Entretien avec les Colibris, juillet 2012 aux Amanins

24/02/2013 | 134 commentaires

J’ai tou­jours peur de vous saou­ler, avec les antiennes d’Étienne 🙂

Cet entre­tien-là dure 8 minutes ! Hé ! je pro­gresse, non ? 🙂

Mille mer­cis pour tous ces chouettes mes­sages que je reçois tous les jours : ça fait chaud au cœur, mer­ci 🙂
Par­don de ne pas répondre à tout le monde, vous êtes beau­coup trop nom­breux, excu­sez-moi. Mais je vous lis, bien sûr, et vous me don­nez de la force (vous savez : la ver­gogne, le res­sort, la vertu…) 🙂

Bien ami­ca­le­ment.

Étienne.


PS – des nou­velles du front : je com­mence à prendre le rythme : j’é­cris tous les jours main­te­nant, quelques heures.
Quel bon­heur de « regrou­per et d’articuler/commenter/orienter vers un objec­tif pra­tique réa­liste » toutes ces pré­cieuses cita­tions que j’aime tant (ce sont les meilleures pen­sées de ma page ‘En Vrac’, qui est déjà un concen­tré de mes meilleures trou­vailles en huit ans de lec­tures pal­pi­tantes).
Mais bon, ça n’a­vance pas vite, quand même. Et les vacances avancent. Et il va bien fal­loir que je cor­rige aus­si ces copies 🙂

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Étienne

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134 Commentaires

  1. Gaylord

    Bon­jour Etienne,
    Ravi que vous arri­viez a prendre le temps le poser sur le papier tout ce tra­vaille , avez vous repen­sé a l’i­dée du film ? Bon dimanche .

    Réponse
  2. Étienne

    Bon­jour Gaylord,

    j’en ai par­lé ce matin avec André-Jacques.

    C’est une bonne idée, je crois, de faire un vrai film (avec une intrigue, de l’ac­tion, du sus­pens, et une conclu­sion pra­tique simple très inter­pe­lante) pour mon­trer concrè­te­ment aux gens encore endor­mis (et aux autres ?) com­ment tout ça pour­rait se pas­ser, en vrai. Les réus­sites, les com­plots et mau­vais coups, les batailles, les astuces, les consé­quences pra­tiques rapides… J’ai plein d’i­dées d’analyses/explications qui seraient plus convain­cantes (et plus mar­quantes) par l’i­mage en action que par la seule description.

    Mais il faut trou­ver un scé­na­riste ; et bien le brie­fer — res­ter avec lui, même — pour évi­ter tout malentendu.

    Peut-être pour­rions-nous orga­ni­ser une écri­ture col­lec­tive d’un scé­na­rio, avec un wiki, par tous les gen­tils virus que ça intéresse ?

    Il fau­dra que je fasse un billet spé­ci­fique, peut-être. 
    Mais peut-être pas : ils sont toniques, les GV ; pas besoin de les titiller long­temps si l’i­dée est bonne 😉

    Étienne.

    Réponse
  3. Stephane

    Bra­vo pour le com­bat idéo­lo­gique, Étienne qui nous per­met de nous éle­ver poli­ti­que­ment ; il ne faut pas s’arrêter : tant que l’on ne s’arrêtera pas d’y croire, ça ne sera pas fini !

    Réponse
  4. Jocelyne Giraudo

    Un film ? Oui, pour­quoi pas. La ques­tion que je ne puis cepen­dant m’empêcher de me poser reste tout de même, « quelle est la facul­té du peuple citoyen à se mobi­li­ser… et à quelle vitesse vont bien pou­voir se pro­pa­ger les GV.… » Je dois être mau­vaise ora­trice… il me semble que mes pro­pos ten­tant de relayer les vôtres ne trouvent guère d’échos !!!!

    Réponse
  5. EFFAB
  6. Albert... un colibris et gentil virus parmi d'autres

    Ça fait plai­sir à lire Etienne !

    Bra­vo de réus­sir à gar­der un rythme d’é­cri­ture quotidien.

    Oui ! bonne idée un film.

    Mar­rant, cet aprem j’ai revu « Meet John Doe » de Frank Capra où l’on voit com­ment l’o­li­gar­chie peut s’emparer d’une bonne idée… jus­qu’à un cer­tain point.

    Albert -

    Réponse
  7. AlainR

    « J’ai tou­jours peur de vous saou­ler, avec les antiennes d’Étienne ».

    Oui mais non.

    « La péda­go­gie est affaire de répétition, 
    et il faut du temps pour apprendre à quelqu’un qu’il est entiè­re­ment libre. »

    Camille Bordas

    ===

    J’ai fait une recherche : a prio­ri ce lien vidéo n’a pas déjà été don­né ici (?).

    Six idées qui changent le monde (le 25 oct. 2012)

    Ric­car­do Petrel­la, insiste ici sur le fait que les pauvres sont en réa­li­té des appau­vris et que la pau­vre­té est le résul­tat d’un pro­ces­sus d’appauvrissement.

    Par la suite, il enchaîne sur ce qu’il nomme les « fabriques de l’ap­pau­vris­se­ment ». Par­mi elles, il y a celle de l’i­né­vi­ta­bi­li­té de la pau­vre­té : « il y en a tou­jours eu et il y en aura tou­jours ». Elle a comme effet « d’in­di­vi­dua­li­ser » la pau­vre­té dans nos têtes : ce serait de la faute des per­sonnes si elles sont pauvres, tout comme ce serait le mérite des per­sonnes riches d’a­voir fait des efforts pour le deve­nir.

    Après avoir expli­qué trois autres fabriques de l’ap­pau­vris­se­ment (inéga­li­té, injus­tice et exclu­sion, pré­da­tion de la vie), il pour­suit sur la néces­si­té de mener une cam­pagne visant à décla­rer illé­gale la pau­vre­té.

    Une telle cam­pagne, déjà lan­cée en Ita­lie, vise spé­ci­fi­que­ment à rendre illé­gales des lois, des ins­ti­tu­tions et des pra­tiques sociales et col­lec­tives qui attaquent la démo­cra­tie, nuisent à la jus­tice sociale et éco­no­mique et entravent la citoyenneté.

    Il ter­mine en invi­tant les mou­ve­ments sociaux du Qué­bec à s’ap­pro­prier cette campagne.

    Poli­to­logue, éco­no­miste et pro­fes­seur émé­rite à l’U­ni­ver­si­té catho­lique de Lou­vain, Ric­car­do Petrel­la est une figure emblé­ma­tique de l’al­ter­mon­dia­lisme.

    Fon­da­teur du Groupe de Lis­bonne, il a publié de nom­breux ouvrages sur la mar­chan­di­sa­tion du monde, l’é­du­ca­tion, la mon­dia­li­sa­tion et le bien commun.

    Pré­sident de l’Ins­ti­tut Euro­péen de Recherche sur la Poli­tique de l’Eau (IERPE), il milite tou­jours acti­ve­ment pour un contrat social mon­dial fon­dé sur l’as­pi­ra­tion de toute per­sonne et de tout peuple à la digni­té, à la jus­tice, à la liber­té et à la paix.

    Cette confé­rence de Ric­car­do Petrel­la a eu lieu le 14 octobre 2012 dans le cadre de l’é­vé­ne­ment Pour que la soli­da­ri­té mette fin à la pau­vre­té. Six idées qui changent le monde, un évé­ne­ment orga­ni­sé par le Col­lec­tif pour un Qué­bec sans pau­vre­té.

    Réponse
  8. Guillaume

    Bon­jour à tous,

    Puisque des mil­lions de per­sonnes sont scot­chés devant leur télé à regar­der des séries amé­ri­caines, pour­quoi ne pas s’ins­pi­rer des tech­niques d’é­cri­ture de leurs scénaristes ?

    Un début de piste (en 6 par­ties) avec Alexandre Astier.

    Réponse
  9. Morpheus

    @ Guillaume

    Dans la même veine, pour écrire un scé­na­rio (selon le modèle d’é­cri­ture anglo-saxon), il y a le livre « Scé­na­rio » de Sid Field (qui connait bien, lui aus­si, Joseph Campbell).

    Mer­ci pour la vidéo d’A­lexandre Astier (j’a­dore ce type, c’est un mec bien, je crois). D’ailleurs, ce serait bien d’en faire un Gen­til Virus et qu’il soit titillé par l’i­dée de par­ti­ci­per à ce pro­jet de film.

    Fau­drait des Gen­tils Virus sur Lyon pour le ren­con­trer et lui en parler.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  10. Guillaume

    @ Mor­pheus

    Ce que j’ap­pré­cie sur­tout chez Alexandre Astier, c’est sa poly­va­lence dans son métier, sa créa­ti­vi­té et son envie de trans­mettre un peu de culture. Là-des­sus, respect.

    Ce qui me plaît moins (pour peu que je sois en posi­tion d’é­mettre un juge­ment sur quel­qu’un), c’est qu’il me semble en même temps « à fond » dans ce monde ultra-libé­ral dont on tente ici – il me semble – de ren­ver­ser les valeurs (consom­mer plus, gagner plus, aller plus vite, conduire une grosse voi­ture,…) pour le rendre plus résilient.

    J’es­père me trom­per, mais d’une part je ne sais pas si un pro­jet de démo­cra­tie directe pour­rait inté­res­ser A.A. (bien qu’il doute du sys­tème des élec­tions actuel (cf. chez Tad­dei) et, d’autre part, il fau­dra trou­ver le plus petit déno­mi­na­teur com­mun entre lui et les Gen­tils Virus : l’en­vie d’au­to­ges­tion peut-être ?

    Cor­dia­le­ment,

    Réponse
  11. EFFAB

    Mer­ci PIERRO, trop génial ce film !

    Ce n’est pas seule­ment une très très inté­res­sante réflexion sur nos socié­tés modernes mais car­ré­ment un hymne à la Vie… et à la Joie ! il faut voir ce délire com­mu­ni­ca­tif lors du concert et puis sur ce ter­rain avec ce match de foot et autres varia­tions fan­tai­sistes autour d’un ballon !

    Mer­ci.

    Réponse
  12. EFFAB

    La Belle Verte… encore mer­ci, PIERRO.

    (31′)
    – Madame, vous savez à qui vous par­lez ? (c’est là un émi­nent chi­rur­gien qui s’exprime)
    – A vous ! Je vous parle à vous !

    Deux choses essen­tielles à savoir concer­nant le rela­tion­nel : et de un, que tout ce que l’on fait et quel que soit ce rôle que l’on joue ou ces fonc­tions qui sont les nôtres ne déter­minent en rien qui nous sommes vrai­ment, au-delà de tout appa­rence, au-delà de tout fil­trage, et de deux, ce res­pect que l’on doit à autrui comme à soi-même.
    Ou la force de mots tout simples et riches de sens, une simple répar­tie qui éclaire cette huma­ni­té en nous et ce mini­ma de bonne conduite.

    (37’45)
    Max (le papa, par­lant à son fils mais se par­lant sur­tout à lui-même) : On dit que les enfants sont le miroir de leurs parents… je dois être un sacré connard !

    to be continued

    Réponse
  13. EFFAB

    (@13)GUILLAUME

    La réflexion d’A­lexandre ASTIER est très inté­res­sante, et ça rejoint quelque chose qui m’a tou­jours gêné dans les élec­tions, à savoir, l’i­so­loir et ce sou­cis de confi­den­tia­li­té, être assu­ré que qui que ce soit ne sache pour qui vous avez voté… ce qui n’est pas vrai­ment le cas des can­di­dats qui ont tout inté­rêt, eux, à cla­mer haut et fort et à qui veut bien l’en­tendre leurs pro­grammes et leurs candidatures…

    Il y a là quelque chose qui me gêne et qui n’a rien à voir avec la démo­cra­tie et la vraie liber­té : celle de pou­voir expri­mer son opi­nion et son vote, que per­sonne n’y ait à redire et que cela ne se retourne pas contre soi, une fois les élec­tions ter­mi­nées, ce mau­vais choix et ce dis­cré­dit poten­tiel à venir sur­tout, j’i­ma­gine, au sein d’une com­mune où tout se sait et où tout s’a­chète !

    Il y a là un rap­port de force mal­sain et funeste au bon fonc­tion­ne­ment d’une démo­cra­tie, où cha­cun devrait être libre de son opi­nion et égal à tout autre, par-delà toute éti­quette poli­tique, par-delà tout choix élec­to­ral… cette éthique et ce res­pect au coeur de la cité_comme en acte entre cha­cun d’entre nous.

    Il en va de la poli­tique comme de la finance, rien de secret, rien à cacher, les comptes justes : celui-ci un peu plus riche, celui-là plus libre de soi-même ; cet autre élu mais res­pon­sable, et son voi­sin non volon­taire (ce refus d’a­voir été tiré au sort) mais cette exi­gence et cette vigi­lance. Au coeur de l’E­thique et de la Trans­pa­rence, cette gou­ver­nance de tous et ce res­pect de chacun.

    Oui, il y a là un rap­port de force qui n’a rien à voir avec la chose Démo­cra­tique, et ce vis de forme (si je puis dire) de l’i­so­loir et de la pré­ten­due confi­den­tia­li­té n’est qu’un enfu­mage sub­til et per­vers pour nous faire gober tout ça, pauvres idiots que nous sommes !

    Mer­ci infi­ni­ment, GUILLAUME, pour ces liens, ces mes­sages et cette vidéo, j’ai écrit aujourd’­hui quelque chose qui me tiraillait l’es­prit depuis des lustres, et le for­mu­ler enfin tex­tuel­le­ment me ras­sure dans mon intui­tion et conforte ce fait Consti­tuant, s’il était encore besoin de s’en convaincre, lol… et d’y avoir asso­cié cette notion de rap­port de force, si essen­tielle selon moi_mais je sais à pré­sent que je suis loin d’être le seul et com­bien cette pen­sée est récon­for­tante et riche de pro­messes, ce futur qui nous appartient_mais ce pré­sent autre­ment plus impor­tant et si réel.

    Mer­ci

    Réponse
  14. Ana Sailland

    À pro­pos de la vidéo du mes­sage 8

    mer­ci Guillaume

    La recherche annon­cée, sur les contes et légendes, connaît d’illustres pré­cur­seurs : Yung et Marie-Louise von Franz => ana­lyse des contes et mythes d’un point de vue arché­ty­pal = recherche à tra­vers les thèmes récur­rents des socles pri­mor­diaux radi­candes de la pen­sée et du rêve.

    ça res­semble beau­coup à ce qui est dit dans la vidéo

    Du coup, ça vient de sor­tir 😉 et ne sera donc pas appro­fon­di (!), je me dis que peut être la mili­tance des marches de l’empire que nous vivons dans la très sym­pa­thique blo­go­sphère d’Étienne est por­tée par une sorte de mytho­lo­gie (sans le côté du mythe sou­mis à la vin­dicte ration­nelle) dans laquelle le peuple, les élus, la banque, les action­naires, etc, auraient tous leur reflet dans le petit peuple des fées, des ogres, des loups et des forêts.

    Juste pour jouer à pour­suivre cette idée : Je ver­rais bien le peuple comme les enfants du petit pou­cet, les élus comme les parents, qui comptent leurs sous et donc aban­donnent leur mar­maille dans la grande forêt, le ban­quier serait l’ogre, etc.

    Bon, oui, c’est flou, mais écrire un conte poli­tique de la mère loi serait peut être une piste.

    Bhoff 😉

    ;;;;;;
    ;;;;;;

    Ce que dit Petrel­la est grandiose.

    C’est vrai, il a rai­son : ce sont les idées qui gou­vernent actes et choix.
    Nous devons donc les obser­ver avec cir­cons­pec­tion, car si cachées loin de notre conscience, elles sont sou­vent notre folie. Collective.

    J’ap­pré­cie cette façon qu’il a d’a­bor­der les causes en les recher­chant non dans les lois ou les struc­tures mais dans les idées en cours, et en par­ti­cu­lier celles des idées qui nous paraissent logiques, nor­males, incon­tes­tables, car fon­dées sur le vécu et le vécu de l’His­toire, fut-il ignoble, illo­gique, anor­mal, contes­table : nous assi­mi­lons le vécu à la réa­li­té, triste confu­sion, alors qu’il n’est que le fruit de notre (dés)organisation mil­lé­naire, et non pas le fruit géné­tique de la créa­tion du monde. La réa­li­té pri­mor­diale n’est pas le vécu dans la socié­té obser­vable : elle est l’air, l’eau, la vie, comme le dit Ric­car­do, et non pas leur confis­ca­tion : ça, la confis­ca­tion, c’est l’ar­ti­fice que nous avons créé comme ciment de notre syner­gie et de notre éco­no­mie. Débi­li­té d’un mam­mi­fère « « intel­li­gent » » qui gâche ain­si ses poten­tia­li­tés infinies.

    Alors le tra­vail de mili­tant, c’est en grande par­tie de désa­mor­cer les bombes de pen­sée qui déchi­quettent tant de bon­heurs et tant de vies.

    C’est ain­si que nous ici nous ten­tons de désa­mor­cer la bombe du repré­sen­ta­tif et de l’é­lec­tion. Bien bien bien. Faut l’faire. Mais il y en a beau­coup d’autres.

    Réponse
  15. Morpheus

    @ Guillaume

    Ce qui me plaît moins (pour peu que je sois en posi­tion d’é­mettre un juge­ment sur quel­qu’un), c’est qu’il me semble en même temps « à fond » dans ce monde ultra-libéral (…) »

    Je ne sais pas trop où tu as per­çu que Alexandre Astier soit « à fond dans le monde ultra-libéral » ?

    En sui­vant notam­ment les sai­sons 5 et 6 de Kaa­me­lott et cer­taines de ses inter­view, j’en ai per­çu tout autre chose.

    Par exemple, il fait dire une chose remar­quable au per­son­nage de l’Empereur Romain (Cae­sar), joué par Pierre Mon­dy dans la sai­son 6 (épi­sode 6) :

    Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes : des bons ; des mau­vais ; des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps-en-temps il en sort un excep­tion­nel : un héros, une légende. Des chefs comme ça, il n’y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu’ils ont tous en com­mun ? Tu sais ce que c’est, leur « pou­voir secret » ? Ils ne se battent que pour la digni­té des faibles ! »

    Du coup qu’on par­lait de lui, j’ai un peu cher­ché sur le net si je trou­vais des trucs qui en disait plus sur le bon­homme, et j’ai trou­vé ceci qui m’a beau­coup par­lé et qui, je crois, en dit en tout cas assez sur ce qu’il aime écrire comme his­toires.

    Je trans­cris ici les quelques pas­sages qui m’ont mar­qué et inter­pe­lé (notam­ment par rap­port à notre pro­pos de départ, à savoir l’op­por­tu­ni­té – ou non – de par­ta­ger un pro­jet de film concer­nant la vrai démo­cra­tie avec Alexandre Astier).

    « J’aime les héros qui se décou­ragent, peut-être par anta­go­nisme avec les héros de films « épiques » — même les héros de la quête arthu­rienne — qui eux peuvent échouer sur des choses nobles mais n’é­chouent jamais sur leur volon­ta­risme ou sur leur convic­tions. Je trouve que c’est fan­tas­mé, ça : c’est pas humain d’a­voir une convic­tion inébran­lable. Je pense que c’est ne pas connaître la psy­cho­lo­gie humaine que de croire qu’un héros c’est quel­qu’un qui ne dou­te­rait jamais de devoir faire ce qu’il a à faire. Kaa­me­lott repose en grande par­tie sur des gens qui — contrai­re­ment aux films épiques — n’ont pas tous com­pris ce qu’il fal­lait faire. Dans un film épique, tout le monde comprend. »

    « Je vou­lais que ce per­son­nage dont la par­ti­cu­la­ri­té est de s’en­tou­rer coûte que coûte de gens faibles — Arthur, c’est ça sa par­ti­cu­la­ri­té, c’est-à-dire « Je vais faire avec ce que j’ai. Ce qui est impor­tant c’est de le faire avec eux (même si ça foire) » et il se dis­tingue de son anta­go­niste Lan­ce­lot qui, pour y arri­ver, veut se débar­ras­ser des faibles pour les rem­pla­cer par l’é­lite. Kaa­me­lott, en gros, c’est ça : c’est une his­toire qui est écrite pour prou­ver que non : pour réus­sir, faut pas prendre les meilleurs. Per­son­nel­le­ment, dans mes équipes pro­fes­sion­nelles, j’ai un cota de bras cas­sés qui dépasse 70% (j’ai les noms, j’ai toute la liste …) C’est une règle de vie que j’es­saye d’ap­pli­quer « dans le civil ». »

    « Arthur, effec­ti­ve­ment, sa quête c’est de res­ter « quand même » avec les gens qui n’y arrivent pas ; mais ça demande de la convic­tion, ça demande du cou­rage, ça demande de faire tous les jours l’ef­fort d’y croire un peu. Donc, moi j’ai besoin de mettre en scène ce type-là qui n’ar­rive plus à faire l’ef­fort d’y croire. Et la sai­son 5, c’est la démons­tra­tion de ça, c’est la sai­son où Arthur, si le pou­voir est un sac à dos, il le pose. »

    « (…) À la limite, moi, les his­toires que j’aime racon­ter, c’est les gens qui sont nor­maux puis d’un coup, se mettent à exploi­ter un talent inat­ten­du. Moi, ce qui me plait dans les his­toires, c’est ce que dit Cae­sar dans la sai­son 6 au jeune Arthur, c’est : « Les grands chefs n’ont qu’un seul sou­ci, c’est de réta­blir la digni­té des faibles ». Et je crois qu’en fait, les films ça sert à ça — enfin, les films que j’ai­me­rais bien faire moi, quoi. Réta­blir la digni­té des faibles. Mais pour réta­blir leur digni­té, il faut d’a­bord les mettre en scène faibles. Faibles à tous points de vues : cons, suf­fi­sants, de mau­vaise foi, men­teurs, envieux, … tout ce que tu veux. Si ces per­son­nages-là sont bien mis en scène dans un pre­mier temps, tu peux dans un second temps en faire des héros — mais après. Parce que d’un coup, ces types-là vont exploi­ter quelque chose qui était sous leur nez et qu’ils n’a­vaient pas vu. Bon, c’est assez phi­lan­thrope, hein, mais bon, pour le moment, je ne suis pas encore assez désa­bu­sé pour avoir per­du l’en­vie de racon­ter ce genre d’histoire-là. »

    Alors bien sûr, cela date de 2008, il y a 5 ans qu’il a dit cela, mais j’ose espé­rer que depuis lors, la réus­site, le suc­cès, la renom­mée, le pognon, … ne l’on pas déjà per­ver­ti au point qu’il soit deve­nu désa­bu­sé au point de ne plus avoir envie de racon­ter de telles histoires.

    Parce que, il me semble, racon­ter l’his­toire d’un petit groupe de per­sonnes nor­males, impuis­santes, qui ont l’i­déal de réta­blir la digni­té des faibles en leur ren­dant le pou­voir afin qu’ils éta­blissent une vrai consti­tu­tion démo­cra­tique qui les res­pon­sa­bi­lise et leur per­mette d’ex­ploi­ter leurs talents cachés, après s’être, d’un coup, ren­du compte qu’ils pou­vaient exploi­ter quelque chose qu’ils avaient là, sous leur nez, ben je trouve que ça tombe pile poil dans ce qu’il défi­nit, non ?

    Des faibles (le peuple impuis­sant), mis en scène dans un pre­mier temps (pre­mier acte) dans leur situa­tion de fai­blesse (« impuis­sants, cons, suf­fi­sants, de mau­vaise foi, men­teurs, envieux, … tout ce que tu veux »), pour ensuite deve­nir des héros en se confron­tant à des anta­go­nistes qui veulent les éli­mi­ner pour les rem­pla­cer par l’élite …

    Attends, mais il raconte notre his­toire, là !

    Non ?

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    (PS : si j’é­tais sur Lyon, je crois que je pren­drais mon cou­rage à deux mains et que j’es­saye­rais de le ren­con­trer et de lui pro­po­ser pareil projet)

    Réponse
  16. EFFAB

    Car­ré­ment GENIAL, MORPHEUS ! tu as très bien fait ce paral­lèle entre la pen­sée de cet artiste et ce fait Constituant… 

    mais au point où nous en sommes, crois-moi, il ne s’a­git plus là de cou­rage mais bien plu­tôt d’op­por­tu­ni­té, cette pos­si­bi­li­té qu’une telle ren­contre entre GV(s) Lyon et Alexandre Astier relève autant du hasard que de la volonté_donc rien d’im­pos­sible en soi sinon que tout cela ne soit déjà écrit !

    Au plai­sir

    Réponse
  17. Étienne

    Mer­ci Mor­pheus, mer­ci Guillaume,

    Il est épa­tant, ce type !

    Il me fait pen­ser à Fanck Lepage : cette réflexion à la fois riche et amu­sée, hon­nête, grave mais avec tou­jours un peu d’auto-dérision…

    J’aime beau­coup cet Alexandre Astier ; une découverte.

    Mer­ci !

    Étienne.

    Réponse
  18. EFFAB

    Un site ou quel­qu’un a eu la bonne idée – et consta­té cette lacune – de dédier un des sous dos­siers de la thé­ma­tique Libres penseurs/ Artistes engagés/Hommes d’ac­tion à Etienne.

    http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​c​7​-​l​i​b​r​e​s​-​p​e​n​s​e​u​r​s​-​a​r​t​i​s​t​e​s​-​e​n​g​a​g​e​s​-​h​o​m​m​e​s​-​d​-​a​c​t​ion

    Sur ce même forum, dans un topic inti­tu­lé Le Mes­sage de la Vraie Démo­cra­tie-vidéo syn­thé­tique de 15mn (Etienne Chouard), je crois y avoir rele­vé un ‘agent double’ mais je me trompe peut-être. Ce n’est pas la pre­mière fois que je sur­prends des trol­lers (anciens membres ban­nis ou agents per­tur­ba­teurs) à vou­loir déni­grer cer­tains sujets mais je ne m’at­ten­dais vrai­ment pas à ça, me faire ça à ma barbe et au sujet d’Etienne !

    Enfin, ce ne sont là que le lot cou­tu­mier d’un site où liber­té d’ex­pres­sion et espace public ont à faire constam­ment à la mau­vaise foi et à la pré­ten­tion pseudo-objective.

    http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​t​1​2​4​5​4​p​1​5​-​l​e​-​m​e​s​s​a​g​e​-​d​e​-​l​a​-​v​r​a​i​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​v​i​d​e​o​-​s​y​n​t​h​e​t​i​q​u​e​-​d​e​-​1​5​m​n​-​e​t​i​e​n​n​e​-​c​h​o​u​ard

    Réponse
  19. Guillaume

    @ Mor­pheus,

    Avant que tu nous retrans­crives toutes les sai­sons de Kaa­me­lott ;), je te remer­cie d’a­voir pas­sé du temps à rédi­ger ton mes­sage. Mais c’é­tait bien inutile, en tout cas pour ma part ! Car j’adhère tota­le­ment au tra­vail d’A. Astier et j’ad­mire son effi­ca­ci­té à trans­mettre des valeurs posi­tives par ses oeuvres.

    Pour le coup, il me semble même que c’est la forme d’ÉDUCATION POPULAIRE la plus abou­tie que j’aie jamais vue puis­qu’elle touche des mil­lions de per­sonnes grâce à tous les ingré­dients dont par­lait Franck Lepage : RÉFLEXION + CULTURE + ÉMOTION. Et pour long­temps chez cer­tains jeunes télé­spec­ta­teurs qui rever­ront ça plus tard avec d’autres yeux.

    Main­te­nant, il y a l’oeuvre et il y a le com­por­te­ment réel de l’ar­tiste « dans la vraie vie ». Et là, d’a­près ce que je per­çois d’A. Astier (seule­ment à tra­vers des vidéos, certes), c’est un homme brillant, très ouvert et sym­pa­thique mais dont je décèle et regrette un cer­tain maté­ria­lisme (avoué, tou­te­fois) et un manque de dis­tance par rap­port à notre socié­té de la sur­con­som­ma­tion, de la com­pé­ti­tion, du « tou­jours plus »,… bref, un mode de vie dis­pen­dieux qui me semble incom­pa­tible avec une huma­ni­té rési­liante sur le long terme.

    Comme il aime bien Star Wars, je dirais que c’est peut-être le « côté obs­cur » de sa force. Mais clai­re­ment, bien que je ne me consi­dère pas (encore!) assez ver­tueux moi-même pour juger qui que ce soit, je n’ai pas plus plus les mêmes concep­tions que lui sur cer­taines choses. Pour ma part (et pour faire court), disons que j’ai bai­gné toute mon ado­les­cence dans une autre culture amé­ri­caine du spec­tacle qu’est le sport de haut niveau (le bas­ket NBA, en l’oc­cur­rence), au point d’a­voir fait des études uni­ver­si­taires puis tra­vaillé ensuite plu­sieurs années comme pré­pa­ra­teur phy­sique en Pro A (avec jus­te­ment d’an­ciennes et de futures joueurs NBA). J’ai donc vécu, par ma fonc­tion, au cœur du ver­sant spor­tif de ce monde du spec­tacle déme­su­ré, très abou­ti au niveau esthé­tique certes, mais deve­nu trop arti­fi­ciel pour moi aujourd’­hui (et je n’ai « que » 34 ans !). C’est donc avec d’au­tant plus d’hu­mi­li­té que j’ad­mets qu’on peut se plon­ger très sérieu­se­ment dans des choses « pas sérieuses » (ou pas prio­ri­taires au sens des besoins de Mas­low), et ne s’en rendre compte que bien des années après… Mieux vaut tard que jamais !

    Aujourd’­hui il me semble urgent de cher­cher tran­si­ter vers des modes de vie plus justes et plus éthiques, et ensuite voir com­ment s’a­mu­ser et prendre du plai­sir à vivre ensemble, quitte à avoir peut-être un peu moins de moyens maté­riels ou à voir des films qui coûtent moins cher en effets spé­ciaux mais tout autant en talent et en tra­vail. Par contre, avoir une Mase­ra­ti dans son garage, de mon point de vue, n’est pas ce qui a le plus de sens dans le sys­tème de valeurs que je tente de me construire aujourd’hui.

    Bref, tout cela, n’en­gage que moi. Alors, comme A. Astier est aus­si musi­cien, je dirais que c’est juste un « bémol » de la per­cep­tion que j’ai de cet homme, en dehors de sa fonc­tion d’ar­tiste, que j’ad­mire (encore une fois) car il a tout com­pris. Et s’il s’a­vère que j’ai tout faux, qu’il est lui-même pié­gé dans ce monde-là, qu’il est obli­gé de dire qu’il faut gagner plus d’argent pour être plus heu­reux et qu’il est jus­te­ment en train d’o­pé­rer sa « tran­si­tion » per­son­nelle entre deux Amé­riques, de celle de « l’a­me­ri­can way of life » vers celle des ini­tia­tives comme Open Source Eco­lo­gy ou Itha­ca Hours, là je n’au­rais plus qu’à me taire, effectivement !

    J’es­père avoir expri­mé cor­rec­te­ment mon res­sen­ti, avec toutes les nuances que cela impose. Loin de moi l’en­vie de don­ner des leçons (je suis trop mal pla­cé pour cela). Je vou­lais juste dire que… per­sonne n’est par­fait ! Ok, ça ne valait peut-être pas le coup d’en écrire aus­si long pour par­ta­ger cette décou­verte, mais bon… tant pis c’est fait !

    Encore une fois, il vaut mieux cher­cher ce qui nous ras­semble plu­tôt que ce qui nous sépare !

    Bon cou­rage à Étienne pour ses futures pro­duc­tions, en librai­rie, sur scène, et… sur grand écran !

    …et bra­vo Mon­sieur Astier !

    Guillaume

    Réponse
  20. Albert

    Bon­jour Etienne,

    Les hommes poli­tiques sont élus par les riches ? pou­vez vous expliquer ?

    Il me semble qu’en France,aux élec­tions, les riches sont très mino­ri­taires en terme de suffrages.

    Le tirage au sort per­met­trait une meilleure repré­sen­ta­tion du Peuple.Vous sem­blez être par­ti­san d’une sorte de man­dat impé­ra­tif puisque vous regret­tez le fait que rien ne soit pos­sible entre deux élections.

    Votre pro­po­si­tion ne favo­ri­se­rait elle pas les blo­cages, ou pire l’immobilisme ?

    Je « sens » que quelque chose cloche dans votre démons­tra­tion mais étant peu au fait de ce type de dis­cus­sion, je ne par­viens pas à l’ex­pri­mer . Excu­sez moi.

    Réponse
  21. ella

    Pour étof­fer la bibliographie :

    Un phi­lo­sophe qui ne mâche pas ses mots : Dany-Robert DUFOUR,
    pro­fes­seur d’u­ni­ver­si­té à Paris, direc­teur de recherches.

    Il explique l’ins­tal­la­tion et le déve­lop­pe­ment de l’ultralibéralisme.


    Dany-Robert Dufour – Café Phi­lo Autre­ment par Small­bro­ther­sOrg

    Ses livres, qui vont droit au but :

    http://​pai​deia​.paris8​.free​.fr/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​r​u​b​r​i​q​u​e11

    Wiki :

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​D​a​n​y​-​R​o​b​e​r​t​_​D​u​f​our

    compte-ren­du sur le blog de P. Juignet

    http://​phi​los​ciences​.com/​A​n​0​1​/​?​t​a​g​=​d​a​n​y​-​r​o​b​e​r​t​-​d​u​f​our

    voir aus­si le phi­lo­sophe C. LAGANDRE : La socié­té intégrale

    http://​www​.jour​nal​du​mauss​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​629

    Réponse
  22. Matt

    @Albert

    « Les hommes poli­tiques sont élus par les riches ? », c’est un rac­cour­ci (certes un peu rapide) qu’E­tienne déve­loppe dans des confé­rences plus longues. Que tu peux regar­der sur you­tube ou dai­ly­mo­tion par exemple (elles sont passionnantes).

    Cor­dia­le­ment

    @Etienne

    Effec­ti­ve­ment 8 minutes c’est un record mais comme tu peux le voir, ça en laisse cer­tains perplexes… 😉

    Cor­dia­le­ment

    Un Gen­tils Virus

    Réponse
  23. EFFAB

    Per­met­tez que j’y aille de mon petit grain de sel, mais c’est à des­sein, mais c’est pour la bonne Cause – The Top of the Cause !

    Bon­jour ALBERT,

    MATT est de bons conseils, pour le (très) peu que j’en sache de lui, moi qui me suis invi­té au débat tout récem­ment. Croyez-le en tout cas quand il vous guide vers telle ou telle vidéo sur Etienne CHOUARD, j’en­tends bien, celles des inter­views et des confé­rences, à ne pas confondre avec tous les mon­tages impro­bables et pos­sibles que cer­tains sont capables, pro comme anti-CHOUARD !

    Vous vous posez de louables ques­tions et c’est très bien, c’est tout à votre hon­neur, cette inté­gri­té intel­lec­tuelle… évi­dem­ment, je suis très poli comme je puis très bien me trom­per, et sur vous et vos inten­tions réelles… vous qui, au vu de ce que vous avan­cez là, ne don­nez pas tant l’im­pres­sion d’a­voir fait cet effort mini­ma et cette ouver­ture d’es­prit ou cette écoute en vous ren­sei­gnant davan­tage sur la pen­sée d’E­tienne CHOUARD, avoir regar­der au moins deux trois vidéos avec un peu plus d’at­ten­tion… et vous auto­ri­sez à dire sen­tir que quelque chose cloche dans sa démons­tra­tion, ce qui est votre droit et votre liber­té de pen­sée, je suis tout à fait d’accord.

    Non, là où je veux en venir c’est qu’en vous adres­sant à Etienne, il n’est pas cer­tain qu’il soit en mesure de vous répondre : d’a­bord parce qu’il croule sous les mes­sages et les mails et le tra­vail, et puis ensuite parce qu’il ne devrait pas se sen­tir chaque fois obli­gé de répondre à qui lui pose la moindre ques­tion, sur­tout main­te­nant qu’il est suf­fi­sam­ment occu­pé comme ça et qu’il devrait évi­ter de répondre à tous, de répé­ter tou­jours les mêmes choses, ce qui est non seule­ment fati­gant à terme mais peut-être plus per­ni­cieux que cela n’en a l’air…

    Bref, je ne vou­drais pas qu’E­tienne s’é­puise en vain et se dis­perse incon­si­dé­ré­ment, don­nant trop quand il aurait besoin de rece­voir tout autant, acca­pa­ré à des­sein et sournoisement.

    Ne m’en veuillez pas si je vois des agents doubles un peu par­tout, je n’en suis pas moins un très gen­til gar­çon, et même si je dois me trom­per, vous n’a­vez en ce cas rien à vous repro­cher vous-même.

    Evi­dem­ment, tout ce que je dis là ne concerne que moi, ces ques­tion­ne­ments sur tout ça qui sont les miens et ce par­tage en public que j’en fais… comme je suis à des années-lumière de par­ler au nom d’E­tienne : lui qui ignore tout de moi et moi qui ne me per­met­trais jamais cette liberté.

    Au plai­sir

    Réponse
  24. zedav

    Sym­pa la belle verte, je l’ai vu avec ma fille..
    Dom­mage ce par­fum nau­séa­bond de misan­drie – très à la mode dans nos socié­tés depuis quelques décen­nies – dont Coline Sereau ne se dépar­tit jamais dans ses films (avec un concen­tré de ses pré­ju­gés dans trois hommes et un couffin)

    Réponse
  25. AlainR

    @ Albert (22)

    Les riches et puis­sants, ce sont ceux qui vont four­nir les réseaux de par­ti­sans, de sou­tiens, de par­te­naires, de conseillers. Ce sont eux qui ont le plus (beau­coup beau­coup plus …) de dis­po­ni­bi­li­té, de moyens, et d’in­té­rêts per­son­nels pour sou­te­nir un candidat.

    Le nombre d’é­lec­teurs pauvres a peu d’im­por­tance puisque les tech­niques de mani­pu­la­tion de masses sont connues et appli­quées depuis très long­temps (cf wiki pro­pa­gande moderne).

    « Le tirage au sort per­met­trait une meilleure repré­sen­ta­tion du Peuple. »

    ça, c’est sta­tis­ti­que­ment sûr et indéniable.

    « Vous sem­blez être par­ti­san d’une sorte de man­dat impératif (…) »

    Et oui … Sans élec­tion, aucun citoyen n’est consi­dé­ré comme « meilleur » qu’un autre citoyen, donc aucun n’a de légi­ti­mi­té ins­ti­tu­tion­nelle pour déci­der à la place des autres des lois qui s’ap­pliquent à tous. Bref, pas d’é­lu libre de déci­der ce qu’il veut comme s’il n’é­tait plus que seul à en avoir le droit. Mais des citoyens man­da­tés (par élec­tion ou tirage au sort) pour exé­cu­ter des tâches, sous contrôle citoyen, avec red­di­tion des comptes, etc …

    « Je sens que quelque chose cloche dans votre démons­tra­tion mais étant peu au fait de ce type de dis­cus­sion, je ne par­viens pas à l’exprimer. »

    Ne vous excu­sez pas, vous l’ex­pri­mez très bien 🙂

    Réponse
  26. AlainR

    @ ella (23)
    Mer­ci pour les infos sur Dany-Robert DUFOUR que je ne connais­sais pas du tout.

    ======
    Etienne a rai­son de répé­ter que toutes les luttes dépendent de celle contre la « cause des causes » : la non écri­ture de notre Consti­tu­tion par une assem­blée tirée au sort.

    Mais je signale quand même ici ce for­mi­dable docu­men­taire dont une par­tie est pas­sée sur France 2 hier soir (tard), outil mili­tant pour une autre orga­ni­sa­tion du travail.

    La Mise à mort du tra­vail (Jean-Robert Vial­let, 2009)

    « Dans un monde où l’é­co­no­mie n’est plus au ser­vice de l’homme mais l’homme au ser­vice de l’é­co­no­mie, les objec­tifs de pro­duc­ti­vi­té et les méthodes de mana­ge­ment poussent les sala­riés jus­qu’au bout de leurs limites. Jamais mala­dies, acci­dents du tra­vail, souf­frances phy­siques et psy­cho­lo­giques n’ont atteint un tel niveau. Des his­toires d’hommes et de femmes chez les psy­cho­logues ou les méde­cins du tra­vail, à l’Ins­pec­tion du Tra­vail ou au conseil des prud’hommes (…) »

    ======
    Blog trai­tant du même sujet : 
    Et voi­là le tra­vail. Chro­niques de l’humain en entre­prise. Elsa Fayner.

    ======
    Pour voir le docu­men­taire ci-dessus :
    (atten­tion, le bon ordre est : 
    1) La Dépossession 
    2) L’Aliénation 
    3) La Destruction)

    La Dépos­ses­sion

    La Des­truc­tion puis l’Aliénation

    Par exemple à par­tir de la 47ème minute (fin de l’é­pi­sode « La Des­truc­tion » = fin du docu) :

    de jeunes futurs mana­gers écoutent la souf­france expri­mée par des employés devant la méde­cine du tra­vail, puis s’expriment : 
    « Et le pire, c’est qu’on nous apprend à faire pour qu’ils soient comme ça. Com­ment faire pour que les gens soient seuls, pour qu’il n’y ait aucune envie de révolte vis-à-vis de la société. » (…) 

    Et la méde­cine du tra­vail d’expliquer : 

    « Quand vous êtes une femme seule avec enfants, vous allez subir beau­coup. Les leviers de sou­mis­sion se sont vrai­ment développés.

    Quand vous savez qu’il y a 30 ans de chô­mage mas­sif dans un pays, cela induit des conduites et de sou­mis­sion, et de domi­na­tion. Vous pou­vez tou­jours dire à quel­qu’un qui ne se montre pas docile : la porte est ouverte, il y en a plein qui attendent dehors.

    Cette peur qui est uti­li­sée comme levier de pres­sion fait que les gens acceptent de modi­fier leur comportement (…)

    Je pose tou­jours la même ques­tion : vous avez été har­ce­lé durant telle période. Mais avant ça, est-ce que quel­qu’un d’autre a été har­ce­lé ? Oui. Qu’a­vez-vous fait ? Rien …

    (…) La ques­tion, c’est : pour­quoi don­nons-nous notre consen­te­ment à ces pratiques ? »

    ======
    Une solu­tion : Pierre Larrouturou

    dont l’un des nom­breux livres très argu­men­tés avait été pré­fa­cé par Mon­sieur Hes­sel …

    Réponse
  27. YoggY

    Chouette un sujet avec Etienne Chouard et Alexandre Astier !

    Même si je suis fan de l’oeuvre du mon­sieur, je concède que cer­taines de ses posi­tions (ici sur le pira­tage) sont un peu légères. En effet il défend les auteurs contre les méchants down­loa­ders sans ver­gogne qui se goinfrent de tera­oc­tets de films (ce qui peut se com­prendre vu son métier). Sauf que le pro­blème n’est pas là. Ce sys­tème est, à l’i­mage du sys­tème moné­taire, para­si­té par les grosses boîtes de prod qui se prennent des marges de gorets et en plus décident de ce qui est bien pour nous en choi­sis­sant de pro­duire ou pas tel ou tel film/livre/série/spectacle (juste parce que ce sont eux qui ont le capi­tal néces­saire à lan­cer la pro­duc­tion). Comme dirait un cer­tain mon­sieur Chouard, débar­ras­sons-nous de nos para­sites et ensuite les auteurs seront bien payés et les spec­ta­teurs auront accès à une culture peu oné­reuse et de qua­li­té, ce qui nous manque aujourd’hui.

    Je vous laisse, je vais regar­der la comé­die musi­cale « Notre dame de paris » avec garou. Il est venu le temps des cathédrâââââââleuuuuh…

    Réponse
  28. Papa

    @ Albert (22)

    Je par­tage votre crainte des blo­cages et de l’im­mo­bi­lisme dans le sys­tème décrit par Etienne et les « Gen­tils Virus ».
    Je pense qu’il y a un équi­libre à trou­ver entre :
    – d’une part le néces­si­té de garan­tir le contrôle du pou­voir par le peuple,
    – et d’autre part le besoin d’a­voir des ins­ti­tu­tions qui fonc­tionnent efficacement.
    Il est évident que s’il faut orga­ni­ser un tirage au sort ou un réfé­ren­dum pour la moindre déci­sion, ça ne peut pas mar­cher. A un moment don­né, il faut bien faire confiance à des res­pon­sables qui sont man­da­tés pour prendre des déci­sions rapides.
    On veut les sou­mettre à des contrôles très stricts et les châ­tier s’ils com­mettent des fautes. Mais je pense qu’il ne fau­dra pas non plus trop ser­rer la bride, sinon le res­pon­sable n’o­se­ra plus rien entreprendre.
    Par exemple, pour les fonc­tions inter­na­tio­nales, il ne faut pas que notre repré­sen­tant ait l’air d’un pan­tin ridi­cule qui n’a rien le droit de déci­der quand il est en réunion avec ses homo­logues des autres pays.
    Néan­moins, à mon avis, il ne s’a­git que d’un tuning à régler lors­qu’un tel sys­tème sera mis en place.

    Réponse
  29. Papa

    A pro­pos d’A. Astier :
    Je trouve les cri­tiques et les réserves qui sont émises sur ce blog assez dépla­cées. Si on exclut tous ceux qui gagnent de l’argent, qui en sont contents ou qui en seraient contents s’ils y arri­vaient, il ne va pas y avoir foule !
    D’ailleurs, le prin­cipe défen­du ici n’est-il pas jus­te­ment de n’ex­clure personne ?
    Nous vivons dans une socié­té maté­ria­liste et je pense comme A. Astier qu’il faut à tout prix faire « avec ce qu’on a », sinon on va com­men­cer à exclure des gens et ce sera le début de la fin.

    Réponse
  30. EFFAB

    Oui, PAPA, ça c’est un argu­ment qui tient la route, tous ceux qui sont satis­faits du sys­tème tel qu’il fonc­tionne jus­qu’à main­te­nant, et cette pos­si­bi­li­té que cette nou­velle donne démo­cra­tique les exclue et crée plus d’i­né­ga­li­tés et d’in­jus­tices qu’il n’y en avait auparavant…

    Per­son­nel­le­ment, je crois que la majo­ri­té qui l’emporte est plu­tôt celle de ceux qui ont à se plaindre et ne sa satis­font pas vrai­ment ou plus du tout du Monde comme il va. Certes, beau­coup d’entre nous n’ont pas la même exi­gence que cer­tains et se conten­te­raient ample­ment d’un petit plus social ou éco­no­mique, sans jamais suc­com­ber à l’ap­pel démo­cra­tique ou à cette ouver­ture d’es­prit et de conscience qui leur ouvri­raient enfin les yeux une bonne fois pour toutes ! car l’o­pi­nion enca­drée et la culture de masse ont tou­jours eu inté­rêt à nous cacher la véri­té sur les choses et cette liber­té de droit qui est la nôtre… car le Monde est autre­ment plus machia­vé­lique que cer­tains n’o­se­raient jamais ou sont inca­pables de l’i­ma­gi­ner… et que l’on ne me traite pas de conspi­ra­tion­niste car l’His­toire en per­sonne n’est que le reflet et la preuve incon­tes­table de tout ce que je pour­rais avancer.

    Ce qui est dépla­cé c’est plu­tôt cet aveu­gle­ment et tous ces com­por­te­ments qu’on laisse encore faire, tous ces retour­ne­ments de valeurs au nez et à la barbe de l’In­tel­li­gence et de l’Ethique !

    Réponse
  31. Morpheus

    @ Papa

    J’ai l’im­pres­sion que vous crai­gniez des « blo­cages » parce que vous com­pre­nez mal com­ment fonc­tion­ne­rait ce que pro­pose Étienne. Je tiens tout de même à rap­pe­ler quelques petites choses :

    1) Le sys­tème actuel est loin (très loin) d’é­vi­ter les blo­cages (plus d’un an sans gou­ver­ne­ment fédé­ral en Bel­gique, par exemple, mais on pour­rait citer d’in­nom­brables autres exemples de blo­cages dont on ne parle jamais).

    2) la rapi­di­té de déci­sion n’est pas néces­sai­re­ment le gage d’une bonne poli­tique ni d’une bonne gou­ver­nance. Au contraire, je dirais même que c’est la garan­tie d’une mau­vaise poli­tique et d’une gou­ver­nance à court terme. Dans le sys­tème actuel, cela per­met par exemple une liqui­da­tion des acquis sociaux (ayant un inté­rêt pour le plus grand nombre) à l’a­van­tage exclu­sif de l’in­té­rêt d’un petit nombre qui n’en n’ont stric­te­ment rien à foutre de l’in­té­rêt géné­ral. Les meilleurs exemples sont les dif­fé­rentes mesures « d’aus­té­ri­té » qui sont adop­tées depuis quelques années dans une grande rapi­di­té, sans débat, sans infor­ma­tion au « public » (plus exac­te­ment en fai­sant une pro­pa­gande féroce et une puis­sante dés­in­for­ma­tion) sous pré­texte de « la crise » (qui n’en est pas une, ou du moins qui est vou­lue par l’o­li­gar­chie, car elle fait par­tie de leur calen­drier de >réformes< imposées.

    3) Même s’il s’a­vé­rait qu’un cer­tain nombre de sujets poli­tiques prennent plus de temps dans un sys­tème éga­li­taire et réel­le­ment démo­cra­tique, je ne vois pas de mal à cela si cela per­met d’a­bou­tir à des consen­sus qui ren­contrent l’adhé­sion du plus grand nombre en connais­sance de cause. C’est tou­jours mieux que des déci­sions prises rapi­de­ment par une petite clique d’é­lus qui ne jus­ti­fient jamais leurs déci­sions, et dont les peuples ne savent jamais réel­le­ment ce qui a moti­vé leurs décisions.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    PS : au sujet d’A­lexandre Astier, il me semble être suf­fi­sam­ment intel­li­gent et intègre pour que la dis­cus­sion et l’é­change d’ar­gu­ments avec lui puisse influer sur sa per­cep­tion des choses. Ses opi­nions actuelles ne sont pas du tout illo­giques consi­dé­rant le milieu social dans lequel il évo­lue. Je crois qu’il pour­rait bien être sen­si­bi­li­sé par l’ar­gu­men­taire d’Étienne, dans la mesure où celui-ci est cohé­rent, docu­men­té et intelligent.

    Réponse
  32. Guillaume

    @ Papa

    Je trouve les cri­tiques et les réserves qui sont émises sur ce blog assez déplacées.

    L’ac­cu­mu­la­tion de richesses maté­rielles et ses limites sont un sujet par­mi d’autres. J’ai juste pro­fi­té d’une ques­tion pour échan­ger là-des­sus, n’ayant pas encore per­son­nel­le­ment d’a­vis tran­ché sur la ques­tion. Et puis quoi, il y aurait des sujets tabous ici ? 😉

    D’ailleurs, le prin­cipe défen­du ici n’est-il pas jus­te­ment de n’ex­clure personne ?

    Nous sommes tel­le­ment d’ac­cord que je vais répé­ter ma conclu­sion (puisque mani­fes­te­ment vous l’a­vez loupée!) :

    Encore une fois, il vaut mieux cher­cher ce qui nous ras­semble plu­tôt que ce qui nous sépare.

    Cor­dia­le­ment,

    Guillaume

    Réponse
  33. Papa

    Je viens de prendre le temps de regar­der en entier la video d’A. Astier. Ce type a un point com­mun avec le père Chouard : il a 4 enfants. Alors, moi je dis que ces 2 gars sont faits pour se rencontrer.

    @EFFAB, Mor­pheus et Guillaume : mer­ci pour vos réactions.

    Réponse
  34. Albert

    Bon­soir ,

    Mer­ci à Effab pour votre réponse même si je ne sai­sis pas le sens votre expli­ca­tion, un peu détour­née de l’ob­jet de ma question.

    Il me semble que le sys­tème élec­tif a appor­té beau­coup de pro­grès dans nos socié­tés occidentales.

    Le blo­cage poli­tique en Bel­gique, et peut être en Ita­lie dans les mois à venir, est le résul­tat d’une absence de bloc majo­ri­taire pour l’al­ter­nance. Ce pro­blème serait, je le crains, une constante dans un sys­tème tel que celui que vous défendez.

    En écou­tant plu­sieurs vidéos et en lisant plu­sieurs textes figu­rant sur ce site, un sen­ti­ment de gêne s’empare de moi. À la fois de bonnes idées aux­quelles nous ne pou­vons qu’adhé­rer mais elle ne sont pas nou­velles, à la fois une empreinte mar­quée d’ex­clu­sion, de qua­si-haine qui rend per­plexe et méfiant.

    Je veux bien que ce ne soit qu’une impres­sion per­son­nelle mais je tenais à la faire connaître.

    Au plai­sir.

    Albert

    Réponse
  35. Étienne

    Mer­ci Papa 😀

    Réponse
  36. Matt

    @Albert

    Je vous pro­pose cette confé­rence d’Étienne :

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  37. EFFAB

    ALBERT,

    Je vais être plus direct encore, comme je puis me trom­per sur toute la ligne.

    Voi­là : sous vos airs polis, cour­tois et ce désir de débattre, et la sub­ti­li­té que vous déployez pour cela, je ne serais pas éton­né que vous soyez en véri­té un agent exté­rieur ou, pour me bien faire com­prendre de tous les autres inter­ve­nants ici, quel­qu’un qui, insi­dieu­se­ment, veut démon­trer les invrais­sem­blances de ces causes aux­quelles nous croyons ici – je vous sou­haite bien du cou­rage tant cette tâche me paraît impos­sible – ou qui, du moins, au mini­mum, peut faire dou­ter cer­tains et por­ter quelque dis­cré­dit au pas­sage… tel En écou­tant plu­sieurs vidéos et en lisant plu­sieurs textes figu­rant sur ce site , un sen­ti­ment de gêne s’empare de moi . A la fois de bonnes idées aux­quelles nous ne pou­vons qu’adhé­rer mais elle ne sont pas nou­velles , à la fois une empreinte mar­quée d’ex­clu­sion ‚de qua­si ‑haine qui rend per­plexe et méfiant. ce sont là vos mots.

    Soit vous êtes à ce point sen­sible, en ce cas, pour­quoi vous occu­pez-vous de poli­tique et inter­ve­nez de votre propre chef sur quelque forum qui ne sont pas tou­jours de tout repos, vous vous dou­tez bien, cette liber­té d’ex­pres­sion qui donne tous les droits à ceux qui n’ont pas ce mini­mum d’é­du­ca­tion et encore moins ce pro­fond res­pect pour autrui, soit vous vous payer notre tête et y aller de votre liber­té expres­sive et gra­tui­té inver­sée : ‘qua­si-haine’, comme vous y allez!… et ce sen­ti­ment de gêne-là est bien trop pudique à mes yeux et à me oreilles pour vous prendre au sérieux et vous don­ner toute l’at­ten­tion que vous ne méri­tez peut-être pas… mais comme je vous l’ai déjà dit, c’est moi qui puis me trom­per, moi qui vois des trolls un peu par­tout ces der­niers temps, allez savoir pour­quoi, mais que cela ne vous empêche pas de vous inter­ro­ger plus avant sur le bien-fon­dé ou non de cette ambi­tion démo­cra­tique, comme je laisse à d’autres plus ins­truits que moi de vous prou­ver toute la jus­tesse, ou sinon, toute cette noble et uto­pique quête que de vou­loir le bien com­mun et le res­pect pour chacun.

    Je vous ai néan­moins à l’oeil, mon cher ALBERT, mal­gré toute l’es­time que je vous porte… et si je vous agace à ce point, cette gêne tout autant que ce sen­ti­ment de haine dépla­cé, dites-vous je suis pas­sion­né par tout ceci et tra­vaille en secret pour votre bien propre, vous qui igno­rez encore tout ce bien-fondé.

    Bonne nuit

    Réponse
  38. Morpheus

    @ Albert

    Albert a écrit : Il me semble que le sys­tème élec­tif a appor­té beau­coup de pro­grès dans nos socié­tés occidentales.

    Si vous étu­diez atten­ti­ve­ment l’his­toire qui a mené nos pays à ins­tau­rer ces sys­tèmes de gou­ver­ne­ment (par exemple en écou­tant les émis­sions d’Hen­ri Guille­min, lar­ge­ment réper­to­riée sur le site du Plan C – vous pou­vez éga­le­ment consul­ter le site de la TSR, télé­vi­sion suisse romande), vous décou­vri­rez que ce qui a chan­gé par rap­port aux anciens régimes est que les nou­veaux régimes nous « offrent » la pos­si­bi­li­té de choi­sir nos maîtres.

    Avant cela, les monarques et le pou­voir nobi­liaire nous était impo­sés par le tru­che­ment des prin­cipes héré­di­taires (la monar­chie = « le pou­voir d’un seul »).

    Ce que l’é­lec­tion a appor­té n’est hélas rien de mieux (pour nous, le peuple, les gens qui ne veulent pas LE pou­voir, mais désire conser­ver LEUR pou­voir et LEUR liber­té) que de choi­sir des maîtres qui ont tous les pou­voirs (y com­pris les contre-pou­voirs) et décident tous à notre place sans nous consul­ter.

    Pour prendre une image, c’est un peu comme si le peuple repré­sen­tait les enfants d’une ancienne famille rigide et auto­ri­taire (la monar­chie) qui se sont rebel­lés contre eux et sont pas­sé sous la tutelle de parents « de leur choix ». Mais ces nou­veaux parents « choi­sis » ne se com­portent fina­le­ment pas mieux que les anciens, car ils ne font rien pour per­mettre à leurs enfants de s’é­man­ci­per – ce qui est le rôle essen­tiel de parents dignes de ce nom : per­mettre aus­si vite et aus­si bien que pos­sible à leurs enfants de se pas­ser d’eux. Ces parents (oli­gar­chie actuelle) mani­pu­la­teurs, tri­cheurs et men­teurs se com­portent comme des parents toxiques, et ne valent guère mieux que les anciens.

    L’é­lec­tion, comme sa défi­ni­tion l’ex­prime sans ambages, est consub­stan­tielle de L’OLIGARCHIE (le gou­ver­ne­ment du petit nombre), PAS de la DÉMOCRATIE.

    Au regard des (plus ou moins) deux cent ans d’his­toire de régimes élec­tifs, je ne vois guère de pro­grès dans ce sys­tème. Le pro­grès, c’est la réduc­tion des inéga­li­tés sociales, c’est la jus­tice (la vraie, pas la pré­ten­due >jus­tice< de lois qui ne sont pas les nôtres, mais celles qui nous sont impo­sées par l’o­li­gar­chie : les lois ne sont que l’ombre de la justice).

    Albert a écrit : Le blo­cage poli­tique en Bel­gique, et peut être en Ita­lie dans les mois à venir, est le résul­tat d’une absence de bloc majo­ri­taire pour l’al­ter­nance. Ce pro­blème serait, je le crains, une constante dans un sys­tème tel que celui que vous défendez.

    Vous vous trom­pez, mais je crois savoir pour­quoi (j’ai bien dis « je crois » 😉 ) : pour juger du carac­tère uto­pique ou réa­liste du pro­jet, il nous faut envi­sa­ger les choses en dehors du car­can étroit des condi­tions actuelles, sans quoi nous condam­ne­rions la pro­po­si­tion sur des argu­ments fon­dés sur les condi­tion­ne­ments mêmes que l’on cherche à chan­ger, ce qui serait le comble de l’absurde.

    La situa­tion récente en Bel­gique (absence de gou­ver­ne­ment fédé­ral pen­dant plus d’un an) et la situa­tion nou­velle en Ita­lie, résultent d’un signal clair pro­ve­nant des peuples que la classe poli­tique, dans son ensemble, est condam­née. Les peuples sentent, ils voient, ils com­prennent que la classe poli­tique ne les repré­sente pas et n’a­git pas selon l’in­té­rêt géné­ral. Sans doute ne dis­cernent-ils pas le pour­quoi ni le com­ment. Ils ne com­prennent pas (encore) la rai­son fon­da­men­tale, la cause de cela. Ils sentent que « quelque chose ne tourne pas rond » sans savoir quoi, comme une écharde dans leur esprit.

    Votre ana­lyse se fond dans le moule de la pen­sée oli­gar­chique qui veut que « pour gou­ver­ner, il faut une majo­ri­té ». La vraie démo­cra­tie telle que pro­po­sée et sou­hai­tée ici par Étienne et les Gen­tils Virus, ne fonc­tionne pas du tout de cette manière.

    Pre­miè­re­ment, s’il existe bien un cer­tain nombre de « repré­sen­tants » (tirés au sort plu­tôt qu’é­lus) dans le sys­tème démo­cra­tique, la Consti­tu­tion pré­voi­rait que ceux-ci soient – et res­tent – des ser­vi­teurs (et non des maîtres).

    Deuxiè­me­ment, ces ser­vi­teurs (man­da­taires tirés au sort) ne dis­po­se­raient pas (contrai­re­ment au sys­tème de gou­ver­ne­ment actuel) du prin­ci­pal pou­voir, qui est de VOTER LES LOIS. Ce pou­voir ESSENTIEL res­te­rait celui du peuple.

    De plus, le peuple gar­de­rait la main grâce à une série de mesures consti­tu­tion­nelles (refe­ren­dum d’i­ni­tia­tive citoyenne, notamment).

    Il se peut, bien enten­du, qu’il y ait, à cer­tains moments, des situa­tions de conflits poli­tiques qui ne trouvent pas, dans l’im­mé­dia­te­té, de solu­tion, mais je ne vois guère en quoi ce pour­rait être pire que dans nos gou­ver­ne­ment actuels. Au contraire, il me semble que ces situa­tions de cli­vage seraient révé­la­trices et por­teuse d’un mes­sage impor­tant : il y a lieu de prendre conscience qu’une évo­lu­tion de concep­tion et de men­ta­li­té est néces­saire pour dépas­ser le cli­vage et abou­tir à un nou­veau consen­sus. Or, celui-ci ne serait pas déci­dé par un tout petit groupe de gens moti­vés par des inté­rêts per­son­nels (ou par les inté­rêts de lob­bys pri­vés), mais déci­dés par l’en­semble de la popu­la­tion, déci­sion dont ne peut résul­ter que l’in­té­rêt géné­ral (méca­ni­que­ment).

    Peut-être que le « malaise » que vous res­sen­tez résulte de l’i­né­vi­table hia­tus entre le mode de pen­sée oli­gar­chique auquel vous avez depuis votre enfance été condi­tion­né (comme nous tous, et sachez que le même malaise a été vécu par beau­coup de gen­tils virus lors­qu’ils ont com­men­cé à décou­vrir les pro­pos d’Étienne) et le mode de pen­sée nou­velle. Per­son­nel­le­ment, le malaise a été pro­fond, tant ce que je décou­vrait révé­lait la dimen­sion dan­tesque de la trom­pe­rie dont j’a­vais, pen­dant plus de qua­rante ans, été vic­time. Il a fal­lu un cer­tain temps avant que je ne résolve le malaise.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  39. De Passage

    @ EFFAB

    Vous devriez tenir compte de l’a­ver­tis­se­ment d’Al­bert et de son res­sen­ti d’ex­clu­sion. Les com­men­taires des non-convain­cus sont beau­coup plus inté­res­sants que ceux des convain­cus. Enfin, les pro­cès d’in­ten­tion sont inutiles.

    Réponse
  40. EFFAB

    Je suis bien d’ac­cord, DE PASSAGE, tout com­men­taire, toute réflexion sont le bien­ve­nue, c’est vous qui confon­dez pro­cès d’in­ten­tion avec réserve et ques­tion­ne­ments de ma part, voire cette intui­tion sinon cette vigi­lance, comme je puis tout à fait me trom­per, ce que j’ai déjà dit et, en ce cas, je serais le pre­mier à recon­naître mes torts et à m’en excuser.

    Sinon, je ne vois là aucun irres­pect que ce soit de ma part, mais bien plu­tôt ce lan­gage clair et intègre de qui s’in­ter­roge et tente de se poser toutes les ques­tions et tous les cas de figure pos­sibles… comme cette liber­té propre et démo­cra­tique de par­ti­ci­per au débat et d’é­mettre mon inté­rêt et mes doutes en cette affaire quand bien des choses me poussent à pen­ser que ce sujet polé­mique pour­rait très bien déter­mi­ner de la suite des évé­ne­ments ou non.

    Bref, comme cer­tains sont très doués pour rame­ner leur fraise sur des détails pour le moins impor­tants ou poser des ques­tions qui auraient pu attendre davan­tage de réflexion et de lec­tures, j’y vais moi-même de mon petit grain de sel et de cette convic­tion rous­seauenne inébran­lable du pen­seur et du poli­tique qui connait suf­fi­sam­ment l’His­toire et les Hommes pour n’é­cou­ter que sa conscience et sur­tout ne s’en jamais lais­ser compter.

    Mer­ci de votre pré­ve­nance, mais j’ai peut-être beau­coup plus à vous apprendre que vous parais­sez inté­res­sé vous-même et por­té sur mon cas. Mais je le répète encore, je suis bien conscient de tout ceci et je puis très cer­tai­ne­ment me tromper.

    Bien à vous, DE PASSAGE

    Réponse
  41. YoggY

    @Albert

    Salut,

    Il me semble que le sys­tème élec­tif a appor­té beau­coup de pro­grès dans nos socié­tés occidentales.

    C’est peut être vrai mais c’est à déve­lop­per, je veux bien des exemples parce que là je ne vois pas de pro­grès lié exclu­si­ve­ment au sys­tème élec­tif (ie : qui n’au­rait pas eu lieu sous un régime démo­cra­tique et non lié aux pro­grès techniques).

    Ce pro­blème serait, je le crains, une constante dans un sys­tème tel que celui que vous défendez.

    A mon sens, pas du tout. Je suis ouvert à la dis­cus­sion mais il va fal­loir étayer.

    À la fois de bonnes idées aux­quelles nous ne pou­vons qu’adhé­rer mais elle ne sont pas nou­velles, à la fois une empreinte mar­quée d’ex­clu­sion, de qua­si-haine qui rend per­plexe et méfiant.

    Elles ne sont pas nou­velles certes mais elles sont depuis long­temps oubliées par une immense majo­ri­té de gens. Pour l’ex­clu­sion et la qua­si haine, je suis assez sur­pris, je n’ai pas vu ça dans les échanges ci des­sus. Les conflits d’o­pi­nion vont bon train en effet mais tes qua­li­fi­ca­tifs me semblent un poil exa­gé­rés. Au nom de l’i­sé­go­ria, cha­cun doit pou­voir expri­mer son avis, si ça te choque mer­ci de don­ner des exemples.

    Réponse
  42. Albert

    bon­jour Effab, Morpheus,

    Excu­sez moi d’être poli .

    Ne voyez point malice dans mon intervention.Dégagez vous de ce sen­ti­ment de persécution.

    Selon Morpheus,le peuple, et non les repré­sen­tants tirés au sort, vote­rait les lois .
    Vous pro­po­sez notam­ment le réfé­ren­dum popu­laire mais tech­ni­que­ment com­ment feriez vous vu le nombre consi­dé­rable de sujets dont il fau­drait s’emparer ?

    Mor­pheus , vous sem­blez affir­mer que je rai­sonne sous condi­tion­ne­ment dans un moule oligarchique.

    C’est un peu facile.

    J’en pro­fite pour vous signa­ler que le peuple ne choi­sit pas des maîtres mais des pro­grammes défen­dus par des candidats.

    Vous me répon­drez que le peuple est mani­pu­lé notam­ment par les médias mais lorsque le Peuple s’af­firme lor­qu’il vote pour Le Pen ou Mélen­chon ou Hol­lande, choi­sit-il ? a t‑il le discernement ?

    Au final , il choi­sit une option moins dan­ge­reuse et cré­dible ? ne sous esti­mez vous pas la capa­ci­té de choix du Peuple dans le pro­ces­sus tel qu’il existe ?

    Ce qui vous agace ( vos pro­pos par­fois vio­lents révèlent un aga­ce­ment) est le fait que le Peuple choi­sit un pro­gramme glo­bal. Ce qui a pour consé­quence un désac­cord sur cer­tains points du programme.Vous en déduisez
    une impos­si­bi­li­té de contrôle, vous sou­hai­te­riez un sys­tème dans lequel le can­di­dat pour­rait être  » défait » sur un point don­né qui pose pro­blème à un grand nombre de citoyens.

    Je vous en prie, répon­dez moi en des termes simples sans emphase. Je vous remercie.

    Bonne jour­née

    Réponse
  43. J-Stéphane

    rapide bon­jour depuis mon Smartphone,

    Élec­tion égale exclu­si­vi­té et exclusion.

    Donc,

    Élec­tion égale gagnants et per­dants, droit de vie et droit de mort.

    Plus sim­ple­ment,

    Élec­tion égale choi­sir un maître, tirage au sort égal choi­sir un serviteur.

    Réponse
  44. YoggY

    J’en pro­fite pour vous signa­ler que le peuple ne choi­sit pas des maîtres mais des pro­grammes défen­dus par des candidats.

    Oui, des pro­grammes qui n’at­taquent pas les véri­tables pro­blèmes et qui de sur­croît ne sont pas res­pec­tés au cours des mandats.

    ne sous esti­mez vous pas la capa­ci­té de choix du Peuple dans le pro­ces­sus tel qu’il existe ?

    Pour ma part, je ne sous estime pas la capa­ci­té de choix mais la pos­si­bi­li­té de choix qui lui est lais­sée, c’est très différent.

    Vous en dédui­sez une impos­si­bi­li­té de contrôle, vous sou­hai­te­riez un sys­tème dans lequel le can­di­dat pour­rait être  » défait » sur un point don­né qui pose pro­blème à un grand nombre de citoyens.

    En effet.

    Si je peux me per­mettre un conseil, tu devrais prendre un peu de champ par rap­port aux ins­ti­tu­tions actuelles et essayer d’i­ma­gi­ner ce qu’il serait pos­sible de faire par le biais de la consti­tu­tion afin de rendre le pou­voir plus proche de l’intérêt général.

    Réponse
  45. EFFAB

    ALBERT,

    Je lais­se­rais à d’autres tous ces points de détail, aus­si impor­tants soient-ils, ma vigi­lance et mes pré­oc­cu­pa­tions sont tout autres… et cela n’a rien à voir avec quelque sen­ti­ment de per­sé­cu­tion qui soit, n’in­ter­pré­tez pas votre res­sen­ti pour une véri­té, et voyez‑y plu­tôt là de ma part une exi­gence et une ouver­ture d’es­prit plu­tôt saine et res­pon­sable, capable d’ap­pré­hen­der le meilleur comme le pire.

    Je vous en prie, répon­dez moi en des termes simples sans emphase. Je vous remer­cie.écri­vez-vous… je crois rêver, je suis pour­tant très clair, je ne fais pas appel à un voca­bu­laire très com­pli­qué, et cette emphase que vous dite n’a rien de fic­tif ou de sur­fait : j’é­cris bien comme je pense, et s’il y a quelque chose qui vous choque dans ma syn­taxe, moi j’y vois plu­tôt cette force des mots et des idées en adé­qua­tion par­faite ou des plus sub­tiles entre une cer­taine véri­té et qui-avec-quoi les dit… ou, si vous n’a­vez pas encore com­pris, dites-vous que vous avez cet insigne hon­neur d’é­chan­ger là avec EFFAB, digne fils de ROUSSEAU et frère en retrait d’E­tienne CHOUARD… comme c’est moi, en véri­té, qui enflamme quelque peu et dirige une par­tie de ces débats, que vous le vou­liez ou non mais le fait est là.

    Mais ne vous ne sen­tez pas une fois de plus cette pro­pen­sion de détour­ner mes pro­pos selon votre conscience du moment ou cette volon­té de déni, et débat­tez plu­tôt avec d’autres de ces points de détails et autre visions d’en­semble que nous ne com­pre­nez tou­jours pas ou vou­lez à ce point remettre en cause… oui, c’est bien de cela dont il s’a­git, cette Cause des causes à tout et par­tout, et vous n’êtes peut-être pas si igno­rant de la chose que vous le dites… mais je puis me trom­per, je ne le répè­te­rai jamais assez !

    Bien des choses

    Réponse
  46. J-Stéphane

    Ce n’est pas aux can­di­dats de pré­sen­ter leur pro­gramme au peuple.

    C’est au peuple de pré­sen­ter son pro­gramme, et là il y a lacune dans le processus.

    Réponse
  47. Papa

    @ Albert

    Ne vous excu­sez pas, je pense que votre sujet est très per­ti­nent et qu’il res­te­ra à sur­veiller de près lorsque le nou­veau sys­tème sera mis en place.
    Je connais des asso­cia­tions où tout doit être déci­dé en comi­té, avec consen­sus obli­ga­toire et ça ne fonc­tionne vrai­ment pas bien du tout. On a aus­si un bel exemple avec l’Europe.
    Néan­moins, je ne suis pas trop inquiet par « le nombre consi­dé­rable de sujets dont il fau­drait s’emparer ». En effet, le nombre de sujets qui sont mis sur la table par les diri­geants actuels est hyper­tro­phié par le système :
    – il faut bien que chaque ministre jus­ti­fie sont exis­tence et les plus ambi­tieux doivent abso­lu­ment se faire remarquer
    – cer­tains sujets servent d’é­crans de fumée pour ne pas trai­ter ceux qu’on veut éviter
    – au lieu de résoudre vrai­ment les pro­blèmes par des mesures cou­ra­geuses, l’é­lec­to­ra­lisme impose de ne fâcher per­sonne, donc de mor­ce­ler les pro­blèmes en une mul­ti­tude petites réformes ridicules.
    Il me semble que les vrais sujets impor­tants et urgents ne sont pas si nom­breux que ça.

    D’autre part, le fonc­tion­ne­ment actuel n’est pas si effi­cient que ça, quand on voit les temps per­dus en com­mis­sions, rap­ports d’ex­perts, concer­ta­tions avec les syn­di­cats et autres groupes de pres­sion, sou­vent pour ne rien faire à la fin.

    Réponse
  48. Albert

    Effab,

    Fran­che­ment, vous êtes à cran, je ne me sou­cie pas de qui vous êtes mais de ce que vous pensez.

    Si vous rece­vez la « contra­dic­tion » de cette façon , je crains le pire.

    Tenez vous en à l’é­change. Merci.

    Selon vous le Peuple vote , décide.
    Sur un sujet donné,il faut donc qu’il prenne l’i­ni­tia­tive de légiférer.
    Pre­nons un exemple : la peine de mort​.Je suis contre la peine de mort , pre­nez en acte.

    Abo­lie en 1981 , jamais remise en cause, même si une grande par­tie de la popu­la­tion sou­haite la réta­blir notam­ment lorsque cer­tains évè­ne­ments se produisent.
    Dans votre sys­tème le peuple peut remettre faci­le­ment cer­tains sujets sur la table, rien n’est acquis. Si le Peuple décide de s’emparer de ce sujet et demande le réta­blis­se­ment de la peine de mort : que se pas­se­ra t‑il?Le peuple étant souverain.

    Est ‑ce pos­sible dans le sys­tème actuel ? plus dif­fi­ci­le­ment ( à mon sens).Les élus appar­tiennent à des cou­rants de pen­sée bien struc­tu­rés et moins vola­tiles que ce que repré­sen­te­rait la démo­cra­tie pure­ment popu­laire à un ins­tant T.

    Avec votre sys­tème , toute demande est ‑elle légi­time dès qu’elle recouvre une grande par­tie de la popu­la­tion ? Rap­pe­lez vous de l’ac­ces­sion au pou­voir de Hitler .

    Vous pro­cè­de­riez par thème et per­driez peut être en cohérence.
    Para­doxa­le­ment, ne ris­que­rions nous pas de faire connaitre des reculs consi­dé­rables à notre Peuple, voir même de créer un tel désordre qui favo­ri­se­rait l’ar­ri­vée d’un pou­voir autoritaire.

    Le mieux est l’en­ne­mi du bien.

    Qu’en pen­sez vous ?

    main­te­nant si vous sou­hai­tez amé­lio­rer les pro­cé­dures de contrôle, tout à fait d’accord.

    Yog­gy ,

    Oui, des pro­grammes qui n’at­taquent pas les véri­tables pro­blèmes et qui de sur­croît ne sont pas res­pec­tés au cours des man­dats.

    En quoi votre sys­tème per­met­trait il de mieux poser les problèmes ?
    Quels sont les vrais problèmes ?

    Les pro­blèmes sont sou­le­vés , la dif­fi­cul­té est de trou­ver les solutions.……surtout lorsque l’on exerce le pou­voir, c’est tou­jours plus facile en dehors.
    Mon­sieur Hes­sel le disait , c’est très bien de par­ler , de s’in­di­gner mais il faut dans un deuxième temps agir et faire ses preuves.
    Beau­coup de pro­grès ont été accompli.

    Vous en dédui­sez une impos­si­bi­li­té de contrôle, vous sou­hai­te­riez un sys­tème dans lequel le can­di­dat pour­rait être  » défait » sur un point don­né qui pose pro­blème à un grand nombre de citoyens.

    puisque plus bas tu me donnes des conseils , je te demande de te ren­sei­gner sur le man­dat impé­ra­tif et ses limites. sur la dif­fé­rence entre sou­ve­rai­ne­té popu­laire et nationale.

    enfin à pro­pos de l’in­té­rêt géné­ral ‚tu peux lire Adam Smith ou Stuart Mill.

    L’in­té­rêt géné­ral pour qui , vu par qui ? pose toi ces questions .

    Mer­ci pour vos remarques.

    Réponse
  49. J-Stéphane

    La peine de mort est l’exemple type de ce qui ne doit pas être un sujet de cam­pagne élec­to­rale, sauf si ça implique les poli­ti­ciens cor­rom­pus. Ça divise le peuple et touche moins de per­sonne que les mala­dies orphelines.

    Réponse
  50. EFFAB

    … où il y a, j’i­ma­gine, beau­coup plus de morts que dans les fameux cou­loirs qui lui sont dédiés, lol… quoique, avec l’exemple amé­ri­cain, il ne s’a­gisse là, plu­tôt, d’une énième excep­tion qui confirme la règle démo­cra­tique ! Oui, je sais, par­don­nez-moi, humour un peu tiré par les che­veux ou fort dépla­cé ici.

    Réponse
  51. Morpheus

    @ Albert

    Albert a écrit : Selon Morpheus,le peuple, et non les repré­sen­tants tirés au sort, vote­rait les lois. Vous pro­po­sez notam­ment le réfé­ren­dum popu­laire mais tech­ni­que­ment com­ment feriez vous vu le nombre consi­dé­rable de sujets dont il fau­drait s’emparer ?

    Il y a de nom­breuses réponses (solu­tions) pos­sible à votre ques­tion (qui est bien sûr pertinente) 🙂

    Je n’ai pas la pré­ten­tion d’a­voir la bonne for­mule à ce sujet, d’au­tant que, bien que per­ti­nente, cette ques­tion demeure (il me semble) secon­daire. Pour être pré­cis, je dis qu’elle est secon­daire car si elle se pose en effet, ce ne serait qu’à par­tir du moment où nous obtien­drions une Consti­tu­tion popu­laire, ce qui est hélas encore loin d’être gagné.

    A brûle pour­point, sans avoir appro­fon­dis le sujet plus que cela, je dirais que, de manière géné­rale, toutes les ques­tions ayant trait à une modi­fi­ca­tion de la consti­tu­tion seraient STRICTO SENSU du domaine EXCLUSIF du refe­ren­dum ET d’une Assem­blée Consti­tuante EXCLUSIVEMENT TIRÉE AU SORT. C’est la base : il est indis­pen­sable que ce texte fon­da­teur, qui est la « LOI AU DESSUS DES LOIS » ne puisse en aucune manière être tri­tu­rée par des man­da­taires, mais ne puisse être modi­fiée, amen­dée, etc. QUE PAR LE PEUPLE lui-même. Idem pour toute ques­tion rela­tive à LA GUERRE ou une quel­conque INTERVENTION MILITAIRE (déci­sion du peuple).

    Le sujet (annuel) du BUDGET serait lui aus­si, selon moi, du res­sort du refe­ren­dum (le fait d’ap­prou­ver ou non un bud­get public annuel éta­blit par des man­da­taires publics).

    Un cer­tain nombre d’autres sujets impor­tants seraient éga­le­ment du res­sort du refe­ren­dum public, et leur mode d’or­ga­ni­sa­tion pour­rait s’ins­pi­rer du mode de fonc­tion­ne­ment réfé­ren­daire Suisse, qui a lar­ge­ment fait ses preuves (les Suisse dis­posent, dans leur Consti­tu­tion, d’un Refe­ren­dum d’I­ni­tia­tive Citoyenne, qui leur a notam­ment per­mis d’a­bro­ger une loi votée au Par­le­ment qui modi­fiait le sys­tème des retraites par répar­ti­tion – ce n’est qu’un exemple).

    Pour d’autres sujets plus « poin­tus », on peut orga­ni­ser des Com­mis­sions Citoyennes tirées au sort qui auraient pour objec­tif l’é­tude d’un sujet par­ti­cu­lier. Ces citoyens tirés au sort, non pro­fes­sion­nels, non experts, auraient pour objec­tif d’é­tu­dier les tenants et abou­tis­sants d’un sujet bien déter­mi­né dans cha­cun de ses aspects (tech­niques, éthiques, pra­tiques) en éva­luant les pour et les contres, et en se fon­dant, notam­ment, sur les avis contra­dic­toires d’ex­perts dans le sujet à trai­ter (par exemple, la ques­tion du nucléaire ou des modes de pro­duc­tion d’éner­gie, ou les OGM, etc.). Contrai­re­ment à des idées reçues, de telles com­mis­sions de citoyens non experts et non com­pé­tents ont déjà fait la preuve de leur effi­ca­ci­té (par exemple, une telle com­mis­sion a été mise en place au Mali – je crois ? – afin d’é­va­luer la ques­tion des OGM).

    Il y aurait lieu, bien évi­dem­ment, de mettre au point des struc­tures de fonc­tion­ne­ment bien dif­fé­rentes de ce que nous connais­sons actuel­le­ment, et il est évident que cela implique une tout autre culture poli­tique. Mais la chose est possible.

    Je sais qu’il existe beau­coup d’i­dées reçues sur la capa­ci­té et la moti­va­tion de la plèbe sur les sujets de poli­tique, mais il faut bien com­prendre que ce que nous obser­vons aujourd’­hui n’est que le fruit de deux cent ans où le monde poli­tique a soi­gneu­se­ment tenu les peuples à l’écart.

    Beau­coup de réac­tions popu­laires quand à la poli­tique sont dues à un rejet non pas de la poli­tique au sens noble (la poli­teia – la ges­tion de la cité et de l’in­té­rêt public), mais bien d’un rejet des luttes de pou­voir, de la cor­rup­tion et des com­bines (la poli­ti­kè).

    Mais dès que l’on donne des res­pon­sa­bi­li­tés et un pou­voir réel au peuple, celui-ci montre d’é­ton­nantes capa­ci­tés, bien supé­rieures à celles de la plu­part de nos poli­ti­ciens pro­fes­sio­nels et de leurs com­mis­sions d’ex­perts. Pour­quoi ? Parce qu’ils sont direc­te­ment concer­nés. Ils savent que les conclu­sions qu’ils vont rendre à l’is­sue d’une Com­mis­sion Citoyenne et les déci­sions qui vont en décou­ler les concerne direc­te­ment ain­si que leurs enfants, et ils ont a cœur de bien faire les choses, même si, au départ, ils étaient par­fai­te­ment incom­pé­tents dans le domaine qui concerne cette commission.

    En fait, le trai­te­ment du sujet les rend com­pé­tent. C’est à cela que servent les com­mis­sions. Ce n’est pas très dif­fé­rent des Com­mis­sions Par­le­men­taires telles que nous les connais­sons, à l’ex­cep­tion du fait que les membres sont direc­te­ment issus du peuple (et non de par­tis politiques).

    Albert a écrit : Mor­pheus , vous sem­blez affir­mer que je rai­sonne sous condi­tion­ne­ment dans un moule oli­gar­chique. C’est un peu facile.

    J’af­firme cela en fonc­tion des ques­tions que vous avez posées et des remarques que vous avez faites. Com­pre­nez cepen­dant bien qu’il ne s’a­gis­sait pas, dans mon chef, d’une attaque per­son­nelle ni d’une cri­tique. Ce serait plu­tôt un constat (un peu « sec » peut-être, d’où votre irri­ta­tion et votre sen­ti­ment d’a­gres­sion, qui n’é­tait pas mon objet, je tiens à le pré­ci­ser – c’est le pro­blème des échanges par forum interposé).

    Il n’y aurait rien de « mal », ni sur­tout rien d’é­ton­nant à ce qu’en effet, comme je l’ai affir­mé, votre concep­tion de la poli­tique soit for­ma­tée par les prin­cipes oli­gar­chiques (c’est-à-dire les prin­cipes du gou­ver­ne­ment pré­ten­du­ment repré­sen­ta­tif dans lequel nous sommes depuis deux siècles). Ce serait en fait le contraire qui serait éton­nant. Sachez que ma propre concep­tion de la poli­tique était lar­ge­ment for­ma­tée par le sys­tème où nous sommes, et qu’il m’a fal­lu un moment avant que ma concep­tion de la poli­tique évo­lue. Un moment et du tra­vail (lec­tures, ana­lyses, réflexions, échanges d’i­dées et de point de vue, …).

    Albert a écrit : J’en pro­fite pour vous signa­ler que le peuple ne choi­sit pas des maîtres mais des pro­grammes défen­dus par des candidats.

    Croyez-vous vrai­ment cela ? (je veux dire, le croyez-vous sin­cè­re­ment ?) Per­son­nel­le­ment, il y a déjà un moment que j’ai com­pris que les pro­grammes des par­tis poli­tiques sont de la poudre aux yeux (en par­ti­cu­lier les pro­grammes des par­tis pré­ten­du­ment « de gauche », comme le PS ou même Éco­los). En France, l’ar­ri­vée au pou­voir de Mit­ter­rand en ’81 et sa tra­hi­son de ’83 – et toutes celles qui sui­virent, de même que l’ar­ri­vée au pou­voir de Fran­çois Hol­lande et sa tra­hi­son encore plus rapide de son fameux >pro­gramme< sont la démons­tra­tion de la super­che­rie que consti­tuent ces « pro­grammes poli­tiques ». Cela ne sert qu’à séduire et mobi­li­ser les élec­teurs. Les pro­grammes poli­tiques ont la même fonc­tion que les mythes reli­gieux : mobi­li­ser le public et orien­ter les élec­teurs dans une cer­taine direc­tion, en jouant sur leurs affects (et jamais sur leur intel­li­gence ou leur dis­cer­ne­ment). Et en effet, les médias de masse sont de par­faits relais de leurs pro­pa­gandes, mais sur­tout de par­faits gar­diens du sys­tème (telle Cer­bère, le chien à trois tête gar­dant les Enfers – pas pour empê­cher d’y entrer, mais pour empê­cher d’en sortir … 😉 ).

    Albert a écrit : lorsque le Peuple s’af­firme lor­qu’il vote pour Le Pen ou Mélen­chon ou Hol­lande, choi­sit-il ? a t‑il le dis­cer­ne­ment ? Au final , il choi­sit une option moins dan­ge­reuse et cré­dible ? ne sous esti­mez vous pas la capa­ci­té de choix du Peuple dans le pro­ces­sus tel qu’il existe ?

    Le peuple est pié­gé. Ce que les élec­tions lui pro­pose sont de faux choix, une illu­sion de choix et de libre-arbitre, une pan­to­mime. Dans le film Matrix – Reloa­ded, l’un des per­son­nage (le Méro­vin­gien) exprime une idée forte en réponse à l’af­fir­ma­tion du per­son­nage de Mor­pheus (pas moi, l’autre 😉 ) qui dit que « Tout com­mence par un choix ». Le Méro­vin­gien répond : « Non ! Faux ! Le choix est une illu­sion qui sert à sépa­rer ceux qui ont le pou­voir de ceux qui ne l’ont pas. » (si vous le sou­hai­tez, je déve­loppe cette idée ici).

    Albert a écrit : Ce qui vous agace (vos pro­pos par­fois vio­lents révèlent un aga­ce­ment) est le fait que le Peuple choi­sit un pro­gramme glo­bal. Ce qui a pour consé­quence un désac­cord sur cer­tains points du pro­gramme. Vous en dédui­sez une impos­si­bi­li­té de contrôle, vous sou­hai­te­riez un sys­tème dans lequel le can­di­dat pour­rait être  » défait » sur un point don­né qui pose pro­blème à un grand nombre de citoyens.

    Il est vrai que vous sou­le­vez bien un autre aspect néga­tif (un piège) des pro­grammes poli­tiques (et inci­dem­ment, l’un des aspects néga­tifs des par­tis poli­tiques). Un pro­gramme com­porte de nom­breuses pro­po­si­tions. L’on peut être en faveur ou en accord avec tel et tel point du pro­gramme et, pour autant, en total désac­cord avec l’un ou l’autre point. Pire : on peut être en faveur de tel et tel point du pro­gramme du PS et en accord avec tel ou tel point du pro­gramme du MR (UMP en France) ; on est alors bien coin­cé, obli­gé de choi­sir une cha­pelle. Ne vau­drait-il pas mieux pou­voir déter­mi­ner les poli­tiques à mener au cas par cas, point par point, sans être contraint de voter pour un paquet dans lequel les par­tis ne se privent pas de glis­ser de grosses que­nelles ? Je suis convain­cu que oui.

    Mais ce n’est pas de cela que je déduis une impos­si­bi­li­té de contrôle (des élus), c’est de la Consti­tu­tion, qui ne pré­voit aucune mesure de contrôle par le peuple des élus, ni avant leur man­dat, ni pen­dant, ni après. Il n’y a ni doci­ma­sie, ni man­dat impé­ra­tif, ni red­di­tion des comptes, ni pro­cé­dure révo­ca­toire, rien. Ce qui n’est pas éton­nant, puisque pré­ci­sé­ment, nous relé­guons l’é­cri­ture de telles mesures consti­tu­tion­nelles à ceux à qui sont cen­sé être des­ti­nées ces lois : les man­da­taires. Ils sont donc en conflit d’in­té­rêt fla­grant lors­qu’ils s’emploient – et lorsque NOUS les lais­sons faire (pire, lorsque nous les sol­li­ci­tons pour cette tâche, pour de mau­vaises rai­sons) – à écrire les règles qu’ils doivent craindre afin que nous soyons assu­ré qu’ils n’a­busent pas de leurs pou­voirs et qu’ils demeurent bien les ser­vi­teurs du peuple (de l’in­té­rêt géné­ral) et non ceux d’in­té­rêts per­son­nels et/ou pri­vés. Et cela, en effet, m’a­gace, parce que c’est NOTRE faute de les lais­ser faire 🙂

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    PS : j’es­père avoir répon­du à vos ques­tions en termes simples et sans emphase, et sur­tout, j’es­père n’a­voir été trop agres­sif, car telle n’est pas mon inten­tion – en tout cas, pas à votre égard.

    Réponse
  52. J.C

    @ Albert

    « Avec votre sys­tème , toute demande est ‑elle légi­time dès qu’elle recouvre une grande par­tie de la popu­la­tion ? Rap­pe­lez vous de l’ac­ces­sion au pou­voir de Hitler »

    c’est l’exemple même de l’é­chec du sys­tème élec­tif qui retire le pou­voir au peuple pour le don­ner à un seul homme (ou à un petit nombre).
    Pou­voir oli­gar­chique qui décide tout à la place des inté­res­sés eux même et qui n’hé­site pas à envoyer >son peuple< se faire massacrer.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  53. YoggY

    @Albert

    Je suis d’ac­cord pour dire que l’intérêt géné­ral est poly­morphe et que la démo­cra­tie ne règle pas tous les pro­blèmes de chaque indi­vi­du pris sépa­ré­ment . Cepen­dant, à mon sens, ça ne peux pas être pire que des gou­ver­nants qui servent prio­ri­tai­re­ment l’intérêt des mul­ti­na­tio­nales et qui ne voient l’é­co­no­mie qu’au sein du sys­tème capitaliste.

    Je vais me plon­ger dans les auteurs que tu m’as conseillé et je t’en remer­cie. En matière d’é­co­no­mie, si tu ne connais pas, je te recom­mande Fré­dé­ric Lordon.

    Réponse
  54. Zolko

    Bon­jour Etienne,

    avez-vous reçu les impri­més du livre que je vous ai envoyé par la poste ? Avez-vous eu l’oc­ca­sion de les lire ? Depuis, suite à des com­men­taires de lec­teurs, le cha­pitre 1 a été modi­fié (sur­tout la deuxième moitié).

    Je les ai aus­si envoyé (en PDF) à André-Jacques, mais je ne sais pas si j’ai sa bonne adresse mail.

    Ami­ca­le­ment,

    Zol­tan

    Réponse
  55. Étienne

    Pour Albert (à pro­pos de la peine de mort, entre autres), cette vidéo — c’est tout chaud, ça vient de sortir 🙂

    Pie­ro San Gior­gio, citoyen suisse spé­cia­li­sé sur la SURVIE en cas de catas­trophe (on parle de « sur­vi­va­lisme », si je ne m’a­buse), m’a fait signe lors d’un voyage à Mar­seille et on en a pro­fi­té pour se ren­con­trer, sur le Vieux Port au soleil : une conver­sa­tion à bâtons rom­pus, sans pré­ten­tion, mais qui nous a conduits à évo­quer quelques sujets utiles au bien commun : 

    Les antiques pha­langes grecques comme école pra­tique de soli­da­ri­té riches/pauvres ?
    La notion de « ce qui est JUSTE », par­fois bien variable d’une socié­té à l’autre, 
    Un bon sys­tème doit pro­té­ger tout le monde, y com­pris les non citoyens,
    L’es­cla­vage et la mort pour des mil­lions d’hu­mains sur terre pour notre petit confort ici, confort dont nous ne fai­sons RIEN,
    L’o­li­gar­chie, elle, au moins, n’est pas raciste. Ah bon ? Hum…
    Le racisme, c’est sou­vent natu­ra­li­ser une pro­prié­té tem­po­raire, ou enfer­mer quel­qu’un dans son pas­sé (sui­vez mon regard),
    Être (vrai­ment) démo­crate, c’est être un anti­ra­ciste conséquent,
    Pas besoin de cou­per la tête des salauds – échange sur la peine de mort,
    Mon­taigne et l’art de converser,
    La laï­ci­té comme pro­tec­tion de la liber­té de pen­ser de tout le monde, et pas du tout incom­pa­tible avec des valeurs pro­fon­dé­ment huma­nistes, évidemment…

    Réponse
  56. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Les 1 % ont pour obses­sion d’affaiblir les 99 %, ceci afin d’en empê­cher la fusion et le 100 %.

    Pour les 1%, les 99 % sont 100 % et eux un tout autre 100 %, ils ne veulent sur­tout pas recon­naître leur filia­tion et leur dépen­dance avec les 99 %.

    Si l’homogénéité se fai­sait, les 1 % se confon­draient aux 99% et non le contraire, c’est cette aber­ra­tion qui condui­ra les 1 % à abdi­quer par la force.

    Pour per­mettre leur règne, ils ont mora­li­sé leurs pri­vi­lèges par des lois, ces lois ne pou­vaient men­tion­ner clai­re­ment leurs pri­vi­lèges, elles impli­quaient là, les 100 %, ils pen­saient que la for­tune éta­blie fai­sait une fron­tière natu­relle (sociale) infranchissable.

    Mais cette fron­tière s’est avé­rée être un filtre où quelques malins arrivent à se glis­ser, ce qui donne en plus de leur glou­ton­ne­rie insa­tiable, un sens expo­nen­tiel à ces 1 % et accé­lère le déclin de ce régime qui com­mence à défaillir.

    C’est pour­quoi pour pro­lon­ger cette vie d’orgasme per­ma­nent qui repose sur l’agonie des 99 %, les 1 % font de nou­velles lois qui tendent à les faire oublier, et à scin­der les 99 % en d’autres 1 % ; lois sur les cotas, lois sur la dis­cri­mi­na­tion posi­tive, impo­ser la coha­bi­ta­tion, etc.

    Ne per­met­tons plus ces lois qui dés­unissent la nation, la réfé­rence, l’élément d’une nation doit être unique pour s’unir, et la seule qui soit com­mune aux 100 %, c’est le CITOYEN, c’est le seul attri­but qui doit être uti­li­sé dans les textes de loi.

    Réponse
  57. Ana Sailland

    En exa­gé­rant à peine, c’est à cause du sys­tème repré­sen­ta­tif qu’il y a encore tant de gens favo­rables à la peine de mort, alors que, para­doxe, c’est le sys­tème repré­sen­ta­tif qui l’a abolie.

    Je m’ex­plique 😉

    Le débat, lors­qu’il serait équi­table et géné­ra­li­sé, condui­rait le cer­veau col­lec­tif sur une pente ascendante.
    Le débat élève la conscience, et, une fois n’est pas cou­tume 😉 , c’est ce qui s’est pro­duit un peu au sein de l’o­li­gar­chie à l’oc­ca­sion de SON débat sur la peine de mort.
    Or le peuple en a été exclu.
    Et n’a donc pas béné­fi­cié de cette mus­cu­la­tion de l’Es­prit par la confron­ta­tion des esprits.

    On pour­ra rétor­quer que les médias lui ont per­mis de suivre. Mais jus­te­ment, suivre n’est pas par­ti­ci­per. Et assis­ter pas­si­ve­ment au débat entre VIP du jour­na­lisme, ces repré­sen­tants non élus de l’es­prit, cela n’en­gendre pas la conscience, mais sou­vent la frus­tra­tion, frus­tra­tion défen­sive assor­tie de l’in­crus­ta­tion dans des per­cep­tions anciennes.
    Et par­lons en des médias … On dirait que leurs pro­prié­taires prennent un malin plai­sir à sur­dé­ve­lop­per le sen­ti­ment d’in­sé­cu­ri­té, je ne fais pas un des­sin, ce qui bien enten­du attise le rési­du d’en­goue­ment pour la peine de mort.

    Mon sen­ti­ment est que la réelle démo­cra­tie, c’est à dire une démo­cra­tie dans laquelle tout choix majeur s’o­père à tra­vers un vrai débat public, avec la len­teur néces­saire et à l’a­bri du mani­pu­lat média­tique, mon sen­ti­ment est que la réelle démo­cra­tie ne peut que conduire à l’a­bo­li­tion de la peine de mort.
    Mais c’est un sen­ti­ment. Nous ne dis­po­sons pas d’ob­ser­va­tion pour tran­cher. Quoique la Suisse qui est une presque réelle démo­cra­tie a fini par y venir, même si ce fut long.

    Plus géné­ra­le­ment, le fait que le peuple soit exclu du débat le prive de cette occa­sion en or de gran­dir. Et cette inter­dic­tion de la conscien­ti­sa­tion col­lec­tive est l’un des pires aspects de la »démo­cra­tie« factice.

    Et le plus triste, c’est que quand mal­gré cette inhi­bi­tion le peuple ou une par­tie du peuple s’é­veille et sur un thème choi­si par lui et non par ses maîtres orga­nise de lui-même son propre débat, il n’est ni écou­té ni objec­ti­ve­ment diffusé.

    Réponse
  58. Albert

    bon­jour,

    Mer­ci aux contri­bu­teurs qui se donnent tant de mal pour éclai­rer ma lanterne.

    Je pour­suis par quelques points.

    D’a­bord sur la guerre, ou la déci­sion d’en­trer en guerre : s’il y a un sujet sur lequel les gou­ver­nants ne seraient pas sui­vis c’est bien celui là. Dans sa grande majo­ri­té le Peuple est hos­tile à la guerre à juste raison.
    A Morpheus,
     »
    Per­son­nel­le­ment, il y a déjà un moment que j’ai com­pris que les pro­grammes des par­tis poli­tiques sont de la poudre aux yeux »

    Admet­tez que tout n’a pas été poudre aux yeux, de grands acquis , de grands pro­grès sont nés au Parlement.Soyez honnête.
    Vous tenez ce sen­ti­ment de l’é­chec des gou­ver­ne­ments dans de nom­breux domaines , par exemple la lutte contre l’ex­clu­sion et le chômage.Mais c’est aus­si la confron­ta­tion au réel qui fait prendre la dimen­sion du pro­blème, situa­tion que vous devriez anticiper.

    c’est de la Consti­tu­tion, qui ne pré­voit aucune mesure de contrôle par le peuple des élus, ni avant leur man­dat, ni pen­dant, ni après

    Ceci n’est pas tout à fait vrai : avant :il est pos­sible de faire inva­li­der une élection
    pen­dant : les dépu­tés peuvent être l’ob­jet de pour­suites ( c ‘est vrai il fau­drait revoir les condi­tions), l’AN peut être dis­soute ‚le dépu­té reste sous la sur­veillance infor­melle de ses élec­teurs , et là pour le savoir il suf­fit d’en côtoyer un ou une Après : le dépu­té peut être remer­cié par les électeurs.
     »
    « Ce qui n’est pas éton­nant, puisque pré­ci­sé­ment, nous relé­guons l’é­cri­ture de telles mesures consti­tu­tion­nelles à ceux à qui sont cen­sé être des­ti­nées ces lois : les man­da­taires. Ils sont donc en conflit d’in­té­rêt flagrant« »

    Là est le grand sujet pour vous tous.
    En France, il y a déjà eu des Constituantes.
    La Consti­tu­tion de 1958 reprend en réfé­rence le bloc de consti­tu­tion­na­li­té en par­tie pure­ment ins­pi­rée par le peuple français.

    Dans votre sys­tème le Peuple écrit la Constitution.
    Qui dirige ? des femmes et des hommes tirés au sort qui sont de simples man­da­taires Faut il encore avoir des volon­taires qui d’ailleurs seront un peu les mêmes que dans notre sys­tème . Mais d’ou viennent ‑ils puis­qu’ils ne doivent pas avoir par­ti­ci­pé à la rédac­tion des règles,au risque d’a­voir contri­bué à écrire des règles pour eux-mêmes. N’y a t‑il pas une impasse ?

    La vraie pré­oc­cu­pa­tion qui vous anime est le contrôle de ceux qui exercent le pou­voir. Je vous rejoins sur ce point.Le tirage au sort peut être une garan­tie de l’ob­jec­ti­vi­té du contrôle.

    Pour­quoi dans un pre­mier temps, ne pas mili­ter pour intro­duire cette tech­nique de « dési­gna­tion » au sein des organes de contrôles de la République.

    Bonne jour­née

    Réponse
  59. Papa
  60. EFFAB

    Pour reve­nir à cette idée de film, s’il s’a­gis­sait plu­tôt d’un docu-fiction…

    Un pro­logue, une entrée à laquelle je n’ai pas encore réflé­chi… (ou des extraits de l’in­ter­ven­tion d’E­TIENNE déjà citée dessous)

    Une PART 1 qui pour­rait regrou­per des vidéos telles cette du Pré­sident du Conseil/Jean GABIN dans Le Pré­sident, d’autres inter­ven­tions réelles celles-là, J.F.KENNEDY, Phi­lippe SEGUIN – 

    plus récem­ment, DUPONT-AIGNAN, d’autres…

    La PART 2 pour­rait com­men­cer avec ETIENNE aux Coli­bris le 30 jan­vier der­nier, une date et une ren­contre his­to­rique pour moi, et je pèse mes mots mais je suis sûr que beau­coup par­mi vous pensent de même, un moment his­to­rique en dépit du fait que non en live et non dif­fu­sée sur quelque grande chaîne du ser­cice public !

    Je ne tra­vaille pas à ce sce­na­rio, juste des idées qui me sont venues là à l’esprit…

    La PART 2 pour­rait pré­sen­ter ETIENNE, sa pen­sée, ses pre­mières inter­ven­tions, son uni­vers intel­lec­tuel, ses sources, ses réfé­rences, sa bobliothèque.

    La PART 3 confon­tre­rait ETIENNE avec d’autres inter­ve­nants, des alter­na­tifs comme des contra­dic­teurs, tout en égré­nant ici-et-là des petits mor­ceaux d’a­te­liers-confé­rences où le tra­vail et l’ap­pro­pria­tion Consti­tu­tif s’é­la­bore petit à petit mais puis­sance grand v !

    La PART 4, entre réel et fic­tion, accom­pagne ce mou­ve­ment et cette prise de conscience citoyennes pré­cé­dant le fait Consti­tuant, tous ces échanges au quo­ti­dien, dans la vie réel et sur le net, cette pro­pa­ga­tion virale !

    La PART 5, on y est en plein, l’His­toire en train de s’é­crire, de façon pure­ment fic­tion­nelle, en l’é­tat actuel des choses ou sans vou­loir aller plus vite que la musique.

    EPILOGUE.

    Des idées comme ça… à voir…

    Je n’ai fait que sur­vo­ler les der­niers mes­sages, ALBERT n’est pas à cours d’i­dée et ce ne sont pas les réponses qui manquent ; tout cela est très inté­res­sant… non, ALBERT, je ne suis pas à cran, j’é­coute, j’ap­prends et je m’ex­prime moi-même, avec mes mots à moi et cette convic­tion qu’un tel enjeu sur le Droit ne dépend en pre­mier lieu que de ce rap­port de force entre chaque inté­rêt, celui du plus grand nombre avec ou sans peine de mort, et celui de quelques uns avec des morts à la pelle et tout un tas d’ex­clus un peu par­tout et chaque jour ! Alors oui, je veux bien débattre, mais ne crai­gnez pas le pire – je vous cite, Si vous rece­vez la « contra­dic­tion » de cette façon , je crains le pire. Tenez vous en à l’é­change. Mer­ci. – car le pire est déjà par­mi nous, et ce depuis belle lurette… alors, votre Tenez-vous en l’é­change, vous savez ce que j’en fait si vous êtes inca­pable de mesu­rer l’im­per­ti­nence – la non-per­ti­nence – du sys­tème et de la socié­té en place, ne pas éva­luer comme il se doit tant de para­mètres et de consé­quences résul­tant de mau­vais choix et d’une cause ô com­bien évi­dente aujourd’hui.

    Tenez-vous en à l’é­change, je rêve, vous vous expri­mez sur tel ou tel point que vous vou­lez bien, et moi je n’au­rai qu’à fer­mer ma gueule et échan­ger selon vos seules règles ! non, ce n’est pas comme ça que fonc­tionne la Démo­cra­tie : cer­tains vous y ont répon­du ici sur la peine de mort, ce qui devrait déjà vous satis­faire ample­ment puisque cet échange, d’autres poussent l’ar­gu­ment ou la réflexion plus loin encore, que cela plaise ou non, car il est dans ce ques­tion­ne­ment indi­vi­duel et intègre autant que dans cet inté­rêt com­mun et indi­viuelle de pous­ser plus avant et jus­qu’à limite la pen­sée et tout prag­ma­tisme politique.

    Bref, je ne tiens pas à ce qu’on accouche une énième fois d’une pseu­do-socié­té démo­cra­tique et moderne, j’ai cet idéal en moi et je ne souf­fri­rai aucun virus enne­mi, et là est mon seul pou­voir et ma seule volon­té en toute cete affaire : cette Trans­pa­rence et cette Vigi­lance… mais comme je vous l’ai déjà dit, vous n’a­vez cer­tai­ne­ment rien à vous rep­pro­chez, en ce cas, de grâce, choi­sis­sez mieux vos mots car je n’au­rai de cesse d’y reve­nir sinon.

    EFFAB

    Réponse
  61. Ana Sailland

    Albert

    Tu as déjà lu tout le blog et tout le forum ?

    😉

    Cet espace est d’une richesse épou­van­table qui pour être béné­fique néces­site un énorme tra­vail ; ici depuis envi­ron un an, j’a­voue ne pas l’a­voir mené à bien in extenso.
    Courage !

    Quand j’é­tais enfant, il y avait un petit train à vapeur qui allait de Brive à Trei­gnac ; c’é­tait très sym­pa car en mon­tée on pou­vait des­cendre cueillir des fleurs et remon­ter en marche ensuite.
    Et la pen­sée poli­tique consciente et par­ta­gée, c’est pareil, c’est un train de cam­pagne à prendre en route, dans l’es­prit de la poé­sie et dans la force de l’hu­mi­li­té, en lais­sant le stress du TGV aux cam­pagnes électorales.

    Réponse
  62. EFFAB

    Le train de la liber­té et cet éveil des consciences

    Réponse
  63. Albert

    Bon­jour Ana,

    Lire tout le site qui sans aucun doute recèle de nom­breuses richesses me serait bien impos­sible tant j’ai d’autres occupations.

    Le temps est bien le pro­blème des citoyens, ou trou­ve­rions nous ce temps néces­saire à la réflexion ?

    Ana, je n’au­rai pas ton assi­dui­té, je cherche sim­ple­ment à com­prendre ces pro­po­si­tions et le trop d’in­for­ma­tions nuit un peu à ma compréhension.
     »
    Le site pré­voit il une par­tie de synthèse » ?

    Effab,

    « moi je n’au­rai qu’à fer­mer ma gueule et échan­ger selon vos seules règles ! »

    pour­quoi êtes vous si mal embou­ché ? Rien ne vous auto­rise à extra­po­ler sur ma per­son­na­li­té comme vous l’a­vez fait, j’es­saie de com­prendre le fond , nous pou­vons nous en tenir là.

    « une énième fois d’une pseu­do-socié­té démo­cra­tique et moderne, j’ai cet idéal en moi et je ne souf­fri­rai aucun virus ennemi »

    mais dans une démo­cra­tie tous les citoyens ne par­tagent pas le même avis, vous devrez donc souf­frir une autre approche que la vôtre qui peut être l’emportera.…. rien n’est acquis à votre sens sur­tout dans le régime que vous prô­nez qui appor­te­ra beau­coup d’in­cer­ti­tudes et de remises en cause.

    Notre sys­tème actuel n’est pas par­fait , loin de là mais les socié­tés occi­den­tales ont appor­té de grands pro­grès si vous com­pa­rez notre vie avec celle du 19 ème par exemple. Et ces pro­grès ont été por­tés par des femmes et des hommes de droite et de gauche notam­ment au Parlement.Ces par­le­men­taires furent por­tés là par le Peuple Français.

    La consti­tu­tion de 1958 est un bijou d’é­cri­ture, elle per­met le fonc­tion­ne­ment des ins­ti­tu­tions sans blo­cage contrai­re­ment au régime de 1946.
    Certes, il faut la réécrire pour mieux enca­drer le pou­voir , mieux le contrôler.

    Je n’ai pas per­du ce sen­ti­ment que quelque chose cloche ou clocherait.

    Bonne fin de journée.

    Réponse
  64. Albert,

    Étienne ,
    A pro­pos de la vidéo .
    Il fau­drait que le riche rede­vienne pauvre ?

    Ajou­tons que le pauvre qui devient riche pen­se­ra comme les riches dans la plu­part des cas.
    Soyons pauvres et tout irait mieux ?
    Etre pauvre per­met il d’être vertueux ?

    La peine de mort :je par­tage ta posi­ton mais
    selon toi après un bon débat, cha­cun abou­ti­rait à être contre la peine de mort.
    Le bon débat ser­vi­rait donc ta posi­tion. Cela me parait optimiste.

    Pas de par­ti, tous les citoyens votent leurs lois : mais com­ment ? ou décris-tu ce mécanisme ?
    Tu désignes le sys­tème élec­tif comme l’o­ri­gine de nos maux.

    Il devient néces­saire de pas­ser à l’acte pour appré­cier à sa juste valeur vos propositions.

    Sinon, tout res­te­ra lettre morte.

    Bonne jour­née

    Réponse
  65. Étienne

    Cher Albert,

    Dans l’ordre :

    Oui, il fau­drait que les riches rede­viennent « comme tout le monde », ce qui, de fait, ferait qu’il n’y aurait plus ni riches ni pauvres. 

    Par ces mots « riches » et « pauvres », je ne vise QUE LES EXCÈS, bien sûr : il y aura tou­jours des dif­fé­rences.

    Mais comme le sug­gère Ber­nard Friot, l’é­chelle ACTUELLE des salaires (ce n’est pas une folie bol­ché­vique) est de 1 à 4 (presque tout le monde se donne d’ores et déjà du mal à faire de son mieux au tra­vail en se conten­tant de cette échelle-là) : ça paraît donc bien rai­son­nable comme objec­tif géné­ra­li­sable. Tout ce qui dépas­se­rait serait confis­qué (on appelle ça « reve­nu maxi­mum » ou « impôt confis­ca­toire » à 100% au des­sus d’un seuil éle­vé, peu importe le nom). Idem pour les patrimoines.

    Je sais bien que le pauvre qui devient riche devient dan­ge­reux à son tour ; c’est même un point sur lequel j’in­siste chaque fois. Je ne suis pas raciste : le riche n’est pas mau­vais par nature ; c’est parce qu’il a eu le mal­heur (pour les autres) d’être riche qu’il est deve­nu fou (et dan­ge­reux pour tout le monde) => ça se soigne.

    Oui, « soyons pauvres, nous serons plus ver­tueux », ça c’est sûr. Ain­si nous n’at­tra­pe­rons pas (ou moins) les mala­dies des riches, toutes déri­vées de la peur de man­quer et de la cruau­té cupide. Ça me paraît tout à fait clair. « Pauvre » ne signi­fie pas « misé­rable », hein ? Atten­tion aux mal­en­ten­dus. « PAUVRE » signi­fie « NON RICHE ». Il faut viser, comme Mon­taigne et Rous­seau, une heu­reuse médio­cri­té (médiocre = au milieu, sans excès, sans hubris, sans déme­sure).

    Oui, le débat per­met de rap­pro­cher les points de vue, j’en suis cer­tain (je le véri­fie tous les jours). 
    Oui, je suis opti­miste (et c’est facile puisque je ne suis pas raciste : je ne consi­dère PAS les « mau­vais », les « méchants » du moment comme « mau­vais par nature », comme « méchants pour tou­jours ». Donc, je peux (je dois) par­ler avec eux. Ceci est essentiel.).

    Le méca­nisme de dis­cus­sion et de vote par TOUS les citoyens, loi par loi, à l’é­chelle idéale de la com­mune, est décrit à mer­veille par Mor­gan Han­sen dans son livre « La démo­cra­tie athé­nienne à l’é­poque de Démos­thène » : ce livre est une perle pure, un vrai bon­heur à lire. Ce n’est pas du tout une uto­pie : ça a été tes­té et approu­vé, concrè­te­ment, réel­le­ment, pen­dant 200 ans !
    Pour l’é­chelle supé­rieure, on trouve des moda­li­tés pra­tiques bien hui­lées dans les fédé­ra­tions : lire Prou­dhon, notam­ment : « Le prin­cipe fédé­ra­tif ».

    Ce n’est PAS le sys­tème élec­tif que je pointe, c’est l’é­cri­ture des règles supé­rieures par les élus eux-mêmes, l’é­cri­ture de la consti­tu­tion par les pro­fes­sion­nels de la poli­tique (FORCÉMENT TOUS per­son­nel­le­ment en grave conflit d’in­té­rêts CONTRE l’in­té­rêt géné­ral) : c’est très dif­fé­rent. Contrai­re­ment à ce que tu penses de ce que je pense 🙂 , je pense qu’une assem­blée consti­tuante bien dés­in­té­res­sée (et c’est bien ÇA qui est abso­lu­ment déci­sif) pour­rait fort bien mettre en place UN BON RÉGIME REPRÉSENTATIF AVEC DES ÉLECTIONS, c’est-à-dire avec un vrai suf­frage uni­ver­sel, avec une vraie liber­té de choix des can­di­dats, avec de vrais contrôles des élus en per­ma­nence, une révo­ca­bi­li­té des res­pon­sables à tout moment (une vraie res­pon­sa­bi­li­té quoi), une vraie ins­ti­tu­tion de l’i­ni­tia­tive popu­laire, un vrai contrôle citoyen des juges, des médias, de la banque, de la mon­naie, etc. 

    Mais RIEN de tout cela ne sera jamais pos­sible tant que NOUS lais­se­rons les hommes au pou­voir écrire eux-mêmes les règles qu’ils devraient craindre.

    Tu as rai­son : je pro­pose de pas­ser à l’acte dans chaque com­mune, dans chaque quar­tier : créons nous-mêmes, per­son­nel­le­ment, à échelle humaine locale, DES ATELIERS CONSTITUANTS un peu par­tout, pour rendre sen­sible aux élec­teurs qu’il ne tient qu’à eux de deve­nir des citoyens.

    Bien ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    PS : il fau­dra poin­ter où tu as sen­ti « de la haine » dans mes pro­pos (à part la haine des injus­tices, évidemment).

    Réponse
  66. Guillaume

    @Etienne et les autres,

    Puisque l’ex­pé­rience PRATIQUE est la meilleure démons­tra­tion d’ef­fi­ca­ci­té (ou non) d’une théo­rie, est-ce qu’il ne fau­drait pas se foca­li­ser d’a­bord sur les expé­riences de com­munes auto­gé­rées les plus récentes pour en faire un livre, un docu­men­taire, une fiction,… ?

    Je pense d’a­bord évi­dem­ment à Van­don­court et Tor­dères, peut-être Mari­na­le­da (mais ça me semble sacré­ment radi­cal donc plus dif­fi­ci­le­ment appli­cable) ou d’autres s’il en existe ailleurs.

    Ain­si, en pré­sen­tant les savoir-faire démo­cra­tiques col­lec­tés auprès de VRAIS citoyens, nous aurions de meilleures bases et des argu­ments plus solides pour encou­ra­ger à la « prise de pou­voir du peuple » là où elle a le plus de chance de naître, croitre et mul­ti­plier, c’est-à-dire dans des vil­lages ou de petites villes dont la majo­ri­té des habi­tants serait par­tante pour s’au­to­gé­rer (Cham­bé­ry me paraît déjà trop grosse… non ?).

    Bref, mon­trer quelque chose qui s’ap­puie sur des expé­ri­men­ta­tions CONCRETES pour don­ner envie de faire pareil en mon­trant que c’est pos­sible… puisque ça existe !
    Ou du moins qu’on a le droit d’es­sayer. Un peu comme les mon­naies com­plé­men­taires dans cer­taines localités.

    Mer­ci d’a­vance pour vos retours, vos éclai­rages et vos cri­tiques (construc­tives, svp).

    Réponse
  67. EFFAB

    Il faut être non seule­ment radi­cal et pro­gres­siste, il faut être vision­naire et car­ré­ment idéaliste !

    Bien sûr, com­pa­rer ce qui existe déjà, étu­dier ce qui est expé­ri­men­té ici-et-là afin d’é­la­bo­rer et de construire un pro­jet des plus béton, c’est évident, mais ce n’est pas suf­fi­sant car il s’a­git bien là d’oeu­vrer pour un sys­tème socié­tal qui défie et l’His­toire et les Hommes eux-mêmes… on ne peut se conten­ter de la seule PRATIQUE qui en ce cas-là n’existe pas vraiment !

    Pen­ser expé­ri­men­ter tout ça à l’e­chelle locale me semble bien mince face à cette volon­té et cette néces­si­té Consti­tuante car, si effet boule de neige ici-et-là, ce rap­port de force n’en est pas moins en notre défa­veur, cette auto­ri­té res­tant natio­nale et regalienne.

    J’en­tends bien, toutes ces expé­riences CONCRETES fai­sant tache d’huile, euh… par­don, viri­ma­nia, conta­mi­na­tion, bien­tôt cet effet balan­çoire ren­ver­sant la vapeur et gagnant l’o­pi­nion et la majo­ri­té à notre cause… j’ai­me­rais y croire, pro­gres­sion paci­fiste du cercle ver­tueux Consti­tuant… cela doit en par­tie se pas­ser ain­si, en com­plé­men­ta­ri­té du moins avec d’autres actions en parallèles.

    Si j’é­tais l’E­lite en face, croyez-bien que j’au­rais déjà étu­dié tous les cas de figures, et les diverses stra­té­gies adverses et toutes les façons et moyens d’y répondre. Vu l’en­jeu, j’au­rais bien tort de prendre à la légère la volon­té d’es­prits libres et un dis­cours enfin capable de ren­ver­ser la situa­tion. Bref, nous ne devons pas seule­ment pen­ser à nos louables expé­ri­men­ta­tions ni même à ce pro­jet de Consti­tu­tion, il faut vrai­ment et ce, le plus luci­de­ment et le plus sérieu­se­ment qui soit, ima­gi­ner l’en­semble de l’é­chi­quier et des forces en pré­sence, anti­ci­per déjà sur l’événement/les actions à mener faute qu’elles n’ar­rivent jamais.

    N’ou­bliez pas que des gens sont prêts à tout pour que tout cela n’ar­rive jamais, alors mesu­rez bien tout l’en­jeu et le sérieux de la tâche… et seule l’Es­prit et l’i­ma­gi­na­tion peuvent ima­gi­ner, anti­ci­per et trans­cen­der vitesse grand v ces stra­té­gies et ces actions indis­pen­sables… Pour pou­voir le plus, il faut non seule­ment s’en don­ner les moyens et le vou­loir vrai­ment, il faut aus­si et sur­tout libé­rer sa pen­sée de tout entrave psy­chique, ima­gi­ner l’im­pos­sible et croire tout possible !

    En clair, décla­rer la guerre – et c’en est une – avant de se rendre compte que c’est per­du d’avance.
    Décla­ra­tion d’In­ten­tion – Des­ti­tu­tion et Condam­na­tion des Ins­ti­tu­tions gou­ver­ne­men­tales et des Lob­bies éco­no­miques et finan­cier – Regrou­pe­ment sym­bo­lique de toutes les aso­cia­tions, mou­ve­ments, forums dédiés à cette volon­té de chan­ge­ment et à cette vision Alter­na­tive… oui, en écri­vant-là, je me rends compte de l’énor­mi­té que je déballe là, ce brû­ler-les-étapes, cet aller-plus-vite-que-la-musique… j’en suis bien conscient… et cepen­dant je ne puis m’empêcher de me poser cer­taines ques­tions, tel un démo­crate né très au fait du Monde et de l’Hu­ma­ni­té, aus­si belle et aus­si impré­vi­sible qui soit.
    Merci

    Réponse
  68. skeol

    A Guillaume,

    il existe un livre sur les milieux libres par contre il ne traite pas des évè­ne­ments récents, je vous ai bien lus « les expé­riences de com­munes auto­gé­rées les plus récentes » mais je recom­mande tou­te­fois le livre de Céline BEAUDET « les milieux libres, vivre en anar­chiste à la belle époque en France » Les édi­tions liber­taires. Ce très bon livre raconte la période du 19ième au 20ième siècle des expé­riences auto­gé­rées, lieux de vie, écoles … Je pré­cise que je l’ai lu mais que je n’ai aucun lien avec l’au­teur ou l’édition.

    Sinon salu­ta­tion à vous tous et bonne continuation 😉

    Réponse
  69. Étienne

    Bon­jour Zolko.

    Oui, j’ai bien reçu le pré­cieux docu­ment. Merci 🙂

    Par contre, il a pris une place dans ma (très haute) pile « urgent et important » 🙁

    J’ai été très heu­reux de pou­voir te par­ler un peu à Paris l’autre jour ; il était temps ! 🙂

    Bien ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  70. Grégory

    Bon­jour tout le monde,
    bon­jour Étienne.

    Je suis très heu­reux d’être tom­ber sur ce blog que je ne connais­sais abso­lu­ment pas.
    Je suis très admi­ra­tif des acti­vi­tés accom­plis par Étienne que je suis depuis quelques années au tra­vers du web.
    Avoir remis au gout du jour « la cause des causes » me semble être la meilleure chose pour remon­ter a la source de nos problèmes.
    Ca per­met aus­si de se mettre d accord sur les fondamentaux,chose très dif­fi­cile en 2013 dans une socié­té où l’égoïsme,l’individualité,la vani­té ont fait de l être humain un monstre inca­pable de renouer avec lui-même.
    Alors évi­dem­ment tous les « citoyens » que nous sommes ne sont pas infec­tés par ces maladies,certains l ont été comme moi mais en sont guéris,d’autres sont res­tés malades toute leur vie.
    Et c’est la qu’in­ter­vient le virus gentil,virus gen­til qui à mon avis a du mal a se propager(dans le sens propagande). 
    Le bouche à oreille,le web,les livres ou les confé­rences sont effec­ti­ve­ment de bon sup­port mais les idées de vraies démo­cra­ties ont du mal a prendre place dans l’es­prit des gens.
    Ca parait abs­trait cer­tai­ne­ment par manque de culture,de confiance mais aus­si parce que ceux qui nous ont pris le pou­voir sèment la confu­sion en per­ma­nence et donne l’im­pres­sion qu’ils sont les seuls capables à pou­voir régler nos problèmes.
    Nos pro­blèmes c’est eux,mais eux sont très fort pour mettre les pro­blèmes sur d’autres ce qui les rend intouchables.
    Sont-ils vrai­ment intouchables ?

    Voi­la la ques­tion que je me pose,non pas dans le sens de vou­loir les faire tom­ber par la vio­lence (je crois que c’est exac­te­ment ce qu’ils aimeraient)mais tout sim­ple­ment dans le sens de leurs reprendre notre pou­voir qu’ils nous ont volé sans violence.

    Aujourd’­hui concrè­te­ment, en est-on capable, et si oui comment ?

    Grâce aux gen­tils virus oui mais sans force réelle de pro­pa­ga­tion du virus,comment faire ?

    Cette ques­tion m amène à penser,et peut-être je me trompe,qu il va fal­loir agir concrè­te­ment au niveau des localités.
    Agir par le bas.Pour agir par le bas,je pense qu’il est vital d’être enraciné(prendre racine,n’est-ce pas la merveilleux,l’être humain plus proche de la plante que de l’humanoïde). 
    Reprendre pou­voir dans les localités,en 2013,alors que le citoyen n’a jamais eu de pouvoir !
    Je pense aus­si que l’on peut réus­sir ce pari dans de petites com­munes du fait du faible nombre de citoyens,mais ça parait beau­coup plus dif­fi­cile de réus­sir ce même pari dans de grandes localités.
    Réus­sir dans de petites loca­li­tés pour­rait être la base effi­cace du virus gentil,virus qui devien­drait concret et non pas abs­trait comme ça l’est actuel­le­ment dans l’es­prit des gens.
    Ca per­met­trait de recréer la confiance,le virus pour­rait des lors se propager.
    Nos petites com­munes sont déser­tées et ce serait cer­tai­ne­ment le moment de les regréer en ins­tau­rant le tirage au sort.
    Je crois qu’il faut ame­ner les gens vers cette démarche.
    Quit­ter les grandes villes,s’enraciner dans de petites communes,mettre en place le tirage au sort et conta­mi­ner les autres loca­li­tés autour de soi.
    En est-on capable juri­di­que­ment parlant,je ne sais pas,mais il me semble que c’est la meilleur des solutions.
    Le temps joue en notre défaveur,ils nous amènent aux conflits,on ne peux pas attendre patiem­ment en essayant de faire pas­ser un mes­sage abstrait.

    Je serais très heu­reux de lire vos réactions,notamment celle d’Étienne.

    Fra­ter­nel­le­ment,
    Grégory.

    Réponse
  71. EFFAB

    Bon­jour GREGORY,

    Je laisse le soin à ETIENNE de te répondre, lui qui est évi­dem­ment le plus à même de le faire ici, en tout cas beau­coup mieux que je serais bien inca­pable de le faire.

    J’en­tends bien ta réflexion, tes ques­tion­ne­ments, cette idée de loca­li­sa­tion et d’a­gir par la base, mais cette base-là même est déjà plu­tôt vaste et fort condi­tion­née pour une bonne part… c’est là mon point de vue comme je ne suis sûr de rien, mais il me semble que pour impo­ser quelque peu, média­ti­ser notre mes­sage et notre volon­té, il fau­drait cibler de façon plus per­cu­tante et plus per­cep­tible, plus voyante et sur­tout plus ins­tan­tan­née et plus com­pré­hen­sible à la fois.

    J’ai com­men­cé de lire hier le mani­feste de SEB – http://​les​-signa​taires​.eu/​d​l​/​m​a​n​i​f​.​D​e​m​o​2​0​1​2​.​t​e​x​t​e​.​pdf (http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​3​/​0​2​/​2​7​/​3​1​0​-​d​e​-​l​-​i​n​d​i​g​n​a​t​i​o​n​-​a​-​l​a​-​l​i​b​e​r​a​t​i​o​n​-​r​o​u​s​s​e​a​u​-​c​i​t​o​y​e​n​-​d​u​-​f​u​t​u​r​-​m​e​r​c​i​-​j​e​a​n​-​p​a​u​l​-​j​o​u​a​r​y​#​c​1​3​990 mes­sage 2) comme je me régale en lisant l’ou­vrage de Jean-Paul JOUARY, comme j’ai tout de suite com­pris et fais miennes toutes ces véri­tés et ces évi­dences sur le Monde et les Hommes… il n’empêche ou car c’est bien de cela dont il s’a­git, cette action à mener comme ces idéaux en com­mun sont confron­tés dans la réa­li­té à un mur, comme je doute que nom­breux soient les indi­vi­dus à lire ce Mani­feste ou tous ces ouvrages si édi­fiants sur notre impuis­sance autant que ces solu­tions pour en sortir…

    Bref, un film, de petites vidéos sont autre­ment plus per­ti­nentes, le tout bien fice­lé, mais nous en reve­nons tou­jours au même pro­blème, la pro­pa­ga­tion de tout cela, cette média­ti­sa­tion obli­gée et néces­saire, mais si res­treinte à cer­tains. D’où cette idée récur­rente de cer­taines per­son­na­li­tés et autres indi­vi­dus bien pla­cés, bien posi­tion­nés pour relayer coûte que coûte et un peu par­tout le Mes­sage et l’Idée.

    Tout ne se fera que dans la com­plé­men­ta­ri­té de ces actions com­munes et du bas et du haut, de l’a­no­nyme et du plus célèbre, DUPONT par-ci ONFRAY par-là !
    Au plai­sir de lire des choses plus réflé­chies et plus tem­pé­rées que je ne sau­rais l’être.
    Amicalement

    Réponse
  72. Grégory

    Mer­ci EFFAB pour ton commentaire,c’est très enrichissant.

    Je pense effec­ti­ve­ment que la base,comme tu dis,est consciente des enjeux de demain,comme je pense effec­ti­ve­ment que les por­teurs de lumière sont indis­pen­sables pour évo­luer vers une démocratie.Tout ça est vital,et on peut dire qu’on a la chance d’a­voir tout ça dans notre pays.Le pro­blème c’est les outils.Les citoyens ont-ils les outils,à petite échelle,pour mettre en place le tirage au sort ? Je ne crois pas et il me semble néces­saire de trou­ver une solu­tion à ce problème.
    les ques­tions seraient com­ment mettre en place le tirage au sort concrètement ?
    Un maire a‑t-il le pou­voir de rendre le pou­voir aux citoyens ?
    Et si le maire ne le veut pas,les citoyens ont-ils le pou­voir de le récupérer ?

    Encore une fois mer­ci EFFAB,je vais regar­der ce lien que tu as par­ta­gé et qui a l’air fort intéressant.

    Fraternellement,Grégory.

    Réponse
  73. Ronald

    Bon­jour Etienne, bon­jour à tous,

    Il y a beau­coup de sujets évo­qués dans la vidéo avec San Gior­gio, je ne peux pas tous les évo­quer, on aura sans doute le temps à d’autres moments. Je vou­drais juste reve­nir sur un point sous-ten­du dans d’autres confé­rences mais que vous pré­ci­sez ici : le carac­tère non « natu­rel­le­ment » mau­vais des riches.

    J’aborde ce point parce que je ne suis pas d’accord avec vous, mais ce n’est pas pour vous frois­ser. Vous dites sou­vent que vous recher­chez des gens pour vous contre­dire, et je pense aus­si que c’est plus inté­res­sant de dis­cu­ter un point de diver­gence. Je pré­cise que sur une foule d’autres points, je suis tout à fait d’accord avec vous.

    Dans les textes et les confé­rences, vous évo­quez sou­vent les riches, les 1%, les oli­garques, en par­lant de leur mode de pen­sée, leur fonc­tion­ne­ment, pour les oppo­ser aux pauvres, aux 99%, au peuple, qui serait dif­fé­rent. Alors vos adver­saires réagissent : « Ah mais, qu’est-ce que cette façon d’essentialiser les gens ! Il n’y a pas d’un côté les mau­vais riches et de l’autres les gen­tils pauvres ! Vous STIG-MA-TI-SEZ (rete­nez bien ce mot) tout une mino­ri­té ! ». Sur ce, vous pré­ci­sez votre pen­sée, pour expli­quer ce que vous déve­lop­pez ici : si le pauvre deve­nait riche, il adop­te­rait un com­por­te­ment de domi­na­tion simi­laire, et réciproquement.

    Je pense que l’automatisme men­tal sous-jacent est le condi­tion­ne­ment cultu­rel lar­ge­ment répan­du en France : « Essen­tia­li­ser = par­ti­san des carac­tères innés = de droite = fas­ciste = pas bien ».

    Je pense au contraire que le mode com­por­te­ment des membres de la classe domi­nante et du peuple est lar­ge­ment fixée au départ, et ne bouge que peu en fonc­tion des cir­cons­tances (je crois qu’en psy­cho­lo­gie, on fait la dif­fé­rence entre « tem­pé­ra­ment » et « carac­tère », mais je ne connais pas le sujet). Je me base sim­ple­ment sur des constats de ma vie quo­ti­dienne. J’étais étu­diant dans un lycée à la popu­la­tion d’origine assez homo­gène au niveau social (disons de la moyenne bour­geoi­sie de pro­vince), de gens de 16–18 ans, donc encore à éga­li­té au niveau du « pou­voir ». Déjà je me disais : celui-là devien­dra une cra­pule car­rié­riste, celle-là devien­dra quelqu’un de bien. Eh bien, vingt ans plus tard, quand je revois les gens, ils n’ont pas chan­gé : le salo­pard est res­té un salo­pard (il est direc­teur d’agence ban­caire, ou dépu­té régio­nal), la brave fille est res­té une brave fille (elle dirige un centre pour han­di­ca­pés, ou fait de l’aide sociale). C’est bien simple, de ma vie, je n’ai jamais vu un altruiste deve­nir un égoïste. Deve­nir aigri et désa­bu­sé parce qu’il voit que le monde ne fonc­tionne pas comme il le croyait, c’est fré­quent, mais deve­nir un exploi­teur, je ne crois pas. Réflé­chis­sez, je suis sûr que c’est la même chose autour de vous.

    Le méca­nisme qui explique que les « 1% » dif­fèrent des « 99% » est à mon sens un phé­no­mène de type « sélec­tion natu­relle ». On en revient au pro­blème fon­da­men­tal : les gens bons n’ont pas envie de gou­ver­ner. Dans un sys­tème qui repose sur le volon­ta­risme, quand il y a une place à prendre, ce sera tou­jours l’ambitieux qui se pro­po­se­ra. L’altruiste céde­ra son tour. C’est ce que j’ai pu consta­ter aus­si dans ma vie de tous les jours. Et il est frap­pant que et Nico­las Sar­ko­zy et Fran­çois Hol­lande ont recon­nu que déjà tout petits, ils vou­laient deve­nir Pré­sident de la Répu­blique. Dans le sys­tème tel qu’il existe actuel­le­ment, c’est tou­jours celui qui est le plus assoif­fé de pou­voir qui l’emporte (Par exemple : Ber­lus­co­ni vs Mon­ti, Copé vs Fillon, etc). Ce n’est pas parce que les gens accèdent au pou­voir qu’ils deviennent des pré­da­teurs, c’est parce qu’ils ont une per­son­na­li­té de pré­da­teur qu’ils accèdent au pouvoir.

    Cette vision des choses est pour moi l’une des jus­ti­fi­ca­tions majeures du tirage au sort. Il n’y a pas de fata­li­té à l’oppression par les diri­geants. C’est le sys­tème actuel qui donne une prime à celui qui à envie du pou­voir. Mais je pense sin­cè­re­ment que l’assemblée tirée au sort par­mi les gens du peuple ne se trans­for­me­ra pas en une clique de voyous de par l’autorité dont elle est inves­tie. Je pense que c’est d’ailleurs là un motif d’optimisme que n’a pas l’hypothèse de la cor­rup­ti­bi­li­té par le pouvoir.

    Bon week-end.

    Ronald

    Réponse
  74. EFFAB

    RONALD,

    Evi­dem­ment il y a le catac­tère, la per­son­na­li­té de tel ou untel, celui-ci plus por­té à jalou­ser, cet autre-là qui res­te­ra naïf toute sa vie, etc., etc… c’est ce qu’on appelle la nature humaine et cette part innée en nous, ce pour­quoi – auquel je ne sau­rai répondre – nous sommes plus ceci ou plus cela dès le plus jeune âge… affaire de chro­mo­somes diront cer­tains, kar­ma diront d’autres… par­ti­san du juste milieu et guère plus savant que ça en la matière, je dirais pour ma part qu’il y a du vrai un peu partout_et que les choses sont à la fois mer­veilleu­se­ment simples et incroya­ble­ment complexes.

    ETIENNE est beau­coup plus nuan­cé que vous sem­blez l’af­fir­mer, ce pour­quoi, gar­dez-vous bien vous-même de le stig­ma­ti­ser aus­si aisé­ment : j’ai pour ma part quelques heures de vision­nages et d’in­ter­ven­tions d’E­TIENNE, je com­mence à savoir ce qu’il a dit ou n’a pas dit, de plus, je suis très exi­geant moi-même quant à la réa­li­té des faits comme je suis éga­le­ment très sen­sible à la véra­ci­té des pro­pos que l’on peut tenir, cette inté­gri­té en plus.

    Sur ce, vous pré­ci­sez votre pen­sée, pour expli­quer ce que vous déve­lop­pez ici : si le pauvre deve­nait riche, il adop­te­rait un com­por­te­ment de domi­na­tion simi­laire, et réci­pro­que­ment. – écri­vez-vous. Oui, c’est bien la socié­té qui cor­romp l’Homme et/ou favo­rise ses pen­chants, cela n’est pas com­pli­qué à com­prendre ou faut-il que je vous fasse un beau des­sin colo­ré pour que vous pre­niez la peine et la poli­tesse de cette réflexion et de cette écoute, vous qui appa­rem­ment maniez si bien les mots et un cer­tain savoir.

    Croyez-bien qu’au sein d’une socié­té exi­gente et ver­tueuse, les tem­pé­ra­ments vice­lards et les cra­pules car­rié­ristes seront bien autre­ment empê­chés dans leurs ambi­tions que dans ce sys­tème com­pé­ti­tif et hié­rar­chi­sé à l’ex­trême d’au­jourd’­hui qui par­ti­cipe gran­de­ment et favo­rise à l’en­vie tout excès et abus de tous poils ?! Une Démo­cra­tie digne de ce nom, en res­pec­tant cha­cun comme en ren­dant auto­nome chaque citoyen, serait déjà moins un ter­reau à jalou­sie et incon­sé­quence, et ferait tout pour écar­ter toutes men­ta­li­tés et com­por­te­ments nui­sibles : l’é­du­ca­tion, la péda­go­gie, la ver­tu, l’é­thique, la liber­té, l’au­to­no­mie, la res­pon­sa­bi­li­sa­tion, etc., etc. Rien d’im­pos­sible ni d’u­to­pique à ça, juste redes­si­ner des poli­tiques en ce sens, ces prio­ri­tés socié­tales à l’a­van­tage de l’in­di­vi­du et non plus du pro­fit et du pou­voir réduc­teur obsolètes.

    On en revient au pro­blème fon­da­men­tal : les gens bons n’ont pas envie de gou­ver­ner. Dans un sys­tème qui repose sur le volon­ta­risme, quand il y a une place à prendre, ce sera tou­jours l’ambitieux qui se pro­po­se­ra. L’altruiste céde­ra son tour. – écri­vez-vous. J’en­tends bien. Rai­son de plus pour pré­fé­rer le tirage au sort et évi­ter à tout jamais qu’au­cun ambi­tieux de la sorte n’ait plus d’im­por­tance qu’il ne peut en avoir sur autrui. A ce pro­pos, j’i­gnore ce qu’il en est au juste de l’Exé­cu­tif dans tout ce tra­vail de Consti­tu­tion, mais il me semble essen­tiel de reje­ter tout sys­tème pré­si­den­tiel, à quelque poste que ce soit, le un-tout-seul ne pou­vant être com­pa­tible avec cette idée com­mune de démo­cra­tie et de repré­sen­ta­tion de l’en­semble. Un Col­lège exé­cu­tif, oui, où se déli­bèrent au sein d’un petit groupe des actions et des poli­tiques à mener.

    Ce n’est pas parce que les gens accèdent au pou­voir qu’ils deviennent des pré­da­teurs, c’est parce qu’ils ont une per­son­na­li­té de pré­da­teur qu’ils accèdent au pou­voir. écri­vez-vous. Oui, cer­tains le sont de nature, j’en suis per­sua­dé, et moi qui ai à pré­sent une petite culture conspi­ra­tion­niste, je peux vous dire qu’il se dit de drôles de choses par-ci par-là, tou­chant le phé­no­mène E.T. ou cet héri­tage plus rep­ti­lien chez cer­tains indi­vi­dus… je plai­sante et je suis sérieux à la fois, je suis quel­qu’un de très sen­sé, ce qui ne m’empêche pas de me poser des ques­tions sur toutes sortes de choses : pour­quoi l’His­toire a‑t-elle si sou­vent accou­chée de guerres et de drames innom­brables et, appa­rem­ment, cela conti­nue ? et qui peut m’ex­pli­quer pour­quoi les Chem­trails ne sont-ils pas abor­dés de façon plus objec­tive et plus per­ti­nente, façon ETIENNE avec cette impuis­sance com­mune ? ou encore pour­quoi aucune per­sonne cen­sée média­ti­ser de nou­velles choses et autres sujets inté­res­sants n’in­vitent pas ETIENNE à la télé ?

    Si quel­qu’un ose dire que je dis n’im­porte quoi et mélange tout, digres­sions, diva­ga­tions et hors-sujets, qu’il ose me dire en face que rien de ce que je dis n’est en soi per­ti­nent et encore moins valable ! Pour ma part, je trou­ve­rai tou­jours les mots pour réfu­ter qui que ce soit, avec ou sans preuves, la véri­té ne se nichant pas for­cé­ment dans cette pseu­do-objec­ti­vi­té qui veut chaque fois vous en imposer_mais bien plu­tôt dans ce res­sen­ti qu’on en a et le sens à y don­ner, et là est toute la dif­fi­cul­té, cette inter­pré­ta­tion qu’on va en faire en même temps que ce recul appré­ciable et ce juste équi­libre. Je m’égards.

    J’en reviens à votre phrase citée en der­nier, RONALD. Cer­tains sont des pré­da­teurs en puis­sance, il n’empêche, les films et les jour­naux oublient de rendre hom­mage à tous ces gens qui sont plus por­tés à l’al­truisme, à voir autre­ment les choses et le Monde, et à ne pas dési­rer plus qu’on ne sau­rait avoir – tout ça pour dire que l’en­semble des Hommes et de la socié­té sont beau­coup moins cor­rom­pus qu’on vou­drait nous le faire croire : lire à ce sujet Ce fameux livre de Jean-Paul JOUARY dont ETIENNE a fait tout récem­ment le sujet d’un blog.

    Oui, ils accèdent bien au pou­voir car ils ont ce vice et cette pré­da­tion-là, comme ils le devien­dront de plus en plus_car le pou­voir et la liber­té qu’on en use favo­risent gran­de­ment ces vices et usages, lol… et que de la même manière on le devient un peu soi-même, imper­cep­ti­ble­ment, ces rouages men­taux, ces faci­li­tés maté­rielles, ce sen­ti­ment d’a­voir rai­son, ce sen­ti­ment d’im­por­tance et de puis­sance, cette jouis­sance, cette chose à pré­sent due, etc, etc.

    Mais je vois, en lisant votre der­nier para­graphe, RONALD, que nous en arri­vons à ce même constat, ce qui est très rassurant.

    Bien des choses à vous
    Au plai­sir de vous lire

    Réponse
  75. Morpheus

    @ Ronald

    Un inté­res­sant point de vue, qui nous ramène bien sûr au vieux débat inné vs acquis.

    Quelle dif­fé­rence y a‑t-il entre « tem­pé­ra­ment » et « caractère » ?

    Le tem­pé­ra­ment cor­res­pond à ce qu’en psy­cho­lo­gie on appelle le « SOI ». C.G. Jung écrit : « Le soi est la don­née exis­tant a prio­ri dont naît le moi. Il pré­forme en quelque sorte le moi » Cela cor­res­pond à une ten­dance natu­relle (innée). Mais atten­tion, il s’a­git bien d’une ten­dance, et il se fait que cette ten­dance peut très bien être étouf­fée par le MOI.

    Le carac­tère cor­res­pond à ce qu’en psy­cho­lo­gie on appelle le « MOI », c’est-à-dire le per­son­nage social (notez que le mot « cha­rac­ter », en anglais, signi­fie à la fois carac­tère et per­son­nage). Ce per­son­nage social peut avoir plu­sieurs visages, plu­sieurs masques en fonc­tion des cir­cons­tances (au tra­vail, à la mai­son, en vacance, avec des étran­gers, avec des proches, …). Il est sou­vent dan­ge­reux de mon­trer son vrai visage, c’est pour­quoi les indi­vi­dus adoptent une per­son­na­li­té, un masque social. L’attitude est le masque du per­son­nage (la « per­so­na », selon la psy­cho­lo­gie ana­ly­tique jun­gienne). C’est la part de la per­son­na­li­té qui orga­nise le rap­port de l’in­di­vi­du à la société.

    Le carac­tère est un masque qui pro­tège le SOI, mais peut par­fois aller jusqu’à l’enfermer der­rière les appa­rences du moi égo­tique.

    Ce qu’il est impor­tant de sai­sir dans ce sché­ma ana­ly­tique, c’est que ce qui carac­té­rise l’Homme (au sens de l’es­pèce) est la même chose qui carac­té­rise l’en­semble des formes de vie sur terre : sa facul­té innée d’a­dap­ta­tion aux condi­tions de son envi­ron­ne­ment.

    Chez l’homme civi­li­sé (= « qui vit dans la cité », « séden­taire »), l’en­vi­ron­ne­ment est une pro­duc­tion socio­cul­tu­relle. Dans notre socié­té divi­sée en classes sociales : les riches et les très riches (aris­to­cra­tie plou­to­cra­tique), les nan­tis (classe moyenne supé­rieure – les bour­geois), la classe aisée (classe moyenne infé­rieure – bobos et petits bour­geois), les tra­vailleurs (tiers état – la plèbe) et les pauvres et très pauvres (misé­reux), en dépit de l’ap­pa­rence « ouverte » et du ver­nis >démo­cra­tique< de nos ins­ti­tu­tions, cha­cune des classes sociales génère son propre « bain » socioculturel.

    De manière géné­rale, ces classes sociales sont rela­ti­ve­ment imper­méables (même s’il existe un cer­tain degré de per­méa­bi­li­té inter­classes, celle-ci est de faible impor­tance), de sorte que lorsque l’on nait et que l’on évo­lue dans une classe sociale, on adopte cer­taine « valeurs » et sur­tout des croyances qui cor­res­pondent aux cri­tères en vigueur dans le milieu où l’on évo­lue. Ces croyances et ces valeurs déter­minent dans une large mesure le carac­tère (le MOI, le masque social) et celui-ci écrase, bien sou­vent, le tem­pé­ra­ment (le SOI).

    De la même manière, lors­qu’un « pauvre » (une per­sonne n’ayant pas évo­lué dans un milieu d’a­bon­dance, mais dans un milieu de pénu­rie) par­vient à péné­trer un niveau social supé­rieur et devient riche, aug­mente son pou­voir social, il aura ten­dance a déve­lop­per, dans une forte pro­por­tion, des réflexes de riches et un masque social de riche, d’au­tant plus qu’il sait ce qu’est de vivre dans la classe « pénu­rie » et il craint (consciem­ment ou incons­ciem­ment) d’y retom­ber. Aus­si, très sou­vent, les anciens pauvres deve­nus riches deviennent plus radi­caux encore que les riches nés riches (ils ont ten­dance à deve­nir plus salauds que les riches).

    Le fait que vous ayez obser­vé dans votre jeu­nesse des per­sonnes ayant l’am­bi­tion de s’é­le­ver et qu’ils sont deve­nus ce qu’ils sou­hai­taient n’a rien d’é­ton­nant : ils sont dès le départ condi­tion­nés dans une ambiance socio­cul­tu­relle ou pré­do­mine les notions de com­pé­ti­tion, de pénu­rie et de cupi­di­té qui en découle. Ils ne veulent pas vivre dans la pénu­rie et l’in­sé­cu­ri­té sociale et ont déve­lop­pé (incons­ciem­ment, par adap­ta­tion) des réflexes de sur­vie qui les mène à adop­ter un carac­tère domi­nant, indé­pen­dant (même si c’est illu­soire) et égoïste (cha­cun pour sa gueule). Après tout, ce sont bien les « valeurs » géné­rales que pro­mo­tionne l’i­déo­lo­gie capi­ta­liste dans laquelle nous évo­luons tous depuis tou­jours, que nous le vou­lions ou pas.

    De sorte que les salauds ne sont pas des salauds « innés » (ils n’ont pas for­cé­ment un tem­pé­ra­ment inné de salaud), mais par réflexe d’a­dap­ta­tion (de sur­vie) au milieu socio­cul­tu­rel dans lequel ils ont été éle­vé, ils déve­loppent une atti­tude, un carac­tère propre à ce milieu.

    La vrai ques­tion à se poser serait alors : en dépit des condi­tion­ne­ments socio­cul­tu­rels qui ont influen­cé nos croyances et nos « valeurs » (= alié­na­tion), pou­vons-nous conce­voir un moyen de modi­fier notre envi­ron­ne­ment (cause des causes de nos condi­tion­ne­ments) afin de chan­ger la donne.

    Puisque dans un milieu ou règne l’a­bon­dance, la bien­veillance, la col­la­bo­ra­tion, l’en­traide et le par­tage l’être humain aura natu­rel­le­ment ten­dance à s’a­dap­ter à ces condi­tions, pou­vons-nous conce­voir une socié­té qui pro­duit ces conditions ?

    Par exemple, pou­vons-nous ren­ver­ser la croyance en la pénu­rie (qui n’est pas fac­tuelle, mais conjonc­tu­relle : nous croyons qu’il n’y en a pas assez pour tous parce que dans un sys­tème fon­dé sur la mon­naie, il ne peut y en avoir assez pour tous) et créer une socié­té éga­li­taire (sans classe sociale) où il y en a assez pour tous ?

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  76. J.C

    @ Etienne

    Avant de rebon­dir sur ta réponse à Albert, je sou­hai­te­rais ouvrir une paren­thèse sur la créa­tion moné­taire et le rem­bour­se­ment des dettes :

    Per­sonne ne peut rem­bour­ser une dette à une banque parce qu’au­cun usa­ger n’a le pou­voir de créer de la mon­naie. Un pseu­do rem­bour­se­ment est une nou­velle dette aug­men­tée d’un sup­plé­ment d’in­té­rêts. Le rem­bour­se­ment de la dette et de ses inté­rêts ne peut se faire que par une nou­velle dette car l’u­sa­ger n’a tou­jours pas le pou­voir de créer lui même de la mon­naie, seul les banques le peuvent.
    Il en résulte que tout est direc­te­ment ou indi­rec­te­ment finan­cé par les banques car elles ont le mono­pole de la créa­tion monétaire.
    Le rem­bour­se­ment d’une dette et de ses inté­rêts n’é­tant en réa­li­té qu’une nou­velle créa­tion moné­taire, une nou­velle dette avec inté­rêt, la masse moné­taire ne peut qu’aug­men­ter indé­fi­ni­ment sous peine d’effondrement.

    Le pro­blème moné­taire auquel les 99% font face ne semble donc pas être un pro­blème de quan­ti­té d’argent, de masse moné­taire mais plu­tôt de répar­ti­tion de celle ci.

    J’y revien­drais un peu plus loin.

    Pour en reve­nir à tes pro­po­si­tions de rému­né­ra­tions, il me semble que le rai­son­ne­ment n’a pas encore été pous­sé assez loin pour éva­luer si celles-ci sont appli­cables dans un futur régime démocratique.

    En effet, si l’on tra­vaille juste pour un reve­nu qui s’étend d’une échelle d’1 à 4 sans autre pos­si­bi­li­té d’é­vo­lu­tion, alors se pose un cer­tain nombre de ques­tions dont il est impor­tant de prendre la mesure :

    Tous d’a­bord, si l’on retire aux pauvres l’illu­sion de pou­voir deve­nir riche et si on leur assure un mini­mum, on fait dis­pa­raître le sen­ti­ment d’in­sé­cu­ri­té qui rend néces­saire l’i­dée de com­pé­ti­tion achar­née et la per­pé­tua­tion de l’at­ta­che­ment à l’ emploi pour obte­nir de quoi sur­vivre et croire en la pos­si­bi­li­té du émancipation.

    N’ou­blions pas que le salaire est avant tout un reve­nu du tra­vail, néces­saire au main­tien de l’ex­ploi­ta­tion de l’humain.

    Si pour­tant, on sou­haite mettre en pra­tique ces pro­po­si­tions, des ques­tions s’é­lèvent naturellement.

    Com­ment pour­ra-t-il encore y avoir des riches ?

    Com­ment vivrons ceux (tou­jours plus nom­breux) qui n’au­ront plus de tra­vail à cause de la moder­ni­sa­tion des moyens de productions ?

    Com­ment fera-t-on accep­ter à ceux qui tra­vaillent le fait qu’ils doivent conti­nuer à tra­vailler alors que d’autres pour­ront vivre sans pour autant avoir d’emploi ?

    Com­ment fera-t-on accep­ter que la richesse leur sera interdite ?

    Que ce pas­se­ra-t-il, s’ils apprennent que ce n’est tech­ni­que­ment plus néces­saire d’a­voir un emploi parce qu’ils sont libé­rés de la pri­son de la dette et que la machine peut les remplacer ?

    Dans ces condi­tions, com­bien de temps le sys­tème moné­taire pour­rait-il sur­vivre avant de dis­pa­raître complètement ?

    Com­ment qui­conque, dans les faits, pour­ra-t-il accep­ter ces pro­po­si­tions s’il a son mot à dire ?

    Mais, en réa­li­té, toutes les ques­tions qui pré­cé­dent sont secon­daires puisque de toute façon l’argent doit être inéga­le­ment répar­ti pour avoir de la valeur.

    Comme tu le dis-toi même, l’argent rend fou, il rend fou non seule­ment les riches mais aus­si les pauvres qui sont près à n’im­porte quoi pour en obtenir.
    Tant qu’ils croi­ront que l’argent est néces­saire pour avoir le droit de vivre ou de sur­vivre, ils lui obéiront.

    Il faut se rendre à l’é­vi­dence, la mon­naie est l’ou­til à la racine de l’ex­ploi­ta­tion, de la rare­té, de la pau­vre­té et de la misère sur toute la planète.

    La libé­ra­tion du peuple passe par la dis­pa­ri­tion de cet outils fon­da­men­tal d’asservissement.
    Vou­loir pré­ser­ver l’u­sage de la mon­naie dans une démo­cra­tie authen­tique, sans esclave, sans dis­cri­mi­na­tion, n’est tout sim­ple­ment pas tenable et par­fai­te­ment indéfendable.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  77. EFFAB

    (@77) MORPHEUS,

    Très inté­res­sant cette approche socié­tale de l’in­di­vi­du et de son rap­port aux autres par ces notions de tem­pé­ra­ment, le Soi, le Moi, et le carac­tère, ce masque social que l’on adopte ou non selon les indi­vi­dus, cette part de la per­son­na­li­té qui orga­nise le rap­port de l’in­di­vi­du à la socié­té, comme tu l’ex­pli­cites très bien.

    Il semble évident que l’en­jeu est de taille si nous vou­lons modi­fier notre envi­ron­ne­ment, car il s’a­git bien là de décon­di­tion­ne­ments socio­cul­tu­rels et autres limi­ta­tions incons­cientes ou sub­li­mi­nées (cette part sub­li­mi­nale et exté­rieure en nous), vaste pro­gramme : la chose mer­dia­tique comme ce libre arbitre… Il serait évi­dem­ment plus judi­cieux d’être soi-même, intègre tou­jours et sin­cère avec tous mais, pour cela, et je suis bien d’ac­cord, il est impé­ra­tif de refor­mu­ler notre envi­ron­ne­ment et être plus exi­geant quant à ces valeurs et à ces ver­tus qui doivent nous gui­der autant que nous en impo­ser, ce res­pect d’au­trui et cette trans­pa­rence sociale inconditionnelle !

    (@79) J.C

    Pour­quoi la richesse puis­qu’elle favo­rise les inéga­li­tés criantes et donne chaque fois davan­tage de pou­voir à qui en use et en veut exa­gé­ré­ment ? Soit nous vou­lons gar­der ce sys­tème telle qu’il fonc­tionne, soit nous nous don­nons enfin les moyens de notre auto­no­mie et de cette liber­té totale et partagée.

    Tout le monde rece­vant un Reve­nu de base, ce n’est donc pas si pro­blé­ma­tique qu’il y ait de moins en moins de métiers dis­po­nibles par le fait de la moder­ni­sa­tion, mais je te ras­sure, il y aura tou­jours suf­fi­sam­ment à faire et à embel­lir tout autour de soi et un peu par­tout sur Terre pour se sen­tir utile et par­ti­ci­per à quelques pro­jets que ce soit, ne seraient-ce que des tra­vaux d’in­té­rêt public ou d’en­traide à la personne.

    Le sys­tème moné­taire est un faux pro­blème et la mon­naie ne devrait être qu’un outil, un méca­nisme d’é­change ; la richesse revient aux seuls indi­vi­dus et concernent plu­tôt tout ce qu’ils peuvent ima­gi­ner et créer et pour le bien com­mun et pour ce plai­sir per­son­nel, cette éman­ci­pa­tion… Oui, comme tu le dis toi-même,  »la mon­naie est l’ou­til à la racine de l’ex­ploi­ta­tion, de la rare­té, de la pau­vre­té et de la misère sur toute la planète. »

    Au plai­sir de vous lire

    Réponse
  78. Morpheus

    @ EFFAB

    Je t’in­vite à creu­ser plus avant la ques­tion de la mon­naie. J’ai long­temps pen­sé, comme tu l’é­cris, que « la mon­naie n’est qu’un outil ». Je me trom­pais. Ou plu­tôt non : c’est vrai, la mon­naie est un outil … d’as­ser­vis­se­ment par alié­na­tion… Et la ques­tion n’est pas seule­ment de savoir qui crée et contrôle la mon­naie. Même sous total contrôle citoyen dans un cadre réel­le­ment démo­cra­tique, la mon­naie demeu­re­rait un outil d’as­ser­vis­se­ment et d’aliénation.

    Pour arri­ver à com­prendre ce niveau d’a­na­lyse, il faut éplu­cher l’oi­gnon jus­qu’au cœur (atten­tion, ça pique les yeux).

    Pour résu­mer, je te donne une piste de départ, mais je te laisse déve­lop­per en fai­sant tes propres recherches. Dans un sys­tème moné­taire, la valeur des biens et des ser­vices dépend et dépen­dra tou­jours de la rare­té rela­tive du bien ou du ser­vice mon­nayé (donc de la pénu­rie) ; plus un bien ou un ser­vice est rare, plus il a de valeur ; plus un bien ou un ser­vice est abon­dant, moins il a de valeur. Tu seras sans doute d’ac­cord de consi­dé­rer que la mon­naie, en elle-même, n’a aucune valeur. La seule chose qui ait une véri­table valeur, c’est d’une part les res­sources pro­duite par la pla­nète elle-même (en abon­dance), d’autre part la mains d’œuvre et le savoir des hommes et des femmes (en abon­dance éga­le­ment). Pour­quoi uti­li­ser un sys­tème qui repose sur la (ges­tion de la) pénu­rie : le sys­tème moné­taire ? His­to­ri­que­ment parce que le sys­tème moné­taire a été conçu dans des socié­tés où l’é­change était néces­saire, car les socié­tés étaient épar­pillées sur le globe et n’é­taient pas connec­tées les unes aux autres. En outre, elles étaient sou­vent en concur­rence et cher­chaient à tirer un avan­tage dif­fé­ren­tiel (prin­cipe et pen­sée induite par le sys­tème moné­taire, qui condi­tionne à recher­cher l’a­van­tage différentiel).

    Lorsque cette piste de réflexion est don­née, il arrive sou­vent que l’on rétorque alors « que faut-il faire alors, retour­ner au troc ? » avec un air enten­du… Mais même si le troc est plus sain que la mon­naie (car il s’at­tache aux besoins réels et à des valeurs tout aus­si réelles), le troc n’est pas non plus la solu­tion, car il se fonde, lui aus­si, sur un prin­cipe d’é­change.

    L’é­change consiste à échan­ger un bien contre un autre : on gagne quelque chose (un bien ou un ser­vice) et simul­ta­né­ment on perd quelque-chose : somme nulle (pour autant que l’é­change soit équitable).

    L’é­change est-il le para­digme inévi­table et incon­tour­nable pour fon­der une socié­té stable, équi­table et durable ? Où y aurait-il moyen de son­ger à un autre para­digme ?

    Je crois que oui. Par exemple, le par­tage. Dans le par­tage, plu­sieurs per­sonnes béné­fi­cient d’un bien ou de ser­vices sans que qui­conque y perde. Pre­nons un exemple : j’ai besoin d’une pel­le­teuse méca­nique pour réa­li­ser un ter­ras­se­ment dans mon jar­din. Je n’ai pas besoin d’a­che­ter et de pos­sé­der une pel­le­teuse pour la vie (je ne suis pas entre­pre­neur en ter­ras­se­ment), donc je me rend dans un centre de loca­tion. Au centre de loca­tion, ils pos­sèdent quelques pel­le­teuses et tout un tas d’ou­tils-machines qu’ils louent à la jour­née. Lorsque j’ai besoin d’un outil, je le loue pour le temps dont j’en ai besoin, puis je ramène l’ou­til emprun­té et il pour­ra être reloué à un tas d’autres per­sonnes. Le même exemple peut être fait avec un vélo, des ski, des patins, des chaus­sures de bow­ling, une voi­ture, un camion et tout un tas d’autres objets usuels. Je n’ai donc pas besoin de pos­sé­der ces objets, j’ai besoin, pen­dant un petit moment de leur usage. Dès lors, pour­quoi entas­ser un tas d’objets ?

    Oui, mais dans un sys­tème d’é­co­no­mie fon­dée sur la mon­naie, le hic, c’est qu’il faut vendre, ache­ter, consom­mer, encore et encore. Cela engendre un tas d’ef­fets per­vers (pol­lu­tion, obso­les­cence pro­gram­mée, gas­pillage des res­sources, etc.). Tout cela n’est bien enten­du pas raisonnable.

    Quelle autre manière de gérer l’é­co­no­mie ? Et bien si les res­sources, le tra­vail et le savoir humain sont les vrais valeurs, alors on peut conce­voir une éco­no­mie fon­dée sur la ges­tion équi­table et rai­son­nable de ces res­sources ter­restres, du tra­vail et du savoir humain. Seule­ment, comme ces res­sources, ce savoir et ce tra­vail est inéga­le­ment répar­tit sur le globe, pour pou­voir gérer cela au mieux, il faut une socié­té glo­ba­li­sée en réseau. Coup de bol, c’est exac­te­ment là où nous en somme !

    Gérer et répar­tir équi­ta­ble­ment l’a­bon­dance à tra­vers une éco­no­mie fon­dée sur les res­sources (en ce com­pris le savoir et le savoir-faire humain) au sain d’une socié­té paci­fiée, démo­cra­tique et glo­bale, consti­tue, je le crois, l’é­tape pro­chaine, sou­hai­table (indis­pen­sable ?) de l’é­vo­lu­tion du genre humain. C’est tech­ni­que­ment pos­sible, mais cela demande une remise en cause fon­da­men­tale de nos croyances (condi­tion­ne­ments) et de nos atta­che­ments à des « valeurs » induites issues d’un tis­su socio­cul­tu­rel deve­nu non seule­ment obso­lète, mais nui­sible à l’a­ve­nir de l’hu­ma­ni­té tout entière.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  79. EFFAB

    Bon­jour MORPHEUS,

    Je croyais que tu allais me diri­ger sur des recherches aus­si poin­tilleuses que spé­ci­fiques, j’en­tends ces ména­nismes qui sont cen­sés faire fonc­tion­ner toute cette machi­ne­rie bien ou trop hui­lée de l’E­co­no­mie libé­rale et des Finances, et j’a­voue là ne pas y com­prendre grand chose… comme je suis de plus en plus per­sua­dé que cette incom­pré­hen­sion de ma part est liée plu­tôt au fait que tout ceci n’est que com­plexi­fi­ca­tions à outrance et à des­sein pour mieux mas­quer l’é­vi­dence des choses et le bien-fon­dé de toute trans­pa­rence d’é­cri­tures en tout domaine que ce soit, lol.

    Non, bien au contraire, cette piste de réflexion que tu nous livres ici est autre­ment plus inté­res­sante et fon­da­men­tale que que tout ce que pour­raient nous pro­po­ser toutes ces théo­ries éco­no­miques abs­conses et pernicieuses.

    Oui, nous avons évi­dem­ment besoin d’un nou­veau para­digme, plus basé sur le par­tage et la néces­si­té, ce bon usage des choses, sans excès, cette res­pon­sa­bi­li­té com­mune face à l’é­co­lo­gie et aux res­sources, ce res­pect aus­si de la Vie et du vivant, ces besoins fon­da­men­taux, pre­miers et pareille­ment pour la Fan­tai­sie, ce côté et ces besoins plus ludiques en nous, non à ce point essen­tiels pour ce qui est de la sur­vie, mais eux aus­si basés sur cette uti­li­sa­tion qu’on en a ou non, comme tu l’ex­pli­cites si bien, par exemple, uti­li­ser cette voi­ture (pos­ses­sion publique ou pri­vée, per­son­nelle) quand on en a besoin mais la lais­ser à d’autres quand eux en ont besoin et nous pas, ou ces prio­ri­tés d’u­sage, voir cette affa­bi­li­té entre nous.

    Oui, on pour­rait ima­gi­ner l’E­co­no­mie et la mon­naie comme cet approche plus consciente et plus libé­ré de l’a­mour, je m’ex­plique : être amou­reux, cela est pure­ment gra­tuit, cela exige savoir don­ner soi-même avant que d’es­pé­rer rece­voir en retour, comme on peut aimer comme un fou ou de la plus uni­ver­selle des façons sans jamais rece­voir un jour autant que tout ce que l’on peut res­sen­tir néan­moins pour autrui… mais je vous ras­sure, être véri­ta­ble­ment amou­reux ali­mente tou­jours à un moment ou à un autre cette com­pen­sa­tion ou cette empa­thie plu­tôt, cette sym­biose et cette har­mo­nie qu’il existe au coeur de l’in­cons­cient et de tout esprit humble et res­pec­tueux… mais tel n’est pas le sujet, là où je vou­lais en venir, ce que ta réflexion a tou­ché en moi, MORPHEUS, c’est cette façon, cette pos­si­bi­li­té de par­ta­ger sans attendre quoi que ce soit en retour, autant cette néces­si­té du moment, ces besoins utiles à tous et à par­ta­ger tant que le nombre n’ex­cède pas la demande, sinon il fau­dra bien nous pro­cu­rer un second véhi­cule – alors on peut conce­voir une éco­no­mie fon­dée sur la ges­tion équi­table et rai­son­nable de ces res­sources ter­restres, du tra­vail et du savoir humain. – comme tu le dis si justement.

    Je n’ai cer­tai­ne­ment pas tout rele­vé, j’ai dû oublier encore bien des choses comme je puis confondre ceci et cela, mais tel n’est pas mon sou­cis de sou­li­gner tout ce qu’un autre a déjà si bien for­mu­lé, mais bien d’ap­pré­cier tout ce qui se dit, avan­cer moi-même, dans ce plai­sir et cette réflexion mutuelles.

    Ami­ca­le­ment

    Fabien

    Réponse
  80. Ana Sailland

    Fabien

    Ces thèmes ont déjà été abor­dés sur deux ou trois autres fils de dis­cus­sion, de façon assez approfondie.

    Peut être un cer­tain béné­fice à les lire 😉

    Le thème poly­morphe du pour­quoi de l’argent, du don, du contre-don, du troc, du par­tage ou de l’é­change, du com­merce, de la syner­gie contrac­tuelle ver­sus la syner­gie natu­relle, de la morale anar­chiste ver­sus la loi, de l’in­fluence mutuelle en écho-Boo­me­rang entre la struc­ture sociale et le men­tal col­lec­tif, la cause est l’ef­fet et l’ef­fet est la cause, tout cela est pas­sion­nant et mérite plus qu’un point d’ob­ser­va­tion de phi­lo­sophe, car l’ar­ché­type est la source pre­mière du prag­ma, et nul réfor­ma­teur ne sau­rait pen­ser clair sans s’en­qué­rir de ses/nos ombres.

    Réponse
  81. EFFAB

    ANA

    Je ne suis pas seule­ment phi­lo­sophe, bien que ce seul terme me fasse sou­rire, moi qui me consi­dère plu­tôt comme un Peter Pan, un adulte qui n’au­rait pas vrai­ment gran­di ou cet éter­nel bam­bin, en même temps que cette conscience par­ta­gé entre ce res­sen­ti, cette intui­tion et cet idéal, cette volon­té, cette légi­ti­mi­té qui est là et me dépasse, moi qui suis si sou­vent par­ta­gé entre doute et optimisme.

    Je me doute bien que beau­coup de ces thèmes ont été abor­dés, et de la façon la plus appro­fon­die qui soit, comme je ne suis pas contre le fait de prendre connais­sances de cer­tains blogs qui en parlent… ce qui n’empêche per­sonne non plus de prendre la parole et le fil de la dis­cus­sion sans tout le bagage de ces réfé­rences si utiles et si approfondies_come un mot, une idée, la façon de le dire, le ton d’un dis­cours, etc., etc., peuvent éclai­rer sous un nou­vel angle ou appor­ter quelque nuance nou­velle à tout ce qu’on a pu déjà en dire… comme le simple fait de se répé­ter sans apports vrai­ment nou­veaux est autant nécés­saire au quo­ti­dien qu’il peut entre­te­nir cet inté­rêt et cette flamme, lol.

    Et per­son­nel­le­ment, ce ne sont point tant les détails qui m’in­té­ressent au pre­mier chef_comme cer­tains sont autre­ment plus capables en cela et ont déjà suf­fi­sam­ment contri­bué au débat et au tra­vail en cours depuis que tout ceci s’est mis en branle !

    Il y a quelque chose d’autre au-des­sus de ce point d’ob­ser­va­tion du simple phi­lo­sophe, je ne sau­rais dire de quoi il s’a­git au juste, mais c’est là où vont mes ques­tion­ne­ments et ces pré­oc­cu­pa­tions qui me ramènent à chaque ins­tant à ma toute petite per­sonne, et c’est bien peu de le dire com­pa­ré à ces forces en puis­sance, voire ces enjeux colossaux_j’entends ceux de la par­tie adverse puisque la volon­té démo­cra­tique ne sau­rait exi­ger plus qu’elle n’est en droit de don­ner elle-même.

    Comme il y a réfor­ma­teur et vision­naire, mais il est vrai, de ces visions angé­liques où les Peter Pan et les Alices n’en font qu’à leur tête et sur­tout ne s’en laissent comp­ter par personne !

    Très bonne soi­rée à toi, ANA, au plai­sir de te lire, et n’hé­site pas à me conseiller tel ou tel sujet qui pour­rait m’en­flam­mer, his­toire que je puisse rebon­fir des­sus et rame­ner une nou­velle fois ma fraise ! – sourires

    Réponse
  82. J.C

    @ Fabien,

    Tu men­tionnes le reve­nu de base.
    Le reve­nu de base est, à cours terme, l’un des moyens de pré­ser­ver l’é­co­no­mie telle qu’elle fonc­tionne aujourd’­hui, redon­nant un peu de pou­voir d’a­chat aux pauvres. Ce qui signi­fie­rait une relance rela­tive de la consom­ma­tion per­pé­tuant ain­si encore un peu le sys­tème moné­taire sans pour autant remettre pro­fon­dé­ment en cause le régime poli­tique actuel.
    Cette mesure si elle devait voir le jour ne remet­trait pas en cause l’é­co­no­mie de mar­ché ni le pou­voir oli­gar­chique. Elle n’empêcherait pas non plus la moder­ni­sa­tion des moyens de productions.
    Par contre, elle pro­dui­rait assu­ré­ment une cer­taine infla­tion ou plu­tôt devrais-je dire une déva­lua­tion de la mon­naie, elle per­met­trait aus­si de réduire le mon­tant de salaires et les charges qui pèsent sur les entre­pre­neurs. Elle ins­tau­rait un sim­pli­fi­ca­tion fis­cale par un impôt unique, réper­cu­té en tant que T.V.A que l’on pour­rait ima­gi­ner en par­tie modu­lable selon les caté­go­ries de biens et ser­vices pro­duits ; pol­luant, non pol­luant, de pre­mière néces­si­té ou de luxe par exemple.

    Quoi­qu’il en soit, son ins­tau­ra­tion dépen­dra des pou­voirs finan­ciers et poli­tiques en place et non du bon vou­loir de la population.
    Est-ce que ce reve­nu est sou­hai­table et sou­hai­ter par le pou­voir actuel ? Telle est la question.
    Devra-t-il, s’il est envi­sa­gé, être mis en place lors­qu’il sem­ble­ra abso­lu­ment néces­saire par la majo­ri­té de l’o­pi­nion publique ou est-il tout sim­ple­ment contraire au prin­cipe du capitalisme ?

    Quoi­qu’il en soit, ce ne serait qu’a­mé­na­ge­ment tem­po­raire qui ne met­trait pas fin à la dégra­da­tion de l’en­vi­ron­ne­ment, à l’ex­ploi­ta­tion, à l’im­puis­sance poli­tique bref, à l’as­ser­vis­se­ment dont nous fai­sons l’objet.
    De plus, ce reve­nu de base ou uni­ver­sel ne sur­vi­vrait pas à la dis­pa­ri­tion du tra­vail humain.

    Quant à l’i­dée de salaire à vie qui prône d’autres formes d’i­né­ga­li­tés, il est encore plus impro­bable qu’il puisse voir le jours puis­qu’il remet fon­da­men­ta­le­ment en cause le prin­cipe de l’ex­ploi­ta­tion par le tra­vail en contre par­tie d’un reve­nu, soit la base même de la néces­si­té de l’u­sage de la monnaie.

    Je com­prends bien que cer­tains pensent qu’il faille contrô­ler les acti­vi­tés des indi­vi­dus par l’u­sage de la mon­naie mais cette vision n’est pas celle d’une socié­té libre, d’une démo­cra­tie et du res­pect de la digni­té humaine.

    L’argent ne rend pas les gens ver­tueux, bien au contraire.

    L’argent, ce n’est rien d’autre que le moyen d’ex­ploi­ter et d’as­ser­vir les autres, d’a­che­ter leur vie, c’est tout.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  83. J.C

    Pour conclure en quelques mots :

    La consti­tu­tion ne résou­dra pas nos pro­blèmes si elle ne per­met pas de pro­duire l’a­bon­dance pour tous. Une socié­té basée sur la pénu­rie, le ration­ne­ment est par nature inéga­li­taire et vouée à la cor­rup­tion quelles qu’en soient les règles.
    Une socié­té moné­taire ne per­met pas une abon­dance par­ta­gée, elle est donc vouée à l’é­chec quelque soient les rap­ports de force et les lois qui l’a constitue.

    Concrè­te­ment, nous avons les res­sources pour pro­duire cette abon­dance. Nous savons donc ce qu’il nous reste à faire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  84. Ana Sailland

    J.C

    Je com­prends mal le sens du mes­sage 86 :

    Si bien conçue (donc aux anti­podes de ce que nous connais­sons), la consti­tu­tion n’est pas un outil de pro­duc­tion maté­rielle mais un outil de pro­duc­tion de conscience, de concer­ta­tion uni­ver­selle, d’ar­bi­trage équitable.

    Mais si d’un coup de baguette magique elle était tout sou­dain écrite et opé­ra­tion­nelle, il fau­drait encore beau­coup de temps pour que le cer­veau col­lec­tif se déve­loppe et se mette au ser­vice de l’empathie universelle.

    Si bien conçue, elle est, avec le temps néces­saire à la crois­sance des consciences, sus­cep­tible de faire fran­chir aux pro­jets les plus nobles la demar­ca­tion line qui actuel­le­ment sépare la pen­sée libre de la pen­sée occupée.

    A pré­sent, la conscience col­lec­tive est sous-déve­lop­pée, et le cou­pable, c’est le sys­tème repré­sen­ta­tif qui l’in­hibe, selon des méca­nismes psy­cho­lo­giques per­vers, rehaus­seurs du déses­poir, de la paresse et du renoncement.
    Alors qu’au contraire la vraie démo­cra­tie, dis­po­sant d’une consti­tu­tion solide et ne souf­frant nulle tra­hi­son, la démo­cra­tie, du fait qu’elle engage chacun/chacune à participer/réfléchir, est le meilleur outil de mus­cu­la­tion de la conscience.
    Indi­vi­duelle et collective.
    Et devrait donc conduire l’ap­pa­reil col­lec­tif de la déci­sion à l’ex­tinc­tion du pau­pé­risme et de l’in­jus­tice, tout en res­pec­tant la Terre.

    Pas d’é­co­no­mie juste sans conscience.
    Pas de conscience sans démocratie.

    Réponse
  85. Morpheus

    Je suis à la fois d’ac­cord avec la conclu­sion de J.C (#86) et de Ana (#87).

    Pour Ana, et pour faire suite à un des points de débat que nous avions eut concer­nant le Pro­jet Venus, plus spé­ci­fi­que­ment sur la néces­si­té de pré­ci­ser que la décla­ra­tion que les res­sources de la pla­nète appar­tiennent à l’en­semble des êtres vivants (et pas seule­ment aux humains), je viens de prendre connais­sance de La Charte du Monde Libre, qui est une charte rédi­gée pré­ci­sé­ment par les pro­mo­teurs du PV (dont Jacque Fres­co, évi­dem­ment), et je suis donc heu­reux de voir que notre pré­oc­cu­pa­tion com­mune sur ce point consti­tue les trois pre­miers des dix enga­ge­ments de la dite charte.

    On peut consul­ter ces dix enga­ge­ments de la charte ici (et, éven­tuel­le­ment, si l’on est d’ac­cord, la signer – à noter que l’on peut signer la charte en n’ap­prou­vant QUE les points sur les­quels on est en accord, ce qui repré­sente une démarche net­te­ment démo­cra­tique, je trouve 🙂 ).

    Moi j’ai signé les dix points :-p

    Mor­pheus

    Réponse
  86. EFFAB

    Mer­ci J.C pour ces précisions(@85), et pour être franc, j’en ai bien besoin car comme je l’a­vais dit pré­cé­de­ment à MORPHEUS, je suis très très loin de manier un tant soit peu ces méca­nismes moné­taires ain­si que ces pro­ces­sus appa­rem­ment révo­lu­tion­naires et pro­gres­sistes que sont le Reve­nu de base ou ce Reve­nu dit universel.

    J’ai lu et enten­du deux trois petites choses concer­nant le Reve­nu de base, dont cet excellent docu­men­taire alle­mand où l’on com­pare le coût, le prix de revient, la TVA et autres taxes d’une bois­son entre le sys­tème éco­no­mique conven­tion­nel et cette nou­velle donne socié­tale. Mais je suis loin d’a­voir assi­mi­lé la démons­tra­tion de ce docu­men­taire ou d’a­voir même appro­fon­di tout ceci plus avant… n’hé­site pas à m’ai­guiller là où est ce savoir, voire l’ex­pli­ci­ter toi-même si le sujet te pas­sionne à ce point et que tu sois en mesure de résu­mer et par­ta­ger tout ça avec autrui : car la péda­go­gie et la connais­sance ont cet exi­gence et cet inté­rêt de par­ta­ger ce savoir avec le plus grand nombre et évi­ter autant que faire se peut de com­pli­quer davan­tage les choses ou impo­ser à autrui tout ce tra­vail déjà effec­tué, ces décou­vertes et ces conclu­sions… je veux dire par là que si nous vou­lons chan­ger le Monde et pla­cer le citoyen au coeur du dis­po­si­tif, il faut pour cela convaincre nos inter­lo­cu­teurs tout en nous met­tant à leur niveau ; je ne parle pas là d’in­tel­li­gence ou de niveau cultu­rel mais de cette ouver­ture d’es­prit ou, plu­tôt, de ces mécon­nais­sances en cha­cun de nous, de ces limi­ta­tions que nos par­cours per­son­nels et tous ces condi­tion­ne­ments cultu­rels qui y sont asso­ciés créent au coeur de nos exis­tences de de nos psychées.

    Un exemple pour étayer ce que je veux dire, par l’exemple des extrêmes : Sup­po­sons que nous devions convaincre et gagner à notre cause tout un public anglais inca­pable d’en­tendre un seul mot de fran­çais, et bien, nous serions bien obli­gés, cet objec­tif comme cette res­pon­sa­bi­li­té com­mune, d’ap­prendre nous-mêmes l’an­glais pour pou­voir enfin com­mu­ni­quer avec nos amis d’outre-manche.

    J.C, j’a­vais cru com­prendre cepen­dant que le Reve­nun de base per­met­tait jus­te­ment à tout un cha­cun de pou­voir choi­sir et se libé­rer de ces pres­sions et du dik­tat éco­no­mi­co-patro­nales. Sans reje­ter le modèle libé­ral ou, plus exac­te­ment, le mar­ché de l’offre à la demande, rame­né à sa plus stricte dimen­sion mar­chande et éco­no­mique, une éco­no­mie davan­tage basée sur les pro­duits mar­chands et non plus la seule spé­cu­la­tion, un tel sus­tème à deux vitesses, ou ces deux voies socio-éco­no­miques plus pré­ci­sé­ment, per­met­trait à cha­cun ce mini­mum vital et cette sécu­ri­té auto­nome tout en per­met­tant à tous, s’il le désire, de s’of­frir un peu de super­flu ou/et de capi­tal supplémentaires.

    Quoi­qu’il en soit, son ins­tau­ra­tion dépen­dra des pou­voirs finan­ciers et poli­tiques en place et non du bon vou­loir de la popu­la­tion… – écris-tu… dans l’é­tat actuel des choses, je suis bien d’ac­cord avec toi, mais nous par­lons bien là d’un nou­veau para­digme ins­tau­ré par une Consti­tu­tion écrite par et pour l’en­semble de la popu­la­tion, comme il est impé­ra­tif, au coeur de ce Droit des droits de fixer des méca­nismes et des pro­cé­dures phares, fon­da­men­tales, tel le Tirage au sort, un Reve­nu assu­rant ce mini­mum décent et vital à tout un cha­cun, comme cette auto­no­mie poli­tique garante de tous les excès, et cer­tai­ne­ment deux trois petites choses sup­plé­men­taires que cer­tains ici savent beau­coup mieux que moi.

    Cette démo­cra­tie véri­table ne peut qu’ins­tau­rer l’a­bon­dance, mais une abon­dance éclai­rée, rai­son­née, res­pon­sable et mesurée_car ces droits et ces liber­tés qui sont les nôtres nous obligent autant qu’elles nous libèrent : tout ne tombe pas tout cuit du ciel et il faut bien ce mini­mum d’in­ves­tis­se­ment et de matu­ri­té, de res­pon­sa­bi­li­té si nous vou­lons vrai­ment nous don­ner les moyens de notre ambi­tion com­mune et cet idéal démo­cra­tique, c’est aus­si simple que cela et c’est là un pos­tu­lat incon­tour­nable d’une telle Constitution !
    Merci

    Réponse
  87. J.C

    « la démo­cra­tie, du fait qu’elle engage chacun/chacune à participer/réfléchir, est le meilleur outil de mus­cu­la­tion de la conscience.
    Indi­vi­duelle et collective.
    Et devrait donc conduire l’ap­pa­reil col­lec­tif de la déci­sion à l’ex­tinc­tion du pau­pé­risme et de l’in­jus­tice, tout en res­pec­tant la Terre.

    Pas d’é­co­no­mie juste sans conscience.
    Pas de conscience sans démocratie. »

    il faut déjà de la conscience pour aspi­rer à la démo­cra­tie et en défi­nir les fon­de­ments. Ensuite, elle sera l’ou­tils d’un déve­lop­pe­ment de la conscience encore bien plus grand.

    On est bien d’ac­cord. Cependant,
    La consti­tu­tion sert d’a­bord à éta­blir un cadre ou la démo­cra­tie peut s’exercer.
    Si la consti­tu­tion ne garan­tie pas la mise en place de l’a­bon­dance pour tous, la démo­cra­tie ne ver­ra pas le jours.
    De belles décla­ra­tions ne servent à rien si l’as­pect maté­riel ne suit pas.

    Si les moyens maté­riels ne per­mettent pas l’é­ga­li­té par exemple, décla­rer que l’é­ga­li­té est la meilleure des choses ne sera que vaines paroles.
    L’u­sage de la mon­naie est un obs­tacle tech­nique à la démo­cra­tie, à l’é­ga­li­té de droit, au par­tage équi­table des res­sources de la pla­nète, au droit fon­da­men­taux et à la digni­té ain­si qu’à la liber­té et à l’é­ta­blis­se­ment d’une haut niveau de qua­li­té de vie.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  88. J.C

    @ Ana

    Autre­ment dit, l’a­ban­don du sys­tème moné­taire découle natu­rel­le­ment de l’af­fir­ma­tion sui­vante, qui devrait, si nous vou­lons une démo­cra­tie authen­tique, être incluse dans la consti­tu­tion ou la Chartre fon­da­trice de celle ci :

    « Les res­sources de la terre sont le patri­moine com­mun de tous les habi­tants du monde »

    Selon J.Fresco « Si vous vou­lez en finir avec la guerre, vous devez décla­rer que la terre appar­tient à tous. »

    Et en ver­tu de cela, per­mettre à tout un cha­cun d’ob­te­nir ce dont il a besoin pour vivre une vie digne de ce nom et non pas seule­ment ‑sur­vivre-.

    @ Mor­phéus

    Je suis aus­si retom­ber sur la charte du monde libre. c’est la 2 ème fois que je l’a signe.

    @ Fabien

    Tant que l’on fera usage de l’argent, le but sera d’a­bord d’ob­te­nir plus d’argent,
    tout res­te­ra contrô­lé par l’argent.
    Nous avons vu ce que donne une socié­té orien­tée ain­si, nous vivons dedans.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  89. Ana Sailland

    « autre­ment dit »

    Je n’ai pas dit ça.

    Réponse
  90. J-Stéphane

    Bon­jour,

    mer­ci Mor­pheus de m’avoir fait décou­vrir la Charte du Monde Libre.

    Je vis dans la région la plus répres­sive, l’IDF.

    Para­doxa­le­ment, plus j’améliore ma façon de conduire sur la route, plus j’ai de contra­ven­tions, plus d’un mil­lion de KM en presque trente ans et aucun accident.

    Pour com­pa­rer ce sys­tème répres­sif à la nota­tion d’une dic­tée dans un cours de fran­çais, j’ai comme le sen­ti­ment de ne jamais réus­sir à aug­men­ter ma note alors que je pro­gresse, tout cela parce que le sys­tème de nota­tion change constam­ment dans le but de tou­jours me prendre à défaut.

    Bon, ce n’est pas là où je vou­lais en venir, mais ça fait tou­jours du bien de le dire.

    Ce que je vou­lais dire, c’est, com­ment vont-ils nous ver­ba­li­ser si nous disons adieu à la monnaie ?

    Réponse
  91. Morpheus

    @ J‑Stéphane

    Je vais essayer de don­ner des pistes de réponse à ta ques­tion, mais je ne pré­tend pas déte­nir la for­mule à ce sujet.

    D’a­bord, on peut se poser une ques­tion essen­tielle, s’il s’a­git de faire évo­luer la conscience col­lec­tive et chan­ger nos vieux para­digmes de pen­sées / actions. Par exemple, est-ce que le vieux sys­tème « carotte et bâton » est effi­cace ? Est-ce qu’il fonc­tionne si bien que cela ? A mon avis, il ne fonc­tionne pas bien et repose sur une pen­sée per­verse. Certes, il est impor­tant de poser des limites, mais il doit y avoir moyen de le faire sans inter­ven­tion de la notion de sanc­tion, de puni­tion, mais par la conscien­ti­sa­tion et l’adhé­sion volon­taire (pas sous la contrainte, mais avec la prise de conscience de l’in­té­rêt et de la cohé­rence des limites).

    Si vrai­ment « sanc­tion » il devait y avoir, j’i­ma­gine des « sanc­tions » qui imposent une tâche à la fois utile et qui per­mette une prise de conscience (tra­vail d’in­té­rêt géné­ral dans un domaine en rela­tion avec l’in­frac­tion). Par exemple. Cela com­mence un peu à se faire, bien que nous ne sommes pas for­cé­ment dans un contexte idéal pour déployer la pleine effi­ca­ci­té de ce principe.

    D’autre part, l’une des idées fortes défen­dues par J. Fres­co est que « les lois, en elle-mêmes, ne résolvent pas les pro­blèmes ; en fait, les lois sont sou­vent l’ex­pres­sion de l’im­puis­sance à résoudre un pro­blème », aus­si pré­co­nise-t-il – notam­ment pour ce qui concerne les trans­ports et la sécu­ri­té qui s’y rap­porte (pour reprendre ton illus­tra­tion), plu­tôt que de légi­fé­rer et sanc­tion­ner les « mau­vais uti­li­sa­teurs / conduc­teurs », de déve­lop­per des sys­tèmes qui sécu­risent la route : sys­tèmes anti col­li­sions avec radar inté­gré, car­ros­se­rie en alliage à mémoire de forme, véhi­cules qui se pilotent eux-mêmes, etc. (la plu­part de ces inno­va­tions appa­raissent dans cer­tains films de science fic­tion, comme par exemple « Mino­ri­ty Report », mais ces inno­va­tions existent déjà : il suf­fit de les indus­tria­li­ser et de déve­lop­per des réseaux rou­tiers ad-hoc, dès lors, ce n’est pas une ques­tion de pro­blème tech­nique, mais de choix poli­tique et industriel).

    Voi­là ce que je peut en dire à ce stade.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    PS : exemple de tech­no­lo­gie visible dans Mino­ri­ty Report (2002) et que l’on a déve­lop­pé aujourd’hui.

    PS2 : les véhi­cules dans Mino­ri­ty Report fonc­tionnent sur le prin­cipe MAGLEV, qui est pré­co­ni­sé par Fresco.

    Réponse
  92. J.C

    @ Ana,

    Je vais essayé de cla­ri­fier ce qui pour­rait être le point qui ne te sembles pas l’être dans mon mes­sage 86.

    à toi de me dire si j’ai visé juste.

    J’ai dis :
    « La consti­tu­tion ne résou­dra pas nos pro­blèmes si elle ne per­met pas de pro­duire l’a­bon­dance pour tous »

    tu me dis :
    « la consti­tu­tion n’est pas un outil de pro­duc­tion maté­rielle mais un outil de pro­duc­tion de conscience »

    Je pense que la consti­tu­tion n’est pas qu’un outil de pro­duc­tion de conscience mais aus­si un outil de pro­duc­tion matériel.

    Autre­ment dit (et c’est moi qui le dis ;-)),
    si dans la consti­tu­tion n’est pas ins­crit les fon­de­ments même de ce qui va pro­duire l’a­bon­dance pour tous, soit, en autres, l’a­ban­don du sys­tème moné­taire et l’a­dop­tion des prin­cipes uni­ver­selles per­met­tant la recon­nais­sance et la mise en place du libre accès aux res­sources de la terre pour tous alors la démo­cra­tie n’au­ra pas les moyens de ses ambitions.

    Quand on doit d’a­bord lut­ter pour sa sur­vie, les prin­cipes démo­cra­tiques ne sont qu’une façade.
    Les condi­tions maté­rielles et tech­niques de l’exer­cice démo­cra­tique doivent être envi­sa­gées et assu­rées dès sa constitution.

    @J‑Stéphane

    Nous n’au­rons plus à être verbalisé.

    Si tu veux com­men­cer à appré­hen­der com­ment pour­rait fonc­tion­ner une socié­té sans mon­naie, je t’in­vite à jeter un œil sur les vidéos pré­sentes sur le site du pro­jet Vénus.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  93. Ana Sailland

    Je pense que la consti­tu­tion ne doit pas être pré­écrite par des gno­lus dans notre genre afin de l’as­treindre à conte­nir des solu­tions aux pro­blèmes de la vie, ni même des orien­ta­tions huma­nistes pré­éta­blies mais que par contre elle devra, et c’est au pro­ces­sus consti­tuant d’en déci­der (!), devra conte­nir, et solide, inat­ta­quable, le droit pour le peuple de choi­sir ses solu­tions à lui, déci­dées par lui, en temps vou­lu, et modi­fiables par lui, en tout temps.

    Dans le désir de voir dans la consti­tu­tion, avant même son écri­ture, un prin­cipe huma­niste non concer­té entre tous au sein du plus grand nombre, je per­çois, peut être à tort, un manque de confiance dans la com­pé­tence du peuple à être géné­reux et soli­daire lors­qu’il détien­drait tous les pou­voirs et toutes les reines de son destin.

    Il y a dans le fait d’être démo­crate une prise de risque, un pari sur la bon­té géné­rale, qui n’a jamais été tes­té à fond dans l’His­toire récente, par peur et manque de confiance.
    Quant à moi, je le fais ce pari, que la bon­té géné­rale est actuel­le­ment bri­dée, mais que libé­rée, elle serait le cœur, au sens propre, de la volon­té géné­rale, et sau­rait ain­si se choi­sir les plus beaux prin­cipes, sans l’aide ni de J.C, ni d’Ana 😉

    Rien n’empêche d’of­frir aux consti­tuants un réser­voir d’i­dées dans lequel ils pour­ront pio­cher, mais leur don­ner des direc­tives ne me semble pas démocrate.

    Réponse
  94. EFFAB

    Je com­prends et en même temps je ne suis pas d’ac­cord sur cette prise de risque… si cette abon­dance, comme l’ex­pli­cite si bien J.C, est incon­tour­nable et fon­da­men­tale pour construire une Démo­cra­tie qui se donne les moyens de ses ambi­tions et de sa propre ‘sur­vie’, il me semble alors évident de bien le/la défi­nir dès le début et de l’in­cor­po­rer alors à la Consti­tu­tion, ce texte et ce Droit et Devoirs fon­da­men­taux qui défi­nit clai­re­ment ces valeurs essen­tielles et huma­nistes garantes de toutes nos actions et pro­jets à venir.

    Ce pro­jet socié­tal, cette éthique et cette conscience déter­minent ces prio­ri­tés, ces obli­ga­tions, ces garde-fous ; à nous ensuite de choi­sir les poli­tiques et les actions à mener pour y parvenir_et ne par­ve­nir qu’à ça ; que ce soit de la façon la plus libé­rale ou la plus col­lec­ti­viste, peu importe après tout ou pour pous­ser la démons­tra­tion, puisque tout cela a pour but pre­mier le bien public et l’in­té­rêt de tous, cette éman­ci­pa­tion et cette auto­no­mie individuelle.

    Et il n’est pas là ques­tion de bri­der quoi que ce soit bien que l’en­jeu, je vous l’ac­corde, est bien de défi­nir au mieux et au plus juste ce qui res­sort du Consti­tu­tif de ce qui dépend des affaires cou­rantes et de nos pro­jets socié­taux… comme la volon­té géné­rale n’est rien sans inten­tion aucune, ces J.C, ces ANA tout aus­si impor­tants et indis­pen­sables dans ce pro­ces­sus col­lec­tif et consti­tu­tif… et en sup­po­sant ce réser­voir d’i­dées, autant y mettre le Tirage au sort, le reve­nu de base et la Consti­tu­tion à réécrire plus tard : ne sont-ce pas là des direc­tives que l’on impose à tous ces fran­çais qui croient comme mor­di­cus au suf­frage uni­ver­sel ou n’ont tou­jours pas fait le paral­lèle entre ce pou­voir oli­gar­chique et toute cette sys­té­ma­ti­sa­tion pyra­mi­dale et mer­dia­tique de nos exis­tences et de notre quotidien ?!

    Je me pose des ques­tions comme je me méfie des mots comme des idées les plus réso­lu­ment démo­cra­tiques, cette langue en nous qui peut dire tant de choses, tout et son contraire, constam­ment, à tout pro­pos, incons­ciem­ment, plein de bonnes inten­tions… pas si simple tout ça et c’est bien pour ça que le EFFAB s’est invi­té au débat… ce débat publique et tota­le­ment libre, mais ce débat qui n’existe que par cette ini­tia­tive et ce blog d’E­TIENNE… c’est là où je veux en venir, ANA, la liber­té du plus grand nombre, en l’é­tat actuel des choses, n’est rien et n’ad­vien­dra jamais si quelques enti­tés au départ et en volon­té n’ont vou­lu, por­té et réflé­chi cet idéal et ce pro­jet commun_car avant qu’elle ne devienne une croyance com­mune et par­ta­gée, une idée naît bien quelque part, en des esprits iso­lés, cette prise de conscience avant cette conta­mi­na­tion à l’ensemble…

    Réponse
  95. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Effec­ti­ve­ment, quand on com­mence à rai­son­ner sur les réso­nances qu’aurait une socié­té sans argent, on se rend vite compte que ça bou­le­ver­se­ra notre socia­bi­li­té et pau­pé­ri­se­ra très rapi­de­ment les sociopathes.

    Nous aban­don­ne­rons bien plus que la mon­naie, nous arrê­te­rons l’apologie du vice, nous éra­di­que­rons la répres­sion qui se nour­rit de l’incitation aux vices, et nous met­trons fin à cette socié­té patho­gène qui repose sur la mise à mal du vivant.

    Bref, nous choi­si­rons enfin d’œuvrer pour le bien uni­ver­sel et non pour le bien per­ver­ti de quelques-uns.

    Mais il y a d’autres condi­tions sur les­quelles il nous faut être vigilants :

    - Empê­cher la mono­po­li­sa­tion et l’accumulation des res­sources vitales, par quelques-uns au détri­ment des autres.

    - Veiller à se que la demande ne dépasse jamais l’offre.

    - Assu­rer une juste dis­tri­bu­tion et une répar­ti­tion en har­mo­nie avec l’environnement.

    - Per­mettre une juste répar­ti­tion des tâches pour aider notre pla­nète à œuvrer pour la vie.

    - Et quoi d’autre encore ?

    Réponse
  96. Ana Sailland

    Celui qui n’a pas confiance dans la com­pé­tence du peuple ne peut pas logi­que­ment récla­mer la démocratie …

    Quid de la DUDH ?

    Réponse
  97. J.C

    @ Ana,

    Qui parle de pré­ecrire la consti­tu­tion ? Arrê­tons cette vieille habi­tude de délé­guer aux autres notre res­pon­sa­bi­li­té, nous avons cha­cun notre place dans ce pro­ces­sus démocratique.
    Nous avons besoin d’A­na et de J.C et de tout ceux qui s’é­veillent à la néces­si­té d’une vraie démo­cra­tie, ici et ailleurs.
    Le pro­ces­sus consti­tuant a déjà com­men­cé et c’est nous, petit Ana, petit Etienne, petit Effab, petit J.C, petit Mor­pheus, petit J‑Stéphane, petit…

    Je suis par­fai­te­ment d’ac­cord avec Effab.
    Les gen­tils virus sont des gen­tils virus constituant.
    Avoir confiance dans le peuple, c’est aus­si et d’a­bord avoir confiance en soi en tant qu’or­gane du peuple. un peu de cou­rage que diable.

    Je sup­pose Ana qu’en par­lant du pro­ces­sus consti­tuant tu pen­sais au tirage au sort mais même là, il faut bien quel­qu’un pour l’ins­tau­rer et si ce n’est pas le peuple lui même, les dès seront pipés.

    Il n’y a à l’heure actuelle (et pour l’ins­tant), à ma connais­sance, aucune démo­cra­tie à l’é­chelle d’un pays. L’his­toire et les exemples récents nous ont mon­trés que la délé­ga­tion du pou­voir légis­la­tif et des pou­voirs de contrôle n’é­tait rien d’autre qu’une abdi­ca­tion du peuple a exer­cer sa propre sou­ve­rai­ne­té. Une aber­ra­tion du point de vue démo­cra­tique mais une aber­ra­tion bien com­pré­hen­sible vu le fonc­tion­ne­ment de la socié­té dans laquelle nous évoluons.

    Un tra­vail d’é­du­ca­tion et d’é­la­bo­ra­tion au sujet de la consti­tu­tion d’une démo­cra­tie doit conti­nuer et se développer.
    Si cha­cun pense que ce n’est pas à lui de par­ti­ci­per à l’é­la­bo­ra­tion de celle ci, si l’on pense que ce n’est pas nous d’y réflé­chir, de l’é­crire et de la pro­mou­voir, la démo­cra­tie n’ad­vien­dra jamais, ce n’est pas plus compliqué.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  98. Ana

    (Si je dis pro­ces­sus consti­tuant, c’est pour ne pas dire tirage au sort, car il existe d’autres méthodes)

    Offrir un réser­voir d’i­dées, oui, comme je l’ai écrit.

    Par­ti­ci­per à l’é­du­ca­tion popu­laire, oui, et d’ailleurs je ne m’en prive pas.
    C’est néces­saire, afin qu’en cas d’é­tin­celle impré­vi­sible, allu­mant une révo­lu­tion, les voleurs de révo­lu­tion ne puisent pas se poin­ter en se pré­sen­tant en sau­veurs, comme d’ha­bi­tude, c’est récur­rent dans l’Histoire.

    Nous sommes d’ac­cord me semble-t-il sur ces deux points.

    Mais dire, nous, ce qui doit abso­lu­ment être écrit comme prin­cipe de socié­té, et c’est ça prin­ci­pa­le­ment qui m’a fait réagir, alors là, non.
    C’est contraire à l’es­prit démocrate.
    C’est ne pas faire confiance à la com­pé­tence du peuple.
    C’est prendre le risque d’é­car­ter de meilleures idées que nous n’a­vons pas eues.

    (((Et quand on se per­met un petit coup de griffe à la démo­cra­tie inté­grale, ça abou­tit de fil en aiguille après 200 ans à des gens qui se per­mettent d’é­crire les règles de la rigueur dans la constitution.)))

    Et puis, nous avons déjà la DUDH, qui n’est pas res­pec­tée. Tout sim­ple­ment par ce que ce ne sont pas un pré­am­bule, ou un texte exté­rieur, aus­si beau soient ils, qui don­ne­ront au peuple le moyen de se faire res­pec­ter, mais les règles tech­niques du pou­voir par le peuple et par lui seul.

    Et je suis per­sua­dée que s’il détient ce pou­voir, le peuple sau­ra sur le moyen terme au plus tard écrire et res­pec­ter les meilleurs principes.

    Réponse
  99. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Nous nous affli­geons des dou­leurs dans l’espoir de bon­heur, et nous n’avons que le plai­sir pour ten­ter de guérir.

    Réponse
  100. J.C

    Nous avons besoin de nous décon­di­tion­ner de notre vision de ce que l’on croit être la démocratie.

    Nous ne savons pas ce qu’est la démocratie.
    J’es­saie de mon­trer que l’ab­sence de sys­tème moné­taire est inhé­rent à une démo­cra­tie inté­grale et non un rajout.
    Une démo­cra­tie durable ou aucun de nous ne sera un esclave, Athènes n’en était, à l’é­vi­dence, pas une.

    Jus­qu’à main­te­nant, la France a été une plou­to­cra­tie et je com­prends les craintes qui peuvent s’é­le­ver dans ce contexte mais dans une démo­cra­tie inté­grale, elles n’ont pas lieu d’être. Elles sont même un non sens.

    Si nous sommes en démo­cra­tie per­sonne n’é­cri­ra les règles à la place du peuple, si nous sommes en démo­cra­tie, il n’y a plus de mon­naie, si nous sommes en démo­cra­tie, il n’y a plus de crainte à avoir pour des coups de griffes parce qu’il n’y a plus de pou­voir à prendre ou à voler.

    « nous avons déjà la DUDH, qui n’est pas res­pec­tée. Tout sim­ple­ment par ce que ce ne sont pas un pré­am­bule, ou un texte exté­rieur, aus­si beau soient ils, qui don­ne­ront au peuple le moyen de se faire res­pec­ter, mais les règles tech­niques du pou­voir par le peuple et par lui seul. »

    Je suis par­fai­te­ment d’ac­cord avec toi.
    Le DUDH ne peut être res­pec­té parce que nous ne sommes pas en démo­cra­tie et je crois même que nous pou­vons faire mieux que le DUDH.
    Ces règles tech­niques c’est bien ce qui nous occupe ici et c’est bien à nous d’en débattre et de les écrire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  101. EFFAB

    Ah ! c’est ça la DUDH !… ne pour­rions-nous faire l’ef­fort d’é­crire en entier cer­taines choses ? cette abré­via­tion-là n’a rien de démo­cra­tique et fait plu­tôt pen­ser à l’é­co­no­mie et la ges­tion d’entreprise !

    Nous écri­vons des phrases entières pour nous expri­mer, je ne vois pas en quoi abré­ger des noms et des mots si impor­tants peut nous faire gagner de temps quand il est, par ailleurs, si impor­tant, de bien défi­nir, de bien énu­mé­rer cer­taines choses, les­quelles méritent autre­ment plus que des racour­cis d’u­sage et quelque nov­langue que ce soit !

    Oui, EFFAB tou­jours à cher­cher la petite bête ici-et-là, mais c’est là ma tâche, si tant est que j’en aie une ! emmer­der tout mon monde car je n’ai rien à prou­ver… ou cet ego débor­dant son sujet, c’est selon, c’est en tout cas là ma liber­té de réflexion, pour citer Hugo CHAVEZ…

    17’50 – Je fais seule­ment usage de ma liber­té de réflexion

    Réponse
  102. Morpheus

    Cer­tains élé­ments qui res­sortent de cette dis­cus­sion, notam­ment cer­taines réac­tions des uns comme des autres, m’a­mène à pen­ser notre propre mode de pen­sée, ce qui se passe, en ce moment, pen­dant ce débat, dans nos têtes, dans nos esprits.

    Pré­ci­sons que je n’ai pas la pré­ten­tion d’é­chap­per un seul ins­tant à ce pro­ces­sus, bien au contraire : il se joue autant en moi qu’en cha­cun de nous.

    Gen­tils Virus, nous avons ouvert notre esprit à des idées nou­velles, à une autre manière d’a­bor­der les ques­tions sociales et poli­tique, nous nous sommes ouvert à une autre ana­lyse, selon un point de vue neuf (au regard des cri­tères actuels, s’en­tend). Suite à cela, un cer­tain enthou­siasme nous a mené à réflé­chir une série de choses au préa­lable consti­tuées de pen­sées toutes faites.

    Nous avons com­men­cé à apprendre, à réap­prendre, à com­prendre, à ana­ly­ser. Nous nous sen­tons un peu plus com­pé­tent, un peu plus expert, un peu plus avi­sé… un peu plus éclai­rés. Des idées de solu­tions, de for­mules, de légis­la­tions se pro­filent dans notre esprit, nous en per­ce­vons les contours, certes encore flous, mais dans une concep­tions d’en­semble qui nous parait cohérente.

    Aus­si­tôt, un réflexe sur­vient : le réflexe du « savant », le réflexe du sachant, le réflexe du com­pé­tent… le réflexe de l’é­lite : « j’ai long­temps ana­ly­sé, pen­sé, réflé­chit, appré­hen­dé, son­dé la ques­tion (en l’occurrence, celle de la démo­cra­tie en géné­ral et en par­ti­cu­lier du pro­ces­sus consti­tuant), et je crains qu’un peuple non encore au fait de ces lumières ne puisse par­ve­nir aux mêmes conclu­sions, aux mêmes idées, aux mêmes for­mules, alors je res­sent le besoin d’im­po­ser ces idées ».

    Ne crai­gniez rien : cette réac­tion est par­fai­te­ment nor­male. Elle est humaine. Mais bien sûr elle est déran­geante, puis­qu’elle révèle pré­ci­sé­ment le conflit avec les modes de fonc­tion­ne­ment que je cherche à changer.

    Cette confron­ta­tion, ce conflit est donc révé­la­teur de ce qui se joue, à la fois à l’ex­té­rieur, dans nos rap­port aux autres, mais sur­tout à l’in­té­rieur, en cha­cun de nous. Cela devrait nous aider à com­prendre ce qui se passe dans l’es­prit des voleurs de pou­voir que nous dénon­çons quo­ti­dien­ne­ment (à rai­son), et com­prendre que nous-mêmes fonc­tion­nons selon les mêmes pro­grammes psy­cho­lo­giques : deve­nant des « savants », nous déve­lop­pons les mêmes réac­tions, c’est plus fort que nous.

    Pour résis­ter à cela, je dois me faire souf­france : c’est CELA la passion.

    Or, je sais que la pas­sion doit être dépas­sée pour par­ve­nir à mes objec­tifs et résoudre ce conflit. Mon objec­tif n’est pas d’être une lumière pour les autres (le peuple), c’est de mener les autres (le peuple) à deve­nir lui-même sa propre lumière.

    Sou­ve­nons-nous tou­jours de ceci :

    Les parents véri­tables ne sont pas ceux qui pro­tègent et couvent le plus d’en­fants, mais ceux qui amène le plus d’en­fants à deve­nir des adultes autonomes.

    L’en­sei­gnant véri­table n’est pas celui qui a le plus de connais­sances mais celui amène le plus de gens à la connaissance.

    Le maître véri­table n’est pas celui qui a le plus de dis­ciples mais celui qui forme le plus de maîtres.

    Et le Dieu véri­table n’est pas celui qui a le plus de ser­vi­teurs mais celui qui sert le plus, fai­sant ain­si de tous des divi­ni­tés vivantes.

    Car c’est à la fois le but et la gloire du divin : que les humains ne soient plus les ser­vi­teurs d’un Dieu inat­tei­gnable et incon­nais­sable, mais ren­contrent la divi­ni­té inévi­table qui siège en eux-mêmes.

    Aus­si, je rajoute que le Gen­til Virus n’est pas celui qui a le plus de connais­sances de la vrai démo­cra­tie et le plus de lumières, mais celui qui amène le plus de gens à la connais­sance de la vrai démo­cra­tie et à éveiller leurs propres lumières.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  103. J-Stéphane

    Bon­jour,

    La Décla­ra­tion Uni­ver­selle des Droits de l’Homme, à mon avis, fait par­tie d’un pro­jet non abouti.

    Et c’est pour cela qu’elle n’a à ce jour aucune recon­nais­sance juri­dique, le fait qu’elle ait en son nom les mots « décla­ra­tion » et « homme » démontre bien qu’elle n’en était qu’à sa ver­sion brouillon.

    Il me semble que si elle avait pris vie dans la poli­tique du pays, elle en serait à sa ver­sion 3.0X, et qu’elle se nom­me­rait quelque chose comme « Charte Morale Uni­ver­selle Fon­da­trice de Constitution ».

    Elle ne doit plus décla­rer, mais ordon­ner. Elle ne doit plus consi­dé­rer exclu­si­ve­ment l’homme, ou l’humain, mais l’univers.

    Les Consti­tu­tions, natio­nales, unions natio­nales et mon­diales, devront se fon­der sur cette « Charte Morale Uni­ver­selle Fon­da­trice de Consti­tu­tion », elles décri­ront en des termes plus pré­cis et tech­niques le fonc­tion­ne­ment poli­tique des com­mu­nau­tés ; la charte dit « Tous libre et égaux », la consti­tu­tion régle­mente, jus­tice et police.

    Il fau­dra com­plè­te­ment revoir l’article 17 de ladite DUDH, la pro­prié­té en tant que pos­ses­sion ne pour­ra être accep­tée que pour cer­tains objets ; type vête­ments, ordi­na­teurs, etc. Mais ne pour­ra en aucun cas s’appliquer aux vivants, aux res­sources, aux ter­restre et d’autres cas que je n’ai en tête pour le moment.

    Il ne faut en aucun cas que le prin­cipe de pro­prié­té puisse nuire aux pro­prié­tés d’un sujet.

    Il fau­dra faire valoir la prio­ri­té du « nous » sur le « toute personne ».

    Il fau­dra que le « nous » n’abandonne per­sonne et qu’il ne laisse pas l’individu régner sur la collectivité…

    Bon, il est vrai que l’i­dée est plu­tôt brouillonne, mais je la balance ici, telle que, pour qu’elle puisse vivre et évo­luer, ou mourir.

    Réponse
  104. Morpheus

    Concer­nant la décla­ra­tion uni­ver­selle des droits de l’homme, je suis en accord avec l’i­dée qu’il ne s’a­git pas d’une réfé­rence ultime et incon­tour­nable, et sur­tout pas « intouchable ».

    N’ou­blions pas que cette décla­ra­tion est avant tout une pro­duc­tion des « Lumières », et ce sujet des « Lumières », je vous invite très cor­dia­le­ment à lire et/ou écou­ter Marion Sigault, écri­vaine et his­to­rienne spé­cia­li­sée de cette période qui remet un cer­tain nombre d’i­dées à leur juste place…

    La décla­ra­tion des droits de l’homme fut pro­duite par un cou­rant de pen­sée libé­rale, mais libé­rale au sens de liber­té pour les mar­chands (1) : ce sont bien les pré­misses de la pen­sée libé­rale mar­chande, c’est-à-dire le capi­ta­lisme nais­sant, qui est à l’o­ri­gine de cette déclaration.

    Écou­tez et/ou lisez éga­le­ment Hen­ri Guille­min, qui lui aus­si nous apporte des élé­ments d’éclairage consi­dé­rable pour resi­tuer ce que furent les tenants et les abou­tis­sants de la révo­lu­tion fran­çaise : avant tout une révo­lu­tion de la bour­geoi­sie mobi­lière (mar­chande) contre l’a­ris­to­cra­tie fon­cière (la noblesse et la royau­té) et uti­li­sant le peuple contre les repré­sen­tants de l’an­cien régime.

    La révo­lu­tion fran­çaise ne fut PAS une révo­lu­tion MENÉE par le peuple afin d’ins­tau­rer un régime démo­cra­tique, et JAMAIS la répu­blique ne fut démo­cra­tique. Le peuple a été UTILISE par la bour­geoi­sie (les meneurs) pour impo­ser un nou­veau régime (oli­gar­chique) fon­dé sur les seuls inté­rêts de cette bour­geoi­sie mar­chande, contre l’an­cien régime.

    Rai­son pour laquelle cette décla­ra­tion n’est pra­ti­que­ment par­lant res­pec­tée que dans cer­tains de ces points, comme bien enten­du le « droit de pro­prié­té », si impor­tant et si sacré pour les voleurs (toutes sortes de voleurs, pas seule­ment les voleurs de pou­voir, mais aus­si les voleurs de ressources).

    N’ou­blions jamais que dès l’an­ti­qui­té on sait bien que les mar­chands sont des voleurs : ce n’est pas par hasard que Mer­cure (Her­mès chez les grecs) était le dieu des mar­chands ET des voleurs…

    A ce sujet pré­cis (le droit de pro­prié­té), la meilleure alter­na­tive que j’ai enten­due jus­qu’i­ci à ce droit (et qui peut s’ap­pli­quer dans un prin­cipe d’é­co­no­mie fon­dée sur les res­sources ayant abo­li la mon­naie) est l’i­dée déve­lop­pée par Ber­nard FRIOT de PROPRIÉTÉ D’USAGE (qu’il dis­tingue de la pro­prié­té lucra­tive). Cette dis­tinc­tion est indis­pen­sable car elle nous éclaire uti­le­ment sur la dif­fé­rence (essen­tielle) entre le droit à pos­sé­der un toit et une série de bien néces­saires (voir indis­pen­sables) à une vie digne, et une pro­prié­té dont on tire un pro­fit per­son­nel pou­vant mener à des inéga­li­tés et l’ex­ploi­ta­tion de tiers (non utile à la collectivité).

    (1) Ce texte fut rédi­gé par des Francs-Maçons, qui ne repré­sentent pas l’in­té­rêt géné­ral mais incarnent encore aujourd’­hui for­te­ment le mou­ve­ment libé­ral de la bour­geoi­sie mar­chande ain­si que les « pro­fes­sions libé­rales » (avo­cats, juristes, méde­cins, bref : les notables des « temps modernes »).

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  105. EFFAB

    C’est moi, MORPHEUS, qui cor­dia­le­ment et très hum­ble­ment, entre DUDH et Décla­ra­tion Uni­ver­selle des Droits de l’Homme, aie encore beau­coup à apprendre comme ce tra­vail sur soi_ et tu fais bien éga­le­ment J‑Stéphane : à cha­cun d’u­ti­li­ser les sigles et les mots comme bon l’en­tend, moi pas plus qu’un autre.

    Ce plai­sir de par­ta­ger avec vous et de vous lire, ces remise en ques­tion constantes et quo­ti­diennes… merci

    Réponse
  106. Ana Sailland

    Oui, les human rights ( en anglais, on ne dit pas homme mais humain, et le pro­blème sou­le­vé par l’un d’entre nous est fran­çais plus qu’u­ni­ver­sel) méritent amé­lio­ra­tions, et je l’ai moi-même maintes fois signa­lé ( l’ar­ticle 23 aus­si, pas que le 17, et d’autres ). Et je pen­sais bien qu’on allait me répondre çà, ce qui revient à noyer le pois­son, et le pois­son c’est nous, car là n’est pas l’es­sen­tiel. Le big pro­blem, c’est que le peuple n’a pas l’op­por­tu­ni­té ni de déga­ger ses valeurs, ni ensuite de les défendre.

    Le cer­veau col­lec­tif est en AVC isché­mique du fait qu’il n’est pas nour­ri d’un débat qui serait sien : le débat est le sang de la conscience col­lec­tive, et C dans l’air est un throm­bus mor­tel hihi.

    Accor­dons nous le plai­sir mas­tur­ba­toire (dit sans méchan­ce­té) de rêver à la socié­té idéale, sans argent s’il le faut (((digres­sion : je crois y avoir fait allu­sion bien avant que Mor­pheus nous parle de Jacques Fres­co, et j’ai don­né confé­rences publiques sur ce thème, je le dis au cas où mes résis­tances à la méthode lais­se­raient sup­po­ser des résis­tances sur le fond ))), accor­dons nous ça, oui, c’est impor­tant, car ces rêve­ries sont utiles et néces­saires au futur : l’u­to­pie est le prag­ma­tisme de demain. Mais res­tons cepen­dant cen­trés sur la cause des causes, qui est l’im­puis­sance du peuple. C’est la prin­ci­pale bataille, qui peut déci­der du sort de la guerre (et c’en est une, sans pan­zers, mais d’idées).

    Et je le répète mal­gré la petite oppo­si­tion ren­con­trée : la démo­cra­tie réelle sera(it) un boos­ter de la conscience, tan­dis que ses ersatz en sont des inhi­bi­teurs :

    Je n’i­ma­gine pas un réseau d’as­sem­blées déli­bé­ra­tives orga­ni­sées en réseau et inté­grant tout citoyen (le sché­ma de Condor­cet) je ne les ima­gine pas déci­der comme le fait l’in­tel­li­gent­sia pré­sente, y com­pris le par­ti pré­ten­du socia­liste, que le pro­blème de la faim dans le monde est un sou­ci vient ensuite, à trai­ter après la ques­tion du ren­de­ment des actions et/ou la sau­ve­garde du sys­tème finan­cier. Non, la démo­cra­tie réelle ne peut qu’être juste, car si un indi­vi­du sait être égoïste, la masse inté­grale du corps social ne sau­rait l’être.

    Réponse
  107. J.C

    Il y a pleins de pro­po­si­tions d’al­ter­na­tives éco­no­miques (moné­taires) plus inté­res­santes les unes que les autres. Cepen­dant, elles n’en­vi­sagent pas autre chose qu’un sys­tème hiérarchique.
    Le fonc­tion­ne­ment de la mon­naie implique un ordre hié­rar­chique, c’est un chan­tage sur les acti­vi­tés d’autrui.

    Notre com­pré­hen­sion de la nature même d’une démo­cra­tie est encore très limitée.
    Etienne lui-même oscille encore entre la néces­si­té de repré­sen­tants et une réelle démocratie.
    Il suf­fit de voir les réac­tions et le débats qui s’é­lèvent lors­qu’on cherchent à com­prendre l’i­dée de démo­cra­tie qui n’est rien d’autre que le pou­voir du peuple exer­cé par lui-même.
    On s’es­claffe : « Oh ! regar­dez com­ment les athé­niens dési­gnaient leurs repré­sen­tants, ils les tiraient au sort alors que nous nous les élisons »
    S’en­suit des débats inter­mi­nables sur le fait de choi­sir ses repré­sen­tants ou de les tirer au sort, avec les avan­tages et les incon­vé­nients de chaque pro­po­si­tion et d’é­ven­tuelles modes de dési­gna­tion mixtes ALORS QUE la repré­sen­ta­ti­vi­té est le strict contraire de la démocratie.

    Athènes n’é­taient certes pas une démo­cra­tie inté­grale car déjà for­te­ment hié­rar­chi­sée (fruit de l’u­sage de la mon­naie qui spé­cia­lise les acti­vi­tés humaines) mais ceux qui avaient la chance d’êtres des citoyens n’a­vaient pas encore renon­cer à exer­cer le pou­voir poli­tique. Il n’a­vaient pas de repré­sen­tants et j’in­siste là des­sus, ils débat­taient et votaient eux-même les lois. Ils dési­gnaient des fonc­tion­naires par le tirage au sort.
    C’est à mon sens une erreur des spé­cia­listes de notre époque d’a­voir consi­dé­ré ces tirés aux sort comme des repré­sen­tants car ils ne l’é­taient pas.
    Il n’est pas tou­jours facile de se déta­cher des filtres que nous impose le contexte dans lequel nous vivons et pour en reve­nir à la notion de véri­table démo­cra­tie, comme je le disais plus haut, dans une vraie démo­cra­tie il n’y a plus de pou­voir à prendre ou à voler
    car il n’y a pas de repré­sen­tants ni de gouvernants.

    Même si j’ai encore quelques réti­cences avec ce terme car son sens a été gal­vau­dé, il s’a­git bien d’a­nar­chie, d’é­ga­li­té et de liber­té individuelle.
    Plus une socié­té sera indi­vi­dua­li­sée dans son mode de déci­sion plus elle sera démocratique.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  108. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Élec­tion, tirage au sort, et pour­quoi pas une for­mu­lette d’élimination ?

    Nous sommes sûrs d’une chose, les élec­tions ne per­mettent pas de tirer le meilleur de la nature humaine.

    Mais sommes-nous à ce point abou­ti, que nous ne puis­sions plus inno­ver et faire dans l’inédit ?

    Avec les casiers judi­ciaires nous avons mis au point un outil qui réfé­rence et pro­file le poten­tiel délin­quant des citoyens.

    Pour­quoi ne pas en faire de même pour les citoyens enga­gés et exem­plaires ? Une police qui dresse des bons points plu­tôt que des sanctions.

    Et comme pour le casier judi­ciaire, tenir une base de don­nées qui cen­tra­lise les bonnes atti­tudes qui donne droit à des remer­cie­ments et aus­si, après accep­ta­tion de l’intéressé, l’inscrire sur la liste des poli­ti­ciens poten­tiels pour un tirage au sort ou un plouf-plouf. 😉

    Réponse
  109. J-Stéphane

    Les élec­teurs ne doivent plus être sol­li­ci­tés pour choi­sir un citoyen.

    Le pas­sage aux urnes doit por­ter seule­ment sur le choix et l’acceptation d’un projet.

    Les acteurs poli­tiques doivent être tirés au sort sur une liste infor­ma­ti­que­ment sélec­tive (toute cor­rup­tion sera éliminatoire).

    Il ne doit plus y avoir de choix d’humain à humain, cela régle­ra bien des fai­blesses. L’individu choi­sit un pro­jet et l’informatique choi­sit l’individu.

    Qu’en pen­sez-vous ? Est-ce cohé­rent et réalisable ?

    Réponse
  110. EFFAB

    Même si j’ai encore quelques réti­cences avec ce terme car son sens a été gal­vau­dé, il s’a­git bien d’a­nar­chie, d’é­ga­li­té et de liber­té indi­vi­duelle. Plus une socié­té sera indi­vi­dua­li­sée dans son mode de déci­sion plus elle sera démo­cra­tique. – J.C (@110)
    _

     »Les élec­teurs ne doivent plus être sol­li­ci­tés pour choi­sir un citoyen.

    Le pas­sage aux urnes doit por­ter seule­ment sur le choix et l’acceptation d’un pro­jet.

    Les acteurs poli­tiques doivent être tirés au sort sur une liste infor­ma­ti­que­ment sélec­tive (toute cor­rup­tion sera éliminatoire).

    Il ne doit plus y avoir de choix d’humain à humain, cela régle­ra bien des fai­blesses. L’individu choi­sit un pro­jet et l’informatique choi­sit l’individu. » – J‑Stéphane (@112)
    _

    Mais c’est bien aux indi­vi­dus, à des indi­vi­dus en pre­mier lieu, de por­ter la bonne nou­velle comme cette volon­té de vou­loir inflé­chir la donne, non pas cette volon­té d’en impo­ser à qui que ce soit mais bien cette volon­té com­mune de ce fait Consti­tuant démocratique.
    _

    Je n’y reviens pas pour ten­ter d’a­voir le der­nier mot, juste quelques pré­ci­sions, un avis, une réflexion, tous ces ajouts com­muns que nous par­ta­geons, ces mots de cha­cun qui me per­mettent d’a­van­cer moi-même et struc­turent davan­tage cette appré­hen­sion si pas­sion­née et si com­plexe à la fois de ce sujet…
    _

    … néan­moins si per­ti­nent, cette humi­li­té, ce res­pect d’au­trui, cette pro­fon­deur de réflexion, oui, à vous relire encore ANA et MORPHEUS, pour ne citer que vous.

    Réponse
  111. J.C

    Une petite ques­tion que je poste ici car le fil concer­né n’est plus (faci­le­ment) accessible.

    Etienne, com­ment as-tu pris connais­sance de cette loi de 73 ? quelle est la source des sup­po­si­tions concer­nant cette loi. Mer­ci d’a­vance pour ta réponse.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  112. J.C

    Etienne, com­ment as tu eu vent de la loi de 73 ?
    une réponse en une seule phrase m’i­ra très bien.
    Mer­ci d’avance

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  113. Étienne

    Salut J.C.

    C’est André-Jacques Hol­becq qui, sur un fil deve­nu énorme et pas­sion­nant du FORUM, puis dans un livre dont il m’a gen­ti­ment deman­dé d’é­crire une pré­face, m’en a appris à la fois l’exis­tence et l’importance :

    Reprendre le pou­voir sur notre monnaie

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​i​d​=81

    La dette publique est une affaire très ren­table, mais pour qui ?

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​0​8​/​0​5​/​1​6​/​9​4​-​l​a​-​d​e​t​t​e​-​p​u​b​l​i​q​u​e​-​e​s​t​-​u​n​e​-​a​f​f​a​i​r​e​-​t​r​e​s​-​r​e​n​t​a​b​l​e​-​m​a​i​s​-​p​o​u​r​-​qui


    Cette prise de conscience m’a conduit à écrire des billets comme celui-ci :

    Non, ce n’est pas « trop cher » : le finan­ce­ment des besoins col­lec­tifs est ren­du sciem­ment rui­neux par un sabor­dage moné­taire étonnant

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​0​7​/​0​5​/​0​1​/​7​2​-​n​o​n​-​c​e​-​n​-​e​s​t​-​p​a​s​-​t​r​o​p​-​c​h​e​r​-​l​e​-​f​i​n​a​n​c​e​m​e​n​t​-​d​e​s​-​b​e​s​o​i​n​s​-​c​o​l​l​e​c​t​i​f​s​-​e​s​t​-​r​e​n​d​u​-​s​c​i​e​m​m​e​n​t​-​r​u​i​n​eux

    La par­ti­ci­pa­tion très active à des contro­verses ardentes (comme celle ci-des­sous, à télé­char­ger plu­tôt qu’à ouvrir) nous a tous fait progresser :

    Com­pi­la­tion du BLOG de Paul JORION « Tout notre débat sur la mon­naie » (de février 2008 à mars 2010, 8 500 pages, pdf, 43 Mo)

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​T​o​u​t​_​n​o​t​r​e​_​d​e​b​a​t​_​s​u​r​_​l​a​_​m​o​n​n​a​i​e​_​c​h​e​z​_​P​a​u​l​_​J​o​r​i​o​n​.​pdf

    Et encore récem­ment, cette puis­sante contro­verse précise :

    LOI DE 1973 : les aveux de Rocard et deux nou­velles pistes pour com­prendre l’ef­fet véri­table de la loi (377p., 3 Mo)

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​L​O​I​_​7​3​_​a​v​e​u​x​_​R​o​c​a​r​d​_​B​l​o​g​_​P​l​a​n​_​C​_​j​a​n​v​i​e​r​_​2​0​1​3​.​pdf

    Réponse
  114. J.C

    mer­ci Etienne, il y a de quoi lire.

    En posant cette ques­tion, je ne pen­sais pas à ce qui suit.
    En lisant ceci, il m’a sem­blé qu’il y avait peut être une erreur dans l’in­ter­pré­ta­tion du sens de l’ar­ticle 104.

    « l’ar­ticle 104 du trai­té de Maas­tricht : « Il est inter­dit à la BCE et aux banques cen­trales des États membres, ci-après dénom­mées « banques cen­trales natio­nales » d’accorder des décou­verts ou tout autre type de cré­dit aux ins­ti­tu­tions ou organes de la Com­mu­nau­té, aux admi­nis­tra­tions cen­trales, aux auto­ri­tés régio­nales ou locales, aux autres auto­ri­tés publiques, aux autres orga­nismes ou entre­prises publiques des États membres ; l’acquisition directe des ins­tru­ments de leur dette, auprès d’eux, par la BCE ou les banques cen­trales natio­nales, est éga­le­ment interdite. »
    Par cet article (repris qua­si­ment tel quel dans le TCE, art. III-181), les États (c’est-à-dire nous tous) ne peuvent plus finan­cer les inves­tis­se­ments publics qu’en emprun­tant à des acteurs pri­vés, et en leur payant un intérêt. »

    C’est peut être Faux.

    Ce que je com­prends de ce texte, c’est que les banques cen­trales peuvent finan­cer les inves­tis­se­ments publics (sans inté­rêts) par simple créa­tion moné­taire ; par contre, il leur est inter­dit de créer de la mon­naie qui ser­vi­rait à rem­bour­ser les DETTES contrac­tées auprès des banques pri­vés. Ce qui signi­fie qu’en lais­sant les États s’en­det­ter auprès des banques pri­vées, sans pos­si­bi­li­té de créa­tion moné­taire pour rem­bour­ser ces dettes, cette loi condamne, à terme, les banques pri­vées à la faillite par le défaut de paie­ment des États.

    Ce qui confir­me­rait la lec­ture faite par Lior et Maga­li de la loi de 73 et la conti­nui­té avec les trai­tés euro­péens, ain­si que la néces­si­té de main­te­nir les bud­gets en déséquilibre.

    Ce ne serait donc pas les États qui seraient en dan­ger mais bien les banques pri­vées et tout semble pré­vu pour cela soit ainsi.

    J’ai bon ou je dis des bêtises ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  115. J.C

    Je viens de lire ça :

    http://​blogs​.media​part​.fr/​b​l​o​g​/​l​e​c​h​i​f​f​r​e​/​2​9​1​1​1​1​/​l​e​s​-​f​a​n​t​a​s​m​e​s​-​d​u​-​f​i​n​a​n​c​e​m​e​n​t​-​d​e​-​l​-​e​t​a​t​-​p​a​r​-​l​a​-​b​a​n​q​u​e​-​c​e​n​t​r​a​l​e​-​e​t​-​d​e​-​l​a​-lo

    C’est l’ex­pli­ca­tion la plus claire que j’ai pu lire sur la loi de 73.

    Elle pour­rait bien appor­ter de l’eau à ton mou­lin Etienne.

    ques­tion : est-il pos­sible pour la banque cen­trale de créer direc­te­ment de la mon­naie sans avance du trésor ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  116. J.C

    J’ai trou­vé ici des réponses de nos amis cités au des­sus par Etienne concer­nant l’é­mis­sion de mon­naie par la banque centrale :

    http://​www​.socie​tal​.org/​m​o​n​n​a​i​e​/​c​r​e​a​t​i​o​n​m​o​n​n​a​i​e​p​o​u​r​l​e​s​n​u​l​s​.​pdf

    Voi­ci deux cita­tions de la fin du document :

    « ce sont donc les cré­dits qui font les dépôts et non l’in­verse car s’il n’y avait pas de cré­dits ini­tiaux il n’y aurait pas de mon­naie ban­caire (mon­naie-dette) en cir­cu­la­tion et donc d’épargne disponible

    qui puisse être prê­tée à nou­veau. C’est l’oc­troi du cré­dit, le fait de « dire oui », qui donne nais­sance à un sup­plé­ment de mon­naie. Il s’a­git bien là d’un pri­vi­lège de créa­tion ex-nihi­lo et la cau­sa­li­té va de l’en­det­te­ment pri­maire à l’é­pargne. Comme le fait remar­quer jus­te­ment A. Chai­neau : « La preuve de ce pou­voir de créa­tion moné­taire est que la masse moné­taire n’est pas fixe comme elle le serait si le banquier

    ne fai­sait que prê­ter les avoirs moné­taires des dépo­sants » (p. 151).

    En tant que simple jeu d’é­cri­ture, ce pou­voir de créa­tion appa­raît donc comme théo­ri­que­ment illi­mi­té. La banque peut créer autant de mon­naie qu’elle le sou­haite puisque tout cré­dit aug­mente les res­sources d’un même mon­tant. C’est l’ex­pan­sion de son actif qui entraîne celle de son passif. »

    « Comme nous le rap­pelle la Banque de France elle même, c’est le cré­dit qui per­met le dépôt et non l’in­verse, car main­te­nant que la mon­naie n’est rat­ta­chée à aucun éta­lon maté­riel, elle ne pré existe pas par nature, il faut l’é­mettre à par­tir d’une dette qui devient sa nature intrin­sèque. Pas de mon­naie sans dette. Il faut une demande : un agent éco­no­mique qui a besoin d’argent, quelle qu’en soit la des­ti­na­tion, et un offreur, la banque qui a ce pou­voir d’é­mettre cette mon­naie scrip­tu­rale par ins­crip­tion simul­ta­née de la même somme à son actif et son pas­sif. Une fois que la mon­naie est dans le cir­cuit et, jus­qu’à à l’é­chéance finale de mon prêt, elle cir­cule dans la socié­té, passe de compte en compte, est en par­tie trans­for­mée en mon­naie fidu­ciaire et est aus­si en par­tie trans­for­mée en épargne, reprê­tée par des éta­blis­se­ments finan­ciers, etc… »

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  117. J.C

    En un mot, si j’ai bien com­pris, c’est l’oc­troie de cré­dit par les banques pri­vés qui per­met la créa­tion de mon­naie par la banque cen­trale et non l’in­verse. Et ce depuis que l’é­ta­lon or a été aban­don­né en 1971.
    Est-ce que cela signi­fie que la banque cen­trale ne peut plus créer de mon­naie de son propre chef parce qu’elle a per­du son éta­lon or pour pou­voir le faire ?

    « car main­te­nant que la mon­naie n’est rat­ta­chée à aucun éta­lon maté­riel, elle ne pré existe pas par nature, il faut l’é­mettre à par­tir d’une dette qui devient sa nature intrin­sèque. Pas de mon­naie sans dette »

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  118. J.C

    Pour cla­ri­fier mon inter­ven­tion 117.

    La banque cen­trale amé­ri­caine (FED) est une banque pri­vée, elle peut moné­ti­ser des titres de dette publiques.
    Autre­ment dit, elle accorde des cré­dits à l’é­tat en créant de la monnaie.
    On parle alors d’as­sou­plis­se­ment quan­ti­ta­tif (quan­ti­ta­tive easing)
    Ceci n’est pas per­mis pour les banques cen­trales des pays euro­péens et la BCE.

    Pour ce qui est de la banque cen­trale fran­çaise, la banque de France est natio­na­li­sé à 100%, elle appar­tient donc à l’E­tat, il ne devrait donc pas être ques­tion d’emprunt ou de cré­dit pour qu’elle crée de la mon­naie (moné­tise), elle devrait pou­voir le faire par simple déci­sion du gouvernement.

    Il ne s’a­git plus là de rem­bour­ser d’une dette mais de créer la mon­naie dont on a besoin.

    Le pro­blème c’est que le jours ou l’on décide de faire cela, l’é­ta­lon-or n’é­tant plus, on entre dans une éco­no­mie diri­gée ou la valeur de la mon­naie est fabri­quée de toute pièce.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  119. J.C

    En deux mots, la dif­fé­rence que je fais entre une aris­to­cra­tie et une démo­cra­tie idéale :

    La pre­mière est une socié­té contrô­lée par les meilleurs, la seconde est une socié­té assis­tée par les meilleurs.

    La pre­mière est une pri­son qui ne peut avoir les mêmes objec­tifs que la seconde. Lorsque notre liber­té est for­te­ment res­treinte par la néces­si­té du contrôle d’au­trui, une éner­gie consi­dé­rable est inves­tit dans le contrôle social.
    Dans le second cas, la liber­té per­met l’é­man­ci­pa­tion par la mise à dis­po­si­tion des moyens de la connais­sance avec pour objec­tifs de deve­nir tous meilleurs.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  120. J.C

    un cour­rier de ma banque annonce un chan­ge­ment majeur des modes de paiements.
    à par­tir du mois de juin, « la carte sans contact vous per­met­tra de régler en caisse plus sim­ple­ment et plus rapi­de­ment tout vos petits achats jus­qu’à 20 euros. elle pour­ra rem­pla­cer pro­gres­si­ve­ment la mon­naie qui encombre votre portefeuille. »

    Nous allons vers une dis­pa­ri­tion de la mon­naie papier puis de son interdiction.
    Toutes les tran­sac­tions seront bien­tôt entiè­re­ment sous contrôle, adieu les mon­naies locales.

    Quelques jours après je reçois, une nou­velle publi­ci­té pour le rachat d’or et de métaux précieux :
     » Vu l’en­goue­ment sus­ci­té lors de notre pas­sage dans votre ville… »

    La refonte com­plète de l’é­co­no­mie mon­diale annon­cée par Bush père et Sar­ko­sy approche à grand pas.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  121. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Ces vam­pires éco­no­miques ne seront satis­faits que quand ils auront tout l’or et l’argent du monde dans leurs coffres.

    Ces vénaux iront jus­qu’à nous ouvrir les veines, ils leur est impen­sable de devoir par­ta­ger et d’a­voir en com­mun avec les humains ce qui a été mis comme offrande pour les dieux vivants, pour eux c’est le peuple qui est le pilleur, le peuple doit allé cher­cher et rap­por­ter, mais le peuple com­mence à com­prendre, et bien­tôt il ne rap­por­te­ra plus le bâton pour ne pas se faire battre.

    Ces dieux vivants qui n’ont plus les pieds sur terre, et encore moins les mains dedans, ont des besoins bien maté­riels, même exces­si­ve­ment. Et pour com­plé­ter leur rai­son­ne­ment iden­ti­taire, le ter­rien, lui, doit apprendre à déma­té­ria­li­ser ses besoins. Mon­naie vir­tuelle, capi­tal vir­tuel, par télé­cran ; les émo­tions vir­tuelles, la pos­ses­sion vir­tuelle, la nour­ri­ture qui se mange sans quit­ter la pub des yeux, ceci afin d’ap­prou­ver le men­songe qui est dans sa bouche, etc.

    Il faut abso­lu­ment dis­so­cier le vital du luxe, les mine­rais pré­cieux ne doivent l’être que pour le luxe, ils ne doivent plus inter­fé­rer avec les res­sources essen­tielles à la vie, mais com­ment faire ? …

    Réponse
  122. J-Stéphane

    Com­ment empê­cher le grain de deve­nir diamant ?

    Réponse
  123. J.C

    @ J‑Stéphane

    En aban­don­nant l’argent

    Bien ami­calment

    J.C

    Réponse
  124. Étienne

    Une ver­sion You­tube de cette vidéo, pour ceux qui ont un pro­blème de débit avec Viméo :

    Réponse
  125. Anonymous

    « En Penn­syl­va­nie, deux enfants sont inter­dits de par­ler du gaz de schiste pour le reste de leur vie. Âgés de 7 et 10 ans, ils feraient bien de tenir leur langue, sous peine de se voir infli­ger une amende de 750 000 dollars.

    En cause, un accord entre l’en­tre­prise Range Resources, spé­cia­li­sée dans le gaz de schiste aux Etats-Unis, et la famille Hal­lo­wich, dont la ferme de 40 hec­tares est adja­cente à l’un des sites de forage.

    Lors­qu’en 2011 la famille se plaint que les acti­vi­tés de l’en­tre­prise ruinent à la fois sa ferme et la san­té des enfants, qui souffrent de nom­breux pro­blèmes res­pi­ra­toires et maux de tête, l’a­vo­cat de l’en­tre­prise pro­pose un arrangement : 
    le gag order, la « clause du bâillonnement ».

    Aux États-Unis, la pro­cé­dure est tout ce qu’il y a de plus légale et banale. Il s’a­git d’empêcher, moyen­nant finances, les par­ties civiles et leurs avo­cats d’é­vo­quer l’af­faire dans la presse et en public. Le pre­mier amen­de­ment ne pou­vant empê­cher un média de publier et dif­fu­ser une infor­ma­tion, le gag order est le seul moyen de bâillon­ner les par­ti­ci­pants du pro­cès sous le contrôle de la cour.

    Mais cette fois la déci­sion implique des mineurs. Un cas très rare, qui laisse la mère des deux enfants son­geuse et scep­tique : « Nous savons que nous fai­sons vœux de silence pour tou­jours, mais com­ment cette déci­sion peut-elle reti­rer les droits de nos enfants, qui sont aujourd’­hui mineurs ? »

    Plus prag­ma­tique, Ste­pha­nie Hal­lo­wich doute de la capa­ci­té de ses enfants à res­ter bouches cou­sues : « Je veux dire, ma fille vient d’a­voir 7 ans, et mon fils a 10 ans. »

    Inter­ro­gé par un jour­na­liste de l’AFP, un porte-parole de Range Resources s’est conten­té de pré­ci­ser que l’in­ter­dic­tion ne s’é­tait « jamais appli­quée », et que l’en­tre­prise avait envoyé un « cour­rier de cla­ri­fi­ca­tion » à la famille. »

    http://​big​brow​ser​.blog​.lemonde​.fr/​2​0​1​3​/​0​8​/​0​6​/​m​o​t​u​s​-​a​u​x​-​e​t​a​t​s​-​u​n​i​s​-​d​e​u​x​-​e​n​f​a​n​t​s​-​i​n​t​e​r​d​i​t​s​-​d​e​-​p​a​r​l​e​r​-​d​u​-​g​a​z​-​d​e​-​s​c​h​i​s​te/

    Réponse
  126. Anonymous
              ,   _        {`--.
             { \/`o;====- {:}'-.}>,
        .----'-/`-/        {.--'  )) _
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              `--`               ))  \_\
    Réponse
  127. Marie

    J’ai reçu le lien ci-des­sus d’un ami mais n’en sais le sérieux, juste ceci :
    [email protected]

    Comme je viens d’a­voir un doute après le poste, à voir donc…

    Réponse
  128. Bèrbère
  129. Bèrbère

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