Merci à Frédéric Taddéi, de donner la parole à ce courageux donneur d’alerte.
Remarque : Michel Collon est calomnié et traqué par de très anonymes, très pacifiques et très courageux « antifas » (c’est cela, oui).
Le site de Michel Collon est littéralement passionnant, une mine de dossiers importants, il s’appelle
Investig’Action : http://www.michelcollon.info/.
Je rappelle qu’on peut aider Michel : il faut de l’argent pour résister comme il le fait, sur tous les fronts de guerre, et il en a bien sûr besoin.
Voici deux adresses où vous pouvez faire quelque chose, personnellement, contre les guerres :
http://www.michelcollon.info/-Faire-un-don-.html?lang=fr
http://dons.michelcollon.info/
Amitiés à tous 🙂
Étienne.

La vidéo complète est elle aussi passionnante.
Et met en relief le divorce entre l’intelligence et la brutalité.
encore moi 😉
Dans la vidéo complète, quelqu’un parle d’induire la démocratie (par la force) en Syrie, ce à quoi Michel Collon dit que c’est une farce et développe certains arguments.
Auxquels j’ajoute : L’idée d’implanter notre modèle de »démocratie« ailleurs participe non seulement au mensonge qui submerge notre continent mais encore participe à l’édification d’une dictature planétaire, déguisée en vecteur de justice, celle de pouvoirs démentiels qui s’appuient sur la loi pour s’imposer.
L’empire se construit pas à pas via l’édification hic et nunc, non seulement sur le terrain mais aussi dans l’esprit, de ce qu’il nomme »démocratie«.
Il ne supporte pas que des dictateurs dissidents occupent le territoire qu’il vise, et guette donc l’occasion de les dégommer, ou la provoque.
Ou pire encore ne supporte pas les vrais démocrates lorsqu’ils réussissent à libérer leur peuple.
Avec l’adresse c’est mieux
Bonjour Etienne,
Encore une vidéo intéressante, mais qui ne fait que rabâcher se que tout le monde sait depuis très longtemps.
Rien n’est fait pour les peuples, mais tout est fait contre eux (les guerres, les frontières, les religions, les partis politique, la bourse, les banques, la monnaie fiduciaire, etc.)
Parler, dénoncer, alerter c’est bien, mais agir c’est mieux.
la Grève des citoyens
organisée par AC2N
commence à Marseille (Vieux port)
le dimanche 13 octobre 2013 de 17h à 18h.
Plus d’information sur le site d’AC2N
http://ac2n.net
J’avais vu l’émission, Michel Collon fait partie des INDISPENSABLES, je consulte son site avec la même régularité que celui-ci et je lis un certain nombre de ses publications.
Frédéric Taddeï est le présentateur de télévision française que je respecte le plus et quasiment le seul à donner la parole à tout le monde, y compris aux personnes qui résistent.
Il est lui aussi critiqué, et accusé de donner la parole à des « cerveaux malades », j’ai aussi entendu un insignifiant dire que son émission ne faisait pas assez d’audimat et ne méritait pas de continuer…
Bonjour,
Une véritable démocratie ne permet pas les guerres offensives.
Tout simplement parce qu’une démocratie ne trouverait personne pour faire les basses besognes.
J’ai un doute là-dessus : pas sûr que ce soit toujours vrai.
Ce qui est certain, c’est que, avec la représentation, nous avons droit à un florilège de massacres.
Bonjour,
Je pense que la démocratie se dirigerait très vite vers la neutralité.
Voila un vrai antifa :
http://www.youtube.com/watch?v=DTY8NAJqOIg (6:35)
Le truquage des démonstrations d’Asselineau est parfois trop visible.
Ana Sailland, que voulez-vous dire ? J’ai regardé la vidéo mais je ne vois le truquage auquel vous faites allusion.
Le tri en amont du modus ponens : Il n’y a pas besoin de discours pour dissimuler, il suffit de ne pas dire les hypothèses ou les faits qui sont contraires à la conclusion à venir, vers laquelle on veut conduire l’assistance, puis le discours a lieu, qui par les règles de la logique mathématique amplifie l’omission.
J’ai vu cette pratique à Doussard et je la retrouve ici. Du grand art.
Il est vrai que la passion peut conduire à vouloir convaincre, les autres ou soi-même (!), et il est vrai que vouloir convaincre peut conduire à omettre des pans entier du réel, mais trop c’est trop, et quand l’omission devient un art consommé, elle rebute qui la voit et y perçoit une manipulation de l’auditoire.
Sauf à aimer se faire embobiner, celui qui écoute doit être attentif et faire preuve d’intuition pour savoir s’il est en face d’une passion ou d’une manipulation.
Il ne s’agit pas du fond.
Sur ce genre de discours je ne trouve pas Asselineau inintéressant, ce qui ne me plait pas chez ce monsieur c’est son projet à lui, que l’on se comprenne bien, sortir de l’euro c’est très bien, par contre la réaffirmation de la « démocratie représentative » je suis pas du tout dans le mouv’… Et sinon a propos du Dalai Lama au delà d’aller lui chercher des potes pourris on pourrait aussi parler de son projet théocratique…Qui veut la théocratie pour de gens ? pas moi. Si eux la réclament, en majorité, ça les regarde. Est-ce la cas au Tibet ? Je n’ai pas cette information.
Ana Sailland, ce que vous dites est très intéressant. Je ne suis pas familier de ce type de manipulations, que j’imagine pesantes si effectivement elles sont répétées et détectées.
Trois questions tout de même (quatre en fait) :
1. Vous semblez dire qu’elles peuvent être inconscientes 2. Pensez-vous que ce soit le cas d’Asselineau ?
2. Quand bien même certaines hypothèses ou certains faits sont passés sous silence, la conclusion demeure-t-elle erronée ?
3. Pensez-vous à des faits en particulier ?
Merci d’avance 😉
-Je ne pense pas que ce soit inconscient. Pas du tout même ; ça m’a sauté aux yeux, pas ma faute 😉
-Je suis d’accord avec un certain % du fond. Peut être 50, mais en désaccord profond sur le reste.
La façon dont il dézingue en public la vraie démocratie (pas sur cette vidéo) le range parmi les aspirants dominants incontrôlables. En 2013, c’est assez rédhibitoire pour pas mal de gens. Surtout qu’il y a des orateurs sans ambition personnelle, favorables à la sortie de l’euro et de l’europe, sans être pour autant présidentialistes ni parlementaristes. Je vais donc plutôt vers ou avec ceux là.
-Je ne comprends pas bien la troisième question.
J’ajoute : montrer untel en photo avec untel ne veut pas dire que ces gens sont cul et chemise, et quand pour démontrer un réseau de complicités on se fonde sur un bombardements de poignées de mains, c’est peut être pour masquer une argumentation insuffisante.
Un jour en préfecture d’Annecy, un candidat FN m’a serré la pogne, et un autre jour, à la fin d’une conférence à Genève, Jean Ziegler m’a serré la pince. Il suffisait de prendre des photos pour démontrer que Jean Ziegler est pro FN ? Non, ce serait ridicule. Et bien pourtant Asselineau joue ce petit jeu. C’est son problème : plus honnête il serait plus séduisant.
Je n’avais pas envie d’aller aussi épais avec la peinture noire, mais c’est fait 😉
Après 15 jours de pluie, le temps est radieux 🙂
Bonjour,
visiteur régulier de ce site,je me permet d’appuyer sur la phrase de WITTIG surligné par Etienne : « Rien n’est fait pour les peuples, mais tout est fait contre eux (les guerres, les frontières, les religions, les partis politique, la bourse, les banques, la monnaie fiduciaire, etc.) » et de conseiller la lecture du livre Une Histoire populaire des États-Unis d’Howard Zinn.
L’auteur propose une vision de l’histoire des états-unis à partir du point de vue du peuple, en opposition aux soi-disant élites. Ctte approche présente l’histoire sous une autre couleur que celle dont on a l’habitude.
Il interprète entre autre les avancées et réactions des décideurs américains (lois, participations aux guerre) en montrant que le but derrière chaque acte est d’assurer la bonne santé des financiers (personnes ou groupe).
Les lois peuvent alors servir à lâcher du lest par rapport aux classes populaires en les divisant : on crée une classe intermédiaire avec quelques privilèges qui, tout content de cette avancée, servira de tampon à la rancœur des plus maltraités qui jalouseront ce groupe au lieux des riches.
Les guerres, où les USA ne sont jamais les agresseurs…mais souvent les provocateurs, peuvent servir à détourner les classes populaires de leurs problèmes sous couvert de patriotisme, mais elles servent surtout à protéger des marchés ou en ouvrir des nouveaux.
Difficile de résumer ce livre dense de 810 pages en quelques lignes mais après sa lecture, le rêve américain à une toute autre saveurs.
Ana Sailland,
Je réponds tardivement mais je n’avais pas internet depuis quelques jours.
Sur le côté homme politique classique qui refuse le tirage au sort, je suis d’accord avec vous. D’ailleurs, les arguments qu’il utilise ne sont pas convaincants, mais alors pas du tout.
La troisième question, c’était de savoir si vous aviez en magasin des faits passés sous silence par François Asselineau qui prouveraient sa mauvaise foi ou affaibliraient encore sa démonstration.
Ensuite, prétendre qu’il démontre par amalgame (je suis ami avec x et x est ami avec y alors je suis ami avec y) est pour le coup de la mauvaise foi, c’est clair. C’est le même style d’arguments qu’on utilise contre Etienne Chouard et ce n’est pas raisonnable.
De plus, je ne peux pas m’empêcher d’être d’accord avec la totalité de ce que dit Etienne (sauf quand il appelle à voter à gauche, là ce n’est pas cohérent), mais puisqu’il faut une révolution ou presque pour mettre en place ce nouveau système, je propose en gros d’élire Asselineau, pour ensuite faire valoir plus facilement dans nos médias étrangement sourds sur ces questions, que le système que propose Etienne est largement préférable, et qu’au minimum il y a des arguments sacrément solides sujets à débats.
Qu’en pensez- vous ?
Ce sera sans moi 😉
C’est moins argumenté que les fois précédentes 😉
Il vous répugne à ce point ? 🙂
Prière de ne pas interpréter.
à ana sailland « ce sera sans moi » : alors qui pour vous ?
L’élection est un suicide citoyen et le vote utile a les mêmes qualités curatives que la vaseline.
Est ce clair comme ça ?
(@6 et 7)
Il y a guerres et il y a nécessités pragmatiques, de coeur et de principe. Je m’explique mais vous êtes avertis.
Face à quelque indésirable de la pire espèce, récidiviste récurrent ou extrémiste à sa façon, il est peut-être plus judicieux dans certains cas de prendre les devants et de faire en sorte que cela n’arrive au grand jamais ou ne se reproduise plus jamais… et pour ceux qui n’auraient pas encore très bien saisi, un petit exemple par l’extrême, ce qui est d’autant mieux choisi ici quand l’exception qui confirme la règle est à ce point éclairante et à honnir.
Bref, que penseriez-vous, en tant que père et adulte responsable, si quelque obsédé de la pire espèce violentait à un point tel et inimaginable votre enfant de 5 ans, poussant le plaisir et la démesure jusqu’à quelques gâteries des plus déplacées avant de la sodomiser sans plus de façons ni de raisons ? Ne soyez pas choquer, il faut bien imaginer le pire si l’on prétend oeuvrer le plus justement du monde et en connaissance de causes et de conséquences.
Bonjour,
EFFAB, pour répondre @23
Le raisonnement se voulait plutôt orienté guerre entre les nations, et que si nous étions en démocratie, le peuple ne ferait surement pas le choix délibéré de faire tuer ses enfants pour tuer d’autres enfants afin de piller autrui.
J’imagine plus les nations démocratiques devenir neutres et unies contre les empires.
Dans votre raisonnement, il ne s’agit plus de la politique pilleuse d’un pays, mais des conséquences de la politique anxiogène et pathogène d’une nation sur son peuple.
Certes, on n’arrivera pas à éradiquer tous les crimes, on peut quand même s’atteler à entretenir un terrain de vie où tout humain aurait la même place dans cet humus.
Mais pour cela il faut que l’on arrêter de triturer la vie pour en faire une boue infertile…
JO RF n°0151 du 1 juillet 2011 page 11269
Décret n° 2011–795 du 30 juin 2011
relatif aux armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024287129&dateTexte&categorieLien=id
(@24)
Evidemment, J‑STEPHANE, je forçais un peu là le trait et le déplaçant, comme il est évident que pour se prémunir de tout dérapage anxiogène, pathogène, criminel, il serait judicieux d’élaborer et d’entretenir ce terrain de vie plus sain et plus équitable, cet environnement respectueux et de la nature et du bien-être de tout individu, ce minimum vital, ces responsabilités individuelles et partagées, cette liberté de penser et d’agir en toute fantaisie, aussi loin qu’il est permis et ce dans ce rapport proportionnel et équitable à autrui… bref, ces évidences, ce pur bon sens ou cette intelligence des choses et de la vie en lieu et place de ces cupidités, convoitises, avarices, égoïsmes, narcissismes, etc., etc., bref, tous ces lieux communs et ce rapport de force.
En toute concertation
http://simonv.com/music/mp3/Simon_V-Rukous.mp3
« le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ce qui les regardent sans rien faire »
Ce n’est pas la démocratie que l’on mondialise, c’est la loi martiale !
L’Athènes des Ve et IV e s. avant J.C. était une démocratie. Néanmoins, cette Athènes démocratique avait une politique belliciste, et cela durant toute la durée de ses deux cent ans d’existence. La guerre – offensive – faisait partie de sa politique. C’est aussi, bien sûr, ce qui a causé sa perte, puisque la fin de la démocratie à Athènes est le résultat d’une guerre perdue, une guerre de trop.
Il n’est donc historiquement pas juste d’affirmer que la guerre offensive serait incompatible avec les principes démocratiques. C’est vouloir faire passer ses vœux pour une réalité, alors que la réalité dément l’idée par des faits contraires.
En revanche, ce qui, en démocratie, peut mener une nation à renoncer à des guerres offensives est une déclaration, un article spécifique qui fait mention, dans sa constitution, de cette volonté du peuple de renoncer à des guerres d’agression pour ne consacrer à son armée qu’une seule et unique vocation : la défense contre des guerres d’agression faites sur son propre sol.
Et ce qui peut convaincre un peuple de faire ce choix, c’est une bonne connaissance de la guerre, de ce qu’elle revêt et entraîne comme conséquences, et des risques qu’elle fait encourir à la nation et au peuple. Le prix à payer, même en cas de victoire, est toujours bien plus élevé que les hypothétiques bénéfices qu’une certaine propagande peut faire croire profiter le peuple.
On ne renonce pas à la guerre pour des raisons morales (encore qu’elles sont dignes d’intérêts), mais pour des raisons purement pragmatiques : la guerre est la politique des faibles et des pervers. C’est la politique des fous et des mégalos. C’est la politique des paranoïaques et des despotes. C’est la politique des empires et des hiérarques. C’est une politique absurde et, tôt ou tard, vouée à l’échec, car dans la confrontation, on ne peut jamais être toujours vainqueur. Arrive toujours un moment où l’on perd, et à cet instant, on a TOUT perdu, en ce compris son âme et son identité. C’est vrai individuellement autant que collectivement.
Mais surtout, surtout : la guerre est un incroyable gaspillage de ressources, d’énergie et de vies, qui entraîne des décennies de souffrances et de traumatismes graves, en pure perte, et qui entraîne chez le vainqueur du moment une psychose dévastatrice.
« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. »
…
Bonjour,
Je ne crois pas que l’on puisse dire que « L’Athènes des Ve et IV e s. avant J.C. était une démocratie. »
Je pencherais plus pour dire qu’après la protohistoire, il émerge la « protopolitique », dont un prototype de « protodémocratie ».
Il ne suffit pas, à mon avis, de rogner légalement certains types d’individus du statut de citoyen, pour se targuer d’être sous un régime démocratique.
C’est encore ce que fait notre régime actuel avec plus de subtilité, on peut dire que pour l’instant l’évolution s’est faite entre, être et ne pas être citoyen, d’Athènes, et faire partie d’une certaine catégorie de citoyen, de nos jours.
Les peuples depuis des siècles se « cosmopolises », et tant qu’il en sera ainsi nous ne pourrons que proposer des prototypes de démocratie, peut-être que la démocratie ne peut-être que prototype, un contenant dont le contenu ne fait que changer.
Quoi qu’il en soit, la première condition d’une démocratie c’est justement de ne pas faire de différence entre les humains et donc d’interdire tout texte qui diviserait l’humain en différentes catégories de citoyens (même les criminels…).
La démocratie doit avoir pour référence un seul type de citoyen, dans cette cohérence démocratique il devient difficile d’avoir une catégorie de citoyen qui déclenche des guerres offensives parce qu’elle sait qu’elle ne va pas s’envoyer au casse-pipe.
De plus, je suis optimisme sur le fait qu’une vraie démocratie, celle qui ne fait aucune différence entre les individus, celle qui informe honnêtement tous ses citoyens, celle là je ne pense qu’elle ne répétera pas les erreurs du passé, elle s’en servira pour progresser et devenir meilleur.
Le mariage Gates et Monsanto :
attention, danger pour la planète !
http://www.geopolintel.fr/article693.html
L’impérialisme américain expliqué en 110 secondes
Dénier le fait qu’Athènes était une démocratie sous le prétexte que le rang de citoyen n’était (effectivement) pas accordé à tous les habitants, serait pertinent si, dans les fait, ces citoyens « privilégiés » étaient réellement des privilégiés, c’est-à-dire s’il s’agissait de gens riches et aisés. Or, ce n’était pas le cas dans la toute grande majorité.
Nous n’accordons pas, de nos jours, le droit de vote aux étrangers. Le principe n’était pas très différent à Athènes, où les droits politiques étaient réservés aux athéniens. Il y avait certaines possibilités pour les étrangers résidant à Athènes d’obtenir, dans certains cas, des droits politiques, et parfois même la citoyenneté.
Le fait qu’il y avait des esclaves et que les femmes étaient exclues des droits politiques n’est pas recevable pour dénier que les procédures de prise de décision du régime politique athénien étaient, bel et bien, démocratiques. C’est de cela qu’il s’agit. C’est cela qu’il s’agit d’analyser : les procédures de prise de décision politique et la manière dont elles étaient mise en œuvre et les résultats qu’elles ont entraîné.
Ne pas faire cette nuance, ne pas exercer cette forme de discernement dans l’analyse du régime politique athénien est non pertinent. On peut bien affirmer qu’Athènes n’était pas la démocratie telle que nous la rêvons aujourd’hui (où les droits politiques seraient accordés à tous, parce que nous recherchons un système plus juste et plus égalitaire), sans pourtant nier le fait que les mécanismes et institutions athéniennes étaient démocratiques, réellement démocratiques, même si elles n’étaient pas accessibles à tous.
Morpheus
Plus de 2000 ans se sont passés, nous sommes plus cultivés et nous avons le suffrage universel, mais qu’est-ce qui a changé, les esclaves (employés de nos jours), les femmes et les étrangers n’ont toujours pas d’effet sur la vie politique.
Donc, pourquoi dire que ce qui était démocratie soit devenu oligarchie ?
Le suffrage universel n’est-il pas à ranger au même niveau que les arènes en son temps et les stades de nos jours ?
Salut Morpheus,
Je vais t’apporter la contradiction si tu le veux bien. Sur ce sujet je partage plus le point de vue de J‑Stephane, une fois n’est pas coutume.
Rappelons tout d’abord que la démocratie est le pouvoir souverain du peuple, or le statut de citoyen n’est donné qu’à une petite partie de la population à Athènes. de sortes qu’un petit groupe minoritaire dirige l’ensemble de la population, on ne peut appeler cela autrement qu’une oligarchie.
Le petite nombre gouvernait le grand nombre et était nourri par lui.
ça ne vous rappelle pas quelque chose ?
C’est exactement ce dont il s’agissait.
La situation, malgré quelques différences sur la forme n’est pas vraiment différente sur le fond puisque c’est bien l’assemblée parlementaire qui votent aussi les lois aujourd’hui.
D’autre part, n’étant pas eux-mêmes des esclaves ou des femmes, leur statut de citoyens était bien comparable à celui des gens riches ou aisés au regard du reste de la population.
En outre, que les parlementaires se tirent au sort entre eux pour occuper quelques fonctions ne change pas grand chose à la position oligarchique de cette assemblée.
D’aussi loin que je puisse le comprendre, ce n’est pas le tirage au sort ou l’élection ou encore le mélange des deux qui fait le caractère démocratique mais le fait de l’abandon de souveraineté ou non, qu’on appelle cela représentation ou délégation etc. n’a pas d’importance.
Bien amicalement
J.C
Et pourtant, à Athènes, contrairement à nos institutions oligarchiques ET particratiques, les décisions étaient fondées sur des mécanismes réellement démocratiques, et non sur des principes purement oligarchiques. Pour moi, cela fait une différence.
Bonjour,
Est-ce la démocratisation du statut de citoyen qui a participé à la perversion de ces mécanismes démocratique ?
MAGISTRAL !
Next Floor from PHI Centre on Vimeo.
Irena Sendler
Irena Sendler par Sentinelle7777
http://www.lateledelilou.com/STFR-Que-se-passe-t-il-apres-notre-mort-Raymond-Moody_a1258.html
Raymond Moody, grand admirateur de la Grèce antique, dit dans l’interview ci-dessus, à la Télé de Lilou, qu’il a commencé à s’intéresser à la question sur la vie après la mort en lisant « La République » de Platon.
La liberté, ce n’est de choisir son maître, c’est de ne pas en avoir
Bien amicalement
J.C
Voici un extrait des notes sur l’anarchie d’Anne Archet
source ici
« En tant que citoyens de démocraties libérales, nous sommes tous et toutes dressés dès notre plus jeune âge dans le but de faire de nous des citoyens utiles et responsables, c’est-à-dire obéissants. Et l’un des principaux outils de contrôle social est le mythe.
Le mythe raconte une histoire sacrée et performative — du moins pour celui qui appartient à la culture qui le crée. Il s’agit d’une narration qui explique non seulement l’origine du monde, mais aussi tous les événements primordiaux à la suite desquels les humains sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est-à-dire des êtres organisés en société, obligés de travailler pour vivre, vivant selon certaines règles et soumis à des institutions hiérarchiques de contrôle social dont l’État est une des principales incarnations modernes. Le mythe a la particularité de se justifier lui-même ; il est « vrai » parce que la société qui l’a produit et dont il est l’image existe. Il est « vrai » parce qu’il est continuellement répété, par des « conteurs » dont l’autorité découle du fait de conter et de répéter le mythe. En ce sens, le mythe, même s’il n’est pas toujours religieux, contient des éléments cérémoniaux, liturgiques. Réciter le mythe recrée donc le monde, par la force du rite.
Le mythe démocratique est une narration particulièrement puissante dont on peut retracer les sources jusqu’aux philosophes des Lumières. Ce mythe est progressiste et évolutionniste ; il pose que la civilisation — conçue comme un ensemble d’institutions de contrôle social dont l’État moderne est l’aboutissement — est la finalité de toute société humaine. Il existe donc des primitifs, vivant dans un état de barbarie violente mais aussi d’innocence naturelle — le bon sauvage de Rousseau — et des civilisés, sujets de dirigeants dont le pouvoir découle par contrat social du peuple. L’Histoire est donc l’émergence de l’humanité des brumes de la sauvagerie vers la splendeur de la civilisation, guidée par les progrès des lumières de la raison. Il ne peut donc y avoir de société sans police, sans armée, sans prisons, puisque l’existence de ces institutions est inscrite dans l’Histoire et sont des conditions sine qua non des sociétés développées et prospères.
Malheureusement pour le mythe, cette vision des « peuples barbares » a été depuis les cinquante dernières années complètement réévaluée par les anthropologues, qui pour la plupart estiment que ces peuples étaient prospères, qu’ils vivaient dans un état général de paix… et qu’ils n’étaient soumis à aucune forme institutionnalisée de domination hiérarchique. Des chercheurs comme Frank Hole et Kent Flannery ont, par exemple, constaté que les chasseurs-cueilleurs avaient un mode de vie peu contraignant, qui permettait de développer une vie culturelle en harmonie avec l’environnement. Et surtout, qu’ils ne travaillent pour ainsi dire jamais, le plus clair de leur temps à jouer, à discuter, à se reposer ou à dormir.
Ce qui signifie que 98% de la durée de l’expérience de l’espèce humaine s’est déroulée dans un état indiscernable de l’anarchie. Et que l’apparition de l’État ne fut en rien obligatoire, imposée par le développement naturel de l’humanité. Comme Pierre Clastre l’a démontré il y a fort longtemps, la notion de pouvoir est innée dans toute société humaine, ce qui explique cette tendance lourde des humains à préserver leur autonomie vis-à-vis de celui-ci. Toutes les sociétés sont des structures faites de réseaux de normes complexes qui empêchent activement l’expansion d’un pouvoir séparé et autoritaire. En opposition, l’État est une constellation législative émanant d’un pouvoir hiérarchique qu’elle légitime, tout particulièrement dans ces sociétés qui ont échoué à maintenir en place des mécanismes naturels qui l’empêchent de prendre cette forme. Clastre opposait ainsi les grandes civilisations andines, dont l’Empire inca, aux petites unités politiques formées par les tribus amazoniennes. Les sociétés dites primitives — pas seulement celles du paléolithique, mais aussi les contemporaines — ne sont pas des sociétés qui n’auraient pas encore découvert le pouvoir et l’État, mais au contraire des sociétés construites pour éviter que l’État n’apparaisse. Même la guerre entre tribus est une façon pour lesdits primitifs de repousser la fusion politique et donc empêcher la menace d’une délégation de pouvoir menant aux dérives étatiques.
Évidemment, je ne suggère pas qu’il nous faudrait toutes et tous retourner au pléistocène. Mais l’expérience des peuples dits primitifs démontre qu’il est possible pour les humains de vivre une vie prospère sans être soumis à l’État, au Travail, à la Loi. Elle démontre l’évidence de la possibilité de l’anarchie. »
Bien amicalement
J.C
Bonjour,
Texte très intéressant, je trouve très pertinent de chercher des cohérences entre le mythe et la démocratie.
Peut-on chercher des corrélations entre la démocratie grecque et la mythologie grecque ?
Entre la démocratie qui accorde la puissance aux mortels et la mythologie qui la réservent aux immortels.
N’est-il pas logique qu’il en résulte des dieux vivants ?
Ne sommes-nous pas tout simplement gouvernés par des mythomanes ?
Quelques extraits des notes sur la démocratie d’Anne Archet
« Mais qu’est-ce que la démocratie ? Il s’agit de la théorie politique qui stipule que le gouvernement et les lois qu’il adopte et fait respecter doivent refléter la volonté de la majorité telle que déterminée par un vote direct ou des représentants élus. La plupart du temps, la légitimité d’une démocratie naît avec l’adoption d’une constitution qui établit les règles fondamentales, les principes, les devoirs et les pouvoirs du gouvernement. Cette constitution limite aussi la plupart du temps le pouvoir d’ingérence de l’État dans la vie de ses citoyens en établissant une liste de droits qui sont théoriquement protégés de l’ingérence de la majorité démocratique.
Le problème central de la démocratie est qu’elle est source institutionnalisée d’aliénation.
La liberté individuelle n’est possible et praticable que lorsque la pensée et l’action sont intimement liées, lorsque les désirs et leur libre réalisation ne sont pas entravés par des forces extérieures à la volonté individuelle. Ce lien qui se brise entre la pensée et l’action, voilà ce qu’est l’aliénation.
Les passions et les désirs n’ont de valeur que s’ils constituent des forces réelles et incarnées dans nos vies. Mais lorsque l’individu est aliéné, les passions et les désirs sont tués dans l’œuf par la simple conscience que les conditions de son existence sont hors de son contrôle. Dans ce contexte, les rêves ne sont que pour les rêveurs, les désirs sont continuellement confrontés à l’impossibilité de l’action, à l’impossibilité de leur réalisation. Cette sinistre condition existentielle fait en sorte que l’individu perd contact avec les désirs et les passions qui devaient être les moteurs de ses actions. Ce contact est extrêmement difficile à rétablir lorsqu’il est perdu et mène pour la plupart d’entre nous à un état de passivité abrutissante. Même le désir de changer les conditions sociales et matérielles qui causent l’aliénation se transforme alors en passivité et en désespoir, ce qui assure la pérennité de l’aliénation.
Le résultat prévisible est que la société finit par se diviser en deux groupes, d’une part celui des aliénés qui ont été spoliés de leur capacité à inventer et à créer leur vie, de l’autre ceux qui profitent de cet état de fait pour accumuler et contrôler l’énergie aliénée et ainsi assurer la reproduction des rapports sociaux de domination hiérarchique qu’ils exploitent à leur avantage. En tant que force extérieure à l’individu qui sépare sa volonté de son action, la démocratie ne fait rien de moins que d’assurer l’existence du pouvoir aliéné, puisqu’elle exige que les désirs soient isolés du pouvoir d’agir. Toutes les variétés de démocratie ont recours à l’élection comme mode de prise de décision, qui par définition représente un moyen de transférer les pensées, l’autonomie et la liberté de l’individu vers un pouvoir extérieur. Que ce transfert de pouvoir se fasse vers un représentant élu ou une vague majorité n’a en soit que peu d’importance. La réalité est que l’individu démocratique ne s’appartient plus lui-même ; il appartient à la majorité démocratique. Le citoyen est ainsi aliéné de sa capacité à déterminer les conditions de sa propre existence et de choisir librement le type de relations qu’il souhaite entretenir avec ses semblables. »
« Évidemment, l’aliénation, la manufacture en série des opinions et la décontextualisation des décisions ne sont pas les seuls problèmes fondamentaux de la démocratie ; le concept de majorité est tout aussi troublant. En acceptant systématiquement la volonté de la majorité, la démocratie accorde au plus grand nombre le droit de tyranniser la minorité. Dans le contexte démocratique où le gagnant rafle tout, les minorités n’ont que très peu d’influence sur les décisions politiques. Et comme si ce n’était pas déjà assez scandaleux, les majorités démocratiques ne sont même pas de vraies majorités, mais la minorité numériquement la plus importante. Par exemple, le parti libéral du Québec a pris le pouvoir en 2008 avec 42% des voix exprimés. Ce qui veut dire que 24% des électeurs inscrits ont voté pour les libéraux, si on tient compte du taux d’abstention (record) de 43%. La conséquence est que pour les différentes minorités qui forment la majorité réelle, les démocraties n’offrent pas plus de liberté politique que le despotisme et la dictature.
Mais ça ne s’arrête pas là. En entretenant l’illusion de la participation de tous aux affaires de la Cité, la démocratie permet aux majorités de justifier toutes leurs actions, même les plus répugnantes. Et puisque les démocraties disent permettre la participation de tout un chacun dans le processus politique, il est sans danger pour le pouvoir établi que des votes soient dirigés vers les opinions minoritaires, puisque ces voix perdues ne servent qu’à renforcer légitimité de la position majoritaire. De la même manière, si des individus décident de ne pas participer au scrutin, ce choix peut tout aussi bien être interprété comme un consentement à l’opinion majoritaire puisque ces individus auraient été libres de voter contre l’opinion majoritaire s’ils l’avaient voulu. Il n’y a pas d’issue possible à la justification démocratique.
Et je ne parle pas du caractère profondément inique du principe « une personne un vote » qui ne tient aucun compte de l’importance de la préférence individuelle. Deux électeurs vaguement intéressés à faire quelque chose peuvent gagner contre mon opposition acharnée et passionnée. »
« Il ne faut pas oublier les critiques immanentes de la démocratie. Certaines d’entre elles ont été formulées la première fois à l’époque de Platon et d’Aristote et n’ont pas encore été réfutées de façon satisfaisante ; elles concernent la démagogie, les groupes de pression et la corruption.
La démagogie est la stratégie politique qui consiste à obtenir du pouvoir en ayant recours à une rhétorique qui flatte les préjugés et les réflexes les plus vils, les plus bas et les plus réactionnaires de la population. Toutes les démocraties y succombent un jour ou l’autre, désireuses qu’elles soient de manufacturer le consentement à partir des peurs, des espoirs, et des colères confuses des masses citoyennes.
De plus, les démocraties représentatives sont tout spécialement vulnérables à l’action délétère des groupes de pression. Les groupes représentant des intérêts particuliers ont l’habitude d’engager des experts grassement rémunérés qui ont pour mission de courtiser, de harceler, de menacer ou carrément d’acheter les représentants élus pour obtenir une législation qui leur est favorable, des subventions gouvernementales ou toute autre sorte de faveur. Parce que les élus proviennent fréquemment du milieu des affaires ou des classes aisées, la collusion avec ces groupes de pression se fait la plupart du temps tout naturellement, souvent même avant que ledit élu n’ait eu le temps de se saisir du pouvoir.
Ces problèmes sont des symptômes éloquents qui se manifestent lorsque les individus sont réduits à une masse amorphe de spectateurs passifs du processus décisionnel, ou lorsque l’implication de l’individu dans la création de son propre environnement de vie est réduite au simple choix d’opinions. Il est donc inutile de travailler à réformer les institutions démocratiques pour permettre aux politiciens de devenir de meilleurs démagogues et de meilleurs lobbyistes. Le contrôle du financement des partis politiques ou la distribution gratuite de temps d’antenne est inutile, parce que ces réformes reconnaissent implicitement la légitimité de la manipulation politique. Si la manipulation politique est légitime, ça signifie en fin de compte que la démocratie n’a à offrir à l’individu qu’un seul moyen de s’affranchir de l’oppression : devenir lui-même oppresseur. Comment prétendre dans ces conditions que liberté et démocratie sont indissociables ?
Et il ne faut surtout pas oublier la corruption qui ronge la démocratie depuis le berceau. Je n’aurais jamais cru dire un jour une telle énormité, mais Staline avait tout à fait raison : ceux qui votent ne décident de rien ; ceux qui comptent les votes décident de tout.
Une des forces de la démocratie est sa faculté à se reproduire, à se fondre dans le statu quo et à assurer sa pérennité. Malgré ce qu’en disent la plupart des démocrates, les démocraties sont loin d’être fragiles ; la plupart des régimes actuels qui sont les plus anciens sont des républiques et des monarchies constitutionnelles basées sur les principes de la démocratie représentative. En ce début de millénaire, les êtres humains vivent soit dans des démocraties, soit dans des pays sous la domination économique et militaire de démocraties. Comment expliquer ce succès ? Comment expliquer cette hégémonie ?
Dans tous les pays démocratiques – et le Canada n’y fait pas exception – l’endoctrinement démocratique commence à la petite école, avec l’élection des présidents de classe, l’éducation civique, les saluts au drapeau (unifolié ou fleurdelisé). Très vite, le citoyen est amené à penser que la démocratie est la condition première et nécessaire à la liberté. Lorsque la démocratie encadre le débat de la sorte et force même ses opposants à discuter selon ses propres termes, toutes les actions entreprises pour changer l’environnement politico-social doivent se dérouler dans le cadre de ses principes, sinon de ses institutions, et réaliser les seules fins qu’elle puisse sanctionner. C’est pourquoi la démocratie réussit à se reproduire en demandant si peu d’effort de la part de l’élite dominante. Un système démocratique basé sur le règne de la majorité convainc les classes exploitées et aliénées qu’elles ont le contrôle des institutions gouvernementales grâce à ses mythes fondateurs (la volonté populaire, le peuple souverain, etc.) même si ce contrôle reste effectivement entre les mains des classes exploiteuses et aliénatrices. Même les contradictions les plus flagrantes passent inaperçues parce que le système a réussi à équivaloir à son existence avec celle de la liberté, se plaçant ainsi à l’extérieur du champ des idées et des principes que l’on peut critiquer et combattre. En se présentant comme un a priori ou comme le premier principe de la liberté individuelle, la démocratie offre un visage de tolérance et se présente comme la source par excellence du bien public, se plaçant ainsi au-delà de toute contestation.
En régime démocratique, les notions d’égalité des électeurs et de règne de la majorité impliquent que le Peuple (avec un gros P majuscule) détient le pouvoir, malgré les innombrables preuves du contraire. En toute logique, si le Peuple n’effectue aucun changement dans l’ordre des choses, c’est qu’il n’a aucune volonté de le faire puisqu’il est souverain. Or, le Peuple croît, en théorie, en la justice et en la liberté puisque selon les mythes fondateurs des démocraties il se retrouve à l’origine même de la création de ces régimes politiques. Puisque le Peuple démocratique aime la liberté, il devrait naturellement agir pour mettre fin à toutes les formes d’oppression, au moment même où elles sont découvertes. Ce qui signifie que si une loi, un règlement ou une pratique gouvernementale ne change pas, c’est qu’elle n’opprime pas le Peuple. Bref : tout ne peut qu’aller bien dans le meilleur des mondes.
Évidemment, un tel raisonnement n’a jamais et ne pourra jamais donner naissance à une société véritablement libre. Mais rejeter cette logique sans adopter une critique générale de la démocratie mène directement à une autre conclusion hautement douteuse, qui est la plupart du temps formulée par les individus et partis de gauche des démocraties libérales occidentales. Selon eux, si le gouvernement n’est pas à la hauteur des aspirations du Peuple, c’est que les gens sont trop apathiques, trop ignorants, trop stupides ou trop égocentriques pour se servir collectivement du pouvoir qui se trouve à portée de leurs mains. Si les militants progressistes pouvaient seulement réussir à informer, éduquer, organiser et mobiliser les masses, tout finirait par fonctionner à merveille. On assiste alors au spectacle pitoyable d’individus selon toutes vraisemblances intelligents qui volontairement se retrouvent pieds et poings liés, se débattant pour réformer un système qui dans ses incarnations les meilleures et les plus efficaces n’a d’autres fonctions que d’opprimer tout le monde de façon égale. Encore une fois, les classes dominantes peuvent dormir sur leurs deux oreilles tant que les opprimés et les aliénés accusent leur propre apathie et leur propre stupidité comme source de leur propre aliénation et leur propre oppression plutôt que les failles intrinsèques du concept même de démocratie.
Nous assurons tous et toutes la reproduction de la démocratie avec notre vote et notre acceptation servile et quotidienne aux résultats des élections. Le fait d’aller voter ne sert qu’à réaffirmer et à légitimer le pouvoir de l’État, quel que soit votre choix électoral. En votant, il vous arrivera peut-être de participer à la création ou à l’abolition de politiques, et de législations. Vous pourrez même participer au renouvellement de la classe politique. Mais vous n’arriverez jamais à changer le système et ses relations de pouvoir basées sur la domination et l’aliénation de l’individu. C’est pour cette raison que les classes dirigeantes des démocraties ne craignent absolument pas le suffrage universel, même si certains politiciens en particulier peuvent souffrir de la grogne populaire et se faire ravir les rênes du pouvoir. »
« Les systèmes politiques de tous genres ont tous en commun la particularité d’exclure la possibilité de l’action directe autonome et individuelle et la démocratie n’y fait pas exception. Les démocraties savent être aussi racistes, nationalistes, impérialistes et militaristes que les dictatures, et surtout elles discriminent, exécutent, torturent et réduisent au silence les individus. Ce qui distingue les démocraties des autres systèmes, c’est qu’elles oppriment et aliènent se présentant comme le visage de la volonté collective et individuelle, comme l’incarnation même de la liberté, ce qui les rend particulièrement insidieuses et efficaces. »
Si vous souhaitez lire la totalité de l’article, il est ici
intéressant n’est-ce pas ?
Bien amicalement
J.C
« intéressant n’est-ce pas ? » »> OH OUI 🙂
Tout remède au chaos engendre de l’ordre et l’ordre limite le champ des possibles. C’est un fait douloureux.
La communauté rencontre là son vrai casse tête … intemporel.
Les physiocrates, les libéraux et les ultralibéraux espèrent gommer ce défaut systémique de toute organisation, mais sur un seul secteur d’activité, le commerce, et en se référant à une sorte de main divine qui engendrerait le mieux pour tous. C’est débile, d’autant plus qu’en fait ils se trahissent eux mêmes en rendant certaines libertés obligatoires et pas d’autres. Le résultat est affligeant.
Ils sont les anarchistes du fric, ce qui ne mène qu’à l’horreur.
S’il n’y a pas de main divine, que pourrait on trouver d’autre ?
Sans nous concerter, Morpheus et moi avons écrit avec des mots différents, ici je surdéveloppe, que la loi, le contrat social, la structuration et toutes cette sorte de bonnes choses aliénantes ne sont là que pour pallier à notre carence en conscience, et au fait que l’empathie, c’est à dire la covibration émotionnelle, ne sont pas le moteur principal de nos actes.
Il y a là une piste bien maigre de réflexion. Des expériences anarchistes, locales dans le temps et l’espace, démontrent cependant qu’elle est porteuse d’espoir.
Pour qu’elle soit plus que cela, il faudra(it) l’oser.
Je pousse le bouchon »>
Nous avons en nous quelque chose qui cloche au niveau de la définition de la liberté :
Tant que nous resterons crispés sur le lieu commun « ma liberté s’arrête là où commence celle des autres », le problème subsistera, car une telle pensée ancre l’organisation humaine dans le conflit ; quoiqu’on fasse pour s’organiser en synergie sociétale : le ver est dans la pomme ( la tronche ).
Si au contraire nous réussissions à intégrer dans notre psyché une définition empathique de la liberté, du genre « ma liberté, c’est de savoir et pouvoir obéir à mon cœur » et une définition empathique du bonheur, du genre « Mon bonheur s’embrase là où commence celui de l’autre », alors le susdit casse tête serait obsolète.
L’espèce humaine a ceci de particulier en comparaison avec l’espèce fourmi, que l’individualité y est maximale et le communisme génétique minimal.
Si bien que pour vivre ensemble il nous faut inventer un ciment.
Ce peut être le contrat, l’analyse, la codécision, et même la si peu souhaitable dictature.
Mais nous n’avons que peu expérimenté le cœur.
Quel dommage .…..
Saurons nous muter ?
Bonjour,
@50
Très, très bonne critique sur la démocratie à l’Occidentale. Elle démontre bien que par ses mécanismes il en résulte une fourbe dictature.
Ne serait-ce que par l’élection où 51 % = 100 % et 49 % = 0 %, tout en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit que des voix de ceux qui ont choisi un maître.
Les mécanismes d’une démocratie digne de ce nom doivent prendre en compte toutes les voix, et les mettre en concurrence au quotidien, pas seulement et partiellement au moment des élections. Chaque artisan de la société doit pouvoir choisir ses outils pour oeuvrer vers l’excellence, et ainsi faire légion.
Si les mécanismes électoraux actuels interprètent l’abstention comme une volonté délibérée du citoyen de renoncer à son pouvoir démocratique, il en sera tout autrement en votant blanc.
Un gouvernement démocratique n’a rien d’une démocratie citoyenne.
Ana,
à « ma liberté s’arrête là où commence celle des autres » je préfère penser « ma liberté c’est nous, ma prison c’est moi »
D’accord aussi. Excellent post 50. Il va sûrement se retrouver avec plein de cadres bleus, de surlignements jaunes et de lettres rouges 🙂
Une jolie remarque de Anne Archet que je n’avais jamais relevé, c’est l’arnaque de ceux qui disent « la démocratie représentative est fragile » (sous-entendu : donc il faut la défendre).
On ne peut pas être libre en enfermant les autres dans nos propres schémas, ni de pensée, ni d’agir.
Celui qui fait cela devient lui-même l’esclave de la tyrannie qu’il impose aux autres, et cela, Étienne de la Boétie l’a déjà constaté au XVIe s.
Celui qui impose son ordre doit sans cesse être en garde contre ceux qui voudront, soit reprendre leur liberté, soit accaparer sa position de maître.
Mais la liberté n’est pas nécessairement la clef. On la porte au pinacle car elle s’affirme — faussement ! — comme l’alpha et l’oméga du progrès, de l’humanisme, de la démocratie.
Plutôt que la liberté, qui est le leitmotiv, tant des physiocrates que des « libéraux » (terme trompeur), car il consacre LEUR liberté d’enfermer les autres dans leurs propres schèmes, LEUR liberté d’exploiter la faiblesse et l’aliénation (comme l’explique le texte de J.C. ci-dessus).
Or, le vrai cœur de l’humanisme et de la démocratie, ce n’est pas la liberté, mais l’égalité. Ce n’est pas par hasard que les grecs disposaient de plusieurs termes pour définir l’égalité :
> isonomia, qui désigne l’égalité des droits politiques et l’égalité devant les lois.
> isègoria, qui désigne l’égal droit de parole dans les assemblées politiques des citoyens.
> isogonia, qui désigne l’égalité par la naissance entre tous les citoyens de la cité.
> isokratia, qui désigne l’égalité de pouvoir entre tous les citoyens libres de la cité.
Toutefois, remarquons que quand Hérodote décrit la naissance de la démocratie athénienne, il met en évidence l’isègoria et non l’isonomie comme principe de l’égalité : ce que les démocrates athéniens chérissent le plus dans l’égalité, c’est l’isègoria, pas l’isonomie.
Pour comprendre cette étonnante préférence, il convient de convenir de la nature de l’égalité, car celle-ci peut revêtir deux compréhensions concourantes. L’une tient que tous les êtres humains sont par nature et par essence égaux — c’est-à-dire semblables — et qu’ils ont dès lors tous droit à une part équitable de tout ; l’autre convient que tous doivent bénéficier de chances équitables, comme les coureurs du Marathon.
Ainsi, tandis que l’isonomie, qui accorde une voix politique égale à tous les citoyens, peut supposer une égalité de nature aussi bien qu’une égalité de chance, l’isègoria est une pure égalité de chances, et il en sort que les Athéniens auraient accordé plus d’importance à l’égalité des chances plutôt qu’à l’égalité de nature et d’essence.
Ceci est bien décrit par Bernard Manin. Il se peut néanmoins que cette lecture soit celle d’Hérodote, non la vérité sur les préférences des Athéniens. Il faut approfondir la réflexion sur la forme de l’égalité si nous voulons déterminer quelle en est la meilleure pour bien gérer la vie dans la cité.
Si nous supposons qu’il est préférable d’adopter l’égalité de chance plutôt que d’essence, nous devons voir si cela se trouve dans la réalité de la cité. C’est-à-dire, il convient que tous aient, effectivement, les mêmes chances au départ de la vie – ou à tout le moins, à l’entrée de l’âge adulte. Tous doivent donc avoir reçu une éducation égale, un accès au savoir égal et bénéficier d’une fortune égale au moment de l’entrée dans l’âge adulte.
Les citoyens libres d’Athènes avaient tous accès au savoir et à l’éducation lettrée, mais cependant, tous n’étaient pas égaux en fortune. Ceux qui disposaient de peu de fortune — les pauvres, qui étaient plus nombreux que les riches — devaient consacrer une plus grande part de leur temps à gagner leur pain, et ainsi, disposaient de moins de liberté pour étudier et recevoir un enseignement. Les préoccupations des uns étaient tournées vers les besoins de la nécessité du corps, tandis que les préoccupations des autres pouvaient se consacrer pleinement aux besoins de la nécessité de l’esprit, puisque les nécessités du corps étaient assurées par leur fortune.
Il ressort qu’il ne pouvait y avoir, véritablement, d’égalité de chance à l’entrée de l’âge adulte. Il eut fallu, pour cela, que l’on prenne aux riches pour donner aux pauvres, afin que tous aient une fortune égale. Il manquait donc une forme d’égalité que les Athéniens n’ont jamais prise en compte dans l’idéal démocratique : l’égalité de fortune – « isoikonomos ».
Donc, cette inégalité de fortune engendre un déséquilibre qui rend caduque l’égalité des chances, et qu’avec le temps, ce déséquilibre ne fait que croître et cela concours à augmenter les inégalités de fortune. Or, les inégalités de fortune, lorsqu’elle deviennent trop grandes, sont causes de maints désordres, conflits et injustices. Elles nuisent donc à la bonne entente et à la bonne gestion de la cité dans la paix.
L’inégalité de fortune empêche d’accéder à l’un des objets fondamental de la démocratie : l’autonomie.
Au sens premier, le terme « autonomie » désigne celui qui fait ses propres lois. Il revêt cependant, par déduction, un autre sens : celui qui ne dépend pas d’autrui.
En effet, celui qui dépend d’autrui, notamment pour la nécessité des besoins du corps, est par nature soumis à autrui, si bien qu’il ne dispose pas d’une totale liberté dans ses choix. Celui qui pourvoit aux besoins du corps d’un autre dispose de fait d’un ascendant sur lui et peut user de cet ascendant pour influencer ses choix ; il lui impose donc ses règles, donc ses lois. On dit que la personne dépendante est « hétéronome ». C’est le cas de tout le peuple dans les formes monarchique et aristocratique, où le commun est soumis à des lois pour lesquelles il ne peut mais. On comprend mieux pourquoi les « libéraux » sont de grands fervents de l’élection : ils comprennent parfaitement cette dépendance (« Je ne crains pas le suffrage universel ; les gens voteront comme on leur dira »).
Morpheus
Le meilleur moyen d’amener les conditions d’une anarchie apaisée, c’est de permettre à tout un chacun d’accéder à tous ce dont il a besoin pour vivre gratuitement. Si les ressources ne sont accessible à tous en quantité et en qualité suffisante nous n’aurons rien d’autre qu’une guerre civile.
Une organisation sans hiérarchie sociales ni travaux forcés, j’appelle ça une démocratie individualisée.
Je préfère cette dénomination plutôt que celle d’anarchie pure et dure qui pourrait avoir comme connotation l’absence de tout type d’organisation.
D’autre parlerons d’une société au-delà de la politique, de la misère et de la guerre, ce qui n’est pas mal non plus puisque cela écarte tous ces systèmes de pouvoir politique qui ne sont que des moyens d’aliénation de l’individu.
Ainsi, pour ce qui est de l’esclavage, c’est toujours le même problème quelles que soient les époques : s’ils avaient été riches, les esclaves n’auraient pas le statut d’esclave. Mais comme dans une économie basée sur la rareté, il y a forcément compétition, inégalité, rationnement et exploitation forcée des populations par le chantage de l’accès aux richesses, le statut d’homme libre reste une chimère.
Ce système est la cause de la destruction de l’environnement, de la misère et des guerres.
Vouloir maintenir les individus dans un tel système d’esclavage où ils doivent gagner le droit de vivre en étant exploité, où il ne peut y en avoir pour tous pour que le système se perpétue alors qu’on peut faire autrement est un crime contre l’humanité et plus largement un crime contre la vie.
Jacque Fresco résume cela très bien : économie, démocratie et liberté en 10 minutes
Bien amicalement
J.C
« Voulez-vous donc donner à l’État de la consistance, rapprochez les degrés extrêmes autant qu’il est possible ; ne souffrez ni des gens opulents ni des gueux. Ces deux états, naturellement inséparables, sont également funestes au bien commun ; de l’un sortent les fauteurs de la tyrannie, et de l’autre les tyrans : c’est toujours entre eux que se fait le trafic de la liberté publique : l’un l’achète, et l’autre la vend. »
Rousseau, Le contrat social (chapitre XI des divers systèmes de législation), 1762.
Le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre,
l’un par la possession l’autre par la convoitise ;
il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ;
il ôte à l’État tous ses citoyens
pour les asservir les uns aux autres,
et tous à l’opinion.
L’une des fonctions les plus importantes du gouvernement
est de prévenir l’extrême inégalité des fortunes.
Rousseau.
Étrange et funeste constitution où les richesses accumulées facilitent toujours les moyens d’en accumuler de plus grandes, et où il est impossible à celui qui n’a rien d’acquérir quelque chose ; où l’homme de bien n’a nul moyen de sortir de la misère ; où les plus fripons sont les plus honorés et qu’il faut nécessairement renoncer à la vertu pour devenir un honnête homme !
Je sais que les déclamateurs ont dit cent fois tout cela ; mais ils le disaient en déclamant, et moi je le dis sur des raisons ; ils ont aperçu le mal, et moi j’en découvre les causes, et je fais voir surtout une chose très consolante et très utile en montrant que tous ces vices n’appartiennent pas tant à l’homme, qu’à l’homme mal gouverné.
Jean-Jacques Rousseau,
Préface de NARCISSE ou l’Amant de lui-même (1752).
Il n’y a plus aujourd’hui de Français, d’Allemands, d’Espagnols, d’Anglais même, quoi qu’on en dise ; il n’y a que des Européens. Tous ont les mêmes goûts, les mêmes passions, les mêmes mœurs, parce qu’aucun n’a reçu de forme nationale par une institution particulière. Tous dans les mêmes circonstances feront les mêmes choses ; tous se diront désintéressés et seront fripons ; tous parieront du bien public et ne penseront qu’à eux-mêmes ; tous vanteront la médiocrité et voudront être des Crésus ; ils n’ont d’ambition que pour le luxe, ils n’ont de passion que celle de l’or. Sûrs d’avoir avec lui tout ce qui les tente, tous se vendront au premier qui voudra les payer. Que leur importe à quel maître ils obéissent, de quel État ils suivent les lois ? pourvu qu’ils trouvent de l’argent à voler et des femmes à corrompre, ils sont partout dans leur pays.
Jean-Jacques ROUSSEAU (1771−1772)
Considérations sur le gouvernement de Pologne et sur sa réformation projetée.
Chez Rousseau, la densité est telle que chaque ligne mériterait un colloque.
Exemple :
« tous ces vices n’appartiennent pas tant à l’homme, qu’à l’homme mal gouverné » »> Je pourrais dire cela un jour et le contraire le lendemain, car c’est un vrai sujet qui ne se satisfait pas du tranchant booléen, et il est plein de protubérances. Qui n’aimerait pas en débattre avec lui … C’est ennuyeux la mort quand même 😉
Le principal problème avec les gouvernements démocratiques, c’est que comme tous les autres régimes politiques, leurs gouvernes ne sont pas dictées par leur peuple.
Le problème de tout gouvernement, c’est qu’il s’agit toujours d’hommes gouvernés par d’autres hommes.
Bien amicalement
J.C
Je voudrais aller plus loin dans l’analyse de la notion d’égalité.
Selon Bernard Manin, il y aurait donc deux approches contradictoires de l’égalité : l’égalité de nature (nous sommes tous des êtres humains, donc nous sommes égaux et devons donc recevoir une part du pouvoir équivalente à celle des autres) et une égalité de chances (nous ne sommes pas égaux, mais nous avons tous les mêmes chances – ou devons avoir les mêmes chances – d’obtenir un pouvoir politique).
On voit bien que l’égalité des chances est encore de nos jours la notion qui est portée par l’establishment, et pour cause : l’égalité des chances rentre parfaitement dans le paradigme d’une société où la compétition est mise au cœur de tous les processus, qu’ils soient politique, économiques, sportifs, etc.
Cette approche de l’égalité sert donc avant tout les défenseurs du libéralisme, du capitalisme, bref : ceux qui défendent l’exploitation des uns (le grand nombre) par les autres (le petit nombre).
Pourtant, je ne vois guère en quoi il puisse jamais y avoir une « égalité de chance » autrement que dans le tirage au sort. En cela, la procédure athénienne est indémontable, et les calculs statistiques auxquels nous pouvons nous référer de nos jours pour le démontrer sont la meilleure preuve (scientifique). Nous disposons donc de tous les outils nécessaires pour établir des mécanismes de désignation par le sort parfaitement équitables, contrôlables et vérifiables.
Même la vision athénienne (du moins selon l’interprétation d’Hérodote), qui met en avant l’isègoria plutôt que l’isonomie me parait critiquable.
En effet, si tout le monde peut s’exprimer à l’assemblée, nous savons que, pour la plupart, ceux qui s’y exprimerons seront principalement ceux qui savent s’exprimer en public (et n’ont pas de complexe à le faire), et qui plus est, ceux qui auront une influence seront ceux qui ont un réel talent oratoire, permettant de se faire comprendre du plus grand nombre. Pour qu’il y ait une réelle égalité de chances pour tous à cet exercice, il faudrait au préalable que les citoyens soient tous formés (à l’école) à cet exercice, et de façon sérieuse (pas pour faire joli et justifier le programme scolaire). Mais même dans ce cas, nous savons que tous n’auront pas le même talent. Donc, nous savons que l’égalité dans l’exercice de l’isègoria est un mythe : il ne peut pas être atteint, seulement approché.
Attention, disant cela, je ne veux nullement mettre à mal l’isègoria, la liberté de parole, qui est bien sûr indispensable. Je dis juste qu’on ne peut prétendre qu’il y a égalité de chance dans l’exercice de l’isègoria, cela même si l’on instruit les citoyens en ce sens. Je reste toutefois bien conscient que ce qu’on obtiendrait, dans pareille situation, serait incomparablement supérieur à ce que nous avons aujourd’hui !
Donc, des cinq approches de l’égalité misent en avant (les quatre prisent en compte par les grecs, et celle que j’ai ajoutée, l’isoikonomos), il me semble que les plus essentielles sont, dans l’ordre d’importance :
1) l’égalité économique (isoikonomos)
2) l’égalité politique (isonomie)
3) l’égal droit de parole (isègoria)
L’isogonia (l’égalité de naissance) et l’isokratia (l’égal pouvoir) me semblent sujet à débat et interprétation.
Qu’entendons-nous par égalité de naissance ? S’agit-il de la notion de « droit du sol » – celui qui nait sur un territoire doit être considéré comme un égal et bénéficier des mêmes droit ? Dans ce cas, nous sommes contraint de lier la personne (et ses droits) à un territoire. Cela peut avoir un certain sens, mais cela induit nécessairement une discrimination avec ceux qui sont nés sur un autre territoire, et donc, cela va à l’encontre d’un principe humaniste essentiel qui veut que, tous humains nés la planète Terre (notre véritable « territoire d’appartenance commune »), nous soyons tous interdépendants et égaux (pas besoin de Dieu dans cette affaire, nous sommes égaux parce que face aux forces de la nature, chacun est rendu égal aux autres).
Donc, la notion de territoire, et donc de frontières et de nations, peut se justifier dans une certaine mesure, mais pose problème dans une autre mesure.
C’est le hiatus entre mondialisme et internationalisme. Le mondialisme veut une abolition des frontières, l’internationalisme repose, par définition (inter = entre, donc « international » = entre les nations), sur le respect mutuel des frontières et de la souveraineté des nations. Un internationaliste sincère et lucide est donc normalement souverainiste. Un mondialiste sera nécessairement pour l’abolition des nations, donc des souverainetés nationales.
Si je défend l’idée d’une égalité économique et que je pousse le projet d’une économie basée sur le partage équitable des ressources, non monétaire (sans argent ni monnaie, donc abolition du commerce), je devrait nécessairement être mondialiste.
Or, le mondialisme actuel repose entièrement, lui, sur le paradigme de l’économie monétaire et le commerce (donc sur la pérennisation et l’artificialisation de la pénurie) : les mondialistes d’aujourd’hui veulent faire sauter les frontières et les nations pour pouvoir exercer leur pillage et leur exploitation sans limites. Tout le contraire du projet que je défend.
D’autre part, je sais aussi par expérience que l’on ne peut, pratiquement parlant, agir que dans une échelle de proximité. Mon action politique se fait donc avant tout au niveau de l’endroit où je vis, de ma commune, mon canton, ma région. Même la nation est déjà un territoire trop grand à l’échelle humaine.
Le principe de fédération de communes à la Proudhon devrait me permettre de résoudre ce hiatus. Il faut donc que notre système démocratique repose sur la base des communes, des entités à échelle humaine où les membres ont la possibilité de se connaître, se croiser, se parler. Ce sont ces entités qui doivent constituer la base structurelle de la fédération mondiale qui est nécessaire au projet « mondialiste » que je porte, qui ne serait plus un projet internationaliste, mais pas non plus le mondialisme du commerce débridé tel qu’il existe.
Entre le monde d’aujourd’hui et celui que j’envisage, il y a donc un saut quantique assez remarquable à effectuer. D’une part, il faudrait abolir les frontières nationales actuelles et y substituer des « frontières » communales (bien plus nombreuses), d’autre part assurer le bon fonctionnement d’une fédération mondiale entre toutes ces entités de petite taille. Si l’on intègres les principes du projet Venus, alors il s’agirait d’une sorte de fédération de cités-états souveraines mais néanmoins interdépendantes les unes des autres et qui toutes acceptent le principe du partage équitable des ressources de la planète.
Chacune de ces entités (communes ou cités-états souveraines, je ne sais pas quel nom leur donner, mais peu importe), aurait le même dispositif de relais cybernétique aux données mondiales concernant les ressources de la planète. Nous ne sommes donc pas dans une situation de « système centralisé », qui est toujours un danger et évoque immanquablement le principe d’économie planifiée façon communiste. Si la gestion de la répartition des ressources est commune, en revanche l’utilisation des ressources est locale et reste du ressors « souverain » de chaque cité (et du territoire qu’elle administre). On est donc loin de la planification communiste. Par contre, dans chaque cité (commune) on a bel et bien un « système centralisé : le centre de la cité rassemble les systèmes de gestion cybernétique et constitue le centre de l’activité économique (au vrai sens du terme : gestion et répartition des ressources), essentiel à la vie de la cité.
On sait déjà la première étape de ce projet : établir une déclaration commune que les ressources de la planètes sont le patrimoine commun de tous les êtres vivants de cette planète, et faire que cette déclaration soient inclue dans les constitutions de toutes les « cités-états » de la planète et ait donc force de loi.
Se faisant, j’en profite pour revoir et corriger la déclaration universelle des droits de l’homme, qu’il est plus que temps de dépoussiérer, et surtout de corriger, notamment concernant la notion de « propriété ». Ici, j’en appelle aux travaux de Bernard Friot et sa définition de la propriété d’usage, opposée à la propriété lucrative. Forcément, cela dit, dans le contexte d’une économie sans monnaie, la notion même de propriété lucrative perd tout son sens. Pas celle de propriété d’usage, en revanche ! Elle demeure bel et bien essentielle pour déterminer l’espace personnel privé de tout un chacun, son espace de vie, et faire la différence avec les propriétés collectives (espace de travail, zones de loisir, etc.) et les espaces publiques (qui sont à tous).
Mais l’égalité de naissance peut aussi avoir un autre sens, l’idée que nous serions tous égaux à la naissance. Sur le plan individuel, nous savons bien que ce n’est évidemment pas le cas, et heureusement. Par contre, sur le plan de l’espèce (humaine), nous sommes égaux : le pourcentage de gènes différents qui justifie les particularités des uns et des autres est infinitésimal. D’autre part, face à notre environnement, nous sommes également semblables, même si nous adopterons des attitudes plus ou moins différentes. Enfin, sur un plan éthique, il ne devrait pas être très difficile d’adopter l’idée que nous pouvons fonder une société durable et pérenne, qui profite à tous, en considérant que nous sommes tous égaux, c’est-à-dire que nous devons nous accorder les uns les autres la même valeur, en dépit de tout ce qui nous différencie.
Le meilleur moyen pour parvenir à cette éthique est la prise de conscience de notre interdépendance mutuelle, à tous les niveaux. En cela, la philosophie bouddhiste est un outil de première bourre. Et les outils que le bouddhisme a développé dans cette prise de conscience sont un héritage précieux.
Bon, désolé du côté désordonné de cette intervention, c’est pratiquement une réflexion par écrit, une synthèse d’analyse personnelle de la façon dont j’articule les données que j’ai en main.
Morpheus
@Morpheus, j’aime bien cette idée de « frontières communales », plus facile à gérer convenablement, et parce qu’effectivement ce principe de petites cellules protectrices et organisationnelles se retrouve dans toute la création naturelle.
Le rôle des politiciens est d’imposer des règles économiques et sociales qui permet de maintenir le pouvoir en place, c’est à dire des décisions qui renforcent le pouvoir des riches.
Dans une économie basée sur les ressources (EBR), le recours a des décisions humaines pour la gestion et la distribution des biens et des services est largement dépassé et complètement inappropriée. Et puisque avec la disparition de la logique de la pénurie et du profit propre à l’économie monétaire, les inégalités par la stratification sociale disparaissent, les combats idéologiques partisans n’ont plus lieu d’être.
Or, au sein du projet Vénus, il n’y a pas de représentants, il n’y en a aucunement besoin.
Le tirage au sort dans ce contexte n’a donc pas d’objet d’application.
Pourquoi alors ne pas s’en tenir au projet Vénus, je n’y ai pas trouver de défauts jusqu’à présent.
bien amicalement
J.C
Plus besoin de décision. J’adore ton humour.
J.C, peut-être serait-il intéressant que tu envisages la possibilité que tu substitues une illusion (ou une croyance) à une autre ?
Dans le troisième volet de Matrix, il y a un intéressant dialogue entre l’administrateur de Zion (la cité souterraine des humains éveillés) et Néo.
Dans ce dialogue, l’administrateur invite Néo à visiter le niveau des machines. Il explique qu’il ne sait absolument pas comment fonctionnent ces machines, mais qu’il sait parfaitement quelle est leur utilité : purifier l’eau, alimenter la cité en oxygène, etc.
Néo s’interroge sur l’intention de l’administrateur : que veut-il lui dire ? Il fait alors le rapprochement entre les machines de la surface, qu’ils combattent, et ces machines-là, dont leur survie dépend.
« Nous avons le contrôle sur ces machines » dit Néo. « Si nous le voulons, nous pouvons les débrancher ». L’administrateur abonde dans son sens, non sans lui faire alors remarquer que si nous les débranchions, il faudrait alors nous demander quelles en seraient les conséquences, sans eau ni air ?
Le parallèle est fait entre le besoin que les hommes de Zion ont de ces machines, tout comme les machines de la surface ont besoin des humains de la Matrice pour leur énergie.
C’est une parfaite allégorie de l’interdépendance mutuelle des phénomènes.
Cette interdépendance mutuelle, elle s’inscrit en filigrane dans les principes mêmes de la cybernétique qui sous-tend l’aspect technique du Projet Venus.
Mais personnellement, je ne peux m’empêcher de me demander, si nous parvenions à une civilisation selon le PV, en arriverions-nous à la même situation que l’administrateur ? A savoir quelle est la fonction du système, mais ne pas du tout savoir comment il fonctionne ?
En d’autres termes, être totalement dépendant du système, mais être incapable de le comprendre, donc d’interagir avec ce système.
Bien entendu, nous savons pertinemment que si l’administrateur ne sait pas comment fonctionne ces machines, il doit forcément y avoir des gens, à Zion, qui le savent, ne fut-ce que pour les entretenir : sans entretient, toute création humaine est vouée à l’entropie.
Donc se pose la question, puisque nous dépendrions de ce système cybernétique, du contrôle des personnes compétentes, celle qui savent comment fonctionne le schmilblick, car tout savoir est un pouvoir, en particulier celui relatif à ce dont l’ensemble du peuple est dépendant.
A cette question, je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante, jusqu’ici, dans le Projet Venus, et c’est pourquoi, bien que j’en défende toujours les idées, je reste critique et prudent.
Comme dans n’importe quel système social, le système cybernétique du PV ne demandera qu’un petit nombre de personnes compétentes pour l’entretenir et le faire fonctionner.
C’est d’autant plus fondamental que dans le PV, TOUT le système repose ENTIÈREMENT sur le bon fonctionnement du système : s’il défaille, c’est tout ce sur quoi repose la structure sociale qui s’effondre, puisque cette structure sociale repose sur le fait que chacun y trouve l’abondance. Si le système défaille, il n’y a plus d’abondance, et s’il n’y a plus d’abondance, la cohésion sociale ne marche plus.
Actuellement, au Venezuela, se rejoue une vieille pièce que nous ne connaissons que trop bien. Comme au Chili juste avant le putch de Pinochet, les multinationales organisent la pénurie des denrées de première nécessité. Cette pénurie vise les classes moyennes (car au Venezuela existe un programme qui assure l’accès aux denrées de première nécessité aux pauvres).
Ce scénario n’est pas nouveau. Il ne fait que reproduire ce qu’il s’est passé lors de la révolution en France : l’organisation de la pénurie pour faire dérailler le système et prendre le pouvoir. Pour pouvoir orchestrer une telle pénurie, il faut se trouver aux commande des stock et/ou du système de distribution.
Dans le Projet Venus, le système de distribution est intégré au système cybernétique. Cela signifie que le pouvoir dont tous dépendent se trouve entre les mains du petit pourcentage de techniciens qui font fonctionner le bousin.
NOUS DEVONS POUVOIR CONTRÔLER CE PETIT NOMBRE (3% de la population selon les évaluations de Fresco), et cela quoi qu’en dise ou qu’en pense Jacque Fresco et Roxanne Meadows.
Sans ces mesures démocratiques de contrôle, j’ai la crainte (tenace) que le système dont tous dépendent parvienne, tôt ou tard, entre les mains de personnalités mal intentionnées, qui, comprenant le pouvoir qu’elles ont et sujettes à des lubies de contrôle et des ambitions mégalomanes, transforment le beau rêve de Jacque Fresco en cauchemar Huxléien.
Je ne crois pas au miracle d’une société TOTALEMENT épurée des pulsions de folie qui, peu ou prou, demeurent au moins en germe dans l’être humain, et cela même si je crois aux vertus sociales du Projet Venus. Souviens-toi du symbole du Yin et du Yang : même dans la partie la plus blanche demeure une graine de noir…
Morpheus
Remarque : au XIVe s., le mot « machine » désignait le « système de l’univers » (Nouveau dictionnaire étymologique du français, Jacqueline Picoche, Hachette/Tchou) > ils avaient déjà l’intuition (peut-être d’origine religieuse) des principes de la cybernétique, lié insensiblement au principe de l’interdépendance mutuelle des phénomènes, que l’on retrouve dans l’hypothèse Gaïa de James Lovelock. On retrouve également l’illustration de cette hypothèse dans le film AVATAR de James Cameron.
J.C, dans sa brièveté, mon dernier message n’était pas convivial ; je m’explique donc :
Quelle que soient les techniques imaginables, il n’existe aucun système capable d’intégrer tous les besoins, tous les caprices, toutes les options philosophiques, sans frustrer personne et dans un respect total de la biosphère.
Il y a forcément des instants où des décisions doivent être prises, soit par une autorité, soit par une concertation, soit par des « experts ».
Morpheus, heureuse je suis de voir que tu pointes l’une de mes objections anciennes. Il y en a d’autres 😉
Je reste ancrée dans l’idée que l’économie (au sens vrai), la codécision, plus la conscience de tous et de chacun, doivent être en harmonie pour que la vie humaine perdure heureuse. Et qu’il n’existe pas de solution simpliste. Que toute solution qui ne passerait pas par la conscience universelle constante, croissante, et comme unique gestionnaire, ne serait que totalitarisme ou mort.
Si la conscience ne gouverne pas, l’espèce humaine perd son âme et son rang d’espèce humaine. Ici réside la limite infranchissable de la cybernétique.
D’accord je suis.
Et comme ce degré de conscience ne peut s’acquérir que par l’expérience, je considère qu’un processus d’apprentissage en ce sens passera par la mise en pratique et le développement de systèmes cybernétiques.
Comment je le vois ?
La mise en pratique, au moins dans un premier temps (qui peut durer plusieurs générations, car je n’ai aucune idée du temps que nécessitera le saut quantique que nous évoquons), des principes de la démocratie selon la graine athénienne, de la participation citoyenne à la cogestion du système cybernétique de la ville selon le PV, permettrait, je le crois, de développer ce degré de conscience.
Le principe de rotation des charges et du tirage au sort – et j’irai jusqu’à rejeter le volontariat, car j’estime que chacun doit pouvoir participer à l’intérêt collectif, et je considère que le volontariat conserve encore bien des écueils ; après tout, il fut un temps où le service militaire était obligatoire, alors pourquoi pas un service civil obligatoire, d’autant plus qu’il sera sur base du tirage au sort – ce principe, donc, permettrait potentiellement à tous d’être impliqué dans le processus, d’y participer, ce qui ouvre l’esprit et fait prendre conscience, par l’expérience personnelle, de la réalité de l’interdépendance, et de la nécessité de partager à la fois les ressources et les savoirs, et de collaborer plutôt qu’entrer en compétition.
D’autre part, dans le cadre d’une économie non monétaire, sans profit, énormément de barrières sautent, et les principes dit « open source » ou « développement ouvert » (au public) permettent à ceux qui ne sont pas tiré au sort de participer quand même à travers un système de participation collective en réseau.
C’est au travers de cette combinaison que je vois une possibilité réelle de faire évoluer les consciences vers une conscience cybernétique. Par le biais d’un tirage au sort non fondé sur le volontariat (pour que tous soit potentiellement amené à participer un jour dans sa vie au fonctionnement de la cité) et la participation volontaire à travers l’open source, on garde les avantages tout en écartant les inconvénient.
On garde aussi un contrôle démocratique sur le fonctionnement du système (la « matrice »), sans sombrer ni dans l’angélisme, ni dans la paranoïa.
Morpheus
Ana, je te ferai remarquer que j’ai toujours eut cette réserve, il n’y a rien de nouveau dans mon approche à ce sujet du PV. J’ai dès le début avancé qu’un contrôle selon les principes de la démocratie athénienne (revus et corrigés) devait s’appliquer au PV.
Et j’ai toujours affirmé qu’une démocratie à l’athénienne, dans le contexte d’une économie monétaire, ne résoudrait rien, car si la cause des causes de notre impuissance politique serait résolue, la cause des causes des perversions sociales, elles, resterait hors d’atteinte.
Ma conception est syncrétique.
😉
Morpheus
Le volontariat me dérange aussi.
(L’obligatoire aussi)
Pas de démocratie sans conscience.
Pas de conscience sans démocratie.
C’est en se mouchant qu’on devient moucheron 🙂
Nous ne le comprenons pas encore, mais NOUS SOMMES des créatures cybernétiques…
A moins que nous soyons une anomalie dans le système cybernétique de la planète…
Or, si anomalie il y a dans notre chef, en tant qu’espèce, ce n’est que depuis l’aube des civilisations, non depuis l’aube de l’espèce.
Si le cœur de l’anomalie est le manque de conscience, il faut faire le lien entre ce qui caractérise les civilisations et les dysfonctions que nous observons : elles sont morcelées, ne conçoivent le monde que selon une portion congrue, ne perçoive dès lors que la pénurie, et développe dès lors des systèmes sociaux fondés sur ce caractère.
Nous sommes arrivé au point où la dernière frontière est la planète tout entière, qui constitue en elle-même un système – LE SYSTÈME ! Nous pouvons donc (nous DEVONS) acquérir la conscience de cette unité, et l’intégrer dans notre conception sociale. Nous ne pouvons pas perpétuer des systèmes sociaux qui ne soient inscrit que dans la perception locale, car nous continuerions alors à réifier la réalité, donc notre conscience.
(réifier >< unifier)
Morpheus
« Nous ne le comprenons pas encore, mais NOUS SOMMES des créatures cybernétiques… » »>
Vraiment ? Crois-tu que ce soit si simple ?
« A moins que nous soyons une anomalie dans le système cybernétique de la planète… » »> Ou, plutôt qu’un accident, un prototype, la conséquence inéluctable d’une évolution qui dépasse l’aventure falote du cytoplasme, le premier système cybernétique vivant équipé d’une boucle de rétroaction dont le libre arbitre naissant est l’un des composants essentiels, un composant nouveau, ça vient de sortir, qui bouleverse tout.
(((Pour être, l’inerte a besoin d’une conscience qui le contemple . Il devait donc accoucher d’elle)))
Voici qui est intéressant :
http://www.dailymotion.com/video/xyrztt_le-libre-arbitre-selon-ramesh-balsekar-fr_webcam#.Ucx8DTvWOSo
http://www.dailymotion.com/video/xysupg_le-libre-arbitre-selon-ramesh-balsekar-2-fr_webcam#.UcyDIjvWOSo
Du même, il y en a d’autres.
Je n’adhère pas.
C’est une excellente incitation à réfléchir.
Personnellement, j’adhère (à 90%). Le libre arbitre est une illusion, c’est une évidence. Au moment où je fais un choix, quel que soit ce choix, le choix est déjà fait. La question n’est pas de savoir quel choix je dois faire, mais pourquoi j’ai fait ce choix. C’est-à-dire comprendre qui je suis – ou plutôt CE que je suis, en comprenant les causes de mes actes, c’est-à-dire les lignes de programmation qui m’ont mené à agir de telle ou telle façon.
L’homme ne pouvant accepter l’idée qu’il ne dispose pas du libre arbitre justifie toutes ces (j’ai bien écrit « Ces » et non « Ses ») décisions a posteriori en affirmant qu’il a librement fait ces choix, sauf bien entendu dans les cas où il n’assume pas les conséquences de ces actes, auquel cas il trouve des excuses qui le déresponsabilisent, ou nie avoir fait ces actions (« le déni est la plus prévisible des réactions humaines »).
Nous n’avons, en réalité, pas plus de libre-arbitre qu’un personnage virtuel de jeu vidéo n’en a : il agit selon les possibilités offertes par le programme du jeu et les choix du joueur.
Qui est votre joueur et quelles sont ses motivations ?
😉
Morpheus
Bonsoir,
L’environnement modifie les espèces, l’espèce humaine modifie l’environnement…
Et si c’était l’homme qui laissait son cerveau le formater après qu’il l’ait laisser dominer sa conscience, laissant celle-ci s’endormir et s’atrophiée…?
Sa conscience, la même petite voix dont parle Eckart Tolle ?
Le fil de discussion a bien avancé depuis ma dernière visite. Je vais essayer de faire cours sans synthétiser trop non plus en faisant écho à ce que j’ai pu lire à partir du message 65
Les 3% de la population dont il est question durant la phase d’émergence du projet Vénus (TVP) reposent sur le volontariat et les qualifications des personnes nécessaires à à sa mise en place.
Le volontariat signifie ici qu’ils ne seront ni payés ni obligés. Si j’ose une comparaison, l’engagement dans cette aventure relève plus de celle que l’on peut avoir dans une ONG que dans un parti politique.
Mon garagiste n’est pas mon représentant mais il répare ma voiture car il a les qualifications pour.
Une fois opérationnel partout, c’est à dire au bout d’environ 10 ans, tout le monde participera à l’évolution perpétuelle de notre civilisation.
Aujourd’hui, les populations sont tenu à l’écart de la connaissance du fonctionnement du système. Dans le futur, un peu près tout le monde sera comment il fonctionne. Nous développerons des qualifications que nous n’avons pas aujourd’hui (on sait pourquoi).
Il me semble important dans un premier temps de définir ce qu’entends J.Fresco et R.Meadows par société cybernétique :
« c’est l’application des technologies de l’automatisation et de l’informatique mises en commun. Tous les travaux répétitifs, ennuyeux, dangereux etc. seront automatisés. »
Roxanne précise que ceci est déjà mis en application aujourd’hui dans certains domaines scientifiques et technologiques où, en utilisant l’automatisation et l’informatique conjointement, des tests en laboratoires sont effectués de manière bien plus rapide et bien plus fiable que ne pourraient le faire des êtres humains.
Qu’émerge une société fondée sur l’égalité débarrassée du chantage monétaire où la technologie n’est pas utiliser pour asservir le plus grand nombre mais au service de celui-çi dépend de notre capacité à nous éduquer nous-même et à promouvoir de telles idées.
Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que la réalité du monde ne nous permet pas de retournez 100 ans en arrière, ce qui ne serait pas souhaitable d’ailleurs. Les machines remplacent et remplaceront toujours davantage le travail humain et c’est tant mieux.
Une autre question qui a souvent été posée à J.Fresco et son équipe proche est celle de l’apparence des machines et robots du futur, vont-ils ressembler à des humanoïdes ou des terminators ?
(Je résume ici dans les grandes lignes la réponse avec ce que mon anglais me permet de comprendre)
Ils apparaîtront comme les autres machines, il ne ressembleront pas à des humains.
Par exemple, les pilotes automatiques des avions de lignes ne ressemblent pas à un être humain assis à côté du pilote. Ces idées ne sont que nos propres projections.
L’apparence humaine, le corps n’est pas forcément la forme la plus opérante dans la majorité des cas pour les fonctions qu’occupent les machines.
Les images de « terminator » correspondent aux peurs que nous avons sur le futur mais les artistes qui produisent de telles idées n’ont souvent pas de véritable connaissances scientifiques et technologiques.
D’autre part, leurs peurs sont en partie justifiées au sein du système monétaire dans lequel nous vivons actuellement parce que les gens ont peur de perdre leur emploi, les valeurs dans lesquels ils croient sont en train d’être dépassés. Ils en viennent à perdre leur famille et leur maison lorsque les ordinateurs prennent leur place.
Cependant, dans une économie basée sur les ressources, la notion de pouvoir d’achat n’est plus comparable, vous ne perdez plus votre temps à travailler pour des choses qui ne vous apportent pas ce que vous souhaitez.
Nous allons remplacer le travail des gens par des machines et des systèmes cybernétiques aussi vite que possible afin que les gens puissent faire ce qui les intéresse vraiment.
Y a‑t-il un danger à l’intelligence artificiel ? Les robots vont-ils prendre le pouvoir ?
Non car les machines n’ont pas de sentiments. Le seul danger vient des erreurs que pourraient commettre les humains qui ne comprennent pas comment fonctionne la machine : alors, ça ne fonctionnera pas correctement.
Si vous détruisez un ordinateur devant un autre ordinateur, ça ne fera rien à l’ordinateur. Il ne dira pas « je vais t’avoir cette fois ou la prochaine », ils n’ont pas ces sentiments. Ils n’ont aucun sentiment. Si vous utilisez l’ordinateur tous les jours, il ne dira ou ne pensera jamais « eh oh ! Donne moi un jour de repos s’il te plait ».
Il ne vous enviera pas, ne vous critiquera pas. Ils n’ont pas de fierté et ne souhaitent pas prendre votre place, ils font ce pour quoi ils sont programmés point.
Ils n’ont pas d’idées de revanche ou autres, celles-ci sont des caractéristiques humaines que les gens projettent faussement sur les machines. Bien sûr, les machines peuvent singer les attitudes humaines si on les programmes pour, mais en réalité, ils ne ressentent rien.
Ce n’est pas la technologie elle-même qu’il faut craindre mais sa mauvaise utilisation. Tant que la technologie sera utilisée dans la perspective d’intérêts égoïstes, corporatistes, nationaux etc. au sein du système de compétition monétaire, on pourra considérer qu’elle n’est pas utilisée de manière appropriée et ainsi, elle sera utilisée contre les gens.
Il est nécessaire de l’utiliser pour libérer tout le monde et pour protéger l’environnement.
Ainsi, lorsque cela sera véritablement mis en pratique, les gens n’auront plus peur de la technologie.
La question suivante est : que feront les gens si la robotique et la cybernétique font tout pour eux ?
Ils retourneront à l’université étudier ce qu’ils ont envie d’étudier et d’apprendre, quels que soient les domaines qui les intéressent.
Les valeurs du futur seront très différentes de celles avec lesquelles nous luttons aujourd’hui.
Nous pensons en terme de ce à quoi nous avons à faire aujourd’hui, nous ne pouvons pas même imaginer ce que seront les besoins du futur.
Il y aura toujours des choses à améliorer et à découvrir.
Il y a d’autres réponses à ces mêmes questions dans d’autres vidéos, parfois plus détaillées et plus précises mais ça me semble déjà pas mal pour cette fois.
Pour conclure, je dirais que dans une civilisation fondée sur la gratuité, l’égalité et l’absence de hiérarchie, la notion même de corruption n’a plus de sens.
@ Ana
« Si la conscience ne gouverne pas, l’espèce humaine perd son âme et son rang d’espèce humaine. Ici réside la limite infranchissable de la cybernétique »
La cybernétique n’a pas pour but de remplacer la conscience humaine mais d’améliorer les conditions qui permettent son épanouissement.
En conclusion, je te rejoins sur le point de la conscience.
Que la transition vers un nouveau paradigme soit pénible ou non dépend de notre capacité à faire évoluer les mentalités, à permettre à chacun de comprendre les enjeux, bref à éveiller les consciences.
Bien amicalement
J.C
Bonjour,
JC, @76.
« Ce n’est pas la technologie elle-même qu’il faut craindre, mais sa mauvaise utilisation. »
Je trouve ce raisonnement tellement juste qu’il peut même être cité comme une formule ; ce n’est pas la monnaie elle-même qu’il faut craindre, mais sa mauvaise utilisation.
L’argent n’est qu’un moyen pour posséder, posséder aujourd’hui, mais surtout posseder demain.
Tant que nous n’abandonnerons pas cette notion de posséder au profit de la notion d’usage, ou fixer des limites pour en prendre la direction, il y aura toujours des moyens immoraux pour s’accaparer plus que de raison, et dans l’indifférence absolue de faire du tort aux autres.
Pour les plus forts, c’est la violence, pour les malins c’est l’escroquerie, pour les riches c’est l’achat…
Jean-Paul Gaillard psychologue systémicien relève une mutation chez les jeunes. Il faudra lire son livre 😉
En relation avec cela, voici un truc qui m’est arrivé, à Mandelieu (uni utopia):
Plusieurs fois, et ailleurs mais à Mandelieu c’était plus net :
Je parle en public et avance une idée originale ou rare ; un jeune vient vers moi et me demande qu’on puisse en parler à la pause.Je frétille d’aise, ainsi suis-je 😉 . Vient la pause, après les signaux conviviaux usuels, j’expose. Quand c’est fini, le jeune s’en va, ni fâché ni content, neutre. Au début, ça surprend. En fait, il éprouvait le besoin d’enrichir sa base de données, rien de plus, et quand c’est fait, l’autre ne lui sert plus à rien, donc, il clique sur un autre dossier.
J’en conclus, peut être à tort, que l’intrusion de l’informatique dans le processus de connexion de l’humain à son monde subit à l’heure actuelle un chamboulement fondamental, avec une part de positif, et une part de négatif qu’un jour peut être les anciens seront seuls à pouvoir détecter, puisqu’eux fonctionnent en bimodal.
Par ce récit, je veux dire que l’irruption du machinisme et de la cybernétique dans notre monde va modifier notre mode relationnel. Ce qui serait à craindre, c’est que la relation humaine profonde s’appauvrisse, au profit d’échanges (trocs) limités à l’intellect et à la connaissance, sans chaleur.
Or, la chaleur fait partie de l’hypercomplexité, et c’est dans les interstices de l’hypercomplexité que se trouvent des microsecondes de libre arbitre.
La relation entre le monde quantique et le libre arbitre est elle aussi un sujet négligé … et instable.
Tout ce que tu décris, J.C, concernant le PV, je le comprends parfaitement (mais ça, tu le sais 😉 ).
Ce que je dis, moi, c’est que même si j’aime cette vision d’avenir, je ne suis pas du tout sûr qu’il ne s’agisse pas de la vision édulcorée d’un avenir souhaité.
Ce que Jacque et Roxanne décrivent, c’est la projection de leur vision de ce que DEVRAIT être l’avenir selon eux dans le cadre du PV. Mais comme le PV est une expérience que l’humanité n’a jamais connue, nous ne pouvons pas savoir à l’avance quel résultat concret cela donnera. La science, même la plus complète et la plus pointue, ne peut présumer de ce que sera l’avenir, même dans des situations données. On peut juste supposer, sur base des hypothèses scientifiques soutenues dans le PV, que les relations sociales seront beaucoup plus apaisées au sein d’une société comme celle-là (et je pense sincèrement que ce sera le cas), mais on ne peut pas l’affirmer avec certitude, car nous n’en savons rien. C’est ce que nous souhaitons, ce que nous espérons, ce sur quoi nous tablons. C’est un pari. J’ai certes tendance à croire que ce pari sera – au moins en grande partie – gagnant. Mais je n’en suis pas sûr !
Cette incertitude est la tension nécessaire, indispensable même, pour éviter le pire des écueil : que cette expérience, d’utopique, devienne dystopique.
Concernant la question des machines, je n’ai personnellement aucun problème avec ça, j’ai viré ma cuti à ce sujet. Les visions à la terminator ne sont que la projection de notre peur, non des machines, mais de nous-même ! La meilleure preuve en est précisément leur anthropomorphisme. On retrouve cette peur également dans Blade Runner, de même que dans bien d’autres fictions.
C’est une projection sur un objet exprimé (qui « sort de nous », créé par nous) de notre côté obscure. La peur n’est donc pas la peur des machines, mais la peur de notre propre côté obscure, et ce que nous craignons spécifiquement en cela, c’est que les machines soient l’expression concrétisée de ce côté obscure que nous craignons en nous. C’est une peur très ancienne, qui s’exprimait bien avant la naissance des robots, notamment à travers la figure du golem, qui plus tard deviendra la créature du docteur Frankenstein, le « golem de chaire », avant de devenir le « golem de fer » terminator.
Les récits de luttes entre l’homme et la machine sont une allégorie de nos luttes contre la part obscure de l’être humain, rien de plus, rien de moins. Je gage que les craintes exprimées par Ana à ce propos soient, subtilement, de cette nature (bien que je comprenne, Ana, que ce soit plus que cela, rassure-toi).
Quand à la remarque dont tu fais part, Ana, concernant la « mutation » chez les jeunes, je te ferai remarquer qu’à mon avis, elle n’est pas réellement pertinente, dans la mesure où ce qu’observe ce chercheur, de même que l’expérience que tu as vécue, sont des phénomènes qui résultent non d’un rapport humain-informatique dans le contexte (encore inconnu, je le rappelle) d’une société PV, mais bien des rapports humain-informatique dans le contexte d’une société profondément malade, pervertie. Il n’est pas souhaitable de tirer des conclusions de ces observations et analyses en les projetant dans le cadre d’un environnement qui est radicalement différent de l’environnement actuel. Ce serait, comment dirais-je ? scientifique erroné, ou malhonnête. Un sophisme, quoi. 🙂
Morpheus
A propos de la cybernétique, je voudrais faire valoir, Ana, que j’ai l’impression (tu me dira si je me trompe) que tu fais un rapprochement entre la cybernétique et la machine. Or, il m’apparait que c’est une erreur. La cybernétique est un terme qui, emprunté par la science-fiction à la science, s’est trompeusement associé aux machines. Or, conceptuellement, il n’en est rien. Je cite :
La cybernétique est une science des systèmes autorégulés, qui ne s’intéresse pas tant aux composantes qu’à leurs interactions, et où est pris en compte avant tout leur comportement global. C’est une modélisation de la relation entre les éléments d’un système, par l’étude de l’information et des principes d’interaction.
A aucun moment, dans cette définition, il n’est question de machine. La cybernétique peut s’appliquer aussi bien au fonctionnement de la « machine » 😉 biologique humaine qu’à l’étude des interactions au sein d’un banc de sardines ou aux interactions complexes des flux d’énergie qui forment les phénomènes climatiques de la planète Terre.
Appliqué au PV, la cybernétique vise précisément à modeler un système d’extraction / transformation / distribution des ressources optimal, qui repose et intègre les données de la cybernétique inhérente au « système Terre ». Dans ce cadre, l’usage des machines et de l’informatique de pointe vise à épargner aux humains (et aux animaux) les tâches pénibles, dangereuses, ennuyeuses qui étaient autrefois (mais encore de nos jours) dévolues aux travailleurs (esclaves) et aux bêtes de sommes. Je ne vois rien de pervers dans cette perspective.
Cette situation n’oblitère en rien la possibilité des humains de s’adonner à des activités qui soient en rapport avec la transformation, la production, l’artisanat et l’art, donc n’oblitère en rien la possibilité – la liberté bien plus réelle que jamais – d’entretenir un rapport direct avec la nature et ses ressources.
Au contraire, libéré des tâches obligatoires qui contraignent des millions de gens à s’adonner, qu’elles le veuillent ou pas, à pareilles tâches, nous pourrons précisément nous y adonner – si nous le voulons (et seulement si) avec mesure ET envie, non par nécessité et contrainte. Ce qui ne peut, il me semble, qu’être bien plus sain.
Ceux qui le veulent pourrons s’occuper d’un potager. Ceux qui le veulent pourrons sculpter la pierre, modeler la terre, travailler le fer ou le cuivre, peindre, chanter, jouer d’un instrument, ou simplement passer leur après-midi à méditer en pleine forêt. Ils en aurons bien plus le loisir qu’ils ne l’ont aujourd’hui.
Mais là, c’est moi qui rejoins Jacque et Roxanne dans la projection de leur vision de ce que DEVRAIT être l’avenir selon le PV.
Et quoi ? N’avons-nous pas le droit d’espérer ? Tant que l’espoir n’occulte pas les écueils possibles… C’est parce que je préserve l’incertitude que je peux conserver l’espoir.
Morpheus
Pour affiner encore la notion de cybernétique.
Étymologiquement, le mot « cybernétique » (XXe s.) viens du mot savant grec kubernetikê « science de la régulation », provenant de la famille grecque qui donne le mot gouverner (du grec kubernân « diriger », d’où kubernêtês « pilote » ; emprunté par le latin sous la forme gubernare « gouverner », terme de la langue nautique (d’où gouvernail).
Donc, lorsque Jacque Fresco explique que dans le PV, « il n’y a pas besoin de gouvernement », il est parfaitement cohérent avec le projet, puisque dans ses observations (et je défie quiconque de démontrer la non pertinence) les gouvernements par les hommes ne fonctionnent pas et produisent des calamités, il substitue ces gouvernements humains par un gouvernement cybernétique.
La capacité de traitement de données offerte de nos jours par la puissance informatique, où n’interviennent ni les affects, ni les pathologies de l’âme humaine, si elles se calquent sur les rythmes naturels, sont, explique-t-il, une bien meilleur façon de générer l’abondance recherchée de tous temps par l’être humain.
Bien évidemment, cette option nous enlève quelque-chose. Et c’est pour cela que nous résistons à cette option. Mais en y réfléchissant, qu’est-ce que l’option cybernétique nous enlève réellement ?
Voici la réponse la plus pertinente qui m’apparaisse :
http://www.youtube.com/watch?v=WHayfO0OClU
(désolé, pas trouvé cet extrait en français)
Et en disant cela, évidemment, je ne peux nier être en contradiction avec ce que j’expose au poste 65. Alors comment puis-je réconcilier ces deux points de vue ? Comment puis-je résilier l’inévitable conflit que ces deux points de vue génèrent en moi ?
Je ne le peux pas. Ces deux points de vue continuent – et continuerons – à se débattre en moi, à cause de ce que je suis : un être humain, doté d’une conscience de lui-même, d’une faculté d’intelligence, mais également d’un instinct primitif qui à est à l’origine de ce que je suis. Avant de devenir un être humain, avant de devenir conscient, je suis ni plus ni moins un animal. Mais pendant que je deviens, maladroitement, humain et conscient, je reste encore et toujours un animal.
Morpheus
🙂 La question qui m’est posée au début du message 81 concerne un processus imaginaire chez le cybercitoyen qui la pose 🙂
L’imaginaire crée des leurres qui écarte souvent du chemin entrepris. Il est en tel cas l’une des multiples causes qui freinent l’émergence du libre arbitre.
La joute dialectique de même, qui crée des marmites de géant dans le torrent des échanges.
Dans ce labyrinthe piégeux de tout ce qui trouble une éventuelle pensée sereine, le libre arbitre s’acquiert donc de haute lutte et sa maintenance est laborieuse, voire impossible si on vise une continuité.
Pour revenir à la question :
Si j’écris vache et chèvre côte à côte, c’est en raison d’une certaine parenté entre ces deux cybercatégories cytoplasmiques, parenté qui ne permet en aucun cas de supposer chez moi une confusion lexicale.
😉 Si c’est là le problème de fond 😉
Je trouve un peu ou bien trop rapide l’enterrement du livre de Jean-Paul Gaillard.
Mais je ne l’enterre pas.
Pour être clair, je ne doute pas que ses observations et recherches apportent une lumière de compréhension en ce qui concerne l’attitude adaptative de ces jeunes dans un contexte environnemental donné, et qui donc, dans ce contexte, est certainement riche d’enseignements.
Ce que « j’enterre », c’est la conclusion que tu sembles en tirer en projetant le résultat de ses recherches et observations à un cadre environnemental encore inédit et inexpérimenté, lui 😉 Et je suis sûr que tu me comprends 🙂 (car j’ai écouté tes interventions sur le net, et à l’évidence, tu pétille d’intelligence et de discernement 🙂 ).
Je note, en tout cas, que tu continues à t’accrocher à l’illusion du libre-arbitre. Tu noteras également que je continue, moi, à ne considérer la notion de libre-arbitre que comme étant une illusion. Illusion utile à certains, sans doute, dans leur cheminement personnel, mais moi, je suis un iconoclaste, donc il faudra bien souffrir que je brise les icônes de ces illusions.
Je sais, c’est mal.
Morpheus
Demain soir, si la neige ne tombe pas gravement, je rencontre cet auteur.
Et je ne me baserai pas comme lu plus haut sur le PV pour estimer la pertinence des échanges héhé.
Je n’ai que peu dit sur lui et ce qui suivait n’était que mon opinion, mon expérience, ma conclusion.
Ah qu’il est facile de trahir le 4ème accord toltèque .……;)
Que dire de plus sur lui …
Il relève, et ça fait partie de la mutation qu’il signale, un effondrement du tropisme à respecter toute hiérarchie.
Ce n’est pas, comme pour nous les « vieux démocrates », une remise en question ni un refus, mais bel et bien un bouleversement en profondeur de la façon de penser et percevoir.
Je me réjouis donc de croiser ce personnage car il me semble que ce qu’il dit est très pertinent dans le contexte de ce blog passionnant où nous passons tant de temps, d’autant plus pertinent que justement, un de nos soucis est d’induire le peuple à réfléchir à ce qui le domine -> peut être cela s’opérera-t-il tout seul et sans notre aide laborieuse au sein de cette jeunesse mutante .….….….
ça, ça m’intéresse un max.
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Je ne m’accroche pas, je sais 😉
Tout n’appartient pas à l’intellect.
L’analyse, si souvent utile, peut de ses grands coups de peinture au sabre bloquer la perception de l’infinitésimal.
L’intelligence dans le monde subtil, c’est un peu l’éléphant dans un magasin de porcelaine.
Au cours de la méditation, que tu préconisais un jour, il y a, dans le vide, des interstices remarquables, où un je ne sais quoi, qui n’est pas l’ego observé par le sage de youtube, contemple et se détermine.
Tu m’avais demandé ce que la méditation peut apporter. Ben voici un élément de réponse. Tout vient à point.
J’ai par ailleurs plus haut ouvert des lucarnes, que je n’agrandirai pas à coups de masse.
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Qui parle de souffrance ?!?
Un peu d’angor me suffira.
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Pour les vidéos, on va bientôt en faire une sur le tirage au sort. Etienne avait suggéré que nous soyons nombreux à faire ça. Soyons nombreux à oser.
Et je vais peut être animer un café repaire sur le don acratopège et Todmorden. Mais sur Fresco, ça m’étonnerait ;);););)
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Je suis étonnée par l’infinitif grec en ân, mais on peut s’en foutre.
La notion de libre-arbitre implique celle de la responsabilité…
Et si le libre-arbitre n’était pas fixe ni aquis et qu’il puisse se reconquérir suivant le vouloir de la personne.
Tout dépends avec quoi ; le vouloir intérieur et subtil ; ou le mentale.
Tout n’est peut-être ainsi que dans la distinction d’avec quoi, quel partie de nous de le vouloir ; la machine cerveau ou le coeur…?
Quand je disais aquis, ce n’était pas dans le sens de qui veut avoir le choix de la responsabilité, car pour le libre-arbitre je crois que nous avons tous sa responsabilité;car tous des êtres responsables face à nos choix et à nos actes, mais nous serions libre de chercher cette possibilité de changer notre chemin, destinée, pourvu que nous voulions la chercher. Car si l’on est d’accord avec la phrase, qui cherche trouve, tout resterait donc dans cet effort constant et pour toute chose, bien au chaud de soi et à notre méditation intérieur continuelle dans les échanges avec l’extérieur…?
La partie sans libre-arbitre serait alors notre partie soumise volontairement ;-), ainsi que notre partie animale mais qui n’est pas le moi supérieur de l’être.
Ainsi l’homme serait-il ravi de se soustraire à sa responsabilité et pourrait se plaindre d’une espèce de fatalité.
Toutefois, comme je crois que le moi supérieur(esprit) n’est pas né orphelin, ainsi qu’aux interactions intelligentes (pas seulement celles des connections neuronales;-)
Nous ne serions pas laisser à fonctionner avec ce libre arbitre coupé de toute une interaction avec notre environnement subtil, mais ce libre-arbitre et ses décisions entraînerait à sa suite toute sortes d’implications et de conséquences s’influençant comme dans un grand bain de ville, et toute l’importance serait avec quel partie de l’être j’enclenche le mécanisme, la clé pour l’horloge, ou l’intuition-coeur pour la poésie ou la peinture
Désolé pour le cafouillage, mon cerveau manque d’huile, j’ai besoin d’oméga3;-)
pour le poste#89 pardon ; je ne voulais pas dire l’intuition-coeur pour la poésie;-)mais la clé pour l’horloge, le cerveau pour la calculette, et l’intuition-coeur pour l’Humain et ses valeurs supérieures, bref à chaque fin son outil.
Tout dépend d’où on attend la réponse et si on attend la réponse la plus complète et adaptée à la question…
Marie écrit (#87) La notion de libre-arbitre implique celle de la responsabilité… Et si le libre-arbitre n’était pas fixe ni aquis et qu’il puisse se reconquérir suivant le vouloir de la personne. Tout dépends avec quoi ; le vouloir intérieur et subtil ; ou le mentale. Tout n’est peut-être ainsi que dans la distinction d’avec quoi, quel partie de nous de le vouloir ; la machine cerveau ou le coeur…?
Qu’est-ce que « le vouloir intérieur et subtil » ???
Qu’est-ce que « le mental » ?
Qu’est-ce que « le cœur » ?
Le cœur est un organe creux et musculaire qui assure la circulation du sang en pompant le sang par des contractions rythmiques vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps.
Nous (enfin, certains d’entre nous) utilisent parfois (souvent) le mot « cœur » selon un usage romantique, une licence poétique – qui dans cet usage (poétique) n’a évidemment pas à se justifier – mais qui, lorsqu’il s’agit de produire une analyse visant à comprendre le fonctionnement humain, n’a absolument rien à faire.
Paradoxalement, toute une série de théories new-age, complètement pseudo-scientifiques, sont développées entièrement ou en grande partie sur cette licence poétique qui n’a absolument aucun sens.
Si l’on veut produire une analyse sérieuse, il faut pouvoir définir avec autant de précision que possible le phénomène dont on parle. Si l’on est incapable de définir ce que l’on entend par « le cœur », si on en a qu’une vague intuition sur laquelle nous ne pouvons mettre un concept compréhensible et descriptible (observable), alors il faut écarter cette notion de l’analyse, car elle sera source de confusion et de sophisme.
Le mental, lui, est aussi une notion vague, mais il existe certaines approches, certaines définitions qui rendent compte de ce phénomène. Celle que je préfère est celle donnée par Gitta Mallascz dans son Dialogue avec l’ange.
Qu’est-ce que le mental ? Non pas conducteur mais conduit. C’est un outil, un instrument entre les mains du maître. Tu portes la cuillère à sucre à la bouche et tu dis « c’est doux » ; ce n’est pas la cuillère qui est douce, essaye de la mordre, tes dents vont s’y casser.
Ce qu’elle décrit, par cette parabole, c’est que le mental est un instrument de l’intelligence qui sert à discerner, à informer, à analyser, à mettre des mots sur les phénomènes et à décrypter les informations recueillies pas nos sens. Mais pas à conduire, pas à gouverner, pas à prendre des décisions.
Elle reste cependant muette sur ce qui, en nous, devrait prendre les décisions, faire les choix. Elle parle, elle aussi, du « cœur », ce foutu machin romantique abscons qui n’est que source d’ambiguïté et de confusion.
Cette notion romantique de « cœur » est en fait purement religieuse. Ce n’est rien d’autre qu’un concept mystique, qui fait appel à une prétendue « cause » mystérieuse et cachée en chacun de nous : le « dieu intérieur », la « part divine en nous ».
Tout cela a sans doute un aspect séduisant, affectif, mais tout cela n’est pas sérieux pour comprendre comment nous fonctionnons. En tout cas, ce n’est pas rationnel.
Je ne nie pas la dimension mystique de l’homme, je dénonce seulement la prétention à intellectualiser ce qui ne peux pas l’être.
C.G. Jung a écrit ceci : L’expérience montre que la psyché objective est indépendante au plus haut degré. Si tel n’était pas le cas, elle ne pourrait pas remplir sa fonction la plus caractéristique, à savoir la compensation de la conscience. Cette dernière se laisse dresser comme un perroquet, mais il n’en va certainement pas de même de l’inconscient. L’inconscient est une sphère du psychisme qui ne se laisse domestiquer qu’en apparence, et toujours pour le plus grand dommage de la conscience. Il est et demeure soustrait à tout arbitraire subjectif. Il est un domaine de la nature qui ne peut être ni amélioré, ni corrompu ; nous pouvons nous mettre à l’écoute de ses secrets, mais il échappe à nos manipulations. (Psychologie et Alchimie, p.51)
Henri Poincaré explique, lui : Une réalité complètement indépendante de l’esprit qui la conçoit, la voit ou la sent est une impossibilité. Même s’il existait, un monde aussi extérieur nous serait à jamais inaccessible.
Si l’on parle de Dieu, ou de la « part divine » en nous, de quoi parlons-nous ? Si Dieu est « tout ce qui est » et qu’il est immuable, alors il ne peut rien créer ; pour créer, il doit être dans le temps, et alors il n’est plus immuable. S’il n’est pas immuable, cela signifie que Dieu change. S’il change, il ne peut plus constituer un point de repère stable et fiable.
Raison pour laquelle le bouddhisme rejette la notion de Dieu et lui préfère celle de vacuité. Le sage, dit le bouddhisme, ne demeure ni dans l’être ni dans le non être.
Tout ceci pose question. Si nous estimons, comme Ana et moi l’avons exprimé plus haut, qu’il faut élever le degré de conscience humaine, alors il en résulte, si l’on en croit C.G. Jung (qui a consacré sa vie et son œuvre à étudier l’esprit humain), que nous allons vers une occultation plus grande encore de l’inconscient. Or, Jung explique bien que ce qui est indépendant en nous, ce qui est objectif, est l’inconscient, non le conscient. Il dit aussi que c’est la conscience qui est un perroquet manipulable à souhait. Nous sommes donc dans une situation paradoxale.
Le véritable conflit se situe au niveau de l’ego. C’est la tension entre deux besoins fondamentaux contradictoires qui se débattent en nous : l’un voulant être unique et indépendant (la part dite « divine ») et l’autre voulant être reconnu pas les autres, donc devant abandonner, nécessairement, une part de son unicité et de son indépendance.
Cette lutte entre le JE et le NOUS est la source de tous les conflits. A commencer par le conflit qui se joue en nous depuis toujours. JE n’est plus tout-à-fait MOI dans le NOUS, mais sans NOUS, il n’y a pas de JE ni de MOI. Qu’en résulte-t-il ?
Équation du second degré, vous avez trente minutes…
Il n’y a pas – il ne peut y avoir – Marie, de « vouloir intérieur subtil », si par cette expression imprécise tu veux dire une volonté du divin. Si nous définissons le divin comme étant une conscience unique immanente (qui est en toute chose), elle n’a aucun désir et ne peut en avoir aucun, car étant source de toute chose, il n’y a rien qui soit qu’elle ne puisse avoir souhaité, et rien qu’elle souhaite qui ne puisse se manifester. Elle n’a donc, cette forme de conscience, aucun besoin, donc aucun « vouloir ».
Le vouloir, la volonté, n’est rien d’autre qu’une réaction. Lorsque nous sommes pleinement satisfait, nous ne voulons rien (sauf peut-être que se prolonge cette satisfaction). C’est seulement lorsque nous sommes insatisfait que nous voulons quelque chose. Le moteur de la volonté est donc l’insatisfaction. La conscience immanente ne pouvant être insatisfaite, elle ne peut pas être à la source de notre volonté. Alors qu’est-ce qui est à la source de notre volonté ?
Dormez bien 🙂
Morpheus
@Morpheus, bonjour:-)
j’ai pas le temps de lire car je dois partir, mais le livre de Gitta Mallasz que tu cite est le livre qui pour moi, parle le mieux de ces choses subtils justement. Je reviendrai sur le sujet et espère trouver un langage claire qui puisse faire le lien entre ce qui est animique et ce qui est mental(intellect). A+:-)
« Si l’on veut produire une analyse sérieuse, il faut pouvoir définir avec autant de précision que possible le phénomène dont on parle. Si l’on est incapable de définir ce que l’on entend par « le cœur », si on en a qu’une vague intuition sur laquelle nous ne pouvons mettre un concept compréhensible et descriptible (observable), alors il faut écarter cette notion de l’analyse, car elle sera source de confusion et de sophisme. »
Ceci correspond à l’idée que tout s’analyse selon des règles, dites de logiques, prédéfinies.
Adopter ce principe fut un grand progrès, mais ça reste un principe.
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On ne peut pas définir tout ce qui appartient à la perception subtile. Les tentatives de le faire sont vouées à l’échec et génératrices depuis des milliers d’années de disputes sans fin. Il n’en demeure pas moins que quand nous parlons d’âme, d’esprit, de coeur, nous en avons une perception qui ne peut être reconnue commune par le mental mais qui peut l’être par l’empathie et la volonté d’entendre l’autre.
La cartographie des corps subtils n’est pas accessible à l’esprit occidental qui veut pouvoir toucher, mais sur d’autres continents, elle fait l’objet d’études sérieuses bien que non reconnues par notre monde « scientifique » apauvri par ses certitudes méthodologiques.
Ne nous y trompons pas, ce n’est pas non plus la foire : Je détiens un livre tibétain qui analyse, mais par la voie introspective, l’infinie complexité des mécanismes qui conduisent de la vibration sonore jusqu’à la conceptualisation (en anglais). Ceux qui fouillaient l’âme humaine et parlaient d’ombre bien avant Freud ne sont pas des charlatans. Nous avons 7000 ans de retard, et un peu de modestie est souhaitable.
Une bonne parabole dans ce contexte instruira mieux qu’un discours cartésien. Je suggère à ce propos la lecture de la parabole des deux oiseaux dans les upanishads ; elle est en raisonnance directe avec notre conversation, mais je ne veux pas la déniaiser en la décodant, c’est à chacun de le faire. Une clef cependant : on y voit bel et bien le veilleur intérieur et le pékin cybernétique.
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Les analyses qui plus haut démontrent l’illusion du libre arbitre sont fondées en filgrane sur une hypothèse double qui d’une part affirme que la réalité serait une et préexistante à l’action autant qu’à la mesure de la réalité, et d’autre par que si toute cause a un effet, tout effet a une cause. ça s’appelle le déterminisme, qui encore il y a peu laissait supposer que si un esprit était assez vaste pour contenir tous les paramètres descriptifs de l’univers, alors il pourrait prévoir la totalité du futur, en tout point et en tout temps.
On sait que tout ça est faux.
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Autres suggestions d’investigation :
-le théorème Conway-Kochen, à ne pas interpréter au marteau piqueur
-La théorie des bifurcations
C’est du gros …
@Ana 🙂
juste un silence d’inclination serait suffisant si je me trouvais dans la même pièce que toi
Merci Ana
Tes mots sont souvent comme une source.
Le silence est d’or et tu sais l’écouter 😉
Après avoir écrit le poste #92 juste en partance, je me disais que justement ; parce que l’animique et l’intellect sont d’essence différente, il était difficile d’utiliser l’outil mû plus par l’un(ici le langage mû par l’intellect) pour expliquer l’autre(l’animique)
Peut-être que le terme sensation pourrait aider mais je ne le crois plus après avoir lu le poste d’Ana(à moins que ce ne soit une paresse pour déléguer… 😉
Je vais quand même y réfléchir.
Je crois que ça m’est devenu difficile de chercher des explications intellectuels pour expliquer tout ce que je suis en train de découvrir sur le plan animique, pcqu’alors c’est comme si j’y restais collée à cet intellect, j’ai du mal et j’avoue être un peu perplexe ?
Mais j’admire Ana qu’il a l’air d’avoir une facilité de virtuose pour cela, bravo.
J’aimerais avoir son secret 🙂
@Morpheus
Je ne crois pas que l’intuition en moi soit divine, car je crois que cette intuition émane de mon esprit (cœur). Toutefois je crois effectivement que mon esprit fut crée par une essence supérieur à mon esprit puisque créateur de cet esprit.
Donc non je ne crois pas être divine 😉 (heu d’essence divine) vu la petitesse de l’humain et la grandeur, la beauté de la création, et surtout que l’homme n’a rien créé de vraiment comparable… c’est peu dire
Je ne crois pas non plus au hasard de la matière inerte…
Donc je crois qu’une conscience supérieure à l’homme est responsable de notre existence sur cette terre
Je crois en l’esprit en l’homme (son cœur porteur de vie et de ses valeurs vivantes) et en l’énergie qui a créé cet esprit.
Ce plan qui est d’un autre genre, quand je dis subtil, je veux dire fin et invisible aux yeux matériels et je dirais que c’est pour cette raison qu’on ne peut le décrire puisqu’on ne peut le voir. Il ne reste plus qu’une presqu’imperceptible sensation, sauf pour ceux qui ont de l’entraînement qu’ils ont acquis simplement par le vouloir sentir, vouloir comprendre, car de plus en plus je suis convainque que vouloir connaître dans ce domaine, c’est déjà avoir ouvert la boîte de Pandore (je veux dire vouloir connaître ça met dans un état de réceptivité et de meilleure acuité pour percevoir les sensations qui, après, donnent une information qui répond à ta question.
Les mots, surtout les miens ne sont que des mots inertes qui ne coulent pas de source (contrairement à ceux d’Ana) mes mots et le clavier sont en décalage avec ce que je veux transmettre et qui touche au non-matériel. Je ne peux donc toucher avec celui-ci qu’en spiritualisant la matière, ce que je n’arrive encore à faire (mais que, je crois, arrivaient à faire Bach et Mozart, avec les sons…?)
Tu crois donc, Marie, qu’il existe une hiérarchie, que tu te situes au bas de celle-ci, que le divin est supérieur et est donc notre maître ? Tu crois donc en Dieu ?
Bienvenue dans l’illusion de la hiérarchie (hierôs = sacré ; arkhein = commandement).
Je confirme donc ce qu’il m’était apparu dans ton poste #87 : tu alimentes en toi des croyances d’ordre religieux.
Je ne peux donc faire qu’une chose, compte tenu de qui je suis, c’est de dénoncer ces croyances comme étant une tromperie universelle : il n’y a aucune hiérarchie, aucun maître, aucun commandement divin. Le sacré est un mensonge, un mensonge diabolique au vrai sens du terme, puisqu’il induit qu’il existerait autre chose qui n’est pas sacré. Ce qui est bien sûr impossible.
Tu ne crois pas être divine, or, bien sûr, tu l’es, même si tu ne le sais pas parce que tu l’as oublié. Si tu l’as oublié, c’est parce que cela fait partie du processus de manifestation. Ton esprit ne peux pas se manifester dans le monde si tu n’oublies pas ton origine et ta nature divine, car sans cet oubli, aucune expérience localisée n’est possible. Si tu conserve la conscience d’être Tout Ce Qui Est, il n’est pas possible de faire l’expérience de n’être qu’un aspect localisé de ce Tout. Pour faire cette expérience, qui est supérieure à la Connaissance (qui est un état divin), il faut oublier ton origine au moment où tu t’incarnes.
Oublies ces notions de conscience prétendument supérieure, et même de divin. Si divin il y a, il ne peut être QUE toutes choses et EN toutes choses, donc il n’y a aucune différence entre toi, moi, les autres. Il n’y a que les illusions de nos différences, et ce sont ces illusions qui nous permettent d’être Tout Ce Qui Est. Le libre arbitre n’est qu’une illusion, et c’est cette illusion, entre autres illusions, qui nous permet de faire l’expérience de l’être.
Comme dans un jeu vidéo.
Si je défend mordicus la notion d’égalité, c’est bien parce que je sais que nous sommes, au delà des illusions de ce monde manifesté, parfaitement égaux. Une seule et même chose.
Morpheus
Emboîtement plutôt que hiérarchie, la création incluant la conscience, mais avec ceci de particulier que ce qui est au dedans est comme ce qui le contient et que le contenant est comme ce qu’il contient. Pour l’oeil aveuglé par l’évidence trompeuse, la géométrie divise ce que la conscience réunit, car elle est pétrie de cette réunion.
Pour ce qui est d’être dans la même pièce, volontiers. Il suffit de vouloir.
(Humour, pas méchant hein ->)
Entre le divin et le jeu vidéo, Morpheus, hologramme flottant sur un cosmos virtuel, semble choisir le jeu video. Nouveau dieu, nouvelle illusion ?
Je préfère cette roseraie divine où depuis des décennies je croise ces fleurs que sont les âmes, les hume et me régale et me grandis de leur parfum varié, tendre ou épicé, acre parfois, sans les cueillir, sauf cas rare et tumultueux.
Retour sur le libre arbitre.
Comme toute chose, le choix est un objet quantique. Il ne se détermine que par la mesure de cet objet opérée par l’être ; ça, c’est un lieu commun, mais la suite l’est moins.
Les causes qui déterminent l’être (qui n’est pas déterminé que par elles et dont la structure complexe conserve une grande part d’indétermination) sont pour bonne part d’entre elles des objets quantiques qui ne se déterminent que lorsque l’être en prend la mesure.
Les causes qui déterminent le couple (choix-être choisissant) sont donc déterminées au moins en partie par l’intervention de l’être.
La question qui fait débat concerne la cohésion ce cette intervention et de l’être.
Dans « jeu vidéo », il n’y a pas que « vidéo », il y a aussi « jeu » 🙂
J’aurais pu tout aussi bien dire « jeu de rôles » – et même « jeu de rôle grandeur nature », mais l’avantage du jeu vidéo est que l’aspect « vidéo » ramène à l’image, l’icône, donc l’illusion. De plus, dans le jeu vidéo, la distance qui sépare le joueur du personnage est flagrante, tandis que dans le jeu de rôle, notamment en grandeur nature, cette distance ne l’est pas. Dans le jeu de rôle grandeur nature, le personnage joué a l’apparence et les capacités du joueur (à peu de choses près). Dans les jeux vidéo, le personnage peut être aussi différent du joueur qu’il le souhaite.
Le jeu de rôle informatique est donc une illustration presque idéale du rapport entre le monde non manifesté (le joueur, l’âme, l’esprit, ce que vous voulez) et le monde manifesté (le personnage, le monde « réel », le corps).
Je suis un homme de mon temps, et ce temps est l’ère du jeu vidéo et du jeu de rôle, qui illustre à la perfection la justification la plus tangible de la raison d’être.
Étudier le joueur et son rapport à son personnage et au monde imaginaire dans lequel il évolue est très édifiant pour comprendre la nature du rapport à l’incarnation. Le problème de la plupart des adultes – et c’est ça le tragique de l’histoire, c’est qu’ils ont oublié le jeu.
Alors oui, je revendique le choix du jeu vidéo, et plutôt deux fois qu’une 😉
Morpheus
Et d’accord pour l’image des poupées russes 🙂
Morpheus
« emboîtement plutôt que hiérarchie »
encore merci Ana 🙂
Décidemment Ana trouve à chaque fois les bons mots pour exprimer ma pensée…c’est une bonne traductrice en plus.
Voilà, je ne conçois donc pas ça dans le même rapport d’avec un patron car avec celui-ci il y a une forme de soumission à des règles sans pouvoir les enfreindre. Alors qu’avec la Conscience supérieur à la mienne, c‑à-d plus grande plus avertie que moi, il y a l’espace pour apprendre à travers mes choix et décisions ; ce fameux libre-arbitre qui va me pousser à avoir toujours plus à ouvrir ma conscience, à l’image de cette Conscience supérieur.
Un peu comme le rapport au père et à la mère, une sorte de lien pour m’aider à m’émanciper une fois que j’aurai plus d’assise, que je serai nager. Sauf qu’ici la Conscience supérieur sait bien plus que mes parents puique c’est elle qui a tout créé pour mon plus grand bonheur, pourvu que je comprenne comment fonctionne les mécanismes et les énergies qu’Elle a créé pour pouvoir m’en servir.
Pour le poste #103, Je dirais plutôt à l’image des parents d’André Stern, parce que tout le monde n’a pas eu la chance de pouvoir apprendre librement c‑à-d dans la confiance et non dans la peur et les interdictions…
Quand on parle du loup …
Le libre arbitre à 30 km de chez moi, Seti pas beau ?
L’association .…Et Faits Planète a le plaisir de vous inviter à participer à une
conférence gesticulée : « Propagando Manipulens »
Aujourd’hui, vendredi 15 novembre – 20h30
Si on pouvait jouer sur votre libre-arbitre, seriez-vous libre de vous en rendre compte ?
Créé par Phloem-Sev, hypnotiseur, des récits et marionnettes sur le thème des techniques utilisées pour fabriquer, à leur insu, le consentement des populations en démocratie (hum hum, faut qujyaille). Qu’en est-il de la communication sur la solidarité internationale ?
Suivie d’un
atelier de désintoxication de la langue de bois
Demain, samedi 16 novembre – 9h30
Les cours d’autodéfense intellectuelle se proposent de donner des outils de lecture des langages médiatique, publique et publicitaire, afin de développer l’esprit critique…
Au fait, Jean-Paul Gaillard était passionnant hier soir 🙂
Son bouquin :
Enfants et adlolescents en mutation
Chez esf
Je suis sidérée par la convergence spontanée et la synchronicité : je n’avais pas lu le message 104 qui en certaines pages est pile dans l’esprit du bouquin que je signale.
Je voulais rajouter que le mot religieux a pour moi une image négative car je le voit suivi de toute une cohorte d’attirails d’églises et de chapelles,…de dogmes, de carcans et formes rigides de pensées qui enferme et empêche justement l’expension de l’homme, de découvrir toutes les possibilités du potentiel qui est encore en sommeil à l’intérieur de lui. Ce qui me déplaît fortement et auquel je n’adhère absolument pas.
Donc j’éviterai ce mot qui ne correspond pas à ma pensée.
Peut-être en existe-t-il un qui corresponde…?
J’ai pu constater dans mon vécu que la télépathie est une réalité(donc pour moi-même)
Je dis ça bien évidemment car il faut l’essayer pour en être convaincu…et il faut aussi en avoir l’envie 😉
J’aimerais bien aussi qu’il y ait de temps en temps de tels événements d’éducation populaire à 30 km de chez moi … 🙂
@ Marie
Ce n’est pas par hasard que j’ai souligné « croyances d’ordre religieux », car je sais que cela va te faire tiquer. Donc tu vas y réfléchir. Mais ce n’est pas une manipulation, car la croyance en la hiérarchie est bel et bien de source religieuse. Il est important de pouvoir bien baliser en soi les vecteurs des pensées parasites, autant que son vocabulaire, car c’est par son vocabulaire aussi que les implants parasitent nos esprits (principe de novlangue).
Autre point, les choix du (prétendu) »libre-arbitre« ne t’apprendrons rien en eux-mêmes, c’est seulement CE QUE TU FAIS DE CE QUI T’ARRIVE suite à ces choix qui t’enseignent quelque chose. C’est ça que l’on appelle « l’expérience ».
Morpheus
Mais comme il ne s’agit pas pour moi d’une hiérarchie mais plutôt d’un « emboîtement » dit comme Ana, il ne s’agit donc pas de « croyance d’ordre religieux » comme tu dis.
Ceci né de mes expériences et déductions personnelles de comment je perçois le monde.
Je crois qu’il s’agit plus d’expériences à faire et d’observations sans trop de déductions hâtives mais progressives.
Le silence intérieur est vraiment d’or, comme sur une partition de Mozart où ceux-ci mettraient en valeurs la beauté des sons-découvertes qui se révèleraient au chercheur patient armé de son vouloir sincère à la pointe acérée vers la bonne direction de départ choisie préalablement.
En résumé, plus on en parle moins on le vit, plus longue et confuse est la route, et possible l’égarement.
Comme le sagittaire, à la flèche acérée, je vais mon chemin, vers le but à atteindre initialement. Même si entretemps j’aurai eu qques objectifs en passant, le but restera dans ma mémoire comme à la chasse au trésors parsement mon chemin de moment innatendus et plaisants m’amenant toujours plus dans la connaissance de moi-même, me délestant toujours plus de mes vieilles croyances pesantes et devenues inutiles vers toujours plus de liberté d’être simplement avec ma joie naturelle à tout instant.
De la différence entre le chaman et le scientifique
Je me promène sur un chemin de campagne.
A 200 m, j’aperçois un oiseau.
Je ralentis mon pas, afin de ne pas le déranger, mais ne m’arrête pas quand même, car je voudrais le voir de plus près.
Je marche comme sur des mocassins mohicans, évitant de faire rouler le caillou ou craquer la brindille.
Arrivée à quelques mètres, je ne vois qu’un bout de bois, qui a vaguement la forme d’un oiseau.
oh oh
Si je suis scientifique, je me dis : « oulala, ça craint, je vieillis, c’était une illusion d’optique, et plus jeune, ça ne me serait pas arrivé. Il va falloir que j’aille chez l’oculiste ».
Et je continue ma promenade sans plus y penser, ressassant mes ennuis avec ma banque, ou n’importe quoi d’autre qui n’a rien à voir avec la beauté de la nature que je traverse.
Si je suis chaman, je me dis : « L’esprit oiseau n’est qu’un esprit, il n’est pas incarné, mais il aime se révéler au monde, et peut utiliser un morceau de bois, et mon regard, pour devenir visible quoique impalpable. Quand je me suis approchée trop près, il a eu peur que je ne lui prenne sa forme, et il s’est envolé ».
Et je continue ma promenade en admirant l’or des feuilles d’automne et dans les troncs vermoulus les maisons moussues des gnomes et des elfes.
C’est toute la différence entre le chaman et le scientifique.
Ils ne voient pas le même monde.
Mais le pied, c’est d’être les deux, et être les deux, ça se choisit ; la double vue, celle du rêveur et de l’analyste conjoints et cumulés dans l’harmonie d’une schizophrénie volontaire, la double vue se choisit.
Et ce choix là se fait en toute liberté, dans un libre arbitre total, sans aucune influence extérieure.
Et si je fais ce choix, il y aura en moi du Steiner et du Chomsky. Ce qui permet de mieux cerner qui ou quoi au dessus des Bilderberg. ça vaut le coup.
🙂
Je suis toute ouïe Ana, je t’écoute car ça m’est doux à l’oreille ce que tu dis… 🙂
C’est effectivement ce que je souhaite apprendre grâce à toi ; la double vue
Mais le chamane, Ana, est un initié, et il ne parle pas de cela parce qu’il sait que les mots sont des prisons et déforment la nature spirituelle des choses.
Ici, nous sommes dans l’antre des mots, et notre communication ne peut, sans égarement, se tourner vers l’esprit « irrationnel ». Pour éviter la confusion et soigner nos cerveaux des implants qui les infectent, nous avons le devoir de faire preuve de rigueur, et notamment de rigueur sémantique.
Le langage symbolique doit rester caché pour ne pas être souillé, et il ne peut, véritablement, être enseigné, car tout enseignement du symbole par un tiers en réduit la portée et en déforme la nature.
Pour pouvoir être à la fois le chamane et le scientifique, il faut nécessairement aiguiser sa faculté de discernement et faire de notre mental un outil aussi aigu que la pointe d’une aiguille et aussi tranchant que le fil d’un katana Hattori Hanzo.
La science ne porte pas en elle les germes de la spiritualité, pourtant la spiritualité doit procéder avec la rigueur de la méthode scientifique.
Morpheus
Dans mon message précédent, il y avait bien peu de symboles. À moins qu’un chemin de campagne n’en soit un, et le sentier 😉
Pour la rigueur, oui, mais qu’elle ne soit pas un clapet de fermeture systématique.
Et si la rigueur peut être choisie pour soi, c’est bien, très bien même, elle ne peut être imposée à autrui. Cela conduirait à l’autisme de l’exigeant, et à l’inexistence du couple partageux . La communication ne peut donc être exigée dans la rigueur mais peut et doit s’opérer dans l’empathie.
;;;;;;;
Ce n’est pas dans le choix entre un éclair café et un éclair chocolat que réside le libre arbitre, mais dans la décision d’être riche en profondeur, et d’agir sur soi pour tendre à cela, dans une volonté constante.
Et ne me demande pas d’être rigoureuse pour définir la richesse en profondeur, traire les mouches avec des gants de boxe ne sert à rien.
Quoique Bourbaki n’introduise le chiffre 1 qu’après des centaines de pages rigoureuses.
La boucle, dont je parlais, de rétroaction du cybernétique citoyen, dont tu parlais, sur lui-même, lui appartient. Il est maître de sa fonction. S’il le décide. Bien sûr, s’il ne met rien en route, il reste un robot cytoplasmique. Mais il a la possibilité de ne pas l’être.
Je file me préparer pour cette soirée prometteuse. @peluche.
respect à tous.…
Ana je t’aime : « L’élection est un suicide citoyen et le vote utile a les mêmes qualités curatives que la vaseline. » ! ‑que reste-t-il de la vaseline ?
JC 48, connaissez vous EDEN d’anton parks ?
49 : Nous sommes certainement gouvernés par des mythomanes, mais tous les mythes ne servent pas les même intérêts.
50 : « Le problème central de la démocratie est qu’elle est source institutionnalisée d’aliénation. »
51 : « Tout remède au chaos engendre de l’ordre et l’ordre limite le champ des possibles. C’est un fait douloureux. »
-douloureux ! Oui, plus douloureux que d’avoir un corps, my body ?
L’incarnation, personne n’a jamais dit que c’était sans douleurs, mais cette ‘nature’ est exemplaire de la maîtrise de nombreuses dualités. Notre corps est plein de règles physiologique qui sont un remède au chaos et limitent le champs des possible. C’est néanmoins (néant-) la meilleure des conditions dont nous disposons pour le moment.
55 sur les égalités :
« Si nous supposons qu’il est préférable d’adopter l’égalité de chance plutôt que d’essence »
-l’égalité d’essence, de nature, est théorique, l’égalité des chance est légale, elles ne jouent pas dans la même catégorie.
PV : le projet venus repose sur l’irresponsabilité. Notamment l’irresponsabilité face à la volonté Kmillénaire de pouvoir d’une minorité, fussent-ils des ‘dieux’ des ‘demi-dieux’ des cyborg ou des kapos.
Le PV n’est pas un projet d’émancipation, mais de soumission, il s’agit ni plus ni moins que d’une nouvelle forme de ‘théocratie cybernétique’.
70 : « Nous ne le comprenons pas encore, mais NOUS SOMMES des créatures cybernétiques… »
-c’est de la matrix théorie… ce n’est pas tout ce que nous sommes. Nous sommes aussi une nature, à moins de qualifier la nature de cybernétique, mais ne serait-ce pas abuser.
La réduction de l’être au vivant et du vivant à la biologie, peut en effet conduire à une vision cybernétique de la chose, mais c’est vraiment une abstraction soustractive, …mécanique.
le libre arbitre est une conquête.
réponse au message 91 :« certains d’entre nous utilisent le mot « cœur » selon une licence poétique qui, lorsqu’il s’agit de produire une analyse visant à comprendre le fonctionnement humain, n’a absolument rien à faire. »
-sauf que « l’intelligence du cœur » exprime ce que notre intellect ne peut pas embrasser,
par exemple :
l’intellect peut concevoir l’infini, comme en mathématiques, mais ne peut ni le comprendre, ni l’accepter. L’intellect fonctionne plutôt sur le mode analytique, mode de la division, ce qui lui interdit d’embrasser l’infini. Le cœur fonctionne lui sur le mode de l’addition ce qui lui permet d’embrasser l’infini, l’infini de l’amour par exemple.
C’est pourquoi on se dispute autant dans les ménage entre le cœur, le féminin, et l’intellect, le masculin qui n’ont ni les même objectifs ni les même modes. Mais point besoin d’être deux pour avoir à gérer cette dualité.
91 :«Si l’on veut produire une analyse sérieuse, il faut pouvoir définir avec autant de précision que possible le phénomène dont on parle. Si l’on est incapable de définir ce que l’on entend par « le cœur », si on en a qu’une vague intuition sur laquelle nous ne pouvons mettre un concept compréhensible et descriptible (observable), alors il faut écarter cette notion de l’analyse, car elle sera source de confusion et de sophisme. »
-c’est le classique des classique, par définition, l’intellect analytique rejette le cœur, le masculin rejette le féminin etc… ce dont on doit déduire que les capacité de synthèse diffèrent fondamentalement des capacités d’analyse.
91 : « Si Dieu est immuable »
-‘dieu’, éternel, infini, mais pas immuable. Et rien ne dit que l’éternité, pas plus que l’infini ne doivent être immuables, c’est un fantasme.
dans le bouddhisme, canonique, on trouve de tout et son contraire…
91 : « Cette lutte entre le JE et le NOUS est la source de tous les conflits. »
-je ne crois pas, pas de tous les conflits. C’est un problème que l’identité et la maîtrise de la dualité peut résoudre.
91 : « Si nous définissons le divin comme étant une conscience unique »
-dans cette voie de maîtrise de la dualité il me semble impératif de différencier les sens dont on charge les ‘un’, ‘unité’, ‘unique’. Je m’accorderais à une définition qui qualifierai le divin comme ‘une’ conscience, pourquoi la confiner à ‘l’unicité’ ?!
Une fractale multidimensionnelle, comme l’univers ou la création, reste une fractale, c’est bien pratique… (ce dont parle ana au 98).
L’intellect, que l’on peut aussi appeler mental suivant l’acception ou l’école qu’on a suivi, peut bien tourner en rond dans tous les sens, mais il ne peut pas embrasser l’infini, il est donc incapable d’apporter une définition satisfaisant de dieu, qui s’il est infini ne peut pas être défini, par définition !
91 : « Si nous définissons le divin comme étant source de toute chose »
-donc à l’origine de la création, donc le créateur.
« il n’y a rien qui soit que la source ne puisse avoir souhaité, et rien que la source souhaite qui ne puisse se manifester. Elle n’a donc, cette forme de conscience, aucun besoin, donc aucun « vouloir ».
« Le vouloir, la volonté, n’est rien d’autre qu’une réaction. »
-si tu ne fait de la volonté qu’une réaction, tu prive ‘dieu’ de son pouvoir créateur.
« Lorsque nous sommes pleinement satisfait, nous ne voulons rien »
-ce qui n’est vrai que si l’identité se limite à l’ego.
« Le moteur de la volonté est donc l’insatisfaction. La conscience immanente ne pouvant être insatisfaite, elle ne peut pas être à la source de notre volonté. »
-et qui a décrété que la conscience immanente ne peut être insatisfaite ? Qui décide des limites de l’infini ?
Ces propos cités dénient à ‘dieu’ la dimension de l’infini, mais l’intellect peut entendre que s’il existe un infini, il y a nécessairement place pour une création d’où quelle émane, même s’il ne peut embrasser ni l’une ni l’autre.
D’où la nécessité de l’infini, et le devoir pour l’intellect d’échanger ses limitations propres contre l’ouverture de son cœur. Avec son cœur, dans les meilleur cas.
le mystère reste entier.
91 :« Cette notion romantique de « cœur » est en fait purement religieuse. Ce n’est rien d’autre qu’un concept mystique, qui fait appel à une prétendue « cause » mystérieuse et cachée en chacun de nous : le « dieu intérieur », la « part divine en nous ». »
-mépris ou méprise ?
Analytiquement et étymologiquement, factuellement, le religieux est ce qui lie, ce que fait le cœur, il additionne. Si nous n’étions pas ‘de cœur’, l’aliénation aurait déjà éteint l’humanité.
à la fin j’ai une question :
peut-on être démocrate et dans le déni du mystère ?
Peut-on être rationnel et ostraciser le mystère du débat ?
le mystère qui reste entier, avec tous les risques de confusions que cela comporte est la condition de la création. Et la création, la condition de notre émancipation. Elle est par essence démocratique, parce que c’est une énergie qui remonte de la base. Elle est par définition l’objet de tous les dénis théocratiques qui sont eux des énergie descendantes.
Vive notre émancipation.
@Mic el
merci pour cette réponse 🙂
MIC EL, ce plaisir de t’avoir lu, entre raison et ressenti, ou cette part des dieux comme cette part de l’Homme, lol…
Oui, je suis bien d’accord avec toi, toute approche des choses, de la vie et de nous-mêmes ne peut se faire sans cette ouverture amoureuse en même temps que cette volonté physique, matérielle, mentale, intellectuelle et j’en passe… cette intelligence et ce ressenti inextricablement imbriqués et tributaires l’un de l’autre : cette infinie douceur, ce profond respect, ce regard amusé, cette innocence perdue, cette volonté ou cette immanence, cette poésie, cette vérité, cette légitimité… pensée chouardienne et bordel(le) tendresse !
Je suis athée mais applaudis ici à tout ce qui n’est pas mon choix.
Car tout n’est pas fait de 0 et de 1, et la vérité est ailleurs que dans la raison.
En fait, athée est déjà un mot galvaudé, autant que l’est le mot dieu, et je devrais éviter d’user du premier comme je ne réserve le second qu’à de rares occasions.
J’évite en fait de me soumettre à l’idée d’un commencement.
Qui m’est inutile.
Estimant qu’il est déjà bien assez enrichissant de me plonger dans l’existant.
Et de m’enrichir de ma mort pour me motiver à l’intensité.
De même l’infini, rigolotement défini en coordonnées homogènes par un T nul, n’allume que peu en moi ; mes asymptotiques limites étant déjà bien assez pour ce festin royal qu’est la vie.
Le big bang lui même ne me transporte qu’en conjecture mathématique, ce qui est passionnant mais rien de plus, et je le perçois plutôt comme une tentative désespérée d’un mammifère angoissé pour définir et encadrer ce qui ne peut l’être, ni ne doit, car goûter le temps délicieux suffit, qui contient l’aventure.
Mes amis, relisez le titre de la page et vous verrez que miraculeusement nous ne sommes pas hors sujet, car la guerre n’est le fait que du robot cytoplasmique, et la conscience n’en veut pas.
Muscler le libre arbitre par le travail sur soi serait si c’était fouleuse pratique garant de la non-guerre.
Nous sommes ici à respirer le souffle de l’Histoire, qui est aussi celui des forêts.
Le souffle est majeur, qu’il soit celui de l’Histoire ou celui de l’esprit.
Dans l’ancien testament, il y a un refrain, une phrase qui revient souvent :
« Et le souffle de Yahvé fondit sur lui ».
Elle est écrite quand un homme fatigué par le désert arrivé au bord d’un puits se voit offrir de l’eau par une femme en noir.
Nous sommes quelques uns ici qui tireraient avantage d’une rencontre où nous partagerions l’eau.
@ mic el
Une chose m’interpelle dans tes commentaires en #116, c’est que tu commentes des petits bouts de discussions les uns séparément des autres, comme si ces morceaux d’idées ne constituaient que des idées séparées et indépendantes les unes des autres.
Paradoxalement, il semble se dégager de tes commentaires (si je les ai bien interprété), une « invitation » à concevoir l’univers et ses phénomènes dans leur ensemble (le mystère).
Or, si tu essayes d’interpréter mes quelques interventions dans leur ensemble, si tu veux bien faire l’effort de trouver la cohérence de mon discours, tu y trouveras certes des paradoxes(1), mais aussi une vision globale, une perception d’ensemble, qui est précisément de l’ordre de ce que tu qualifies de « mystère », en fait, je dirais, moi, mystique.
Et la question que tu (me) poses en conclusion montre que tu ne m’a pas du tout compris, peut-être justement parce que tu n’a pas cherché à comprendre (prendre avec) ce que j’ai exprimé à travers les paradoxes.
Bien que ce ne soit pas mon cas, il me semble que l’on peut être démocrate et nier le mystère et la quête mystique. Tout dépend des besoins en matière spirituelle de l’individu à qui la question se pose.
Pour la deuxième question, être rationnel c’est nécessairement ostraciser « le mystère du débat » (faudra m’expliquer le sens de cette expression), pour une raison simple : la fonction essentielle (en tout cas selon moi) d’institutions démocratiques (vraies) est avant toute chose de permettre à la collectivité de résoudre les problèmes qui se posent dans la cité (dans le lieu de vie commun des individus qui compose la collectivité), et l’essentiel des ces problèmes sont d’ordre physique, matériel (accès à l’eau pure, à la nourriture de qualité, au logement, à la santé, à l’information, au savoir, …).
Ces besoins essentiels (pas exclusifs : essentiels), sans lesquels aucun besoin d’ordre spirituel ne peux constituer une priorité (ni être rencontré, en fait) forment le socle de la paix et de l’entente nécessaire pour répondre à des besoins « supérieurs » (mettez ce que vous voulez dans ces termes). Il s’agit donc de résoudre des problèmes essentiellement d’ordre pratiques et techniques. La philosophie et le « mystère du débat » ne résoudrons jamais ces problèmes, mais ils ne feront qu’amplifier les clivages et la confusion, vu que nous percevons tous l’univers selon nos philtres individuels.
Si l’on ne peut parvenir à une réelle égalité économique (l’économie, la vraie, résulte dans le partage équitable des ressources et des produits transformés que l’on en tire, ni plus ni moins), alors nous ne pouvons parvenir à une société pacifiée. Sans société pacifiée, tout ce qui est de l’ordre du spirituel ne peut qu’être dévoyé, car il constituera, dans la majeure partie des cas, une fuite du réel, non une quête du mystère.
Mais vous ne le comprenez pas. Vous ne voyez, dans les propositions rationnelles, que l’expression de vos peurs (cf. les remarques concernant le PV, que tu ne connais pas et juge en projetant tes peurs). Vous n’entendez pas – et donc ne discernez pas – dans le discours d’ensemble, l’intention fondamentale, qui est foncièrement tournée vers l’intérêt général et fondamentalement bienveillante.
Vous avez peur que le rationnel (le réel) ne brise votre imaginaire, et vous rejetez cette rationalité comme étant le bûcher de vos croyances respectives.
Vous voulez que nous nous élevions (discours sur la conscience) pour résoudre nos problèmes, je propose que nous résolvions nos problèmes matériels fondamentaux pour nous élever. Et comme l’expérience permet de le démontrer, la résolution des problèmes matériels peux se faire par la rationalité et le savoir technique. Pas par la méditation ou la prière, ou la croyance en quoi que ce soit, EXCEPTE la croyance dans l’intelligence et la capacité de l’homme de résoudre les problèmes qui se posent à lui.
Contrairement à 99% des gens qui se disent religieux, spirituels, mystiques, ce à quoi j’aspire, c’est de faire de CE monde où nous vivons, le « paradis » qu’il devrait être et qu’il peut être ; je ne cherche pas ailleurs, dans une fuite prétendument spirituelle, un »monde meilleur«.
Aucune expérience « mystique » (et je sais de quoi il s’agit par expérience, dont je peux en parler) n’a de valeur dans le champs du monde concret où nous nous manifestons ici et maintenant. En revanche, l’expérience concrète imprime dans notre psyché les donnes nouvelles qui permettent à la conscience d’évoluer et d’intégrer des données nouvelles telles que l’interdépendance.
Cela, vous ne le trouverez dans aucune pratique religieuse, seulement dans le concret. Une pratique religieuse, spirituelle, ne permet pas d’imprimer des données nouvelles dans notre psyché, elle permettent seulement (et encore, pas toujours) de « lire » les données nouvelles, d’en avoir un aperçu. Vous saisissez la différence ?
Rejeter comme tu le fais, par exemple, le PV, c’est rejeter un projet concret – le seul qu’il m’ait été donné de voir dans toute ma vie – qui intègre précisément ce dont notre conscience a besoin pour faire le bon quantique que notre espèce doit réaliser pour gagner son rang d’espèce intègre.
La cybernétique est le terme scientifique qui étudie les mécanismes de l’interdépendance, mais vous ne le comprenez pas. Vous ne voyez dans ce mot que l’image qu’on a superposé à votre regard pour vous masquer la réalité. Vous ne voyez que robots, machines sans âmes (et là, je rigole bien, parce que si une machine avait une âme, nous serions bien obligé de nous demander ce qui la différencie de nous – revoyez Blade Runner ou relisez Exterminateur 17 de Bilal et Dionnet …).
Bien sûr que la Terre est cybernétique. Bien sur que nous sommes des créatures cybernétiques. Je le réécris, puisque vous ne l’avez pas compris :
La cybernétique est une science des systèmes autorégulés, qui ne s’intéresse pas tant aux composantes qu’à leurs interactions, et où est pris en compte avant tout leur comportement global. C’est une modélisation de la relation entre les éléments d’un système, par l’étude de l’information et des principes d’interaction.
Il s’agit simplement d’une approche scientifique de l’interdépendance des phénomènes.
Werner Heisenberg a écrit : « Je considère que l’ambition de dépasser les contraires, incluant une synthèse qui embrasse la compréhension rationnelle et l’expérience mystique de l’unité, est le « mythos », la quête, exprimée ou inexprimée, de notre époque. »
Je souscris à 100% à cette vision des choses.
Cordialement,
Morpheus
(1) selon C.G. Jung « Le paradoxe, aussi étrange que cela paraisse, est un de nos biens spirituels suprêmes, alors que l’uniformité de signification est un signe de faiblesse. »
@ Ana
L’infini, c’est :
1. quelque chose qui n’a pas de fin
2. quelque chose qui n’est pas finit
Traduction :
Quelque chose qui n’a pas de fin et dont la réalisation est en cours s’appelle un processus.
Conclusion :
L’infini est le processus de la manifestation.
On peut appeler ça « Dieu » si on le souhaite. « Dieu » est le processus d’être.
Morpheus
Merci à tous pour ce fil d’échange assez intéressant 🙂
chacun enrichit le débat
Nous sommes quelques uns ici qui tireraient avantage d’une rencontre où nous partagerions l’eau.(ANA,119)… l’eau, le pain et l’Esprit, oserais-je ajouter, cette interconnection spirituelle en même temps que cette raison pratique…
… et contre la guerre et tout ce qui se prépare, l’Histoire qui se répète et le Nouvel Ordre Mondial qui en rajoute couche sur couche, j’essaie d’imaginer la ou les meilleures options, la plus pacifique qui soit en même temps la plus efficace, et je n’en vois aucune… excepté ce potentiel immanent et impalpable qu’il y a d’exiger le meilleur en nous comme cette ouverture sur le monde et autrui, sur la diversité mais surtout sur tout ce qui nous dépasse et fait que le Coeur est bien ce postulat fondamental à toute émancipation humaine concrète et constructive, garante et responsable et dans son ambition et dans son humilité… mais je m’exprime peut-être mal, moi et mon verbe qui ne sont que le fruit d’un cheminement particulier, entre limitations et idéaux tous azimut^^
Enfin, tout ça pour dire qu’il se dit sur ce blog bien des choses intéressantes et fédératrices_et reformuler à ETIENNE toute notre sympathie, tout notre soutien, si tant est que j’agisse moi-même de façon très concrète – sic !
http://www.youtube.com/watch?v=6PDEjWwWxxc
Oui, MARIE, une bien belle musique… une petite perle sur laquelle je suis tombée ce matin en écoutant FIP, cette incroyable radio au coeur de toute cette prétention pseudo-culturelle, ce bruit-guimauve merdiatique abrutissant et formateur…
… ce Noël prochain qui devrait être le plus beau pour toutes ces inconnues qui sont en nous, graines de conscience et d’énergie prêtes d’éclater… cette musique et mille autres encore qui me disent que rien ne devraient les surpasser… tant de beauté et d’infini en nous que c’est décidément mourir à soi-même que de se contenter de tout ce si peu qu’on se limite ou qu’on nous oblige, mais les deux intimement liés et nous seuls maîtres de notre destin, la plus belle part en l’Homme et la plus humble en Dieu, cet Esprit, cette Conscience, cet Infini, cet Absolu, ce Tout, ce Tous et ce Chacun d’entre nous…
http://www.youtube.com/watch?v=qSeg69d3CQ8
Une musique que j’ai déjà citée ici il y a quelques temps, mais tout indiquée, me semble, au coeur de ce sujet et de cette prise de position, en même temps que cet acte créateur ou rebond créatif en ce qui me concerne, ce final musical associée à une séquence cinématographique toute personnelle et des plus privées, je dois avouer, lol… oui, l’on n’a que c’qu’on mérite, mais le Monde mérite tellement mieux, et certains plus mal lotis encore davantage en proportion de tout ce que quelques uns s’arrogent à outrance et contre-nature… et rien que pour cela, il me tarde de fraterniser en MAXIMILIENS que nous sommes !
Un film vu hier soir en famille sur le Net et que je n’avais encore jamais vu ; petite comédie entre Finance au sommet et démerde au quotidien, si je puis dire ; un petit film pas si anodin que ça, enfin, je trouve, mais je puis me tromper.
https://www.youtube.com/watch?v=nwEvp-P6j‑s
Chaleureusement
MORPHEUS, tout ce que tu dis est très intéressant et en grande partie vraie, sensée, mûrement réfléchie, il n’empêche, ce qui donne poids et sens aux choses et à la vie c’est bien l’intention qu’on y met, cette valeur impalpable qui donne toute sa beauté, tout son sel à l’existence. L’Ethique, la Bonté, le Respect, pour ne citer que ces trois-là, déterminent en grande part ce que seront nos vies et nos quotidiens, nos choix de société, et si la mise en application desdits choix, mécanismes, projets et chantiers physiques et forcément matériels est inévitable et nécessaire, ce sont bien des volontés communes ou plus libérales qui décident ou non des actions à mener_comme un choix à faire entre la Pyramide NOMique ou cette Démocratie infiniment plus juste et plus respectueuse, ce respect et ces vertues, ces vues de l’Esprit, passant aussi bien par les mesures les plus concrètes qui soient que ces idéaux métaphysiques, spirituels, religieux, philosophiques, humanistes, mystiques (pour reprendre tes mots) ou tout ce que tu voudras… la raison et l’intellect n’étant ou ne valant pas grand chose sans Intuition, Connaissance et Amour, le tout coiffé d’une capital car cette meilleur part en nous, ce qui doit nous inspirer comme tout ce qui nous dépasse, intelligences innées et humilités de fait que nous sommes !
Bref, caresser en conscience un chat, si je puis dire, s’émerveiller devant quelque pousse en train de croître et grandir, être sensible au regard d’autrui et sourire soi-même à tant d’évidence et de diversité, c’est prendre enfin toute la mesure des choses et les enjeux en cours.
Mais je suis bien d’accord, cette exigence du quotidien et de cette abondance pour tous, condition sine qua non pour élever enfin le niveau et nous rendre dignes autant que crédibles de tout cet idéal humaniste et sociétal.
Bien bien des choses
… et toujours cette question récurrente mais à se poser sans cesse : comment opérer de la façon la plus concrète ce changement de paradigme ? en d’autres termes, comment infléchir sur ce rapport de force et contrecarrer enfin et l’Histoire et cette Elite qui nous entube ?!
« Commencement » > inception >
http://youtu.be/oeN-jDGQlpQ
Recommencement ou continuité ?
Encore un ptit coup de synchronicité :
Je posais plus haut la question « Qui et quoi au dessus des Bilderberg », et voici qu’on m’annonce pour demain midi à Genève une conférence sur « qui gouverne la gouvernance » avec Susan George plus 2 ou 3 édiles du coin.
plus conspirationniste que moi tu meurs, ça pourrait être la devise du CROM où on peut lire cet article :
« Helena Blavatsky disait : « Toutes les armées de Satan n’ont pas fait autant de mal sur la terre que les Jésuites ». »
« Qui et quoi au dessus des Bilderberg »…
Le cœur de l’Empire : Le Vatican, la City de Londres et le District of Columbia
La ville état du Vatican, le District of Columbia et la City de Londres forment un empire inter-connecté.
Ces trois cités-états entreprises contrôlent le monde économiquement au travers de l’entreprise financière de la City de Londres, militairement au travers de Washington District of Columbia (D.C) et spirituellement au travers du Vatican.
- Elles ne paient aucun impôt
– Elles ne sont sous aucune autorité nationale
– Elles ont leur propre drapeau indépendant
– Elles ont leur propres lois séparées
– Elles ont leur propre force de police
– Elles ont des identités totalement différentes du reste du monde.
Les trois étoiles qui sont sur le drapeau du District of Columbia (voir la photo sur l’article original) réfèrent aux trois cités-états, une pour chaque ville de l’empire.
Washington DC
Le président des Etats-Unis Obama, et les autres avant lui, opère en tant que “roi vassal” prenant ses ordres de la “City of London” au travers du Royal Institute of International Affairs (NdT : RIIA la maison mère du CFR en grande-Bretagne…).
La constitution du district of Columbia fonctionne sous la loi romaine tyrannique connue sous le nom de “Lex Fori” qui ne ressemble en rien à la constitution des Etats-Unis. Lorsque le congrès a voté la loi de 1871, il créa une entreprise distincte connue sous le nom d’Etats-Unis/US (NdT : et non pas “d’Etats-Unis d’Amérique”/USA) et un gouvernement corporatiste, entrepreneurial pour le District of Columbia. Cet acte de trahison a permis au District of Columbia de fonctionner comme une entreprise en dehors de la constitution originale des Etats-Unis d’Amérique et en dehors des meilleurs intérêts des citoyens américains.
City of London Inc.
Devenue un état souverain en 1694 lorsque le roi William III d’Orange privatisa et retourna la Banque d’Angleterre à des banquiers privés. En 1812, Nathan Rothschild torpilla le marché boursier anglais et prît alors un contrôle frauduleux de la Banque d’Angleterre.
Aujourd’hui, la ville état de Londres (City) est le centre financier mondial et le kilomètre et demi carré le plus riche de la planète.
Elle abrite :
- La Banque d’Angleterre contrôlée par Rothschild
– Lloyds of London
– Le London Stock Exchange
– Toutes les banques britanniques
– Les succursales de 384 banques étrangères
– 70 banques américaines
– Journaux de Fleet Streets et Publishing Monopolies
– Le QG mondial de la franc-maçonnerie
– Le QG pour le cartel mondial monétaire connu sous le nom de “la couronne” ou “the Crown”
Elle ne fait pas partie de la ville de Londres ou de l’Angleterre ou du Commonwealth britannique
Le Vatican Inc.
La fortune collossale du Vatican inclut d’énormes investissements avec les Rothschild en Grande-Bretagne, en France et aux Etats-Unis et avec de très grosses entreprises pétrolières et de l’armement comme la Shell, BP et General Electric.
Le stock de lingots et de pièces d’or du Vatican vaut des milliards, il est emmagasiné à la Banque D’Angleterre contrôlée par les Rothschild et à la Réserve Fédérale américaine.
L’église catholique est la plus grosse puissance financière au monde, la plus grosse accumulation de richesses et de propriétés en existence, possédant plus de biens et de richesses que toute banque, entreprise, fond de trust géant et gouvernement n’importe où sur la planète.
Le pape, qui est le dirigeant visible de cette fortune mondiale colossale, est un des hommes les plus riches de la planète.
Alors que les deux tiers de l’humanité vit avec moins de 2$ per jour et un cinquième (1÷5) du monde est sous-alimenté ou meurt de faim, le Vatican est à la tête de la richesse mondiale, profite inlassablement de ses investissements sur le marché boursier et dans le même temps prêche le “don”.
Durant la seconde guerre mondiale, le Vatican fut critiqué pour son soutien à Hitler et son régime nazi. A ce jour, le Vatican est toujours sous le coup d’une enquête pour le pillage de l’or nazi des banques suisses et des comptes des victimes juives de l’holocauste nazi.
Ces cinq dernières décennies, plus de 1500 prêtres et évêques ont été identifiés pour avoir harcelé sexuellement des dizaines de milliers de jeunes garçons et filles au sein de leur congrégations religieuses et leurs orphelinats.
1- Pourquoi cette institution honteusement riche prêche t‑elle des valeurs spirituelles, la pauvreté et la chasteté, alors que des cardinaux, des prêtres et des évêques couvrent leurs crimes d’abus sexuels et de viols ?
2. Pourquoi l’église a t(elle lutté contre et résisté aux accusations et aux demandes de compensation de ses victimes sexuellement, émotionnellement et spirituellement traumatisées ?
Source : International People’s Conference Organization,traduction par Resistance 71
(http://www.planete-revelations.com/t13664p105-le-pouvoir-occulte-du-vatican-c-est-participations-secretes-avec-les-regimes-totalitaires)
CROM : La Piste Jésuite
(http://www.planete-revelations.com/t13664-le-pouvoir-occulte-du-vatican-c-est-participations-secretes-avec-les-regimes-totalitaires)
++Hunger games, le Transperceneige : le nouvel ordre mondial nous dévoile ses plans d’asservissement
++
Cette année plus que tout autre, on constate que les productions hollywoodiennes à la gloire du nouvel ordre mondial se font chaque fois plus précises et plus nombreuses.
On retrouve tous les mois au moins un film qui a une signification particulière. On peut citer par exemple le film insaisissable qui montre au public une symbolique illuminati très forte ou bien Pacific Rim, dans lequel on voit l’humanité s’unir pour créer une coalition internationale et lutter contre une menace extraterrestre.
Dans Gi Joe, On y voit le président américain étant en fait à la tête d’un complot de domination mondiale (petit clin d’œil à la théorie des reptiliens dans ce film d’ailleurs, vu que le président est un shapeshifter qui a prit la place du vrai). On mélange la réalité et la fiction : voilà la bonne recette de la désinformation.
…
…
Passons à Iron Man 3. Encore un gros navet qui permet au passage de glisser quelques quenelles au grand public car le méchant de l’histoire est en fait un faux terroriste, un acteur payé pour faire peur (un coup à la Ben Laden en gros, un réseau terroriste payé pour jouer le rôle d’épouvantail tout en ayant un rôle bien précis).
Le gouvernement américain est impliqué dans le complot comme d’hab via le premier ministre. J’ai remarqué que le vaillant Iron man devient une lopette dans le film, un tocard qui n’est pas fichu de faire fonctionner son armure et qui montre sa faiblesse au public. Il n’est d’ailleurs capable de sauver ni sa maison, ni sa femme pas plus que de s’occuper des méchants à la fin qui se font trucider par des drones. En fait, il n’en glande pas une : c’est la déchéance du héros américain dans toute sa splendeur. Bas les masques, on fait tomber les symboles…
…
…
Publié par FawkesNews (http://www.planete-revelations.com/t14124-analyse-des-messages-occultes-du-film-hunger-ga)
L’Internationalisme des Rockefeller
[email protected]
Traduction : David Dennery
Revue Nexus n°28
http://www.nonalaguerre.com/articles.htm
(http://www.planete-revelations.com/t9503-saga-les-rockefeller-documentaire)
Salut à tous et fraternité !
À propos de mystère,
Aucun protagoniste raisonnable du plan C n’a la moindre idée de la façon de faire advenir une constituante tirée au sort. Le voilà le mystère. Et ce serait tout à fait déplacé et contre productif d’en faire une mystique.
Nombreux sont ceux qui se croyant démocrates exigent des explications et un mode d’emploi au plan C. Or, Il n’y en a pas. Je me demande si ce fait ne devrait pas faire l’objet d’une communication plus soutenue. A part l’éducation populaire, la seule voie consensuelle.
Si j’y reviens c’est que je constate que le conditionnement au déni du mystère est extrêmement puissant.
Et une des choses que je trouve des plus remarquable dans la position d’Étienne, c’est qu’il ne balance aucun leurres.
Projet Vénus et cybernétique,
peut-t-on raisonnablement parler d’un objet quelconque qui n’aurait pas de sujet pour le désigner. Pas de sujet, pas d’objet.
Peut-t-on parler d’une cybernétique ou d’une science, sans que cela ne fasse référence implicitement ou explicitement aux théoriciens de cette science et à ceux qui l’utilisent ?
L’idée même de cybernétique est une supercherie si elle se présente comme un concept sans sujet, sans auteur. Partant un ‘gouvernement cybernétique’ qui voudrait se faire passer pour une pure interaction auto régulée serait dans un déni d’autorité : pas d’auteur, pas de sujet, pas d’acteur, pas de responsable, ce serait donc facile de les imaginer incorruptible.
C’est une escroquerie basée sur un déni d’humanité.
Mais, si il n’y est pas fait abstraction de l’humain, ni de ses problèmes d’organisation, des responsabilités et des choix politiques que cela engendre, ce n’est plus le projet Venus.
la cybernétique est le principe de gouvernance du PV, y greffer un contrôle démocratique le dénaturerait au point que ce ne serait plus le PV. Sans contrôle démocratique le PV est une organisation politique qui confierait la gestion des systèmes de contrôles aux mains de spécialistes. sans ces spécialistes aucun systèmes autorégulés, aucun hardware ni software ne pourraient tourner.
Dans l’hypothèse haute le PV reviendrait à une république démocratiques des ingénieurs, les seuls habilités à l’organisation au développement et à la maintenance des systèmes de contrôles, les seuls en mesure d’être vraiment citoyens, tous les autres n’étant pas au niveau d’un contre pouvoir auraient de fait une souveraineté inférieure et de seconde zone.
Dans l’hypothèse basse cela reviendrait à la captation pure et simple du pouvoir par une oligarchie.
Je ne crois pas aux rideaux de fumée.
@ mic el
Moi, je ne demande à personne de CROIRE (beurk) dans les principes du Projet Venus.
Je demande seulement à pouvoir EXPÉRIMENTER (tester, mettre à l’épreuve), les principes du Projet Venus.
Car avant même les principes de la cybernétique, ce sur quoi repose ce projet, c’est la MÉTHODE SCIENTIFIQUE, qui elle, peut être appliquée sans les machines.
De façon remarquable, cette méthode scientifique, qui est connue depuis l’époque des lumières, n’a JAMAIS été préconisée ni utilisée comme méthode pour gouverner.
JAMAIS !
Or, quelle méthode pourrait être plus pertinente pour définir la méthodologie de commissions citoyennes tirées au sort ?
Tu dis que sans la cybernétique, ce ne serait plus le Projet Venus.
Veux-tu que je te dise ?
Je m’en fiche 🙂
Aucun projet, quel qu’il soit, ne souffre l’absence d’amendement. S’il faut au Projet Venus passer par l’amendement « démocratie participative », alors qu’il en soit ainsi. Et peu importe à mes yeux que cela plaise ou non à Jacque Fresco et Roxanne Meadows.
Au lieu de l’appeler « Projet Venus », on l’appellera « Projet Venus 1.1 ». Peu importe.
Je veux quant même répondre à l’argument de la technicité. Oui, il est nécessaire de s’interroger sur cette question essentielle de savoir si, in fine, la gouvernance ne résulterait pas dans le chef d’une poignée de techniciens spécialisés dans les domaines de la cybernétique. Cette question, je me la pose depuis ma prise de connaissance du PV, et je continue de me la poser.
Elle suppose et induit l’idée que nous considérons que nous (1) ne serons pas tous en possession des compétences requises pour gérer le bazar. Elle suppose donc qu’il y aura une élite qui, elle, possèdera ces compétences. Elle suppose également que bon nombre d’entre nous, simples citoyens lambdas, n’aurons pas accès à ces savoirs ou ne s’y intéresseront pas.
Sur l’accès au savoir, je pense qu’il existera. Sur l’intérêt du citoyen lambda, par contre, je pense aussi que la majorité n’aura pas la motivation de s’impliquer suffisamment pour être au parfum.
Mais alors, nous devons nous demander comment il se fait que les électeurs lambdas dans notre société actuelle, ne s’intéressent pas à leur constitution, à leurs institutions, à ce qui fait, réellement, la politique ?
En réalité, les prévisions – haute ou basse – que tu produis sont sans fondement, tout simplement parce que l’ampleur de la révolution culturelle et sociale que constitue le Projet Venus est telle que pratiquement tous les repères sur lesquels nous fondons nos opinions à ce sujet sont obsolètes.
Comme disait Einstein : condamner sans chercher, c’est le summum de l’ignorance.
Condamner le Projet Venus sans l’avoir expérimenté confine également à atteindre les sommets de l’ignorance. Et – pardonne-moi, rien de personnel – je refuse de me laisser guider (et conseiller) par l’ignorance.
Cordialement,
Morpheus
(1) Et quand on dit « nous », on projette notre personne dans une génération dont nous ignorons tout, à savoir nos enfants et petits enfants, ce qui est bien prétentieux.
Blavatsky mérite attention (le fond est derrière le détail et l’apparence)
Ce qui est essentiel c’est d’éviter tout récupération comme j’imagine que ce Projet Vénus n’est pas la seule alternative pour élaborer un projet sociétal digne de ce nom_comme nous pouvons très bien prendre un peu ici et un peu là, des spécialistes, des compétences ès technologies, cybernétique et tout ce que vous voulez comme je m’estime moi-même suffisamment vertueux, intègre et désintéressé pour ramener ma fraise si l’éthique avait à en pâtir ou que quelques inégalités déplacées persistent malgré tout ; il y aura toujours des intelligences plus capables, plus conscientes, plus avisées, mais nous parlons bien là de compétences et non de concertation décisionnelle populaire, le coeur de cette Démocratie participative puisque concernant et intéressant chacun d’entre nous.
Plus ou moins de robotique ici, c’est selon, un choix, le plus pratique comme le plus avisé, mais pas forcément une nécessité, une obligation, ce juste milieu en tout, le travail manuel autant qu’une technologie des plus poussées.
Aucun protagoniste raisonnable du plan C n’a la moindre idée de la façon de faire advenir une constituante tirée au sort. Le voilà le mystère. Et ce serait tout à fait déplacé et contre productif d’en faire une mystique.
(@131, MIC EL)
Mystère et sacré challenge, certes, là est tout l’enjeu, tout le défi de faire Révolution pour accoucher enfin de cette Constituante et de tous ces postulats chouardiens associés ! Mais rien n’est impossible, le pire existe bien ! ou tout n’est pas si perdu et si mauvais que ça, finalement, en ce bas-monde…
J’ai cette moindre idée, j’ai cette prétention, aussi humble et insignifiant que je suis, dans ces grands lignes, évidemment, je ne suis ni devin ni soucieux à ce point du détail qui peut se conjuguer à l’infini quantique et spirituel (intelligence, information, conscience, volonté ou intention), mais je crois avoir imaginé comment prendre le pouvoir de la façon la plus pacifique qui soit… cette réalité comme cette relativité, certes, j’en suis bien conscient comme on peut trouver ou du moins se donner toutes les chances et tous les meilleurs paramètres du scénario idéal.
Que 5 personnes qui savent comment pouvoir si prendre pour faire Révolution et faire advenir cette Constituante l’écrivent ici et cela me suffira, que nous ne soyons si peu face à ces millions de concitoyens plus sceptiques ou carrément ignorant de la chose, mais c’est bien l’Idée et la justesse de la Chose qui prime et peut renverser toute vapeur.
Pourquoi 5 ? ce juste milieu de 1 à 9, cet équilibre et cette harmonie sous-jacente inhérentes à toute vie, à toute construction, à toute élaboration, ce pas de deux concerté (concertation) au coeur du vivant en lieu et place de toute majorité élitiste, arbitraire, sectaire, etc., etc.
Allez, à vos plumes, les Fraises, et que ceux d’entre vous qui connaissent de près ou de loin quelques personnalités que ce, les placent à leurs responsabilités publiques, cette obligation de porter la Bonne Parole tout en plaçant les autorités et les Institutions face à leur illégitimité, ni plus ni moins.
En #130, EFFAB a parlé de l’ »internationalisme« des Rockefeller, et Étienne a souligné en rouge et en grand.
S’il-vous plait, soyez attentifs au sens des mots.
Les Rockefeller ne sont certainement pas internationalistes, car l’internationalisme suppose, précisément, l’existence de NATIONS.
L’internationalisme est l’idée que les nations peuvent entretenir entre elles des relations mutuellement avantageuses, tout en respectant mutuellement leurs différences et leur souveraineté nationale.
Or, les Rockefeller, comme de nombreuses dynasties bancaires, veulent la fin des nations, DONC sont opposés à l’internationalisme.
On peut dire de leur idéologie qu’elle est TRANSNATIONALE, ou mieux, MONDIALISTE, mais pas internationaliste, c’est très différent.
La mondialisation est le contraire de l’internationalisme.
Morpheus
Restez débranchés : Épisode 2 – L’Union européenne
http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/restez-debranches-episode-2-l-41893
« De façon remarquable, cette méthode scientifique, qui est connue depuis l’époque des lumières, n’a jamais été préconisée ni utilisée comme méthode pour gouverner. Jamais ! »
C’est ambigu de dire que la méthode scientifique n’a jamais été utilisée comme méthode pour gouverner :
D’un coté les technocrates ne font que ça depuis au moins deux siècles. Et ce n’est pas la science qui est critiquable, encore que, mais les scientifiques qui ne sont que des hommes et des croyants comme les autres.
De quoi l’arsenal de bombes atomiques et autres industries de la fuite radioactive seraient le fruit, sinon de l’œuvre des scientifiques au service de gouvernements qui font officiellement la guerre à l’irrationalité depuis une poignée de siècles.… le problème c’est au service de qui est le pouvoir.
Et de l’autre, la volonté de déléguer le gouvernement des hommes ‘à la science’ n’est qu’une mystique, pour ne pas dire une mystification, parce que ce ne serait pas à la méthode que serait confié le gouvernement, mais à des hommes. Une mystique qui imagine des hommes très loin de leurs conditions présentes.
Le fond de l’argument, c’est qu’un système dans lequel l’homme n’a aucune part, n’a aucun intérêt pour l’homme. Il n’y a rien à expérimenter dans un tout extérieur à l’homme. La méthode scientifique n’a pas d’existence propre, mais si elle en avait une cela ne nous serait d’aucune utilité. Sauf éventuellement à se placer dans une perspective de déni absolu de toute subjectivité.
Une crise systémique, ce qui est notre plus gros risque actuel a beaucoup plus de chance d’accoucher d’une guerre civile que d’une révolution ; dans la perspective de laquelle, l’éducation populaire est probablement ce que nous avons de mieux à faire. et c’est la raison pour laquelle je continuerai de critiquer le PV parce qu’il n’est qu’un avatar de la théocratie et qu’il parasite le champ de la pédagogie pour la démocratie.
Le projet démocratique n’échappe pas non plus à ce penchant mystique tant que les citoyens ne s’emparent pas de leur responsabilités.
Cependant la supériorité de la démocratie sur toute autre forme de gouvernement est qu’elle est la seule qui nécessite l’émancipation des individus, parce qu’elle ne fonctionne qu’à cette condition. Dans toutes les autres formes de pouvoirs, l’individu est obligé de se conformer à des impératifs qui ne sont pas nécessairement bénéfiques pour lui. En démocratie le premier impératif est la responsabilisation des citoyens. la démocratie ne peut apparaître que si la puissance de la responsabilité des individus dépasse le pouvoir de soumission des dominants.
Quant au rêve d’un monde parfait,
dès lors que la perfection n’est pas de ce monde, l’idée de la perfection est la seule preuve que la perfection existe. Et si ce n’est ni de ce monde, ni des hommes qu’elle peut venir, puisqu’on n’en trouve pas trace ici, c’est qu’il existe un autre monde où la perfection existe…
Le rêve d’un monde parfait est le plus ancien de nos rêves de sociétés, et l’ampleur des mutations qu’il nous faut pour le réaliser sont telles que toutes nos croyances à ce jour sont vaines.
Ainsi le paradoxe des matérialistes, leur mystification, est de croire et de faire croire qu’il pourraient expérimenter la perfection ici et maintenant ! Comme par exemple la perfection d’une société qui ne serait ni gouvernée par des hommes, ni par des machines, ni par des systèmes automatiques. Cette mystification est une ombre portée sur le débat démocratique.
Je crois, pour avoir lu ce dernier post, qu’Étienne va sûrement surligner deux ou trois passages, TOUS très pertinents, me semble-t-il.
Ce plaisir de tant de partages et de tant d’intelligences – gros chats libertaires et fraises révolutionnaires !^^
« La démocratie, c’est porter à son maximum la conscience et la responsabilité du citoyen », tandis que le projet
VenusFresco, c’est porter à son maximum le confort du citoyen, sans sa responsabilité.J’aime bien mon confort, mais ne lui sacrifierais pas mon libre arbitre ni ma responsabilité, ma part de colibri, pour confier le chasteau de mon âme (((vrai sens du mot chasteté))) aux Seigneurs de la Science.
Ce sont des projets différents en leur essence et finalité, au point je pense d’être adversaires.
La conscience est comme un muscle qui s’atrophie si on n’en fait pas usage.
Considérant que la conscience m’apparaît à tort ou à raison comme la finalité alchimique de l’inerte, ma préférence ira toujours aux solutions qui musclent la conscience.
@ mic el (#137)
Si ambiguïté il y a à affirmer que la MÉTHODE SCIENTIFIQUE n’a JAMAIS été mise en œuvre en tant que méthode de gouvernement, c’est – au pire – dans le fait de ne pas définir la « méthode scientifique ».
Et pourquoi est-ce que je ne la définis pas ? Parce qu’il me semble que nous sommes ici (toi y compris) en mesure de définir ce qu’est la méthode scientifique, et si ce n’est pas le cas, à trouver, en surfant (ou en ouvrant un livre), une définition qui fasse consensus (une définition tout ce qu’il y a de commun suffit).
La véritable ambiguïté, mic el, me semble bien d’avantage dans ton chef lorsque tu confonds « la science » et LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE.
« la science » est un concept dangereux et trompeur, qui confine au scientisme, qui est une idéologie à laquelle je ne souscris pas et n’ai jamais souscrit, étant antireligieux (le scientisme est une démarche religieuse – au sens péjoratif du terme religion, c’est-à-dire mouvement qui prétend dire quelle est LA voie qui mène à LA vérité).
« les sciences » est déjà un terme plus juste, car il rend compte de la manière dont l’étude des phénomènes manifestés est approchée par les hommes : une méthode réifiée, qui tend par ailleurs, de plus en plus, à unifier les sciences (en témoigne le fait que les quatre grandes forces sont de plus en plus perçues, par les scientifiques, comme des aspects d’une « super force » unique).
« la méthode scientifique » demeure donc, dans le cadre du débat sur le PV, le seul terme ad hoc, car il ne définit ni une idéologie, ni des opinions mais bien une méthode PRATIQUE (relative au monde réel, manifesté) qui a fait ses preuves.
Cette méthode est basée sur des observations et des hypothèses qui doivent être démontrées ou réfutées selon une méthodologie connue et reconnue permettant de reproduire les résultats, donc sur le préalable « nous ne savons pas, nous faisons une supposition, nous allons vérifier », à l’antithèse de la façon dont nous procédons en politique, c’est-à-dire d’incessant débat d’ OPINIONS !
OPINION : (sav.) XIIe s. : lat. opinio, -onis « croyance ».
Un débat d’opinions – c’est-à-dire de croyances – n’a donc absolument aucune pertinence lorsqu’il s’agit de déterminer un moyen de résoudre un problème pratique. Un débat d’opinions n’a qu’une seule vocation : la philosophie.
Je suis favorable aux débats d’opinions philosophiques (je ne suis pas le dernier à m’y adonner), mais je ne suis pas favorable aux débats d’opinions politiques, car la politique, dans son sens noble politeia (qui s’oppose à son sens vil, politikè, luttes de pouvoirs), c’est la résolution en commun des problèmes de la cité qui, pour la majeure partie d’entre eux, sont des problèmes concrets, matériels, pratiques – et non philosophiques (bien sur, il demeure une série de problèmes qui sont du ressors de la philosophie, et là, je garde une marge favorable aux débats d’opinions, de la même manière que les athéniens gardaient à la marge l’élection des stratèges – je ne suis pas intégriste).
D’autre part, Le LANGAGE SCIENTIFIQUE a ce fabuleux avantage par rapport à nos langages écrits traditionnels, c’est qu’il est universel (le plan de fabrication d’une voiture, d’un pont, d’une machine quelconque, peut être compris par un ingénieur américain, français, chinois ou russe) et qu’il ne prêtent pas à interprétation !
Il est faux de dire – et erroné de croire – que les technocrates utilisent la méthode scientifique.
Les technocrates prennent des décisions, non selon des études fondées sur des résultats scientifiques neutres, mais sur des rapports scientifiques truqués et orientés. De plus, les sciences, dans le chef des technocrates, ne servent que d’alibi pour faire CROIRE au public naïf et crédule que les choix qu’ils opèrent et les décisions qu’ils prennent sont fondés sur la méthode scientifique, alors qu’ils prennent leurs décisions en amont et commandent des études scientifiques pour confirmer leurs choix, ce qui est précisément le contraire de la méthode scientifique.
Je considère, au contraire de toi, que la méthode scientifique est la seule qui soit véritablement pertinente dans le cadre d’institutions réellement démocratiques.
Une commission citoyenne aurait tout avantage à formuler ses conclusions, à propos de n’importe quel sujet d’étude, en se fondant sur les résultats d’une études établie selon la méthode scientifique, c’est-à-dire reposant sur des expériences.
Il n’y a, à mes yeux, absolument pas photo entre une commission fonctionnant sur ce principe et une autre fonctionnant sur des débats d’idées et d’opinions qui, par définition, ne reposent pas sur des expériences, mais sur des croyances contradictoires et le plus souvent infondées.
Et cela demande, bien sûr, DU TEMPS. Or, si le temps est le facteur déterminant, le facteur supérieur que nous voulons placer à l’efficacité en politique, alors nous devrions renoncer à la démocratie et lui préférer la dictature. En effet, la dictature est incomparablement plus efficace en terme de temps.
Toutefois, il y a une alternative : la technologie permet d’aider à gagner du temps. Prenons un exemple. Une commission citoyenne doit décider quel moyen de résoudre un problème de sécurité dans le transport. A l’aide de simulateurs informatiques, différentes formules peuvent être testées afin de vérifier leur fiabilité. Les techniciens qui effectueraient ces simulations devraient exposer leur méthodologie et les résultats aux membres de la commission citoyenne.
Dans pareil exemple, on voit que la technologie est mise au service de la prise de décision (qui reste entre les mains des citoyens de chaire et de sang).
Ce n’est pas la méthode préconisée dans le PV, mais c’est une méthode qui n’est pas non plus utilisée en politique actuellement (sauf cas exceptionnels, donc qui confirment une règle contraire).
Dans le PV, cette méthode est directement intégrée à un système cybernétique, beaucoup plus performant en ce sens qu’à l’inverse des humains de chaire et de sang, la faculté de traiter un grand nombre de données interactives (loi de causalité réciproque dans les systèmes complexes, inaccessible à l’esprit humain). La cybernétique résous donc la question de la rapidité, mais – a priori – pas celle du contrôle citoyen : trouvons le moyen de résoudre ça, sans pour autant rejeter le projet en bloc.
Le danger du manque de contrôle citoyen réside non dans la technologie cybernétique elle-même, bien sûr, mais dans les intentions des humains qui la mettent en œuvre. Cette crainte, parfaitement légitime, je la partage avec toi comme avec Ana et d’autres (j’ai écrit un article de 18 pages qui en témoigne abondamment sur Agoravox).
Mais contrairement à toi, je ne fais pas de cette crainte le maître de mes décisions. Mes peurs – aussi légitimes soient-elles – ne décident pas pour moi ce qui est bon ou mauvais : elles signalent seulement des besoins qui, par le passé, n’ont pas été rencontrés. Je peux dès lors tenir compte de ces signaux et les intégrer dans la façon dont je conçois la façon d’envisager de nouvelles façons de procéder, sans pour autant rejeter en bloc telle ou telle formule.
C’est cela que je considère être, véritablement, l’intelligence. La réaction à la peur n’est pas de la nature de l’intelligence, mais de la nature du réflexe conditionné. Le réflexe conditionné exclut la créativité, donc la faculté d’innover et de trouver des solutions aux problèmes.
Cela est d’autant plus vrai lorsque la peur de « la science », qui de nos jours fait florès – et on comprend pourquoi – repose sur l’observation de ce que le monde contemporain (disons les deux derniers siècles) en ont fait. Or, ce n’est bien évidemment pas les sciences ni les technologies qui sont la cause des désastres qu’elles ont engendrés, mais bien l’inconscience et les intentions très discutables de ceux qui les ont financées.
C’est parce que les sciences et les technologies ont été presque entièrement mises au service du profit, au service de l’idéologie capitaliste, consumériste, compétitive, qu’elles ont engendré des désastres. Mieux encore, ces conditions idéologiques ont engendré une inefficacité chronique de la majeure partie des produits (cf. obsolescence planifiée), c’est-à-dire que les connaissances, les savoirs et la créativité des ingénieurs ont été dévoyées, non pour produire des objets fiables, durables, efficaces, mais des produits non fiables, ayant une courte vie et jetables, ce qui engendre un énorme gaspillage de ressources.
Je persiste et signe en disant que ta fronde à l’égard du PV est la projection de tes peurs du monde actuel. Tu projettes dans le PV des peurs issues de tes observations de l’usage de la technologie et des sciences dans le contexte du monde capitaliste, alors que le fondateur du PV, lui, est authentiquement sincère dans sa démarche de vouloir SORTIR de ce monde (et il est facile de le vérifier).
Comme je l’écris souvent, pour juger de la pertinence d’un projet nouveau, il nous faut envisager les choses en dehors du carcan étroit des conditions actuelles, sans quoi nous condamnerions la proposition sur des arguments fondés sur les conditionnements mêmes que l’on cherche à changer, ce qui serait le comble de l’absurde.
Nous ne sommes pas invités à « croire » au PV, ni même à y adhérer en tout. Nous sommes invités à l’appréhender, c’est-à-dire à étudier les différents aspects du projet en bonne intelligence. C’est-à-dire, bien sûr, à nous montrer critique vis-à-vis de celui-ci ou de certains aspects de celui-ci, non à porter des jugements de valeurs fondés sur des idées préconçues (ce que sont les opinions).
Rejeter le projet en bloc comme tu le fais, en le qualifiant de « avatar de la théocratie » (sic), sans d’ailleurs même argumenter ce jugement de valeur, n’a AUCUNE PERTINENCE, et par conséquent aucun intérêt ni valeur.
Cordialement,
Morpheus
« La démocratie, c’est porter à son maximum la conscience et la responsabilité du citoyen »
Je souscris à cela, et contrairement à toi, Ana, je vois dans le PV une méthode (parmi d’autres) permettant d’atteindre à cette conscience, notamment dans le cadre d’une participation active au système cybernétique, qui par son essence, est, comme je l’écrivais (mais me lit-on ?), une méthode scientifique qui étudie les relations de causalité réciproque des phénomènes.
Or, il m’apparaît (et il me semblait que c’était également ton cas, Ana), que cette conscience de l’interdépendance réciproque des phénomènes était le degré de conscience à atteindre pour parvenir à une société qui soient en paix et en harmonie avec son environnement.
Le PV PEUT (je ne dis pas qu’il EST, mais qu’il PEUT) être un moyen pratique de mener à cette conscience, grâce à la cybernétique.
Morpheus
Déjà, évitons le sigle, car les sigles sont faits pour faire oublier le sens.
Ils sont l’un des outils élémentaires de la manipulation des foules.
Ensuite, je n’aime pas ce choix de « Venus » qui confère au projet Fresco une dimension grande et mystérieuse, cosmogonique peut être.
Surtout que, Morpheus, ce que tu retiens du projet Fresco à la fin de ce mois de novembre, 😉 peut être suite à nos prises de bec 😉 , n’est déjà plus le projet Fresco, qui lui, d’après les vidéos que j’ai vues, n’est pas franchement animé d’un esprit démocrate.
Peut être aurais-tu intérêt à puiser ce qu’il y a de bon et à proposer autre chose, plus digne de toi que ce projet siglé.
Allons, Ana, je ne vais pas prétendre, MOI, pouvoir proposer un projet aussi ambitieux que ce que Jacque Fresco, qui a passé une vie entière à le concevoir, propose. C’est fou de dire ça.
Par contre, ce que je peux faire, c’est tenter de déceler des failles, chercher des faiblesses, et le cas échéant, amender le projet.
Dans son ensemble, je trouve le projet extrêmement bien charpenté et très argumenté sur de nombreux points (y compris la cybernétique, pourvu que l’on s’informe un peu sur ce dont il s’agit).
Mais comme je n’ai pas (et pour cause) d’expérience, de mise à l’épreuve d’un tel projet, je ne peux pas décider, maintenant, de la pertinence ou non d’un tel projet.
Donc, comme je le fais depuis deux ans, ce que je défends, ce n’est pas tant le projet en lui-même que le droit au projet d’être mis à l’épreuve. Sans cette expérience, nous ne SAVONS PAS et nous ne POUVONS PAS savoir s’il est pertinent ou pas, ni ce qui peut effectivement poser ou non problème. Nous pouvons seulement faire des conjectures.
En tout cas, ce qui est très important dans ce projet, c’est la vision d’ensemble qu’il offre d’une société débarrassée complètement des notions de profit, de compétition, d’avantages différentiels, du commerce et de tout ce que ces conditions DÉTERMINANTES (causes racines) entraînent dans les comportement humains. Une telle conception sociale mène à d’importantes réflexions et à percevoir un monde entièrement différent de tout ce que nous connaissons.
Rejeter ça, c’est de la bêtise.
Et en ce qui concerne la démocratie, ce qu’en dit Fresco est IDENTIQUE à ce qu’en dit Étienne : nous ne sommes pas et nous n’avons jamais été en démocratie, nous ne savons pas ce qu’est la démocratie, nos régimes politiques ne sont pas et n’ont jamais été des démocraties. Il ne dit rien d’autre.
Il dit que les débats d’opinions ne sont pas pertinents pour résoudre des problèmes essentiellement pratiques, et il a tout simplement RAISON. Cette affirmation n’est pas une opinion, c’est un fait.
Les points communs qui rassemblent le PV et l’idéal démocratique existent, à commencer par le plus déterminant des critères qui permettent de générer (et de mesurer) la qualité d’une démocratie : l’égalité économique, c’est-à-dire la répartition équitable des ressources et des produits que l’on en fait. Tout le reste, que ce soit dans un système social tel que le propose Fresco ou dans un autre système social qui se veut démocratique, dépend entièrement de ça. Sans égalité économique, pas de démocratie.
Je veux bien aller plus loin sur ce point de débat, et faire dans le débat philosophique en posant cette question :
Si un système social vous permet d’obtenir une égalité économique (accès aux ressources et produits), politique (accès à la cogestion de la cité) et à la liberté de conscience et d’expression publique, mais que ce système n’est pas stricto sensu une démocratie, le rejetteriez-vous ?
Morpheus
Morpheus
Bigre, je reprends ce qui est dit plus haut » Et en ce qui concerne la démocratie, ce qu’en dit Fresco est IDENTIQUE à ce qu’en dit Étienne : nous ne sommes pas et nous n’avons jamais été en démocratie, nous ne savons pas ce qu’est la démocratie, nos régimes politiques ne sont pas et n’ont jamais été des démocraties. Il ne dit rien d’autre. ».
Jamais, jamais un système démocratique ne sera réalisé CAR une démocratie est un chemin,et non un but … Il sert à nous orienter, mais reste inaccessible à jamais. Au mieux peut-on préparer les conditions de son avènement a minima !
« Si un système social vous permet d’obtenir une égalité économique (accès aux ressources et produits), politique (accès à la cogestion de la cité) et à la liberté de conscience et d’expression publique, mais que ce système n’est pas stricto sensu une démocratie, le rejetteriez-vous ? »
Si ce n’est pas ça la démocratie, je ne vois pas ce que c’est.
Bien amicalement
J.C
Bonsoir,
Les régimes politiques passés et présents ne permettent pas de mettre en pratique plusieurs régimes, et je ne crois pas que cela soit aussi possible sous une démocratie.
Pourtant il y a quelque chose de judicieux de pouvoir mettre en comparaison au moins deux régimes politiques, car celui qui s’avère le plus populaire entrainera l’autre à disparaitre naturellement.
Peut-être qu’un jour, après les gymnases omnisports, on verra fleurir des constructions omni-religion et des nations omni-regimes-politiques, enfin c’est une réflexion brute de décoffrage…
(@134)
J’attends toujours ces plumes alertes et ces candidats à l’imagination débridée, ces cerveaux capables de synthétiser et de projeter autant ce plan d’action (ce mouvement libertaire et révolutionnaire) que ces décisions à prendre une fois renversées nos institutions et ce pouvoir régalien inadapté face à la réalité et aux enjeux démocratiques.
Je suis patient comme tout est impermanent, cyclique, éternel et infini, mais nous avons cette chance et ce pouvoir créatif et créateur, cet instant si précieux qui peut tout nous donner si nous le voulons vraiment : cette conviction, cette volonté, ces concertations, ces synergies…
« Allons, Ana, je ne vais pas prétendre, MOI, pouvoir proposer un projet aussi ambitieux que ce que Jacque Fresco, qui a passé une vie entière à le concevoir, propose. C’est fou de dire ça. »
Si en une vie il n’a rien fait de plus, on doit pouvoir faire mieux.
https://youtube.googleapis.com/v/KVu3gS7iJu4%26source=uds%26autoplay=1
Notre dilemme aujourd’hui, tout ce défi et ce challenge en nous et au Monde est de transformer tout cet inconscient, tout cet héritage héroïque ou christique en volonté et force collective, nous réapproprier enfin toutes ces réalités en nous, recouvrer autant cette humanité bafouée que cet impalpable harmonieux et émancipateur… cette joie de vivre, cette bonté communicatrice, cette générosité et cette abondance, cette légitimité, cette Conscience… ce soucis d’autrui et toute cette beauté en nous…
http://www.youtube.com/watch?v=dwUzQ-MAEtI
@Effab
j’aime bien lorsqu’on montre les différents chakras du corps sous forme de fleurs, je trouve que ça fait davantage prendre conscience de cette dimension autre que matériel de l’humain, ça lui rend toute sa grâce et son potentiel supérieur
Voici un point de vue que je trouve intéressant et à creuser, tester…
http://www.fr.abdrushin.name/dans-la-lumiere-de-la-verite/message-du-graal-de-abdrushin-086.php
A prendre avec discernement évidemment, mais il y a des éléments interpelant, je trouve
Ana, je te trouve horriblement injuste et très arrogante.
Morpheus
Très intéressant, je trouve, ce cervelet ignoré mais ce Cerveau glorifié, tout ce trop-plein de vanité alors qu’il n’y a là que déséquilibre et exagération d’une partie constitutive_ou cette (in)conséquence qui inverse les rôles et s’arroge un pouvoir plus causal, plus intuitif_quand elle ne devrait être que ce bon interprète et ce juste médiateur de toute cette énergie et de toute cette conscience qui l’habite et la façonne.
Le discernement est surtout de prendre conscience de tout ça, donc, à bien considérer, sans retenue aucune !^^
Bonne nuit
Je suis du même avis, j’ai personnellement suffisamment de distance pour faire la part des choses et prendre si cela me fais avancer, mais tout est dans l’expérience, c’est pq je dis qu’il faut tester, car sinon ça reste mental;-) c‑à-d inerte et non pas vivant, vibrant, c’est tout le contraire des groupes religieux qui ne pensent pas par eux-même mais suivent un gourou
ça renvoit à nouveau à la déresponsabilisation.
L’importance se trouve bel et bien dans cet effort personnel à chercher en soi-même et à vérifier plutôt qu’à juger.
En fait le mental peut aussi servir à la méthode scientifique, c’est tout là le problème. Car comment faire ce lien justement entre le cerveau qui est comme un ordinateur perfectionné c‑à-d un objet et le coeur de l’homme c‑à-d ce qui est vibrant, vivant, cet amour inexplicable et indomptable, cette conscience insoumise lorsqu’elle est libre(ex. chez les vrais artistes) pour les calculs de ce mental qui si il s’en mêle et veut prendre le dessus, nous emmène vers les camps d’extermination en ayant toujours une bonne justification à ce choix ; l’homme du peuple n’est que ceci, ou cela,…alors que chez tout homme peut fleurir la plus grande noblesse de coeur, chez le pauvre comme le plus favorisé qui ce dernier on peut le constater choisit le camp de la modération et de la simplicité en possession. Un peu comme la phrase de …? qui dit un homme vrai,bon et juste refusera de gouverner autrui mais seulement se gouverner lui-même.
Désolé pour les tournures de phrase…
Brésil : des SDF assassinés pour « assainir » les rues avant le mondial
Le Brésil « se débarrasse » de ses sans-abri avant le Mondial 2014
À un an de la Coupe du monde de football, des associations s’inquiètent d’un « nettoyage social » dont seraient victimes les SDF dans les villes qui accueilleront l’événement sportif. 195 démunis auraient été assassinés en quinze mois.
À Sao Paulo, on compte 15 000 sans abri. Des cibles potentielles avant le Mondial 2014 ? cc Flickr eduardomineo
Le Brésil veut donner une image propre et lisse de son pays, à trois mois des Journées mondiales de la jeunesse, et surtout à un an du Mondial de foot. Pour cela, tous les moyens sont bons : donner des cours d’anglais aux prostitués et « nettoyer » les rues pour plaire aux millions de touristes qui vont débarquer dans le pays. Problème, il ne s’agit pas du classique nettoyage urbain des services de propreté mais bien d’un « nettoyage » social qui ciblerait la population vivant dans la rue. Le Centre national de la défense des droits de l’Homme, soutenu par la Conférence épiscopale du Brésil, a lancé un cri d’alarme dans ce sens en interpellant le gouvernement.
195 vagabonds auraient été brûlés par des anonymes selon l’organisation, dans l’indifférence la plus totale. El Pais relate dans ses colonnes le cas de ce sans-abri de 49 ans, Jorge Alfonso, dont le corps sans vie a été découvert à Jacupiranga, une ville située à 280 km de São Paulo.
Les autorités s’en lavent les mains
Pour le sociologue Mauricio Botrel, du Centro Nacional de Derechos Humanos, cette « chasse » aux SDF est difficile à endiguer, l’entreprise ayant lieu le plus souvent la nuit. Surtout, ce « nettoyage » arrangerait certaines autorités locales qui préfèreraient fermer les yeux.
À l’échelle nationale, il n’est pas sûr que l’on bouge non plus le petit doigt. En 2009 un programme de « politique nationale » a été lancé par le président Lula à destination des sans abris mais rien de concret n’a été fait sur le terrain et aujourd’hui la triste réalité ne semble pas inquiéter les instances gouvernementales.
Si rien n’est fait, il est à craindre que les morts de sans abri se multiplient dans un pays qui compte plus d’1,8 millions de SDF. Moins d’un quart des villes du Brésil ont mis en place des politiques pour leur venir en aide. À l’approche du Mondial, les autorités semblent avoir des affaires plus urgentes à régler.
Source : LEXPRESS
Morpheus,
ne sois pas touché par mes attaques contre
quelqu’unun projet qui n’est pas toi.Je ne souhaite bien entendu pas te blesser, mais je le répète, le fait qu’un travail soit le fruit de toute une vie (pas la tienne hein) n’est en aucun cas un critère de qualité, et ça peut même être le contraire à mes yeux, dès que j’y détecte des failles mortelles et je réclame le droit de le dire sans voir brandir des arguments qui sont d’un émotionnel disqualifiant.
Mais pour revenir à ce que tu proposes ou défends :
Morpheus, sous la gouvernance cybernétique suggérée par ce travail de toute une vie, donc exhaustif en principe ou au minimum fouillé, idée de gouvernance appuyée par toi, avec les bémols que l’on sait que tu as heureusement bien voulu mettre :
• Par qui/quoi les algorithmes seraient-ils décidés, et dans quel esprit ?
• Comment, par qui/quoi, seraient qualifiées — puis jugées ou prises en compte — l’expression et la pensée du citoyen, lorsqu’elle s’oppose à cette gouvernance cybernétique ? Ou propose du neuf ?
• Comment, par qui/quoi, serait décidée la loi, s’il en demeure en complément de la cybernétique ?
• Comment, par qui/quoi serait-elle appliquée ?
• Quid des contrevenants ?
• Comment la réforme de la loi et des algorithmes serait-elle menée ?
– À la suite de quels événements ?
– À la suite de quelles prises de conscience, et par qui/quoi cette prise de conscience ?
• Comment, par qui/quoi, le principe d’égalité serait-il appliqué en nous protégeant d’une uniformisation outrancière ?
• Quelles boucles de rétroaction ?
– Avec quels éléments actifs à insérer dans les boucles ?
• Comment l’humain dissident serait-il invité à se ressaisir,
ou bien,
• Comment la dissidence serait-elle prise en compte pour reformuler les lois, les principes et les algorithmes ?
• Comment la séparation des pouvoirs cybernétiques serait-elle assurée ?
– Par qui ou quoi ?
• Y aurait-il une police ?
– Si oui, sous quelle guidance ?
– Et dotée de quels outils ?
L’abondance dispense-t-elle de toutes ces questions ?
La technologie et le confort, les facilités modernes ont certes du bon_comme il est des plaisirs et des activités plus naturelles, plus physiques… il est un juste milieu en tout, autant cette approche technique et scientifique, mesurable, optimale, cette économie (et cette écologie) de moyens et d’énergie, que cette approche plus intuitive, plus émotionnelle, plus directe et plus subjective qu’il y a à produire des propres légumes, par exemple, ou à se concerter avec autrui sur telle ou telle infrastructure communale le plus à même de fédérer les énergies et les passions, qu’il s’agisse d’activités ludiques et culturelle ou de nécessités au quotidien.
Ce Projet Vénus se veut une optimisation de nos moyens de productivité dans ce rapport interactif et économique en temps direct entre les différentes parties géographiques planétaires et les besoins vitaux, nécessaires ; c’est en soi un très bel outil dont l’idée et les mécanismes peuvent nous servir un jour : à garder ça sous le coude et chaque fois qu’on nous demandera C’est bien beau une nouvelle Constitution mais comment comptez-vous vous y prendre pour gérer toutes ces ressources naturelles et énergétiques sans léser personne ?!
Le plus immédiat est bien cette réappropriation du pouvoir créatif et publique en lieu et place du Pouvoir régalien et pyramidal actuel et récurrent à l’Histoire, et pour cela rien de plus incertain ni de plus populaire que la Démocratie directe et participative, la non-professionnalisation des tâches et de la gestion publique (dans le sens de non-carrière), le tirage au sort en lieu et place du suffrage universel, une gestion et une décision plus locale que centralisée, et j’en oublie certainement d’autres^^
C’est bien à nous tous de décider de ce que nous voulons faire de nos vies et de nos quotidiens, et si certains émettent de sérieux doutes quant au sérieux et à la responsabilisation de certaines petites gens, je peux dire sans mon tromper que ce ne sera certainement pas pire puisque l’intérêt de tout élite libérale et bien-pensante est d’occuper et détourner de tout vrais enjeux et par diverses moyens (consumérisme, mode, ego, Représentation – le paraître et l’avoir -, culture – élitiste comme de masse -, le sport, bref, du pain et des jeux,) tout citoyen potentiel à même de savoir où est son intérêt et tout ce qu’il aurait à gagner si il était un peu plus conscient de tout ce qu’on lui cache : la pertinence du Tirage au sort comme la réalité de ce joli petit organe niché un peu en arrière de son cerveau !
Voilà ! et nous en sommes encore à adorer des dieux qui ne sont que pure création et un des plus beaux personnages de toute l’Histoire qu’on se plaît à représenter encore et toujours sur ce maudit crucifix qui s’inscrit au coeur de tout inconscient et nous rend et coupables de tous les maux et bien forcés d’accepter l’humaine condition faute de mieux comme au prix de ces sacrifices et de ces efforts à consentir au quotidien et quel que soit les gouvernements et cette représentation vaniteuse et pyramidale de la fonction de Président de la République, le job par excellence à éradiquer sans autre forme de procès !
Moi aussi je pourrais tenir des jours et des nuits à écrire tout ce qui me passe par la tête, tant je fulmine contre cette Usurpation, tant je me sens légitime et souverain en intérêts et droits égaux en ceux d’autrui, d’autrelle, de mon voisin comme de mon prochain…
… allez, un peu de fraise chouardienne, moi qui viens de mettre en pot je pense la dernière fournée de confiture de rhubarbe !^^
@ Ana
Mon dernier commentaire ne disait en rien que je me sentais personnellement blessé, sinon en ce sens que toute injustice me blesse, même celle faite à un type que je ne connais pas personnellement.
En revanche, tu ne cesses de me faire affront de mauvaise foi, et je commence à en avoir raz-le-bol. Et tu es suffisamment intelligent pour comprendre exactement de quelle genre de mauvaise foi tu fais preuve dans ce dialogue de sourds pour que je n’ai pas à te le préciser.
Morpheus
Au Mali, pendant la guerre,
l’accaparement des terres continue
http://www.reporterre.net/spip.php?article5034
Hervé Kempf est une autre « sentinelle du peuple » que nous devrions aider.
Son site — REPORTERRE — est lui aussi, une mine d’informations utiles.
Cher Morpheus,
J’aimerais éviter une escalade.
Il me semble qu’Ana a donné de vrais signes de bonne volonté (et pas de mauvaise foi) pour, à la fois, 1) critiquer le projet Venus — cette fois avec un certain nombre de points obscurs qui peuvent légitimement inquiéter celui qui découvre le projet, au moins en première approche — et 2) te respecter, toi en tant qu’humain, bien distinct du projet critiqué.
Ce serait bien d’éviter, d’une façon générale, les argument ad hominem.
Si on y pense 🙂
Toutes mes amitiés à tous les deux, que j’apprécie et que j’aime lire autant l’un que l’autre.
Étienne.
Morpheus. Je reste dans la problématique technique, si tu permets.
La question de la suppression de la monnaie, solution curative s’il en est, qui me passionne depuis plus de 20 ans (!), qui est au cœur de notre débat contradictoire et enrichissant, avec J.C également, et d’autres, pourrait être résolue par une fédération de fraternelles ou de microterritoires fonctionnant comme Todmorden, avec même éventuellement des îlots anarchistes (une fédération n’a pas besoin d’être une fédération de sosies, et la diversité peut être garante de solidité et survie). On pourrait même avoir un Fresco City prototypal ici ou là, why not, l’essentiel étant de ne pas tomber dans un totalitarisme unifié et définitif.
On peut même faire intervenir l’informatique pour créer une base de donnée des offres et des demandes, dénouées soit comme dans les sels, soit par le don acratopège.
Plein de pistes sont possibles, donc, au delà de celle qui est ici sous projo.
L’idée étant que si de petites unités humaines fonctionnent de manière très nouvelle mais séduisante, elles peuvent faire tache d’huile, sans propagande ni financement d’aucune sorte.
Et leur fédération peut laisser les dominants avec leurs lois (et leur constitution qui les protège) gérer une coquille vide désertée par tout un peuple effervescent et créatif.
Pour ce qui est de la méthode scientifique, elle ne permet pas de résoudre les systèmes hypercomplexes !
La recherche opérationnelle sait appliquer l’algorithme hongrois, résoudre les problèmes de flux dans un réseau, solutionner un salesman problem, qui sont porteurs d’idées intéressantes pour toute une catégorie de situations simples, mais dès qu’il y a un mix de nombreuses varaiables tantôt continues, tantôt discrètes, avec en plus le hasard et l’imprévu, c’est la panique.
Sans compter ni la dimension affective de l’organisation humaine ni les cas où les interactions son indétectables ou mal connues.
Et cela n’est pas dû au fait que dans le contexte socioéconomiique actuel la recherche serait brimée, mal financée. Et il serait illusoire de penser que dans ces domaines une autre société accoucherait naturellement du génie mathématique nécessaire. Non, la « combinatorique » (le neologisme officiel) et l’heuristique se heurtent à des problèmes insurmontables dont la difficulté croît avec la taille du problème un peu comme n ! avec n.
@ Étienne
Ok, voyons les fait tel que je les perçois.
Ana écrit, dans son commentaire #159 :
Je ne souhaite bien entendu pas te blesser, mais je le répète, le fait qu’un travail soit le fruit de toute une vie (pas la tienne hein) n’est en aucun cas un critère de qualité, et ça peut même être le contraire à mes yeux, dès que j’y détecte des failles mortelles et je réclame le droit de le dire sans voir brandir des arguments qui sont d’un émotionnel disqualifiant.
De quel « émotionnel disqualifiant » parle Ana ?
De mon commentaire #153
Ana, je te trouve horriblement injuste et très arrogante.
Commentaire qui répond au commentaire #148 d’Ana
Si en une vie il n’a rien fait de plus, on doit pouvoir faire mieux. où elle parle de Jacque Fresco.
Je trouve effectivement « horriblement injuste et très arrogant » de la part d’Ana d’affirmer que le travail de Jacque Fresco (qui est bien le travail de toute une vie) est bon à jeter, car le « on doit pouvoir faire mieux » dit clairement « il a passé toute sa vie à pondre ce truc, mais ce qu’il a conçu ça ne vaut rien », alors qu’en réalité, Ana ne connais pas le dixième du travail de Fresco (un dixième est sans doute une évaluation optimiste, la réalité s’approchant sans doute plus du 1% que du 10%).
Intellectuellement et moralement, c’est à tout le moins péremptoire, et c’est une manière chafouine de dire que c’est de la merde.
Cela n’enlève strictement rien au droit de poser des questions, mais, Étienne, je te prie également de voir qu’Ana ne se contente pas de poser des questions. Il n’y aurait aucune bisbille entre Ana et moi s’il ne s’agissait que de questionnements.
Mais Ana a DÉJÀ jugé ET condamné le projet, DONC c’est de l’hypocrisie de prétendre qu’Ana ne fait que poser des questions.
Les questions de son commentaire #159 sont pertinentes, mais je persiste à dire qu’elles sont hypocrites.
Or, je sais Ana être une personne très intelligente et aussi très habile. Et lorsque cette habileté et cette intelligence sont utilisés avec malignité, je considère cela comme une offense, parce que je ne suis pas dupe.
Le mieux est de clore le débat, ainsi il n’y aura pas d’escalade.
@ Ana
Comme tu l’auras compris en lisant ceci, je ne suis pas dupe et je considère que tu me prends pour une quille. Si je me trompe, il faudra faire preuve de toute ton intelligence et ton habileté à m’en convaincre. Sans cela, je ne vois guère quel intérêt j’aurais à continuer à discuter avec une personne qui joue au plus fin avec moi. Je n’ai aucun goût à ce genre de chose.
Morpheus
Je souhaite des réponses au message 159, point par point.
Tout en sachant parfaitement que je suis dans l’incapacité d’y répondre, ce qui démontre la nature de tes intentions dans ce faux débat, et prouve que tu es hypocrite lorsque tu fais soi-disant, comme le croit Étienne, un signe de bonne volonté.
Je vais tout de même essayer d’obtenir des réponses à ces questions précises, sans avoir la certitude d’obtenir des réponses. Il faut que ces questions soient traduites en anglais, transmises à des personnes compétentes sur le système au sein du PV, et que ceux-ci prennent le temps d’y répondre, puis que ces réponses soient traduites en français.
Alors seulement tu auras les réponses, que je ne transmettrai pas pour toi, mais parce que ces questions, en elles-mêmes, sont intéressantes.
Morpheus
Pour moi, un projet sans ces réponses serait inachevé.
Je me réjouis donc de les recevoir.
Mon petit doigt me dit qu’elles vont obliger les concepteurs à réfléchir un peu 😉
Ainsi serions nous des boosters de l’intelligence du projet. Pas belle la vie ?
La version anglaise pourra suffire dans un premier temps.
Ces questions sont du genre de celles qu’on devrait se poser face à tout projet de refonte de la société qui serait fondé sur une solution unique à appliquer partout plus que fondé sur une constellation de solutions locales.
Il suffirait d’en rajouter quelques unes et d’enlever la référence à la cybernétique pour disposer d’un paquet robuste de questions à se poser en général quand on veut changer le monde 😉
Un tel paquet de questions pourrait être utile à une constituante…
Il serait intelligent d’y travailler à plusieurs (?)
Soit au cours d’un atelier constituant, soit au sein de l’association « citoyens constituants », ou ici, mais sous beta bloquants hihi.
Parler pour ne rien dire par lylybel
Oui, il serait intéressant d’avoir des réponses à ces questions, réponses de première importance car ne pouvoir y répondre laisse mal augurer d’un tel projet, de cette envergure et en grande partie centralisé puisque toute cette cybernétique repose sur une gestion informatisée interactive et optimale… de là à penser que quelques personnes, que quelques groupes influents en saisissent les commandes et en modifient quelques algorithmes à leur avantage, on peut se poser des questions et émettre quelques réserves… ANA, mon cher MORPHEUS, ne voulant souligner que tout système socio-économique qui soit est intimement lié aux volontés et aux agissements humains : la politique, l’Histoire et la loi du Talion ou celle d’un Rockfeller étant ces éléments causaux que notre Démocratie doit éradiquer pour pouvoir mettre en place des systèmes autrement plus respectueux du genre humain et équitable à l’individu et aux nations.
Mais des mécanismes, mais des postulats fondamentaux existent peut-être au sein de ce Projet Vénus, n’hésite pas en ce cas, à nous diriger vers ces parties du projet, que nous puissions en parler en connaissance de cause et de la façon la plus constructive possible, loin de toute escalade et autres malencontreux quiproquos, lol.
Au plaisir de vous lire, LADY & GENTLEMAN !
Une constituante nationale peut elle accoucher d’une organisation fédéraliste ?
Plus encore, le fait qu’une constituante soit unique et nationale ne bloquerait il pas l’imaginaire nécessaire à l’éclosion de toute une catégorie d’idées ou de solutions ?
Oui, une Constituante nationale pour une Démocratie locale, ça peut sembler un peu déplacé, mais je crois néanmoins nécessaire une action d’envergure à l’échelon national, ne serait-ce que parce que l’état actuel est bien national, lui, qui plus est, régalien, ce pourquoi, le contrecarrer, c’est tous ensemble, de toutes ces parties locales mais bien dans cette concertation et cette union nationale, ce juste rapport de chose et de force, avec cet avantage pour notre pomme, puisque quelques millions + quelques millions = forcément infiniment plus que quelques nantis, récalcitrants, abrutis inconscients ou cupides irrécupérables !
On disait dans une autre vie Aux armes, citoyens !, nous, plus pacifiquement, plus déterminés, nous pourrions dire parmi mille autres choses : La France ce beau pays – Tous pour Un, Un pour Tous !
Fraise libertaire et Pépite chouardienne^^
La phase locked loop, c’est un système permettant de caler un récepteur radio sur une fréquence donnée. De petites ou moyennes perturbations n’empêcheront pas le système de se recaler, et il faut avoir une perturbation suffisante, dite de décrochage, pour faire sortir le système de sa stabilité.
On a quelque chose d’analogue avec les directions assistées et équipées d’un système anti-embardée.
Les systèmes cybernétiques doivent souvent peu ou prou comporter des boucles de rétroaction stabilisantes, ou lissantes.
Je me dis que la cybernétique appliquée à la gouvernance devrait prendre en compte la nécessité de stabilité (une oscillation divergente en amplitude n’est pas souhaitable).
Mais c’est esopien, car trop de stabilité va limiter la souplesse, la réactivité, la liberté et l’initiative individuelle.
Tout ça pour dire que ce sujet est bien compliqué et ne se contente pas d’actes de foi, ni dans un sens, ni dans l’autre.
Est-ce ainsi que les hommes vivent, et leurs baisers au loin …s’épuisent…
++Tout ce que quelqu’un fait ou dit ou pense est le bien tel qu’il le comprend au moment où il le fait, le dit le pense jusqu’au moment où il va voir de l’autre côté du miroir…
++
je surligne et je mets en rouge pour le fun, me voici devenu Etienne-bis!!!
Jamais, jamais un système démocratique ne sera réalisé CAR une démocratie est un chemin… Il sert à nous orienter, mais reste inaccessible à jamais ou il faudra me montrer que le parfait existe. Au mieux peut-on préparer les conditions de son avènement a minima !
‘-bis’ pour l’autre côté du miroir ?!…
Ouf ! ça chauffe fort en c’moment du côté d’chez Chouard !^^
La lumière est de l’ombre qui se donne !
Et l’ombre est de la lumière qui se rétracte !
…
Zorro, Zorro, Zorro!!!
Spam !
s COMME SERPENT
P COMME PERROQUET
A COMME ALIGATOR
M comme Mabuchodonosor
Babylone quand tu nous tiens !
»Un tel paquet de questions pourrait être utile à une constituante …
Il serait intelligent d’y travailler à plusieurs (?)
Soit au cours d’un atelier constituant, soit au sein de l’association « citoyens constituants », ou ici, mais sous beta bloquants hihi. »
(@168, ANA)
Une petite présentation de ce travail collectif ? et l’on s’y colle ?!…
Babel – Biblos – Babylone, oui, je trouve que ça se tient !^^
Les betâ-bloquants ont beaucoup d’effets secondaires,
consulter le vidal, la bible sacro-sainte des labos avant toute prise ;
conseil d’âme-mi comme la mie de pain pour sûr !
@EFFAB(183) & @toustes
Je te remercie d’avoir capté qu’il s’agit d’une vraie proposition 🙂
Et je crois que tu me demandes d’être plus explicite ->->->
J’avais émis (~1 mois) l’idée qu’une constituante tirée au sort pouvait avoir, dans le contexte de formatage ambiant, de la peine à être imaginative au point d’inventer neuf, et qu’il serait peut être utile de lui léguer un réservoir de modèles, sans bien entendu être dans l’optique de la manipuler.
Ici, dans le même ordre d’idée, apparaît le projet, peut être moins gourmand en énergie, de construire une liste de questions fondamentales, en corrélation avec les pièges à éviter.
De tels travaux ne seraient pas forcément réunis dans un document imposé à l’assemblée, ce serait intrusif, mais diffusés selon le mode de la pédagogie populaire, avec osmose espérée en direction de la constituante.
Pour la première idée, nous avons échangé quelques courriels avec Nlescan et la suite serait un énorme travail.
(Oups, je m’excuse de n’avoir pas répondu à son dernier message)
Pour la seconde, ce serait pour nous l’occasion d’expérimenter entre nous le travail en synergie démocrate, au cours d’un week-end studieux par exemple.
C’est pourquoi je n’ai pas envie de faire ça seule et d’arriver ensuite en demandant si ça plait : nous manquons vraiment d’expérience démocratique de terrain, et c’est l’occasion d’expérimenter dans le travail sans chef, et autrement que sur un wiki, avec une mission pas trop compliquée mais qui gagnera(it) à être enrichie du pluriel.
ana.sailland
aobaz
live.fr
@185
Après un infarctus, ça aide quand même à ne pas crever 😉 . Pour moi, le plus désagréable, c’est quand je monte le Salève à vélo, de ne pas pouvoir mettre la gomme (aiguille du compte tour bloquée à 100 puls/min)
Cette question des médocs est une vraie question, et on peut avoir l’impression d’avoir à choisir entre deux morts.
L’affaire des statines a cependant l’air de pouvoir démontrer une arnaque planétaire, avec manipulation de masse, des gens et des médecins (voir le site du Dr Lorgeril), pile dans les soucis qui nous occupent sur ce site.
Comme promis, j’ai relayé les questions posées par Ana sur la page du Groupe « The Venus Project France » de Google+
Dès que – et SI – j’ai des réponses, je ne manquerai pas de les communiquer.
Morpheus
Ce n’est pas du spam, c’est Catherine (Blanquart), qui fait une (anonyme sous d’innombrables et drolatiques pseudos) petite poussée de fièvre 😉
On dirait qu’elle a peur d’être menée en bateau par un voleur de pouvoir qui cache son jeu.
Elle a raison d’être méfiante : tous les pouvoirs, même petits, ont besoin de limites. C’est désagréable, mais c’est nécessaire.
Il faut la laisser dire, tranquillement, c’est tout.
🙂
La fièvre est très saine savez-vous Etienne. N’avez-vous pas remarqué que peu ont de la fièvre de nos jours, observez bien autour de vous, plus personne n’a la fièvre, elle est éradiquée à la racine.
D’ailleurs ce n’est même pas la fièvre chez moi, grand bien m’en prendrait si c’était le cas, mais je ne suis pas sauvée et je le sais bien, c’est peut-être le seul petit avantage que j’ai sur certains.
C’était juste un peu d’amusement en passant(eh oui, je n’ai guère l’esprit de sérieux, excusez-moi), et pourquoi pas (eh oui, je suis optimiste)ouvrir des espaces qui permettent de poser d’autres questions.
Si j’ai envie d’apposer mon nom Etienne, ce que j’ai déjà fait, je suis assez grande pour le faire moi-même, n’infantilisez pas vos frères (au sens générique bien sûr)Etienne, Montrez vous démocrate que diable, je vous mets à l’épreuve de votre idée de démocratie, voyez donc par cette petite expérience personnelle, rien ne vaut l’expérience, qu’il n’est pas si facile d’entendre autre chose que le chant qu’on chante. Ce que vous faites par cet acte d’incivilité à mon égard, c’est ce que vous reprochez chez ceux que vous dites être « ennemis » Je ne juge pas, je constate seulement qu’il est bien difficile de mettre « en acte » cette idée de démocratie, dès qu’elle essaie de s’incarner(c’est le cas ici) elle est balayée. si ça sert au moins à cela, alors c’est juste et tout est bien comme cela.
Bonjour,
Quel que soit le projet, même totalement démocratique, il sera encore de la volonté déraisonné de l’espèce humaine à vouloir chasser les lois naturelles, et à vouloir tricher aux règles de la vie.
L’exception intellectuelle de l’espèce humaine devrait pourtant la placer comme assistante, et non comme opposant à la nature et à la vie.
Tant que l’espèce humaine refusera de tenir sa place ici-bas parmi les autres espèces, tant qu’elle cherchera à dénaturer les lois naturelles pour se satisfaire aux dépens des autres, tant qu’elle refusera de transcrire ces lois naturelles pour servir de notice à tous ses semblables, elle ne fera que gangrener l’existence.
Bref, tant que l’espèce humaine écrira des lois artificielles contre nature, elle ne fera que vivre dans le conflit, et s’éloigner de l’harmonie et la sérénité.
C’est-à-dire, Machineafauxpseudo, que lorsque l’on s’efforce (avec quelques difficultés) d’accorder nos instruments, les éructations maladives de l’enfiévré qui soudain entre dans la salle n’aident en rien à trouver le LA, bien au contraire.
Morpheus
Morpheus, c’est quoi au juste, Morpheus, ton identité sociale ?
Ce que tu dis là, à savoir que dès qu’il y a un grain de sable, ça n’aide pas à trouver la solution, ça veut dire que déjà tu t’ériges en « sachant » et que tu dénies aux autres le droit d’interroger ce « pseudo » savoir qui sait où il doit aller car toi tu en connais le chemin.
Quelqu’un qui ne se pose pas de questions, qui est sûr de son bon droit, de sa bonne parole et de son bon acte est un homme qui est mort à mon sens car sa parole et son acte sont alors enchaînés, arrêtés, enfermés. Et dans enfermés, il y a enfer.
C’est exactement le modèle que nous vivons dans cette société malade de la peste, et que tu relaies inconsciemment j’ose l’espèrer, en relayant le type de propos que tu tiens.
C’est une vraie violence, car alors tu portes atteinte à toutes les paroles qui sont différentes de la tienne mais qui pourtant sont là et que l’on ne saurait à coup d’incivilité ou de grossièretés balayer d’un revers de main.
Ces gens ‑là existent, ces paroles-là existent et si tu veux cheminer vers la démocratie, il faudra bien que tu les entendes et que tu essaies de les marier aux tiennes paroles vers un idéal qui rejoindra les voeux de toute la communauté, et pas seulement ta communauté, dans le respect de soi et le respect des autres.
Sinon, ce que tu mets en place, on sait bien quel nom lui donner, je laisse chacun s’ouvrir en conscience à ce questionnement qui vient axer toute la démarche du cheminement démocratique.
C’est un point de vue, rien qu’un point de vue. Je l’exprime sans être incivile ni grossière.
L’essentiel de ce que j’ai voulu faire passer c’est ce que tu nommes « mes éructations maladives d’enfiévrée« »les voici donc pour rappel.
__Tout ce que quelqu’un fait ou dit ou pense est le bien tel qu’il le comprend au moment où il le fait, le dit le pense jusqu’au moment où il va voir de l’autre côté du miroir…
Jamais, jamais un système démocratique ne sera réalisé CAR une démocratie est un chemin… Il sert à nous orienter, mais reste inaccessible à jamais ou il faudra me montrer que le parfait existe. Au mieux peut-on préparer les conditions de son avènement a minima!__
les conditions, ça veut dire préparer le terrain. C’est à dire enlever les mauvaises herbes qui étouffent le germe et biner la terre pour l’aérer. Après c’est le mystère qui oeuvre, en tout cas, on aura fait notre boulot de jardinier. Nous devons être des jardiniers.
La certitude est le pire ennemi de la vérité, c’est sûr.
Etienne, je consens à ce que vous surlignez mon message précédent. Sourire!!! Et oui, je souris, pour du vrai.
Il ne reste plus qu’à rire de nos manquements sans prendre trop au sérieux nos humaines dérives mais y veiller comme on veille une flamme !
Et pour faire du feu, ne faut-il pas brûler quelque chose ?
Alors brûlons toutes ces mauvaises herbes qui asphyxient ce beau germe du cheminement démocratique, n’est-il pas ?
[s COMME SERPENT P COMME PERROQUET A COMME ALIGATOR M comme Mabuchodonosor
Babylone quand tu nous tiens!]
Passionnante contribution !
J’appelle ça du bruit. Le son d’une gamine pleurant parce qu’on dédaigne de s’occuper d’elle, ou qui braille juste pour le plaisir de faire chier.
Rien d’autre à ajouter, votre honneur.
Morpheus
Il y a de très beaux textes de Marc Alain Ouaknine qui résument bien l’enjeu périlleux, périlleux car toujours en risque de se manquer, du cheminement démocratique.
Voici ce qu’il dit :
« Chaque personne doit être comptée, mais le compte ne doit pas se transformer en numération qui effacerait le « visage » c’est-à-dire l’originalité radicale de chaque être humain.
Lorsque les humains ne sont que des numéros, l’inimaginable horreur peut devenir quotidienne.
Il faut compter, soit ! Mais, par ce compte, chaque être doit pouvoir relever la tête, signe formidable de sa dignité.
Dans le monde des « numéros sans visages », il y a « un entassement » des êtres et une nudité des corps : un univers se crée où tous les hommes sont interchangeables, homogènes, équivalents. Ce qui existe à titre de réalité unique, irremplaçable, est dégradé au rang d’exemplaire ou d’échantillon indéfiniment reproductible.
Avoir un visage, être reconnu par l’autre dans son unicité, implique aussi une reconnaissance réciproque etc… »
Le vote, et en particulier l’élection, c’est compter ceux qui surtout ne doivent pas compter.
La démocratie délibérative, c’est quand tous comptent et se donnent sans compter.
p341 suite…
« Chaque être doit être compté, pour qu’il prenne conscience de ce fait absolu et initial : la puissance de chaque homme à renouveler de manière originale mais fidèle la cascade des actions dans le monde. Toute naissance, toute personne instaure une rupture avec le déjà-là et offre au monde l’imprévisibilité, un jaillissement de neuf qui est la source même de la possibilité du futur »
On ne saurait mieux dire. Si un collectif qui cherche à faire exister harmonieusement un individu dans une communauté, càd un je qui n’annule pas le nous et un nous qui n’annule pas le je, définition de la démocratie à mon sens, alors il doit d’abord commencer par s’ouvrir, car s’il se ferme à peine né, il meurt dans l’œuf et contrevient à tous ces beaux projets qui eux aussi meurent dans l’œuf faute de n’avoir pas su s’ouvrir à cette rupture avec le déjà-là !
Alors justement Ana, fort de cette constatation, il faut commencer par l’incarner ce principe de démocratie délibérative, là, tout de suite, pas dans un siècle, c’est le meilleur gage pour raccrocher des wagonnets, le mot doit s’incarner en acte, sinon il est vide et perd son sens.
C’est l’exemple qu’il faut donner et de façon concrète et non de façon abstraite qui ne touche alors personne.
Concrète, ça veut dire par notre façon d’être, d’agir, d’être en interaction avec soi et les autres.Ne pas les mépriser, ne pas les incendier, rester courtois et ouvert même et surtout si les propos nous déplaisent car sinon tout se ferme et alors comment allons-nous faire communauté ?
ça ne veut pas dire acquiescer à tout, non, mais ça veut dire laisser le temps à l’autre de s’exprimer sans le brimer de mille et une façon pour discréditer ce qu’il a offrir. Je dis bien offrir, car c’est un cadeau d’entendre l’autre, il se peut qu’il vienne questionner en nous qq chose qui s’était densifié, sclérosé et du coup cette question vient possiblement donner un coup de grisou et remettre du souffle là où il ne passait plus.
Mais si certaines paroles ou personnes ne sont pas entendables au prétexte de ceci ou de cela, je vous laisse l’opportunité de qualifier, je ne donne pas cher de cette démocratie délibérative car elle n’aura de délibérative que le non comme la démocratie d’aujourd’hui qui n’a de démocratique que le nom car son contenu est vide…
»On dirait qu’elle a peur d’être menée en bateau par un voleur de pouvoir qui cache son jeu.
Elle a raison d’être méfiante : tous les pouvoirs, même petits, ont besoin de limites. C’est désagréable, mais c’est nécessaire.
Il faut la laisser dire, tranquillement, c’est tout.’
(@189, ÉTIENNE)
Qui est donc ce voleur de pouvoir qui cacherait son nom ?
(@194 – 196)
Oui, comme des jardiniers conscients de la réalité du terrain, responsables, conséquents, à l’écoute et dans cette observation de la Nature, dans cet émerveillement aussi, cette beauté, cet impalpable, toute cette humilité en soi face au miracle des choses et de la vie, des imprévus comme de cette impermanence également.
Mais, quitte à choisir, au lieu de brûler les mauvaises herbes, mieux vaut encore les mettre en valeur et les réutiliser, ne serait-ce que comme compost ou comme paillage : rien n’est à jeter et tout peut avoir une utilisation utile et valorisante, cet enrichissement, cette plus-value^^
Oui, l’idéal est bien la trans-formation mais comme le dit la césure du mot, pour transformer il faut passer à travers la forme , notre forme, la forme de tout ce qui se déploie en nous et au-dehors de nous, mais si on claque la porte à l’entrée, par anticipation négative, la transformation ne sera que superficielle donc illusoire, ce sera une simili-transformation qui s’appuiera sur du sable et non sur du roc, sujette aux coups de vent donc.
Brûler est une image bien sûr, pour dire qu’il faut faire sacrifice, sacrifice, ça veut dire faire le sacré, ça veut dire faire un travail de différenciation entre le bon grain et l’ivraie qui évite la confusion du toujours même qui nous fait reproduire les mêmes erreurs comme des perroquets.
De toute façon, quoique l’on fasse, dans l’infiniment petit tout est inter-relié et tout vibre et tout est interdépendant bien sûr, j’en suis persuadée.
@Effab
Si je décode pour toi…et avec malgré tout l’intérêt que peut susciter certains commentaires de Catherine…
Catherine semble vouloir attirer l’attention d’Etienne et semble se sentir persécutée par lui. Et pourquoi…?(perso je ne vois pas)
Un peu comme le jeu du chat et de la souris, c’est un jeu d’enfant, donc Catherine semble s’étonner qu’Etienne n’y réponde pas, forcémment elle s’adresse à un adulte… et de plus sur un blog qui n’est pas vraiment fait pour ça…
@Catherine
Mais surtout, pour échanger avec des personnes, il faut pouvoir trouver un langage commun(ça n’est pas toujours simple) et partager des choses qui intéresse tout le monde et que tout le monde peut comprendre, çàd être sur le même diapason. Mais on ne peut forcer, ça doit resté libre à chacun. C’est comme dans la vie, sauf qu’ici on s’invite soi-même sans savoir si on aura des affinités, donc c’est pas aussi simple
Je ne suis qu’une voix, mais je suis une voix, et je suis heureux quand j’arrive à m’exprimer clairement, c’est une conquête, et je la dois en partie à cet espace de liberté que tu partage si généreusement, merci Étienne !
Morpheus, vous avez à plusieurs reprises mis en cause mon discernement, mes connaissance et mon jugement. .…C’est vous qui voyez !
mon discernement se fonde sur l’observation des principes.
Le principe du principe c’est que là où passe la tête du serpent, passe aussi la queue.
Vous dites :« Le danger du manque de contrôle citoyen réside non dans la technologie cybernétique elle-même, bien sûr, mais dans les intentions des humains qui la mettent en œuvre. Cette crainte, parfaitement légitime, je la partage avec toi… »
-Au contraire de vous, je n’ai ni peurs ni craintes en ce qui concerne le projet de fresco, il a autant de chance de se réaliser que moi de vivre mille ans…
« ta fronde à l’égard du PV est la projection de tes peurs du monde actuel »
‑voilà le catéchisme et le rappel à l’ordre ! Tout est dit ! Cela démontre, si ce n’était clair, que Fresco le mystificateur s’est trouvé un clergé tout prêt à défendre sa doxa bec et ongles. Ce rappel à l’ordre est en lui-même une preuve de la nature théocratique du projet. Mais vous n’êtes pas seul dans ce cas, dès qu’on ose remettre en cause sa majesté la doxa de fresco, partout sur le net, on devient l’objet d’attaque violente dont l’argument principal est invariablement qu’on serait un crétin…
Or je ne suis pas dans la fronde, parce que je n’avalise rien de ce projet et n’en fait partie en rien. Et ce n’est pas une, mais mille vie de lutte contre la théocratie dont je témoigne ici.
dès lors je ne saurais être « invité à étudier les différents aspects du projet en bonne intelligence. ». Il s’agit bien de ma part d’un jugement résultant de mon autorité souveraine, non seulement je ne soutiendrai jamais de près ou de loin un quelconque projet théocratique, car pour moi c’est indiscutablement ce qu’il est, mais je le critiquerai. J’ai déjà argumenté plus haut (@137)ce qui fait du projet venus un projet théocratique, mais je recommence car je ne m’en lasse pas !
La théocratie se résume au pouvoir d’un seul, nommé dieu, sur tous les autres. Elle est caractérisé par le fait que l’autorité s’exerce du haut vers le bas. Elle est l’outil le plus traditionnel de domination de masse, depuis la nuit des temps et malgré que plusieurs d’entre nous ici aient vécu dans les années 70 avec la croyance qu’on ne devrait plus jamais rien à la religion, force est de constater qu’il n’en est rien.
Même si cela apparaît comme une simplification de parler en termes de théocratie ce n’est en rien abusif. Le monarque est le représentant de dieu, et les oligarchies ne sont que ses avanies polythéistes.
Une élite de scientifiques, de technocrates ou de ‘représentants’ au pouvoir, pouvoirs non séparés, qui serait maîtresse de la communication, ne serait pas essentiellement différente d’un clergé. Le lien constant des oligarchies, dictatures et autres tyrannies avec la théocratie repose sur la mystification qui en est le ciment et le fait que le pouvoir s’y exerce de haut en bas. L’existence d’un clergé prouve celle de la théocratie, à laquelle l’illusion d’une perfection suffit comme représentation du dieu. La population des scientifiques serait une cible parfaite pour recruter le clergé du PV, dieux merci, il y a des moutons noirs dans tous les troupeaux.
Le fond de l’argument est que la volonté de déléguer le gouvernement à la méthode scientifique ne saurait être confondue avec la délégation du gouvernement à des hommes responsable de sa mise en œuvre. Or nous sommes d’accord sur ce point mais nous n’en tirons pas les même conclusions.
Ma conclusion est qu’un système dans lequel l’homme n’a aucune part, n’a aucun intérêt pour l’homme, encore moins pour un démocrate qui ne pourrait s’y emparer d’aucune responsabilité quand sa mission est de les remplir toutes. cette méthode scientifique n’a pas d’existence propre, mais si elle réussissait à en avoir une, cela serait la fin de l’humanité.
dès lors que ‘la méthode scientifique’ serait à la fois pouvoir et contre pouvoir il y aurait constitution d’un clergé et donc d’une théocratie, et pas besoin d’en savoir plus, ce projet ne concerne plus en rien ceux qui désirent progresser dans la voie de la démocratie.
je tiens à faire remarquer que ce jugement n’est basé ni sur une opinion ni sur l’expression d’une peur, d’un acte de foi ou une rébellion, mais sur un argument de principe.
Morphéus, si cet argument de principe qui est pleinement satisfaisant pour ma conscience, ne l’est pas pour vous, j’attends avec impatience ceux que vous ne sauriez tarder à émettre et c’est avec plaisir que je lirais la narration de votre évolution critique, sachant qu’a part cette fantaisie vénusienne je suis généralement assez d’accord avec vos positions.
Merci MARIE… c’est toujours très plaisant ces petits signes, cette écoute mutuel… bien bien des choses.
🙂
https://www.youtube.com/watch?v=FSE76MqZL‑c
https://www.youtube.com/watch?v=eTavmJOBTfk
https://www.youtube.com/watch?v=OlFWV9qTDhQ
🙂
Ne pas sacrifier être à avoir me semble en effet essentiel.
Sans en avoir l’air il y a dans certaines phrases de mic el un peu du « vivre libre ou mourir » que ceux de Glières ont légué à l’Esprit.
😉
on risque bien d’accaparer…lol 😉
https://www.youtube.com/watch?v=fJnJKQiMs6A
Pardonnez-moi ces hors-sujets, ces quelques notes de fin de soirée, ces voix si justes et si matures… mais c’est bien de cela dont il s’agit : tout ce ressenti, cette émancipation, ce romantisme autant que ce réalisme… et ces beaux principes, si cher à mon coeur, tant qu’il ne dépasse pas la mesure ni le rythme.
Oui, j’en conviens, d’autant plus que DEMOCRAZIA a pointé certains d’entre nous… une façon de dire aussi qu’à l’instar de la Démocratie en quête d’elle-même, tous les goûts sont dans la nature comme certaines inspirations sont autrement plus inspirantes et émancipatrices que d’autres platitudes sans grande consistance ou exagérément commerciale !
La culture est diverse et ne peut se comparer, riche d’elle-même comme de toute démocratie, mais ce minimum, mais cette responsabilité commune puisque tous et chacun sommes concernés au même titre, cette exigence, ce minimum de pédagogie et d’émancipation.
Pluralité
Diversité
Subsidiarité
Ce qui est petit est comme ce qui est grand et ce qui est grand est comme ce qui est petit
Ce qui est fort est comme ce qui est faible et ce qui est faible est comme ce qui est fort
Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut
Dès que ces vérités ne sont pas dans la constitution du rapport humain, l’abus de pouvoir survient, et monte en puissance.
Non, Marie je n’en fais pas une question de personne sinon je ne serais pas là, le jeu n’en vaudrait pas la chandelle.
Ce n’est pas d’Etienne dont il s’agit ni de moi ‚c’est d’un principe dont il s’agit, et là c’est tout autre chose.
Il ne faut pas le salir le principe sinon plus rien n’a de sens et nous mourons de ce manque de sens aujourd’hui, aussi, __c’est tout simplement mais essentiellement une question de sens.
Une roue qui dévie de son axe ça ne va pas loin, ça erre, ça manque sa cible.
Je ne sais pas ce qu’est la vérité et je ne sais pas ce qu’est la démocratie, car je ne les ai jamais rencontrées, des éclats seulement.
En revanche j’observe tout simplement ce qui se fait et se dit et je viens poser une question quand il y a divorce me semble-t-il entre ce que certains disent qui vient contredire ce qu’ils font, c’est tout.
Je ne sais tout simplement pas comment s’élabore un travail de cheminement démocratique, alors ne sachant pas, j’opère comme en sophro, je pars de ma position qui ne sait pas et j’observe s’il y a adéquation entre le dire et le faire de ce qui se présente à mes yeux, à mes oreilles dans les discours et les comportements qui s’expriment, c’est tout, rien que ça, et je constate en fonction de ce principe, quand il y a des couacs, des divorces d’avec lui.
C’est tout, juste une fonction d’observation que j’illustre en décrivant ce que je vois et en venant interroger si l’on est bien ok sur la cible.
Maintenant, si le récepteur accueille cette observation comme une offense, c’est dommageable pour le principe démocratique.
Claquer la porte et refuser de déployer le questionnement, c’est à mon sens, se placer d’emblée dans une posture de toute puissance qui sait tout, qui dit tout, et qui n’interroge donc pas son cheminement.
Bon, c’est sûr, ma « façon » de faire passer les messages n’est pas commune comme vous le dites si justement Marie, car je mêle à la fois des aspects très concrets à des aspects symboliques, c’est pourquoi ma façon de faire est perçue comme une effraction alors qu’elle n’a pour but que de s’ouvrir à l’infinitif d’une existence démocratique, c’est mon souhait le plus cher.
J’aime par dessus tout ce principe démocratique, c’est une boussole pour moi, et quand je vois que l’aiguille part d’un autre côté, en observant certains divorces entre le faire et le dire de ceux qui parlent ou actent en son nom, je viens poser la question du, est-ce qu’on ne serait pas entrain de s’éloigner ou de trahir notre objectif ?
Toujours sur une question, ça ne veut pas dire que j’ai raison de poser la question, ça veut dire que je la pose la question, que je m’y risque pour qu’on s’arrête et qu’on regarde si on est toujours dans notre axe, c’est tout.
Donc ça veut dire un échange, une circulation qui se fait entre le récepteur et l’émetteur dans le meilleur des cas et d’une façon civile et non grossière dans le meilleur des cas. Cela devrait normalement pouvoir se faire entre gens qui oeuvrent à la constitution d’une communauté, sinon, la communauté est boiteuse, non ?
C’est tout, tout simplement ça, rien que cela mais essentiellement cela.
@ mic el
« Morpheus, vous avez à plusieurs reprises mis en cause mon discernement, mes connaissance et mon jugement. .…C’est vous qui voyez ! »
J’ai remis en cause tes connaissance DU PROJET VENUS, pas tes connaissances en général, et à travers cela, j’ai mis en cause ton discernement en ce qui concerne tes jugements concernant le Projet Venus.
Tu y perçois un jugement DE VALEUR général à ton encontre ? C’est TOI qui vois !
😉
Il n’y avait pourtant pas de jugement de valeur dans mes commentaires, où je me suis efforcé de montrer que tu te trompais, d’une part dans tes jugements concernant le PV, mais aussi dans tes jugements me concernant.
Ton dernier commentaire est limpide à ce sujet et ne fait que confirmer que je vois juste.
Ainsi, au delà des contradictions qui suintent dans tes répliques, tu m’affubles de la bure du dévot récitant le « catéchisme » (sic) de la « doxa » (sic) du « mystificateur Fresco » (sic).
Au delà du fait que cela constitue en soi une agression verbale caractérisée, il y a là une ironie remarquable, c’est que si tu me connaissais, tu saurais à quel point je suis anti religieux et tu saurais à quel point je suis en opposition aux démarches « théocratiques ».
Étienne, Ana, Catherine, Marie, EFFAB, J‑Stéphane (qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des aficionados du sieur Morpheus) peuvent en témoigner.
Pourquoi serais-je le défenseur d’une « mystification théocratique » alors que je pourfends les démarches religieuses, d’où qu’elles proviennent ?
…
D’autre part, si je peux comprendre que l’on puisse croire que je suis un « défenseur du Projet Venus », je me dois de rectifier cette croyance. Je ne défend pas le PV, je le mets à l’épreuve de la critique. Si je le fais, c’est parce qu’au delà de tous les aspects qui m’intéressent dans le PV, j’ai moi-même décelé des failles possibles et des dangers potentiels. Et au delà de ces failles et danger, je perçois aussi des potentialité et des idées fortes (de la même manière que dans le modèle de la démocratie athénienne, il y a des idées fortes, mais aussi des aspects négatifs).
Le meilleur moyen que j’ai de mettre à l’épreuve cela, c’est de me poser en « avocat », de chercher à comprendre la logique du machin et défendre, non pas le PV en lui-même, mais les arguments qu’il avance pour (tenter de) montrer sa pertinence.
Je ne suis NI POUR NI CONTRE : je cherche.
Le PV se veut une révolution radicale de notre culture. Cela implique une remise en cause – donc une mise à l’épreuve – de l’ensemble de nos croyances, de nos a priori, de nos idées préconçues, de nos dogmes. De notre culture.
Hélas, jusqu’ici, je n’ai pas récolté beaucoup d’arguments pertinents. La plupart des remarques concernant les dangers potentiels (remarques pertinentes) que j’ai récoltées, je les avais déjà moi-même formulée il y a deux ans.
A contrario, j’ai, plus souvent qu’à mon compte, récolté une volée de bois vert et de jugements intégristes du même acabit que les tiens : le PV serait un « mouvement sectaire » (sic), Fresco serait « un gourou scientiste », le PV serait une « mystification théocratique », etc.
Les vieilles croyances ont plus d’amis que les idées neuves…
Singulièrement, AUCUN argument permettant d’étayer l’éventualité que le PV serait une secte ou un « délire théocratique » : seulement des affirmations aussi agressives que dérisoires par leur absence d’argumentation.
Tu as systématiquement répondu à côté des arguments que, de mon côté, j’ai avancés, par exemple la pertinence, en dehors même du PV, de la méthode scientifique dans le cadre d’une démocratie (car si je peux ne fut-ce que tirer quelque chose d’intéressant dans le PV, je ne vois pas pourquoi je m’en priverais, quand bien même il serait démontré que le PV ne serait pas un bon projet).
Au final, les échanges n’ont mené qu’à une fronde stérile (je maintiens le terme « fronde ») qui n’est qu’un combat d’ego.
Je ne peux – et je le regrette profondément – que persister dans tout ce que j’ai avancé. Si vraiment tu n’avais pas peur du PV, tu prendrais les choses avec humour, non avec agressivité, et tu ne déploierais pas autant d’énergie à vilipender le machin sans autre argumentation que « délire mystificateur ».
Maintenant, je dois dire que j’ai moi-même rencontré, dans les personnes qui (eux) défendent le PV mordicus, une personne (une seule, jusqu’ici – mais je ne connais pas tout le monde) qui est dans une démarche religieuse vis-à-vis du PV, et qui a largement franchi la frontière fragile entre intégrité et intégrisme. Je suis en opposition avec cette personne. Et je ne suis pas le seul, d’autres que moi déplorent les dérives de cette personne. Si (et je dis bien « si ») tu es tombé sur cette personne dans tes discussions à propos du PV, je peux à la rigueur comprendre ta réaction. Mais tous les gens qui « défendent » le PV ne sont pas intégristes.
Tu dis que je mets en doute ton discernement, tes connaissances, ton jugement ?
Je dis que c’est toi qui met en doute le discernement, les connaissances et le jugement de toutes les personnes qui s’intéressent au PV.
J’attends toujours, désespérément, des ARGUMENTS. Jusqu’ici, en dehors des réserves que j’ai moi-même prononcées, je suis bredouille.
Cordialement,
Morpheus
192. Le samedi 23 novembre 2013 à 12:49, par J‑Stéphane
Bonjour,
Quel que soit le projet, même totalement démocratique, il sera encore de la volonté déraisonnée de l’espèce humaine à vouloir chasser les lois naturelles, et à vouloir tricher aux règles de la vie.
L’exception intellectuelle de l’espèce humaine devrait pourtant la placer comme assistante, et non comme opposante à la nature et à la vie.
Tant que l’espèce humaine refusera de tenir sa place ici-bas parmi les autres espèces,
tant qu’elle cherchera à dénaturer les lois naturelles pour se satisfaire aux dépens des autres,
tant qu’elle refusera de transcrire ces lois naturelles pour servir de notice à tous ses semblables,
elle ne fera que gangrener l’existence.
Bref, tant que l’espèce humaine écrira des lois artificielles contre nature,
elle ne fera que vivre dans le conflit, et s’éloigner de l’harmonie et la sérénité.
@Catherine
Excusez-moi, Catherine, mais malgré tout le respect que je dois à mon prochain, j’ai et je peux me tromper, l’impression que vous faites précisémment ce que vous reprochez à ce blog et donc aux gens qui s’y expriment…
C’est quand même étrange, non ?
ok ça vous revient Marie de penser cela. C’est le medium le message comme dit Marshall McLuhan, je crois bien qu’il a raison, allez bonne continuation à vous.
@Catherine
Surtout ne le prenez pas mal, ce n’est pas dans le but de jouer au ping pong mais plutôt comme quand on perce un abcès, vous voyez ? Quand y a un truc, ben faut en chercher la cause et pas toujours directement chez le(s) voisins. Et c’est valable pour tout le monde.
Par exemple pour moi : je ne trouve pas toujours un échos à mes partages, mais si j’en cherche bien la cause, elle est dans ma difficulté à exprimer clairement ma pensée. Donc d’abord à la clarifier et ensuite à trouver les bonnes articulations pour l’exprimer, la partager et faciliter ainsi l’échange.
Je ne vai donc pas le reprocher aux autres, ce serait malhonnête ou trop facile de ma part et surtout je me fourvoierais et cela ne me ferais pas avancer d’un pas.
Mais si je peux me permettre de vous donner un truc pour faciliter les échanges :
La communication non-violente est un outil bien précieux à ne jamais négliger, même si je n’ai aucune prétention…c’est juste un partage que je fais avec vous
Cordialement
Marie
Violente, ça voudrait dire que je cherche à porter atteinte à quelqu’un. Non, Marie, je ne cherche pas à porter atteinte à quelqu’un, ce n’est pas une question de personne,je cherche à poser une question quand je sens que ça part de travers, car alors, j’ai le sentiment que c’est une violence qui est faite au principe que nous cherchons tous à défendre je crois, avec tous des idées différentes de comment défendre ce principe, c’est ça le hic !
Non, il ne s’agit pas de cela, mais du plutôt d’une manière de communiquer pour mieux partager ce que vous désirez partager, sans forcer par exemple.
Je faisais référence à La communication non-violente CNV, telle que celle du travail de, par exemple, Thomas D’Ansembourg.
Mais il y en a d’autres…
http://1libertaire.free.fr/CommunicationNonViolente02.html
C’est quand même un peu fort de café que lorsqu’on met en questionnement un cheminement, on vienne nous dire qu’il faut se faire soigner et faire de la communication non violente. Relisez mes messages Marie depuis 2008, et voyez. Je ne crois pas être incivile, ni grossière, mais je suis ferme sur certain principe, là, je suis ok, et j’espère rester ferme sur ce principe car je crois bien que la cause des causes de cette chienlit sociale actuelle, c’est de n’avoir pas veillé et de ne pas avoir posé les questions quand c’était encore nécessaire.
La souplesse n’est rien si elle n’est pas gainée par une certaine fermeté. Je suis ferme sur l’essentiel mais très souple pour le reste.
Oh je crois que nos messages se sont croisés;-)
Je vous précise quand même que cette méthode peut-être utile à tout le monde, vous n’avez donc pas à vous vexer, Catherine.
Car qui peut prétendre ne rien avoir à apprendre, ce serait bien prétentieux…
Je n’avais pas vu votre message 225 Marie.
La manière oui, la manière, je n’ai pas de bonnes manières de passeuse de message, je vous passe ça, ça doit être vrai.
Allez à plus tard Marie. Continuez à être pugnace et à poser des questions, c’est une belle qualité je trouve.
A bientôt
Oui, je crois que vous m’avez comprise, et je crois que c’est loin d’être un détail, cette manière de s’exprimer, raison pour laquelle je vous ai envoyé ce lien. Si on a bien tous sinçèrement et chacun besoin des autres pour avancer
Savoir donner et recevoir se complètent bien.
bien humblement
Marie
@192 JS,
@220 Anonymous,
les lois naturelles servent le plus souvent du justification à toutes sortes d’abus de pouvoirs.
Les lois ne peuvent être que culturelles, ce qui permet aussi d’identifier leurs auteurs… Et de les mettre en prison !
Exprimer culturellement une loi naturelle est en soi un abus de pouvoir. Supposant soit que celui qui formule la loi naturelle ait identifié l’auteur de la nature, soit qu’il se pose lui même en auteur de la nature…
La gravité est un fait, mais abusivement qualifié de loi dans certain cénacles, ce n’est que leurs point de vue sur la nature qu’ils mettent en équation, les théories scientifiques se suivent mais se contredisent. et la théorie unifiée a du plomb dans l’aile. Je ne crois pas que la démocratie ait à faire avec la science, ni avec la méthode du même nom.
la langue commune est le chemin de la démocratie, les langues de spécialistes conduisent aux aristocraties.
Je crois que l’harmonie devrait plutôt provenir d’un consensus sur le DROIT NATUREL.
Morpheus,
La fronde n’est pas un combat d’ego, mais une révolte contre l’autorité, avec une synonymie d’insurrection ; lapsus, ou abus de pouvoir de votre part qui me vassalise au projet venus, je vous laisse faire votre marché.
L’abus va à l’encontre des lois naturelles, donc c’est justement et seulement là que doit intervenir la loi des humains.
Les lois culturelles ne peuvent être que locale et ne doivent surtout pas s’imposer aux autres, une loi culturelle qui est contre nature doit disparaitre.
Enfin peut on définir un droit naturel universel ?
« Étienne, Ana, Catherine, Marie, EFFAB, J‑Stéphane (qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des aficionados du sieur Morpheus) peuvent en témoigner. » »>
Peu importe qui écrit ça, le contexte, et ce dont il s’agit :
Je souhaite qu’on évite de parler en mon nom.
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J’étais ctaprem à la réunion officielle de présentation d’un collège Montessori, qui accueillera ses premiers élèves en 2014.
Dans la montagne près de chez moi, dans un cadre magnifique.
J’espère pouvoir y enseigner bénévolement.
Régnait cet après-midi et en ce lieu comme une lumière heureuse.
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Soyons attentif à ne pas trop endommager l’idéosphère (Ciel que c’est difficile, n’est ce pas ; et tellement important : tout en dépend, certainement)
Bonsoir à tous,
Ce blog est devenu mon quotidien préféré, j’aime tous vous y lire, vous ingérez et digérez la bouillie du journalisme perverti pour nous en révéler les faux vrais et les vrais faux, je regrette juste quand le sujet devient l’un des participants, mais c’est toujours moins que ces médias d’abrutissement.
J’adore particulièrement lire l’Oracle et Néo 😉 , j’apprécie aussi énormément le distributeur de pilules bleu et rouge, même si parfois certaines me restent en travers de la gorge. 😉 … Tous autant que vous êtes, vous en faites bien plus pour le bien public que tous ces VIP.
Dans les embouteillages ou aux feux rouges, je jette toujours un coup d’oeil aux fils des discussions, et de temps en temps je m’autorise à y déposer une petite graine, souvent stérile, parfois fertile, qu’importe, l’essentiel n’est pas moi, mais nous.
J’avoue que j’utilise plusieurs pseudo, mais jamais celui d’un autre, c’est juste pour faire la différence entre ce qui m’est propre et ce que je rapporte.
Bref, grâce à vous tous, enfin je ne me sens moins seul dans mes analyses politiques, et j’entrevois enfin, l’espoir qu’un jour l’opinion publique devienne adulte.
Merci à tous de me faire grandir, longue vie à ce blog et qu’il fasse plein de petits.
@J‑Stéphane
Merci pour ta simplicité et ta sincérité.
A moi aussi ce blog m’est devenu indispensable 🙂
Bon je ne vais pas tout déballer le même jour et même si l’envie y est 😉
Longue vie à la liberté d’expression, cela dépend de tous.
Cordialement
Marie
Je n’arrivais pas à dormir. Sûrement ce beau message m’appelait.
@235…
A en rester sans voix, sans ironie aucune… justement ce genre de choses qu’on n’ose dire et qu’on garde pour soi, bien souvent, comme un trop-plein d’amour, ces connivences intellectuelles, amicales, idéologiques ou simplement humaines, humaines et spirituelles.
Moi j’ai très bien dormi, mais c’est justement pour ça, j’imagine^^
De petits rappels pour les nouveaux, les visiteurs…
cette réalité fric et sang au lieu de la concertation populaire et de l’intelligence bienveillante, la vie si belle et l’abondance pour tous.
@ Ana
Dire que tu peux témoigner, c’est pas parler à ta place, c’est faire confiance à ton honnêteté au cas où on te demande de témoigner.
C’que tu peux être psycho-rigide, des fois.
😉
Morpheus
@ mic el
Au fait, l’analyse critique du Projet Venus que j’ai faite, tu peux la lire ici :
partie 1⁄3
partie 2⁄3
partie 3/3
Évidemment, depuis deux ans, ma perception du machin a évolué. Ce que j’ai écrit ne reflète donc plus nécessairement tout ce que j’en pense, mais toutes les réserves que j’y ai émises, elles, témoignent de mes préoccupations et devraient montrer que je ne suis pas un intégriste du Projet Venus.
Morpheus
@240 .
Extraits com 235.
… je regrette juste quand le sujet devient l’un des participants, …
Il existe des cabinets pour ça.
De la coopération
entre les hommes et les machines :
pour une approche pair-à-pair
de l’intelligence collective
par Diana Filippova
(extrait d’article)
De la noosphère à l’intelligence collective
Le telos de l’intelligence collective s’inscrit dans le concept de noosphère, forgé par Vladimir Vernadsky et longuement analysé par Teilhard de Chardin. Comprise comme l’ensemble de la pensée humaine, la noosphère correspond à deux phénomènes en interaction réciproque. D’une part, la complexification des sociétés humaines du point de vue culturel, social, économique et démographique tend vers la constitution d’une sphère de la connaissance toujours plus étoffée. D’autre part, cette sphère, née de la multiplication des interactions toujours plus nombreuses, entraîne une structuration progressive de la pensée globale et la prise de conscience par l’humanité d’elle-même.
L’idée d’une marche vers une sorte de cerveau humain qui nous transcende, aussi ancienne soit-elle, prend une consistante particulière à l’heure où 40% de la planète est connectée à la toile. L’intelligence collective peut alors être comprise comme le processus de création de savoir éclairé par la conscience d’une noosphère.
La noosphère sous-tend la possibilité d’une production collective de savoir, mais elle ne répond pas aux questions qui se posent si l’on examine le processus de co-création. L’approche pratique de l’intelligence collective permet quant à elle d’explorer les conditions de possibilité de l’exercice collectif de l’intelligence d’individus, entités ou machines.
Des réseaux et des hommes
À cet effet, je me tourne vers les travaux du centre de recherche sur l’intelligence collective du MIT. Les recherches et analyses conduites par ce centre sont uniques en leur genre. En combinant les sciences mathématiques, physiques, biologiques, sociales, économiques et une approche résolument prospective, les travaux du centre ont pour ambition de répondre à la question suivante : comment les individus et les machines peuvent se connecter afin que, collectivement, ils soient en mesure d’agir avec plus d’intelligence que ne l’ont jamais pu tout individu, groupe ou machine pris séparément ?
L’ampleur de la tâche ne fait pas peur à Thomas Malone, fondateur et président du centre. Selon lui, l’enjeu de la recherche est critique, car, selon lui, “le futur de notre espèce pourrait reposer sur notre capacité à faire usage de notre intelligence collective de telle manière que les choix qui sont faits soient non seulement intelligents, mais aussi sages”. La portée pratique de l’intelligence collective commence à se dessiner : d’une part, il s’agit de trouver une configuration telle que la co-création aboutisse à des choix ordonnés, efficients, utiles, et qui répondent à une certaine éthique. D’autre part, est-il raisonnable de supposer qu’une configuration favorable à la co-création intelligente entre individus puisse également intégrer les machines ?
Comme le rappelle justement Thomas Malone, les décisions collectives peuvent parfaitement être rationnelles et bêtes ! La notion d’intelligence doit par conséquent être élargie pour y intégrer des facteurs autres que la seule rationalité. Thomas Malone la définit ainsi : “pour être intelligent, le comportement collectif du groupe doit déployer des caractéristiques telles que la perception, la capacité d’apprentissage, le jugement et l’aptitude à résoudre des problèmes”. En d’autres termes, les aptitudes d’un groupe et celles des individus doivent fonctionner comme des vases communicants : dans une configuration propice à la co-production, le groupe se dote ainsi d’une série de comportements qui sont normalement associés au seul individu.
Le centre de recherche du MIT a ensuite cherché à déterminer les facteurs qui sont corrélés à une production collective plus intelligente. Il s’est avéré que l’intelligence moyenne de chaque individu n’en fait pas partie. En revanche, deux facteurs ressortent significativement : le degré d’empathie des membres du groupe et l’égale distribution de la parole au sein du groupe.
Empathie, distribution et égalité, ces facteurs laissent à penser que l’intelligence collective s’accommode mal des modes d’organisation hiérarchiques, cloisonnées et centralisées. L’intelligence collective prospère à l’inverse dans des organisations structurées en réseau, distribuées, décentralisées, centrées sur la perception et l’écoute davantage que sur des règles rigides. Il n’est pas étonnant que les réseaux contributifs tels que Wikipedia prospèrent : ils présentent exactement les caractéristiques qui stimulent l’intelligence collective !
Il faut à mon sens un ingrédient supplémentaire pour que la multiplicité des individus composant le réseau ne fasse par le lit des passagers clandestins. Rappelons à ce titre que seulement 10% des lecteurs de Wikipedia sont contributeurs actifs. L’anonymat de la contribution y est pour quelque chose : la valeur produite par chacun n’est ni mesurée ni reconnue. À l’inverse, au sein de Sensorica, réseau ouvert où un ensemble d’individus et d’organisations produisent des solutions hardware de façon contributive, la valeur ajoutée de chaque contributeur est régulièrement mesurée par les autres contributeurs et connue par le réseau.
Ainsi, l’évaluation et la reconnaissance par les pairs de la valeur de la contribution de chacun sont tout aussi importantes que l’évaluation de la valeur globale du réseau. Comme l’écrit Pierre Lévy : “le fondement et la fin de l’intelligence collective consiste en la reconnaissance mutuelle et l’enrichissement des individus, plutôt que la culture d’une communauté fétichisée et hypostasiée”.
Un réseau intelligent apporte autant au monde qu’à ses contributeurs : les parties pour le tout, le tout pour les parties. Véritable lieu d’apprentissage, le réseau favorise la circulation libre des connaissances et la confrontation des jugements dans le respect de la contribution de chacun. Contrairement aux modes d’organisation où le collectif écrase l’individu, un réseau intelligent est à la fois prolongement et ferment de l’intelligence de chacun. L’intention de collaborer et la conscience de la valeur ainsi créée sont indispensables pour que l’intelligence collective puisse s’exercer.
Pour lire l’article complet, cliquez ici.
Morpheus
A cet effet, je me tourne vers les travaux du centre de recherche sur l’intelligence collective du MIT. Les recherches et analyses conduites par ce centre sont uniques en leur genre. En combinant les sciences mathématiques, physiques, biologiques, sociales, économiques et une approche résolument prospective, les travaux du centre ont pour ambition de répondre à la question suivante : comment les individus et les machines peuvent se connecter afin que, collectivement, ils soient en mesure d’agir avec plus d’intelligence que ne l’ont jamais pu tout individu, groupe ou machine pris séparément ?
(@246)
Sans avoir (encore) lu l’article en entier de Diana FILIPPOVA, je voulais juste rebondir sur cette cette phrase surlignée.
Comment les individus et les machines… Déjà associer ces deux termes me semble inadéquat car l’Homme et les sociétés n’ont pas besoin de machines ni de quelques technologies que ce soit pour faire montre d’intelligence et agir ainsi en conséquence. Oui, évidemment, le progrès et toute avancée cybernétique est un plus pour progresser dans le confort et oeuvrer à une meilleure optimisation, économie, gestion des moyens et de notre environnement, existentiel comme sociétal… mais ne mélangeons pas tout, ce ne sont là que des moyens, des mécanismes, des choix de société, conséquences pratiques et idéologiques des volontés humaines.
Donc, qu’ils soient en mesure d’agir au mieux et non de la façon la plus intelligente, celle-là seulement déterminée par la volonté humaine et ces synergies communes, les machines n’étant qu’un outil, aussi performant soit-il.
Bref, je suis convaincu que seule, en premier lieu, la Cause des causes peut déterminer de ce mieux sociétal comme de toute co-création intelligente ; je parle en tout cas là sur un plan global, international car la co-créativité n’a pas attendu le bon vouloir de nos chers représentants pour imaginer des solutions alternatives et plus intelligentes !
EFFAB, sans machines, nous ne serions pas ici à (tenter de) mettre nos intelligences individuelles en commun…
Morpheus
L’intelligence est inhérente à la conscience et celle dont nous parlons, celle que nous voulons partager avec autrui relève avant tout de l’éthique_et toutes ces vertus, toutes ces sagesses humaines ressortent bien de l’Homme et non de la Machine, simple outil, simple conséquence, aussi favorable soit-elle (la machine) à ces synergies collectives et ces optimisations ou autres mises en valeurs intelligentes… mon humble avis, même si la Science et la Technique peuvent accroître notre appréhension et notre compréhension des choses et du Monde, car l’Homme et la conscience humaine sont bien ce déterminant majeur et essentiel de tout ce que nous pensons et façonnons, cette Cause des Causes des causes, si je puis le formuler ainsi.
Bref, nous avons autant besoin des machines qu’il est dans notre intérêt d’en user intelligemment et sans excès – une évidence, certes, ou ne parler pour ne rien dire, c’est comme on veut.
Les rappels automatiques d’EDF dix jours après l’expédition ne seraient pas non plus possibles sans les machines.
La machinerie nouvelle conduit l’administration à se déshumaniser, et on voit bien à travers cet exemple agaçant le danger de voir apparaître une gouvernance qui serait non humaine, en lieu et place del dinero imperador, ou en connexion avec lui.
Je refuse d’être connectée à une machine, car au bout de ce verbe, il y a la greffe, la puce sous-cutanée.
Le verbe est dans la pomme.
Avec cette intrusion sémantique, un esprit aiguisé, bien que non siliconé, peut percevoir la novlangue de demain.
Une tartine textuelle ne masque pas le piège et mille explications n’en réduiront pas la toxicité.
Il ne s’agit pas de connecter l’humain avec la machine mais de soumettre radicalement la machine à la conscience humaine.
Je veux bien utiliser une machine, mon vélo par exemple, tant que je maîtrise le guidon, et la manette du dérailleur appartient à ma main, mais lui demeure extérieure, n’a pas prise sur ma volonté.
Les gens du MIT (sigle) sont bien entendu épris de technologie, tout comme ceux du CEA (sigle) ne sont pas très prudents en matière nucléaire. C’est la même affaire, comprenons le bien. Les experts en technologie auront plaisir toujours à nous convaincre de l’innocuité de leurs projets, ou de leur utilité, car c’est leur passion, sans corruption ; mais c’est à nous de penser, pas à eux, jamais à eux.
Mon ordinateur est connecté à d’autres ordinateurs, et grâce à cela je suis connectée à d’autres humains, mais je ne suis en aucun cas connectée à mon ordinateur , et lui n’est pas connecté à moi. Je refuse ce concept de connexion entre le vivant conscient et la machine sous prétexte qu’elle pourrait singer l’intelligence. Le vocabulaire n’est pas une chose anodine, et peut être glissé subrepticement dans nos usages par des fous qui veulent nous voir les rejoindre.
N’oublions pas les drones, qui tuent à 20000 km, connectés à un gentil officier qui sans cas de conscience rentre chez lui le soir embrasser ses enfants et tringler bobonne.
Je serais étonnée que le MIT, si bon conseiller, soit étranger à ce progrès là.
Comme il est si facile et autrement plus acceptable pour une conscience d’appuyer sur quelque bouton opératueur que ce soit, tout ce ressenti et tout ces 2000 à 20000 km entre la cible et notre conscience/devoir-gagne pain !
A ton post si explicite et si juste, ANA, je me permets d’adjoindre ce hors-sujet qui n’ai pas seulement que cela, à savoir, une de ces Causes des Causes des causes, un partage et ce merveilleux monsieur que je viens de découvrir hier… mais, justement, pas tant hors-sujet que ça, ce monsieur qui aborde là des choses autrement plus intelligentes que cette commission sénatoriales débattant du Vote blanc n’est elle à des années-lumière de tout logique et de toute conséquence… responsable et avisée !
Ana, finalement, il semble que j’ai surestimé non seulement ton ouverture d’esprit, mais également ton intelligence. Pour ce qui est de la bonne foi, j’avoue avoir déjà fait mon deuil.
Morpheus
En définitive, il s’avère à l’évidence que je perds mon temps, mon énergie et ma bienveillance sur ce blog. Le bon sens me commande de mettre fin à ce comportement idiot et contre productif.
Amusez-vous bien.
Morpheus
Morpheus, tu resteras coincé entre la pilule rouge et la pilule bleu tant que tu n’auras trouvé la pilule qui t’ouvre les yeux sur ton être.
Ici nous sommes pluriel, la démocratie c’est nous, vous, ils, elle n’aura aucune chance d’advenir par le singulier, le je, tu, il, nous le savons, n’est pas démocratique, alors ad hominem basta !
Morpheus, ta verve nous manquera.
Ainsi que cet aiguillon en or, que tu nous offres gracieusement, et dont tu piques avec élégance, verbe fleuri, pour débusquer les risques de demain.
Car c’est bien dans la diatribe que peut se humer l’équilibre.
@Effab #250
Merci beaucoup pour ce lien:-)
En feuilletant le blog, je trouve une intervention récente qui renforce mon étonnement sur ce qui se passe parfois entre nous.
En rapport direct avec le risque technologique, Morpheus écrit :
« Je comprends (et j’adhère) à ta <une tierce personne> réflexion sur le catastrophisme, néanmoins, nous ne pouvons pas ignorer les signaux clairs qui nous sont envoyés, et dans la situation, nous aurions intérêt à être un peu paranoïaque, pour une question de survie. »
(ici)
Ce sont des mots que je pourrais écrire.
Un peu plus haut, tout comme moi ici, Morpheus mettait en garde contre l’expansion de la novlangue.
Ainsi Morpheus et moi avons nous des points de convergence remarquables.
Lui et moi sommes parmi les rares personnes qui rêvent de l’abolition de la monnaie, et le disent.
Ce qui nous sépare s’inscrit dans la nature du changement de paradigme que cette abolition exigerait.
Mais faut il vraiment en faire casus belli ?
D’autant que je ne relève aucun autre désaccord majeur sur les mille et un sujets qui font pourtant la richesse astronomique de ce site.
Il gagnera à revoir ses jugements et sa décision, et nous y gagnerons aussi.
Bonjour,
Les théories peuvent être cohérentes et rassembleuses, elles resteront toujours à l’état de théorie tant que l’on fera l’erreur de ne pas y intégrer le facteur chronologique d’application.
Dans ce fatras de belles idées, aucune ne se place au premier plan chronologique pour lancer le premier pas unanime et ainsi déclencher le mouvement révolutionnaire perpétuel.
La préhistoire avait le mérite d’être dans l’action, l’histoire commence à ressembler à une grosse séance de psychiatrie, il est peut-être venu l’âge de la posthistoire, mais pour ça, il faut faire le premier pas ensemble et réellement…
Rien n’est plus faible qu’une idée dont ce n’est pas encore l’heure.
à propos de précision lexicale, en @245 : »De la coopération
entre les hommes et les machines »
Parler de coopération entre l’homme et la machine désigne implicitement la machine comme un opérateur subjectif.
ce qui est soit prêter une âme aux machines.
soit dénier celle des hommes.
à moins de la régénération biomécanique par un démiurge, c’est à dire régénération au sens d’ingénierie génétique capable d’insuffler une âme à sa création… ne serait-t-il pas simplement raisonnable de ravaler les machines au rang d’outil. Forts utiles et magnifiques, mais juste des outils !
Merci pour :
-Comment les individus et les machines…
-le verbe est dans la pomme ! (qui me titille les deux arbres, la gnose et ENKI ! D’ailleurs d’après Parks, ce serait Enki, qui nous aurait fait manger du fruit du premier arbre, nous dotant ainsi du pouvoir de nous outiller… et le fantasme de transhumanistes me fait penser à ces animaux mal éduqués qui ne différencient pas la nourriture et la main qui nourrit… ) ;
-lancer le premier pas unanime et ainsi déclencher le mouvement révolutionnaire perpétuel.
Enfin,
« L’idée d’une marche vers une sorte de cerveau humain qui nous transcende »
‑cela porte déjà un nom, il s’agit de la conscience !
(@250, EFFAB – @256, MARIE)
HORS-SUJET
En complément du travail et de ces ‘révélations’ de George VERMARD et Mathieu LAVEAU.
Conférence du 30 Janvier 2013 : ‘La grande pyramide, une révélation cosmique’ (Publiée le 3 oct. 2013)
D’autre révélation se rapprochant de La révélation des pyramides de Jacques GRIMAULT et Patrice POOYARD.
Je trouve tout cela passionnant_et vous ?
HORS-SUJET
Egalement d’actualité, cette interview faite à Paris en septembre dernier par Onnouscachetout
29200 ans avec plus ou moins 400 ans d’erreur. Nous repoussons l’Histoire de l’humanité de 20000 ans en arrière.
Dès les premières secondes de cette vidéo, le sujet et le ton sont donnés : ceux de la vérité et de tout ce qui nous a été caché jusqu’à ce jour (c’est moi qui le dit)…
… ce potentiel communicationnel, ces prises de consciences, ces émancipations et seule cette démocratie pleinement garante de toutes ces libertés et de toutes ces réalités cachées ou dénaturés.
Je n’ai pas vu cette dernière vidéo mais j’avais déjà vu deux trois petites choses concernant ce monsieur (Semir OSMANAGICH), que je trouve aussi honnête qu’intéressant ; comme je fais confiance également aux choix éditoriaux de Onnouscachetout. Enfin, ceux que cela intéressera pourront donner leur avis et leur sentiment.
Bon partage
@Effab
Très intéressante cette vision des choses, merci pour ce partage 🙂
Tiens, tiens, ce monsieur (Noël WAN) qui parle de synchronicité… décidément, on y est en plein ici sur ce blog !^^
Cela me rappelle un super documentaire sur la loi d’attraction, Le Secret je crois.
Et de synchronicités en correspondances, un(e) autre Noël WAN…
http://www.youtube.com/watch?v=AsxWrZEnNgI
… ne vous sentez surtout pas obligés de tout écouter, accordez-vous juste les trois premières minutes, juste pour apprécier la beauté de cet instrument et le jeu de cette jeune interprète, la beauté de cette musique… oui, une jeune femme qui ne paye pas de mine, une très belle harpe mais un simple objet cependant tout élégant soit-il, mais voilà, au-delà l’apparence ou la réalité des choses et des objets, cette évanescence, cette impalpable que nous appelons musique, cet invisible qui nous en impose et cette beauté qui peut nous émouvoir en des cimes échappant à l’entendement.
Deux Noël en tout cas tout plein de sourires ! bien joli présage pour celui qui nous vient sans doute(s).
🙂
C’est génial tout de même les émoticônes, avec pas grand chose pouvoir néanmoins en dire tout autant !^^ mais je n’ai toujours pas saisi comment les utiliser ici – sic !
: et ) pour 🙂
; et ) pour 😉
: et ( pour 🙁
Etc.
Merci, FURAX, je serai enfin un peu moins idiot_moi qui le suis déjà suffisamment comme ça !
🙂
Centrafrique : pourquoi la France intervient
Centrafrique : pourquoi la France intervient
Es-tu certain que cet article explicite au mieux les réels enjeux et le dessous des cartes ?…
Voici un commentaire :
« L’auteur semble vouloir innocenter les citoyens étasuniens des crimes commis par leurs dirigeants.
C’est une grave erreur, et nous la commettons presque tous.
Ce peuple incivil et violent joue un grand rôle dans la politique menée par la Maison Blanche et le Pentagone, ne serait-ce que par son silence criminel devant l’assassinat par bombardements interposés de millions et de millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans toutes les régions du monde.
Il faut être un crétin fini pour ne pas réaliser puis reconnaître que son armée massacre à satiété des peuples qui pourtant n’ont jamais menacé les États-Unis, ni de près, ni de loin.
Le plus imbécile des américains, blanc comme noir, s’estime être placé en haut de l’échelle mondiale et à ce titre, marcher sur les cadavres des autres pour satisfaire leur féroce appétit de domination, est considéré comme de droit divin. Ne disent-ils pas que Dieu a créé l’Amérique pour mener le monde ?
Cette mentalité spécifique aux peuples qui n’ont pas d’histoire et qui se sont élevés par la violence, représente le plus grand danger pour la survie de l’humanité. Cette mentalité est américaine et seulement américaine car en Europe nous avons au moins des mouvements et des intellectuels qui dénoncent sans cesse les dérives de nos gouvernants, même si dans l’immédiat ils sont plus ou moins marginalisés, combattus et discrédités par les pouvoirs et la presse aux ordres.
Dans chaque citoyens américain il y a un salaud qui sommeille, un terroriste en puissance et un assassin potentiel. Il suffit de voir leur comportement dès qu’ils ont une arme à la main ! Les horribles scènes que les « boys » nous ont offerts depuis tous les théâtres d’opération sont suffisamment significatifs et démontrent de manière évidente la barbarie de ce peuple. »
… à cet article, http://www.alterinfo.net/TERRORISME-IMPERIAL-The-American-Way-of-Death_a88271.html
Évidemment, c’est là un raccourci et on ne peut mettre tous les américains dans le même sac ni cette même inconscience et d’eux-mêmes et du monde, mais force est de constater certains choix et habitudes culturelles… le pouvoir aux States comme ici en France se passe de notre bon vouloir mais c’est aussi par la force et l’inconscience de ces choses et de nous-mêmes, ignorant notre véritable statut de citoyen et nous complaisant trop souvent dans tout un tas de choses aussi futiles qu’abrutissantes !
Bref, nous n’avons un peu que ce que nous méritons, pour faire court mais bien parce qu’il y a loi et force du nombre ; ces citoyens américains ayant trop vécus au-dessus de leurs moyens et/ou abusés à dessein, et ces élites et ces gouvernements va-t-en-guerre. Mon humble avis… moi qui recherchais des liens entre Centrafrique et Michel COLLON !
(@273)
Entre spectacle et convictions, culture populaire et bons sentiment, inconscient…
http://www.dailymotion.com/sas/m4gic_noel?video=x16hka2
… cette musique (mandelienne) peut-être détournée mais cet idéal niché au coeur de chacun et de tous, sinon je n’ai rien compris au film !
Le message 273 soulève la question (non résolue) de la culpabilité des innocents.
Thème qui anime maint débat plus que séculaire.
Mais la propreté de mon paillasson ne dépend que de moi, et peut être dois-je y veiller avant de lorgner sur celui du voisin. 😉
Une brève introspection me révèle l’immensité de cette ambition.
Et, ce n’est pas un secret : la santé des paillassons est contagieuse 😉 😉
Cet exemple des américains autant que celui des français, et celui de notre voisine autant que le nôtre, cette voisine qui est à des années-lumière de toute véritable conscience politique (et ce n’est pas faute d’avoir jouer le Gentil Virus !), un terrain suffisant pour y produire des choses utiles et saines (légumes…) et non faire sa ‘larbine’ chez des gens plus fortunés en faisant des ménages et gardant leurs enfants, se lamentant constamment sur son sort tout en étant très fière de s’en être sortie toute seule dans la vie et d’avoir tout le confort souhaitable, s’invitant souvent pour prendre des nouvelles et toujours des services à demander mais ces comptes qui font les bons amis, et cette psychologie purement intéressée !
Comme j’ai bien spécifié …ces citoyens américains ayant trop vécus au-dessus de leurs moyens et/ou abusés à dessein, et ces élites et ces gouvernements va-t’en-guerre… et toutes ces choses que l’on peut imaginer dans cette complexité de la vie et du quotidien, comme cette métaphore du paillasson a tout autant sa place ici qu’elle peut être taxée de lieu commun aussi, nous qui sommes infiniment conscients depuis qu’on en parle de ces réalités et autres relativités.
Bref, ma chère ANA, il y a bien d’autres points de détails tout aussi importants, comme certains ici ou ailleurs n’ont peut-être pas la chance d’aller régulièrement en Brocéliande ou prendre un bon bol d’air entre alpage et neurones en profusion.
Hermites avec ou sans mythe, Râ des villes et Râ des champs, en foi rê ou sans foi ni loi, additionnons nous.
Plus sérieux :
http://www.youtube.com/watch?v=HyNinbbzGuE
Hermites avec ou sans mythe, Râ des villes et Râ des champs, en foi rê ou sans foi ni loi, additionnons nous. – @277
Ceci mérite quelques explications, j’ai en tout cas quelques difficultés à bien comprendre tout ce que cela veut dire… et comme nous sommes sur un blog dédié à la chose publique et au partage des connaissances, à cette transparence démocratique comme ce devoir pédagogique de toute personne ayant quelque savoir ou ce don de parole, veux-tu bien éclairer ma lanterne, ANA, enfoirés que nous sommes ou pas, comme tu dis.
Juste une galéjade
Voici déjà la lanterne.
EFFAB je ne partage pas ton point de vue sur le peuple américain, je ne pense pas que ce soit une nation de salauds, je pense plutôt qu’ils sont eux aussi victimes de la folie de leurs maitres, qu’ils sont très endoctrinés et manipulés. Je ne vois pas les étasuniens comme des personnes intrinsèquement méchantes surtout que pour le coup ils n’ont absolument aucun pouvoir. Quand ils ont voté Bush ils ont été très méchants mais depuis ils ont essayé de s’amander en votant Obama.… ce qui n’a absolument rien changé puisque ce dernier sert les mêmes.
Les étasuniens en ont marre de voir leurs jeunes partir à la guerre, ils n’apprécient pas que l’on saccage le pays (j’ai du mal a dire leur puisque c’est un pays volé par des européens aux peuples natifs) avec l’extraction du gaz de schiste, ils en ont raz le bol de la plutocratie, de la prison privée, d’être sans abris (ils en ont a rouasse).
Ce qu’il faut espérer et tenter de semer c’est un réveil démocratique des étasuniens.
Bonsoir,
Après avoir regardé la vidéo @278, Pierre Rabhi Y a‑t-il une vie avant la mort ?
J’ai juste une petite pensée à partager.
Le luxe détruit ce qui est précieux.
alors vive la simplicité volontaire;-)
la modération, les joies simples qui poussent au partage.
Même si en latin luxe signifie : lumière
http://fr.wiktionary.org/wiki/lux
Il symbolise aussi le confort outrancier(l’exagération) des riches qui vient bien de quelque part, souvent pour ne pas dire toujours de la souffrance des pauvres…
http://www.webandluxe.com/03/2010/luxe-origine-signification-et-etymologie-du-mot/
http://www.youtube.com/watch?v=NbFvjXMIS6Q
Pour Effab…
Pour la foi, la confiance et l’âme
Belle écoute !
http://www.youtube.com/watch?v=5yYu6Lcld‑A
En cherchant après sur la simplicité volontaire j’ai trouvé ce lien :
http://s451640885.onlinehome.fr/simplicitevolontaire/
http://s451640885.onlinehome.fr/simplicitevolontaire/index.php/les-10-commandements/du-liberalisme
@281
NLESCAN, je suis très vergogne chouardienne, alors ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit et lit un peu mieux ce qu’autrui a pu dire ou souligner… la façon dont tu commences ton post laisserait entendre que le peuple américain, pour moi, n’est qu’une nation de salaud… tu t’es peut-être mal exprimé mais fais bien attention tout de même de ne pas trop glisser dans ce genre de rhétorique et prétexter après coup quelque mauvaise interprétation…
Je vais essayer de passer une semaine sans agresser personne.
Top chrono.
(vendredi 23h15)
🙂 😉
je sais pas comment on tape le smiley mort de rire lol
EFFAB je ne comprends pas tellement ton post, je réponds au post 273, apres les propos ne sont peut etre pas de toi, tu sembles retranscrire un commentaire…enfin bref c’est a ça que je répondais… relis le texte tu verras il ne me semble pas que je déforme tant que ça le propos :
« Ce peuple incivil et violent joue un grand rôle dans la politique menée par la Maison Blanche et le Pentagone, ne serait-ce que par son silence criminel devant l’assassinat par bombardements interposés de millions et de millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans toutes les régions du monde. »
« Cette mentalité spécifique aux peuples qui n’ont pas d’histoire et qui se sont élevés par la violence, représente le plus grand danger pour la survie de l’humanité. Cette mentalité est américaine et seulement américaine car en Europe nous avons au moins des mouvements et des intellectuels qui dénoncent sans cesse les dérives de nos gouvernants, même si dans l’immédiat ils sont plus ou moins marginalisés, combattus et discrédités par les pouvoirs et la presse aux ordres. »
Je suis désolé mais je ne suis pas du tout d’accord avec ce qui est écrit, je trouve que c’est un mélange vaseux de poncifs et choses fausses, comme si les étasuniens n’avaient ni mouvements de contestation ni intellectuels,comme si l’Europe n’était pas barbare et impérialiste, comme si les étasuniens n’étaient pas des européens…
Ana,tu racontes vraiment n’importe quoi.
alors le chrono héhé.
;p
J.C
@292
Je te remercie de ta bonne blague qui me propulse à dire plus.
En fait, après l’éventuel succès de cette autolimitation, l’étape suivante, c’est de demander à des amis, de confiance, subtiles et malins , qu’ils nous titillent, voire plus, ceci afin de mettre à l’épreuve nos capacités d’absorption et nos savoir-faire et compétences en relationnel résolvant.
Mais c’est l’étape suivante et nous n’en sommes pas encore là 😉
C’est un des classiques du travail sur soi, un peu dans l’esprit Gurdjieff qui est cependant plus centré sur le concept de guide.
La première phase est une affaire entre soi et soi, à ceci près qu’elle perturbe la relation au point parfois de générer du désordre (j’ai déjà testé) car les interlocuteurs sont désarçonnés (on voit ici la nécessité de l’ego, tant décrié, en ceci qu’il permet aux autres de disposer d’un interlocuteur stable et prévisible).
La seconde phase nécessite comme dit plus haut beaucoup de délicatesse de la part de l’agresseur complice, je parle ici d’un point de vue magique, car que ce soit un jeu ou pas, il balance dans l’idéosphère ou noosphère des cochonneries qui peuvent aller sévir ailleurs, et peut recevoir des coups de boomerangs (le monde subtile n’est pas inexistant et sa perception n’est incompatible ni avec le rationalisme ni avec l’athéisme).
Des méthodes telles que la méthode Marshall présentent aussi des inconvénients (j’ai testé aussi), dont un cité un peu plus haut.
La transition individuelle de la violence anodine et coutumière à quelque chose de plus doux et continûment constructif n’est vraiment pas facile, mais vraiment à entreprendre, car, ce qui est petit étant comme ce qui est grand, et ce qui est grand étant comme ce qui est petit, ce travail « local » devrait avoir un impact « global » (encore la magie du faire et de l’être), qui le place radicalement dans le contexte de cette page colorée du « contre la guerre ».
Mais je voudrais ici mettre en garde contre le béni oui oui bobo qui consisterait à prendre non violence et ahimsa (non nuisance) au pied de la lettre jusqu’à photocopier la lettre pour la distribuer en toute pulsion, dire, ou acte.
Non violence n’est ni faiblesse ni passivité.
Il ne s’agit pas de s’écraser mais de trouver d’autres moyens non seulement de communiquer, mais encore de faire pression. Gandhi qui obtient l’indépendance de l’Inde est tout sauf mou, et on ne peut pas nier qu’il fasse pression. Mais sa méthode fonctionne parce qu’il réclame le juste et le mieux, ce qui en essence n’est pas violent ; si par contre quelqu’un utilisait la méthode pour obtenir le pire et l’injuste, gageons qu’il n’obtiendrait pas gain de cause.
Car il y a une synergie entre la fin et les moyens, n’est ce pas m’sieur Machiavel :
Le juste peut fonctionner dans ahimsa mais le voleur de biens ou de pouvoir et le destructeur de bonheur sont con-damnés à la violence.
Boire ou conduire, il faut choisir 😉
Un dernier mot sur la colère.
Quand le nazaréen pique sa sainte colère face aux marchands du temple, il désarçonne certainement les fameux béni oui oui bobo dont je parlais plus haut (surtout pas ad hominem hein …).
Notons qu’il ne lève son bâton sur personne, mais seulement sur des objets, exactement comme ce que pratiquent les faucheurs d’OGM et certains casseurs qui se sentent acculés à cela car dépourvus de tout pouvoir institutionnel pour infléchir l’ »ordre« des choses.
Lorsque l’institution (les prêtres) et l’argent (les marchands, ou Monsanto) entrent en collusion, ils établissent un Etat de violence extrême contre laquelle pour s’insurger les victimes auront peine à demeurer dans une zénitude puissante et efficace.
Ils pourront donc déborder dans la sainte colère, en ne frappant que des objets, et non pas des personnes.
La colère ainsi conçue est le dernier outil de communication non violente face à un adversaire autiste et assassin. Elle se justifie par le fait qu’autant qu’une grève de la faim elle pourra ébranler le sourd dans sa surdité choisie.
Au delà survient la guerre, hélas, car on ne peut demander à la victime de rester victime.
C’est Bataille qui dit :
« » La vérité — et la justice — exige le calme, et pourtant n’appartient qu’aux violents. »
Et puis le Mahatma Gandhi :
» Dire ou écrire quelque chose qui déplaît n’est certainement pas violent si les propos que l’on tient semblent correspondre à la vérité. Pour qu’il y ait violence, il faut que la pensée, le mot, l’acte contienne une intention violente, l’intention de nuire à celui qu’on appelle l’adversaire.
Souvent les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent et finissent par devenir des hypocrites parce qu’ils se font de fausses idées sur les convenances ou qu’ils craignent de froisser la susceptibilité de auditeurs ou des lecteurs.
Si l’on veut que la non-violence progresse sur les plans individuel et collectif, la vérité doit être dite, même si elle paraît dure et impopulaire »
Méditation qui devrait être quotidienne à mon sens car notre monde en a furieusement besoin!!!
Dit plus simplement, pour arriver au grand Oui qui couronne, celui du respect à la fois individuel et collectif, ça passe inévitablement par des non qui font obstacle à ce grand Oui, et c’est ce que beaucoup ne comprennent pas.
Beaucoup s’arrêtent aux « non » de surface, ne veulent pas avoir l’audace de dire non quand ça ne répond pas au grand « OUI » qui nous sert d’étoile polaire, mais alors ils désobéissent à ce qui pourtant les meut, ce grand « OUI » qui leur sert de cible, d’orientation.
Alors forcément, on récolte ce que l’on a semé, c’est à dire ce que l’on vit, la réalité que nos sens perçoivent.
Il faut avoir une certaine dose d’audace, de courage pour traverser cette non-compréhension, j’en profite pour rappeler ou apprendre que courage et coeur ont la même racine.
Comme quoi, il faut se méfier des apparences, elles sont presque toujours trompeuses !
» Dire ou écrire quelque chose qui déplaît n’est certainement pas violent si les propos que l’on tient semblent correspondre à la vérité. Pour qu’il y ait violence, il faut que la pensée, le mot, l’acte contienne une intention violente, l’intention de nuire à celui qu’on appelle l’adversaire.
Souvent les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent et finissent par devenir des hypocrites parce qu’ils se font de fausses idées sur les convenances ou qu’ils craignent de froisser la susceptibilité de auditeurs ou des lecteurs.
Si l’on veut que la non-violence progresse sur les plans individuel et collectif, la vérité doit être dite, même si elle paraît dure et impopulaire »
Ça ça méritait d’être surligné en orange. Ce mec est trop fort, ce qu’il dit est trop vrais.Il n’y a pas pire que l’hypocrisie au nom de la bienséance, Il n’y a pas pire que d’exiger de qulqu’un (généralement en groupes pudibonds) qu’il s’auto censure pour ne pas vexer les convives bienpensants…En réalité il y a toutes formes de bienpensances…Par exemple ici, sur se blog, répéter comme un perroquet ce que dit Chouard, meme si il a sorti quelque chose de faux, qu’il se trompe ou que l’on déforme son propos est de la bienpensance et il y a dose.
La citation de Gandhi m’est plus qu’utile et me conforte.
J’aimerais en savoir plus sur cette expression « le grand oui qui couronne ».
;;;;;
Il y a l’étymologie historique et ce que j’appelle l’étymologie phonétique, en relation avec l’impact sonore sur la perception souvent inconsciente. Le mot concupiscent est symptomatique et illustre bien 😉
Dans courage, on peut entendre rage, mais selon le découpage bien d’autres choses encore.
Je suis cependant enchantée d’y découvrir le cœur.
Et le cœur à l’ouvrage rime étonnamment avec courage 😉
cœur-dialement
@291
En effet, NLESCAN, ces propos que tu citais n’étaient pas les miens, que je ne cautionne pas non plus, du moins pas dans leur totalité en ce qui me concerne, ces poncifs et ces raccourcis… ce que je voulais dire, au-delà du fait que le peuple américain comme nous-mêmes nous nous faisons pareillement joliment entubé par ces élites et ce Capital, il y a malgré tout une part qui nous revient de faute, aussi minime soit-elle comparé à tout ce que les puissances régaliennes et financières sont capables en ce qui les concerne : ne serait-ce que nos modes de vies, notre consumérisme parfois ou pour certains, notre ignorance de la chose publique et institutionnelle, etc. etc.
Pardonne-moi si j’ai pu te paraître quelque peu abrupte mais l’Internet m’a appris plus que n’importe quel autre langage à être à la fois très exigeant de ma propre parole mais aussi très vigilant des propos d’autrui ou de la façon qu’on pouvait interpréter les miens. D’autant plus que la parole ici nous concerne tous et participe d’un même intérêt, ô combien précieuse, transparente, démocratique, sincère, honnête, dut-elle parfois faire fausse route ou mélanger les genres.
Chaleureusement
Le grand « Oui » c’est le Oui Majuscule, inatteignable à jamais mais vers lequel on s’essaie à orienter nos énergies. Pour moi, excusez-moi, je me répète, c’est l’objectif du « je » individuel qui n’annule pas le « nous » communautaire et le « nous » communautaire qui n’annule pas le « je » individuel. C’est un voeu pieux, car je doute qu’il sera un jour atteint, on peut juste essayer de s’en approcher, n’est-ce-pas ? c’est comme la Vérité ? Inatteignable à jamais mais qui se construit tout doucement sur la texture du tissu des oui et des non qui servent le tissu qu’on veut tisser.
Alors ce grand « OUI » qui couronne, couronne dans le sens où il coiffe les deux instances du « je » et du « nous » dépasse le petit oui et le petit non qui nous occupent continuellement pour SERVIR forger, édifier, construire ce grand OUI ;
Le grand OUIce serait les PRINCIPESfondateurs qui font communauté en respectant les deux instances je et nous, donc ça coiffe, ça couronne.
Si ça peut aider, disons qu’il y a le monde physique, le monde monde spirituel et le monde divin.
Le monde physique ce serait le monde de la forme.
Le monde spirituel, ce serait le monde du contenu.
Et le monde du divin, ce serait le sens ou grand » OUI » .
ou encore
en rapport avec le physique, c’est le monde des faits, en rapport avec le monde spirituel, c’est le monde des lois, et en rapport avec le monde divin, le monde des Principes.
Le grand OUI, pour moi c’est donc le monde des Principes( princeps= le Prince) qui sert de gouvernail et auxquels doivent obéir le monde des lois et non l’inverse comme aujourd’hui.
Si ce n’est pas clair, j’essaierai d’éclaircir ce que je dis ce soir
@Catherine
ah oui ça me semble bien résumer ce que je crois aussi par ces termes Principes, Lois,etc
Quant à Gandhi, ce qu’il dit est effectivement très juste, quand on démasque le faux que peut-il encore faire comme mal…?
L’Agora peut nous y aider;-)
Merci Catherine.
A défaut de connaître le dessein de l’indicible s’il en existe un, on peut tenter de circonscrire notre regard à la sphère perceptible du cosmos, qui s’arrête quasiment à nous et la Terre (en faisant abstraction de ce qui est perceptible autrement que via nos six sens physiques) : on peut subodorer, sans savoir le démontrer, un tropisme à la transmutation lente et cahoteuse de l’inerte en conscience et amour (il faut vraiment vouloir le voir parfois hihi), ou si on n’aime pas ce vocabulaire emprunté à l’alchimie, usons de celui d’une couturière universelle bien que petite main laborieuse, qui tenterait de coudre la terre avec le ciel afin de les rê-unifier (((EFFAB, rê ou râ est le dieu de la lumière dans l’Egypte ancienne 😉 ))). Nous avons eu en amont des échanges sur la liberté ou le libre arbitre, et je disais que ma liberté consisterait selon ma perception à choisir ce à quoi je me branche.
J’avais mis le cœur pour simplifier, ou l’âme, c’est pas pareil (…) mais j’ai ici une réponse moins floue qui m’est personnelle (toute réponse à ces questions ne peut être que personnelle, même si on peut en causer) : à mon sens le critère ultime d’analyse de mes actes en vue de trancher consiste à observer si oui ou non il vont dans le sens de cette transmutation du « gemme noir » à la conscience.
L’ennui, c’est qu’on peut se tromper et classer une option dans un compartiment alors qu’elle est dans l’autre, ou dans les deux.
Poème
Ok Effab, on se comprend alors, je suis d’accord que les peuples ont leur part de responsabilité, mais la façon dont c’est formulé dans ces commentaires me semble en effet caricaturale. Ne t’excuses pas de paraître abrupte, ça ne me gêne pas du tout et je n’ai pas la prétention d’être un exemple de ce coté là. Ce qui m’intéresse c’est que l’on se comprenne et que l’on arrive, au delà des malentendus, a déterminer si nous somme d’accord ou pas et a éventuellement prendre en compte de nouveaux arguments et pourquoi pas ajuster une position ou la remettre en question si besoin.
Magnifique Christian Bobin !
Christian Bobin, L’homme-joie [Jeudi La Procure… par Librairie-La-Procure
De savoir que des hommes comme lui existent réchauffe le coeur, réchauffe mon coeur !
@Catherine (303)
Il y a dans cette merveille beaucoup de ce que j’appelle spiritualité laïque, et qui manque tant à la philosophie politique, sauf hélas en quelques déguisements contestables.
La spiritualité laïque réside entre autres dans la capacité d’embraser notre ciel intérieur, sans référence à aucune divinité, ni à aucun dogme, ni à aucune église, et réside aussi dans la capacité à partager cet embrasement, pour le simple bonheur de le partager.
Je rends grâce à Étienne de ne pas se contenter d’ouvrir des posts techniques, constructifs ou contestataires, mais aussi, il suffit pour s’en réjouir de regarder la marge de droite, cliquer est encore mieux, mais aussi d’ouvrir des perspectives sur nos richesses autres que matérielles, susceptibles de régénérer la beauté du monde.
Cet homme (Christian Bobin) vit en permanence avec la neuvième porte grande ouverte.
Ce n’est pas du cinéma : ça se voit, et qui voit est littéralement scotché vivant sur ce bonheur en tout, si bien décrit par la poésie nécessaire.
La poésie a été inventée pour cela, n’en doutons pas.
De la neuvième porte
Après que les huit premières portes soient ouvertes, ou entrouvertes, survient la neuvième.
La neuvième porte est celle de l’émerveillement continu.
Nous connaissons toustes l’émerveillement sporadique, fortuit, qui survient sans notre vouloir ni notre approbation, parfois même malgré notre refus, qui survient tel un cadeau, une surprise, un cadeau du ciel, une divine surprise.
Il serait vain d’espérer plus que ces intensités fortuites sans que ne soient déjà ouvertes ou au minimum entrouvertes les huit autres portes, qui toutes, par des caractéristiques diverses, contribuent à désoblitérer nos sens et notre perception, et à permettre l’éclosion d’une sensibilité heureuse, qui avec le temps pourra gagner sur le temps un territoire croissant.
Il est réjouissant parfois comme ici de constater que certains humains privilégiés par la grâce vivent naturellement et dès leur enfance cet état d’ouverture, et les béatitudes, du quotidien.
Pour d’autres, il s’agira d’un travail ;
c’est ainsi ;
et c’est un grand mystère, en maint domaine, que de constater l’inégale distribution des richesses spirituelles nécessaires à l’émerveillement continu, comme si elles étaient méritées de naissance, ou ne l’étaient pas ;
un mystère, dis-je.
Ne comptez pas sur moi pour le déflorer hihi.
Mais pour qui n’est pas de naissance, « sorti d’usine » pourrait-on dire, imprégné de cette grâce, tout n’est pas perdu, loin de là.
Car il reste le destin, qui, de surprise en surprise, permettra d’entrevoir les portes entrouvertes, et donnera envie de les pousser gentiment, voire de les enfoncer.
Surviendra alors le libre-arbitre, dans sa résidence millimétrique, millimétrique antidote au déterminisme, qui consistera à choisir oui ou non de poursuivre l’effort balbutiant jusque dans la volonté tenace.
Car il y faut de la volonté, du courage, et de la constance, et s’il est nécessaire, dit-on, de dormir la nuit, il conviendra de se refuser le dormir debout.
Et s’il peut paraître légitime de souffler un peu, de s’accorder un répit, voire une petite lâcheté de derrière les fagots, comprenons bien que si ce n’est pas un recul, c’est au minimum un délai ; et la vie est si courte, n’est-ce pas …;
et il serait bien dommage d’être emporté(e)(s) sans avoir touché au moins quelques heures (une minute, c’est déjà bien), sans avoir touché la continuité de l’émerveillement.
C’est ainsi que le poète peut avoir été un être rugueux qui pourtant a choisi d’être.
Alors que d’autres sont poètes de naissance.
C’est ainsi que parmi les poètes, certains seront des poètes solitaires, hermites, qui cultiveront leur être sans le distribuer, comme un jardin secret.
Alors que d’autres possèderont de naissance l’art de pétrir le langage pour y graver leur cœur, un cœur rayonnant, nourricier pour le monde.
Et ce sera pour eux tous, bénis du sort ou volontaires laborieux, une occasion supplémentaire de s’émerveiller … eux-mêmes.
Dans tous les cas, « cela » se travaille, sans pour autant que ce travail soit une obsession oblitérante : ce sera au contraire comme un souffle d’amour déposé sur la braise.
Il y a donc pour attiser le feu nécessité d’une volonté et d’une constance.
Je me rends parfois au village à la boulangerie-tearoom afin d’y déguster mon thé vert et ma tartelette aux pommes (cardiocompatibles).
Et là, je me surprends à lancer un immense sourire au plateau qui s’approche, et à la main qui le porte, et au visage qui gouverne la main.
Puis je suis dans l’axe géométrique de la marche, non pas de l’empereur, mais des clients.
Ils entrent et s’approchent, qui pour une baguette, qui pour un gâteau d’anniversaire.
Je pourrais me contenter de les voir sans les voir, perdue dans mes pensées, d’un œil glauque et absent.
Mais toustes, dans leur attitude physique, ou par un détail vestimentaire, ou la gentillesse des mots, lancés à la cassonade ou à la boulangère, toustes, parfois par l’humour, ou un je ne sais quoi d’indéfinissable, toustes présentent un détail qui me charme et me transporte.
Au moins un détail, car c’est souvent tout leur être qui me charme.
Et j’ai la banane, indéfectible fruit des lumières humaines.
Certains la captent et la savourent et m’en renvoient mieux que des épluchures 😉
Il m’est infiniment doux de vivre ces instants où je tombe amoureuse d’une âme entrevue que probablement je ne croiserai plus.
Le grincheux lui-même me transporte de joie, qui réveille en moi peut être le souvenir attendri de mes propres rancœurs.
Toujours en ce lieu je ne tarde pas au-delà des humains, car ils ne sont pas seuls, à m’émerveiller des couleurs,
des lumières,
parfois de l’odeur du pain chaud,
et des sons.
Il est alors agréable de flouter l’audition afin de capter le brou ha ha, tel le roulement d’un torrent, ou bien tel le chant du bisse, c’est selon.
Et c’est ici que se pointent le talent et la volonté d’ouvrir les écoutilles, afin qu’entre en moi le plus de bonheur possible.
Sur les vitrages des présentoirs surviennent et s’allument alors les fées aux cheveux d’or, que le néon initie à la vie ;
en plissant les yeux, je sais alors les animer, réussissant à tout coup à tirer leurs fils de lumière jusqu’au plus profond de mon émerveillement. (essayez)
Ah … il y a un os …
J’ai du mal avec les objets de plastique, et dieu sait s’il y en a de nos jours.
À première vue, ils sont morts,
déspiritualisés.
Et ici, j’avoue ma peine : l’émerveillement est difficile.
J’insiste.
La volonté renâcle.
Mais je trouve la clef, qui consiste à faire glisser la lumière, de ce qui est vivant vers ce qui est mort.
Elle ne se perd pas, mais embrase.
Un tableau de Latour présente ce caractère dual, volontaire mise en valeur du clair-obscur, mariage heureux de l’ombre avec la lumière, où nostalgie et céleste évidence dansent un tango torride et sensuel.
Peut-on nous aussi peindre nos vies du mariage heureux de la chance avec la malchance ?
Peut on peindre nos vies du mariage du malheur avec le bonheur, pour en faire une œuvre d’art parfaite ?
Considérer que le bien éclaire le mal et que le mal éclaire le bien ?
Je le crois profondément.
Mais il est assez évident qu’il conviendra pour atteindre cette béatitude de travailler individuellement, et si possible collectivement, les huit premières portes.
Dans cette optique, et pour ne cibler qu’un point, il sera nécessaire de se libérer du jugement, en tant que processus de classification des actes, des événements, des perceptions, en deux compartiments étiquetés l’un « j’aime » et l’autre « j’aime pas ».
Se libérer du jugement ne signifie pas se l’interdire mais s’ouvrir la porte de l’émerveillement par tout et toute chose.
Cela ne signifie en aucun cas un lâcher prise inducteur de complicité.
((( je reste sceptique sur le discours du cocher à Arjuna, bien qu’il y en ait ici le justificatif, peut-être )))
Nous sommes certainement nombreux à nous inquiéter à ce sujet de ce qu’en nous réside un idéalisme splendide, alors que pour vivre et survivre, nous sommes plus ou moins, plutôt plus que moins, contrains de ranger cet idéalisme au placard, pour succomber aux nécessités (je n’ai pas dit nos vacuités hein), afin de nous nourrir, souvent afin de nourrir ceux que l’on aime, pour succomber aux nécessités qui appartiennent au plan terrestre, alors que notre idéalisme splendide lui est perpendiculaire.
Cette inquiétude est légitime, mais correspond à une confusion des plans, terrestre et spirituel, un peu comme si on voulait plier une croix dans un étui longitudinal.
Car l’idéalisme splendide correspond à la verticalité, où jaillit comme d’une fontaine céleste l’émerveillement continu.
Tandis que la complicité, ET la résistance à la complicité, essence du combat politique, appartiennent à l’horizontalité.
Et là où se croisent ces deux directions géométriques se trouvent cœur âme courage, où fusionnent l’acte et le rêve, c’est positivement merveilleux.
@Ana
je ne me lasse pas de ta poésie
Encore encore encore 🙂
tous ces moments d’amour pour la vie lorsqu’on se sent libre et sans finitude physique, c‑à-d quand on se sent un avec le tout.
Lorsque le ciel m’invite dans son antre au sens propre et figuré, lorsqu’il m’apparaît soudain en traversant la route, dans des tons multiples et lumineux, si j’y rentre irrésistiblement, alors le temps suspend son fil, et soudain le mystère me parle sans se révéler avec des mots mais plutôt par une sensation de nourrissement de mon âme et me remplit d’apaisement et de béatitude comme lorsqu’on se sent aimé.
« Regarder quelqu’un qu’on aime en train de réfléchir, penser », Ch. Bobin.
Oui je comprends ça, ça m’est arrivé hier, j’étais heureuse de regarder quelqu’un que j’aime (un ami) en train de réfléchir, et de voir toute cette lumière de vie et de chaleur en lui, ça fait du bien toute cette beauté, d’être touchée par elle. La tendresse humaine, cette douceur qui ne sera jamais remplacée par ces substituts de douceurs que sont ces friandises pour Noël
« Il n’y a rien de plus beau que de regarder quelqu’un qu’on aime en train de réfléchir, on le voit s’en aller et on le voit rêver, rien de plus beau, et c’est tout à fait ce que j’aimais en regardant mon père faire la vaisselle »
J’ai toujours ce sentiment — très fort — quand je vois mes étudiant travailler sur leur copie. Je trouve ça superbe, très émouvant.
Il est étonnant et attachant, cet humain-là. Merci Catherine 🙂
Étienne.
((le h à hermite n’était pas fortuit))
[Bon, alors je vais le remettre 🙂
Mais que signifie cette orthographe ? ( http://www.cnrtl.fr/lexicographie/hermite?) … http://fr.wiktionary.org/wiki/hermite ?
ÉC]
Pardon si c’est un peu long…Marie
«« Œil pour œil » finit par rendre aveugle le monde entier. »
– Gandhi
Il y a un moment dont je me souviendrai toujours. C’était il y a environ cinq ans. Je m’apprêtais à quitter la maison avec Pacha (qui ne me laisse jamais partir sans lui). J’avais ouvert la porte arrière de ma voiture, et j’attendais qu’il monte pour pouvoir partir. Je devais absolument partir si je voulais être à l’heure à mon rendez-vous. Or, monsieur n’avait aucunement l’intention ni de monter, ni de rentrer dans la maison. Il ne faisait qu’aboyer encore et encore, avec sa puissante voix de ténor. Le temps filait, j’étais de plus en plus pressée, et mon pitou était de plus en plus agressif et insistant.
Finalement, après vingt minutes d’aboiements incessants (c’était probablement moins de cinq minutes, en fait, mais bon…), j’ai perdu mon sang-froid et j’ai crié, en pesant chaque mot : HEY, ÇA VA FAIRE, L’AGRESSIVITÉ !
Ce moment a changé ma vie. Je ne sais pas si vous pouvez voir l’ironie de la situation en lisant le récit, mais elle m’a sauté aux yeux, au moment même où j’ai prononcé ces mots. J’étais devenue agressive pour qu’il arrête d’être agressif envers moi. J’aboyais après lui, d’une certaine façon, pour qu’il arrête d’aboyer après moi. C’était tellement fou que j’ai eu une sorte d’électrochoc. Et à ce moment, j’ai compris quelque chose que j’avais toujours su intellectuellement, mais que je n’avais encore jamais compris aussi profondément.
Vous avez probablement remarqué que l’on tend à agir envers les autres comme ils agissent envers nous, souvent même à imiter la personne (ou le pitou!) dont on déplore le comportement. C’est le bon vieux réflexe préhistorique : tu es violent envers moi, alors je suis violent envers toi. Tu me juges, alors je te juge en retour. Tu m’agresses en klaxonnant après moi, alors je te réserve le même traitement – que ce soit en klaxonnant aussi ou simplement en entretenant des pensées dures à ton égard. Oui, œil pour œil, dent pour dent.
Et voici ce qui est absolument, totalement, incroyablement fascinant : on est profondément convaincu que notre réaction est justifiée, et que le comportement de l’autre ne l’est pas – même si on fait exactement la même chose que lui, essentiellement.
Ainsi, notre belle-sœur ne devrait pas nous critiquer, mais nous, on a le droit de critiquer le fait qu’elle critique souvent. Notre collègue ne devrait pas parler derrière notre dos, mais nous, on peut parler derrière le sien, car c’est lui qui a commencé. Nos parents devraient nous accepter comme on est, mais c’est ok si nous, on n’accepte pas qu’ils sont comme ils sont. Ou on laisse le venin circuler dans nos veines en entendant parler d’un criminel à la télé, même si c’est le même type de venin (à beaucoup plus grande dose) qui l’a amené à commettre les actes que l’on déplore tant.
Aussi absurde soit-il, ce mécanisme est universel et profondément ancré… Il se manifeste généralement sans même qu’on le réalise, toujours habilement déguisé. Pour ma part, je continue de le démasquer régulièrement… Encore récemment, je me suis sentie devenir dure et hargneuse en entendant parler d’un groupe de personnes qui démontraient, à mon avis, un grand manque de compassion, pour ensuite réaliser que j’étais en train de faire exactement la même chose qu’elles, à ce moment – c’est-à-dire que mon cœur était devenu tout aussi fermé que les leurs me semblaient l’être.
C’est tout de même assez drôle, n’est-ce pas ?
En fin de compte, on parle ici du cycle de la guerre – au sens large du terme, bien sûr. Le cycle du non-amour et du non-respect, si vous préférez. On se passe la balle continuellement… On projette cette lourdeur sur l’autre, qui la projettera lui-même sur un autre, qui la projettera ensuite sur un autre, qui la projettera peut-être vers nous, et ainsi de suite. Et on se sent tous justifiés de participer, car ce n’est pas nous qui avons commencé. Quand ce sont les autres, c’est regrettable, mais quand c’est nous, c’est ok.
Ainsi, quand on voit l’ampleur de notre inconscience collective, le phénomène peut sembler terriblement gros, profond et difficile à changer. Or, la fin de ce cycle repose sur une seule personne : la première personne qui a le courage de déposer la balle plutôt que de la relancer. La première personne qui choisit de rester droite et digne plutôt que d’imiter les comportements des personnes qu’elle voudrait changer. La première personne qui a la force de respecter même ceux qui ne la respectent pas, simplement car c’est sa nature profonde d’être respectueuse et qu’elle refuse d’être ce qu’elle n’est pas. La première personne qui peut respirer profondément et laisser l’émotion passer plutôt que de crier ou klaxonner.
Évidemment, on ne parle pas ici de ne rien faire et de se laisser marcher sur les pieds. Au contraire. Parfois, il est non seulement adéquat mais important de s’impliquer et de changer ce qui peut être changé, ou de protéger ceux qui doivent être protégés. On parle simplement ici d’ancrer nos paroles et nos actions dans l’énergie du cœur plutôt que dans cette partie de nous, animale, qui cause les guerres et la souffrance depuis Dieu sait quand. Oui, on parle de faire partie de la solution, plutôt que du problème. Chacun peut découvrir pour lui-même comment cela se traduit, selon ce qu’il vit.
On admire tous les personnes comme Nelson Mandela qui sont restées au service de l’amour, presque toujours en ligne avec leurs valeurs les plus profondes, même devant les pires circonstances qui soient. Mais nous avons tous l’occasion, chaque jour, de choisir de penser et d’agir avec ce type de courage. Nous sommes tous fondamentalement grands, importants, héroïques… Nous pouvons tous être cette première personne qui choisit la paix et qui brise ce cycle fou. En fait, ce n’est pas que nous pouvons l’être, en réalité, mais que ça ne peut être que nous.
Sur ce, je vous souhaite un beau lundi ! (Et Pacha vous fait un petit clin d’œil magique…)
Marie-Pier
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Photo de Marie-Pier avec Pacha
Une majestueuse vision m’habite : celle de mettre un peu de douceur et de magie chaque jour dans la vie de 1 000 000 personnes de tous les âges et de tous les pays. Merci de contribuer à la grande vague de magie planétaire en partageant vos Matins Magiques préférés et en invitant vos proches à s’abonner !
Vous aurez tous les détails de mon projet magique ici :
http://matinmagique.com/p.html
🙂 @EC (308) 🙂
Hermite : Arcane majeur du tarot de Marseille
(Chaque arcane est porteur symboliquement d’archétypes au sens de Jung)
En rapport avec Hermes et l’hermétisme
Hermes, dieu de l’éloquence
(contradiction intéressante avec la solitude)
Hermétisme : tradition ésotérique proche de l’alchimie (au moyen âge du moins)
Ici s’ouvre une culture immense qui échappe au monde moderne. J’y tâtonne 😉
L’alchimie vit encore.
Il est intéressant de causer avec un alchimiste.
Un jargon trop souvent opaque mais de la profondeur, palpable.
L’ermite et l’Hermite se ressemblent mais n’ont pas forcément la même qualité d’intention.
Le quotidien comme essence de la spiritualité…Trop souvent on fait de la spiritualité, une figure de détachement et d’évanescence. Par la vigilance ardente qu’elle appelle et la lucidité sans concession qu’elle prie, elle est un garde-fou du malheur. Le spirituel n’est pas là où on l’attend car il est partout mais invisible, impalpable, indicible et pourtant là, dans ses occurrences les plus concrètes au coeur d’une dignité citoyenne et humaine ? Du côté du respect, dans le vrai sens du terme, re-spect, re-spect, voir une deuxième fois, avec plus de profondeur et de densité, quitter le regard premier pour entrer dans le coeur de ce qui est et du coup laisser de l’espace pour que quelque chose se déploie et AINSI agrandir l’espace,dépasser l’espace du déjà vu, déjà entendu, etc, ce qui n’arrive pas si l’on va trop vite. N’est-ce pas ainsi que se définit la poésie ?
Patience et calme et puis aussi lenteur, des vertus oubliées mais dont notre mémoire peut se souvenir.
Lire et entendre des gens comme ce Grand Monsieur nous y invite. Pour Noël, ne serait-ce pas un beau cadeau à faire que d’offrir une bouffée d’espace à celui ou celle à qui l’on espère toucher l’indicible en lui, ou en elle, mais le toucher, et donc lui faire sentir que s’il est touché, c’est bien parce qu’il a tous ces trésors en lui.
Bon, je vais éplucher mes carottes, elles ont peut-être des choses à me dire…
… carottes avec potiron pour nous ce soir^^ (une autre corrélation j’imagine)
Bonne soirée
Hermès, Thôt, Osiris tous probablement des avatars d’Enki le serpent, ou dragon dans de nombreuse tradition.…
je savais pas qu’hermite s’écrivait sans h, çà me laisse rêveur sur le mien…
😉 C’est pourtant clair : enlever le h de michel donne un arc ange 😉
Cette vidéo ne parle pas vraiment de la guerre mais je ne savais pas où la placer, ni à retrouver l’endroit où on a parlé de SNOWDEN.
http://www.dailymotion.com/video/x1566nn_le-hacker-jacob-appelbaum-explique-le-systeme-de-surveillance-au-parlement-europeen_news?start=3
C’est en anglais mais c’est sous-titré ; cela peut paraître un peu trop technique au prime abord (et ça l’est un peu), ceci-dit, je vous invite à tout lire/écouter : cela touche grandement à nos libertés et aux terroristes en potentiel que nous pourrions tous être, si définis tels, une simple cible aux yeux et aux critères des logiciels espions !
C’est ici EFFAB
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/12/25/292-discours-de-julian-assange-20–12-2012-apprenez-defiez-agissez-maintenant
Merci, FURAX, je le place donc aussi sur ce topic dédié à l’Internet et à tout ce que cela peut entraîner d’espionnage.
Je suis POUR la guerre intérieure, la nôtre, celle au-dedans de nous pour pacifier l’extérieur car l’extérieur n’est que le reflet de l’intérieur, non ?
Mais qu’est-ce que tu fais encore à tapoter sur ces touches, alors que tu devrais d’or- mire!!!
Soutenir éventuellement cette initiative :
http://fr.ulule.com/syrie-revolution/
But : une information non truquée sur la Syrie, via des journaux intimes.
Faut des sous, komdab
Mieux que la guerre : l’intelligence 🙂
http://izitech.ma/2013/01/17/de-leau-de-mer-qui-devient-potable-invention-open-source-sauver-millions-de-vies/
un outil « open source » pour désaliniser l’eau de mer.
J’apprends grâce à d’autres(et pas que des penseurs…et pas que de Marcelle)
http://tranquilite.over-blog.com/article-maecelle-auclair-le-bonheur-est-en-nous-extraits-56714531.html
http://www.gilles-jobin.org/citations/?P=a&au=540
http://www.lapetitedouceur.org/pages/Le_livre_du_bonheur_Marcelle_Auclair_10-1084701.html
la misère est de croire que l’on est riche en brassant du vent ‚alors que la richesse serait la lumière et la chaleur que vous pourriez apporter quotidiennement a vos frères,a vos proches ‚ça s’appelle de l’amour
encore faut il avoir une âme
qui en parle ?
vous vous écoutez en écrivant,ce qui vous intéresse le plus c’est votre moi
réécoutez Raymond Devos
« parler pour ne rien dire »
sauf a soi même,peut être pour combattre ses propres démons
toute consanguinité (a voir le nombre de lumières) ne génère que de la désolation
heureux les pauvres d’esprit,selon Matthieu
Si je puis me permettre, c’est encore mieux d’écouter Eckhart Tolle, « La pleine conscience ».
J’imagine que vous apprenez aussi:-)
@323
Tu as en partie raison, ONESHOT, car il y a et il y aura toujours en nous, du moins pour certains, une part de solitude non négligeable, cette solitude insondable vis-à-vis de laquelle autrui est bien incapable lui-même d’avancer la moindre preuve tangible… la raison pour laquelle, j’imagine, l’âme ou l’esprit se retourne face au miroir du Verbe et de l’introspection, ce soucis de vérité à la ROUSSEAU mais tous ces manquements parfois ou souvent à autrui et soi-même.
Comme tu fais bien peut-être de voir de la misère là où il n’y a qu’amour et solitude de soi et de nous tous face à cet état/Etat de chose et toutes ces vérités bafouées… comme tu ferais bien également de t’intéresser plus précisément au coeur du sujet et de cette Cause qui nous intéressent ici au premier chef, et non prétendre que certains ici ne font pas grand chose d’autres que s’écouter parler quand ils donnent tant de leur temps à lire, réfléchir, visionner, imaginer, partager tant d’informations et autres perles de connaissances et de vérités… ou parler pour ne rien dire toi-même, si je puis dire, toi qui sembles parler en connaissance de Cause (^^) et aurais ainsi mieux à faire à inviter toutes tes relations sociales à venir s’informer ici ou ailleurs, ou agir plus directement sur leur quotidien et leurs institutions, ce que tu fais peut-être déjà, autant pour moi.
Et ne m’en veux pas si je persiste à croire que la véritable misère se trouve bien chez ces élites qui sont en train de prendre les mesures les plus discriminatoires qui soient et non moi (pour exemple) qui vois tant de beauté et de richesse dans ces fondamentaux chouardiens ou ces petits riens du quotidien, voire même ces mots et ces posts bavards que j’égrène ici à longueur de journée et dont la lecture peut-être un jour m’amuseront pour ce ton idéaliste et cette prétention philosophique.
Chaleureusement
sortir de l’histoire/Histoire…
http://www.youtube.com/watch?v=WSYZ7dzSXT0
… et ce à plus d’un titre, à plus d’un niveau : cette prise de conscience individuelle jusqu’à cette volonté collective de construire ensemble et pour tous cet équilibre et ce profond respect.
http://www.youtube.com/watch?v=f_a4Xa6zrS0
http://jstephane.files.wordpress.com/2006/08/peace-for-us.png
@327
Une vidéo phare de la nullité illégitime et de la plus sournoise des propagandes !!
@328
Pour syriens abattus ? ou pour Chemtrails au quotidien ?…
Désolé EFFAB, je n’ai pas compris les 2 questions.
Le dessin tourne à la dérision le logo peace and love, pour dénoncer par le peace for us, le besoin des US d’attaquer les autres pour la paix pour eux.
Non, juste une boutade et une interprétation à ma sauce dudit logo : la Syrie diabolisée par l’Occident et ces jolies traînées blanches que certains associent à de la vapeur d’eau (phénomène aérien réel) ou que d’autres rajoutent en surimpression dans de vieux films ou des trucs comme ça, histoire d’ancrer dans le temps et les esprits ce phénomène plutôt récent…
… mais je raconte tout et n’importe quoi, ça va bien finir par se savoir, comme DIEUDONNE est un fieffé nazi et Etienne CHOUARD un parfait facho ! Je n’invente rien : Sarkozi se faisait un plaisir de laver toute la crasse environnante, Hollande aurait tant voulu s’en prendre aux banques et maintenant Inside Man se croit tout permis et s’autorise toutes les exactions, fussent-elles purement administratives voire symboliques, ces jugements de haute juridiction, infestée qui plus est, histoire de faire jurisprudence et de mettre tout le monde au parfum !
MAIS QUEL GROS CONNARD CE TYPE !
NAZI TOI-MEME !
mais quand même ?…
Très remonté le EFFAB, et par conviction et par principe, moi qui n’ai rien à gagner en particulier dans cette affaire_mais nous tous , conscients ou inconscients, qui avons tout à perdre, discrétion tout diplomatique sous la table ou finkielfraumania mensongère et envahissante à tous crins !
😉
Le sourire, ce clin d’oeil de l’intelligence, toute en prétention mais plein de cette humilité… un simple sourire qui peut tant réconforter quand on en a besoin ou nous conforter dans nos convictions, dans ces certitudes non pas de prétendre tout savoir mais bien qu’il existe quelque part un terrain d’entente et d’harmonie, ce Paradis sur Terre et non ce no man’s land de tous les possibles et de toutes les dépravations.
Ah ! si je n’étais Jean-Jacques, si je n’étais Maximilien, si je n’étais Man of Steel, que ne ferais-je que tant d’autres que moi rêvent tout pareillement… mais cela approche, et puis faute de n’être aucun de ceux-là, DIEUDONNE existe bien lui, cet humour, cet esprit, cet intelligence…
Ce Livre intraduisible…
http://www.youtube.com/watch?v=BcWgim1anVQ
La vérité sur Israël à la télé ! (juillet 2014)
25Juil2014
BHL : immonde, simplement immonde
http://www.les-crises.fr/bhl-immonde-simplement-immonde/
Kadhafi, la vérité d’une journaliste qui se trouvait sur place
http://www.youtube.com/watch?v=32AsOAEA_sc&hd=1#!