Rencontre virale à Paris, le 20 mai à 18 h

16/05/2013 | 7 commentaires

Juste après la ren­contre dans le cadre de poli​to​scope​.tv, je vous pro­pose de nous retrou­ver, lun­di soir, dans un res­tau­rant parisien.

Les GV qui ont orga­ni­sé la soi­rée demandent qu’on s’ins­crive ; c’est ici :

https://​docs​.google​.com/​f​o​r​m​s​/​d​/​1​V​2​3​N​J​X​D​j​f​E​h​t​c​t​t​v​v​i​3​3​n​M​P​g​I​K​x​f​y​q​v​s​d​q​m​4​P​5​3​x​U​k​o​/​v​i​e​w​f​o​r​m​?​p​l​i=1

Je viens avec quelques pro­po­si­tions de conver­sa­tions, bien sûr (Tol­stoï, Marat, Robes­pierre, s’or­ga­ni­ser ou pas, les ate­liers consti­tuants, la ren­contre du matin avec Friot/Bresson/Stiegler, le pro­jet de film, des pos­si­bi­li­tés nou­velles de créa­tion pour la TV, l’as­so­cia­tion LCC « Les Citoyens Consti­tuants » comme labo­ra­toire démo­cra­tique…), mais il faut que l’ordre du jour reste ouvert : on déci­de­ra ensemble des sujets qui vous inté­ressent le plus.

Comme d’ha­bi­tude, je suis tout joyeux à l’i­dée de vous revoir 🙂

Étienne.

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Étienne

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7 Commentaires

  1. Tibak

    J’y serai ! 🙂

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  2. EFFAB

    Une idée de conver­sa­tion ou cette antIENNE tenace et radicale…

    … le pou­voir relève essen­tiel­le­ment de l’exé­cu­tif, j’ai encore enten­du ça il y a quelques minutes en fin de jour­nal sur France Culture. Exit donc Mon­tes­quieu. Mais qu’en est-il au juste au niveau de la Consti­tu­tion ? n’y-a-t-il pas là vice consti­tu­tion­nel ? inadé­qua­tion entre la pra­tique et le Droit ?…

    … voire même trou­ver à redire au sys­tème en place pour cette non-confor­ma­tion des poli­tiques menées et de l’ar­bi­traire éta­tique quant aux Décla­ra­tions des droits de l’Homme, du Citoyen et j’en passe ?… car ces élites qui nous obligent et qui sont bien les pre­miers à se tar­guer des plus nobles inten­tions sont à double-titre res­pon­sables de leurs actes : cette inté­gri­té et ce dés­in­té­rêt qui devraient être les leur, cette inca­pa­ci­té et cette non-volon­té à tra­vailler pour le bien public.

    Bref, n’y aurait-il pas pos­si­bi­li­té d’at­ta­quer l’E­tat en jus­tice ? voire même pour une per­sonne iso­lée com­ment on s’y prend pour deman­der des comptes à l’E­tat ? Lui qui semble-t-il a tous les droits en terme d’im­pôts doit bien souf­frir lui-même la cri­tique et des comptes à rendre, si nécessaire ?

    Cela peut paraître un peu flou, voire quelque peu tiré par les che­veux de ma part mais je n’en suis pas si cer­tain, comme d’autres sau­ront mieux déve­lop­per que moi, ou alors prou­vez-moi le contraire.

    Encore une chose : je crois que si nous étions vrai­ment à la hau­teur de nos ambi­tions et cette confor­mi­té entre nos actes et nos idéaux, nous ne devrions pas payer nos impôts, outre le fait de ne plus voter ou voter blanc.

    Pour qu’il y ait crise – voire la conclu­sion d’Y­van BLOT dans cet entre­tien avec ETIENNE – et évi­ter les sem­pi­ter­nels déra­pages his­to­riques, il serait je crois judi­cieux d’op­ter pour une action plus radi­cale quoi que exclu­si­ve­ment pacifique.

    Gen­til ROBESPIERRE

    Réponse
  3. EFFAB

    Je suis très curieux de cette soi­rée, quel­qu’un aurait-il des choses à en dire ? ou cela ne concerne que l’in­ti­mi­té des GV et des seuls participants ?…

    Tous ces à‑côtés évé­ne­men­tiels ou simples ren­contres plus inti­mistes où il doit se dire tant de choses et fusion­ner à mille à l’heure les idées les plus inima­gi­nables et toutes ces pro­jec­tions futures et sociétales…

    Qui a la plume alerte et le coeur par­ta­geur pour que je puisse m’im­pré­gner à mon tour et un tant soit peu de tout ça ? moi qui suis comme condam­né à ne pas pou­voir bou­ger ni agir, moi qui n’en suis pas moins dans ce fon­de­ment et cette espé­rance… ou cette volonté_tel ROBESPIERRE… para­doxe et déme­sure

    Réponse
  4. jonathan

    Bon­jour à tous,
    Suite à la ren­contre de quelques uns du groupe lun­di, j’ai mis en avant le risque de voir le virus muté et d’être déna­tu­ré par notre envie de le voir se propager.
    Je viens ici déve­lop­per mon idée et en avoir votre ressenti.

    Depuis quelques temps je vois sur des gens qui ne dis­cute plus de l’a­mé­lio­ra­tion d’un sys­tème poli­tique pour pri­vi­lé­gier la dif­fu­sion d’une pos­sible alter­na­tive au gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif. Je trouve cela assez dan­ge­reux dans le sens où cela à ten­dance à finir en pro­pa­gande poli­tique, qui res­semble beau­coup à se que nous repro­chons au sys­tème en place…

    Lun­di, j’ai pu voir des gens qui était là pour « trou­ver une solu­tion à leurs pro­blèmes », hors la solu­tion du tirage au sort n’est qu’une pro­po­si­tion ( oui car nous ne savons tou­jours pas si ça marche réel­le­ment même si je le sou­haite) pour résoudre les pro­blèmes poli­tiques, et que poli­tiques. Même si la poli­tique per­met de résoudre des pro­blèmes de notre vie quo­ti­dienne, je ne pense pas que l’on puisse trai­ter nos pro­blèmes QUE sous cette approche, et encore moins en ne fai­sant que chan­ger le monde sans chan­ger la vision que nous avons du monde.

    Si des gens sont à ces réunions pour trou­ver une solu­tion à leurs pro­blèmes, je ne pense pas que ce soit béné­fique ni pour l’i­dée ni pour eux, et je mets ça sur le dos de notre volon­té à faire adhé­rer les gens à notre pen­sée, qui fait croire que là est la solu­tion à tous les problèmes.

    Mais alors si nous res­tons dans notre coin à réflé­chir à sys­tème par­fait et que per­sonne n’en entend par­ler, à quoi bon ? 
    Je suis d’ac­cord avec cette objec­tion, et j’en apporte une solu­tion que me parait plus « éffi­cace » dans la com­mu­ni­ca­tion de l’i­dée et sur l’aide que nous pou­vons appor­ter au gens.
    Et si nous nous « déspé­sia­li­sons » ? Nous avons acquis cer­taines connais­sances poli­tiques, sociales, éco­no­miques, et sur­tout ( et ce qui me parait le plus impor­tant) une méca­nique intel­lec­tuel qui per­met de com­prendre com­ment prendre des déci­sions aux seins d’un groupe.
    Pour­quoi ne pas, en paral­lèle de notre tra­vail sur la consti­tu­tion, ne pas faire quelque chose de l’ordre du « conseil en orga­ni­sa­tion » adap­té à n’im­porte quelle structure ? 
    aider les gens qui s’embourbent à se déci­der en groupe, les accom­pa­gner dans la com­pré­hen­sion de leurs enjeux et de leurs objec­tifs, les faire réflé­chir eux même aux ques­tions liés aux pou­voirs, pour qu’ils s’en sortent concrè­te­ment à court terme, et pour peut-être avoir des gens qui s’in­té­ressent à cette ques­tion et viennent réflé­chir avec nous à un meilleurs sys­tème politique ? 

    Qu’en pen­sez-vous ? 

    Mer­ci de votre attention,
    Bonne journée,
    Jonathan.

    Réponse
  5. Morpheus

    Bon­jour Jonathan,

    Je trouve inté­res­sante cette obser­va­tion et le fait que l’on puisse obser­ver que des gens – a prio­ri des gens simples qui ne veulent pas le pou­voir – rejoigne le mou­ve­ment des Gen­tils Virus avec le désir de trou­ver des solu­tions à leurs pro­blèmes (que l’on sup­pose, dans la ques­tion, des pro­blèmes personnels).

    Cela nous ramène à une ques­tion fon­da­men­tale : quelque soit le mode d’or­ga­ni­sa­tion sociale et poli­tique, le rôle d’une démo­cra­tie véri­ta­ble­ment vouée au bien com­mun est de résoudre les pro­blèmes qui se posent aux citoyens de la Cité. Cela nous ramène à un objet clair et concis, com­pré­hen­sible et accep­table par tous : résoudre les pro­blèmes est la mis­sion fon­da­men­tale de la démo­cra­tie et donc de ses ins­ti­tu­tions (quelles qu’elles soient).

    Dans d’autres sujets, j’ai déjà avan­cé cette réflexion – que je qua­li­fie­rais de « phi­lo­so­phie pra­tique », qui dit, en par­lant de la Loi et du Droit, ceci : « Une loi n’est jamais la solu­tion à un pro­blème, mais l’ex­pres­sion tra­gique de notre impuis­sance à résoudre un problème. »

    Nous avons été condi­tion­nés à pen­ser selon un cane­vas léga­liste (l’É­tat de droits), ou le réflexe méca­nique (j’ai failli écrire « presque », mais j’y ai renon­cé parce que C’EST méca­nique) des poli­ti­ciens pro­fes­sion­nels face à chaque pro­blème est : je pond une loi ! Et, oh ! Minute papillon ! Comme le démontre l’ex­pé­rience démo­cra­tique de gosses à par­tir de 6 ans à l’é­cole de Sum­me­rhill « trop de lois tue la loi ». Et comme nous-mêmes pou­vons aisé­ment nous en aper­ce­voir, les lois ne résolvent pas les pro­blèmes, et n’empêchent pas les crimes et les délits : elle per­met juste de les sanc­tion­ner et de RESTREINDRE LES LIBERTÉS.

    Or, res­treindre les liber­tés en légi­fé­rant, c’est réduire, sys­té­ma­ti­que­ment et dura­ble­ment, la conscience col­lec­tive et sur­tout la res­pon­sa­bi­li­sa­tion tant indi­vi­duelle que col­lec­tive. Quand on obéit à des lois, on ne réflé­chis plus aux moti­va­tions et aux consé­quences de nos actes : on obéit ou on déso­béit. Le seul repère devient « c’est la Loi » (ou c’est illé­gal). Toutes les rai­sons et les moti­va­tions qui ont pu abou­tir à cette Loi sont igno­rés par les jus­ti­ciables lors de l’ap­pli­ca­tion des lois. Cela empêche le déve­lop­pe­ment d’une conscience citoyenne. Je conclu donc qu’il y a un véri­table débat sur cette question.

    Quelle est – ou quelles sont – les méthodes les plus per­ti­nente qui nous per­met­traient de résoudre les pro­blèmes ?

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  6. EFFAB

    Face aux lois coer­ci­tives, la liber­té pour cha­cun de faire ce qu’il lui plaît_mais parce que notre liber­té indi­vi­duelle nous oblige tout à la fois au res­pect d’au­trui, ce res­pect de cette autre liber­té et légi­ti­mi­té indi­vi­duelle, cette réserve que nous nous devons comme ces limites à ne pas fran­chir, ces règles de la cour­toi­sie, de l’in­ti­mi­té, du savoir-vivre (en socié­té) comme ce res­pect de soi-même, de la plus évi­dente hygiène au civisme le plus indis­pen­sable, à savoir, cette loi d’é­ga­li­té et de juste mesure entre tous et cha­cun : il est donc une solu­tion à tous pro­blèmes, les­quels ne sont, sous cet éclai­rage, que débor­de­ments pul­sion­nels, pas­sion­nels, égo­tistes et tout ce que vous vou­drez qui ne soit juste et modé­ré, réflé­chi, rai­son­nable, etc., etc.

    Les lois n’ont plus court, à l’ins­tar du Droit qui oblige une socié­té mais ne résout jamais vrai­ment rien puis­qu’Il ne sert que le pou­voir ou la morale et non l’in­di­vi­du et la jus­tice… oui, Lui pré­fé­rer cette Jus­tice de la rai­son et du coeur, et rem­pla­cer enfin ces lois alié­nantes par ces règles de vie et d’usage_cette valeur qui ne vaut que par ce res­pect et cette réserve, cette atten­tion et cette inten­tion, aus­si pas­sion­nés et conscien­cieux que nous soyons ou, jus­te­ment, parce que nous sommes à ce point amou­reux de la vie et ver­tueux en dépit de la chair et de toute la pré­ten­tion de notre esprit, cette huma­ni­té en même temps que cette perfectabilité.

    Bref, sans tom­ber dans les pièges et les par­tis pris d’un énième dis­cours sur les bonnes méthodes, je crois que le temps de l’ac­tion et des syner­gies est enfin adve­nu, cette croi­sée des che­mins et des esprits conscients de cet enjeu col­lec­tif où trans­pa­rence, éthique, res­pect, liber­té, hon­nê­te­té, inté­gri­té, par­tage sont les maîtres-mots, ces com­por­te­ments adé­quats comme ces valeurs éter­nelles sinon humanistes…

    … tel un pre­mier cercle fai­sant rai­son­nance et ces nou­veaux cercles alen­tour gran­dis­sant, se pro­pa­geant et débor­dant peu à peu par­tout, tel un souffle liber­taire et cette volon­té col­lec­tive, la véri­té pre­nant acte et les esprits pre­nant corps, le corps révo­lu­tion­naire, la Nation en légi­ti­mi­té et volon­té, ce des­tin com­mun à tous car cette liber­té ultime et cette jus­tice inhérente.

    Cette exi­gence extrême car il faut bien équi­li­brer ce tout et cha­cun de ses inté­rêts. Et cette furieuse envie de signer ROBESPIERRE, allez savoir pour­quoi ! lubie pas­sa­gère et condi­tion­ne­ment blog­sphé­rique, j’imagine.

    ROBESPIERRE

    Réponse
  7. Pparent

    J’a­voue que je ne com­prends pas bien cette volon­té de vou­loir dis­cu­ter de per­son­nage his­to­rique comme Robes­pierre, dans l’op­tique de déter­mi­ner s’il était un affreux ou quel­qu’un de bien.

    Je ne vois pas en quoi se poser de telles ques­tions est utile au mou­ve­ment, j’ai plu­tôt l’im­pres­sion que ça crée de la divi­sion inuti­le­ment. Car de toute façon qu’il soit quel­qu’un de bien, un affreux, ou quel­qu’un que l’on décide de ne pas juger, ça n’empecche pas qu’il ai put avoir des idées inté­res­santes qui puissent être réutilisées.

    Réponse

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