« Crise » et Mondialisation expliquées par Frédéric Lordon : Comment penser et représenter la crise ? S’en prendre aux STRUCTURES ! 1

22/12/2012 | 11 commentaires

Aujourd’­hui, voi­ci d’a­bord une récente confé­rence (piquante) de l’a­mi Fré­dé­ric, avec André Orléan, à pro­pos de la pré­ten­due « crise » :

Au cours de cette très inté­res­sante confé­rence (dont il serait utile de rédi­ger un plan détaillé) (le der­nier livre d’An­dré Orléan — « L’empire de la valeur : refon­der l’é­co­no­mie », 2011 — est pas­sion­nant, et il tâche ici de le résu­mer un peu), Fré­dé­ric nous conseille de voir et revoir le film de Gille Per­ret, « Ma mon­dia­li­sa­tion » (2006), pour com­prendre la catas­trophe éco­no­mique et sociale dans laquelle nous sommes plongés.

J’a­vais déjà vu ce film deux fois (j’ai ache­té le DVD l’an­née même de sa sor­tie, bien sûr, et j’a­vais été le voir en salle), mais j’ai écou­té le conseil de Fred et je l’ai revu une troi­sième fois : je vous jure que c’est pas­sion­nant, un vrai cas d’é­cole, un bon cours d’é­co­no­mie poli­tique, bien concret, bien clair, une démons­tra­tion pas à pas de l’es­cro­que­rie —très lucra­tive pour ses pro­mo­teurs (1%) et cau­che­mar­desque pour tous les autres (99%) — de la doc­trine >libé­rale< libre-échan­giste et financiarisée.

<paren­thèse par­ti­cu­liè­re­ment inquiète>

Et ça me ren­force dans mon idée cen­trale que nous n’a­vons pas le moindre pro­blème tech­nique, nous avons un pro­blème poli­tique : nous accep­tons des règles supé­rieures de dévo­lu­tion et de contrôle du pou­voir (une >consti­tu­tion<) qui DONNE le pou­voir aux plus riches (le faux >suf­frage uni­ver­sel< qui consiste à dési­gner des maîtres par­mi les pros­ti­tués poli­ti­ciens pro­mus par les médias des plus riches).

Sots que nous sommes.

On va payer cher cette sot­tise. On se fout de la qua­li­té du pro­ces­sus consti­tuant ?? Fau­dra pas se plaindre quand on pas­se­ra au stade « famine, camps de tra­vail & mira­dors ». Vous riez ?! Mais ne riez pas : ça s’est vu, et même dans les-pays-les-plus-« avan­cés »-à-tout-point-de-vue !

Lisez (atten­ti­ve­ment) l’ar­ticle 2 de la Conven­tion euro­péenne des droits de l’Homme, s’il vous plaît :
https://​www​.cncdh​.fr/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​c​e​d​h​_​0​.​pdf

TITRE I : DROITS ET LIBERTÉS

ARTICLE 2 : Droit à la vie

1. Le droit de toute per­sonne à la vie est pro­té­gé par la loi. La mort ne peut être infli­gée à qui­conque inten­tion­nel­le­ment, sauf en exé­cu­tion d’une sen­tence capi­tale pro­non­cée par un tri­bu­nal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi.

2. La mort n’est pas consi­dé­rée comme infli­gée en vio­la­tion de cet article dans les cas où elle résul­te­rait d’un recours à la force ren­du abso­lu­ment nécessaire :

a) pour assu­rer la défense de toute per­sonne contre la vio­lence illé­gale ;

b) pour effec­tuer une arres­ta­tion régu­lière ou pour empê­cher l’é­va­sion d’une per­sonne régu­liè­re­ment détenue ;

c) pour répri­mer, confor­mé­ment à la loi, une émeute ou une insurrection.

Est-ce la peine de com­men­ter ce droit de tuer don­né sous le titre frau­du­leux de « droit à la vie » ?
… Oui, je vais commenter :

Nous n’avons PAS de constitution.

Il est bien mort, le droit du Peuple de résis­ter à l’op­pres­sion, celui de l’ar­ticle 2 de la Décla­ra­tion des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :
il a même été rem­pla­cé (par nos pré­ten­dus « repré­sen­tants ») par la peine de mort de ceux qui ose­raient l’exercer…

Et puis cher­chez vous-même le mot euro­gend­for sur un moteur de recherche…

Mais je m’é­gare… Pardon.

</parenthèse par­ti­cu­liè­re­ment inquiète>


« Ma Mondialisation »
Un film formidable de Gilles Perret (2006) :

On trouve le film sur Inter­net, bien sûr, mais je sug­gère for­te­ment que nous ache­tions tous le DVD à ce réa­li­sa­teur, de façon à ce que 1) il gagne suf­fi­sam­ment d’argent pour refaire un autre film d’é­du­ca­tion popu­laire du même ton­neau, et à ce que 2) nous puis­sions pro­je­ter (avec une bonne qua­li­té d’i­mages) cette véri­table leçon de cra­pu­lisme pour nos proches qui rou­pillent encore.
Pour ache­ter le DVD, c’est là : https://www.fnac.com/a1900563/Ma-Mondialisation-DVD-Zone‑2

Ce qu’il manque (pour l’ins­tant) à l’a­na­lyse pro­po­sée par Fré­dé­ric (à mon sens) :

Comme vous le savez (peut-être), Fré­dé­ric est mon éco­no­miste pré­fé­ré 🙂 : il prend tou­jours nos pro­blèmes « éco­no­miques » très en amont : par les STRUCTURES. Et bien sûr, je suis avec lui dans cette recherche des vraies causes ; MAIS pour ma part, je remonte plus encore vers la source et, comme vous le savez (sans doute), j’i­den­ti­fie la cause PREMIÈRE de nos prin­ci­paux pro­blèmes dans l’in­dif­fé­rence géné­rale sur le point de savoir QUI ÉCRIT les struc­tures, QUI FIXE le cadre.

Et pour mon plus grand mal­heur (pour le moment), Fré­dé­ric ne veut pas remon­ter avec moi à cette source (le pro­ces­sus consti­tuant, qui devrait, selon moi, être exclu­si­ve­ment popu­laire) et unir nos forces sur ce point plus déci­sif, mieux ciblé (me semble-t-il). Je rap­pelle la der­nière trace (visuelle) de cette (très gen­tille) esquive lor­don­nesque — ma ques­tion à 1:26:00 et la réponse de Fred à 1:32:10 :

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Étienne

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11 Commentaires

  1. La Mettrie

    Comme Fré­dé­ric, je dirais que « Etienne Chouard tu es un gros coquin » qui n’a pas suf­fi­sam­ment dis­cu­té avec ton­ton Lor­don et qui per­siste à croire que des indi­vi­dus ont la capa­ci­té d’é­crire les structures.

    Or, si on prend la peine de se plon­ger sérieu­se­ment dans le tra­vail de recherche amor­cé par Lor­don et qu’on va voir du coté de ce qu’est le struc­tu­ra­lisme revi­si­té qu’il est en train de bri­co­ler, on se rend vite compte que per­sonne n’é­crit les structures.

    Cepen­dant, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’ef­for­cer de tra­vailler sur le cadre géné­ral de la socié­té (qui n’est pas entiè­re­ment assi­mi­lable aux struc­tures). Ça veut seule­ment dire qu’il faut être conscient que si ce tra­vail advient, il se fera tou­jours au sein des struc­tures. Dès lors, il s’a­git de se deman­der ce que sont les struc­tures. Et là, je ne peux que ren­voyer au tra­vail de ton­ton Fré­dé­ric et des gens dont il s’ins­pire. L’in­té­rêt de la démarche étant qu’elle calme les élans idéo­lo­giques et pousse à la modération.

    Réponse
  2. fileane

    la struc­ture ? celle qui est capable de se mon­trer sous la forme d’un inté­rêt géné­ral, d’un juste prix, d’un équi­libre et qu’il fau­drait décou­vrir suite à un tra­vail intel­lec­tuel chimérique ?

    Il n’y a pas de struc­ture au départ mais la volon­té d’hommes, de femmes et d’en­fants de vivre ensemble leurs amours et si pos­sible en paix. Le tra­vail consiste à mini­mi­ser nos vio­lences et là, la socié­té peut bas­cu­ler du mau­vais côté. Nous disons qu’il y a deux manières de vivre ensemble, deux et pas trois : en réseaux ou en sys­tèmes de pou­voir. Ces deux manières sont anti­no­miques et les résul­tats radi­ca­le­ment différents.

    Le scan­dale que nous dénon­çons depuis 10 ans sur le net tient au fait his­to­rique que les diri­geants de nos sys­tèmes de pou­voir s’or­ga­nisent entre eux en réseaux ou en mafia (c’est pire) alors qu’ils nous l’in­ter­disent pour nous conser­ver sous leur domi­na­tion. Les struc­tures de domi­na­tion existent, les struc­tures des réseaux aus­si. Les méthodes pour s’en­ri­chir sont connues, Rei­nert les cite dans son livre « com­ment les pays riches sont deve­nus riches et les pays pauvres res­tent pauvres ». A nous de choi­sir ce que nous vou­lons vivre alors qu’ils nous laissent vivre ce que nous vou­lons. Vivre libre en tra­vaillant ou mou­rir en com­bat­tant, c’est le début du conflit social chez nous en France. Sans remettre en place la com­plé­men­ta­ri­té entre les 3 formes de pro­prié­té, sans chan­ger de régime poli­tique et aban­don­ner les struc­tures de nos sys­tèmes de pou­voir, nous res­te­rons pri­son­niers sou­mis de ces sys­tèmes de pouvoir.

    Lor­don comme d’autres éco­no­mistes ne savent pen­ser qu’à l’in­té­rieur d’un sys­tème de pen­sée, les poètes n’ont pas besoin de sys­tèmes de pen­sées, ils vivent ailleurs et sont les voyants de nos rai­sons de vivre et de mou­rir. En 1974, rue des Saints Pères, le res­pon­sable du ser­vice manus­crit fut très inté­res­sé par mon essai sur le désir de vivre, écrit en tant que jeune poète, il vou­lut modi­fier ce texte pro­ba­ble­ment pour qu’il entre mieux dans la struc­ture édi­to­riale du Seuil, j’ai refu­sé mais j’ai tout de même eu droit un cer­tain temps à deux agents lit­té­raires corses (hono­ra­ble­ment connus depuis).

    Bri­ser la struc­ture reli­gieuse des théo­cra­ties est l’af­faire des grands maîtres spi­ri­tuels et ils n’ont pas rechi­gné à la tâche. Bri­ser la struc­ture poli­tique, éco­no­mique et sociale d’un sys­tème de pou­voir est cer­tai­ne­ment plus l’af­faire d’un poète que d’un éco­no­miste. La rai­son est simple : les mili­tants des sys­tèmes de pou­voir et de leurs struc­tures de domi­na­tion n’u­ti­lisent que la source intel­lec­tuelle de savoir (le rai­son­ne­ment, la pen­sée, l’i­dée ou le concept), le poète et les ini­tiés uti­lisent en plus la source spi­ri­tuelle de savoir, celle qu’un être humain peut uti­li­ser sans savoir lire et écrire et donc la pre­mière source de savoir dans notre condi­tion humaine.

    Les civi­li­sa­tions flo­ris­santes ont pla­cé l’être humain au cœur du fonc­tion­ne­ment de leurs socié­tés en uti­li­sant les deux sources de savoir pour éla­bo­rer un savoir glo­bal capable de marier les cultures des peuples. C’est un pro­jet émi­nem­ment poli­tique dans lequel les méthodes de créa­tion et de répar­ti­tion des richesses sont au ser­vice de ce pro­jet huma­niste. Les crises actuelles ne seront pas réso­lues uni­que­ment avec la source de savoir intel­lec­tuelle : les peurs face aux diri­geants et leurs polices seront tou­jours plus fortes que le rai­son­ne­ment lucide qui constate que notre pas­si­vi­té dans ce sys­tème de pou­voir nous entraîne vers la misère alors que les diri­geants s’en­ri­chissent sans limites. C’est la pre­mière source de savoir qui éli­mine les peurs, c’est aus­si pour cette rai­son qu’elle est inter­dite en Europe depuis le Concile de Nicée.

    Réponse
  3. fileane

    pour cal­mer les élans idéo­lo­giques et pous­ser à la modé­ra­tion, il vaut mieux uti­li­ser la pre­mière source de savoir, la démarche indi­vi­duelle ini­tia­tique et spi­ri­tuelle, encore faut-il vou­loir l’emprunter et s’y aventurer.

    http://​www​.fileane​.com/​r​e​s​e​a​u​x​c​i​t​o​y​e​n​s​p​a​r​t​i​e​4​/​d​a​s​1​i​n​d​i​s​p​e​n​s​a​b​l​e​/​g​l​o​b​a​l​_​r​e​s​e​a​u​_​i​n​i​t​i​a​t​i​q​u​e​.​htm

    nous ne nous inté­res­sons plus aux élans idéo­lo­giques sauf pour les dénon­cer et encore, à la longue cela devient pénible et fati­guant, par contre des ren­contres sur le che­min ini­tia­tique, nous en avons de temps en temps et en sou­hai­tons à foi­son, c’est magni­fique et impé­ris­sable et nous donne la force de conti­nuer à avancer…si pos­sible en dehors des struc­tures de domi­na­tion de nos sys­tèmes de pou­voir et en créant des valeurs qui n’ont pas de prix et que per­sonne ne peut nous voler.

    Réponse
  4. La Mettrie

    La mys­tique et l’ap­pel à l’in­tui­tion ont fait leur temps. Il s’a­git d’une démarche indi­vi­duelle (indi­vi­dua­liste même) et non d’une démarche col­lec­tive. De plus, je ne suis pas per­sua­dé que le foi ait plus de valeur que la com­pré­hen­sion ration­nelle lors­qu’on entre­prend d’a­gir dans le domaine poli­tique. Et puis, fina­le­ment, les doc­trines mys­tiques sont sou­vent des idéo­lo­gies qui s’ignorent.

    Réponse
  5. TigreIndigné

    Il me semble que Fré­dé­ric est d’ac­cord avec ta réflexion sur la consti­tuante et qu’il ren­voie les gens a se ren­sei­gner plus en t’é­cou­tant. Étant moins spé­cia­liste, il n’a pas vou­lu s’étendre. 
    Mais je suis d’ac­cord qu’il devrait le faire pour faire pas­ser le mes­sage plus fort.

    Réponse
  6. Etienne Lantuti

    Bon­jour à tous,

    J’a­vais été très déçu par F. Asse­li­neau et ses argu­ments contre le tirage au sort, argu­ments types d’une per­sonne qui vien­drait juste d’en entendre par­ler sans avoir rien lu à ce sujet… et fina­le­ment je le remer­cie de s’être mouillé, même si ça ne va pas dans le bon sens, c’est-à-dire le mien.

    Au moins on est fixé.

    Et là, Fred Lor­don, que j’a­dore tant il est drôle, vif et poin­tu sur ses sujets de pré­di­lec­tion, me déçoit aussi.

    Je com­prends que s’il n’est pas d’ac­cord, il pré­fè­re­rait avoir plus de temps pour l’ex­pli­quer et pas en cinq minutes en fin de confé­rence, ne serait-ce que par sym­pa­thie pour son ami Etienne, mais alors qu’il prenne le temps de le faire une autre fois, qu’il argu­mente et je suis sûr que son esprit ferait avan­cer la cause en poin­tant ce sur quoi il fau­drait encore travailler.

    Com­ment un mec aus­si fin ne veut-il pas sai­sir l’in­té­rêt que le peuple a à écrire lui-même les règles pour se pro­té­ger des puis­sants ? Je ne sais pas, et ça m’é­nerve, il m’é­nerve presque sur ce coup avec cette pirouette digne d’un vieux bris­card de la >poli­tique<.

    Tiens je vais aller com­man­der ses livres que je n’ai pas encore lus pour lui apprendre.

    Etienne L.

    PS : et un grand mer­ci pour les liens, ça a l’air passionnant.

    Réponse
  7. Etienne Lantuti

    Réécou­tant du Lor­don pen­dant la nuit, puis dès le matin, même à Noël, je retombe sur cette vidéo où encore une fois il tape juste et avec style, tirée du film en ques­tion plus haut d’ailleurs.

    Et à 8:20, il s’in­ter­roge sur les moyens de chan­ger les poli­tiques publiques. Je cite : « Quoi faire pour s’en sor­tir ? Ça, c’est une ques­tion autre­ment dif­fi­cile, ça c’est vrai ».

    C’é­tait en 2006, rien n’a chan­gé, ou alors en pire, et je don­ne­rais cher pour savoir où il en est de sa réflexion sur ces moyens d’en sor­tir. Serait-ce tou­jours la dépri­va­ti­sa­tion des banques et voilà ?

    Ce n’est pas le tout de savoir exac­te­ment com­ment fonc­tionne un aqua­rium trop petit pour soi, à un moment, il faut pas­ser à l’action.

    Alors comme « Les ama­teurs parlent de tac­tique, les pro­fes­sion­nels parlent de logis­tique », fai­sons dans le concret voulez-vous.

    Pour nous aider à nous lever et à nous mettre en marche, voici 
    le maté­riel du par­fait révo­lu­tion­naire non-violent :
    http://​www​.aein​stein​.org/​s​e​l​f​L​i​b​e​r​a​t​i​o​n​.​h​tml

    Bon, là on m’at­tend pour décou­per la dinde, mais dès 2013, le sys­tème va trem­bler ! Ça pour­rait faire de beaux souvenirs.

    Joyeux Noël à tous.

    Étienne

    Réponse
  8. Florence

    Ben, moi, je suis res­tée sur le texte euro­péen, qui ose s’ap­pe­ler Conven­tion des DROITS DE L’HOMME, avec sa belle cou­ver­ture bleue, ses pages faus­se­ment légères, et ses logos d’ar­chi­tec­tures sur poteaux grilla­geants : tout ce que je finis par vomir : GLACANT.

    Ou com­ment avoir l’air de don­ner par prin­cipe (et encore – il est bien ques­tion d’un DROIT A LA VIE cela ne choque per­sonne ?) et tout reti­rer dans les faits !

    Nos débats… et la peur, l’an­goisse, qui ne me per­met là encore de ne pas pou­voir entrer plus avant dans le texte, en crai­gnant d’être dans la per­cep­tion de la véri­té de l’EU­ROPE, et de l’or­ga­ni­sa­tion de la coer­ci­tion abso­lue, du MAL, dans la main sour­noise du pou­voir, deve­nu lui-même texte, « tou­jours davan­tage sans corps maté­riel » quoique doté d’armes foudroyantes…

    Et ce petit § a) pour « assu­rer la défense de toute per­sonne contre la vio­lence illé­gale », qui n’a pas été rou­gi par Étienne. Oui, il y a tou­jours eu la vio­lence illé­gale, et la légale. La légale, c’est, on l’a com­pris, celle du p… (?!!)

    On peut aus­si rap­pe­ler la loi qui a été votée en France en 2011 pour l’ap­pel de réser­vistes en cas de CRISE, laquelle crise est évi­dem­ment suf­fi­sam­ment peu pré­ci­sée pour lais­ser les pou­voirs lui don­ner visage qu’ils entendent et abu­ser de toute situation.

    http://​www​.legi​france​.gouv​.fr/​a​f​f​i​c​h​T​e​x​t​e​.​d​o​?​c​i​d​T​e​x​t​e​=​J​O​R​F​T​E​X​T​0​0​0​0​2​4​4​0​8​8​5​5​&​d​a​t​e​T​e​x​t​e​=​&​c​a​t​e​g​o​r​i​e​L​i​e​n​=id

    Un texte n’est jamais voté pour rien ! Que signi­fie celui-là ?

    Nota d’o­ri­gine pro­fes­sion­nelle / aux textes d’ur­ba­nisme locaux, écrits par les admi­nis­tra­tions publiques locales (inféo­dées ?). Depuis quelque temps, les textes sont lais­sés à d’ex­pertes mains pri­vées (dont, honte à ma pro­fes­sion, des archi­tectes et des urba­nistes – com­plices à leur insu ? ou sachants qui aiment déci­der à leur tour ?), mais il existe une manière de faire la loi déter­mi­nant toutes les évo­lu­tions du bâti, les droits ou non à construire, révé­lée par un fonc­tion­naire habi­li­té et bavard : res­ter flou afin que toutes les inter­pré­ta­tions res­tent ouvertes… et ins­tru­men­ta­li­sables en der­nière ins­tance par les « déci­deurs » (vous aimez ce mot, vous ? Il est pour­tant com­plè­te­ment bana­li­sé…). En urba­nisme, la der­nière des ins­tances est la jus­tice (bon mar­ché, et démocratique ?).

    Ces règles, ces prin­cipes au-des­sus de tout – taillés dans le marbre, quitte à chan­ger par­fois la tablette pour inadé­qua­tion aux temps qui changent ! – qui devraient nous pro­té­ger, cette réfé­rence men­tale et pra­tique de vie col­lec­tive… parce que nous savons que nous nous per­dons sou­vent (par­fois aus­si pour notre bon­heur, mais ils ne sont pas pré­vus pour ces cas-là !) qui nous sont volés, qui sont per­ver­tis au plus haut degré (du pro­fit de tous à celui d’une poi­gnée, déjà sur­pro­té­gée et dis­po­sant de toutes les licences, de nos jours) !

    Réponse
  9. Ana Sailland

    Juste un tout petit com­men­taire au com­men­taire n°1 :

    Qui écrit les structures ?

    Une réponse est : « moi toi lui elle ».

    Un exemple :

    Jules a ache­té une mai­son il y a 30 ans pour l’é­qui­valent de 100000 euros.
    Avec les inté­rêts, elle lui a coû­té 200000, mais il a éco­no­mi­sé 30 ans de loyer, soit envi­ron … beaucoup 😉

    Voi­ci qu’il décide de la vendre.

    Jules va s’ef­for­cer de la vendre 250000 et va même négo­cier jus­qu’au der­nier centime

    C’est ain­si que Jules par­ti­cipe à l’é­cri­ture, car il y a une écri­ture qui se passe non pas par le sty­lo du légis­la­teur mais par les atti­tudes de tous et chacun.
    Vou­loir indi­vi­duel­le­ment plus que le fruit de notre sueur par­ti­cipe à l’ins­tau­ra­tion d’une civi­li­sa­tion dont le moteur est la spo­lia­tion d’au­trui. (abo­mi­nable civilisation)

    L’é­cri­ture des lois s’o­père en grande par­tie (pas que) comme le reflet de ce que nous sommes, et dans ce sens, l’or­ga­ni­sa­tion poli­tique, à laquelle nous repro­chons tant, et à juste titre, est sur­tout la loupe gros­sis­sante qui per­met d’a­veu­gler la conscience du monde en la sub­mer­geant de l’in­cons­cience individuelle.

    Les struc­tures et les lois naissent dans une civi­li­sa­tion don­née et elles en sont le reflet. Elles sont le reflet du para­digme ambiant, non dit, en lisière du champ visuel des pen­seurs, même les plus attentifs.

    Mais j’ai écrit « pas que », plus haut.
    Car si l’am­biance induit les struc­tures, les struc­tures induisent aus­si l’am­biance. C’est comme l’oeuf et la poule.
    Car il faut aus­si com­prendre qu’à par­tir d’un cer­tain degré de non-par­tage des pou­voirs, de dic­ta­ture éco­no­mique, de dic­ta­ture par l’é­lec­tion, de dic­ta­ture par les armes, les quatre sépa­rés ou syner­giques et contem­po­rains, il peut y avoir un point de non retour (ou du moins de retour dif­fi­cile) où ceux qui tiennent les guides vont jus­te­ment s’ap­puyer sur les atti­tudes men­tales des gens, leurs dési­rs, leurs appé­tits, leurs peurs, et les façon­ner, et les ampli­fier, afin d’in­duire les peuples à la col­la­bo­ra­tion (mot choi­si), jus­qu’à leur faire plé­bis­ci­ter la renais­sance d’un escla­vage moderne (le droit de pro­prié­té d’un être sur un autre y a été rem­pla­cé par le lien de subor­di­na­tion conte­nu dans l’embauche), jus­qu’à leur faire plé­bis­ci­ter leur propre soumission.

    Quant on en est à ce point, la struc­ture est enfan­tée par le(s) pouvoir(s) prin­ci­pa­le­ment, mais je redis « pas que », car accep­ter, c’est participer.

    Réponse
  10. J-Stéphane

    Le coût des cré­dits immo­bi­lier est res­pon­sable de la flam­bée des prix du marché…

    Réponse

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