Pétition pour une Assemblée Constituante tirée au sort

21/09/2013 | 52 commentaires

https://​secure​.avaaz​.org/​f​r​/​p​e​t​i​t​i​o​n​/​U​n​e​_​A​s​s​e​m​b​l​e​e​_​C​o​n​s​t​i​t​u​a​n​t​e​_​t​i​r​e​e​_​a​u​_​s​ort

Pour­quoi c’est important

Bon­jour Avaaz,

Cela fait des années que je signe vos péti­tions que j’ai sou­vent fait suivre à mes contacts.
Mais aujourd’­hui je me pose des ques­tions…
Nous devons, certes, comme vous le faites en géné­ral, nous atta­quer aux pro­blèmes que nous consta­tons mais il est encore plus impor­tant de nous atta­quer à la « cause des causes » (Hip­po­crate – méde­cin) : celle qui est com­mune à toutes les injus­tices que vous dénon­cez.
Il s’a­git de l’im­puis­sance des peuples à contrô­ler ce que font leurs gou­ver­nants,
et donc c’est un pro­blème de démo­cra­tie.
C’est LE pro­blème de LA démocratie.

« Les citoyens qui se nomment des repré­sen­tants renoncent et doivent renon­cer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volon­té par­ti­cu­lière à impo­ser. S’ils dic­taient des volon­tés, la France ne serait plus cet État repré­sen­ta­tif ; ce serait un État démo­cra­tique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démo­cra­tie (et la France ne sau­rait l’être), le peuple ne peut par­ler, ne peut agir que par ses repré­sen­tants. » (Dis­cours du 7 sep­tembre 1789, inti­tu­lé pré­ci­sé­ment : « Dire de l’ab­bé Sieyes, sur la ques­tion du veto royal : à la séance du 7 sep­tembre 1789 » cf. pages 15, 19…)

C’est sur cette cita­tion trop peu célèbre que se sont appuyées depuis deux cent ans les répu­bliques fran­çaises au ser­vice des mar­chands et riches bour­geois qui ont mené leur révo­lu­tion et dans laquelle le tiers état n’a qu’é­té instrumentalisé.

Depuis l’an­ti­qui­té, quand on par­lait de démo­cra­tie, d’A­thènes aux Répu­bliques Véni­tienne et Flo­ren­tine, en pas­sant par Mon­tes­quieu, on pen­sait « tirage au sort », même si le plus sou­vent ce tirage au sort était cou­plé avec un sys­tème élec­to­ral par lequel on essaie de choi­sir les « meilleurs » pour les postes à pour­voir. (En grec, le meilleur se dit « Aristos »)

« Le suf­frage par le sort est de la nature de la démo­cra­tie. Le suf­frage par le choix est de celle de l’a­ris­to­cra­tie.
Le sort est une façon d’é­lire qui n’af­flige per­sonne ; il laisse à chaque citoyen une espé­rance rai­son­nable de ser­vir sa patrie. »
MONTESQUIEU, De l’es­prit des lois – Livre II, Chap II.

Cette idée du tirage au sort de ceux qui votent les lois a été com­plè­te­ment rin­gar­di­sée depuis par ceux qui ont peur de la Démo­cra­tie bien qu’ils s’en réclament.
Ils sont par­ve­nus à nous faire appe­ler démo­cra­tie autre chose : la liber­té d’ex­pres­sion, les droits de l’Homme, et cer­taines liber­tés ‑bien sûr posi­tives- mais qui ne sont pas LA Démocratie.

Ain­si, par cet oubli séman­tique dic­té par la bour­geoi­sie des ban­quiers, des indus­triels, et des mar­chands qui financent la presse, on fait croire aux Fran­çais qu’ils vivent en démo­cra­tie et on leur fait perdre ain­si confiance dans la politique.

C’est une manipulation !

La Démo­cra­tie peut exis­ter, même si c’est com­pli­qué. A Athènes une forme pri­mi­tive a pu le prou­ver pen­dant deux cents ans. Deux cents ans pen­dant les­quels le pou­voir n’a pas été au ser­vice des 1 % de riches mais de 99 % de la popu­la­tion.
Jamais autant qu’à cette époque des Citoyens ne se sont inté­res­sés à la chose publique.
Cela prend du temps … à l’é­poque, cela n’a pu être pos­sible que parce qu’ils avaient des esclaves, aujourd’­hui nous avons des machines par­tout et ce serait sans doute beau­coup plus facile.

Pour cela, il nous faut une autre Consti­tu­tion.
• Une Consti­tu­tion qui éta­blisse la vraie sépa­ra­tion des pou­voirs et qui pro­tège ses citoyens contre les abus de ces pou­voirs. Exé­cu­tif, légis­la­tif, judi­ciaire mais aus­si média­tique et moné­taire.
• Donc une Consti­tu­tion qui ne serait pas écrite par ceux qui exercent ou qui exer­ce­ront ces pou­voirs mais par des Citoyens s’ enga­geant à ne jamais exer­cer de pou­voir et donc à l’a­bri des conflits d’in­té­rêts.
• Une Consti­tu­tion qui ne pour­rait donc être écrite que par des Assem­blées de Citoyens. Article par article.
• Une Consti­tu­tion lisible, claire et com­pré­hen­sible par tous.
• Une Consti­tu­tion qui serait fina­li­sée par une Assem­blée Consti­tuante de Citoyens tirés au sort avant d’être enté­ri­née par un référendum.

Mais ce ne sont ni les par­tis poli­tiques ni les élus ni les médias qui leur font allé­geance qui vont nous pro­po­ser cela un jour.
Seul un grand mou­ve­ment citoyen peut impo­ser cela.

C’est à lui que s’a­dresse ‑sym­bo­li­que­ment- cette pétition.

Pour cela, il faut que ces idées se dif­fusent de façon virale par­mi les citoyens hon­nêtes, dés­in­té­res­sés de tous bords mais moti­vés par le bien commun.

Cette péti­tion est une pre­mière étape et il en fau­dra d’autres tou­jours plus ambi­tieuses ‑grâce au concours de tous- jus­qu’à ce que le fruit soit mûr et tombe.

Aus­si, cela me gène-t-il de plus en plus quand je vous vois ‑vous Avaaz- vous adres­ser sans pré­am­bule à des diri­geants de la pla­nète qui n’ont pas de légi­ti­mi­té démo­cra­tique pour déci­der en lieu et place des peuples.

C’est un peu comme si vous leur don­niez la légi­ti­mi­té qu’ils cherchent.

C’est peut-être exces­sif comme conclu­sion car je com­prends et appré­cie l’im­por­tance des mini com­bats que vous rem­por­tez ici ou là contre des lob­bies mal­fai­sants (Mon­san­to, etc…), com­bats dans l’ur­gence pour évi­ter des effets irré­ver­sibles mais je pense que la ques­tion mérite qu’on y réfléchisse…

Il n’est pas sage d’ad­mi­nis­trer un anti dou­leur à un malade avant d’a­voir com­pris de quoi il souffre et com­ment le gué­rir. Pareille­ment, signer vos péti­tions sans savoir si vous êtes ouverts à ce type de réflexion, pour­rait reve­nir à s’as­so­cier à une démarche qui per­met à ce sys­tème anti­dé­mo­cra­tique de continuer.

Dans cette logique, mer­ci de bien vou­loir me don­ner accès à aux emails des signa­taires de cette péti­tion et pas seule­ment à leur nom tron­qué en pdf !

Je ne met en cause ni la sin­cé­ri­té ni la bien­veillance de ceux qui ‑le plus sou­vent béné­voles- s’im­pliquent dans des actions cari­ta­tives ou mili­tantes mais ils sont sou­vent mani­pu­lés par ceux qui veulent du pou­voir. Une rumeur qui enfle semble vous en pré­ter l’intention.

J’es­père une réponse de votre part.

Bien cor­dia­le­ment,

Wiki­crate

http://​les​ci​toyens​cons​ti​tuants​.com

Des liens sur le sujet :
http://​le​-mes​sage​.org
Réponse aux objec­tions cou­rantes :
http://​pro​jet​gen​tils​vi​rus​.ouva​ton​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​A​f​f​i​c​h​a​g​e​_​O​b​j​e​c​t​i​o​n​s​_​c​o​n​t​r​e​_​l​e​_​T​i​r​a​g​e​_​a​u​_​S​ort
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​T​i​r​a​g​e​_​a​u​_​s​o​r​t​.​pdf
En vidéo : https://​you​tu​.be/​q​T​R​K​x​Q​7​4​S5I

POST SCRIPTUM n°1 : J’ai consta­té le 7 juillet 2013 que la liste des 277 pre­miers signa­taires qu’A­vaaz me laisse télé­char­ger ne com­porte pas les adresses email des signa­taires qu’il me sera donc impos­sible de les recon­tac­ter par la suite.
Veuillez, SVP, quand vous signez (ou si vous avez déjà signé) m’en­voyer un mail à l’a­dresse « [email protected] » avec dans le sujet du mail « Péti­tion AVAAZ ». Cela vous per­met­tra ain­si de res­ter informé(e) des pro­chaines étapes que nous devrons suivre ensemble.

POST SCRIPTUM n°2 : Les membres fon­da­teurs des Citoyens Consti­tuants ont cha­cun signé à titre indi­vi­duel la péti­tion (en atten­dant une réunion pour en débattre)

Pour signer cette péti­tion :
« Nous vou­lons une Assem­blée Consti­tuante tirée au sort. Celle-ci ne nous sera jamais offerte sur un pla­teau. Alors nous devons nous pré­pa­rer à rendre cette reven­di­ca­tion pos­sible et incon­tour­nable. Nous devons tous nous inté­res­ser aux façons de reprendre le contrôle et à exer­cer une vraie démo­cra­tie. Dif­fu­sons ces idées de façon virale. Alors … tout sera pos­sible ! »,
allez sur cette page : https://​secure​.avaaz​.org/​f​r​/​p​e​t​i​t​i​o​n​/​U​n​e​_​A​s​s​e​m​b​l​e​e​_​C​o​n​s​t​i​t​u​a​n​t​e​_​t​i​r​e​e​_​a​u​_​s​ort.

Sans illu­sion sur le résul­tat des péti­tions quelles qu’elle soient, bien sûr, celle-ci nous per­met­tra au moins de nous comp­ter sur l’es­sen­tiel, et peut-être de déclen­cher quelques nou­velles contagions 🙂

Étienne.

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Étienne

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52 Commentaires

  1. Phybra

    Nos « repré­sen­tants ne nous repré­sentent pas. Ils ne repré­sentent qu’eux même. Stop à la démo­cras­sie, ins­tau­rons la démocratie !

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  2. vieira

    En route pour la démocratie !

    Réponse
  3. bosse fontaine
  4. mellow

    chan­geons les choses de l’intérieur.

    Réponse
  5. vinie59

    à défaut de réfé­ren­dum et comme je veux dire mon avis et choisir

    Réponse
  6. Nath

    Je ne vote plus depuis l’an­née der­nière, c’est l’acte le plus poli­tique que j’aie jamais posé.
    Tout est à revoir…

    Réponse
  7. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Pour une réelle et saine démo­cra­tie, il faut une poli­tique de conscrip­tion, la poli­tique ne doit pas être un métier, mais un ser­vice d’une durée limi­tée, comme l’é­tait le ser­vice mili­taire (autant l’in­di­vi­du a besoin d’être condi­tion­né pour faire du tort, qu’il est de ses apti­tudes natu­relles que de faire le bien) pro­fes­sion­na­li­ser, le poli­ti­cien n’a­gi­ra pas dans l’in­té­rêt géné­ral, mais seule­ment pour le sien.

    Réponse
  8. J-Stéphane

    Aus­si, je pense qu’il serait bon que l’on retra­vaille la DUDH pour une DUDPH (Décla­ra­tion Uni­ver­selle des Droits et des Pou­voirs de l’Humain)

    Réponse
  9. Ana Sailland

    « Aus­si, cela me gène-t-il de plus en plus quand je vous vois ‑vous Avaaz- vous adres­ser sans pré­am­bule à des diri­geants de la pla­nète qui n’ont pas de légi­ti­mi­té démo­cra­tique pour déci­der en lieu et place des peuples. » 

    »>

    Pre­nons du recul et contem­plons le monde à 360° plu­tôt qu’à tra­vers la lucarne qu’on nous impose :

    Il y a quelque chose de fon­da­men­tal dans ce pro­pos, et qui va bien au delà du cas Avaaz :

    Chaque fois que nous reven­di­quons, chaque fois que nous mani­fes­tons, chaque fois que nous péti­tion­nons, et chaque fois que nous ron­chon­nons, de fait, nous sommes dans la sup­pli­ca­tion, véhé­mente peut être, mais sup­pli­ca­tion quand même, à genoux devant les maîtres, dans la recon­nais­sance du fait qu’ils détien­draient le des­tin, et dans la déné­ga­tion du fait que le grand nombre, actif, pro­duc­tif et seul à pro­duire, infi­ni­ment plus que majo­ri­taire, devrait en toute logique être le maître unique, son propre maître, charge à lui et à lui seul de s’or­ga­ni­ser en démo­cra­tie réelle.

    J’ai ado­ré la décla­ra­tion dite uni­ver­selle des droits de l’hu­main, mais je me répète, son article 23 qui entre autres affirme le droit de se syn­di­quer recon­naît de fait un état conflic­tuel entre le pour­voyeur d’emploi et celui qui dépend de lui, et inci­tant le tra­vailleur à s’a­dres­ser à son maître, cet article ins­ti­tue comme nor­mal le cli­vage de la socié­té entre maître et subordonné.

    J’ai ado­ré aus­si la vidéo qu’Étienne vient de réfé­ren­cer  : on y voit le tri­bun Jean-Marc Le Bihan haran­guer l’es­pèce humaine avec la même foi qu’un Robes­pierre, même si le style est dif­fé­rent. Et pour­tant, cela peut pas­ser inaper­çu car admi­rable 😉 , on l’en­tend pro­po­ser une grève uni­ver­selle ; mais à qui s’a­dres­se­rait cette grève uni­ver­selle sinon aux maîtres du monde ? Je veux dire par là qu’un tel éclat embra­sant tous nos ciels ne serait que sou­mis­sion s’il ne signi­fiait pas, et clai­re­ment, et plus que fer­me­ment, un « que vayan todos ».

    Il en est ain­si plus que sou­vent et s’a­dres­ser à qui gou­verne pour lui deman­der d’in­flé­chir sa gou­ver­nance, c’est sys­té­ma­ti­que­ment recon­naître la gou­ver­nance comme légitime.

    Ces 20000 der­nières années, la domi­nance a réus­si ce miracle qu’elle est consi­dé­rée comme l’in­ter­lo­cu­teur du domi­né chaque fois qu’il se sent mal, sauf en de rares occa­sions, appe­lées révo­lu­tions, où le peuple veut tout cas­ser, mais étran­ge­ment s’en remet à de faux sau­veurs pour écrire les nou­velles règles, accepte ain­si à nou­veau de se soumettre.

    Si les reven­di­ca­tions échouent, c’est parce qu’elles s’a­dressent aux maîtres, et si les révo­lu­tions échouent, c’est parce qu’elles ins­ti­tuent de nou­veaux maîtres.

    Ce pro­blème est épineux 😉

    Et ici, clai­re­ment, le dis­cours d’Étienne sur la cause des causes prend toute sa valeur.

    Réponse
  10. Paulo

    « une nou­velle consti­tu­tion ne peut être éta­blie que par une assem­blée consti­tuante »

    - cette assem­blée sera-t-elle plus légitime ? 
    elle sera limi­tée dans sa repré­sen­ta­tion , ses membres seront ils les plus com­pé­tents pour déci­der de ce qui est bien ? 
    qui l’emportera ?
    ceux qui auront déjà pré­pa­ré leur coup ? 
    les plus grandes gueules ? 
    et pen­dant ce temps là je ne vois donc aucune vraie pro­po­si­tion de consti­tu­tion (bah oui c’est logique!)- j’attends que quel­qu’un se décide à en écrire une ‚qu’en­suite un appel soit lan­cé pour que des volon­taires accepte d’en dis­cu­ter (les pré­misses d’une assem­blée consti­tuante ),et que ses rédac­teurs en fina­lise une qui soit pro­po­sée et sou­mise à péti­tion ( qui aurait là un sens concret)

    - les bonnes idées et les bonnes inten­tions c’est bien , mais com­ment être réa­liste , concret , efficace ? 
    com­ment ne pas bras­ser du vent et se conten­ter d’un dis­court idéa­liste et utopique ?

    Réponse
  11. mehdi

    Hallucinant…le pro­blème ce n’est pas ce sys­tème démo­cra­tique qui pose pro­blème, le pro­blème ces vous…la masse incons­ciente, com­ment pou­vez vous pen­sé que vous pour­riez chan­gé quelque chose, pour cela…il fau­drait édu­qué les enfants en les res­pon­sa­bi­li­sant et avec des méthode d’en­sei­gne­ment par un auto-appren­tis­sage, ain­si dans plu­sieurs géné­ra­tions vous aurez des citoyens qui iront voté en toute conscience des choses, pour l’instant…que ce soit le vote où un tirage au sort, cela ne chan­ge­ra rien de plus…si cela ne peut être que catas­tro­phique, il faut arrê­ter de regar­der dans le pas­sé pour cher­cher des solutions.…2000ans en arrière, pour­quoi pas dix milles ans en arrière…la loi du plus fort ? Vivez dans votre temps et infor­més vous.

    Réponse
  12. Furax

    Ok Meh­di, main­te­nant dis-nous qu’est-ce qu’il en serait de la conscience col­lec­tive si à la place de publi­ci­tés qui nous har­cèlent et nous condi­tionne pour être juste des pro­duc­teurs et consom­ma­teur, on les rem­pla­çait par des mes­sages civiques et humaniste ?

    Réponse
  13. Catherine Debusne

    Il serait temps, dans ce Pays, que les Citoyens réa­lisent que pas­ser d’un par­ti poli­tique à un autre (et vice-ver­sa) ne chan­ge­ra JAMAIS leurs situa­tions de dépen­dance, d’ex­ploi­ta­tion et de soumission !

    Ce sys­tème oli­gar­chique, que les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs nous imposent, n’est PAS démo­cra­tique et ne peut PAS l’être.

    SEULE cette solu­tion de tirage au sort des gens du PEUPLE nous mène­ra vers une réelle démocratie.

    Nous devons prendre le pou­voir, et nous-mêmes déci­der de ce qui est bien pour nous.

    Les diri­geants en sont là que pour EUX, le fric et le pouvoir.

    Il suf­fit de voir, chaque jour, les aber­rantes lois qu’ils nous inventent, de plus en plus répres­sives et liberticides…

    Réponse
  14. J-Stéphane

    L’être humain a le for­mi­dable pou­voir de s’a­dap­ter à son envi­ron­ne­ment ou de l’a­dap­ter à ses besoins, c’est un pou­voir inné et vital.

    Les lois tendent à exa­gé­rer ce pou­voir pour cer­tains en l’in­ter­di­sant à d’autres.

    Quand par la volon­té de cer­tains, il devient impos­sible de s’a­dap­ter ou d’a­dap­ter, l’in­di­vi­du n’a plus qu’à lut­ter ou à mourir…

    Réponse
  15. Bèrbère

    Pierre Rabhi : la crise n’est pas finan­cière mais humaine et spirituelle

    Réponse
  16. mehdi

    Furax…la pro­pa­gande par des mes­sages huma­nistes et civiques, ont peut faire de la pro­pa­gande pour condi­tion­né les peuples par l’a­mour et des valeurs humaniste…cela ne reste qu’une facon de créer un monde ima­gi­naire, c’est exac­te­ment ce qu’ils ont fait ces der­nières décen­nies et en don­nant la liber­té aux citoyens de pou­voir sur-consom­mer, voi­là que les enfants gâtés se plaignent.

    Cathe­rine debusne…bien heu­reux de voir que tu te réveille, tu as enfin com­pris que nous sommes dans un sys­tème « démo­cra­tique » biai­sé, la patience est une arme…ne pas se lais­ser débor­der par les émotions.

    Nous sommes à l’aube de grande trans­for­ma­tion à l’é­chelle glo­bale, un concert entre grande puissance…différentes stra­té­gies sont mises en places pour opé­ré ces chan­ge­ments, les pays sont tous interdépendants…les ten­sions en chine, au proche et moyen orient et en asie cen­trale ne peut avoir que des réper­cus­sions à l’é­chelle pla­né­taire, vous et vos idées ne pour­ront être que balayer comme de la poussière…en atten­dant c’est plu­tôt occu­pé les esprits, tout ceux qui dénoncent ce système…ce sont les fous qui montrent du doitg la lune, tout le monde regarde la lune et per­sonne ne voit les étoiles qui gra­vitent autour, soyez réalistes…informés vous, avez vous déjà enten­du par­lé de la psy­cho­lo­gie des masses et des meneurs…c’est à dire le contrôle des masses et sur­tout le secret des révoltes de masses.

    Réponse
  17. Furax

    Meh­di, mer­ci d’a­voir pris la peine de me répondre, même si tu ne réponds pas à ma question.

    Là où je vou­lais en venir, c’est que les adultes sont à l’i­mage de l’en­vi­ron­ne­ment de leur enfance.

    Si au moment de se struc­tu­rer, le monde qui les entours est tout sauf ce qu’on attend d’eux, Il n’est pas rai­son­nable de leur repro­cher d’être autre chose une fois adulte.

    Dans le cas pré­sent, tout est fait, dès l’en­fance, pour écar­ter le citoyen de la politique.

    Pour­tant la poli­tique devrait être la notice men­tion­née pour chaque acte du quo­ti­dien, loi­sirs, emploi, consom­ma­tion… là nous en sommes arri­vés à des ordres publics qui inter­disent en nous disant à lon­gueur de jour­née « faites se que je dis, pas se que je fais »

    com­ment peut-on rai­son­na­ble­ment deman­der à des citoyens de faire auto­ri­té en poli­tique au moment de voter sans jamais les for­mer poli­ti­que­ment, cela revient, par exemple, à pas­ser le per­mis de conduire sans prendre de cours avant.

    Réponse
  18. mehdi

    Furax… autant pour moi, il me semble c’est ce qu’ils ont tou­jours véhi­cu­lé, des mes­sages civiques et huma­nistes… par les reli­gions, les droits de l’homme et les « valeurs » socia­liste, rien de nou­veau sous le soleil.

    Sinon… en effet les valeurs qui ont été incul­quées font des adultes des enfants, les enfants sont inquiets face aux incer­ti­tudes et du cli­mat anxio­gène de la socié­té (média de la peur), orien­té les enfants… occu­pé les uns et les autres, l’es­poir n’est rien d’autre qu’un refuge, les réa­li­tés fini­ront par nous rat­tra­per tôt où tard.

    ps : j’ai dit ce que j’a­vais à dire, à bon enten­deur salut.

    Réponse
  19. Furax

    Meh­di, ne serais-tu pas vic­time de schi­zo­phré­nie, car j’ai du mal à asso­cier tes textes à une seule et même personne ?

    Réponse
  20. mehdi

    Furax…peut tu déve­lop­per ? À moins que ce ne soit juste une maniére de me discréditer.

    Réponse
  21. Solorzano

    Tout a fait d accord

    Réponse
  22. Furax

    Y a rien à déve­lop­per, juste à inter­pré­ter, déso­lé de vous avoir déra­gé, je ne suis ni psy ni chez le psy.

    Réponse
  23. mely

    je signe

    Réponse
  24. nlescan

    @ 13 (Meh­di)

    Je pense que tu passes à côté d’une chose essen­tielle, le pro­blème ce n’est pas élec­tion ou tirage au sort, le pro­blème c’est de savoir qui dirige.

    Actuel­le­ment dans les faits les diri­geants sont des fac­tions d’ul­tra riches. Nos élus leur obéissent plus ou moins direc­te­ment. Les « citoyens » n’ont aucun pou­voir. J’ai une image pas très dis­tin­guée pour l’illus­trer mais qui pour moi résume assez bien le seul pou­voir de déci­sion qu’a l’électeur : avec ou sans vaseline.

    Si tu fais diri­ger le pays par des assem­blées popu­laires ce sera for­cé­ment com­plè­te­ment dif­fé­rent, c’est évident.

    Atten­tion ne vas pas t’i­ma­gi­ner que ça n’existe pas déjà, il y a pas mal d’exemples actuels qui démontrent l’ef­fi­ca­ci­té de la gou­ver­nance des assem­blées populaires.

    @ 10 (Ana Sailland)

    « J’ai ado­ré la décla­ra­tion dite uni­ver­selle des droits de l’hu­main, mais je me répète, son article 23 qui entre autres affirme le droit de se syn­di­quer recon­naît de fait un état conflic­tuel entre le pour­voyeur d’emploi et celui qui dépend de lui, et inci­tant le tra­vailleur à s’a­dres­ser à son maître, cet article ins­ti­tue comme nor­mal le cli­vage de la socié­té entre maître et subordonné. »

    Voi­ci d’autres points de vue à prendre en compte.

    D’a­bord quel­qu’un qui dit quelque chose de proche :

    Erri­co Mala­tes­ta dit en août 1907 :

    « Même s’il se corse de l’é­pi­thète bien inutile de révo­lu­tion­naire, le syn­di­ca­lisme n’est et ne sera jamais qu’un mou­ve­ment éga­li­taire et conser­va­teur, sans autre but acces­sible — et encore ! — que l’a­mé­lio­ra­tion des condi­tions de travail. »

    Cepen­dant Mikhaïl Bakou­nine avait une autre vision. Il disait en 1871 à pro­pos de l’As­so­cia­tion inter­na­tio­nale des travailleurs :

    « La tâche que l’As­so­cia­tion inter­na­tio­nale des tra­vailleurs s’est posée n’est donc pas moindre que celle de la liqui­da­tion com­plète du monde poli­tique, reli­gieux, juri­dique et social actuel­le­ment exis­tant, et son rem­pla­ce­ment par un monde éco­no­mique, phi­lo­so­phique et social nouveau »

    Il rap­pelle aus­si les sta­tuts de l’As­so­cia­tion inter­na­tio­nale des tra­vailleurs à l’époque.

    « En par­lant des prin­cipes de l’In­ter­na­tio­nale, nous n’en­ten­dons pas d’autres que ceux qui sont conte­nus dans les consi­dé­rants de nos sta­tuts géné­raux votés par le Congrès de Genève. Il sont si peu nom­breux, que nous deman­dons la per­mis­sion de les réca­pi­tu­ler ici :

    1/l’é­man­ci­pa­tion du tra­vail doit être l’oeuvre des tra­vailleurs eux mêmes ;

    2/Les efforts des tra­vailleurs pour conqué­rir leur éman­ci­pa­tion ne doivent pas tendre à consti­tuer de nou­veaux pri­vi­lèges, mais a éta­blir pour tous (les hommes vivant sur terre) des droits et devoirs égaux et à anéan­tir toute domi­na­tion de classe ;

    3/L’assujettissement éco­no­mique du tra­vailleur à l’ac­ca­pa­reur des matières pre­mières et des ins­tru­ments de tra­vail, est la source de la ser­vi­tude dans toutes ses formes : misère sociale, dégra­da­tion men­tale, sou­mis­sion politique ;

    4/Pour cette rai­son, l’é­man­ci­pa­tion éco­no­mique des classes ouvrières est le grand but auquel tout mou­ve­ment poli­tique doit être subor­don­né comme un simple moyen ;

    5/ L’é­man­ci­pa­tion des tra­vailleurs n’est pas un pro­blème sim­ple­ment local ou natio­nal ; au contraire, ce pro­blème inté­resse toutes les nations civi­li­sées, sa solu­tion étant néces­sai­re­ment subor­don­née à leur concours théo­rique et pratique ;

    6/ Tous les membres de l’As­so­cia­tion aus­si bien que ses membres recon­naissent que la Véri­té, la Jus­tice, la Morale, doivent être la base de leur conduite envers tous les hommes sans dis­tinc­tion de cou­leur, de croyance ou de nationalité ;

    7/ Enfin ils consi­dèrent comme un devoir de récla­mer les Droits de l’homme et du citoyen, non seule­ment pour les membres de l’As­so­cia­tion, mais encore pour qui­conque accom­plit ses devoirs : « Pas de devoirs sans droits, pas de droits sans devoirs »

    Réponse
  25. Patrick Flécheux

    Comme cette idée peut tout aus­si bien s’ap­pli­quer à ce thème (il suf­fit de chan­ger le type d’ac­cu­sa­tion et les moda­li­tés juri­diques, au lieu de pas­ser par le droit du tra­vail de mon exemple ci-des­sous, il doit être pos­sible d’in­vo­quer le non res­pect de la DUDH ou autres …), je copie mes posts déjà publiés dans la rubrique « Sommes nous en Démocratie ? »

    Salut les GV

    On veut tous du concret et de la Démocratie ?

    Beau­coup de gens en ont marre du bla­bla poli­ti­cien, des pro­messes sur FB ou autres blog de pseu­dos révol­tés dis­tri­bu­teurs de tracs, qui ne chan­ge­rons rien à rien de toute façon. De plus ils n’ont pas que ça à foutre, ou pas l’en­vie (et c’est leur droit !), de faire de la poli­tique et/ou de prendre du temps sur celui consa­cré à leurs enfants pour ça.

    S’est d’ailleurs pour cela qu’ils payent des poli­ti­ciens pro­fes­sion­nels. Cha­cun son métier.

    Quand on va chez le gara­giste, le gara­giste ne vous demande pas de connaître le fonc­tion­ne­ment de son moteur avant de répa­rer votre bagnole. Il fait le bou­lot pour lequel il est payé. Point barre. Et si il ne le fait pas ou mal, il coule sa boite, se prend une droite ou un pro­cès dans les dents.

    Le Sénat vient de démon­trer qu’il ne fai­sait pas le bou­lot pour lequel il était payé. Qu’il estor­quait pure­ment et sim­ple­ment l’argent public en s’oc­troyant plu­sieurs salaires ad vitae eter­nam illé­ga­le­ment. Donc qu’il était hors la loi.

    Car, que je sache, dans se pays il est inter­dit de cumu­ler plu­sieurs emploies à plein temps et de cumu­ler les fonctions.

    Quand on signe un contrat avec un patron et que l’on ne res­pecte pas ce contrat on est tous virés non ? Et bien les élus signent un contrat avec le peuple quand ils pré­sentent un pro­gramme élec­to­ral. Donc, les règles du droit du tra­vail s’ap­pliquent cer­tai­ne­ment aus­si pour eux. (Mais les com­pé­tents c’est vous, donc c’est à vous de le dire. Pas à moi.)

    Bref les séna­teurs, l’é­tat et le reste sont cer­tai­ne­ment dans la plus totale illé­ga­li­té. Je ne suis pas juriste et je n’ai pas votre culture, mais je suis cer­tains qu’ils vont à l’en­contre des lois du tra­vail ou de je ne sais où …

    Sur ce blog vous êtes de nom­breux éru­dits, vous étu­diez les textes légis­la­tifs depuis main­te­nant plu­sieurs années. Vous débat­tez, sur le pour­quoi du com­ment etc.

    Vous devez donc, je sup­pose, maî­tri­ser sérieu­se­ment le sujet ?

    Vous vou­lez faire connaître la VRAIE Démo­cra­tie ? Vous vou­lez que les gens s’en empares ? Vous vou­lez qu’ils y croient ? Vous vou­lez convaincre avec des faits ?

    Voi­la du concret.

    Mon­tez un dos­sier en béton (en pre­nant le temps qu’il fau­dra pour le faire) et col­lons un pro­cès au cul de tous ces enfoirés.

    1/ Les médias ne pour­ront pas nous igno­rez. 2/ Le peuple ver­ra que ce que l’on pro­pose est effi­cace car effec­tif et concret.

    3/ Vous vou­lez chan­gez la loi via un super texte juri­dique, la Constitution ?

    S’est bien gen­til, mais la jus­tice à tou­jours été pour les plus riches et les plus puis­sants. Et ça les gens le savent tous per­ti­nem­ment. Donc, com­ment vou­lez-vous qu’ils croient à votre truc

    A nous de prou­ver au peuple qu’un acte juri­dique peut réel­le­ment chan­ger les choses, les poli­tiques élec­to­rales de merde, et donc leur quotidien.

    Faire autre chose que du bla­bla et de petites réunions entre amis qui n’a­bou­ti­rons jamais à rien, car elles ne tou­che­rons jamais la grande masse des gens qui nous pren­drons tou­jours pour des fumistes, et ils auront raisons !

    Car ce n’est pas en se mas­tur­bant le cer­veau pen­dant 50 ans ou en plan­tant 3 poi­reaux dans le Lar­zac que l’on chan­ge­ra le monde.

    Que toute votre éru­di­tion et tous vos bou­quins servent à autre chose qu’à dis­cu­ter entre amis.

    Fou­tez leurs au cul toutes vos connais­sances et redon­nons sa sou­ve­ren­ne­té au peuple. Sans armes, ni vio­lence, mais par la loi.

    Et alors le peuple nous suivra.

    A Men

    Pré­ci­sions.

    Il est évident que la plainte ne devra pas être dépo­sée par un homme ou une petite asso­cia­tion ridi­cule qui sera dis­cré­di­tée et rui­née en un rien de temps par les membres des RG encore inféo­dé au sys­tème. (Car je suis cer­tain qu’il existe au sein de RG des gens qui ont une haute idée de la France, et qui sont exas­pé­rés par les com­por­te­ments pré­da­teurs des oligarques).

    Mais la plainte devra être dépo­sée par des mil­liers, voir des dizaines de mil­liers, de citoyens, de toutes ten­dances poli­tiques confon­dues, se por­tant par­ti civile.

    Car si l’on peut rui­ner une assoc on ne ruine pas aus­si faci­le­ment 30 000 personnes.

    Je crois qu’il existe assez de preuves et de décla­ra­tions (jour­naux, télé, radio) de tous les élus qui seront accu­sés, pour les lami­ner et attes­ter de leurs trom­pe­ries devant un tri­bu­nal. Non ?

    De plus, il existe aus­si de nom­breux juges intègres, tel Eric De Mont­gol­fier (pour ne citer que le plus connu), qui serait près je suis sur à nous aider de leurs conseils avisés.

    Une seule chose, un tel pro­jet ne devra se faire, dans les débuts, que dans la plus grande confi­den­tia­li­té. Afin, qu’ils aient le moins de temps pos­sible pour se retour­ner et sur­tout faire voter des lois (si ils sentent que ça devient trop chaud pour leurs fesses) pour nous cou­per l’herbe sous le pied avant même que l’on ne soit près au combat.

    Car réunir toutes les preuves et mon­ter un vrai dos­sier en béton armé pren­dra peut-être 2 ou 3 années.

    Les RG étant de toute évi­dence déjà sur le dos d’E­tienne, voir de cer­tains autres GV, depuis cer­tai­ne­ment pas mal de temps déjà. (Il serait naïf de croire le contraire.)

    Une telle action deman­de­ra un maxi­mum de dis­cré­tion jus­qu’à ce qu’elle soit prête pour le com­bat final ou il s’a­gi­ra de mobi­li­ser tous les GV mili­tants qui devront tous allés por­ter plainte en même temps au com­mis­sa­riat de leur de leur lieu de résidence.

    Der­niers points.

    Je suis presque cer­tains que nous pour­rions comp­ter sur tous les GV et même ceux qui ne le sont pas, pour nous dégot­ter des infos, articles de presses, décla­ra­tions vidéos etc, de tous les élus qui devront pas­sés à la trappe.

    Ce qui sera donc, en prime, une bonne manière de fédé­rer tous les GV et les citoyens (nous sommes tous plus ou moins curieux par nature) autour d’un objec­tif concret, com­mun, ludique et enri­chis­sant politiquement.

    Mener des enquêtes via le net (ou autre) sur les décla­ra­tions et les pro­messes non tenues des élus de leur région.

    Ce serait donc un bon moyen de mettre en appli­ca­tion la VRAIE Démo­cra­tie via une par­ti­ci­pa­tion concrète du peuple.

    Réponse
  26. Ana Sailland

    Mal­gré le « Cepen­dant », la réfé­rence à Bakou­nine ne me semble pas contraire à ce que j’ai écrit : je dénonce l’ins­crip­tion sub­li­mi­nale de l’i­né­ga­li­té de pou­voir dans un texte « sacré », c’est tout, et suis heu­reuse de revoir que Bakou­nine décline plus en détail le champ des possibles.
    Je me sens en accord avec lui, bien sûr, sur le fond.
    Envie d’un peu plus loin : la libé­ra­tion et l’é­man­ci­pa­tion de la classe ouvrière doit induire sa dis­pa­ri­tion du vocabulaire 😉

    Réponse
  27. véronique

    Sujet de réflexion très inté­res­sant que voilà !

    Déso­lé je n’ai pas lu tous les commentaires…je reviens sur la proposition…

    Oui les grecs uti­li­saient le tirage au sort, mais ils avaient des esclaves non ! 
    Tout sys­tème de socié­té ne sera pas par­fait, il me semble qu’un sys­tème doit res­ter évo­lu­tif avec son peuple et son rythme d’évolution…
    res­pec­ter l’é­vo­lu­tion du peuple humain ça c’est quelque chose qui n’a jamais été fait. 

    Je crois que nous sommes tous d’ac­cord les voleurs de pou­voir ne peuvent pas lais­ser les peuples évo­luer libre­ment dans une socié­té c’est le sys­tème pyra­mi­dal qui est en vigueur sur terre. Aus­si je ne peux m’i­ma­gi­ner ces mêmes voleurs de pou­voir lais­ser libre­ment s’ex­pri­mer des per­sonnes élues par tirage au sort ? 

    C’est une réflexion per­son­nelle… ce n’est pas de la peur quand je dis cela, faire la révo­lu­tion pour créer un nou­veau sys­tème oui ! avec beau­coup de convic­tion je suis cer­taine que nous pou­vons le faire mais pas de naï­ve­té. Je veux res­ter lucide quand a ce que je dois démolir… 

    Par ailleurs les per­sonnes qui vous entourent ne sont pas que des mou­tons a qui le sys­tème fait faire n’im­porte quoi… ces per­sonnes c’est vous, c’est moi ! et nous avons tous nos rai­sons pour nous taire ou ne rien faire ou faire quelque chose ! 

    La solu­tion n’est peut être pas que dans la forme d’une démo­cra­tie, mais peut être bien dans le Fond. Le chan­ge­ment indi­vi­duel dont nous ne tenons pas compte aujourd’­hui et pour­tant il est plus que visible… 

    Com­ment nous consi­dé­rons-nous les uns les autres ?… Nous qui débat­tons, sommes-nous au-des­sus des autres ? … Nous fini­rions cer­tai­ne­ment comme les voleurs de pou­voirs si nous conti­nuons de pen­ser ainsi… 

    Peut-être le fond du pro­blème est bien une ques­tion de confiance mutuelle ? 
    Parce qu’en­fin ! Si nous ne nous res­pec­tons pas les uns les autres com­ment pou­vons-nous créer un sys­tème différent ?… 

    Aujourd’­hui c’est une élite qui nous gouverne ! 
    Voi­là je me pose encore plus de ques­tions mais les ques­tions font avancer…

    mer­ci
    bonne journée

    Réponse
  28. mehdi

    Vous n’êtes que des enfants…vous aimé croire aux belles his­toires, un monde ima­gi­naire pour adulte…consciemment où non vous ne faîtes que ser­vir le système.

    ps : je pré­fère vous le dire…je suis susceptible…à bon enten­deur salut

    Réponse
  29. nlescan

    @29 (Ana Sailland)

    Bien sur que non, ce n’est pas contraire a ce que tu dis. Ce que je vou­lais sou­li­gner c’est que les consi­dé­ra­tions qu’il cite sont celle de la pre­mière inter­na­tio­nale qui était avant tout une asso­cia­tion de tra­vailleurs qui fédé­rait le mou­ve­ment ouvriers de l’é­poque a savoir prin­ci­pa­le­ment des syndicats.

    Mon pro­pos est de sou­li­gner que les reven­di­ca­tions de syn­di­ca­listes de l’é­poque cor­res­pon­daient tout à fait à ce que tu les accuses aujourd’hui de ne pas faire : remettre en cause le système.

    Pour cette rai­son a mon sens le pro­blème ne vient pas du syn­di­ca­lisme en tant que tel mais de ce qu’il est deve­nu à cause du dés­in­té­rêt des tra­vailleurs eux mêmes et de l’op­por­tu­nisme des capi­ta­listes et de leurs ser­vi­teurs, les « repré­sen­tants », qui ins­tru­men­ta­lisent ces coquilles aujourd’­hui en grande par­tie vide que sont les asso­cia­tions de travailleurs.

    Réponse
  30. véronique

    je vou­lais mettre un lien concer­nant la stra­té­gie de contrôle des masses, mais je pré­fère cet extrait beau­coup plus !!! appro­prié et pour­tant c’est un roman …pas n’im­porte lequel …

    Cet extrait du « Meilleur des mondes » d’Al­dous Hux­ley ne vous semble-t-il pas d’actualité ?

    « Pour étouf­fer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière vio­lente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépas­sées. Il suf­fit de créer un condi­tion­ne­ment col­lec­tif si puis­sant que l’idée même de révolte ne vien­dra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de for­ma­ter les indi­vi­dus dès la nais­sance en limi­tant leurs apti­tudes bio­lo­giques innées.

    Ensuite, on pour­sui­vrait le condi­tion­ne­ment en rédui­sant de manière dras­tique l’éducation, pour la rame­ner à une forme d’insertion pro­fes­sion­nelle. Un indi­vi­du inculte n’a qu’un hori­zon de pen­sée limi­té et plus sa pen­sée est bor­née à des pré­oc­cu­pa­tions médiocres, moins il peut se révol­ter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus dif­fi­cile et éli­tiste. Que le fos­sé se creuse entre le peuple et la science, que l’information des­ti­née au grand public soit anes­thé­siée de tout conte­nu à carac­tère sub­ver­sif. Sur­tout pas de phi­lo­so­phie. Là encore, il faut user de per­sua­sion et non de vio­lence directe : on dif­fu­se­ra mas­si­ve­ment, via la télé­vi­sion, des diver­tis­se­ments flat­tant tou­jours l’émotionnel ou l’instinctif. On occu­pe­ra les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavar­dage et une musique inces­sante, d’empêcher l’esprit de penser.

    On met­tra la sexua­li­té au pre­mier rang des inté­rêts humains. Comme tran­quilli­sant social, il n’y a rien de mieux. En géné­ral, on fera en sorte de ban­nir le sérieux de l’existence, de tour­ner en déri­sion tout ce qui a une valeur éle­vée, d’entretenir une constante apo­lo­gie de la légè­re­té ; de sorte que l’euphorie de la publi­ci­té devienne le stan­dard du bon­heur humain et le modèle de la liberté.

    Le condi­tion­ne­ment pro­dui­ra ain­si de lui-même une telle inté­gra­tion, que la seule peur – qu’il fau­dra entre­te­nir – sera celle d’être exclus du sys­tème et donc de ne plus pou­voir accé­der aux condi­tions néces­saires au bon­heur. L’homme de masse, ain­si pro­duit, doit être trai­té comme ce qu’il est : un veau, et il doit être sur­veillé comme doit l’être un trou­peau. Tout ce qui per­met d’endormir sa luci­di­té est bon socia­le­ment, ce qui mena­ce­rait de l’éveiller doit être ridi­cu­li­sé, étouf­fé, combattu.

    Toute doc­trine met­tant en cause le sys­tème doit d’abord être dési­gnée comme sub­ver­sive et ter­ro­riste et ceux qui la sou­tienne devront ensuite être trai­tés comme tels. On observe cepen­dant, qu’il est très facile de cor­rompre un indi­vi­du sub­ver­sif : il suf­fit de lui pro­po­ser de l’argent et du pouvoir. »

    C’est un débat d’i­dée n’est ce pas !

    moi je ne suis pas aus­si culti­vée que cer­tains alors évi­de­ment j’emprunte les mots d’autres per­sonnes mais ce débat me plait…ça fait du bien de vous lire.

    Un débat, une dis­cus­sion amène un échange et un rebond de notre propre réflexion…et c’est dans cet échange aus­si viru­lent soit il que nous trou­vons des réponses !

    l’art de la guerre ! entre autre « divi­ser pour mieux régner » ne peut on pas en faire une force ? notre diver­si­té d’a­vis est notre richesse à nous le PEUPLE !

    Sou­vent je reste choqué…je n’ac­cepte pas tous ce que je vois et je ne suis pas la seule…J’ai la convic­tion que nous pou­vons tout changer…

    Je crois que nous man­quons de confiance en nous-même et c’est pour cela que jus­qu’à pré­sent nous avons remis cette confiance dans d’autres mains.

    Avant, c’é­tait parce que nous man­quions de savoir, de connais­sances, aujourd’­hui par faci­li­té peut être ? peu importe fina­le­ment ! l’im­por­tant c’est d’en­fin s’en rendre compte…la conscience indi­vi­duelle de l’être humain a évo­lué, ce qui va se pas­ser main­te­nant c’est à nous tous, ensemble d’en décider !!!

    ça ne va être de la tarte !

    sur ce, bonne journée

    Réponse
  31. Marie

    @Mehdi
    En vous lisant, appa­rem­ment vous n’es­pé­rez plus rien de la vie…? et c’est votre droit !
    Mais vous devriez accep­ter même si ça vous est dif­fi­cile, que d’autres aient gar­dé l’es­poir de contribuer,à leur mesure aus­si petite qu’elle soit au changement…c’est bien la moindre des choses, je trouve.
    Pour se dire ensuite : j’ai fais ma part, j’au­rai fait du mieux que je peux, et je n’au­rai pas per­du mon temps à me lamen­ter sur mon sort, et que tout va mal, bref voir tout en noir;ça, ça s’ap­pelle le défaitisme.
    « Un indi­vi­du conscient et debout est plus dan­ge­reux pour le pou­voir que dix mille indi­vi­dus endor­mis et sou­mis » MAHATMA GANDHI
    Je pense comme Gand­hi, sauf que pour res­ter vivant, cet homme ne devra pas être le seul debout…
    Le décou­ra­ge­ment ne sert à rien, il endort, il court-cir­cuite le mou­ve­ment naturel.
    Au contraire le chan­ge­ment com­mence à l’in­té­rieur de soi, dans la prise de conscience de la réa­li­té, ensuite le reste suit, jus­te­ment si on garde confiance en soi !

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  32. Sam

    @ Pau­lo & @ tous les motivés,

    qu’il n’existe pas de pro­po­si­tion de consti­tu­tion, oui et non. Qu’il faille en joindre une à une telle « péti­tion », oui et non.

    Cela fait bien­tôt 9 ans (déjà…) qu’une poi­gnée de gens, par­fois des dizaines, ont tra­vaillé sur le forum. Cela a don­né des tonne de pro­po­si­tions qui, certes, res­tent épar­pillées, iso­lées et sou­vent pas entiè­re­ment fina­li­sées. Mais l’ob­jec­tif est sur­tout d’ap­prendre, de débattre, d’es­sayer, d’inciter.

    Il y a même eu des bouts de pro­po­si­tions d’en­semble, faites par untel ou quelques uns. 
    Voir en par­ti­cu­lier le pro­jet « Plan C » qui est celle d’É­tienne avec quelques sou­tiens, plu­sieurs fois réactualisée. 
    On la trouve un peu noyée au milieu du recueil de textes de réfé­rences, de la page 18 à la page 26 :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​D​o​c​u​m​e​n​t​s​_​c​o​n​f​e​r​e​n​c​e​s​/​0​1​_​D​D​H​C​_​P​r​e​a​m​b​u​l​e​4​6​_​C​5​8​.​pdf

    Ce texte a le mérite d’être déjà un peu abou­ti, en plus d’être une pro­po­si­tion plu­tôt radicale.

    Mais tout cela ne peut que ser­vir d’exemple – même pas, d’ai­guillon – et n’est rien sans l’es­sen­tiel : la volon­té puis l’ex­pé­rience de pen­ser soi-même les règles, dis­po­si­tion qui doit spon­ta­né­ment ani­mer un groupe de gens tou­jours plus nom­breux, jus­qu’à deve­nir des millions.

    Une consti­tu­tion fut-elle octroyée par Étienne res­te­rait une consti­tu­tion octroyée, une liste de règles adop­tée et com­prise par per­sonne sinon ceux qui l’au­ront pro­po­sée, et encore ; un pape­lard sans aucune por­tée pra­tique, d’ailleurs, sans aucun pou­voir de don­ner vie aux ins­ti­tu­tions réelles ni de les maintenir.

    « Quelle que soit la consti­tu­tion, sitôt que le peuple se laisse gou­ver­ner, la messe est dite. » (Alain)

    Si l’on se place du point de vue de cha­cun, alter­na­ti­ve­ment, par­mi les gou­ver­nés, on ne peut comp­ter que sur sa démarche active et volon­taire. Mais pla­cez-le à pré­sent dans la posi­tion de n’im­porte lequel de ces diri­geants qu’on laisse un tout petit peu trop long­temps en place de déci­der seuls pour les autres, et vous consta­te­rez aus­si, sans le moindre doute (comme j’en ai moi-même trop fait l’ex­pé­rience au cours d’une « car­rière poli­tique » pour­tant minus­cule) qu’il ne peut déjà plus croire sin­cè­re­ment que la meilleure solu­tion pour le bien com­mun est autre chose que d’im­po­ser sa propre opinion.

    Réponse
  33. Paul & Mick

    Le débat est inté­res­sant, la démarche est louable, la fina­li­té indispensable … 

    Mais au risque d’alimenter ou de faire naître la polé­mique, pour­quoi les pro­mo­teurs de tout cela ne sont pas les pre­miers signa­taires de la péti­tion ? (sauf erreur de ma part …)

    Atten­tion au final de ne pas faire la même chose que ce que l’on reproche au sys­tème ou à ceux que l’on incrimine … 

    De n’être que des ven­deurs d’espoir. L’espérance déçue serait la pire des choses.

    https://​www​.face​book​.com/​p​a​g​e​s​/​P​a​u​l​-​M​i​c​k​/​2​0​1​7​3​3​2​6​6​6​5​0​108

    Réponse
  34. milou

    j’aime ses pen­sées, vivons dans un monde juste,sans reve­nir sans cesse au goût du pouvoir.
    vivons sim­ple­ment et en accord avec nos valeurs.

    Réponse
  35. Mbemba p

    Pour rendre les choses possibles

    Réponse
  36. J.C

    Même si la tota­li­té de la popu­la­tion n’est pas d’ac­cord avec le fonc­tion­ne­ment de la socié­té, même si de belles consti­tu­tions devaient voir le jour, les maîtres de ce monde conti­nue­rons à exploi­ter les populations.

    Ils le font depuis fort long­temps et réus­sissent à le main­te­nir leur pou­voir, nous contrai­gnant à obéir à contre cœur pour la plupart.
    Tant que l’on aura pas été voir du côté de ce moyen sans lequel nous pen­sons ne pas pou­voir vivre avant tout autre chose, nous n’en sor­ti­rons pas de notre esclavage.

    Cela est le fon­de­ment de tout pou­voir dans notre socié­té sans lequel il est dif­fi­cile de vivre. Qui en a le contrôle dirige le monde jus­qu’à en écrire les lois et l’histoire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  37. Ana Sailland

    @J.C

    Il est en effet inté­res­sant de son­ger à éra­di­quer l’ou­til tech­nique du domi­nant afin d’es­pé­rer le voir disparaître.

    Mais une consti­tu­tion qui inclu­rait dans ses prin­cipes l’in­ter­dic­tion de don­ner des ordres serait pas mal non plus 😉

    ;;;;;;;

    Le socia­lisme, le com­mu­nisme, le dis­tri­bu­tisme ont échoué.
    Alors que nous aspi­rons tous à une socié­té équi­table et de partage.
    C’est parce que les gens qui ont vou­lu pro­mou­voir ces gen­tillismes, sur­tout au début du XXème, ne se sont pas affran­chis du hiérarchisme.

    gen­tillisme + hié­rar­chisme ne font pas bon ménage, le second tôt ou tard écrase le pre­mier, quelle que soit l’in­ten­tion initiale.

    L’a­bo­li­tion de l’ordre impé­ra­tif issu de déci­deurs incon­trô­lés, et l’a­vè­ne­ment de la codé­ci­sion uni­ver­selle, comme prin­cipe incon­tour­nable et faî­tier, sont de nature à pro­pul­ser les domi­nants au musée des hor­reurs du passé.

    Beau­coup mieux que toute révo­lu­tion de la ges­tion, aus­si radi­cale et ori­gi­nale soit elle, qui ne se serait pas affran­chie du hiérarchisme.

    Réponse
  38. J-Stéphane

    Enfin, revoi­là mon quo­ti­dien préféré !

    Réponse
  39. J.C

    S’il n’y avait plus la néces­si­té de gagner de l’argent, il n’y aurait plus de corruption.

    « Mais une consti­tu­tion qui inclu­rait dans ses prin­cipes l’in­ter­dic­tion de don­ner des ordres serait pas mal non plus 😉 »

    ça veut dire plus de consti­tu­tion ça !

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  40. J-Stéphane

    Ce n’est pas l’argent qui cause la cor­rup­tion, c’est la pro­prié­té indi­vi­duelle et le pou­voir indi­vi­duel sans limites. Cette absence de limites per­met aux plus pos­sé­dants d’ac­ca­pa­rer le pou­voir et la pro­prié­té des autres.

    La consti­tu­tion ne doit pas don­ner des ordres, elle doit per­mettre de struc­tu­rer les règles de vie en socié­té, et cela passe néces­sai­re­ment par le besoin d’é­ta­blir des limites de pro­prié­té et de pou­voir, limites qui doivent for­cé­ment avoir un mini­mum et un maximum.

    Sans ce cadre, toute loi est un droit sans pou­voir pour les uns, et un droit d’hé­gé­mo­nie pour les autres.

    Réponse
  41. Wikicrate

    @veronique

    Hit­ler n’étant pas encore au pou­voir en 1931, ça sem­blait assez évi­dem­ment un fake. 
    Mais ce faux n’est pas inin­té­res­sant. Je confirme qu’il est dans l’esprit du livre.

    http://​pro​to​ty​pek​blog​.word​press​.com/​2​0​1​3​/​0​9​/​2​0​/​s​u​r​-​l​a​c​t​u​a​l​i​t​e​-​d​u​-​m​e​i​l​l​e​u​r​-​d​e​s​-​m​o​n​d​es/

    Le texte est là :

    « Ensuite, on pour­sui­vrait le condi­tion­ne­ment en rédui­sant de manière dras­tique l’éducation, pour la rame­ner à une forme d’insertion pro­fes­sion­nelle. Un indi­vi­du inculte n’a qu’un hori­zon de pen­sée limi­té et plus sa pen­sée est bor­née à des pré­oc­cu­pa­tions médiocres, moins il peut se révol­ter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus dif­fi­cile et éli­tiste. Que le fos­sé se creuse entre le peuple et la science, que l’information des­ti­née au grand public soit anes­thé­siée de tout conte­nu à carac­tère sub­ver­sif. Sur­tout pas de phi­lo­so­phie. Là encore, il faut user de per­sua­sion et non de vio­lence directe : on dif­fu­se­ra mas­si­ve­ment, via la télé­vi­sion, des diver­tis­se­ments flat­tant tou­jours l’émotionnel ou l’instinctif. On occu­pe­ra les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavar­dage et une musique inces­sante, d’empêcher l’esprit de penser.

    On met­tra la sexua­li­té au pre­mier rang des inté­rêts humains. Comme tran­quilli­sant social, il n’y a rien de mieux. En géné­ral, on fera en sorte de ban­nir le sérieux de l’existence, de tour­ner en déri­sion tout ce qui a une valeur éle­vée, d’entretenir une constante apo­lo­gie de la légè­re­té ; de sorte que l’euphorie de la publi­ci­té devienne le stan­dard du bon­heur humain et le modèle de la liberté. »

    2 246 signa­taires sur la pétition

    Réponse
  42. Anonymous

    Si demain vous sup­pri­mez l’argent sans chan­ger les règles du pou­voir et de la pro­prié­té, ce ne seront plus les riches qui pos­sé­de­ront le pou­voir et les terres, ce seront les plus violents.

    Réponse
  43. Furax

    Elle est là l’u­to­pie mal­saine, elle est de croire que l’homme devien­dra meilleur sans argent, pour­tant on s’ac­corde tous pour dire que c’est quand on en manque que l’on devient mauvais.

    L’argent est autant le pro­blème de la misère, que les Roms sont res­pon­sable de nous jeter à la figure leur incom­pa­ti­bi­li­té avec notre culture.

    Si demain il est décré­té que pour avoir sans limite ce n’est plus l’argent qui donne le pou­voir, mais juste le fait d’être pro­prié­taire des terres et de leurs habi­tants, ce sera encore pire…

    Réponse
  44. J.C

    @ Ano­ny­mous

    Les règles du pou­voir sont ceux de l’argent et l’argent c’est le manque et la rare­té orga­ni­sée, la lutte de tous contre tous.

    @ Furax

    « pour­tant on s’ac­corde tous pour dire que c’est quand on en manque que l’on devient mauvais »

    C’est le manque d’argent et non pas l’ab­sence d’argent le problème.
    Ce qui est de l’u­to­pie, c’est de croire que les riches sont bons et les pauvres mauvais.

    L’argent c’est la ges­tion du ration­ne­ment et de la peur du manque.
    La fin de l’argent c’est l’a­bon­dance.

    Ano­ny­mous et Furax, regar­dez com­ment vive les ani­maux car­ni­vores dans les régions déser­tiques et les ani­maux végé­ta­riens dans les régions ou la ver­dure est pré­sente à foi­son et com­pa­rez la vio­lence de leurs modes de vie respectifs.

    La seule chose que nous avons à garan­tir, c’est l’ac­cès égal pour tous à tout ce dont cha­cun a besoin pour ne man­quer de rien. Nul besoin de lois sur la pro­prié­té pri­vé ou autres, c’est une ques­tion tech­nique et les moyens de les mettre en oeuvre est pure­ment idéo­lo­gique rien d’autre.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  45. J-Stéphane

    Bon­jour,

    « Les règles du pou­voir sont celles de l’argent et l’argent c’est le manque et la rare­té orga­ni­sée, la lutte de tous contre tous. »

    C’est le vole de pou­voir qui per­met de pillage de l’argent, de la pro­prié­té et des besoins, Le PIB n’a jamais été en crise…

    Et pour­quoi pas regar­dez com­ment vivent les ani­maux végé­ta­riens dans les régions déser­tiques et les ani­maux car­ni­vores dans les régions ou la nour­ri­ture est pré­sente à foi­son… le pou­voir existe chez les ani­maux, le pou­voir du chef, le pou­voir d’a­gir sans être inter­dit par une règle non naturelle.

    Nous humain nous avons par une règle de pro­prié­té, l’in­ter­dic­tion de prendre un fruit qui est à notre por­té, pour les ani­maux il en est tout autre­ment, comme on ne peut leurs impo­ser de suivre une loi de pro­prié­té, on les tue à coups de pes­ti­cides ou toute autre arme létale.

    Vou­lons-nous géné­ra­li­ser ce pro­cé­dé à tout le monde ? J’ai bien l’im­pres­sion que ça a commencé…

    Réponse
  46. meyer

    le sujet,c’était pas le tirage au sort à la base ?

    Réponse
  47. Anonymous

    Allons, allons, ne soyons pas formaliste…

    Réponse
  48. FredArmoni

    Bon, et maintenant ?

    Réponse
  49. Schmilblick

    ALERTE :

    Nous devons tous réflé­chir à la remarque n° 10 d’A­NA SAilland.

    Elle est cinglante de vérités .............

    Un long dicours est inutile.

    Scmil­blick = regard fondu

    Réponse

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