La bonne humeur. Voilà ce qu’il faudrait offrir et recevoir (Alain)

2/08/2012 | 53 commentaires

Bon­jour à tous.

Je me vois bien moi-même, sou­vent de méchante humeur contre la cruau­té des ultra-riches, cyniques voraces et insa­tiables, condui­sant (encore une fois !) la pla­nète à l’hor­reur de la guerre après avoir affa­mé sans ver­gogne des foules de pauvres gens.

Pour­tant, ce pro­pos d’A­lain (il ne faut jamais ces­ser de lire Alain, je trouve) m’ha­bite : il touche un point car­di­nal de notre orga­ni­sa­tion sociale, entre nous les 99%, et donc un point poli­tique ; très poli­tique, finalement :

Bonne année

Tous ces cadeaux, en temps d’é­trennes, arrivent à remuer plus de tris­tesses que de joies. Car per­sonne n’est assez riche pour entrer dans l’an­née nou­velle sans faire beau­coup d’ad­di­tions ; et plus d’un gémi­ra en secret sur les nids à pous­sière qu’il aura reçus des uns et des autres, et qu’il aura don­nés aux uns et aux autres, pour enri­chir les mar­chands. J’en­tends encore cette petite fille, dont les parents ont beau­coup d’a­mis, et qui disait, en consi­dé­rant le pre­mier buvard qu’elle rece­vait à une fin d’an­née : « Bon, voi­là les buvards qui arrivent. » Il y a bien de l’in­dif­fé­rence, et aus­si des colères ren­trées, dans cette fureur de don­ner. L’o­bli­ga­tion gâte tout. Et en même temps les bon­bons de cho­co­lat chargent l’es­to­mac et nour­rissent la misan­thro­pie. Bah ! Don­nons vite, et man­geons vite ; ce n’est qu’un moment à pas­ser.

Venons au sérieux. Je vous sou­haite la bonne humeur. Voi­là ce qu’il fau­drait offrir et rece­voir. Voi­là la vraie poli­tesse qui enri­chit tout le monde, et d’a­bord celui qui donne. Voi­là le tré­sor qui se mul­ti­plie par l’é­change. On peut le semer le long des rues, dans les tram­ways, dans les kiosques à jour­naux ; il ne s’en per­dra pas un atome. Elle pous­se­ra et fleu­ri­ra par­tout où vous l’au­rez jetée. Quand il se fait, à quelque car­re­four, un entre­la­ce­ment de voi­tures, ce ne sont que jurons et invec­tives, et les che­vaux tirent de toutes leurs forces, ce qui fait que le mal s’ag­grave de lui-même. Tout embar­ras est ain­si ; facile à démê­ler si l’on vou­lait sou­rire, mesu­rer ses efforts, détendre un peu toutes les colères qui tirent à hue et à dia, mais bien­tôt nœud gor­dien, au contraire, si l’on tire en grin­çant des dents sur tous les bouts de corde. Madame grince ; la cui­si­nière grince ; le gigot sera trop cuit ; de là des dis­cours furi­bonds. Pour que tous ces Pro­mé­thées fussent déliés et libres, il ne fal­lait pour­tant qu’un sou­rire au bon moment. Mais per­sonne ne songe à une chose aus­si simple. Tous tra­vaillent à bien tirer sur la corde qui les étrangle.

La vie en com­mun mul­ti­plie les maux. Vous entrez dans un res­tau­rant. Vous jetez un regard enne­mi au voi­sin, un autre au menu, un autre au gar­çon. C’en est fait. La mau­vaise humeur court d’un visage à l’autre ; tout se heurte autour de vous ; il y aura peut-être des verres cas­sés, et le gar­çon bat­tra sa femme ce soir. Sai­sis­sez bien ce méca­nisme et cette conta­gion ; vous voi­là magi­cien et don­neur de joie ; dieu bien­fai­sant par­tout. Dites une bonne parole, un bon mer­ci ; soyez bon pour le veau froid ; vous pour­rez suivre cette vague de bonne humeur jus­qu’aux plus petites plages ; le gar­çon inter­pel­le­ra la cui­sine d’un autre ton, et les gens pas­se­ront autre­ment entre les chaises ; ain­si la vague de bonne humeur s’é­lar­gi­ra autour de vous, allé­ge­ra toutes choses et vous-même. Cela est sans fin. Mais veillez bien au départ. Com­men­cez bien la jour­née, et com­men­cez bien l’an­née. Quel tumulte dans cette rue étroite ! que d’in­jus­tices, que de vio­lences ! le sang coule ; il fau­dra que les juges s’en mêlent. Tout cela pou­vait être évi­té par la pru­dence d’un seul cocher, par un tout petit mou­ve­ment de ses mains. Sois donc un bon cocher. Donne-toi de l’aise sur ton siège, et tiens ton che­val en main.

Émile Char­tier, dit ALAIN, Pro­pos, 2 jan­vier 1910.

Ça me rap­pelle une courte vidéo qui montre des gens très dif­fé­rents qui, sans se connaître, se rendent ser­vice mutuel­le­ment à tra­vers la ville : une pre­mière bonne action donne tout de suite à celui qui en a béné­fi­cié l’i­dée d’une autre bonne action et, de proche en proche, tout le monde finit par s’en­trai­der… Cette vidéo est for­mi­dable, mais je n’ar­rive pas à la retrou­ver => si quel­qu’un peut nous don­ner le lien…

Bonne humeur 🙂

Étienne.

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Étienne

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53 Commentaires

  1. MathieuCoste

    En pos­tant votre lien sur mon pro­fil FaceBook … 
    quelques minutes plus tard arri­vait le lien que vous cherchiez 😉 

    Bonne jour­née 🙂

    Réponse
  2. HeX

    Et bien nous serons donc des virus pour une consti­tuante dés­in­te­res­sée ET de bonne humeur.

    Pour ma part, je suis beau­coup plus sen­sible à la sur­prise sur le visage de celui qui reçoit qu’au sou­rire qui s’en suit.

    (… And it’s only the giving that makes you what you are.)

    Réponse
  3. profil

    Bon­jour,

    Il y a quelques mois, ayant vu cette vidéo, j’ai pro­po­sé sur le blog ci-des­sus, d’ap­pli­quer ce mode d’é­change, aux ana­lyses de vos rêves : je vous en fais des ana­lyses gra­tuites, à condi­tion que vous pro­met­tiez de rendre ser­vice à quel­qu’un d’autre.

    Réponse
  4. Yvan

    Sou­riez ! 🙂

    - Plus une per­sonne sou­rit, plus elle vit long­temps (oui, ça a été véri­fié statistiquement).

    - Le sou­rire est conta­gieux (un peu comme le bâille­ment): Vous aurez ten­dance à sou­rire en face de quel­qu’un qui sourit.

    - Sou­rire en réac­tion à quel­qu’un qui vous sou­rit aide notre cer­veau à éva­luer si le sou­rire est for­cé ou non. Une expé­rience montre qu’a­vec un sty­lo entre les dents (qui empêche de sou­rire), les per­sonnes perdent leur facul­té à détec­ter si un sou­rire est for­cé. Les per­sonnes botoxées perdent éga­le­ment cette facul­té (tests IRM fonc­tion­nelle à l’appui).

    - Sou­rire, même de force, modi­fie votre état d’es­prit (cela modi­fie le com­por­te­ment de zones émo­tion­nelles du cer­veau, et nous aide à nous sen­tir mieux). Sou­riez ! Vous vous sen­ti­rez mieux.

    - Des cher­cheurs anglais ont décou­vert qu’un sou­rire peut géné­rer le même niveau de sti­mu­la­tion du cer­veau que jus­qu’à 2 000 barres de chocolat.

    - Sou­rire peut contri­buer à réduire le niveau d’hor­mones de stress comme le cor­ti­sol, l’a­dré­na­line et la dopa­mine, aug­men­ter le niveau d’hor­mones qui amé­liorent l’hu­meur comme l’en­dor­phine et réduire glo­ba­le­ment la ten­sion artérielle.

    - Une étude récente à l’U­ni­ver­si­té de Penn State a mon­tré que quand nous sou­rions nous n’a­vons pas seule­ment l’air plus aimable et cour­tois, mais nous appa­rais­sons en fait plus compétent.

    Alors sou­riez ! 🙂
    Vous avez toutes les rai­sons de sou­rire : vous vous sen­ti­rez mieux, vous serez en meilleure san­té, vous serez plus agréable pour votre entou­rage (ce qui ne fera qu’a­mé­lio­rer vos rela­tions sociales) et en prime vous amé­lio­re­rez le moral de ceux qui vous entourent (Rap­pe­lez-vous, le sou­rire est contagieux !).

    (source : http://​seb​sau​vage​.net/​r​h​a​a​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​1​/​0​4​/​0​9​/​5​9​/​0​6​-​s​o​u​r​i​ez-)

    Réponse
  5. Florence

    Eh, fau­drait peut-être pas sou­rire sur com­mande ! Cais­sières tous !

    Réponse
  6. (?)

    for the Luzl !

    Nous sommes la vie , nous sommes la joie !

    Au plus on est joyeux au plus on trou­ve­ra la joie sur nôtre chemin !

    C’est un art ! Il ne faut pas se for­cer, sen­tez la source de vôtre être, sen­tez votre corps en fesant abs­trac­tion des pen­sées négatives.

    Médi­ter !

    Ce n’est pas tou­jours facile bien sûrs mais un état d’es­prit posi­tif nous fera avan­cer et mul­ti­plier beau­coup plus vite.

    Vous êtes l’es­poir du monde ! Soyez aus­si la joie !

    Les 1% essaie de nous dépri­mer, de nous rési­gner, de nous faire peur, et eux même ne sont que totale frustration !

    Soyez l’a­mour soyez la joie. La vie nous a lais­ser tota­le­ment libre, on ne peu pas lui en vou­loir pour la situa­tion ou nous sommes.
    On est libre de la chan­ger ! Il n’y a aucune fata­li­té si ce n’est qu’on arrive dans les temps de la der­nière chance.

    Vous êtes tous des Dieux !

    Réponse
  7. 99?

    Extrait du livre Tan­tra de daniel odier

    Devï : – Tout le monde veut lâcher prise mais com­ment lâcher prise
    si l’on ne tient pas les choses,si l’on ne touche pas les choses en
    pleine conscience, dans l’ou­ver­ture totale du Coeur ? Dans le tantrisme,
    la pre­mière chose est de faire l’ex­pé­rience du tou­cher, du contact profond
    et sans per­tur­ba­tion men­tale avec les choses, avec l’univers.

    Tout com­mence par là. Tou­cher pro­fon­dé­ment l’u­ni­vers. Si tu lâches prise
    avant de tou­cher pro­fon­dé­ment, cela peut pro­vo­quer une grave
    per­tur­ba­tion men­tale. Beau­coup de yogin débu­tants font cette erreur.

    Ils lâchent avant de prendre. Ils perdent contact avec la réa­li­té. Le
    Coeur ne s’ouvre jamais. Ils entrent dans un vide sté­rile et y demeurent
    empri­son­nés. Lorsque tu touches en pro­fon­deur, tu n’as plus besoin de
    lâcher prise, cela s’o­père natu­rel­le­ment. Le monde est à tra­ver­ser en pleine
    Conscience, il n’y a aucune détour, aucune autre voie, aucun raccourci.

    Lorsque tu tiens quelque chose de toute ta Conscience, comme un
    nou­veau-né qui te sai­sit un doigt, il suf­fit d’ou­vrir la main. Pour­quoi un
    nou­veau-né a‑t-il une si grande force ? Parce qu’il est tout entier dans
    le mou­ve­ment qui le porte à sai­sir ton doigt. Il est si fort en cet instant
    que tu est sub­ju­gué par sa puissance.

    « Le tan­tra, c’est accep­ter de vivre cette puis­sance. La femme la possède
    natu­rel­le­ment. Il lui est facile d’en faire l’ex­pé­rience. L’homme est seulement
    dans un rêve de puis­sance. C’est pour cela que la mani­fes­ta­tion de sa force
    n’est pas spon­ta­née et qu’elle prend sou­vent une forme vio­lente. La violence
    est de l’im­puis­sance pure. Avoir conscience de sa puis­sance, c’est pour un
    homme, pas­ser par la recon­nais­sance de sa fémi­ni­té. De la même façon, une
    femme qui refoule sa puis­sance natu­relle ne trouve pas en elle l’é­qui­libre et
    l’ac­cep­ta­tion de sa facul­té d’é­mer­veille­ment. C’est ain­si que nous définissons
    l’homme viril dans le tan­trisme : « celui qui a conser­vé la facul­té de s’émerveiller. »

    .….….

    .….

     » L’ex­tase, l’ex­pé­rience conti­nue du divin dans la connais­sance de notre
    propre nature, c’est notre état natu­rel. L’en­fant connaît cet état, il en
    jouit dès l’ins­tant de sa concep­tion. Ce n’est que sous la pression
    exté­rieure, l’éducation,l’amour souf­frant des siens, qu’il perd peu à peu
    ses facul­tés, sa force, sa capa­ci­té de s’é­mer­veiller, sa confiance
    abso­lue en lui même, son ouver­ture au monde, la libre éclo­sion de son
    Coeur qu’il apprend à res­ser­rer puis à fer­mer. Reve­nir à cet état enfantin
    est la porte qui rouvre le cœur.

    Daniel : Entre l’é­veil natu­rel d’un enfant et celui d’un adulte qui retrouve
    cet état, y a t’il une différence ?

    Devï : Le retour à l’é­veil se fait sou­vent au prix d’une cer­taine souffrance
    au moment où la cui­rasse de l’a­dulte se frac­ture, lorsque l’in­fi­ni s’y glisse ;

    Cela peut-être une expé­rience sem­blable à celle de rece­voir la foudre.

    La folie est une sorte d’é­veil où la foudre n’a pas pul­vé­ri­sé la tota­li­té de
    la cui­rasse. L’es­prit est à moi­tié dans l’in­fi­ni et il ne recon­naît plus les
    struc­tures du fini. Par­fois l’é­veil s’ac­com­plit comme la fonte d’un glacier,
    len­te­ment, inexo­ra­ble­ment. Mais sou­vent, même dans ce cas, la Conscience
    tra­verse des épi­sodes dou­lou­reux. Plus ils sont brefs, plus ils sont intenses.

    « Lorsque la tota­li­té de la cui­rasse laisse place à l’é­veil chez l’adulte,L’état est
    à la fois iden­tique à celui du nou­veau-né et dif­fé­rent dans le sens qu’il est
    char­gé de la beau­té du voyage et qu’il n’est en géné­ral pas sui­vi d’une
    régres­sion. Un Coeur d’a­dulte qui s’é­veille est un coeur qui n’a pas respiré
    depuis long­temps, qui a rete­nu une immense capa­ci­té d’a­mour authentique.

    En cher­chant à lacher prise avant de sai­sir, on ne com­prend pas la dynamique
    pro­fonde de l’a­mour, la puis­sance fabu­leuse que nous pos­sé­dons tous.

    Nous sommes tous comme des bombes prêtes à explo­ser d’amour.

    Les hommes et les femmes les plus vio­lents, les plus ter­ri­fiants, les plus
    reje­tés par la socié­té en rai­son de leurs crimes ne font pas exception.

    Je suis là pour appuyer sur le déto­na­teur. Qu’est-ce que le détonateur ?

    Par­fois presque rien. trois secondes de pré­sence totale à l’autre peuvent
    suf­fire. L’homme n’at­teint jamais le point irré­ver­sible. Accep­ter de toucher
    l’autre, c’est accep­ter de faire explo­ser cette bombe. C’est la seule solution
    à la vio­lence. Tou­cher. Je vais t’ap­prendre à toucher.

    La base du shi­vaïsme, c’est de tou­cher les trente-six tatt­va ou catégories
    de l’u­ni­vers. C’est la base sur laquelle tout le tan­trisme repose.

    Devï me lais­sa avec ce qu’elle venait de me dire. Lors­qu’elle fai­sait une
    pause, tout son corps sem­blait sus­pen­du dans l’es­pace, dans un bien-être
    total et une ouver­ture pai­sible. J’a­vais l’im­pres­sion par­fois que le ciel et les
    arbres l’é­cou­taient, que la cas­cade se tai­sait, que l’air demeu­rait immobile.

    J’ai­mais sa manière de par­ler de la vie, de tou­jours reve­nir à la réa­li­té et à
    notre lutte pour survivre,comprendre,aimer,chercher.

    .…..

    Réponse
  8. Ana Sailland

    Ce matin, j’ai don­né un cours de math gra­tuit de deux heures, puis suis mon­tée au Salève à vélo ; la Dame du res­tau­rant m’a invi­tée à par­ta­ger son repas.
    ça se tient .…..

    Mais il y a des mais, et du travail.
    Ain­si, l’en­fant qui vient de naître sou­vent pleure et hurle.

    28 mai 2007
    Alchi­miste éphémère

    L’indicible est à dire .
    Impu­dique et néces­saire maladresse .

    Tout n’est qu’expérience pour l’ange incarné .
    Il étu­die sa vie , la vie .
    Venu pour ani­mer le gemme noir ,
    Il est conso­li­dé de pous­sière et souffrance .
    Brû­lé du temps qui passe ,
    il étire ses ailes
    jouit du vent mortel
    de l’urgence .

    Dans l’athanor d’émotion ,
    l’ombre frémit
    La haine
    et la joie et la peur et l’espoir
    et tant d’autres
    par­ti­cules de charme , noyaux d’amour , fleurs de souffre ,
    mag­ma désor­don­né sans hié­rar­chie aucune
    entrent en ébul­li­tion débordent se répandent
    et gagnent
    font du néant le plus sombre
    l’or
    toutes les richesses du monde . 

    Bai­gnés de vacui­té vanité
    chasse et pêche sou­rire et clin d’œil
    de jeux , d’inutiles diver­sions , courses à l’oubli de Soi ,
    ain­si per­ce­vons nous parfois
    fugi­tive évidence
    la rai­son de Tout . 

    S’engager , c’est main­te­nir le pou­voir voir au delà de l’opportunité fugace . 

    lun­di de pen­te­côte , 2007

    ___

    Une ques­tion vache :

    Plus haut on parle de conscience.
    C’est quoi la conscience ?

    Réponse
  9. Catherine B

    La conscience, c’est peut-être bien la con-science, bon, je rigole en disant cela, mais qu’à moi­tié à vrai dire.

    La conscience c’est quand on com­mence à employer l’auxi­liaire être comme dit l’a­mi Berg­son, c’est ceci, c’est cela, c’est quand on com­mence à dis­tin­guer donc à dif­fé­ren­cier, mais ensuite cet auxi­liaire il subit des trans­for­ma­tions et se balade sur un conti­nuum, celui de notre exis­tence ter­restre, qui va du bal­bu­tie­ment à je ne sais pas quoi, mais quelque chose qui devrait si tout va bien pour nous, s’amplifier.

    Mais s’am­pli­fier pas en quan­ti­té mais en qua­li­té, ça veut dire que pour pas­ser d’un ordre à l’ordre, du quan­ti­ta­tif au qua­li­ta­tif, il faut faire un sacré ménage par­di, et que quoique l’on fasse, on gar­de­ra tou­jours le balai entre les mains parce qu’il y aura tou­jours des encom­brants dont on aura à se débar­ras­ser, c’est ça notre nature, notre imper­fec­tude. Notre incom­plé­tude qui nous per­met, pas si mal que cela, d’être des êtres dési­rants, le désir expri­mant le manque. Si nous étions com­plets, par­faits, bien droits dans nos bottes, sans rien qui dépasse et sans jamais rien de tra­vers nous serions morts car non dési­rants donc sans volon­té, sans ten­sion .Bon, ça ne veut pas dire qu’il faut être l’in­verse, non, ça veut dire qu’il faut con-struire un juste mi-lieu entre les deux. Bigre !

    Pour la bonne humeur, tant qu’il n’y a rien qui mérite que l’on se fâche vrai—ment, je suis plu­tôt ok avec Alain. Mais des bonnes humeurs feintes, ça c’est très éner­vant, en tout cas moi ça m’é­nerve. Je pré­fère quel­qu’un qui m’in­cen­die plu­tôt que quel­qu’un qui me tend une bonne humeur de façade. Si elle est authen­tique cette bonne humeur, c’est un cadeau du ciel, si elle est for­cée, c’est pire que tout.

    Il y a des colères saines et des mau­vaises humeurs oxy­gé­nantes et ras­sé­ré­nantes, d’ailleurs quand elles ont bien oeu­vré ces mau­vaises humeurs, il y a der­rière elles un beau ciel bleu sans nuage car le nuage de la mau­vaise humeur qui s’est dé-lié en appa­rais­sant, a déchi­ré pos­si­ble­ment toutes les obs­truc­tions qui empê­chaient de les perce-voir comme telles, bonnes et non mauvaises !

    Réponse
  10. Clair obscur

    Pour ten­ter d’être plus altruiste qu’in­té­res­sée .…… ( pour que la gen­tillesse ne soit pas un calcul )

    Je lis plus haut :
    « Plus une per­sonne sou­rit, plus elle vit longtemps »
    J’aime aussi :
    « Plus une per­sonne sou­rit, plus les gens qu’elle croise vivront longtemps »

    Je lis plus haut :
    « Au plus on est joyeux au plus on trou­ve­ra la joie sur notre chemin ! »
    J’aime aussi :
    « Au plus je suis joyeuse, au plus on trou­ve­ra la joie sur mon chemin ! »

    ;;;;;;;;;;;;;;;;

    À pro­pos de la vidéo signa­lée plus haut, un point de vue cha­ma­nique (ça peut paraître dur …) :

    Quel­qu’un dans la rue perd un billet de 100€.
    Je le ramasse, rat­trape la per­sonne et le lui rend.
    Tout le monde est content. Certes.
    Mais … la per­sonne a été pri­vée de son expé­rience (« coup de pied occulte » = occa­sion de per­ce­voir la néces­si­té de l’at­ten­tion continue).
    Mais comme tout revers a sa médaille, la per­sonne vivra une autre expé­rience : celle de la gen­tillesse. En effet 🙂

    ;;;;;;;;;;;;;;

    Mar­di soir sur opi­news, j’ai sou­le­vé sur le tchat cette question : 
    est-il rai­son­nable de lan­cer un pro­jet de consti­tuante sans un tra­vail préa­lable de pro­mo­tion de la conscience ?

    Ana

    Réponse
  11. Ana Sailland

    @Florence

    Je me refuse à défi­nir la conscience en uti­li­sant l’é­di­teur du blog hihi.
    Je réflé­chis à ten­ter ça ailleurs … depuis quelques semaines .

    Réponse
  12. 3emeType

    Le court métrage « Mer­ci ! », de Chris­tine Rabette, vaut le coup également :

    Réponse
  13. Yvan

    @ 3emeType : ce court-métrage (mer­ci pour le lien) me fait pen­ser au « wagon heureux » :

    C’est par­fois si simple 🙂

    Réponse
  14. Florence

    Euh ! ANA : C’est Cathe­rine qui s’y est col­lée, à la conscience. Moi, je suis « fan » d’An­nie Le Brun, et d’A­lice Mil­ler, alors la conscience, j’y mets beau­coup de corps. Je m’é­gare par­fois – sou­vent sur les voies de la pen­sée, mais là, non, ce n’est pas moi !

    Et soli­da­ri­té à toutes les cais­sières et cais­siers, ces mes­sieurs de plus en plus nom­breux (avec eux ça va vite ! Et quant à la cais­sière que je pré­fère, elle oublie sou­vent de sou­rire, et toute bonne humeur : elle me parle à chaque fois de ses bour­reaux de patrons ; elle flippe com­plè­te­ment dès q’un impré­vu sur­vient, et je lui parle façon Etienne Chouard / Guille­min / « canaille » – ah, ouais, mais vous savez, le chô­mage, c’est bien pra­tique pour cer­tains ! si on vou­lait, de l’emploi, il y en aurait pour cha­cun, et sans doute, pas comme nous le connais­sons, etc., car elle me dit que c’est déjà beau d’a­voir un emploi…).

    N’ou­blions pas : un emploi sala­rié, c’est un contrat de subor­di­na­tion – soi-disant contrac­tua­li­sé – et à éga­li­té, paraît-il…

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​S​a​l​a​r​iat

    À médi­ter Ber­nard (Friot), défen­seur du salaire ! Fré­dé­ric Lor­don est lucide au moins – voir son ouvrage Capi­ta­lisme… (et très consom­ma­teur, ah ?) :

    http://​pier​re​bour​dieuun​hom​mage​.blog​spot​.fr/​2​0​1​2​/​0​7​/​e​c​o​u​t​e​r​-​f​r​e​d​e​r​i​c​-​l​o​r​d​o​n​-​e​t​-​a​n​d​r​e​-​o​r​l​e​a​n​.​h​tml

    Réponse
  15. Ana Sailland

    oups en effet. Mille excuses à vous deux.

    Pour me rat­tra­per : j’ai sou­vent dénon­cé l’ar­ticle de la DUDH concer­nant le droit au tra­vail : dans sa rédac­tion il induit la subordination.

    Réponse
  16. Catherine Blanquart

    A pro­pos du wagon heu­reux que je viens de vision­ner, ce qui me semble inté­res­sant c’est l’ac­cent qui est mis sur les organes des sens.

    Ne plus se lais­ser racon­ter des his­toires à tra­vers eux.

    Se libé­rer de toutes les dis-trac­tions délé­tères qui nous éloignent de l’es­sen­tiel, comme le mot dis-trac­tion nous le crie, on est tiré du mau­vais côté avec elle, la distraction .

    ça passe aus­si par des trucs aus­si basiques que ceux-là, les organes des sens.

    C’est que les organes des sens, ça peut sem­bler basiques de prime abord, mais ça, ce n’est qu’une appa­rence, car les fenêtres de notre pri­son per-son­nelle, c’est eux et rien qu’eux, d’abord.

    Alors si on les bouche ou si on les obs­true d’in-for­ma­tions qui déforment la vita­li­té qui est en nous, en fait on reste dans nos bas­tilles res­pec­tives et c’est la misère d’au­jourd’­hui. Des galé­riens, rien que des galé­riens, mais si on les ouvre sur la mul­ti­pli­ci­té, alors là, c’est le sésame et ça s’ouvre, ça pulse.

    Morale de l’his­to­riette, la révo­lu­tion passe par les yeux, les oreilles, le tou­cher, le goû­ter, le sen­tir et le pen­ser. Mais pour que tout cela soit pos­sible, il faut faire de l’es­pace, et pour faire de l’es­pace il faut convo­quer son âme de femme de ménage et net­toyer les immon­dices qui bouchent nos oreilles, nos yeux et tut­ti quanti !

    Réponse
  17. Ana Sailland

    Il y a aus­si le peser 😉 qui n’est pas lis­té par­mi les cinq sens …

    Dans le wagon heu­reux, ce qui est remar­quable (aus­si) , c’est la gueule que font les gens avant le pas­sage du « sau­veur ». C’est peut être en effet dû au bou­chage des sens phy­siques. Mais à quoi est il dû, lui, qui est cause mais pas cause des causes.

    Plein de causes, assez dif­fi­ciles à démêler :
    ‑Le ressassement
    ‑L’am­biance socié­tale ( carence en espoir ; absence de sur­prise … et c’est bien l’ef­fet de sur­prise qui casse les blo­cages, ou bien pas ?)
    ‑La peur de paraître ori­gi­nal : être joyeux « sous-terre », c’est un peu être dis­si­dent au royaume des ombres, ris­quer de se voir pointé(e) du doigt par le zom­bi lambda.

    J’en oublie certainement.

    Mais : last but not least :
    Ces jours pas­sés, je nous ai obser­vés sur le blog nous délec­ter de musique triste, celle qui nous arrache les larmes. Je remarque aus­si que les poèmes lumi­neux sont rares. Quant aux romans … Et ne par­lons pas du ciné­ma … »> Alors, simple ques­tion : Y a‑t-il dans le monde du vivant une autre espèce qui ain­si se com­plai­rait à recher­cher la tris­tesse ? Je ne pense pas. Le che­min qui mène à la liber­té passe par le renon­ce­ment à ce tropisme.

    J’a­dore le pré­lude 1 du cla­vier bien tem­pé­ré, qui n’est pas triste, et lumi­neux dans sa sim­pli­ci­té de métro­nome céleste.
    Le pré­lude 8 aus­si, pour sa puis­sance contenue.

    Réponse
  18. Catherine B

    Chère Ana,

    Il y a aus­si le « peser » dites-vous, je ne sais pas trop ce que vous enten­dez par là, mais moi, j’en­tends dans votre « peser » à vous, quelque chose d’une réponse qui n’est pas for­cé­ment en jus­tesse avec la vita­li­té qui devrait nous occu­per tous autant que nous sommes.

    La réponse, c’est jus­te­ment la chose qui a du poids res( chose) +pon­dere(poids)= réponse.

    Le sou­ci c’est que si on cherche une cause qui soit cause des causes, on va pou­voir cher­cher long­temps parce qu’on ne la trou­ve­ra pas. Parce que la cause des causes elle est anté­rieure à ce que nous sommes et que du moins on ne peut trou­ver le plus, comme aujourd’­hui on ne peut aller au-delà du mur de Planck.

    Parce que si on y répon­dait à cette ques­tion ultime, ça vou­drait dire que l’on sur­plombe l’u­ni­vers des uni­vers, qu’on serait en dehors, or, on est au-dedans, donc ce sera tou­jours des réponses impar­faites, par­tielles, à la mesure de notre petite liber­té avec des minus­cules et jamais des majus­cules, non ?

    Vous par­lez de poèmes lumi­neux Anna, mais pour qu’ils paraissent lumi­neux vos poèmes, il faut être pas­sé par la noir­ceur, sinon la lumière ne serait même pas vue, pas sen­tie, pas conscien­ti­sée, car cette Belle des belles, la conscience, ne se pose jamais que sur les dif­fé­rences, et si tout est lumi­neux rien n’est lumi­neux. ça ne veut pas dire que j’aime la tris­tesse, mais je ne la méprise pas, car sans elle, je ne sau­rais goû­ter plei­ne­ment la joie, voi­là ce que j’en pense moi de toutes ces varia­tions. Je les goûte pour néces­saire et salu­taire, mais cette incli­na­tion ne regarde que moi, je vous le concède et je com­prends que cela puisse vous étonner.

    Et je pense contrai­re­ment à vous, et là, je parle de mon vécu et donc je ne parle que de moi, que pour l’a­voir goû­tée en long, en large et en tra­vers cette fameuse tris­tesse, c’est para­doxa­le­ment elle que je remer­cie, car il fût un temps où elle occu­pait tel­le­ment mon espace inté­rieur, que pour ne pas som­brer en elle et me perdre défi­ni­ti­ve­ment, j’é­tais obli­gée d’al­ler cher­cher toutes les petites par­ti­cules de joie autour de moi, aus­si infi­ni­té­si­males soient-elles, pour ne pas cre­ver jus­te­ment, aus­si, loin de croire qu’elles éloignent de la joie je crois qu’elle rap­proche au contraire, un peu comme quel­qu’un qui manque d’oxy­gène cherche déses­pé­re­ment des petites brèches d’air de ci de là.

    Et je pense aujourd’­hui, après avoir tra­ver­sé comme j’ai pu cette épreuve que j’é­prouve encore par­fois, que loin de re-non-cer à la tris­tesse, le mieux était encore d’ac­quies­cer( dire oui) à son mou­ve­ment, car il était là et que je ne pou­vais pas faire comme s’il n’é­tait pas là, sinon c’é­tait me men­tir à moi-même. Au contraire me lais­ser infor­mer au-dedans de moi, de ce que ce que vous appe­lez tro­pisme, et qui avait me sem­blait-il à m’ infor­mer de ce que j’i­gno­rais encore de moi, et du coup gran­dir pos­si­ble­ment. Renon­cer à tra­ver­ser ce « tro­pisme » ça aurait été à mon sens réduire mon espace de connais­sance. Mais tout cela reste très per­son­nel, je suis d’ac­cord et autant de lec­teurs autant de lectures.

    Réponse
  19. Ana Sailland

    du peser :

    j’au­rais dû dire soupeser.

    ( en plus de « les yeux, les oreilles, le tou­cher, le goû­ter, le sentir »)

    Pure­ment tech­nique donc 😉

    Quoique com­prendre que nous avons plus de cap­teurs qu’on croit peut « ouvrir ».

    ;;;;;;;;

    J’au­rais ten­dance à rajou­ter les émo­tions à la liste des sens, com­plé­tant ain­si les sens exté­rieurs par les sens inté­rieurs, mais sans leur accor­der com­plai­sance.
    Quoique par­fois, j’a­voue suivre le « tropisme » 😉

    Réponse
  20. HeX

    J’en pro­fite pour vous indi­quer une cita­tion dont l’au­teur vous dira cer­tai­ne­ment quelque chose et qui me fait mar­rer au point où je l’é­coute plu­sieurs fois de rang (et ça me met de bonne humeur):

    « Y’en a un qui choi­si­ra untel parce qu’il est mignon ou qu’il a une cravate. »

    E. Chouard, Metz, octobre 2011 (à pro­pos de l’é­lec­tion libre préa­lable au tirage au sort de l’as­sem­blée constituante).

    Réponse
  21. Catherine B

    ça, c’est pour « notre » Ana !

    sou­rire !

    Réponse
  22. Catherine B

    Vous dites Ana, pro­pos sur­li­gnés par Etienne par ailleurs que : « Quoique com­prendre que nous avons plus de cap­teurs qu’on croit peut « ouvrir ».

    Accor­dez-moi deux secondes. Par quoi vous per­ce­vez le monde, les autres, le dehors ?

    Par le dedans de vous.

    Par votre forme qui est cir­cons­crite par votre sché­ma cor­po­rel. Mais votre sché­ma cor­po­rel est mou­vant, dyna­mique parce que vous êtes vivante, pas statique.

    Bref, ima­gi­nons que vous êtes, que je suis dans ma forme limi­tée par mes contours, je suis comme empri­son­née à l’in­té­rieur de moi.

    Où sont mes fenêtres, mes capteurs ?

    Ce sont mes sens, rien qu’eux, non ? Mais j’en avais ajou­té un en plus le sixième, c’est à dire la pensée.

    Mais la pen­sée à bien y réflé­chir, de quoi résulte-t-elle ? N’est-elle pas l’élé­ment qui relie les cinq sens pour lais­ser émer­ger quelque chose de cette com­bi­nai­son multifactorielle ?

    Et l’ou­ver­ture dont vous par­lez ne vient-elle pas de cette pleine ouver­ture à nos yeux, nos oreilles, notre nez, notre tou­cher, notre goût, qui si on les laisse ouvert, ouvre la pen­sée, pen­sée qui émane de cette com­bi­nai­son des sens qui ain­si accueillie, sans a prio­ri, ou avec le moins d’a prio­ri pos­sible, avec le moins de juge­ment, avec le moins d’an­ti­ci­pa­tion néga­tive, nous font accueillir le monde tel qu’il est et non tel que nous vou­drions qu’il soit.

    Ne dit-on pas une pen­sée m’est venue, mais elle ne vient pas de nulle part cette pen­sée, elle passe par des canaux qui sont les canaux sen­so­ri-moteurs, non ?

    Si l’ou­ver­ture au dehors est qua­si com­plète, alors il n’y a pas à pen­ser, non, nulle volon­té de pen­ser, juste se lais­ser pen­ser par tout ça et dès lors per­ce­voir les tona­li­tés tristes ou gaies de cette réalité.

    Voyez le tra­vail de nivel­le­ment des sens qui est fait par cette socié­té mar­chande où tous les goûts se res­semblent, où l’on obli­tère cer­taines sen­teurs au pré­texte de ci ou de ça et j’en passe et de meilleur !

    La ré-volu­tion passe par les sens, c’est mon cre­do jus­qu’à ce qu’on me prouve le contraire !

    Réponse
  23. Ana Sailland

    Oui
    La magie de l’Homme est de pou­voir voir, per­ce­voir, entrevoir.
    Oui
    Notre civi­li­sa­tion endort les sens, les sens phy­siques et les autres, ou bien les contraint à se cibler sur des leurres.

    Les émo­tions aus­si sont des sens.
    .…..

    -Per­ce­voir hors soi et en soi, humer le vent, le temps, et le sens.
    ‑Se lais­ser penser
    ‑S’ob­ser­ver pensant
    ‑S’ob­ser­ver ému
    ‑Choi­sir sa pensée
    ‑S’o­rien­ter

    Registres com­plé­men­taires … qui peuvent être simul­ta­nés  » …dans les grands jours » … rares

    Réponse
  24. Catherine B

    J’aime, j’aime, j’aime les OUI, les OUI à la vie, tout en essayant comme je peux de poser des Non à ce qui empêche la cir­cu­la­tion de la vie.

    Tout se passe entre ces deux pôles, le oui ET le non, sur un conti­nuum à essayer de trou­ver comme disent nos amis chi­nois, je crois que c’est eux qui disent cela, mais en écri­vant j’ai comme un doute, à essayer de construire cette rec­ti­tude médiane, c’est beau hein, rec­ti­tude médiane !

    J’en suis loin, mais c’est une belle cible je trouve.

    Réponse
  25. Catherine B

    y’a la défi­ni­tion d’un phi­lo­sophe qui s’est soi­gné qui dit, « est imbé­cile celui qui pense pour ne pas sen­tir » !

    Réponse
  26. Ana Sailland

    à Cathe­rine (mes­sage 25)

    La très célèbre voie du milieu en quelque sorte ? 
    Mais atten­tion à la tiédeur 😉 

    Se pro­me­ner sur le médiane ne per­met peut être pas de connaître et com­prendre le Monde. Comme me le disait une amie chère, avant d’être sage, il faut dévis­ser le bou­lon du bas …

    En fait, nous sommes si nom­breux que nous pou­vons expé­ri­men­ter les extrêmes, et toutes les direc­tions inter­mé­diaires, suivre des lignes droites, ou ondu­lées, par­fois bri­sées, … c’est dou­lou­reux …, cha­cun sa route, et ensuite par­ta­ger. Le par­tage fait que l’ex­pé­rience de cha­cun devient l’ex­pé­rience de tous et que l’ex­pé­rience de tous devient celle de cha­cun. Il serait donc dom­mage de n’être qu’un trou­peau brou­tant sur le median. Le Dia­mant ne peut être connu que si entre tous nous en fai­sons le tour pour en admi­rer toutes les faces.

    La video du rire dans le metro est symp­to­ma­tique de ça : nous qui la regar­dons, nous engran­geons la tor­peur mor­bide des matins bla­fards, la déme­sure (hubris) de celui qui ose cas­ser la « tris­tesse consen­suelle », nous engran­geons la conta­gion, nous per­ce­vons l’in­ten­tion de l’intrus, et c’est ain­si que nous sommes enri­chis de l’expérience de tous, qui est tout sauf médiane.

    (((Ce n’est pas une contra­dic­tion du 25 mais un ajout 😉 )))

    Réponse
  27. Catherine B

    La tié­deur nen­ni, jus­te­ment c’est nous qui avons à la construire, c’est pour cela qu’elle ne sau­rait nous être don­née toute cuite et nous tom­ber dans le bec sans qu’on y soit pour rien. Le froid ou le chaud, ça j’aime ensuite c’est à moi de trou­ver ma tié­deur, ma jus­tesse entre mon res­pect et le res­pect des autres, ma rec­ti­tude médiane en somme, mais elle ne sau­rait m’être don­née tout de go,sinon elle n’a pas grand sens pour moi, je n’y suis pas, je ne suis pas concer­née dès lors, d’où la para­bole de la Bible qui me semble être très mal com­prise par nos doctes interprètes.Le feu ou la glace, oh oui !

    Je n’aime pas les tièdes !

    Réponse
  28. Olga

    Que se passe que se passe-t-il
    « Déhè­râche » clas­sant tes profils
    que se passe que se passe ‑t-il
    Quand tu chasses d’un geste hostile
    Mon sou­rire pour­tant si sincère ?

    Que se passe que se passe-t-il,
    Den­ti­frice pour­tant déjà cher
    Dont jamais ne se pas­se­ra la classe ouvrière ?
    Que se passe que se passe-t-il
    quand l’ombre nous déclare la guerre ?

    Cama­rade sou­ris quand tu défiles !
    Que se passe que se passe-t-il ?
    Fusiller reste un geste inutile
    L’a­ve­nir n’ef­fa­ce­ra pas la trace
    Du sou­rire qui le regarde en face !

    Réponse
  29. Ana Sailland

    « Fusiller reste un geste inutile
    L’a­ve­nir n’ef­fa­ce­ra pas la trace
    Du sourire
    Qui le regarde en face ! »

    Sim­ple­ment magnifique

    Mer­ci

    Réponse
  30. Olga

    Que se passe que se passe-t-il
    Quand l’es­poir fait du sur place stérile
    Quand de guerre lasse
    On classe chef-d’oeuvre le péril

    Enfant je vou­lais attraper
    Avant d’en connaître les maux
    Ses belles ailes qui battaient

    Aujourd’­hui s’en­vole la Paix
    Dont rêvait à dos de chameau
    Le convoyeur las qui somnole

    Dans sa soli­tude drapé
    L’hu­main sou­dain s’et immolé
    Aux marches des beaux mausolées

    Ce qui reste au marbre collé
    Témoigne des ailes dorées
    De l’es­poir pris dans le formol

    Enfant je vou­lais attraper
    Pour l’of­frir au maître d’école
    Ce beau sou­rire qui s’envole…

    Réponse
  31. Olga

    FIN DU MONDE DES FESSE-MATHIEUX

    Voi­ci venue la fin des temps
    Pro­fi­tez-en, c’est excitant !
    Il y en a pour tout le monde …
    Voi­ci venue la fin du Monde
    Oubliez votre emploi du temps !

    Hélas j’ai oublié mon frère…

    Il reste tant et tant pourtant,
    Tant de grandes choses à faire
    La bonne nou­velle à vrai dire…

    Hélas j’ai oublié mon frère
    Son sang ses larmes son sourire…

    J’aurais vou­lu mettre à l’envers
    La grosse pieuvre de Satan
    Ce monde dont l’endroit transpire
    Ce que le pire imaginaire
    Semble inca­pable de produire…

    Hélas j’ai oublié mon frère
    Sa faim sa soif et le désert
    Et puis peut-être aus­si la guerre
    Et ses mar­chands qui vagabondent

    Hélas j’ai oublié mon frère
    Et la peur des der­niers instants
    Sans doute dois-je aus­si sourire
    Au jour­na­liste téméraire
    Tan­dis que le ton­nerre gronde…

    Cama­rade sou­ris quand tu défiles !
    Lorsque tré­passe un monde futile
    Fusiller reste un geste inutile…
    L’avenir
    N’ef­fa­ce­ra pas la trace
    Du sourire
    Qui le regarde en face !

    Embar­quons sur l’arche légère
    Et tri­co­tons en naviguant
    Maille à l’endroit m’aille à l’envers
    Enfin cet autre monde à faire
    Et qui nous ira comme un gant

    Réponse
  32. Ana Sailland

    Conju­guons

    Je coli­brille
    Tu colibrilles
    Il ou Elle colibrille
    etc

    😉

    Réponse
  33. Olga

    selon JP Sartre, « la conscience est un être pour lequel il est, dans son être, ques­tion de son être en tant que cet être sup­pose un être autre que soi »…Ponc­tua­tions et inter­pré­ta­tions non garanties…Bien sûr d’un point de vue « maté­ria­liste » ceci n’est que cha­ra­bia ins­tau­ré contre « les heu­reux simples d’esprit ».

    Pour­tant, cette phrase pleine d’un cer­tain humour sans doute, elle me convient : pour moi, en effet, sans alté­ri­té, il n’y a pas conscience. 
    Ce qui me conduit à tolé­rer les « dégâts » que peuvent pro­duire dans mon esprit que je crois si pur, les « incon­grui­tés » et autres per­ver­si­tés men­tales d’autrui…

    Sans jeter un caillou dans la mare, je ne sau­rais si ce n’est qu’un mirage, et si par goût du plu­ra­lisme j’en jette deux simul­ta­né­ment, alors je découvre le bon­heur des interférences…

    Voir un couple de cygnes des­si­ner leurs pro­jets de « signeaux », c’est tou­jours trou­blant, non ?

    Réponse
  34. un songe …

    J’ai glis­sé sur la peau écaillée de mon rêve.

    Réponse
  35. EFFAB

    (rec­ti­fi­ca­tion)

    Echouar­dament vôtre

    Coli­bris­sons-nous !

    Réponse
  36. Ana Sailland

    Dans sa sim­pli­ci­té appa­rente, la bande son du mes­sage 35 (mer­ci cb) va très loin.

    Car il y a deux mili­tances, complémentaires :
    La mili­tance reven­di­ca­tive ou struc­tu­relle d’une part, et d’autre part la mili­tance construc­tive qui s’en­gage dans une révo­lu­tion spi­ri­tuelle mais incarnée.

    Réponse
  37. un songe …

    Com­ment bien se bâillon­ner pour mieux écou­ter le silence de l’autre ?

    Réponse
  38. Ana Sailland

    Songe d’un jour d’hiver 😉

    Le silence de l’autre, s’il est assour­dis­sant, ne m’ap­por­te­ra que peu.

    Par contre, à mes obses­sions et à mes croyances com­pul­sives, son Verbe le plus modeste sera meilleur remède que mon Verbe exu­bé­rant, qui n’en est qu’ex­haus­teur toxique.

    Il y a dans le com­merce des mots la même dif­fi­cul­té que dans le com­merce des choses, où il convien­drait de savoir don­ner sans per­mettre au don de deve­nir un viol.

    Mer­ci pour cette grande question 🙂

    Réponse
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    Réponse
  40. Youri

    Bon­jour Etienne, bon­jour à tous,

    Dans la même veine, je recherche déses­pé­ré­ment une vidéo qué­bé­quoise je crois, illus­trant la cir­cu­la­tion d’un billet de 50$ dans une petite ville, et donc à quoi sert la mon­naie, qui n’est qu’un papier repré­sen­tant une créance.

    Le billet est appor­té par une dame qui l’a reçu de son gara­giste et qui paye une chambre d’ho­tel avec dans mon souvenir…

    Si quel­qu’un voit de quoi il s’a­git, ce serait super de la par­ta­ger, car sur le sujet de la mon­naie, c’é­tait mer­veilleu­se­ment didactique.

    Mer­ci à tous !

    You­ri

    Réponse
  41. Morpheus

    @ You­ri

    Je vois tout-à-fait à quelle vidéo tu fais réfé­rence, l’ayant vision­née éga­le­ment il y a deux ou trois ans. Par contre, mal­heu­reu­se­ment, je ne sais plus son inti­tu­lé ni où la retrou­ver. Peut-être en recher­chant à #créa­tion monétaire# ?

    Réponse
  42. EFFAB

    @46

    2’43… ça devient pathé­tique !…

    Et il y a 20 minutes, FURAX, sur le fil Le facisme…, j’en étais vers les @160, ces vidéos sur Damien SAEZ… syn­chro­ni­ci­té presque par­faite ou c’est moi qui voit des choses et des signes un peu partout.

    Tiens, autant que j’en profite…

    http://www.youtube.com/watch?v=twYsGkQrq‑k

    … ces Confi­dences d’Hen­ri GUILLEMIN en terres de Saône-et-Loire, le pays de ma chère Maman… et j’aime beau­coup à ce qu’il dit à par­tir de 19’43 ! entre mille autres choses si pré­cieuses et si chleureuses.

    Réponse
  43. FURAX

    Au diable les théo­ries, tant que nous sommes aux anges. 😉

    Réponse
  44. rêveur

    REFLEXIONS DE GHANDI, ETERNELLES

    a médi­ter pour tous les orateurs

    « le bon­heur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles »

    « soyez le chan­ge­ment que vous vou­lez voir dans le monde »

    para­doxe entre le dire et le faire isn’t it

    Réponse
  45. FURAX

    Sur le bus 142 ; fair­banks city tran­sit sys­tem ! 🙁 Ils sont par­tout 🙁 fair = équi­table. C’est peut-être ça qui l’a empoisonné…

    Réponse

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