Juste après la rencontre dans le cadre de politoscope.tv, je vous propose de nous retrouver, lundi soir, dans un restaurant parisien.

Les GV qui ont organisé la soirée demandent qu’on s’inscrive ; c’est ici :
Je viens avec quelques propositions de conversations, bien sûr (Tolstoï, Marat, Robespierre, s’organiser ou pas, les ateliers constituants, la rencontre du matin avec Friot/Bresson/Stiegler, le projet de film, des possibilités nouvelles de création pour la TV, l’association LCC « Les Citoyens Constituants » comme laboratoire démocratique…), mais il faut que l’ordre du jour reste ouvert : on décidera ensemble des sujets qui vous intéressent le plus.
Comme d’habitude, je suis tout joyeux à l’idée de vous revoir 🙂
Étienne.

J’y serai ! 🙂
Une idée de conversation ou cette antIENNE tenace et radicale…
… le pouvoir relève essentiellement de l’exécutif, j’ai encore entendu ça il y a quelques minutes en fin de journal sur France Culture. Exit donc Montesquieu. Mais qu’en est-il au juste au niveau de la Constitution ? n’y-a-t-il pas là vice constitutionnel ? inadéquation entre la pratique et le Droit ?…
… voire même trouver à redire au système en place pour cette non-conformation des politiques menées et de l’arbitraire étatique quant aux Déclarations des droits de l’Homme, du Citoyen et j’en passe ?… car ces élites qui nous obligent et qui sont bien les premiers à se targuer des plus nobles intentions sont à double-titre responsables de leurs actes : cette intégrité et ce désintérêt qui devraient être les leur, cette incapacité et cette non-volonté à travailler pour le bien public.
Bref, n’y aurait-il pas possibilité d’attaquer l’Etat en justice ? voire même pour une personne isolée comment on s’y prend pour demander des comptes à l’Etat ? Lui qui semble-t-il a tous les droits en terme d’impôts doit bien souffrir lui-même la critique et des comptes à rendre, si nécessaire ?
Cela peut paraître un peu flou, voire quelque peu tiré par les cheveux de ma part mais je n’en suis pas si certain, comme d’autres sauront mieux développer que moi, ou alors prouvez-moi le contraire.
Encore une chose : je crois que si nous étions vraiment à la hauteur de nos ambitions et cette conformité entre nos actes et nos idéaux, nous ne devrions pas payer nos impôts, outre le fait de ne plus voter ou voter blanc.
Pour qu’il y ait crise – voire la conclusion d’Yvan BLOT dans cet entretien avec ETIENNE – et éviter les sempiternels dérapages historiques, il serait je crois judicieux d’opter pour une action plus radicale quoi que exclusivement pacifique.
Gentil ROBESPIERRE
Je suis très curieux de cette soirée, quelqu’un aurait-il des choses à en dire ? ou cela ne concerne que l’intimité des GV et des seuls participants ?…
Tous ces à‑côtés événementiels ou simples rencontres plus intimistes où il doit se dire tant de choses et fusionner à mille à l’heure les idées les plus inimaginables et toutes ces projections futures et sociétales…
Qui a la plume alerte et le coeur partageur pour que je puisse m’imprégner à mon tour et un tant soit peu de tout ça ? moi qui suis comme condamné à ne pas pouvoir bouger ni agir, moi qui n’en suis pas moins dans ce fondement et cette espérance… ou cette volonté_tel ROBESPIERRE… paradoxe et démesure
Bonjour à tous,
Suite à la rencontre de quelques uns du groupe lundi, j’ai mis en avant le risque de voir le virus muté et d’être dénaturé par notre envie de le voir se propager.
Je viens ici développer mon idée et en avoir votre ressenti.
Depuis quelques temps je vois sur des gens qui ne discute plus de l’amélioration d’un système politique pour privilégier la diffusion d’une possible alternative au gouvernement représentatif. Je trouve cela assez dangereux dans le sens où cela à tendance à finir en propagande politique, qui ressemble beaucoup à se que nous reprochons au système en place…
Lundi, j’ai pu voir des gens qui était là pour « trouver une solution à leurs problèmes », hors la solution du tirage au sort n’est qu’une proposition ( oui car nous ne savons toujours pas si ça marche réellement même si je le souhaite) pour résoudre les problèmes politiques, et que politiques. Même si la politique permet de résoudre des problèmes de notre vie quotidienne, je ne pense pas que l’on puisse traiter nos problèmes QUE sous cette approche, et encore moins en ne faisant que changer le monde sans changer la vision que nous avons du monde.
Si des gens sont à ces réunions pour trouver une solution à leurs problèmes, je ne pense pas que ce soit bénéfique ni pour l’idée ni pour eux, et je mets ça sur le dos de notre volonté à faire adhérer les gens à notre pensée, qui fait croire que là est la solution à tous les problèmes.
Mais alors si nous restons dans notre coin à réfléchir à système parfait et que personne n’en entend parler, à quoi bon ?
Je suis d’accord avec cette objection, et j’en apporte une solution que me parait plus « éfficace » dans la communication de l’idée et sur l’aide que nous pouvons apporter au gens.
Et si nous nous « déspésialisons » ? Nous avons acquis certaines connaissances politiques, sociales, économiques, et surtout ( et ce qui me parait le plus important) une mécanique intellectuel qui permet de comprendre comment prendre des décisions aux seins d’un groupe.
Pourquoi ne pas, en parallèle de notre travail sur la constitution, ne pas faire quelque chose de l’ordre du « conseil en organisation » adapté à n’importe quelle structure ?
aider les gens qui s’embourbent à se décider en groupe, les accompagner dans la compréhension de leurs enjeux et de leurs objectifs, les faire réfléchir eux même aux questions liés aux pouvoirs, pour qu’ils s’en sortent concrètement à court terme, et pour peut-être avoir des gens qui s’intéressent à cette question et viennent réfléchir avec nous à un meilleurs système politique ?
Qu’en pensez-vous ?
Merci de votre attention,
Bonne journée,
Jonathan.
Bonjour Jonathan,
Je trouve intéressante cette observation et le fait que l’on puisse observer que des gens – a priori des gens simples qui ne veulent pas le pouvoir – rejoigne le mouvement des Gentils Virus avec le désir de trouver des solutions à leurs problèmes (que l’on suppose, dans la question, des problèmes personnels).
Cela nous ramène à une question fondamentale : quelque soit le mode d’organisation sociale et politique, le rôle d’une démocratie véritablement vouée au bien commun est de résoudre les problèmes qui se posent aux citoyens de la Cité. Cela nous ramène à un objet clair et concis, compréhensible et acceptable par tous : résoudre les problèmes est la mission fondamentale de la démocratie et donc de ses institutions (quelles qu’elles soient).
Dans d’autres sujets, j’ai déjà avancé cette réflexion – que je qualifierais de « philosophie pratique », qui dit, en parlant de la Loi et du Droit, ceci : « Une loi n’est jamais la solution à un problème, mais l’expression tragique de notre impuissance à résoudre un problème. »
Nous avons été conditionnés à penser selon un canevas légaliste (l’État de droits), ou le réflexe mécanique (j’ai failli écrire « presque », mais j’y ai renoncé parce que C’EST mécanique) des politiciens professionnels face à chaque problème est : je pond une loi ! Et, oh ! Minute papillon ! Comme le démontre l’expérience démocratique de gosses à partir de 6 ans à l’école de Summerhill « trop de lois tue la loi ». Et comme nous-mêmes pouvons aisément nous en apercevoir, les lois ne résolvent pas les problèmes, et n’empêchent pas les crimes et les délits : elle permet juste de les sanctionner et de RESTREINDRE LES LIBERTÉS.
Or, restreindre les libertés en légiférant, c’est réduire, systématiquement et durablement, la conscience collective et surtout la responsabilisation tant individuelle que collective. Quand on obéit à des lois, on ne réfléchis plus aux motivations et aux conséquences de nos actes : on obéit ou on désobéit. Le seul repère devient « c’est la Loi » (ou c’est illégal). Toutes les raisons et les motivations qui ont pu aboutir à cette Loi sont ignorés par les justiciables lors de l’application des lois. Cela empêche le développement d’une conscience citoyenne. Je conclu donc qu’il y a un véritable débat sur cette question.
Quelle est – ou quelles sont – les méthodes les plus pertinente qui nous permettraient de résoudre les problèmes ?
Cordialement,
Morpheus
Face aux lois coercitives, la liberté pour chacun de faire ce qu’il lui plaît_mais parce que notre liberté individuelle nous oblige tout à la fois au respect d’autrui, ce respect de cette autre liberté et légitimité individuelle, cette réserve que nous nous devons comme ces limites à ne pas franchir, ces règles de la courtoisie, de l’intimité, du savoir-vivre (en société) comme ce respect de soi-même, de la plus évidente hygiène au civisme le plus indispensable, à savoir, cette loi d’égalité et de juste mesure entre tous et chacun : il est donc une solution à tous problèmes, lesquels ne sont, sous cet éclairage, que débordements pulsionnels, passionnels, égotistes et tout ce que vous voudrez qui ne soit juste et modéré, réfléchi, raisonnable, etc., etc.
Les lois n’ont plus court, à l’instar du Droit qui oblige une société mais ne résout jamais vraiment rien puisqu’Il ne sert que le pouvoir ou la morale et non l’individu et la justice… oui, Lui préférer cette Justice de la raison et du coeur, et remplacer enfin ces lois aliénantes par ces règles de vie et d’usage_cette valeur qui ne vaut que par ce respect et cette réserve, cette attention et cette intention, aussi passionnés et consciencieux que nous soyons ou, justement, parce que nous sommes à ce point amoureux de la vie et vertueux en dépit de la chair et de toute la prétention de notre esprit, cette humanité en même temps que cette perfectabilité.
Bref, sans tomber dans les pièges et les partis pris d’un énième discours sur les bonnes méthodes, je crois que le temps de l’action et des synergies est enfin advenu, cette croisée des chemins et des esprits conscients de cet enjeu collectif où transparence, éthique, respect, liberté, honnêteté, intégrité, partage sont les maîtres-mots, ces comportements adéquats comme ces valeurs éternelles sinon humanistes…
… tel un premier cercle faisant raisonnance et ces nouveaux cercles alentour grandissant, se propageant et débordant peu à peu partout, tel un souffle libertaire et cette volonté collective, la vérité prenant acte et les esprits prenant corps, le corps révolutionnaire, la Nation en légitimité et volonté, ce destin commun à tous car cette liberté ultime et cette justice inhérente.
Cette exigence extrême car il faut bien équilibrer ce tout et chacun de ses intérêts. Et cette furieuse envie de signer ROBESPIERRE, allez savoir pourquoi ! lubie passagère et conditionnement blogsphérique, j’imagine.
ROBESPIERRE
J’avoue que je ne comprends pas bien cette volonté de vouloir discuter de personnage historique comme Robespierre, dans l’optique de déterminer s’il était un affreux ou quelqu’un de bien.
Je ne vois pas en quoi se poser de telles questions est utile au mouvement, j’ai plutôt l’impression que ça crée de la division inutilement. Car de toute façon qu’il soit quelqu’un de bien, un affreux, ou quelqu’un que l’on décide de ne pas juger, ça n’empecche pas qu’il ai put avoir des idées intéressantes qui puissent être réutilisées.