com­prends pas en quoi elle par­vient à faire tenir les deux bouts de sa chaîne avec tant de maillons qui manquent, ni com­ment elle ima­gine ame­ner à ses idées (floues, je n’en démords pas) une part signi­fi­ca­tive de ses concitoyens…

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  6. Ana Sailland

    La cin­quième bloque.
    Ceux qui s’in­surgent contre cela doivent donc impé­ra­ti­ve­ment être unis, car s’ils se perdent en dis­cus­sions sur la métho­do­lo­gie, c’est cuit.

    Dans ce débat, et d’autres, il y a une cris­pa­tion autour du pro­ces­sus consti­tuant, qui vient du fait qu’on cherche une méthode et une seule.
    Je vois mal nos intel­li­gences résoudre cette crispation.
    Lan­cer plu­sieurs pro­ces­sus consti­tuants métho­do­lo­gi­que­ment dis­tincts serait une solution.
    Le sprint final se pas­sant dans les urnes (ou, c’est com­pli­qué, et re-conflic­tuel, par syn­thèse populaire).
    Béné­fice secon­daire : engran­ger les richesses de trois méthodes : les pros, les com­munes, le TAS, dont la somme vaut peut être plus que les trois composants.

    Tout ce débat tourne autour de la réelle démo­cra­tie à grande échelle et Flo­rence en par­ti­cu­lier voit dans la déli­bé­ra­tion de tous la seule démo­cra­tie inté­grale. Nous sommes un peu courts sur cette ques­tion de la conver­gence des lumières de tous en un point chaud qui est la déci­sion. Et je trouve que dire « les com­munes » ne suf­fit pas : Y a du boulot 😉

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  7. Ana Sailland

    Une cer­taine confu­sion vient du fait que dans une conver­sa­tion à bâtons rom­pus on glisse trop faci­le­ment du thème de la gou­ver­nance au thème de la consti­tuante, et vice ver­sa. Alors qu’on peut très bien user d’op­tions très dif­fé­rentes pour ces deux pro­blèmes. C’est même peut être mieux (?) car les buts et les tem­po­ra­li­tés ne sont pas identiques.

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  8. Franck

    Flo­rence Gau­thier com­prend tout cela très bien, Jun­ger, mais elle ne sou­haite pas sor­tir du cadre qui la pré­serve, mal­gré toutes les cri­tiques qu’elle peut for­mu­ler. La ques­tion de l’as­sem­blée consti­tuante est pour­tant au cœur de cet échange, mais c’est au peuple de répondre, et lui seul pour­ra y répondre par ses actes : car même les mots ont leur limite. C’est une ques­tion « de vie ou de mort » à laquelle aucun membre du sys­tème éta­bli ‑à quelques excep­tions près- ne se ris­que­ra com­plé­te­ment à en for­mu­ler l’issue.

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  9. giovanni

    non Flo­rence le chan­tier n’a pas besoin de réno­va­tion ! mais d’une recons­truc­tion depuis la base ! le mot chao comme vous l’a­vez dit est peut etre exe­cif (quoi que !!!)mai nous ne pou­vons pas faire confiance a toute notre classe poli­tique !oui au tirage au sort !!

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  10. nlescan

    J’ai trou­vé cette dame intéressante…La plu­part des « désac­cords » que j’ai rele­vé tenaient plus de la séman­tique qu’autre chose…après elle dit des choses vraies par exemple sur le fait que le pou­voir doit être puis­sant, ce qu’il faut sur­tout c’est qu’il appar­tienne au peuple…

    Apres per­son­nel­le­ment plus j’y pense et plus je suis favo­rable a un mélange entre suf­frage uni­ver­sel (pas élec­tion) et tirage au sort : on vote sur des programmes/projets, on peut se por­ter volon­taire au tirage au sort pour repré­sen­ter le pro­jet pour lequel on vote, on tire au sort par­mi les listes pro­por­tion­nel­le­ment au résul­tat de l’élection.

    c’est simple et ça com­porte ça com­bine les avan­tages des deux méthodes.

    Sur le pro­blème des par­tis poli­tiques je pense que si l’on impo­sait qu’ils soient admi­nis­trés comme de mini démo­cra­ties (par oppo­si­tions aux mini tyran­nies évo­quées dans la vidéo) ils pose­raient net­te­ment moins de pro­blemes et devien­draient ce qu’ils sont cen­sé etre : des lieux ou l’on défi­nit des uto­pies et ou l’on crée des pro­grammes des­ti­nés à les atteindre…Quand je dis que les par­tis devraient être admi­nis­trés comme des démo­cra­ties ça veut bien évi­de­ment dire tirage au sort de tous les cadres (avec vote préa­lables sur des motions, un équi­valent du sys­teme que je viens d’ex­pli­quer plus haut) mais aus­si des com­mis­sions char­gées de les surveiller.

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  11. Ronald

    Bon­jour Etienne,

    C’est un entre­tien très inté­res­sant. Il y a beau­coup de chose à creu­ser. Cela va prendre des pages ; j’essaierai de le faire peu à peu. Juste un pre­mier mes­sage pour dire que sur l’ensemble de votre expo­sé, je suis à 100 % d’accord avec tout. Et j’aurais eu les mêmes remarques que vous au même moment. Comme disent les autres lec­teurs ci-des­sus, le pro­pos de Flo­rence Gau­thier appa­raît moins « blin­dé » que le vôtre, sans doute parce que au cours des années, vous avec eu plus l’occasion de l’affiner en étant confron­té à des oppo­sants et des objec­tions. Les expo­sés des causes du pro­blème (minutes 24 à 28) et des uti­li­sa­tions du tirage au sort (minutes 50 à 56) sont à mon sens la manière à la fois la plus didac­tique, la plus réflé­chie et la plus com­plète que vous ayez faite du cœur de votre pro­jet (je ne sais pas si les autres le per­çoivent aus­si ain­si). On voit tout de suite qu’il y a plu­sieurs années de matu­ra­tion derrière.

    Il est bon de dis­tin­guer ain­si l’utilisation ain­si du tirage au sort dans les dif­fé­rents pou­voirs. Car comme le fait remar­quer Ana Sailland, dans ces dis­cus­sions on passe sou­vent de son uti­li­sa­tion dans la consti­tuante et dans les moda­li­tés du fonc­tion­ne­ment légis­la­tif ; les gens parlent de choses dif­fé­rentes et ne com­prend plus rien.

    Fina­le­ment, en écou­tant toute la dis­cus­sion, il y a toute de même des dif­fé­rences entre Flo­rence Gau­thier et vous. Mais pas tant sur le constat et les objec­tifs, que sur le che­mi­ne­ment. Et elle a des remarques qui méritent d’être dis­cu­tées. J’y revien­drai dès que j’aurai un peu de temps.

    Ronald.

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  12. nlescan

    Apres il y a aus­si des choses ou je trouve qu’elle se plante un peu : le tirage au sort lui fait peur mais elle n’a pas beau­coup d’ar­gu­ment pro­bants a mettre en face. 

    De la même façon sur la sépa­ra­tion ds pou­voirs elle passe très loin au large de la réa­li­té : per­sonne ne veut créer les pou­voirs ban­caires et média­tiques pour se com­pli­quer la vie, ces pou­voirs sont une dure réa­li­té et les mettre au ser­vice de l’intérêt géné­ral une prio­ri­té abso­lue, je trouve extrê­me­ment éton­nant de par­ve­nir à rater cela.

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  13. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Bra­vo Étienne, vous avez trou­vé en la per­sonne de Flo­rence Gau­thier une for­mi­dable souf­fle­rie pour mettre à l’é­preuve vos pro­to­types démocratiques.

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  14. Lenips

    Bon­jour à tous,

    Il y a un pro­blème de nature anthro­po­lo­gique ou même onto­lo­gique dans les pro­po­si­tions d’Étienne Chouard.

    D’une part, il pro­pose une confiance qua­si abso­lue au peuple, et pré­sup­pose sa com­pé­tence pos­sible dans dif­fé­rents domaines, à condi­tion qu’il tra­vaille. Sur ce point, sans être, à l’ex­trême, déter­mi­niste, je pense qu’il y a matière à nuan­cer. En effet, il est de cer­tains savoir, et savoir faire, où cer­taines formes d’in­tel­li­gence ont une puis­sance, une éner­gie, une vigueur et une clair­voyance qui échap­pe­rai à bien d’autres cer­veaux. On pour­rait par exemple évo­quer le « sens poli­tique », ou plus pro­saï­que­ment « la bosse des maths ».

    D’autre part, et c’est un para­doxe, Étienne semble se méfier de l’être humain, y com­pris lui-même avec une force qui n’a d’é­gale que la com­plexi­té et la somme des contrôles ins­ti­tu­tion­nels qu’il propose.

    Ce posi­tion­ne­ment est-il une sagesse ? Main­te­nant que le débat tech­nique est lar­ge­ment avan­cé, il me parai­trait inté­res­sant de se posi­tion­ner d’un point de vue phi­lo­so­phique sur ces ques­tions onto­lo­giques, qui touchent à la condi­tion humaine. Faut-il suivre Rous­seau ? Sartre ? Nietzsche ? J’ai­me­rai connaitre votre avis Etienne. Ceci m’é­clai­re­rai sur l’es­prit des ins­ti­tu­tions que vous pro­po­sez (tout comme on parle de « l’es­prit des lois »).

    Paren­thèse concep­tuelle fer­mée, j’ai quelques inter­ro­ga­tions beau­coup plus prag­ma­tiques. En effet, il y a un point qui est rare­ment abor­dé, celui de la logis­tique. J’ai­me­rai des réponses très concrètes, à l’ex­trême, des réponses chif­frées. Mouillez-vous Etienne !

    Dans l’hy­po­thèse d’une consti­tuante tirée au sort, com­bien faut-il de tirés au sort ? Quel serait l’é­chan­tillon dans lequel on tire au sort (liste élec­to­rale, tous les majeurs, les plus de 30 ans…) ?

    Si le peuple vote cha­cune des lois, à quelle fré­quence, selon quelles moda­li­tés pra­tiques (lieu, inter­net, bul­le­tin papier, dépouillement…)

    Pour l’as­sem­blée tirée au sort. Sa taille, la durée de ses mandats…

    Der­rière cela, je m’in­ter­roge sur l’ef­fi­cience d’un tel sys­tème. C’est impor­tant d’es­sayer de s’i­ma­gi­ner concrè­te­ment ce que serait nos vies de citoyen. Lors­qu’on tra­vaille, qu’on élève nos enfants, pour les malades, les han­di­ca­pés… Est-ce pos­sible ? Est-ce viable dans un pays de 65 mil­lions ? Je ne suis ni opti­miste, ni pes­si­miste, je pose sim­ple­ment les ques­tions sur ces mille et un détails qui peuvent tout para­ly­ser. Ren­trons dans le dur, le concret, simu­lons cette socié­té, pour qu’on ai une image mentale.

    Mer­ci pour votre inves­tis­se­ment si entier, si sin­cère. Bonne chance. Et mer­ci à tous pour vos participations.

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  15. nlescan

    @ lenips : pre­mière erreur : pour­quoi deman­der cela a Etienne quand ce der­nier dit a qui veut bien l’en­tendre que c’est a nous les démo­crates d’i­ma­gi­ner, de CONSTITUER la démocratie.

    Apres sur la ques­tion de la com­pé­tence il se trouve que d’une part nombre de nos hommes poli­tiques ne sont pas du tout com­pé­tents dans les domaines sur les­quels ils légifèrent/votent/décident mais ils le font à la lumière de l’ex­per­tise de spécialiste.

    Ensuite je ne vois pas pour­quoi on ne pour­rait pas jus­te­ment exi­ger des com­pé­tences pour cer­taines fonc­tions, voter ou par­ti­ci­per à l’ecclésia (com­mu­nal ou national)doit être un droit inalié­nable de tout citoyen mais on peut par­fai­te­ment ima­gi­ner qu’il faille réus­sir une doci­ma­sie un peu plus sérieuse pour être bou­leute et d’un niveau encore plus éle­vée pour être pry­tane ou ministre… Je sais que cer­tains ne seront pas d’ac­cord avec cette idée, pro­ba­ble­ment pour des rai­sons idéo­lo­giques que je peut conce­voir, mais en tant que prag­ma­tique je suis pour. Je veux une démo­cra­tie à la fois popu­laire et effi­cace, que le méde­cin gère la san­té et l’in­gé­nieur agro­nome gère l’a­gri­cul­ture me semble tout à fait logique.

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  16. CHENARD

    Sur la per­cep­tion de la démo­cra­tie fran­çaise, Flo­rence GAUTHIER oublie, comme Etienne, le prin­ci­pal mode de gou­ver­nance du peuple par le peuple et pour le peuple, le tra­vail. Le tra­vail (col­lec­tif de tra­vail et pro­fes­sion) est par nature poli­tique et per­met d’exer­cer sa res­pon­sa­bi­li­té sociale de cha­cun pour tous et de façon durable. Je lui recom­mande les tra­vaux du CNAM depuis 1928(chaire de pysh­co­lo­gie du tra­vail aujourd’­hui C. Dejours ou Y. Clot)opposé au moèle anglo­saxon et la confé­rence de Marion SIGAUT sur les cor­po­ra­tions et la Révo­lu­tion. La France a créé un modèle social unique (dis­ci­pline scien­ti­fique pour créer l’har­mo­nie au tra­vail en 1928, cpn­cep­tion unique et non scien­tiste du tra­vail, CNR, ser­vices publics, bureau­cra­ties, droit du tra­vail…) qui est la moelle épi­nière de toute vraie démo­cra­tie. C’est d’ailleurs ce qui a été mis à mal par le néo­li­bé­ra­lisme et concur­rence des pays sur leurs pro­tec­tions sociales. L’équilibre des pou­voirs néces­saire auprès de tous se fait en pre­mier entre l’ou­vrier et les féo­da­li­tés finan­cières. l’as­ser­vis­se­ment des syn­di­cats et des médias aux féo­da­li­tés finan­cières (pri­va­ti­sa­tion depuis Mit­te­rand) est essen­tielle pour chan­ger la vision que les gens ont du monde (cf « la fabrique du consen­te­ment » Edward BERNAYS et démo­cra­tie illu­soire). Et puis De Gaulle et le CNR avait vou­lu natio­na­li­ser l’E­NA et Sces Po mais n’y est pas arri­vé… Lais­sant la for­ma­tion des « élites » et son finan­ce­ment aux oli­garques et inté­rêts pri­vés. Tout le monde ne veut pas exer­cer la démo­cra­tie en par­lotes et dis­cus­sion mais pré­fère pou­voir l’exer­cer à où ils sont les meilleurs dans leur profession.

    C’est un déter­mi­nisme essen­tiel de notre espèce humaine que cha­cun puisse se décou­vrir à soi même et déve­lop­per ses talents propres là où il est le mieux à même de le faire (cha­cun est unique et c’est la com­plé­men­ta­ri­té qui est essen­tielle)… c’est en plus, là où nous sommes les plus forts en France ; ce qui est impor­tant pour ne pas déso­rien­ter encore tout le monde ! et ce n’est pas en tirant au sort que l’on res­pec­te­ra les déter­mi­nismes de l’es­pèce et donc qu’on sera démocratiques.

    Vou­loir héra­di­quer notre espèce de ce déter­mi­nisme par une consti­tu­tion est créer un « homme nou­veau » qui n’est pas plus démo­crate que d’en vou­loir un que entre­pre­neur ou sans hié­rar­chie ou sans ins­tinct ter­ri­to­rial. Mon­tes­quieu n’é­tait pas pour faire dis­pa­raitre les pou­voirs mais les équi­li­brer et en détrui­sant la liber­té de la presse, l’in­dé­pen­dance pro­fes­sion­nelle des fonc­tion­naires et de tous les tra­vailleurs (NAIRU, New Public Mana­ge­ment, contrôle de ges­tion, LOLF,…) ain­si que d’a­voir les rennes de l’in­for­ma­tion entre les gens est en soi inter­dire la démo­cra­tie du peuple pour le peuple et par le peuple (bou­lan­ger, prof de fac, éboueur, pianiste,fraiseur,…). les sciences sociales convergent et prouvent qu’il existe un conti­nuum entre déter­mi­nismes et liber­té et que vou­loir nier un de ces déter­mi­nismes (anar­chistes, com­mu­nistes, libé­raux,..) est le germe donc du tota­li­ta­risme. Qui aurait confiance en une socié­té qui fait écrire la loi des lois par des novices pas plus aptes que moi ? et qui sont assez fous pour croire que ce que leur opi­nion est la bonne ? Jamais per­sonne ne pour­rai croire en ce sys­tème outre une mino­ri­té qui est poin­tue déjà sur cette ques­tion et en poli­tique. Avez-vous fai­tun son­dage pour savoir si ce type de socié­té serait envié par un échan­tillon repré­sen­ta­tif de TOUS les fran­çais (pour les autres nations ce serait peut-être dif­fé­rent car la culture et nos racines sont un ciment essen­tiel des socié­tés). Pour­quoi oublier cette com­po­sante essen­tielle de la démo­cra­tie par la majo­ri­té (ins­tincts de l’espèce)pour se cen­trer sur les pou­voirs poli­ti­co-poli­ti­cien et d’in­tel­lec­tuel ? d’au­tant plus qu’a­vant de chan­ger la consti­tu­tion fran­çaise, il fau­drait d’a­bord s’u­nir comme en 43 pour rendre les rennes. Si ces éner­gies de mino­ri­tés résis­tantes étaient mises au seul objec­tif de récu­pé­rer nos pou­voirs sou­ve­rains, nous pour­rions débattre tous ensemble dans les médias de masse des recettes de cha­cun pour mieux se pro­té­ger dans l’a­ve­nir. mais en atten­dant, cha­cun dépense ses éner­gies à se dés­unir et au sta­tu quo donc ! car ame­nuise la visi­bi­li­té et l’é­vi­dence pour tous…

    Réponse
  17. Pierre Parent

    Étienne,

    J’ai l’im­pres­sion que vous vous heur­tez ici à l’é­go. Je penses qu’il y a un moment ou seule la vali­di­té et la force de convic­tion des pro­pos ne suf­fit pas à convaincre ; lorsque l’e­go est constam­ment en fond chez la per­sonne en train de se deman­der « Qu’est-ce que ça signi­fie pour ma vie si j’ac­cepte cette idée » et que la réponse est « Jus­qu’à main­te­nant je me suis trom­pé », « J’ai pas­sé ma vie sur des illu­sions », « Cette per­sonne a trou­vé une meilleur idée que moi », ou des réponses que l’e­go ne peut accepter.

    Ce que je veux dire c’est que je penses qu’une per­sonne qui a une cer­taine noto­rié­té publique comme Flo­rence Gau­thier ou Ber­nard Lor­don ne pour­ra tout sim­ple­ment jamais accep­ter, et embras­ser l’i­dée du tirage au sort (ou autre), s’il n’est pas préa­la­ble­ment libé­ré de l’e­go (et ce quelque soit l’ar­gu­men­taire). Car ça signi­fiai pour l’é­go deve­nir une « sous-per­so­na­li­té » qui défend l’i­dée qu’un autre a eu, alors que l’e­go veut être une per­sonne ori­gi­nale créa­trice d’une théo­rie nou­velle ou du moins qui lui est propre, et en être fier.

    Il me semble qu’il fau­dra réflé­chir à cette ques­tion d’e­go et ses consé­quences sur la vira­li­té. La par­ti­cu­la­ri­té aus­si de cette idée de cause des causes est que si on l’ac­cepte ça pro­voque for­ce­ment un bou­le­ver­se­ment dans sa vision poli­tique. On ne peut pas rien chan­ger à sa vision ou presque et dire entre paren­thèse « A en fait je suis com­plè­te­ment d’ac­cord avec cette idée de cause des causes ; passons »

    J’ai d’ailleurs remar­qué que dans les vidéos dans les­quelles je vous ai vu, vous sem­blez libé­ré de l’e­go de manière assez éton­nante. Il serait inté­res­sant de savoir com­ment vous êtes par­ve­nu à cette libération.

    Pierre.

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  18. Pierre Parent

    Ne voyez dans mon mes­sage pré­cé­dent, qu’une réflexion sur l’e­go chez l’être humain en aucun cas une quel­conque forme de juge­ment envers une per­sonne en particulier.

    Réponse
  19. EFFAB

    (vers 52′)
    Où ETIENNE parle de la pos­si­bi­li­té de 2 chambres : une élue (les pro­fes­sion­nels de la poli­tique), l’autre tirée au sort (vous, moi, Tar­tan­pion). Tar­tan­pion et Mon­sieur-tout-le-monde, je veux bien, et cha­cun ici, tiré au sort ; évi­dem­ment, ne pas se refu­ser des can­di­da­tures spon­ta­nées pleines d’éner­gie et d’i­dées, qui plus est, des plus capables… et c’est là ou le che­mi­ne­ment de ma pen­sée prend de l’a­vance sur cer­tains points que je vou­lais défi­nir par écrits…

    Voi­là où je vou­lais en venir, au début, en pen­sant tout en écou­tant ce qui se disait alors dans ce débat : Une chambre tirée au sort pour Mon­sieur-tout-le-monde, oui, entiè­re­ment d’ac­cord, cette pleine et entière repré­sen­ta­tion natio­nale concer­nant cha­cun et cha­cune. Par contre, cette chambre consti­tuées par des pro­fes­sion­nels de la poli­tique (tout en devi­nant bien, ce me semble, qu’E­TIENNE lui-même en disant cela n’y croit ou ne l’es­père pas trop), non, il en est hors de ques­tion ; il faut bien s’ac­cor­der d’un des pos­tu­lats fon­da­men­taux de la Démo­cra­tie comme nous la rêvons et comme nous la vou­lons : en aucun cas de soit-disant pro­fes­sion­nels de la poli­tique ne doivent inter­fé­rer d’une manière ou d’une autre au coeur de la ges­tion et du pro­jet sociétal !

    Pour ceux qui n’au­raient pas encore com­pris, la poli­tique comme nous l’a­vons connue jus­qu’a­lors n’a plus lieu d’être et ne sera jamais qu’une aber­ra­tion et un fléau asso­cié à une socié­té civile pré­ten­due démo­cra­tique et ne vou­lant que le bien de tous et de cha­cun. Certes, l’en­jeu il est bien là, il est péda­go­gique, il est dans cette réap­pro­pria­tion de la chose publique, dans cet inté­res­se­ment, dans cette nécessité…

    … et l’on peut résoudre ain­si, expli­quer com­bien il est impor­tant sur le plan com­mu­nal de se sen­tir concer­ner par son quo­ti­dien et son envi­ron­ne­ment car tout ce qui s’é­la­bo­re­ra et se déci­de­ra à ce niveau com­mu­nal sera ça de moins à devoir relé­guer à des niveaux plus hauts : le pou­voir ain­si au plus grand nombre et le plus loca­li­sé qui soit ; ne se décide aux éche­lons supé­rieurs (régions, nation) que les pro­jets, les lois et les infra­struc­tures qui demandent davan­tage de concer­ta­tion entre davan­tage d’in­té­res­sés : l’emplacement d’une uni­ver­si­té dans telle ou telle ville mais à la fois capable de satis­faire au mieux une région et le plus grand nombre (ne serait-ce qu’une ques­tion de trans­port), telle loi sur tous les sujets inima­gi­nables mais rele­vant de l’in­té­rêt général…

    J’en reviens à mes deux chambres… en lieu et place de ces beaux par­leurs et para­sites de la poli­tique, j’a­vais pen­sés à des spé­cia­listes en leurs domaines… et main­te­nant que cela devient plus clair en mon esprit, ajou­tés à ces spé­cia­listes le fait qu’il puisse s’a­gir là de can­di­da­tures spon­ta­nées comme de futurs inter­ve­nants choi­sis et élus par d’autres, par nous… c’est là que je pense avoir solu­tion­ner la chose, moi qui ne fais sans doute que refor­mu­ler à ma sauce ce que d’autres ont dit déjà bien avant moi ; mes répé­tons-nous, affû­tons tout cela ou mon­trez-moi gen­ti­ment que je n’a­vais pas pen­sé à tout et que tout cela par­tait cepen­dant d’un bon sen­ti­ment, lol !

    voi­là : si 2 chambres il y a, une chambre est tirée au sort de Mon­sieurs-tout-le-monde et autres nous-mêmes tar­tan­pion ; la seconde, elle, sorte de chambre éli­tiste, en cela qu’elle est consti­tuée de spé­cia­listes en dif­fé­rents domaines – car je crois qu’il est plu­tôt judi­cieux et avi­sé, comme le note si bien CHENARD, d’a­voir des élites à mêmes de faire lien et concer­ta­tion entre les sujets les plus divers, voire cer­tains plus com­pli­qués que d’autres, et cette appro­pria­tion de ces sujets et leurs enjeux par tout qui­dam et tout citoyen, le pre­mier inté­res­sé – éga­le­ment tiré au sort mais cette élec­tion au préa­lables de can­di­dats spon­ta­nés et de non-can­di­dats choi­sis jus­te­ment pour leurs com­pé­tences, voire ce sérieux et cette confiance qu’ils ins­pirent à autrui.

    Cette élec­tion ou cette sorte de pri­maire, si vous pré­fé­rez, est néces­saire en ce sens que selon le choix de cer­tains can­di­dats, cer­tains postes requé­rants des com­pé­tences et un savoir pou­vant échap­per aux com­muns des mor­tels et aux plus Tar­tan­pions d’entre nous, il est donc utile que des tiers plus com­pé­tents que nous le sommes en tel ou tel domaine puisse à notre place choi­sir des can­di­dats dignes ou/et capables de rem­plir ces tâches… la déci­sion finale reve­nant au TAS, ce prin­cipe chouar­dien fon­da­men­tal sur lequel je ne revien­drai pas.

    Mer­ci

    Réponse
  20. EFFAB

    PIERRE, je trouve très inté­res­sante cette approche par l’ego_car il me semble éga­le­ment qu’l y a de nom­breux petits signes ou atti­tudes au sein de ce débat qui à eux seuls pour­raient expli­quer bien des choses… mais lais­sons ces détails qui ne sau­raient que ravi­ver à l’e­go tous ces bou­le­ver­se­ments et ce manque en soi, ce vide consti­tu­tif face à l’é­norme poten­tiel que peut offrir le TAS, oups !

    C’est plus fort que moi et face à de tels enjeux et puisque rap­ports de force il y a, faut bien repla­cer l’e­go face à ses réa­li­tés, et si per­sonne ne le fait qui le fera ?

    ETIENNE en est tota­le­ment libé­ré, ça saute aux yeux, c’est là l’une de ses grandes force : ce dés­in­té­rêt en lui en même temps que cet inves­tis­se­ment, cette sim­pli­ci­té, cette hon­nê­te­té – me semble-t-il – de tous les ins­tants, cette écoute, cette cour­toi­sie, cette capa­ci­té qu’il a d’es­sayer de com­prendre chaque point chez son inter­lo­cu­teur, lequel peut lui apprendre quelque chose ou le convaincre de ceci…

    Oui, très inté­res­sante ques­tion, PIERRE… mais peut-être ETIENNE est-il infi­ni­ment plus spi­ri­tuel qu’il ne le croit ? ou ignore-t-il encore ce qu’il faut entendre par-là ? Mais je le crois sur­tout infi­ni­ment plus intel­li­gent qu’il nous appa­raît affable et des plus abor­dables, et c’est tout à son honneur_et tout béné­fice pour nous, que nous en soyons conscients ou non.

    Au plai­sir

    Réponse
  21. Ana Sailland

    Je suis d’ac­cord avec ce qui est dit sur l’e­go mais nous devons accep­ter que des gens tirent le rideau et usent de l’ar­gu­ment « ça ne m’in­té­resse pas », aga­çant au pos­sible, c’est un fait, frus­trant car il stoppe l’échange.
    Ce n’est pas demain que grande foule com­pren­dra qu’on s’en­ri­chit plus à écou­ter qu’à dire et que la conver­sa­tion devrait se pas­ser pour être déli­cieuse comme le par­tage gas­tro­no­mique de plats miton­nés avec amour par tous les convives.
    Il est déjà très dif­fi­cile voire impos­sible d’être maître de ses propres idées et de ses propres mots, espé­rer la per­fec­tion de l’autre serait vain.
    La bataille vers le mieux se passe sur un ter­rain men­tal que nous ne pou­vons mode­ler qu’in­di­vi­duel­le­ment en nous, en espé­rant que d’autres font de même, mais ce n’est pas exigible.
    Pour sans ris­quer de l’é­teindre atti­ser le feu du pro­grès qui couve , il est néces­saire d’a­voir du tran­chant dans la modestie …
    Exer­cice d’équilibriste.

    Je change de sujet.

    Une ques­tion :

    (Qui touche un peu à la troi­sième ques­tion de la conférence)

    Une consti­tuante, quelle que soit sa com­po­si­tion (!), sau­ra-t-elle du pre­mier coup pondre la des­crip­tion idéale du pro­ces­sus de codé­ci­sion uni­ver­selle, magni­fiant les com­pé­tences, limi­tant au mieux les abus de pou­voir quand on ne sait se pas­ser d’eux, auto­ri­sant le citoyen indi­vi­du à mon­ter au front chaque fois que néces­saire à ses yeux, auto­ri­sant la rapi­di­té autant que la mesure, auto­ri­sant la meilleure ges­tion du pré­sent, du futur, dans le res­pect de l’u­ni­té du vivant autant que des besoins humains etc.

    J’en doute.
    Ne serait ce que pour ces his­toires d’e­go hihi.
    Mais sur­tout parce que c’est une tâche dont on ne mesure que peu l’im­men­si­té et les méandres.

    Peut être une pre­mière consti­tuante devrait elle sur­tout pré­pa­rer la seconde ?

    Peut être fau­drait il publier (qui ?) un pré­cis du néces­saire, un « ce que devrait savoir tout peuple avant toute révo­lu­tion », des­crip­tif, entre autres, du mini­mum qu’une consti­tu­tion ver­sion zéro doit conte­nir pour per­mettre l’é­cri­ture saine de la ver­sion 1 et des suivantes.

    Réponse
  22. nlescan

    Sur la fin elle devient un brin obtue et gon­flante la bonne dame… 
    Je conti­nue de trou­ver ce qu’elle dit inté­res­sant mais elle n’es­saie même pas d’é­cou­ter ce que dit E.C. et l’in­ter­rompt avec un dédain que je trouve par­fai­te­ment irres­pec­tueux, c’est dommage. 
    Je trouve E.C. d’une grande sagesse et d’un calme olym­pien… Je pour­rais pas res­ter aus­si calme dans une telle situa­tion, j’aimerais savoir faire ça, je suis impres­sion­né, j’a­voue que si tu me cause comme ça y’a quand même un sérieux risque de dérapage.

    Réponse
  23. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Certes, elle est d’un contact éprou­vant, et je dirais tant mieux car notre civi­li­sa­tion l’est tout autant. Il serait pré­fé­rable, je pense, de débattre sur les quelques points de vu per­ti­nents qu’elle a mentionnée.

    Réponse
  24. EFFAB

    D’où la per­ti­nence et la néces­si­té du TAS, ce mieux popu­laire et cet inté­rêt mutuel plu­tôt que ces prises de têtes infé­condes et concer­ta­tions à demi faute de mieux, lol

    Réponse
  25. nlescan

    @ Ana Sailland,

    Per­son­nel­le­ment je suis super d’ac­cord avec ça.

    J’i­rais même plus loin : avant toute consti­tuante il nous faut plu­sieurs exemples de consti­tu­tions démocratiques.

    Je suis pour que d’autre consti­tu­tions type « plan C » voient le jour, de vraies pro­po­si­tions ori­gi­nales mais qui soient fina­li­sées et appli­cables demain matin.

    C’est peut être même grâce a de tels écrits que l’on par­vien­dra a fédérer…

    Parce que le coup du concept mini­ma­liste qui serait du même coup fédé­ra­teur j’ai­me­rai bien que ça marche mais je ne suis pas persuadé…

    Peut être au contraire faut il pro­po­ser des sys­tèmes clef en main, mûre­ment réflé­chis par des démo­crates convain­cus, exploi­tant les nom­breuses excel­lentes idées de cha­cun, mis en forme par des gens qui en ont la com­pé­tence et sou­mis à l’a­vis de juristes char­gés de poin­ter d’é­ven­tuelles incohérences.

    C’est mon avis per­son­nel mais je trouve qu’on perd énor­mé­ment de temps en conjec­tures à pro­pos de com­ment l’on va déclen­cher une consti­tuante. Je trouve ça peu utile. J’en­tends même la dame dire dans la vidéo que de tran­cher sur je ne sais plus quelle ques­tion serait pré­ma­tu­ré. Je pense dia­mé­tra­le­ment le contraire.

    Il est urgent de rédi­ger des pro­po­si­tions de consti­tu­tions démo­cra­tiques com­plètes et viables afin de pro­cé­der à leur étude et a leur éven­tuelle promotion…

    Ain­si le jour ou nous obtien­drons la consti­tuante (qui soit dit en pas­sant en l’é­tat actuel de nos ins­ti­tu­tions ne peut s’ob­te­nir qu’en gagnat un pré­si­den­tielle) nous aurons déjà de sérieuse bases de travail.

    J’en ai assez d’en­tendre des intel­lec­tuels dire des ‘on ver­ra bien’, ‘on y est pas’…Bien sur qu’on y est et moi je veux voir tout de suite, j’ai pas le temps.

    Réponse
  26. Alain Guillou

    C’est for­mi­dable, car la confron­ta­tion touche l’essentiel…Bravo Etienne. !

    Je pense plu­tôt comme Flo­rence Gau­thier, pour ce qui est de la néces­saire asso­cia­tion (puis-je par­ler de « consub­stance consti­tu­tion­nelle » ? car je suis un ama­teur…), « consub­stance consti­tu­tion­nelle » néces­saire et sou­hai­table entre d’une part la volon­té-puis­sance popu­laire, et d’autre part son propre auto-contrôle-modu­la­teur, c’est-à-dire effec­ti­vi­té du « pou­voir du peuple » et jus­tesse de sa « légi­ti­mi­té populaire « .

    Pour moi, l’hy­bri­da­tion doit être ima­gi­née et en effet, « on ver­ra après » com­ment garan­tir les mises au point et remises en chan­tier, ce « on ver­ra après » devant faire par­tie des « clauses sus­pen­sives pos­sibles  » en cas d’im­pré­vu « his­to­rique », l’im­pré­vu étant ce qui désar­çonne le peuple , qui doit pour « pou­voir reve­nir sur la scène de l’His­toire », avoit ce « droit à cette clause suspensive »…

    …mais ce débat mérite d’être réen­ten­du : ça prend du temps!… mer­ci en tout cas !

    Ami­tié

    Réponse
  27. Etienne Lantuti

    Bon­jour,

    J’ai beau­coup appré­cié la nou­velle façon de pré­sen­ter les avan­tages du Tirage au sort Vs Elec­tions (à 1h04).

    Etienne est deve­nu effec­ti­ve­ment hyper poin­tu sur la ques­tion du tirage au sort et le besoin d’une vraie consti­tu­tion. Sur le fond, cita­delle impre­nable et qui pour­tant ne demande qu’à être prise pour pou­voir se cor­ri­ger ensuite et deve­nir encore plus forte, c’est sur la forme que je vou­lais intervenir.

    Pour s’é­loi­gner de l’af­fron­te­ment (même s’il n’est pas vou­lu) et du « j’ai rai­son, tu as tort » sté­rile, tout comme Ste­phen Covey conseille dans ses 7 Prin­cipes de tou­jours veiller à com­prendre l’autre avant de vou­loir se faire com­prendre, il existe une méthode qui consiste à tou­jours par­tir des points com­muns, les vali­der et ensuite cher­cher les dif­fé­rences. Sur ces dif­fé­rences, cher­cher les points com­muns, les vali­der, puis les dif­fé­rences… Ca dépas­sionne, ça per­met de se rendre compte qu’on est sou­vent qua­si d’ac­cord et de pré­ser­ver la dis­cus­sion de l’égo et du mal­en­ten­du. (Ca marche même dans mon couple, c’est pour dire.) Cette méthode et de nom­breux outils sont expli­qués dans deux livres géniaux du génial Ed de Bono : « I am right-you are wrong » et « water logic ». (mal­heu­reu­se­ment pas tra­duits en fran­çais que je sache)

    Bra­vo et encore mer­ci Etienne en tout cas, pour cette vidéo et tout le tra­vail que vous effec­tuez. Sur ce cas-là, j’es­time que l’ar­bitre aurait du inter­ve­nir en récla­mant un peu plus de cour­toi­sie pour évi­ter que le débat ne se bloque et pour soit rap­pe­ler la méthode pra­tique de Mme Gau­tier pour s’as­su­rer de l’im­par­tia­li­té d’une consti­tu­tion écrite par des pro­fes­sion­nels (« on ver­ra » si je me rap­pelle bien) ou pour confir­mer qu’elle n’a­vait pas répon­du ou en tout cas qu’eux non plus n’a­vaient pas com­pris, peu importe, ce qui compte main­te­nant c’est la prochaine.

    Voi­là, fina­le­ment, je crois que je vou­lais juste rajou­ter un mil­lième livre sur votre pile « ultra urgent et impor­tant », parce que je consi­dère que sur le fond, vous êtes l’un des meilleurs, et que pour deve­nir plus effi­cace, la forme ne doit pas être négli­gée (et ce sans pour autant ver­ser dans Scho­pen­hauer). Pour uti­li­ser l’i­mage de Covey, vous avez des muscles énormes et une volon­té sans faille mais votre scie n’est peut-être pas aus­si aigui­sée qu’elle pour­rait l’être.

    Bien cor­dia­le­ment,

    Etienne L.

    Réponse
  28. yvesmarc

    Bjr

    Encore un débat (inté­res­sant).. mais à vou­loir avoir rai­son à tout prix Mme Gau­thier nous empêche de res­ter impartial !
    Un peu comme le débat avec F. Asse­li­neau que j’ai tout de même trou­ver plus courtois.

    Les élites ont tou­jours du mal à trou­ver un inté­rêt dans le tirage au sort.

    « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive » ce terme semble éner­ver quelque peu Mme Gauthier !
    Pour­tant Ber­nard Manin fait bien la dif­fé­rence entre repré­sen­ta­tif et « démo­cra­tie directe ». On sent qu’en France le sys­tème est bien verrouillé ..

    Réponse
  29. Alix

    Bon­jour,

    Je rebon­dis sur la ques­tion de l’é­go. Un dis­cours peut-être bien fon­dé et bien pré­sen­té, et ne pas rem­por­ter l’adhé­sion de son inter­lo­cu­teur. Il y a de l’é­go oui, quand l’in­ter­lo­cu­teur refuse d’é­cou­ter car ce n’est pas lui qui a trou­vé la solution.Ce qui peut s’ap­pa­ren­ter à de la fierté.
    Mais dans la plu­part des cas, c’est sur­tout une ques­tion de croyances, voire, de foi. La per­sonne refuse d’en­tendre car elle a encore besoin de ces croyances-là (ici, fré­quem­ment contre le tirage au sort, un régime repré­sen­ta­tif) pour se repré­sen­ter le monde. C’est son filtre. Et ce genre de filtre, il me semble, s’en­lève à mesure que la per­sonne prend conscience de la fai­sa­bi­li­té d’un autre régime (les ate­liers consti­tuants par­ti­cipent, par ailleurs, gran­de­ment à cette prise de conscience).

    Main­te­nant, à titre per­son­nel, je trouve par­fai­te­ment sain et nor­mal de lais­ser les citoyens déci­der de leur propre sort et des règles de fonc­tion­ne­ment de leur socié­té, puis­qu’ils vivent dedans tous les jours ; et ce quel que soit leur métier.
    Je trouve au contraire cho­quant de s’oc­troyer le droit de déci­der pour eux, et hau­tain et mépri­sant de consi­dé­rer qu’ils sont inaptes à déci­der pour eux.
    Les hommes poli­tiques aujourd’­hui sortent tous de la même école et du même milieu, ce qu’ils apprennent, ce n’est pas à gérer une nation mais à faire en sorte de conser­ver leurs inté­rêts. Ils ne connaissent pas et ne connai­tront jamais la réa­li­té de ces mil­lions de per­sonnes qui ne viennent pas du même milieu, qui n’ont pas eu les mêmes faci­li­tés dans la vie et qui ont par ailleurs un quo­ti­dien très dif­fé­rent du leur. Ils ne vivront jamais les pro­blèmes du citoyen « moyen », ils n’en prennent conscience qu’à tra­vers des rap­ports, des chiffres et des études.
    Le citoyen a pour lui son expé­rience de vie et il me semble que cette expé­rience (dans le cas où elle ne vau­drait pas mieux que des rap­ports et des études chif­frées, ce qui reste encore à prou­ver) mérite au moins d’a­voir droit de cité. Et un vote tous les cinq ans entre per­sonnes déjà choi­sies (et qui par­tagent entre eux des inté­rêts) me semble net­te­ment insuf­fi­sant pour la repré­sen­ter et la faire valoir.

    Réponse
  30. Ana Sailland

    @nlescan (25)

    Chiche

    On fait comment ?

    Réponse
  31. Sioux

    Un vrai dia­logue de sourd avec cette dame !

    Réponse
  32. Ana Sailland

    @Sioux (31)

    Elle n’est pas en effet la femme bison blanc 😉

    Il y a quand même l’i­dée de nous réap­pro­prier le dia­logue public et les lieux néces­saires (idée en com­mun avec les indignés)
    Il y a quand même l’i­dée que face au TAS le dia­logue entre tous et la par­ti­ci­pa­tion de tous est une autre option.

    Le TAS est mathé­ma­ti­que­ment cor­rect, et cela elle ne le voit pas, mais il n’a pas le mérite de doper la conscience poli­tique de tous, sauf marginalement.

    C’est en for­geant qu’on devient for­ge­ron, dit on, et c’est en cela qu’un pro­ces­sus de codé­ci­sion qui ouvri­rait la porte à tous et en tout temps serait seul apte à impul­ser l’in­tel­li­gence, l’ex­per­tise, l’en­ga­ge­ment de tous.
    Le TAS, qui pro­tège, et que je défends donc, n’a pas cette dimen­sion d’im­pul­sion de l’Esprit :
    Le fait de savoir qu’un jour peut être on sera choi­si n’est pas une rai­son suf­fi­sante pour se tenir au cou­rant plus que sous un régime »repré­sen­ta­tif« émet­teur de dik­tats et autiste.

    Je trouve donc cet échange enri­chis­sant, der­rière les mots et les atti­tudes qui (me) dérangent (aus­si).

    Réponse
  33. nlescan

    @Ana Sailland : on peut deci­der de repar­tir sur un pro­jet alter­na­tif au plan C en s en ser­vant comme base, on a le forum pour echanger…En fait moi au depart j ai debarque sur le forum avec mes idees mais j ai pas trop reus­si a convaincre les locaux…je me suis donc dit qu un de ces 4 j essaie­rai de cou­cher mes pro­po­si­tions pour le jour ou je tom­be­rai sur un groupe motive pour consti­tuer… j ai deja ima­gine plu­sieurs « sys­temes », ce qui m inter­esse c est de pro­po­ser des sys­temes de gou­ver­nance demo­cra­tique viables au natio­nal mais qui ne soient pas bases sur des delegues fede­raux (en gros des sys­temes dif­fe­rents de ce que la dame de la video pro­pose, uti­li­sant un mix vote/tas et assez proches d Athenes au niveau de la structure)…

    Apres je suis concient de mes limites : je n ecris pas tres bien, je n ai pas de notions en redac­tion juri­dique, je bosse…

    mais en tout cas si un groupe de motives se lan­cait dans un plan C bis son­nez moi si vous vou­lez mes pro­po­si­tions ou mon avis…

    Dans le pire des cas si tout le monde trouve mes uto­pies peu inter­es­santes si il le faut un de ces 4 je me la grat­te­rai moi meme ma consti­tu­tion et je me paie­rai un type pour cor­ri­ger… on sait jamais, ca ser­vi­ra peut etre a quel­qu un…

    Réponse
  34. Ana Sailland

    ana.sailland
    arobase
    live​.fr

    Réponse
  35. Mario

    D’a­bord Bra­vo Mr Chouard pour votre inves­tis­se­ment en tant que sen­ti­nelle citoyenne.

    Un mer­ci aus­si Au Cercles des Volon­taires pour ce débat. Juste un mot pour l’équipe de mon­tage, le son est pour­rit sur­tout en écou­tant au casque avec une très mau­vaise balance entre les voies.

    J’a­voue que ma pre­mière écoute du débat ma don­née une impres­sion, du cer­taine arro­gance de la part de Flo­rence Gau­thier avec plu­tôt une argu­men­ta­tion d’autorité.

    En fait, en réécou­tant je crois quelle a mis à nue une brèche dans votre argu­men­taire que vous n’a­vez pas com­pris et/ou admis.

    Vous dite que l’é­lec­tion ne peut-être qu’une vic­toire des par­tis existants.
    À cela Mme Gau­thier dit qu’un mou­ve­ment citoyen peut prendre le pou­voir aux par­tis et déclen­cher le pro­ces­sus constituant.

    C’est exac­te­ment ce que le M5S (Movie­men­to 5 Stelle) essaye de faire en Italie.

    Ce mou­ve­ment citoyen fon­dé par Beppe Grillo, Dan fia­ro, Gian­ro­ber­to Casa­leg­gio n’est pas un par­ti poli­tique et ils sou­haitent ins­tau­rer la démo­cra­tie directe par internet.

    Ces fon­da­teurs ont per­mis l’émergence d’une vague énorme de citoyens dési­reux de prendre en charge eux-mêmes leur pays et de virer les par­le­men­taires par­mi les plus cor­rom­pus de la planète.

    Le M5S a rem­por­té une très impor­tant vic­toire lors des légis­la­tives 2013 avec 163 par­le­men­taires. La cam­pagne menée par Beppe a été faite grâce aux dons des citoyens et sur­tout beau­coup de béné­voles. Les grands médias ont évi­dem­ment vou­lu cari­ca­tu­rer ce mou­ve­ment et Beppe. Mais la com­mu­ni­ca­tion directe par des mee­tings dans les prin­ci­pales villes ita­liennes et une chaîne You­tube (La cosa) trans­met­tant en direct les évé­ne­ments sur le Web, leur ont per­mis de contour­ner en par­tie la cen­sure et la désinformation.

    Mme Gau­thier parle de l’exemple des Indi­gnés Espa­gnols, mais ce mou­ve­ment n’a pas su trans­for­mer en actes poli­tiques. Le M5S, lui, a déci­dé de s’en­ga­ger dans le com­bat poli­tique et de virer les marion­nettes en place depuis 50 ans et qui conduisent les Ita­liens à la misère.

    Les par­le­men­taires M5S par le sta­tut qu’ils ont signés se consi­dèrent comme des porte-parole des citoyens. Ils décident leurs choix à la majo­ri­té, après débat, ou pour les choses très impor­tantes, ils doivent faire appel aux mili­tants sur le blog de Beppe.

    Par exemple, les mili­tants ont pro­po­sé 10 noms pour le poste de pré­sident de la répu­blique ita­lienne. Mr Rodot­ta a été le vain­queur de cette liste.
    Les par­le­men­taires M5S ont pro­po­sé de cette can­di­da­ture au par­le­ment et au sénat au nom du peuple italien.

    Autres exemples d’ac­tions citoyennes des par­le­men­taires M5S : ils ont déci­dé de ne pas tou­cher l’in­té­gra­li­té de leur indem­ni­té de par­le­men­taire (2 500€ au lieu des 20 000€ brut, oui !) Le M5S avait recueilli +700 000€ pour sa cam­pagne, il n’en a uti­li­sé que 350 000€, le reste a été don­né aux réfu­gié du trem­ble­ment de terre en Italie).

    Les par­le­men­taires du M5S sont pour moi la tra­duc­tion de Fideis Com­mis de Mme Gauthier.
    Il doivent suivre une ligne de conduite, sinon ils sont exclus et cela est déjà arri­vé au moins à 2 d’entre-eux, je crois…

    Je ne peux pas vous racon­ter tout ce que font ces per­sonnes honnêtes.
    Il ne se passe pas un jour sans une nou­velle polé­mique en Italie.

    Ils dénoncent tous les jours les pra­tiques des politiques.

    Voi­ci le lien sur le site de Beppe qui est la pla­te­forme de communication :
    http://​www​.bep​pe​grillo​.it/

    Le lien sur le pro­gramme du M5S :
    http://​www​.bep​pe​grillo​.it/​m​o​v​i​m​e​n​t​o​/​2​0​1​0​/​0​7​/​s​v​i​l​u​p​p​o​.​h​tml

    Le lien sur le code de conduite des Par­le­men­taires M5S :
    http://​www​.bep​pe​grillo​.it/​m​o​v​i​m​e​n​t​o​/​c​o​d​i​c​e​_​c​o​m​p​o​r​t​a​m​e​n​t​o​_​p​a​r​l​a​m​e​n​t​a​r​e​.​php

    La chaine TV inter­net du mouvement :
    http://www.beppegrillo.it/la_cosa/2013/10/18/5‑giorni-a-5-stelle‑5/

    En résu­mé, je pense que le M5S est aujourd’­hui le mou­ve­ment citoyen qui a le plus avan­cé pour rendre le pou­voir au peuple.
    Il n’est pas encore arri­vé au pou­voir lui-même, mais j’es­père qu’une pro­chaine élec­tion leur per­met­tra enfin de le faire.

    Ciao a tutti !

    Réponse
  36. nlescan

    Mer­ci pour ton mail Ana, je vais t’écrire !

    Réponse
  37. yvesmarc

    Bsr

    Mme Gau­thier parle beau­coup des « com­mis de confiance » (moyen âge)
    Qui étaient-ils ? d’où sortaient-ils ?

    Réponse
  38. Étienne
  39. contrelabienpensance

    Cette dame me paraît assez mépri­sante, d’ailleurs, elle ne regarde pas son inter­lo­cu­teur en face, ce qui est assez pénible, elle ne peut pas affron­ter le regarde d’É­tienne qui, lui, regarde bien en face et essaie de dia­lo­guer serei­ne­ment en cher­chant le vrai.

    Elle le prend pour un demeu­ré ou un mal-com­pre­nant en lui disant qu’elle a répon­du à la ques­tion du choix des repré­sen­tants, ce qui n’est pas vrai, elle noie le pois­son en se réfé­rant au Moyen Âge sans pré­ci­ser le mode de dési­gna­tion des repré­sen­tants, non sans envoyer son vis-à-vis dans les roses par des pro­pos déplacés.

    Elle ridi­cu­lise et rabaisse les argu­ments d’É­tienne par des affir­ma­tions du genre “ce n’est pas de la poli­tique”, elle use de grands mots pour ne pas dire grand-chose, bref, c’est une para­site du sys­tème domi­nant qui refuse d’ap­pré­hen­der la valeur intrin­sèque du tirage au sort, lié à un man­dat très court et unique dans la vie, à la manière des bou­leutes de la démo­cra­tie d’A­thènes au siècle de Péri­clès, qui n’é­taient d’ailleurs pas des repré­sen­tants mais de simples administratifs.

    Dans mon blog, j’explique 
    • que la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive est une imposture :
    http://​contre​la​bien​pen​sance​.blog​.fr/​2​0​1​3​/​0​8​/​0​2​/​l​a​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​r​e​p​r​e​s​e​n​t​a​t​i​v​e​e​s​t​-​u​n​e​-​i​m​p​o​s​t​u​r​e​-​1​6​2​8​5​6​57/

    • que la construc­tion de l’Eu­rope est insensée :
    http://​contre​la​bien​pen​sance​.blog​.fr/​2​0​1​3​/​0​6​/​0​7​/​c​e​t​t​e​-​e​u​r​o​p​e​-​i​n​s​e​n​s​e​e​-​1​6​0​9​9​9​18/

    • qu’on est pas­sés du droit des peuples au droit des banques :
    http://​contre​la​bien​pen​sance​.blog​.fr/​2​0​1​3​/​0​5​/​0​9​/​d​u​-​d​r​o​i​t​-​d​e​s​-​p​e​u​p​l​e​s​-​a​u​-​d​r​o​i​t​-​d​e​s​-​b​a​n​q​u​e​s​-​1​5​9​2​0​4​94/

    • que la gauche et la droite ne sont que des machines à empê­cher de penser :
    http://​contre​la​bien​pen​sance​.blog​.fr/​2​0​1​3​/​0​5​/​0​1​/​l​a​-​g​a​u​c​h​e​-​e​t​-​l​a​-​d​r​o​i​t​e​-​s​o​n​t​-​d​e​s​-​m​a​c​h​i​n​e​s​-​a​-​e​m​p​e​c​h​e​r​-​d​e​-​p​e​n​s​e​r​-​1​5​8​1​4​6​40/

    • que ce qui empêche toute poli­tique, c’est la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de la politique :
    http://​contre​la​bien​pen​sance​.blog​.fr/​2​0​1​3​/​0​4​/​0​4​/​c​e​-​q​u​i​-​e​m​p​e​c​h​e​-​t​o​u​t​e​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​1​5​7​1​6​5​66/

    Bra­vo Étienne d’être res­té calme dans ce pseu­do-échange où vous êtes res­té cour­tois devant cette indé­li­cate qui ose vous par­ler comme un élève, vous devriez évi­ter ce genre de dia­logues de sourds qui ne mènent à rien.

    Bien à vous

    Réponse
  40. FURAX

    Per­met­tez-moi une petite remarque sur la mise en scène.

    il est d’un goût dou­teux que de mettre des cycla­mens à côté d’une dame à l’âge avancé.

    😉

    Réponse
  41. EFFAB

    (@21)

    ANA, oui, déci­der tout à l’a­vance c’est peut-être encore vou­loir trop diri­ger et défi­nir trop pré­ci­sé­ment une expé­rience humaine et socié­tale – je dirais même ‘ins­ti­tu­tion­na­li­ser’ quand nous devrions tou­jours nous méfier de ce qui est fixé, impo­sé alors que la vie n’est que chan­ge­ment et évo­lu­tion – unique dans l’His­toire et sujette par consé­quent à bien des incon­nues, bien des imprévus.

    Mais notre démarche est bien démo­cra­tique, des plus exi­geantes, des plus sin­cères et des plus dés­in­té­res­sées (ou jus­te­ment cet inté­rêt mutuel et indi­vi­duel tout à la fois), comme il faut bien envi­sa­ger tout un tas de pro­to­coles, fon­da­men­taux, détails, méca­nismes, gardes-fou et j’en passe, bref, ima­gi­ner tout ce qu’il res­te­ra à construire et ce sans excès et sans dérives, ce mini­mum de choix et de par­tis pris, ces connais­sances et ces par­tages qu’il est dans l’in­té­rêt d’une bonne gou­ver­nance et d’une Consti­tuante consé­quente d’im­po­ser à autrui, comme il est de notre sou­cis actuel de por­ter la bonne parole et ce Gen­til Mes­sage, convaincre tous ces autres nous-mêmes, aus­si dif­fé­rents soient-ils, qui sont encore dans l’i­gno­rance ou cette non-per­cep­tion, cette incons­cience du ba.-ba démo­cra­tique voire chouar­dien le plus élémentaire.

    Ce rap­port de force n’est pas tant phy­sique et éco­no­mique , il est éga­le­ment, à la fois cau­sa­le­ment et consé­quem­ment, psy­chique, men­tal… ces murs de l’in­com­pré­hen­sion comme ces dédales de la Connais­sance et du savoir, cachés ou fal­si­fiés, puisque conspi­ra­tion­nisme et donne réelle et obser­vable par tous il y a, cette infi­ni­tude d’in­ter­pré­ta­tions et cette triste et si affli­geante réalité.

    Je n’en suis pas moins pro­fon­dé­ment opti­miste et comme pré­ser­vé, mais c’est bien de cela dont il s’a­git, cette pré­ten­tion de se croire civi­li­sé comme cette néces­si­té de mesure et d’humilité.

    Et j’en finis avec ces phrases à ral­longe, aus­si infi­nies que le nombre d’in­jus­tices, d’exac­tions et de superbes égo­tistes dont cette socié­té incon­sé­quente et ser­vile nous inonde à tout moment… lol

    Mer­ci

    Réponse
  42. beo

    Bra­vo à nos deux débat­teurs endurants.

    Réponse
  43. EFFAB

    Bra­ve­ment vôtre ne suf­fit pas ! quand on a la pré­ten­tion de savoir ou d’i­ma­gi­ner quoi faire… d’au­tant que des pro­fes­sion­nels en leur(s) spécialité(s) n’ont aucun mérite de par­ler de choses qui sont leur pas­sion ou leur gagne-pain… le mérite est ailleurs

    du côté d’E­TIENNE, évi­dem­ment, de faire l’ef­fort et d’en­vi­sa­ger toutes les hypo­thèses, tous les points de vue… et la faci­li­té ou la pré­ten­tion peut-être du côté Flo­rence GAUTHIER, bien calée dans son siège, suf­fi­sante et atten­dant qu’on lui prouve ou la convainque elle, si tant est qu’elle le cherche réel­le­ment, ce qui n’est pas très sûr…

    Oui, cette ques­tion d’e­go ou ce je-ne-sais-quoi d’im­pal­pable dans cet échange et cer­taines atti­tudes et gestes sou­lève bien d’autres ques­tions que le sujet pre­mier de ce débat… inté­res­sant, ouvert, cor­dial et j’en passe, mais ce petit quelque chose de blo­qué, ou cet abîme de bon sens et d’é­vi­dences entre la pen­sée chouar­dienne et tout savoir uni­ver­si­taire par trop sûr de lui et bien inca­pable de cette réelle ouver­ture néces­saire à pareil chal­lenge et fon­da­trice au pre­mier chef d’un tel para­digme socié­tal et politique…

    Mais je suis peut-être un peu dur et je n’ai tou­jours pas lu ces liens que nous a pos­tés ETIENNE !

    Par pro­voc autant que par ressenti

    Réponse
  44. phil82

    Bon­soir,

    NON madame Gau­thier, la consti­tu­tion ne recon­nait pas a sou­ve­rai­ne­té du peuple, seule la nation est souveraine :

    ARTICLE 3.

    « La sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui l’exerce par ses repré­sen­tants et par la voie du référendum ».

    Seule la Consti­tu­tion de 1793 recon­nait la sou­ve­rai­ne­té du peuple :

    Article 7. – Le peuple sou­ve­rain est l’u­ni­ver­sa­li­té des citoyens français.

    Dés le début du débat (7′), il y a une confu­sion manifeste.

    Je ferais une ana­lyse plus détaillée après avoir écou­té l’in­té­gra­li­té des échanges.

    Res­tons simple et appe­lons un « chat » un « chat ».

    Réponse
  45. zedav

    Arro­gante, suf­fi­sante, s’a­dres­sant par­fois à Etienne comme à un gars « gen­til » mais loin de com­prendre la problématique.

    Beau­coup de blo­cage égo­cen­trique et d’in­ca­pa­ci­té à remettre en cause les para­digmes sur les­quels elles fonc­tionne depuis des décennies…

    Elle oscille entre refor­mu­la­tion des idées qu’E­tienne pré­sente (lors­qu’elle est d’ac­cord sur le fond mais qu’elle ne peut pas le mon­trer) et des voeux pieux, yaqua­fau­con et phrases creuses.

    Son inter­pré­ta­tion est sou­vent super­fi­cielle et son oppo­si­tion émotionnelle…

    Réponse
  46. zedav

    Si un homme avait tenu les mêmes pro­pos avec le même ton, j’au­rais volon­tiers par­lé de vio­lence ver­bale et comportementale.

    Mais comme il s’a­git d’une femme, je ne peux que dire que c’est l’homme en elle qui est violent, selon l’i­déo­lo­gie et les pré­ceptes de la « nov­langue » du fémi­nisme qui a insi­dieu­se­ment pris le contrôle des repré­sen­ta­tions sexuées de notre société.

    Réponse
  47. zedav

    Encore une fois, je suis admi­ra­tif du calme inébran­lable d’E­tienne. Être trai­té de façon aus­si mépri­sante, qui plus est par une per­sonne aus­si creuse et pour­suivre en tout humi­li­té et sim­pli­ci­té, sans broncher…

    Réponse
  48. Ronald

    Sur les vols des mots.

    Flo­rence Gau­thier reproche à plu­sieurs reprises à Étienne des abus de lan­gage. J’ai rele­vé notam­ment deux exemples.

    Elle se lance dans une défense du gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif (1:32:50). Elle accuse Etienne d’avoir ter­ni l’image du gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif, alors que ce n’est fina­le­ment que le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif en tant que dupe­rie qui est condam­nable. Elle estime qu’il est tout à fait pos­sible d’établir un gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif réel­le­ment démo­cra­tique. Et qu’Etienne, en assi­mi­lant gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif à escro­que­rie, empêche le public de s’intéresser aux per­sonnes qui comme elle pro­posent une opti­mi­sa­tion du mode repré­sen­ta­tif de gou­ver­ne­ment. En somme Etienne détour­ne­rait le sens des termes et serait un « voleur de mots ».

    Il me semble qu’elle a rai­son. En fait, ce que nous dési­gnons par Gou­ver­ne­ment Repré­sen­ta­tif est le régime qui s’est mis pro­gres­si­ve­ment en place en Angle­terre au XVIIe siècle avant de s’étendre au reste de l’occident puis à une grande par­tie du monde jusqu’à nos jours. Nous uti­li­sons ce terme d’une part à la suite de Ber­nard Manin, qui dans son ouvrage l’emploie par oppo­si­tion aux sys­tèmes de tirage au sort. D’autre part, parce que les autres termes que l’on pour­rait uti­li­ser pour le dési­gner (« démo­cra­tie libé­rale », « démo­cra­tie occi­den­tale », ou sim­ple­ment – comme ceux qui sont à sa tête – « démo­cra­tie ») sont vrai­ment trop posi­tifs. « Gou­ver­ne­ment Repré­sen­ta­tif » est neutre, clair et faci­le­ment rap­por­té à ce qu’il désigne. Mais il est vrai nous avons ajou­té une conno­ta­tion péjo­ra­tive là où il n’y en avait pas à l’origine, et que cela peut han­di­ca­per les per­sonnes qui vou­draient pro­mou­voir un régime de ce type mais démocratisé.

    Je pense qu’il est trop tard pour faire machine arrière, et que, du moins sur les sites fran­co­phones, ce terme à désor­mais une conno­ta­tion « oppo­sé à la démo­cra­tie ». Mais je pense que jus­te­ment il faut arrê­ter de juger mora­le­ment ces « vols de mots ». Toute l’histoire des idées est pleine d’auteurs et de mou­ve­ments qui se sont appro­prié des termes anciens pour leur ajou­ter des conno­ta­tions qu’ils n’avaient pas, pour pou­voir expri­mer de nou­velles idées (tenez, par exemple, le terme « Idée » à beau­coup chan­gé de signi­fi­ca­tion depuis Platon …).

    Autre exemple d’abus de lan­gage que Flo­rence Gau­thier dénonce chez Étienne : l’emploi du mot « aris­to­cra­tique » (1:19:32 et sui­vantes). Mais ici, je la suis moins. Exa­mi­nons le dit et le non-dit de la dis­cus­sion. Elle récuse l’assimilation intro­duite par Étienne des élus à une aris­to­cra­tie (1:20:18 : « Nous ne sommes pas en aris­to­cra­tie »). Ce qu’il y a dans son esprit à ce moment est la chose sui­vante : « Vous, Étienne Chouard, vous ame­nez par votre dis­cours à assi­mi­ler les élus aux aris­to­crates de l’Ancien Régime. Et pour vous, les démo­crates doivent rompre avec le sys­tème élec­tif comme les Révo­lu­tion­naires Fran­çais ont mis à bas la Noblesse. Mais je ne suis pas d’accord : on peut gar­der la démo­cra­tie et un sys­tème élec­tif. C’est le sys­tème que je pro­pose. Là aus­si, vous mani­pu­lez les mots ! ». Elle aurait rai­son si c’est ce que disait Étienne, car ni chez Aris­tote, ni encore moins sous l’Ancien Régime, la notion d’aristocratie ne com­prend le fait d’être élu. Certes, on peut admettre, si l’on est de bonne foi un sen­ti­ment semi-incons­cient d’analogie entre les Révo­lu­tion­naires et nous (il y a trop de réfé­rences à la Révo­lu­tion Fran­çaise sur ce site pour le nier). Mais, à ma connais­sance, Étienne n’a jamais uti­li­sé le terme « Aris­to­cra­tie » pour dési­gner le per­son­nel poli­tique actuel, ni fait de rap­pro­che­ment direct entre les deux. Ce qu’il dit est que le pro­ces­sus élec­tif est un « pro­ces­sus aris­to­cra­tique ». Et à mon sens, c’est tout à fait rece­vable, je ne vois même pas quel autre terme plus adé­quat on pour­rait uti­li­ser. Si un groupe élit une per­sonne pour une fonc­tion, c’est qu’il le juge le plus apte à la rem­plir. Il n’est évi­dem­ment pas le meilleur en tout, mais au but pour­sui­vi : défendre les inté­rêts du groupe dans le cas de l’élection d’un délé­gué, gérer les rela­tions au sein de l’équipe dans celui de l’élection d’un chef d’équipe, prendre en charge les finances pour un Tré­so­rier, etc.

    Il est inté­res­sant de se pen­cher sur le mot que le mou­ve­ment démo­cra­tique s’est appro­prié pour dési­gner ses adver­saires. Ce n’est pas comme le pense Flo­rence Gau­thier « Aris­to­cra­tie » mais « Oli­gar­chie ». L’assimilation Élus (et leurs com­plices) = Oli­gar­chie est me semble-t-il un sens tout à fait nou­veau qui a été intro­duit. L’origine en est ici sans doute aus­si en par­tie la saga des Oli­garques Russes. Pour­quoi s’est-on appro­prié ce mot, et pas le mot Aris­to­cra­tie ? On pour­ra dire parce qu’aristocratie est posi­tif, et oli­gar­chie néga­tif. Mais je ne crois pas que ce soit la seule rai­son. Je crois que le mot « Aris­to­crate » a un sens trop concret, est déjà trop connu pour être récu­pé­ré par un mou­ve­ment avec un sens nou­veau. On « voit » la Cour de Ver­sailles. Par contre, « Oli­garque » n’appartenait pas jusque récem­ment à la langue cou­rante (comme « gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif », d’ailleurs). Voyez par exemple ici (à com­pa­rer avec l’occurrence des deux termes aux États-Unis ; j’ose y voir l’influence d’Étienne). Il était donc plus dis­po­sé à être « rem­pli » par une série d’attributions nou­velles. Je pense que quand un mou­ve­ment idéo­lo­gique veut modi­fier le sens de termes anciens, il ne faut pas s’attaquer à des mots déjà trop usi­tés avec un sens don­né. Ber­nays avait pour pro­jet de vider le mot « Pro­pa­gande » de sa conno­ta­tion péjo­ra­tive : on peut dire qu’il a échoué sur toute la ligne. Aus­si, je pense qu’il ne faut pas s’acharner à récu­pé­rer des sens qui sont déjà pas­sé dans le lan­gage cou­rant. Pas exemple, même si « démo­cra­tie directe » est un peu un pléo­nasme, son uti­li­sa­tion est tel­le­ment ancrée dans le lan­gage cou­rant avec une signi­fi­ca­tion admise qu’il est illu­soire d’espérer modi­fier cet état de chose.

    Donc je conclurais :

    • Arrê­tons de juger néga­ti­ve­ment l’appropriation de mots ; c’est le propre de tout mou­ve­ment de pen­sée, y com­pris le nôtre.
    • Ne nous achar­nons pas à chan­ger la langue cou­rante, emplis­sons des termes anciens d’un sens nou­veau qui nous soit utile (sans tom­ber cepen­dant dans le jar­gon, il faut que les mots usi­tés ait une signi­fi­ca­tion immé­dia­te­ment compréhensible).
    Réponse
  49. Ana Sailland

    On pré­tend que l’é­lec­tion sert à dési­gner les meilleurs, c’est là que le (un) men­songe réside. Le terme aris­to­cra­tie est donc inadé­quat. Sauf enchâs­sé dans un long dis­cours indi­quant le but de l’é­lec­tion mais aus­si le fait que « c’est raté ». Mais on n’a pas le temps quand on débat de mettre une « note bas de page » à chaque expir. C’est aux autres convives du dia­logue de faire preuve de bonne volon­té et de ran­ger la blouse grise d’ins­tit har­gneux au vestiaire.

    Moi j’aime bien : « dic­ta­ture élue cycliquement » .….….…..
    ( pour rendre compte du droit des élus d’é­mettre des diktats )

    De même, nous pro­non­çons sou­vent en public « gou­ver­ne­ment pré­ten­du­ment repré­sen­ta­tif », mais entre gens au par­fum, on finit par se négli­ger, on laisse tom­ber le mot cen­tral, et je ne crois pas que ce soit chez nous une vile­nie telle que celle du rapt du mot démo­cra­tie. La Flo­rence qui n’est pas inculte sait cer­tai­ne­ment tout cela, mais le désir de jou­ter l’emporte sur le désir d’a­van­cer, semble-t-il.

    Réponse
  50. Morpheus

    Là où j’ai bon­di, c’est lorsque que Flo­rence réfute de façon tota­le­ment péremp­toire et sans argu­ment (autre que d’autorité) que l’élection soit, par défi­ni­tion, aris­to­cra­tique (donc oligarchique).

    Plu­tôt que balayer d’un revers de main l’argument(au sens propre, voyez sa ges­tuelle), qu’elle s’informe et se docu­mente – et remette en ques­tion ses croyances ! (car ce n’est autre qu’une croyance, c’est-à-dire une opinion).

    Le fait que l’élection soit aris­to­cra­tique et oli­gar­chique se démontre aisé­ment par l’étymologie (un simple dic­tion­naire nous en informe), mais est en outre énon­cé non seule­ment par Aris­tote (dont le mépris de Flo­rence n’est PAS un argu­ment, mais une fai­blesse intel­lec­tuelle et morale de sa part – le mépris appelle le mépris, et on pour­rait à bon compte lui rétor­quer que c’est son opi­nion et sa per­sonne dont on se fout), mais le fait est éga­le­ment énon­cé par bon nombre d’autres auteurs, cités notam­ment par Ber­nard Manin dans son excellent Prin­cipe du gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif ou par Mor­gens H. Han­sen dans La Démo­cra­tie athé­nienne. Rous­seau, Robes­pierre, Mon­tes­quieu et bien d’autres le disent éga­le­ment : s’en moque-t-elle aussi ?

    On ne peut pas dire qu’elle ait brillé d’intelligence dans cette par­tie de la discussion.

    Je pense qu’elle s’illusionne de la ver­tu au ser­vice du peuple, alors que pré­ci­sé­ment, ce qui importe est de prendre acte que la ver­tu est un leurre moral, une qua­li­té que nous ne devons pas attendre ni espé­rer, ni même incul­quer par une culture et un ensei­gne­ment de valeurs, mais pro­vo­quer chez le citoyen. Et le meilleur moyen de pro­vo­quer cette ver­tu, c’est par les prin­cipes athé­niens de contrôle.

    Je n’ai, une fois de plus, enten­du AUCUN argu­ment de Flo­rence pour contrer la robus­tesse du pro­ces­sus du tirage au sort tel que pré­sen­té par Étienne. Elle affirme sans argu­ment que le tirage au sort est « obs­cu­ran­tiste ». En quoi ? Pour­quoi ? Elle botte en touche.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  51. J-Stéphane

    Bon­soir,

    L’a­ris­to­cra­tie est une classe sociale héré­di­taire qui a effec­ti­ve­ment le pou­voir, le pou­voir de s’au­to­pro­cla­mer meilleur.

    C’est jus­te­ment parce qu’ils sont conscients de leurs médio­cri­tés volon­taires qu’ils ont fait main basse sur la poli­tique et l’é­co­no­mie, cela leurs per­met de s’ap­pro­prier les oeuvres des autres, et de se convaincre qu’ils en sont les méri­tants, ils pensent vrai­ment que l’ha­bit fait le moine.

    Ils se moquent com­plé­ment d’être la risée-cra­tie aux yeux du peuple, ils n’ont ni ver­gogne, ni la moindre consi­dé­ra­tion pour les petites gens.

    Le suf­frage uni­ver­sel n’a d’u­ni­ver­sel que les élec­teurs, pas les can­di­dats. Le suf­frage uni­ver­sel dans l’é­tat actuel, c’est deman­der au peuple d’être com­plice du simu­lacre de l’a­ris­to­cra­tie en choi­sis­sant leurs princes.

    Réponse
  52. yvesmarc

    Bsr

    Sauf que tout ce sys­tème a été « accep­té » d’une manière impli­cite par les popu­la­tions. Revoir le livre de Paul Hazard « la crise de la conscience euro­péenne 1680–1715 »

    Si par exemple les cafés phi­lo­so­phiques et autres clubs de pen­sées se sont déve­lop­pés au cours du XVIIIème, c’est que leurs « idées-forces » étaient déjà « vivantes » dans la population.

    Que ce soit « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive » ou « plou­to­cra­tie » les popu­la­tions acceptent leurs pré­sences parce qu’elles cor­res­pondent d’une manière ou d’une autre à « leur socié­té idéale ». Consom­ma­tion et maté­ria­lisme. Les élites le savent très bien et pro­posent ce modèle. Les scan­dales à répé­ti­tion de nos chères élites ne dérangent nul­le­ment les « élec­teurs ». Oui ce n’est pas bien mais SVP lais­sez-nous les miettes du gâteau que l’on puisse aus­si en pro­fi­ter.. un tout petit peu.. cela nous fait du bien !!

    Réponse
  53. EFFAB

    @25 – NLESCAN

    Les évé­ne­ments (enfin, cer­tains d’entre eux, je ne parle pas des false flag) sont sou­vent impré­vi­sibles, à l’ins­tar du temps qu’il fait du temps qui change, cette élec­tri­ci­té par­fois dans l’air comme du com­por­te­ment humain, influen­çable ou plus liber­taire, plus inspiré.

    Oui, des modèles de Consti­tu­tions, Consti­tuantes clés en main, prêtes pour appli­ca­tion : avoir cette chance de pou­voir le cours des choses sans en avoir les moyens, cela est aus­si incon­sé­quent que stu­pide, sur­tout en la matière ou un faux pas ini­tial pour­rait coû­ter très cher en repré­sailles et loi du Talion.

    J’es­père quant à moi ne pas avoir à attendre la pro­chaine pré­si­den­tielle comme on peut très bien ima­gi­ner un sou­lè­ve­ment des consciences et des citoyens excep­tion­nel et suf­fi­sam­ment por­teur et déci­dé pour tom­ber ces sata­nées clés, matraques et autres gaz. Un mou­ve­ment plus ou moins spon­ta­né (réseaux sociaux, Net…) comme un coup d’E­tat, mûre­ment pen­sé, en amont, par quelques uns, cette pos­si­bi­li­té démo­cra­tique et plus ciblé, plus déci­dé encore de faire tom­ber Finance et Pyra­mide tout en pro­fi­tant du nombre et d’un tel sou­lè­ve­ment popu­laire et national.

    Réponse
  54. nlescan

    J’t’a­voue j’ai pas bien cap­té ce que tu vou­lais dire, a la rigueur reformule…disons en plus basique voir si j’en­trave, comme tu veux quoi…mais la j’ai pour de vrais pas clai­re­ment pigé.

    Réponse
  55. Ana Sailland

    🙂 C’est super que Mor­pheus soit de nou­veau ici 🙂

    Réponse
  56. EFFAB

    Si c’est à moi que tu t’a­dresses, NLESCAN, ne fais pas trop atten­tion à tout que je puis dire, je parle sou­vent par énigme sinon cette longue matu­ra­tion intel­lec­tuelle et spi­ri­tuelle que je porte à la fois comme le plus liber­taire des far­deaux et cette pré­ten­tion de pou­voir par­ler de tout ce qui m’in­trigue et me pas­sionne le plus libre­ment du monde…

    Bref, j’ai tout sim­ple­ment rebon­di sur ton post, où tu disais des choses inté­res­santes, ces détails ou ces géné­ra­li­tés qui me parlent et m’ins­pirent à mon tour, ni plus ni moins.

    Pour le reste, c’est selon mon caprice ou ladite ins­pi­ra­tion, ces pen­sées tous azi­mut de ces choses qui se méritent, le temps et la patience, l’ou­ver­ture et cette conscien­ti­sa­tion, ces approches aus­si mul­tiples que ces niveaux de com­pré­hen­sion néces­saires, qu’il s’a­gisse là de pure connais­sance ou, en ce qui me concerne, un res­sen­ti lié à quelque intui­tion, lol.

    Mais c’est bien ce que je disais, tu as cer­tai­ne­ment mieux à faire et à agir que je n’a­gis pas vrai­ment en ce qui me concerne, excep­té ÉGRÉGORE et VOLONTÉ (ou PRÉTENTION) mais je ne vou­drais sur­tout pas t’en­com­brer l’es­prit quand le ciel au-des­sus de nos têtes est déjà si encom­bré de Chem­trails et de Sylphes.

    Au plai­sir de te lire, mais sur d’autres sujets plus cen­trés sur ceux de ces topics et de ce forum.

    Réponse
  57. EFFAB

    Voi­là, fina­le­ment, je crois que je vou­lais juste rajou­ter un mil­lième livre sur votre pile « ultra urgent et impor­tant », parce que je consi­dère que sur le fond, vous êtes l’un des meilleurs, et que pour deve­nir plus effi­cace, la forme ne doit pas être négli­gée (et ce sans pour autant ver­ser dans Scho­pen­hauer). Pour uti­li­ser l’i­mage de Covey, vous avez des muscles énormes et une volon­té sans faille mais votre scie n’est peut-être pas aus­si aigui­sée qu’elle pour­rait l’être.
    (@27 – Étienne Lantuti)

    Ce qui vou­drait dire qu’Étienne est trop gen­til et ne bous­cule pas davan­tage son inter­lo­cu­teur ? trop gen­til, trop conci­liant ?… Oui, je com­prend, mais ce tra­vail au long cours d’Étienne est je crois basé sur la patience, l’é­coute et le par­tage, ces fon­da­men­taux com­por­te­men­taux indis­pen­sables pour consti­tuer de saines et solides bases à ces fon­da­tions démocratiques…

    … et quand on est à ce point cos­taud en soi et déci­dé, en âme et en quête, on sait la gra­vi­té comme ce der­nier recours à l’af­fron­te­ment et à la force, cette confiance en soi comme cette sagesse face à tout impré­vu et nous qui sommes si peu de choses, en vérité…

    … c’est pour­quoi, tout impa­tients que nous puis­sions être par­fois, je crois qu’Étienne agit au mieux et sait très bien ce qu’il fait, entre intui­tion et sagesse.

    Mais tout cela se discute_et c’est bien la rai­son de notre pré­sence ici : ces nuances et ces conseils.

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  58. Ronald

    Cri­tique du tirage au sort par Flo­rence Gauthier.

    Il est vrai que Flo­rence Gau­thier est assez dif­fi­cile à suivre. Notam­ment par sa manière ellip­tique de s’exprimer, et par son refus de réabor­der des pro­blèmes déjà expo­sés. Mais lorsque l’on par­vient à recons­ti­tuer son rai­son­ne­ment, sa posi­tion vaut la peine d’être exa­mi­née, et per­met de voir le tirage au sort sous un jour inattendu.

    Elle est oppo­sée au prin­cipe d’une assem­blée (légis­la­tive ou consti­tuante) tirée au sort. Elle juge le pro­cé­dé « obs­cu­ran­tiste » (1:03:49) en ce sens qu’il amène à cette assem­blée des gens dont on ignore tout, non for­més. Et qu’en plus, il va fal­loir les contrô­ler, et en faire dès lors des impuis­sants (1:09:40). Ce qu’elle veut, c’est que le peuple soit réel­le­ment sou­ve­rain et écrive lui-même sa consti­tu­tion (28:27). Cha­cun doit être acteur, conscient poli­ti­que­ment. Cela doit se faire en réins­tau­rant dans les com­munes des Assem­blées qui soient des lieux d’expression de la sou­ve­rai­ne­té. Pas exemple dans des « Mai­sons du Peuple » (36:09). En cela, elle est réel­le­ment une démocrate.

    Car en effet, une assem­blée tirée au sort n’est pas démo­cra­tique. Ce n’est fina­le­ment qu’un petit groupe, et dont on se méfie, rai­son pour laquelle on y met « n’importe qui », et qu’en plus on lui adjoint des contrôles. Ce n’est pas « le Peuple réuni pour déli­bé­rer », ce qui serait stric­to sen­su la défi­ni­tion de la démo­cra­tie. Pour elle, ces assem­blées sont à peu près aus­si éloi­gnées de la démo­cra­tie que le sys­tème actuel.

    Car en fait, il me semble qu’Étienne n’est pas démo­crate (ras­su­rez-vous, je ne vais pas expli­quer que c’est un sou­tien de Bachar el-Assad). Il est uti­li­ta­riste et prag­ma­tique. Alors que pour Flo­rence Gau­thier, le but supé­rieur est que le peuple forge lui-même ses lois, pour Étienne, c’est que le plus grand nombre voie son bon­heur défen­du au maxi­mum. Et pour cela, il a déjà dit que le mieux serait sans doute une aris­to­cra­tie, mais il se fait juste que per­sonne n’a jamais trou­vé com­ment dési­gner une aris­to­cra­tie qui défen­drait au mieux les inté­rêts de la popu­la­tion dans son ensemble. Et d’autre part, comme on le voit dans l’entretien, si quelqu’un lui démon­trait qu’on peut obte­nir un aus­si bon voire un meilleur per­son­nel poli­tique par les élec­tions que par le tirage au sort, il ne ferait pas du tirage au sort un dogme. On aurait ten­dance à croire que « déli­bé­ra­tion des lois par le peuple » et « défense des inté­rêts du plus grand nombre » vont for­cé­ment de pair, mais l’équivalence n’est pas parfaite.

    Aus­si, Flo­rence Gau­thier serait hor­ri­fiée par le Mes­sage : « Nous vou­lons une Assem­blée Consti­tuante démo­cra­tique, donc tirée au sort ». La démo­cra­tie, c’est la déli­bé­ra­tion par le peuple entier. Une assem­blée, ce n’est jamais qu’un petit nombre. Vous direz que je chi­cane, qu’en fait on sait bien que le Mes­sage sous-entend que cette assem­blée ferait vali­der la consti­tu­tion par un réfé­ren­dum. Mais on a vu sans cesse des assem­blées qui outre­pas­saient leur man­dat et s’arrogeaient un pou­voir qu’ils n’avaient pas légi­ti­me­ment, sur­tout en des périodes trou­blées (un exemple : les dépu­tés du Tiers-État réunis pour les États géné­raux de 1789). Vous me direz encore : oui, mais toutes ces assem­blées étaient des assem­blées élues. Et effec­ti­ve­ment, le pari est que cela serait dif­fé­rent avec une assem­blée tirée au sort. C’est la le point cen­tral me semble-t-il du sys­tème d’Étienne : le tirage au sort n’est pas équi­valent à la démo­cra­tie, mais il per­met de dési­gner un groupe dés­in­té­res­sé parce que les gens du com­mun ain­si dési­gnés n’ont qu’une envie : retour­ner vaquer à leur occu­pa­tions. Aus­si l’assemblée consti­tuante éta­bli­ra-t-elle un régime qui les pro­té­ge­ra lorsqu’ils seront retour­nés à la vie civile, c’est-à-dire un régime au moins for­te­ment démo­cra­tique. Si la plu­part des gens étaient avides de s’approprier le pou­voir d’une nation dès qu’ils en ont l’occasion, une assem­blée consti­tuante même tirée au sort, abu­se­rait de sa posi­tion et ins­tau­re­rait sa toute-puissance.

    Un autre argu­ment pour mon­trer que tirage au sort et démo­cra­tie ne sont pas stric­te­ment équi­va­lents est que cela ne donne pas for­cé­ment les même déci­sions. Un exemple est le Jury d’assise. Il est tiré au sort dans la popu­la­tion. Or, com­bien de fois n’a‑t-on pas enten­du qu’un jury avait ren­du un juge­ment qui scan­da­li­sait les gens. Qui a rai­son dans ce cas : le petit nombre ou le peuple ? Le point de fric­tion vient ici du fait de l’information. Le jury a pu pen­dant plu­sieurs jours prendre connais­sance de détails que le public ignore, et peser le pour et le contre. Fina­le­ment, il pour­ra avoir un juge­ment éclai­ré, mais dif­fé­rent du public. On a eu le même phé­no­mène en Colom­bie Bri­tan­nique, où la popu­la­tion consul­tée n’a pas sou­te­nu la réforme élec­to­rale pro­po­sée par une assem­blée tirée au sort. Une assem­blée dédiée à un sujet s’informe néces­sai­re­ment plus du pro­blème en cause que l’ensemble de la popu­la­tion, qui a d’autres choses à faire. En fait, une assem­blée tirée au sort n’est ni réel­le­ment démo­cra­tique ni réel­le­ment aris­to­cra­tique. Mais son inté­rêt est de mêler les deux : elle per­met d’obtenir une déci­sion telle que la pren­drait le peuple théo­rique qui serait deve­nu expert.

    Aus­si, dans le régime que nous sou­hai­tons, nous nous retrou­ve­rons sans doute avec deux types d’assemblées tirées au sort :

    • Dans un cas, elle est sou­ve­raine pour déci­der. Il sera alors néces­saire d’en contrô­ler les membres pour évi­ter les abus. On aura alors le revers que sou­lève Flo­rence Gau­thier, d’un pou­voir faible. On uti­li­se­rait sans doute ce type d’assemblée pour les déci­sions mineures, qui ne néces­sitent pas de convo­quer un référendum.
    • Dans l’autre cas, ses déci­sions doivent être vali­dées par la popu­la­tion. Cela concer­ne­ra toutes les grandes modi­fi­ca­tions légis­la­tives et consti­tu­tion­nelles. Le contrôle sur les membres peut alors être moins strict. Mais que faire alors quand le peuple et l’assemblée divergent ?

    Dans l’hypothèse opti­miste qui est la mienne, pro­ba­ble­ment que, dans les pre­miers temps, beau­coup de réfé­ren­dums iront contre la volon­té de l’assemblée, et l’on res­pec­te­ra la volon­té popu­laire. Mais que pro­gres­si­ve­ment, l’on se ren­dra compte que le juge­ment de l’assemblée est plus per­ti­nent, tout en res­pec­tant l’intérêt géné­ral, et l’on s’en remet­tra à son opi­nion. Ce sera alors une légis­la­tion réel­le­ment aristocratique.

    Réponse
  59. Ana Sailland

    Que de remarques pertinentes !
    Ça bout 🙂

    Veut-on que chaque citoyen dis­pose d’un vrai pou­voir d’in­ter­ven­tion, ou bien la pro­tec­tion de ce citoyen contre les abus de pou­voir est-elle satisfaisante ?…
    Tant que nous n’au­rons pas posé le cahier des charges de la démo­cra­tie, consen­suel, ce débat nous embrouille­ra l’esprit.

    ;;;;;;;;;;;;;;;;;

    Le pari mathé­ma­tique du tirage au sort, c’est qu’un échan­tillon suf­fi­sant de citoyens dési­gnés par le hasard pren­dra les mêmes déci­sions que l’en­semble des citoyens, mais en moins oné­reux et en moins com­pli­qué, plus rapide aus­si, ce qui dans cer­taines cir­cons­tances peut être essentiel.

    Ce pari est théo­ri­que­ment cor­rect à condi­tion que l’é­chan­tillon ne soit pas trop modeste (1000 me semble peu), mais peut être pas, car une déli­bé­ra­tion uni­ver­selle et constante est sus­cep­tible de créer des dyna­miques et des ému­la­tions sur­pre­nantes, un big bang expan­sion­niste de la pen­sée neuve entre autres.

    J’ai par ailleurs écrit qu’à mon avis le tirage au sort n’in­duit pas le même boost de la conscience/compétence col­lec­tive que celui qui se pro­dui­rait dans le cas de la démo­cra­tie intégrale.

    Je pour­rais donc me radi­ca­li­ser et pré­fé­rer la déli­bé­ra­tion uni­ver­selle et la codé­ci­sion uni­ver­selle au tirage au sort.

    Mais les choses ne sont pas si simples.

    Il se pour­rait bien hélas que nous n’ob­te­nions une consti­tuante non élue et/ou dépro­fes­sion­na­li­sée (c’est l’exi­gence essen­tielle) qu’à la suite d’une révo­lu­tion dra­ma­tique, par exemple après un big crunch de l’é­co­no­mie. En tel cas, les déci­sions seraient prises dans l’ur­gence, et serait vécue une course de vitesse entre les démo­crates sin­cères et les voleurs de révo­lu­tion, ceux qu’on connaît, ou d’autres ; et il me semble que le tirage au sort, par sa sim­pli­ci­té de mise en œuvre, dans une telle situa­tion, serait pré­fé­rable, plus sûr, moins sujet à dérive ; encore fau­drait il que les gens pour l’ac­cep­ter en com­prennent la per­ti­nence (d’où la néces­si­té d’être péda­gogues avant la nécessité).

    Par contre, « après la crise éman­ci­pa­trice », déter­mi­ner les rôles res­pec­tifs de la codé­ci­sion uni­ver­selle et du tirage au sort rede­vient néces­saire ; peut-être sont ils com­plé­men­taires et à arti­cu­ler dans un sys­tème bien conçu, et c’est à la consti­tuante de le dire, plus qu’à nous. Sur­tout que même si des prin­cipes sont énon­cés, nous n’a­vons pas encore pon­du un modèle solide et appli­cable. J’ai très peur qu’en cas d’événement sou­dain impli­quant la refonte du contrat humain, nous ne soyons pas prêts.

    Réponse
  60. Étienne

    Je suis lit­té­ra­le­ment heu­reux de voir Mor­pheus reve­nir par ici. 

    Ça, c’est une sacrée bonne nouvelle 🙂

    Étienne.

    Réponse
  61. Étienne

    SUFFRAGE UNIVERSEL
    le vrai débat (que refusent les voleurs de pouvoir) :

    • Le suf­frage uni­ver­sel digne de ce nom, c’est choi­sir des lois,

    c’est « un homme une voix pour déci­der ses lois ».

    • Quand >« suf­frage uni­ver­sel », c’est choi­sir des maîtres (qui vont voter les lois à notre place),

    quand c’est « un homme une voix pour déci­der qui va impo­ser ses lois », il y a ESCROQUERIE, les voleurs de pou­voirs règnent.

    Il faut arrê­ter d’ac­cep­ter d’ap­pe­ler « suf­frage uni­ver­sel » la dési­gna­tion de maîtres qui décident tout à notre place.

    _______

    • En démo­cra­tie, les citoyens (armés) votent eux-mêmes leurs lois, aidés par des repré­sen­tants qui sont leurs ser­vi­teurs, ama­teurs res­pon­sables et révo­cables à tout moment.

    • En plou­to­cra­tie, les élec­teurs (désar­més) dési­gnent des maîtres (par­mi des can­di­dats choi­sis et impo­sés par les plus riches), infan­ti­li­sés et domi­nés par des repré­sen­tants qui sont leurs tuteurs, pro­fes­sion­nels irres­pon­sables et irrévocables.

    Un haut niveau de per­fec­tion de la plou­to­cra­tie est d’ar­ri­ver à décer­ve­ler les élec­teurs au point qu’ils croient (vrai­ment) qu’ils vivent en démo­cra­tie, et au point qu’ils tiennent mor­di­cus à l’é­lec­tion de maîtres comme si ces faux choix étaient un-idéal-politique-conquis-de-haute-lutte-par-nos-aïeux-dans-les-larmes-et-dans-le-sang. 

    L’arme de des­truc­tion mas­sive en poli­tique, l’ou­til-maître pour dépo­li­ti­ser (et donc exploi­ter libre­ment) les êtres humains, c’est l’ap­pro­pria­tion de la télé­vi­sion par les plus riches.

    Réponse
  62. EFFAB

    Les élites ont tou­jours du mal à trou­ver un inté­rêt dans le tirage au sort.
    (@28 – yvesmarc)

    Ne trou­vant ici aucun inté­rêt ni aucune rai­son d’être, jamais elle n’i­ront en ce sens, sur­tout si on leur pro­pose toute l’ar­tille­rie consti­tu­tion­nelle façon chouar­dienne ! C’est pour cela que pareille démo­cra­tie directe ne peut que leur être imposée_comme la réa­li­té ou le pré­ten­du bien-fon­dé de ces élites n’ont plus aucune rai­son d’être.

    Nous pou­vons par­ler de com­pé­tences, de citoyens pas­sion­nés et dévoués à la cause, plus enga­gés que d’autres ici-et-là mais ces gardes-fous, ces méca­nismes, ces fon­da­men­taux, des intel­li­gences plus glo­bales ou sus­cep­tibles d’a­bor­der plus aisé­ment les plus petits rouages… mais nous par­lons bien là de diver­si­tés et de richesses, de syner­gies voire d’é­mu­la­tion saine et construc­tive, cette part de cha­cun mais cet inté­rêt mutuel puisque cette liber­té et cette auto­no­mie de tous et chacun.

    Bref, si ver­rouillage il y a, REVOLUTION oblige

    Réponse
  63. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Le tirage au sort pour sélec­tion­ner les futurs can­di­dats aux concours de Miss France risque de don­ner une drôle d’i­mage de notre pays.

    Mais quand il s’a­git de poli­tique et de démo­cra­tie le tirage au sort prend tout son sens.

    Effec­ti­ve­ment nous avons tous connu la courte paille, le plouf plouf ou tout autre pro­cé­dé de tirage au sort pour sélec­tion­ner sans pri­vi­lé­gier ni léser volon­tai­re­ment ceux qui devront réa­li­ser une mis­sion, et ceci afin de dis­tri­buer entre tous, toutes les tâches de la collectivité.

    En poli­tique c’est d’au­tant plus vrai­sem­blable qu’il s’a­git d’ap­ti­tude de rai­son­ne­ment et non de réalisation.

    Réponse
  64. EFFAB

    Nous devrions tou­jours prendre modèle sur l’en­fance et cette inno­cence des choses et du mal, his­toire de ne plus l’é­crire telle quelle, Flo­rence Gau­thier ou pas.

    Réponse
  65. nlescan

    @ Effab, ok, c’é­tait un peu de la poé­sie alors, c’est cool.

    @ Etienne #61 : Je ne suis pas d’ac­cord avec ces défi­ni­tions de « suf­frage uni­ver­sel » même si je com­prends ce que tu sou­haites expri­mer. Le suf­frage uni­ver­sel signi­fie sim­ple­ment le vote de tous, ça s’arrête la. Tu milites contre le vol de mot et tu as rai­son. Je me per­met donc de te dire qu’il me semble pré­fé­rable de bien faire atten­tion a ne pas se lan­cer dans de remix de défi­ni­tions à la volée, ça peut être la source d’un grand bazar dans cer­tains esprits pour­tant de bonne volonté.

    Je suis bien d’ac­cord que l’u­ti­li­sa­tion qui est faite du suf­frage uni­ver­sel change tout mais dans le cas de cette expres­sion il n’y a pas eu redé­fi­ni­tion fal­la­cieuse au cours de l’his­toire ni néces­site de l’emploi de guille­mets inversés.On est très loin de ce qui s’est pas­sé avec le mot démocratie.

    L’élection pré­si­den­tielle en France uti­lise bel et bien le suf­frage uni­ver­sel, le pro­blème c’est qu’il s’a­git d’é­lire un monarque, ce n’est pas le pro­cé­dé de consul­ta­tion popu­laire qui est en cause, c’est le sujet de cette consultation…Il serait bien sur pré­fé­rable que cha­cun s’ex­prime sur les lois direc­te­ment et si c’est trop contrai­gnant au moins sur le pro­gramme a appli­quer sur les quelques années a venir (sans choix de tête de nœud) puis sur les dos­siers cruciaux.

    Réponse
  66. Alix

    Bon­jour à tous,

    Une réflexion comme ça qui m’est venue, à la lec­ture de vos commentaires.

    Ce qui pour­rait aug­men­ter l’in­té­rêt des conci­toyens pour le tirage, ain­si que la pro­ba­bi­li­té que les tirés au sort se mettent d’ac­cord, ce serait peut-être d’in­sé­rer cette pro­po­si­tion de sys­tème dans un cadre de réflexion plus large. Je m’explique :

    La doc­trine libé­rale est accep­tée par le plus grand nombre car ses pré­sup­po­sées coïn­cident avec une défi­ni­tion pré­cise de l’homme, accep­tée par les popu­la­tions car appuyée « scien­ti­fi­que­ment » : l’homme est égoïste, la com­pé­ti­tion est dans ses gênes.

    Même si ces pro­pos res­tent selon moi à prou­ver, cette défi­ni­tion donne du sens et de la cohé­rence à un recours poli­tique au sys­tème libé­ral. Avec une telle défi­ni­tion, nous ne pou­vons sou­hai­ter un autre sys­tème, c’est même ce sys­tème qui est le plus adap­té à ce que nous sommes.

    .…

    Nous ne sommes pas divi­sés que par nos idées poli­tiques, nous le sommes aus­si par nos savoirs.

    Je pense que nous aurions à y gagner en réunis­sant le meilleur de nos savoirs.

    Nous pour­rions par exemple en déga­ger une nou­velle défi­ni­tion de l’homme, qui inci­te­rait à la réflexion et pour­rait rendre cohé­rent le recours au tirage au sort, car en adé­qua­tion avec ce que nous pen­sons être.

    Car en attendant :

    Com­ment espé­rer que des hommes qui se croient majo­ri­tai­re­ment égoïstes et natu­rel­le­ment com­pé­ti­tifs acceptent de don­ner du poids à la parole d’au­trui lors d’un tirage au sort, puisque autrui est offi­ciel­le­ment recon­nu pour ne pen­ser qu’à lui et à la satis­fac­tion de ses propres ins­tincts, il n’en sor­ti­ra rien de bon ni pour moi, ni pour la com­mu­nau­té. Il vaut donc mieux que ce soit un « expert » en poli­tique qui décide pour nous…

    .…..

    Par­lons des experts main­te­nant (poli­tiques ou autre), une réunion des savoirs per­met­traient aus­si de modé­rer leur influence. Je ne dis pas qu’ils sont inutiles, je dis juste qu’un homme qui étu­die le monde sous un seul ou deux aspects ne peut en avoir une vision d’en­semble, et que tout ce qu’il trou­ve­ra pour enri­chir sa dis­ci­pline sera tou­jours néces­sai­re­ment limi­té au champ de son regard.

    .….

    Il serait donc peut-être temps, si nous vou­lons évo­luer vers une autre repré­sen­ta­tion de la poli­tique, de dépas­ser la défi­ni­tion de l’homme sur laquelle repose notre poli­tique actuelle.

    Pour finir (ou pour com­men­cer à dépas­ser a défi­ni­tion de l’homme éco­no­mi­co-libé­ral), je vais juste par­ler des tra­vaux d’un homme qui un jour m’ont for­te­ment inter­pel­lé : Lobac­zews­ki. Ces tra­vaux ont mal­heu­reu­se­ment été repris par des mai­sons d’é­di­tions douteuses.

    Ce psy­chiatre s’est inté­res­sé à l’é­mer­gence des sys­tèmes tota­li­taires au fil de l’his­toire, aux rai­sons de leur appa­ri­tion, de leur main­tien, de leur chute et de leur retour cyclique.

    Il a obser­vé que la plu­part des indi­vi­dus ne sou­hai­tait pas la guerre, il a remar­qué aus­si que la plu­part des indi­vi­dus par­ta­geait un sys­tème de valeurs propres, fon­dées sur la confiance, l’empathie et l’al­truisme, trans­mis de géné­ra­tion en géné­ra­tion au fil de l’his­toire de l’hu­ma­ni­té. Ce sys­tème de valeurs est selon lui à l’o­ri­gine de l’é­vo­lu­tion du genre humain, car indis­pen­sable à la pré­ser­va­tion et à la sur­vie du groupe.

    Pour ce cher­cheur, les voleurs de pou­voirs et de richesses ont un com­por­te­ment déviant qui porte atteinte à toute la com­mu­nau­té. Lorsque ces per­sonnes sont à des places déci­sives, une cor­rup­tion de toute la popu­la­tion finit par avoir lieu à tous les échelons.

    C’est un exemple mais on peut en trou­ver d’autre, qui incite déjà à remettre sérieu­se­ment en cause, avec preuve à l’ap­pui de nature scien­ti­fique, le fonc­tion­ne­ment actuel, à ques­tion­ner le « pou­voir » et à jus­ti­fier la mise en place d’or­ga­nismes de « contrôles » et aus­si à s’in­ter­ro­ger sur ce que nous sommes et ce que nous avons en com­mun, afin de pou­voir sou­hai­ter ensemble un sys­tème plus adap­té à ce que nous savons de nous aujourd’­hui et à ce que nous voulons.

    Réponse
  67. Méchant Virus

    Pas pu regar­der jus­qu’au bout. L’in­ter­ve­nante cumule 3 tares majeures : elle ne sait pas orga­ni­ser ses idées, elle est de mau­vaise foi et elle est agressive.

    Du coup, elle ne démontre rien et ses inter­ven­tions sont très pénibles à écouter.

    Tota­le­ment insupportable.

    Réponse
  68. Ana Sailland

    @ Méchant Virus (67)

    Et si elle l’a­vait dit comme ça ?

    (ce quelle n’a pas fait, c’est vrai …)

    « Le tirage au sort devient néces­saire si et seule­ment si, pour nous pro­té­ger pas­si­ve­ment des dan­gers de l’or­gueil et de l’au­to­ri­ta­risme qui som­meillent en tout être bien inten­tion­né, nous abdi­quons le pou­voir et le devoir de nous orga­ni­ser col­lec­ti­ve­ment pour pen­ser et déci­der ensemble, inté­gra­le­ment et conti­nû­ment ensemble, de créer de la conscience col­lec­tive, inté­gra­le­ment col­lec­tive, donc incar­née en chaque individu.

    C’est peut être de cette abdi­ca­tion que par­lait cette dame en usant du mot obscurantisme.
    Car le contraire de l’obs­cu­ri­té est la lumière, uni­ver­selle et partagée.
    Tirer au sort quelques por­teurs de flam­beau n’embrasera pas le ciel du feu pas­sion­né de toute une humanité. »

    Il m’a fal­lu une semaine pour deve­nir capable d’é­mettre cette hypo­thèse hihi … 

    Seuls ceux qui nous agacent sont capables de nous pro­pul­ser de leurs coups de pieds occultes au cul et au culte.

    ;;;;;;;;

    Demain je prends la route pour Paris.
    Joie.

    Réponse
  69. Bruce

    Juste mon res­sen­ti à pro­pos de cet échange. 

    Cette femme ne démontre rien et cherche à rem­bar­rer Étienne comme un gamin lorsque celui-ci cherche réel­le­ment à mettre sa thèse à l’épreuve. 

    Un manque d’hu­mi­li­té qui non seule­ment ne relève pas du débat, mais qui laisse craindre sur la pro­fon­deur de sa pensée.

    Réponse
  70. Sagesse

    @ 66. Alix

    Le pro­blème est aus­si que les hommes pensent que leur vie est courte et se ter­mine avec la mort du corps. S’ils vou­laient bien écou­ter tous les sages ils com­pren­draient que leur vraie vie n’au­ra pas de fin.

    Réponse
  71. Ana Sailland

    Entre juste et éter­nel, que choi­si­rais tu ?

    Réponse
  72. EFFAB

    Il faut être juste, et si ce n’est par éthique ne fut-ce au moins que par bon sens : ne sur­tout pas faire à autrui ce qu’on ne vou­drait pas qu’on nous fît !… et, cerise sur le gâteau, d’être juste on en devient consé­quent, et d’être avi­sé on en arrive for­cé­ment, un jour ou plus tard, à recou­vrer la pleine conscience de cet Esprit qui nous habite, par-delà mais tout ego et mental.

    @68… la joie de cet(te) inconnu(e) et de cet esprit liber­taire, cette ému­la­tion, ces syner­gies… cette ren­contre au som­met, toute de véri­té et de simplicité.

    @65, NLESCAN, ou, trop trop cool la poé­sie, on peut dire tant de choses et tant de bêtises ; mais l’on par­donne tout au poète, tant qu’il est sin­cère et chaste de son désir et dans ses attentes…

    Réponse
  73. Méchant Virus

    @ Ana (68)

    Effec­ti­ve­ment tu peux faire Bou­tros Bou­tros Sailland et mettre en forme les avis (le terme idée est inadap­té en l’occurrence) de madame Michu. Et effec­ti­ve­ment, posé comme ça, c’est plus sus­cep­tible d’être débattu.

    Ce qui est fâcheux pour une inter­ve­nante, c’est qu’elle ne soit pas capable d’ar­ti­cu­ler ses opi­nions à chaud. D’au­tant plus que ce sont des opi­nions d’un niveau de com­plexi­té assez faible.

    Donc je reste sur mes posi­tions : elle est fran­che­ment nulle.

    Pour en reve­nir à son opi­nion : elle est pour une démo­cra­tie sans tirage au sort avec assem­blées popu­laires et des com­mis de confiance élus par les dites assem­blées. OK, rien de nou­veau là dedans, pas la peine de s’ex­ci­ter ni d’être impo­li avec Etienne qui comme d’ha­bi­tude est res­té très courtois.

    Réponse
  74. Méchant Virus

    Ah oui par­don, elle est aus­si pour l’é­du­ca­tion et la conscien­ti­sa­tion popu­laires. (héhé)

    Alors c’est super, mais quand on tient se genre de dis­cours, n’est on pas sup­po­sé avoir déjà fait ce tra­vail sur soi même ? S’ex­pri­mer intel­li­gem­ment, res­pec­ter la contra­dic­tion, être poli, argu­men­ter cor­rec­te­ment, démon­trer ce qu’on raconte et tout le tralala ?

    Non, en fait je ne vais pas res­ter sur ma posi­tion, je vais la dur­cir : elle est pire que nulle.

    Réponse
  75. Ana Sailland

    🙂 Bou­tros Bou­tros mémé espère croi­ser des virus en pagaille ce soir et demain. 🙂

    Réponse
  76. contrelabienpensance

    Toute la poli­tique des élites auto­pro­cla­mées n’a qu’un seul but : empê­cher toute politique.

    — Comme empêche-t-on toute politique ?

    — En inter­di­sant la par­ti­ci­pa­tion du peuple.

    — Com­ment inter­dit-on au peuple toute participation ?

    — En l’o­bli­geant à pas­ser par un par­ti politique.

    Toute l’ar­naque est là. L’apparatchik ne roule que pour lui-même, ce qu’il vise, c’est sa réélec­tion et rien d’autre. Or, comme il draine des mécon­tents et que les mécon­tents sont du bétail élec­to­ral, pour rien au monde il vou­drait conten­ter les mécon­tents, car alors il per­drait son élec­to­rat. L’as­tuce consiste donc à faire croire par ses paroles ver­bales qu’il cherche à amé­lio­rer la situa­tion des mécon­tents alors qu’il appelle au contraire de ses vœux la démul­ti­pli­ca­tion des mécon­tents qui vont gon­fler son cré­dule électorat.

    Le par­ti poli­tique n’est là que pour ser­vir les oli­gar­chies et les plou­to­cra­ties, il fait exac­te­ment le contraire que ce pour­quoi il existe, ce qui explique que tout empire de décen­nie en décennie.

    D’autre part, l’é­lec­tion d’un appa­rat­chik est basée sur un sys­tème de tout ou rien, on doit accep­ter toutes ses idées, il est impos­sible d’en extraire une seule. Voi­là encore une arnaque insup­por­table, ce sys­tème de tout ou rien : jamais on ne peut iso­ler une idée pour la mettre en pratique.

    Le tirage au sort sup­prime tous ces bar­rages qui empêchent une vraie poli­tique citoyenne, et la sépa­ra­tion des pou­voirs, qui est si néces­saire, est immé­dia­te­ment res­pec­tée ipso facto.

    C’est par le seul tirage au sort qu’une poli­tique digne de ce nom, avec par­ti­ci­pa­tion popu­laire, est pos­sible : cha­cun a une chance rai­son­nable d’être sélec­tion­né et les riches, les mafieux, les tri­cheurs, les lob­byistes, s’il y en a, ne seront pas majo­ri­taires mais au contraire noyés dans la masse.

    http://​contre​la​bien​pen​sance​.blog​.fr/

    Bien à vous

    Réponse
  77. J-Stéphane

    Bon­soir,

    La révo­lu­tion est numérique.

    Les blogs délivrent le journalisme.

    Le jour­na­lisme doit être l’é­cole de la démocratie.

    « Le jour­na­lisme doit trans­mettre des infor­ma­tions pas des opinions »

    « Le suf­frage uni­ver­sel ne peut être démo­cra­tique sans un jour­na­lisme démocratique »

    « la publi­ci­té de la vie poli­tique est la sau­ve­garde du peuple »

    « la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive est la pré­his­toire de la démocratie »

    Réponse
  78. Morpheus

    « Le tirage au sort c’est obscurantiste ».

    En d’autres termes, l’obs­cu­ran­tisme est dans la réelle repré­sen­ta­tion du peuple, puisque, par défi­ni­tion (je devrais plu­tôt dire par pro­ba­bi­li­té mathé­ma­tique démon­trable), le tirage au sort par­mi une vaste assem­blée sera pro­por­tion­nel­le­ment réel­le­ment repré­sen­ta­tive de celle-ci.

    Ce n’est pas ce qu’elle a vou­lu dire ? C’est en tout cas ce qu’elle sous-entend clai­re­ment, sans le dire : le tirage au sort est obs­cu­ran­tiste parce qu’on ne sait pas qui sera tiré au sort, et elle veut visi­ble­ment savoir qui sera son (ou ses) mandant(s).

    Flo­rence s’illu­sionne sur le fait de connaître les man­da­taires (deux cent ans que nous nous abreu­vons de cette illu­sion, ça devrait suf­fire, mais appa­rem­ment, non), alors que les démo­crates athé­niens avaient un autre point de vue : peu importe quel citoyen ce sera (même le plus ver­tueux peut som­brer dans la cor­rup­tion), ce qu’il faut, c’est pou­voir s’as­su­rer qu’il agi­ra selon l’in­té­rêt com­mun et le sanc­tion­ner s’il dévie de cette voie.

    Pour les athé­niens, peu importe qui est tiré au sort, pour­vu qu’on ait les garan­ties (donc les moyens pré­vus dans la consti­tu­tion d’o­ri­gine citoyenne) que les man­da­taires seront vertueux.

    Comme bon nombre de gens à notre époque, Flo­rence pense que choi­sir un repré­sen­tant est le meilleur moyen de contrô­ler, et per­son­nel­le­ment, je ne le crois plus du tout.

    Choi­sir un repré­sen­tant, c’est délé­guer son pou­voir, c’est donc aban­don­ner son pou­voir. C’est dire « celui-là (ou celle-là) est plus capable que moi de savoir ce qui est bon ou non pour moi ». Alors qu’un démo­crate athé­nien consi­dère qu’il doit pou­voir lui-même, le cas échéant, déci­der ce qui est bon ou non pour lui, notam­ment lors­qu’il s’a­git de voter des lois.

    La clef est dans le fait de voter nous-mêmes nos lois (le pou­voir majeur, le vrai pou­voir dans un état dit « de droit ») ou délé­guer (c’est-à-dire, j’in­siste, aban­don­ner – au sens juri­dique du terme : alié­ner) le pou­voir de choi­sir nos lois.

    Par défi­ni­tion, juri­di­que­ment par­lant, un élec­teur est alié­né, car il aliène son pou­voir de voter ses lois à un tiers.

    Il est cepen­dant tout aus­si vrai de dire qu’un élec­teur est, médi­ca­le­ment par­lant, alié­né … (relire La grève des élec­teurs, de Octave Mirbeau)

    Le suf­frage uni­ver­sel, le vrai, c’est voter nous-mêmes nos lois, et pour cela, nous n’a­vons pas besoin de man­da­taire. Nous avons besoin de man­da­taires pour faire fonc­tion­ner le bou­sin, pas pour le diriger.

    Flo­rence n’est pas réel­le­ment démo­crate, elle est plu­tôt favo­rable à une aris­to­cra­tie vraie, mais pas favo­rable à la vrai démo­cra­tie. Mais pas sûr qu’elle puisse entendre cela.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  79. EFFAB

    (@76) Oui, tout est dit là, qua­si­ment, ces nuances et ces évi­dences… ajou­té à ça que ces riches, ces mafieux, ces tri­cheurs, ces lob­byistes n’au­ront plus guère de rai­son d’être et devront s’en faire une de rai­son, noyés qu’ils seront dans la masse équi­table et ce res­pect mutuel de ce pro­jet socié­tal basé sur l’au­to­no­mie et l’a­bon­dance, la Culture et la Connais­sance : exit la Mar­seillaise, le Tour de France, la lote­rie natio­nale, le Cham­pion­nat de foot pro­fes­sion­nel et j’en passe et j’en passe… une socié­té de loi­sir, certes, mais ce qui se par­tage, vrai­ment, et sur le ter­rain, sans Repré­sen­ta­tion, loin de tout ego et sans plus-value aucune_de ce qui se mérite : tout qui ne tombe pas tout cuit du ciel et ce plai­sir autant que cet effort, ce don de soi ou ce plai­sir donné.

    Tout un pro­gramme mais rien d’im­pos­sible com­pa­ré à tout ce que l’Hu­ma­ni­té et l’In­con­sé­quence se sont crues obli­gées d’im­po­ser au Monde et aux Hommes !… GBB aux oubliettes de l’His­toire ! à nous seuls désor­mais et cette véri­té, cette pré­ten­tion ou cette exi­gence en même temps que cette humi­li­té, vec­teurs de notre quo­ti­dien et de notre transcendance.

    Au plai­sir de vous lire

    Réponse
  80. EFFAB

    Oui, en d’autres termes, MORPHEUS, sa culture et son intel­li­gence lui sont mon­tée à la tête ! quand elle a face à elle la modes­tie, cette ouver­ture d’es­prit et tout ce savoir cumu­lé aus­si inves­ties que dés­in­té­res­sées… le fémi­nin qui l’emporte dans mon Verbe mais sur­tout pas dans ce cas plus pré­cis de ce débat par trop coin­cé. Mon humble avis mais ne ten­tons pas les choses : le temps est bel et bien fini de toutes ces suf­fi­sances éli­tistes et inversées !

    PETER PAN – ROBESPIERRE – la Fraise Révolutionnaire

    Cha­leu­reu­se­ment

    Réponse
  81. J.C

    @ Mor­pheus

    ça fait plai­sir de pou­voir te lire à nouveau

    bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  82. Alix

    Remarque sur la confiance que les citoyens conti­nuent d’ac­cor­der aux hommes poli­tiques, mal­gré les actes répré­hen­sibles que ces der­niers commettent.

    Qu’est-ce qui fait qu’un citoyen délègue plus spon­ta­né­ment son pou­voir à un homme poli­tique plu­tôt qu’à l’un de ses semblables ?

    Au-delà de l’ar­gu­ment d’au­to­ri­té (le poli­tique a fait des études, parle et se tient comme un poli­tique), il y a aus­si les médias qui, avec leurs repor­tages, leurs dos­siers, leurs enquêtes et leurs inter­views, contri­buent à don­ner au citoyen des infor­ma­tions sur les poli­tiques, des infor­ma­tions qui vont lui don­ner l’im­pres­sion de « connaître » ces hommes per­son­nel­le­ment, de la même manière qu’il a l’im­pres­sion de connaître les per­son­nages de sa série télé pré­fé­rée alors qu’il ne les a jamais rencontrés.

    C’est sans doute ce qui explique la cor­ré­la­tion temps de pas­sage télé/nombre de voix accordé.

    C’est aus­si ce qui explique la confiance accor­dée : on est ras­su­ré par ce que l’on « connaît ».

    Et je me demande aus­si si ce n’est pas ça qui explique cette curieuse phrase de Madame Gau­thier, lors­qu’elle dit pré­fé­rer savoir « qui » va être au pou­voir. Car il est évident que même si nous « connais­sons » les poli­tiques par le biais des médias, nous ne les connais­sons jamais qu’à tra­vers ce qu’ils veulent bien nous mon­trer d’eux-mêmes.

    Main­te­nant, en com­pa­rai­son, le citoyen en sait net­te­ment moins sur ses sem­blables, d’a­bord parce qu’ils sont plus nom­breux, et ensuite parce qu’ils sont net­te­ment moins pré­sents dans les médias. On ne les voit que dans des émis­sions de diver­tis­se­ments ou des repor­tages sur leurs métiers ou leurs revendications.

    Les médias tout confon­dus (et même ceux qui ne le sou­haitent pas) contri­buent à faire en sorte que cha­cun reste à sa place : le poli­tique à la poli­tique et le citoyen au diver­tis­se­ment, à la reven­di­ca­tion ou au tra­vail, mais pas à la place véri­ta­ble­ment décisionnelle.

    Réponse
  83. Ana Sailland

    Alix,

    c’est une réflexion majeure que tu ouvres là, qui va avec la grande ques­tion « pour­quoi le grand nombre se sou­met il au petit nombre ».

    On peut comme tu le fais ici obser­ver celles des causes qui pour­raient faci­le­ment être soi­gnées, par exemple en réflé­chis­sant au rôle des médias.

    Mais il y a peut être des causes plus pro­fondes, de l’ordre d’une « socio­lo­gie géné­tique », qui même après une révo­lu­tion conscien­ti­sée, seraient/seront dif­fi­ciles à soigner.

    Ce midi je par­ta­geais la col­la­tion avec deux amis et nous évo­quions le besoin ata­vique qu’ont les groupes humains d’a­voir un chef.
    J’ai vécu ça deux ou trois fois dans ma vie où les cir­cons­tances me pla­çaient en posi­tion de lea­der (par exemple, on impulse un ras­sem­ble­ment, et les ras­sem­blés s’at­tendent à voir l’im­pul­seur tout gérer). Mon ins­tinct anar­cho-démo­crate me fait en géné­ral refu­ser ce rôle, et, c’est dou­lou­reux, s’en­suit l’i­nef­fi­ca­ci­té du groupe, voire sa mort. Pire encore, un lou­bard peut pro­fi­ter de la case vide pour s’im­po­ser et vam­pi­ri­ser l’affaire.
    Comme je le dis plus haut, il est extrê­me­ment dou­lou­reux pour moi de consta­ter l’i­nap­ti­tude d’un groupe même res­treint à fonc­tion­ner sans chef ni hiérarchie.
    J’ai eu autre­fois l’hon­neur de suivre un ensei­gne­ment de « cha­ma­nisme de conscience », et la per­sonne ensei­gnante ten­tais de nous faire exer­cer en situa­tion pra­tique le fonc­tion­ne­ment en démo­cra­tie inté­grale (avec un autre voca­bu­laire, bien enten­du). Nous y par­ve­nions parce que nous étions là pour tra­vailler notre per­son­na, nos méca­nismes (on parle de « tra­vail sur soi ») donc ouverts à l’i­dée de nous arra­cher à nos com­por­te­ments arché­ty­paux de mam­mi­fère classique.
    Mais il est clair qu’en situa­tion « natu­relle », où les gens fonc­tionnent sans la volon­té de boos­ter leur conscience, ce sont hélas le plus sou­vent les vieilles habi­tudes qui l’emportent.

    Chan­geant de sujet, je vou­drais dire briè­ve­ment que je vois une pro­fonde simi­li­tude entre le poli­tique et le prêtre : dans les deux cas, l’in­di­vi­du (le peuple) se voit sépa­ré de son infi­ni par un écran ins­ti­tu­tion­nel, qui le main­tient dans l’im­ma­tu­ri­té (et donc la soumission).

    Réponse
  84. Ronald

    Cri­tique du sys­tème de Flo­rence Gau­thier. (1÷2)

    Je vais ter­mi­ner en com­men­tant quelques aspects des pro­po­si­tions de Flo­rence Gau­thier. Il n’y aura rien de très ori­gi­nal. La cri­tique est assez clas­sique et reprend beau­coup de ce qu’Etienne et les inter­ve­nants ci-des­sus ont déjà avancé.

    Pour com­men­cer, il faut recons­ti­tuer ce que Flo­rence Gau­thier sou­haite. Ce n’est bien sûr pas stric­te­ment struc­tu­ré, mais cela res­semble pro­ba­ble­ment à cela :
    « Sous le régime actuel, des citoyens se réap­pro­prient pro­gres­si­ve­ment du débat au niveau com­mu­nal. Ils doivent le faire cepen­dant en marge des struc­tures ins­ti­tuées, qui sont aux mains du pou­voir. Ces assem­blées per­mettent d’élever le niveau d’éducation popu­laire et que des gens soient « for­més intel­lec­tuel­le­ment ». Suite à une crise, des sou­lè­ve­ments ont lieu contre le régime en place. Une assem­blée consti­tuante est for­mée. Elle est consti­tuée de man­da­taires (com­mis de confiance) élus par les assem­blées com­mu­nales. Les par­tis poli­tiques, qui per­sis­te­ront même après la réforme consti­tu­tion­nelle, peuvent pro­po­ser des can­di­dats pour ce poste. Les man­da­taires ne seront cepen­dant que des ser­vi­teurs des « assem­blées pri­maires » com­mu­nales, qui les contrô­le­ront et pour­ront les révo­quer au besoin. Cette Consti­tuante éta­bli­ra les ins­ti­tu­tions du nou­veau régime, qui seront démo­cra­tiques. Notam­ment l’assemblée légis­la­tive qui sera elle aus­si élue, et sous contrôle des assem­blées communales. »

    Le modèle tel qu’il est pré­sen­té est plus proche de l’idéal démo­cra­tique du « peuple déli­bé­rant de ses propres lois » que ne l’est un sys­tème fon­dé sur le tirage au sort. Mais le pro­jet d’Etienne est plus aisé à concré­ti­ser à moyen terme et plus à même de défendre les inté­rêts du plus grand nombre.

    D’abord sur la réap­pro­pria­tion du débat com­mu­nal par les citoyens. On n’en voit pas actuel­le­ment l’ébauche. Les « débats citoyens » sont tou­jours le fait de petits groupes conscien­ti­sés (type Indi­gnés ou autres) mais ne sus­cite pas de mou­ve­ment de fond dans la popu­la­tion. Pour­quoi ? Le sujet a sans doute déjà été étu­dié socio­lo­gi­que­ment. Mais une rai­son me semble être que les gens ne s’assemblent que pour pro­tes­ter quand leurs inté­rêts sont for­te­ment atta­qués. Tant que les choses se font dou­ce­ment et qu’ils ne voient pas de menace à court terme, ils pré­fèrent vaquer à leurs occu­pa­tions pri­vées plu­tôt que de se lan­cer dans des pro­jets col­lec­tifs dont l’intérêt est dou­teux, ou au mieux, loin­tain. Quand les Grecs se sont sou­le­vés en 2008–2010, ce n’était pas pour « construire un monde meilleur », mais parce qu’on leur ôtait le pain de la bouche. Je crois que l’évolution démo­cra­tique se fera par une tran­si­tion assez brusque et pas par une pré­pa­ra­tion pro­gres­sive au niveau local. De toute façon, tous les lieux publics sont, comme sou­li­gné dans l’entretien, aux mains des pou­voirs publics. Si des citoyens veulent tenir des assem­blées dans les com­munes, de deux chose l’une. Soit c’est avec la béné­dic­tion des auto­ri­tés. Mais alors celles-ci ne tar­de­ront pas à récu­pé­rer le mou­ve­ment, soit ouver­te­ment, soit sour­noi­se­ment. Soit c’est contre elles, mais alors il faut s’attendre à des per­sé­cu­tions (inter­dic­tions de salles, pro­cès, etc) contre les­quelles nous avons peu de chances. L’alternative serait alors des réunions à l’abri des auto­ri­tés (main­te­nant, les Assem­blées de Citoyens Consti­tuants doivent tenir leur lieu de réunion secret). Mais ces assem­blées tien­draient alors plus des loges maçon­niques sous l’Ancien Régime que de l’idéal du pou­voir com­mu­nal tel que l’imagine Flo­rence Gau­thier. Le fait de néces­si­ter des orga­ni­sa­tions préa­lables, qui ont peu de chances de voir le jour, est déjà pour moi un désa­van­tage par rap­port au sys­tème du tirage au sort.

    Mais admet­tons. Ima­gi­nons que nous entrons dans une période trou­blée. La situa­tion éco­no­mique s’est dégra­dée (ce n’est pas non plus le chaos ; ça ne sert à rien d’imaginer des scé­na­rios peu plau­sibles en Europe occi­den­tale). Il y a plu­sieurs émeutes. Le Pré­sident Valls a été entar­té et la voi­ture de son Pre­mier Ministre Atta­li brû­lée. Les mani­fes­tants réclament une nou­velle consti­tu­tion. Il existe des assem­blées citoyennes dans les com­munes, qui prennent l’initiative de dési­gner (par élec­tion en leur sein) des man­da­taires de confiance pour cette Constituante.

    Vient le pro­blème de la repré­sen­ta­ti­vi­té des assem­blées basées sur le volon­ta­riat. Flo­rence Gau­thier n’évoque pas le pro­blème que ces assem­blées ne regroupent que ceux qui veulent y venir, et non l’ensemble de la popu­la­tion. On dira « Ah mais tans pis pour ceux qui ne veulent pas venir ! ». Ce n’est pas cela le pro­blème. C’est qu’il y a for­cé­ment dans ce type d’assemblée une sur­re­pré­sen­ta­tion des gens qui peuvent faci­le­ment déga­ger du temps libre. Glo­ba­le­ment sans doute : les étu­diants, les retrai­tés et les classes supé­rieures (c’est ce que je constate dans les assem­blées actuelles de toutes sortes de « citoyens enga­gés »). Mais le ser­veur de chez Maxim’s, je ne le vois pas dire à son chef d’équipe qu’il ne veut pas tra­vailler le dimanche parce que c’est le jour des déli­bé­ra­tions de l’assemblée com­mu­nale. Alors oui, dans « Le Monde d’Après », on pour­ra s’organiser pour que tout le monde puisse se libé­rer pour ses acti­vi­tés citoyennes sans en pâtir (en encore, je ne crois pas que ce sera par­fai­te­ment réa­li­sable). Mais ici, nous par­lons de poten­tielles assem­blée dans le monde actuel et celles qui dési­gne­ront les man­da­taires pour la constituante.

    Le pro­blème est réso­lu par le tirage au sort, s’il est déci­dé que l’on tire au sort la Consti­tuante dans toute la popu­la­tion. Alors, bon, je ne me fais pas d’illusions : cela sera sur­tout valable quand les nou­velles ins­ti­tu­tions seront mises en place et le tirage au sort défi­ni­ti­ve­ment ins­tau­ré. Au moment de l’élaboration de la Consti­tuante, ce sera un peu le bor­del dans le pays, et elle ne sera sans doute pas réel­le­ment le reflet de la socié­té. Beau­coup de dési­gnés ne vou­dront pas par­ti­ci­per pen­dant six mois à l’élaboration d’une consti­tu­tion. Ce sera pro­ba­ble­ment un tour­nant un peu dif­fi­cile pour l’épopée du tirage au sort : est-ce que la par­ti­ci­pa­tion en l’engagement sera suf­fi­sante pour éta­blir des ins­ti­tu­tions res­pec­tueuses de tous ? Il faut espé­rer que oui. Mais dans tous les cas, ce sera cer­tai­ne­ment plus repré­sen­ta­tif qu’une assem­blée d’élus.

    (à suivre)

    Réponse
  85. contrelabienpensance

    Je vous fais part de deux articles de mon blog, 
    le pre­mier explique que c’est la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de la poli­tique qui empêche toute politique 

    http://​contre​la​bien​pen​sance​.blog​.fr/​2​0​1​3​/​0​4​/​0​4​/​c​e​-​q​u​i​-​e​m​p​e​c​h​e​-​t​o​u​t​e​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​1​5​7​1​6​5​66/

    le second explique que l’exis­tence des par­tis poli­tiques est une arnaque qui a pour but d’empêcher toute poli­tique :

    http://​contre​la​bien​pen​sance​.blog​.fr/​2​0​1​3​/​1​0​/​2​8​/​l​e​s​-​p​a​r​t​i​s​-​d​i​t​s​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​-​n​-​o​n​t​-​q​u​-​u​n​-​s​e​u​l​-​b​u​t​-​e​m​p​e​c​h​e​r​-​t​o​u​t​e​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​1​6​6​9​8​9​36/

    Par “empê­cher toute poli­tique” on entend “écar­ter le peuple des déci­sions majeures le concer­nant”, ce qui contre­dit fron­ta­le­ment le mot démo­cra­tie qui signi­fie lit­té­ra­le­ment “com­man­de­ment du peuple” de par ses deux racines grecques, démos=peuple et kratein=commander.

    Bien à vous

    Réponse
  86. J.C

    Quelle serait donc la com­pé­tence spé­ci­fique d’un poli­ti­cien professionnel ?

    Ne serait-ce pas une vaste fumis­te­rie pour tenir les popu­la­tions à l’é­cart des décisions ?

    Par ailleurs, une loi existe pour un réfé­ren­dum local en France :

    http://​www​.vie​-publique​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/​p​a​n​o​r​a​m​a​/​t​e​x​t​e​-​v​o​t​e​/​l​o​i​-​o​r​g​a​n​i​q​u​e​-​d​u​-​1​e​r​-​a​o​u​t​-​2​0​0​3​-​r​e​l​a​t​i​v​e​-​a​u​-​r​e​f​e​r​e​n​d​u​m​-​l​o​c​a​l​.​h​tml

    bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  87. gitoyen

    Quelle dis­cus­sion intéressante !
    Flo­rence et Etienne sont d’ac­cord sur le constat, mais réso­lu­ment oppo­sés quant aux solutions.
    Ma pre­mière réac­tion après avoir vu l’é­change était la sui­vante : Flo­rence et Etienne ne sont pas dans la même temporalité.
    Lorsque Flo­rence parle d’his­toire, elle évoque le moyen âge, pour Etienne, c’est Athènes.
    Lors­qu’ils parlent de la révo­lu­tion à venir, c’est pareil, Flo­rence essaye de voir com­ment les choses pour­raient fonc­tion­ner en l’é­tat (et pour ma part, je suis assez convain­cu que la popu­la­tion fran­çaise en grande majo­ri­té serait contre l’i­dée du tirage au sort, faute d’é­du­ca­tion), alors qu’E­tienne défend un vision du tout ou rien (pas de démo­cra­tie sans TAS).

    je ne crois pas qu’on arri­ve­ra au TAS de si tôt, et je pense que nous devrions nous mobi­li­ser tous ensemble pour faire des petits pas vers la démocratie.

    Pour com­men­cer, nous pour­rions nous mobi­li­ser pour le RIP et sou­te­nir ce que fait l’as­so­cia­tion Arti​cle3​.fr en signant leur pétition.

    Après oui, orga­ni­sons des assem­blées com­mu­nales et fai­sons la révo­lu­tion ; celle que Flo­rence appelle de ses voeux. Et c’est seule­ment après qu’on pour­ra espé­rer intro­duire le TAS, mais ça pren­dra pro­ba­ble­ment encore beau­coup de temps.

    Bien à vous.

    Réponse
  88. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Un terme sou­vent uti­li­ser et qui en dit long sur notre « DÉMONcratie »…

    « la classe politique »

    Réponse
  89. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Être de droite, c’est accep­ter d’être privilégié.

    Être de gauche, c’est refu­ser d’être lésé.

    Être poli­ti­cien, c’est se faire pas­ser pour ambi­dextre, mais être adroit pour prendre à gauche, et être gauche pour prendre à droite.

    Réponse
  90. Joël

    J’ai appré­cié cette vidéo car enfin Étienne est tom­bé sur un mor­ceau de résis­tance avec Florence. 

    J’ap­pré­cie les inter­ven­tions d’Étienne, mais il a un côté éner­vant comme le dit très bien Flo­rence. Il veut tou­jours être d’ac­cord avec elle et n’ac­cepte pas la diver­si­té des opi­nions. Il donne l’im­pres­sion de par­tir du prin­cipe que les diver­gences de vues ne peuvent être que des mal­en­ten­dus et que s’il se répète patiem­ment 10000000000000 fois, il fini­ra par convaincre son inter­lo­cu­teur car il fini­ra bien par trou­ver le bon mot qui dis­si­pe­ra tout désac­cord profond. 

    C’est son côté pro­sé­lyte mal à l’aise avec la divergence. 
    Je pense qu’il y a là une leçon que l’on pour­rait qua­li­fier de psychologique. 
    Cela va même jus­qu’à rajou­ter en bas de la vidéo qu’en fait selon lui, il n’y a pas de diver­gence réelle entre eux. 

    Cela tourne à de l’auto-aveuglement. 

    Ceci dit, je ne veux pas pour autant don­ner rai­son sur le fond à Florence. 

    Le désac­cord pro­fond entre Étienne et Flo­rence est sur le « qua­li­té du pou­voir » résul­tant de ce pro­ces­sus de réap­pro­pria­tion populaire. 

    Il me semble que Flo­rence défend l’i­dée d’un pou­voir popu­laire « fort » avec le risque bien enten­du qu’il se trans­forme en tyran­nie, alors que Étienne est plus dans la logique d’un pou­voir popu­laire « faible ». Ce n’est pas pour rien qu’elle se déclare robes­pier­riste. D’ailleurs, Étienne en début de confé­rence est très expli­cite sur le sujet et il fini­ra par se cor­ri­ger : il dit à plu­sieurs reprises pour com­men­cer le débat qu’il s’a­git par la Consti­tu­tion popu­laire d’af­fai­blir le pouvoir. 

    Je pense que ce mot est très révé­la­teur de la pen­sée d’Étienne sur le sujet. 

    Le risque réel que Flo­rence per­çoit est d’un sys­tème qui se para­lyse ou devient inef­fi­cace étant don­né cette méfiance abso­lue envers l’homme au pouvoir. 

    Je ne veux pas don­ner rai­son à Flo­rence, mais le sys­tème radi­cal du tirage au sort me paraît exces­sif, tout comme il est exces­sif de poser comme condi­tion sine qua non, le fait de ne pas renou­ve­ler des man­dats courts. Cela me paraît un non-sens en terme d’ef­fi­ca­ci­té. Qu’il faille mettre des gardes-fous contre des dérives, cela me paraît clair, mais en faire un prin­cipe de base, je trouve cela vrai­ment contre-productif. 

    Je pense donc qu’il faut évi­ter de mettre en place un sys­tème trop rigide…

    Réponse
  91. contrelabienpensance

    On me répon­dra que ça n’a rien à voir mais elle ne peut pas le regar­der en face, elle parle aux murs, au pla­fond, à sa feuille, elle note en bais­sant bien les yeux de manière à être sûre de ne jamais regar­der Étienne en face qui la cherche pour­tant déses­pé­ré­ment des yeux.

    Ces gens-là, on les connaît, ce sont des contra­dic­teurs mal­hon­nêtes, elle ne cherche pas la véri­té, elle veut le domi­ner à peu de frais, le plan­ter en assé­nant des for­mules toutes faites.

    Elle pré­tend qu’il pose sans cesse la même ques­tion mais elle n’y a jamais répon­du, elle fuit, son âme louche.

    Et le ton qu’elle prend est impen­sable, Étienne aurait été trai­té de tous les noms s’il avait osé le cen­tième de ses incongruités.

    Insup­por­table…

    Bien à vous

    Réponse
  92. Morpheus

    D’ac­cord avec contre­la­pien­pen­sance. Elle est plus dans un mono­logue que dans un dia­logue. Elle campe sur ses posi­tions de prin­cipe, tan­dis qu’Étienne est ouvert à la cri­tique, pour­vu qu’elle soit étayée. 

    Étienne a certes lui aus­si sa posi­tion, mais il accepte la remise en cause de celle-ci si elle est argu­men­tée, et il cherche à com­prendre le point de vue de l’autre. 

    Ce que Flo­rence ne fait pas.

    Réponse
  93. Joël

    Je ne suis pas d’ac­cord avec Mor­pheus et contrelapienpensance. 

    Pour le dire en un mot, selon moi, dans cette vidéo Étienne ne cherche pas réel­le­ment à com­prendre le point de vue de l’autre, il cherche sans cesse à faire reve­nir l’autre au même… Il cherche sans cesse à créer à tout prix un accord avec elle et à rendre com­pa­tible la pen­sée de Flo­rence avec la sienne.

    Cela ne m’a­vait jamais autant mar­qué que dans cette vidéo !

    Réponse
  94. Étienne

    Cher Joël,

    C’est inté­res­sant, cette remarque. Il fau­dra que je m’ob­serve moi-même plus attentivement.

    Pour­tant, il me semble que votre rai­son­ne­ment n’est pas for­cé­ment logique (même si je le trouve pas­sion­nant, c’est peut-être moi qui ne vous com­prends pas bien et qui me trompe) : 

    Pour conclure que je « ne cherche pas à com­prendre le point de vue de l’autre » (ce qui, pour moi, est une faute grave), 
    vous sou­li­gnez que je « cherche à faire reve­nir l’autre au même » (cette for­mule est sacré­ment bien trou­vée, elle m’a­gite les neu­rones 🙂 mais c’est dif­fé­rent de « ne pas cher­cher à com­prendre l’autre »),
    que je « cherche à créer à tout prix un accord » (ce que j’as­sume tout à fait, avec les gens dont je sens que nous sommes d’ac­cord sur l’es­sen­tiel et en désac­cord sur des bri­coles ou sur des malentendus),

    et à « rendre com­pa­tible la pen­sée de l’autre avec la mienne » : est-ce que c’est si répré­hen­sible que cela, Joël, de « cher­cher à rendre nos pen­sées com­pa­tibles », si nous sommes deux à cher­cher sin­cè­re­ment le bien com­mun (ce qui est l’es­sen­tiel), peut-être actuel­le­ment par des voies dif­fé­rentes (ce qui est moins important) ?

    Est-ce que la recherche d’un accord (en ne mon­tant pas en épingle les désac­cords), est-ce que la ten­ta­tive hon­nête pour rap­pro­cher les points de vue (en gom­mant les détails, en les rabais­sant à leur juste pro­por­tion), est-ce que ce n’est pas l’es­sence même de LA POLITIQUE, l’art de nous par­ler pour évi­ter de nous taper des­sus au moment de prendre des déci­sions communes ?

    En tout cas, mille mer­cis, Joël, pour cette franche cri­tique, bien stimulante. 
    (Je manque de temps pour répondre comme il faut, par­don, mon métier me prend tout mon temps en ce moment).

    Étienne.

    Réponse
  95. Anonyme

    Disons qu’en géné­ral le dis­cours d’E­tienne ne varie pas suf­fi­sam­ment assez en fonc­tion de l’ap­proche et de l’o­pi­nion de la per­sonne en face pour que le débat ou le déclic ait réel­le­ment lieu (l’at­ti­tude de l’autre est effacée).

    Mon impres­sion est que les désac­cords les plus cou­rants à pro­pos des idées d’E­tienne se basent sur un refus d’un chan­ge­ment radi­cal de la vie poli­tique (ou du moins un chan­ge­ment encore plus radi­cal que ce que pré­co­nisent d’autres) tout sim­ple­ment par peur 🙂

    Dans un exemple, Flo­rence Gau­thier explique que le concept de par­ti et de vote n’est pas mort mais doit être « reré­fle­chi », elle ajoute que c’est la façon dont est construit et orga­ni­sé un par­ti qui fait défaut dans la vie poli­tique tan­dis qu’E­tienne se place plus haut et pense qu’un vote de l’as­sem­blée consti­tuante conduit néces­sai­re­ment à des par­tis au pou­voir, et ces par­tis conduisent à terme à des pro­blèmes de conflits d’in­té­rêt et de cen­tra­li­sa­tion des pouvoirs.

    On est dans le dilemne du chan­ge­ment pro­gres­sif ou pragmatique/changement radi­cal et sup­pres­sion de la cause des causes.

    Donc en fait, pour réel­le­ment convaincre le peuple dans son ensemble que les argu­ments d’Étienne sont plus que vrai dans le cadre théo­rique, une mise en pra­tique ou une sorte d’ex­pé­rience gran­deur nature doit être faite sur le sujet de la sélec­tion de l’as­sem­blée consti­tuante d’une manière ou d’une autre…

    Réponse
  96. Ana Sailland

    Pen­dant une pause au col­loque Guillemin/Robespierre, j’ai entre­pris Flo­rence sur ce qui s’est pro­duit après la chute des caro­lin­giens : la nais­sance en europe du contrat de suze­rai­ne­té (en gros, un homme fort s’en­gage à défendre les faibles, contre confort et obéis­sance) jus­ti­fié à l’heure de l’in­sé­cu­ri­té maxi­male (ruine géné­rale), mais vite per­ver­tie … en ce que nous vivons encore.

    La réponse a été : pour­quoi me par­lez-vous de ça ?

    Je n’ai pas chan­té la yutz mais j’é­tais tentée.

    Réponse
  97. Marie

    La Flo­rence a déci­dé­ment l’air un tan­ti­net, heu, com­ment dire… vite incom­mo­dée… lui aurait-on mis du poil à grat­ter ou du fil à retordre…? 😉

    Réponse
  98. Ana Sailland

    L’His­toire du moyen­âge ((longue et avec péri­pé­ties, bien plus qu’on ne l’i­ma­gine) est pas­sion­nante en tant qu’ex­pli­ca­tion du monde moderne, de ses germes et de ses sources. J’y suis mal­heu­reu­se­ment incom­pé­tente, et je trouve dom­mage que les spé­cia­listes (?) n’en donnent que des bribes énigmatiques.

    Fouiller l’His­toire peut per­mettre éga­le­ment de recher­cher des solu­tions, et s’il faut remon­ter à plus de 2000 ans pour retrou­ver une idée sérieuse et expé­ri­men­tée, je trouve déplo­rable que face à ce qui mérite le nom de tra­vail on ne nous pré­sente qu’un flou artis­tique sur les com­mis de confiance et les assem­blées vil­la­geoises, qui ailleurs qu’en la land­sge­meinde n’ont accou­ché de rien ou presque qui soit durable.
    Le débat sur l’His­toire et l’ex­pé­rience démo­cra­tique pour­rait être infi­ni­ment plus riche ET PRODUCTIF s’il n’é­tait per­tur­bé par ce qu’il faut bien appe­ler l’e­go mandarin.

    ;;;;;;;

    Je viens de pas­ser avec des amis quatre jours en forêt pour réflé­chir sur celles des fai­blesses humaines qui induisent l’es­cla­vage. J’en suis décoif­fée et cela peut induire des accents lyriques quelques jours encore, par­don­nez le moi 😉

    Réponse
  99. Marie

    aaahhh… rien de tel qu’un bol de forêt 😉

    Réponse
  100. Joël

    Je vous remer­cie Étienne de n’a­voir pas mal pris ma remarque, ce qui prouve déjà que vous n’êtes pas un cen­seur bor­né. À mon tour d’es­sayer de répondre à votre post. Vous avez rai­son, quand j’ai affir­mé que vous ne cher­chiez pas à com­prendre l’autre, c’é­tait une affir­ma­tion non per­ti­nente pour ne pas dire péremp­toire. Main­te­nant que je me relis, ce n’est pas cela que je pour­rais vous « repro­cher », cela man­que­rait de logique et cela irait de fait au-delà de ma pen­sée. Par contre, la for­mule : vou­loir faire reve­nir l’  »autre » au « même » me paraît plus juste. Je vais ten­ter de m’expliquer…

    Il n’est bien sûr pas répré­hen­sible de vou­loir rendre com­pa­tible la pen­sée de 2 per­sonnes, mais tout dépend de la manière en quelque sorte. Je trouve que vous avez plu­tôt for­cé le trait dans cette vidéo, la preuve : Flo­rence elle-même en a marre ou se fout que vous soyez d’ac­cord avec elle ou pas. Elle vous le répète à plu­sieurs reprises, alors bien sûr peut-être manque-t-elle de patience, peut-être est-elle trop sûre de son opi­nion, mais ce qu’elle exprime doit néan­moins être pris au sérieux.

    Qu’en­tends-je par faire reve­nir l’autre au même ? Vous faites bien de ne pas vous rési­gner devant de fausses diver­gences, mais il faut pou­voir aus­si recon­naître qu’il n’est pas juste de dire comme vous le faites à plu­sieurs endroits dans la vidéo : je suis com­plè­te­ment d’ac­cord avec vous ! Car cela n’est tout sim­ple­ment pas vrai. Vous vou­lez créer un accord là où il n’y en a pas, ce qui peut être légi­ti­me­ment mal pris par l’in­ter­lo­cu­teur étant don­né que c’est une façon de ne pas recon­naître sa sin­gu­la­ri­té ou celle de sa pensée. 

    C’est une forme de « douce vio­lence incons­ciente » où la sin­gu­la­ri­té dif­fé­ren­tielle de la pen­sée d’au­trui est rame­née dans le cadre de sa propre pen­sée, pro­ces­sus qui ne peut se faire sans une cer­taine déna­tu­ra­tion de la pen­sée de l’interlocuteur. 

    Je vais don­ner un exemple : sur la ques­tion du tirage au sort, ce qui est quand même un des points majeurs de la vidéo, Flo­rence vous répète à l’en­vi que ce sys­tème est une inep­tie pour elle. Et vous, Étienne, vous ne vou­lez pas lâcher le mor­ceau, vous ten­tez à tout prix de rendre com­pa­tible sur ce point là aus­si, vos deux avis, ce qui pro­voque son énervement. 

    Il y a un moment, je pense, où il faut pou­voir dire : nous sommes d’ac­cord sur un cer­tain nombre de choses, mais sur celle-là qui est impor­tante éga­le­ment, nous ne le sommes effec­ti­ve­ment pas…

    Recon­naître la diver­gence à l’œuvre sur un point aus­si majeur est salu­taire je pense…

    Réponse
  101. Étienne

    OK, Joël,
    je tâche­rai de faire atten­tion à ne plus dire « je suis com­plè­te­ment d’ac­cord avec vous », mais « je suis com­plè­te­ment d’ac­cord avec vous sur ce point » 🙂

    Mais, si j’in­siste auprès de Flo­rence, c’est parce qu’il me semble :
    1) qu’elle devrait (logi­que­ment) — compte tenu de tout ce que je sais de son tra­vail sur le droit natu­rel et sur son aspi­ra­tion à la jus­tice sociale (ce qui est pour moi l’es­sen­tiel) —, elle devrait (logi­que­ment) être inté­res­sée par le tirage au sort en poli­tique, et 
    2) que, si elle le repousse (pour l’ins­tant) du revers de la main avec mépris, c’est juste parce qu’elle n’a pas (encore) bos­sé la question (*). 

    3) C’est donc, à mon avis, un mal­en­ten­du, qu’on pour­rait très bien dis­si­per si elle m’é­cou­tait (un peu) au lieu de par­ler d’autre chose 🙂 

    Voi­là pourquoi 
    1) j’in­siste sur nos accords (les pré­misses de mon rai­son­ne­ment), que je n’in­vente pas mais que je ne veux pas perdre de vue parce qu’ils vont m’ai­der à dis­si­per le malentendu, 
    2) je ne « réduis » PAS « l’autre au même que moi » : je vois ce qui coïn­cide entre l’autre et moi, pour mieux faire sen­tir à l’autre qu’il ne serait pas idiot, non pas de tom­ber d’ac­cord avec moi sur tout le reste (je n’en demande pas tant), mais au moins d’ac­cep­ter de réflé­chir à la ques­tion (sans tout balan­cer avant d’a­voir même tra­vaillé le sujet) : quelles uti­li­sa­tions du tirage au sort en poli­tique, pour quoi faire, dans quelles ins­ti­tu­tions, avec quel dosage, etc.

    Si les diver­gences sont le fait de mal­en­ten­dus (alors qu’elles portent sur un point déci­sif), il n’est pas absurde de se don­ner du mal (puisque c’est déci­sif) pour mon­trer qu’elles ne sont PAS fondées.

    Par­don­nez-moi d’in­sis­ter : vous avez rai­son de sou­li­gner l’im­por­tance qu’il y a à savoir recon­naitre de réels désac­cords (c’est ce que j’ai fait à pro­pos du pré­ten­du « suf­frage uni­ver­sel » dans mes échanges avec Raoul Marc Jen­nar et Fran­çois Asse­li­neau : je refuse d’ap­pe­ler « suf­frage uni­ver­sel » ce qui en est la néga­tion abso­lue : dési­gner-des-maîtres-par­mi-des-can­di­dats-impo­sés-par-les-plus-riches ne mérite pas de s’ap­pe­ler « suf­frage uni­ver­sel »), mais on n’est pas obli­gés non plus de res­ter en désac­cord sur tout quand on dis­cute 🙂

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    _________

    (*) Je le sais parce que lors d’une conver­sa­tion télé­pho­nique, quelques jours avant l’en­tre­tien, je pre­nais appui, entre autres, sur les réflexions d’A­ris­tote et de Mon­tes­quieu, elle avait pro­tes­té en me met­tant au défi de prou­ver mes affir­ma­tions (« quand on est sérieux, Mon­sieur, on donne ses sources, on ne dit pas n’im­porte quoi, je vous défie bien de prou­ver que Mon­tes­quieu ou Aris­tote ont pris la défense du tirage au sort en l’as­so­ciant à la démo­cra­tie, etc. ») ; je lui ai aus­si­tôt don­né les cita­tions exactes et les numé­ros de pages (ce qui ne l’a pas convain­cue, d’ailleurs, puis­qu’elle dit main­te­nant qu’A­ris­tote, on s’en fiche pas mal 🙂 ), mais j’ai alors com­pris qu’elle s’op­po­sait à l’i­dée sans l’a­voir encore travaillée.

    Réponse
  102. Ana Sailland

    La pre­mière fois qu’on « voit » un objet ou une pen­sée, on ne voit pas cette chose mais l’i­mage que nos sou­ve­nirs plaquent dessus.

    C’est ain­si 🙁

    Et il faut du cou­rage pour abo­lir le sou­ve­nir au pro­fit de la décou­verte, et ain­si ne voir que le vrai, exploit rare.

    Réponse
  103. zedav

    Mme Gau­thier n’est-elle pas un excellent exemple d’une per­sonne ayant en théo­rie les res­sources cog­ni­tives pour com­prendre (prendre avec) ce qu’on lui dit (sans for­cé­ment être d’ac­cord) mais aveu­glée par son égo bour­sou­flé (qui déborde et l’empêche de voir au delà)?

    Le der­nier post d’E­tienne ne fait que confir­mer l’im­pres­sion que m’a­vait don­née la vidéo…

    Réponse
  104. Morpheus

    A pro­pos du moyen-âge :

    « Dans une monar­chie, le pou­voir échoit à un seul, qui est appe­lé Roy ou Empe­reur en occi­dent, Sul­tan, Calife ou Padi­chah en pays d’is­lam, Raja ou Maha­ra­ja en Inde. La façon dont le monarque est dési­gné peut être dif­fé­rente d’un pays à l’autre. Le monarque peut être un sei­gneur élu par ses pairs afin d’ac­cé­der au titre suprême ; cette façon est appe­lée « monar­chie élective ».

    Ce fut ain­si la façon habi­tuelle en pays Francs jus­qu’au Roy Phi­lippe Auguste. Tou­te­fois, il est bon de savoir que les monarques de la mai­son Capet fai­saient élire de leur vivant leur fils aîné comme leur suc­ces­seur. Le Roy Phi­lippe Auguste ne fît pas ain­si, mais il consi­gna tout de même dans son tes­ta­ment sa volon­té de voir son fils Louis lui suc­cé­der, ce qui fut fait car aucune contes­ta­tion ne vînt contre­dire cette suc­ces­sion. On peut ain­si dire que l’é­lec­tion du Roy par­mi ses pairs fût per­ver­tie dans son essence par la volon­té des suze­rains Francs de voir leur des­cen­dance accé­der au trône.

    Ain­si, peu a peu, cette façon de dési­gner le Roy par héré­di­té prit l’as­cen­dant sur la dési­gna­tion par l’é­lec­tion des pairs du royaume et devînt la façon dite légi­time de dési­gner le suze­rain ; cette façon est appe­lée « monar­chie héré­di­taire » et est déjà consi­dé­ré par les grecs comme la façon habi­tuelle qui carac­té­rise en fait l’ac­ces­sion au pou­voir de la façon monarchique.

    Mais qu’elle soit élec­tive ou héré­di­taire, la monar­chie est nor­ma­le­ment tou­jours de nature abso­lue en cela que le sou­ve­rain détient à lui seul tous les pou­voirs ; celui de faire les lois, celui de les exé­cu­ter et celui de rendre jus­tice. Ain­si le Roy est seul a déci­der du nom des choses, de leur mesure et de leur valeur. Et si, comme sou­vent, le vice gagne son âme par l’ac­tion vile et per­verse d’un pou­voir trop grand et sans contrainte, le Roy devient un tyran n’exer­çant son pou­voir que pour sa seule satis­fac­tion, contre celle de ses sei­gneurs et sujets.

    C’est ain­si qu’il en fût en Angle­terre au temps du Roy Jean sans Terre, qui abu­sa si gran­de­ment de son pou­voir que ses barons lui oppo­sèrent une rébel­lion sévère qui mena à une guerre inté­rieure au royaume. Au moment de son acces­sion au trône, à la mort de Richard Cœur de Lion, nous devons noter qu’il n’exis­tait aucune règle pré­cise pour défi­nir l’hé­ré­di­té de la cou­ronne. Jean, comme frère cadet de Richard, fut cou­ron­né en évin­çant Arthur de Bre­tagne, neveu de Richard. Mais Arthur avait tou­jours des pré­ten­tions sur les terres de l’An­jou et Jean avait donc besoin de l’ac­cord du roi de France, Phi­lippe Auguste. Pour le rece­voir, il lui don­na de vastes terres de langue fran­çaise en Anjou.

    Ensuite, Jean pris pour épouse Isa­belle d’An­gou­lême, dont l’an­cien pro­mis, un des vas­saux de Jean, en appe­la à Phi­lippe Auguste, qui confis­qua alors toutes les pos­ses­sions de Jean en France, y com­pris la riche Nor­man­die. Phi­lippe décla­ra Arthur comme le vrai sei­gneur de l’An­jou, qu’il enva­hit au milieu de l’an 1202 pour le lui don­ner. Jean dut agir pour sau­ver son hon­neur, mais au bout du compte son action ne le ser­vit pas et, après qu’il eut tué Arthur dans des cir­cons­tances sus­pectes, il per­dit le peu de sou­tien qu’il avait en France par­mi ses barons, hon­nis­sant à juste titre un sei­gneur capable de tuer les propres membres de sa mai­son pour être fait Roy.

    Après l’é­chec des alliés de Jean à la bataille de Bou­vines, Phi­lippe Auguste gar­da tous les ter­ri­toires de Jean en France du Nord, y com­pris la Nor­man­die. Jean avait beau ne pas agir en Noble Arti­san Poli­tique, il fut contraint de com­prendre que non seule­ment on avait vu sa piètre valeur comme dux bel­lo­rum, mais qu’il avait aus­si per­du des reve­nus impor­tants, si bien qu’il devrait taxer encore plus ses barons qui com­men­çaient à voir sa faiblesse.

    En sus de cela, au temps du règne de Jean sans Terre, une grande contro­verse sub­sis­tait quant à la façon d’é­lire l’ar­che­vêque de Can­tor­bé­ry, cela bien qu’il fût entré dans la tra­di­tion que le Roy nom­mât un can­di­dat avec l’ap­pro­ba­tion des moines de Cantorbéry.

    Tou­te­fois, les évêques com­men­cèrent à vou­loir reprendre la main et c’est ain­si que les moines élurent un des leurs comme arche­vêque. En réponse à cette entorse à la tra­di­tion, Jean envoya à Rome l’é­vêque de Nor­wich comme étant celui qu’il avait choi­si. Le pape Inno­cent III décla­ra les deux nomi­na­tions inva­lides et per­sua­da les moines d’é­lire Étienne Lang­ton, qui était de toute évi­dence le plus avi­sé pour ce poste. Mais Jean refu­sa cette déci­sion et exi­la de son royaume les moines. Exas­pé­ré, Inno­cent jeta l’in­ter­dit sur l’An­gle­terre en l’an 1208, puis il excom­mu­nia Jean en l’an 1209 et sou­tint Phi­lippe Auguste dans sa ten­ta­tive d’en­va­hir l’An­gle­terre en l’an 1212.

    Fina­le­ment, Jean recu­la. Il dût recon­naître Lang­ton et per­mettre aux exi­lés de reve­nir. Pour ache­ver d’a­pai­ser le Pape, il lui don­na l’An­gle­terre et l’Ir­lande comme ter­ri­toires pon­ti­fi­caux et les reçut à nou­veau à titre de fiefs pour 1000 marcs par an. La fureur des barons n’en fut que plus forte car cela vou­lait dire qu’ils auraient encore moins d’au­to­no­mie dans leurs propres fiefs.

    Mal­gré tout, le royaume d’An­gle­terre ne pou­vait fonc­tion­ner sans un Roy fort. Une magis­tra­ture effi­cace, éta­blie par le Roy Hen­ri II Plan­ta­ge­net, avait gou­ver­né l’An­gle­terre au cours du règne de Richard le pre­mier. Mais le gou­ver­ne­ment du Roy Jean avait besoin d’é­cus pour ses troupes car, pen­dant ce temps de pros­pé­ri­té, le coût des mer­ce­naires était presque deux fois plus éle­vé qu’il n’é­tait avant. La perte des com­tés et duchés anglais conti­nen­taux, sur­tout la Nor­man­die, avait consi­dé­ra­ble­ment réduit le reve­nu des caisses royales et il aurait fal­lu lever des impôts énormes pour essayer de les recon­qué­rir. Et cepen­dant il était dif­fi­cile de lever des taxes en rai­son de la tra­di­tion de les main­te­nir au même niveau.

    De nou­velles formes de reve­nu furent pro­mul­guées, tel un ensemble de règle­ments sur la forêt du Roy qu’il était dif­fi­cile de ne pas enfreindre et qui entraî­naient des peines sévères (NDLR : c’est le sujet des récits ‘épiques’ de Robin des Bois). Au cours de ses dix-sept cycles de règne, Jean sans terre aug­men­ta onze fois le paie­ment d’un vas­sal à son suze­rain pour rem­pla­cer le ser­vice d’Ost (1), à com­pa­rer avec les deux fois où cette taxe l’a­vait été au cours des trois règnes qui avaient pré­cé­dé le sien. Il créa aus­si un impôt sur le reve­nu qui s’é­le­vait à la somme fabu­leuse de 60 000 livres.

    Or donc, en l’an 1215, plu­sieurs barons anglais se réunirent et s’emparèrent de Londres par force le dixième jour de juin. S’é­tant alliés avec un grand nombre de barons modé­rés qui n’é­taient pas en rébel­lion ouverte, ils contrai­gnirent le Roy Jean à accep­ter les « Articles des Barons », auquel son Grand Sceau fut appo­sé dans le pré des Remèdes le quin­zième jour de juin. En échange, les barons renou­ve­lèrent leurs ser­ments de fidé­li­té à Jean, le dix-neu­vième jour de juin. Un docu­ment en bonne forme dénom­mé « MAGNA CARTA » fut créé par la chan­cel­le­rie royale pour enre­gis­trer l’ac­cord, le quin­zième jour de juillet.

    La plus signi­fi­ca­tive des clauses de cette charte pour le Roy Jean était la soixante-et-unième clause, qui est la par­tie la plus longue de la Magna Car­ta ori­gi­nale. Elle éta­blit un conseil de 25 barons qui pou­vaient à tout moment se réunir et annu­ler la volon­té du Roy, au besoin par la force en sai­sis­sant ses châ­teaux et ses biens. Elle se fon­dait sur la sai­sie, pra­tique cou­rante, mais c’é­tait la pre­mière fois qu’on l’ap­pli­quait à un monarque. De plus, le Roy devait prê­ter au conseil un ser­ment de loyauté.

    Le Roy Jean n’a­vait bien sûr pas la moindre inten­tion de res­pec­ter cette charte, puis­qu’elle lui avait été extor­quée par force et que la clause LXI neu­tra­li­sait en fait son pou­voir sou­ve­rain. Il la dénon­ça dès que les barons eurent quit­té Londres, plon­geant à nou­veau l’An­gle­terre dans la guerre inté­rieure connue comme la Guerre des Barons. Le pape Inno­cent III, lui aus­si, annu­la cet « accord scan­da­leux et dégra­dant, arra­ché au Roy par vio­lence et menace. » Il reje­ta tout appel à des droits, pré­ten­dant que cela abais­sait la digni­té du Roy Jean. Il y voyait un affront contre l’au­to­ri­té de l’É­glise sur le Roy et déliait Jean du ser­ment qu’il avait fait d’y obéir. On voit bien, dans ce récit, qu’il n’est point du goût des puis­sants que l’on remette en ques­tion leur ordre et leur pou­voir, qu’ils soient hommes d’armes ou hommes d’Église.
    Le Roy Jean mou­rut de dys­en­te­rie le dix-hui­tième jour d’oc­tobre de l’an 1216 et la nature de la guerre en fût aus­si­tôt chan­gée. Son fils, Hen­ri le troi­sième, était son suc­ces­seur sur le trône et ses par­ti­sans com­prirent que les barons rebelles pré­fé­re­raient se mon­trer loyaux envers un infant, c’est pour­quoi le jeune gar­çon fut rapi­de­ment cou­ron­né vers la fin du mois d’oc­tobre de l’an 1216, met­tant fin à la guerre inté­rieure. Les régents de Hen­ri pro­mul­guèrent une nou­velle Magna Car­ta en son nom le dou­zième jour de novembre de l’an 1216, amoin­drie cepen­dant de plu­sieurs clauses, notam­ment la clause LXI.

    Quand il atteint sa dix-hui­tième année, en l’an 1225, le Roy Hen­ri III pro­mul­gua lui-même la Magna Car­ta, mais dans une ver­sion plus courte ne comp­tant que XXXVII clauses. Hen­ri III régna pen­dant 56 cycles, si bien qu’au moment de sa mort en l’an 1272, la Magna Car­ta était deve­nue en Angle­terre un pré­cé­dent juri­dique. Édouard le pre­mier, fils et héri­tier du Roy Hen­ri III, publia une der­nière fois la Magna Car­ta le dou­zième jour d’oc­tobre de l’an 1297, confir­mant la ver­sion abré­gée en l’an 1225 par le Roy Hen­ri III.

    La Magna Car­ta n’é­tait tou­te­fois pas la pre­mière charte enga­geant le Roy à res­pec­ter une modé­ra­tion dans l’exer­cice de son pou­voir. Elle repose gran­de­ment sur une charte plus ancienne, La Charte des Liber­tés, qui est une pro­cla­ma­tion rédi­gée par Hen­ri Beau­clerc et publiée à son acces­sion au trône en l’an 1100. La Charte des Liber­tés astreint le Roy à cer­taines obli­ga­tions concer­nant le trai­te­ment des nobles et des digni­taires ecclé­sias­tiques et traite de cer­tains abus de la suze­rai­ne­té par son pré­dé­ces­seur, Guillaume le Roux, spé­ci­fi­que­ment l’a­bus d’im­pôt contre ses barons, l’abus des sièges épis­co­paux ain­si que l’abus des béné­fices ecclé­sias­tiques et les pra­tiques de simo­nie. Cette Charte des Liber­tés fut cepen­dant géné­ra­le­ment igno­rée par les monarques anglais jusqu’en l’an 1213, lorsque l’archevêque Étienne Lang­ton en rap­pe­la l’existence aux barons.

    Le récit de ces faits montre que l’exer­cice du pou­voir monar­chique entraîne à des abus de ce pou­voir et que ces abus font alors naître des luttes de pou­voir entre barons, hommes d’Église et suze­rains, pou­vant mener à des guerres à l’ex­té­rieur aus­si bien qu’à l’in­té­rieur des royaumes. Pour contrer l’a­bus de pou­voir du monarque, les barons anglais ont impo­sé des règles au suze­rain, une pre­mière fois en l’an 1100, fai­sant suite aux abus de Guillaume le Roux, en créant la Charte des Liber­tés, mais cette charte ne fut pas res­pec­tée et fut oubliée, si bien qu’il fal­lu à nou­veau une révolte des barons pour impo­ser à un autre tyran, un siècle plus tard, une nou­velle règle, la Magna Carta.

    Or, ce récit nous dit aus­si un fait impor­tant : dans ces chartes créant un contre pou­voir, les gens simples, le peuple, n’a aucune part. La Charte des Liber­tés, comme la Magna Car­ta, ne concerne que les barons, les hommes d’Église et le Roy. En aucune manière ces chartes n’ac­cordent de droit, de liber­té ou de pro­tec­tion par­ti­cu­lière aux simples gens, qui forment pour­tant le grand nombre des habi­tants du royaume. Ces luttes de pou­voir ne concernent donc que les gens de pou­voir, bien que leurs consé­quences touchent tout le peuple, petites gens com­pris, quand bien même ils n’y trouvent aucun intérêt.

    On observe donc, sans contes­ta­tion, que quelque soit la façon dont le Roy exerce son pou­voir, seul les inté­rêts de ce der­nier et les inté­rêts des barons et hommes d’Église font l’ob­jet de la poli­tique en monar­chie. L’in­té­rêt géné­ral, qui devrait concer­ner le grand nombre des petites gens, n’est presque jamais pris en compte. Nous dédui­sons donc que la monar­chie, même éclai­rée, puis­qu’elle ne conduit pas en fait à la satis­fac­tion des indi­vi­dus hommes et femmes de toutes condi­tions par le moyen de demeu­rer unis et en paix sans que l’ad­ver­si­té menace le royaume, ne pro­duit pas le Noble Art Poli­tique tel que nous en avons défi­nit l’objet. »

    (1) le « ser­vice d’Ost » est celui que les sei­gneurs doivent au Roi en qua­li­té de sol­dat – ils doivent four­nir leur « lance » (uni­té tac­tique au moyen-âge, com­pre­nant un nombre variable d’hommes de troupe menés par un che­va­lier) ; il était pos­sible aux sei­gneurs, plu­tôt que de s’ac­quit­ter de ce ser­vice, de payer une somme for­fai­taire plu­tôt que de rejoindre l’Ost durant l’ap­pel du Roi (en cer­taines circonstances).

    A pro­pos de la Magna Car­ta de 1215 (avec lien vers docu­ment pdf de deux tra­duc­tions en français).

    La Charte des Liber­tés de Hen­ri Beau­clerc (1100) – tra­duc­tion en français.

    Réponse
  105. JOSE6a

    - Étienne : « heu, oui… heu .… mais … »

    - Flo­rence : « oui ! bon ! tst tst tst tst .… vous n’a­vez rien com­pris ! il est urgent de ne rien faire »

    Pauvre de nous… pour­vu qu’elle n’ar­rive jamais au pouvoir…

    Réponse
  106. Ronald

    Cri­tique du sys­tème de Flo­rence Gau­thier. (2÷2)

    Je ter­mine ma cri­tique des pro­po­si­tions de Flo­rence Gau­thier, que j’avais com­men­cée dans le mes­sage 87 ci-dessus.

    J’en étais res­té au moment où les Assem­blées Com­mu­nales existent et qu’il va fal­loir dési­gner une Consti­tuante pour défi­nir les nou­velles ins­ti­tu­tions. Flo­rence Gau­thier pro­pose que ceux-ci soient élus : (1:23:00) : « Il y a un pro­ces­sus qui va s’ouvrir. Et à ce moment-là, nous avons un mou­ve­ment popu­laire qui doit – il faut aus­si que vous fas­siez confiance au peuple – qui va lui par­ti­ci­per à l’élaboration du pro­jet de consti­tu­tion, des lois, etc, et éli­ra des man­da­taires qui seront char­gés de défendre tel et tel point de vue. Nous avons déjà essayé de résoudre le pro­blème de l’élection du dépu­té man­da­taire et la ques­tion du par­ti poli­tique. Donc nous ne sommes plus dans l’ambiance de piège que vous aviez rai­son de sou­li­gner. »

    On com­prend là la diver­gence entre elle et Etienne. Nous sommes aujourd’hui dans un sys­tème où le pou­voir oli­gar­chique sou­tient les ins­ti­tu­tions, et les ins­ti­tu­tions main­tiennent le sys­tème oli­gar­chique. A cela s’ajoutent que les deux sou­tiennent le pou­voir éco­no­mique et cultu­rel, qui ren­force les deux autres de même. Nous sommes donc en plein cercles vicieux. Pour arri­ver à en sor­tir, c’est-à-dire effec­tuer la tran­si­tion entre le sys­tème actuel et – disons pour faire court – un sys­tème démo­cra­tique, Etienne intro­duit sa fameuse idée de « la Cause des Cause ». Il pense que le point faible à rompre est l’établissement d’une consti­tu­tion par le peuple lui-même. « Cause des causes » ne veut pas dire que le mou­ve­ment ne néces­si­te­ra pas une pré­pa­ra­tion intel­lec­tuelle et théo­rique, et un tra­vail dans l’o­pi­nion préa­lable, mais que c’est le pre­mier maillon ins­ti­tu­tion­nel qui cède­ra pour faire bas­cu­ler la socié­té d’un sys­tème à l’autre. Le pro­blème majeur est qu’un tel mou­ve­ment aura contre lui l’ensemble des pou­voirs oli­gar­chiques coa­li­sés : élus, par­tis, forces éco­no­miques, médias, etc. C’est là qu’intervient le tirage au sort, comme étant un moyen d’avoir une assem­blée à la fois 1) avec un aspect légi­time, 2) sur lequel les pou­voirs men­tion­nés n’ont que peu d’emprise, et 3) pou­vant être mise en place de manière assez rapide pour pas lais­ser aux oppo­sants le temps de se res­sai­sir et reprendre les choses en main.

    Mais Flo­rence Gau­thier, elle, estime que cette réforme de la consti­tu­tion ne se fera qu’après la réforme de la manière de choi­sir des man­da­taires, qu’elle nomme fidei­com­mis. Ils pour­raient éven­tuel­le­ment être issus des par­tis exis­tants (pour elle, les par­tis poli­tiques seraient main­te­nus : 44:32). C’est là qu’elle devient dif­fi­cile à suivre : com­ment avec des élus et des par­tis espé­rer chan­ger les choses : c’est ce que l’on fait depuis 200 ans, et il n’y a eu aucun pro­grès. Je reprends le com­men­taire d’Eric Gué­guen sur Ago­ra­vox (j’aime beau­coup lire les mes­sages de ce contri­bu­teur d’Agoravox : bien que contre les idées d’Etienne, il est sou­vent pertinent) :

    « À pré­sent, voi­là à mes yeux la lacune que cette experte dis­si­mule fort mal. Son fameux fidéi­com­mis est une per­sonne en laquelle une frac­tion de la popu­la­tion place sa confiance et tous ses espoirs. De deux choses l’une : ou bien il est révo­cable à chaque nou­velle phase élec­to­rale et il fau­dra nous expli­quer en quoi nos dépu­tés ne sont pas fidéi­com­mis, ou il l’est sur un simple cla­que­ment de doigt et nous tom­bons dans le man­dat impé­ra­tif. Et le man­dat impé­ra­tif est tota­le­ment sourd au bien com­mun, au des­tin natio­nal, du moins il peut tout à fait l’être, il n’a d’égards qu’aux volon­tés de ses com­met­tants. Par­tant de là, en cas de conflits entre com­munes, qui les dépar­tage ? Qui déter­mine celle qui est dans son droit, et par rap­port à quoi étant don­né que la notion de bien com­mun est tota­le­ment éva­cuée ? Enfin, last but not least, est-ce que l’exécutif est, lui aus­si, consti­tué de fidéi­com­mis ? Au final, un autre pro­blème poin­té par Chouard est tota­le­ment pas­sé sous silence par Flo­rence Gau­thier : n’y a‑t-il pas une frac­ture irré­con­ci­liable entre le fait de miser sur la conscience poli­tique popu­laire et celui de s’en remettre tota­le­ment à un per­son­nel poli­tique, i.e. à des gens qui en font pro­fes­sion et qui ont tout inté­rêt à conser­ver leur poste ?
    En tout cas, et pour finir, c’est un docu­ment très inté­res­sant, mer­ci pour le par­tage. »

    Le pro­blème reste tou­jours le même. Flo­rence Gau­thier estime que le maillon faible à faire sau­ter en pre­mier lieu, c’est d’élire des man­da­taires qui oeuvrent pour le bien public. Mais je ne vois pas com­ment cela pour­rait être pos­sible avec son sys­tème. Nous aurions des Assem­blées Com­mu­nales où viennent des volon­taires. Elles ne reflè­te­raient pas la popu­la­tion : il y aurait une sur­re­pré­sen­ta­tion des gens qui ont les moyens et le temps de s’investir dans la vie publique. En outre, elles seraient noyau­tées par les par­tis poli­tiques qui sol­li­ci­te­raient leurs mili­tants pour y par­ti­ci­per. Ceux qui seraient can­di­dats pour être fidei­com­mis seraient des volon­taires à élire : ce serait donc des gens déjà au préa­lable aimant le pou­voir. Elle ima­gine sans doute que l’on choi­sisse des gens en qui l’on sait pou­voir avoir confiance. Mais c’est impos­sible, vu que tout le monde ne peut pas connaître les can­di­dats (pour une Consti­tuante de 6000 per­sonnes, il y aurait un man­da­taire pour 10000 élec­teurs : ceux-ci ne peuvent pas tous connaître la valeur du can­di­dat per­son­nel­le­ment). Ce serait comme actuel­le­ment : ce serait le meilleur ora­teur et celui qui passe le plus dans les médias qui serait élu. A cela s’ajoute qu’il suf­fit qu’il soit élu avec 51% des voix : il y a donc chaque fois 49% de la popu­la­tion des arron­dis­se­ments élec­to­raux qui n’est pas repré­sen­tée à la Consti­tuante. En conclu­sion : cette Consti­tuante ne serait abso­lu­ment pas un reflet de la popu­la­tion géné­rale, et serait pro­ba­ble­ment com­po­sée du même genre d’individus que les Par­le­ment actuels.

    L’assemblée ain­si consti­tuée ne serait pas le reflet de la popu­la­tion. Flo­rence Gau­thier le recon­naît, mais cela ne lui importe pas (1:15:22). Je veux bien admettre la réponse : effec­ti­ve­ment, ce n’est pas non plus pour moi un dogme néces­saire que l’assemblée qui décide des lois res­semble socio­lo­gi­que­ment à la popu­la­tion. Si le résul­tat est meilleur avec une assem­blée « non res­sem­blante », effec­ti­ve­ment pour­quoi vou­loir abso­lu­ment une assem­blée-reflet ? Ce qui compte, c’est que les déli­bé­ra­tions donnent les ins­ti­tu­tions les plus favo­rables au plus grand nombre. Néan­moins, tout me porte à croire qu’une assem­blée consti­tuée de la manière décrite ci-des­sus, avec toutes les dis­tor­sions dans son mode de sélec­tion, ne sera guère dif­fé­rente des assem­blées actuelles, avec les mêmes consé­quences. Flo­rence Gau­thier ima­gine que le mode élec­tif amè­ne­ra l’Assemblée Consti­tuante opti­male le jour où le peuple sera suf­fi­sam­ment « poli­ti­que­ment éveillé ». Cepen­dant on ne voit aucun pro­grès en ce sens depuis que l’élection des régimes repré­sen­ta­tifs est en place, et il n’y a pas de cer­ti­tude que cela arri­ve­ra un jour. Le sys­tème de tirage au sort, même s’il est plus éloi­gné concep­tuel­le­ment de l’idéal du peuple assem­blé déli­bé­rant de ses lois a au moins l’avantage de pou­voir être rela­ti­ve­ment aisé­ment mis en œuvre demain avec des citoyens, selon la for­mule consa­crée « tels qu’ils sont et non tels qu’ils devraient être ».

    Réponse
  107. Sam

    Bon­soir à tous,

    j’ar­rive déjà bien tard sur ce fil (les tra­vaux, çà m’ tue­ra…) Qui plus est j’ai comme sou­vent des sou­cis tech­niques et je n’ai pas pu vision­ner le « dia­logue » en ques­tion (tant mieux en un sens, çà m’é­vi­te­ra d’être échaudé).

    J‑Stéphane, quand tu parles de l’a­ris­to­cra­tie (mes­sage 51), je pense que tu com­mets dans le même geste une confu­sion et un contre-sens importants.

    Je ne vénère pas l’a­ris­to­cra­tie (je ne parle même pas du sys­tème élec­tif… qu’en défi­ni­tive je lui oppose) mais je tiens beau­coup à répondre car nous tou­chons-là, à mon avis, à un point fon­da­men­tal, tant pour com­prendre le régime pré­sent que s’a­gis­sant de ne sur­tout pas rater un fon­de­ment essen­tiel à toute démo­cra­tie tenable.

    Contrai­re­ment à ce que tu as écris, J‑Stéphane, l’a­ris­to­cra­tie héré­di­taire est tout sauf une caste carac­té­ri­sée par la médio­cri­té volon­taire. Ceci pour une rai­son qui est simple mais qu’on ne voit jus­te­ment plus… après quelques décen­nies d’a­ris­to­cra­tie élec­tive. Sys­tème sup­po­sé sélec­tion­ner les meilleurs et qui, en fait, finit fata­le­ment et même rapi­de­ment en gou­ver­ne­ment des pires – à mon avis, et je le dis très sérieu­se­ment, c’est là voie assu­rée et même l’u­nique voie vers le tota­li­ta­risme (qu’on peut carac­té­ri­ser en par­ti­cu­lier, bien plus que tout autre, par le gou­ver­ne­ment de l’im­mo­ra­li­té (ou l’a­mo­ra­li­té) totale).

    Il y a de quoi plaindre cette pauvre dame qui, à son âge, attend encore qu’un régime élec­tif soit impré­gnée par la ver­tu. On se sou­vient, je le note en pas­sant, que pour Mon­tes­quieu le moteur, le res­sort, du régime aris­to­cra­tique est la ver­tu. Mais il s’a­git la d’une néces­si­té, d’une chose dont on dit qu’elle est par construc­tion. Or quelle néces­si­té appor­te­rait la ver­tu où la gar­de­rait dans la « classe politique » ?

    Au contraire, c’est pré­ci­sé­ment parce que Robes­pierre ou De Gaulle ne sont pas issus du suf­frage uni­ver­sel qu’ils étaient ver­tueux et en d’autres aspects dignes d’être ran­gés dans la classe des meilleurs ! C’est pour­tant très simple à com­prendre : la résis­tance, la révo­lu­tion, l’ar­mée, le com­bat, c’est un truc où on n’a bien peu à gagner et un peu tout à perdre, tan­dis qu’une fois qu’on assez écra­sé de têtes, men­ti et fait de coups four­rés pour avoir inté­gré le rang des éli­gibles inves­tis par quelques par­tis et les médias, en se pré­sen­tant au élec­tions, on a à peu près tout gagner et à peu près rien à perdre (on pour­rait en dire autant, bien sûr, d’autres domaines pseu­do élec­tifs et tout aus­si faus­se­ment aris­to­cra­tiques, à com­men­cer par ceux des hauts cadres et des hauts fonctionnaires).

    En véri­té, ce sys­tème com­mence au mieux avec des non élus, des bons, des cou­ra­geux, issus de la résis­tance, avant de péri­cli­ter dou­ce­ment puis de plus en plus vite dans le cynisme le plus com­plet, la schi­zo­phré­nie et le genre d’autres délires qu’on connait bien au pré­sent. Car le même régime non seule­ment n’est pas tenable au plan des ins­ti­tu­tions (il suf­fit déjà de voir qu’il n’est pas limi­té par une « loi » exté­rieure et que les élus changent eux-mêmes et abo­lissent même sans mal la consti­tu­tion) mais il est par nature un fai­seur de masses (par construc­tion, le suf­frage uni­ver­sel impose les par­tis, médias, de masse et autre appa­reils de masse : sys­tèmes de son­dage en tous genre pour tâter le cul du peuple, tout chif­frer et négli­ger tout ce qui ne se chiffre pas, …), avec son lot crois­sant d’a­pa­thie et de sclérose.

    Mais pré­ci­sé­ment parce que ce régime vire en gou­ver­ne­ment des pires, on n’ar­rive plus à com­prendre, que l’a­ris­to­cra­tie héré­di­taire (donc tout sauf élec­tive) n’est jus­te­ment pas une caste qui fait ce qu’elle veut quand elle veut comme elle veut et après moi le déluge.

    Il y a une expres­sion qui résume par­fai­te­ment çà : « noblesse oblige ».

    C’est assez évident en fait, mais nous vivons désor­mais dans une telle fic­tion – et on ne répè­te­ra jamais que toute cette folie « moderne », y com­pris en par­ti­cu­lier son sys­tème ban­caire, s’est déve­lop­pé en même temps que le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif – qu’à la limite nous par­ve­nons tout sim­ple­ment plus à ima­gi­ner que la caste aris­to­cra­tique a tou­jours été, par construc­tion, contrainte à res­pec­ter une forme de ver­tu, consis­tant avant tout à faire en sorte que, géné­ra­tion après géné­ra­tion ses enfants res­tent les plus éclai­rés, appré­cient vrai­ment la bra­voure et l’hon­neur, res­pectent les belles choses, etc. Quand on envoie ses fils dans l’ar­mée et dans l’é­glise (puis arbo­rer un autre genre de robe ?), à part que le pre­mier but est de ne pas divi­ser la for­tune fami­liale (éter­nelle contrainte aris­to­cra­tique), à vu de nez ce n’est pas fran­che­ment pour qu’ils s’é­clatent en boîte tous les soirs et flanent toute la journée.

    Cela répond pour com­men­cer à la simple néces­si­té de la logique dynas­tique : il n’y a pas de conti­nui­té d’une caste qui puisse être si les des­cen­dants ne sont pas contraints à per­pé­tuer l’ob­ser­va­tion d’un ensemble de prin­cipes. Autre­ment dit le carac­tère héré­di­taire est indis­pen­sable pour qu’une aris­to­cra­tie tienne. Autre­ment dit encore il ne peut donc y avoir d’a­ris­to­cra­tie qu’­hé­ré­di­taire. Les vrais aris­to, encore aujourd’­hui, marient des mômes qu’ils font se ren­con­trer au ral­lye. Et on ima­gi­ne­rait fort mal la dynas­tie Roth­schild durer 250 ans si les bam­bins avaient le loi­sir de se lâcher un tant soi peu comme l’ex mau­vais gar­çon qui épou­sa un jour une ex à David Bowie, un peu après s’être réjoui de « les » avoirs « tous niqués » cer­tain soir au Fou­quet’s. On s’i­ma­gi­ne­rait aujourd’­hui que l’a­ris­to­crate c’est la Jet Set alors que c’est néces­sai­re­ment tout l’inverse.

    Quand tu es une poi­gnée de riches qui domine à l’é­vi­dence une mul­ti­tude de pauvres dont la sueur te nour­rit, tu ne peux pas long­temps leur dire en plus que tu n’as aucun res­pect de la morale et que tu leur chies à la gueule. Si la caste domi­nante s’as­soit géné­ra­le­ment et dura­ble­ment sur les prin­cipes, çà se ver­ra et alors la meute ne risque pas de conti­nuer à les res­pec­ter, les prin­cipes. Pour la per­pé­tua­tion de son inté­rêt bien com­pris il est impen­sable que la caste aris­to­cra­tique laisse se répandre le lais­ser-aller en son sein.

    Quand tu es le sei­gneur dans ton châ­teau, ce n’est que parce que tu parais un mini­mum cré­dible quand tu dis aux gueux que tu entends les pro­té­ger qu’ils ne te lais­se­ront pas enva­hir par le pre­mier venu. Mais si les enfants des aris­to­crates eux-mêmes n’ap­prennent pas à manier les armes, ne s’ins­truisent pas et passent plu­tôt tous leu temps à gam­ba­der en bande dans les bois, la caste ne devra bien­tôt plus sa pro­tec­tion qu’à l’en­tre­tien de mer­ce­naires (et çà, çà ne marche qu’au pus offrant) et bien­tôt à plus per­sonne faute de moyens.

    C’est bien une chose qui frappe énor­mé­ment au pré­sent : la « noblesse visible » est à l’é­vi­dence une clique de dégé­né­rés. Ou elle est volon­tiers pré­sen­tée comme telle dans Voi­ci et Gala et par­tout d’ailleurs. La révolte des élites de C. Lash, c’est jus­te­ment une sup­po­sée aris­to­cra­tie qui dit : je ne dois rien à per­sonne et après moi le déluge. Car oui, comme il le note, l’i­dée du je me suis fait tout seul est évi­dem­ment tota­le­ment contraire à l’es­prit d’une aris­to­cra­tie. Même chose mais vue à rebours : parce que noblesse oblige, l’i­dée que les membres de cette caste s’au­to­pro­clamme les meilleurs tient du contresens.

    Réponse
  108. richard30

    Aux clés, citoyens.

    Elles seront vos seules armes, avec vos crayons.

    Exa­mi­nons la décla­ra­tion des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 et notam­ment les articles 2 à 6 et 14 à 16. Pour exemple à l’ar­ticle 2 l’ex­pres­sion résis­tance à l’ « oppres­sion » dont la défi­ni­tion est :

    action d’op­pri­mer, d’ac­ca­bler sous une auto­ri­té tyrannique ;

    et la défi­ni­tion de « tyrannie » :

    gou­ver­ne­ment auto­ri­taire qui ne res­pecte pas les liber­tés indi­vi­duelles et sur lequel le peuple n’a « aucun contrôle ».

    De plus, exa­mi­nons notre Consti­tu­tion du 4 octobre 1958, l’ar­ticle 2, ali­néa 5 :

    le prin­cipe de la sou­ve­rai­ne­té est gou­ver­ne­ment du peuple, par le peuple et pour le peuple ;

    et l’ar­ticle 3, 1er alinéa :

    La sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui l’exerce par ses repré­sen­tants et par la voie de réfé­ren­dum. Il n’est pas écrit « qui ne l’exerce que par ses représentants ».

    L’a­na­lyse des textes per­met d’é­ta­blir que, sans ambi­guï­té, la sou­ve­rai­ne­té appar­tient aux citoyens, au peuple.

    Dans les faits c’est le contraire qui se pro­duit, par l’exa­men des lois que les repré­sen­tants suc­ces­sifs des divers légis­la­tifs ont rédi­gés, par la prio­ri­té du légis­la­tif euro­péen (non élu), émet­teur de direc­tives contrai­gnantes, sur le légis­la­tif et l’exé­cu­tif de notre pays, par les situa­tions de « juge et par­tie » et les abus de pou­voirs des élus, par les abus de pou­voirs inces­sants des maîtres de la finance et des mul­ti­na­tio­nales, etc..

    En conclu­sion, par légis­la­tif inter­po­sé et ce depuis quelques décen­nies, les citoyens ont été dépos­sé­dés abu­si­ve­ment de leurs pou­voirs. Ce qui est écrit à l’ar­ticle 2, ali­néa 5 de notre Consti­tu­tion de 1958 est devenu :

    le prin­cipe de la sou­ve­rai­ne­té est gou­ver­ne­ment des riches, par les riches et pour les riches. Une « révo­lu­tion » a été faite dans son intégralité.

    Il est grand temps de réha­bi­li­té la sou­ve­rai­ne­té afin qu’elle soit impu­tée à son authen­tique pro­prié­taire, à savoir le peuple.

    Puisque et c’est bien là le comble, le sys­tème élec­to­ral ne per­met d’op­ter que pour un can­di­dat que l’on ne sou­haite pas, ce serait le cas pour 65 % des élec­teurs pour ce qui concerne les euro­péennes, que les pro­grammes poli­tiques pro­po­sés n’ont aucune fia­bi­li­té, que le vote blanc pro­mis par F. Hol­lande, n’est pas recon­nu comme suf­frage expri­mé et qu’il n’est pas conce­vable de déchi­rer sa carte d’é­lec­teur sou­ve­rain et donc de dénier sa res­pon­sa­bi­li­té, il est temps de réagir.
    Puis­qu’il n’est pas ques­tion de des­cendre dans les rues pour aller agres­ser qui que ce soit, détruire le maté­riel public, payé par les impôts de tous ou pro­vo­quer la para­ly­sie de notre pays en crise ;

    Puisque le peuple sou­ve­rain n’a aucun droit à prendre la parole au sein des mai­ries, lors des conseils muni­ci­paux, des conseils géné­raux ou assem­blées diverses et variées, des ins­tances gou­ver­ne­men­tales, un comble pour des citoyens souverains ;

    Puis­qu’à pré­sent les citoyens réclament leur droit d’expression .

    Le moment ne serait-il pas venu de deman­der les clés de cer­tains locaux publics com­mu­naux, tels que foyers, salles poly­va­lentes, salles des fêtes, etc.. afin que les citoyens puissent les uti­li­ser pour créer des Assem­blées Géné­rales Com­mu­nales, et s’ins­tal­ler pour tra­vailler en Assem­blée Consti­tuante, à la rédac­tion d’une nou­velle Constitution ?

    Cha­cun de nous a reçu cette excel­lente édu­ca­tion de nos ins­ti­tu­tions publiques, est capable d’a­na­ly­ser les pro­blèmes, d’en faire la syn­thèse et donc de trou­ver les solu­tions les mieux adaptées .

    Cha­cun de nous est à même de consa­crer quelques heures, en s’ex­tra­yant, par exemple, de cet écran de télé­vi­sion mal­sain où le for­ma­tage bat son plein, à cette tâche ambi­tieuse et stimulante.

    Sommes-nous à l’aube de l’ « intel­li­gence collective » ?

    Let’s have a dream .

    Réponse
  109. Ana Sailland

    « Tyran­nie » est adé­quat. J’suis nouille, je n’y avais pas pen­sé et j’u­ti­li­sais « dictature ».

    Deman­der les clefs des locaux, c’est une bonne idée.
    Quand on est can­di­date aux légis­la­tives (je l’ai été), on les obtient facilement.
    Pour le club de foot du vil­lage, c’est jouable.
    Pour une réunion du modem aus­si parfois.
    Mais pas vrai­ment pour des démo­crates sin­cères et affi­chés, sauf pro­ba­ble­ment à Van­don­court ou Gri­gny-69, Aubagne ou Eoure.

    Les indi­gnés se sont sou­vent fait hous­piller sur des places publiques, alors inside the castle, c’est assez oni­rique. Mais essayer ne coûte rien.

    Ton post est cepen­dant plein de bonne idée.

    Réponse
  110. FURAX

    espèces en voie de disparition :

    Réponse
  111. EFFAB

    Elle est excel­lente ! LE JOURNAL DE PERSONNE, plus vraie que nature et plus liber­taire juste ce qu’il faut.

    Très très par­lant ces mou­tons que nous sommes et ces résul­tats d’é­lec­tions com­pa­rés… mer­ci pour le partage.

    Excellent ANONYMOUS ! et je ne parle pas de l’ar­res­ta­tion de ce véhi­cule liber­taire et de son propriétaire…

    … ni cette actua­li­té brû­lante où déci­dé­ment cette vic­toire impré­vue de l’é­quipe de France en dit long de cette image pré­si­den­tielle à revoir à la hausse, des parts de mar­ché en pro­por­tion de ces droits d’an­tenne que s’est octroyé TF1, de tout ce blé et de tout ce temps de cer­veau détour­né des réels pro­blèmes et enjeux de socié­té !… sans par­ler des décla­ra­tions pré­si­den­tielles israé­liennes en vue du retour dans l’Hexa­gone… c’est d’un affli­geant, c’est d’un entu­bage, oui, bien pro­fond, celui qu’a si bien décrit et sou­li­gné DIEUDONNE ou, pour reprendre les mots d’E­TIENNE lors de cette fameuse confé­rence des Coli­bris en jan­vier der­nier : si vous ne le voyez pas main­te­nant, vous ne le ver­rez jamais ! (de mémoire)

    Réponse
  112. Ana Sailland

    L’ac­cès à la liber­té passe par la mise en exa­men de TOUT ce qui nous a été incul­qué (en par­ti­cu­lier en nos jeunes années), dans le dit, le non dit, et par le mimétisme.

    Tâche hima­layenne, certes, mais le men­songe inté­gré est une trame tis­sée, et tirer sur quelques brins peut en détruire la consistance.

    Etienne tire sur le bon bout 🙂

    Réponse
  113. EFFAB

    Un si bon bout, ANA, que du jour au len­de­main où je l’ai décou­vert et enten­du, j’ai pu enfin mettre un sens, une rai­son, une Cause et, qui plus est, des solu­tions à toute cette impos­si­bi­li­té qui sem­blait jus­qu’a­lors res­sor­tir de tout cet imbro­glio poli­ti­co-socié­ta­lo-exis­ten­tiel, le Monde égal à lui-même et ces uto­pies inaccessibles…

    … et j’en­rage de cette qua­li­fi­ca­tion qui va l’an pro­chain au soleil du Bré­sil atti­ser les inté­rêts et les pas­sions, au lieu que ce non-évé­ne­ment et cette dis­qua­li­fi­ca­tion auraient pu gagner à la Cause de nou­velles consciences et davan­tage de public… enfin, quand je dis j’en­rage, il faut rela­ti­vi­ser, je ne suis pas non plus à don­ner trop d’im­por­tance à ce qui n’est que super­che­ries et usur­pa­tion de cette exi­gence en nous de liber­té et d’intelligence.

    Des hommes per­dus ? certes, cer­tains sont comme des pions et des marion­nettes, ce qui n’empêche pas les moyens à la hau­teur de cette hégé­mo­nie toute puissante_et là nous avons bien à faire à des esprits et des volon­tés qui savent ce qu’elles font et sont même capables de tout d’in­hu­main et de déshar­mo­nieux pour arri­ver à leurs fins : bref, nous ne sommes pas seule­ment nous-mêmes de Gen­tils Virus, nous avons ce Prin­cipe qui est ce garant et de nos exi­gences et de ce pro­fond res­pect mutuel.

    Réponse
  114. Ana Sailland

    A pro­pos des « hommes per­dus », je n’aime pas trop cette domination.
    On pour­rait com­prendre qu’ils ont per­du leur âme. Mais je ne suis pas cer­taine de cela, et même pas du tout dans la plu­part des cas : la bôôône foi est une chose et la vision juste en est une autre. Lun­di, j’ai côtoyé Pas­cal Cou­che­pin qui disait des bêtises mons­trueuses en toute bonne foi. Et ça m’ar­rive cer­tai­ne­ment, quoique moins sou­vent, ô orgueil déme­su­ré de l’être pen­sant. En fait, par­mi ceux qui nous gou­vernent, nom­breux sont ceux, hon­nêtes, je tiens à le répé­ter, qui sont sim­ple­ment mani­pu­lés et induits à pen­ser comme quelques uns d’entre nous pen­saient eux-mêmes il y a encore peu d’an­nées. Osons avoir l’hon­nê­te­té de le voir et de le dire.
    Alors sont ils per­dus au sens de « per­dus pour la cause » ? Pas tous ! Car si nous che­mi­nons, il n’y a aucune rai­son de pen­ser qu’ils en sont incapables.
    Par contre, c’est vrai qu’il y a des cas. Ils ont la lumière à tous les étages, mais c’est la lumière noire. On peut les recon­naître à une sorte de gueule enfa­ri­née sur laquelle rayonne le jouir du men­songe, je pense là à un JFC ; et chez d’autres, on voit la panique, curieu­se­ment peu rele­vée par les médias friands de crous­tille, la panique de qui au piège se voit sur le point de perdre la face, mais jamais n’o­se­ra le coup de talon au fond de la pis­cine, je pense ici à FH 😉
    Il y en a qui ne sont détec­tables que quand on accède, nous, au secret, qui révèle qu’ils sont le contraire de ce qu’ils affichent. Il y en a un beau au GIEC, qui n’est là que pour créer la panique des peuples avant et afin de leur four­guer le gou­ver­ne­ment mon­dial. Ceux là, qui savent men­tir, sont les plus dangereux.

    Tout ceci me conduit à répé­ter que la péda­go­gie doit être si pos­sible menée auprès des oli­garques autant qu’au­près des silen­cieux. Mais les maîtres se pro­tègent et c’est, cela va de soi, bien plus dif­fi­cile auprès d’eux qu’au­près de ceux qui sont par nature et posi­tion enclins à com­prendre … ou qui ont déjà com­pris. (Je remarque avec éton­ne­ment l’im­mense éner­gie mas­tur­ba­toire que les mili­tants usent pour se convaincre mutuel­le­ment de ce dont ils sont déjà convain­cus. Bien faible ren­de­ment ther­mo­dy­na­mique, et cela s’ap­plique à ma pomme, ici-même ou ailleurs !)

    (((J’ai la neige ici, depuis la nuit passée)))

    Réponse
  115. Morpheus

    Oui, il neige ici aussi.

    Au fait, les bleus ont réus­sit l’ex­ploit, il seront au mon­dial, la France est sauvée.

    (ou pas)

    En tout cas, c’est TF1 et Bouygues, notam­ment, qui sont sauvés.

    Mais vous avez vu le hors-jeu gros comme une mai­son au moment du second but ? 😉

    Enfin, faut com­prendre : si les bleus per­dait ce match, c’é­tait fou­tu, les fran­çais, déjà exas­pé­ré et au bout du rou­leau, si en plus ils n’a­vaient plus le foot et le mon­dial pour pen­ser à autre chose, c’é­tait la révo­lu­tion. Faut pas décon­ner avec ces choses là !

    J’exa­gère ?

    « Vous allez voir, l’é­co­no­mie va redé­mar­rer en France » (sic) dixit un sup­por­ter sur l’A­ve­nue des Champs Ély­sées à paris après le match.

    Aaah, chers fran­çais, si vous n’exis­tiez pas, il fau­drait vous inventer 🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  116. Ana Sailland

    Le nou­vel opium du peuple ; ça c’est un vrai chan­ge­ment de paradigme 😉

    Le foot ver­sus la reli­gion = le séisme civilisationnel.

    Mais fen­dons nous d’un peu de psy­cha­na­lyse des masses : Il est logique que le sys­tème poli­tique en vogue soit le sys­tème repré­sen­ta­tif quand il suf­fit pour se sen­tir spor­tif d’être repré­sen­té par une équipe.

    Une étude de cova­riance entre la pra­tique d’un sport effec­tif (et en par­ti­cu­lier soli­taire) et l’es­prit de rébel­lion serait peut être utile …

    (Entre humour et sérieux)

    Réponse
  117. J-Stéphane

    L’o­pium peuple dans une socié­té malsaine.

    Autant dire que c’est le mari qui vend à sa femme la pom­made pour la sou­la­ger un ins­tant des coups qu’il lui a mis.

    Réponse
  118. EFFAB

    Enfin, faut com­prendre : si les bleus per­dait ce match, c’é­tait fou­tu, les fran­çais, déjà exas­pé­ré et au bout du rou­leau, si en plus ils n’a­vaient plus le foot et le mon­dial pour pen­ser à autre chose, c’é­tait la révo­lu­tion. Faut pas décon­ner avec ces choses là !
    (@127)

    Oui, c’est exac­te­ment ça !… je n’ai pas vu le match et il y a même quelques années que je n’en ai plus vus, comme le Tour de France qui ne m’ins­pire et ne m’in­té­resse alors plus PLUS du tout ! mais je serais prêt à parier que la par­tie a été pipée_comme je l’ai il y a pas long­temps sur le Net que Chi­rac aurait payé la vic­toire des Bleus en 98 !…

    False ? Absur­di­té conspi­ra­tion­niste ? je n’en suis pas si sûr moi qui ai vu cette fameuse finale, ce 3–0, cette appa­rente supré­ma­tie fran­çaise mais cette han­tise que le match se ter­mine tant tout cela nous parais­sait incroyable et his­to­rique, comme une chose trop belle et impossible…

    Peut-être que je me trompe, fina­le­ment, mais je suis convain­cu aujourd’­hui, en avance sur le Monde et sur autrui, que le sport, tout comme la poli­tique, ne devrait en aucun cas être pro­fes­sion­nel… ou si cer­tains indi­vi­dus ont la chance de s’en­traî­ner plus que d’autres et ces faci­li­tés, ces dons, ne seraient aucu­ne­ment payés pour cela, comme cette trans­pa­rence finan­cière pour nous pré­mu­nir de tout écart de conduire et d’é­thique ain­si que tout conflit d’intérêt.

    Un sport plus loca­li­sé, plus proche du vivant et du quo­ti­dien, moins d’argent en jeu, for­cé­ment, moins de plus-value, mais une meilleure redis­tri­bu­tion ou inves­tis­se­ment des deniers publics, le sport ludique, le sport pas­sion, le sport comme par­tage et sym­biose col­lec­tive, des ren­contres natio­nales, inter­na­tio­nales, pour­quoi pas, les quelques meilleurs de chaque région, par exemple, mais ce choix du tirage au sort en der­nier lieu, pour dépar­ta­ger du nombre et faire équipe, cette Démo­cra­tie infi­ni­ment plus équi­table, cette chance pour tous de por­ter ses cou­leurs à un moment ou à un autre, et tant pis si la France de telle mil­lé­sime ne soit pas à la hau­teur de telle com­pé­ti­tion : cette humi­li­té, ce fair-play, ce pur hasard et déter­mi­nant de toute vie et de tout imper­ma­nence… et l’on en finit ain­si avec l’e­go sur­di­men­sion­né et toute Repré­sen­ta­tion Scho­pen­hau­rienne, et que celui ou que ce Zidane qui est à ce point doué prenne davan­tage plai­sir à jouer et à par­ta­ger avec autrui ou, s’il se trouve à ce point au-des­sus du lot, qu’il demande à ce que l’on retire un joueur de sa propre équipe, pour mieux équi­li­brer le rap­port de force ou ce rap­port de jeu, le foot­ball étant suf­fi­sam­ment tech­nique et riche en soi pour y ajou­ter en plus tacles, bous­cu­le­ments et autres coups bas… à moins que les joueurs de sa propre équipe aient tous envie de jouer et ne choi­sissent de le rem­pla­cer lui par quel­qu’un d’autre, d’un peu plus nor­mal et de beau­coup moins prétentieux !

    Je n’ai pas mon émo­ti­cône fétiche mais c’est bien de ce sou­rire et de clin d’oeil qu’il est ici ques­tion, merci.

    Réponse
  119. Ronald

    Assez sur­réa­liste cette vidéo sur le débat en com­mis­sion sur le vote blanc. 

    Ils passent leur temps à encu­ler les mouches alors qu’ils sont tous d’ac­cord pour que l’on ne prenne pas en compte le vote blanc comme vote expri­mé (13:00, 39:20).

    Et que tout cette pro­po­si­tion n’a clai­re­ment et de manière avouée (5:00) pour but que de détour­ner les gens de voter « pour des extrêmes », en don­nant une échap­pa­toire à leur pro­tes­ta­tion (et je ne pense même pas que cela fonctionnera). 

    Donc tou­jours la même chose : lais­ser la popu­la­tion se défou­ler sans que cela ne menace pas les gens en place.

    Réponse
  120. richard30

    Pour­quoi il est indis­pen­sable que le vote blanc soit vali­dé en tant que suf­frage expri­mé, lors des élections ?

    Rap­pel de notre Constitution :

    Titre I – De la Souveraineté

    Article 2 – 5 : son prin­cipe est gou­ver­ne­ment du peuple, par le peuple et pour le peuple.

    Article 3 – 1 : la sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui l’exerce par ses repré­sen­tants et par la voie du référendum.

    La lec­ture de cet article ne doit pas se faire de la façon sui­vante : la sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui « ne » l’exerce « que » par ses repré­sen­tants et par la voie du référendum.

    Article 3 – 2 : aucune sec­tion du peuple ni aucun indi­vi­du ne peut s’en attri­buer l’exercice.

    La sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient donc au peuple dans son inté­gra­li­té et non à une par­tie res­tric­tive du peuple, celle pour laquelle 1 par­mi les can­di­dats, convient.

    Par consé­quent, tous les citoyens doivent pou­voir choi­sir objec­ti­ve­ment leurs repré­sen­tants sans être dans l’o­bli­ga­tion de vali­der un can­di­dat qui ne leur convient pas.

    Il est donc indis­pen­sable que le vote blanc soit enre­gis­tré en tant que suf­frage expri­mé car il cor­res­pond à la volon­té d’une par­tie des élec­teurs et doit « peser » dans le choix et non pas être consi­dé­ré comme un suf­frage sans aucune valeur.

    C’est très clair et cela est ins­crit dans notre Consti­tu­tion, la sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple dans son inté­gra­li­té. Il peut s’at­tri­buer l’exer­cice de sa sou­ve­rai­ne­té, à la condi­tion légi­time que cette déci­sion fasse « consen­sus ». S’il n’y par­vient pas, ce sont les élec­tions qui déter­minent cette attribution.

    Ces élec­tions doivent prendre en compte l’a­vis de tous les élec­teurs, ceux dont le can­di­dat cor­res­pond aux attentes et tous les autres dont les attentes ne sont ser­vies par aucun can­di­dat, jus­qu’à ce que ces attentes puissent cor­res­pondre à un can­di­dat et sur­tout, un programme.

    Quant au réfé­ren­dum, qui a été pure­ment et sim­ple­ment cen­su­ré illé­ga­le­ment, pour­quoi ne pas exi­ger que cette cen­sure soit annulée ?

    Réponse
  121. FURAX

    Vote Blanc et Sénat : Car­ton Rouge !

    « On est en train de gru­ger les électeurs ! »

    Le coup de gueule du séna­teur Chris­tian Coin­tat (UMP) résume à lui seul la super­che­rie votée au Sénat par les 17 par­le­men­taires pré­sents dans l’hémicycle.

    Oui, vous avez bien lu. Ils n’étaient que 17 !

    Le texte qui vient d’être approu­vé au sénat est en effet une immense super­che­rie. Le vote blanc est encen­sé par le PS et par l’UDI mais il faut qu’il soit le plus limi­té possible !

    On admet que les bul­le­tins blancs soient décomp­tés des enve­loppes vides (donc nul), mais ils ne doivent pas être pré­sents aux côtés des autres bul­le­tins dans les bureaux de vote blanc au motif que cela les met­trait à éga­li­té avec les bul­le­tins nominaux !!

    Et bien enten­du, pas ques­tion de l’intégrer aux suf­frages exprimés !!!

    Il est temps d’avoir une vision nou­velle de l’acte élec­to­ral et de ne pas le limi­ter à la vision archaïque que repré­sentent l’UDI et le PS. L’écologiste Hélène Lipietz enfonce le clou. « Il ne faut pas avoir peur de l’électeur quand il a le choix. L’électeur n’est pas notre enne­mi ; il est notre par­te­naire, nous le repré­sen­tons et pour cela, il doit être tota­le­ment libre d’exprimer son opinion. »

    Mais les élus majo­ri­taires res­tent de marbre. Ils refusent que des bul­le­tins blancs soient dépo­sés dans les bureaux de vote. Pour être annexé dans la rubrique ‘vote blanc’, il faut abso­lu­ment que l’électeur conti­nue à appor­ter lui-même un papier blanc et vierge.

    Hélène Lipietz insiste auprès du ministre Alain Vida­lies ; elle aurait vou­lu que le par­le­ment pré­voit une infor­ma­tion sur cette modi­fi­ca­tion. La réponse du ministre se retranche der­rière des ques­tions tech­niques. Les élec­teurs ne seront même pas infor­més sur les moda­li­tés du vote blanc. Ils conti­nue­ront à mettre une enve­loppe vide dans l’urne, pen­sant que c’est ain­si qu’il convient de faire. A l’évidence, on vou­drait les induire volon­tai­re­ment en erreur qu’on ne s’y pren­drait pas autrement !

    Le séna­teur Coin­tat conclut les débats en cla­mant : » Votre pro­po­si­tion fera croire que l’on fait quelque chose alors qu’on ne fait rien «

    Plu­sieurs élus se démarquent de l’hypocrisie qui se congra­tule. Notons par exemple les amen­de­ments dépo­sés par le groupe EELV, par­ti­cu­liè­re­ment le 4è : « Le vote blanc est dis­tinct du vote nul. Le comp­ta­bi­li­ser sépa­ré­ment est un pre­mier pas, impor­tant, dans la prise en compte des élec­teurs votant blanc, qui expriment leur désir de voter, mais ne sont satis­fait par aucune des pos­si­bi­li­tés qui leurs sont pro­po­sées. Pour prendre en compte, réel­le­ment, le vote blanc, il est néces­saire de le comp­ta­bi­li­ser dans les suf­frages expri­més. Cette mesure per­met­trait un retour aux urnes de nombre d’électeurs dont la voix et l’avis ne sont pas pris en compte. »

    Le groupe des Radi­caux de Gauche, repré­sen­té par Fran­çois For­tas­sin, en remet une couche : « Des membres de RDSE regrettent ain­si que la com­mis­sion, en n’intégrant pas le décompte des bul­le­tins blancs par­mi les suf­frages expri­més, ne soit pas allée au bout de la logique qui avait gui­dé les auteurs de ce texte »

    Tous les amen­de­ments ont été reje­tés par la majo­ri­té qui a pré­fé­ré s’assurer les moyens de sa réélec­tion. Le texte devra pas­ser en seconde lec­ture à l’Assemblée Natio­nale en fin d’année

    Nous res­tons vigilants…

    Source : Par­ti de vote blanc

    Réponse
  122. Ana Sailland

    Ils savent sour­de­ment (j’aime ce mot, ici) que le vote blanc pour­rait être majo­ri­taire.

    Ce qui les obli­ge­rait à remettre en cause leur faconde illégitime.

    Ce qui per­met­trait au peuple de comp­ter son dégoût. Donc de se sen­tir mûr et uni pour l’insurrection.

    On ne demande pas à Néron de se sui­ci­der, n’est ce pas.

    Réponse
  123. EFFAB

    Oui, j’a­vais vision­né le début de cette com­mis­sion séna­to­riale et il y a bien là dans ces pre­mières minutes d’in­ter­ven­tion (Fran­çois SAUVADET, rap­por­teur) quelque chose de sur­réa­liste, pour reprendre les mots de RONALD @132)…

    … 4’12 « donc il y a eu un vrai débat au Sénat autour de cette ques­tion et le Sénat a consi­dé­ré qu’il appar­te­nait à cha­cun des élec­teurs de venir avec son enve­loppe et son bul­le­tin pour expri­mer son vote blanc… »

    On croit rêver, et pour­quoi ne pas ima­gi­ner une enve­loppe et un bul­le­tin blanc avec sim­ple­ment ins­crit des­sus VOTE BLANC en lieu et place de toute liste élec­to­ral et pile de papier posée à côté des autres ?… c’est moi qui n’ai pas com­pris là la sub­ti­li­té du dis­po­si­tif* et pré­sen­toir élec­to­ral ou pin­cez-moi, je crois rêver, mais pour qui nous prend-on ! c’est déci­dé­ment entu­bage sur entubage !!

    • en frap­pant dis­po­si­tif, notre rap­por­teur qui pro­nonce dis­po­si­tion, si besoin encore était de signes quand l’en­tu­bage est à ce point si fla­grant et si gros_mais depuis les deux tours jumelles, nous n’en sommes plus à deux trois aber­ra­tions et inep­ties près !

    Et dire que tout ces débats des plus sérieux et des plus com­plexes tournent autour du fait de la per­ti­nence ou non d’ac­cep­ter une enve­loppe vide comme suf­frage expri­mé ou d’y pla­cer un bul­le­tin pour être bien cer­tain qu’il n’y a pas là erreur quant au choix réel du votant… mais c’est vrai­ment du n’im­porte quoi et on ne devrait même pas se poser ce genre de ques­tion, quand il est si simple et si évident de mettre à dis­po­si­tion des élec­teurs une pile de bul­le­tin blanc !

    Oui, ANA a très bien résu­mé ce défi qu’il y aurait pour ces cha­cals à se faire plus démo­crates qu’ils ne sont et ne font que prétendre.

    Bref, pour des émi­nences et des repré­sen­tants de la Nation, c’est se poser là bien des ques­tions et man­quer à ce point d’i­ma­gi­na­tion et d’in­tel­li­gence pour nous trou­ver les meilleures solu­tions et les plus avi­sées… et ces indi­vi­dus sont payés pour ça, jouis­sant, qui plus est, d’un cer­tain sta­tut !… gros grat­tage de tête.

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4910.commission-des-lois–reconnaissance-du-vote-blanc-20-novembre-2013

    Réponse
  124. EFFAB

    Mais il faut écou­ter le tout, c’est sai­sis­sant de SURREALISME !…

    … écou­ter Patrick Deved­jian, 29’36… le VOTE BLANC est, selon lui, pure­ment méta­phy­sique et n’a rien de poli­tique… ce glis­se­ment qu’il y a à pen­ser que ne voter pour aucun can­di­dat ne relève en rien de cette res­pon­sa­bi­li­té du citoyen qui doit choi­sir un repré­sen­tant… glis­se­ment qui ne déve­loppe en aucun cas sur l’op­por­tu­ni­té ou non du bon choix de ces repré­sen­tants qui se pré­sentent à nos bons suf­frages, ces repré­sen­tants qu’on choi­sit pour nous et qu’on nous impose, finalement.

    Oui, les ver­tus du Tirage au sort, on en revient à ce fon­da­men­tal démo­cra­tique et c’est bien ce qui fait toute la force et toute la vérité/justesse d’ETIENNE !

    Ce plai­sir par­ta­gé J‑STEPHANE, LADIES & GENTLEMEN_mais cette vigi­lance en vous moi qui suis loin d’être parfait.

    Réponse
  125. EFFAB

    40′… écou­tez bien ce que dit ce mon­sieur, Fran­çois Vannson…

    … mais c’est tous ces mes­sieurs qu’il faut citer ici, honte à ces responsables :

    Recon­nais­sance du vote blanc
    M. le président
    M. Fran­çois Sau­va­det, rapporteur
    M. Jean-Jacques Urvoas
    M. Jean-Fré­dé­ric Poisson
    M. Guy Geoffroy
    M. Pas­cal Popelin
    M. Patrick Devedjian
    M. Chris­tian Assaf
    M. Daniel Vaillant
    M. Phi­lippe Houillon
    M. Guillaume Larrivé
    M. Fran­çois Vannson
    M. Fran­çois Sau­va­det, rapporteur

    41’15… Fran­çois Sau­va­det, rap­por­teur, moins hypo­crite ? plus ouvert ? plus responsable ?…

    Réponse
  126. FURAX

    PS : L’a­ni­ma­teur n’a pas remar­qué que le fait d’a­voir de mau­vais élus coû­tait extrê­me­ment cher aux Français.

    Réponse
  127. EFFAB

    Oui, très inté­res­sant la suite, ce fait que selon l’a­ni­ma­teur et tant de nos conci­toyens, cette pen­sée impri­mée pro­fon­dé­ment aux tré­fonds de nos psy­chés, le VOTE BLANC, même pris en compte, ne débouche de toute façon sur rien puis­qu’il aurait pu ne pas élire Fran­çois Hol­lande aux der­nières pré­si­den­tielles (ça ne per­met pas de choi­sir des repré­sen­tants, des élus !^^) et ça entraî­ne­rait une para­ly­sie des Ins­ti­tu­tions ? dixit ce même ani­ma­teur, à quoi son invi­té lui répond que l’ar­ticle 7 de la Consti­tu­tion pré­voit que le Pré­sident du Sénat prend le relais en cas de carence du pou­voir… évi­dem­ment que nos élites ont bien tout pré­vu et ECRIT au coeur et en légi­ti­mi­té de la Consti­tu­tion ; non seule­ment ils ont tout pré­vu et ne cessent de voter et d’a­men­der pour par­faire et actua­li­ser leurs pré­ro­ga­tives, mais à côté de ça on nous res­sasse ces inep­ties de soit-disant carence et autres para­ly­sies, ou de la cher­té que le vote blanc entraî­ne­rait en recon­dui­sant un troi­sième tour élec­to­ral !… et des popu­la­tions entières de jeunes sans emploi et en rup­ture avec notre socié­té consu­mé­riste sont de plus en plus stig­ma­ti­sée, je n’in­vente rien, j’ai enten­du dire cela il y a eux trois jours sur France Culture, et pas dans le cadre d’ac­tua­li­tés mais bien dans une émis­sion plu­tôt inté­res­sante… http://​www​.fran​ce​cul​ture​.fr/​p​l​a​y​e​r​/​r​e​e​c​o​u​t​e​r​?​p​l​a​y​=​4​7​4​5​768… oui, évi­dem­ment, j’exa­gère peut-être un peu, ce n’est là qu’un simple constat mais le fait est bien là, on stig­ma­tise cette jeu­nesse inci­vique même sans mau­vaises inten­tions, alors qu’on glo­ri­fie à côté de ça les écoles de com­merce et qu’il y a des clas­se­ments com­pa­ra­tifs et éli­tistes : ce qui ne ser­vi­ra qu’à ren­ché­rir en CADRAGE obéis­sant le consu­mé­risme et nos plus-values inconséquentes !

    grrr…

    Qui pour­tant savait ne perd rien pour attendre
    Mais a tout à perdre en n’y fai­sant rien

    Réponse
  128. EFFAB

    recon­nu ?!… mais pas pris en compte dans les suf­frages expri­més ou détrompe-moi car là, en ce cas, c’est une oppor­tu­ni­té non négli­geable pour la cause démo­cra­tique sinon une oppor­tu­ni­té historique !

    Réponse
  129. FURAX

    Pas d’ex­pres­sion légis­la­tive, mais grosse expres­sion médiatique.

    C’est pas ça que nous voulions ?

    Uti­li­ser les mêmes armes que les ploutocrates.

    Réponse
  130. EFFAB

    Eh oui… tu fais bien de le sou­li­gner car vu sous cet angle, le simple fait d’a­voir (c’est tout le mal qu’on peut se sou­hai­ter) un pour­cen­tage non négli­geable de vote blanc peut/va faire par­ler et éveiller ain­si davan­tage les consciences.

    Donc, notre atti­tude se doit d’être posi­tive et même si ce n’est que média­tique, ne reje­tons pas (moi le pre­mier) cette oppor­tu­ni­té, cette étape, ces prises de conscience et ces débats futurs, nous qui sommes si bien pla­cés je crois pour savoir qu’on ne peut aller plus vite que la musique, aus­si impa­tients et ins­pi­rés que nous puis­sions être au demeu­rant… aus­si belle telle que nous l’i­ma­gi­nons et la vou­lons, et pour nous-mêmes et pour autrui.

    Mer­ci, FURAX, nous avons vrai­ment bien besoin des uns des autres pour pro­gres­ser et ne rien omettre !!

    Cha­leu­reu­se­ment

    Réponse
  131. EFFAB

    Oui, mais une idée m’est venue ce matin : les gens ne sont pas cons et face à cette non prise en compte du VOTE BLANC en tant que suf­frage expri­mé comp­tant dans la répar­ti­tion des résul­tats, il y a fort à pen­ser que l’abs­ten­tion ait encore de beaux jours, les consciences et les esprits trop dépi­tés et pas convain­cus du tout pour s’in­té­res­ser plus que ça au VOTE BLANC…

    … comme on peut éga­le­ment ima­gi­ner un sur­saut citoyen et des cir­cons­tances excep­tion­nelles accré­di­tant d’une façon ou d’une autre ce VOTE BLANC et tout le poten­tiel, tout ce pou­voir média­tique qu’il ren­ferme… mais c’est là la rue et le nombre contre la toute puis­sance des Merdias ins­ti­tués et vendus !…

    Réponse
  132. J-Stéphane

    Pour pas­ser l’obs­tacle il vaut mieux bâtir un esca­lier marche après marche.

    Je pense que l’abs­ten­tion c’est un aban­don volon­taire de sa sou­ve­rai­ne­té, et ça revient à leurs offrir le suf­frage censitaire.

    Le vote blanc, a mal­gré tout l’ex­pres­sion de vou­loir conser­ver sa sou­ve­rai­ne­té sans pour autant se corrompre.

    Conti­nuons à nous informer.

    Réponse
  133. EFFAB

    Mieux que Flo­rence GAUTHIER, Marion SIGAUT !!

    Mars 2013, Auxerre

    Onnous­ca­che­tout… tiens, tiens, encore eux !^^

    Les 24 pre­mières secondes sont un régal ! enfin, façon de par­ler ou plu­tôt une réa­li­té qui fait tilt au coeur de ces évi­dences et en notre inconscient.

    Réponse
  134. J-Stéphane

    EFFAB, @148, c’est l’exemple même où déjà à l’école, mon cer­veau n’ar­ri­vait pas à emboî­ter ce que mes yeux consta­taient et mes oreilles entendaient…

    Réponse
  135. EFFAB

    Oui, J‑STEPHANE, c’est tout à fait ça, moi qui aurais aimer l’é­tude et appro­fon­dir plus avant, dif­fé­rem­ment cer­taines matières mais, sou­vent, cette incom­pré­hen­sion, ces décro­chages, ces maths indi­gestes et sans queue ni sens à mes yeux alors que je suis per­sua­dé aujourd’­hui qu’elles sont non seule­ment capi­tales, ce mer­veilleux outil pour com­prendre et ima­gi­ner, façon­ner le monde, mais plus fon­da­men­tales encore que ne peuvent l’i­ma­gi­ner bon nombre de mathé­ma­ti­ciens eux-mêmes_ce fran­çais, cette lit­té­ra­ture (mais toutes ces carences néan­moins) que je n’ai vrai­ment et pro­fon­dé­ment décou­vert qu’une fois livré à moi-même, en dehors de tout cursus/formation et confron­té aux néces­si­té du quo­ti­dien, subis­sant ma vie et jamais à ma place, bal­lot­té par les pas­sions et acti­vi­tés du moment et incons­cient encore de l’am­pleur du pro­blème, igno­rant que j’é­tais de tant de choses essen­tielles et ne les devi­nant que peu à peu, en par­tie, au hasard, les res­sen­tant plus que maître et libre de cette réflexion et de ces connais­sances fai­sant lien et fai­sant bloc.

    Bref, tout ça pour dire que je rêvais déjà d’une école idéale et acces­sible à tous, valo­ri­sant cha­cun, igno­rant qu’il ne s’a­gis­sait là tout compte fait que d’une consé­quence par­mi une mul­ti­tude d’autres, cette pri­va­ti­sa­tion du Vivant, cette déna­tu­ra­tion de la Vie, ces notes et ces moyennes impo­sant leurs dik­tats et tant d’heures gâchées, tant de richesses éva­cuées, inex­ploi­tées, pas­sées sous silence…

    C’est un vrai brû­lot cette vidéo de Marion SIGAUT ! une belle ambas­sa­drice, une sacrée porte-parole à la Cause et à la Révo­lu­tion… je l’a­vais décou­vert il y a quelques mois sur une vidéo-confé­rence en duo avec Alain SORAL où elle abor­dait ce XIXème siècle qu’elle connait si bien et expli­quait les pre­miers pas du libé­ra­lisme, qu’on appe­lait alors la physiocratie.

    Réponse
  136. FURAX

    Pierre Lar­rou­tu­rou lance un nou­veau par­ti, le par­ti Nou­velle Donne.

    Vrai­ment nou­velle donne ?!

    Mais qui sont les fon­da­teurs qui res­tent en cou­lisses, un œil sur la scène et les mains sur les com­mandes du chan­ge­ment de décor ?

    Ne serait-ce pas juste une nou­velle arme dans les mains des mêmes crapules ?

    Réponse
  137. nlescan

    Sauf que Marion Sigaut elle dit aus­si pas mal de merde qui s’ap­pa­rente fran­che­ment a de la pro­pa­gande et que cer­taines de ses révé­la­tions sur le moyen age sont tout a fait dis­cu­table voir à la limite du révi­sion­nisme sans consé­quences pénalement.

    Réponse
  138. FURAX

    PS : les muni­tions de cette nou­velle arme ne serait-ce pas les gens en dif­fi­cul­tés et ceux qui sont à leur contact ?

    Réponse
  139. J-Stéphane

    Bon­jour NLescan,

    @152 ;

    Il est aus­si juste qu’elle dit des merdes que tu as su les inter­pré­ter, ne stig­ma­ti­sons pas l’in­di­vi­du qui les a dites, mais argu­men­tons le discours.

    Je ne crains pas que ces quelques merdes, comme tu le dis, puisse avoir un quel­conque effet indé­si­rable sur l’a­vis et la vie publique, car ceux qui comme toi et moi ont fait l’ef­fort de l’é­cou­ter, sont des per­sonnes qui savent ce qui est à prendre et à laisser.

    À moins que nous pré­fé­rions le poli­ti­que­ment cor­rect et la langue de bois.

    Nous sommes tous dès la nais­sance induit dans l’er­reur, alors il est plu­tôt éton­nant d’en­tendre des sor­ties de véri­té que l’in­verse. D’ailleurs ne dit-elle pas à plu­sieurs reprises « cher­chez par vous-même, allez aux sources » ?

    Réponse
  140. Anonymous

    Pour­quoi un nou­veau parti ?

    La recette pour neu­tra­li­ser la colère des Fran­çais depuis un tiers de siècle : 
    leur pro­mettre une “Autre Europe” !

    dos­siers-de-fond/autre-europe

    Réponse
  141. Anonymous

    Vague d’indignation d’adhérents et sympathisants 
    suite à la média­ti­sa­tion de nou­veaux par­tis politiques 
    qui viennent d’être créés et qui n’ont aucun adhérent

    De nom­breux adhé­rents et sym­pa­thi­sants de l’UPR, sur cette page ou par des mes­sages pri­vés adres­sés sur notre site, nous font part de leur indi­gna­tion de consta­ter que des par­tis poli­tiques à peine créés, n’ayant encore à peu près aucun adhé­rent, béné­fi­cient d’une pro­mo­tion inouïe sur des grands médias du pays alors que l’UPR – qui compte près de 3600 adhé­rents et qui est le par­ti poli­tique en plus forte crois­sance de France – se voit tou­jours inter­dit des grands médias 6 ans et demi après sa création.

    >Source UPR

    Réponse
  142. J-Stéphane

    Le par­ti Nou­velle Donne, un par­ti qui veut se faire pas­ser pour un par­ti populaire, 
    et qui se tra­hit stu­pi­de­ment par sa puis­sance de frappe médiatique.

    Réponse
  143. Alix

    Créa­tion express de par­tis poli­tiques avec vote express pour col­lec­ter nos don­nées sur le net en temps réel.… la peur a encore mon­té d’un cran chez nos hommes de non-pouvoir.

    Toute volon­té d’hy­per contrôle sur soi-même ou son envi­ron­ne­ment cache tou­jours une immense peur.

    Sinon, j’ai écou­té Marion Sigaut, que dit-elle exac­te­ment comme conne­ries car je ne suis pas vrai­ment spé­cia­liste en histoire ?

    Et aus­si, concer­nant le jour­nal de per­sonne cité au-des­sus, quel­qu’un sait-il où cette per­sonne va cher­cher tous ces fonds pour réa­li­ser un tel site ?
    Parce qu’un site inter­net comme celui-ci, avec autant de textes tra­vaillés (de manière poé­tique et rhé­to­rique) d’i­dées, de scé­na­rios, de mises en scène, de tour­nage et de vidéos coûte très cher à la réa­li­sa­tion et demande beau­coup de temps.

    Réponse
  144. EFFAB

    Soit je suis tout à côté de la plaque et, qui plus est, bien naïf, mes amis, soit je vous trouve un peu dur et cher­chant peut-être la petite bête là où il n’y a pas lieu.

    Rocard, vieux rou­blard mais pré­sen­tant bien, et ce pas­sage de témoin à une tête plus jeune mais tou­jours ces futurs repré­sen­tants qu’on nous impose, ce même Rocard dont ETIENNE a su mon­trer les limites et le silence, là je suis bien d’accord.

    Par contre, concer­nant Marion SIGAUT, je trouve moi que c’est une per­sonne franche et qui ne mâche pas ses mots, et je doute qu’elle ait quoi que ce soit à prou­ver ou à ambi­tion­ner… cer­tains diront qu’il peut s’a­gir là d’une revanche sur les autres et le sys­tème mais je n’y crois pas vrai­ment, je crois que c’est une femme suf­fi­sam­ment équi­li­brée, mature et hon­nête pour lui cher­cher des poux…

    … quant à ces liens avec Alain SORAL, elle s’ex­prime très bien là-des­sus comme je trouve celui-ci à la fois inté­res­sant et, fina­le­ment, très utile, en tant que lan­ceur d’a­lerte et cette approche, ce franc-par­ler qui sont les siens… quoi qu’ai pu en dire Etienne un jour, tout le monde peut se trom­per et je n’ai rien à craindre d’un Alain SORAL qui n’est plus beau­coup invi­té dans les médias mains­tream, nous qui avons plus à nous inquié­ter de toutes ces lois et direc­tives euro­péennes qui nous tota­li­ta­risent de plus en plus ! vous ne pen­sez pas ? De plus, dus­sions-même nous méfier d’un tel ou d’un tel ou, pas de chance, lui faire confiance pour le décou­vrir plus tard sous son vrai visage, l’er­reur est humaine et la vie est une expé­rience mais, sur­tout, ces pos­tu­lats et ces méca­nismes, ces fon­da­men­taux chouar­diens sont bien les garants de tout excès et de toute usur­pa­tion, alors, au lieu de trop cri­ti­quer des per­sonnes qui le sont suf­fi­sam­ment par d’autres que nous, allons plu­tôt à l’es­sen­tiel ou tes­tez les, tout lan­ceur d’a­lerte et toute per­son­na­li­té gagnés à la Cause ayant cette res­pon­sa­bi­li­té com­mune et indi­vi­duelle de faire bloc et légétimité.

    Réponse
  145. EFFAB

    @154

    Entiè­re­ment d’ac­cord avec toi, J‑STEPHANE, mais je me demande si cer­tains ici ont bien tout écou­té ce qu’elle a dit… oui, je sais, la plage audio très sou­vent inau­dible ou à la limite : j’es­père que lors d’une pro­chaine inter­view ils n’ou­blie­ront pas de pla­cer le micro un peu plus haut !^^

    Ce franc-par­ler et ces véri­tés qu’on nous balance en pleine poire sont jus­te­ment une façon d’être et de s’ex­pri­mer qui parle aux gens et peuvent titiller les esprits, inter­pel­ler tous ceux qui n’ont pas encore vrai­ment conscience ou connais­sance de toutes ces pro­blé­ma­tiques qui nous occupent ici, mon humble avis.

    Nou­velle Donne, ce nom-là a au moins le mérite de faire neuf et plus dans l’air du temps ; l’U­PR aurait tant à gagner ne serait-ce que dans le choix d’un autre nom, celui-ci rap­pe­lant trop les anciens par­tis et toute cette poli­tique poli­ti­cienne asso­ciée (UMP, RPR, UDF…) ou même le choix d’un non-nom, si le puis dire, genre Col­lec­tif citoyen, Mou­ve­ment natio­nal, bref, quelque chose de plus adé­quat et por­tant déjà dans son appel­la­tion cette volon­té démocratique_mais entre ce que je dis et entre ce qui se fait…

    Réponse
  146. EFFAB

    (@158)

    Le Jour­nal de per­sonne… remarques très per­ti­nentes, je m’é­tais déjà posé la ques­tion, comme on peut remar­quer la sobrié­té de cer­tains décors et d’autres lieux choi­sis plus étof­fés tout sim­ple­ment plus acces­sibles pour elle et non une loca­tion et tout un inves­tis­se­ment derrière_comme on peut lui sup­po­ser ce génie du verbe et de la créa­tion – des Molières et toutes sortes d’autres lit­té­ra­teurs ont bien exis­té, pour­quoi dons ne pas la cré­di­ter de tout ceci ?

    Certes, on peut ima­gi­ner, dans le béné­fice du doute et de l’i­gno­rance (moi qui n’en sais pas davan­tage à ce sujet et sur ladite per­sonne) le pire et le meilleur… mais force est de consta­ter que ces créa­tions ne sont pas non plus par­mi les plus cré­di­tées sur le Net, et c’est bien déso­lant, c’est mal saluer tant de créa­ti­vi­té ! Comme on peut y voir aus­si, peut-être, un ego et une patience tels qu’elle n’en fera bien qu’à sa tête et sait bien pour­quoi elle ou on écrit tout ceci, ne fut-ce que déni­grer une seule per­sonne d’im­por­tance mais si tel est l’en­jeu et l’ob­jec­tif, la mis­sion, cette cam­pagne de déni­gre­ment si sub­tile et exi­geant, en ce cas-là et je suis bien d’ac­cord, tant de fonds et tant de temps, pour­quoi pas ?

    Je dois dire que sa vidéo sur Michel ONFRAY m’a un peu sur­pris, pris de cours… mais je suis loin de toutes ces sub­ti­li­tés intel­lec­tuelles et média­tiques… comme j’au­rais infi­ni­ment plus à me pré­oc­cu­per si elle écor­nait ETIENNE lui-même_à moins qu’elle ne l’ait déjà fait !… et, dans ce cas, et si je n’ai tou­jours rien à repro­cher à ETIENNE, croyez bien que je me char­ge­rai tout per­son­nel­le­ment d’elle, ou de qui­conque qui man­que­rait d’hon­nê­te­té et de res­pect envers notre hôte.

    Réponse
  147. nlescan

    Lar­rou­tu­rou : un type inté­res­sant qui tente des trucs et qui a un point de vue tout ce qu’il y a de plus sérieux et argu­men­té sur ce qui devrait être fait sur le plan économique.

    Les reproches qui lui sont faits ici ne sont pas sérieux ni sur le fond, il passe a la télé donc c’est un men­teur, il est for­ce­ment télé­gui­dé par big bro…

    Fran­che­ment ça fait pitié.

    Après, Lar­rou­tu­rou, même si je l’aime bien, je le trouve un peu mou du bulbe quand même, et ses solu­tion « radi­cales » ne me paraissent pas l’être tant que ça… Mais c’est un gars qui cherche à faire quelque chose, c’est déjà ça…

    sinon pour par­ler cla­ro je vote­rai pas pour lui.

    Marion Sigaut : une femme qui veut vendre des livres depuis un bon moment, qui a DÉBUTÉ en tant qu’­his­to­rienne à plus de 50 piges y’a a peine plus de dix piges et qui a la pré­ten­tion de venir nous expli­quer le Moyen Âge sous un angle natio­na­lis­to-coco­ri­co his­to­ri­que­ment arran­gé. Fran­che­ment cette dame n’est pas inté­res­sante, son tra­vail c’est avant tout du char­la­ta­nisme des­ti­né à vendre du papier à un public friand de révi­sion­nisme roya­li­sant, c’est nul. La com­pa­rer son truc à des gens comme Guille­min ou tout sim­ple­ment la consi­dé­rer comme une médié­va­liste sérieuse est une vaste plaisanterie.

    Réponse
  148. FURAX

    Et il pro­pose quoi Lar­rou­tu­rou, une èmième per­fu­sion, ou de tra­vailler sur la consti­tu­tion et le tirage au sort ?

    Réponse
  149. EFFAB

    @163

    Je serais ouvert à tes pro­pos moi qui veux bien croire à autrui, moi qui suis par­fois si naïf et plus fort igno­rant encore… mais cette dame qui n’est pas si inté­res­sante, comme tu dis, faut vrai­ment que je sois bête alors et fort ignare, fort influen­çable pour gober ain­si tout ce qu’elle raconte_des choses, moi, qui ne me paraissent pas si inin­té­res­santes et encore moins sau­gre­nues… sans par­ler qu’elle n’est en rien une médié­va­liste sérieuse, comme tu dis, le disant elle-même elle qui s’est spé­cia­li­sé plus exac­te­ment dans le XVIIIème siècle !!

    Allons, mon ami, qu’est-ce au juste qui te déplaît tant chez cette femme ? le fait qu’elle vende plus de livres que tu n’en ven­dras jamais toi-même ? ou qu’elle place la condi­tion fémi­nine sur ce même rap­port de res­pect et d’é­ga­li­té avec notre sexe ?… Sinon, si tu n’es pas ran­cu­nier et tout autant ouvert que je le suis, je ne puis que t’en­ga­ger à vision­ner cette vidéo du début à la fin, ceci au moins pour évi­ter d’in­ter­pré­ter ce que tu n’as pu entendre.^^

    le prix de la Démo­cra­tie, mon ami, ni plus ni moins, aucune mau­vaise intention_juste cette exi­gence… mais je puis me trom­per quelque part et je l’ai déjà dit, l’er­reur est humaine, comme à vou­loir bien faire…

    Réponse
  150. nlescan

    « Spé­cia­liste » ? Non ce n’est pas une spé­cia­liste, c’est une DÉBUTANTE, le pire c’est que tout ce qu’elle fait est orien­té dès le départ, c’est une per­sonne qui part des points qu’elle cherche à prou­ver et qui va exa­gé­rer, gon­fler cer­tains faits et en occul­ter d’autres afin de ser­vir son propos…

    Ce n’est pas une spé­cia­liste, ce n’est pas une his­to­rienne, c’est une ven­deuse de boniments.

    Et c’est nor­mal qu’elle vende plus de livres que moi, O toi, roi de la gagne, j’en écris pas.

    Lar­rou­tu­rou si vous vou­lez savoir ce qu’il dit, com­men­cez par l’é­cou­ter, comme ça vous vous ferez une idée… Je dis ça je dis rien.

    Réponse
  151. FURAX

    Non mon cher Nles­can, c’est à toi d’ar­gu­men­ter au mieux tes pro­pos pour être com­pris par ceux qui réclament des explications.

    Quand il te faut vendre ton per­son­nage, tu ne dis rien de per­son­nel et encore moins sur son pro­gramme, et quand tu n’es pas d’ac­cord avec les pro­pos de quel­qu’un, tu t’en prends à la personne.

    Essaie au moins que celui qui ne connait pas le sujet apprenne quelque chose sur le sujet et non sur les conteurs.

    Mer­ci

    Réponse
  152. nlescan

    Ce que tu dis est faux, com­plè­te­ment faux :

    Je ne cherche pas à vendre Lar­rou­tu­rou, je constate juste que vous le cri­ti­quez sans le connaitre avec des argu­ments d’une grande pau­vre­té, type : on parle de lui dans les médias donc c’est un ven­du… Dans le style vide c’est du pre­mier choix.

    Pour la ven­deuse de papier je n’ai rien à argu­men­ter, je te dis ce que j’en pense, je constate un CV, je vois un pro­pos hyper orien­té, je vois des points exa­cer­bés et d’autres com­plè­te­ment pas­sés sous silence et je trouve que le manque d’ob­jec­ti­vi­té de cette per­sonne se voit beau­coup. J’ai mani­fes­te­ment consa­cré un peu plus de temps à m’in­té­res­ser à ce per­son­nage que vous au gars que vous trai­tez de… de quoi exac­te­ment ? de marion­nette en gros, non ? bref…

    Après je ne suis pas ton père, tu te démerdes, à toi d’é­cou­ter de lire et de penser.

    Main­te­nant je vous vois dire des trucs que je trouve faux et pas argu­men­tés (du tout) sur Lar­rou­tu­rou, je vous le dis. Je vous vois yes­peo­po­ler à pro­pos d’une femme que je consi­dère être une ven­deuse de boni­ments, je vous le dis et j’ex­plique pourquoi…

    Tu trouves pas ça suf­fi­sant, il fau­drait que je te fasse une expli­ca­tion de texte détaillée : et ben non, sort toi les doigts mon pote, j’ai assez dit de trucs pour que tu puisses les véri­fier et déci­der si tu es d’ac­cord ou pas.

    Réponse
  153. FURAX

    Je répon­drai au bruit par le silence.

    Réponse
  154. nlescannl

    ca y est j ai dit des mots trop crus pour la sen­si­bi­lite du mon­sieur. wesh t est pas en sucre ma poule, j pzrle comme j parle, de visu t aurais la meme. n empeche qu a part t offus­quer sur la forme sur le fond tu dis que d ale.

    Réponse
  155. Anonymous

    Nles­can, déso­lé, mais il me semble bien que tu fasses preuve de mau­vaise foi ;

    Pour M Pierre Lar­rou­tu­rou, cha­cun ici n’a fait que consta­ter des faits et s’in­ter­ro­ger sur des pos­si­bi­li­tés, tu sais, les phrases qui se finissent par des points d’in­ter­ro­ga­tion, et à ces ques­tions tu n’a appor­té aucune réponse, même pas l’once d’une argu­men­ta­tion, juste consta­té comme tout le monde qu’il lance un énième camp retranché.

    Pour Mme Marion Sigaut, il est tota­le­ment inutile de faire de l’ar­gu­men­tum ad homi­nen, ça révèle juste que tu es réfrac­taire à ses idées sans en com­prendre les rai­sons, et là c’est un tra­vail sur toi qu’il te faut enga­ger, te défou­ler ne fera que te sou­la­ger un ins­tant, et il te fau­dra encore et encore trou­ver sur qui sou­la­ger de ce qui t’oxyde.

    Mer­ci de bien vou­loir dis­cu­ter par thèse, anti­thèse et syn­thèse, ou si tu pré­fères, par affir­ma­tion, néga­tion et conci­lia­tion structurées.

    Réponse
  156. nlescan

    non je suis desole mais je sais lire, sur le gars vous n avez pas des ques­tions, vous avez des accu­sa­tions. Et je suis desole de cri­ti­quer votre pseu­do his­to­rienne depuis la semaine der­niere mais je dis ce que je pense, et le fait que vous pen­siez dif­fe­re­ment et que je l exprime a ma facon n implique pas que j aie des pro­blemes psy­cho­lo­giques comme tu l insi­nue insidieusement.

    Réponse
  157. Anonymous

    Bon ok, avec mon pseu­do cer­veau, je vais essayer de for­mu­ler deux ques­tions qui j’es­père appel­le­ront des réponses de ta part ;

    1. Qu’est-ce qui te semble imper­ti­nent dans les pro­pos ci-dessus ?
    2. Qu’est-ce qui te semble per­ti­nent dans ce nou­veau parti ?
    Réponse
  158. Anonymous

    Pour ce qui est de révi­sion­nisme, je pense qu’il s’a­git encore d’un mot volé par la nov­langue pour que les vain­queurs conti­nuent d’im­po­ser, et figer à tout jamais leur his­toire d’oppresseurs-bienfaiteurs.

    Main­te­nant que les peuples peuvent dif­fu­ser leurs écrits, il est de plus en plus ques­tion de révisionnisme.

    Cela ne fait que révé­ler que les oppres­sés com­mencent enfin à racon­ter leur his­toire.

    Main­te­nant, les­quels racontent l’His­toire, et les­quels racontent des histoires ?

    Il suf­fit de regar­der qui a les mains vides, et qui a les mains pleines.

    Réponse
  159. EFFAB

    @168

    L’ob­jec­ti­vi­té est plus un outil men­tal, une ver­tu intel­lec­tuelle, ne la confon­dons pas en ce cas avec ce qu’elle ne pour­rait être, c’est-à-dire un par­ti pris, des convic­tions, une foi, tout ce qui a trait fina­le­ment à la sub­jec­ti­vi­té, un état d’être et de res­sen­tir les choses, de les appré­hen­der, cette vision toute per­son­nelle unique… l’ob­jec­ti­vi­té, elle, bien que concer­nant ou non cha­cun d’entre nous, est néan­moins ce vec­teur que nous avons tous en com­mun, tel un lan­gage épu­ré, hon­nête, trans­pa­rent d’a­bor­der ses sem­blables et de conver­ser avec eux, dans cet écoute et ce par­tage fait non seule­ment de nos dif­fé­rences mais s’ap­puyant en pre­mier lieu sur ce res­pect de l’autre et cette éthique de soi.

    je dis ça je dis rien peut-être, puisque tu le dis, mais jus­te­ment, cela n’est pas tant rien puisque suf­fi­sam­ment bien expri­mé, cer­taines choses plus pré­ten­dues que d’autres car­ré­ment omises.

    Réponse
  160. Sam

    La limite infran­chis­sable du mandat

    Une réflexion que je m’é­tais faite en vision­nant ce débat m’est reve­nue en lisant l’ex­trait du com­men­taire d’Eric Gué­guen sur Ago­ra­vox, repris ici par Ronald dans son mes­sage 112.

    Flo­rence Gau­thier nous dit peu de choses au sujet de ces (ses) fidéi­com­mis, mais sauf si j’ai très mal com­pris, le rôle qui fut un temps recon­nu à cette assem­blée de délé­gués du peuple se limi­tait à dire non.
    Ima­gi­nons même un ins­tant que leur assem­blée ait eu un droit de véto com­plet, le point le plus déci­sif est pré­ci­sé­ment que son rôle n’é­tait pas du tout de pro­po­ser des lois ni de déli­bé­rer de pro­po­si­tions de lois.

    Or dire non, c’est jus­te­ment la seule chose qu’on peut délé­guer par un man­dat impé­ra­tif. Ce qui fait déjà à peu près toute la dif­fé­rence entre éla­bo­rer un pro­jet de loi à plu­sieurs, même en comi­té fran­che­ment res­treint, et s’en tenir à l’ac­cep­ter ou non, c’est que dans le deuxième cas il n’y a pas besoin de par­le­men­ter (… si je puis me per­mettre l’ex­pres­sion) : pas besoin de négo­cier, de faire des com­pro­mis, ni même sim­ple­ment d’ac­cor­der les sous-par­ties de la pro­po­si­tion pour en assu­rer la cohé­rence mini­male… toutes opé­ra­tions rapi­de­ment incon­ci­liables, par défi­ni­tion, avec le concept de man­dat impératif !

    Eric Gué­guen objecte que le man­dat impé­ra­tif est « tota­le­ment sourd au bien com­mun, au des­tin natio­nal, du moins il (ne) peut tout à fait l’être, il n’a d’égards qu’aux volon­tés de ses com­met­tants. » Mais il me semble qu’il ne note pas le pro­blème, bien plus méca­nique et irré­mé­diable, de la néces­si­té de la négo­cia­tion, ne serait-ce que pour que les lois ne soient pas com­plè­te­ment inco­hé­rentes (de manière interne et entre elles). Il faut admettre que c’est évident mais qu’en­core faut-il y avoir pensé… (*)

    Chaque membre d’une assem­blée de fidèles com­mis pour­rait bien trans­mettre éga­le­ment des pro­po­si­tions posi­tives, ça n’en fait pas une assem­blée capable de déli­bé­rer : on peut très bien addi­tion­ner sim­ple­ment des refus, à la rigueur (pour­vu qu’un autre, ou une autre assem­blée capable, elle, de négo­cier, se col­tine le bor­dé­lique rési­du ensuite) mais pas de faire d’un ensemble de pro­po­si­tions posi­tives non négo­ciables un tout un tant soit peu cohérent.

    Flo­rence Gau­thier, si je me sou­viens bien, semble un peu déni­grer l’exemple athé­nien, peut-être par excès de fran­chouillar­dise, peut-être au motif de la plus grande proxi­mi­té his­to­rique de cette période dans laquelle elle puise ses recettes (ou par défor­ma­tion pro­fes­sion­nelle d’his­to­rienne spé­cia­li­sée ?) Mais que pèse donc son exemple face à un ensemble com­plet d’institutions qui a pu fonc­tion­ner pen­dant deux siècles ? Voi­là ce qu’on peut au moins répondre quand elle reproche à Étienne de faire comme si tout était à réin­ven­ter. Mais je reviens sur ce pro­blème de la négo­cia­tion, affaire car­di­na­le­ment rédhi­bi­toire pour toute vel­léi­té d’ap­pli­quer le man­dat impé­ra­tif à autre chose qu’à la simple trans­mis­sion d’un refus.

    Je note qu’à Athènes, l’ap­pli­ca­tion du tirage au sort qui était pure­ment légis­la­tive, savoir celle qui s’exer­çait dans les tri­bu­naux, consis­tait à réexa­mi­ner des lois déjà votées et à les abro­ger éven­tuel­le­ment, non pas à les amen­der. Il s’a­gis­sait de cen­su­rer, non pas d’é­la­bo­rer quoi que ce soit de nouveau.

    Et que fai­sait l’autre par­tie (la grande mino­ri­té) des tirés au sort ? En par­ti­cu­lier, ces gens géraient l’ordre du jour de l’As­sem­blée. Ce qui donne assu­ré­ment un pou­voir (et pas des moindres) mais ce qui ne néces­site pas du tout de négo­cier une pro­po­si­tion de texte. Les membres de l’é­quipe en ques­tion devait sans doute négo­cier, certes, mais on peut et on doit noter (outre le fait qu’ils n’a­vaient évi­dem­ment pas de man­dat (impé­ra­tif)) qu’il s’a­gis­sait là de négo­cier des choses dont la réponse glo­bale se limite inva­ria­ble­ment à un oui ou à un non. Par exemple : pré­sen­te­ra-t-on la pro­po­si­tion de loi de Bidulle demain ou à la pro­chaine séance ? Ou encore : Machin par­le­ra-t-il avant Truc ?

    Ce n’est pas un détail, que je sou­ligne là, non ? Si le pro­blème que je signale suf­fit, je crois, à démon­ter entiè­re­ment le mythe d’un man­dat poli­tique (2) — c.à.d l’i­dée qu’on puisse effec­ti­ve­ment se choi­sir des repré­sen­tants sur la base d’une affi­ni­té idéo­lo­gique (argu­ment prin­ci­pal de tous ceux qui s’ac­crochent au « suf­frage uni­ver­sel ») —, ce n’est pas parce qu’on pra­tique le tirage au sort qu’on obtient un sys­tème qui fonctionne.

    Le tirage au sort repose sur une concep­tion de ce qu’est la repré­sen­ta­tion légi­time radi­ca­le­ment oppo­sée à celle sup­po­sée jus­ti­fier le suf­frage uni­ver­sel : c’est la simi­la­ri­té des gou­ver­nants et des gou­ver­nés qui fait la légi­ti­mé des pre­miers, et cette simi­la­ri­té ne peut être obte­nue pré­ci­sé­ment que si le gou­ver­nant est assu­ré de retour­ner bien­tôt à la place du gou­ver­né, ceci quoi­qu’il arrive, condi­tion qui s’op­pose jus­te­ment à l’i­dée qu’on le réélise au motif qu’il nous aurait conve­nu… À ce sujet éga­le­ment, voir le mes­sage évo­qué en (2).

    Mais je fai­sais ce rap­pel pour en venir à cette remarque en tran­si­tion : on pour­rait dire qu’il y a bien ici, impli­ci­te­ment, l’i­dée d’un man­dat impé­ra­tif dans la mesure où l’é­chan­tillon repré­sen­ta­tif du peuple fera mathé­ma­ti­que­ment le choix du peuple. Mais jus­te­ment, comme j’ai tenu à le sou­li­gner, les tirés au sort à Athènes ne déli­bé­raient pas pour éla­bo­rer des lois.

    Pour conclure, je pense qu’il faut bien com­prendre (certes, je peux évi­dem­ment me trom­per) qu’il faut néces­sai­re­ment bien sépa­rer, orga­ni­que­ment, dans le pou­voir légis­la­tif un pou­voir de déli­bé­ra­tion et un pou­voir de cen­sure, et ne pas se perdre en s’a­char­nant en vain à appli­quer le tirage au sort au pre­mier pour lequel il ne peut rien. S’il s’a­git de démo­cra­ti­ser ce ver­sant-là (et natu­rel­le­ment c’est mon avis), il y a bien mieux à faire, à com­men­cer par don­ner tout son rôle, natu­rel, évident pour la démo­cra­tie, à l’i­ni­tia­tive – laquelle est tou­jours indi­vi­duelle en der­nière ins­tance, pré­ci­sé­ment à cause de la même ques­tion car­di­nale que j’ai notée (celle de l’or­ga­ni­sa­tion d’une pro­po­si­tion cohé­rente) même si elle croise et recroise sans cesse l’ac­tion et les idées des autres.

    (1) Ce n’est que plus tard, d’ailleurs, que j’ai consta­té que j’a­vais repris cette remarque de B. Manin (der­nière par­tie de ses Prin­cipes du Gou­ver­ne­ment Repré­sen­ta­tif), que j’a­vais pour­tant lu avec une grande atten­tion. Manin, au pas­sage, pousse le rai­son­ne­ment en allant jus­qu’à en conclure que la seule rai­son pour laquelle, dans le sys­tème en vigueur, les lois ne sont pas tout tota­le­ment inco­hé­rentes est pré­ci­sé­ment le fait qu’une « majo­ri­té gou­ver­ne­men­tale » vote comme un seul homme, autre­ment dit exerce sa dic­ta­ture tan­dis que la mino­ri­té ne compte pour rien.

    (2) J’a­vais pos­té une longue réfu­ta­tion de l’at­taque boi­teuse de R. M. Jen­nar contre le tirage au sort (sur son blog) et je dois dire que je consi­dère depuis et tou­jours cette objec­tion comme la plus car­di­nale de toutes celles que j’ai redé­cou­vertes s’a­gis­sant de démon­trer l’im­pra­ti­ca­bi­li­té com­plète (donc la super­che­rie) de la démo­cra­tie élective.

    (3) Pour la même rai­son tou­jours, on devrait rigo­ler fran­che­ment, en par­ti­cu­lier, en son­geant aux exci­tés de la pro­por­tion­nelle inté­grale comme soi-disant voie de démo­cra­ti­sa­tion : encore une fois, ce type de voie ne marche pré­ci­sé­ment que pour le pou­voir de véto.

    Réponse
  161. Étienne

    Cher Sam,

    Mer­ci d’être tou­jours là 🙂

    D’un mot : contrai­re­ment à ce que tu sug­gères au para­graphe « Je note qu’à Athènes… », il me semble que une par­tie des tirés au sort à Athènes (le Conseil des 500 au moins) dis­cu­taient et pré­pa­raient les lois (et donc, sans doute, négo­ciaient-ils sans arrêt), avant de pro­po­ser leurs pro­jets de lois à l’Assemblée. 

    Mais ils ne votaient pas les lois ; ce n’est pas eux qui déci­daient au bout du compte.

    D’une façon plus géné­rale, la prin­ci­pale qua­li­té du tirage au sort, à mon sens, est de nous pro­té­ger des escrocs en reti­rant à notre volon­té toute forme de pou­voir de dési­gna­tion, ce qui retire méca­ni­que­ment toute prise aux (éter­nels) trom­peurs-de-volon­tés (leur talent de men­teurs et de maîtres-chan­teurs n’ayant plus de prise, ils ne peuvent plus mal faire). 
    En dépla­çant le contrôle poli­tique, en ces­sant d’exer­cer notre contrôle sur la nomi­na­tion des pou­voirs et en pré­fé­rant exer­cer notre contrôle sur l’exer­cice des pou­voirs, le tirage au sort des « repré­sen­tants » pro­tège le corps social contre la sys­té­mi­sa­tion des conflits d’in­té­rêts. C’est une sorte d’an­ti­dote uni­ver­sel contre la corruption. 

    Si je garde (comme citoyen digne de ce nom) le pou­voir per­ma­nent et per­son­nel de tran­cher sur ce que me pro­posent mes repré­sen­tants, le pro­blème du man­dat impé­ra­tif ne se pose plus, n’est-ce pas ?

    Je dois filer au boulot 🙂

    Étienne.

    Réponse
  162. Ana Sailland

    J’ap­plau­dis à la remarque sur le pou­voir atta­ché à la rédac­tion de l’ordre du jour.
    Il m’est arri­vé de me battre en cer­taines cir­cons­tances pour qu’il n’y ait pas d’ordre du jour, c’est à dire pour qu’il se décide sur place et en direct.
    Du fait que ce pou­voir n’est pas débus­qué, on voit très vite dans la vie asso­cia­tive d’hon­nêtes egos se pla­cer pour le détenir 😉 
    Et quand on laisse faire, ça se paye, toujours.

    ;;;;;;;

    Il me semble que la démo­cra­tie à grande échelle néces­site, hélas, quel que soit le prin­cipe de fonc­tion­ne­ment choi­si, une équipe de rédac­teurs. Appe­lons ces gens ain­si, plu­tôt que repré­sen­tants, ou délégués.
    Que ce soit le sys­tème du tirage au sort, ou le sys­tème pure­ment déli­bé­ra­tif de Condor­cet (que je pré­fère pour des rai­sons dites ailleurs), ou un sys­tème mixte, il y a tou­jours cet ins­tant de la rédac­tion où pour des rai­sons phy­siques les rédac­teurs ne sau­raient être fouleux.

    Le sys­tème dic­ta­to­rial pré­sent réside dans le fait que les rédac­teurs sont les déci­deurs, ou bien que les déci­deurs sont de mèche avec les rédac­teurs, sans qu’à aucun moment les gou­ver­nés n’in­ter­viennent, condam­nés si mécon­tents à hur­ler dans la rue, le plus sou­vent en vain.

    La démo­cra­tie consis­te­ra donc à éli­mi­ner les déci­deurs, d’une part, et d’autre part à limi­ter au maxi­mum le pou­voir des rédac­teurs, qui ne doivent être que des secré­taires au ser­vice de leurs employeurs.

    Un ou une secré­taire de direc­tion ne dirige pas l’en­tre­prise : le boss lui donne les grandes lignes du cour­rier à rédi­ger, et ensuite, il peut ren­voyer l’employé à sa copie. Et au 2ème ou 3ème essai infruc­tueux, l’employé est viré.

    La démo­cra­tie pour­rait fonc­tion­ner comme ça.

    Réponse
  163. nlescan

    @ 173⁄174 :

    Vous accu­sez quel­qu’un sans le moindre élé­ment sans même l’a­voir écouté.

    Le par­ti de Lar­rou­tu­rou ne m’in­té­resse pas plus que ça main­te­nant le gars a bien le droit de faire ce qu’il veut, je connais son dis­cours, Roosevelt2012 c’é­tait sym­pa, il veut ten­ter le par­ti, grand bien lui fasse, pour moi c’est un grou­pus­cule de plus mais clai­re­ment un Lar­rou­tu­rou ou Asse­li­neau je pré­fère lar­ge­ment Lar­rou­tu­rou et j’ai écou­té les deux, moi.

    Et ces salades a pro­pos de la nov­langue ça me fait rigo­ler, faut arrê­ter deux minutes avec le vol de mot, quand il y a des cas fla­grants comme avec la démo­cra­tie il faut le dénon­cer et infor­mer mais la a force d’essayer d’u­ti­li­ser ça comme une recette qui s’ap­pli­que­rait a tout vous allez juste dis­cré­di­ter ce type de dis­cours y com­pris quand il est pertinent.

    Le révi­sion­nisme a une défi­ni­tion très claire et n’est pas néces­sai­re­ment péjo­ra­tif. En ce qui concerne Sigaut on est en plein dedans : ce qu’elle fait est du révi­sion­nisme. J’a­joute que je trouve que c’est du mau­vais révi­sion­nisme, qui part de ce qu’elle cherche a prou­ver ce qui fait qui’elle exa­cerbe des faits et en occulte d’autres pour ser­vir son pro­pos. Je dis qu’elle n’est pas objec­tive, qu’elle n’est pas une véri­table spé­cia­liste mais quel­qu’un qui s’est mis a l’his­toire il y a peu de temps, de façon oppor­tu­niste et dans le but de vendre du papier.

    Com­pa­rer le tra­vail de cette per­sonne avec celui de Guille­min ou d’An­nie Lacroix-Riz (dont le tra­vail peut être rai­son­na­ble­ment qua­li­fié de révi­sion­niste) me parait tout a fait inap­pro­prié, d’a­bord parce que la on parle de gens qui ont consa­cré qua­si­ment leur vie entière à l’é­tude de leur dis­ci­pline et parce que leur point de vu est dépour­vu du mani­chéisme qui se retrouve dans ce que fait Sigaut. C’est la dif­fé­rence entre un révi­sion­nisme de grande qua­li­té, un tra­vail d’his­to­rien indis­pen­sable, et un révi­sion­nisme mer­can­tile des­ti­né a vendre du papier en nour­ris­sant les fan­tasme d’un public dési­reux de se lais­ser comp­ter des his­toires qui mettent en valeur ou amé­liorent arti­fi­ciel­le­ment l’i­mage de ce qu’ils croient être leurs racines.

    Réponse
  164. Sam

    Salut Étienne,

    mer­ci pour la cor­rec­tion, je me suis très cer­tai­ne­ment plan­té en oubliant – une fois de plus (une manie que je ne m’ex­plique pas encore) – les pou­voirs consi­dé­rables qu’a­vaient la Bou­lè. J’ad­mets volon­tiers que ça déli­bé­rait à tour de bras là-dedans — il faut dire qu’il s’a­gis­sait d’une assem­blée per­ma­nente, (qui pou­vait théo­ri­que­ment bos­ser jour et nuit, d’a­près ce que je viens de (re)lire).

    Main­te­nant, j’es­père que cette bourde n’au­ra pas gâché le mes­sage prin­ci­pal que je sou­hai­tais appor­ter : le remède mira­cu­leux du man­dat impé­ra­tif ne peut mar­cher que pour trans­mettre un non. Or, in fine, cette sen­tence s’ap­plique en prin­cipe à la notion de man­dat (poli­tique) sur laquelle repose toute l’ap­pa­rente légi­ti­mi­té du « suf­frage uni­ver­sel ». Or celle-ci sert essen­tiel­le­ment, oui, à empê­cher le seul contrôle qui puisse être, celui qui juge l’exer­cice dudit man­dat en cours de route et après.

    Réponse
  165. Sam

    @ Ana

    ce que tu désignes, comme moi, comme un fléau, dans ton der­nier mes­sage, j’ap­pelle ça 
    le mono­pole de L’INITIATIVE.

    Ma petite expé­rience des asso­cia­tions et par­tis poli­tiques m’a montré :

    - qu’ef­fec­ti­ve­ment, la dic­ta­ture s’y exerce prin­ci­pa­le­ment par ce biais (y com­pris en maniant les clauses des sta­tuts, ce qui consiste par­fois à les contour­ner et même à s’as­seoir des­sus). Bref, qu’une poi­gnée de gens est seule à pou­voir pro­po­ser. Même si, for­mel­le­ment, on peut dire que c’est en bonne par­tie et le plus sou­vent du fait de la pas­si­vi­té des autres ou de leur refus d’en­ga­ger un conflit… Ce sur quoi les mono­po­listes misent aus­si, eux qui savent si bien être psy­cho­logues dès qu’il s’a­git de mani­pu­ler — étant pour­tant autistes et per­vers nar­cis­siques pour le reste —, car ma bonne dame les salauds qui plombent l’am­biance veulent tuer la com­mu­nau­té, ou ne savent que taper sur les chefs, plan­qués qu’ils sont, alors tais-toi et rame ;

    - que per­sonne ou presque n’y fait atten­tion et ceci même quand un valeu­reux, natu­rel­le­ment iso­lé, met le doigt sur ce pro­blème ou sur l’une de ses nom­breuses manifestations…

    Ain­si se pour­suit une paro­die de démo­cra­tie qui consiste, pour l’im­mense majo­ri­té des membres, à ne pou­voir répondre qu’aux ques­tions choi­sies par une poi­gnée d’in­di­vi­dus, tou­jours les mêmes, le plus sou­vent d’ailleurs en ne pou­vant choi­sir que par­mi un panel de réponses sélec­tion­nées et for­mu­lées par la même clique.

    Bref, exac­te­ment la même chose que pour le stade des élec­tions — ces der­niers temps on oublie mal­heu­reu­se­ment de le mentionner.

    Mono­pole de l’i­ni­tia­tive dont le sys­tème UE donne une illus­tra­tion for­melle épous­tou­flante, mais qui existe en fait dans à peu près toutes les orga­ni­sa­tions poli­tiques au présent.

    Ce qui me frappe le plus dans le sys­tème athé­nien, c’est qu’il avait su à ce point pla­cer l’i­ni­tia­tive (indi­vi­duelle, c’est un pléo­nasme) au cœur du méca­nisme, à la fois en per­met­tant effec­ti­ve­ment à tout citoyen de pro­po­ser une loi ou le juge­ment d’un autre, et de pro­po­ser en retour le juge­ment de celui qui a fait la pro­po­si­tion d’une loi déjà adop­tée. Quand on a cette réfé­rence en tête, le sys­tème actuel et son mono­pole de l’initiative a du mal à ne pas vous faire vomir.

    (*) Je me plante régu­liè­re­ment dans l’or­tho­graphe de ton pré­nom… Faut dire que ma pre­mière fille a failli s’ap­pe­ler Han­nah, ou Anna… (j’ai un faible pour la ver­sion double h, qui me rap­pelle cer­taine « philosophe »).

    Réponse
  166. Ana Sailland

    Je par­donne 🙂
    Ana = « de bas en haut » en grec

    Pour le reste, nous sommes d’accord.

    Expé­ri­men­tons la démo­cra­tie à petite échelle chaque fois que c’est pos­sible ; ce sera l’oc­ca­sion d’ap­pro­fon­dir notre capa­ci­té à la com­mu­ni­ca­tion non vio­lente (la mienne bal­bu­tie), face à des gens qui sont sou­vent plus auto­ma­tiques que malhonnêtes.

    Réponse
  167. Catherine

    Un point de vue que je sou­mets à vos sagaces réflexions car il ne manque pas d’in­té­rêt à mon sens.

    Le voi­ci.

    Je plante le décor. Il s’a­git d’un livre de Patrick Le Berre qui s’in­ti­tule » Pas­seur d’âme, l’heure d’un choix »

    Tour à tour phy­si­cien, méta­phy­si­cien, homme poli­tique et pas­seur d’âme voi­là ce que dit ce Mon­sieur page 119.

     »Depuis des mil­lé­naires, notre huma­ni­té a tes­té dif­fé­rents types de fonc­tion­ne­ments poli­tiques et sociaux. Mais l’ac­com­pa­gne­ment en tant que Pas­seur d’âme a per­mis d’ob­ser­ver que jusque-là, aucun n’a pu être vrai­ment en accord avec les lois de la nature humaine dans son entiè­re­té. Seuls quelques peuples pre­miers ont pu bâtir à l’é­chelle locale des modes de vie sociaux rela­ti­ve­ment com­pa­tibles avec la conscience humaine. Mais au-delà de l’é­chelle locale, ils deve­naient dif­fi­ci­le­ment exportables.

    La démo­cra­tie, un sys­tème contre nature.

    Par exemple, la démo­cra­tie( gou­ver­ne­ment par le peuple) pro­pulse au som­met des pyra­mides hié­rar­chiques des êtres de pou­voir à la conscience limi­tée et non des êtres d’amour.

    Ce fai­sant, la démo­cra­tie devient au fil du temps le ter­reau dégui­sé des oli­gar­chies, des tyran­nies et des dic­ta­tures de toutes sortes.

    L’ob­ser­va­tion de notre socié­té fran­çaise là où elle en est dans l’ex­pres­sion de sa soi-disant démo­cra­tie en est un bon exemple.

    Celle de la socié­té amé­ri­caine l’est tout autant.

    Pytha­gore en son temps avait déjà évo­qué le pro­blème, puis­qu’il consi­dé­rait que le prin­cipe même de la démo­cra­tie ne concor­dait pas avec les lois de la nature humaine.

    C’est ain­si que tout a oppo­sé les membres de la com­mu­nau­té pytha­go­ri­cienne aux démo­crates, et ce jus­qu’à la guerre.

    Mais comme le sys­tème bâti par les pytha­go­ri­ciens était à l’é­poque incom­plet( les écueils st recen­sés au cha­pitre pré­cé­dent), ces der­niers n’ont pu résis­ter à la mon­tée au pou­voir des tyrans démocrates.

    De la même façon, les nou­veaux huma­nismes ou la plu­part des alter­mon­dia­lismes d’au­jourd’­hui, qui sont majo­ri­tai­re­ment bâtis par des êtres au mili­tan­tisme avé­ré, ne cor­res­pondent en rien non plus à la nature humaine dans les fon­de­ments de construc­tion de sa conscience. La « socio­cra­tie« et ses nou­veaux huma­nismes sont néces­sai­re­ment, à court moyen ou long terme, voués à l’échec »

    Réponse
  168. EFFAB

    La donne est très simple, ma chère CATHERINE : je suis en train de cares­ser notre petite MERINGUE, je suis face à un mur (d’in­cons­ciences et d’im­pos­si­bi­li­tés) mais je suis plein moi-même de créa­ti­vi­té, de solu­tions, de choses plus belles les unes que les autres… et nous sommes des mil­liers, des mil­lions comme cela, à nous poser ques­tion et à rêver d’un meilleur et d’un plus juste… le sort du monde est entre nos mains et j’at­tends moi-même ce déclic ou ce signe ou ce je ne sais quoi d’im­pal­pable en moi, en nous qui va nous pous­ser enfin au grand jour et à la lumière…

    Réponse
  169. Ana Sailland

    Mer­ci Catherine,

    L’im­pul­sion doit être, mais doit être humble.
    Sinon elle échoue.

    Et le risque est grand, uni­ver­sel, de se lais­ser sub­mer­ger par un trop bon vouloir.

    Je reprends donc ici la devise des tem­pliers, en trois termes, comme si souvent.
    Il y en a une com­pré­hen­sion immé­diate, rugueuse, contre nature, et l’autre, plus secrète, infi­ni­ment plus riche :

    -Chas­te­té = construire un chas­teau pour l’âme, où elle pour­ra se reti­rer quand néces­saire, pour pan­ser ses plaies, d’où quand l’heure sera venue, elle pour­ra ten­ter des sor­ties, pour ense­men­cer le monde.

    -Pau­vre­té = s’en­ri­chir inté­rieu­re­ment, afin d’être capable de tout don­ner de cette richesse intérieure.

    Obéis­sance = se sou­mettre aux injonc­tions du cœur
    Ici réside la seule liber­té qui ne soit pas une prison.

    Un vrai pro­gramme poli­tique, entre soi et soi, sans témoin ni juge.

    Réponse
  170. Marie

    @Ana
    Mer­ci pour ces 3 définitions

    Réponse
  171. Ana Sailland

    « Par exemple, la démo­cra­tie( gou­ver­ne­ment par le peuple) pro­pulse au som­met des pyra­mides hié­rar­chiques des êtres de pou­voir à la conscience limi­tée et non des êtres d’a­mour » (dans 183)

    Pas très logique.
    Mais il ne nous a pas lus, donc on lui pardonne 🙂

    Réponse
  172. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Démo­cra­tie :

    Avons nous tous la même défi­ni­tion d’un peuple ? Ici je n’en doute pas.

    Ne dit-on pas petit peuple, et donc impli­ci­te­ment GRAND PEUPLE ?

    Les élus ne pensent-ils pas tout sim­ple­ment qu’ils sont LE PEUPLE ADULTE ?

    Que le petit peuple ne doit sur­tout pas s’émanciper.

    Et donc que les élites doivent conti­nuer à impo­ser leur repré­sen­ta­ti­vi­té aux subordonnés.

    Réponse
  173. Catherine

    Le pro­blème c’est que la soi-disant élite d’au­jourd’­hui est élite en fonc­tion d’une obéis­sance veule et incons­ciente sou­vent, obéis­sance aux for­ma­tages des ins­ti­tu­tions sco­laires et universitaires.

    Sont au pou­voir en effet, des gens qui ont ava­lé sans sour­ciller ce qu’on leur deman­dait d’a­va­ler pour avoir un diplôme de ceci ou de cela, sciences po ou l’E­NA ou tout autre chose, et s’en sor­tir comme on dit dans la vie pensent-ils, alors que c’est tout le contraire car ces gens-là sont morts pour la plu­part, il y a des excep­tions cepen­dant, morts, oui, morts.

    Réponse
  174. Ana Sailland

    Il y a eu sur ce site plu­sieurs allu­sions au fait que le type de fonc­tion­ne­ment choi­si dans nos écoles n’est pas idéal, qui part du prin­cipe sait et se trouve donc légi­time à impo­ser sa méthode et son savoir, qui pour­rait par­tir au contraire de l’i­dée que le tuteur sait, et devrait donc se sen­tir en devoir d’of­frir un cadre et un maté­riel favo­rables à la crois­sance de l’être et à son épa­nouis­se­ment, non seule­ment dans la connais­sance, mais encore dans la capa­ci­té d’é­mer­veille­ment, dynamisante.

    La nuance est de taille.
    Qui consiste à ne plus consi­dé­rer l’en­fant comme une pâte à mode­ler, mais comme un indi­vi­du, dis­po­sant déjà du pou­voir de s’au­to­mo­de­ler dans son milieu, comme un adulte, sinon mieux.

    La réforme péda­go­gique sco­laire et la réforme poli­tique ins­ti­tu­tion­nelle à mener sont donc exac­te­ment de même nature, qui consistent à ces­ser de pen­ser en terme de commandement.

    Mais la réforme ne s’ar­rête pas à ces deux cha­pitres : notre atti­tude vis a vis des bêtes et des plantes, et du sub­strat phy­sique de la vie, est enta­chée de la même arro­gance que celle qui per­turbe la péda­go­gie et la politique.

    Je tenais à éta­blir ce fil d’A­riane qui uni­fie des réflexions en appa­rence dis­jointes alors qu’elles s’ar­ti­culent autour de la même pro­blé­ma­tique : nous, et en par­ti­cu­lier l’orgueil.

    La racine de bien des maux réside donc dans l’ar­ro­gance de qui se croit supé­rieur au point de se sen­tir légi­time à imposer.

    La modi­fi­ca­tion de nos ins­ti­tu­tions est urgente, vitale, afin de « sau­ver les meubles » , car nous sommes trop lents à nous réfor­mer nous-mêmes, mais c’est bien cette réforme là, et elle seule, qui pour­ra sta­bi­li­ser la joie de vivre à son plus haut niveau. « Sois le chan­ge­ment », nous dit on (Gand­hi). En atten­dant, l’AG de citoyens consti­tuants aura lieu le 8 ou le 14 jan­vier, et le salon des déco­no­mistes à Aix, c’est pour début juillet ( 4−5−6) 😉
    Pen­ser n’in­ter­dit pas de piocher …

    Réponse
  175. J-Stéphane

    Très belle syn­thèse, mer­ci Ana.

    Réponse
  176. EFFAB

    @187

    Qui n’a pas bien lu et doit être par­don­né ? car si j’ai bien tout lu, en ce qui me concerne, je n’ai peut-être pas sai­si quelque détail ou autre subtilité.

    Réponse
  177. Catherine

    Mer­ci EFFAB pour les belles et douces har­mo­niques pro­po­sées dans votre mes­sage 184.

    Harmonique, ça ren­voie à art et à rite, les racines indo-euro­péennes sont les mêmes.Elles disent de ce tra­vail à faire pour faire vibrer nos cordes propres, à l’u­nis­son de celles des autres, dans un com­mun respect.

    La musique parle mieux que nous et pour­tant nous devons pas­ser par ce filtre de la parole pour essayer de don­ner sens, alors c’est difficile.

    Et si au lieu de pen­ser com­ment ça devrait être la démo­cra­tie, nous essayions de la vivre et de l’ex­pé­ri­men­ter à petite échelle ici même ?

    Moi, qui ne suis pas pour le tirage au sort par exemple, pour­quoi n’es­sayez-vous pas de mettre en pra­tique vos théo­ries et voir si elles tiennent la route ?

    Modé­li­ser vos idées par exemple à travers
    l’or­ga­ni­sa­tion et la vie du blog pour voir quelles seraient les impasses ou au contraire les ouver­tures que ça pour­rait pro­cu­rer ? Non ?

    Ne serait-ce pas la meilleure manière de voir ?

    Si j’ai faim, on pour­ra me mon­trer les meilleures recettes pos­sibles ce n’est pas ça qui rem­pli­ra mon ventre, en revanche une patate fera peut-être office de me tenir en vie.

    Juste une pro­po­si­tion d’une femme concréte qui aime le verbe mais encore plus l’ex-peri-men­tal qui comme le mot le dit s’ex­tirpe du men­tal jus­te­ment … ça parle davan­tage alors, non ?

    Réponse
  178. EFFAB

    Oui, je com­prends bien et jus­te­ment, en par­lant de patates, nous en avons un petit tas à la mai­son issu du jar­din et de cette chance de pos­sé­der un pota­ger et de mettre en appli­ca­tion le bio­tope et la permaculture.

    Pommes de terre à cui­si­ner, en salade, en soupe, voire en frites un peu ce qui n’empêche pas quelques sachets sur­ge­lés au super­mar­ché ten­ta­cu­laire Car­re­four, hélas !

    Pas évident l’au­to­no­mie ali­men­taire ou la culture des tomates en cer­taines lati­tudes, le para­mètre de la météo­ro­lo­gie et ces essais du débu­tant, mais cette chance d’un peu de ter­rain com­pa­ré à tous ceux qui vivent en milieu urbain et n’ont pas cette oppor­tu­ni­té ou les moyens de se nour­rir de façon plus saine et plus locale, j’en suis bien conscient, sur­tout quand on sait com­bien de trai­te­ment sont mis en oeuvre pour la culture de la pomme de terre ou celui des pommes, par exemple ; je n’ai plus le chiffre en tête mais c’est quelque chose comme 20 ou pas loin de 30, à vérifier.

    Quant au tirage au sort et à son appli­ca­tion, son expé­ri­men­ta­tion au niveau local, et de un je ne suis en rien enga­gé dans la vie pro­fes­sion­nelle, asso­cia­tive et admi­nis­tra­tive du lieu où je réside, et de deux je me vois mal me poin­ter à la mai­rie et ten­ter de leur démon­trer la néces­si­té d’a­gir à l’en­contre des direc­tives de toutes sortes sous peine que ne leur soit cou­pé les bud­gets alloués et autres sub­ven­tions ; de toute façon j’ai tou­jours été nul à l’o­rale et quelque peu émo­tif, cer­tain de ma véri­té (ces idéaux en moi) mais comme une inca­pa­ci­té à prendre la parole et faire montre de recul et de cohérence…

    … comme je suis per­sua­dé, tout en paral­lèle de ces prises de conscience et petits pas plus loca­li­sés que pour mieux s’at­ta­quer au pro­blème rien ne vaut de s’en prendre à la source, tel ETIIENNE per­sua­dé que c’est bien la Cause des causes qui déter­mine toutes les consé­quences, les­quelles sont bien trop nom­breuses pour s’i­ma­gi­ner et pou­voir réus­sir résoudre la donne par le bas.

    Ce men­tal en moi n’en a pas moins toute cette expé­rience de la vie en même temps que ce pro­fond recul pour bien faire la dif­fé­rence entre ce verbe et cet ex-péri-men­tal (pas mal !…)

    Réponse
  179. Ana Sailland

    Nous dis­po­sons envi­ron d’un hec­tare culti­vable par humain .… (à vérifier)

    Un humain, pour un jar­din suf­fi­sant et auto­nome, a besoin, pour être confor­table, de 10 ares .… (à véri­fier aussi)

    Un fac­teur de sécu­ri­té égal à 10 ne per­met en aucun cas la sérénité.

    Réponse
  180. J-Stéphane

    Don­ner sa voix à un can­di­dat, c’est se condam­ner au silence.

    Réponse
  181. Alix

    Argu­ment de taille en faveur du tirage au sort, un de plus :

    Les recom­man­da­tions conster­nantes, hon­teuses et dégueulasses 
    de l’OMS en matière d’é­du­ca­tion sexuelle des plus jeunes :

    https://​www​.sante​-sexuelle​.ch/​w​p​-​c​o​n​t​e​n​t​/​u​p​l​o​a​d​s​/​2​0​1​3​/​1​1​/​S​t​a​n​d​a​r​d​s​-​O​M​S​_​f​r​.​pdf/p>

    A la page 38 se trouve un résu­mé sous forme de tableau, par tranches d’âge…

    Main­te­nant, toute per­sonne qui prône acti­ve­ment les ver­tus du suf­frage uni­ver­sel et du sys­tème repré­sen­ta­tif est priée de réflé­chir à l’ef­fi­ca­ci­té des moyens poli­tiques dont elle dis­pose pour faire face à la pro­pa­ga­tion de cette merde.

    Réponse
  182. EFFAB

    Mon cher ALIX, nous y sommes là, en plein, nous tou­chons le fond !! mais c’est quoi cette appel­la­tion de matrice ?! on se fout de nous ou c’est déjà là ce futur asep­ti­sé et orwel­lien qu’on nous pro­met sous hos­pices et dik­tats européens ?!…

    … deve­nir conscient de son iden­ti­té sexuelle, dans Com­pé­tences, per­mettre à l’en­fant de, en ce qui concerne la Sexua­li­té, pour la tranche d’âge de 0 à 4 ans !! Mais cette quoi cette liste de chose à faire et de recom­man­da­tions qu’on offi­cia­li­se­ra bien­tôt, à parier ? A quelle fin cette éman­ci­pa­tion sexuelle extrême et enca­drée sinon pour mieux asser­vir les hommes et les femmes au rang de ser­vi­teurs et d’es­claves dociles et capables qu’on leur assigne ?… je découvre tout cela pèle-mêle mais j’ai la mau­vaise impres­sion que les plus invrai­sem­blables sce­na­rii d’an­ti­ci­pa­tion sont conte­nus là en germe dans ces pages aus­si débiles que nauséabondes !

    Réponse
  183. Alix

    @ Effab, oui, le fond est touché…

    Inci­ter les enfants de moins de 4 ans à « jouer au doc­teur » afin de leur apprendre à expri­mer leurs besoins, leurs dési­rs ou leurs limites… Il me semble que c’est l’in­no­cence des enfants qui est visée.

    A quoi cela nous condui­ra je n’en sais rien, j’ose espé­rer que les gens en majo­ri­té ne se lais­se­ront pas faire…

    Je mise sur l’in­tel­li­gence col­lec­tive, le bon sens et les valeurs humaines que nous par­ta­geons tous.

    Une péti­tion pour le retrait du texte a été lan­cée ici : http://​citi​zen​go​.org/​f​r​/​s​i​g​n​i​t​/​9​7​8​/​v​iew

    Réponse
  184. nlescan

    Heu…

    Non la les mecs vous êtes juste pas au courant…Les gamins de moins de 4 ans se branlent tous…wow trop fou… c’est la nature les mecs. Ce qui est contre nature c’est les parents qui briment leurs enfants quand ils les voient faire ça, ça c’est un vrais pro­blème, il faut foutre la paix au mômes et si tu grilles ton gosse en train de faire ça c’est pro­ba­ble­ment qu’il sre­rait tout à fait oppor­tun que tu te casses vite fait et que tu lu foutes la paix.

    Je l’ai lue la matrice (ça veut dire tableau, il n’y a pas d’al­lu­sion ciné­ta­gra­phique), fran­che­ment je ne vois pas trop le super scandale

    Réponse
  185. EFFAB

    @200

    Oui, NLESCAN, matrice pour tableau de don­nées mais recon­nais qu’a­vec cer­taines décli­nai­sons contem­po­raines ça prête un peu à confu­sion et à ques­tion, sur­tout qu’il est là ques­tion de sexe, les sexes et la sexualité !

    Je peux te dire quand dans ma culture et mon approche conspi­ra­tion­niste du monde, c’est là un article, un docu­ment, un pro­jet inique et com­plè­te­ment fou, la pure volon­té du N.O.M. à asser­vir tota­le­ment les indi­vi­dus et les peuples !!

    Je suis déso­lé, tous les gamins de 4 ans ne se mas­turbent pas et en ce qui me concerne j’ai com­men­cé beau­coup plus tard !… La nature c’est une chose, mais la sol­li­ci­ter et l’en­ca­drer de la sorte en est une autre, et il n’y a là aucun grillage qui soit… comme on ôte à tout indi­vi­du et à chaque parent leurs par­ti­cu­la­ri­tés, leurs expé­riences propres, leurs che­mins de vie, cet inti­mi­té en même temps que ce privé.

    Stan­dard pour l’é­du­ca­tion sexuelle en Europe – Un cadre de réfé­rence pour les déci­deurs poli­tiques, les auto­ri­tés com­pé­tentes en matière d’é­du­ca­tion et de san­té et les spé­cia­listes… je rêve ! mais de qui se moque-t-on ?! mais de quoi se mêle-t-on ?! les déci­deurs poli­tiques qui ne sont que conflits d’in­té­rêts et men­songes et qui en plus nous dire com­ment éle­ver nos enfants et à quel âge exact baiser ?!…

    NLESCAN, réflé­chis un peu à tout ça ou tu as inté­rêt à appor­ter un bon argu­men­taire, sinon je vais sérieu­se­ment me deman­der si tu n’es pas ici pour accré­di­ter des choses qui en aucun cas ne devraient l’être et ser­vir quelque inté­rêt sous-jacent.

    Excuse-moi et je confonds peut-être ici cette Démo­cra­tie que nous sou­hai­tons avec des sujets qui n’ont aucun lien mais tout mon che­mi­ne­ment m’a­mène à pen­ser le contraire et je suis FURAX de lire un tel tor­chon de bêtises et de sour­noi­se­rie… ces réa­li­tés qui semblent t’é­chap­per, tout para­no que je suis, le pour­quoi j’a­borde ici cer­tains (hors-sujets) fan­tai­sistes… mais je crois qu’il est temps de faire peur à nos conci­toyens endor­mis : cela les fera peut-être réagir autre­ment mieux et vite !

    Réponse
  186. nlescan

    Alors déjà ne vois pas en moi un farouche par­ti­san de l’OMS, qui n’est autre qu’un organe de l’O­NU en charge des pro­blé­ma­tiques sani­taires. En gros ce sont pour beau­coup des medecins…

    Deuxiè­me­ment j’a­voue être très éton­né quand tu reven­diques avoir une « approche conspi­ra­tion­niste du monde », qu’est ce que c’est que cette salade ? bon sang, « conspi­ra­tion­niste » est un terme qui a été inven­té pour ridi­cu­li­ser et dis­cré­di­ter les gens qui dénoncent des com­plots et toi tu reven­diques ça comme étant un point de vue.

    Tu veux dire que tu marche avec la clique qui se met de l’a­lu­mi­nium sur la tete pour ten­ter de brouiller le mau­vaises ondes ?

    Apres je suis déso­lé mais demande à un pédiatre, il te dira : les gosses se mas­turbent pen­dant la petite enfance, c’est nor­mal, ça fait par­tie de la décou­verte de son corps et tu l’as très pro­ba­ble­ment fait mais tu ne t’en sou­viens pas. En fait ce qui n’est pas nor­mal c’est de ne pas se mas­tur­ber étant mome.

    Il faut arrê­ter avec ce déli­rium à pro­pos d’un sois disant pro­jet inique, ce tableau parle de recom­man­da­tions en ce qui concerne L’EDUCATION sexuelle, pas la pratique…

    Je te prends un exemple, pour les enfants de 6 à 9 ans il est écrit dans « sexualité/information » « le sexe dans les médias (y com­pris sur Internet) »

    Cela ne signi­fie pas « montre a ton gosse de 6 ans les meilleurs sites de cul », il s’a­git plus d’ex­pli­quer à l’en­fant l’existence de réfé­rences sexuelles dans les médias et sur inter­net afin de le pré­pa­rer à une éven­tuelle confron­ta­tion et lui apprendre à évi­ter de se trou­ver au contact d’i­mages qui le choqueraient…par exemple…

    non fran­che­ment la les mecs vous me faites flip­per, vous vous lais­sez allez à une crise la pudi­bon­de­rie obs­cu­ran­tiste new age sur ce coup la.

    Réponse
  187. EFFAB

    Non, non, NLESCAN, il n’y a aucune pudi­bon­de­rie que ce soit et ce que j’ai failli écrire un jour aurait peut-être relé­guer Sade à du touche-pipi sadomaso !

    Oui, j’en­tends bien ce que tu veux dire comme je serais prêt à parier que tout le monde n’ex­plore pas aus­si loin son corps à cet âge-là, mais je veux bien t’ac­cor­der un juste milieu… ce qui n’ôte en rien l’ab­sur­di­té ni ce je-ne-sais-quoi de mal­sain dans ce docu­ment et ces inten­tions onusiennes.

    Je n’en suis pas à por­ter de l’a­lu­mi­nium sur la tête, loin de là, mais j’ai bien connais­sance du phé­no­mène Chem­trails comme je crois main­te­nant aux Sylphes, ces éner­gies sub­tiles, intel­li­gentes, ces forces de la nature… pour avoir appris à les recon­naître dans le ciel : ce sont des sortes de nuages, de volutes nua­geuses, vapo­reuses très carac­té­ris­tiques et qui ne sont en rien de purs nuages météorologiques_comme les Chem­trails (ces traî­nées blanches à l’ar­rière des avions, chi­miques ou tout ce que vous cou­drez) ne sont en rien des Contrails, ces traî­nées de vapeur beau­coup plus courtes et brèves qui se pro­duisent entre la cha­leur des gaz à la sor­tie des réac­teurs et l’air très froid ambiant.

    Les com­plo­teurs sont ceux qui nous entubent ; les conspi­ra­tion­nistes sont ceux qui dénoncent ces com­plots ! Evi­dem­ment, les ter­mi­no­lo­gies sont sou­vent déni­grées et péjo­ra­tives, comme l’ex­pli­cite si bien ce mon­sieur à par­tir de 4’55 !!

    Réponse
  188. EFFAB

    (@203)

    … Evi­dem­ment, les ter­mi­no­lo­gies en ‑isme…

    -sic !

    Réponse
  189. Alix

    @ Nes­clan,

    Je ne te per­mets pas de me juger et je trouve tes mes­sages par­ti­cu­liè­re­ment insultants.

    De plus, je trouve ton argu­men­ta­tion par­ti­cu­liè­re­ment malhonnête :

    - attaque ad homi­nen d’Ef­fab et de moi-même via des moque­ries et de la ridiculisation
    – sélec­tion de pas­sages du texte et réin­ter­pré­ta­tion de ce qu’il faut en com­prendre… selon Nes­clan… bien évi­dem­ment, tout autre point de vue n’é­tant pas recevable
    – détour­ne­ment du sujet : tu essaies de réduire le sujet à la seule ques­tion de la sexua­li­té, alors qu’il porte sur ce que l’OMS s’oc­troie le droit de faire
    – argu­ment d’au­to­ri­té : en invo­quant tous les pédiatres, et en par­lant même en leur nom…

    Tous ces pro­cé­dés sont des élé­ments de manipulation…

    Pour finir, je suis en droit de ne pas trou­ver nor­mal que l’OMS fasse cir­cu­ler ce genre de recom­man­da­tions. Je suis en droit de ne pas trou­ver nor­mal qu’on pré­co­nise d’é­du­quer sexuel­le­ment les enfants dès leurs pre­mières années de vie. Et je suis en droit de ne pas trou­ver nor­mal que l’E­tat ou l’é­cole soient inci­ter à se char­ger de ces ques­tions-là à la place des parents. Et j’exige de pou­voir dire ce que je pense dans le respect.

    Réponse
  190. mic el

    Tous les gamins de 4 ans ne se mas­turbent pas, c’est un constat.
    un pédiatre te dira : les gosses se mas­turbent pen­dant la petite enfance, c’est normal.

    admettre que ce soit la norme, c’est bien le pro­blème. la nor­ma­li­sa­tion et le confor­misme sont ‘les rennes’ du trou­peau dans la main ferme et sou­mise du pédo­psy­chiatre lui même expert estam­pillé norme européenne.

    Au nom de qui les experts devraient déci­der de nos options culturelles ?

    Réponse
  191. nlescan

    C’est ça, je tente de vous manipuler…

    Ala­la…

    Ouais je vous chambre mais fran­che­ment il y a de quoi…

    déso­lé les mecs mais la je sens que ça me coû­te­rai trop d’ef­forts de conti­nuer trop long­temps a battre sur le sujet avec vous car je vous le dis le plus hon­nê­te­ment du monde je trouve ce que vous dites a la fois puri­tain et ridi­cule, je ne dis pas ça pour être méchant gra­tui­te­ment, je trouve gen­til mais selon mon point de vue com­plè­te­ment paumés.

    Je l’ai dit voi­la, après vous pou­vez pen­sez de moi que je suis un connard qui tente de vous mani­pu­ler, pour ce qui est de connard c’est pos­sible mais pour la mani­pu­la­tion, non, je vous dis sim­ple­ment ce que je pense.

    Réponse
  192. Marie

    Je suis d’ac­cord avec Alix, ce n’est pas à l’OMS de se mêler de l’é­du­ca­tion sexuel de l’enfant.
    Sur­tout sans tenir compte de son évo­lu­tion propre à chacun.
    L’en­fant ou plu­tôt l’a­do­les­cent c‑à-d à la mue peut en avoir besoin, avant ce serait une intru­sion mal venue car trop tôt.
    C’est même décon­seillé dans son déve­lop­pe­ment natu­rel car per­son­nel, cela doit res­té protégé.
    Je me sou­vient d’une anec­dote, d’ailleurs bien réglée : ma grande cou­sine a vu son petit gar­çon se tou­cher et lui a dit sur un ton nor­mal et non répro­ba­teur, pas devant tout le monde, tu vas à la salle de bain pour faire ça(un peu comme pour le nez quoi;-)ou la toilette)
    Mais sans se mêler de son inti­mi­té, juste pla­cer les limites sociales.
    Sim­pli­ci­té-res­pect-confiance-savoir gar­der sa place et en lais­ser une à l’autre
    Rien besoin de plus!ni de longues explications.
    Main­te­nant si l’en­fant sents que le parent est à l’é­coute et qu’il a besoin, il vien­dra de lui-même poser ses ques­tions ou il les pose­ra à quel­qu’un d’autre mais de lui-même.
    Il existe le plan­ning famil­lial ou le centre psy­cho-médi­co-social qui servent déjà à ça.

    Réponse
  193. EFFAB

    NLESCAN, tu es peut-être et très cer­tai­ne­ment sin­cère, et tu remar­que­ras sur­tout que nous t’a­vons en aucun cas trai­ter de connard, comme tu dis et c’est bien toi qui le dis : c’est juste ce que nous nous aurions à te repro­cher, ALIX et moi, à savoir, réin­ter­pré­ter ce qu’au­trui a dit ou nous faire dire ce que nous n’a­vons pas dit, comme ici-même avec ce terme de connard que tu te per­mets, qui plus est, ce genre de terme qui n’a pas vrai­ment sa place ici sur ce blog où nous sommes cen­sés débattre et par­ta­ger de façon cour­toise et civi­li­sée… donc, déso­lé, je veux bien mais n’en rajoute pas non plus avec de telles ter­mi­no­lo­gies car sinon nous serions for­cés de nous deman­der si tu ne ten­te­rais pas en t’ex­pri­mant ain­si et en mal inter­pré­tant les pro­pos d’au­trui de saper et de cher­cher polé­mique sur cet espace public.

    Ce ne sont là évi­dem­ment que des sup­po­si­tions de ma part, bien conscient que les mots par­fois nous échappent ou cette valeur d’exemple, ceci-dit, tu auras remar­qué que nous sommes quelques uns ici (et si ce n’est pas nous, d’autres s’en char­ge­ront) à veiller que cet esprit citoyen et che­va­le­resque (cette cour­toi­sie, cette civi­li­té, cette patience en même tant que cette com­pré­hen­sion) accom­pagne les débats et cet espace libre et démo­cra­tique, ce res­pect d’au­trui et cette confiance de notre hôte.

    Au plai­sir de te lire et de par­ta­ger avec toi

    Fabien

    Réponse
  194. nlescan

    Fran­che­ment je ne vois vrai­ment pas pour­quoi l’or­ga­ni­sa­tion mon­diale de la san­té ne pour­rait pas emmètre des recom­man­da­tions en matière d’é­du­ca­tion sexuelle. Après tu peux ren­trer dans le débat sur la légi­ti­mi­té de cet orga­nisme ou même sur la légi­ti­mi­té de l’exis­tence d’un tel orga­nisme… Mais étant don­né que l’OMS existe et que sont job gros­so modo est d’emmètre des recom­man­da­tions a des­ti­na­tion des états en ce qui concerne la san­té publique, je trouve tout à fait logique que l’é­du­ca­tion sexuelle soit abor­dée et je ne vois vrai­ment pas en quoi ce qui est écrit dans le tableau est choquant.

    Et je ne vois pas trop ce que cette his­toire de plan­ning fami­lial ou le centre psy­cho-médi­co-social (ou les pra­ti­ciens ont pro­ba­ble­ment été for­més et exercent d’une façon tout à fait conforme aux recom­man­da­tions de l’OMS) vient faire la dedans…

    Réponse
  195. Marie

    Lorsque j’é­tais en secondes le centre psy­cho-médi­co-social était pré­sent dans l’é­ta­blis­se­ment pour sou­te­nir les élèves en cas de ques­tion­ne­ment et éven­tuel­le­ment réorien­ter le jeune en difficulté.
    Mais j’é­tais ado, donc en âge de me ques­tion­ner sur ces choses qui n’in­té­ressent pas les enfants.
    Ce PMS était là mais non-intrusif.
    L’é­cole devrait juste sim­ple­ment infor­mer sur l’exis­tance des per­sonnes for­mées pour ces ques­tions et à l’é­coute des jeunes.
    Je crois que c’est encore peut-être encore une volon­té de main-mise sur la vie privée.
    Mais en dehors de ça, je ne vois pas pour­quoi ils inter­vien­draient, per­son­nel­le­ment j’ai tou­jours obte­nus mes réponses sans l’OMS

    Réponse
  196. nlescan

    Mais parce que l’OMS ne s’a­dresse pas a toi Marie, il s’a­git de recom­man­da­tions à l’at­ten­tion des pou­voirs publiques, ce sont des choses qui ont voca­tion a har­mo­ni­ser se qui se fait en matière d’é­du­ca­tion, mais pas seule­ment des enfants, le pro­blème des parents qui répri­mandent leurs enfants qui se mas­turbent c’est un pro­blème sérieux, les mala­dies véné­riennes, le manque d’in­for­ma­tion, les obs­cu­ran­tismes divers et variés ce sont des pro­blèmes extrê­me­ment grave et qui concernent l’en­semble de l’humanité…

    Ce qui est mar­rant c’est que toi tu as la chance de pou­voir béné­fi­cier de ce fameux centre psy­cho-médi­co-social (ce qui me semble plu­tôt conforme à la matrix inique de l’i­gnoble OMS) mais que l’O­NU recom­mande la même choses pour tout le monde non…non au Zim­babwe non, pour eux le caté­chisme c’est mieux, comme ça ils ne mettent pas de capotes…bref

    Réponse
  197. Marie

    ce que j’ai vou­lu dire c’est qu’il y a deux manière d’être : à l’é­coute et dis­po­nible ou la manière intru­sive ou à trop vou­loir se mêler et maîtriser.
    Des deux je pré­fère la pre­mière, c’est tout.
    Cordialement

    Réponse
  198. Marie

    Nles­can, tu as le droit de tes opi­nions et moi des miennes.
    Je te les par­tage, sans juge­ment sur les tiennes.
    Je suis oppo­sé à toute main-mise sur ce qui est intime à l’être.
    Je sais qu’il y a des pro­blèmes dans toutes les familles, j’ai eu mon lot, crois-moi, mais je reste convain­cue que l’OMS, n’ap­por­te­ra rien de plus en fai­sant ces chan­ge­ment, ça n’ap­por­te­ra que des dis­tor­sions, c’est mon opi­nion pour l’ins­tant. Merci

    Réponse
  199. Alix

    @ 208,

    Tu enchaînes les pro­cé­dés de mani­pu­la­tion mais n’es­saies bien évi­dem­ment pas de mani­pu­ler… Heu­reu­se­ment qu’a­près ça tu pré­cises que tu es hon­nête, me voi­là rassurer.

    Quant à mon point de vue sur la ques­tion, il n’a rien de ridi­cule ou de puri­tain, comme tu désires tant le faire croire, il relève du simple bon sens : un enfant n’a pas les capa­ci­tés psy­chiques pour com­prendre plei­ne­ment le genre de mes­sage que ce rap­port veut faire passer.

    Réponse
  200. Ana Sailland

    Il y a dan­ger à accep­ter qu’un orga­nisme pla­né­taire s’oc­cupe de ce qui est du domaine de l’intimité.

    La gou­ver­nance mon­diale, lévia­than en ges­ta­tion, cher­che­ra à s’in­si­nuer en tout domaine, pro­fi­tant de tous nos laxismes pour construire ses ter­ri­toires d’in­fluence, jus­qu’au jour de la défaite défi­ni­tive de la liberté.

    Les joueurs de go le comprendront 😉

    Réponse
  201. Marie

    Il y a aus­si une chose que j’ai enten­due à pro­pos du déve­lop­pe­ment de l’enfant.
    C’est au sujet de sti­mu­la­tion mal venue car trop tôt et arti­fi­ciel­le­ment qui auraient l’im­pact de rendre son déve­lop­pe­ment cor­po­rel trop pré­coce quand il n’est pas prêt psychiquement.
    Je connais un cas dont les parents lais­saient l’en­fant avoir accès à la tv même la nuit, cela a eu effec­ti­ve­ment pour effet un déve­lop­pe­ment pré­coce chez lui.
    N’ou­blions pas que la chi­mie est com­plexe et que l’on ne sait encore que très peu sur l’être humain.
    Mais sur­tout que cette ini­tia­tive vient d’un orga­nisme pla­né­taire comme dit Ana et qui n’est pas pour rassurer.
    Encore une atteinte à nos libertés

    Réponse
  202. Marie

    Moi je dis, à ceux qui veulent deve­nir des pou­lets en bat­te­rie, libre à eux.
    Aux autres, soyons fermes et mon­trons les dents,
    sinon ce sera ça puis ça puis encore ça, puis le trou, puis plus rien du tout.
    ça suf­fit, ces plans débiles, on est pas tous débiles!…si ?

    Réponse
  203. nlescan

    Non mais la je suis déso­lé mais ça part dans tous les sens, lisez le texte au lieu de par­ler de sti­mu­la­tion pré­coce et dites moi ou il est écrit quoi que ce soit qui invite a sti­mu­ler les enfants de manière pré­coce dans ce docu­ment. A vous écou­ter on croi­rait que l’OMS encou­rage la pédophilie…

    Et ça a beau être un orga­nisme mon­dial c’est sur­tout une bro­chette de méde­cins de plein de pays qui ont écrit le truc, pas fan­to­mas ni un lévia­than, la liste des PERSONNES est en bas du truc.

    Réponse
  204. Alix

    @ Marie, non, on est pas tous débiles.

    Je pense même que les gens sont pour la plu­part intel­li­gents. Sim­ple­ment, il me semble qu’il y a une grande confu­sion au niveau des valeurs et des repères, qui embrouille encore les raisonnements.

    Les experts, les médias, l’au­to­ri­té, la loi, les pro­fes­sion­nels en tout genre et les argu­ments pseu­do-scien­ti­fiques ont fini par des­ti­tuer les gens de leur bous­sole interne. Mais le réveil se fait petit à petit, dans la douleur.

    Réponse
  205. Marie

    @Alix
    j’ai oublié d’a­jou­ter un smiley;-)
    c’est un peu un ras-le-bol en me deman­dant, ce qu’ils vont encore nous pondre comme insanité…!?

    Cor­dia­le­ment à tous

    Réponse
  206. nlescan

    en atten­dant je suis sur qu’au­cun d’entre vous n’a pris le temps de lire ne serai-ce que la pré­face du fameux docu­ment, en plus il y a la pho­to des lévi­thans pédo­philes, ça devrait vous inté­res­ser, au cas ou vous auriez envie d’al­ler les embrouiller en direct.

    Réponse
  207. Marie

    Ils se font mani­pu­lés eux aus­si, embrouillés si tu préfères;-)
    Bonne nuit:-)

    Réponse
  208. nlescan

    meuh oui… une équipe de scien­ti­fiques bossent sur des recom­man­da­tions (qui n’ont stric­te­ment aucun pou­voir contrai­gnant) concer­nant l’é­du­ca­tion sexuelle afin de ten­ter d’améliorer la san­té publique dans 53 pays mais en fait non, ce sont des cré­tins mani­pu­lés qui ont rédi­gé une matrix inique dans le but de prendre le contrôle du monde grace au lévi­than pédo­phile… ha ha ha (rire fou)… fran­che­ment ça fait rire, je vous jure que vous m’a­vez fait taper des barres ce soir, allez bonne res.

    Réponse
  209. Ana Sailland

    « meuh oui…une équipe de scien­ti­fiques bossent sur des recom­man­da­tions (qui n’ont stic­te­ment aucun pou­voir contrai­gnant) concer­nant l’é­du­ca­tion sexuelle afin de ten­ter d’améliorer la san­té publique dans 53 pays »

    Tu ne vois pas le pied dans la porte ?

    ;;;;;;;;;;;

    Je me dis que si de tels « conseils » éma­naient d’un orga­nisme euro­péen, voire natio­nal, cer­tains d’entre nous réagi­raient, et d’autres pas, avec les mêmes argu­ments et contre-arguments.
    Essayant de lire au delà du fait ce qui se cache der­rière lui, je constate que petit à petit, peut être en rai­son des moyens de com et de l’a­bo­li­tion de la len­teur, notre per­cep­tion du vil­lage s’é­tend. L’a­go­ra, pour­rait on dire, devient mon­diale, avec les dif­fi­cul­tés que ça induit, et cha­cun peut en per­ce­voir l’é­ten­due. Mais ne nous y trom­pons pas : si elle est visible, elle est infi­ni­ment plus incon­trô­lable par les indi­vi­dus que du temps où elle se limi­tait à une place sym­pa­thique bor­dée de pla­tanes, infi­ni­ment plus incon­trô­lable par les indi­vi­dus que du temps où elle se limi­tait à une ville, une pro­vince, un état.
    Et c’est là que réside le dan­ger, car ce qui n’est pas coer­ci­tion mais gen­til conseil, demain pour­ra deve­nir injonc­tion, pres­sion, obli­ga­tion, méca­ni­que­ment incon­trô­lable, bien plus que ne l’est notre gou­ver­nance fran­çaise, déjà bien verrouillée ;).

    La phase 1 est de faire accep­ter la sug­ges­tion
    Et c’est vrai que c’est pas méchant une sug­ges­tion, sauf que ça suggère 😉
    une sug­ges­tion issue d’une com­mis­sion de scien­ti­fiques <les fameux experts dont se parent les abus de pou­voir> man­da­tée non pas par nous mais par un orga­nisme pla­né­taire qui est tout sauf démo­cra­tique, et même pas élu.

    En même temps, nles­can n’a pas tout tort, et conseiller un pays à l’hy­giène dou­teuse n’est pas for­cé­ment redou­table, mais sommes nous bien cer­tains que si on ne lui piquait pas ses res­sources natu­relles, son niveau de vie n’at­tein­drait pas le seuil néces­saire au niveau de conscience ren­dant inutile toute ingé­rence, fut elle pure­ment ver­bale et bienveillante.

    Pour faire plus simple, infi­ni­ment plus simple, je n’au­rais pas aimé quand mon bébé était sur sa table à lan­ger avoir en tête des conseils de l’OMS sur la façon de lui net­toyer ses inter­stices. Il me semble avoir eu en cela une com­pé­tence naturelle.

    Je me demande donc quel est le coût de la matrice, ce ne doit pas être ano­din, et s’il n’eût pas mieux valu finan­cer un puits en Éry­thrée ou ailleurs afin que des mères ou des pères natu­rel­le­ment com­pé­tents puissent accom­plir leur mis­sion dans les meilleures conditions.

    Réponse
  210. EFFAB

    Oui, ANA, entiè­re­ment d’ac­cord, pour cette hygiène dou­teuse, c’est un peu comme l’hô­pi­tal qui se fout de la charité !

    Oui, être parent ça ne s’ap­prend pas avant coup les yeux rivés sur un pré­ten­du manuel, c’est davan­tage une expé­rience, une intui­tion, un res­sen­ti… comme ma sexua­li­té s’est faite d’elle-même : cette décou­verte en même temps que cette expé­rience, sur le vif et au long cours^^

    Réponse
  211. FURAX

    Tout ça révèle bien un conflit intime de ceux qui pensent qu’il vaut mieux modi­fier sa nature plu­tôt que la comprendre.

    Réponse
  212. FURAX
  213. FURAX
  214. FURAX
  215. nlescan

    Ana tu es sur la cri­tique d’un pou­voir cen­tra­li­sé à l’é­chelle mon­diale. Bien, c’est une cri­tique légi­time mais là, hon­nê­te­ment, ce n’est pas mon débat. Volon­tai­re­ment je m’é­carte de la dis­cus­sion sur la légi­ti­mi­té de l’OMS pour plu­sieurs raisons :

    - l’OMS sont avant tout des méde­cins, on peut les cri­ti­quer, per­so je suis plu­tôt content de béné­fi­cier des soins de ces gens, cer­tains vont cri­ti­quer, dire que c’est nul et que la méde­cine à base de plantes et de mas­sages éner­gé­tiques c’est beau­coup mieux…Ben moi ma daronne et ma grand mère les blouses blanches ils leur ont enle­vé le can­cer et je les remer­cie, je dis pas que la méde­cine tra­di est nulle, y’a sur­ement du bon, mais les blouses blanches ils ont leur truc, je res­pecte, ça marche, il sauvent des gens.

    - l’O­NU c’est avant tout le conseil des nations, sur le prin­cipe je ne trouve pas ça mal. En plus l’O­NU niveau pou­voir c’est zero… En gros l’O­NU n’a pas de pou­voir et sert de paillas­son à l’OTAN…Est ce que ça remet en cause le fait qu’il faille s’ar­ran­ger entre nations et dis­cu­ter autours d’une table ? je ne crois pas…Apres je ne dis pas que c’est super l’ONU…Mais bon sur le prin­cipe c’est une table ronde ou tous les pays du monde sont repré­sen­tés, per­so je me dis que ça peut servir…Alors bien sur ce serait beau­coup mieux si les pays étaient des démo­cra­ties plu­tôt que des oligarchies.

    Bref le sujet est com­plexe, je n’ai vrai­ment pas d’a­vis tran­ché la dessus…

    Mais par contre, sur le conte­nu de ce PDF, fran­che­ment faut arrê­ter… Il n’y a rien d’extraordinaire dans ce qui est écrit, en France c’est déjà ça qu’on fait, on peut sûre­ment faire mieux mais quelle est la pro­po­si­tion des gens que ça scandalise ?

    On parle de rien, on laisse les gens se débrouiller et se cho­per la chaude pisse ?

    C’est des pro­blé­ma­tiques de san­té publique et per­so je suis plu­tôt content que ce soit les blouses blanches qui émettent des recom­man­da­tions plu­tôt que les sou­tanes ou les djellaba.

    Réponse
  216. EFFAB

    Les gens, comme tu dis, NLESCAN, on leur offre une bonne édu­ca­tion et sur­tout la péda­go­gie qui lui est asso­ciée ; les gens, on leur pro­pose des pro­grammes télé et cultu­rels plus étof­fés, plus mul­ti­cul­tu­rels, plus consé­quents que bien sou­vent abru­tis­sants et futiles ô com­bien ; les gens, on leur divulgue enfin ce que c’est d’être citoyen à part entière et d’exer­cer au mieux, en connais­sance de cause en tout cas, leur res­pon­sa­bi­li­tés indi­vi­duelles et col­lec­tives, leurs devoirs comme leurs liber­tés ; les gens, en véri­té, sont libres et maîtres de leur inti­mi­té, aus­si ultime soit-elle, du moment qu’elle n’en­gage ni un tiers contre sa propre volon­té ni cette publi­ci­té (au sens de rendre public) de vou­loir par­ta­ger au vue de tous le kama-sutra de A à Z avec sa conjointe ou encore faire preuve de soit-disant uti­li­té publique à mon­trer une par­tie de jambe en l’air avec son com­pa­gnon tout en étant soi-même de sexe mas­cu­lin, par exemple.

    Donc, il y a les gens qui décident de leur quo­ti­dien et leurs choix de socié­té, dans ces limites, cette liber­té et ce res­pect d’au­trui et de soi-même… et il y a des spé­cia­listes et ces blouses blanches, comme tu les cites, qui apportent leurs connais­sances, voire leurs recom­man­da­tions MAIS qui en AUCUN CAS n’ont de pou­voir déci­sion­nel et cette puis­sance poli­tique qui n’entre pas dans leurs cordes ni dans leurs compétences.

    Ils oeuvrent peut-être en leur âme et conscience pour le bien public mais j’ai quelque doute et y vois en tous cas de fâcheux conflits d’in­té­rêts qui occupent en véri­té les véri­tables com­man­di­taires qui sont aux com­mandes de toutes ces direc­tives (l’O­NU, l’O­TAN, cer­tains lob­bies, le NOM et qui tu vou­dras)… simples sug­ges­tions dans un pre­mier temps mais for­cé­ment une volon­té plus prag­ma­tique à venir et ce retour sur inves­tis­se­ment, si je puis dire et pour faire court !

    Réponse
  217. Alix

    Depuis que j’ai pos­té ce sujet, sys­té­ma­ti­que­ment dans tous ses mes­sages, Nles­can a recours à des pro­cé­dés mani­pu­la­toires (j’en ai cité 4 mais il y en a eu d’autres par la suite, il les enchaîne) qui visent à ébran­ler ce que nous pen­sons vis à vis de ce document.

    La méthode est simple et obser­vable sur d’autres forums :
    Ce qui compte ce n’est pas les argu­ments qu’il avance, cer­tains sont faibles, d’autres naïfs, et d’autres encore ont été remis en ques­tion au cours de la dis­cus­sion, non, ce qui compte réel­le­ment, c’est de répé­ter en sub­stance que nous sommes ridi­cules de pen­ser ce que nous pen­sons, que nous sommes ridi­cules de res­sen­tir ce que nous res­sen­tons, et qu’il n’y a là pas de quoi s’a­lar­mer, car tout est nor­mal, ça se fait déjà, ça s’est déjà vu, ce sont des pro­fes­sion­nels, ils n’ont aucun impact, et vous, vous avez mieux à pro­po­ser ?… etc etc

    Et il s’a­git de répé­ter ce mes­sage autant de fois que néces­saire, jus­qu’à ce que le doute sur­gisse, jus­qu’à ce que des per­sonnes finissent par se dire qu’il n’y a peut-être pas de quoi s’a­lar­mer, et qu’elles oublient ce qu’elles ont pen­sé et res­sen­ti au moment où elles ont pris connais­sance de ce document.

    Lorsque ces per­sonnes qui doutent se mettent à contre­dire à leur tour les per­sonnes qui se sou­viennent, le jack pot est atteint.

    La guerre psy­cho­lo­gique… ou com­ment ame­ner les gens à pen­ser ce qu’il faut qu’ils pensent, en jouant sur toutes les failles émo­tion­nelles : doute, influence, manque de confiance en soi, manque de connexion à ses propres res­sen­tis… etc etc

    Réponse
  218. nlescan

    Si il y a quel­qu un cherche a mni­pu­ler ici c est bien toi Alix, d une vous n avez repon­du a aucun de mes argu­ments et comme tu n est pas jouasse que je me foute de vous par­ceque je trouve sin­ce­re­ment ce que vous dites tres bete tu te fais un film sur moi comme quoi j’ uti­li­se­rai je ne sait quelle technique.…Chambrer pour moi c est nor­mal, la ou j ai gran­di quand tu racontes des ane­ries on se fout de ta gueule, on rigole bien, on passe un bon moment.…si je vou­lais te mani­pu­ler je te cares­se­rai dans le sens du poil et je te dirais ce que tu veux entendre.

    Réponse
  219. Marie

    L’OMS lutte contre le can­cer du col de l’u­té­rus et prône la vac­ci­na­tion pour toutes les jeunes filles.
    http://​www​.who​.int/​r​e​p​r​o​d​u​c​t​i​v​e​h​e​a​l​t​h​/​t​o​p​i​c​s​/​c​a​n​c​e​r​s​/​fr/
    L’OMS ne fait pas que des bonnes choses, quand on sait que ce vac­cin a déjà cau­sé la mort de plu­sieurs ado.
    L’OMS peut aus­si se trom­per ou nous trom­per, comme on voudra.
    D’ailleurs voi­ci qques expli­ca­tion d’une jour­na­liste indépendante
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​H​m​k​N​s​p​e​i​_​j​w​&​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​e​m​b​e​d​ded

    Réponse
  220. Marie

    L’his­toire de la gre­nouille dans le doc ci-dessus#236
    « mais sommes nous bien cer­tains que si on ne lui piquait pas ses res­sources natu­relles, son niveau de vie n’at­tein­drait pas le seuil néces­saire au niveau de conscience ren­dant inutile toute ingé­rence, fut elle pure­ment ver­bale et bienveillante ».
    Mer­ci Ana, je pense que tu as bien résumé :
    Bill Gates avec sa fon­da­tion, pré­fère vac­ci­ner plu­tôt que nour­rir les enfants, il pré­fère se rem­plir les poches, et tous ces gens pauvres que l’on a appau­vrit pour ensuite venir se mêler de leur affaire…c‑à-d les asser­vir et les rendre dépendants…

    Réponse
  221. nlescan

    ok l OMS dit ou fait aus­si des conne­ries, ca par­rait tout a fait vrais­sem­blable, sur­tout si il s agit de vac­cins par­ce­qu on sait tres bien que les labo se font des couilles en or la des­sus… Mais la tu bottes en touche, reve­nons en au conten­nu de l inique matrix : mer­ci de me desi­gner ou sont les trucs hor­ribles la dedans

    Réponse
  222. Marie

    Parce qu’on a pas à se mêler de ça, c’est tout.
    C’est les parents qui s’oc­cupent de ça.
    « le pied dans la porte » d’A­na ne te suf­fit pas ?

    Je te recom­mande d’é­cou­ter jus­qu’au bout ce doc. que j’a­vais pos­té plus haut. car il est assez complet.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​H​m​k​N​s​p​e​i​_​j​w​&​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​e​m​b​e​d​ded

    Réponse
  223. huckle

    Bon­jour à tous,

    Je ne suis jamais inter­ve­nu sur ce site mais la dis­cus­sion actuelle m’y pousse.

    A Nles­can :

    L’ONU c’est zéro pou­voir ? Les actions de l’ONU n’auraient donc aucune consé­quence ? L’ONU prend régu­liè­re­ment des sanc­tions finan­cières contre des pays (de manière très sélec­tive bien enten­du), ce qui est bien évi­dem­ment un outil de pou­voir. Je rap­pelle aus­si que dans divers pays, des casques bleus ont été accu­sés d’abus sexuels (Mali, Côte d’Ivoire, Congo…).
    Alors, si inof­fen­sive que ça l’ONU ?

    Même remarque sur l’OMS qui ne serait qu’une bande de joyeux lurons qui n’auraient aucun pou­voir contrai­gnant. Nles­cann, il me semble que les recom­man­da­tions de l’OMS, qui selon toi n’ont aucun impact, ont abou­ti en 2009–2010 à des cam­pagnes de vac­ci­na­tion dans 16 pays et à la vac­ci­na­tion de mil­lions de per­sonnes (virus H1N1). Ce n’est qu’un exemple, on en trou­ve­ra aisé­ment d’autres.

    Sur le fond du PDF, je sou­hai­te­rais que Nles­can réponde pré­ci­sé­ment à ces dif­fé­rents points, sinon je consi­dé­re­rai défi­ni­ti­ve­ment qu’il ne veut pas dis­cu­ter avec les autres (excu­sez-moi par avance s’il y a de la redite, mais nous n’avons pas eu réponse sur les points déjà soulevés) :

    1) Concer­nant l’hygiène dou­teuse, je rap­pelle que ce rap­port est des­ti­né à l’Europe (« Stan­dards pour l’éducation sexuelle en Europe »). Tout en étant conscient que cer­tains pays euro­péens ont des niveaux de vie dif­fi­ciles et sont tou­chés par la misère, ne lais­sons pas croire que ce docu­ment est des­ti­né au « Tiers-Monde ».

    Et par sou­ci d’honnêteté, j’ai­me­rais que Nles­can nous explique à quels endroits il est ques­tion de la chaude pisse, puisqu’on a l’impression à l’entendre que la matrice entière est consa­crée à l’hygiène : com­bien de cases sur l’hygiène, sur com­bien de cases au total ?

    2) Nles­can affirme l’OMS ne s’adresse pas à nous mais aux pou­voirs publics. Quelle dif­fé­rence ? A qui s’adressent les pou­voirs publics lorsqu’ils ont digé­ré ces infos ? Je rap­pelle le sous-titre du docu­ment : « Un cadre de réfé­rence pour les déci­deurs poli­tiques, les auto­ri­tés com­pé­tentes en matière d’éducation et de san­té et les spécialistes ».
    Les auto­ri­tés com­pé­tentes en matière d’éducation, cela me paraît clair non ? Les pro­fes­seurs des écoles ne sont pas en lien avec nos enfants ?

    3) Sur le fait que, selon toi Nles­can, il s’agit d’un constat glo­bal connu et qu’il n’est pas ques­tion de « sti­mu­la­tion pré­coce » de l’enfant.

    Déso­lé mais nous ne sommes pas dans un constat, lorsque je lis dans le tableau : « Infor­mer l’enfant sur… ».

    C’est une recom­man­da­tion d’action (dont le but est d’être sui­vie d’effet comme je l’ai évo­qué pré­cé­dem­ment). Le verbe à l’infinitif ne laisse pas de doute.

    En clair : une per­sonne tierce doit donc infor­mer des enfants de 0 à 4 ans sur le plai­sir de se tou­cher, la mas­tur­ba­tion, la décou­verte de ses par­ties géni­tales, les bonnes et mau­vaises expé­riences de son corps. 

    Je pro­pose à Nles­can de nous décrire concrè­te­ment com­ment se dérou­le­rait une séance d’information de ce type.

    Cela me paraît au mieux tota­le­ment inap­pli­cable et au pire d’un vicieux dégueulasse. 

    Il y a pour­tant une logique der­rière ça, avec la théo­rie du genre qui fait dou­ce­ment son entrée dans nos esprits et dans les manuels scolaires. 

    Pour faire le lien entre la « sti­mu­la­tion sexuelle pré­coce » et l’information sur le genre je vous ren­voie vers Alfred Kin­sey et John Money (et oui, des blouses blanches) :

    Je ter­mi­ne­rai mon mes­sage par cette ques­tion : de quel droit un orga­nisme mon­dial et ses « experts » se per­mettent d’uniformiser la pen­sée et les actions des gens au détri­ment de leurs propres expé­riences, de leurs propres cultures, mœurs, de l’histoire de leur pays ?

    Réponse
  224. nlescan

    Mais je ne suis pas du tout d’ac­cord : bien sûr que les méde­cins et les pou­voirs publics ont à se mêler d’é­du­ca­tion sexuelle. Et je suis bien content que ce ne soit pas à vous de déci­der vu les énor­mi­tés que vous sor­tez. Si on suit ta façon de voir les choses, on laisse les nor­diques faire l’a­mour en famille (avec les enfants, c’est tra­di chez eux), les bar­bus on les laisse cou­per le cli­to à leurs gamines et quand je pars en dépla­ce­ment c’est ok de mettre une cein­ture de chas­te­té à ma femme… 

    j’ou­bliais, tour­née géné­rale de mala­dies vénériennes… 

    je suis déso­lé mais là, vous racon­tez vrai­ment n’im­porte quoi, sub­mer­gés que vous êtes par votre dan­ge­reuse pudibonderie.

    Réponse
  225. nlescan

    hul­khh je te repond ce soir sur le smar­phone c relou. je te conseille quand meme de lire le texte qui accom­pagne le tableau puisque les reponses a tes ques­tions y sont contenues

    Réponse
  226. EFFAB

    @241

    Pur amal­game, tout ça, quand il y a déjà des textes pro­té­geant l’en­fance de tels abus, non, cette matrice à la con qu’on nous sug­gère serait plu­tôt le genre de démarche NOMique (Nou­vel Ordre Mon­dial) et sour­noise en vue de rendre caduque un jour les droits de l’en­fant et sa pro­tec­tion, comme le mariage pour tous qui est la porte ouverte à tous les abus inima­gi­nables, sur­tout pour les puis­sants qui pour­ront faire leur mar­ché dans toutes les classes d’âge ou se payer du bon temps et s’ex­ci­ter à qui mieux mieux en jouis­sant du spec­tacle de scènes orgiaques satis­fai­sant les bas ins­tincts de cer­tains tout en pro­fi­tant de la condi­tion d’es­clave ou ce prix à payer pour vivre ou sur­vivre ou être libre pour les autres.

    Les gla­dia­teurs ça a déjà exis­té et je vous dis pas ces méga pro­duc­tions que le ciné­ma nous vend de plus en plus !

    Sinon, tout est dit en @234 : ALIX a très bien résu­mé la chose et si cet agi­ta­teur per­siste dans cette mau­vaise foi et cette fausse polé­mique, je suis par­ti­san pour l’os­tra­ci­ser, n’en déplaise à ETIENNE, s’il y a consen­sus et un seuil néces­saire de voix pour pou­voir enté­ri­ner cette déci­sion commune…

    … je vais un peu trop loin ? non, pas du tout, je suis au contraire très prag­ma­tique comme j’ai à coeur cette Cause démo­cra­tique et serais navré de voir ce blog vili­pen­dé et assailli par tous ces éner­gu­mènes paten­tés qui s’ac­tive et dénigre à tour de bras sur tant d’autres forums. Enfin, je laisse ceci de côté, en ce qui me concerne et n’y revien­drai que si cela dégé­né­rait, comme il ne sert à rien de jeter de l’huile sur le feu, je sais, mais nous sommes bien aujourd’­hui dans cette confron­ta­tion et rap­port de force. Merci.

    Réponse
  227. nlescan

    wow on y est, le reac se lache et cherche a declen­cher la haine des bien­pen­sants… super. T est vrai­ment tout petit mec, avec tes post sans queue ni tete et te phrases alam­bi­quées qui veulent rien dire… si EC veut pas de ma gueule sur son blog il n a qu a me le dire et je me casse illico.

    Réponse
  228. Marie

    @Nlescan

    je ne crois pas que ce soit après toi mais plu­tôt à ta façon de communiquer.

    Il n’est pas ques­tion de convaincre mais de par­ta­ger nos questionnements.

    Per­son­nel­le­ment, je ne juge personne.

    Et cha­cun peut se tromper.

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  229. Ana Sailland

    « Ana tu es sur la cri­tique d’un pou­voir cen­tra­li­sé à l’é­chelle mon­diale. Bien, c’est une cri­tique légi­time mais là, hon­nê­te­ment, ce n’est pas mon débat. Volon­tai­re­ment je m’é­carte de la dis­cus­sion sur la légi­ti­mi­té de l’OMS »

    C’est ce qui nous sépare 🙂
    Et l’é­change s’ar­rête s’il ne peut concer­ner ce qui nous sépare, c’est du Lapalisse.

    Mais fort heu­reu­se­ment, nous avons d’autres ter­rains d’entente.
    Entre autres sur la réelle démo­cra­tie, qui est incom­pa­tibles avec l’OMS, l’OMC, l’O­NU, le FMI, le BIT, la BM, la com­mis­sion euro­péenne, le régime pré­si­den­tiel, l’as­sem­blée natio­nale, le sénat, les pré­fec­tures, et j’en oublie, tels que conçus à cette heure oups, par­don hihi, j’ai pas pu me retenir.

    Réponse
  230. Étienne

    De mon point de vue, il n’y a aucune rai­son d’os­tra­ci­ser qui que ce soit en l’occurrence : 
    des gens pas d’ac­cord se dis­putent ; c’est très éclai­rant pour tout le monde, quand on n’est sûr de rien et qu’on cherche à comprendre.

    À tous : essayez (si pos­sible) de ne pas mon­ter en épingle une mal­adresse com­mise par « l’autre » ; évitez/enrayez les escalades. 
    Nous avons à l’é­vi­dence bien plus de valeurs essen­tielles en com­mun que de points de désac­cords, ne l’ou­blions pas.

    Mer­ci pour tous ces échanges, sou­vent très inté­res­sants (j’ai un peu de mal à suivre — plein de copies à corriger) 🙂

    Étienne.

    Réponse
  231. Marie

    …par­don pour « les pou­lets en bat­te­rie », c’est sor­ti comme ça. J’en pro­fite en pas­sant car ça me démange, pour m’ex­cu­ser pour toutes les fautes d’orthographe(les oublis de s,…), de frappe, mon manque de soin pour poster.
    Et mon côté expé­di­tif et maigre concer­nant mon argu­men­ta­tion. Heu­reu­se­ment qu’il y a des exemples ici:-)
    J’au­rais inté­rêt à faire preuve de nuances pour être plei­ne­ment com­prise, car par­fois cela exige plus de détails.
    Mer­ci pour ces échanges 🙂
    Cordialement

    Réponse
  232. nlescan

    Ok, mer­ci pour cette mise au point Etienne, je vais tacher de suivre ces sages recommandations.

    Ana si je ne sou­haite pas me lan­cer sur un débat à pro­pos de la légi­ti­mi­té de l’O­NU et de l’OMS c’est tout sim­ple­ment que j’ai moi même de gros doutes, c’est un euphé­misme, à ce pro­pos… En fait je suis plu­tôt d’ac­cord pour dire qu’une orga­ni­sa­tion telle que l’OMS est dan­ge­reuse et je com­prends tout à fait cette image de « pied dans la porte que tu utilises ».

    En réa­li­té ce qui m’a fait réagir c’est que je me suis mis à lire le pdf incri­mi­né et je me suis ren­du compte qu’il ne contient rien d’extravagant et qu’en gros ça reprend plus ou moins ce qui se fait en France à l’heure actuelle et qui est pro­ba­ble­ment per­fec­tible sous bien des aspects mais qui selon moi est assez cor­recte. En tout cas les cours d’é­du­ca­tion sexuelle et la manière dont j’ai pu être infor­mé en la matière par les agents de l’é­du­ca­tion natio­nale ou les méde­cins de ce pays ne m’ont pas sem­blé inap­pro­priés et m’as per­mis de me pré­mu­nir jus­qu’à aujourd’­hui de tout pro­blème de san­té de ce coté la.

    huckle en effet je pré­tends que l’O­NU n’a pas beau­coup de pou­voir (pas du tout serait bien sur exa­gé­ré) et que l’O­TAN cad les USA, Israel and the batring’s (dont nous sommes) en ont beau­coup plus, grâce à la Chine et à la Rus­sie ça s’é­qui­libre un peu depuis pas long­temps ce qui me semble une bonne chose et qui redonne un peu de cré­di­bi­li­té à l’ONU…

    Sinon dans l’ab­so­lu je ne suis pas un fan invé­té­ré de l’O­NU, je tiens a le préciser…Le truc est un peu fou pour moi, avo­cat de l’O­NU j’a­vais pas pré­vu… Apres ton his­toire sur des casques bleus vio­leurs, oui, je ne vois pas trop le rap­port. Tiens regardes à la croix rouge aus­si ils ont des vio­leurs http://​www​.20mi​nutes​.fr/​l​e​d​i​r​e​c​t​/​7​9​3​5​2​2​/​v​i​o​l​s​-​s​t​r​u​c​t​u​r​e​-​a​c​c​u​e​i​l​-​c​r​o​i​x​-​r​o​u​g​e​-​8​-​a​n​s​-​p​r​i​s​o​n​-​e​x​-​i​n​f​i​r​m​ier Est-ce que ça signi­fie que tous les infir­miers de la croix rouge sont des vio­leurs ou que c’est une ins­ti­tu­tion immonde qui a pour objec­tif de per­mettre a ses agents d’a­bu­ser sexuel­le­ment de ses patients ? tu vois bien que ça ne tient pas debout.

    Je n’ai jamais dit que l’OMS étaient des joyeux lurons, je n’aime pas spé­cia­le­ment l’OMS, je pense même qu’il est tout a fait pro­bable qu’il y ait de col­lu­sions entre une telle orga­ni­sa­tion et les labos pour four­guer des médocs à tour de bras sur la base de recommandations…Je n’ai pas d’in­fos pré­cises, je n’ai pas fouillé les pou­belles de l’OMS mais dans le médi­cal c’est à peu prés tou­jours les mêmes méthodes pour s’en mettre plein les poches, ins­tinc­ti­ve­ment je soup­çonne que cer­taines per­sonnes à l’OMS trempent pro­ba­ble­ment dans ce genre de com­bines, à fouiller, à tirer au clair…J’ai aus­si d’autres sujets de préoccupation.

    Je n’ai pas lais­sé croire que ce docu­ment était des­ti­né au tiers monde, à un moment j’ai par­lé du Zim­babwe mais c’é­tait un exemple au hasard et je n’a­vais pas encore pris le temps de tout lire et de me rendre compte que ces recom­man­da­tion étaient des­ti­nées à l’Eu­rope. Après il ne fau­drait pas non plus se prendre pour je ne sais pas trop quoi et croire que les euro­péens seraient plus avan­cés et plus propres que des popu­la­tions qui habitent le tiers monde, je rap­pelle à titre d’exemple que les cubains sont bien plus ins­truits que nous, 5eme pays le plus riche du monde.

    Pour ce qui est de la ques­tion 3 les réponses (rela­ti­ve­ment évi­dentes pour le coup a moins que tu ne pré­tendes que l’OMS encou­rage la pédo­phi­lie) sont conte­nues dans le PDF, si tu as la flemme je te copie quelques extrait qui, je l’es­père, te per­met­tront de com­prendre que les auteurs du docu­ment n’ont pas pré­vu d’or­ga­ni­ser des ses­sions ou on tri­pote les par­ties géni­tales de enfants en bas age dans un but pseu­do édu­ca­tif (dégueu­lasse de ce que vous me faites taper les mecs)…

    « En gran­dis­sant, les enfants et les adolescents
    acquièrent pro­gres­si­ve­ment des connais­sances et
    déve­loppent des idées, des valeurs, des atti­tudes et des
    com­pé­tences en rap­port avec le corps, les relations
    intimes et la sexua­li­té. Pour cela, ils utilisent
    dif­fé­rentes sources d’apprentissage. Les principales,
    sur­tout lors des pre­miers stades de leur
    déve­lop­pe­ment, sont infor­melles et incluent les
    parents en tant que (res)sources les plus importantes
    des enfants en bas âge. Les pro­fes­sion­nels – médecins,
    péda­gogues, psy­cho­logues, etc. – n’interviennent
    guère dans ce pre­mier pro­ces­sus, car ils ne sont
    géné­ra­le­ment sol­li­ci­tés qu’en cas de pro­blèmes ne
    pou­vant être réso­lus sans leur aide. Tou­te­fois, avec
    l’attention crois­sante que la culture occidentale
    accorde à la pré­ven­tion des pro­blèmes, aus­si dans les
    domaines de la sphère pri­vée et de la sexua­li­té, de
    nom­breuses voix s’élèvent pour deman­der une
    impli­ca­tion plus active des professionnels. »

    « Entre 0 et 6 ans, les enfants passent rapi­de­ment de la
    com­plète dépen­dance à une indé­pen­dance rela­tive. Ils
    prennent conscience de leur corps. Les enfants ont des
    sen­ti­ments sexuels dès la prime enfance. Entre 2 et 3
    ans, ils découvrent les dif­fé­rences phy­siques entre les
    hommes et les femmes. A cet âge, ils com­mencent à explo­rer leur corps (mas­tur­ba­tion enfan­tine, autostimulation)
    et à ten­ter d’explorer le corps de leurs
    amis (p. ex. en jouant au doc­teur). Les enfants
    apprennent à connaître leur envi­ron­ne­ment et
    entou­rage par l’expérience, et la sexua­li­té est un
    champ d’investigation comme un autre. Des
    recherches exten­sives fon­dées sur l’observation ont
    iden­ti­fié un com­por­te­ment sexuel com­mun des enfants
    et éta­bli que celui-ci était tout à fait normal.
    En explo­rant leurs sen­ti­ments et dési­rs sexuels, et en
    posant des ques­tions, les enfants en apprennent plus
    sur la sexua­li­té. Dès l’âge de 3 ans, ils comprennent
    que les adultes tendent à être cachot­tiers à ce sujet. Ils
    testent les limites des adultes, p. ex. en se déshabillant
    spon­ta­né­ment ou en uti­li­sant un lan­gage à connotation
    sexuelle. Les jeunes enfants sont très curieux et posent
    beau­coup de ques­tions. Ils perdent progressivement
    leur égo­cen­tri­ci­té et deviennent plus aptes à se mettre
    dans la peau des autres. Avec le déve­lop­pe­ment des
    com­pé­tences lan­ga­gières, les contacts physiques
    tendent à être relé­gués au second plan, car les enfants
    ont désor­mais plu­sieurs pos­si­bi­li­tés de s’exprimer.
    Plus grands, ils déve­loppent un sen­ti­ment de pudeur,
    le contexte fami­lial étant sou­vent un impor­tant facteur
    d’influence. »

    « 1.3 Pour­quoi commencer
    l’éducation sexuelle avant l’âge de
    quatre ans ?

    Nous l’avons dit à plu­sieurs reprises : l’éducation
    sexuelle doit être com­prise dans un sens large et
    holis­tique, et la sexua­li­té consi­dé­rée en tant que
    poten­tiel posi­tif de l’être humain. L’enfant est un être
    sexué dès sa nais­sance, même si sa sexua­li­té est
    dif­fé­rente de celle des adultes à de nom­breux égards,
    notam­ment dans son expres­sion, ses conte­nus et ses
    objec­tifs. A chaque âge, chaque étape de
    déve­lop­pe­ment, il aura des ques­tions et des
    com­por­te­ments spé­ci­fiques (p. ex. décou­verte et
    explo­ra­tion de son corps et de celui de ses camarades
    en jouant au doc­teur, se plaire à mon­trer son corps et à
    regar­der celui des autres, faire preuve de pudeur
    envers autrui, etc.) aux­quels il s’agira de réagir par
    une péda­go­gie adap­tée. Le développement
    psy­cho­sexuel pen­dant l’enfance va de pair avec le
    déve­lop­pe­ment de com­pé­tences physiques,
    émo­tion­nelles, cog­ni­tives et sociales. Nous renvoyons
    au chap. 3.2 pour une des­crip­tion détaillée du
    déve­lop­pe­ment psy­cho­sexuel de l’enfant.

    Dans le même ordre d’idées, l’éducation sexuelle ne
    se résume pas à four­nir des don­nées fac­tuelles sur la
    repro­duc­tion et la pré­ven­tion de mala­dies. Elle doit
    aider l’enfant à déve­lop­per ses sens et la
    perception/l’image de son corps, à ren­for­cer sa
    confiance en soi et son auto­dé­ter­mi­na­tion, à se
    com­por­ter de manière res­pon­sable envers soi-même et
    autrui.

    L’éducation com­mence dès la nais­sance, d’abord
    prin­ci­pa­le­ment au tra­vers de mes­sages non verbaux,
    puis, plus tard ver­baux. L’éducation sexuelle fait
    par­tie inté­grante de l’éducation géné­rale ; elle est de
    toute façon dis­pen­sée aux enfants, même si ce n’est
    pas de manière expli­cite ou consciente. Par leur propre
    com­por­te­ment rela­tion­nel, les parents donnent aux
    enfants des exemples vivants du fonc­tion­ne­ment de
    rela­tions inter­per­son­nelles. Les parents servent encore
    de modèles pour les rôles dif­fé­ren­ciés des deux sexes
    et pour l’expression des émo­tions, de la sexua­li­té et de
    la ten­dresse. Même en ne par­lant pas de sexua­li­té (p.
    ex. en n’appelant pas les par­ties géni­tales par leur
    nom), les parents enseignent quelque chose à propos
    de la sexua­li­té (leur silence peut en l’occurrence être
    inter­pré­té comme de l’embarras). L’environnement
    géné­ral influe lui aus­si sur la socia­li­sa­tion sexuelle de
    l’enfant, p. ex. les autres enfants à l’école enfantine,
    ou leur curio­si­té par rap­port à leur corps ou à celui des
    autres.

    La manière sub­cons­ciente ou natu­relle d’enseigner et
    d’apprendre au sujet de la sexua­li­té peut être
    com­plé­tée par une manière proac­tive d’enseigner et
    d’apprendre. Le béné­fice de cette approche est la
    nor­ma­li­sa­tion du thème de la sexua­li­té. Les enfants
    reçoivent des réponses qui sont adap­tées à leur
    âge/niveau de déve­lop­pe­ment et apprennent que les
    sujets rela­tifs à la sexua­li­té sont fon­ciè­re­ment positifs
    et plai­sants. De la sorte, ils peuvent déve­lop­per une
    atti­tude bien­veillante à l’égard de leur corps et
    acqué­rir des com­pé­tences de communication
    appro­priées (p. ex. lan­ga­gières : nom­mer correctement
    les par­ties du corps). Paral­lè­le­ment, les enfants
    apprennent qu’il existe des limites indi­vi­duelles et des
    règles sociales à res­pec­ter (tu ne peux pas tou­cher qui
    tu veux où tu veux). Plus impor­tant encore, ils
    apprennent à prendre conscience de leurs propres
    limites, à les expri­mer et à les défendre (tu peux dire
    non ; tu peux deman­der de l’aide). Dans ce sens,
    l’éducation sexuelle est aus­si une édu­ca­tion sociale et
    contri­bue à pré­ve­nir les abus sexuels. »

    Bref, j’ai vrai­ment pas l’im­pres­sion que leur pro­jet est de pous­ser les pédo­philes au pas­sage à l’acte au tra­vers d’ac­ti­vi­té pseu­do éducatives…Tout ça me semble sen­sé, logique, et tout à fait convenable.

    Par contre j’ai fran­che­ment été ici cho­qué par deux choses : la pudi­bon­de­rie rétro­grade juste déli­rante de cer­taines per­sonnes, l’a­gres­si­vi­té irra­tion­nelle de ces mêmes per­sonnes envers un docu­ment qu’ils ne se sont même pas don­né la peine de lire (sinon com­ment conclure que les auteurs invitent à orga­ni­ser de ses­sions de tri­po­tage de nour­ris­sons ? Fran­che­ment c’est n’im­porte quoi, faut quand même être un peu étour­di, ou peut etre sacré­ment con, pour en arri­ver a ce types de conclu­sion après avoir lu deux lignes dans un tableau).

    Réponse
  233. Ana Sailland

    🙂

    Il est très dif­fi­cile de res­ter cor­rect quand on est pas­sion­né et encore plus quand à tort ou à rai­son on a le sen­ti­ment d’être griffé(e).
    Nous gagne­rons tous à apprendre sans hypo­cri­sie com­ment gérer ce défaut com­mun au genre humain, et sur un espace consa­cré à la démo­cra­tie, c’est encore plus impor­tant qu’ailleurs, car ici peut s’in­ven­ter le com­por­te­ment inté­rieur du citoyen, néces­saire à la bonne marche du temps : soyons les pro­to­types de notre idéal.
    Je suis en plein apprentissage 🙂
    J’ai com­men­cé en conscience il y a plus de 20 ans et il m’a sou­vent été dou­lou­reux de consta­ter que c’est un tra­vail de très très longue haleine.
    Bonne route 🙂

    Pour ce qui est du pied dans la porte, je n’ai pas choi­si cette expres­sion pour son côté méta­pho­rique, mais pour cela que c’est qua­si offi­ciel­le­ment la ter­mi­no­lo­gie asso­ciée à une tech­nique de manipulation.

    On trou­ve­ra plu­sieurs vidéos concer­nant les tech­niques de mani­pu­la­tion ici : http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​0​6​/​0​9​/​2​8​/​4​7​-​r​e​f​l​e​x​i​o​n​-​d​e​-​m​a​r​a​t​-​s​u​r​-​l​a​-​t​a​i​l​l​e​-​l​i​m​i​t​e​-​d​-​u​n​-​e​t​a​t​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​que

    Lorsque la tech­nique est éven­tée, on voit mieux le jeu des dominants.

    Soyons atten­tifs, la connais­sant, de ne pas l’u­ti­li­ser par inadvertance.

    Réponse
  234. FURAX
  235. Alix

    @ Effab, mer­ci, ça fait tou­jours plai­sir quand on prend le risque d’é­non­cer clai­re­ment ce qui se passe de voir que ça ne sert pas à rien.

    Le pied dans la porte et la sug­ges­tion com­mencent d’a­bord et avant tout sur inter­net, les gens se méfiant de plus en plus des médias tra­di­tion­nels aujourd’hui.

    De manière géné­rale, pour faire la dif­fé­rence entre une per­sonne qui cherche réel­le­ment à débattre et une autre, la pre­mière uti­lise en majo­ri­té des argu­ments véri­fiables et la seconde des argu­ments non véri­fiables (dans l’exemple ci : Qui a les moyens ou la pos­si­bi­li­té de se rendre à l’ONU ou à l’OMC pour mesu­rer à tous leur bonne volon­té ? Qui connait per­son­nel­le­ment toutes les per­sonnes qui ont pen­ché sur ce dos­sier pour affir­mer qu’elles sont hon­nêtes, par­fai­te­ment com­pé­tentes et qu’elles n’ont subi aucune influence ? Qui connait tous les méde­cins, tous les pédiatres ? Qui peut pré­dire qu’un texte quelque soit ne débou­che­ra sur aucune dérive ?).

    Main­te­nant, j’ai tout dit me concer­nant, le mes­sage a été de nou­veau clai­ron­né et il le sera sans doute encore d’autres fois sur ce sujet.

    Une der­nière chose cepen­dant, puis­qu’il s’a­git ici de redon­ner le pou­voir poli­tique au peuple, de lui rendre son ini­tia­tive et son auto­no­mie, il me semble que de le lais­ser éga­le­ment déci­der et s’oc­cu­per de l’é­du­ca­tion sexuelle de ses enfants s’ins­crit plei­ne­ment dans cette démarche.

    Un peuple qui ne se charge plus de ses enfants et ne veille plus sur eux est un peuple perdu.

    Réponse
  236. EFFAB

    @249

     »huckle en effet je pré­tends que l’O­NU n’a pas beau­coup de pou­voir (pas du tout serait bien sur exa­gé­ré) et que l’O­TAN cad les USA, Israel and the batring’s (dont nous sommes) en ont beau­coup plus, grâce à la Chine et à la Rus­sie ça s’é­qui­libre un peu depuis pas long­temps ce qui me semble une bonne chose et qui redonne un peu de cré­di­bi­li­té à l’ONU…

    Sinon dans l’ab­so­lu je ne suis pas un fan invé­té­ré de l’O­NU, je tiens a le préciser…Le truc est un peu fou pour moi, avo­cat de l’O­NU j’a­vais pas pré­vu… Apres ton his­toire sur des casques bleus vio­leurs, oui, je ne vois pas trop le rap­port. Tiens regardes à la croix rouge aus­si ils ont des vio­leurs http://​www​.20mi​nutes​.fr/​l​e​d​i​r​e​c​t​/​7​9​3​5​2​2​/​v​i​o​l​s​-​s​t​r​u​c​t​u​r​e​-​a​c​c​u​e​i​l​-​c​r​o​i​x​-​r​o​u​g​e​-​8​-​a​n​s​-​p​r​i​s​o​n​-​e​x​-​i​n​f​i​r​m​ier Est-ce que ça signi­fie que tous les infir­miers de la croix rouge sont des vio­leurs ou que c’est une ins­ti­tu­tion immonde qui a pour objec­tif de per­mettre a ses agents d’a­bu­ser sexuel­le­ment de ses patients ? tu vois bien que ça ne tient pas debout. »

    (NLESCAN)

    Le finan­ce­ment de l’or­ga­ni­sa­tion des Nations unies et de ses agences spé­cia­li­sées est assu­ré par les contri­bu­tions obli­ga­toires des pays membres et par des contri­bu­tions volon­taires de toutes orga­ni­sa­tions, entre­prises ou encore par­ti­cu­liers. Il existe notam­ment une tra­di­tion amé­ri­caine de fon­da­tions qui sup­portent l’ac­ti­vi­té des Nations unies. Le site du siège des Nations unies à New York, par exemple, est un don de la fon­da­tion John D. Rocke­fel­ler Jr., Ted Tur­ner a fait un don de 1 mil­liard de dol­lars US en 1998 à une fon­da­tionLaquelle ? qui défend la cause des Nations unies, et notam­ment le paie­ment des arrié­rés du gou­ver­ne­ment américain.

    (http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​O​r​g​a​n​i​s​a​t​i​o​n​_​d​e​s​_​N​a​t​i​o​n​s​_​u​n​ies – à FINANCEMENT)

    EFFAB :

    Evi­dem­ment, cela ne veut rien dire, bien au contraire et ce serait tout à l’hon­neur de ces contri­bu­teurs cha­ri­tables… mais allez savoir pour­quoi, la cha­ri­té m’a tou­jours posé pro­blème, qu’elle me concerne moi direc­te­ment, dans ce fait et cette action de don­ner une pièce à un SDF que de la part d’au­trui quand des dons autre­ment plus consé­quents que cette petite pièce de mon­naie vouée à dis­pa­raître m’in­ter­pellent tou­jours quant au pour­quoi de richesses déte­nues par quelques uns (et puis par degré et effet pyra­mi­dal et hié­rar­chique à l’en­semble des couches sociales et sala­riales) et de cette grande pré­ca­ri­té de cer­taines popu­la­tions auprès des­quelles on inter­vient plus ou moins après coup, ayant déjà subies par­fois tant de gêne et tant d’af­front ou/et de solitude ?!…

    Bref, tout ça pour dire que l’O­NU est comme un miroir aux alouettes qui donne bonne conscience aux pré­ten­dues démo­cra­ties qui peuvent ain­si inter­ve­nir et don­ner l’im­pres­sion de répa­rer les pots cas­sés qu’elles-mêmes ont vou­lus et favorisés.

    Mais si que tout cela tient debout, car plus un orga­nisme, plus une orga­ni­sa­tion est grande, plus elle acquiert de force et de pou­voir, de pres­sion, et cela amène for­cé­ment à un moment ou à un autre des excès et des abus de la part de cer­tains, aus­si peu soient-ils. La hié­rar­chie et cette édi­fi­ca­tion pyra­mi­dal des socié­tés humaines et de toute orga­ni­sa­tion, de toute asso­cia­tion amè­ne­ront for­cé­ment, dans bien des cas néan­moins, des impairs et des déra­tés ou des consé­quences logiques, sur­tout quand la tête pen­sante et diri­geante tout au som­met est noyau­té elle-même (consciem­ment ou non d’ailleurs) par d’autres valeurs et d’autres inté­rêts que ceux qu’elle affiche et clame haut et fort.

    ins­tinc­ti­ve­ment je soup­çonne que cer­taines per­sonnes à l’OMS trempent pro­ba­ble­ment dans ce genre de com­bines, à fouiller, à tirer au clair…J’ai aus­si d’autres sujets de préoccupation.

    (NLESCAN)

    EFFAB :

    Moi c’est tout du bien-fon­dé et des véri­tables objec­tifs de leur orga­ni­sa­tion que je soup­çonne intui­ti­ve­ment, autre­ment plus pré­oc­cu­pant selon moi que toutes ces petites com­bines que nous pou­vons trou­ver ici-et-là, la Cause et la Tête pen­sante étant autre­ment plus nui­sible et conta­gieuse à l’ensemble !

    Réponse
  237. EFFAB

    Ladite tech­nique (@250) est tout conte­nue dans le post 249, selon moi, comme il n’y a qu’à relire cer­tains de ses posts pré­cé­dants et les com­pa­rer, les com­pa­rer entre eux et les com­pa­rer avec les nôtres, comme son der­nier para­graphe n’est que pure allégation.

    ETIENNE a bien fait d’in­ter­ve­nir mais je ne suis pas près de lâcher le mor­ceau, cela me semble trop clair, trop évident, trop gros ! et si je me trompe j’au­rais au moins eu le mérite et l’hon­nê­te­té de dire ce que je pense et de prendre par­ti, sur­tout quand j’es­time impor­tante cette Cause, puisque trans­pa­rente en tout et démo­cra­tique à fond.

    Je n’en suis pas moins res­pec­tueux d’au­trui comme il ne faut pas confondre non plus attaques ad homi­nem et oppo­si­tion à autrui, aus­si forte et légi­time qu’elle soit.

    Certes, il n’y a peut-être là qu’in­com­pré­hen­sion mutuelle, mau­vaise com­mu­ni­ca­tion et c’est bien tout le mal que je nous sou­haite… dans le cas contraire, il me sera dur d’être aus­si conci­liant qu’E­TIENNE, car si nous avons beau­coup plus de valeurs en com­mun je n’en oublie pas pour autant qu’ins­tau­rer en ce monde la Démo­cra­tie est comme un défi insur­mon­table, oppo­sés que nous sommes à tout ce qui nous oblige et nous en impose ! et n’ou­bliez pas ces fonds au sein de l’Eu­rope des­ti­nés à l’In­ter­net et aux réseaux, croyez-vous qu’ils sont des­ti­nés aux forums où l’on dis­cute recettes de cui­sines ou du bon fonc­tion­ne­ment du der­nier modèle de poêle à pellets ?…

    Exi­gence et vigilance…

    Par contre j’ai fran­che­ment été ici cho­qué par deux choses : la pudi­bon­de­rie rétro­grade juste déli­rante de cer­taines per­sonnes, l’a­gres­si­vi­té irra­tion­nelle de ces mêmes per­sonnes envers un docu­ment qu’ils ne se sont même pas don­né la peine de lire – NLESCAN, @249

    Je suis déso­lé mais tout comme ALIX (@252), je trouve que le mes­sage a été de nou­veau clai­ron­né, bien après celui d’E­TIENNE. Merci.

    Réponse
  238. nlescan

    Vous aimez bien uti­li­ser des expres­sion latines pédantes pour expri­mer des choses simples, c’est assez ridi­cule, sinon clai­re­ment Effab, oui, je ne trouve pas bien malin, oui je trouve ce que tu écris a la fois confus et à coté de la plaque et je m’en cogne comme de l’an 40 de cor­res­pondre a ton cahier des charges de la bien­séance. Je remarque avec amu­se­ment quand toi et ta clique n’a­vez abso­lu­ment aucun argu­ment de fond à mettre en face des faits que je vous pré­sente vous vous achar­nez à ten­ter une pseu­do ana­lyse de mes posts en essayant de m’ac­cu­ser d’u­ti­li­ser je ne sais quelles tech­niques de mes deux. Ca montre a quel point vous n’a­vez rien à répondre, au final vos élu­cu­bra­tions à pro­pos de mes sois disant « tech­niques » m’en touche une sans bou­ger l’autre. Per­so j’arrête la, je te laisse ne pas lâcher le mor­ceau, amuse toi bien.

    Réponse
  239. Marie

    Il ne s’a­git pas de pudi­bon­de­rie, là où cela concerne nos enfants et leur innocence.
    Il ne faut pas tout mélan­ger mais au contraire être vigi­lant quant à la fron­tière, le rythme de cha­cun. Un peu comme cette fron­tière néces­saire entre moi et l’autre par rap­port à mon espace vitale que cha­cun a besoin et qui est dif­fé­rent chez cha­cun. ça fait par­tie du pro­ces­sus d’in­di­vi­dua­tion abso­lu­ment néces­saire a l’être.
    En dehors du fait de cette inter­ven­tion OMS mal venue :
    Cette inti­mi­té, cette juste pudeur qui nous donne cet espace intime et per­son­nel dont cha­cun a besoin pour mûrir, se développer.
    Nous ne sommes pas des êtres siamois;-)

    Réponse
  240. Marie

    La pudeur est une qualité.
    ça touche au respect.
    La pudi­bon­de­rie c’est autre chose…

    Réponse
  241. EFFAB

    Tu as l’in­tel­li­gence de t’en tenir là, c’est déjà pas si mal… mais si mon intui­tion est juste, il me semble que tu as encore à pro­gres­ser en matière de sub­ti­li­tés et autres roue­ries, tels ces mots, ce ton et ces allu­sions qui sont les tiennes dans de ce peut-être der­nier mes­sage (@255).

    Et dans le cas où je me four­voie sur toute la ligne (je n’ai jamais dit que j’a­vais plei­ne­ment rai­son), je trouve étrange tout de même ta réac­tion, ton atti­tude et le choix de cer­tains mots de ta part… sinon, dans le cas contraire, je puis t’as­su­rer que ce blog est bien ‘gar­dé’, et crois-le ou non, il n’y a là aucun cahier des charges ni pla­ni­fi­ca­tion que ce se soit, juste cet inté­rêt com­mun et cette Cause ultime sinon essen­tielle à nos liber­tés et à notre bon­heur, et ça c’est nou­veau, ça c’est un chan­ge­ment radical.

    Amuse-toi bien, dis-tu, oui, tu fais bien de le sou­li­gner, cet amuse-là est typique des trol­lers et autres agents per­tur­ba­teurs offi­ciants j’i­ma­gine un peu par­tout sur les espaces chauds ou sim­ple­ment névral­giques du Net, ce petit mot appa­rem­ment ano­din employé en der­nier res­sort et ten­tant de déni­grer encore un peu mal­gré tout son inter­lo­cu­teur, mine de rien.

    Bref, si tu n’as rien à te repro­cher, pour­quoi ne pas conti­nuer de débattre et, sur­tout, n’as-tu en toi aucune VERGOGNE ? moi, je te garan­tie que je ne lâche­rais pas ain­si le mor­ceau ! à la fois par prin­cipe mais sur­tout par ce sen­ti­ment d’in­jus­tice que je pour­rais res­sen­tir alors… mais tu pré­fères que je m’en amuse et conclues là, c’est ton choix.

    Réponse
  242. Marie

    Ce juste espace entre moi et l’autre qui me per­met­tra de l’in­vi­ter ou non.
    Ce qui fait que ma conscience m’est propre que je peux l’en­tendre sans dépendre de l’autre.
    Ce qui fait de nous des êtres dif­fé­rents et indé­pen­dants, avant d’être inter­dé­pen­dant phy­si­que­ment et plus subtilement.
    ça touche aus­si au libre-arbitre.
    En fait cela touche à quelque chose de bien plus sacré en l’homme, ce res­pect de son inti­mi­té. Sinon ou pour­ra-t-il encore se réfu­gier pour médi­ter, se res­sour­cer, se retrouver…?

    Réponse
  243. Marie

    Il doit donc apprendre la valeur de cette inti­mi­té, cette pudeur.
    De même que dans un couple, ce qui fait la valeur de son inter­sec­tion c’est cette pro­tec­tion de l’in­ti­mi­té de la rela­tion à deux

    Réponse
  244. Alix

    @ Effab, même intui­tion que toi.
    Aus­si, le « pas d’ar­gu­ment », alors que la page en est rem­plie, est un clas­sique. J’au­rais du le pré­ci­ser également.

    Et pour appor­ter une autre pré­ci­sion, afin que mon der­nier mes­sage ne soit pas mal inter­pré­té (sait-on jamais) :

    « Une der­nière chose cepen­dant, puis­qu’il s’a­git ici de redon­ner le pou­voir poli­tique au peuple, de lui rendre son ini­tia­tive et son auto­no­mie, il me semble que de le lais­ser éga­le­ment déci­der et s’oc­cu­per de l’é­du­ca­tion sexuelle de ses enfants s’ins­crit plei­ne­ment dans cette démarche. »

    J’en­tends par là de lais­ser les parents s’oc­cu­per de ces ques­tions pour leurs enfants. Et s’il y a bien une chose à rap­pe­ler à tous (parents, ensei­gnants, pro­fes­sion­nels etc) c’est ce que décrit par­fai­te­ment Marie dans ses der­niers mes­sages : la pudeur, ce que recouvre cette qua­li­té et ce à quoi elle sert précisément.

    Mer­ci Marie, pour ces mots justes, et ce rap­pel de l’essentiel.

    Réponse
  245. Ana Sailland

    Un truc tech­nique à tester :

    Sur un débat concer­nant un thème X, par­ler du thème X, ce qu’on en pense, ce qu’on pro­pose, par­ler des pro­po­si­tions de l’autre ou des autres, mais en aucun cas des per­sonnes qui s’ex­priment, ni de leur style.

    Réponse
  246. EFFAB

    C’est néan­moins les­dites per­sonnes qui ouvrent la bouche et sont der­rière tous ces sujets_comme on peut se faire l’a­vo­cat du diable quand néces­saire ou rame­ner sa fraise pour un oui et pour un non (et je sais de quoi je parle^^)… comme cer­tains ont peut être déve­lop­pé un sixième sens com­pa­ré à d’autres qui n’y voient que dalle quand pour­tant cela est gros comme une mai­son et s’é­croule à la vitesse de la chute libre aidé en cela par de la nano-ther­mite… bizarre, bizarre, ermite, hermite, (nano-)ther­mite, il y a vrai­ment d’é­tranges cor­ré­la­tions sur le Net !

    Réponse
  247. nlescan

    Mais bien sur Ana, c’est le mieux, mais qu’est ce que tu veux faire quand tu as a faire a des gens qui n’ont même pas lu le texte qu’ils critiquent.

    Et puis au bout d’un moment quand tu sors des énor­mi­tés, oui, ça déclenche l’hilarité et les railleries.

    Moi j’ai­me­rai bien quand même que hulk lise les extraits que j’ai pos­té en 249 et qu’il m’ex­plique en quoi ce qui est écrit est com­pa­tible avec les déduc­tions qu’il fait en m’interpellant et que EC a sur­li­gné en jaune…

    Par­ceque moi, je le répète, ma déduc­tion c’est que per­sonne n’a lu le document.

    Tu as juste un mec qui a sur­vo­lé le truc, pro­ba­ble­ment à la recherche de trucs crous­tillants, for­cé­ment, ça vient d’une grosse ins­ti­tu­tion donc c’est hor­rible (en plus il y a le mot Europe).

    Des que notre fin limier a trou­ver un truc qu’il est pos­sible d’in­ter­pré­ter de tra­viole il s’est embal­lé sans cher­cher a véri­fier si son scé­na­rio de science fic­tion pédo­phile était confir­mé ou infir­mé par le reste du docu­ment et est par­ti en croi­sade direct.

    Bien sur main­te­nant qu’il a ral­lié deux trois cham­pions du monde à sa cause les mecs ne recon­naî­trons jamais qu’ils ont tiré leurs conclu­sions un peu vite et qu’au­cun d’entre eux n’a fait l’effort de lire ce qu’ils ont la pré­ten­tion de critiquer.

    Sur­tout qu’ils se sont dra­pés dans des posi­tions aus­si déli­rantes que dan­ge­reuses du type « seul les parents ont leur mot a dire sur l’é­du­ca­tion sexuelle des enfants car ça touche à l’in­time (il faut lire sacré, le saint des saint, un mot ultime, une fois que tu l’as dit plus aucun argu­ment ne peut faire fac)…Evidemment les pro­blèmes d’in­ceste, d’hy­giène, d’obscurantismes divers ça n’existe pas et le gamin de parents bizarres, si ça existe, c’est même très cou­rant, ne sera pas pro­té­gé, ni infor­mé de ses droits.

    Réponse
  248. Sam

    Nles­can, quand tu redes­cen­dras du nuage tem­pé­tueux dans lequel tu t’es de nou­veau immergé,

    sache que lorsque tu écris que tu consi­dères la sexua­li­té de ma gamine d’un an comme une affaire de san­té publique, tu fais bien mieux de ne pas me le dire en face. C’est trop com­pli­qué à comprendre ?

    Aucune inten­sion de mettre de l’huile sur le feu, juste de rap­pe­ler qu’il y a des limites à la décence (du reste, nles­can m’a déjà ini­tié à ses familiarités).

    Que les enfants aient une sexua­li­té (je savais, mer­ci, j’ai deux gosses, bien­tôt trois, et je sors d’une famille nom­breuse), c’est une chose. Que cela soit consi­dé­ré comme une chose publique est une toute autre chose.

    Et si tu ne sais pas recon­naître ou res­pec­ter un mini­mum la dif­fé­rence, tu peux effec­ti­ve­ment t’at­tendre à ce que çà frite. Mais comme d’ha­bi­tude, il faut en plus que ce soit toi qui cognes (avant de jouer la vic­time et de faire sem­blant de te mettre les voiles, bref, d’al­ler bouder.)

    Non seule­ment je n’ac­cepte pas qu’un type ayant ou non un titre public d’é­du­ca­teur ou de méde­cin raconte à ma môme ce qu’il veut au sujet du sexe – que ce soit au motif de lui évi­ter de cho­per des mala­dies (la bonne blague, à cet âge) ou pour tout autre rai­son, je m’en cogne (j’ai lu leur fichue matrice et çà me suf­fit ample­ment pour avoir envie de vomir) – mais je n’ai pas envie qu’on légi­fère sur ces choses là, c’est la vie pri­vée de cha­cun de nos mômes, point.

    Ce ne sont que des conseils… Ouais, on connait la chan­son : du pas de pro­blème avec Tcher­no­byl au H1N1 pour l’OMS, la mon­tagne de conne­ries du GIEC qui coûte déjà des mil­liers de mil­liards et nous vaut de plus en plus de per­sé­cu­tions pour cause de « pol­lu­tion » au CO2, pour ne pas par­ler des géniaux conseils du FMI (rigo­lez pas, c’est avec votre pognon). Mais on nous la refe­ra à chaque fois. Enfin pas ici, vieux.

    Et dois-je consi­dé­rer que c’est pure neu­tra­li­té idéo­lo­gique quand je lis qu’ils conseillent d’en­sei­gner à des mômes de 0 à 4 ans qu’il y a un tas de sortes de familles dif­fé­rentes mais que cha­cune est bien, ou encore « l’é­ga­li­té » entre les sexes ? A quand, à la crèche, comme dans la ver­sion de pro­gramme déjà conseillée en France pour le lycée, un quo­ta de 20% des jeux (des exer­cices de maths dans le pré­cé­dent cité) sur le thème de l’é­ga­li­té des homos et des hété­ros ? (Quand ma pre­mière fille a appris, vers 5 ans, que ma sœur était homo, elle lui a demande du tac au tac laquelle fai­sait l’homme…) Je n’ai per­son­nel­le­ment pas de pro­blème d’ho­mo­pho­bie ni même de machisme, enfin pas plus que les autres, mais la moindre des choses est de ne pas faire comme si ces orien­ta­tions sug­gé­rées par des gens incon­trô­lables étaient « neutres ».

    Enfin il fau­drait tout de même rap­pe­ler que pour l’es­sen­tiel, l’é­du­ca­tion, en par­ti­cu­lier celle des parents, se fait de manière pas­sive. En la fer­mant (ce que tu peux aus­si t’au­to­ri­ser à faire de temps en temps, au pas­sage, l’a­mi). Il y a des familles ou çà cause des choses de la vie à tout va et très tôt, d’autre ou c’est tout l’in­verse ; ça ne fait géné­ra­le­ment de pro­blème ni dans un cas ni dans l’autre. Bref, le coup du pré­texte de l’é­du­ca­tion pour jus­ti­fier a prio­ri d’a­vance n’im­porte quelle dose d’in­gé­rence (conseillée) est vrai­ment gros, sur­tout ici.

    Même pré­ci­sion à l’a­dresse d’A­lix, quand tu écris que « déci­der (ensemble et pour tous) et s’oc­cu­per (ensemble) de l’é­du­ca­tion sexuelle de ses enfants s’ins­crit plei­ne­ment dans (la) démarche » d’un peuple qui se gou­verne démo­cra­ti­que­ment. Et quand tu conclus : « Un peuple qui ne se charge plus de ses enfants et ne veille plus sur eux est un peuple per­du », avant de pleu­rer et de son­ger bête­ment qu’il faut tou­jours agir en tous domaine et que ne rien faire est tou­jours mal faire, n’ou­blions pas que le b‑a-ba de l’é­tat de droit c’est le res­pect de la sépa­ra­tion entre sphère pri­vée et sphère publique, et que plus acces­soi­re­ment il y a bien d’autres rai­sons, mais pas celle-ci, de dire qu’on aban­donne nos gosses dans la (di)société d’aujourd’hui.

    Réponse
  249. Sam

    Evi­dem­ment les pro­blèmes d’in­ceste, d’hy­giène, d’obscurantismes divers ça n’existe pas et le gamin de parents bizarres, si ça existe, c’est même très cou­rant, ne sera pas pro­té­gé, ni infor­mé de ses droits.

    Nles­can, tu devrais te faire embau­cher à l’OMS ou dans toute autre de ces merdes d’ins­ti­tu­tion supra­na­tio­nales (*) où l’on ne sait rai­son­ner qu’à sens unique.

    Avec le même argu­ment on en vient à faire reti­rer leurs gosses à tout parent dont le com­por­te­ment est déviant selon ce que la loi aura décré­té. Tiens, par exemple les Roms au nom de l’hy­giène (mais sur­tout, offi­cieu­se­ment, pour ôter cer­taine culture nomade à la nou­velle géné­ra­tion et donc aux sui­vantes). Un jour il fau­dra ain­si pro­té­ger les mômes contre le natio­na­lisme ou contre l’eu­ros­cep­ti­cisme. Après leur avoir recon­nu le droit de dénon­cer les vioques, çà va sans dire. Mais je crains que tu ne com­prennes vrai­ment pas la poli­tique des petits pas ou du pied dans la porte, nlescan.

    Quoi qu’il en soit, même une très bonne rai­son ne peut tout jus­ti­fier, il existe sou­vent des contre-argu­ments qui exigent des limites.

    Par ailleurs – ce genre de machine à pseu­do-légi­fé­rer ne se contente pas de com­mettre des bourdes par aveu­gle­ment – il faut tout de même objec­ter que, pas plus que pour la drogue, par exemple, l’é­du­ca­tion publique ne garan­tit de résul­tats signi­fi­ca­tifs. Des cabi­nets minis­té­riels qui se paluchent, en par­ti­cu­lier en matière d’é­du­ca­tion, on connait. Mais la révé­la­tion de l’ef­fi­ca­ci­té de leurs recettes, bien moins. Bref, pas prendre l’in­ten­sion pour le résul­tat et donc pour la jus­ti­fi­ca­tion de l’argument.

    Ain­si, une fois pesé le pour et le contre, ton génial argu­ment passe à sa place : au second plan.

    (*) Pas­sons sur le rôle des réseaux pédo­philes en matière de pro­tec­tion et de repro­duc­tion… de l’ordre éta­bli (à l’é­vi­dence mon­dia­liste), sur le fait que des lob­bies sata­nistes ont porte ouverte à l’O­NU ou encore sur le fait qu’une ancienne asso­cia­tion (belge, de mémoire) dite d’é­tude de la sexua­li­té des enfants fut dis­soute après qu’on ait retrou­vé des pho­tos de mômes sexuel­le­ment mal­trai­tés… prises au siège de l’Unesco.

    Réponse
  250. nlescan

    Ben j’te le dis direct que je te le dis en face quand tu veux vazy viens on prend rdv, j’ai bien envie de voir ce que tu vas faire.

    Sur le reste de ton post tu mélanges tout ça part dans tout les sens, déso­lé j’ai pas envie de me prendre la été a répondre point par points a ce mix.

    Mais clai­re­ment gars, la sexua­li­té de ta gamine c’est une affaire de san­té publique, y’a quoi maintenant ?

    Réponse
  251. nlescan

    T’est en île de France ou quoi ? On se voit ou et quand ? Si t’est chaud je débarque direct, t’est ou ?

    Réponse
  252. Sam

    Ben voyons.

    (Et çà se mêle d’éducation.)

    Nles­can, mou­ton blanc ou troll noir ?

    Je pré­cise au besoin : çà fait deux fois qu’il se per­met de me pro­vo­quer cru­ment (la der­nière fois pour me dire « c’est de la merde ton com­bat, mec ») et même de me mena­cer ouver­te­ment – pour ne par­ler que des ama­bi­li­tés qu’il m’a adres­sées à moi.

    Après quoi il revient cau­ser tran­quillou comme si de rien n’é­tait. Déso­lé mais ques­tion d’hy­giène publique, on peut aus­si lui offrir une calotte épis­to­laire. La meilleure manière consis­tant sans doute à le lais­ser par­ler tout seul – de toutes façons il ne lit pas plus de deux lignes avant d’embrayer.

    Réponse
  253. nlescan

    Bezn alors ? t’est plus chaud ? j’ai dit que la sexua­li­té de ta gamine c’est une affaire de san­té publique, en face tout ça…Tu portes te couilles ou t’as juste de la gueule dans les com, vazy mec on se voie, je te le dis en face et tu fais ce que t’as a faire, c’est toi qui a pro­po­sé. Vazy pour de vrais on le fait.

    Réponse
  254. nlescan

    wesh gros je vais pas te man­ger, je te menace pas, je te pro­pose juste de faire une expé­rience gran­deur nature, on fait comme t’as dit, je te dis la phrase en face et tu fais ton truc ? Alors ?

    Réponse
  255. Sam

    La der­nière fois je m’é­tais dit : au moins, après s’être com­por­té ain­si il n’au­ra plus qu’à déser­ter ce blog. Mais non. Le ridi­cule ne tue pas.

    Réponse
  256. Sam

    Un petit progrès…

    Je viens de trou­ver ce pas­sage dans un texte du M’PEP (*) :

    La confu­sion entre suf­frage uni­ver­sel, élec­tions repré­sen­ta­tives et démo­cra­tie est par­ti­cu­liè­re­ment répan­due, à tort.

    (…) il suf­fit de pio­cher dans nos sou­ve­nirs récents et dans l’histoire pour au moins rete­nir que si les élec­tions sont d’une nature plus oli­gar­chique que démo­cra­tique, il n’en reste pas moins qu’il y a eu bien des moyens et des contextes ren­dant favo­rable la démo­cra­ti­sa­tion des élections.

    (*) Réponse aux objec­tions à l’ap­pel à boy­cot­ter les élec­tions euro­péennes – http://www.m‑pep.org/spip.php?article3497

    Réponse
  257. nlescan

    Donc en fait t’as peur de moi, y’a pas de rai­son ma gueule, je suis gen­til, on pour­rait se voir, je te dirais des choses a pro­pos de la san­té publique, de ta fille tout ça, autours d’un petit café. Serieux, je suis super gen­til, super doux, on pour­rait etre pôtes, je suis sur que t’est pas loin de paname, t’est ou ma gueule ?

    Réponse
  258. EFFAB

    (@270)

    Je crois que c’est la pre­mière fois que j’ob­serve pareil com­por­te­ment sur ce blog… je sais bien que tout le monde ne réagit pas de la même façon, des plus san­guins que d’autres, mais je me demande tout de même si quelques limites ne sont pas là dépas­sées… c’est vous qui voyez mais moi je vote ‘oui’ si besoin était.

    Troll noir, évi­dem­ment, SAM… ou, sinon, ces façons de faire ne sont en rien res-pec­tueuses d’au­trui, ne fut-ce que ce mini­mum de retenue.

    Réponse
  259. Marie

    @Sam pour le poste #265
    Merci 🙂

    Réponse
  260. nlescan

    Toi de toutes façons tu veux me faire virer. Non, moi ce que j’aime faire c’est mettre les mecs en face de leurs pro­pos. Fran­che­ment je le menace pas Sam, je vais rien lui faire du tout, c’est juste que je suis sur et cer­tain que je peux lui dire la phrase et même bien pire que ça en face et qu’il va rien faire du tout. J’en suis sur et certain.

    Ca veut dire déja la pre­miere phrase de ce qu’il me dit : elle est fausse, archi fausse.

    Donc pour­quois je me fati­gue­rais a lire le reste, le mec parle dans le vent depuis le début.

    Moi je suis pas un mytho, si je dis je viens, je viens, si je dis je suis gen­til, je suis gen­til, si je dis je vais rien lui faire, je lui fais rien, juste je dis le truc qu’il m’a inter­dit et lui il fait son truc.

    Réponse
  261. EFFAB

    (@272)

    Le ridi­cule n’a rien à voir là et un troll sau­ra tou­jours rebon­dir, même accu­lé par tout l’ar­gu­men­taire et la per­ti­nence le met­tant en défaut… c’est la force (sombre) du Net qui rend cette chose si aisée et quel qu’en soit l’en­jeu : qu’on ait en face de nous un par­fait cré­tin fou­teur de merde ou en ego déme­su­ré, ou qu’on ait affaire/à faire (je sais jamais^^) à quelque agent paten­té et per­tur­ba­teur dont c’est le rôle et le job.

    Le doute qu’on peut avoir réside sur­tout dans cette part des choses entre celui-ci ou celui-là, quant aux doutes que peuvent avoir cer­tains sur cette pos­si­bi­li­té mais peut-être bien les véri­tés, l’ar­gu­men­taire et la (pos­sible) hon­nê­te­té du per­son­nage, ce genre de doute affleure seule­ment l’es­prit des per­sonnes qui n’ont pas l’ha­bi­tude du Net et/ou ne pos­sèdent pas suf­fi­sam­ment de repères et de connais­sances pour devi­ner der­rière toute cette rhé­to­rique insi­dieuse et hypo­crite ce manège et toute cette manipulation.

    Réponse
  262. nlescan

    Tu dis n’im­porte quoi mon pote, je vous ai prou­vé preuves a l’ap­pui que vos délires à pro­pos du fait que le docu­ment sug­gé­re­rait de tri­po­ter des enfants en bas age est faux. y’a pas eu de réponse. A la place tu as un gars qui me met aui défi de lui dire en face, je lui répond quand tu veux et vous essayez de me faire pas­ser pour un fou dangereux.

    Plus en avance dans cette dis­cus­sion (que j’ai bien essayé de lâcher)plus vopus me faites pen­ser à un pou­lailler affo­lé par la pré­sence d’un renard.

    Réponse
  263. Marie

    @Nlescan
    Fran­che­ment, à quoi ça sert de pro­vo­quer et s’énerver…?

    Ce blog est un lieu où cha­cun peut s’ex­pri­mer libre­ment dans le res­pect mutuel de ses dif­fé­rences. La vio­lence ver­bale serait la néga­tion des valeurs de ce blog.
    La vio­lence montre une chose cer­taine, de l’impuissance(dans le cas d’a­dos), de la fai­blesse, le manque d’arguments,…

    Réponse
  264. nlescan

    Mais je ne suis pas éner­vé et je ne pro­voque pas, c’est grave ça, le mec pro­pose, je lui dis ok, chiche, il débal­lonne et c’est moi le méchant. déten­dez vous la, lui il a sous enten­du qu’il allait faire je ne sais quoi si je lui dis un truc en face, moi non, moi j’ar­rete pas de vous dire que je suis gen­til et que je vais rien lui faire, c’est bon la on se détend.

    Réponse
  265. Sam

    @ Nes­clan,

    arrête donc de te mon­trer plus stu­pide que tu ne l’es.

    Quand j’é­cris « si tu consi­dères la sexua­li­té de ma gamine d’un an comme une affaire de san­té publique, tu fais bien mieux de ne pas me le dire en face », évi­dem­ment c’est une manière de par­ler du sujet, de l’OMS (en région pari­sienne, où j’ai gran­di, on dit « tu comme on dit « on ») et de dire (à un esprit qui tient à se mon­trer chaud bouillant, je n’y peux rien) que dans toute démo­cra­tie, à la base – tu es là pour cau­ser de quoi, mon pote ? – il y a un mini­mum de res­pect de la sphère pri­vée à garan­tir. Et acces­soi­re­ment que moi, Sam, je suis une per­sonne vivante, dési­reuse de pro­té­ger mes mômes. Pre­mière base de l’hu­ma­ni­té vue de chez moi, le genre de réflexe élé­men­taire de sur­vie en l’ab­sence duquel il serait déri­soire de dis­ser­ter sur les institutions.…

    Bref, je te réponds que tu n’as juste pas com­pris qu’ils s’in­gèrent dans la vie pri­vée, une paille.

    Mais toi tu prends bête­ment çà comme une remarque per­son­nelle et tu réponds comme une vul­gaire caille­ra (que tu n’es même pas) : « wesh, wesh, chaud, tu m’as pro­vo­qué, là, ziva, viens on va s’ mar­rave le chignon… »…

    Mais qu’est-ce qui te pousse à rame­ner çà à toi, grand ? Tu crois vrai­ment que je m’in­té­resse si peu au sujet que je n’ai que çà à faire de te parle à TOI ? Toi qui ne lis même pas, d’ailleurs ? C’est juste ridi­cule, John, allez, range ton colt et reprend ta lec­ture, ou va jouer ailleurs.

    @ Effab,

    tel­le­ment ridi­cule, d’ailleurs, qu’en l’es­pèce je conti­nue à miser sur mou­ton blanc… Ou bien vrai­ment zont pas un rond au « par­le­ment ‘ropéen »…

    Réponse
  266. Sam

    @ Marie,

    mer­ci pour le retour.

    @ Tous,

    mes excuses. Je dois avouer que les ambiances cours de récré me fatiguent très vite (une preuve par­mi d’autres qu’É­tienne a eu tort de m’in­fli­ger l’im­mense pri­vi­lège d’être modé­ra­teur de son forum… qui est certes sou­vent moins « frivole ».)

    Réponse
  267. EFFAB

    … ou des incom­pé­tents tels cer­tains ministres qui se font prendre la main dans la sac, lol, et puis, ser­vir selon ces cri­tères-là, for­cé­ment, ça amène un moment à des déra­pages, à des fuites ; on ne peut tout vou­loir pos­sé­der indé­fi­ni­ment : la mort égale pour tous et ces dépos­sé­dants qui à un moment n’au­ront plus rien à perdre et tout à gagner au contraire d’u­nir leurs efforts et leur volonté.

    Tu as peut-être rai­son pour le mou­ton, à moins que l’a­ni­mal ne soit infi­ni­ment plus retors et joue sur cette facette, voire en rajoute pour décré­di­bi­li­ser cette pos­si­bi­li­té de troll paten­té et agis­sant – lol et sérieu­se­ment puisque ce doute ou ce détail.

    Réponse
  268. nlescan

    Mais c’est des conne­ries cette his­toire d’in­gé­rence dans la vie pri­vée, toi tu es encore un gars qui n’as pas lu le docu­ment, c’est pas du tout ce qui est écrit.

    Le pire c’est que je n’aime pas l’OMS plus que vous mais pas un seul a lu le truc et vous n’arrêtez pas d’in­ven­ter des contenus.

    Merde lis :

    « En gran­dis­sant, les enfants et les ado­les­cents acquièrent pro­gres­si­ve­ment des connais­sances et déve­loppent des idées, des valeurs, des atti­tudes et des com­pé­tences en rap­port avec le corps, les rela­tions intimes et la sexua­li­té. Pour cela, ils uti­lisent dif­fé­rentes sources d’apprentissage. Les prin­ci­pales, sur­tout lors des pre­miers stades de leur déve­lop­pe­ment, sont infor­melles et incluent les parents en tant que (res)sources les plus impor­tantes des enfants en bas âge. Les pro­fes­sion­nels – méde­cins, péda­gogues, psy­cho­logues, etc. – n’interviennent guère dans ce pre­mier pro­ces­sus, car ils ne sont géné­ra­le­ment sol­li­ci­tés qu’en cas de pro­blèmes ne pou­vant être réso­lus sans leur aide. Tou­te­fois, avec l’attention crois­sante que la culture occi­den­tale accorde à la pré­ven­tion des pro­blèmes, aus­si dans les domaines de la sphère pri­vée et de la sexua­li­té, de nom­breuses voix s’élèvent pour deman­der une impli­ca­tion plus active des professionnels. »

    e suis déso­lé mais il faut être objec­tif deux minutes. Je vais pas adhé­rer comme ça à une cri­tique contre un texte qui ne contient pas ce dont on l’ac­cuse, même si il avait été écrit par le der­nier de fils de p.

    Et je ne revien­drai pas sur ton débal­lon­nage, c’est bon assume, t’as ten­té le coup de men­ton, c’est pas pas­sé, c’est pas pas­sé, ne me fais pas pas­ser pour un voyou, je t’ai pas mena­cé, je t’ai juste pro­po­sé de mettre en appli­ca­tion ta pro­po­si­tion, c’est tout. Bien sûr je suis un ban­lieu­sard, bien sûr je parle mal, tu trouve ça vul­gaire ? quelque part je t’emmerde cor­dia­le­ment, en toute ami­tié… N’en par­lons plus, je te propose.

    Réponse
  269. Alix

    @ Sam,

    Non je ne vou­lais pas dire « ensemble » et « pour tous », c’est pour cela que j’ai rec­ti­fié ma for­mu­la­tion, trop éva­sive, par la suite.

    Pour la suite de ta remarque, je pense qu’il y a mal­en­ten­du. J’ai relu tous mes mes­sages pour voir où j’ai pu don­ner à croire que je venais pleu­rer et son­geais main­te­nant à agir, et ou je dési­gne­rais cette affaire comme la rai­sons d’a­ban­don des enfants à la socié­té par leurs parents, et j’a­voue que je ne vois pas très bien quels mots ont pu lais­ser pen­ser ça…
    Cela m’in­trigue d’au­tant plus que je suis plei­ne­ment conscient de l’im­por­tance de la sépa­ra­tion sphère publique/sphère pri­vée, et qu’il me semble voir aus­si une par­tie des rai­sons qui poussent cer­tains parents à « aban­don­ner » leurs enfants aujourd’­hui à la société.

    Réponse
  270. huckle

    Quelques ques­tions à Nles­can, qui ne trai­te­rait pas tout le monde de con s’il était gentil.

    Extrait du doc :
    « Tou­te­fois, avec l’attention crois­sante que la culture occi­den­tale accorde à la pré­ven­tion des pro­blèmes, aus­si dans les domaines de la sphère pri­vée et de la sexua­li­té, de nom­breuses voix s’élèvent pour deman­der une impli­ca­tion plus active des professionnels. »

    ⇒ Qui sont ces « nom­breuses voix qui s’élèvent » ?
    ⇒ Qu’est-ce qu’une « impli­ca­tion plus active des pro­fes­sion­nels » (par oppo­si­tion à ce qui est décrit avant, c’est à dire une édu­ca­tion sexuelle pas­sive, résul­tant de ques­tions des enfants ou de pro­blèmes sin­gu­liers, confi­née à la sphère privée) ?
    ⇒ Une « pré­ven­tion des pro­blèmes » implique-t-elle oui ou non, par défi­ni­tion, TOUS les enfants ?

    Réponse
  271. Alix

    Mince, on est encore sur l’af­faire Nlescan…

    C’est un pro­blème ren­con­tré aus­si sur d’autres forums, et je n’ai pas vu jus­qu’à pré­sent de manière de le régler, si ce n’est en repre­nant point par point l’at­ti­tude qui nuit pré­ci­sé­ment à l’échange.

    Pour tran­cher troll noir/mouton blanc, je pense qu’il se cache tou­jours un mou­ton blanc der­rière chaque troll, reste à savoir ce qui le pousse pré­ci­sé­ment à jouer au troll…

    Réponse
  272. nlescan

    non non hulke, ça marche pas ça, toi déjà relis ta ques­tion 3, celle sur­li­gnée en jaune, lis la tota­li­té du post 249 et dis moi en quoi les déduc­tions que tu fais (dans ta ques­tion 3) sont pertinentes.

    Pour ce qui est de ton zoom sur les voix qui s’é­lèvent je n’ai pas d’élé­ments fac­tuels pour aller pour ou contre cette décla­ra­tion mais que les parents d’au­jourd’­hui en Europe soient plus deman­deurs de l’im­pli­ca­tion de pédiatres pour les aider vis a vis des pro­blé­ma­tiques liées a la sexua­li­té de leurs enfants ne me semble pas impos­sible. Attend les daronnes tu les vois ame­ner les petits au doc­teur pour un oui ou pour un non, je les com­prends mais il faut être lucide, ce qui est dit là n’est pas for­cé­ment faux.

    Réponse
  273. nlescan

    Tu te crois exem­plaire peut être Alix ? c’est bon, soit tu as des argu­ments, soit pour de vrai arrête de te frot­ter sur ma jambe.

    Réponse
  274. Marie

    @Nlescan

    Ce serait bien main­te­nant que tu argu­mentes un peu si tu te montres aus­si insis­tant, parce que per­so, ça ne me satis­fait plus 😉

    De toute façon, ce texte sent mau­vais à plein nez, et je peux te dire que je suis pas pudi­bonde, mais une femme qui s’assume.

    Je sais faire la dif­fé­rence entre un petit gar­çon et un homme, un vrai si tu saisis 😉

    Réponse
  275. nlescan

    Non je sai­sis pas Marie, argu­mentes sur quoi ? je n’arrête pas d’ar­gu­men­ter, toi tu te contentes de dire que ça pue, super, où sont tes arguments.

    Sinon oui tu dis des trucs plu­tôt puri­tains avec les­quelles je ne suis pas d’ac­cord et ta petite attaque à pro­pos de ma viri­li­té est mer­dique, j’en ai rien mais alors rien a foutre de ton avis là-des­sus, je conviens à ma femme (enceinte) et ça me convient.

    Réponse
  276. huckle

    J’a­dore ton lan­gage « ban­lieu­sard », même s’il est un peu dépas­sé, c’est ins­crit sur tes fiches ou c’est de l’improvisation ?

    Sinon ça se tra­duit com­ment concrè­te­ment « l’im­pli­ca­tion de pédiatres pour aider les gens vis à vis des pro­blé­ma­tiques liées à la sexua­li­té de leurs enfants » ? Ima­gi­nons Nles­can, tu es pédiatre, tu appliques ça comment ?
    Même ques­tion en ce qui concerne les ensei­gnants, ça se tra­duit com­ment sur le ter­rain, cet échange actif d’in­for­ma­tion en maternelle ?

    Réponse
  277. Sam

    @ Nes­clan,

    je me fiche plu­tôt des manières, dans une cer­taine limite du moins (en rajou­ter une couche sur la vie pri­vée du gamin de l’autre, genre, c’est pas obli­gé) – hon­nê­te­ment, par ici, je pré­fère « presque » un lan­gage de « ban­lieu­sard » qu’un troll juriste de profession…

    Il n’y a pas de « déba­lon­nage » car il n’y a pas eu de pro­vo­ca­tion. J’ai sim­ple­ment dit qu’on touche pas à mes gosses, à nos gosses, ce qui est la moindre des choses, non ? C’est aus­si simple que ça. Et évi­dem­ment, la ques­tion n’est pas per­son­nelle, c’est une affaire poli­tique (poten­tiel­le­ment grave).

    Pour le reste je ne sais pas si tu as des mômes, si tu t’y connais en édu­ca­tion, etc.
    Des textes vache­ment bien écrits qui mènent à des emmerdes noires et très vul­gaires, on a don­né. Je me suis far­ci des mil­liers de textes sur l’Eu­rope, l’OMC, la mon­naie, les ins­ti­tu­tions. Je te le redis : ici leurs simples sug­ges­tions dépassent déjà lar­ge­ment les bornes de la vie privée.

    Ce sys­tème a déjà des cen­taines de symp­tômes tota­li­taires, et le fait qu’ils s’at­taquent à l’é­du­ca­tion des mômes de manière aus­si impu­dique n’en sera qu’un de plus. Facile de sor­tir un argu­ment fort, mais encore une fois, il faut voir la contre-argumentation.

    Au fait, l’oncle de ma pre­mière fille a subi huit ans de pro­cé­dure juri­dique hal­lu­ci­nante après avoir été accu­sé d’at­tou­che­ments sur sa fille de 2 ans (à l’é­poque) par son ex- qui déli­rait tota­le­ment (mais sa propre famille traî­nait sans doute une vieille affaire d’in­ceste). Failli se foutre en l’air, le mec. Et natu­rel­le­ment, qua­si­ment pas vu sa gamine tout ce temps. Sauf avec pré­sence d’une éduc ou je sais pas quoi. Et tout ce qu’ils ont mis en tête à cette petite. Bref, oui y a des his­toires pas drôles mais atten­tion aux gens qui s’i­ma­ginent tou­jours qu’a­vec leurs recettes-miracles on ne peut pas faire de mal. Rien n’est simple.

    Rien que la car­rière de ma sœur a croi­sé deux his­toires de pédo­phi­lie dans le milieu « socio-édu­ca­tif ». Je veux dire que je ne prends pas ce sujet à la légère pour autant, loin de là. Des gosses reti­rés à leurs parents ? J’ai deux autres sœurs concer­nées. (Tu penses bien que ça ne me fait pas plai­sir d’en par­ler.) J’ai deux autres membres de la famille qui sont dans l’é­du­ca­tion et dans la psy­cho­lo­gie. Avec ça,ça fait bien­tôt 10 ans que j’a­ligne les dos­siers sur diverses orga­ni­sa­tions supra­na­tio­nales. Je veux dire : par pitié, les leçons de morale du type qui a l’air de débar­quer dans un dos­sier, je m’en passe pas mal. Mais je m’embête à pondre un « mix »… que tu n’as pas lu ? (Et dire que je me suis palu­ché toute leur fichue matrice…)

    Je me fous pas mal de tes manières, Nles­can, je disais, mais faut voir les inten­tions. Per­mets-moi de te rap­pe­ler que la der­nière fois que tu m’es ren­tré dans le gras, ça par­lait cli­mat, un sujet sur lequel j’ai 10 000 pages de lec­ture der­rière moi, ce qui ne t’as pas fran­che­ment rete­nu de balan­cer l’af­faire et de te moquer. Mais t’y connais quoi ? Bref, je suis là pour cau­ser sérieu­se­ment de sujets que j’es­time sérieux et que j’es­saie de tra­vailler ; je veux bien cau­ser avec toi mais à condi­tion que tu sois un peu plus res­pec­tueux. Pas des for­mules balai dans le fion, non, juste du tra­vail que font les autres et de leur bonne volon­té – je ne doute pas encore de la tienne, c’est déjà ça.

    Réponse
  278. Marie

    @Nlescan

    je ne m’at­ta­quais pas à toi, ni à ta virilité.

    Je vou­lais te signi­fier qu’il ne s’a­git pas de pudeur à l’ex­cès, avec laquelle tu reviens chaque fois, merci

    Il fau­dra cher­cher une autre rai­son dans mes propos.

    Réponse
  279. Sam

    @ Alix,

    288 : bin­go. Le sum­mum du pou­voir que confère l’i­ni­tia­tive, c’est quand on pré­tend répondre à une ini­tia­tive ima­gi­naire (de l’opinion).

    Pour les fiches : main­te­nant que tu le dis, c’est vrai que çà date un peu. Mais bon, à 16 ans on ne traîne géné­ra­le­ment pas ses guêtres dans le coin…

    Réponse
  280. nlescan

    Mec, fran­che­ment garde tes petite remarques de merde pour tes potes, moi je trouve que tu parles comme une vielle bal­tringue, je t’en parle ? non, je te fous la paix, fais pareil avec moi steuplé.

    Sinon le pédiatre en fait il va juste expli­quer aux parents ce qui est nor­mal, ce qui craint et les com­por­te­ments à avoir, pareil, le per­son­nel de mater­nelle doit être for­mé pour savoir quel com­por­te­ment adop­ter et il est assez simple : foutre la paix aux mômes quand ils se tri­potent et éven­tuel­le­ment leur sug­gé­rer de ne pas le faire devant tout le monde, des trucs comme ça champion.

    Et sinon toi quand est-ce que tu réponds à ma question ?

    Réponse
  281. nlescan

    le post 298 s’a­dresse a hulk

    Réponse
  282. nlescan

    Et Sam, rapelle toi cette his­toire de cli­mat, j’y connais pas grand chose, mais toi tu m’as confon­du avec un autre, tu m’as rem­pli la tête de reproches que j’ai pas com­pris (vu que tu t’a­dres­sais à un autre) et quand tu as pigé ton erreur tu m’as tapé un phase genre « je m’ex­cuse mais tu es un connard quand même », fran­che­ment c’é­tait épique, après j’a­voue que je t’ai envoyé chier d’un façon assez cava­lière, c’est la vie…

    Niveau mômes j’ai de nom­breux neveux et j’at­tends mon pre­mier… bref.

    niveau édu­ca­tion j’y connais pas grand chose, ma femme oui, elle est instit…

    Mais là sur le sujet je ne dis pas que le texte de l’OMS est super, ce que je dis c’est qu’il ne fait que reprendre gros­so modo ce qui se pra­tique déjà en France, fran­che­ment, lis tu verras.

    enfin quand même, les gars d’i­ci depuis le début expliquent que l’OMS cherche a impo­ser des pra­tique pédo­philes sous cou­vert d’é­du­ca­tion sexuelle, c’est n’im­porte quoi, c’est juste pas vrai.

    Cri­ti­quez le texte si vous vou­lez mais lisez le d’a­bord et atta­quez sur du concret…

    Moi en vrai j’en ai rien a foutre de ce texte, ce qui m’a­gace ce sont les men­songes et les inventions.

    Réponse
  283. Sam

    Sinon le méde­cin, en fait, il va juste expli­quer aux patients ce qui est nor­mal, ce qui craint et qu’a­vec H1N1 on ne sait jamais, y a une chance sur un mil­lion mais si on le chope, c’est la cata et que des mil­lions de gens peuvent y pas­ser, le per­son­nel de méde­cine natio­nal doit être for­mé pour savoir quel com­por­te­ment adop­ter et il est assez simple : la tolé­rance zéro comme ça on est sûrs cham­pion (bon, ça cou­te­ra un bras et comme ça on par­le­ra pas de la der­nière guerre en cours ni des détour­ne­ments de fonds dont on par­lait avant-hier).

    Sinon le cli­ma­to­logue en fait il va juste expli­quer aux poli­ti­ciens ce qui est nor­mal, ce qui craint et qu’a­vec le CO2 c’est sûr, on va tous cre­ver parce que la mer va mon­ter, mon­ter, et que les mous­tiques reviennent, et que la moi­tié des espèces vont cre­ver, là, tout de suite, c’est les modèles qui le disent, le per­son­nel de télé­vi­sion doit être for­mé pour savoir quel com­por­te­ment adop­ter et il est assez simple : arrê­ter toute acti­vi­té éco­no­mique =, et comme ça les US conti­nue­ront à vivre et à rêver champion.

    Réponse
  284. nlescan

    sym­pa le cos­tard que tu me tailles mais avoue que c’est pas super nuan­cé, à l’é­poque ou l’autre demeu­rée de Bache­lot était à fond sur le vac­cin il y avait quand même des méde­cins pour dire que c’é­tait une conne­rie, tu peux pas mettre tous les méde­cins dans le même sac.

    Même délire sur le cli­mat, t’as peut être rai­son dans ce que tu dis mais au delà du réchauf­fe­ment que tu contestes, le pétrole c’est des Afri­cains qu’on empoi­sonne en pour­ris­sant leur coin en les lais­sant cre­ver la dalle, c’est la ban­quise qu’on couvre de suie… Le gaz de chit c’est des terres qu’on pour­rit… le nucléaire c’est plein d’a­nor­maux qui naissent là où y’a des couilles…On peut pas reje­ter la défense de l’en­vi­ron­ne­ment en bloc sous pré­texte que le réchauf­fe­ment n’est pas prou­vé, y’a quand même deux trois truc concrets qu’on est en train de bousiller.

    Réponse
  285. Sam

    Nles­can,

    je me sou­viens bien du der­nier faux pro­cès que je t’a­vais fait, pour l’af­faire du cli­mat. Ok pour la morale mais il en avait aus­si une en ce qui te concerne : quand tu demandes des argu­ments, songe que ton inter­lo­cu­teur s’est peut-être déjà défon­cé pour en don­ner et que là il est occu­pé à tor­cher les mômes, voire même qu’il s’est plan­té d’in­ter­lo­cu­teur. Bref, patience, et d’ailleurs là on est pas là pour se faire des pugi­lats en duo.

    Sinon j’ai dû rater un épi­sode mais je n’ai vu per­sonne soup­çon­ner le rap­port de l’OMS en ques­tion de pré­pa­rer une attaque pédo­phile ; ça m’a géné­ra­le­ment paru un brin plus subtil.

    En ce qui me concerne, encore une fois, je n’i­ma­gine tout bon­ne­ment pas qu’un soit disant édu­ca­teur raconte des hor­reurs à ma gosse au pré­texte de la vac­ci­ner contre une menace bien réelle mais qui touche une per­sonne sur dix mille. J’ai peut-être des prin­cipes trop stricts ou trop peur de cette socié­té – sa grande sœur n’a déjà pas droit à la télé (du coup je me ruine en DVDs…) – mais c’est ce que je crois et je fais avec.

    Réponse
  286. nlescan

    Ben relis cer­taines inter­ven­tions, c’est pas si sub­til que ça, enfin bon, allez je vais au pieu moi, bonne res.

    Réponse
  287. Sam

    Nles­can,

    pour le vac­cin il ne s’a­git pas de dire que tous les méde­cins sont cons au point de sau­ter à pieds joints, mais qu’une action de lob­bying concen­trée au niveau mon­dial a inci­té les gou­ver­ne­ments à adop­ter la tolé­rance zéro et que les méde­cins (le mien me l’a dit quand je l’ai tan­né avec ça) se sont sen­tis pous­sés à jouer le jeu. Va pas cher­cher la grosse Ber­tha, les ficelles du pou­voir sont en géné­ral bien plus à cher­cher dans un fais­ceau de sub­ti­li­tés – à par­tir du moment où il y a un mono­pole de l’i­ni­tia­tive et de la com­mu­ni­ca­tion.

    « le pétrole c’est des afri­cains qu’on empoi­sonne en pour­ris­sant leur coin en les lais­sant cre­ver la dalle, c’est la ban­quise qu’on couvre de suie… »

    lol À revoir… 10 000 pages, sou­viens-toi. Le pre­mier direc­teur de Green­Peace a démis­sion­né le jour où il s’est ren­du compte que le délire du CO2 c’é­tait sur­tout pour empê­cher l’A­frique de se déve­lop­per. Je ne suis pas un anti-éco­lo, j’af­firme par contre qu’une fausse éco­lo­gie joue un rôle idéo­lo­gique de plus en plus déter­mi­nant en relai de l’i­déo­lo­gie qui a régné depuis 30 ans, pour ne pas dire (si, je le dis) qu’au fond ce sont les mêmes qui sont derrière.

    Réponse
  288. Sam

    @ Alix,

    alors déso­lé pour le mal­en­ten­du. En tous cas tu as com­pris que ma réac­tion concer­nait une exi­gence de sépa­ra­tion sphère publique / sphère pri­vée, tu es d’ac­cord là-des­sus et c’est bien ce qui compte.

    Réponse
  289. Ana Sailland

    Je ne parle pas dans ce mes­sage de la matrice, ni de la dispute.

    ->

    Quel­qu’un écrit à pro­pos d’une sale affaire :

     » … Et tout ce qu’ils <les pro­tec­teurs ins­ti­tu­tion­nels> ont mis en tête à cette petite … »

    Là est une vraie question

    Dans quelle mesure le che­va­lier blanc n’est il pas noir ?

    Ceux ou celles qui sont pas­sés à la cas­se­role savent bien que si l’acte méca­nique qu’im­pose le vio­leur ou le tri­po­teur (ou la) est fort déran­geant, presque pire, ou pire, est l’acte magique, de magie noire pour­rait on per­ce­voir, cette autre péné­tra­tion, qui s’o­père par osmose, qui induit dans l’es­prit de la vic­time une grande part du mal être et des miasmes de celui qui force.

    Ce qui est à craindre est que ce phé­no­mène osmo­tique s’o­père en d’autres cir­cons­tances que celles de l’a­gres­sion sexuelle.

    Il est fort pos­sible (ça veut dire que je le pense) qu’en­trer en force dans l’in­ti­mi­té d’un enfant, même en sau­veur, ou en pro­tec­teur pré­ven­tif, soit une pol­lu­tion de son âme, certes moins choc que dans le cas d’un viol, mais quand même effi­cace, qui l’é­car­te­ra long­temps (ou dans cer­tains cas à jamais) d’une crois­sance heu­reuse et naturelle.

    ça me fait pen­ser à ce que je disais il y a quelques jours sur l’in­nom­mable et trop nom­mé, qui n’a de pou­voir et n’existe que si on l’invoque.

    Bien sûr, dans le cas d’une agres­sion avé­rée, il semble dif­fi­cile d’i­ma­gi­ner la non inter­ven­tion du monde adulte, quoique je pense avoir eu beau­coup de chance il y a 60 ans de ne pas être « assis­tée », mais il est ou serait à mon sens d’une mal­adresse extrême et d’une irres­pon­sa­bi­li­té totale de pra­ti­quer l’interventionnisme (tiens, ça me fait pen­ser aux frappes pré­ven­tives) quand le loup n’a pas mon­tré sa queue. (Je répète que je ne parle pas de la matrice).

    L’ob­jet de leur atten­tion est si fra­gile, déli­cat, sub­tile , les inter­ve­nants paten­tés ne risquent ils pas d’in­jec­ter dans l’é­co­sys­tème men­tal de l’en­fant leurs propres inter­ro­ga­tions, et pro­blèmes, j’ose dire par­fois per­ver­sions, qu’il ne ren­con­tre­rait pas sans eux.

    En un mot, sont ils (les experts) assez « cleans » pour méri­ter un droit d’in­ter­ven­tion, qui lui est sans contrôle, que leur accorde la socié­té, et en par­ti­cu­lier par­fois la justice.

    Par ailleurs je doute radi­ca­le­ment de la com­pé­tence des experts sur le ter­rain des cas usuels où nulle patho­lo­gie dra­ma­tique ne saute aux yeux du commun.
    Quelle est la nature de la for­ma­tion des experts, … et qui a for­mé les experts ?
    Quelles sont les moti­va­tions qui conduisent un être à se retrou­ver dis­po­sant du sta­tut d’ex­pert en sexua­li­té de l’enfant ?
    C’est quand même par­ti­cu­lier, non ?
    LA voca­tion de menui­sier ne m’in­quiète pas, mais celle de spé­cia­liste en touche pipi un peu quand même.

    Quand on pense que la for­ma­tion médi­cale auto­rise à admi­nis­trer des neu­ro­lep­tiques à des gosses sim­ple­ment parce qu’ils n’entrent pas dans le moule jette un sérieux dis­cré­dit sur cette éven­tuelle com­pé­tence. (je ne parle pas de la matrice hein hihi)

    Réponse
  290. Marie

    @Ana
    Mer­ci pour ton poste #307 🙂

    Réponse
  291. Ana Sailland

    Sam, si le CO2 est moins grave que la vapeur d’eau (…), le mettre en avant peut per­mettre de faire pas­ser la pilule pour des pol­lu­tions infi­ni­ment plus lourdes.

    J’ai très peur que le net, notre seul outil sérieux de résis­tance au mono­pole mani­pu­la­toire, ne nous soit confis­qué dès que les mots qui lui sont contraires seront per­çus par suf­fi­sam­ment de gens pour trou­bler la domi­nance dans sa toute puis­sance sur le men­tal des foules.

    Réponse
  292. nlescan

    @ 305 (sam)

    Sur ce que j’ai dit a pro­pos des afri­cains si tu veux voir toit même regardes le docu « car­bo­ni­sés », tu vas sur­ement cri­ti­quer vu que ça parle aus­si du réchauf­fe­ment mais sans aller la des­sus les gars font le dépla­ce­ment dans le del­ta du niger, la ils montrent les gens malades qui peuvent plus pécher ni boire dans leur rivière a cause des torchages…Dans le meme docu on te montre aus­si l’é­qua­teur ou ils recu­pèrent les gaz font du benef et proprement…

    Pareil la ban­quise en Rus­sie ils montrent la tronche des gla­ciers tout noir­cis par les torchages…Tu ne pré­tends pas que les mecs ont fait ça avec after effect ?

    Sur ce que tu dis a pro­pos de green peace et du déve­lop­pe­ment de l’A­frique je veux bien te croire, il fau­drait que tu déve­loppes un peu mais je ne vois pas en quoi c’est contraire a ce qui est visible dans le repor­tage dont je parle…

    Et niveau pétrole afri­cain y’a tout un tas d’his­toire hal­lu­ci­nantes, tu connais celle de Elf Congo ? avec finan­ce­ment de coup d’é­tat et tout le bazard…

    Et s’il n’y avait que ça…L’Afrique c’est hor­rible ce qu’y font les occi­den­taux, les toubab.…

    Par exemple tu savais que le géno­cide du Rwan­da c’est une consé­quence de la colo­ni­sa­tion allemande…On le dit jamais dans les médias ça, pour­tant c’est vrais, c’est eux avec leur men­ta­li­té de racistes qui on déci­dé que les Tut­si étaient des « nègres blancs » soit disant plus intel­li­gents et proches des blancs que les Hutu, c’est eux qui les ont trans­for­més en « élites ». C’est ces cra­pules d’al­le­mands qui leur ont appris le racisme…

    C’est pour ça ça fait rigo­ler quand j’en­tends les fran­çais se plaindre du racisme des afri­cains, ils ont de qui tenir, bien sur qu’ils sont racistes, c’est nous qui leur avons appris ces conneries…

    Mais je m’égare…

    Réponse
  293. Sam

    La ges­tion (de) mon cul

    La pre­mière chose, à mon sens, qui devrait frap­per l’es­prit, dans ce genre de rap­port – avec ou sans fan­tasme matri­ciel dans la tour­nure du power­point – c’est le fait qu’on se mette à mana­ger une chose alors qu’on ne l’a­vait jamais fait avant. Ce que dit Ana dans son der­nier mes­sage est attris­tant de véri­té, mais moi, ce qui me frappe avant tout dans le tableau, c’est le fait qu’une nou­velle ten­ta­cule du sys­tème tech­ni­cien (pour prendre le terme de J. Ellul) – c.à.d. de l’u­ni­vers du tout mana­ge­ment, de la logique de ges­tion appli­quée toute chose – s’empare de la sexua­li­té des enfants.

    Ce qui est à l’é­vi­dence le sens du pas­sage rele­vé par Nles­can (286), puis sou­li­gné par Huckle (288 – déso­lé j’a­vais d’a­bord cru que c’é­tait Alix). Un pas­sage hau­te­ment signi­fi­ca­tif mais tout à fait ano­din ou bénin pour­tant aux yeux de nles­can. Incroyable, d’ailleurs, je trouve, qu’il choi­sisse comme exemple du soi-disant carac­tère gen­til de l’af­faire le pas­sage qui résume à mes yeux le sens de cette entre­prise démoniaque :

    « En gran­dis­sant, les enfants et les ado­les­cents acquièrent pro­gres­si­ve­ment des connais­sances et déve­loppent des idées, des valeurs, des atti­tudes et des com­pé­tences en rap­port avec le corps, les rela­tions intimes et la sexua­li­té. Pour cela, ils uti­lisent dif­fé­rentes sources d’apprentissage. Les prin­ci­pales, sur­tout lors des pre­miers stades de leur déve­lop­pe­ment, sont infor­melles et incluent les parents en tant que (res)sources les plus impor­tantes des enfants en bas âge. Les pro­fes­sion­nels – méde­cins, péda­gogues, psy­cho­logues, etc. – n’interviennent guère dans ce pre­mier pro­ces­sus, car ils ne sont géné­ra­le­ment sol­li­ci­tés qu’en cas de pro­blèmes ne pou­vant être réso­lus sans leur aide. Tou­te­fois, avec l’attention crois­sante que la culture occi­den­tale accorde à la pré­ven­tion des pro­blèmes, aus­si dans les domaines de la sphère pri­vée et de la sexua­li­té, de nom­breuses voix s’élèvent pour deman­der une impli­ca­tion plus active des pro­fes­sion­nels. »

    Dif­fi­cile d’ex­pri­mer plus clai­re­ment, appli­qué à sa nou­velle proie, l’é­ter­nel argu­ment tota­li­taire, men­son­ger mais néan­moins « auto-réa­li­sa­teur », de la néces­si­té de la ges­tion. Par la « culture occi­den­tale », enten­dez évi­dem­ment « le sys­tème technicien ».

    Mais tout le pas­sage est une mer­veille séman­tique. Admi­rez en par­ti­cu­lier la sour­noise tour­nure de la for­mule : « … sont infor­melles et incluent les parents en tant que (res)sources les plus impor­tantes ». Inutile de sou­li­gner l’as­si­mi­la­tion des parents à des res­sources, avec ou sans (res), ce qui ne change rien.

    Rap­pe­lons quand-même une nou­velle fois que les­dites « (res)sources » (soi-disant plus suf­fi­santes, du moins natu­rel­le­ment pas exhaus­tives), pour être « les plus impor­tante » relèvent en fait presque tota­le­ment de l’é­du­ca­tion pas­sive. Autre­ment dit, au motif que les parents sont, dans l’es­prit de l’en­fant, à la source d’une grande par­tie de ce qu’ils enre­gistrent, croient, craignent, etc, en par­ti­cu­lier dans ce qui a trait à la sexua­li­té, on pré­sente comme nor­mal un milieu dans lequel les adultes s’immiscent acti­ve­ment, même si ce n’est que par des mots, dans la sexua­li­té de l’en­fant. Pre­mière dérive.

    Ensuite, que faut-il com­prendre par « infor­melles » ? Qu’elles sont non iden­ti­fiées… et que ce sera en retour le géniale pré­texte pour sug­gé­rer qu’à ce compte là on pour­ra deman­der à un vrai doc­teur d’en­trer dans le jeu du doc­teur. En d’autres termes, avant un tas de sources d’ap­pren­tis­sage était for­mel­le­ment non iden­ti­fiées, au sens notam­ment où elles res­sor­tait du contact entre les mômes mais encore d’al­lez savoir quelles asso­cia­tions d’i­dées menant de tel bout de vécu banal à tel fan­tasmes ou à tel peur, bref, de la vie pri­vée ordi­naire dans ses pre­miers déve­lop­pe­ments, et au motif que non iden­ti­fié cela pour­rait être n’im­porte quoi, on s’au­to­rise à faire entrer dans cet uni­vers un adulte, non parent, non pas même seule­ment spec­ta­teur mais acteur ! Seconde dérive, encore plus énorme, et le tour est joué.

    Mais c’est toute une cas­cade de gros glis­se­ments pas dis­crets qui sont ici pré­sen­tés comme si tout çà cou­lait de source. Ain­si la manie de « la pré­ven­tion des pro­blèmes » s’é­tend main­te­nant « AUSSI » au « domaine(…) de la sphère pri­vée », un détail… et « le(…) domaine la sexua­li­té est habi­le­ment posé comme dis­tinct de celui de la sphère privée.

    Encore une fois, Nles­can, je pense qu’i­ci per­sonne n’est dupe concer­nant cer­taines réa­li­tés crues qui se vivent dans cer­tains milieux (fami­liaux mais pas que), mais il faut voir l’en­vers du décors quand on pré­tend se lan­cer ain­si dans une entre­prise de mana­ge­ment alors qu’on touche à ce qu’il existe de plus intime. Pour com­men­cer, songe un peu aux siècles et même aux décen­nies pas­sées et demande-toi un ins­tant s’il est ano­din qu’on se mette ain­si à envi­sa­ger d’au­to­ri­ser des adultes qui ne sont pas leurs parents à par­ler à de jeunes mômes de leur sexualité.

    Ne vois-tu pas que le crime, il est déjà là. C’est déjà vio­ler l’in­ti­mi­té pro­fonde des enfants que de leur pré­sen­ter, à peine sor­tis du ventre, leur sexua­li­té d’un point de vue de prof. Autre­ment dit, comme d’un objet dont une tierce per­sonne, qui plus est étran­gère à la cel­lule fami­liale, peut s’emparer si elle le sou­haite, volant ain­si d’emblée ce qui est à eux et à eux seuls.

    Mais c’est d’un véri­table viol qu’il s’a­git si l’on tient compte du fait que l’acte en ques­tion – faut-il s’a­bais­ser à dire qu’on peut faire extrê­me­ment mal avec des mots ? – est com­mis sous le cou­vert de la fausse légi­ti­mi­té de l’a­dulte prof (comme quoi on peu faire extrê­me­ment mal même sans mots), ce qui ren­voie à ce carac­tère abo­mi­nable du vio­leur qu’A­na vient de décrire, et à tout ce que cela sug­gère de dis­tor­sion de la per­cep­tion des res­pon­sa­bi­li­tés. Et d’ailleurs, si je puis me per­mettre (pour détendre un peu…) c’est « drôle » qu’au motif par­ti­cu­lier de pré­ven­tion des viols on s’ap­prête à com­men­cer l’ap­pren­tis­sage en démon­trant de manière aus­si par­faite aux enfants que leur sexe est la chose du parent prof, figure s’il en est de la Res­pon­sa­bi­li­té, gar­dien et décou­vreur de la Normalité.

    Fran­che­ment, si çà ne te choque pas je ne peux rien faire pour toi. Tu nous accuses de ne pas avoir lu le docu­ment parce que tu n’y vois pas les hor­reurs qu’on pré­tend y trou­ver, mais c’est tout sim­ple­ment parce qu’oc­cu­pé à cher­cher je ne sais quelle sale­té bien cadrée dans le texte tu ne vois pas que rien que cela est la sug­ges­tion d’un crime abo­mi­nable contre l’hu­ma­ni­té qu’on affiche ouvertement.

    Réponse
  294. Sam

    Je trai­te­rais presque de sub­si­diaire la ques­tion de savoir qui sont au juste ces « voix » soi-disant nom­breuses qui « s’élèvent pour deman­der une impli­ca­tion plus active des pro­fes­sion­nels » dans la mana­ge­ment de la sexua­li­té de nos gosses, dans la mesure où le méca­nisme infer­nal est enclen­ché dès lors jus­te­ment qu’on pré­sente comme acquis ce genre de pré­sup­po­sé et qu’on com­met les dia­bo­liques amal­games du genre que je viens de décortiquer.

    Tout d’a­bord, on peut évi­dem­ment se dire que les voix en ques­tion sont essen­tiel­le­ment celles des pro­fes­sion­nels des domaines qui trouvent, trou­ve­ront ou trou­ve­raient des débou­chés dans le sec­teur. Simple logique tech­no­cra­tique, quoi. Froide logique tota­li­taire que Ellul étend à peu près à tout domaine dans nos socié­tés occi­den­tales et bien­tôt ailleurs.

    Mon avis sur la ques­tion, comme dans bien d’autres cas, rejoint en bonne par­tie celui d’El­lul, mais je ne peux plus me résoudre à ne voir que des petites mains invi­sibles dans ce genre de machi­na­tion dia­bo­lique. La froide logique tota­li­taire est à 99% appli­quée de manière invo­lon­taire, du moins sans pen­ser à mal, comme on dit, mais j’ai assez lu et relu Arendt pour oublier com­ment çà marche dans et proche du cercle cen­tral – au pas­sage, n’im­porte que lec­teur sim­ple­ment hon­nête ne man­que­ra pas de consta­ter que selon les canons de notre fichue époque cette chère Han­nah était une sacrée conspi­ra­tion­niste… Drôle pour quel­qu’un qui s’est tant faite trai­ter de plus grande phi­lo­sophe du XXe siècle.

    Il suf­fit par ailleurs de se remé­mo­rer le mes­sage d’Or­well concer­nant le trai­te­ment tota­li­taire des mômes, ou même, sim­ple­ment, de son­ger au gavage publi­ci­taire actuel pour se convaincre que cette mer­deuse entre­prise n’est pas sim­ple­ment le pro­duit du zèle pro­fes­sion­nel des méde­cins et des édu­ca­teurs. Du reste, encore une fois, les ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales sont véro­lées jus­qu’au tro­gnon par de puis­sants lob­bies, il faut vrai­ment être for­ce­né pour ne pas le voir et c’est d’ailleurs struc­tu­rel­le­ment inévitable.

    Non, c’est encore une foule de débou­chés com­mer­ciaux à la clé, pour ne par­ler que des retom­bées ultimes de la domi­na­tion (dont l’exis­tence et la per­pé­tua­tion sont la pre­mière fina­li­té). En par­ti­cu­lier dans l’in­dus­trie du plai­sir. Ellul insis­tait pour dire que la mul­ti­pli­ca­tion des loi­sirs, loin d’être acces­soire, est une condi­tion de sur­vie de ce sys­tème qui nous déprime pro­fon­dé­ment du fait qu’il décor­tique tout pour en faire un objet tech­nique. Autre­ment dit on ne le sup­por­te­rait tout bon­ne­ment pas plus de quelques mois si on n’é­tait pas gavés de loisirs.

    Plus lar­ge­ment, il est évident que le pro­blème en ques­tion s’ins­crit dans le cadre de l’ex­plo­sion de la cel­lule fami­liale, dont on sait un peu rôle déci­sif. Comme je l’ai noté, il s’a­git d’ailleurs, par exemple, avant même quatre ans, d’ap­prendre que toutes les sortes de familles se valent, etc, bref, que l’u­nion paren­tale est un pro­duit de consom­ma­tion… et de ges­tion comme un autre, et qu’on ne doit rien à per­sonne, sur­tout pas sa liber­té – c’est pour çà d’ailleurs qu’il fau­dra des profs pour apprendre à se faire plai­sir… (une contra­dic­tion qui n’emmerde évi­dem­ment pas les manipulateurs).

    Réponse
  295. EFFAB

    Au train où vont les choses, dans cette insa­tis­fac­tion éper­due et consom­ma­trice, ce vide à satis­faire à tout moment, il y a là comme une mon­tée en puis­sance et exces­sive du res­sen­ti comme de l’ac­ti­vi­té, et le sexe et les jeux et la vio­lence attein­dront for­cé­ment cer­tains points de non-retour, ce for­ma­tage et cet oubli de soi qui nous coupe à nous-même et aux autres comme à cette Har­mo­nie, cet Infini.

    La Conscience (é)perdue se sata­nise, déré­glée dans son quo­ti­dien en même temps que dans sa rai­son d’être, cette socié­ta­li­té qui nous pré­pare et nous nour­ri­ra, for­mi­dable matrice auto­ma­ti­sée et/ou nous oppres­se­ra, ces trains du futur plus per­for­mants où plus sub­tiles encore, plus machia­vé­liques : des camps ordon­nés voire des zones de non-droit pen­sées comme telles pour beau­coup et les plus récal­ci­trants, des arènes pour les plus com­ba­tifs, des fonc­tions tout asser­vies pour le plus grand nombre, selon com­pé­tences, poten­tia­li­tés, âge, sexe et tout ce qu’on peut ima­gi­ner de plus impro­bable ou de plus astrei­gnant concer­nant un corps phy­sique et les limites d’un cer­veau humain.

    C’est pour cela, les Gen­tils Virus ne sont pas seule­ment por­teurs d’ou­ver­ture et de conci­lia­tion, ils ont sur­tout cette immense res­pon­sa­bi­li­té de cette Conscience en la Vie et en l’A­mour comme dans le deve­nir de l’Hu­ma­ni­té et de la condi­tion humaine…

    … cette Cause des causes, incon­tes­table, mais tant d’Autres encore qui l’é­clairent et la ren­forcent. Assu­ré­ment, nous vivons là une char­nière où tout est lié, un moment déci­sif où nos volon­tés sont déter­mi­nantes autant dans cet Esprit des Lois que dans leurs appli­ca­tions concrètes et bien phy­siques. Et tel Gol­frey BLOOM s’en pre­nant eux ins­ti­tu­tions et diri­geants euro­péens je m’as­so­cie dans cette démarche plus natio­nale et trouve un Fran­çois Hol­lande aus­si men­teur et illé­gi­time(*) qu’un Adolphe Thiers n’a aucun droit de cité et de recon­nais­sance nationale !

    (*) men­teur pour toutes les pro­messes élec­to­rales qu’il n’a pas tenues, cette Finances dont il s’est fait le ser­vi­teur au lieu de ser­vir la Nation et l’in­té­rêt, la sécu­ri­té des moins lotis…

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​5​3​b​-​p​B​P​v​jmA

    … et illé­gi­time en pre­nant en compte tous les scru­tins et ce fameux VOTE BLANC qui n’est pas pris en compte et dont le sta­tut facul­ta­tif crée à lui seul tant d’abs­ten­tion et de fata­lisme (ce déni du citoyen per­sua­dé de n’y pou­voir rien changé)

    @251, FURAX – Cer­tains pré­sident doivent beau­coup au manque de recon­nais­sance du vote blanc – http://​www​.lex​press​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​e​l​e​c​t​i​o​n​s​/​v​o​t​e​-​b​l​a​n​c​-​c​e​r​t​a​i​n​s​-​p​r​e​s​i​d​e​n​t​s​-​l​u​i​-​d​o​i​v​e​n​t​-​b​e​a​u​c​o​u​p​_​1​3​0​3​6​3​9​.​h​t​m​l​#​B​3​i​9​3​v​I​H​0​o​b​O​2​b​V​4​.99

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​j​b​L​F​o​0​2​j​lH8

    Réponse
  296. Marie

    @Sam

    « Autre­ment dit on ne le sup­por­te­rait tout bon­ne­ment pas plus de quelques mois si on n’é­tait pas gavés de loisirs ».

    Tel­le­ment vrai !

    Mer­ci pour ces postes, c’est un sujet si grave, on arrive à un point où nos prises de conscience et nos réac­tions sont cru­ciales pour encore évi­ter la chute, faire le moins de casse pos­sible et pro­duire un renversement. 

    Per­son­nel­le­ment je n’ai pas encore 😉 cette élo­quence, ni cette clar­té de pen­sée, pour l’ins­tant vous êtes ma voix, mer­ci pour ça 🙂

    Réponse
  297. nlescan

    Sam, fous moi la paix avec votre truc la, j’te le dis en fait je m’en tape de ce rap­port, de l’a­vis de tar­tan­pion ou de savoir qui se fait des films. Ne cite plus mon blaze ici steu­plé, ne dis pas que je trouve ci ou ça ano­din, en vrai t’en sais rien, ce n’est pas ce que j’ai dit et on se connait pas. Faites la suite de votre débat sans moi s’il vous plait, je suis bon avec ce bavardage.

    Réponse

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