Myret Zaki donne de nouvelles clefs pour
comprendre le coup d’État
(appelé « la crise » par les prétendus « journalistes »,
chiens de garde du système)
Nota : notre conférence de Genève (celle qui a passé 220 000 vues sur YouTube, quel outil !) est en cours d’enrichissement :
VERSION « ENRICHIE » DE LA CONFÉRENCE DE GENÈVE / PREMIÈRE PARTIE DISPONIBLE ICI :
Rappel : la conférence de Genève originale est là :

JE PROPOSE :
• QUE NOUS ARRÊTIONS DE PARLER DE « LOBBY DE LA FINANCE » ET QUE NOUS PARLIONS PLUTÔT DU « LOBBY DES VOLEURS »,
et
• QUE NOUS ARRÊTIONS DE PARLER DE « LOBBY DE LA DÉFENSE » ET QUE NOUS PARLIONS PLUTÔT DU « LOBBY DES ASSASSINS ».
Ou encore remplacer
lobby : groupe de pression
par
cartel : Groupement d’intérêt dans l’industrie ou la politique.
qui me semble déja moins bien connoté.
rien à voir mais je savais pas où poster ça :
une lecture « psychologique » de la crise, qui s’appuie sur des travaux de psychologues et de psychosociologues pour tenter d’expliciter les réactions et les traductions politiques lors des situations de crise
Thomas Arciszewski, « Face à la situation de crise : Des régulations individuelles aux attitudes politiques. »
Les cahiers psychologie politique En ligne, numéro 14, Janvier 2009.
URL : http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=300
à lire absolument, allez, un extrait pour appâter :
« Un autre système de régulation, peut-être un des plus anciens ou archaïques, qui se met en place dans un système de crise, en témoignent les paroles rapportées par les médias lors de catastrophes naturelles (« je n’ai jamais vu une telle solidarité »), est le système grégaire, le besoin d’appartenance à un groupe. L’être humain, lorsqu’il se sent menacé, reconstitue ses groupes sociaux les plus disponibles et les liens qui les constituent. Que ce soit lorsque les individus ont peur de la mort (Renkema, Stapel, & Van Yperen, 2008), ou qu’ils sont dans une situation de menace de l’identité de leur groupe (Florack, Piontkowski, Rohmann, Balzer, & Perzig, 2003), face à une catastrophe (Hodson, Esses, Dovidio, Kimmel, & Stout, 2006 ; Moskalenko, McCauley, & Rozin, 2006), ils tendent à se recentrer sur leur groupe d’appartenance, sur ses idéologies et à rejeter l’autre. Pyszczynski et ses collègues ont montré comment la peur de la mort, probablement la peur en général, qui était née dans la crise suivant les attentats du 11 septembre, avait provoqué des modifications dans les comportements des gens : intensification de la question du sens, de l’identité et des valeurs, augmentation du patriotisme et sentiment national, intensification des croyances religieuses (voir également S. J. H. McCann, 1999), suppression de la dissidence (Pyszczynski, Solomon, & Greenberg, 2003). D’autres études ont également montré que quelles que fussent leurs opinions politiques avant le 11 septembre, les individus ont eu tendance à décaler leurs opinions vers la droite pour leur vertu structurante (Bonanno & Jost, 2006).
Sur un plan historique, l’étude de Théodore Abel (1966) offre un éclairage de cette situation en proposant une lecture de lettres issues de toutes les couches de la population allemande d’avant guerre. Il y décrit ainsi comment Hitler a joué de la crise Allemande en créant un climat de peur de l’avenir et comme il a reformé le groupe, la nation, proposé de renouer avec une « identité allemande » en tant qu’organisatrice du monde en opposition aux autres et en stigmatisation certains groupes supposés à l’origine des menaces, justifiant ainsi ce qui allait suivre. Le succès d’un leader charismatique est ainsi très corrélé avec la menace et la crise. McCann a par exemple montré que dans l’histoire présidentielle américaine, les périodes de crises (d’après son index S.-J. H. McCann, 1998 ; S. J. McCann & Stewin, 1990) étaient associées à des victoires plus importantes de Présidents perçus comme fort et avec du pouvoir (S. J. H. McCann, 1997b), et, suivant les hypothèses de Weber (1971÷2003), avec l’élection de présidents charismatiques (S. J. H. McCann, 1997a). Ceci répond à un besoin psychologique de réponse à la menace puisque la peur de la mort suffit pour faire augmenter la préférence pour ce type de leader (Cohen, Solomon, Maxfield, Pyszczynski, & Greenberg, 2004). La menace et les peurs qui jaillissent de la crise sont une source importante d’argument de gouvernance et les conséquences généralement un retour à plus d’autorité « morale », plus de contrôle institutionnel, et un renforcement des liens à l’identité nationale (Arciszewski, 2004 ; Reicher & Hopkins, 2001). Les liens avec la rhétorique populiste deviennent sous cet angle également évidents (Dorna, 1999 ; Herman, 2003). »
en bonus, un article qui résume les résultats de récentes recherches prouvant qu’il y aurait un lien de corrélation inverse entre statut social et propension à adopter des comportements éthiques :
http://psychisme.org/WordPress3/?p=154
et une petite perle en terme d’éducation populaire et de vulgarisation intelligente :
http://www.prejuges-stereotypes.net/indexFlash.htm#
on y trouve des docs, pour aller plus loin, notamment sur les raisons qui font que les victimes des complots ont du mal à comploter pour leur propre salut,
j’ai déjà signalé la Théorie de la dominance sociale (http://www.prejuges-stereotypes.net/espaceDocumentaire/dambrunTDS.pdf)
voici également le résultat d’une recherche récente sur des jeunes en France :
http://recherche.univ-lyon2.fr/greps/IMG/pdf/CIPS.pdf
intéressant car il s’agit d’une tentative de revisiter la « théorie de la justification du système » dont voici le résumé
« L’explication du soutien des défavorisés au statu quo social dans le cadre de la théorie de la justification du système
Dans le cadre de la théorie de la justification du système, Jost et collègues (Jost & Banaji, 1994 ; Jost, Burgess & Mosso, 2001 ; Jost & Hunyady, 2002 ; Jost, Banaji & Nosek, 2004) ont développé la thèse qu’il existe une inclinaison très largement répandue à considérer comme juste et légitime le système social en place, l’exercice du pouvoir, l’attribution de statuts et la distribution des richesses au sein de celui-ci, et plus généralement les arrangements sociaux existants, voire anticipés, indépendamment de la nature objective de ces arrangements.
Cette inclinaison résulterait en partie du fait que la justification du système remplirait une fonction palliative (Jost & Hunyady, 2002, p.35): « les gens s’engagent dans la justification du système (ainsi que dans d’autres formes de rationalisation) afin de faire face et de s’adapter à des réalités injustes ou déplaisantes qui apparaissent inévitables ».
Plus précisément, la justification du système permet à l’individu soit de prévenir certaines sources importantes de stress à travers l’impression que « le contexte social est stable, compréhensible, prédictible, cohérent, sensé et juste », soit de faciliter des réponses adaptatives lorsque des situations de stress se présentent, notamment grâce un sentiment de contrôle renforcé et à la confiance dans sa propre capacité à agir de manière adéquate au sein d’un environnement sensé.
De plus, dans certaines circonstances, cette motivation à justifier le statu quo social serait paradoxalement la plus forte parmi les membres de groupes défavorisés, qui subissent le plus les conséquences négatives du statu quo social. Au sein de ces groupes, l’inclinaison à justifier le système l’emporterait donc sur la défense des intérêts propres, matériels ou symboliques, du groupe et/ou des individus qui le composent.
Ainsi, Jost, Pelham, Sheldon & Sullivan (2003) ont pu mettre en évidence, à travers l’analyse secondaire de cinq sondages politiques nationaux réalisés aux Etats-Unis, cinq cas dans lesquels des membres de groupes défavorisés, définis par la classe sociale (groupes à bas revenus), l’ethnie (Américains d’origine Africaine) ou la région (habitants des Etats du Sud), se sont distingués par un soutien particulièrement élevé apporté aux autorités et au système social en place.
Celui-ci a été opérationnalisé, selon les études, par des dimensions aussi variées que la confiance dans le travail du gouvernement et dans l’intégrité de ses membres, l’acceptation de la limitation des droits des médias et des citoyens de critiquer le gouvernement, la justification des inégalités de revenus, ou encore l’adhésion à une idéologie méritocratique.
Ces recherches ancrent ainsi l’hypothèse d’une justification du système accrue parmi les défavorisés dans des observations empiriques systématiques, à partir d’échantillons conséquents et généralement représentatifs de certaines parties de la population états-unienne.
Comment comprendre cet empressement apparent à justifier le statu quo social, même de la part de ceux qu’il pénalise ? Pour rendre compte de cet effet contre-intuitif, Jost et al. (2003) proposent le concept explicatif de dissonance idéologique, en référence à la théorie de la dissonance cognitive (Festinger, 1957 ; Beauvois & Joule, 1996) : en l’absence d’opportunités concrètes pour s’engager dans une contestation active du système, le vague sentiment d’être complice du système génère une tension d’autant plus pénible à vivre qu’elle est associée à la perception d’être personnellement et/ou collectivement désavantagé par ce système.
Les membres de groupes désavantagés auraient ainsi au départ une incohérence plus forte à rationaliser que les membres de groupes privilégiés. En effet, ces derniers ont la possibilité de se représenter toute acceptation passive ou active du système comme cohérente avec les effets positifs de ce système dont ils profitent. Dans la mesure où les membres de groupes défavorisés n’ont qu’un accès restreint à de telles expériences, la seule stratégie accessible pour restaurer un sentiment de cohérence, en l’absence d’un engagement dans une contestation active, passerait par une représentation du système comme juste, ou du moins comme nécessaire.
Cependant, de telles stratégies d’adaptation cognitive ne peuvent constituer des solutions définitives, puisqu’elles impliqueraient un coût social et psychologique certain pour les groupes défavorisés. Les conséquences agrégées et collectives de ces régulations individuelles systématiques seraient celles du maintien de la légitimité et, partant, de la stabilité du système social, c’est-à-dire de la perpétuation d’une organisation sociale qui dessert leurs intérêts (Jost et al., 2004).
De plus, les membres de groupes défavorisés ont plus souvent tendance à intérioriser des stéréotypes négatifs et une évaluation défavorable de leur groupe d’appartenance (Jost et al., 2001 ; Jost et al., 2004), ils sont habités par des sentiments plus ambivalents à l’égard de celui-ci (Jost & Burgess, 2000) et ils estiment dans une moindre mesure mériter certaines récompenses pour leurs efforts (Pelham & Hetts, 2001). Leur estime de soi et leur équilibre psychologique sont fragilisés par l’intériorisation de croyances qui justifient leur domination (Jost & Thompson, 2000). La tension ne peut donc jamais être évacuée entièrement dans ces conditions pour les membres de groupes défavorisés, qui se retrouvent coincés d’une certaine manière dans le dilemme posé par leurs besoins contradictoires de justification du système d’un côté, et de valorisation du groupe et de soi de l’autre (Jost et al., 2004). »
Cela nous montre que dans le « comment ? » il faut introduire en stratégie ces données qui font que ce n’est pas en période de (fausse) quiétude et ( fausse ) croissance qu’on peut espérer changer quoique ce soit de fondamental .
La meilleure période pour espérer agir est le moment de l’entre deux , celui où l’on rentre en crise sans encore y avoir complètement basculé .
C’est pendant cette fenêtre de tir qu’il faut parvenir à créer des solidarités larges autour le la prise de conscience commune de la crise qui vient et de sa gravité en faisant un vrai péril commun ; autour aussi de la préparation d’un projet politique de crise et de nouvelle société pour répondre à ces enjeux de crise .
Si on n’a pas su entamer ce travail collectif , il y a plus de chance que la confusion , le conflit de repli de groupes identitaires en rajoute une couche ‚rouge mais de celle du sang.
D’après Myret Zaki, l’ouverture de la spéculation sur la dette française sur le marché européen ne changera rien.
Quid de la spéculation anglo-saxonne ?
Une attaque après les élections est-elle encore probable ?
Si quelqu’un à des informations sur le sujet, je l’en remercie d’avance.
Je ne m’y intéresse que depuis peu de temps, depuis que j’ai entendu Myret Zaki y faire allusion en fait…
mais voilà ce que je vois depuis quelques semaines assez régulièrement.
Est-ce aussi l’heure pour l’Espagne ?
http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/La-prime-du-CDS-de-l-Espagne-atteint-un-record-mercredi–14331248/
Bon bah j’ai ma réponse.…
Incroyable, il suffit vraiment de suivre les CDS pour prédire l’avenir…
“Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis”
Thomas Jefferson (1802)
http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-grece-2-quand-l-ecologie-apporte-des-reponses-concretes-pour-traverser-la-cri
j’aimerai partager
cette émission « terre-à-terre » sur France Culture de ce matin 16 juin 2012
je l’ai mis ici mais peut être ce n’est pas sa place je ne sais pas afficher directement
la vidéo
présentation :
Même si l’écologie, pas plus qu’un autre mouvement, ne saurait prétendre avolir de « solution » à apporter à la profonde crise, nombre des alternatives explorées depuis longtemps par les mouvements écologistes s’avèrent aujourd’hui utiles.
Avec : Spyros Markettos, historien des idées à l’Université Aristote de Thessalonique ; Alexandros Kastrinakis et Despina Fragiddou, du Mouvement 136, Antonis Karagiorgou, au jardin partagé de l’ancien terrain militaire ; Anastasia Vasi, dans une école squattée et Vasso Kanellopoulou, documentariste.
Traductions Hélène Joguet et Thomas Karpos
Sur le net :
http://nodebtnoeuro.wordpress.com/
http://www.debtocracy.gr/
http://www.dailymotion.com/video/xik4kh_debtocracy-international-version_shortfilms
http://www.136.gr/
http://www.youtube.com/watch?v=ooNrnQvfJMg
http://www.catastroika.com/
http://www.youtube.com/watch?v=PazS8SDTOCY