Chers amis,
Vous savez l’importance que j’accorde au travail de Frédéric Lordon : c’est le seul qui résiste en réclamant prioritairement des réformes de structure au lieu de focaliser sur la petite vertu des personnes. Il ne lui manque que l’objectif opérationnel du tirage au sort des auteurs de ces nouvelles structures pour que nous soyons bien synchrones tous les deux (il progresse vite ces temps-ci, il a trouvé épatant le film Dédale, m’a-t-il dit) 🙂
Je suis allé voir récemment la mise en scène par Judith Bernard de la pièce de Frédéric « D’un retournement l’autre ». Avant de voir la pièce, au cinéma puis au théâtre, j’aimais déjà ce texte puissant, amusant et décapant, mais la mise en scène de Judith et le jeu des acteurs m’ont enthousiasmé : j’ai trouvé ce spectacle épatant (et je peste qu’il n’y en ait pas de trace vidéo complète).
Frédéric a écrit bien d’autres livres, bien sûr, mais l’un d’entre eux, excellent lui aussi, a tapé dans l’œil de Judith qui projette de l’adapter à la scène. Je trouve l’idée stimulante car j’aime bien le couple Lordon/Bernard et j’ai hâte de voir comment Judith va reformuler/mettre en scène Frédéric, en convoquant Spinoza dans notre bagarre moderne contre les tyrans.



Mais il faut des sous pour préparer un spectacle, et dans notre pays, si j’ai bien compris, les pouvoirs publics n’aident que les théâtres publics, et presque pas les théâtres privés. Ce qui fait que Judith risque fort de ne pas décrocher les aides publiques pour préparer son (pourtant très modeste) spectacle.
Je relaie donc ici son appel à l’aide, qui nous propose une souscription, c’est-à-dire une participation financière préalable de tous ceux qui aimeraient bien voir à nouveau du Lordon sur scène et qui comprennent bien que c’est à nous d’aider les artistes que nous aimons, un peu comme font (très bien) les Mutins de Pangée quand ils nous appellent à cofinancer par souscription les prochains films de Daniel Mermet sur Noam Chomsky ou Howard Zin.
Première lettre de Judith Bernard, aux fidèles de la troupe ADA :
Chers amis,
Vous le savez sûrement, la compagnie ADA-Théâtre prépare désormais son prochain spectacle, Bienvenue dans l’angle Alpha – d’après Capitalisme, désir et servitude, de Frédéric Lordon. La création est programmée pour le 7 janvier 2014 au Théâtre de Ménilmontant. Et vous le savez aussi, ADA ne dispose à l’heure actuelle d’aucune subvention ; ce qui veut dire : aucun moyen pour louer un espace de répétition, et faire fabriquer le premier (et seul) élément de décor dont nous avons besoin pour répéter (une échelle-double un peu magique).

Aussi ADA a‑t-elle décidé de s’en remettre à vous : vous êtes le « premier cercle », celui des amis, des proches, des potes, qui nous connaît, a souvent vu nos spectacles avant, et sait pouvoir nous faire confiance. Si vous voulez soutenir le projet, et ainsi permettre au spectacle d’advenir, vous pouvez faire un geste, via le site de financement participatif Ulule : vous pourrez en retour obtenir des invitations pour le spectacle, des albums photos des spectacles, des affiches dédicacées… Même un petit geste (les dons commencent à 10€) est extrêmement précieux : c’est la part du colibri, une marque d’affection, la foi dans le collectif, une manière d’être utile, et toujours bienvenu… dans l’angle Alpha !
Si nous parvenons à mettre en place un début de financement via le cercle des proches, le projet devient public, et la campagne de collecte peut être diffusée très largement… Ainsi la collectivité aura-t-elle permis qu’advienne ce spectacle que nous lui destinons.
Pour consulter le projet, vous faire une idée, poser une question, et pourquoi pas faire un don, c’est là : http://fr.ulule.com/langle-alpha/
…
Deuxième lettre de Judith :
Chers amis,
Vous avez été épatants ! Votre promptitude et votre générosité ont permis à notre projet d’atteindre 28% de financement en une semaine ! Si nous gardons ce rythme, nous pourrons atteindre l’objectif des 3500€, et ainsi percevoir en effet vos dons (si l’objectif n’est pas atteint au 10 mai, les donateurs sont remboursés et la compagnie ne touche rien). Si vous songez à des personnes dans votre entourage susceptibles de s’intéresser à notre projet et d’aider à sa naissance, ou si parmi vous certains ont eu envie de faire un geste, mais n’en ont pas trouvé le temps/l’humeur/l’élan, n’hésitez pas : il n’est pas trop tard !
Ça se passe ici : http://fr.ulule.com/langle-alpha/
La démarche est significative et peut vous sembler étrange : en contribuant ainsi par vous-mêmes à la production de ce spectacle, vous vous substituez à la puissance publique. Elle ne nous a jamais soutenus – pour plein de raisons : elle a de moins en moins de moyens, étranglée par des politiques qui ne lui sont pas favorables, et nous n’avons pas l’heur de lui plaire, ne jouant que dans les théâtres privés qu’elle ignore, pour des publics qui ne sont pas ceux des théâtres publics en vogue, et loin des réseaux qu’il convient d’infiltrer…
Nos spectacles nous paraissent pourtant avoir une véritable utilité publique, soucieux de produire un théâtre à la fois critique et ludique, capable de réjouir tous les publics tout en armant une pensée critique redoutablement aiguisée. Bienvenue dans l’angle Alpha s’inscrit dans cette démarche, en proposant de mettre de la philosophie politique sur un plateau plein de joie… Beau défi, difficile aussi, que nous œuvrons déjà à relever dans le laboratoire de nos premières répétitions ; vous savoir avec nous est la plus belle récompense de nos efforts.
Merci à tous, pour ce qui a déjà été fait, pour ce qui sera fait encore,
et à bientôt,
Judith.
Voilà, j’espère que vous serez assez nombreux avec moi pour aider Judith, et que nous aurons bientôt le plaisir de goûter du bon Lordon la prochaine saison 🙂
Étienne.
_________________
PS : pour ceux qui l’auraient raté, le dernier billet de Frédéric sur la Pompe à phynance est savoureux :
Le balai comme la moindre des choses

http://blog.mondediplo.net/2013–04-12-Le-balai-comme-la-moindre-des-choses
et le fil de commentaires y est très instructif
(Il y a un ‘Étienne’ (qui n’est pas moi) qui questionne Frédéric et qui est bien intéressant).
Quelques perles lordonesques, arbitrairement surlignées par le père Chouard 🙂
« la bouse soudainement posée n’en a pas moins le mauvais goût de tomber au plus mauvais moment — il est bien vrai que le spectacle de la cupidité déboutonnée, lors même que le corps social en bave comme jamais, donne quelques envies de coups de fourche. »
« De même que Churchill promettait aux munichois, qui espéraient avoir évité la guerre au prix du déshonneur, d’avoir et le déshonneur et la guerre, le socialisme de collaboration — vrai nom du « socialisme de l’offre » — aura l’échec en plus de la honte. »
« l’accord ANI dit de « sécurisation de l’emploi » — ajoute l’ignominie de son appellation à l’ignominie de ses contenus »
« l’ANI ajoute l’inepte à l’ignoble — entendre l’inefficacité économique à la démission politique. Les entreprises ne manquent pas de flexibilité, elles manquent de demande ! »
« Cette ânerie de force 7, connue depuis les années 1980 sous le nom grotesque de « théorème de Schmidt », s’est révélée incurablement fausse pour ignorer ce mécanisme élémentaire que les entreprises n’étendent leurs capacités de production qu’à la condition d’anticiper une demande suffisante (pour le reste, elles procèdent à des investissements de rationalisation qui augmentent la productivité mais en détruisant de l’emploi). On peut les laisser empiler du profit autant qu’elles le veulent : pas de demande, pas d’investissement. »
« la capacité de l’Etat colonisé à persévérer au service des intérêts de ses colonisateurs. »
« La déflation, c’est-à-dire la baisse des prix et des salaires nominaux, a été la plaie des années trente, dont les institutions salariales du fordisme nous auront vaccinés en opérant la déconnexion de leur formation d’avec la conjoncture, seul moyen de réintroduire des forces de rappel, donc de la stabilité macroéconomique quand tous les ajustements procyliques du néolibéralisme ne font qu’amplifier les chocs et produire de la divergence. En dépit des attaques répétées, tout n’a pas été démantelé de cet acquis institutionnel du fordisme, et c’est à cela seulement que nous devons de ne pas avoir sombré dans la spirale dépressionnaire.
Raison pour quoi sans doute le gouvernement n’a rien de plus pressé que de laisser l’ANI démanteler ce qui nous a à peu près protégés ! En effet l’ANI prévoit explicitement la possibilité pour les entreprises d’imposer des baisses de salaire — au nom de la « protection de l’emploi »… — c’est-à-dire de réarmer localement les mécanismes procycliques que les conquêtes fordiennes étaient parvenues à neutraliser. Que ces ajustements viennent à se généraliser et c’est l’économie tout entière qui se verra de nouveau contaminée par l’instabilité, au terme d’une magnifique expérience en vraie grandeur de reconstitution des années trente ! »
« la rationalité capitaliste individuelle qui cherche à minimiser les salaires versés (et pourquoi pas les annuler) ne produit aucune rationalité capitaliste collective, puisque si aucun capitaliste ne verse de salaire, aucun capitaliste ne vendra quoi que ce soit… »
« l’obscénité des pulsions cupides entièrement libérées, soustraites à toute régulation de la décence »
« Au mépris de toute logique, politique aussi bien qu’économique, le gouvernement socialiste, rendu au dernier degré de l’intoxication intellectuelle, a donc pris pour ligne stratégique de s’en remettre en tout, et pour tout, à la fortune du capital, sans doute sur la base des allégations répétées, et désormais prises pour argent comptant, que « seuls les entrepreneurs créent des emplois », proposition pourtant doublement fausse : d’abord parce que c’est la conjoncture d’ensemble qui détermine l’emploi — et les entreprises ne font qu’opérer (localement) des créations d’emploi en fait déterminées au-dessus d’elles ; ensuite parce que, depuis trente ans, les « entrepreneurs » ont bien davantage démontré leur capacité à détruire des emplois que leur capacité à en créer… »
« Quand Jean-Marc Ayrault se rend, tel le bourgeois de Calais, à l’université d’été du MEDEF pour livrer au patronat les clés de la cité, […] il révèle par la même la vérité ultime du capitalisme comme prise d’otage de la société par le capital. »
[Pour produire le concept ou les critères de « gauche »] : « On pouvait déjà trouver l’un de ces critères dans le rapport au « cadre » constitué par les structures de la mondialisation, soit : le plain-pied concurrentiel du libre-échange international ; la déréglementation financière ; l’orthodoxie de la politique économique sous surveillance des marchés de capitaux ; la droite se définissant alors comme le renoncement à contester le cadre et le choix de se soumettre à ses contraintes, la gauche comme projet alternatif de refaire le cadre, ou bien d’en sortir. »
[sur l’évidence que le parti prétendument socialiste est (depuis toujours ?) un parti de droite dure :] « Il est certain en tout cas que le corps social prendrait une vue sensiblement différente sur la compétition électorale qu’on lui vend comme « démocratie », à partir du moment où il verrait clairement qu’elle n’a pour enjeu que de départager la droite et la fraction modérée de la droite. Encore qualifier le Parti socialiste de « fraction modérée de la droite » demeure-il sujet à discussion si l’on considère que les avancées du rapport Gallois et de l’ANI vont au-delà des ambitions de la droite sans complexe, comme l’atteste le succès parlementaire que rencontre, auprès même des députés UMP, le projet de loi transcrivant l’accord sur l’emploi. Voilà donc peut-être comment il faudrait dire les choses plus justement : l’alternance UMP-PS n’est rien d’autre que celle de la droite décomplexée et de la droite complexée. »
« Ca n’est donc pas seulement, comme on dit parfois, que « le poisson pourrit par la tête », le corps primitivement sain n’étant gagné que par après, mais que la pourriture de la tête révèle la malfaçon de l’ensemble. »
Tout ce qui manque à Frédéric, je trouve, c’est l’objectif central d’auto-formation populaire pour MUTER EN PEUPLE CONSTITUANT, de façon à écrire enfin nous-mêmes la structure, les règles de contrôle permanent de tous les pouvoirs.
Sans cela, le coup de balai verra revenir les mêmes voleurs de pouvoir dès que les gens seront rentrés chez eux, comme en Tunisie, et comme partout ailleurs : ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, et c’est à nous, individuellement, de comprendre d’abord, de vouloir ensuite et d’imposer enfin le respect de ce principe fondateur d’hygiène politique de base.
La démocratie, ce n’est pas l’élection de maîtres mais le tirage au sort de serviteurs (et le contrôle permanent des tirés au sort), pour protéger durablement la souveraineté permanente des citoyens contre les voleurs de pouvoir.
Le tirage au sort est un antidote (universel) contre les tendances oligarchiques (universelles).
Il n’y a que le peuple lui-même qui puisse promouvoir cette exigence démocratique.
Les « élus » ne le feront JAMAIS, JA-MAIS !
Étienne.

Etienne a écrit :
« La démocratie, ce n’est pas l’élection de maîtres mais le tirage au sort de serviteurs »
Le voici, le slogan pour la manif !
Ô surprise : la France reste une République de notables
(16 avril 2013, Mathieu Magnaudeix, mediapart.fr)
Extraits :
(…) Reste une réalité qui saute aux yeux : le décalage de niveau de vie entre la majorité des citoyens et ceux qui nous gouvernent. Selon Le Monde, le patrimoine des ministres est de 913 549 euros en moyenne. C’est quasiment le niveau de patrimoine des 10 % de Français les plus riches, quatre fois plus que le patrimoine net moyen des ménages d’après l’Insee (…)
la France est en train de redécouvrir « l’accaparement de l’élite politique par un milieu social supérieur » (Éric Keslassy). Car la République française est toujours, plus que jamais même, une République de notables où les classes populaires sont, sauf exceptions, exclues du jeu.
« Plus que dans d’autres pays encore, la classe politique française est dans l’entre-soi », abonde le politiste Luc Rouban, chercheur au Cevipof. Une réalité qui tient aussi bien à la formation des élites en France, au mode de sélection du personnel politique par des partis omniprésents qu’à un système politique où le cumul des mandats est la règle (…)
« L’élite sociale s’accapare la représentation nationale », résume Éric Keslassy. Le sociologue a passé au crible l’Assemblée élue en 2012. Conclusion : « La surreprésentation des cadres et professions intellectuelles supérieures et la sous-représentation des employés et ouvriers, par rapport à leurs poids respectifs dans la population active occupée, sont écrasantes (…) et s’accentuent d’une législature à l’autre » (…)
Depuis la IIIe République, bourgeois et grands-bourgeois occupent la scène politique mais, en 2012 encore, « appartenir à la strate supérieure du corps social offre des ressources qui favorisent l’élection », note Éric Keslassy, « un capital économique élevé, un fort capital social (réseau relationnel et statut social) et un nécessaire capital culturel (diplôme et capital politique) » (…)
Cet accaparement a des causes anciennes, qui tiennent à la façon dont les élites en France se créent et se reproduisent. « La sociologie des élites en France, qu’elle soit politique ou économique, c’est une culture de l’entre-soi, explique Luc Rouban. L’histoire des élites en France est structurée par les réseaux et les clans familiaux, qui sont au cœur de la notabilité française. »
L’élite républicaine, formée aux meilleures écoles (Sciences-Po, ENA), n’y échappe pas. Les anciens camarades de François Hollande à l’Ena (la fameuse promo “Voltaire”, sortie en 1980) trustent aujourd’hui les responsabilités, politiques mais pas seulement (…) À l’ENA, 70 % des élèves sont issus de parents appartenant aux catégories socio-professionnelles supérieures (…)
Quand les partis ont l’occasion de s’ouvrir, ils trouvent de toutes façons souvent de bonnes raisons pour ne pas le faire (…) Il y a une sorte de profil-type du bon candidat : il n’est ni jeune, ni ouvrier, ni d’origine beur et ce n’est pas une femme. Il appartient aux classes moyennes supérieures. Il y a une vraie logique de reproduction », résume Tiberj (…)
« Les partis ne veulent pas s’ouvrir à la diversité politique. Les places sont chères, les élus se disent qu’il n’y a pas de raison de les donner (…) « Avec des partis omnipotents pour décider qui seront leurs candidats, pas de proportionnelle aux élections, et le cumul des mandats qui concerne 80 % des parlementaires, on est à peu près en France dans le pire des systèmes possibles (…)
D’autant qu’en dépit de la transparence annoncée, subsistent, ajoute le chercheur, des « trous noirs » de la démocratie comme la réalité des avantages en nature des élus, qui ne sont pas rendus publics, ou des structures opaques comme les intercommunalités. On pourrait aussi y ajouter la réserve parlementaire, qui constitue un pactole distribué à discrétion par les parlementaires en toute opacité (elle devrait être rendue publique à l’Assemblée nationale à la fin de l’année).
« En un mot, il faudrait que notre démocratie se transforme vraiment », insiste Tiberj (…)
Théâtralisation et Réalité, où l’Esprit vient l’incarner.
Tartuffes Le journal de Personne par Alain_Benajam
… hypocrisie, ce mot d’origine grecque comme notre démocratie…
ou
»La démocratie ce n’est pas l’élection d’oligarches qui décident à notre place et ce contre nous_mais bien le tirage au sort de ceux d’entre nous qui agissent dans l’intérêt public, celui de tous comme celui de chacun
»
Je sais, un peu long, mais je trouvais serviteurs un peu trop connoté, trop réducteur… et maîtres, à bien y réfléchir, peut-être mal choisi quand les choses sont autrement plus subtiles et si culturellement admises, renvoyant à d’autres temps certains mots ou, pire, desservant une réalité quand chacun peut l’interpréter de mille façon… mais je reconnais que nous n’en sommes pas moins esclaves de ces premiers-là, lol.
Au plaisir
ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, et c’est à nous, individuellement, de comprendre d’abord, de vouloir ensuite et d’imposer enfin le respect de ce principe fondateur d’hygiène politique de base.
Cher Étienne, tout ceci est bel et bon. Cependant, je ne peux m’empêcher de buter sur deux points :
- Tu sembles accorder la priorité à une compréhension puis à une action individuelle. Et c’est effectivement une voie possible.
Pourtant, on pourrait aussi lui objecter à juste titre que ce qui ferait vraiment la différence, ce serait de mettre d’abord l’accent sur l’aspect collectif à la fois de la compréhension et de l’action.
Ce sont des processus qui s’élaborent avant tout en commun, et c’est collectivement qu’ils acquièrent leur puissance véritable.
- Peut-être que je me trompe, mais j’ai l’impression que ton propos se caractérise par un ton très volontariste.
Tu suggères que c’est parce qu’on l’aura voulu, de manière presque héroïque, que la révolution surviendra, que c’est par la puissance inaugurale des volontés individuelles que le bouleversement aura lieu (s’il a bien lieu).
Or, puisque tu es comme moi un lecteur attentif des travaux de Lordon (et de ses amis), tu n’es pas sans savoir qu’on n’arrive à rien de satisfaisant lorsqu’on adopte une conception volontariste des dynamiques collectives.
S’il doit y avoir insurrection, ça n’est pas parce que les individus l’auront voulu, mais c’est que des compositions de puissances auront eu lieu au sein de la collectivité, autrement dit les volitions particulières des individus ne sont pas à envisager comme des causes de l’insurrection à venir mais comme des effets de processus qui, en dernière analyse, se composent en dehors de nous et ne dépendent en aucun cas du pouvoir de notre volonté (la volonté a‑t-elle jamais eu d’autre pouvoir que celui qu’elle recevait du collectif ?).
Par conséquent, je pense qu’on gagnerait à se délester de la conception enchantée que procure le volontarisme, car finalement il ne permet pas de comprendre correctement ce qui se passe lorsqu’il y a du changement et surtout, le volontarisme permet à certains poncifs complètement dépassés de la pensée individualiste de perdurer au sein même de mouvements collectifs qui par ailleurs s’opposent à elle.
J’espère avoir apporté un peu d’eau à ton moulin.
(@2) AlainR – extrait
L’élite républicaine, formée aux meilleures écoles (Sciences-Po, ENA), n’y échappe pas. Les anciens camarades de François Hollande à l’Ena (la fameuse promo “Voltaire”, sortie en 1980) trustent aujourd’hui les responsabilités, politiques mais pas seulement (…) À l’ENA, 70 % des élèves sont issus de parents appartenant aux catégories socio-professionnelles supérieures (…)
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Issus de la fameuse promotion Voltaire, ça ne s’invente pas ! et après, on dénigre ROUSSEAU tout en faisant dans la com’ et instaurant un choc de moralité ! on croit rêvé… mais on nous prend vraiment pour des cons et, apparemment, ça ne date pas d’hier ! A quand sinon pour bientôt une Charte d’excellence éthique et de moralité politique de la Constitution, histoire de redorer son blason vu qu’on en parle de plus en plus ici-et-là !
Merci pour ce partage, ALAIN, rien que ça devrait suffire à envoyer tout ce beau monde à Cayenne pour des siècles et des siècles… au moins deux au vu de cette imposture et cette date de 1789 !
EFFAB a écrit :
« Issus de la fameuse promotion Voltaire, ça ne s’invente pas ! »
Je n’avais même pas percuté, excellent 😀
@ Étienne :
Je suis un grand fan de Frédéric Lordon, je le trouve systématiquement succulent dans le fond et dans la forme.
Il me semble que tu le connais personnellement et pourtant il ne me semble pas l’avoir vu laisser un quelconque commentaire sur ton blog.
Cela serait une bonne occasion pour nous de le titiller sur la constitution…
Je pense qu’en tant que directeur de recherche au CNRS, je pense que Lordon a d’autres choses à faire que de commenter les blogs de ses amis.
Excellente tirade de JLM en fin de vidéo, après d’être bien battu contre un (caricatural) chien de garde de la ploutocratie crapuliste 🙂
J.-L. Mélenchon à « L’invité du 7⁄9 » de France… par lepartidegauche
PS : Frédéric ne commente même pas ses propres billets de blog ; il gère son emploi du temps à la seconde ; pas comme d’autres 🙂
C’est bien dommage, ça m’aurait plu d’échanger un peu avec lui.
Tant pis, je vais continuer à tailler le bout de gras avec Morpheus, EFFAB, Ana et JC… (pffffff)
Oui, mon cher TANGUY, poursuivons au sein de cette Garde rapprochée_et nous n’avons pas tant besoin de quelque élite intellectuelle que ce soit reconnue par ses paires et si chiche de son emploi du temps pour disserter sur tous ces détails et cet essentiel qui nous assemblent ici… évidemment, j’exagère un peu et je ne pense pas tout ce que je viens de dire, comme il pourrait être très facile de titiller quelqu’un et voir s’il possède ou non cette vergogne si nécessaire à tout individu intègre et engagé, lol.
Il n’empêche qu’ETIENNE a grandement raison quand il fait allusion à toutes ces secondes perdues – mais c’est bien moi qui tourne ainsi les choses – par d’autres dont je fais partie_moi qui ne compte ni mon temps ni ne compare quoi que ce soit avec cette Cause des causes, bien que je sache au fond, dans l’absolu, combien tout ceci est relatif et très impermanent, cette certitude de la vie mais tout cet infini voire ce néant qui nous attend à tout jamais… là serait peut-être plus honnête de notre part de nous demander si nous nous agitons vraiment ici en âme et conscience ou si plutôt nous nous occupons l’esprit et nous enflammons pour ceci ou pour cela tout simplement pour ne pas trop penser et envisager ce qui nous dépasse et cette finalité ou non. Bref, prêt à mourir pour tes idées, mon cher EFFAB, ou cette pure addiction ?!… il est certain que je parle beaucoup, mais ça tombe bien, je ne suis pas le seul !
Chaleureusement
P.-S. : Je retiens ce beau quartet, enfin, ce beau quintet… ou encore cette sérénade pour 12 instruments… et bientôt, qui sait, je l’espère cette symphonie du Renouveau et de l’émancipation des peuples et de l’individu, hommes et femmes tout confondu, lol.
C’est ça le « vice » contenu dans toutes ces personnalités brillantes : à force d’avoir le nez dans le cambouis, elles ressassent le contenu de leur savoir, certes pointu – et dans le cas de Lordon, remarquablement pertinent sur bien des points – mais forcément limité (parce que la science est limitée par les domaines de recherche qu’elle a elle-même définit).
Je vois mal Lordon se pencher sur d’autres sujets, notamment des sujet qu’il ne connait pas, et je le vois moins encore aborder un sujet qu’il maîtrise (l’économie) sous un angle totalement inédit (l’économie basée sur les ressources). Il pourrait le faire, mais étant de formation scientifique, cela nécessiterait un investissement de temps qu’il considérera, probablement, trop important et peut-être futile.
Le cœur de ce problème est bien sûr le fléau de la spécialisation. Beaucoup sont pointu dans un domaine, mais n’ont, au mieux, qu’une vision floue et lacunaire de l’ensemble. La connaissance et les sciences, pour permettre au genre humain d’évoluer réellement et d’être capable de résoudre les problèmes (et non de les réguler), se doit de redevenir, comme au moyen-âge ou dans l’antiquité, holistique, généraliste.
J’en vois déjà quelques-uns qui vont me sauter à la gorge sur ce point, mais peu importe. Ma réponse sera simple : se spécialiser dans un domaine, d’accord, mais pas avant d’avoir acquis une connaissance générale holistique essentielle permettant de percevoir le domaine de spécialisation dans une vision d’ensemble et ainsi prendre en compte les connections inévitable entre les différentes branches des sciences. Nous vivons dans un univers interdépendant où aucun phénomène n’existe par lui-même, mais où tous coexistent en interdépendance mutuelle (ce qui valable en ce qui concerne les relations entre humains).
Il ne faut pas espérer voir Frédéric Lordon (que j’apprécie beaucoup) s’investir sur ce blog (il s’occupe du sien, c’est sans doute déjà pas mal). Il ne faut pas non plus espérer le voir se pencher sur d’autres sujets que ceux qu’il maîtrise.
Et si je me trompe, je serais le premier étonné – et le premier ravi 😉
Cordialement,
Morpheus
Morpheus,
Il me semble que tu n’as pas capté la polyvalence et l’agilité du bonhomme.
Suggestion : soyons des libéraux du Verbe et croyons à la main invisible de la conversation libre et non unitaire :
Des discours différents peuvent prendre en tenaille le refus collectif de voir et de penser, mieux que ne le ferait un club cohérent, une école philosophique ou pragmatique au discours rodé mais sans protubérance.
Donc, les spécialistes ne sont que des serviteurs à la Cause, des intermédiaires indispensables et essentiels pour bien comprendre tous les mécanismes et toutes les situations de ce monde et de notre environnement, mais en aucun cas – sauf exception – ils ne sauraient être, de par leur spécialisation et cette dépendance, les initiateurs et les idéologues et les activistes du fait Constituant ou, plutôt, de cette vision d’ensemble holistique et causale.
Je n’ose m’avancer davantage sur ce chemin épineux de ce sentiment de légitimité qui n’en voit pas moins ce qu’il faudrait faire mais hésite ou ignore encore comment s’y prendre au juste, cette volonté d’agir au mieux, ce qui n’est déjà pas si évident, sans parler de ces barrières psychiques et institutionnelles aussi fluctuantes – l’actualité qui pourrait très bien faire pencher la balance en notre faveur, cette opportunité en tout cas de faire quelque chose si les événements se précipitaient et de nouvelles affaires entachaient nos représentants ou malmenaient ces lobbies qui nous nourrissent – qu’infranchissables.
Tu te trompes peut-être, MORPHEUS, mais si tel est la cas, nous sommes au moins deux_et peut-être déjà quelques millions, ce qui n’est déjà pas si mal !
Bonne nuit
Bonjour,
La politique ne doit pas être l’affaire de spécialistes, de professionnelles ou d’élite.
C’est un principe de dialogues et d’ententes entre les citoyens qui doivent tous oeuvrer pour l’intérêt du vivre ensemble.
Chaque exclusion et isolement va à l’encontre de cet intérêt commun.
Je n’étais pas que pas d’accord 😉
La spécialisation des »élites« est l’un des outils de la dominance.
En effet
Si aux postes essentiels de la hiérarchie et de l’organisation politique et sociale se trouvent des gens hypercompétents pour ce poste, mais uniquement pour ce poste, ils seront incapables d’imagination, d’interconnexion, donc obéissants à ou manipulables par leur employeur, le résultat est le même.
(((Savoir qui est cet employeur est une autre question qui ne peut se résoudre sans sortir de l’interpréation ususelle des choses)))
Je voudrais ici faire remarquer que si élus et ministres sont visibles et sous les feux de la rampe, ils ne sont pas seuls à gérer la chose publique, car dans l’ombre, une foule de spécialistes et d’experts les conseillent ou les assistent, ne serait-ce que pour la rédaction des lois.
Ces gens là ne sont pas au pouvoir, mais ils ont du pouvoir, capables d’infléchir les pensées et les textes.
Nous avons capté l’entrechat de Roccard quand il esquiva la question d’Étienne sur l’article 104. Il n’est pas improbable qu’à l’époque il ne l’ait pas « entravé », laissant à d’autres le soin de l’éplucher et d’alerter.
Sous cette hypothèse, qui n’est qu’une hypothèse, on perçoit l’immense potentiel d’influence dont disposent les experts.
Or, s’ils sont d’une certaine culture, nous avons à craindre qu’ils ne soient d’une même culture, partielle, non holistique comme dit Morpheus, et donc ne soient au final que des prolétaires de la raison, au sens de Bernard Stiegler.
N’oublions pas qu’il fut un temps, qui n’est peut être pas révolu, où la gouvernance française se fondait sur un rapport »>scientifique«< de Monsanto pour statuer sur la question OGM …
Ceci (la spécialisation des conseillers) peut être l’une des explications de l’étrange trahison dont l’Europe et ses peuples sont victimes quelle que soit la couleur des vagues successives de nos pouvoirs. Une parmi d’autres …
héééé on a oublié d’inclure les hauts fonctionnaires de l’état dans la liste de ceux qui doivent afficher l’évolution de leur patrimoine .….….……
Et nous aimerions connaître leurs noms, leurs CV, leur formation. Opacité opacité, reine des palais et des mystères, tu nous tiens.
Je suis assez d’accord avec Morpheus, nous n’avons pas besoin d’élite ni ici ni pour nous gouverner ni où que ce soit. D’ailleurs je ne considère pas Lordon comme faisant partie de l’élite, je disais que j’aurais aimé converser avec lui mais c’est seulement parce que j’aime bien le bonhomme et ce qu’il dit.
Pour approfondir ma pensée, je pense qu’il n’y a pas d’élite. Aucun sujet n’est inaccessible au commun des mortels si celui ci se donne un peu de mal pour le comprendre. Et quand je vois la médiocrité de nos gouvernants, nos hauts fonctionnaires et nos « spécialistes », ça ne fait que me confirmer dans cette voie.
Si quelqu’un de l’ »élite » me prouve que son cerveau fonctionne mieux et plus vite que le mien, alors je changerai peut être d’avis. Pour l’instant c’est un glandu comme un autre.
Face à la corruption, « il faut créer de l’insécurité »
(17 avril 2013, par Fabrice Arfi et Karl Laske et Marine Turchi, mediapart.fr)
Jean-Paul Philippe, ancien commandant de police spécialisé dans la lutte contre la “délinquance en col blanc”, et Noël Pons, ancien agent du fisc détaché au Service central de prévention de la corruption, publient, ce jeudi 18 avril, 92 Connection, chez Nouveau Monde éditions.
De Neuilly-sur-Seine à Levallois-Perret, de Puteaux à Asnières, l’ouvrage étale au grand jour un tentaculaire système de « prédation » mis en place avec la complicité des pouvoirs publics locaux (…)
nous sommes face à une corruption d’élites (…) Le lobbying est essentiel. Lorsqu’on n’a pas une place localement, on peut avoir une place au niveau du pantouflage. Vous aidez quelqu’un, puis vous prenez la pantoufle (…)
c’est le montage en place dans toutes les structures internationales, à Bruxelles, à l’OMS, etc. Des commissaires européens vont pantoufler dans des entreprises dont ils ont eu la gestion. Avant, le problème restait local, maintenant on est dans un niveau mondialisé. Et l’extérieur nous donne l’exemple, regardez le lobbying des banques.
Le pantouflage élargi, le rôle des avocats d’affaires, les légions d’honneur, les faveurs : est-ce que tout cela entretient l’esprit de corruption ?
J’ai appelé cela la « corruption douce ». Dans une collectivité locale, les gens qui restent longtemps et sont liés aux partis ont une voiture, une légion d’honneur, des remboursements de frais. Parce que l’important n’est pas tellement d’avoir un salaire, mais d’avoir ces privilèges, ces cadeaux. Cela n’est pas forcément pénal, mais c’est un élément essentiel.
Ce que vous décrivez ressemble à la conquête d’une baronnie avant d’atteindre le château et de distribuer les privilèges. A vous écouter, on est loin d’un système républicain, on se situe davantage dans un vieux schéma, que l’on a connu en France…
(…) ce système est aussi lié au fait que l’on commence à trouver des partis avec très peu de militants. Pour coller des affiches, on loue une société… Donc il faut des rentes. On va donner une rente à trois familles qui détiennent ceci et cela. C’est une sorte de clientélisme élaboré.
(…) c’est une corruption d’élites sous nos yeux. Désormais, ce sont moins les enveloppes que les places. Le népotisme est important, c’est toute une famille qui est dans le conseil général. La légion d’honneur, reçue comme le respect de la nation, devient une escroquerie (…) Mais pourquoi la République, la démocratie a laissé s’installer cela ? Est-ce que cela échappe aux gens qui votent ?
(…) Les systèmes de contrôle sont déficients, même pour le premier niveau. Les autorités judiciaires ne poursuivent pas toujours quand elles le devraient. Sur le deuxième niveau, les rapports des chambres régionales des comptes (CRC) signalent un grand nombre de choses, sans que cela n’aboutisse forcément.
En fait, il y a deux effets : d’abord vous phagocytez tout le système de contrôle dans un département. Puis, une fois que vous avez le pouvoir au niveau national, vous essayez d’organiser la dépénalisation du droit des affaires, la suppression du juge d’instruction, la dépendance du parquet…
(…) Dans la police judiciaire, certains doivent gérer de gros dossiers seuls, là on nous aurions été 5 ou 10 par le passé. Beaucoup sont aussi partis par ras-le-bol.
(…) Il faut remonter à la source : il y a une vraie volonté politique de ne pas lutter contre la délinquance financière, et une volonté, ces dernières années, de saboter la police judiciaire. L’actuel directeur central de la police judiciaire (Christian Lothion, ndlr) déteste les affaires financières. Le politique a utilisé ces gens, en se disant qu’untel était suffisamment formaté pour ne pas faire trop de zèle dans les affaires financières.
Par ailleurs, il faut être courageux pour les mener à leur terme, car ce n’est pas porteur dans votre carrière. Certains ont d’ailleurs été mis au placard.
(…) Beaucoup de fonctionnaires, sans qu’on ne leur demande rien, se posent la question de savoir s’ils pourraient déranger plus haut. C’est une auto-censure policière, fiscale, judiciaire. Finalement, ils fonctionnent à la peur, ce n’est même pas la peine de leur dire de ne pas le faire…
(…) plus il y a d’impunité, plus les affaires se multiplient (…) si la personne sait qu’elle ne se fera pas contrôler, elle n’en aura rien à faire (…) Dans les rapports que nous citons (Levallois, Puteaux, Asnières), il y a matière à enquêtes et probablement à poursuites pénales. Mais il n’y a rien derrière (…)
nous nous inscrivons totalement en faux du « tous pourris » : c’est une aberration, qui fait le lit des extrêmes (…) de Paris aux Hauts-de-Seine, ce sont les mêmes que l’on retrouve dans les différentes affaires (…) parce qu’il n’y a pas de sanctions !
(…) il y a un paradoxe : les gens peuvent s’exprimer en démocratie, par le vote. Le citoyen a la possibilité de dire « non » à ces élus. Mais il ne le fait pas forcément : des Patrick Balkany ou des Jean-François Mancel sont réélus.
(…) cela tue le lien social dans l’esprit : on entend cinquante fois “est-ce que tu connais quelqu’un pour placer mon fils ?”. On arrive à un monde de pays sous-développés, avec un seigneur, qui donne des privilèges si vous faites ce qu’il faut.
(…) Un sondage a été réalisé sur ce qui paraît important aux gens : un homme politique honnête ou efficace ? 43% veulent qu’il soit efficace. Donc, dans la hiérarchie, les gens s’assoient sur l’honnêteté si l’élu est efficace. Mais l’un ne va pas sans l’autre ! C’est le contrat social (…)
Alexis Spire est sociologue, auteur de Faibles et puissants face à l’impôt (Raisons d’agir, Paris, 2012) :
cf article sur alternatives-economiques.fr.
**********
Enquête derrière les guichets de l’administration fiscale : comment contourner l’impôt sans s’exiler.
(monde-diplomatique.fr, par Alexis Spire, février 2013)
Pour les plus riches, nul besoin de frauder ou de s’exiler pour payer moins d’impôts. Une enquête de plusieurs années derrière les guichets du Trésor public vient de dévoiler les mécanismes permettant aux contribuables les plus aisés de profiter soit de la mansuétude de certains agents du fisc, soit du manque de moyens de l’administration fiscale. L’auteur en résume ici les résultats (…)
Extraits :
Ces deux scènes invitent à considérer le problème de l’égalité sociale devant l’impôt sous un jour nouveau : les avantages dont jouissent les classes dominantes ne se mesurent pas seulement à l’aune de barèmes ou de taux d’imposition ; ils s’étendent aussi aux occasions dont disposent les plus fortunés de contourner la législation.
(…) Les fonctionnaires chargés du contrôle des plus fortunés n’ont guère l’occasion de comparer leurs pratiques avec celles de leurs collègues qui travaillent dans les milieux déshérités. Les uns et les autres peuvent donc se convaincre que, dans la limite de leurs prérogatives, ils appliquent la loi dans le sens de l’intérêt général.
Deux citations de Frédéric Lordon qui me semblent tout résumer.
« Les entreprises ne manquent pas de flexibilité, elles manquent de demande !
elles procèdent à des investissements de rationalisation qui augmentent la productivité mais en détruisant de l’emploi »
« la rationalité capitaliste individuelle qui cherche à minimiser les salaires versés (et pourquoi pas les annuler) ne produit aucune rationalité capitaliste collective, puisque si aucun capitaliste ne verse de salaire, aucun capitaliste ne vendra quoi que ce soit… »
Détruire les emplois et baisser les salaires, c’est détruire le pouvoir d’achat, détruire le pouvoir d’achat, c’est détruire les entreprises. C’est pas plus compliqué que ça.
Au moins on sait où on va.
Sommes-nous capable de partager ?
il y a de l’espoir
Bien amicalement
J.C
Puisqu’ici nous parlons d’économie, je voudrais en profiter pour aborder le sujet du revenu de base.
Sauf erreur de ma part, il semblerait que le financement du revenu de base tel que présenté dans le documentaire allemand soit un leurre.
En effet, le revenu de base est financé par la TVA à partir des dépenses supérieur à deux fois le montant du revenu de base. Ces seules dépenses doivent couvrir celles inférieures à 2 fois le revenu de base, c’est juste impossible.
Voici la vidéo (À partir de 1h 13 min):
Bien amicalement
J.C
Ana écrit : « La spécialisation des »élites« est l’un des outils de la dominance. »
Pour illustrer ce point fondamental, un échange entre J. Attali et (justement) Judith Bernard, lors de l’émission « Ce soir ou jamais » du 29/3/2013 (http://www.youtube.com/watch?v=i_vVB5JSjyQ).
A propos de l’affaire chypriote (à 1h02mn), Mme Bernard pointe la responsabilité des hommes politiques dans la confection d’un système d’économi-casino (à 1h04mn10s) :
(…)
« J. B : Quels sont les individus qui ont pu concevoir un tel système, de telles règles du jeu ? (brouhaha) Il faut réécrire les règles. Il faut réécrire les règles du jeu de la circulation des capitaux.
J. Attali : Qui « il » ?
JB : Mais les responsables politiques sont là pour ça. Et s’ils ne peuvent pas le faire, alors à ce moment-là faisons-le nous-mêmes.
JA : Mais qui ça ? Nous c’est qui ?
JB : Mais nous, les citoyens. On a quelques idées sur une meilleure manière d’élaborer une constitution des règles du jeu de la circulation des capitaux.
JA : C’est bien ce qu’il faut faire… en créant les règles… d’une gouvernance planétaire… de la finance.
M‑F Garaud : Et avec quels intermédiaires ?
JB : Oui, mais en ne la laissant pas à des politiques professionnels, qui vont déléguer le pouvoir.
JA : Mais vous êtes une comédienne professionnelle, et vous voulez bien qu’on vous laisse ce métier. Alors laissez la politique aux professionnels de la politique… »
(…)
Merci
J’avais été choquée par la réplique de tout en bas par JA, qui n’est pas que goujaterie (c’est déjà pas mal 😉 ) mais aussi la signature de la croyance dévastatrice en la compétence des élus et d’eux seuls.
;;;;;;;;
Il y a autre chose dans ce que je dénonçais de la spécialisation : les chevaux qui ont des œillères pour se protéger des mouches ne sont pas compétents à déterminer un itinéraire. 😉
Bonjour,
« JA : Mais vous êtes une comédienne professionnelle, et vous voulez bien qu’on vous laisse ce métier. Alors laissez la politique aux professionnels de la politique… »
Il faut vraiment qu’« ils » arrêtent de prétendre que la politique est l’affaire de professionnelles, et qu’« ils » arrêtent d’usurper le terme république, LA POLITIQUE EST L’AFFAIRE DE TOUS !!
« Ils » n’ont fait qu’embrouiller les affaires publiques pour s’en accaparer les bénéfices, et « nous » , pseudo « citoyens » n’être plus que des employés/clients.
Je pense qu’à celui qui prétend que la politique est une affaire de professionnelles, il faut lui rétorquer qu’à ce moment il faut aussi donner le statut de professionnel à toute personne qui gère une famille.
Ils sont nombreux ceux qui ont prétendu être les élites pour gérer la nation, ils n’ont jamais oeuvré que pour eux et leurs proches !
Maintenant ils veulent nous faire avaler qu’ils peuvent gérer plusieurs nations, allons ! Un peu de sérieux. Quels que soient l’individu et ses aptitudes, il ne pourra faire bien que ce qu’il côtoie.
Attention : on ne comprend pas du premier coup 🙂
http://arsindustrialis.org/prol%C3%A9tarisation
Je ne sais pas, mais si j’ai bien compris, on peut résumer en disant que c’est généraliser la représentativité, ou plus simplement, c’est balayer devant la porte des autres et faire balayer par d’autres devant la sienne, non ?
D’un autre côté, ça fait un moment que je n’attend plus de commentaire intelligent de la part de Jacques Attali…
@J‑Stéphane,
je crois plutôt qu’il s’agit d’une extension du sens romain du prolétaire, celui qui n’est reconnu de l’État que par sa famille, devient celui qui n’est reconnu que pour l’extr^me étroitesse de sa spécialisation pointue, extrême pauvreté, extrême dépendance. Tout ça serait à approfondir.
@ Méchant Virus
Intelligents, non, mais depuis quelques temps, toujours révélateur du mode de pensée de cette classe de voleurs de pouvoir, les commentaires de Jacques Attali. On l’écoute, on sait tout de suite à qui on a (toujours eut) affaire. D’ailleurs, Attali / Attila … 😉 Entre voleurs de pouvoirs 😀
Morpheus
Attali ne dit quand même pas que des bêtises.
Son bouquin sur Gandhi n’est pas si mal 😉
Salut à tous !
Ce post me fait doublement (voir triplement~) plaisir, parce qu’il parle de gens passionnants…
J’ai uploadé sur youtube la dernière émission de Judith Bernard qui porte sur… Rousseau !
Je vous invite à regarder et à partager ça :
Par l’excellent Jean-Paul Jouary, ça parle de plein de bonnes choses, dont la démocratie par tirage au sort. C’est véritablement une des émissions les plus intéressantes que j’ai vu cette année.
(le « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes » de Rousseau est d’ailleurs dans mes toutes prochaines lectures).
Aussi pour info il y a deux semaines sur arretsurimages.net, une autre émission avec Frédéric Lordon et Olivier Berruyer – tous deux brillants – sur Chypre. Abonnez-vous, si c’est pas déja fait ;-).
PS : j’adore le slogan
« La démocratie, ce n’est pas l’élection de maîtres mais le tirage au sort de serviteurs. »
Plus que 337 euros pour atteindre leur objectif de 3500 et il reste 16 jours.
Allez … encore un petit effort ! 🙂
Merci Marc, à cause de toi et de ta bonne idée de nous partager cet excellent D@ns le texte, voilà que je me découvre rousseauiste et il va tout de même falloir que je le lise.
Cordialement,
Morpheus
Morpheus, momentanément distrait, avait raté ceci et notamment ceci 🙂
Étienne, maudit sacripant, tu sais bien que ton site et ton blog sont des cavernes d’Ali baba bien trop riches pour pouvoir en dénicher tous les trésors, même en étant assidu.
Bon, à part, ça, c’est vrai, j’étais passé à côté de ça.
AUTANT POUR MOI !
😉
Amicalement,
Morpheus
PS : Je l’aime bien Judith, elle est vraiment stimulante et passionnante son émission D@ns le texte. En plus elle est très belle, elle a de l’esprit, de la culture, du charme,… Heureusement que je suis immunisé contre la maladie d’amour, sinon j’aurais pu en tomber amoureux (et c’est bien connu, cette maladie rend con).
😉
@ Morpheus
D’après tes commentaires sur Judith, je diagnostique une immunisation déficiente 🙂
Ah, ah :-p
Heureusement, non.
Déjà, tomber amoureux ça fait mal au dents et ça rend idiot, mais en plus, tomber amoureux d’une femme mariée, bien dans sa peau et médiatique lorsque l’on est qu’un maudit anarchiste anonyme, sans le sous et sans avenir, ça deviendrait franchement pathétique.
😀
T’inquiète, mon immunité est au top 🙂
Amicalement,
Morpheus
J’y connais pas grand chose en amour, toutefois à mon avis c’était pas la bonne, car sinon vous auriez été vous-même c’est-à-dire pas idiot.
Je crois qu’avec l’expérience on se sent tout de suite à l’aise quand on rencontre quelqu’un pour soi.
Mais je suis d’accord, c’est pas facile car il faut d’abord se sentir bien dans la vie, au niveau de ses activités,…
Personnellement, j’essaie de me rendre utile autour de moi, ça me permet de rigoler, de transmettre ma bonne humeur, mon dynamisme,…
Et là mon moral remonte vachement c’est carrément de la dynamite 😉 personne ne résiste à un sourire, mais faut être patient avec certains 😉
amicalement
Merci Marie 🙂
Je suis d’accord avec toi, il faut savoir rester soi-même. Ce qui pose quand même un épineux problème lorsque l’on s’interroge sur LA grande question : qui suis-je ?
C’est évidemment une question que presque personne ne (se) pose, parce que la réponse enferme à la fois tous nos espoirs et toutes nos craintes.
(j’en suis déjà arrivé à comprendre ça, j’ai pas mal progressé, non ?)
😉
Bon, je reconnais, j’ai encore du chemin à faire. Un pas après l’autre, me suis-je laissé dire.
Amicalement,
Morpheus
PS : au fait, lorsque tu dis « c’était pas LA bonne », tu parles de laquelle ? …
😀
De toutes celles avec qui tu te sentais mal-à-l’aise, aussi nombreuses qu’elles aient pu êtres ;-)))
J’ai quand même un truc pour se sentir soi-même, c’est d’essayer de ne plus chercher la reconnaissance en se trahissant, c’est-à-dire à plaire à tout prix en oubliant d’être fidèle à soi-même, à son véritable désir, celui qui nous donne de la joie, qui nous rend le cœur léger, le cœur libre ; de quoi j’ai envie vraiment ? pour cela : on peux être plus attentif au mouvement intérieur de son cœur.
on est le cœur en soi, chacun de nous. le cœur est limpide avec lui pas de tricherie, c’est la jeunesse.
Quand c’est la tête qui domine, on se sent vieux même jeune, on calcule tout, on se limite (on retient les êtres et les choses), car c’est le cœur qui est libre, pas la tête qui est limité.
Mais on est nombreux à être handicapé du cœur parce que trop dans nos tête la majorité du temps. L’infini est ailleurs ; dans nos cœurs.
Un gars intéressant par sa vision sur ce sujet : Eckart Tolle (la pleine conscience Youtub) qui dit qu’en étant attentif à la voix en nous qui pense, qui radote, il y a une conscience d’une autre essence si j’ai bien compris 🙂
On a tous du chemin à faire, ce qui compte, même si on est content de savoir que l’on est pas le seul dans la même galère (ça encourage à aller de l’avant, on est pas le dernier de la course tout seul derrière 😉 c’est de savoir que l’on a rien à prouver car comme il est dit : les premiers seront les derniers, et les derniers les premiers, ce qui compte c’est de retrouver l’unité intérieure, c’est tout ce qui importe car tout alors sera ensuite comblé car on aura l’essentiel, ce qui produira de la joie puis par effet positif abondance.
Mais pour cela faut connaître quelques règles : Que l’on ne possède rien, ni personne, (on est pas ce qu’on a, on est le souffle qu’on a reçu), mais que l’on appartient à la vie par le fait que l’on reçoit son souffle, donc apprendre la confiance en expérimentant que la vie est un interlocuteur(énergie en interaction avec soi) qui attends la décision et qui y répond. En fait, pour moi seule la force du bien existe ; le mal n’est que la force déviée et mal utilisée, à de mauvaises fins, par ignorance ou immaturité.
Pour connaître ces lois, on peut observer la nature : je sème une graine, il m’en revient en décuplé. Je sème une mauvaise graine ou mal, je ne reçois rien,… (le livre du Bonheur – Marcelle Auclaire) Ce qui compte c’est l’intention, le don désintéressé. Fais à l’autre comme pour toi et réjouis-toi pour lui.
L’autre est notre miroir, nous ne pouvons être heureux qu’en donnant car de même que l’on ne peut se voir que par l’autre (au sens propre et au figuré), on se donne à soi-même en se donnant pour l’autre.
Si tout le monde ne se préoccupait que de donner comme disait…? Tout le monde recevrait
Personne ne viendra au Père que par moi(Jésus); l’Amour. Trouver l’Amour Absolu en le donnant sans attendre un retour, c’est le don, la confiance en le principe d’abondance et d’Amour Parfait de La Vie.
la Vie est miroir, à la façon que je lui parle que j’interagis par rapport à elle, à la façon dont j’utilise sa force me sera répondu telle ou telle résultat.
La vie est expérimentation par le vécu pour comprendre ses lois. En donnant l’amour, on découvre l’amour.
Bref, soyons à l’écoute, de ce qui nous entoure et des autres, en même temps qu’avec notre voix intérieure. Patience, patience et persévérance 😉
Mais ce qu’on voit chez l’autre on le porte en soi aussi en bien comme en mal pour qu’il vienne à notre conscience. On devient auto-conscient de notre propre existence à la Vie.
Désolé si ce sont des banalités et un peu long, en fait j’ai peur de m’être embrouillé et j’ai peu dormi 🙂 j’apprécie d’échanger 🙂
Amicalement
L’Amour, je crois, ce n’est pas posséder l’autre mais le connaître.
Amicalement, @ Morphéus
Oh, pour ça, je suis tellement peu possessif que bien des compagnes m’en ont fait grief ou se sont persuadées que c’était le signe que je ne les aimais pas. De là à dire que les femmes ne veulent pas tant être aimées que se sentir désirées, il y a un pas que j’aurais, avec l’expérience, tendance à franchir.
😉
Heureusement, j’ai appris à ne pas généraliser et ma part de chromosome X contrebalance ces pensées Y.
Amicalement,
Morpheus
PS @ Étienne : « au temps pour moi » s’écrit bien « au temps » et non « autant » pour deux raisons avancées par les grammairiens et les étymologistes des expressions : 1) parce que l’expression viendrait de la musique où elle était utilisée lorsque l’un des musiciens n’était pas dans le tempo et disait alors « au tempo pour moi » ; 2) face à une erreur, on répondait « au temps pour moi » signifiant « accordez-moi le temps de corriger mon erreur / mon ignorance ».
Autant savoir 🙂
@ Morpheus Pour le 44 c’est la suite de ma réflexion sur l’Amour;-)
Alors peut-être qu’elles n’ont plus ne se connaissaient pas elles-mêmes:-) Loi des affinités…?
Amicalement, bonne nuit:-)
Soleil levant
Le temps se gâte
tant est de luir
notre désir
Autant en emporte le vent
Au temps pour nous
le vent d’autan
qui vient à travers la montagne
nous rendra fous
Brise qui nous brise lentement
C’est un bon jour pour sourire
Vive l’Amour qui nous bouleverse, nous transperce, nous renverse comme le vent.
Puissant Amour qui nous désamorce comme un soleil éclatant.
Saisir le moment qui s’offre pour s’y ouvrir
entièrement.
Plonger dans l’eau salée, laisser les émotions nous pénétrer pour se laisser remonter simplement gagnant:-)
Le coeur est poète.
Un slogan sous forme d’image parlerait peut-être directement à notre conscience si le langage de l’esprit se fait par l’image
Même si je trouvait clair le slogan au n°34( série promouvoir nous-même…)
La démocratie,( ce n’est pas l’élection de maîtres mais)(= )le tirage au sort de serviteurs.
Synthèse portant sur l’économie et la démocratie :
Cette synthèse a pour objectif de donner une vision globale de la situation dans laquelle nous nous trouvons sur le plan économique et social puis de son rapport à une démocratie et l’émergence de celle-çi.
Pourquoi la monnaie ?
La monnaie est d’abord le moyen qui permet de fixer la valeur des biens et services échangés.
C’est de la nécessité de l’échange que provient la monnaie. Or, l’échange n’a d’utilité que pour ce que l’on ne peut obtenir gratuitement du fait de son abondance.
Je commencerais par citer deux constats qu’a exprimé très clairement Morpheus comme point de départ d’une prise de conscience sur ce qu’est le fonctionnement véritable de l’économie monétaire, société dans laquelle nous vivons actuellement :
La monnaie est la réponse à la gestion de la pénurie, non la réponse à la gestion de l’abondance. Le paradigme de la monnaie EST la pénurie.
C’est en outre le manque structurel de monnaie pour tous qui crée, artificiellement, sa valeur.
Une monnaie abondante pour tous perd toute sa valeur. Il en résulte de façon évidente que pour maintenir la valeur de la monnaie, celle çi doit demeurer rare pour le plus grand nombre.
Il est à noté que cette rareté ne signifie pas que c’est la quantité de monnaie qui doit être limité ou rare, elle est d’ailleurs considérable aujourd’hui, mais qu’elle doit être rare ou difficilement accessible pour le plus grand nombre.
Si la monnaie ne peut être répartie abondamment pour avoir de la valeur, il en est de même des ressources. Et comme chacun cherche l’abondance et que celle çi ne peut être produite pour tous sous peine de faire disparaître le système monétaire fondé sur la rareté, il va de soi que certains réussiront par l’usage de la monnaie à s’accaparer les ressources. Nous ne connaissons cela que trop bien.
Faut-il tendre à une répartition plus équilibrée de la monnaie ?
La logique de l’usage de l’argent implique toujours l’objectif de l’obtention davantage d’argent avant toutes autres choses. Autrement dit, chacun recherche à satisfaire ses besoins et si possible améliorer ses conditions de vie par l’obtention d’un revenu.
Puisqu’il constitue le moyen d’acquérir biens et services, c’est à dire le pouvoir sur son environnement, il est logique que l’argent soit recherché pour lui-même par tout ceux qui participent à cette société.
Or, pour que l’argent est de la valeur, comme il a été dit plus haut, il doit être inégalement réparti. N’oublions pas que la monnaie est fondée sur le principe de la rareté pour avoir de la valeur.
Plus l’argent est équitablement réparti plus il perd de sa valeur. Il est donc indispensable qu’un nombre toujours plus petit possède l’argent (et donc les moyens de production) pour que les autres continu à obéir à celui-çi.
À défaut, l’argent perdrait son pouvoir de contrainte et sa valeur.
L’argent est le moyen de contrôle des activités humaines et de tout ce qui peut être exploité par lui.
Quand est-il alors de cette juste répartition ?
Vouloir maintenir une égalité dans les revenus, c’est allez à l’encontre même du fonctionnement du système monétaire. Chaque transaction, chaque activité économique vise à récolter un revenu, chacun agit afin que l’argent soit dans sa poche et non celle du voisin ou du concurrent.
Cette concurrence est symptomatique des nécessaires manques et inégalités qui doivent exister entre les différents acteurs économiques pour une valeur à la monnaie.
La conclusion est claire, vouloir une juste répartition de la monnaie revient à vouloir rapprocher deux aimants de même polarité et espérer qu’ils ne se repoussent pas, cela va à l’encontre même du principe de la monnaie.
Si les valeurs dominantes de notre civilisation sont le profit, la compétition, l’avantage différentiel (ce qui génère violence, pénurie, exploitation, domination, etc.), c’est bien parce que le système monétaire nous renvoie à un paradigme archaïque qui est « il n’y en a pas assez pour tous, nous devons nous battre pour obtenir notre part du gâteau » Morpheus
Dans ce mode de fonctionnement, il ne peut et ne doit pas y en avoir assez pour tous.
Nous sommes condamnés à la compétition et à la quête du gain perpétuel.
La productivité et la croissance économique :
Dans cette optique de développement économique et de gain perpétuel, il faut produire en réduisant les coûts et augmenter les recettes, soit vendre plus ou bien faire monter les prix et si possible les deux.
Le processus de modernisation ou rationalisation des moyens de productions est inévitable. On réduit la main d’œuvre et les coûts quelle engendre. Les machines remplacent les hommes, bien plus productives et rentables. Ce qui se traduit par la destruction des emplois et la baisse des salaires.
En outre, plus ce système monétaire se développe, plus l’argent fini par passer avant tout autre chose car il faut toujours trouver les moyens de renouveler ses revenus et tout devient une marchandise (les vies humaines, animales, l’environnement etc.).
Toutes les ressources qui peuvent être exploités le sont et tous les moyens de faire de l’argent aussi.
Quelle est donc la finalité économique d’un tel système ?
Dans cette logique de diminution des coûts de productions et de modernisation par l’automatisation, conséquence inévitable de la recherche de productivité en vue de gain financier, nous nous trouvons face à une impasse.
Ces deux citations de Frédéric Lordon révèlent parfaitement la situation dans laquelle nous sommes :
« Les entreprises ne manquent pas de flexibilité, elles manquent de demande !
Elles procèdent à des investissements de rationalisation qui augmentent la productivité mais en détruisant de l’emploi »
« la rationalité capitaliste individuelle qui cherche à minimiser les salaires versés (et pourquoi pas les annuler) ne produit aucune rationalité capitaliste collective, puisque si aucun capitaliste ne verse de salaire, aucun capitaliste ne vendra quoi que ce soit… »
On peut résumer ceci de cette manière :
En détruisant emplois et salaires, on détruit aussi le pouvoir d’achat et détruire le pouvoir d’achat, c’est détruire les entreprises et tout le système économique lui-même, ce n’est pas plus compliqué que cela.
Et pendant ce processus, les riches deviennent de plus en plus riche et de moins en moins nombreux et les pauvres, de plus en plus pauvre et de plus en plus nombreux.
Tout l’argent et donc toutes les ressources finissent par appartenir à une poignée d’individus (comme toujours dans les sociétés monétaires).
Quelles alternatives ? empêcher la quête du profit ?
Donner le même salaire ou revenu à tous et en contrôler les dépenses afin de maintenir une juste répartition de la monnaie, en plus de tuer toutes motivations de développement économique et toute liberté, fait que l’intérêt même de l’usage de l’argent s’en trouve réduit à néant. Autant distribuer des tickets de rationnement.
Alors que faire pour empêcher la quête du profit et la compétition, donner de large revenu à tous le monde ? faire en sorte que tout le monde soit riche ?
Mais dans un système monétaire, quand tout le monde est riche, tout le monde est pauvre car la monnaie ne vaut plus rien du tout.
Les économies dirigées :
Une économie dirigée est une économie qui s’appuie sur un système monétaire contrôler par l’État. Dans sa version absolutiste, qui s’oppose à l’économie de marché ou libre échange, ce type de société ne fait aucune place au profit.
Ces idéologies semblent de bonnes idées tant que l’on est dans une économie de libre échange ou la masse monétaire et les financements ne dépendent pas que de l’État mais de la quête du profit des acteurs privés. Tant que ces derniers y voient une possibilité de revenu, les initiatives individuelles sont encore possible (jusqu’à un certain point).
Dans une économie dirigée, ce n’est pas le cas, tout entreprenariat, toute évolution technique d’ampleur est fortement compromise puisqu’elle doit d’abord être accréditée par l’État, réduisant de fait chacun au statut de fonctionnaire. Sans esprit d’entreprise, sans liberté d’entreprendre, toute tentative d’innovation doit satisfaire en premier lieu le gouvernement.
J.Duboin en disait dans son ouvrage « la grande relève » (1932) que faire le choix d’une économie dirigée n’est rien de moins que de « sauter à pieds joints dans une organisation où chacun de nous fera ce qu’on lui ordonnera de faire »
Sans la quête du profit individuel, le moteur de l’activité économique ne peut être qu’imposé par une instance supérieure. Un tel système limite la liberté d’entreprise et contraint les choix des individus.
De plus, les économies dirigées nécessitent un pouvoir fort, un État fort du fait de l’arbitraire de la valeur monétaire.
Dans ce type d’économie, tout est fixé artificiellement, les prix, les salaires, la masse monétaire.
Il s’agit ni plus ni moins d’une dictature.
La nécessité du rapport de force par l’exploitation forcé de la population rend ce type d’économie incompatible avec une démocratie même imparfaite (à la majorité) ou c’est le peuple qui décide.
Il faut bien des pauvres qui manquent d’argent pour accepter de travailler.
Ceci nous amène au point suivant.
Allons maintenant un peu plus loin et posons nous la question suivante :
Avons nous vraiment compris ce qu’est la monnaie ?
La monnaie impose le système de la rareté et de l’échange, c’est à dire l’obligation du rapport de force dans l’obtention de tout produit.
La monnaie est un outil d’échange, d’échange de quoi ? De biens et services produit PAR LE TRAVAIL.
La monnaie sert à acheter la servitude de l’autre, la monnaie est donc le moyen d’asservissement des individus aux travaux forcés.
La monnaie n’est rien d’autre qu’un chantage au travail.
Elle n’est rien d’autre que cela.
SANS TRAVAIL, PLUS DE MONNAIE.
« Qui échange son labeur contre de l’argent se vend lui-même et se place lui-même dans le rang des esclaves ». Cicéron
la monnaie comme moyen d’oppression ?
« Ce qui caractérise un contrat de travail est un lien de subordination juridique permanent. Quand vous êtes dans l’entreprise, il n’y a pas de citoyenneté, il n’y a pas de démocratie, il n’y a pas d’égalité. Vous êtes su-bor-don-nés » Gérard Filoche
Aujourd’hui, tout (les écoles, les universités, la politique etc.) est orienté vers la société du travail.
On travaille pour avoir un revenu (et non pour être véritablement utile). De même, on renonce aux activités que l’on souhaiteraient entreprendre faute d’argent. Ceci est de plus en plus visible aujourd’hui, cependant, dans le passé, nous n’étions déjà pas libre de nos activités.
Il n’y a pas de crise, nous subissons simplement la logique de cet outils que l’on nomme la monnaie.
Si maintenant l’on revient à la réalité de ce qui est véritablement en notre possession, nous avons quantités de ressources et de moyens techniques qui permettraient d’assurer l’abondance pour tous sur toute la terre.
Concrètement, nous n’avons pas besoin d’argent ni de travailler et ce depuis longtemps.
Nous tournons en rond, piégé par le système monétaire et détruisons notre environnement et notre santé pour perpétuer un mode de fonctionnement vide de sens.
Nous tournons en rond dans des activités inutiles qui ne font qu’entretenir cette prison de l’argent.
Tant que nous consentirons à travailler pour de l’argent, la monnaie sera notre prison et notre bourreau.
Le principe même de la monnaie est en cause, elle n’est qu’un moyen d’asservissement.
Ce n’est pas pour rien que les pauvres ne sont autorisés qu’à demander du travail, préserver leur travail, améliorer leur condition de travail, bref tout faire pour travailler.
Ce n’est pas pour rien que les pauvres qui ne travaillent pas sont considérés comme des moins que rien, des assistés, des accidentés de la vie (des handicapés), des profiteurs du système, des parasites.
Par contre ceux qui exploitent les autres en les faisant travailler, pas du tout.
Soyons lucide sur les valeurs que l’on a encré en nous ; plus on a de pouvoir d’achat, plus on a la capacité d’exploiter les autres et plus on est reconnu comme étant un décideur.
Finalement, peu importe que nous travaillions ou pas nous-même, le point ici est de pouvoir achetez le travail des autres comme entrepreneur ou comme client.
Mais ne croyons pas que ce ne sont que les ultra-riches qui participent à cela. Eux-même ne sont que le fruit de ce système.
Lorsque l’on accepte la valeur travail et la monnaie, que l’on travaille soi-même ou que l’on fasse travailler les autres ou même les deux, nous participons à la perpétuation de ce système aliénant et destructeur appelé frauduleusement création de richesse.
Par >création de richesse<, il faut entendre, créer de la valeur, c’est à dire faire de l’argent afin de s’accaparer les ressources humaines et non-humaines (biens et services).
Nous prolongeons ainsi, la pénurie nécessaire à tout système monétaire, la compétition, les travaux forcés, bref notre propre esclavage.
Nous ne produisons en rien ce dont nous aurions vraiment besoin, soit l’abondance, des produits et services durables et écologiquement soutenables mais seulement ce qui rapporte de l’argent.
Nous sommes pris au piège :
Puisque l’argent est devenu indispensable pour se procurer les produits et les services nécessaires pour vivre et prospérer, et puisqu’il n’y en a pas assez pour tout le monde, il s’ensuit que chacun se retrouve en concurrence avec les autres. Morpheus
Un constat s’impose de lui même :
tout système économique basé sur la monnaie revient in fine à organiser et pérenniser la pénurie et la compétition, plutôt que gérer de façon commune les ressources dans le but de générer l’abondance pour tous. Morpheus
La conclusion est alors évidente :
le système monétaire est structurellement dysfonctionnel et constitue en lui-même la cause fondamentale de toutes les dérives du système actuel. J.Fresco
Enchaîné, contraint que nous sommes par l’usage de la monnaie, nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter toujours davantage et ce jusqu’à notre propre destruction ?
C’est inévitable, à moins que :
Une autre économie est possible et avec elle, un autre monde.
Gardons maintenant à l’esprit l’objectif, parvenir à une civilisation libre de l’usage de la monnaie dans les meilleures conditions possibles et le plus rapidement possible.
Comment ?
une réforme monétaire ne constituerait, au mieux, qu’une solution transitoire permettant, dans le meilleur des cas, d’allouer les ressources nécessaires à une mutation de la civilisation vers une économie excluant la monnaie de l’équation. Morpheus
Une transition monétaire ?
à terme, aucune alternative monétaire n’est souhaitable et c’est encore plus vrai compte tenu du niveau de la technologie que nous avons atteint et de la situation écologique dans laquelle nous sommes.
Pourquoi encore se soumettre à un système monétaire, je pose la question, pourquoi ?
Je ne m’étendrais donc pas ici plus en détails sur les alternatives monétaires afin de ne pas être trop long et j’en viendrais directement à la notion d’économie basée sur les ressources :
Une alternative directement applicable a été présentée sur le site de la désargence.
Il y aurait aussi beaucoup à en dire. Je vais simplement l’a nommer comme suit avant d’aller directement au but :
Transition par l’ économie basée sur les ressources (EBR) à abondance réduite. (cf Prosper)
Si l’on se passe de la monnaie aujourd’hui, les moyens de production et de distribution sont là, on peut même les améliorer, voir les automatiser sans entraves monétaires cette fois.
Le travail disparaît progressivement mais rapidement par l’absence de contraintes monétaires et de raison de maintenir la population dans des travaux pénibles alors que la technologie permet de moderniser rapidement les moyens de productions.
Quelques désavantages :
Continuer sur la base des structures déficientes actuelles pourraient s’avérer contre productive quand de nouvelles structures pourraient s’avérer bien plus efficace, plus sûre, plus agréable, plus respectueuse de l’environnement etc.
D’autre part, pour qu’une EBR fonctionne correctement, sans jalousie, sans servitude, sans vol ou tentation de retour à l’usage de la monnaie, elle doit libérer rapidement et entièrement des travaux forcés et garantir la plus grande abondance possible dans le respect de la capacité porteuse de la planète.
En effet, La pénurie est une menace pour tous car elle engendre les échanges, la monnaie et tend à faire disparaître le don et le partage.
L’EBR selon le projet Vénus (TVP):
Garantir l’abondance pour tous par l’usage de la technologie (répartition, production et distribution les plus adaptés et performantes possible) et la disparition complète du travail (et de l’asservissement qui en résulte) permet de dépasser ces lacunes.
Tout le monde l’a bien compris, le projet Vénus n’est pas un projet de société fondé sur l’échange mais sur le partage.
Tout est gratuit, le travail est aboli ce qui libère l’humain de toute forme de servitude propre au système monétaire. Chacun peut donc s’engager dans des activités indépendamment de toutes contraintes financières.
L’EBR est une Économie durable et soutenable, s’appuyant sur la réalité des ressources (prenant en compte l’emprunte écologique etc.)
La disparition de la prison de l’argent, source de notre esclavage actuel réglera de très nombreux problèmes. Nos connaissances serviront la vie et non plus l’argent.
Une fois débarrassé de la monnaie, on ne produira plus pour gagner de l’argent en détruisant la vie mais on produira POUR la vie.
La démocratie et le projet Vénus :
Le système représentatif n’est pas une démocratie.
Cependant, le terme démocratie désigne pour le plus grand nombre le système représentatif, même si cela a tendance à changer.
D’ailleurs il suffirait qu’une explication claire sur la nature véritable de la démocratie soit exposée au grand public, dans les grands médias, pour changer la donne.
(Le mode de vie proposé par le projet Vénus ne sera rien d’autre que cela)
Mais pour le moment, la société étant enchevêtrée dans le système monétaire, tout est corrompu par la recherche de l’argent et le maintien du pouvoir et des >libertés< qu’il semble procurer à ceux qui en profitent.
Il s’agit, en fait, d’un processus de compétition et de jeu de pouvoir destructeur sans fin, une prison, un enfermement. Et dans cette perspective, si l’on ne veut pas laisser à d’autre le pouvoir de gérer sa vie, nous sommes contraints de tromper les autres, de les manipuler, de leur vendre ce qui nous procurera plus d’argent.
Cette dépendance constante et obligée à la dynamique de la compétition monétaire induit l’appréhension de l’autre comme un concurrent, un danger perpétuel.
On comprends alors aisément qu’en vu de préserver du pouvoir et des avantages spécifiques,
la nécessité de maintenir autrui dans l’ignorance pour garder le contrôle apparaisse comme une évidence.
Pourtant, du bas en haut de la hiérarchie, quelque soit les marges de manœuvres, on reste toujours et avant tout les esclaves de l’argent. Il nous faut ne pas le perdre, si possible le faire fructifier, en faire d’abord un usage, sinon lucratif, au moins non ruineux.
Nous sommes constamment contraint par lui, nous sommes ses esclaves, il est notre maître à cause de notre ignorance.
Il n’est pas étonnant que le sens même du mot démocratie (et bien d’autres) soit détourné, galvaudé ou inversé.
Ce qui implique qu’il est plus prudent de ne pas utiliser ce terme d’autant plus que même la démocratie Athéniennes ne correspond pas non plus à ce que propose le projet Vénus ou il n’y a pas de hiérarchie, d’esclaves ni de représentants. (une vraie démocratie)
J’utiliserais l’expression suivante pour mieux définir mieux, à mon sens, ce dont il s’agit concernant le projet Vénus :
Démocratie individualisée :
Ce que j’appelle démocratie individualisée, c’est une démocratie dans son sens le plus fondamental.
Une société ou personne n’est au dessus de quiconque, chaque individu qui compose le peuple est l’égal d’un autre, une société ou les choix de chacun sont respectés.
L’émergence de la démocratie permettra la résolution de tout les problèmes liés aux pouvoirs hiérarchiques dans une mesure qu’il n’est pas facile d’appréhender.
Une société où il n’y a pas d’autre pouvoir que celui de la population elle-même dans son entièreté (personne n’étant exclu).
Société où il n’y a ni pouvoir d’une élite ou d’un groupe restreint, ni pouvoir de la majorité (dictature de la majorité) qui mène à d’inévitable conflit, scission et tentative de prise de contrôle.
Il s’agit bien davantage du pouvoir du peuple et de chaque membre du peuple dans le plus grand respect possible de la liberté individuelle, sans autorité supérieure et/ou extérieure.
Il n’y a pas de gouvernement, tout ce qui doit être réglé le sera automatiquement par la cybernétique. Les ressources, l’écosystème, la production et la distribution des bien et des services, la sécurité et la viabilité des infrastructures etc.
Les problèmes écologiques seront réglés et non aggravés (il n’y aura plus de pollution ou mauvais usages des ressources au nom du profit), il n’y aura plus de problèmes de pénurie (ressources, territoires etc.) et plus de problème d’asservissement au travail etc.
Plus personne ne décidera à la place de quelqu’un d’autre de ses activités.
Dans ces conditions, de quel gouvernement aux décisions arbitraires aurait-on encore besoin ?
Les solutions apportées par l’EBR du projet Vénus à la corruption et l’asservissement sont résumés dans ce qui suit :
Plus de travaux forcés, plus de chantage monétaire, plus de lois.
Si tout est gratuit, personne n’ira plus travailler ?
Non, plus jamais.
Les activités ne seront plus un travail, il n’y aura plus d’asservissement.
Les activités seront libérés du maximum de contraintes et se dirigeront dans cette direction.
Il s’agira d’un société de loisir, ce qui ne veut pas dire que ces activités ne seront pas utiles.
Cette société permettra à chacun de pouvoir exprimer le meilleur de lui-même et d’entreprendre ce qu’il désir sans que lui soit imposé des contraintes inutiles.
Dans la société monétaire corrompue, nous n’avons que peu de liberté. On nous dit : faite ce que vous voulez mais en réalité on nous dicte quoi faire et l’on nous incite à faire ce qui est le plus avilissant en nous faisant croire que c’est cela la liberté.
Notre liberté, nous ne l’avons pas encore gagnée mais quand nous l’aurons, nous agirons tout autrement.
Toutes les cités modernes seront conçus dans et pour le respect de la vie, pas seulement en mots mais en actes dans leur constitution même.
Une simple charte qui vaut constitution pourrait être conçue portant sur le partage des ressources et le respect de la vie.
La technologie, l’approche scientifique permettra de résoudre les problèmes techniques plutôt que d’imposer des lois arbitraires qui ne tiennent pas compte des causes, qui avantagent une portion de la population ou qui ne sont tout simplement pas applicable dans les faits.
Nous assisterons à la libération du travail par l’automatisation de la production de biens et services, à la disparition de la pauvreté, du manque et des conflits pour les ressources par la gestion intelligente de la biodiversité et la culture de l’abondance pour tous.
Nous participerons tous selon nos aspirations et capacités à cette civilisation évolutive.
Il n’y a donc aucune place pour des politiciens dans ce type de société.
Politiquement, le projet Vénus propose finalement de faire disparaître simultanément la gauche et la droite, soit le travail et le profit en les rendant obsolète.
En réalité, il le sont déjà.
Il n’y aura plus de gouvernement auquel se soumettre, l’évolution de conscience est à ce prix. Nous n’en n’aurons pas besoin.
Les besoins et les désirs seront pris en compte et traité par la cybernétique et comme le dit J.Fresco, il ne s’agira plus de PRENDRE des décisions, mais de PARVENIR à la meilleure décision par l’application des méthodes scientifiques.
Ce projet de civilisation est à l’avantage de tout le monde, même des plus riches. Si l’on ne souhaitent pas vivre dans un monde dévasté, si l’on souhaite vivre en sécurité, en paix dans un monde libéré de la servitude de la course à l’argent alors il n’y a pas à hésiter.
Personne ne sera laissé de côté.
Dans une telle civilisation, les termes : liberté, égalité et la fraternité prendront tout leur sens.
La vérité nous affranchira.
Bien amicalement
J.C
Grands principes possibles :
La Charte du monde libre :
1
La principale préoccupation de l’humanité est le bien commun de l’ensemble des espèces vivantes et de la biosphère.
Les êtres humains, les animaux et les plantes font partie intégrante de la nature et de cette biodiversité. Nous ne sommes ni en dehors ni au-dessus d’elle. Toutes les espèces de notre planète sont liées les unes aux autres, et dépendent directement et indirectement les unes des autres pour leur survie.
L’impact physique de l’humanité sur le monde est désormais si grand que nous devons faire preuve de sagesse et de responsabilité. Toute décision doit désormais tenir compte, non seulement de nos besoins, mais aussi de ceux de toutes les espèces.
2
La vie est précieuse sous toutes ses formes, et doit pouvoir librement s’épanouir au sein d’un bien commun global.
La vie est un phénomène incroyable et notre planète est jusqu’à présent le seul endroit où on l’a trouvé, ce qui en fait une chose particulièrement rare et belle qui devrait être chérie et respectée.
Cela étant, la vie est aussi nourriture, et les espèces existantes dans notre monde forment une chaîne alimentaire complexe. Pour la préserver — et donc préserver la biodiversité et assurer notre survie —, nous devons respecter le bien commun de toutes les espèces lors de nos interactions avec l’une d’elles.
3
Les ressources naturelles de la Terre appartiennent à l’ensemble de ses habitants, et doivent être librement partagées dans le respect du bien commun.
Chaque être vivant sur cette planète a automatiquement droit à une part des ressources naturelles de la Terre, et peut les utiliser pour mener une existence saine et épanouissante sans obligations ou subordinations à tout autre être.
Du fait de sa taille et de son mode de vie complexe, l’humanité a le devoir particulier de ne pas surexploiter les ressources naturelles ou de les utiliser plus que nécessaire pour entretenir un mode de vie satisfaisant et sain, respectueux du bien commun.
4
Chaque personne est un membre égal de la communauté humaine mondiale et un citoyen libre de la Terre.
Les divisions sociales, idéologiques et géographiques entre les personnes sont des barrières créées par les hommes, sans base physique ou naturelle. Cependant, malgré les oppositions qu’elle créent, elles doivent favoriser le bien-être commun pour la survie de la société dans son ensemble.
D’une manière générale, nous avons tous des besoins et désirs similaires. Avec une coopération universelle et un accès juste et égalitaire, nous pouvons tous exercer nos potentiels et nos talents plus efficacement pour atteindre des objectifs communs.
5
Notre communauté repose sur l’esprit de collaboration et la compréhension de la nature, pourvus par l’éducation de base.
Tout enfant qui recevant une éducation utile et pertinente sur le fonctionnement de la nature, du monde et de la vie en communauté, rendra en définitive les meilleurs services à ce monde et à cette communauté. L’éducation traditionnelle, imposée et centrée sur la carrière professionnelle, est devenue une force considérablement destructrice.
Ultimement, l’éducation remplacera la régulation sociale qui ne constitue en fait qu’un système brut de maintien de l’ordre. L’idée est qu’un enfant comprenant pleinement pourquoi il n’est pas acceptable d’agir d’une certaine façon est infiniment mieux paré qu’un enfant qui ne connaît que la crainte de la punition.
6
Notre communauté offre à tous ses membres les éléments nécessaires à une vie saine, épanouissante et durable, en toute liberté et sans obligations.
Toute personne devrait se voir garantir les meilleures conditions de vie techniquement possibles sans recours à l’argent, aux échanges ou à l’endettement. Il n’y a plus de besoin logique de le faire. Cela s’explique par notre maîtrise des technologies et la facilité avec laquelle nous pouvons produire des biens pour nous-mêmes.
Toutes les formes de dette et de subordination freinent non seulement le progrès, mais sont désormais complètement superflues. La souffrance humaine est presque entièrement imputable à un système d’échanges dépassé.
7
Notre communauté respecte les limites de la nature et ses ressources, en s’assurant que leur utilisation et gaspillage restent minimaux.
Nos ressources sont limitées soit par leurs quantités en termes absolus soit par le temps requis pour les gérer et les remplacer. Dans tous les cas, nous devons les utiliser avec sagesse pour préserver l’environnement et gérer leur approvisionnement.
En outre, nous devons minimiser notre accumulation de biens rarement utilisés et la quantité de déchets non réutilisables que nous produisons, qui influent directement sur notre environnement. Plus nous préservons notre monde, meilleures seront nos chances de survie dans le temps.
8
Notre communauté tire essentiellement ses solutions et avancées de l’application de la logique et des meilleures connaissances disponibles.
Dans une nouvelle société dénuée d’inhibiteurs et de contraintes financières, les plus grands défis qu’affrontera l’humanité seront techniques. Par exemple : comment fournir suffisamment de nourriture, d’eau, de logements, d’énergie, de matériaux, et assurer un niveau de vie élevé de manière durable pour chacun ?
Contrairement aux politiques traditionnelles et à la spéculation, la méthode scientifique est un système solide et éprouvé de résolution de ces problèmes techniques, s’appuyant simplement sur les faits et la logique, avec une référence commune à travers toutes les cultures et les langues.
9
Notre communauté reconnaît son obligation d’attention et d’empathie pour les membres qui ne sont pas en mesure d’apporter leur contribution.
Les personnes qui, pour une quelconque raison, sont dépendantes ou ne peuvent pas apporter leur contribution à la société, peuvent bénéficier de toute la diligence, les égards et les soins possibles apportés par le reste de la communauté, sans obligation.
De plus, en tant que futurs contributeurs à la communauté, il est essentiel que nous transmettions autant de connaissances utiles que possible à nos enfants, de façon à stimuler leur créativité, leur intellect et leur développement en général pour assurer le progrès futur.
10
Notre communauté reconnaît sa responsabilité de maintenir une biosphère diversifiée et durable pour les générations futures..
Nous devons nous rappeler que nous ne partageons pas seulement notre planète avec d’autres personnes, animaux et plantes, mais aussi avec les graines de ce que seront les personnes, animaux et plantes du futur, qui vivront et grandiront ici un jour.
Ces êtres, qui n’ont pour l’instant pas de voix ou d’influence, ont tout comme nous droit à la vie. Il est dans l’intérêt de toutes les espèces de laisser le monde aux générations futures comme nous l’avons trouvé, voire meilleur c’est-à-dire dans un état de progrès sain et durable.
quelques explications supplémentaires ici : http://www.freeworldcharter.org/fr/more
Bien amicalement
J.C
Bel effort 🙂
Quand je lis ce genre de texte, je suis systématiquement sensible à ce qui suit.
Une sensibilité qui pourra paraître bizarre ou excessive à certains 😉
Si nous humains utilisons le mot ressources en parlant de la Terre, c’est que peu ou prou nous nous considérons comme propriétaires.
Et je pense que c’est faux.
Nous ne sommes pas propriétaires.
Il y a dans certaines expressions de la langue française la trace archéologique de l’esprit colonial, et si nous n’y prenons pas garde ni ne nous soignons, le pire de notre passé reste présent en germe dans nos esprits.
Car il ne suffit pas de dire que l’on respecte la nature, ça, c’est se sentir extérieur à elle, mieux vaut ressentir l’unité.
« Ce qui est au dedans est comme ce qui est au dehors et ce qui est au dehors est comme ce qui est au dedans » 😉
Donc je suggère de trouver une autre expression.
Mais bravo quand même.
C’est la même chose que quand on parle de l’environnement, cela crée une dichotomie du monde, entre nous et le reste du monde. Et le ver est alors dans la pomme.
Nous avons aboli en principe l’esclavage, mais il revient en force par le contrat social perverti. Mon intuition est que tout ça est lié …
Autre façon de dire.
Le vouloir sans le ressenti échoue tôt ou tard si dans l’esprit demeure, même à l’état de trace, l’ancien régime de la pensée.
Si on ne perçoit pas l’unité, alors la volonté d’équité est forcée, n’est pas naturelle, et échoue probablement ; je parle ici d’équité, non pas au niveau d’une nation, ni au niveau d’un continent, non pas entre humains, mais dans un sens beaucoup plus large, étendu aux trois règnes.
L’écologie ne peut aboutir si elle ne prend sa source que dans la peur des catastrophes mais par contre elle devient naturelle, donc réussit, si elle s’inspire du sentement de l’universalité, au point d’inspirer la gestuelle du quotidien (on en est loin, j’en suis loin).
Alors ce que j’écris est très ennuyeux, car la loi ne peut en aucun cas gouverner l’esprit des gens.
Ce qui veut dire que la révolution, dont la constituante tirée au sort n’est qu’un premier pas 😉 , la révolution réussie, totale et non totalitaire, ne peut qu’aller de pair avec un saut gigantesque de la conscience de tous et chacun.
Notons qu’en tel cas, nul besoin d’un projet Vénus 😉 , car l’usage de l’argent s’éteint de lui même, ça va de soi, avec le verbe avoir devenu obsolète.
Et je crois que l’amorce de ce saut gigantesque est plus à attendre de micro projets tels que les incredible edible et les donneries organisées ici ou là. Car c’est en ce type d’occasion que spontanément la conscience peut éventuellement s’émanciper, bien plus qu’à travers une volonté orchestrée à coups de dollars, de technique, ou de défrichage.
@ Ana,
La charte du monde libre n’est pas de moi mais l’intervention qui précède l’est avec l’aide de propos tenus par Morpheus précédemment.
Je comprends ce que tu veux dire Ana sur l’idée de nature comme simple ressource, mais il y a aussi cette notion d’équilibre de l’écosystème qui inverse la vision entretenu jusqu’à ce jour d’exploitation de la nature au nom du profit.
Pour ce qui est de la notion d’environnement, n’est-elle pas propre au fait même d’avoir un corps et qu’il y ai donc un intérieur et un extérieur en inter-relation l’un avec l’autre ?
Peut être faudrait-il encore dépasser cette conception mais là, on entre dans de profondes considérations sur la nature de la réalité.
Bien amicalement 😉
J.C
Et c’est pas bien les profondes considérations ? 😉
(On peut très bien penser dual & unitaire, c’est complémentaire)
@ Ana
Le mot « ressource » n’implique pas, dans son essence, l’idée de « propriété ».
Dans l’idée du TVP, au pire pourrait-il être interprété comme une notion de « copropriété », mais dans le sens fondamental de « coresponsables ».
Donc, lorsque je lis ce mot, je perçois surtout l’idée de coresponsabilité, non de propriété. Cela étant, il peut être intéressant de chercher l’origine du mot (étymologie).
RESSOURCE :
Le mot apparait au XIIe s. Participe passé féminin, substantif de ressourdre « rejaillir » (du latin resurgere).
C’est un dérivé du mot SOURCE (XIIe s.), famille du latin surgere « se mettre debout, s’élever » d’où resurgere « se relever ».
Source est lui-même dérivé du mot ROI, famille d’une racine indo-européenne *reg- « diriger en droite ligne ».
Voilà pour la filiation du mot. On voit que son sens principal provient du latin resurgere « rejaillir, se relever », qui indique une notion cyclique de renouvellement : la ressource est un bien qui se renouvelle naturellement de façon cyclique (cycle qui peut être plus ou moins long).
Il faut remonter à la racine indo-européenne de la racine source pour trouver une base qui peut être discutable : le mot ROI « diriger en droite ligne ». Mais une bonne centaine de mots sont issus de cette racine.
Le Robert en donne la définition suivante :
I.
« ce qui peut améliorer une situation fâcheuse »
II.
1. « moyens matériels d’existence »
2. « moyen (en hommes, en matériel, en réserves d’énergie…) dont dispose ou peut disposer une collectivité »
3. « moyen intellectuels et possibilité d’action qui en découlent.
Je conclu que ta perception du mot « ressource » Ana, est entachée par tes engrammes émotionnels, car je ne trouve pas de lien avec une notion de propriété. Or, nous ne pouvons pas nous permettre de fonder des déclarations solennelles de principe sur base de telle ou telle perception individuelle (toujours plus ou moins entachée de nos engrammes émotionnels) mais nous accorder sur une définition commune et aussi précise que ce soit. D’où ma démarche étymologique.
En toute objectivité, le mot « ressource » est parfaitement approprié, dans cette déclaration de principe fondateur, car sa définition commune correspond au sens et à l’esprit indiqué par la volonté de la-dite déclaration.
Amicalement,
Morpheus
Voici un extrait de l’intervention de Roxanne Meadows lors d’une conférence donnée le 12/09/2010 à Paris. Ces propos devraient vous plaire car ils recoupent nombres d’analyses faites ici :
» Nous avons les capacités technologiques ainsi que les ressources pour nourrir, loger, vêtir, éduquer et garantir un système de santé de très haute qualité à tous sur toute la planète.
Mais notre pratique de rationnement des ressources par l’usage de la monnaie ne nous a jamais permis d’accomplir cela et ne le permettra jamais.
Alors comment pourrions-nous commencer à résoudre nos problèmes en continuant encore et toujours à utiliser les méthodes du système monétaire dans lequel nous vivons ?
L’usage de la monnaie est rarement remis en question mais rendons-nous compte de l’influence qu’il exerce sur nos comportements et sur nos valeurs.
L’argent lui-même n’a aucune valeur, il ne correspond à rien de concret, ce n’est qu’une image imprimée sur un bout de papier dont la valeur dépends de l’accord consenti entre individus sur ce à quoi il donne accès.
S’il pleuvait des billets de 100 maintenant, les gens achèteraient ce dont ils ont besoin, tous le monde serait content excepté les banquiers. Mais, examinons d’un peu plus près l’argent.
L’argent est le facteur qui interfère entre ce que vous souhaiter obtenir et ce que vous pouvez obtenir.
Les gens pensent de la façon suivante : ils veulent obtenir un bon travail afin de récolter l’argent qui leur permettra d’accéder à ce dont ils ont besoin.
Mais le réel objectif derrière cela n’est pas d’obtenir de l’argent pour lui même ou un travail en tant que tel mais d’avoir accès aux nécessités de la vie.
L’usage de la monnaie a pour conséquence la stratification sociale et l’élitisme.
On dit que tous les individus sont égaux mais la plupart des gens n’ont pas accès à ce qu’ils désirent, ils n’obtiennent pas le type voiture qu’ils souhaiteraient et ne vivent pas dans le type de maison dans laquelle ils espéreraient vivre. Ils n’achètent que ce qu’ils peuvent acheter.
De nombreuses cultures prétendent que leur population est libre, mais en fait, leur liberté corresponds à leur pouvoir d’achat.
Soyez vigilant à l’égard du fait que l’on vous répète constamment que vous êtes libre parce que si vous étiez vraiment libre on n’aurait pas besoin de vous le dire.
Comment quelqu’un peut-il être véritablement considéré comme libre quand il ne peut pas se procurez librement les meilleurs médicaments pour son enfant ou n’a pas la liberté de lui prodiguer la meilleure éducation possible ?
La plupart des individus sont des esclaves d’un travail qu’ils n’aiment pas vraiment uniquement parce qu’ils ont besoin d’argent.
En outre, beaucoup de lois ont été promulguées au bénéfice d’entreprises qui ont l’argent pour monter des lobbies, corrompre et convaincre les gouvernements afin que les lois servent leurs propres intérêts.
Les gens disent que le système monétaire produit la motivation. C’est peut être vrai jusqu’à un certain point mais lorsque l’on regarde l’image complète, on observe qu’il produit aussi la cupidité, la corruption, les crimes, la guerre, la pauvreté et tant de souffrances humaines non nécessaires.
Le système monétaire est fondé sur une pénurie artificielle. Par exemple, la production de nourriture est parfois détruite uniquement pour garder les prix élevés.
Il y a aussi un énorme gaspillage de ressources et d’énergies résultant de fréquents changements superficielles dans la conception des produits et ceci pour maintenir un marché continue.
Notre système social est fondé sur la nécessité d’acheter continuellement.
Vous et moi, dans ce système, sommes considérés uniquement comme des consommateurs.
De plus, nous faisons face à une considérable dégradation de l’environnement du aux coûts élevés des techniques d’élimination des déchets.
En d’autres termes, la terre est ravagée au nom du profit.
L’une des plus grande cause de destruction de ressources et de la vie n’est autre que l’armée.
C’est une honte que ce soit une de nos plus grandes industrie dans le monde.
L’industrie de l’armement fait honteusement des profit en armant les deux camps.
Ils n’ont aucune loyauté envers quiconque ni quoique ce soit et ne voient que le besoin de faire de l’argent.
En fait, il est très peu compris à quel point nos valeurs et nos comportements ont été formé par ce système monétaire. Nos valeurs sont influencées par les médias au profit des institutions en place ou en d’autres termes, au profit de ceux qui sont en position d’en tirer différents avantages…/…
Ils perpétuent l’illusion que les valeurs de la société proviennent de la base (le peuple) en usant de mots vidés de leurs sens telle que la liberté, la démocratie mais encore le patriotisme.
Je crois que c’était Einstein qui disait que le patriotisme était une maladie.
Partout sur la planète, l’information est gérée par et pour les institutions en place.
Elles influencent les livres, les journaux, les émissions télévisées, les magazines, les films, les divertissements ainsi que l’éducation, et cela forge nos comportements et nos valeurs.
Pour le dire autrement, ce que nous avons tout autour du monde, c’est une société établie au service d’une petite minorité qui influencent nos valeurs et nos comportements dans le but de garder les choses telles quelles sont.
Le plus important, c’est que lorsque la ligne directrice est le profit, toutes les décisions sont prises non pas pour le bénéfice de la population ou de l’environnement mais d’abord pour l’acquisition de richesse, de biens immobiliers et de pouvoir.
Ce que le projet Vénus prétend, c’est qu’avec l’ingénierie et la technologie d’aujourd’hui nous pourrions très facilement dépasser tout les problèmes liés aux manques tel que les guerres, la pauvreté et la corruption ainsi que les comportements aberrants.
Nous pouvons accomplir cela en mettant en application une conception sociale entièrement nouvelle nommé » économie basée sur les ressources « .
Ceci est un concept très différent de ce que nous avons connu jusqu’à présent et n’a rien en commun avec d’autres systèmes tel que le socialisme, le communisme, le capitalisme ou le fascisme.
Pour le dire simplement, une économie basée sur les ressources utilise les ressources plutôt que la monnaie, donnant un accès libre pour tous aux nécessités de la vie. Tout cela rendu disponible sans recours à l’argent, aux crédits, à la taxation, aux dettes ou toutes autres formes d’asservissements.
Toutes les ressources de la terre deviendraient l’héritage commun à tous les peuples du monde.
La vraie richesse d’une nation, ce n’est pas son argent mais plutôt ses ressources et son peuple qui travaille à l’élimination du manque afin de créer une société plus humaine pour tous.
Si cela demeure encore obscur pour vous, considérez ceci :
Si un groupe de personne se retrouvait sur une île avec une grande quantité de monnaie, de diamants, d’argent et d’or mais que cette île soit dépourvue de terre arable, d’eau potable, de source de nourriture (poisson etc.), leur richesse ne leur serait d’aucune utilité pour leur survie.
L’argent n’est pas ce dont les gens ont besoin mais l’accès aux nécessitées de la vie l’est.
Dans une économie basée sur les ressources, ces dernières sont utilisées directement dans la société pour améliorer la qualité de vie de chacun. Si nous gérons intelligemment les ressources, nous pourrons très facilement produire tous ce qui est nécessaire à l’existence et fournir un niveau de vie très élevé pour tous.
Cela peut sembler difficile à croire mais en fait, même les plus riches d’aujourd’hui aurait un niveau de vie et de sécurité bien plus important dans une économie basée sur les ressources.
Dans une telle économie, on enseignerait aux enfants comment résoudre les problèmes plutôt que de les pousser à s’engager dans des professions parasites telles quelles existent dans le système monétaire.
Ces professions ne bénéficient nullement au bien être de la population. Voici quelques exemples non exhaustifs des domaines professionnels qui n’auraient plus lieu d’être :
La publicité, les assurances, le droit, les banques, les politiciens, les marchés financiers, le commerce etc.
Lorsque toutes les ressources de la terre seront partagées, il n’y aura plus aucun besoin de militaire et ces professions sauvages seront aisément dépassées dans une économie basées sur les ressources.
Ces personnes sont formées pour devenir des machines à tuer. Ne serait-il pas merveilleux si elles étaient formées au contraire à résoudre des problèmes, aidant les peuples à surpasser leurs différences sans user de violence ?
Lorsque les ressources de la terre seront gérées et partagées en tant qu’héritage commun de tous, les barrières artificielles qui séparent les nations ne seront plus nécessaires, les invasions entre pays pour les ressources seront des choses du passé.
Voilà pourquoi il y a des invasions d’autres pays, ce n’est pas pour apporter la démocratie et la liberté mais bien plutôt pour obtenir leurs ressources, leurs mains d’œuvres bon marché et le contrôle de positions géostratégiques.
Dans une telle économie, au lieu de se battre les uns contre les autres pour des ressources limitées, les gens travailleraient ensemble pour résoudre les problèmes que nous avons tous en communs tel que le cancer, les maladies cardiaques, les tsunamis, les tremblements de terre etc.
Souvenons-nous que tous les nouveaux concepts ont été ridiculisés, rejetés, moqués au court de l’histoire lorsqu’ils étaient présentés pour la première fois, surtout par les experts de leurs temps.
Toutes les nouvelles idées concernant les progrès de société telle que les droits de la femme, les droits des gens de couleurs ou les droits des enfants ont tous toujours rencontrés d’importantes résistances …/…
Quand la science et la technologie sont mises au service de la société sans limitations d’argent, de brevets ou de marchés, l’abondance peut être créée facilement pour tous et alors nous commencerions à connaître le véritable sens du mot « spiritualité ».
Nous en viendrons éventuellement à comprendre que la plupart des criminels qui occupent les prisons sont le résultat du besoin d’acquérir de l’argent et des biens, ce dans une ère où le manque est fabriqué par le système monétaire.
Les enfants regarderont en arrière et se demanderont pourquoi nous n’avons pas su voir les limites de ce système terriblement abusif. »
commentaires :
Alors que l’histoire est jalonnée de grands changements, combien d’entre nous pensent que tout changement d’envergure est utopique ? Et bien cher amis, ça l’est que parce qu’on vous a fait croire que ça ne peut être autrement. Ce n’est pas vous qui pensez cela par vous même, comme la plupart des choses que vous pensez d’ailleurs, ça vous a été dicté et répété à foison.
Les changements ne sont pas de votre ressort que parce qu’on vous a dis qu’il était normal qu’il ne le soit pas et que vous l’avez cru. Mais il peut en être tout autrement, il suffit pour cela de se réveiller.
Bien amicalement
J.C
Amen !
Jésus est revenu et il est avec nous !
Nous sommes sauvés 😀
Alors, Jésus, comment c’était là-haut ? Tu te faisais chier ? Tu t’es dis « tiens, je retournerais bien faire une balade chez les cinglé de l’étage d’en bas » ?
Ben écoute, bienvenue, ça fait plaisir de voir ta tronche.
Oh, je vois que tu t’es rasé la barbe. Oui, je comprends : pas envie de ressembler au paternel, hein ? Normal !
Bon, on va s’envoyer un petit godet et on passe dire un petit bonjour à Marie-Madeleine. Depuis le temps, tu lui a manqué, mec. J’y ai promis que si j’avais de tes nouvelles, je te l’enverrais.
🙂
Faites confiance à JC, il est mon disciple avec son projet Vénus. Amen !
@ Jésus-Christ
Va falloir convaincre JF (Jacque Fresco), alors, parce que lui, la religion, c’est pas trop son dada.
En gros, il dit que ton papounet n’a pas créé l’univers, mais qu’il a été créé par les hommes (à leur image). Je suis d’accord avec ça. Par conséquent, si ton papounet est une création des hommes à leur image, toi aussi. Être le disciple d’un homme – d’un gourou – c’est pas trop notre truc, à JC ou a moi. Ni le truc des militants du TVP.
Les militants du TVP, leur truc, c’est d’apprendre, de comprendre et de chercher, dans le but de trouver les solutions aux problèmes que rencontrent les hommes dans leur vie et dans la société. Pas par des théories mais par la mise en pratique des savoirs humains : une méthode scientifique, pas une doctrine religieuse.
Personne ne vénère quoi que ce soit ou qui que ce soit au sein du TVP. Même pas la méthode scientifique elle-même. Simplement, elle a fait ses preuves, elle a montré sa pertinence. Les religions, elles, elles ont échoué. lamentablement. Elles ne sont pas pertinente. Enfin, si on croit, bien sûr, que les religions ont sincèrement été créée pour résoudre les problèmes humains, apporter la justice, la paix et l’amour, tout ça. Moi, je n’y crois plus (JC non plus, à mon avis). Ce que j’ai vu m’a convaincu que les religions n’ont jamais été que des histoires créées de toute pièce dans le but d’orienter et de mobiliser les peuples dans une direction voulue par les voleurs de pouvoir de tous les temps. Des moyens de contrôle et de domination, utilisant le besoin de spiritualité et la détresse des gens pour les manipuler.
Fais gaffe tout de même, Jésus. Si on en crois le mythe, il te serait arrivé pas mal de couilles il y a 2013 ans. Si tu repointe ton nez, je suis pas sûr que ça va mieux se passer. Y a encore des furieux ici, au cas où t’aurais pas remarqué…
😉
Morpheus
Morpheus,
Les jésuites sont parfois plus habiles 🙂
La racine des mots éclaire mais ne gouverne pas leur sens.
Et n’est ce pas l’engrammation collective ~ la perception que l’on s’en fait collectivement en un temps donné, qui décide de leur sens, de leur fonction de partage du sens, entre vivants et non point en la Rome antique, selon une logique floue que nous devons accepter, et qui ne peut être résolue que par … la volonté d’écoute.
Mon petit doigt me dit, peut être ment il, que tu as certainement très bien compris mon propos et je ne vois pas l’intérêt de s’emparer du dictionnaire plutôt que des idées.
Libre à toi, si ça arrange ta harangue, de penser que l’usage du mot n’induit aucune hiérarchie de droit non dit entre la ressource et l’exploiteur ; et, tant qu’à faire, que l’usage de l’expression « ressources humaines » ne suppose pas en filigrane une soumission de l’humain à l’entreprise.
Je préfère quant à moi rester attentive à celles de nos pensées que nous pourrions ne pas aimer si elles étaient plus visibles qu’enfouies sous des mots »anodins«
;;;;;;;;;;
J’aime pas les disputes 😉
Je change donc complètement de sujet :
Le projet Fresco, tel qu’il est présenté, qui rêve de résoudre nos désordres affectifs par l’abondance, ce projet, qui porte donc une philosophie autant que des solutions techniques, ce projet soulève une très vaste question :
L’organisation de la nation humaine forge-t-elle la psyché collective, ou bien est-ce la psyché collective qui impacte cette organisation ?
Ou bien y a‑t-il un peu des deux, un peu comme dans l’affaire de l’œuf et de la poule ?
Est il vraiment possible de résoudre la moitié du problème en espérant que le soin à l’autre moitié n’en est que corollaire ?
La tentation de résoudre d’un coup ce qui est physique ne risque-t-elle pas de nous priver de la maturation nécessaire à l’esprit pour la naissance du physique idéal ?
Comme je l’ai dit ailleurs, j’étais branchée sur le non argent bien avant qu’il en soit question sur … le net.
Et mon sentiment est que, pardonnez moi tous la violence de ce qui suit, le désert des pensées qui traite de cela est si aride que certains sont prêts à s’engouffrer derrière le premier des apôtres qui aborde un peu sérieusement le sujet, même si ses solutions représentent les pires dangers. Par pitié, invente nous autre chose 😉
Tu sais, Ana, j’ai eut un intéressant échange hier avec l’une des personnes impliquées dans le TVP France. Elle m’expliquait que le gros problème, en France, c’était l’intrication philosophique et cartésienne qui pèse sur l’action collective.
En résumé, nous autres, les français (je suis Belge, mais je m’inclus dans le lot par ma culture et ma langue natale), nous branlons trop la tête et elle se trouve encombrée d’un tas de concepts souvent contradictoires qui bloque l’action.
Cette personne avec qui je parlais a fait un rejet de ce modèle de pensée français pour adopter une vision anglo-saxonne, plus pragmatique et rationnelle. Elle en avait marre de pinailler sans cesse, alors que nous avons un besoin urgent et vital de passer à l’acte.
Et je dois dire que, moi qui suis pourtant de formation philosophique et artistique plutôt que scientifique, je ne peux m’empêcher d’être un peu d’accord avec lui.
Si l’action sans réflexion (sans philosophie) est évidemment nuisible, la philosophie – et les éternelle branlettes intellectuelles qu’elle peut avoir tendance à induire – finit par bloquer l’action.
Il y a un temps ou il faut arrêter de se masturber le cerveau et passer à l’action. Et le TVP ne nous a pas attendu pour commencer. Un centre de recherche et de développement est actuellement en cours de construction en Russie, et d’ici peu de temps, un film grand public sortira en salles pour permettre d’appréhender les concepts et les principes du TVP.
A un moment, il faut soit s’adapter, soit disparaître. Et toutes les masturbations intellectuelles ne permettront pas de s’adapter.
Cordialement,
Morpheus
PS : concernant la définition du mot ressource – et de façon plus générale le fait de devoir nous accorder en se fondant sur le consensus du dictionnaire pour pouvoir se comprendre, je persiste et signe.
@ Ana,
Si tu as des objections sérieuses et précises, ça peut être tout à fait légitime et tu peux avoir tout à fait raison mais alors il faut les exprimer clairement et accepter d’entendre d’éventuelles réponses.
En restant dans le flou et dans ce qui ressemble plus à des tergiversations non productives, on peut aussi rester coincer un bon moment et finalement donner le sentiment de perdre son temps.
l’histoire de l’œuf et de la poule en est un exemple flagrant. l’organisation d’une société est le fruit de la pensée et son évolution la même chose. l’interdépendance du sujet et de l’objet est une évidence. les deux fonctionnent ensemble.
Bien amicalement
J.C
J.C
On en a discuté ailleurs que sur cette page.
« charte du monde libre »
Nous pouvons appréhender l’orientation générale d’un discours de ce type non pas point par point avec la logique qui s’appliquerait à un manuel technique, mais par la détection de certains mots ou concepts clefs qui lui donnent sa couleur générale, et nous permettent de visualiser la réalité qu’il a le potentiel de créer. C’est pourquoi aussi les messages d’alerte de Catherine sur le « mariage pour tous » sont si précieux.
Nous n’avons même pas besoin de paroles pour percevoir la pensée de l’autre, nous pouvons aussi la ressentir. C’est ainsi que nous savons rapidement discerner, même sur un seul mot discordant, si la direction où va l’autre nous convient ou non, et décider qu’il n’y a même pas lieu d’aller plus avant dans l’analyse. Nous agissons ainsi quotidiennement lors de nos rencontres, lectures, observations. Notre instinct est amplement suffisant pour décider, lui faire confiance est vital.
La première interrogation qui vient en lisant les posts ci-dessus, c’est : comment peut-on à la fois défendre les idées d’Etienne et le projet Vénus. Le projet Vénus ne prévoit pas d’élections, encore moins de tirage au sort, un ordinateur central se charge de tout. Big Brother veille sur vous. Il s’agit d’une technocratie derrière une vitrine « développement durable », couleur verte habituelle des eugénistes qui ne disent plus leur nom pour ne pas fâcher.
Le mot « survie » est répété une quantité hypnotique de fois : il nous donne un indice clair sur l’angle par lequel ses concepteurs perçoivent la vie. Il est renforcé par le concept répété de « résoudre les problèmes ». En association avec le mot « ressources », il nous donne clairement le CONTEXTE pour pouvoir interpréter le sens des divers points au catalogue du « projet Vénus ».
L’idéologie new age se décline en un éventail d’offres le plus diversifié possible, pour fournir une réponse sur mesure à chaque créneau de la population terrestre. Ainsi on retrouve le même habillage « bien commun », « respect » et « égalité » par-dessus toutes les offres disponibles.
Ci-dessous quelques échantillons prélevés. Les contradictions sont délibérément omises. Je ne me préoccupe pas non plus d’évaluer la sincérité du rédacteur du texte, mais de discerner, en plaçant ses mots clefs dans une grille de lecture à mesure de leur apparition, où mène son verbe.
Toutes les espèces de notre planète sont liées les unes aux autres, et dépendent directement et indirectement les unes des autres pour leur survie.
Pas pour leur survie. Pour leur Vie, pour leur évolution. La notion de survie vient de la fréquence de peur qui sert à contrôler cette planète.
La vie est un phénomène incroyable et notre planète est jusqu’à présent le seul endroit où on l’a trouvé
Sérieusement ?
les espèces existantes dans notre monde forment une chaîne alimentaire complexe. Pour la préserver — et donc préserver la biodiversité et assurer notre survie —, nous devons respecter le bien commun de toutes les espèces lors de nos interactions avec l’une d’elles.
Encore notre survie ? Alerte. Oh, et maintenant les espèces sur cette planète ne sont en fait qu’un système complexe de chaîne alimentaire…
C’est de la propagande type de damage control : « OK ils se sont aperçus qu’on était en train de détruire cette planète, mais il faudrait surtout pas qu’ils aillent jusqu’à s’apercevoir qu’ils ne sont pas au sommet de la chaîne alimentaire ! Et il faudrait en aucun cas qu’ils en viennent à IMAGINER qu’un autre mode d’alimentation est possible ! ».
Notre communauté repose sur l’esprit de collaboration et la compréhension de la nature, pourvus par l’éducation de base. Tout enfant qui recevant une éducation utile et pertinente sur le fonctionnement de la nature, du monde et de la vie en communauté, rendra en définitive les meilleurs services à ce monde et à cette communauté.
Tout parent qui laisserait son enfant lui donner une éducation de base sur la manière dont la Vie se manifeste dans la nature rendra de meilleurs services à la communauté.
L’idée est qu’un enfant comprenant pleinement pourquoi il n’est pas acceptable d’agir d’une certaine façon est infiniment mieux paré qu’un enfant qui ne connaît que la crainte de la punition.
Traduction = pour l’avènement de l’esclavage moderne, les enfants du peuple doivent être amenés à la soumission par consentement, pas la peine de les brimer. « Nous avons aboli en principe l’esclavage, mais il revient en force par le contrat social perverti. Mon intuition est que tout ça est lié »
7 Notre communauté respecte les LIMITES de la nature et ses ressources, en s’assurant que leur utilisation et gaspillage restent minimaux. Nos ressources sont LIMITEES soit par leurs quantités en termes absolus soit par le temps requis pour les gérer et les remplacer.
Propagande de soumission. La nature n’est pas limitée. Mais limitée est notre capacité de prendre ce qu’elle nous offre gratuitement, au lieu de la violer. Nos ressources ne sont pas limitées. C’est notre perception de la réalité qui est limitée. Elle est limitée par la croyance que la dualité c’est le monde, et que seul existe ce qui est matériel.
Dans une nouvelle société dénuée d’inhibiteurs et de contraintes financières, les plus grands défis qu’affrontera l’humanité seront TECHNIQUES. Par exemple : comment fournir suffisamment de nourriture, d’eau, de logements, d’énergie, de matériaux, et assurer un niveau de vie élevé de manière durable pour chacun ? Contrairement aux politiques traditionnelles et à la spéculation, la méthode SCIENTIFIQUE est un système solide et éprouvé de résolution de ces problèmes techniques, s’appuyant simplement sur LES FAITS ET LA LOGIQUE, avec une référence commune à travers toutes les cultures et les langues.
Ici on apprend quelles devront être nos préoccupations, et à l’intérieur de quelles limitations nous devrons les traiter.
9 Notre communauté reconnaît son OBLIGATION D’ATTENTION ET D’EMPATHIE pour les membres qui ne sont PAS EN MESURE D’APPORTER LEUR CONTRIBUTION. Les personnes qui, pour une quelconque raison, sont dépendantes ou ne peuvent pas apporter leur contribution à la société, peuvent bénéficier de toute la diligence, les égards et les soins possibles apportés par le reste de la communauté, sans obligation.
Ça n’existe pas. L’« obligation d’attention et d’empathie », c’est la négation de l’autre = de soi, c’est la négation de l’Amour. Et les personnes dépendantes apportent une immense contribution à la société. À condition que la société décide de VOIR en quoi.
« Quand je lis ce genre de texte, je suis systématiquement sensible à ce qui suit. Une sensibilité qui pourra paraître bizarre ou excessive à certains »
« Si nous humains utilisons LE MOT RESSOURCES en parlant de la Terre, c’est que peu ou prou nous nous considérons comme propriétaires.(.)Nous ne sommes pas propriétaires. Il y a dans certaines expressions de la langue (.) la trace (.) de l’esprit colonial, et si nous n’y prenons pas garde ni ne nous soignons, le pire de notre passé reste présent »
« Car il ne suffit pas de dire que l’on respecte la nature, ça, c’est se sentir extérieur à elle, mieux vaut RESSENTIR L’UNITÉ.(…)
C’est la même chose que quand on parle de l’environnement, cela crée une dichotomie du monde, entre nous et le reste du monde. Et le ver est alors dans la pomme. » « Nous avons aboli en principe l’esclavage, mais il revient en force par le contrat social perverti. Mon intuition est que TOUT ÇA EST LIÉ »
« Si on ne perçoit pas L’UNITÉ, alors la volonté d’équité est forcée, n’est pas naturelle, et échoue (.) ; je parle ici d’équité, non pas au niveau d’une nation, ni au niveau d’un continent, non pas entre humains, mais dans UN SENS BEAUCOUP PLUS LARGE, ÉTENDU AUX TROIS RÈGNES.
« Alors ce que j’écris est très ennuyeux, car la loi ne peut en aucun cas gouverner l’esprit des gens. »
Mais heureusement l’esprit peut gouverner la loi, qui n’aura alors même plus besoin d’être écrite.
« Ce qui veut dire que la révolution, dont la constituante tirée au sort n’est qu’un premier pas, la révolution réussie, totale et non totalitaire, ne peut qu’aller de pair avec un saut gigantesque de la conscience de tous et chacun. »
Oui, révolution = revolvere = revenir à nous-mêmes. La révolution c’est de retrouver qui nous sommes. C’est nous débarrasser de la dualité. Le concept basé sur la croyance que nous devons nous débarrasser de l’autre, ce n’est pas la révolution. L’insurrection (>Insurgere) se passe peut-être à l’intérieur de la conscience.
« Notons qu’en tel cas, nul besoin d’un projet Vénus , car l’usage de l’argent s’éteint de lui même, ça va de soi, avec LE VERBE AVOIR DEVENU OBSOLÈTE.
Et je crois que l’amorce de ce saut gigantesque est plus à attendre de micro projets tels que les incredible edible et les donneries organisées ici ou là. Car c’est en ce type d’occasion que spontanément la conscience peut éventuellement s’émanciper, »
Ne rien attendre. C’est en train de se passer en ce moment même. Toutes les initiatives de partage de toutes les tailles, tous les changements de vie et de pensée individuels sont en train de contribuer au basculement collectif de la conscience. L’écriture de la constitution par des tirés au sort est l’une de ces initiatives. Si elle se réalise, elle aussi sera un parcours initiatique pour revenir à la conscience.
« Je comprends ce que tu veux dire Ana sur l’idée de nature comme simple ressource, mais il y a aussi cette notion d’équilibre de l’écosystème qui inverse la vision entretenu jusqu’à ce jour d’exploitation de la nature au nom du profit. »
Inverser la vision dominante, c’est une technique courante pour faire passer d’autres distorsions pour des évidences. L’inverse du mensonge n’est pas toujours la vérité.
« Pour ce qui est de la notion d’environnement, n’est-elle pas propre au fait même d’avoir un corps et qu’il y ai donc un intérieur et un extérieur en inter-relation l’un avec l’autre ? Peut être faudrait-il encore dépasser cette conception mais là, on entre dans de profondes considérations sur LA NATURE DE LA RÉALITÉ. »
La nature de la réalité est précisément le vif du sujet. C’est la clef de notre liberté. C’est une très bonne idée d’y entrer.
« RESSOURCE :
(…)On voit que son sens principal provient du latin resurgere « rejaillir, se relever », qui indique une notion cyclique de renouvellement : LA RESSOURCE EST UN BIEN qui se renouvelle naturellement de façon cyclique »
La ressource réelle c’est peut-être notre bien intérieur, notre énergie, notre besoin de toujours nous élever –surgere‑, notre capacité innée à toujours tendre vers notre propre perfection, comme tous les organismes vivants.
« Je conclu que TA PERCEPTION du mot « ressource » Ana, est entachée par tes engrammes émotionnels, car je ne trouve pas de lien avec une notion de propriété. »
Dans l’usage qui est fait ici du mot, je ne trouve pas de lien avec autre chose que la notion de propriété. Et c’est dit en clair.
« Donc, lorsque je lis ce mot, JE PERÇOIS surtout l’idée de coresponsabilité, non de propriété. »
LA PERCEPTION DE LA RÉALITÉ : c’est ce qui a été enlevé d’essentiel à l’humanité, et l’objet de toute l’histoire de l’ingénierie sociale est bien de nous maintenir enfermés dans une perception erronée de la réalité. Percevoir la réalité, c’est une décision politique.
Nous avons les capacités technologiques ainsi que les ressources pour nourrir, loger, vêtir, éduquer et garantir un système de santé de très haute qualité à tous sur toute la planète. Mais notre pratique de rationnement des ressources par l’usage de la monnaie ne nous a jamais permis d’accomplir cela et ne le permettra jamais.
Je croyais que le siphonnage de la richesse planétaire était l’œuvre d’une bande de voleurs qui provoquent aussi le rationnement des ressources. Or j’apprends que le responsable, c’est l’usage de la monnaie ! Donc nous avons la solution, peuple d’Occident, et nous vous préparons en ce moment même à un grand changement qui vous ravira : nous allons supprimer l’argent (pour vous, pas pour nous). Nous allons donc déjà vider vos comptes en banque et supprimer la monnaie (puisque vos comptes seront vides), puis nous vous occuperons à la reconstruction du monde que nous vous avons détruit.
« L’usage de la monnaie est rarement remis en question mais rendons-nous compte de l’influence qu’il exerce sur nos comportements et sur nos valeurs. L’argent lui-même n’a aucune valeur »
= la monnaie est une maladie qui nous menace : il faut l’éradiquer (en premier de vos comptes en banque) ! Ne percevez là aucun abus : elle ne vaut rien. Maintenant il est utile de vous le dire.
On dit que tous les individus sont égaux mais la plupart des gens n’ont pas accès à ce qu’ils DÉSIRENT, ils n’obtiennent pas le type voiture qu’ils souhaiteraient et ne vivent pas dans le type de maison dans laquelle ils espéreraient vivre. Ils n’achètent que ce qu’ils peuvent ACHETER.
La plupart des gens n’ont pas accès à ce qu’ils SONT. À la place on leur propose de désirer AVOIR. Pour que ça continue.
Comment quelqu’un peut-il être véritablement considéré comme libre quand il ne peut pas se procurez librement les meilleurs médicaments
Ah, les drogues ne seront pas supprimées.
Le système monétaire est fondé sur une pénurie artificielle.(.)Notre système social est fondé sur la nécessité d’acheter continuellement. Vous et moi, dans ce système, sommes considérés uniquement comme des consommateurs.
Non, uniquement comme des consommés, des ressources. Mais nous sommes encouragés à nous percevoir comme des consommateurs.
L’une des plus grande cause de destruction de ressources et de la vie n’est autre que l’armée. (.)L’industrie de l’armement fait honteusement des profit en armant les deux camps. Ils n’ont aucune loyauté envers quiconque ni quoique ce soit et ne voient que le besoin de faire de l’argent.
= nous allons aussi supprimer toutes vos armées ‘nationales’ et les fondre dans une seule armée sous commandement OTAN : de toute façon elles n’ont plus lieu d’être, puisqu’elles sont déjà toutes des mercenaires de l’empire.
Ces personnes sont formées pour devenir des machines à tuer. Ne serait-il pas merveilleux si elles étaient formées au contraire à résoudre des problèmes, aidant les peuples à surpasser leurs différences sans user de violence ?
Délicate attention : ces militaires vont être mieux utilisés à la police de la pensée.
Lorsque les ressources de la terre seront gérées et partagées en tant qu’héritage commun de tous, les barrières artificielles qui séparent les nations ne seront plus nécessaires, les invasions entre pays pour les ressources seront des choses du passé.
= NWO, compte tenu du contexte.
Dans une telle économie, au lieu de se battre les uns contre les autres pour des ressources limitées, les gens TRAVAILLERAIENT ENSEMBLE POUR RÉSOUDRE LES PROBLÈMES que nous avons tous en communs tel que le cancer, les maladies cardiaques, les tsunamis, les tremblements de terre etc.
Traduction = nous vous fabriquerons les mêmes problèmes que nous vous fabriquions avant, pour vous occuper à les résoudre comme avant. Donc vous continuerez à passer vos vies à résoudre des problèmes factices au lieu de vivre. La seule différence c’est qu’au lieu de vous apercevoir que vous êtes consommés, vous accepterez votre esclavage pour la bonne cause. (Au début.)
Brigitte
@ Brigitte
Avant de nous délivrer le catalogue complet de tes phobies, tu devrais plutôt t’intéresser à la personne qui a développé ce concept, son parcours, et ses motivations, Madame Soleil.
Tu t’imagines sans doute être la seule (non, pardon, c’est vrai, il y a aussi Catherine qui est remarquablement intuitive, j’oubliais), à avoir tiqué en découvrant les grandes lignes de ce projet, et notamment sur la façon (la forme) dont il est présenté ?
A toute fin utile, je te renvoie à l’article critique de 18 pages que j’ai écris en 2011 lorsque j’ai pour la première fois analysé un document de présentation du projet.
> Le Projet Venus : analyse critique
Ensuite, parce que contrairement à toi je ne me laisse pas dominer par mes émotions ni mes sentiments (qui sont des engrammes, c’est-à-dire des programmes obsolètes de réactions à des situations passées – tout le contraire de création), j’ai été voir PLUS LOIN.
SI c’est une secte, SI c’est un programme caché du NWO, SI c’est motivé par des idées folles, alors en savoir plus sur le bonhomme devrait me le confirmer ou me l’infirmer. En connaissant l’homme, je peux discerner ses motivations.
Allez, les zombies, je vous laisse à vos phobies millénaristes, vous me fatiguez prodigieusement.
Morpheus
Ah, j’oubliais …
La charte du monde libre, cela provient du Mouvement Zeitgeist.
PAS du Projet Venus.
Et pour qu’il n’y ait aucun malentendu :
« Notre discernement éclaire ce que nos jugements obscurcissent » > Morpheus
Autant savoir.
Morpheus
Morphéus et JC, remballez vos marchandises et votre totalitarisme new-age.
Jésus-Christ, retourne sur ta croix et cesse de nous bourrer le mou. Et remballe ton totalitarisme religieux qui empoisonne le monde depuis 3000 ans avec ses innombrables perversions morales et mentales.
@ Ana
Sur le sens des mots.
J’imagine que le principe d’Étienne de rendre aux mots leur sens véritable ne t’a pas échappé. Je suppose (mais tu me contredira si je me trompe) que tu es en accord avec ce principe. En tout cas, c’est mon postulat.
Il se fait que je partage ce principe avec Étienne. Ma démarche est la suivante : le langage verbal (et écrit) est le plus mauvais mode de communication, primo parce que chacun de nous a SA définition et SA perception des mots (parfois similaire, souvent différente) et secundo parce que nous recevons la plupart de ces mots, non pas avec nos connaissances et notre discernement, mais avec nos émotions. Nous donnons aux mots un sens qui se rapporte avec l’engramme émotionnel qui se rapporte à nos conditionnement socioculturels et à nos expériences personnelles.
Chacun reçoit et perçois donc les mots de façon différente. Alors comment parvenir à communiquer dans ces conditions, et surtout parvenir à s’entendre, si nous ne parvenons pas à décider d’un sens commun ? C’est impossible.
Ma démarche, qui est de nous baser sur les définitions que nous donnent les dictionnaires (lexical et étymologique) permet de nous accorder sur le sens des mots et justement de rompre avec les interprétations individuelles et émotionnelles.
Rendre au mot « ressource » son sens réel me parait tout aussi important que rendre aux mots « démocratie », « élection », « anarchie », etc. leur vrai sens.
A contrario, si tu te contentes de rejeter purement et simplement le mot « ressource » (ou n’importe quel mot dont le sens se trouve perverti par les voleurs de mots), alors tu perds le mot. Tu acceptes tacitement, se faisant, le sens tordu, la perversion de sens que lui ont imposé les voleurs de mots.
Je défends les mots – NOS mots – en leur rendant leur véritable sens chaque fois que cela est nécessaire. C’est un mode de défense concret que de nous réapproprier les mots, parce que même si le langage est notre plus mauvais mode de communication, il est pratiquement l’un des seul que nous utilisons, et même, en ce lieu virtuel, LE seul.
En cela, je me bat contre l’ANGSOC et sa politique de la novlangue.
Amicalement,
Morpheus
@ Ana,
« On en a discuté ailleurs que sur cette page »
Heureusement, le sujet n’est pas clos pour autant. à l’époque, je venais de découvrir le projet Vénus, je commence tranquillement à m’en faire une idée plus précise.
La cybernétique est beaucoup plus dangereuse aujourd’hui dans un monde monétaire que dans une EBR. J’ai donc du mal à comprendre tes réticences à ce sujet.
@ Jésus Christ
Imposteur, le vrai n’aurait jamais dis ça 😉
@ Brigitte
Merci de tes observations, j’essaierais d’y apporter un éclairage dès que j’aurais un peu de temps.
Je ne sais pas si tu as pris connaissance du message 49.
Bien amicalement
J.C
J.C,
Ne pas avoir envie de tourner en boucle ne signifie pas en effet que le sujet soit clos 😉
@ Brigitte
« Nous n’avons même pas besoin de paroles pour percevoir la pensée de l’autre, nous pouvons aussi la ressentir. C’est ainsi que nous savons rapidement discerner, même sur un seul mot discordant, si la direction où va l’autre nous convient ou non, et décider qu’il n’y a même pas lieu d’aller plus avant dans l’analyse. Nous agissons ainsi quotidiennement lors de nos rencontres, lectures, observations. Notre instinct est amplement suffisant pour décider, lui faire confiance est vital. »
C’est ce que j’appelle agir selon ses conditionnements sans même chercher à comprendre ce qui se passe vraiment. Suivre son instinct est animal, vital comme tu dis. L’instinct de survie que l’on met souvent le plus en avant est ceux des carnivores qui vont d’abord agir dans l’urgence pour leur survie, ils agissent par pure réflexe égoïste, incapable d’élaboration plus large qui les mettraient pourtant dans des conditions de vie plus sûre et plus épanouissantes. Vivre comme des bêtes, voilà ce que certains voudraient que l’on fasse.
Regardons un instant le monde dans lequel nous vivons, les êtres humains qui ne cherchent pas à dépasser les croyances que certains leurs ont insidieusement introduit dans l’esprit, maintenu par la peur, on dit gentiment de ceux là qu’ils ont des préjugés, sont prêt en défendre bec et ongles les vieux schémas de leur propre aliénation. Dans le futur, plus personne n’acceptera ce qu’on lui dit sans avoir pousser plus avant l’analyse.
Attention ! le ressenti sera non seulement permis mais écouté, on n’aura plus à l’occulter comme çi la pensée et le coeur devait s’opposer. La vraie intelligence, celle du coeur se révélera.
Lorsqu’on essaie de nous faire croire que la raison s’oppose au ressenti, c’est qu’on essaie simplement de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Le ressenti doit être pris en compte, il est conditionné, il n’apparaît pas s’en cause, il n’y a pas à le nier mais à apprendre de lui.
Faire l’amalgame d’un côté entre le ressenti et l’instinct et de l’autre l’intelligence et la froideur est la schizophrénie de notre société actuelle qui ne veut pas que l’on voit l’entièreté de notre être.
Si l’instinct de survie suffisait, tout le monde en étant pourvu ou mort, notre société ne serait pas telle quelle est actuellement.
« La première interrogation qui vient en lisant les posts ci-dessus, c’est : comment peut-on à la fois défendre les idées d’Etienne et le projet Vénus. Le projet Vénus ne prévoit pas d’élections, encore moins de tirage au sort, un ordinateur central se charge de tout. Big Brother veille sur vous… »
Le projet Vénus est pour moi dans la continuité même des idées d’Etienne car il visent aux meilleures conditions possibles pour un système démocratique sans esclaves.
Concernant les notions de survie et de ressources que tu mentionnes ensuite, ils font finalement écho à ce que tu dis plus haut. Je partage en partie ce que tu en dis mais soyons réaliste, dans un premier temps, vu la situation à laquelle nous sommes rendu, il s’agit bien de survie et de ressources. Quant au changement de mode de vie, d’alimentation etc. c’est déjà en route non ?
Le système monétaire et la hiérarchie qu’il implique sont défaillant pour l’établissement d’une société saine et mature.
« L’idée est qu’un enfant comprenant pleinement pourquoi il n’est pas acceptable d’agir d’une certaine façon est infiniment mieux paré qu’un enfant qui ne connaît que la crainte de la punition.
Traduction = pour l’avènement de l’esclavage moderne, les enfants du peuple doivent être amenés à la soumission par consentement, pas la peine de les brimer »
là par contre c’est juste n’importe quoi. Comprendre les conséquences de nos actes plutôt que de subir une autorité arbitraire n’est pas de l’esclavage mais un moyen de libération de notre ignorance, un moyen d’émancipation.
« L’inverse du mensonge n’est pas toujours la vérité. »
Si on est un peu rigoureux sur les mots, l’inverse du mensonge c’est toujours la vérité.
« La nature de la réalité est précisément le vif du sujet. C’est la clef de notre liberté. C’est une très bonne idée d’y entrer. »
Oui, c’est vrai mais pour le moment ce sujet profond reste inaccessible parce qu’il demande d’être traité sérieusement, pas seulement en surface. Aujourd’hui, tous le monde doit travailler et consommer et n’a que peu de temps pour ce qui a du sens. Une partie de ce chemin de libération se fait avec le changement de paradigme et continuera ensuite.
« Je conclu que TA PERCEPTION du mot « ressource » Ana, est entachée par tes engrammes émotionnels, car je ne trouve pas de lien avec une notion de propriété. » Dans l’usage qui est fait ici du mot, je ne trouve pas de lien avec autre chose que la notion de propriété. Et c’est dit en clair. »
Il est possible de l’interpréter ainsi cependant cela ne reflète pas le projet Vénus où est clairement fait la distinction entre usage et propriété.
« Je croyais que le siphonnage de la richesse planétaire était l’œuvre d’une bande de voleurs qui provoquent aussi le rationnement des ressources. Or j’apprends que le responsable, c’est l’usage de la monnaie ! Donc nous avons la solution, peuple d’Occident, et nous vous préparons en ce moment même à un grand changement qui vous ravira : nous allons supprimer l’argent (pour vous, pas pour nous). Nous allons donc déjà vider vos comptes en banque et supprimer la monnaie (puisque vos comptes seront vides), puis nous vous occuperons à la reconstruction du monde que nous vous avons détruit. »
Les 0,01 % n’auraient que peu de pouvoir si les 99,99% ne leur obéissaient pas par l’usage de la monnaie. Si on devait chasser ces voleurs, pour sûr, d’autres viendraient prendre leur place.
Tant que le monde aura recours à la monnaie, il y aura des pauvres. Tant qu’il y aura des pauvres, il y aura des riches et tant qu’il y aura des riches, personne ne sera libre, même les riches, surtout les riches.
« …au lieu de vous apercevoir que vous êtes consommés, vous accepterez votre esclavage pour la bonne cause »
Toutes ces craintes n’ont pas lieu d’être, comme l’indique J.fresco « l’EBR contient en elle la disparition de la stratification sociale » donc la disparition des voleurs de pouvoir.
Bien amicalement
J.C
Le projet Venus est trop timide :
La meilleure façon d’éviter la connerie humaine, c’est de remplacer l’humain par des machines. OK. Comme ça, plus de haine, plus de boulimie de pouvoir, plus de conflit, plus d’angoisse métaphysique.
Supprimer la gouvernance bio, c’est tout le génie de JF, mais osons plus :
Pour éviter toute velléité de résurgence du problème, supprimons aussi les gouvernés !
Des consommateurs cybernétiques seront bien plus tranquilles après tout.
Notons à ce propos qu’une petite manip génétique pourra éviter les frais et la pollution que la construction de robots ex nihilo représente.
Ainsi obtiendrons nous enfin l’idéal sociétal :
La fourmilière où nul conflit ne saurait naître, mais, outre l’abolition du travail, afin d’encore minimiser la souffrance, sans ouvrière.
(Humour)
C’est curieux, tout de même.
Bien des gens ont peur d’un monde où les machines font le travail – et notamment le travail dangereux et/ou pénible – à leur place.
Simultanément, il ne montrent pas une telle peur devant la même tâche effectuée par des gens en chair et en os, qui suent sang et eaux dans ces tâches, parfois depuis leur enfance.
Ou, lorsque malgré tout ils éprouvent de l’empathie envers ces travailleurs de chair et d’os, ils se trouvent en proie à un conflit intérieur entre ces deux peurs : celle des machines faisant le travail et celle des humains exploités par d’autres humains.
J’observe souvent que ce conflit intérieur entre ces deux peurs entraîne une réaction violente contre ceux qui – comme moi (notamment) – mettent le doigt dessus. Pardonnez-moi mais, en mettant le doigt sur un mal, je ne suis pas la cause du mal. Et je ne suis pas le mal. Le médecin qui met le doigt sur l’abcès est-il l’auteur de l’abcès ?
…
Amicalement,
Morpheus
Morpheus, je pense que tu vois juste.
Quand on est plus des esclaves, on est quand même des esclaves alors autant rester des esclaves nous dit-on.
C’est à l’avantage de qui ce discours ?
Mais faisons un bilan de notre situation.
La cybernétique est notre réalité actuelle.
Bien que nous n’en prenions pas la mesure, l’électronique, l’informatique est présent partout. L’ensemble des moyens de transport, de surveillance, d’information, de communication, de paiement etc. relève de la cybernétique. Son utilisation sera bien plus saine lorsqu’elle sera vraiment à notre service à tous et non l’intérêt d’un petit groupe dans un contexte monétariste.
Est-il encore nécessaire de le rappeler, contrairement à ce que nous disent les films hollywoodiens (financé par qui d’ailleurs ?)
Les ordinateurs n’ont pas d’intention, ils ne souhaitent pas préserver leur existence, obtenir du pouvoir ou quoique ce soit d’autre, ils ne font que ce pour quoi ils sont programmés.
La révolution que propose Jacque Fresco n’est pas celle de la cybernétique en tant que telle mais du mode d’organisation sociale et de répartitions des ressources. Rendre au plus grand nombre ce qui sert au petit nombre.
@ Ana
Les préoccupations métaphysiques, le sens de la vie nous sommes en plein dedans. Le rôle de l’humain est-il d’être exploiter (travail-monnaie) ? En nous libérant de ce système esclavagiste, il s’agit bien de donner l’espace pour que les questionnements métaphysiques redeviennent au centre de nos préoccupations.
Je sais bien qu’on a l’habitude de penser en terme de gouvernants et de gouvernés. Les interrogations légitimes que l’on a ou que l’on a eu (moi le premier) c’est qui dirige ?
On a tellement l’habitude d’être gouverné que l’on pense automatiquement : qui est le petit groupe à qui ça profite à l’insu du reste de la population ?
Preuve s’il en est que la notion même de dirigeant est déficiante, élitiste et tout ce qu’on voudra.
Bref, s’il cela n’est plus, s’il n’y a plus de stratification sociale, il n’y a plus de voleur de pouvoir.
Avec la disparition du système monétaire, la non professionnalisation des activités humaines est un des facteurs de la disparition de l’identification à des castes, des hiérarchies.
Bien amicalement
J.C
J.C,
ça fait déjà quelques années que j’ai commencé à parler publiquement des avantages d’une civilisation sans monnaie. Et j’ai réitéré en conférence publique deux fois en 2012 (Annecy et Montluçon)(pas de vidéo, désolée). D’un point de vue thermodynamique, il est donc peu rentable de tenter de me convaincre puisque c’est déjà fait depuis plus de 20 ans 😉
Ce qui nous sépare, ce n’est pas l’horizon mais le véhicule.
On tourne en boucle
Sur plusieurs fils.
Ils pourrait être intéressant de comparer les véhicules en compétition ?
😉
Amicalement,
Morpheus
En attendant la réalisation de nos utopies, je suggère la lecture de
« la nuit des temps » (Barjavel)
@ J.C
En effet, le revenu de base est financé par la TVA à partir des dépenses supérieur à deux fois le montant du revenu de base. Ces seules dépenses doivent couvrir celles inférieures à 2 fois le revenu de base, c’est juste impossible.
Tu pourrais nous faire une démonstration avec une formule mathématique simple, s’il-te-plait ?
Merci 🙂
Morpheus
Ana,
Le message ne s’adressait pas qu’à toi
Par ailleurs, je n’essaie pas de te convaincre qu’une civilisation sans monnaie est souhaitable (je me doutais que tu allais me dire ça) mais des implications d’une telle civilisation concernant sa mise en place, son fonctionnement et les conditions de sa viabilité. Soit l’abondance, la disparition du pouvoir hiérarchique et la nature du fonctionnement démocratique.
Je sais bien que nous sommes d’accord sur un certain nombre de points et je pense qu’il est plus qu’utile de débattre sur les différences. Il me semble que les critiques que tu opposes au Projet Vénus ne sont pas fondées et c’est pour ça que j’essaie d’y répondre du mieux que je peux.
Il s’agit, vu l’enjeu, que nous puissions prendre la mesure et la pertinence des choix de véhicules que nous souhaitons promouvoir.
Je ne prends pas du tout cela à la légère même si je suis à 100% pour l’humour et que j’ai bien ri en lisant ton intervention précédente.
Je n’ai en outre pas de mon côté le sentiment de tourner en boucle mais de progresser même si bien sûr les mêmes notions reviennent. j’essaie de trouver les failles et les avantages de chaque système et de mieux les comprendre.
@ Morpheus
En fait, en regardant le passage de la vidéo que j’ai mentionné avec la citation ci-dessus, l’explication qui suit sera plus claire.
Ce document présente le revenu de base comme un moyen de subvenir à nos besoins de base en permettant de pouvoir refuser un emploi.
Or, le minimum pour ce faire devrait au moins être égal au smic sinon plus.
Actuellement, le salaire moyen d’un français est d’environ 1500 euros.
Partant de là, qu’en est-il du financement du revenu de base tel que présenté ici.
La TVA qui servira à financer le revenu de base est estimée à 50 %.
ce qui signifie que la moitié du prix d’un bien ou d’un service sert à financer le revenu de base, l’autre moitié les salaires et autres.
Puisque tout le monde aura droit à un revenu de base disons de 1000 euros pour simplifier.
si l’on pense les choses de manière globale, il faut que l’ensemble des achats de la population puisse le financer.
Or puisque l’on prend que la moitié du prix (tva 50%) pour le financer. Les dépenses totales de la population doivent être au moins du double de la quantité d’argent qu’il est nécessaire pour l’octroyer à tout le monde.
Ce qui veut dire en clair que la moyenne des achats par personnes devrait être égale ou supérieure à 2000 euros et leurs revenus totaux encore plus élevés s’ils veulent mettre un peu de côté.
Le documentaire prend des exemples individuels.
Si quelqu’un touche uniquement le revenu de base (1000 euros) et qu’il le dépense entièrement.
avec un TVA à 50%, il n’aura financé que 500 euros du prochain revenu de base. Les 500 autres euros devront être financés par de plus grosses dépenses.
Continuons, ça sera plus clair :
quelqu’un qui dépense 2000 euros avec une TVA à 50% finance tout juste en impôt son revenu de base de 1000 euros.
Tout ceux qui dépensent moins de 2000 euros ne financent pas entièrement leur revenu de base.
Tout ceux qui dépensent plus de 2000 euros (qui financent donc plus de 1000 euros d’impôt) doivent être suffisamment nombreux pour financer en impôts les insuffisances de dépense de tout les autres.
Je pense que c’est impossible à moins que tout ceux qui travaillent obtiennent des salaires extrêmement élevés et en dépensent la quasi totalité.
Je ne sais pas si j’ai été clair ?
Bien amicalement
J.C
Bonsoir,
Je pense que si nous abordions la redistribution sous un autre angle, les coûts et les tarifs ne seraient plus du tout du même ordre, bien des prix baisseraient et l’offre de la nature retrouverait sa gratuité pécuniaire.
C’est-à-dire si la redistribution était inversée, public vers privé et non comme c’est le cas avec le système économique actuel, privé vers public, de facto le revenu de base serait bien plus accessible et décent.
Pour le dire autrement, si nous voulons mettre en place un revenu décent pour tout citoyen, il faut mettre en place un revenu décent pour toute entreprise, et mettre fin aux gains exorbitants…
D’où la proposition de Bernard Friot, qui s’appuie également sur la suppression de la propriété lucrative au profit de la propriété d’usage, est plus rigoureuse et mieux pensée que celle du revenu de base. Il me semble.
(même si vous aurez compris que je favorise de loin l’économie fondée sur les ressources).
Morpheus
Comme J.C., je pense que le mode de financement du revenu dans la video est assez mal fichu.
Dans le passage en question (1h13), il est bien dit que tout l’impôt est prélevé sous forme de TVA.
Celui qui gagne 2000 euros paie 1000 euros d’impôts sous forme de TVA.
C’est donc qu’il a consommé tout son revenu.
Et donc, il n’y a pas d’épargne dans ce système ?!
Le reproche classique fait à la TVA est qu’il est inégalitaire, parce que les personnes à bas revenus consomment une plus grande fraction de leur revenu que les gens qui ont un haut revenu. Ceux-ci épargnent plus, ce qui n’apparaît pas du tout dans la vidéo.
Pour un financement « juste » du revenu de base, il ne faut pas que la TVA soit le seul impôt.
Il faut au moins une taxation du capital (impôts sur le revenu de l’épargne, sur les dividendes, etc).
Voici mon avis sur le salaire à vie et les alternatives monétaires.
La monnaie est un outil d’asservissement.
Elle contraint les êtres humains à l’échange. Celui qui n’a rien à échanger est un esclave.
Retirer la propriété privée sans abolir la monnaie reviens à faire de chacun d’entre nous un esclave.
Le salaire à vie fait de chacun de nous un travailleur forcé. Le droit à user des ressources est proportionnel à sa qualification.
Je suis choqué quand j’entends Étienne dire « les gens ne se valent pas », « lui il vaut plus, lui il vaut moins » symptôme de notre formatage à la marchandisation du vivant et je comprends la réaction de Stéphane Laborde et d’autres quand ils s’opposent à la stratification sociale par le salaire qui visent à pérenniser les inégalités.
Du fait même du principe de la monnaie qui est – la contre partie, le chantage – il n’y a pas d’alternative monétaire acceptable.
Plus on se rapproche d’une économie dirigée, plus on est dans une société directive, autoritaire.
Il va s’en dire que la crise à bon dos pour nous mener vers ce genre de société de castes ou chacun à sa fonction, une dictature ou chacun espère monter dans l’échelle sociale par sa qualification pour échapper aux conditions moins favorable, ou l’on est plus pauvre.
On retrouve la compétition du libéralisme mais mieux structurée, étatisée.
C’est pire que les films de sciences fictions qui portent sur le sujet.
Une économie basée sur les ressources (EBR) est le strict contraire de cela, visant à la disparition des stratifications sociales et des hiérarchies ainsi que de toutes contraintes liées au travail.
En démocratie, personne n’accepterait d’être payer moins que les autres et personne n’accepterait d’effectuer des travaux inutiles.
Cela n’advient encore aujourd’hui que parce que chacun doit obéir à des règles qu’il n’a pas choisi pour avoir le droit de vivre.
Sans travaux forcés, à quoi pourrait bien servir la monnaie ?
Et si l’on devient libre de produire ce dont nous avons vraiment besoin pour tous en respectant l’écosystème, l’exploitation par l’usage de la monnaie n’est plus nécessaire.
(Par exploitation par l’usage de la monnaie, j’entends le maintien dans la pauvreté pour contraindre au travail).
Ce n’est pas une utopie, c’est bien ce qui se passerait dans une vraie démocratie non ?
Si la pénurie n’est plus le moyen pour une minorité d’asservir tout les autres, que ferait-on de la monnaie ?
« imaginons que nous créions autant de monnaie que nécessaire pour que tout le monde dispose de ce qu’il veut : au final, à quoi servirait la monnaie ? » Morpheus
Une vraie démocratie universelle (sans esclaves) ne verra le jours que lorsqu’on se sera débarrassé des travaux forcés et de la monnaie.
En attendant…
il faut bien attendre puisque ce n’est pas nous qui l’a feront (sauf si nous l’a souhaitons vraiment).
En attendant disais-je :
« une réforme monétaire ne constituerait, au mieux, qu’une solution transitoire permettant, dans le meilleur des cas, d’allouer les ressources nécessaires à une mutation de la civilisation vers une économie excluant la monnaie de l’équation. »
Morpheus
Dans cette perspective, le revenu de base me semble une meilleure réforme.
Pourquoi ?
Déjà, parce qu’il ne condamne pas les individus au travail à vie et au chantage qu’il représente.
Ensuite, il va dans le sens d’une égalité de traitement pour tout ceux qui ont été libérés de leur emploi, leurs permettant de subvenir à leurs besoins de base, du moins un certain temps.
Et puis surtout, ne pouvant s’autofinancer de lui-même, il porte en lui la disparition du système monétaire concomitant à celui du travail.
(je développerais si nécessaire)
L’objectif est que chacun puisse voir ses besoins satisfaits pour qu’il puisse donner un autre sens à ses activités que la quête perpétuelle de l’argent.
Si nous voulons voir advenir une démocratie, cela passera d’abord et avant tout par l’économie.
Bien amicalement
J.C
Bonsoir,
Je pense qu’il ne faut pas tuer le système monétaire, il faut plutôt oeuvrer pour le rendre sage, et pour le rendre meilleur, il faut qu’il perdre toute valeur, et inscrire dans la constitution des limites à la décence, privée comme publique.
La meilleure façon de faire perdre sa valeur à l’argent c’est la profusion des besoins essentiels, ou plus exactement dans notre cas c’est de déclarer crime contre l’humanité, le principe de l’offre et la demande, et toute rétention de biens vitaux sous quelque forme que ce soit.
Si « réforme transitoire » il doit y avoir, alors que ce soit le Salaire à Vie couplé à la suppression de la propriété lucrative proposé par Bernard Friot : les avantages sociaux et culturels du revenu de base s’y trouvent, en plus de la suppression de la propriété lucrative (qui n’existe pas dans le projet du revenu de base). De plus, Bernard Friot étant économiste, son projet est budgétisé et tiens la route.
Amicalement,
Morpheus
@ J‑Stéphane
L’argent est une forme de « toute rétention de biens vitaux ».
Le progrès ne vaut que s’il est partager par tous.
Les privilégiés feront en sorte de préserver leurs privilèges et on est reparti pour un tour.
Si tu as des objections à la démonstration que j’ai faite en 49. sur la monnaie, tu es le bienvenue.
Je ne vois pas quelles avantages tu peux bien trouver à l’usage de la monnaie en comparaison d’une EBR.
@ Morpheus
En identifiant le travail à l’individu et sa qualification et non plus à l’emploi qu’il occupe et en budgétisant convenablement ce système, en quoi cette réforme serait-elle transitoire ?
Bien amicalement
J.C
Doit-on cesser de concevoir des véhicules parce qu’ils ont un mauvais impact écologique, ou doit-on les améliorer ?
Doit-on cesser de faire de la politique parce qu’elle a un mauvais impact sur le peuple, ou doit-on l’améliorer ?
Le système monétaire a des avantages et des défauts. Est-il possible de le rendre meilleur ?
Je pense que oui, et que si l’on n’y arrive pas, ce n’est pas à cause du principe monétaire de base, mais à cause de l’humain et de sa politique.
@ J‑Stéphane
Je ne crois pas que les véhicules est un mauvais impact en soi sur l’écologie et encore moins que la politique est un mauvais impact en soi sur le peuple.
Par contre, s’ils en ont aujourd’hui c’est bien à cause de l’usage de la monnaie qui est nuisible en soi au regard de l’émancipation de l’humanité.
Elle n’a jamais été une aide, toujours une aliénation.
Il suffit de regarder comment les indiens vivent quand on ne détruit pas leur environnement.
Ils vivent dans l’abondance, le troc n’étant que très marginal.
Si tu peux me citer un seul avantage du système monétaire en comparaison avec l’EBR, je suis preneur.
Bien amicalement
J.C
1)De nos jours, la monnaie, par sa rareté et sa répartition injuste, induit les carences pour certains, les flatulences pour d’autres, et l’inégalité pour tous.
Même si l’argent est le cadre comptable de cette situation, ce défaut n’est pas inhérent au concept de monnaie : il dépend de
noschoix politiques et de la complicité, et de la faiblesse, et de l’incompétence, des élus.Et nous pouvons très bien imaginer une économie distributive qui gérée par quelques techniciens déjantés serait elle même injuste.
Et nous pouvons très bien craindre qu’une société nouvelle, initialement bien orientée, et sans monnaie, dérive vers ces défauts présents, qui sont ceux de la bêtise humaine, indépendamment des outils en vogue.
Ce premier défaut de la monnaie est du domaine de la politique et de la fraternité, et de la conscience fraternelle ; s’il pourrait être réparé par une cohorte (une foule) de réformes, touchant les lois sociales, les mécanismes de la rémunération, le système fiscal, l’ingénierie 😉 cette réparation ne peut avoir lieu sans la conscience nécessaire et sans la démocratie réelle.
2) On peut penser que l’abondance mettrait fin mécaniquement à l’égoïsme. Mais quelle abondance…
La monnaie est totalement déconnectée des plafonds de production/exploitation que devraient nous imposer la sagesse et l’écologie, la preuve en est que certains peuvent griller des tonnes de kérosène juste pour le plaisir d’aller tremper leurs fesses dans les eaux martiniquaises ou de Tahiti, ce n’est qu’un exemple.
La monnaie, sauf à être orchestrée rare pour tous, ce qui serait absurde, ne peut avoir aucun rôle de régulation écologique, et ce souci lui aussi ne peut être réglé que par la politique et la conscience.
Une abondance irraisonnée, inventée comme remède à l’égoïsme, serait catastrophique, si bien qu’en dernier ressort, la responsabilité humaine et collective demeure, et le libre arbitre conscientisé.
Dans tout système de gestion de la production et du partage, avec ou sans monnaie, la question des plafonds appartient à la conscience, à la sagesse, à la concertation.
;;;;;
Et il n’existe aucun système qui induise mécaniquement la sagesse.
L’être humain est propriétaire de sa sagesse (naissante?), et responsable, et il serait peu sage d’espérer se décharger totalement et définitivement de cette responsabilité sur une organisation économique et sociale reconsidérée au mieux.
Et l’ubris, et la boulimie spéciste, et l’infantilisme de la collectivité humaine, ne sauront être réparés que par la démocratie et la conscience (qui devraient se nourrir mutuellement, autre débat).
Bonjour,
@ JC
Il est délicat de vouloir comparer un système économique en application au niveau planétaire, et depuis plusieurs siècles, avec un système qui n’existe pas, ou plutôt qui n’existe plus depuis que la monnaie existe. Car si j’ai bien compris L’EBR est un système d’échange sans monnaie, et non un Engin Blindé de Reconnaissance ;-).
Si l’histoire est sincère, on peut comparer la vie avant la monnaie, ce serait comme revenir à l’époque avant la maitrise du feu, non ?
Pour citer un exemple, puisse que l’on reviendra à un secteur primaire majoritaire, car les secteurs secondaire et tertiaire vont fondre comme neige au soleil : Je ne pourrai surement plus communiquer avec vous aussi facilement, je ne pourrai plus comparer mon niveau de vie avec l’ensemble des terriens, Je ne pourrai plus m’indigner, et les profiteurs pourront encore plus exploiter et torturer.
Ce n’est pas l’argent qui est la cause des misères, au contraire, je pense que si l’on cible la cause, l’argent peut être un bon outil.
Si je me trompe sur certains points, je ne dois pas être loin de certaines possibilités que seule l’expérience pourra en faire l’exemple…
» … on peut comparer la vie avant la monnaie … »
Si on regarde de ce côté là ( avec peu d’outils et des erreurs historiques faciles ), il est intéressant de se demander pourquoi nous avons inventé la monnaie, et quel peut être le climat psychologique qui nous l’a fait considérer comme utile, voire nécessaire.
Toute conclusion serait bien entendu purement spéculative 😉
Cependant, il me semble clair que nos troubles sociétaux ne disparaîtront que si disparaissent nos troubles mentaux.
Dans cette optique, deux ou trois démarches sont envisagées ici sur ce site :
-Inventer une société technicienne gérée par 3% de personnes techniquement compétentes, ceci dans l’espoir d’aboutir une abondance apte à diluer nos grossiers appétits dans l’oubli des temps anciens.
-Réformer le concept de propriété et de distribution.
-Instaurer la démocratie.
Bizarrement, je ne crois qu’au troisième terme, qui pourtant n’aborde pas de front les questions techniques, économiques, monétaires, écologiques, etc.
Pourquoi ?
C’est un peu comme ce que dit Yvan Bachaud à propos du droit d’initiative populaire :
Si on obtient la démocratie, le reste suivra.
Pourquoi ?
Parce que la démocratie est le berceau nécessaire à la conscience, à sa naissance et à sa maturation.
Le peuple, quand il est écarté du pouvoir, ne peut que râler et ne se sent pas motivé à réfléchir, et encore moins à se responsabiliser. Ses individus, condamnés à subir leur civilisation, fut elle abondante et riche, sont induits à se concentrer sur leur nombril et à n’envisager que leur souci immédiat, et les moyens immédiats de leur satisfaction, moyens qui ne sauraient être colorés de fraternité sauf anecdotiquement.
Au contraire, le peuple, quand il est invité à se pencher sur le destin commun, et lorsqu’en plus chacun de ses individus dispose de moyens pour impacter le choix collectif, le peuple, en tel cas, est induit à se passionner pour le sort commun. La responsabilité individuelle devenant effective, la conscience individuelle ne peut que se développer. Et la somme des consciences individuelles ne peut que déboucher sur justice et sagesse.
Car si le peuple par erreur se tire une balle dans le pied, il réparera vite sa bévue, et cela dans le sens de l’intérêt commun (tandis que quand un gouvernement se trompe, soit par orgueil, soit par conflit d’intérêt, il persistera, trop souvent).
L’absence de démocratie interdit la responsabilité du citoyen, et de ce fait inhibe sa conscience, et favorise l’isolationnisme égocentré de l’âme.
Alors qu’au contraire la démocratie engendre et fortifie la responsabilité du citoyen, et de ce fait impulse la conscience individuelle et collective.
La démocratie une fois mise en place ne résoudrait pas tout en une semaine, car la structure du monde est gravée, et les sillons du mal sont nombreux, entremêlés d’usages et d’esprit défectueux. Peut être même faudrait il une ou deux génération pour soigner. Mais gageons que du fait de la conscience maximale dont la démocratie réelle ne peut qu’accoucher, toutes ces problématiques que nous abordons sur ce site, économiques, écologiques, monétaires, seraient résolues, avec le temps nécessaire.
C’est bien là, je veux dire là sur le comment obtenir la démocratie, c’est bien là que doit se situer le noyau de nos échanges, et j’ai bien peur que nos débats techniques relatifs entre autres aux questions économiques, débats parfois diviseurs, auxquels j’avoue prendre plaisir, soient souvent une façon de nous leurrer nous-mêmes, face à notre immense faiblesse sur ce chemin de l’essentiel.
L’essentiel qui est la participation de tous et chacun.
-
@ J‑Stéphane
Non, l’EBR n’est pas un « système d’échanges sans monnaie ». C’est un système de partage. Partager et échanger sont deux paradigmes complètement différents, qui se fondent sur une tout autre idée des rapports humains entre eux ainsi que des rapports entre les humains et leur environnement. Pour comprendre l’EBR il faut enlever de son esprit cette écharde qu’est le principe de l’échange.
Pour le dire simplement : dans un échange, grosso-modo, on dit « OK, moi j’ai ceci à te donner, mais toi tu dois me donner ça en échange », alors que dans le partage, on dit « OK, tu as besoin de ceci, il y en a en stock, tu peux le prendre ».
Je sais déjà ce que tu vas répliquer : « D’accord, mais s’il n’y en a pas en stock ? ». Et la réponse est simple : ce qui n’est pas disponible n’est pas partageable. L’EBR ne fonctionne pas s’il y a pénurie ; l’EBR fonctionne grâce à l’abondance. Et cette abondance est permise PARCE QUE la gestion des ressources n’est PAS fondée sur la monnaie et le profit.
Encore une fois (je commence à fatiguer à force de me répéter), la monnaie est un système qui a été inventé pour faciliter les échanges, et les échanges ont été développés dans une situation de (relative) pénurie, c’est-à-dire une situation de rareté. Et de plus, la monnaie n’a de valeur que PAR la pénurie, de la même manière que les produits rares ont plus de valeur que les produits abondants. Autrement-dit monnaie = pénurie (si vous n’arrivez pas à comprendre ça, cela montre que vous n’avez jamais compris le béa bat de l’économie à savoir le principe de l’offre et de la demande – au passage, j’ai appris ça en première année de secondaire, à 12 ans).
La monnaie N’EST PAS UN INSTRUMENT NEUTRE !
La monnaie est essentiellement un instrument d’asservissement. Nous n’en avons pas besoin. Mieux encore, nous avons besoin de nous en débarrasser, car l’argent est un virus social qui parasite nos cerveaux et nos rapports humains.
Un exemple simple : un train se rend de la ville A à la ville B. J’ai besoin d’aller de la ville A à la ville B pour rencontrer mes amis et amies les gentils virus. Mais je n’ai pas d’argent. Le train peut transporter 500 passagers, et seulement 350 l’empruntent. Et bien si je n’ai pas d’argent, bien qu’il y ait encore 150 places disponibles dans le train, je ne peux pas me rendre dans la ville B et je ne peux pas rencontrer mes amis. C’est ABSURDE ! Et tout dans notre société est à l’avenant.
Lors de la crise de 29, Jacque Fresco explique que ce qui l’a le plus frappé, c’est de voir ces files interminables de gens à la soupe populaire parce qu’ils n’avaient plus ni travail ni argent. Ce qui l’a éberlué, c’est que les marchandises et les ressources étaient toujours là, disponibles, abondantes, simplement les gens n’avaient plus de monnaie pour l’obtenir.
Vraiment, la gestion par la monnaie est non seulement irrationnelle, mais elle est intrinsèquement dysfonctionnelle et non pertinente.
Morpheus
@ Ana
Tu n’as visiblement pas compris comment fonctionne le Projet Venus. Ce n’est pas grave. C’est normal. Même toi qui a des compétences et de l’expérience dans le domaine scientifique tu souffres de ce que pratiquement nous tous souffrons : l’illettrisme scientifique. Le plus triste est que j’ai l’impression que tu es persuadée d’avoir compris, alors que ta compréhension du TVP n’est qu’une interprétation. Pour pouvoir vraiment le comprendre, il te faudrait en étudier bien d’avantage, et approfondir les rouages. Ce que tu ne feras pas parce que le « tout technologique » (sic) te révulse. Bon. Soit. Je peux comprendre. Mais alors arrêtons là de débattre sans fin de façon complètement inutile. Tu ne veux pas du TVP, soit. C’est ton droit.
Mais moi, je veux qu’on donne à ce projet l’opportunité de démontrer ses hypothèses, autrement dit d’être expérimenté. Principe de base de la méthode scientifique. parce que là, on ne fait que pinailler sur des hypothèses de travail.
Morpheus
Je ne suis pas en opposition à l’idée d’obtenir la démocratie. Je l’ai déjà dit. Sinon, qu’est-ce que je foutrais ici et pourquoi est-ce que je bataillerais sur divers forum pour faire avancer cette idée ?
Je suis d’accord que l’obtention d’une vraie démocratie permettrait de changer la culture et de responsabiliser (en partie seulement) le peuple. Et je suis même d’accord avec l’idée qu’il serait plus facile de pouvoir expérimenter les hypothèses du TVP si nous étions en démocratie.
MAIS
Je ne suis pas d’accord avec l’idée que la démocratie permettrait de changer à ce point la culture qu’elle amène nécessairement à la vertu. La démocratie repose sur l’imposition de la vertu par le contrôle des mandataires par les citoyens. Elle responsabilise d’avantage les citoyens et tend vers plus d’égalité. Mais l’histoire d’Athènes nous montre néanmoins que la démocratie ne résout pas les pathologies sociales fondées sur le profit.
Il y a donc un autre facteur, une autre cause plus profonde à rechercher pour comprendre l’origine des pathologies sociales. Et cette cause est dans le fait d’obtenir ou non l’abondance. Qui dit abondance dit partage et absence de conflits. Qui dit pénurie (ou rareté) dit conflits.
Si nous obtenons la démocratie mais que nous persistons à vouloir gérer l’économie sur base de la monnaie, nous allons nous entredéchirer et déployer une incroyable énergie (en pure perte) pour réguler, contrôler, calculer, mesurer, … Nous allons perdre une énergie considérable en luttes pour savoir comment distribuer l’argent (en plus de comment distribuer les biens), comment le répartir, pour déterminer la valeur de ceci ou de cela, pour déterminer la valeur du travail ou des connaissances d’untel (donc la valeur des gens, merci bien !).
Il n’y a que deux choses à résoudre : 1) avons-nous les ressources (matières premières) nécessaire pour produire tel ou tel bien et 2) avons les capacités techniques et les connaissances nécessaires pour les transformer et les rendre disponibles pour chacun.
En dehors de ces deux questions, tout le reste est superfétatoire.
Morpheus
Morpheus,
« Je ne suis pas en opposition à l’idée d’obtenir la démocratie. Je l’ai déjà dis. Sinon, qu’est-ce que je foutrais ici » »> Je ne crois pas avoir parlé de toi ni de ta pensée dans mon message 91.
Mais peut être répondais-tu à quelqu’un d’autre.
Pour le reste, tes mots et arguments pourraient être vexants, ils démontrent la bêtise d’autrui en se fondant sur ta clairvoyance, et il est difficile de te répondre sans sombrer dans l’escalade. Donc je me tais.
« arrêtons là de débattre sans fin » »> oui, excellente idée. Je compte sur toi pour ne plus aborder ce thème hihi.
@ J‑Stéphane
hi hi
Oui, l’EBR n’est pas fondé sur l’échange.
Je sais bien que tout le monde ne prends pas le temps de lire les interventions des uns et des autres.
Pour faire très simple, je m’évertue à expliquer pourquoi les échanges c’est mal et le partage c’est bien mais aussi qu’il nous faut réunir un certain nombre de conditions pour que cela fonctionne.
L’EBR permet la libération des freins à la modernisation (saine cette fois) de notre société.
Si tu permets que je te taquine un peu, ton intervention m’a fait sourire.
Elle m’a fait penser à un commentaire qui avait été posté suite au sujet de Morpheus sur le revenu de base. Le commentateur n’avait de toute évidence pas lu l’article, ses propos étant hors sujet. Ne comprenant pas pourquoi ça c’était vu, lorsqu’on lui a pointé du doigt, il a répondu quelque chose comme » c’est quoi le problème « . Je dois avouer que j’ai bien ris et que son intervention me l’avais rendu fort sympathique.
Morpheus ayant parfaitement résumé la différence entre le système monétaire et l’EBR, je n’ai pour l’instant rien à ajouter.
@ Ana
Je partage ton analyse sur les effets de la démocratie.
Cependant, Morpheus a encore mis le doigt de dessus.
Après y avoir réfléchi longuement, je tiens pour acquis que démocratie = EBR = TVP.
Ces trois là se tiennent.
Ce qui, à partir de là, me permet d’envisager comment y parvenir
« C’est bien là, je veux dire là sur le comment obtenir la démocratie, c’est bien là que doit se situer le noyau de nos échanges, et j’ai bien peur que nos débats techniques relatifs entre autres aux questions économiques, débats parfois diviseurs, auxquels j’avoue prendre plaisir, soient souvent une façon de nous leurrer nous-mêmes, face à notre immense faiblesse sur ce chemin de l’essentiel. »
Alors évidemment, si nous ne définissons pas la démocratie de la même façon, on ne peut pas se comprendre pour le reste.
Si la démocratie, c’est encore avoir besoin de représentants et d’un système monétaire alors on ne fait que perdre son temps à reconstruire une nouvelle oligarchie.
On peut bien bien vouloir refabriquer un cheminée en carton qui avait déjà pris feu, en se disant cette fois j’éloigne un peu plus les cartons du feu et je mets des cartons plus épais, à terme le résultat est le même.
Si on veut une cheminée qui ne prend pas feu, on ne la fabrique pas en carton.
Le système politique n’est pas dissociable de l’économie.
Si on veut une démocratie sans monnaie, il faut bien l’abondance et l’égalité dans la distribution des biens et services. Il faut bien aussi des solutions techniques aux causes de certains comportements nuisibles.
Si on doit seulement compter sur la vertu de 7 milliards d’individus par une simple prise de conscience, sans éducation préalable et sans tenir compte des conditions environnementales, ça n’adviendra jamais.
Je ne peux que m’incliner devant l’analyse de Morpheus en 96. Pas mieux
Bien amicalement
J.C
@Morpheus
… et 3) (pour reprendre les termes d’E.F. Schumacher) la fatidique propension à se réjouir du fait que » ce qui était du luxe pour nos ancêtres est devenu des besoins pour nous » ?
Tu as raison Ana, je vais arrêter de me battre avec des moulins à vent. Le donquichottisme, c’est amusant un temps, mais c’est un tantinet désuet et à la longue, ça lasse.
Morpheus
A différents propos, je pourrais moi aussi répondre que vous ne comprenez rien à l’immensité de l’impact de la démocratie réelle sur la psyché collective. Ce serait nouille.
Porter au loin et dans des directions distinctes des regards non disjoints mais qui n’embrassent à cette heure que du rêve, cela ne devrait pas nous diviser sur l’immédiat chemin.
Je suis quant à moi très ennuyée de n’avoir que peu d’outils (sans parler des coronaires qui m’enquiquinent) pour agir en vrai sans tant de tatonnements tatillons ou verbeux.
Faire plutôt que dire … afin que dire ne soit pas l’excuse pour ne pas faire …
Hier, j’ai passé l’après-midi avec un ami à réfléchir à la propagation virale. Un projet (chut) se dessine. Mais un doute aussi.
Fatigue. Envie de partir au Machu Pichu.
Mais non, y a du boulot 😉
Bonsoir,
Quel dommage ! je m’attendais à des remarques bien plus pertinentes venant de personnes aussi ouvertes d’esprit, et capables de révolutionner les propagandes aliénantes et les idées préconçues.
Je ne pensai pas que l’on allait m’explique qu’il fallait que j’arrête mon apprentissage aux propagandes scolaires de mes 12 ans, je ne crois plus au père Noël, ni à la petite souris, ni à l’élection = démocratie, etc., etc., etc.
Le système monétaire n’est pas naturel, comme pour la politique c’est un concept totalement inventé par l’humain, il est ce que l’on en fait, et je trouve navrant que l’on se passe de ces avantages parce que l’humanité n’a pas su trouver la sagesse pour régler ces défauts.
Pour moi la monnaie est une règle sociale qui doit assurer un partage décent entre tous, mais nous ne l’avons pas mis à profit, pire nous l’avons pervertie à sont maximum.
Pardon pour ma flemme, mais j’espérai que l’on raccourcisse mes recherches, en me donnant des exemples bien précis de ce EBR, logement, vêtement, nourriture, internet… Comment tout cela va t’il être mieux distribué que maintenant ?
L’EBR se passe t’il complètement de la monnaie, quelques exemples. Ou est-ce seulement dans certains cas, quelques exemples.
Parce que perso, à mon niveau je pratique déjà l’échange, l’offre sans échange également, et j’ai du mal à imaginer que l’on puisse l’appliquer à tout. Comment être sûr que les abus ne continueront pas ? Parce que l’argent n’est ni cupide, ni égoïste.
Sous une réelle démocratie, la monnaie devrait exprimer toutes ces vertus.
En ce qui me concerne, j’avoue être vraiment las de rabâcher. Je sature, besoin de vacances, je suis dans le même état que Étienne lorsqu’il a écrit ceci, et je pourrais le paraphraser quand il a écrit ça : Chers amis, je suis malheureux. J’ai l’impression de travailler pour rien. Je dois mal m’exprimer, ou me tromper, en particulier parce que beaucoup ne font pas l’effort de chercher eux-mêmes des éléments de réponse, mais en plus, ne lisent pas les réponses que je donne (ou que d’autres, comme J.C, donnent).
J‑Stéphane, si tu veux en savoir plus sur les détails de l’EBR, voici quelques liens. A toi, si tu veux des éléments de réponses, de prendre le temps de fouiller un peu tout ça (liste non exhaustive de sources).
- Documentaire « paradis ou perdition »
- Jacque Fresco à propos de l’EBR
- Le film « concevoir le futur » (la musique est casse-couilles, mais vous pouvez couper le son et lire les sous-titres)
- Le site officiel du Projet venus
- FAQ (foire aux questions) du Projet Venus
- Contact francophone du Projet Venus
- Le site relais des sciences et technologies positives (Civilisation 2.0)
Cordialement,
Morpheus
@ Ana
Ce rêve dont tu parles n’est pas forcément si lointain. J’ai des idées relativement précises des étapes qui pourraient l’aider à advenir.
Je pense aussi dans un premier temps avoir trouvé une idée simple et puissante pour accélérer grandement la propagation du virus démocratique.
l’un des effets serait une plus grande exposition et sollicitation d’Etienne. Je ne l’exposerais donc pas sans son accord.
J’ai aussi d’autres approches qui l’exposeraient moins, fondées exclusivement sur les idées.
Je sais qu’Etienne n’est pas fermé à l’EBR même si jusqu’à maintenant, il a semblé porté d’avantage son attention à des alternatives monétaires.
J’aimerais bien avoir un petit retour Etienne sur là ou tu en es dans tes réflexions à ce sujet.
Je peux par ailleurs de mon côté tenter d’expliquer pourquoi je penses qu’il serait très difficile d’obtenir un changement de régime politique sans passer par le moyen de l’économie.
Bien amicalement
J.C
@ J‑Stéphane
« la monnaie est une règle sociale qui doit assurer un partage décent entre tous »
Partager n’est pas monnayer.
J’allais mettre un lien vers le site du projet Vénus mais j’ai été pris de vitesse.
indécourageablement vôtre
PS : T’inquiètes Morpheus, la machine est en route 😉
@ Morpheus,
Quand quelqu’un n’a pas compris ce que je dis, je ne pense pas dans un premier temps qu’il est sourd, et je ne répète pas plus fort les mêmes mots. Je redis les mêmes choses avec d’autres mots, c’est comme cela que je conçois la démocratie, être compris par le plus grand nombre. Et si tu es fatigué, n’attends pas de devenir violent, repose-toi et passe la main.
@ JC
« Partager n’est pas monnayer »
Tu es dans le prisme perverti du moment. Je le redis avec d’autres mots, la monnaie peut avoir la vertu d’être l’outil qui rend gérables la production, la disponibilité et le besoin. 1 carotte + 3 tomates ne peuvent être additionnées, il leur faut une unité commune, comme il ne faut pas aussi que tout le monde fasse des tomates.
@ Morpheus,
Merci pour tous ces liens, je vais me contenter de celui-là http://www.thevenusproject.com/ car je ne comprends que ma langue natale, quoique parfois j’en doute, encore merci.
Conclusion de l’article, Économie Basée sur les Ressources :
« L’argent n’est important dans une société que lorsque certaines ressources vitales doivent être rationnées et que les gens acceptent l’argent comme un moyen d’échange pour ces ressources. L’argent est en fait une convention sociale, un accord. Il n’est pas une ressource naturelle et n’en représente aucune. L’argent n’est pas nécessaire à la survie, à moins que nous ayons été conditionnés à le considérer comme tel. »
« L’argent n’est important dans une société que lorsque certaines ressources vitales doivent être rationnées et que les gens acceptent l’argent comme un moyen d’échange pour ces ressources »
Là, à mon avis, cette déclaration est basée sur le système perverti, et non sur un système monétaire bienveillant, par exemple on peut envisager la monnaie pour une gestion publique et l’interdire aux particuliers.
« L’argent est en fait une convention sociale, un accord. Il n’est pas une ressource naturelle et n’en représente aucune. L’argent n’est pas nécessaire à la survie, à moins que nous ayons été conditionnés à le considérer comme tel. »
Là ça rejoint ce que je simplifiais plus haut.
Message 96
« Qui dit abondance dit partage et absence de conflits. Qui dit pénurie (ou rareté) dit conflits. »
L’histoire montre que nous avons plus souvent été dans l’abondance réelle, et paradoxalement en même temps, dans la pénurie artificielle.
Est-ce que l’absence de monnaie éradiquera ceux qui s’accaparent et accumulent ?
Projet de relocalisation, l’outil est la monnaie.
http://monnaie-locale-complementaire.net/projet-montreuil/
@
« Est-ce que l’absence de monnaie éradiquera ceux qui s’accaparent et accumulent ? »
oui car la monnaie crée la pénurie.
Imagine un milliardaire les poches vides, comment s’accaparera t‑il tout les biens ?
Imagine maintenant que nous soyons tous des milliardaires aux poches vides, il n’y a plus d’argent et plus de nécessité de rareté pour donner de la valeur à la monnaie.
Nous n’avons pas d’argent mais tout est gratuit et nous pouvons accéder à tout ce dont nous avons besoin librement. Il n’est plus nécessaire d’accumuler.
1. Comment vendre du sable à un bédouin du Sahara ? C’est impossible.
Pour user de la monnaie, il ne faut pas d’abondance.
2. Viendrait-il au bédouin l’idée d’accumuler du sable alors qu’il est disponible partout ? Bien sûr que non
Accaparement et accumulation sont les symptômes de la peur du manque.
L’absence de monnaie n’éradiquera personne mais éradiquera la possibilité et les raisons de l’accaparement et de l’accumulation.
Et bien évidemment tout ce qui en découle, l’exploitation etc.
Bien amicalement
J.C
Bonjour,
Franchement j’aimerais tant adhérer à votre projet Venus, il est tellement plein de bonne volonté et d’amour.
Mais hormis le fait que je trouve moche et triste comme une assiette militaire ses infrastructures ( ce n’est qu’une affaire de goût me direz vous ), il me semble que la partie, je me passe de la monnaie et je me satisfais des ressources que Dame Nature aura bien la bienveillance de mettre à ma disposition est, à mon avis, bien naïf. En vous attaquant à la monnaie, vous vous en prenez au messager.
Dans cette logique, il faudrait cesser de faire des lois parce que certaines sont mauvaises. Bien des causes ne sont que les conséquences d’une cause mère, et c’est le cas de la monnaie, c’est le droit à la propriété privée, la possession qui est la cause mère de tous les vices.
Ce droit à la propriété est politique, pas économique, même sans argent, il y aura toujours des individus qui décréteront par leur loi du plus fort avec leurs armées qu’il est interdit de prendre ce qui est leur propriété.
Le sable tout seul ne fera pas du verre, et quand ce sable regorge de pétrole, là les grillages apparaissent et le sable devient propriété privée. La disparition de la monnaie n’arrêtera pas le fait de clôturer les ressources naturelles. Nous le voyons chaque jour, nous avons le droit de circuler librement sur des cicatrices stérilisées ( sauf sur les autoroutes ), et nous pouvons de moins en moins nous arrêter dans des lieux attrayants, ou alors il nous faut donner quelque chose en échange, et si l’on n’a plus l’argent, alors il nous sera demandé un organe ou pour les plus chanceux, ils seront employés dans l’exploitation pour travailler dans les champs de coton ou pour tabasser tout contrevenant.
Il faut que la monnaie devienne une unité de mesure pour gérer la production et la distribution, et non un moyen de s’accaparer. Pour cela, il faut une constitution qui pose des limites à la décence,
Dans cette logique, il faudrait cesser de faire des lois parce que certaines sont mauvaises.
Dans la mesure ou une loi n’est PAS la solution à un problème, mais l’expression tragique de notre impuissance à RÉSOUDRE un problème, oui, la logique du TVP est de tendre vers un monde, sinon sans loi, du moins ayant un minimum de lois, mais plutôt des méthodes pour résoudre les problèmes, pas pour les réguler.
= ce qui en appelle à une autre culture
Ce droit à la propriété est politique, pas économique, même sans argent, il y aura toujours des individus qui décréteront par leur loi du plus fort avec leurs armées qu’il est interdit de prendre ce qui est leur propriété.
Que le droit à la propriété soit politique, c’est une évidence : par définition, la notion même de « droit » est politique. La suite de ton raisonnement est la projection de ta culture actuelle, c’est-à-dire la projection de ce que tu as observé dans un monde régit par la pénurie, la monnaie et le profit. Les armées et la notion de propriété privée ne servent qu’à une chose : s’approprier la terre (c’est-à-dire les ressources) afin d’obtenir un avantage différentiel, ou se défendre contre les agressions de tiers visant à s’emparer de cet avantage différentiel. Il s’agit donc d’une logique qui n’est pas innée mais conditionnée par… la culture du manque, la culture de la compétition, la culture du « struggle for life » = ce que l’on cherche à changer.
Le sable tout seul ne fera pas du verre, et quand ce sable regorge de pétrole, là les grillages apparaissent et le sable devient propriété privée.
L’exploitation du pétrole ou de n’importe quelle autre ressource n’a d’intérêt que si et seulement si une perspective d’obtenir un avantage différentiel existe pour celui qui envisage d’en tirer profit. Or, s’il n’y a pas de monnaie, un tel projet hégémonique va être difficile à mettre en place. Par contre, s’il y a une monnaie, alors un tel projet est considérablement facilité. De plus, il s’agit encore d’un présupposé fondé sur la culture actuelle, qui, je le répète, n’est pas innée, n’est pas une fatalité, mais une réponse acquise dans un contexte socioculturel qui conditionne les individus à cette logique prédatrice.
Il faut que la monnaie devienne une unité de mesure pour gérer la production et la distribution, et non un moyen de s’accaparer.
Une unité de mesure est, par définition, fixe. Du moins, fixe par rapport à un repère fiable (qui ne change pas de propriété dans le temps et l’espace) et sur lequel tous s’accordent. La monnaie n’a jusqu’ici JAMAIS eut une valeur fixe et n’a JAMAIS été un instrument de mesure (ça fait tout de même 5000 ans au bas mot que la monnaie existe sous une forme ou l’autre). Je me demande si ce n’est pas toi qui est naïf en pensant que la monnaie pourrait être un instrument de mesure fiable, et plus encore un instrument de justice et d’égalité.
Par définition, un instrument de mesure sert à mesurer, à évaluer, à mettre une valeur. Dès que tu rentre dans cette logique, tu n’a pas finit de perdre ton temps à évaluer. Il y a un adage qui dit que « le cynique, c’est celui qui peux mettre un prix à toute chose, mais qui ne connaît la valeur d’aucune ». Si tu rentres dans la logique de la monnaie, tu n’as pas finit de mettre des prix sur tout et de perdre de vue la vrai valeur des choses.
Pour cela, il faut une constitution qui pose des limites à la décence
Article 2 du traité de l’Union Européenne : « L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris droit des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes. »
Cette déclaration, qui pose les valeurs communes et « les limites de la décence » n’est rien d’autre qu’une vaste blague qui n’engage que les imbéciles qui y croient et y voient « force de loi ». Des déclaration solennelles comme celle-là, il y en a plein les constitutions du monde. Tant que les conditions sociales – et donc économiques (l’accès aux ressources) – ne sont pas au rendez-vous, toutes ces déclarations sont vaines et aucune n’empêchera les voleurs (de ressource et de pouvoir) de les enfreindre.
La question est donc : allons-nous rédiger des déclarations sublimes pleines de bons sentiments et de projet émancipateurs ou allons-nous mettre en œuvre un plan qui permette à tous d’avoir accès aux biens et aux services dont nous avons besoin pour vivre bien et dans l’abondance, permettant en pratique au gens de s’émanciper ?
La réponse à cette question est sans ambiguïté : nous n’obtiendrons jamais la réalisation pratique de nos nobles déclarations d’objectifs si nous n’avons pas de plan pour obtenir leur réalisation pratique. Le TVP est un plan qui peut le permettre. Et balayer ainsi d’un revers de main, sans chercher, le travail de toute une vie de recherche d’un homme qui pourrait bien être le Léonard de Vinci du XXe siècle, c’est – comme le dirait Albert Einstein – « le sommet de l’ignorance »(1).
Rousseau a écrit : « Si j’étais né Prince ou Législateur, je ne perdrais pas mon temps à dire ce qu’il faut faire. Je le ferais ou je me terrais. »
Pour juger du caractère « naïf » ou réaliste du TVP, il faut pouvoir envisager les choses en dehors du carcan étroit des conditions actuelles, sans quoi nous condamnerions la proposition sur des arguments fondés sur les conditionnements mêmes que l’on cherche à changer, ce qui serait le comble de l’absurde.
Amicalement,
Morpheus
(1) « Condamner sans chercher, c’est le summum de l’ignorance » – Albert Einstein -
@ Morpheus,
Tes textes sont à l’image des textes de nos lois actuelles, des tonnes pour expliquer une chose naturellement simple, et cela est plus révélateur sur celui qui est formaté et prisonnier de son apriorisme.
Il ne suffit pas de citer une malfaçon pour qu’une théorie de remplacement soit bonne. Soit nous acceptons une vie en société et il nous faut des règles pour faire les meilleurs compromis, ou bien on vit chacun de notre côté avec notre propre morale.
Le fait qu’il y est une monnaie ou pas ne changera rien au faite que les règles de vie en société soient respectables et respecté, car le système monétaire fait partie de ces règles.
S’il l’on veut vraiment faire des règles qui ne privilégies n’y ne lèses personne, il suffit de faire des règles simples, ce qui n’est pas le cas actuellement, donc les cités comme exemple en pensent valider son dogme est malhonnête.
Par exemple au niveau du privé, on pourrait, et là j’avoue que dans la précipitation, je bâcle.
Pour la propriété : Tu n’auras pas plus et pas moins de chaises que tu n’as de cul, tout surplus reste dans le domaine public jusqu’à être utile pour un citoyen.
Pour les ressources : Tu n’auras pas plus et pas moins que ce dont ton organisme a besoin, tout surplus reste dans le domaine public jusqu’à être utile pour un citoyen.
Tes propositions sont totalitaires, J‑Stéphane, est-ce que tu en a conscience ?
Entre l’ordre totalitaire absolu qui contrôle tout et le désordre organisé qui permet le pillage capitaliste, il y a d’autres solutions. Moi, je ne veux d’aucune de ces deux alternatives du diable.
Je cesse de répliquer parce que tu es visiblement dans une opposition de principe, tu te fiches pas mal des arguments que j’avance, tu ne cherches même pas à en comprendre la logique (le fait de comprendre n’étant évidemment pas le fait de soutenir ou approuver).
Morpheus
Non Morpheus, n’inverse pas les rôles ! tu cherches à nager sur la plage en espèrent qu’un jour la mer monte à ton niveau, peut être que ça arrivera, et même je l’espère sincèrement, car c’est aussi comme cela que je conçois la vie en société.
Mais en attendent, je compose avec mon environnement. Les choses sont et changent, quand il fait froid je me couvre, je ne me mens pas, et ne me conforte en citant un autre, petit à petit je mets des coups de gouverne avec les moyens que j’ai.
Or toi tu es ce que tu combats, et que je combats aussi, dans le dénigrement, la spéculation, et même totalitaire dans ta façon de me diffamer…
Aux protagonistes de cette conversation.
Sondage 😉
Qui parmi vous est membre d’un SEL ?
(Je rappelle que certains SELs « dérivent » vers le « no money »)
Qui parmi vous a déjà organisé une donnerie ?
Qui parmi vous a déjà tenté ou réussi la culture de légumes (offerts) sur l’espace public ?
Qui parmi vous pratique (au moins de temps à autres) le bénévolat ou le don ?
Bonsoir,
Désolé je ne sais pas se que veux dire SEL. Pour ce qui est des « donneries », comme je donne au quotidien ce qui ne me sert plus, je n’ai pas de stock pour en organiser une, c’est au point où je n’ai pratiquement pas besoin de meubles.
Je m’occupe des espaces verts sous mes fenêtres depuis plus de 30 ans, j’ai fait des carrés potagers, je n’ai réussi qu’à convertir qu’un seul voisin pour m’aider, mais les autres apprécient comme même les fruits, les légumes et les condiments, de plus ça fait faire des économies aux HLM pour l’entretien des espaces verts, et j’en profite aussi pour nourrir toutes sortes d’animaux. Je ramasse également les déchets qui passent par les fenêtres ( et c’est de plus en plus 🙁 ).
Je plante aussi un peu plus loin dans la forêt le long de la pente ensoleille de la route qui est en contrebas. J’ai également envoyé un projet aux HLM et à la mairie pour poser des jardinières sur la terrasse, j’attends toujours la réponse…
Pour le bénévolat et le don, je donne juste de ma personne, dans le quartier je suis le factotum, et en retour, on m’invite principalement à manger…
@ J‑stephane
« il y aura toujours des individus qui décréteront par leur loi du plus fort avec leurs armées qu’il est interdit de prendre ce qui est leur propriété. »
Il n’y a que ceux qui possèdent l’argent qui ont le pouvoir de décréter des lois et de monter des armées.
Sans la contrainte de l’argent pour l’accès aux ressources qu’il est sensé procurer, qui obéirait au premier tyran venu ? Et pourquoi ?
L’argent est LE moyen de contrainte par excellence puisque son usage fait que dans notre monde d’aujourd’hui, un peu près tout se paye.
Sans argent, il est très difficile de survivre. L’argent permet d’acheter la vie d’autrui (son travail) de contrôler les activités, le droit d’accès aux nécessités de la vie et ce quelques soient les époques. C’est bien pour cela que c’est un outils d’asservissement et rien d’autre.
Ce que nous vivons actuellement n’est que la continuité de la logique du système monétaire.
Il est logique de passer d’une monnaie sans intérêt proche du réel à une monnaie avec intérêts et de plus en plus virtuelle. La quête perpétuelle du profit impose ces mutations.
Il n’y a aucune façon de l’arrêter sauf à inventer une monnaie sans profit ou tout est fixé de manière autoritaire et arbitraire. Mais ce type de système qui s’auto-alimente et tourne en boucle n’est encore qu’un système d’exploitation dictatoriale.
À part maintenir les individus en esclavage, l’usage de la monnaie n’a aucun intérêt ni aucun avantage pour le plus grand nombre mais aussi à terme pour les dominants (destruction des ressources, révolution etc.).
Je partage donc pleinement le point de vue suivant :
« Entre l’ordre totalitaire absolu qui contrôle tout et le désordre organisé qui permet le pillage capitaliste, il y a d’autres solutions. Moi, je ne veux d’aucune de ces deux alternatives du diable. »
Morpheus
Bien amicalement
J.C
Pour en revenir à la démocratie et ses conditions d’existences :
« nous n’obtiendrons jamais la réalisation pratique de nos nobles déclarations d’objectifs si nous n’avons pas de plan pour obtenir leur réalisation pratique. Le TVP est un plan qui peut le permettre. » Morpheus
Si nous voulons que nos bonnes intentions démocratiques dépassent le stade de l’utopie, il nous faut mettre en place les moyens de produire l’abondance et d’en assurer sa distribution.
Pour produire l’abondance de manière soutenable, une économie basée sur les ressources est la clé.
Mais ce n’est pas tout, la construction d’infrastructures adaptées à la production de l’abondance et l’acheminement des ressources là où l’on en a besoin est nécessaire.
D’où la conception de cités respectueuses de l’environnement et conçues de manière optimale pour répondre aux besoins de chacun.
Des choix économiques que nous faisons découlent naturellement le fonctionnement de la société.
La mise en place d’un certain nombre de conditions est indispensable à la bonne marche d’une telle civilisation.
Quelles seront concrètement les conséquences de ce changement de paradigme sur notre vie quotidienne d’un point de vue pratique ? Elles seront innombrables.
L’une des plus visibles dans un premier temps, outre les changements de comportement des individus pourrait concerner les habitations.
Il ne s’agira pas de logements identiques comme ceux dans lesquels nous vivons pour la plupart actuellement. Il ne s’agira pas de grands ensembles indifférenciés ou de zones pavillonnaires copies conformes.
Puisqu’il n’y aura plus de limitations liées au manque d’argent, les logements seront bien plus confortable, plus diversifiés et personnalisés.
(Ce qui n’empêchera pas une production de masse et automatisées des matériaux de constructions).
En plus d’être auto-érigés, les infrastructures seront autonomes ou quasi-autonomes en énergie et ACCESSIBLE À TOUS.
Il en sera bien sûr de même pour TOUT : nourriture, vêtements, transports, médecines, communications, informations etc.
La mise en place des structures qui garantissent la gratuité et l’abondance, voilà logiquement ce que doivent être les conditions matérielles propre à une véritable civilisation démocratique durable et évolutive à la fois.
Bien amicalement
J.C
Quand les ressources et la planète seront la propriété privée de 1% de la population, vous comptez faire comment pour accéder aux ressources, et vous loger, avec ou sans monnaie ?
Je vous rappelle comme même que ce qui nous intéresse, ce n’est pas l’argent, mais les ressources et la terre. Ça ne me rassure pas du tout de supprimer la monnaie au moment où la nation est la plus privatisée, et que la fonte des biens publics est en pleine accélération, à moins que les non-totalitarismes comptent demander gentiment aux très grands propriétaires de faire des dons. J’aimerais au moins comprendre cette perspective…
Sans la contrainte de l’argent pour l’accès aux ressources qu’il est sensé procurer, qui obéirait au premier tyran venu ? Et pourquoi ?
Je me permets d’intervenir dans le débat car je me suis posé cette question pas plus tard qu’hier…
J’observe très souvent autour de moi des rapports dominants-dominés sans qu’il y ait d’argent en jeu ou de menace de privation d’accès à des ressources nécessaires à la vie.
Simplement, le dominé se soumet à la volonté du dominant par lâcheté, peur, hésitation, manque de confiance en lui, volonté d’éviter le conflit…
Et le dominant de son côté joue de force de persuasion, de charisme, de capacité manipulatoire, voire de menaces physiques…
J’ai donc tendance à croire qu’il y aurait encore des problèmes d’asservissement même sans argent. Pourtant, je suis absolument d’accord avec tous les arguments avancés par Morpheus, je suis même personnellement pour concevoir un système sans argent.
Ca peut semblait contradictoire, mais en fait j’ai l’impression que ce débat se situe à un autre niveau, à savoir, ce qui relève du conditionnement chez l’individu et de ce qui est inhérent à la nature humaine. Difficile à l’heure actuelle de répondre à cette question. Il n’y a qu’en expérimentant je pense que l’on pourrait obtenir la réponse.
En attendant, une bonne éducation (accès sur les connaissances et la connaissance de soi) un bonne organisation politique participative et une culture qui met l’homme et l’environnement au centre des préoccupations me semblent nécessaires, même indispensables, à la mise en place d’un tel système.
J Stephane
Ca c’est LE gros problème à l’heure actuelle…
Et connaissant un peu la vision du monde de ces personnes, il me semble peu probable que celles-ci daignent revoir leurs privilèges par souci de partage ou de conscience. Je ne suis même pas sûr qu’elles puissent encore voir ce qu’elles auraient à y gagner (de non spéculatif, bien sûr).
C’est là que la mise en place d’une vraie démocratie me semble primordiale. Mais ici aussi, il n’est pas difficile d’imaginer qu’un tel système ne les enchantera guère.
C’est un véritable noeud qu’il faudra résoudre à un moment donné ou à un autre si on veut avancer… Et un fait à prendre en compte pour la préservation d’un vrai système démocratique.
@ J‑Stephane
« Quand les ressources et la planète seront la propriété privée de 1% de la population, vous comptez faire comment pour accéder aux ressources, et vous loger, avec ou sans monnaie ? »
Tant qu’il y aura la monnaie, on dépendra de leur bon vouloir.
Sans monnaie, en abolissant la propriété privé 😉
@ Alix
Oui, tu as raison pour l’instant nous sommes formatés à la soumission. Nous sommes subordonnées dans la plupart de nos activités.
C’est bien la caractéristique de notre société hiérarchique.
il ne faut pas croire que ce n’a pas de prêt ou de loin de rapport avec l’usage de la monnaie.
Combien acceptent d’aller travailler ?
Combien acceptent au sein de leur travail d’être maltraité par leur hiérarchie ou leurs collègues pour ne pas perdre leur emploi ?
Combien de femme ou d’homme ne quittent pas leur conjoint par peur de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins ou bien les quittent pour la même raison ?
Dans un monde ou la criminalité va quasiment disparaître, tout le monde y trouvera son compte sans avoir besoin de vivre constamment dans la lutte.
Les rapports s’en trouveront grandement apaisés.
De plus, il sera beaucoup plus difficile de dominer des personnes qui n’ont matériellement rien à perdre puisqu’elles peuvent avoir accès à tout ce dont elles ont besoin gratuitement.
De quoi rendre les plus timorés courageux.
Morpheus a déjà argumenté longuement à propos de la nature humaine.
Peut être serait-il intéressant que tu puisses en prendre connaissance.
Bien amicalement
J.C
Rousseau aussi.
Et moi aussi.
ça fait au moins trois avis.
Il faudrait quand même que l’expression nature humaine ne soit pas interdite sur ce blog 😉
Bonjour,
Comme mes questions n’ont pas eu de réponses objectives, je suppose que je me suis mal exprimé, donc je vais tenter une autre approche pour expliquer mes inquiétudes et mes doutes sur le projet « pas de monnaie/pas d’économie ». Attention que l’on ne ramène pas ça à ma petite personne et à mon petit univers, que les choses soient dites, mon entourage me fait toujours la réflexion de ne pas respecter l’argent, sauf quand ils profitent de ma générosité.
Si l’on est honnête , on est forcé d’admettre que ce projet comporte d’énormément incertitudes, ne serait-ce que par son manque d’expérience, donc aucune affirmation n’est possible.
Pour le moment, le cheminement de ma réflexion tend plus vers la crainte que vers la confiance, je ne demande qu’à être informé par des exemples judicieux.
J’entends par exemples judicieux, que l’on évite le secteur primaire, et que l’on fasse des démonstrations avec les secteurs secondaire et tertiaire.
Comment motiver les nouvelles technologies, seront-elles plus fréquentes ? L’administration sera-t-elle moins lourde ? l’organisation des maintenances se reposera sur quels principes, etc., etc., etc.
J’ai le sentiment que c’est comme si l’on voulait abandonner le langage sous prétexte que ça empêchera certains de profiter des autres et de se disputer, ou de ne plus vouloir utiliser l’électricité à cause des effets néfastes du nucléaire et du pétrole.
« La monnaie crée la pénurie », est-il raisonnable d’être aussi catégorique sans avoir fait le distinguo entre le logiciel et le matériel ? Je rappelle qu’en France il y a plus de logements vides que de mal-logés, et mondialement, de quoi nourrir 12 milliards d’individus, et je ne remonterais pas dans l’histoire qui est pleine d’exemples similaires. En toute objectivité, il me semble que l’argent soit un booster pour la production, mais un barrage (péage) pour le partage, et c’est peut-être sur cette partie qu’il faut supprimer l’argent.
Pour moi, l’économie n’est pas l’énergie, mais le connecteur universel de nos interdépendances non naturelles. Nous sommes pour le moment avec un format imposé par une minorité de profiteurs, mais il est encore possible de révolutionner cette économie ploutocratique (exemple de règle qui fait l’actualité, loi de 1973) pour une économie démocratique.
Le moment venu, ce sera une décision démocratique que d’abolir la monnaie, donc il faudra savoir informer et former simplement le peuple afin qu’il puisse faire un choix judicieux.
Bref, je pense qu’il faut d’abord passer à un régime politique démocratique, ensuite essayer une économie démocratique, puis dans certains domaines commencer à abandonner la monnaie. La démocratie ne se fera pas en un jour…
@ Ana
Le mot « démocratie » n’est pas interdit sur ce blog, par contre, Étienne – à raison – intervient souvent pour remettre le mot à l’endroit chaque fois qu’il est utilisé pour désigner son stricte contraire.
Pareil pour l’expression « nature humaine ». Il n’est pas interdit de l’utiliser, mais vu l’usage qui en est fait habituellement, elle n’est qu’un contresens et je me ferai toujours un devoir de remettre cette expression à l’endroit. Ce qui n’empêche personne de croire ce qu’il veut. Mais se tromper sur le sens de cette expression, c’est se tromper de cause.
Morpheus
D’ailleurs, Ana, je te cite :
Dans la forêt de nos convictions apparentes, nous devrions apprendre à détecter ceux de nos propres mots qui sont les traces archéologiques de ce que nous croyons ne pas penser et qui pourtant occupe sournoisement notre esprit
C’est bien dit 🙂
Morpheus
Promouvoir un hypothétique retournement en lisant Vincent Vauclin jusqu’au bout !
http://dissidenceresistance.files.wordpress.com/2013/04/cendres-vincent-vauclin.pdf
Écoutons – une fois n’est pas coutume – un scientifique qui s’exprime dans une commission de l’Assemblée Nationale. Il s’agit de l’audition, en février 2013, de Jean-Marc Jancovici sur le changement climatique.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xxbjx6K4xNw#!
Morceaux choisis (je me suis arrêté à plus ou moins 20 minutes. Son exposé dure 50 minutes, auxquelles s’ajouteront, après les questions des parlementaires, environ une demi heure de réponses.
Le premier élément de conclusion sur lequel j’ai envie de vous amener c’est que __sans énergie, le monde moderne n’existerait pas__. L’énergie a façonné la totalité de ce qui nous entoure : la hausse du pouvoir d’achat, l’urbanisation, la tertiarisation, la mondialisation, le temps libre, les retraites, les études longues, les 35 heures, en gros, __la totalité de ce qui, aujourd’hui fait ce que l’on considère être les acquis sociaux que nous pensons « éternels », c’est l’énergie__. Et il ‚‘y a pas assez d’énergie pour que le smicard français continue à consommer comme il consomme. Il ne s’agit pas de vous et moi, qui somment dans les catégories supérieures, il s’agit bien du smicard français qui n’aura pas la possibilité – et ça a déjà commencé – de continuer à consommer comme il consomme, et toute la question est de savoir comment est-ce que ce genre de situation se gère sans que ça dégénère en instabilité sociale très forte.
La deuxième chose que je souhaite vous dire c’est qu’en première approximation (j’ai de très belles courbes pour le montrer) __le PIB mondial ne dépend que de l’énergie disponible__. Dit autrement, si l’énergie disponible se met à être contrainte – ++et il ne s’agit pas de PRIX, il s’agit de VOLUME++ ! – alors le PIB se met à être contraint et, en fait, c’est très exactement la raison pour laquelle Monsieur Sarkozy s’est trompé quand il a annoncé la hausse du pouvoir d’achat en 2007, et Monsieur Hollande s’est trompé quand il a annoncé le retour de la croissance en 2012. Ils ont tous les deux fait la même erreur : __ils ont pensé que leur volonté était plus forte que la physique, malheureusement la physique est plus forte que leur volonté__ et donc il n’y aura plus de croissance à partir de maintenant en Europe. En règle générale, on sera dans un monde sans croissance, une année sur deux la récession, l’autre année un petit rebond.
C’est tout simplement lié au fait que l’approvisionnement énergétique en Europe est déjà contraint. En Europe, à cause des contraintes qui pèsent dès à présent sur l’approvisionnement en gaz et en pétrole – qui représente en gros les deux tiers de l’énergie consommée ++en Europe, il y a, dès à présent, une contrainte d’approvisionnement qui fait, j’insiste, que la croissance perpétuelle ne reviendra plus++. Alors, on peut trouver ça triste, désagréable, je ne sais pas quoi… ++mon sentiment c’est que tout plan fait pour l’avenir qui présuppose que l’on va financer n’importe quoi avec les surplus d’une croissance retrouvée, fera faillite++ ! C’est assez simple : à partir de maintenant, il faut faire les plans pour l’avenir sans croissance.
De ce fait, __le temps joue contre nous__, et de ce fait, il y a un effet d’éviction absolument majeur dans le fait de financer des trucs qui ne servent à rien. Dit autrement, tout truc qui ne sert à rien engendre un effet d’éviction sur les trucs qui pourraient servir à quelque chose. Et pour aller directement au fruit de ma pensée : si on dépense des dizaines de milliards en panneaux photovoltaïques, et bien ces dizaine de milliards ne sont plus disponibles pour faire des trucs qui servent vraiment à quelque chose, étant donné que les panneaux photovoltaïques portent sur des « pouillèmes » (ndlr : de minuscules pourcentages) dans la situation actuelle. On ne peut pas compter sur la limitation de l’énergie fossile disponible ; ++dit autrement, on ne peut plus habiller Paul sans déshabiller Jacques++. C’est la caractéristique d’un univers sans croissance.
On est dans une mauvaise situation en terme d’échelle de temps, c’est-à-dire qu’++il y a (encore) trop d’énergie fossile sur cette Terre pour compter sur sa limitation pour sauver le climat, mais il n’y en a déjà plus assez pour compter sur son abondance pour faire redémarrer l’économie européenne++. Dit autrement, il va falloir que l’Europe trouve le moyen, avec une économie sans croissance, d’inciter les gens qui ont plein de charbon, à ne pas taper dedans. Je vous rappelle que nos voisins allemands on décidé de faire exactement l’inverse pour le moment.
Et enfin, le dernier élément de conclusion c’est que bien évidemment, ++la hiérarchie des nuisances ou la hiérarchie des mérites valables dans le monde infini n’est pas celle qui est valable dans le monde fini++, puisque l’ordre respectif des contraintes que l’on doit prendre en compte change complètement. Entre autres conclusions, ++ça implique aussi que les modèles macroéconomiques que nous utilisons aujourd’hui qui bouclent par les prix et qui présuppose des élasticités entre les PRIX et les VOLUMES qui sont à peu près constantes sont devenues grossièrement inopérants++. C’est la raison pour laquelle on n’a pas vu venir la crise de 2007 qu’on pouvait très bien voir venir si on se concentre sur les volumes – et notamment les volumes d’énergie – et qu’on ne voit pas venir si on regarde les prix. __Aujourd’hui, par exemple sur le pétrole, il n’y a plus d’élasticité prix/volume, c’est-à-dire que le prix du pétrole ne donne pas la quantité de pétrole : il donne le prix. Point.__ Or, ++ce qui compte pour l’économie, c’est la quantité, ce n’est pas le prix++.
(…)
Un autre truc que vous avez aussi entendu, c’est que le progrès technique et le génie humain résoudront tous les problème et, du reste, qu’avec des politiques courageuses on peut faire exactement ce qu’on veut et que c’est une affaire de volonté politique, et moi je ne suis pas complètement sûr que la physique soit d’accord avec ça. (…) Je vais simplement rappeler que l’énergie, par définition en physique, caractérise un changement d’état d’un système. L’énergie, avant d’être des kilowatt/heure sur une facture, c’est une grandeur physique. Et c’est la grandeur physique qui caractérise le changement d’état d’un système. Donc elle obéit à des lois qui sont de VRAIS LOIS (dit autrement : qui ne souffrent pas d’exception !).
(…)
Là où l’économiste va mesurer la transformation avec des euros de valeur ajoutée – du moins quand il s’agit d’une activité économique des hommes, le physicien verra des kilowatt/heure. Pas de transformation sans kilowatt/heure, jamais. Du coup, pas d’énergie « propre », puisque l’énergie s’est transformée et la transformation ne peut être propre (la propreté c’est laisser les choses en l’état). L’énergie c’est fait pour ne pas laisser les choses en l’état, donc l’énergie propre n’existe pas.
(…)
__Avant l’avènement de l’énergie fossile, la capacité de transformation du monde des hommes valait des centaines ou des milliers de fois « plus cher » que ce que les machines nous permettent de faire aujourd’hui__. Alors, prenons un esclave – ce qui n’est pas politiquement correct mais qui a été un fait : c’est moins cher, mais c’est quand même plus cher que l’énergie. C’est moins cher, mais c’est quand même plus cher que l’énergie. Et le salariat découle de l’énergie abondante. Sans énergie abondante, au aura de nouveau des tensions sociales très fortes. Dans un litre d’essence, vous avez de l’ordre de 10 kilowatt/heure d’énergie, ce qui veut dire que ça vous permet d’avoir de l’énergie mécanique pour 1000 à 10000 fois moins cher que le coût du travail en occident. TOUT réside là-dedans : la hausse du pouvoir d’achat, l’industrialisation, et y compris la tertiarisation des emplois.
(…)
C’est assez indépendant de la couleur politique. On parle d’un sujet sérieux, s’il vous plait !
(…)
Plus 2,5% par an sur l’approvisionnement énergétique par personne pendant plus d’un siècle, pendant lequel nous avons structuré les infrastructures, les villes, changé l’agriculture, fait l’industrie, bâti les systèmes sociaux qui vont dessus, etc. Depuis 1980 : « cacahuètes » ! Et en fait, l’essentiel de la hausse, c’est le charbon en Chine : si j’enlève le charbon en Chine, pour le reste du monde, c’est zéro ! Donc, depuis 1980, hormis la Chine, l’approvisionnement énergétique par personne n’augmente plus et en fait ce qu’on n’a pas vu – parce qu’on ne regarde que les prix – c’est que les chocs pétrolier ont marqué une rupture de pente MASSIVE sur l’approvisionnement énergétique par personne, ce qui a commencé à totalement chambouler le système économique mondial en faisant apparaître le chômage, l’endettement et un certain nombre de problèmes qui n’existaient pas avant 1974. Ce n’est pas une affaire de prix : c’est une affaire de volume. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, en moyenne, chaque terrien dispose de l’équivalent de 200 esclaves. C’est ça que nous a procuré l’énergie abondante et à bas prix. (…) Donc, les terriens d’aujourd’hui sont assez comparables aux citoyens de l’Ancienne Grèce – vous savez, c’est cela dont on se souvient – il y en avait un tout petit nombre avec une armée d’esclaves et de paysans qui étaient en train de trimer pour eux et qui n’avaient pas du tout les droits des citoyens. Et bien là (maintenant) c’est exactement pareil. (…)
Au moment où l’humanité se sédentarise, on est à peu près quelques millions (donc la moitié de la population francilienne) ; au moment où nait la civilisation industrielle, un demi-milliard ; et aujourd’hui, en deux siècles – huit générations (rien du tout à l’échelle de l’histoire humaine – quatre fois passer de grands-parents à petits-fils) on est passé à 7 milliards et ça continue d’augmenter. Et du coup, bien évidemment, la consommation globale d’énergie à explosé.
Morpheus
L’équation est plus simple qu’on ne pense :
système monétaire = ploutocratie
N’en déplaise à Etienne, Athènes était une ploutocratie.
Pour s’en convaincre il suffit de se poser une simple question :
Qui sont les pauvres, les citoyens ou leurs esclaves ?
Aujourd’hui, rien n’a changer sauf les noms.
les citoyens sont dénommés ‑financiers- et les esclaves ‑électeurs-.
Bon, il y a tout de même une subtile différence qui consiste à donner l’illusion aux esclaves qu’ils choisissent leurs maîtres alors que leurs maîtres sont soient cachés, soient des idoles. Quoi de mieux pour se mettre à l’abri de toute révolution ?
Les riches désignent leurs serviteurs et les font élire par les esclaves.
Comment accomplissent-ils ce prodige ?
En s’accaparant tout ce qui s’achète.
Dans un système monétaire tout fini par s’acheter.
Bien amicalement
J.C
Ce qu’il fallait démontrer… exit donc cette plus-value, et compensons le tout par la seul valeur d’usage et cette société d’abondance et de partage, cette juste économie et cette bonne gestion comme ce rapport écologique et respectueux autant avec autrui qu’avec notre environnement et le Vivant dans sa globalité.
Tu as parfaitement résumé les choses EFFAB
Bien amicalement
J.C
» Ce qui écrase les pauvres, c’est ce qui rend l’homme inutile »
Encore un exemple dans l’esprit, est-il bon de remplacer l’humain par la machine dans le travail, et où placer les limites :
« Faut-il en déduire que le mal qui consiste à détruire une tradition est le bien alors que le bien qui consiste à défendre un artisanat traditionnel contre la machine est le mal ? Ou que les vices privés des riches sont des bénéfices publics alors que les vertus des pauvres doivent être proscrites ? »
Voici une version plus complète traduite en français où l’on y parle explicitement de démocratie intégrée.
http://www.youtube.com/watch?v=T0sZ21UHRQg&feature=relmfu
Bien amicalement
J.C
Je ne retrouve pas l’image « Flood » que Morpheus avait présenté à CatherineB. Help me please 😉
Jacque Fresco et son travail sont admirables, il me semble cependant qu’il oublie un élément majeur source d’énormes tensions et de violence.
L’accès au sexe… A moins de changer fondamentalement la psyché collective de l’être humain, cette « ressource » ne sera pas partagée équitablement et donc risque selon moi d’être générateur de tensions sociales et donc de violence, on en revient dès lors a des mécanismes de lois, et donc à des personnes devant faire respecter ces lois qui donc vont accumuler du pouvoir et donc créer une relation de domination qu’il faudra contre-balancer par divers processus.
Je suis loin de connaitre en profondeur le travail de Jacque Fresco, et peut-être a‑t-il donné une réponse à cela que je ne connais pas.…
Bonjour,
Sondage 😉
1- Qui parmi vous n’a jamais eu de compte en banque et a toujours perçu sont salaire en espèce par la compta de son travail ? + ( de moins en moins possible )
2- Qui parmi vous n’a jamais contracté un crédit avec des intérêts ? v ( 28 ans d’émancipation, je touche du bois )
3- Qui parmi vous n’a jamais eu de chéquier ? v
4- Qui parmi vous n’a jamais eu de CB ? + ( de moins en moins possible )
5- Qui parmi vous n’a jamais payé un commerçant autrement qu’en espèce ? v ( à 99,99 % )
6- Qui parmi vous, n’a jamais eu de compte dans une banque privée ? v ( de moins en moins possible )
7- Qui parmi vous, n’a jamais retiré dans un autre distributeur que sa banque ? v ( à 99,99 % )
8- Qui parmi vous, ne vit pas aux rythmes des modes et des soldes ? v
9- Qui parmi vous, n’utilise pas les poubelles d’appoints dans les espaces publics extérieurs ? v
10- Qui parmi vous, n’utilise pas les services de ramasse de déchets recyclables dans sa rue ? v
11- Qui parmi vous, donne de son temps pour entretenir les espaces verts de son quartier ? v
12- Qui parmi vous, donne de son temps pour nettoyer les parties communes de son quartier ? v
13- Qui parmi vous, donne de son temps pour l’entretien des infrastructures publiques de son quartier ? v
14- Qui parmi vous, à écrit à son maire et milite pour remplacer le tout ornemental des espaces verts par le plus possible de comestible ? v
15- Qui parmi vous, s’assure de ne pas intoxiquer l’eau à son usage domestique ? v
16- Qui parmi vous, fait partie des transhumances touristiques à grande échelle ? +
17- Qui parmi vous, consacre une partie de ces moments libres et de ces congés à des activités autres que personnelles et ludiques ? v ( à 90 % )
18- Qui parmi vous, pratique le plus possible des loisirs qui ne nécessitent pas de paiements ? v ( à 99,99 % )
19- Qui parmi vous, n’a aucune carte de fidélité ? v
20- Qui parmi vous, a ses proches délocalisés par choix et non par réelle nécessité ? v
Etc.
Pour moi, il me semble qu’il ne suffit pas de prôner avec des propos parfois radicalisés, il faut aussi incarner le plus possible ses idées.
De plus, il me semble que de déléguer à un autre ou a une machine va à l’encontre de vouloir quitter ce monde monétaire et d’asservissement.
Le machinisme est tout autant perverti que l’économie, ils devraient être un bien commun, mais ils sont devenu des moyens d’exclusion, alors pourquoi prescrire l’un et proscrire l’autre ?
La monnaie c’est comme l’eau, il faut en respecter son principe liquide qui est de véhiculer la vie et l’activité, toute rétention est tout aussi néfaste pour le milieu qui n’est pas irrigué que pour celui qui en fait rétention. ( voir La Dame de Condé )
La machine ne doit pas remplacer l’humain pour satisfaire ses vices et ses perversions. Il faut faire la différence entre se servir de la machine pour parcourir des dizaines de kilomètres et parcourir quelques mètres, ou utiliser la machine pour soulever des tonnes et quelques kilos…
Dans un avenir où l’on délègue à la machine tout ce qui nous déplait, je crains de voir des humains obèse et flasque comme dans la fiction Wall.E.
J.C
génial ton sondage 🙂
Ma réponse en une ligne :
Je n’ai pas de téléphone portable 😉
Certaines de tes questions sont inadaptées à mon lieu de vie.
Pour d’autres, c’est la loi qui astreint.
Ainsi : Nous nous sommes fait jeter quand nous avons voulu semer en ville.
Mais tu as raison : la révolution commence là où l’acte est en cohésion avec le discours et avec notre amour de l’harmonie.
L’égrégore dominance, qui n’est ni une personne, ni même une classe sociale, est pourtant doué d’une intelligence stratégique, et il a ainsi bien compris que nous condamner à l’incohérence, pour raison vitale, est la meilleure méthode de soumission, bien plus puissante que la loi.
🙂
J’ajoute des questions essentielles selon moi :
-Qui ne mange pas de viande (énorme empreinte carbone)?
‑Qui ne fait moins de 200 click souris sur son ordi par jour ?
‑Qui n’a pas d’animal domestique ?
‑Qui n’utilise pas de véhicule personnel motorisé ?
Et il reste de nombreux points terriblement coûteux énergétiquement et écologiquement parlant…
Je crains que l’initiative personnelle soit LOIN de pouvoir faire le nécessaire.
Ce qui n’empêche pas de faire un maximum dans son coin pour ne pas foutre en l’air tout le bousin sous ce prétexte.
(je ne met pas de petit v a côté des questions et je ne répondrai pas aux questions précédentes parce que je ne vois pas l’intérêt de faire un concours de qui est le plus responsable)
Je ne sais pas si déléguer à la machine les activités dites rébarbatives sont ou non LA solution, il me semble clair cependant que continuer dans la voie que l’on suit est suicidaire.
Bonsoir,
@94 « Partager et échanger sont deux paradigmes complètement différents » pour des ressources matérielles, peut-être, mais quand est-il pour des ressources humaines ? Comment le médecin trouve-t-il le temps de s’occuper de lui s’il s’occupe des autres ?
@142 Si j’ai répondu à mes propres questions, c’est pour vous épargner d’éventuelles questions, et il n’y a pas que des v. je n’ai jamais eu besoin d’être propriétaire d’une voiture, je mange de moins en moins de viande, un chat me squatte, je nourris la faune quand il y a pénurie et entretien la flore, voilà les présentations sont faites 😉
@ Ana (#137)
Je crois que c’est cette image que tu cherche ?
Sinon, j’ai aussi celle-ci 🙂
Dans un autre genre, j’ai aussi celle-là que je trouve bien rigolote et sympathique.
Amicalement,
Morpheus
@ Anonymous 138.
J. Fresco aborde le sujet de la sexualité dans de nombreuses vidéos sur le net.
Les comportements qui sont induit par nos sociétés monétaristes vont disparaître.
Ces sociétés d’accaparements et d’asservissements, percevant l’autre comme un produit de consommation ne seront plus d’actualité.
Il ne s’agira plus de consommer du sexe parce que c’est bon pour l’économie de ce domaine d’activité.
Il n’y aura pas non plus de chantage pour des contres-parties, ce dont nous avons besoin nous étant déjà accessible.
Les rapports humains seront bien davantage fondés sur la sincérité plutôt que la contrainte.
D’autre part, n’oublions pas qu’il n’y aura pas de dirigeant donc pas de possibilité ni de nécessité de corruption.
Rassurons-nous, sans cette logique marchande, nous aurons bien moins de raison de nous haïr et bien plus de raison de nous aimer.
Bien amicalement
J.C
J.C pourrais-tu me donner des liens de vidéos en Français ou encore des écrits (qui peuvent dès lors être en Anglais)? et/ou encore me donner une vue rapide de ce que dit Jacques ?
Je suis vraiment intrigué sur la manière dont on gère le fait qu’une personne n’étant pas attirante (quel que soit les critères utilisés) ne trouve pas de partenaire… Actuellement je crois, peut-être à tort, que son désir est réprimé par la peur (de la police entre autre), or Jacques Fresco refuse (pour des raisons valides selon moi) celle-ci.
Je vous remercie tous de l’attention que vous portez à mes petits messages (qui parfois sont un peu abruptes trouves-je à la relecture)
Et pour répondre à un message bien plus haut dont je n’ai pas pensé à noter le numéro (je vous en présente mes excuses), je pense également que Jacques Attali ne dit pas que des conneries, mais qu’il en écrit aussi… (merci Pierre Desproges de ces mots merveilleux qui me font encore rire)
@ Anonymous
il me faut un effort certain pour comprendre ce que tu veux dire. il me semble après réflexion que plusieurs chose se cache derrière ta question.
Des conditionnements comme peut-être :
il faut trouver un ou une partenaire.
il faut être attirant physiquement
il faut avoir des relations sexuelles
quelqu’un qui n’a pas de partenaire devient un violeur.
nous ne sommes pas des violeurs par peur de la police.
et ce pourrait aussi être : il est naturel d’avoir des pulsions, elles ne sont pas fabriqués par des normes.
Ce que nous entretenons comme schémas de pensées font parti de notre nature etc.
Vois tu ou je veux en venir ?
Tu trouveras des vidéos en français de Jacques Fresco abordant le rapport à la sexualité dans ses conférences, il en parle souvent.
Je mets ici une courte vidéo qui aborde un aspect plus général et cependant profond.
c’est en anglais sous titré :
Bien amicalement
J.C
Le viol est une dérive extrême, mais cependant efficace du besoin de reproduire son adn (selon moi la « pulsion » sexuelle n’est qu’une forme de la matérialisation de ce besoin), je pensais cependant en premier lieu à des choses moins violentes(à première vue) comme la séquestration de biens, ces derniers échangés contre des faveurs.
Donc dérive vers le modèle du mâle/femelle dominant capable de fournir la nourriture (ou tout autre produit jugé nécessaire) et ayant un « harem ».
Merci pour le lien, je m’en vais regarder ça avant d’en dire plus, ces objections ont peut-être été pensées 🙂
La séquestration de biens en vue d’extorquer des faveurs dans un monde où tout est disponible gratuitement : cherchez l’erreur. 😉
Amicalement,
Morpheus
🙂
Documentaire à voir sur ARTE MARDI 28 MAI à 20.50
http://download.pro.arte.tv/uploads/Le-sable-enquete-sur-une-disparition.pdf
L’usage de l’argent est tout simplement criminel.
Il asservie tous ceux qui en dépendent, créant les inégalités et la pauvreté partout.
Il faut se rendre à l’évidence, nous sommes des esclaves.
En continuant à croire en la valeur de l’argent et à lui obéir, nous cautionnons la destruction de la vie sur cette planête.
Bien amicalement
J.C
Villers lès Nancy : mise en place de jardins pour tous
Chambéry : mise en place d’une accorderie.
Faire
Bonsoir,
J’adore !
http://www.dailymotion.com/video/xozxdn_troc-de-services-pas-d-argent-mais-des-credits-temps_news
http://www.dailymotion.com/video/x9hr4f_l-accorderie_lifestyle
Bonjour,
Y a‑t-il des exemples où des médecins participent à ces accorderies ?
Car sauf erreur de ma part, la médecine – comme la politique – n’a pas vocation à être lucrative.
Et donc, fondamentalement, les médecins sont les mieux placés pour appliquer ce type d’initiative.
Non ?
Au début des années 2000 il y a eu un essai d’AMAP médicale en Belgique.
Dans une accorderie, les prestations par un professionnel ne sont pas tolérées (règlement général) et globalement vis a vis des règles étatiques, il faut jouer la prudence (risque d’accusation de travail au noir). Ce n’est pas simple …
En fait il y a en ce moment trois ou quatre principes distincts capables d’impulser la transition mentale d’évasion partielle ou totale au delà du paradigme de l’échange conditionnel :
-Les monnaies locales (tout dépend des statuts de l’assoce créatrice)
-Les SELS
-Les accorderies et les AMAPs (plus d’autres qui ressemblent)
-Les donneries et le bénévolat sous toutes ses formes, et les incredible edible
-Le logiciel libre et la production artistique libre.
ça fait déjà une jolie brochette pour amorcer « le syphon » 🙂
Mais il faudrait plus pour que naissent des micro-sociétés autonomes (ou presque), capables de séduire encore plus que Marinaleda, au point de faire tâche d’huile.
Qui vivra verra.
Les premiers de la liste sont bien sûr des approximations du « zéro monnaie », mais ils ont le mérite de préparer les esprits. Et in vivo on assiste à des « dérives » vers le don.
Ana,
Tous ces exemples me font penser à la végétation qui après un incendie, commence timidement à sortir de terre.
Est-ce que la démocratie peut advenir sans réveiller l’esprit collectif ?
De plus en plus d’individus prennent conscience que l’esprit collectif est plongé artificiellement dans le coma de l’individualisme.
Autrefois, le lavoir était un de ces lieux communautaires, où, en plus de laver ses propres affaires — qui ne l’étaient plus, sinon pourquoi les laver ? — On discutait aussi des affaires de tous — pas des vêtements, mais des affaires publiques —.
Certes, les hommes en étaient exclus 😉 , peut-être parce que l’on n’y parlait pas seulement politique — De toute façon, les hommes avaient, et ont toujours leur lavoir à gosiers pour y refaire le monde.
La machine à laver individuelle a‑t-elle sa part de responsabilité dans la dégradation de l’esprit collectif ?
Il existe des cas comme la Suède et la Suisse, qui privilégient la laverie collective, à la machine à laver individuelle.
Est-ce un exemple à démocratiser au niveau municipal ? Tant pour son impact social, qu’écologique et économique.
Aussi, il serait peut-être bon de réinvestir les lavoirs abandonnés, pour y tenir des ateliers démocratiques, y faire grandir toutes ces idées solidaires et y travailler également la constitution ?
J‑Stéphane,
Que de jolies idées ! 🙂
De l’arbre à palabre au candélabre blafard perdu au cœur d’une cité sans cœur, il y a l’extinction de toutes une civilisation, celle des veillées au coin du feu, quand les contes et légendes, et l’Ancou et sa triste haridelle, sa charrette aux ridelles grinçantes, remplaçaient la TV et Barnaby, et les clowns de l’info, celle de l’accordéon et du violoneux de la sapinière, celle de la fête au village.
Mais ne peignons pas tout en rose car il y avait aussi de sacrées haines ; et des Manon des sources, et des Jean de Florette, il n’y en avait pas que vers la montagnette ou au détour des Alpilles.
Au village limousi où sont enterrés mes parents, il y a un lavoir. En bon état et opérationnel. Personne n’y va !
Sauf moi en été quand je passe par là puisque le compteur d’eau de la maison familiale est coupé. »> Le confort est il l’ennemi de la relation ? C’est très possible. Voire évident.
Un dièze quand même : Depuis quelques années, je suis admise dans le virage sur le banc des mémés. Une vraie promotion sociale pour moi 😉
Un jour que les indignés d’Annecy étaient assis en rond sur la pelouse du Pâquier, un monsieur grec est passé par là et s’est assis. Il nous a dit que le plus important, c’est que les gens se réapproprient l’espace public. C’est tout bête, mais c’est bien ça, le début de la révolution : c’est quand on refuse d’être cloîtré chez soi ou parqué dans des lieux de loisirs où seule vit une scène.
Témoin direct, je confirme la tradition des laveries en Suisse (plus les espaces communs dans certains immeubles). Mais si autrefois on pouvait y bavarder, voire s’y marier, si si, ça s’est eu vu, il y désormais ce foutu casque sur les oreilles, qui casse l’histoire 🙁
l’AAO (autisme assisté par ordi), c’est du lourd …
On va avoir du mal à régater.
« Est-ce que la démocratie peut advenir sans réveiller l’esprit collectif ? » »> Ma réponse perso kinangajkeumoa est « bien sûr que non » : je pense que l’un ne va pas sans l’autre et que l’autre ne va pas sans l’un, comme l’œuf et la poule. Qu’il faut donc un petit miracle pour que l’un des deux advienne afin de faire naître l’autre, qui à son tour le soutiendra.
Mais les miracles sont rares. Il y a donc une double bataille à mener : politique (pour la démocratie) et pédagogique (pour l’Esprit).
Ce qui est intéressant dans la voie de la création présentée plus haut, c’est qu’elle joue sur ces deux registres, en parallèle.
Dans ce cas, ce n’est pas que l’espace qu’on se réapproprie, mais encore l’indépendance et la liberté, au loin des banques et des grands distributeurs. plus la concertation, car elle est évidente dans ces expériences. Plus la fraternité, car elle y est naturelle autant que systémique.
Un bémol : on voit parfois par exemple dans les SELs se pointer des profiteurs. Ils ne font pas long feu, c’est une chose, mais il y a quelque chose de fondamental à piger :
Dans notre monde actuel, qui refuse de bouger en partie par sa peur des profiteurs, il faut bien comprendre que plein de gens qui travaillent ne travaillent que pour réparer la carence en fraternité : les assureurs sont un exemple typique.
Dans un autre monde possible, ils pourraient se bronzer sans rien faire et cela ne nuirait en rien !
@ Ana
Une petite question me tarode.
Tu as dis que tu étais une chrétienne Athée,
Qu’est ce qu’être chrétienne et qu’est ce qu’être athée selon toi, comment articules tu les deux ?
Bien amicalement
J.C
Bon sens ! comment en est-on arrivé à devoir choisir les larmes de tristesse plutôt que les larmes de joie ? …
Bon sang ! je n’arrive même pas à être formaté par ma langue maternelle. 😉
« Le confort est il l’ennemi de la relation ? C’est très possible. Voire évident »
Oui Ana, c’est exactement ça, le confort tue l’interdépendance directe, je n’ai plus besoin d’amis, je n’ai plus besoin de m’encombrer d’une famille que je n’ai pas choisie, je m’autosatisfais, je suis libre. Et le jour où cette fausse indépendance me jette sur le trottoir, je n’ai plus qu’à me jeter sous un camion poubelle.
J.C,
Merci pour ta question, sincèrement.
Je vois que tu suis, donc tu penses 😉
J’ai lu les évangiles deux ou trois fois et toujours avec un immense plaisir : j’aime bien le processus littéraire de transmission poétique et basé sur des historiettes 😉 Peu importe qui les a écrits, ni quand (il y a des doutes sur le fait que les apôtres en seraient les auteurs), peu importe car ce qui m’intéresse, c’est le message.
En gros, il s’agit d’une injonction à aimer.
C’est écrit en clair.
Et il y a la règle d’or, la même que chez les boudhistes, la même que chez les musulmans.
(Soit dit en passant, il est remarquable que cette expression ait été squattée récemment au niveau d’un traité international)
J’apprécie en outre le fait que ce message n’est pas coercitif et ne s’adresse qu’à l’être.
C’est une injonction adressée au cœur et qui laisse la liberté de désobéir au cœur.
C’est un message qui n’est pas politique mais devrait colorer la politique sans pour autant faire se lever des légions (il a donc été abominablement trahi)
Ce message, en son essence œcuménique, et épuré de ce qui peut faire peur éventuellement, pourrait être considéré comme la simplissime charte des valeurs, à placer en amont des préambules qui foisonnent en nos textes fondateurs, et bien en amont de nos constitutions, et de nos lois, qui sont là en principe pour réparer par la force nos carences en amour et conscience, afin de permettre la synergie de nos vies.
C’est en tout cas comme ça que je le considère.
Et en rapport avec ce dont nous discutâmes, si l’amour était fort, il n’y aurait pas l’argent !
A ce propos, il y a deux ans, je me suis rendue à un maxi week-end sur l’économie, organisé, près de chez moi à l’institut Karma Ling. Là dans un atelier coaché par le très en vue rédacteur en chef d’un journal cruciforme en tête de gondole, j’ai entendu ce Monsieur dire : « le capitalisme a quand même des avantages ». Coassement à coa j’ai répondu : « comment ?!? C’est moi qui suis athée qui vais devoir défendre face à vous le message du Christ ? » …
Pour résumer, j’aime assez ce que nous dit paraît il voici 2000 ans un jeune homme qui porte nom Jésus de Nazareth.
Mais pour l’apprécier, point n’est besoin de croire à sa nature divine, ni à sa résurrection, ni aux sacrements, ni de suivre l’idée d’un dieu unique, son papounet, qui serait l’architecte du cadre de nos vies, et surtout, point n’est besoin de s’affilier à l’une de ces églises qui se prétendent de lui et le trahissent plus souvent qu’à leur tour.
Un homme normal se lève et nous dit d’aimer, on peut l’entendre, sans se vêtir des oripeaux dorés et autres horribles peaux nés des drames de l’Histoire des religions.
L’entendre est déjà bien assez difficile, en raison des forces contraires qui résident en nous, bien assez difficile, et rajouter sur son message un fatras qui ne lui appartient pas (cf les interdits sexuels) est inutile et faux.
J’espère t’avoir répondu.
Mais je vais plus loin encore que cette pirouette que je viens d’expliquer, plus loin en pointant la faiblesse de la spiritualité laïque, et ses graves conséquences. C’est un autre chapitre.
Absolument d’accord avec ce que tu dis là;#164, Ana. Ce qui importe c’est ce message, « la simplissime charte des valeurs » et c’est tout.
Quelqu’un disait(le TAO): Lorsque le Grand Sens(l’Amour pour les chinois) est perdu, alors apparaissent les lois, le devoir et la morale. Pour palier aux dérapages(dévier, s’écarter du chemin de notre conscience) Tout le reste est ergotage, mensonge, tromperie, et manipulation.
Marie,
Ces asiatiques ont sur certains points 7000 ans d’avance.
Je retiens : (Non amour) => Loi 😉
En « contraposant », ça donne :
(Non loi) => Amour
et en français :
« l’anarchie n’est viable que dans l’amour » .…..
Ciel !
La liberté est à ce prix, au prix de l’Amour;-)
@ Marie
« La liberté est à ce prix, au prix de l’Amour;-) »
Oui
Merci Ana pour ta réponse.
La liberté et l’amour sont indissociable.
Cependant, une autre question me vient. Si pour toi Ana le Christ est un homme ordinaire extraordinaire, sans Dieu créateur, quid de la réalité du monde, de la transcendance, du salut ?
Comment envisages-tu ces questions ?
;;;;;;;;;;;;;;
Je change de sujet pour revenir à mon intervention 152.
Le rapport de force entre les riches et les pauvres est celui
d’un smicard face à un milliardaire. le riche détiendra toujours le pouvoir du fait même de sa richesse. Tout système monétaire mène à cela.
Il ne peut y avoir d’égalité dans une société monétisée.
Le problème démocratique est avant tout un problème économique. Même si on est conscient qu’il faudrait faire autrement, on ne le peut pas tant que c’est l’argent qui mène le bal.
Qui au sein de la société monétaire à le pouvoir d’imposer les règles du jeu ? Celui qui possède les richesses.
Sans argent => abondance => égalité => l’amour => l’anarchie => pas de hiérarchie => pas de gouvernement => pas de loi
Bien amicalement
J.C
« quid de la réalité du monde, de la transcendance, du salut ? »
@J.C
Le salut : faire au mieux sans l’attendre.
Je ne me sens pas concernée par cette question.
La transcendance, du domaine de l’indicible, ne se dit pas, ni ne se diffuse, ni ne s’enseigne. Le ressenti du Mystère est une affaire personnelle et les agrégats fondés sur un ressenti convenu sont des abérations.
La réalité n’est pas unique mais fonction de qui la perçoit ou l’imagine. Croire à une réalité intrinsèque est un dogme dont la pertinence est indémontrable. L’illusion et la Maya apparaissent comme des illusions quand on rentre dans un mur 😉
Donc : tout est illusion, y compris l’illusion hihi.
(Nous avons déjà parlé de la physique moderne qui modère sérieusement nos certitudes d’antan sur la palpabilité du non palpé)
J’avoue avoir un peu bâclé mes réponses, mais fondamentalement, il me semble que trop développer certains sujets flirte vite avec la propagande ou la promotion d’a priori contestables. C’est le pêché originel des religions.
CoeurDialement
@J.C bis
Je ne vois pas en quoi l’abondance et l’égalité impliquent l’amour.
On peut très bien se détester le ventre plein et avec les mêmes droits. Pas nous, bien entendu, mais les autres, on sait jamais 😉
@ Ana 169.
L’absence de réalité intrinsèque est par contre parfaitement démontrable mais ça nécessite un peu de temps.
Concernant la question cruciale de l’existence du monde et de son origine (c’est ce qui permet d’en comprendre le sens), si tu ne défends pas l’idée d’une création par un Dieu, comment envisages-tu l’existence du manifesté ?
@ 170.
L’abondance ne se résume à avoir le ventre plein mais à avoir le choix, la satisfaction de nos besoins
L’égalité ne se résume en pas à l’égalité de droit mais dans le fait de ne plus être dans une logique de compétition avec autrui mais dans le partage.
Sur un plan encore plus spirituel, l’esprit d’abondance et d’égalité ne sont-ils inclus dans les caractéristiques même de l’amour ?
Bien amicalement
J.C
Comment peut-on être contre une intelligence qui impose ses volontés et croire en un dieu créateur ?
« comment envisages-tu l’existence du manifesté ? »
Tout comme j’envisage l’eau de mon bain quand je suis plongée dedans : avec plaisir.
Prendre un bain n’est pas chose très écologique, ce plaisir que l’on se doit, certes, mais cette conscience de pénurie ou de pauvreté, voire cette exclusion ailleurs_et ce Tirage au sort souhaitable à bien des choses, vu qu’on aurait tout à y gagner quand on considère la fuite en avant du système actuel et tous ces échecs, demi-mesures et fumisteries passées, présentes et futures ou prometteuses.
En clair, faire montre de savoir et d’esprit ne doit pas nous enlever de la tête que la responsabilité incombe autant au savoir et à la connaissance qu’au fait et à la réalité politique.
ROBESPIERRE
Par l’aporie on comprend que l’intelligence est dans la question, et non dans la réponse.
EFFAB,
Puisque tu en parles,
(de la responsabilité)
J’avoue employer parfois des expressions telles que « conscience et responsabilité du citoyen » sans avoir vraiment cherché à comprendre ce qui se cache derrière … !
C’est vrai que ça fait chic au milieu d’un beau discours, mais grâce à l’échange étonnant qui grâce à J.C se dessine depuis quelques messages, je prends la mesure de la nullité d’attitudes décoratives et stéréotypées.
Refusant que ceux de mes devoirs qui me définissent me soient dictés de l’extérieur, allez savoir le pourquoi de cet orgueil individuant, qui me distingue de la fourmi autant que d’un encarté, je ne sais pas comment définir/cibler/justifier la ou ma responsabilité ( champ d’application, critères etc) autrement qu’à travers des réponses personnelles aux questions de J.C
Help me 😉
Quand on dit « responsabilité du citoyen », de quoi parle-t-on en fait ?
La pensée politique est elle séparable des questions concernant le(s) Mystère(s) ?
En est elle séparée, ou bien en est elle imprégnée, dans un non-dit rendu obligatoire par l’absence de réponses sûres, reconnues, incontestables ?
On nous dit que les ultras riches s’accaparent tout, contrôle tout. Ce que nous omettons de voir, c’est que c’est grâce à nous.
Nos propres parents nous disent qu’ils faut travailler, qu’il faut se soumettre à nos maîtres.
Pourquoi toutes nos activités dépendent-elles d’eux dans un système monétaire ?
Parce que les individus n’ont pas le pouvoir de créer de la monnaie, seul les banques le peuvent.
Lorsque les individus utilisent des signes monétaires, il sont redevable des banques qui leurs ont fourni cette monnaie.
Les individus ne peuvent qu’emprunter, c’est à dire s’endetter car l’argent ne leur appartient pas, il appartient aux banques.
Lorsqu’ils travaillent pour obtenir l’argent qui leurs permettra, croient-ils, de rembourser leurs dettes, ce sera au prix d’un nouvel emprunt par lequel ils l’obtiendront. Cet argent qui lui aussi est un emprunt comme tout argent, il faudra lui aussi le rembourser par un nouvel emprunt.
En effet, le travail ne crée pas en lui-même de signes monétaires, pour rembourser le prêt d’une banque, les individus doivent trouver l’argent qui le permet, or, cette argent ne peut être émit que par une banque, les individus doivent donc contracter directement ou indirectement un autre prêt pour rembourser le précédent et ainsi de suite. L’endettement des différents acteurs économiques est sans fin et ceci est évidemment vrai partout et dans tout les domaines.
Voilà pourquoi le monde du travail ne peut s’arrêter sans que tout le système monétaire s’effondre.
La monnaie est un chantage perpétuel au travail.
(La monnaie est un système d’échange de biens et services produit par le travail)
Bien amicalement
J.C