LA DETTE, une enquête documentaire sur les traces de l’argent

23/01/2012 | 17 commentaires

http://​www​.ladet​te​le​film​.blog​spot​.com/

Un film en cours de mon­tage, où vous retrou­ve­rez (un peu) le père Chouard 🙂

Il y a quelques petites ITV sur ce blog.

http://​www​.ladet​te​le​film​.blog​spot​.com/

On peut aider ces jour­na­listes indé­pen­dants (il n’y en a pas tant que ça en France, il faut pro­té­ger l’es­pèce avant qu’elle ne dis­pa­raisse) en pré­ache­tant leur DVD, si j’ai bien com­pris ; un peu comme le font les Mutins de Pan­gée avec les DVD de Mer­met et Chom­sky, par exemple : c’est une bonne for­mule, où les citoyens se forment entre eux — et en payant tout, pour ne sur­tout pas dépendre des riches. Ça se tient.

Étienne.

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Étienne

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17 Commentaires

  1. DenisBloud

    Ce pro­jet de film ne touche pas le fond du problème.

    En tant que pro­fes­sion­nel de la langue fran­çaise (tra­duc­teur-révi­seur P4 dans une orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale des Nations Unies), je tiens à dénon­cer une grave confu­sion séman­tique qui peut expli­quer la Crise struc­tu­relle. Les termes très vagues de « mon­naie », de « fonds » ou d’«argent » cor­res­pondent en effet à plu­sieurs masses moné­taires dif­fé­rentes car –gros­so modo et en sciences éco­no­miques élé­men­taires- il faut dis­tin­guer d’une part les dépôts (c’est-à-dire les masses M1-M2 – argent-rému­né­ra­tion – Bar­geld en alle­mand) et d’autre part les créances (masse M3 – argent-cré­dit – Schrift­geld). Pour­quoi confondre dépôts réels et créances vir­tuelles, alors que celles-ci ne cor­res­pondent à aucune sor­tie d’ac­tifs et ne sont que des lignes d’écritures comp­tables de crédit ?

    Le seul prix Nobel fran­çais de Sciences éco­no­miques (1988), Mau­rice Allais, a tou­jours dénon­cé l’illogisme consis­tant à appli­quer aux cré­dits créés ex-nihi­lo (simples écri­tures comp­tables) les mêmes règles éco­no­miques qu’aux dépôts réels, c’est-à-dire le rem­bour­se­ment du capi­tal prê­té plus les habi­tuels inté­rêts. C’est ain­si qu’il a pu écrire dans le jour­nal Le Monde du 28 octobre 1988 cette phrase incroyable : « Fon­da­men­ta­le­ment, il n’y a pas de dif­fé­rence entre le métier de ban­quier et celui de faux-monnayeur. »

    (suite sur http://​dbloud​.free​.fr/​l​i​m​p​o​s​t​u​r​e​m​o​n​e​t​a​i​r​e​.​htm).

    Mer­ci de ton atten­tion. DB

    Réponse
  2. guillaume

    Bon­jour Denis Bloud,

    Quel est le fond du problème ?

    Réponse
  3. Di Girolamo

    Je fais pas­ser cette info (qui est peut être déjà pas­sée ici ? Mais pas le temps de tout suivre : il faut être retrai­té pour être citoyen!)
    Elle semble très inté­res­sante parce qu’elle montre que l’As­sem­blée Natio­nale peut ( le croi­riez vous ? ) être utile !

    http://​www​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​1​3​/​p​r​o​p​o​s​i​t​i​o​n​s​/​p​i​o​n​4​0​9​5​.​asp

    N° 4095

    _____

    ASSEMBLÉE NATIONALE

    CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

    TREIZIÈME LÉGISLATURE

    Enre­gis­tré à la Pré­si­dence de l’Assemblée natio­nale le 15 décembre 2011.

    PROPOSITION DE RÉSOLUTION

    ten­dant à la créa­tion d’une com­mis­sion d’enquête char­gée d’examiner la dette publique et les choix à faire pour l’alléger

    et pour libé­rer la France de la pres­sion des mar­chés financiers,

    (Ren­voyée à la com­mis­sion des finances, de l’économie géné­rale et du contrôle bud­gé­taire, à défaut
    de consti­tu­tion d’une com­mis­sion spé­ciale dans les délais pré­vus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

    pré­sen­tée par Madame et Messieurs

    Jean-Jacques CANDELIER, Jean-Pierre BRARD, Marc DOLEZ,

    Jacques DESALLANGRE, Jac­que­line FRAYSSE et Fran­çois ASENSI,

    dépu­tés.

    EXPOSÉ DES MOTIFS

    Mes­dames, Messieurs,

    Écoles, hôpi­taux, héber­ge­ment d’ur­gence… Retraites, chô­mage, bas salaires, culture, envi­ron­ne­ment… nous subis­sons au quo­ti­dien l’aus­té­ri­té budgétaire.

    Et le pire est à venir. La charge de la dette repré­sente désor­mais le pre­mier poste bud­gé­taire de la Nation. Pour 2012, près de 50 mil­liards d’euros seront ver­sés aux rentiers.

    Main­te­nant « il faut rem­bour­ser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut ras­su­rer les mar­chés finan­ciers, sau­ver la bonne répu­ta­tion, le triple A de la France ». « Il en va de l’avenir de nos enfants, nous vivons au-des­sus de nos moyens »…

    Telles sont les ren­gaines que nous res­sassent les grands médias, l’Union euro­péenne, la Banque cen­trale euro­péenne, le FMI et les gou­ver­ne­ments et forces poli­tiques à la solde des mar­chés financiers.

    Nous refu­sons ces dis­cours culpa­bi­li­sa­teurs. Nous refu­sons, au nom de l’alibi de la dette, la remise en cause de tout ce qui ren­dait encore vivables nos socié­tés, en France et en Europe.

    La France a‑t-elle trop dépen­sé pour l’école ou la san­té, ou bien est-ce que ce sont les cadeaux fis­caux et sociaux qui ont assé­ché les recettes ? La dette a‑t-elle été contrac­tée dans l’in­té­rêt géné­ral, ou bien peut-elle être consi­dé­rée en par­tie comme illé­gi­time ? À quelle oli­gar­chie finan­cière, fran­çaise ou étran­gère, pro­fite la dette et la poli­tique d’austérité ? Pour­quoi les États euro­péens sont-ils obli­gés de s’en­det­ter auprès des mar­chés finan­ciers et des banques, alors que ces der­nières peuvent emprun­ter à bas coût auprès de la Banque cen­trale européenne(1) ? Quelle stra­té­gie enga­ger pour se libé­rer de la pres­sion des marchés ?

    Nous refu­sons que ces ques­tions soient éva­cuées ou trai­tées dans le dos des citoyens par les « experts » du sys­tème. Nous vou­lons y répondre nous-mêmes dans le cadre d’un vaste débat démo­cra­tique qui éclaire notre ave­nir com­mun. Nous pro­po­sons de por­ter la réflexion sur cette « dette odieuse », contrac­tée sous la dic­ta­ture des mar­chés finan­ciers pour des objec­tifs contraires aux inté­rêts des citoyens.

    La nature éco­no­mique des sommes prê­tées est un fac­teur de plus qui inter­roge la légi­ti­mi­té de la dette publique. Son illé­gi­ti­mi­té ne repose-t-elle pas lar­ge­ment sur la nature des opé­ra­tions des prêts qu’il fau­drait hono­rer ? Ceux-ci, en effet, sont loin d’être la contre­par­tie d’une épargne patiem­ment amas­sée suite à un dur labeur mais relèvent, pour bonne part, des banques ou des « hedge funds ».

    Nous pro­po­sons de relayer la demande citoyenne qui s’exprime en faveur d’un vaste audit public sur la dette publique, en vue d’une annu­la­tion par­tielle. Il faut iden­ti­fier les fac­teurs qui per­mettent de carac­té­ri­ser la dette comme illé­gi­time, ain­si que ceux qui jus­ti­fient le rem­bour­se­ment d’une frac­tion de la dette à cer­tains créan­ciers. L’analyse des ori­gines de la dette de la France aide­ra à cer­ner les contours de la dette illé­gi­time et à poser la ques­tion de son annu­la­tion par­tielle, comme solu­tion à fon­de­ment éco­no­mique et éthique.

    La com­mis­sion d’enquête, dont il vous est pro­po­sé la créa­tion, est une étape impor­tante de la reprise en main de nos affaires par les repré­sen­tants élus du peuple.

    —–

    PROPOSITION DE RÉSOLUTION

    Article unique

    Il est créé une com­mis­sion d’enquête de trente membres char­gée d’examiner la dette publique et les choix à faire pour l’alléger et pour libé­rer la France de la pres­sion des mar­chés financiers.

    ______________

    1 () Le Trai­té de Maas­tricht et celui de Lis­bonne inter­disent aux États membres de se finan­cer par leurs banques cen­trales ou par la Banque cen­trale euro­péenne et les obligent à se finan­cer plus chè­re­ment auprès du sec­teur pri­vé (les « mar­chés finan­ciers »). En France, cette inter­dic­tion date de la loi n° 73–7 du 3 jan­vier 1973 sur la Banque de France.

    Source : http://​www​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​1​3​/​p​r​o​p​o​s​i​t​i​o​n​s​/​p​i​o​n​4​0​9​5​.​asp.

    Si des gens sont au cou­rant de cette pro­po­si­tion et de ce qu’il s’en est suivi ?

    Réponse
  4. Di Girolamo
  5. Di Girolamo

    .…..Une petite der­nière avant d’al­ler travailler .…

    « ASSEMBLÉE NATIONALE
    PROPOSITION DE RÉSOLUTION

    Article unique
    Il est créé une com­mis­sion d’enquête de trente membres char­gée d’examiner la dette publique et les choix à faire pour l’alléger et pour libé­rer la France de la pres­sion des mar­chés financiers. »

    L’i­déal, ce serait que cette com­mis­sion par­le­men­taire uti­lise une méthode par­ti­ci­pa­tive pour son enquête, avec uti­li­sa­tion des médias et jour­na­lisme d’in­ves­ti­ga­tion, puis dif­fu­sion d’un doc + débats ouverts aux citoyens.

    Tou­jours la même pré­oc­cu­pa­tion du citoyen lambda.

    Réponse
  6. chris06

    @DenisBloud,

    c’est bien confus tout ça !

    Petit rap­pel :

    Les agré­gats monétaires

    I) La monnaie :

    1) les espèces (pièces et billets) (ou « argent liquide ») Bar­geld en Alle­mand, cash en Anglais

    2) la mon­naie scrip­tu­rale, c’est à dire ce qui se trouve sur les comptes en banque sous le titre de « dépôts à vue » et qui peut ser­vir de moyen de paie­ment immé­diat pour sol­der une dette par l’in­ter­mé­diaire d’un « ins­tru­ment de la mon­naie scrip­tu­rale » (chèque, carte, trans­fert électronique…)

    Le stock de mon­naie = M1

    II) L’é­pargne monétaire :

    1) les livrets et autres dépôts à pré­avis <= 3 mois

    2) les dépôts à terme <= 2 ans

    = M2 – M1

    III) Les ins­tru­ments négociables :

    1) Pen­sions

    2) Titres d’OPCVM monétaires

    3) Titres de créances <= 2 ans

    = M3 – M2

    M3 com­prend donc tous les enga­ge­ments à moins de deux ans des banques vis à vis des résidents.

    Il n’y a pas de « confu­sion séman­tique » (à part dans votre esprit?).

    PS : Même ques­tion que Guillaume : quel est « le fond du problème » ?

    Réponse
  7. sitouaillain

    Faut savoir Di Giro­la­mo, … avoir des amis dans la for­te­resse enne­mie, ça peut aider.… Soit les hommes poli­tiques ne servent à rien, soit la pro­po­si­tion du front de gauche (repre­nant l’ap­pel du col­lec­tif pour un audit citoyen de la dette, dont je suis un par­ti­ci­pant) a du sens et ça a du sens d’a­voir quelques dépu­tés infil­trés… Alors mer­ci à celles et ceux qui ont voté pour eux au lieu de s’abs­te­nir et lais­ser les autres choi­sir pour eux ?

    Cela dit, (comme nos com­pa­triotes font un peu n’im­porte quoi dans le secret de l’i­so­loir et acceptent encore comme légi­time le résul­tat de l’a­gré­ga­tion de leurs lubies), cette réso­lu­tion n’a pas été et ne sera jamais votée par la majo­ri­té actuelle, et la pro­po­si­tion de réso­lu­tion de la gauche uni­taire Euro­péenne n’au­ra pas plus de chances de suc­cès non plus au par­le­ment européen…

    En ini­tia­tive paral­lèle et com­plé­men­taire, il y a la péti­tion http://​www​.audit​-citoyen​.org/ et conti­nuer à relayer les infos 🙂

    Réponse
  8. Di Girolamo

    Sitouaillin

    Mon cour­rier à M. Candelier :

    Mon­sieur le député

    J’ai été assez sur­pris de décou­vrir que s’é­tait consti­tuée une com­mis­sion par­le­men­taire d’en­quête concer­nant la dette publique. On touche là un pro­blème clé concer­nant la sou­ve­rai­ne­té des pays et leur indé­pen­dance par rap­port au sec­teur finan­cier pri­vé. On touche aus­si un tabou puisque la pen­sée poli­tique unique est que c’est ain­si et qu’il n’y a même pas uti­li­té à s’in­ter­ro­ger sur la question.

    Dans mon igno­rance du fonc­tion­ne­ment de l’As­sem­blé Natio­nale, cela me sidère de voir s’ou­vrir une enquête au sujet de la dette.

    J’ai­me­rais savoir quels résul­tats poli­tiques on peut espé­rer d’une telle démarche ? Si elle n’est pas par avance condam­née à res­ter dans l’ombre ?

    En ce qui me concerne, je pense qu’une grande par­tie de nos pro­blèmes pour­raient trou­ver des solu­tions, s’ils fai­saient l’ob­jet d’en­quêtes, d’in­ves­ti­ga­tions, d’é­tudes, de réflexions, de débats, et que ces tra­vaux soient média­ti­sés et participatifs.

    Je prêche pour une réforme de l’ou­til poli­tique consis­tant à com­plé­ter la ges­tion par­ti­sane alter­na­tive court terme du pays (votes tous les cinq ans pour un pré­sident et des dépu­tés) par la créa­tion d’un outil de réflexion long terme au des­sus des par­tis (démo­cra­tie cog­ni­tive) ; le fait de ne pas dis­po­ser d’un tel outil condamne nos sys­tèmes poli­tiques à la ges­tion sec­to­rielle tech­nique et ne per­met pas de prendre de la hau­teur glo­ba­le­ment, nous pri­vant de direc­tion, de vision long terme, nous enfer­mant dans le sys­tème sans pos­si­bi­li­té de nous en extraire même s’il est non durable et au bout du compte destructeur.

    Votre enquête serait ados­sée à un média de masse, un jour­na­liste d’in­ves­ti­ga­tion créant un doc sur le sujet, des débats seraient orga­ni­sés, au natio­nal sur tv publique, au local dans les com­munes, les citoyens pou­vant par­ti­ci­per, nous aurions là les ingré­dients d’une nou­velle col­la­bo­ra­tion entre les élus et leurs conci­toyens, per­met­tant de mettre en lien et mou­ve­ment les acteurs, en marche l’in­tel­li­gence col­lec­tive. Mer­ci de pen­ser à cette pro­po­si­tion qui demande certes un tra­vail de mise au point sérieux mais qui est selon moi sus­cep­tible de nous aider, tant notre actuel outil de gou­ver­nance est deve­nu inadap­té aux enjeux, et à la crise glo­bale qui ne fait que débuter.

    Cor­dia­le­ment

    —

    Réponse de Jean-Jacques Candelier :

    Bon­jour et merci.

    Cette com­mis­sion d’en­quête n’est pas créée, elle est pour l’ins­tant sim­ple­ment proposée.

    http://​www​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​1​3​/​d​o​s​s​i​e​r​s​/​d​e​t​t​e​_​p​u​b​l​i​q​u​e​_​p​r​e​s​s​i​o​n​_​m​a​r​c​h​e​s​.​asp

    Le but est de débattre, de manière poli­tique et citoyenne, sur un sujet pré­sen­té comme tech­nique. Il existe par ailleurs déjà un docu­ment offi­ciel de l’AN sur la dette :

    http://​www​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​1​3​/​b​u​d​g​e​t​/​p​l​f​2​0​1​2​/​l​i​s​t​e​_​r​a​p​p​o​r​t​e​u​r​s​.​asp#

    Mal­heu­reu­se­ment, cette pro­po­si­tion de créa­tion de com­mis­sion d’en­quête n’est pas sou­te­nue par l’en­semble des députés.

    Il est dans votre pos­si­bi­li­té, si vous le vou­lez, d’é­crire aux élus pour faire abou­tir cette demande en leur pro­po­sant de cosi­gner la pro­po­si­tion de réso­lu­tion de M. Candelier.

    Mer­ci.

    Comme tu le vois, pour sim­ple­ment étu­dier un pro­blème, nous sommes tous, dépu­tés comme citoyens, obli­gés de pétitionner.

    Il faut qué­man­der la démocratie !

    LA CITOYENNETÉ ÉTANT TRAITÉE COMME UN LOBBY PARMI D’AUTRES ; COMME UN CONTRE POUVOIR, ALORS QUE C’EST LA PRATIQUE DU POUVOIR.

    C’est là où se situe le piège.

    C’est pour­quoi la reven­di­ca­tion majeure et prio­ri­taire, c’est la mise en place DANS L’ESPACE PUBLIC, DANS L’INSTITUTION, d’un outil citoyen (com­pre­nant élus et non élus) d’au­dit per­ma­nent des problèmes.

    Ce n’est pas ce que pro­pose Mélenchon.

    Réponse
  9. sitouaillain

    Cher Di Girolamo,

    Mélen­chon ne pro­pose rien, il porte le pro­gramme « l’Hu­main d’a­bord » du Front de Gauche, qui a été éla­bo­ré dans ses grandes lignes par les col­lec­tifs de mili­tants des orga­ni­sa­tions membres du FdG et des mili­tants asso­cia­tifs ou « élec­tron libres », il a été affi­né et chif­fré par les experts des dif­fé­rents par­tis. Il est en ce moment pré­ci­sé et com­plé­té par les dis­cus­sions des assem­blées citoyennes du Front de Gauche.

    L’au­dit citoyen de la dette fait par­tie de ces pro­po­si­tions nou­velles éma­nant des assem­blées citoyennes, repre­nant l’i­ni­tia­tive de membres d’at­tac et autres organisations :

    http://​www​.audit​-citoyen​.org/

    Je tiens à rap­pe­ler que c’est par l’au­dit citoyen de la dette, que la rup­ture avec le néo­li­bé­ra­lisme a été ini­tiée par le gou­ver­ne­ment de Raphaël Cor­rea en Equateur.

    Ce que tu pro­poses, sans d’ailleurs en pré­ci­ser les formes concrètes, relève du pro­ces­sus consti­tuant, au cours duquel il fau­dra exa­mi­ner les moda­li­tés d’é­va­lua­tion des poli­tiques publiques.

    Dans la légis­la­tions actuelle, les ins­ti­tu­tion char­gées d’é­va­luer les poli­tiques publiques sont multiples,
    il y a par exemple la Cour des Comptes, le Conseil éco­no­mique et social et les dif­fé­rentes com­mis­sions par­le­men­taires pérennes (par ex la com­mis­sion des finances) ou ad hoc (par ex la com­mis­sion sur la bioéthique).

    Il existe éga­le­ment à tous les niveaux de la hié­rar­chie des lois, des dis­po­si­tions pré­voyant l’é­va­lua­tion des actions prises par les divers exé­cu­tifs (de la com­mune au gou­ver­ne­ment. Avec l’ac­crois­se­ment des expé­ri­men­ta­tions, l’é­va­lua­tion des poli­tiques publiques prend d’ailleurs une dimen­sion de plus en plus impor­tante. Et chaque admi­nis­tra­tion dis­pose de cel­lules d’é­va­lua­tion et de pros­pec­tive, qui tra­vaillent en interne et peuvent com­man­der des études à des orga­nismes d’é­va­lua­tion indé­pen­dant. Enfin, toute action où inter­viennent des fonds euro­péens est sou­mise à un pro­to­cole d’é­va­lua­tion strict.

    Ces éva­lua­tions ex ante, in pro­ces­so et ex post, revêtent diverses formes, débat public, enquêtes d’or­ga­nismes spé­cia­li­sés, recueils de sta­tis­tiques, enquêtes par­le­men­taires, etc.,

    elles sont dans l’en­semble ren­dues publiques et acces­sibles sur inter­net, y com­pris dans cer­taines communes.

    la pro­po­si­tion de jury citoyens de S. Royal, repre­nant des expé­riences ayant lieu par­tout en Europe, visait à élar­gir le champ des poli­tiques éva­luées et à accroître l’im­pli­ca­tion citoyenne dans l’évaluation.

    nul doute qu’il s’a­git-là d’une dimen­sion essen­tielle de la démo­cra­tie et que la future consti­tu­tion serait ban­cale si elle ne conte­nait aucun cha­pitre consa­cré à l’é­va­lua­tion, où, je n’en doute pas, le tirage au sort aurait toute sa place.

    Cela dit, en voyant l’en­semble des pro­duc­tions des ins­ti­tu­tions actuelles, aux­quelles il faut rajou­ter les tra­vaux d’ONG,de syn­di­cats, d’ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales, etc., l’au­dit per­ma­nent existe déjà…il fait très peu appel à l’ex­per­tise du citoyen lamb­da, c’est un fait.

    Le pro­blème de fond se situe
    d’une part sur le plan de l’Es­pace Public (au sens d’Ha­ber­mas, auteur à lire absolument!),

    où le rôle du jour­na­liste n’est pas rem­pli de manière satis­fai­sante, et ce, prin­ci­pa­le­ment du fait d’un modèle éco­no­mique incom­pa­tible avec le sou­ci d’ou­tiller les citoyens dans l’exer­cice de leur esprit critique.

    (à titre d’exemple je rap­pelle que le pas­sage de N. Sar­ko­sy au Minis­tère de l’In­té­rieur fut une rela­tive catas­trophe sur les objec­tifs qu’il avait lui-même fixé, il fut pour­tant choi­si par la moi­tié des citoyens qui se sont ren­dus aux urnes comme pré­sident, j’en rends res­pon­sables les médias, dont les pro­prié­taires sont des amis per­son­nels du susnommé)

    D’autre part, sur le plan du mode de prise de déci­sion poli­tique, il n’existe dans l’ac­tuelle consti­tu­tion, pra­ti­que­ment aucune dis­po­si­tion contrai­gnante quant à l’in­té­gra­tion des résul­tats des éva­lua­tions à la déci­sion, ce qui per­met au gou­ver­ne­ment actuel de prendre des choix dont les consé­quences ont clai­re­ment été démon­trées comme contraires aux objec­tifs fixés ou à cer­tains prin­cipes fon­da­men­taux, j’en sais quelque chose pour avoir été pen­dant deux ans cher­cheur dans un orga­nisme d’é­va­lua­tion des poli­tiques publiques tra­vaillant pour nombres d’or­ga­nismes ter­ri­to­riaux, natio­naux et autres.

    Voi­ci donc deux points essen­tiels, aux­quels notre mobi­li­sa­tion citoyenne doit remé­dier et pas seule­ment via un pro­ces­sus consti­tuant. néan­moins sur le sujet qui nous occupe, selon moi,ce der­nier devra abou­tir à :

    - la recon­nais­sance des média comme un « pou­voir », pou­voir devant être régu­lé, main­te­nu dans son indé­pen­dance (du pou­voir poli­tique et éco­no­mique), et sou­mis au ser­vice de la citoyen­ne­té éclairée.

    - la recon­nais­sance de l’é­va­lua­tion comme dimen­sion essen­tielle de la démocratie,incarnée dans des ins­ti­tu­tions et dis­po­si­tifs per­met­tant l’in­dé­pen­dance (des contin­gences poli­tiques, notam­ment élec­to­ra­listes, des contraintes budgétaires,etc.), la trans­pa­rence et la pré­ci­sion. Cette dimen­sion de l’é­va­lua­tion devrait repo­ser sur une forte dimen­sion par­ti­ci­pa­tive (asso­ciant membres d’or­ga­ni­sa­tion de la socié­té civile et citoyens tirés au sort, et être inté­grée à tous les champs du poli­tique, avec des dis­po­si­tions ren­dant les résul­tats contraignants.

    enfin, dans la mesure où il existe des méthodes effi­caces et éprou­vées d’é­la­bo­ra­tion de bud­gets par­ti­ci­pa­tifs, l’ap­pli­ca­tion de méca­nismes de démo­cra­tie directe dans le pro­ces­sus d’é­la­bo­ra­tion du bud­get de l’État (ou toute autre ins­ti­tu­tion) et la fixa­tion des règles de finan­ce­ment devrait per­mettre d’é­vi­ter les pro­blèmes que nous vivons avec cette his­toire de dette.

    Pour le moment en tout cas, il nous faut résis­ter au pacte euro­péen qui va encore aggra­ver la situa­tion avec un contrôle de la Com­mis­sion sur les bud­get des Etats.

    Ce com­bat devrait per­mettre de s’ap­puyer sur ce fait : si les Diri­geants de nos États acceptent la mise sous tutelle de leurs bud­gets auprès d’une ins­ti­tu­tion non démo­cra­tique, et s’ils sont prêts à se lais­ser éva­luer par des agences de notation,alors il va d’au­tant plus de soi qu’une mise sous tutelle puisse inter­ve­nir, cette fois sous la coupe des citoyens, et que l’é­va­lua­tion citoyenne rem­place les dik­tats des psy­cho­pathes néo­li­bé­raux de la com­mis­sion euro­péenne et les notes d’a­gences visant à gui­der les créan­ciers cupides.

    Réponse
  10. A-J Holbecq

    Un petit tra­vail syn­thé­ti­sant l’é­vo­lu­tion des soldes pri­maires entre 1959 et 2010 sur http://monnaie.wikispaces.com/Etude+1959–2010

    Mais je suis quand même heu­reux que le sujet des dettes publiques et de leurs jus­ti­fi­ca­tion ait réus­si à tra­ver­ser une barrière !

    J’ai­me­rai que vous m’ai­diez tous pour lis­ter les argu­ments qui font qu’à mon avis l’E­tat n’a pas à payer d’in­té­rêts sur ses besoins de finan­ce­ment (finan­ce­ment direct sans inté­rêts de la Banque Centrale)…

    En tous cas, bra­vo à vous Di Girolamo

    Réponse
  11. Di Girolamo

    sitouaillain tu écris :
    « Ce que tu pro­poses, sans d’ailleurs en pré­ci­ser les formes concrètes, relève du pro­ces­sus consti­tuant, au cours duquel il fau­dra exa­mi­ner les moda­li­tés d’é­va­lua­tion des poli­tiques publiques. »
    Pas vraiment :
    En matière de poli­tiques publiques il faut distinguer
    d’une part l’ensemble des poli­tiques sec­to­rielles menées dans tous les domaines de la vie publiques qui font l’objet de réflexions amont, déli­bé­ra­tions, déci­sions, mises en œuvres, éva­lua­tions ….Comme tu l’indiques des pro­ces­sus de sui­vi existent et sont à améliorer.
    Et d’autre part la logique qui les pro­duit, la direc­tion poli­tique géné­rale, le pro­jet de socié­té qui façonne la socié­té, pro­duit son mode de vie, sa culture, son orga­ni­sa­tion et l’ensemble de ces choix poli­tiques…. A ce niveau là, qui pour­tant est fon­da­teur du reste, rien d’organisé. Les poli­tiques publiques sont sui­vies et éva­luées pour elles mêmes mais pas jugées à l’aune d’un regard plus glo­bal et plus prospectif.

    Notre sys­tème poli­tique ne fait pas cette dis­tinc­tion et en ce sens la poli­tique consiste à main­te­nir et régu­ler un ordre sys­té­mique éta­bli, par : l’armée, la police, les lois et les diverses poli­tiques sec­to­rielles, le poids du pré­sent , le poids de l’habitude, le voile de fumée média­tique , pro­pa­gande et diver­tis­se­ment . La mon­dia­li­sa­tion des choses fai­sant un nœud maté­riel his­to­rique très ser­ré et dif­fi­cile à démê­ler. Dans ce cadre, la poli­tique est essen­tiel­le­ment fata­liste, tech­nique et ges­tion­naire ; elle est de droite ou de gauche c’est-à-dire orien­tée vers la défense des inté­rêts diver­geant des deux classes sociales. Il lui manque l’aspect essen­tiel d’observation et mise en débat du sys­tème lui-même, l’étude de la rela­tion que nous pro­dui­sons avec notre pla­nète et avec les autres ; il lui manque une réflexion écologique.
    Si l’écologie a autant de mal à émer­ger c’est qu’elle oblige à un retour glo­bal sur la socié­té ; les enjeux qu’elle porte touchent à la sur­vie de l’espèce et la dura­bi­li­té de nos socié­tés ; elle porte le débat non seule­ment sur la jus­tice sociale ; les rela­tions d’exploitation des hommes entre eux , mais aus­si en même temps et dans la même logique glo­bale sur le mode de rela­tion des hommes à leur pla­nète ; le sys­tème aborde donc avec dif­fi­cul­té ces ques­tions glo­bales en cher­chant à les réduire et les inté­grer dans sa propre logique ; par exemple l’écologie est un plus qui va per­mettre de pré­ser­ver l’environnement ‚déve­lop­per l’emploi ; elle va nous évi­ter de tom­ber malade , on va faire des agro car­bu­rants etc etc mais fon­da­men­ta­le­ment on, ne sait pas bien où caser une pro­blé­ma­tique qui n’en est pas une puisque le pro­blème c’est nous , notre socié­té , notre manière de vivre et de nous organiser.
    La démo­cra­tie a le même pro­blème que l’écologie : on ne sait pas bien où caser la démo­cra­tie dans un sys­tème puisque par défi­ni­tion la démo­cra­tie c’est une sou­ve­rai­ne­té et donc un anti sys­tème. La sou­ve­rai­ne­té ne peut pas seule­ment s’exercer dans le cadre de la ges­tion de l’existant, qu’on subit et qu’on régule à la marge mais doit pou­voir prendre du recul , se pro­je­ter, construire la société.
    Si on réunit l’écologie, comme l’étude des lois per­met­tant à l’espèce humaine de vivre dura­ble­ment sur cette pla­nète , et la démo­cra­tie comme gou­ver­nance sou­ve­raine , pou­voir de l’humain sur les choses , pou­voir contraint et limi­té mais pou­voir ‚on obtient donc une démo­cra­tie éco­lo­gique , c’est-à-dire la recherche col­lec­tive du bien vivre , bien amé­na­ger ‚bien orga­ni­ser la dura­bi­li­té ; ce mariage a comme enfant ou parent comme on vou­dra la jus­tice sociale et l’égalité qui lui sont consub­stan­tiels : la rela­tion de l’homme avec ses sem­blables et avec le milieu où il vit ne pou­vant être dissocié .
    La démo­cra­tie éco­lo­gique dans sa forme abou­tie est donc l’exercice citoyen des peuples de la pla­nète des­ti­né à orga­ni­ser ensemble et construire la socié­té humaine selon les règles du milieu où ils vivent. On sort d’un sys­tème d’exploitation et par­tage conflic­tuel du gâteau vers un pro­jet d’aménagement et d’organisation de la socié­té humaine.

    Je m’égare un peu mais c’est pour indi­quer que ce dont je parle ne relève pas seule­ment du pro­ces­sus consti­tuant concer­nant le sui­vi des poli­tiques publiques ; c’est l’ajout d’un élé­ment man­quant, un élé­ment de dis­tan­cia­tion glo­bale col­lec­tive de nos poli­tiques publiques. Cet élé­ment s’inscrivant dans le cadre d’une nou­velle méthode de tra­vail, d’une nou­velle struc­ture politique.
    A noter que le pro­ces­sus consti­tuant lui-même serait fort réduit s’il n’intégrait pas en amont une telle réflexion glo­bale sur nous-mêmes qui nous sommes et où nous sou­hai­tons aller. Parce que si la démo­cra­tie est la recherche d’une sou­ve­rai­ne­té par­ta­gée , elle n’est pas étran­gère aux objec­tifs socié­taux qui sont pour­sui­vis . Il fau­dra donc que la consti­tu­tion pré­cise et garan­tisse le fonc­tion­ne­ment d’une struc­ture publique qui per­mette à la sou­ve­rai­ne­té popu­laire de ne pas être seule­ment technique.
    Cette démarche est dif­fi­cile à pré­ci­ser dans ses moda­li­tés concrètes, puisqu’elle n’existe pas et que sa mise en œuvre si elle s’opère sera le fruit d’un tra­vail col­lec­tif, d’une réflexion théo­rique et d’expérimentations.
    Je peux seule­ment dési­gner des ingré­dients indis­pen­sables à une telle démarche.
    L’objet de la démarche doit d’abord être clai­re­ment affi­chée comme un tra­vail de recherche, un tra­vail de réflexion , une prise de recul col­lec­tive glo­bale sur nous-mêmes, nos socié­tés, leur logique, leur ave­nir. Se pré­sen­ter comme une mobi­li­sa­tion natio­nale face aux grands enjeux socié­taux qui viennent et méritent com­pré­hen­sion et recherche.
    La métho­do­lo­gie est à plu­sieurs faces :
    – Les pro­blé­ma­tiques abor­dées doivent l’être d’une manière trans­ver­sale et per­mettre d’aborder la socié­té glo­ba­le­ment, en termes de constat et d’imagination de l’avenir.
    – L’organisation : éche­lon local (com­munes et quar­tiers, pays) , éche­lon régio­nal et natio­nal , uti­li­sa­tion des grands médias (tv publique) , créa­tion de films docu­men­taires, pré­sence de per­son­nel d’animation ‚d’aide à l’expression etc expé­ri­men­ta­tions, échanges de don­nées et mise en lien et cohé­rences des dif­fé­rents éche­lons de tra­vail , etc finan­ce­ment et garan­tie publique (état ‚régions, départements)

    Réponse
  12. sitouaillain

    Di Giro­la­mo,

    je suis d’ac­cord avec ce que tu exprimes, comme sou­vent d’ailleurs 😉

    Et d’autre part la logique qui les pro­duit, la direc­tion poli­tique géné­rale, le pro­jet de socié­té qui façonne la socié­té, pro­duit son mode de vie, sa culture, son orga­ni­sa­tion et l’ensemble de ces choix poli­tiques…. A ce niveau là, qui pour­tant est fon­da­teur du reste, rien d’organisé. Les poli­tiques publiques sont sui­vies et éva­luées pour elles mêmes mais pas jugées à l’aune d’un regard plus glo­bal et plus prospectif.

    triple oui ! cela dit cette réflexion existe,il y des chercheurs,des pen­seurs, des asso­cia­tions, des par­tis, des citoyens qui le font tous les jours,
    donc cela pose la ques­tion du pou­voir, pour sor­tir du « système ».

    par contre,et ça c’est tou­jours ce qui me fait tiquer quand je te lis, je ne par­tage pas ta vision de ce qu’est la droite et la gauche ;
    Pre­miè­re­ment, il s’a­git de notions his­to­riques, et dans le mou­ve­ment de l’his­toire, on voit bien que ce qui était à gauche hier, est à droite aujourd’­hui, face aux roya­listes, les bour­geois libé­raux étaient très à gauche, etc.
    secon­do, même mou­vante dans ses formes et ses conte­nus idéo­lo­giques, le cli­vage gauche/droite porte pré­ci­sé­ment sur la trans­for­ma­tion du sys­tème dans un sens de pro­grès social et aujourd’­hui aus­si éco­lo­gique ver­sus la conser­va­tion du sys­tème exis­tant, c’est pour cela qu’on appelle les gens de droite des « conser­va­teurs », et quand ils accroissent leur pou­voir ils reviennent même sur ce que la gauche avait per­mis de gri­gno­ter aux conservateurs.

    main­te­nant, il se peut très bien que ce que les média pré­sentent comme de gauche soit de droite et que cer­tains cou­rants his­to­rique de la gauche ne soient plus si à gauche que ça, au sens jus­te­ment où ils ne remettent pas en cause le sys­tème, l’i­déo­lo­gie productiviste,le consu­mé­risme, l’in­di­vi­dua­lisme, la com­pé­ti­tion, etc.

    plus sub­ti­le­ment, selon les sujets, tel indi­vi­du ou tel cou­rant poli­tique aura une posi­tion plus ou moins conservatrice.
    Pour autant, balayer les mots, ne balaye­ra pas les cli­vages et les contra­dic­tions entre conser­va­teurs, réfor­mistes et révolutionnaires.

    Donc ce que tu dis sur la néces­saire trans­for­ma­tion éco­lo­gique de la socié­té est pour moi, ne t’en déplaise très à gauche,et j’y sous­cris à 100% et ça fait long­temps que je le pense.
    Il n’empêche, les conser­va­teurs t’ac­cu­se­rons de vou­loir nous faire reve­nir à la bou­gie et ils sont encore majo­ri­taires dans notre pays !

    Je suis éga­le­ment à 100% en accord avec l’i­dée que le pro­ces­sus consti­tuant n’a pas de sens s’il n’est ados­sé à une réflexion pro­fonde et glo­bale sur le sens de notre vivre ensemble au sein de notre milieu natu­rel et n’ai jamais dit le contraire, mais ça n’est pas à un audit per­ma­nent qu’il faut appe­ler Di Giro­la­mo, c’est à un nou­veau siècle des Lumières et à une nou­velle Révo­lu­tion qu’il faut participer !

    PS:l’association de la vio­lence au mot de révo­lu­tion est pro­fon­dé­ment conser­va­trice dans ses effets

    Réponse
  13. Di Girolamo

    « triple oui ! cela dit cette réflexion existe, il y des cher­cheurs, des pen­seurs, des asso­cia­tions, des par­tis, des citoyens qui le font tous les jours, donc cela pose la ques­tion du pou­voir, pour sor­tir du « système ». »

    Bien sûr que la réflexion existe Sitouaillain ! Mais :
    C’est en don­nant la pos­si­bi­li­té à ces « cher­cheurs, pen­seurs, asso­cia­tions, par­tis, citoyens »
    ‑de se mettre en lien
    ‑de tra­vailler ensemble
    ‑de confron­ter leurs points de vue
    ‑d’a­voir de la visibilité
    ‑de por­ter ces réflexions vers les citoyens lambda
    ‑d’inciter,de mobi­li­ser les citoyens lamb­da à par­ti­ci­per avec ces » cher­cheurs, pen­seurs, asso­cia­tions, par­tis, citoyens »
    ‑de struc­tu­rer cette recherche
    ‑de lui don­ner des moyens
    ‑d’ins­crire ces tra­vaux dans l’institution,
    – D’en faire une recherche citoyenne ‚un tra­vail politique

    Et par consé­quent de fac­to sans le dire ou le pro­cla­mer de chan­ger de régime politique
    C’est une révo­lu­tion non vio­lente qui coïn­cide avec une prise de « pou­voir, pour sor­tir du « sys­tème » »aus­si­tôt qu’elle se met en œuvre.

    Il y a un che­veu , une feuille de papier très fine entre l’existant et ce que l’on peut sou­hai­ter ; dès qu’officiellement , dans l’institution , dans ce cadre là recon­nu et non à côté , les citoyens et non plus des citoyens , réflé­chissent ensemble , nous ne sommes plus dans un sys­tème et tout devient possible.
    Je ne pense pas qu’il y ait d’autre porte.
    Qu’est ce qui peut se mettre en place de mieux qu’un outil public de réflexion sur la socié­té ? Le reste c’est du pipeau. Je viens de lire ce qu’en tant qu’agriculteur je sais déjà : le blé est très sen­sible aux chan­ge­ments cli­ma­tiques ; les gens le savent ils ? Je ne parle pas d’un copie col­lé intel­lec­tuel qui répète, mais d’un vrai savoir qui fait qu’ils sont impré­gnés phy­si­que­ment de cette réa­li­té simple qui est que nous sommes en dan­ger de sur­vie. Je suis pay­san et je sais cela ; Et tout le reste est assez secondaire.

    Réponse
  14. 1789

    Bon, et main­te­nant, nous le peuple de la rue, on fait quoi ?

    Réponse
  15. Étienne
  16. Méchant Virus

    On peut en déduire qu’E­tienne Chouard en polo + ber­mu­da s’é­nerve plus qu’E­tienne Chouard che­mise blanche + pull bleu.

    D’où ma conclu­sion : pour déclen­cher un mou­ve­ment révo­lu­tion­naire, il faut tous qu’on s’ha­bille en polo + bermuda.

    Réponse

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