Henri Guillemin, suite : Danton, Voltaire, Vallès, Marie-Antoinette…

3/11/2012 | 19 commentaires

Chers amis,

Juste avant de par­tir pour La Réunion, je trouve cette
nou­velle mine de confé­rences d’Hen­ri Guillemin :

http://www.demystification.fr/lecons-dhistoire‑2/henri-guillemin/

J’ai repé­ré (et mémo­ri­sé pour écou­ter dans l’a­vion — 10 h de vol, j’ai le temps 🙂 ) Dan­ton, Vol­taire, Marie-Antoi­nette, Val­lès, Trots­ky, Robes­pierre, Napo­léon (nou­velles ?)…

J’ai trou­vé ce lien sur le forum d’A­SI (Arrêt sur Images) consa­cré spé­cia­le­ment à Guille­min :
http://​www​.arret​su​ri​mages​.net/​f​o​r​u​m​/​r​e​a​d​.​p​h​p​?​3​,​1​2​5​9​381
forum fai­sant suite à l’autre forum — éton­nant et inté­res­sant — sur mon entre­tien avec Maja de cet été :
http://​www​.arret​su​ri​mages​.net/​f​o​r​u​m​/​r​e​a​d​.​p​h​p​?​3​,​1​2​5​9​381

Je vous laisse les clefs du site, soyez sages 🙂

Bien ami­ca­le­ment.

Étienne.

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Étienne

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19 Commentaires

  1. Yvan

    Pfiuu… encore une belle col­lec­tion que voilà !
    Mer­ci pour le par­tage, et bon voyage Etienne 🙂

    Réponse
  2. Ana Sailland

    C’est mar­rant la coïn­ci­dence : j’ai bavar­dé de ça deux heures durant avec mon den­tiste il y a deux jours. (mon den­tiste est un type for­mi­dable qui enlève les outils quand la conver­sa­tion devient phi­lo­so­phique ; je dois être la seule per­sonne sur terre à aller chez mon den­tiste avec plaisir ! )

    Bon voyage et atten­tion au soleil .

    Réponse
  3. Artaud

    bon voyage Étienne et n’ou­blie pas de faire une bonne cure de lan­goustes sous le soleil 🙂

    Réponse
  4. Yves le révolutionnaire

    Encore mille mer­cis… moi qui suis assoif­fé.. Ça tombe bien !

    Réponse
  5. Yves le révolutionnaire

    il faut s’abonner ??

    Réponse
  6. Yves le révolutionnaire

    ah non j’a­vais pas vu le 1er lien ! Wouaaaaa du feu de dieu ! merci !!!!!!

    Réponse
  7. AlainR

    Il y a un vrai chan­ge­ment dans le finan­ce­ment des élec­tions aux Etats-Unis (…) Les mil­lion­naires et les groupes d’in­té­rêt vont avoir un rôle crois­sant dans le finan­ce­ment de la poli­tique, en par­ti­cu­lier lors des élec­tions au Congrès et notam­ment au Sénat (…)

    Un mil­liard de dol­lars a été inves­ti dans la publi­ci­té télé­vi­sée électorale
    (Vir­gi­nie Robert, 04/11/12, lese​chos​.fr)

    Réponse
  8. JLM
  9. AlainR

    La main cachée des groupes fran­çais dans les élec­tions américaines
    (8 novembre 2012, Mar­tine Orange, media​part​.fr)

    « L’affaire aurait pu être très embar­ras­sante. Com­ment jus­ti­fier que des groupes fran­çais dépensent plus de 728 000 dol­lars pour finan­cer direc­te­ment les can­di­dats à la der­nière élec­tion amé­ri­caine, comme le révé­lait une enquête de Bastamag ? »

    « Tous apportent la même réponse et plaident la par­faite inno­cence : ce ne sont pas eux mais leurs employés amé­ri­cains tra­vaillant dans leurs filiales implan­tées aux États-Unis qui ont volon­tai­re­ment déci­dé d’apporter leur contri­bu­tion per­son­nelle au finan­ce­ment de la cam­pagne (…) il est pos­sible de créer des comi­tés d’action poli­tique (Pacs), ce qui per­met de récol­ter les dons pour le finan­ce­ment des cam­pagnes direc­te­ment au sein des entreprises. »

    (…) « Nous ne sommes res­pon­sables de rien. Ce sont nos sala­riés qui s’organisent », sur­en­ché­rit un porte-parole de GDF Suez. Géné­reu­se­ment, ceux-ci ont donc appor­té près de 2 mil­lions de dol­lars, si on ajoute aux aides directes aux can­di­dats les dons aux par­tis et aux organisations.

    À regar­der de plus près la liste des dona­teurs aux élec­tions amé­ri­caines, éta­blie par le site open​se​crets​.org – sous réserve que celle-ci soit exhaus­tive –, il appa­raît cepen­dant que les sala­riés amé­ri­cains de cer­tains groupes fran­çais se sont bien plus inves­tis dans la cam­pagne amé­ri­caine que d’autres.

    (…) Par­mi les groupes où se sont consti­tués de tels comi­tés, on retrouve Are­va, Lafarge, Sano­fi, GDF-Suez, Axa, Viven­di. Des groupes qui sont très sen­sibles – hasard ? – aux évo­lu­tions régle­men­taires et légis­la­tives dans leur acti­vi­té. La remarque vaut aus­si pour les groupes alle­mands. Là aus­si, ce sont les sala­riés amé­ri­cains des socié­tés comme BASF, Sie­mens, Bayer, Deutsche Bank, Hei­del­berg (ciment), qui sont le plus sen­si­bi­li­sés aux enjeux électoraux.

    Les enga­ge­ments finan­ciers des sala­riés se révèlent aus­si fort variables d’un groupe à l’autre. Les employés amé­ri­cains du moto­riste Safran ont juste levé 1 000 dol­lars consa­crés au sou­tien d’un séna­teur répu­bli­cain, très influent sur le dos­sier de la défense. Ceux de Per­nod Ricard ont quant à eux levé 2 000 dol­lars pour deux can­di­dats répu­bli­cains de Flo­ride, où ils sont ins­tal­lés. Le comi­té d’action poli­tique d’Air Liquide, aux États-Unis depuis 1920, a réuni 8 000 dol­lars de fonds alloués à six can­di­dats (quatre démo­crates et deux républicains).

    (…) Dans les filiales amé­ri­caines du groupe public Are­va, ce sont pas moins de 88 000 dol­lars qui ont été levés pour les can­di­dats à la chambre des repré­sen­tants et du Sénat, aux­quels s’ajoutent des contri­bu­tions directes pour les par­tis et autres orga­nismes de sou­tien, soit 140 000 dol­lars au total. Le chiffre n’est pas contes­té par le groupe en France. 

    (…) les sala­riés amé­ri­cains d’EADS ou d’Axa semblent for­te­ment impli­qués par la vie poli­tique. Ils ont res­pec­ti­ve­ment don­né 315 977 dol­lars et 190 000 dol­lars aux par­tis et can­di­dats lors de la der­nière élection.

    Mais la palme de l’engagement poli­tique revient sans conteste aux sala­riés du groupe phar­ma­ceu­tique Sano­fi (…) Au total, la contri­bu­tion des sala­riés amé­ri­cains de Sano­fi et Sano­fi Pas­teur s’élève à plus de 676 000 dol­lars. Mais ces sou­tiens, bien enten­du, n’ont rien à voir avec les dis­cus­sions pas­sées et à venir sur les poli­tiques de san­té et du médi­ca­ment, voire de la pro­prié­té intel­lec­tuelle, aux États-Unis.

    Comme le rap­pellent avec insis­tance les direc­tions de la com­mu­ni­ca­tion des groupes fran­çais, une totale liber­té est lais­sée aux comi­tés des sala­riés dans le choix des allo­ca­tions des dons. Ceux-ci ont mani­fes­te­ment beau­coup évo­lué dans leurs opi­nions en quelques années. 

    Alors qu’ils avaient appor­té plus de 60 % des sommes récol­tées aux can­di­dats démo­crates lors de la der­nière élec­tion de 2010, cette fois-ci, ils ont choi­si de sou­te­nir en prio­ri­té le par­ti répu­bli­cain et ses can­di­dats, à qui sont allés plus de 65% des fonds levés. Ces choix bien sûr ne sont qu’une illus­tra­tion des revi­re­ments d’opinion et ne tiennent pas du tout compte des pré­fé­rences du monde des affaires, qui avait pris ouver­te­ment posi­tion en faveur des répu­bli­cains pour cette der­nière élec­tion américaine…

    De même, c’est par pur hasard que les choix d’un comi­té d’action à l’autre se reportent sou­vent sur les mêmes noms. Ain­si, les comi­tés d’Axa, de Viven­di et de Sano­fi, dont les diri­geants sont très proches en France, bien que ces groupes aient des acti­vi­tés très dif­fé­rentes, se retrouvent à sou­te­nir la même dizaine de can­di­da­tures, sou­vent proches du Tea Par­ty. Les sala­riés d’EADS ont eux pré­fé­ré inves­tir sur les can­di­da­tures de per­sonnes très pré­sentes sur les ques­tions de défense et d’aéronautique (…)

    Dans son enquête, Bas­ta­mag sou­li­gnait l’étrange tro­pisme des comi­tés de Lafarge, d’Areva et de GDF Suez pour sou­te­nir des can­di­dats niant le dérè­gle­ment cli­ma­tique ou s’opposant à tout ren­for­ce­ment des règle­ments sur l’environnement ou de l’agence pour l’environnement. « Sur les 33 can­di­dats que GDF-Suez a sou­te­nus, le groupe fran­çais a ain­si ver­sé des mil­liers de dol­lars à seize répu­bli­cains clai­re­ment cli­ma­to-scep­tiques, ain­si qu’à six autres s’opposant à toute forme de régu­la­tion des gaz à effet de serre (…)

    Le groupe de BTP Lafarge finance de son côté douze can­di­dats cli­ma­to-scep­tiques et cinq oppo­sés à toute régu­la­tion sur le cli­mat. Soit 17 can­di­dats sur les 23, auprès des­quels l’entreprise a dis­tri­bué 48 500 dol­lars de sub­sides », rele­vait ain­si l’enquête. Ce qui peut paraître étrange pour des groupes qui ne cessent de mettre en exergue leur enga­ge­ment envi­ron­ne­men­tal et leur déter­mi­na­tion à lut­ter contre le chan­ge­ment cli­ma­tique et les gaz à effet de serre (…) »

    Réponse
  10. Catherine B

    Le Clé­zio

    Ils sont beaux, les car­gos qui entrent et sortent des ports.
    Ils sont minces comme les îles qu’on voit de loin,
    avec une proue effi­lée qui remonte un peu et un grand châ­teau à l’arrière.
    Ils ont des tours et des tou­relles, des mâts, des che­mi­nées hautes.
    Ils sont beaux et ils font rêver comme aucun autre navire,
    quand on les voit glis­ser vers l’horizon,
    s’en aller len­te­ment vers le large (…)
    Même les plus moches, les plus minables :
    ils ont quelque chose que les avions, les trains,
    les auto­cars au front d’aurochs n’ont pas.
    Quand ils bougent dans l’eau calme du port,
    escor­tés par la barque noire du pilote,
    puis quand ils passent devant le phare en fai­sant juste :
    « Toooot », comme ça, pour saluer,
    et ils s’éloignent vers le large, écar­tant leur sillage,
    – on sent une sorte de conten­te­ment sans raison,
    comme s’ils fai­saient une action très belle et noble,
    comme s’ils ouvraient une route sur laquelle on navi­gue­ra aussi,
    peut-être, un jour.

    Réponse
  11. Vincent

    Sûre­ment déjà repé­rée mais jamais trop expo­sée, cette petite cita­tion de Pas­cal dans le topo que lui consacre Guillemin :

    À pro­pos des lois et de la cou­tume : « la cou­tume : qui la ramène à son prin­cipe, l’a­néan­tit. Rien de tel pour bou­le­ver­ser l’E­tat que d’é­bran­ler les cou­tumes éta­blies en son­dant leur source où appa­rait à plein leur défaut d’au­to­ri­té et de jus­tice. L’a­veu­gle­ment des sujets est la condi­tion de base de ce que l’on appelle le bon ordre. Il ne faut sur­tout pas que le peuple sente la véri­té de l’u­sur­pa­tion. Il faut la faire regar­der comme rai­son­nable et éter­nelle et en cacher le com­men­ce­ment si on ne veut pas qu’elle prenne fin bientôt. »

    Réponse
  12. AlainR

    Dexia : un puits sans fond
    (9 novembre 2012, Mar­tine Orange, media​part​.fr)

    (…) Dexia estime son besoin de finan­ce­ment à 60 mil­liards d’euros contre 260 mil­liards au moment de sa pre­mière faillite en 2008. Sans res­sources propres, n’ayant plus accès aux mar­chés, la banque et ses filiales ne sur­vivent depuis trois ans que grâce aux liqui­di­tés four­nies par la banque cen­trale européenne.

    Bien que nombre d’établissements ban­caires font désor­mais toutes leurs fins de mois aux gui­chets de la BCE, la com­mis­sion euro­péenne estime que les finan­ce­ments accor­dés à Dexia par la banque cen­trale sont de nature à « faus­ser la concur­rence » sur le mar­ché ban­caire. Depuis un an, elle ter­gi­verse donc et hésite à don­ner son accord au plan de déman­tè­le­ment pré­sen­té par les États, lais­sant en sus­pens nombre de dos­siers dont celui du finan­ce­ment des col­lec­ti­vi­tés locales.

    (…) Pour empor­ter l’agrément de la com­mis­sion euro­péenne, la Bel­gique et la France se sont enga­gées à ce que Dexia n’ait plus recours au finan­ce­ment de la BCE. Cet enga­ge­ment est lourd de consé­quences. C’est lui qui a pré­ci­pi­té la dépré­cia­tion des actifs res­tants. Lui encore qui conduit à une impé­ra­tive reca­pi­ta­li­sa­tion de Dexia par les États, som­més d’assumer tous les risques pen­dants.

    Enfin à l’avenir, la banque devra se finan­cer uni­que­ment sur les mar­chés, avec les garan­ties des États. Au lieu de béné­fi­cier d’un taux de 0,7 % ou 1 %, elle risque de devoir se finan­cer à 5 % ou plus, les États por­tant le risque final en cas de défaillance. Belle opé­ra­tion qui conduit à faire assu­mer par les finances publiques l’ensemble de la liqui­da­tion de la banque, et d’exclure tout risque pour les contre­par­ties bancaires !

    Mais la situa­tion ne semble émou­voir per­sonne, et sur­tout pas la Com­mis­sion euro­péenne. Car là encore, il y a des enga­ge­ments qui ont moins de poids que d’autres, manifestement.

    En 2010, les pré­vi­sions d’un pos­sible défi­cit de 20 mil­liards d’euros des régimes des retraites en France à l’horizon 2020 pous­saient Bruxelles à exi­ger une réforme immé­diate et le report de l’âge de la retraite de 60 à 65 ans pour des mil­lions de salariés.

    Dans le cas pré­sent, le règle­ment de la faillite de Dexia va coû­ter de façon assu­rée, selon les esti­ma­tions les plus pru­dentes, au moins entre 10 et 15 mil­liards d’euros aux contri­buables fran­çais. Mais là, il n’est même pas ques­tion de remettre en cause ne serait-ce que la retraite cha­peau de 700 000 euros ver­sée à Pierre Richard, ancien pré­sident de Dexia et gran­de­ment res­pon­sable de cette débâcle. Il paraît que sa remise en cause est impos­sible : il s’agit d’un contrat privé.

    Réponse
  13. Florence

    Etienne, Hen­ri, plus vif que jamais, je vous apos­trophe pour sti­mu­ler vos audi­teurs et fans :

    du côté de la grande Bre­tagne (Loire-Atlan­tique s’en­tend), les choses ne sont pas plus claires aujourd’­hui qu’­hier, et qu’en France et que dans le monde : l’ar­mée est en action, dans le sourd.

    Le 17 pro­chain, du côté de Notre-Dame-des Landes, là où un énième aéro­port est pré­vu (oui, à quelques enca­blures d’un autre, exis­tant, et sous-uti­li­sé, non loin non plus d’un autre métro­po­li­tain / mais ce serait dom­mage de ne pas extir­per quelques deniers au peuple, ce serait dom­mage que les petites capi­tales ne riva­lisent plus pour s’at­ti­rer les feux de la renom­mée de fumée !), bazar­dant tout le vivant sur son pas­sage pour faire place aux moteurs et aux hec­tares de tôle et de fausses activités,

    un RASSEMBLEMENT de réap­pro­pria­tion est prévu.

    Qu’on se le dise ! Bri­co­leurs du same­di et dimanche, et de la semaine, son­neurs ou non !

    http://​zad​.nadir​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e66

    Réponse
  14. Yves le révolutionannaire

    vous devriez tous ouvrir des fils de discussions

    À la base un lien d’É­tienne vers des confé­rences de Guillemin, 
    et là on parle de TOUT sauf de ça… 
    Bref, on parle de rien.

    Réponse

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