Les noms des gredins privés qui tiennent les rênes de la dette publique, comme on tient la bride d’un cheval dressé

13/01/2012 | 61 commentaires

• D’a­bord, un article inté­res­sant :
La dette de la France, un secret bancaire ?

relayé sur un site dont je trouve le slo­gan fort sym­pa­thique :
« Les mou­tons enra­gés : Les mou­tons en ont marre, ils s’informent ! »



http://​les​mou​ton​sen​rages​.fr/​2​0​1​2​/​0​1​/​1​2​/​l​a​-​d​e​t​t​e​-​d​e​-​l​a​-​f​r​a​n​c​e​-​u​n​-​s​e​c​r​e​t​-​b​a​n​c​a​i​re/
La dette de la France, un secret ban­caire ?
« Je m’é­tais posé la ques­tion, l’ai posé autour de moi, sur le forum, ai effec­tué des recherches, et aucune véri­table réponse n’a­vait été trou­vée. Et voi­ci donc un élé­ment de réponse, déjà très très ins­truc­tif, pour ENFIN en savoir un peu plus sur la dette fran­çaise et ses « pro­prié­taires ». Qui détient la dette de la France ? Cette ques­tion, chaque contri­buable fran­çais est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en par­tie les inté­rêts de la dette ? Or, si l’on dis­pose des quelques infor­ma­tions géné­rales, savoir en détail qui détient les créances fran­çaises et pour quel mon­tant relève du secret extrê­me­ment bien gar­dé. L’o­pa­ci­té est totale et cou­verte par la loi. Enquête. 1 317 mil­liards d’eu­ros. Tel est le mon­tant, fin 2011, de la dette de l’É­tat fran­çais. Qui sont ses créan­ciers ? La dette est-elle concen­trée entre quelques richis­simes mains ? Ou répar­tie entre une mul­ti­tude de petits épar­gnants, du déten­teur d’une assu­rance vie en Picar­die au retrai­té du Min­ne­so­ta qui vit des divi­dendes ver­sés par son fonds de pen­sion ? Les prê­teurs sont-ils des spé­cu­la­teurs, prêts à tout pour faire mon­ter les taux d’in­té­rêt, ou des inves­tis­seurs tran­quilles ? « Le savoir per­met­trait de mesu­rer les consé­quences poten­tielles d’un défaut de paie­ment, même par­tiel. Et de ne pas se retrou­ver dans une situa­tion de spo­lia­tion de petits épar­gnants », explique Tho­mas Cou­trot, éco­no­miste et copré­sident d’At­tac (Asso­cia­tion pour la taxa­tion des tran­sac­tions finan­cières et pour l’ac­tion citoyenne). Les banques euro­péennes, et fran­çaises, qui ont béné­fi­cié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque cen­trale euro­péenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 mil­liards d’eu­ros – pour les inci­ter à ache­ter de la dette euro­péenne, jouent-elles le jeu ? Pour ten­ter de répondre à toutes ces ques­tions, il faut suivre le par­cours d’un bon ou d’une obli­ga­tion du Tré­sor.
42,5 mil­liards d’eu­ros d’in­té­rêts ver­sés à des incon­nus ? Pour se finan­cer, l’É­tat émet des titres finan­ciers que des inves­tis­seurs achètent. Plu­sieurs types de titres, avec cha­cun leur échéance et leur taux d’in­té­rêt, sont régu­liè­re­ment pro­po­sés à la vente [1]. C’est l’A­gence France Tré­sor (AFT) qui gère leur mise aux enchères (adju­di­ca­tion). Vingt grandes banques agréées, les « spé­cia­listes en valeur du Tré­sor » (« SVT », de BNP Pari­bas à Gold­man Sachs, en pas­sant par Natixis, la Deutsche Bank ou la Socié­té géné­rale), sont char­gées de les écou­ler sur les mar­chés finan­ciers. Elles savent donc à qui elles revendent éven­tuel­le­ment ces titres. Ensuite, obli­ga­tions et bons du Tré­sor cir­culent sur les mar­chés, mais son déten­teur final per­çoit chaque année ses inté­rêts. Ceux-ci tota­li­saient 42,5 mil­liards d’eu­ros – la charge de la dette – en 2010. En théo­rie, on devrait donc savoir à qui ils sont ver­sés. Sur le site de l’AFT, le citoyen curieux apprend juste que 66 % des déten­teurs de la dette sont des « non-rési­dents ». « En gros, un tiers de la dette est déte­nu par des inves­tis­seurs fran­çais, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’é­tran­ger, en dehors de la zone euro », pré­cise Tân Le Quang, res­pon­sable de la com­mu­ni­ca­tion au sein de l’a­gence. Pro­blème : « Les non-rési­dents peuvent être de faux non-rési­dents, des Fran­çais déten­teurs d’un por­te­feuille d’o­bli­ga­tions via un para­dis fis­cal », objecte Michel Hus­son, de l’Ins­ti­tut de recherches éco­no­miques et sociales (Ires). « Un inves­tis­seur saou­dien, qui détient de la dette fran­çaise car il a inves­ti dans un fonds d’in­ves­tis­se­ment à Londres, est comp­ta­bi­li­sé comme un inves­tis­seur bri­tan­nique », com­plète Patrick Artus, éco­no­miste à la banque Natixis [2] « Les trois plus gros déten­teurs de la dette fran­çaise sont le Luxem­bourg, les îles Caï­mans et le Royaume-Uni », lance-t-il. Les Îles Caï­mans, un para­dis fis­cal des Caraïbes autant peu­plé que Châ­teau­roux (44 000 âmes), pour­rait donc ain­si faire bas­cu­ler le des­tin des Fran­çais ?
La dette, un secret d’É­tat ? Les enquêtes réa­li­sées par l’A­gence France Tré­sor auprès de ses vingt banques par­te­naires per­mettent d’en savoir un peu plus sur les gros ache­teurs : prin­ci­pa­le­ment des banques cen­trales, des fonds sou­ve­rains, des assu­reurs, des banques com­mer­ciales et des fonds de pen­sion. Ce que confirme la base de don­nées finan­cières eMAXX, mise en place par Thom­son et l’a­gence de presse Reu­ters, qui publient régu­liè­re­ment la liste« des 50 plus gros déten­teurs de dette sou­ve­raine fran­çaise » (hors banques cen­trales). Nous y retrou­vons des assu­reurs (Axa, Allianz…), des mutuelles (MMA, MAAF, Grou­pa­ma…), des banques (BNP-Pari­bas, La Banque pos­tale, ING…) et une mul­ti­tude de fonds d’in­ves­tis­se­ment, prin­ci­pa­le­ment euro­péens. Nous n’en sau­rons pas davan­tage : « Ce sont les banques qui voient les flux, pas nous. Les inves­tis­seurs en dette sou­ve­raine n’ont pas l’o­bli­ga­tion de dévoi­ler leur posi­tion », confie Tân Le Quang. Mais pour­quoi est-il impos­sible de savoir qui détient quoi et com­bien ? C’est pour­tant simple : cette absence de trans­pa­rence est ins­crite dans la loi. « Les textes actuel­le­ment en vigueur [3] n’au­to­risent les conser­va­teurs d’ins­tru­ments finan­ciers (…) à com­mu­ni­quer aux émet­teurs la liste de leurs déten­teurs finaux qu’aux seuls émet­teurs d’ac­tions, de bons de sous­crip­tion d’ac­tions ou d’ins­tru­ments de taux don­nant immé­dia­te­ment ou à terme accès au capi­tal. Par consé­quent, l’A­gence France Tré­sor (AFT) ne peut pas iden­ti­fier pré­ci­sé­ment les déten­teurs [des obli­ga­tions et bons du Tré­sor] », répond, en 2010, le minis­tère de l’É­co­no­mie et des Finances à un séna­teur trop curieux. Tra­duc­tion : si les entre­prises ont le droit de savoir qui sont leurs action­naires, il est inter­dit à l’É­tat fran­çais de connaître ses créan­ciers. La dette, un secret ban­caire ?
Opa­ci­té géné­ra­li­sée Face à cette opa­ci­té, « nous soup­çon­nons une extrême concen­tra­tion, confie Tho­mas Cou­trot. On pour­rait très bien dis­po­ser d’in­for­ma­tions sta­tis­tiques sur la concen­tra­tion des por­te­feuilles et la nature de ceux qui les détiennent ». Des cher­cheurs suisses ont récem­ment révé­lé que 147 mul­ti­na­tio­nales, tout en se contrô­lant elles-mêmes, pos­sèdent 40 % de la valeur éco­no­mique et finan­cière des dizaines de mil­liers de mul­ti­na­tio­nales du monde entier (lire notre article). Il serait éton­nant qu’il n’en soit pas ain­si pour les dettes sou­ve­raines. Selon les don­nées pré­sen­tées par la Banque des règle­ments inter­na­tio­naux (BRI), un orga­nisme géré par 58 banques cen­trales natio­nales, les banques étran­gères pos­sé­daient en juin der­nier 13 % de la dette de l’É­tat fran­çais. Soit 176 mil­liards d’eu­ros, dont plus des deux tiers sont entre les mains de banques bri­tan­niques, japo­naises, alle­mandes, états-uniennes et suisses. Mais il ne s’a­git que d’un euro sur dix emprun­tés. Il est pour­tant tout à fait pos­sible, en théo­rie, d’en savoir plus. C’est la socié­té Euro­clear France [4], un orga­nisme bour­sier pri­vé, qui est « le dépo­si­taire cen­tral des titres fran­çais ». Elle sert d’in­ter­mé­diaire entre la Banque de France et les déten­teurs de titres du Tré­sor pour leur ver­ser leurs inté­rêts ou leur pécule quand l’emprunt arrive à échéance. Un peu comme la chambre de com­pen­sa­tion Clears­tream sert, au Luxem­bourg, de « péage » entre les tran­sac­tions finan­cières. Euro­clear France sait donc par­fai­te­ment qui détient com­bien à quel moment. Mais la loi l’au­to­rise à ne pas rendre publiques ces don­nées. Pour­tant, ce sont bien les citoyens qui paient la charge de la dette. » Ivan du Roy Pho­to : Dan Simp­son _________

Notes : [1] Leur échéance de rem­bour­se­ment s’é­tale d’un à cin­quante ans. Leur taux varie entre 1 % et 4 %. Plus l’é­chéance de rem­bour­se­ment est loin­taine, plus le taux est éle­vé. [2] Le Monde du 23 juin 2011. [3] Notam­ment l’ar­ticle L. 228–2 du code de com­merce, décret d’ap­pli­ca­tion n° 2002–803 du 3 mai 2002 publié au Jour­nal offi­ciel du 5 mai 2002, et l’ar­ticle L. 212–4 du code moné­taire et finan­cier rela­tif à la nomi­na­ti­vi­té obli­ga­toire [4] Ancienne Socié­té inter­pro­fes­sion­nelle pour la com­pen­sa­tion des valeurs mobi­lières (Sico­vam). Source : Bas​ta​mag​.net : http://​www​.bas​ta​mag​.net/​a​r​t​i​c​l​e​2​0​4​1​.​h​tml

Et voi­ci la liste sur les 50 plus gros déten­teurs de la dette fran­çaise sui­vant Reu­ters.
Au fait, à la 49ème place, est-ce de la para­noïa ou je lis bien le nom de la grande banque JP Mor­gan ? PARIS, 28 décembre (Reu­ters) – Voi­ci une liste des 50 plus gros
déten­teurs de dette sou­ve­raine fran­çaise, selon les don­nées Thom­son Reu­ters
eMAXX.

Cette liste ne com­prend pas les ins­ti­tu­tions comme les banques cen­trales,
qui n’ont pas à signa­ler leur por­te­feuille aux régu­la­teurs.

Socié­té Pays

1 AXA Invest­ment Mana­gers Paris France

2 Allianz Glo­bal Inves­tors France SA France

3 MMA Finance France

4 CM-CIC Asset Mana­ge­ment France

5 BNP Pari­bas Asset Mana­ge­ment SAS France

6 CNP Assu­rances France

7 Amun­di France

8 Covéa Finance SAS France

9 Mat­mut France

10 AEGON Invest­ment Mana­ge­ment B.V. Pays-Bas
11 Fideu­ram Asset Mana­ge­ment Irlande
12 Pio­neer Invest­ment Mana­ge­ment Irlande
13 Grou­pa­ma Asset Mana­ge­ment France
14 Paci­fic Invest­ment Mana­ge­ment Co. Etats-Unis
15 Sur­ave­nir France
16 Natixis Assu­rances France
17 Swiss Life (France) France
18 MAAF France
19 Natixis Asset Mana­ge­ment France
20 Euri­zon Capi­tal SA Luxem­bourg
21 UBS Glo­bal Asset Mana­ge­ment Suisse
22 Stan­dard Life Invest­ments Ltd Royaume-Uni
23 MACSF France
24 Lyxor Asset Mana­ge­ment France
25 Cré­dit Suisse Asset Mana­ge­ment Suisse
26 State Street Glo­bal Advi­sors UK Ltd Royaume-Uni
27 Mon­ceau Assu­rances France
28 BNP Pari­bas Invest­ment Part­ners Royaume-Uni
29 Union Invest­ment Pri­vat­fonds GmbH Alle­magne
30 Bla­ckRock Glo­bal Inves­tors Royaume-Uni
31 Mala­koff Médé­ric France
32 Dexia Asset Mana­ge­ment Bel­gium SA Bel­gique
33 Scot­tish Widows Invest­ment Royaume-Uni

Part­ner­ship
34 La Banque Pos­tale Asset Mana­ge­ment France
35 ING Invest­ment Mana­ge­ment B.V. Pays-Bas
36 ING Invest­ment Mana­ge­ment Bel­gium Bel­gique
37 Koku­sai Asset Mana­ge­ment Co Ltd Japon
38 Pio­neer Invest­ments Aus­tria GmbH Autriche
39 MACIF Ges­tion France
40 ERSTE-SPARINVEST Autriche
41 Deka Invest­ment GmbH Alle­magne
42 Van­guard Group Inc, The Etats-Unis
43 DWS Invest­ment GmbH Alle­magne
44 La Fran­çaise des Pla­ce­ments France

Inves­tis­se­ments
45 Legal & Gene­ral Asset Mana­ge­ment France

(France)
46 Insight Invest­ment Mana­ge­ment Royaume-Uni
47 Hal­bis Capi­tal Mana­ge­ment (France) France
48 KBC Asset Mana­ge­ment SA (Luxem­bourg) Luxem­bourg
49 JPMor­gan Asset Mana­ge­ment (UK) Ltd Royaume-Uni
50 BNP Pari­bas Luxem­bourg SA Luxem­bourg

(Leigh Tho­mas, Jean-Bap­tiste Vey pour le ser­vice fran­çais)

Source : Reu­ters

• Ensuite, je rap­pelle que Nico­las Dupont-Aignan a récem­ment dénon­cé (dans un silence média­tique remar­quable) le SCANDALE ABSOLU de la pré­ten­due « Agence » « France Tré­sor », où règnent les pires conflits d’in­té­rêts : nous sommes entre les griffes de canailles en cos­tard, par­ve­nues au plus haut niveau de l’État.

Et c’est dans cette épreuve que nous allons véri­fier que nous n’a­vons pas de Consti­tu­tion, puis­qu’une Consti­tu­tion digne de ce nom per­met­trait pré­ci­sé­ment au peuple mécon­tent de se débar­ras­ser de ses mau­vais représentants.

Je vous pro­pose de lire ici le cha­pitre 5 du der­nier livre de NDA :



« L’eu­ro, les ban­quiers et la mon­dia­li­sa­tion : l’ar­naque du siècle » (avril 2011).
Extrait : CHAPITRE 5 : L’AFFAIRE FRANCE TRÉSOR
« Vous connais­sez le scan­dale Media­tor ? Voi­ci le scan­dale « France tré­sor » !
Même silence cou­pable, mêmes conflits d’in­té­rêts, mêmes consé­quences dra­ma­tiques.
Comme le Media­tor, le sys­tème euro est un médi­ca­ment qui tue ceux qu’il pré­tend soi­gner.
Comme le Media­tor, ceux qui auto­risent et éva­luent sont aus­si ceux qui pro­fitent.
Comme le Media­tor, les puis­sances d’argent et les auto­ri­tés cen­sées les régu­ler se tiennent par la main, puis se ren­voient mutuel­le­ment la res­pon­sa­bi­li­té.
Comme le Media­tor, tout le monde savait depuis long­temps mais lais­sait faire et se tai­sait. Jus­qu’au jour où il fut impos­sible de cacher le nombre des vic­times.
Jus­qu’au jour où un sur­vi­vant put enfin par­ler, au nom de ceux, trop nom­breux, qui avaient dis­pa­ru. Si, comme on l’a mon­tré, il n’y a que des gagnants à l’a­ban­don de l’eu­ro, pour­quoi dure-t-il encore ? Cer­tains auraient-ils quelque chose à perdre de la fin de l’eu­ro ? Voi­ci l’en­quête. Tout com­mence en 1972. Nous sommes le 22 décembre, Noël approche. Dehors, il fait froid, mais les rues de Paris sont encore pleines de gens pres­sés qui s’ac­tivent à la recherche du der­nier cadeau à mettre sous le sapin. On quitte le tra­vail plus tôt que d’ha­bi­tude, car le cœur est plus à la famille et à la fête, qu’au bureau et aux rap­ports… Et pour­tant, en pas­sant devant le minis­tère de l’É­co­no­mie, on aper­çoit encore, là-haut, tard dans la nuit, une lumière allu­mée dans le bureau du ministre… C’est, à l’é­poque, Valé­ry Gis­card d’Es­taing. Pour­quoi donc ne fait-il pas comme tout le monde ? Sans doute règle-t-il une affaire impor­tante, dans l’in­té­rêt de la France, et qui ne peut attendre… La véri­té, on ne la connaî­tra que le 2 jan­vier 1973 : ce jour-là, on apprend la pro­mul­ga­tion de la fameuse loi signée quelques jours plus tôt par le sinistre ministre : il sera désor­mais inter­dit à l’É­tat de créer de la mon­naie pour finan­cer sa dette ou ses inves­tis­se­ments ! Voi­là donc ce qui se trame, dans le dos des peuples et sous les ors de la Répu­blique, à la veille de Noël ! L’a­ban­don de la France, de l’É­tat et de ses pou­voirs réga­liens mérite-t-il un si grand empres­se­ment ? « Le Tré­sor public ne peut être pré­sen­ta­teur de ses propres effets à l’es­compte de la Banque de France. » (article 25 de la loi dite « Loi de 1973 ») Avant 1973, lorsque l’É­tat fran­çais avait besoin de tré­so­re­rie, il deman­dait à sa banque – la Banque de France – de le finan­cer. En échange d’une recon­nais­sance de dette, la banque lui prê­tait la mon­naie deman­dée, en la créant ins­tan­ta­né­ment. C’est ce qu’on appe­lait « créer de la mon­naie » : injec­ter dans l’é­co­no­mie les moyens néces­saires pour faire face à de nou­veaux besoins et pour inves­tir. Et favo­ri­ser ain­si, par la créa­tion de mon­naie, la créa­tion de richesses. Gis­card vou­lait-il prendre une revanche sur de Gaulle et sa poli­tique, basée jus­te­ment sur les grands pro­grammes d’in­ves­tis­se­ments finan­cés grâce à la poli­tique moné­taire volon­ta­riste de la créa­tion de mon­naie ? « Achat à cré­dit ! Spé­cu­la­tion ! », contre­di­ront cer­tains. Et pour­tant : cette solu­tion, celle de l’é­mis­sion moné­taire directe par la Banque de France, ne vaut-elle pas mieux – quand elle est gérée sans excès pour évi­ter un sur­croît d’in­fla­tion – que de la confier à des banques pri­vées ? Notre célèbre et unique Nobel de l’é­co­no­mie fran­çais, Mau­rice Allais, ne disait pas autre chose quand il écri­vait : « Toute créa­tion moné­taire autre que la mon­naie de base par la banque cen­trale doit être ren­due impos­sible, de manière que dis­pa­raissent les faux droits, résul­tant actuel­le­ment de la créa­tion de mon­naie ban­caire », c’est-à-dire par les banques pri­vées. Cette injec­tion de mon­naie par la Banque de France, pro­prié­té à 100 % de la nation, évite du même coup de payer des inté­rêts. Un avan­tage que toute per­sonne qui béné­fi­cie d’un prêt sau­ra appré­cier… Et pour­tant, ce sys­tème de dépos­ses­sion que la France s’é­tait impo­sé, cette liber­té dont elle s’é­tait alié­née, le trai­té de Maas­tricht les figea, enfer­mant plus encore la France dans les chaînes qu’elle s’é­tait elle-même impo­sées : Au cœur de l’eu­ro et des trai­tés euro­péens, il y a l’ar­ticle 123 du trai­té de Lis­bonne, abu­si­ve­ment dit sim­pli­fié, et ancien­ne­ment article 104 dans le trai­té de Maas­tricht, qui inter­dit à la Banque cen­trale euro­péenne comme à ses suc­cur­sales natio­nales de prê­ter direc­te­ment aux États et à leurs éma­na­tions. « Il est inter­dit à la Banque cen­trale euro­péenne et aux banques cen­trales des États membres, ci-après dénom­mées « banques cen­trales natio­nales », d’ac­cor­der des décou­verts ou tout autre type de cré­dit aux ins­ti­tu­tions, organes ou orga­nismes de l’U­nion, aux admi­nis­tra­tions cen­trales, aux auto­ri­tés régio­nales ou locales, aux autres auto­ri­tés publiques, aux autres orga­nismes ou entre­prises publics des États membres ; l’ac­qui­si­tion directe, auprès d’eux, par la Banque cen­trale euro­péenne ou les banques cen­trales natio­nales, des ins­tru­ments de leur dette est éga­le­ment inter­dite. » (!) Cette inter­dic­tion signi­fie en clair que la France est main­te­nant obli­gée de finan­cer sur les mar­chés finan­ciers et par les banques pri­vées, qui plus est en payant des inté­rêts, les besoins qu’elle ne peut plus cou­vrir par des recettes bud­gé­taires, y com­pris pour les inves­tis­se­ments qui pro­fi­te­ront aux géné­ra­tions futures. Ce sys­tème entraîne un véri­table scan­dale : les banques pri­vées empruntent auprès de la Banque cen­trale euro­péenne à des taux déri­soires et prêtent cet argent aux États à des taux pro­hi­bi­tifs, tout en les appe­lant au secours dès que leurs bêtises en bourse menacent de les mettre sur la paille. À ce sujet, l’é­co­no­miste Jacques Sapir s’in­ter­roge : « Pour­quoi la Banque cen­trale euro­péenne prête-t-elle à 1 % aux banques, alors que le gou­ver­ne­ment doit emprun­ter à 3,50 %? », sans par­ler des prêts à 6 ou 7 % pour des pays du Sud de l’Eu­rope. Les mon­tants sont colos­saux : pour 100 mil­liards emprun­tés sur 20 ans à 3 %, le pays doit rem­bour­ser 180 mil­liards. Ce sont ain­si les banques pri­vées qui détiennent le gros des dettes sou­ve­raines des États euro­péens en dif­fi­cul­té et qui font pres­sion pour qu’il n’y ait pas de restruc­tu­ra­tion de ces der­nières, syno­nymes pour elles de pertes sèches, comme on l’a vu avec la Grèce. Ce sont elles qui ont ins­pi­ré les plans de sau­ve­tage qui consistent tout sim­ple­ment à « refi­ler » aux États, c’est-à-dire aux contri­buables, leurs créances non fiables. Et ailleurs, est-ce aus­si ce choix soi-disant rai­son­nable qui a été fait ? Non. Nulle part. Des pays comme les États-Unis, ou la Grande-Bre­tagne n’hé­sitent pas à se ser­vir de cette pos­si­bi­li­té dès que les besoins de leur éco­no­mie le néces­sitent. Alors pour­quoi pas nous ? Nou­veaux choix stra­té­giques ? Meilleures solu­tions éco­no­miques ? Rien de cela. Ce serait oublier que la France ne maî­trise plus sa mon­naie, ni par consé­quent sa poli­tique éco­no­mique. Non, ce qui empêche aujourd’­hui cette option, c’est une inter­dic­tion pure et simple comme l’Eu­rope les aime tant, et la France avec elle. Ce méca­nisme cynique est à la fois le signe d’une Europe dog­ma­tique et d’une Europe qui a ses pauvres mais aus­si ses riches ; ses vic­times mais aus­si ses pro­fi­teurs. Alors que les Fran­çais subissent la hausse du chô­mage ou la hausse des tarifs de l’élec­tri­ci­té, liés à une autre réforme euro­péenne scan­da­leuse, ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Ain­si, les chiffres publiés par les deux plus grandes banques fran­çaises sont pro­pre­ment incroyables ! Pour le pre­mier semestre 2010, la BNP a déga­gé un résul­tat net de 4,4 mil­liards d’eu­ros, et une marge nette après impôt de près de 20 % ! Du côté de la Socié­té Géné­rale, les pro­fits ont tout sim­ple­ment tri­plé ! Le sec­teur ban­caire se remet déci­dé­ment bien de la crise ! Contraints de nous tour­ner vers les banques pri­vées et les mar­chés finan­ciers, nous payons ain­si chaque semaine 1 mil­liard d’eu­ros d’in­té­rêts – plus de 50 mil­liards d’eu­ros par an – à des inves­tis­seurs pri­vés, soit 2 600 euros par foyer fis­cal impo­sable. Le tout, sans par­ve­nir à rem­bour­ser le moindre cen­time de capi­tal emprun­té ! C’est main­te­nant plus que l’im­pôt sur le reve­nu per­çu en France et c’est autant de finan­ce­ment qui dis­pa­raît des capa­ci­tés d’ac­tion de l’É­tat et des admi­nis­tra­tions publiques. Et voi­ci com­ment ce qui devait être un cercle ver­tueux se trans­forme en cycle infer­nal. Bien évi­dem­ment, nous devons réduire notre endet­te­ment. Bien évi­dem­ment, nous devons maî­tri­ser nos dépenses publiques. Bien évi­dem­ment, nous devons réfor­mer nos struc­tures publiques. Mais, sous pré­texte de déci­sions pré­ten­du­ment cou­ra­geuses, on finit par consen­tir à des réformes inadap­tées et dis­pro­por­tion­nées et sans en tirer aucun béné­fice ! À force de ne pas réfor­mer ce qui doit l’être – notre dépen­dance à l’eu­ro -, on prend le risque de réfor­mer à l’ex­cès tout le reste ! Jus­qu’où ira-t-on ? 100000 fonc­tion­naires en moins depuis 2007 ! 30000 pro­fes­seurs en moins dans les lycées, 10000 fonc­tion­naires en moins dans la police… Tous les jours, à la mai­rie, je vois pas­ser dans mon bureau le poli­cier pri­vé de moyen, la mère d’é­lève qui se demande si son fils aura un pro­fes­seur devant lui à la ren­trée pro­chaine… San­té, police, école : faut-il tout détri­co­ter de nos ser­vices publics ? Si, à un moment, il y a eu des excès de recru­te­ments, aujourd’­hui c’est le cœur de notre pays lui-même qui est atteint, c’est l’É­tat qui s’af­fai­blit et on entame l’a­ve­nir de la nation. Et enfin, faut-il tout sacri­fier aux banques ? Des banques dont nous devons payer les inté­rêts d’emprunts exor­bi­tants ! Faut-il le rap­pe­ler ? Sans ses inté­rêts miro­bo­lants, la dette de la France serait déjà entiè­re­ment épon­gée… Ces pro­fits sidé­rants démontrent plu­sieurs choses. D’a­bord, que le ralen­tis­se­ment éco­no­mique ne semble pas avoir d’im­pact sur les banques, mais qu’il aurait presque au contraire pour elles des allures d’au­baine. Comme un ren­tier qui vien­drait pré­le­ver sa dîme sur un débi­teur le sup­pliant de lui lais­ser juste ce qu’il faut pour vivre. Ensuite, deuxième leçon, que les valeurs sont inver­sées : c’est l’argent qui pré­fère asser­vir plu­tôt que de ser­vir ; ce sont les banques qui sortent de leur rôle d’in­ter­mé­diaires pour se faire béné­fi­ciaires, qui ponc­tionnent l’é­co­no­mie au lieu de l’ir­ri­guer. C’est un sys­tème per­vers, dont les dés sont pipés : si les pro­fits et les cours bour­siers montent, c’est le jack­pot ; si les cours s’ef­fondrent et les créances hasar­deuses s’a­vèrent valoir zéro, c’est… le jack­pot aus­si, le contri­buable étant là, taillable et cor­véable à mer­ci, pour per­mettre aux banques de conti­nuer l’or­gie d’argent facile. Ain­si, ce sys­tème est le signe d’un sec­teur ban­caire qui ne vient pas injec­ter de la vita­li­té, de la liqui­di­té, du sang neuf dans l’or­ga­nisme éco­no­mique, mais qui s’ap­pa­rente, au contraire, à une sang­sue qui vient se payer sur la bête, qui vient hap­per le moindre cen­time créé par l’é­co­no­mie pro­duc­tive. Et le scan­dale ne s’ar­rête pas là. Car il faut bien que ce sys­tème per­vers s’a­li­mente, et s’a­li­mente gras­se­ment. Et qu’il ne perde rien quand éclate la crise qu’il a lui-même ins­tal­lée ! Pour com­pen­ser leurs pertes sur les mar­chés finan­ciers, avant même que la crise ne vienne frap­per le tis­su de nos entre­prises, les banques ont déci­dé de chan­ger les règles du jeu. Ain­si, pour payer les bonus astro­no­miques, les bour­si­co­teurs ont eux-mêmes atta­qué la banque ! Et l’on vit les ser­vices ban­caires pro­po­sés aux par­ti­cu­liers se faire plus lourds. Et, plus grave encore, on vit les banques sup­pri­mer leurs cré­dits aux PME, les trans­for­mant en auto­ri­sa­tion de décou­verts coû­teux, et dan­ge­reux. Dan­ge­reux pour l’en­tre­prise, au moment d’af­fron­ter la crise. Juteux pour le tra­der, finan­çant là son bonus. On pour­rait pen­ser naï­ve­ment qu’un tra­der de Paris, de Londres ou de Washing­ton, ne mérite peut-être pas de bonus quand il contri­bue ain­si, en jouant au casi­no, à plon­ger la pla­nète dans la plus grave crise qu’elle ait connue depuis 1929. Mais on se trompe. En 2007, c’est une prime moyenne de 160000 dol­lars que chaque tra­der de Wall Street a empo­chée et en 2009 en pleine crise, ce sont pour les seuls États-Unis près de 20 mil­liards de bonus qui ont été dis­tri­bués. Au cœur de la crise, l’Eu­rope avait la facul­té his­to­rique de bri­der les excès du sys­tème de spé­cu­la­tion assis sur les para­dis fis­caux, les acro­ba­ties finan­cières, un défaut de contrôle public et, sur­tout, des banques rapaces, promptes à faire payer les pots cas­sés aux citoyens. Il n’en a rien été : l’Eu­rope n’a rien régu­lé du tout, ou si peu, tan­dis que la plu­part des pays, à com­men­cer par la France de Nico­las Sar­ko­zy, ren­flouaient ceux que cer­tains appellent des « banks­ters » ! Bien sûr, tout ce petit monde qui n’a que « risques » et « res­pon­sa­bi­li­tés » à la bouche, tant qu’il s’a­git du com­mun des mor­tels, vit dans un sys­tème tota­le­ment déres­pon­sa­bi­li­sé où l’on gagne à tous les coups. Car l’eu­ro, c’est le choix déli­bé­ré d’un sys­tème au béné­fice des banques plu­tôt que des éco­no­mies. Jef­fer­son, le père de l’in­dé­pen­dance amé­ri­caine, conscient que la liber­té est un bien fra­gile, avait dit un jour, comme s’il avait vu par avance la crise venue d’A­mé­rique qui nous sub­merge aujourd’­hui : « Je pense que les ins­ti­tu­tions ban­caires sont plus dan­ge­reuses pour nos liber­tés que des armées entières prêtes au com­bat. Si le peuple amé­ri­cain per­met un jour que des banques pri­vées contrôlent sa mon­naie, les banques et toutes les ins­ti­tu­tions qui fleu­ri­ront autour des banques pri­ve­ront les gens de toute pos­ses­sion, d’a­bord par l’in­fla­tion, ensuite par la réces­sion, jus­qu’au jour où leurs enfants se réveille­ront, sans mai­son et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis. » Étrange pré­mo­ni­tion qui aurait dû nous mettre en garde ! Déjà pour­tant, un ban­quier du début du siècle lui répon­dait en écho : « Don­nez-moi le droit d’é­mettre et de contrô­ler l’argent de la nation, et alors peu m’im­porte qui fait ses lois. » Dans un modèle de « conflit d’in­té­rêt », que la France fait mine de poin­ter du doigt depuis le scan­dale du Media­tor, il existe une agence de l’É­tat, sous l’au­to­ri­té de Ber­cy, qui s’oc­cupe de pla­cer la dette de la France sur les mar­chés inter­na­tio­naux des capi­taux. Cet organe public fran­çais, offi­ciel, porte un nom tout sym­bo­lique, mais qui appa­raî­tra à de nom­breux Fran­çais quelque peu contra­dic­toire : c’est l’a­gence France Tré­sor. Pour les membres de ce noble éta­blis­se­ment, les deux mots résonnent bien ensemble, pour­tant. On aurait peut-être même dû l’ap­pe­ler France magot ! Cette ins­tance abrite une bro­chette du nec plus ultra de la finance fran­çaise et mon­diale, dont cha­cun juge­ra de la par­faite impar­tia­li­té. La mis­sion — impos­sible — consiste pour ces grands ban­quiers à « gérer la dette et la tré­so­re­rie de l’É­tat au mieux des inté­rêts du contri­buable », tout en fei­gnant d’ou­blier qu’ils appar­tiennent cha­cun, d’a­bord et avant tout, à l’une de ces mêmes banques qui n’a rien à gagner à ce que la dette en France s’a­me­nuise ! Qu’on en juge à la lec­ture de la com­po­si­tion du comi­té stra­té­gique, char­gé « en par­ti­cu­lier de don­ner sa lec­ture propre des prin­cipes qui gou­vernent la poli­tique d’é­mis­sion de l’É­tat et la ges­tion de sa tré­so­re­rie, ain­si que de se pro­non­cer sur les pra­tiques en cours et les éven­tuelles évo­lu­tions à venir » (voir : www​.fran​ce​tre​sor​.gouv​.fr): Pré­sident : M. Jacques de Laro­sière
Ancien gou­ver­neur de la Banque de France et conseiller du pré­sident BNP Pari­bas Membres M. Peter R. Fisher
Co-res­pon­sable de la ges­tion obli­ga­taire chez Bla­ckRock (fonds spé­cu­la­tif amé­ri­cain, de ceux que Nico­las Sar­ko­zy dit pis que pendre lors­qu’il lui prend de les mori­gé­ner!)
Ancien sous-secré­taire du Tré­sor amé­ri­cain M. Jean-Louis Fort
Ancien secré­taire géné­ral de la Com­mis­sion ban­caire M. Fran­ces­co Gia­vaz­zi
Pro­fes­seur d’é­co­no­mie à l’u­ni­ver­si­té Boc­co­ni (Milan) M. Jean-Pierre Hal­bron
Ancien direc­teur géné­ral adjoint d’Alca­tel M. Emma­nuel Hau
Membre du direc­toire de la Com­pa­gnie finan­cière Edmond de Roth­schild M. Phi­lipp Hil­de­brand
Vice-pré­sident de la direc­tion géné­rale de la Banque natio­nale suisse M. René Kar­sen­ti
Pré­sident exé­cu­tif de l’In­ter­na­tio­nal Capi­tal Mar­ket Asso­cia­tion M. Ng Kok Song
Direc­teur géné­ral de Govern­ment of Sin­ga­pore Invest­ment Corp. M. Ber­trand de Mazières
Direc­teur géné­ral des finances à la Banque euro­péenne d’in­ves­tis­se­ment (BEI) Le pré­sident de ce Comi­té stra­té­gique, Jacques de Laro­sière, occupe par ailleurs la fonc­tion de conseiller du pré­sident de BNP Pari­bas, sans paraître y res­sen­tir un conflit d’in­té­rêts. Alors que BNP Pari­bas est simul­ta­né­ment au nombre de la ving­taine de « Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor » (les SVT) agréés par Ber­cy. Dans ce cercle réser­vé, ce cénacle, se retrouvent les HSBC, JP Mor­gan, Socié­té géné­rale, Gold­man Sachs, ou encore la Royal Bank of Scot­land, aujourd’­hui natio­na­li­sée de fac­to, dont le contri­buable bri­tan­nique a été prié de com­bler les trous, à hau­teur de quelques dizaines de mil­liards de livres ster­ling. Cette véné­rable ins­ti­tu­tion finan­cière avait per­du plus de 90 % de sa valeur en bourse. La Royal Bank of Scot­land s’est depuis bat­tue pour conser­ver le droit de dis­tri­buer des bonus à ses tra­ders, et vient d’an­non­cer sa déci­sion d’ac­cor­der cette année, à son PDG, l’é­qui­valent de 2 mil­lions d’eu­ros en actions. Par­mi les autres excel­lents membres des « Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor » se trou­vait Leh­man Bro­thers jus­qu’à sa faillite récente. Acci­dent qui incite à s’in­ter­ro­ger sur la capa­ci­té de dis­cer­ne­ment des membres d’un comi­té stra­té­gique dont le rôle offi­ciel est de bien conseiller l’A­gence France Tré­sor, et « de don­ner sa lec­ture propre des prin­cipes qui gou­vernent la poli­tique d’é­mis­sion de l’É­tat et la ges­tion de sa tré­so­re­rie, ain­si que de se pro­non­cer sur les pra­tiques en cours et les éven­tuelles évo­lu­tions à venir ». L’im­plo­sion des sub­primes et des méca­nismes de titri­sa­tion qui avaient gan­gre­né les mar­chés, puis la chute de Leh­man Bro­thers trop impli­quée dans ces opé­ra­tions, ne rele­vaient-elles pas des « éven­tuelles évo­lu­tions à venir » ? Ces Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor, dési­gnés comme « les contre­par­ties pri­vi­lé­giées de l’A­gence France Tré­sor et de la Caisse de la dette publique pour l’en­semble de leurs acti­vi­tés sur les mar­chés », sont le rouage majeur vers les mar­chés, puis­qu’ils par­ti­cipent aux adju­di­ca­tions de bons et obli­ga­tions du tré­sor et placent ces valeurs auprès d’in­ves­tis­seurs. Ils sont nan­tis d’un Code de bonne conduite et « se doivent de répondre à des pra­tiques irré­pro­chables ». Spé­cia­listes qui ne semblent pas s’of­fus­quer de ce que Jacques de Laro­sière puisse être à la fois en poste chez le conseilleur et chez le conseillé, sauf à pos­tu­ler que les inté­rêts de BNP Pari­bas et de l’A­gence soient indé­fec­ti­ble­ment sou­dés. L’hu­mour consis­te­rait à conve­nir qu’ils ne forment qu’un… mais lequel ? ! BNP Pari­bas pèse très lourd par­mi cette ving­taine de Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor : 2e en impor­tance et par son acti­vi­té en 2002 ; 1er en 2003 ; 1er en 2004 ; 1er en 2005 ; 1er en 2006 ; 2e en 2007, dépas­sé par Bar­clay s Capi­tal. Trou d’air de courte durée cepen­dant ; 1er en 2008 ; 1er en 2009 ; Enfin 1er en 2010, avec une régu­la­ri­té d’en­semble et dans une har­mo­nie que seuls les vieux couples savent entre­te­nir. Ces liens sont ren­for­cés par le fait que l’A­gence a, peu après sa nais­sance, confié une mis­sion d’é­tude à BNP Pari­bas, pour mieux anti­ci­per les évo­lu­tions du mar­ché des obli­ga­tions. Il est per­mis de deman­der à quoi sert un comi­té stra­té­gique com­po­sé de luxueux ban­quiers appor­tant leurs éclai­rages, s’il faut paral­lè­le­ment com­man­di­ter aux banques des mis­sions simi­laires. L’UBS suisse a été admise par­mi ces « Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor » fran­çais. UBS, qui res­te­ra gra­vée dans le sou­ve­nir des citoyens hel­vé­tiques puisque ses pertes gigan­tesques ont néces­si­té le secours, coû­teux, de la Banque natio­nale Suisse. En accord avec le Conseil fédé­ral de la Confé­dé­ra­tion suisse, celle-ci a géné­reu­se­ment repris la qua­si-tota­li­té des actifs toxiques d’UBS, tan­dis que cette banque annon­çait son inten­tion de conti­nuer ses dis­tri­bu­tions internes de bonus. L’un des géné­reux secou­ristes, Mon­sieur Phi­lipp Hil­de­brand, diri­geant de la Banque natio­nale suisse, est membre du comi­té stra­té­gique de l’A­gence France Tré­sor, aux côtés de Jacques de Laro­sière. Le ren­floue­ment d’une UBS pour­sui­vant ses dis­tri­bu­tions de bonus consti­tue l’exemple par­fait d’une natio­na­li­sa­tion des pertes et d’une pri­va­ti­sa­tion des béné­fices. Les acteurs offi­ciels qui ont prê­té leur concours à ce jeu de passe-passe se consi­dèrent-ils d’a­bord comme des repré­sen­tants publics auprès du pri­vé, ou ne sont-ils pas en réa­li­té les avo­cats du sec­teur pri­vé au cœur même des organes de déci­sion publics ? L’am­bi­guï­té des liens entre­croi­sés est illus­trée par cette pré­sence, au comi­té stra­té­gique de l’A­gence France Tré­sor, de Phi­lipp Hil­de­brand, récem­ment pro­mu pré­sident de la direc­tion géné­rale de la Banque natio­nale suisse, à Zurich. Et ce, alors que plu­sieurs banques com­mer­ciales suisses sont admises comme Spé­cia­listes en valeur du Tré­sor fran­çais, dont le Cré­dit Suisse First Bos­ton, qui a son siège social dans cette même ville de Zurich. Or Mon­sieur Hil­de­brand était aupa­ra­vant ban­quier, et est pas­sé notam­ment par Von­to­bel, dis­crète banque pri­vée, située – elle encore – à Zurich, et spé­cia­li­sée dans la ges­tion de for­tune, sou­vent pour de riches par­ti­cu­liers aux­quels on apporte des conseils sur la meilleure manière de pla­cer leurs deniers, par exemple en bons et obli­ga­tions d’É­tat. La ges­tion de for­tune est une grande spé­cia­li­té de la place suisse, au point de fran­chir quel­que­fois les limites de la déon­to­lo­gie, à l’exemple d’UBS, empê­trée dans ses démê­lés avec le fisc amé­ri­cain pour des accu­sa­tions de faci­li­ta­tion de fraude fis­cale. En 2009, la jus­tice amé­ri­caine a sus­pen­du une épée de Damo­clès au-des­sus d’elle, mena­çant de lui reti­rer sa licence, indis­pen­sable pour exer­cer son acti­vi­té aux États-Unis. Il est sur­pre­nant que la France, vic­time tout autant d’é­va­sion fis­cale et encore plus tou­chée de par sa mitoyen­ne­té avec la Suisse, ait fer­mé les yeux au point qu’UBS figu­rait tou­jours, début 2011, sur la liste des dix Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor les plus actifs, liste ain­si vali­dée et cau­tion­née par notre minis­tère des Finances cen­sé com­battre la fraude fis­cale. Le Cré­dit Suisse First Bos­ton, quant à lui, a été consti­tué lorsque le Cré­dit Suisse a rache­té en 1990 la First Bos­ton Corp. Deux anciens diri­geants de cette First Bos­ton, Bruce Was­ser­stein et Joseph Per­el­la, avaient peu avant fon­dé leur propre éta­blis­se­ment ban­caire, la Was­ser­stein Per­el­la & Co, dont l’an­cien diri­geant de la filiale fran­çaise, Jean-Pierre Hal­bron, siège au comi­té stra­té­gique de France Tré­sor. Cette heu­reuse coïn­ci­dence serait incom­plète si Was­ser­stein Per­el­la & Co n’a­vait pas été rache­tée en l’an 2000 par la Dresd­ner Bank, pour for­mer la Dresd­ner Klein­wort Was­ser­stein. Cette der­nière fait par­tie du petit cercle des Spé­cia­listes en valeur du Tré­sor fran­çais. Le site Inter­net de l’A­gence France Tré­sor omet de pré­ci­ser les titres et qua­li­tés com­plets des membres de ce comi­té stra­té­gique. Par modes­tie, elle se contente de noter :

M. Jean-Pierre Hal­bron
Ancien direc­teur géné­ral adjoint d’Al­ca­tel
Puis­qu’elle ne rechigne pas à pré­ci­ser les anciennes fonc­tions, le bon sens n’au­rait-il pas dû l’a­me­ner à citer celles qui recoupent plus direc­te­ment sa pré­sente fonc­tion ? Ne men­tion­ner qu’Al­ca­tel, entre­prise indus­trielle, et oublier une banque, elle-même en par­te­na­riat d’af­faires avec l’A­gence, consti­tue un oubli mal­en­con­treux ou un excès de tact. L’in­ter­naute n’a-t-il pas droit à une infor­ma­tion élé­men­taire ? De même, l’é­ti­que­tage d’un autre membre du comi­té stra­té­gique reste lacu­naire : M. Fran­ces­co Gia­vaz­zi
Pro­fes­seur d’é­co­no­mie à l’u­ni­ver­si­té Boc­co­ni (Milan) Peut-être n’au­rait-il pas été inutile de pré­ci­ser que il Pro­fes­sore a été acces­soi­re­ment ban­quier chez Ban­co di Napo­li. La loi des séries a gom­mé le rôle de pré­sident du comi­té d’au­dit de la banque Espi­ri­to San­to et de la Véné­tie, occu­pé par : M. Jean-Louis Fort
Ancien secré­taire géné­ral de la Com­mis­sion ban­caire La socié­té finan­cière Espi­ri­to San­to de Mon­sieur Jean-Louis Fort se reven­dique comme « banque de taille humaine à l’é­coute per­ma­nente de ses clients », spé­ci­fi­ci­té qui per­met­tra de ne pas la confondre lors des réunions du comi­té stra­té­gique avec la « banque à taille humaine, par­ta­geant des valeurs com­munes », telle que se défi­nit la Com­pa­gnie finan­cière Edmond de Roth­schild, repré­sen­tée au même comi­té en la per­sonne d’Em­ma­nuel Hau. En matière d’in­for­ma­tion du public, appe­lons que, bien que la Banque natio­nale suisse repré­sen­tée ici par Phi­lipp Hil­de­brand soit la banque cen­trale de ce pays, elle est sta­tu­tai­re­ment une socié­té ano­nyme dotée d’ac­tion­naires. Ce carac­tère pri­vé se retrouve aux États-Unis avec la Réserve fédé­rale amé­ri­caine. La Fed est en réa­li­té d’a­bord consti­tuée de douze Fédé­ral Reserve Banks régio­nales, déte­nues, contrai­re­ment aux croyances de nom­breux élec­teurs, par des action­naires pri­vés, à savoir par des banques com­mer­ciales ou d’af­faires. Les diri­geants y sont majo­ri­tai­re­ment nom­més par ces action­naires pri­vés. Au regard du pro­fil et des car­nets d’a­dresses des membres du comi­té stra­té­gique de l’A­gence France Tré­sor, est-il inter­dit d’y voir à nou­veau une forme d’en­trisme du sec­teur ban­caire pri­vé ? Jacques de Laro­sière, tout comme Phi­lipp Hil­de­brand, est par ailleurs membre du « Groupe des Trente », un petit club pri­vé de grands argen­tiers inter­na­tio­naux qui se pro­posent d’ap­pro­fon­dir la com­pré­hen­sion de la finance, pour en faire pro­fi­ter leurs contem­po­rains et les auto­ri­tés publiques qui les y invi­te­raient. Le Groupe des Trente a pour pré­sident Paul Vol­cker, à l’o­ri­gine ban­quier à la Chase Man­hat­tan Bank, puis repré­sen­tant de ses pairs en tant que pré­sident de la Fédé­ral Reserve Bank de New York, avant d’ac­cé­der au final à la pré­si­dence de la Fed elle-même. Le Groupe des Trente entre­tient la filia­tion puis­qu’il com­prend William C. Dud­ley, actuel pré­sident de la Fédé­ral Reserve Bank de New York, celle des douze Fédé­ral Reserve Banks qui détient un pou­voir pré­pon­dé­rant au sein de la Fed. Le pré­dé­ces­seur de William C. Dud­ley à cette pré­si­dence de la Fédé­ral Reserve Bank de New York était Timo­thy Geith­ner, pro­mu entre-temps secré­taire du Tré­sor à Washing­ton, c’est-à-dire ministre des Finances. Or, à l’a­gence France Tré­sor, siège Peter R. Fischer qui, par un phé­no­mène de chas­sé-croi­sé, est ancien sous-secré­taire de ce même Tré­sor amé­ri­cain. Il a, par la suite, migré dans le sec­teur pri­vé, res­pon­sable mon­dial des inves­tis­se­ments obli­ga­toires pour Bla­ckRock, une firme spé­cia­li­sée dans les fonds finan­ciers et qui détient la baga­telle de plu­sieurs mil­liers de mil­liards de dol­lars en ges­tion. De telles masses d’argent ras­sem­blées en une seule main défient l’en­ten­de­ment, et lui apportent une puis­sance sans équi­valent. Cepen­dant, nul à Ber­cy ne semble s’é­mou­voir de l’op­po­si­tion fron­tale entre ces diverses fonc­tions paral­lèles de l’om­ni­pré­sent Mon­sieur Fisher, ni de la capa­ci­té de Bla­ckRock à peser indi­rec­te­ment sur l’ac­cueil qui sera réser­vé par « les mar­chés » aux adju­di­ca­tions du Tré­sor fran­çais. Le choc est d’au­tant plus net que, par­mi les gros action­naires de Bla­ckRock, se trouve Bar­clays Glo­bal Inves­tors, à hau­teur de près de 20 %. Bar­clays Capi­tal est l’un des vingt Spé­cia­listes en valeur du Tré­sor fran­çais. Un autre action­naire impor­tant est Mer­rill Lynch, éga­le­ment pré­sent par­mi les Spé­cia­listes en valeur du Tré­sor. Il est contrac­tuel­le­ment conve­nu entre eux que Mer­rill Lynch et Bar­clays PLC auront cha­cun deux repré­sen­tants au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de Bla­ckRock. Est-il mora­le­ment aisé à Peter Fischer de sié­ger de la sorte au comi­té stra­té­gique d’une Agence publique, dont divers inter­lo­cu­teurs d’af­faires sont, par le jeu des mul­tiples filiales, les action­naires de réfé­rence de son employeur prin­ci­pal ? ! Au total, la nébu­leuse Bla­ckRock, éten­due à ses admi­nis­tra­teurs, ses hauts diri­geants et ses action­naires, par­vient à être à la fois membre du comi­té stra­té­gique de France Tré­sor, inter­mé­diaire de cette agence vers les inves­tis­seurs, et repré­sen­tante des­dits inves­tis­seurs. Une situa­tion aus­si illo­gique est une néga­tion abso­lue des cloi­son­ne­ments que pré­tendent ins­tau­rer nos gou­ver­ne­ments et le G 20, pour évi­ter le retour des dérives. Cette volon­té de gom­mer les fron­tières n’est pas neutre. Elle pro­vient des pays anglo-saxons qui la pra­tiquent de longue date, avec les avan­tages que l’on ima­gine pour le sec­teur ban­caire. Le même Peter R. Fischer a depuis ajou­té sur sa carte de visite une fonc­tion qui emprunte à nou­veau ces pas­se­relles, puis­qu’il est entré au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de la FSA bri­tan­nique, la Finan­cial Ser­vices Autho­ri­ty, un orga­nisme non gou­ver­ne­men­tal mais ins­ti­tué par une loi, et char­gé de régu­ler le sec­teur des ser­vices finan­ciers au Royaume-Uni. Loi idéale puis­qu’elle main­tient peu ou prou l’au­to­con­trô­lé de la City et sa qua­si-indé­pen­dance. La crise a mon­tré les consé­quences de ce méca­nisme où seul le bon vou­loir des finan­ciers admet­trait de poser des bornes à leurs pra­tiques pro­fes­sion­nelles. Un autre membre du comi­té stra­té­gique de l’A­gence France Tré­sor se réclame de cette volon­té d’au­to­ré­gu­la­tion des finan­ciers, loin de tout légis­la­teur et de tout élec­teur. René Kar­sen­ty est pré­sident de l’IC­MA, l’In­ter­na­tio­nal Capi­tal Mar­ket Asso­cia­tion à Zurich. Le but de cette asso­cia­tion, entre groupe de pres­sion et syn­di­cat pro­fes­sion­nel, est de repré­sen­ter les inté­rêts des milieux finan­ciers inter­na­tio­naux. Par­mi ses membres se retrouve une grande par­tie des Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor de l’A­gence : BNP Pari­bas, Bar­clays PLC, Socié­té Géné­rale, Mer­rill Lynch, UBS ou encore Cré­dit suisse. Se retrouve éga­le­ment à l’IC­MA, la Banque pri­vée Edmond de Roth­schild, de Genève, fon­dée par le baron Edmond de Roth­schild, aujourd’­hui diri­gée par son fils le baron Ben­ja­min de Roth­schild, et que seuls les mau­vais esprits pour­raient confondre avec sa mai­son mère, la Com­pa­gnie finan­cière Edmond de Roth­schild, de Paris. M. Emma­nuel Hau, membre de cette der­nière, siège au comi­té stra­té­gique de l’A­gence. L’une des spé­cia­li­tés de la banque est la ges­tion de patri­moine, la ges­tion de por­te­feuille, pour entre autres « accom­pa­gner au mieux les familles for­tu­nées ». La ten­dance anglo-saxonne à jouer avec les lignes pro­tec­trices ins­ti­tuées entre le ser­vice public et les inté­rêts pri­vés s’am­pli­fie en France depuis quelques années. Par­mi les membres de notre comi­té stra­té­gique se trouve Ber­trand de Mazières, direc­teur géné­ral de l’A­gence. Son pré­dé­ces­seur à ce poste venait de par­tir pour Veo­lia, socié­té pri­vée quel­que­fois émet­trice d’emprunts, donc concur­rente de l’A­gence France Tré­sor pour ses appels à capi­taux. Lors d’un de ces der­niers appels au mar­ché, les banques char­gées de jouer un tel rôle d’in­ter­mé­dia­tion étaient BNP Pari­bas, Calyon, Cré­dit Suisse, Natixis et une filiale de la Socié­té Géné­rale. La tota­li­té de ces noms émergent sur la liste des Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor de l’A­gence. Veo­lia compte, par­mi ses gros action­naires et dans son conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, plu­sieurs éta­blis­se­ments finan­ciers eux aus­si Spé­cia­listes en valeurs du Tré­sor. Qu’un direc­teur géné­ral de l’A­gence France Tré­sor devienne, qua­si­ment du jour au len­de­main, direc­teur des opé­ra­tions finan­cières d’une entre­prise qui est un peu sa concur­rente et qui croise ou uti­lise les mêmes acteurs finan­ciers, se bana­lise et semble natu­rel aux yeux de nos gou­ver­nants. L’in­té­rêt du public et du contri­buable se trouve peu à peu dilué dans un sys­tème à moindre trans­pa­rence, poreux, au pro­fit de petits groupes, à l’a­van­tage de cercles res­treints où ris­que­ront de naître des conni­vences. Toutes ces cartes de visite se passent de com­men­taire. Ain­si, au mépris de la sépa­ra­tion des inté­rêts pri­vés et de l’in­té­rêt public, la dette fran­çaise, et sur­tout ses inté­rêts (qui atteignent 50 mil­liards aujourd’­hui!), ne peuvent qu’en­fler sem­pi­ter­nel­le­ment. À ce petit jeu, ne pou­vant moné­ti­ser sa dette publique comme le font la plu­part des autres pays dans le monde, la France s’est lour­de­ment endet­tée depuis une tren­taine d’an­nées et ne pour­ra, au rythme actuel, se défaire de ce far­deau avant des dizaines et des dizaines d’an­nées. Les oli­garques ont, en réa­li­té, tout inté­rêt à veiller à ce que l’eu­ro, notre pro­blème et leur poule aux œufs d’or, demeure à jamais notre mon­naie afin que cette situa­tion ne change pas. Ces don­nées ne sont pas fan­tas­ma­go­riques. Elles sont publiques. La col­lu­sion, pour ne pas dire la consan­gui­ni­té, entre déci­deurs poli­tiques et puis­sances d’argent, appa­rais­sant de plus en plus écla­tante, com­ment dou­ter que l’eu­ro, emblème et clé de voûte d’une construc­tion euro­péenne qui ver­rouille un modèle à la fois ultra­li­bé­ral et sovié­tique, ne leur soit essen­tiel pour assu­rer leur domi­na­tion sur les peuples ? Com­ment ne pas admettre que nos diri­geants sont pri­son­niers des vrais maîtres de l’eu­ro, de ces oli­go­poles de l’in­dus­trie, de la banque et de la finance, avec les­quels ils entre­tiennent des rela­tions très étroites. Fan­tasme d’un com­plot des puis­sants ? Non, dérè­gle­ment conti­nu d’une chose publique, d’une Répu­blique, où le dés­in­té­rêt des citoyens ouvre la voie à la cap­ta­tion des pou­voirs par les intri­gants, les oppor­tu­nistes, les ambi­tieux et les goinfres. Le sys­tème de l’eu­ro et du mar­ché unique euro­péen favo­rise exa­gé­ré­ment la libre cir­cu­la­tion des capi­taux, la main­mise de la créa­tion moné­taire des ban­quiers et la remise en cause dog­ma­tique de tout ce qui consti­tue une res­source publique, déni­grée comme une charge coû­teuse et super­flue. L’eu­ro est pour ain­si dire le che­val de Troie de la mon­dia­li­sa­tion ultra­li­bé­rale en Europe, aux anti­podes d’un libé­ra­lisme ordon­né et res­pon­sable. Et il est illu­soire de s’i­ma­gi­ner que ses béné­fi­ciaires feraient une croix des­sus sim­ple­ment parce qu’on les en prie­rait gen­ti­ment ! Et d’ailleurs, per­sonne ne les en prie ! Qu’on en juge : les seules fois où nos grands chefs d’É­tat euro­péens se réunissent pour la pho­to de famille et s’en­ferment à huis clos pour prendre de graves déci­sions, ce n’est pas pour faire face, ensemble, aux délo­ca­li­sa­tions. Ce n’est pas pour, ensemble, lut­ter contre le fléau du chô­mage. Non, c’est seule­ment pour sau­ver les banques ! Comme cette belle jour­née d’oc­tobre 2008, où Nico­las Sar­ko­zy invi­ta la chan­ce­lière alle­mande pour l’i­nau­gu­ra­tion du mémo­rial Charles de Gaulle à Colom­bey-les-Deux-Églises, avant de convier, dès le len­de­main, les quinze membres de la zone euro à l’E­ly­sée. Pour évo­quer le som­met de la veille ? Pour pro­mou­voir devant tous le sym­bole qu’ils venaient de célé­brer : l’a­mi­tié fran­co-alle­mande, la coopé­ra­tion libre entre nations, la France forte dans l’Eu­rope indé­pen­dante ? Non, rien de cela. Hier, c’é­tait hier. Une grande et belle réunion, immor­ta­li­sée sur le per­ron de l’E­ly­sée, seule­ment pour évo­quer le pacte de sta­bi­li­té, l’in­fla­tion maî­tri­sée, les banques ras­su­rées. Car les mar­chés, sans doute, méritent plus d’é­gards que les peuples d’Eu­rope. Aujourd’­hui, il ne faut pas se men­tir. C’est eux ou nous. Eux qui res­tent ou nous qui en sor­tons. »
Source : Nico­las Dupont-Aignan : « L’eu­ro, les ban­quiers et la mon­dia­li­sa­tion : l’ar­naque du siècle » (avril 2011). • Dans ma tête, ces faits dra­ma­tiques et tout proches se connectent aus­si­tôt avec l’en­quête appro­fon­die de Mul­lins sur la Fed et sa maî­trise (secrète) par Roth­schild, qui a pris le contrôle de JPMor­gan, de War­burg et de com­bien d’autres, « crise » après « crise » ?
• On peut ajou­ter que Peter R. Fisher, cores­pon­sable de la ges­tion obli­ga­taire chez Bla­ckRock, et ancien sous-secré­taire du Tré­sor amé­ri­cain, est membre du Comi­té stra­té­gique de l’A­gence France Tré­sor. Or, Bla­ckrock est un fonds vau­tour qui est un des action­naires prin­ci­paux de McGraw-Hill, lequel contrôle… STANDARD & POORS !!!!!!
Je pro­pose que chaque citoyen qui est au cou­rant d’autres conflits d’in­té­rêts dans cette Agence France Tré­sor, les signale ici. Étienne.

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Étienne

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61 Commentaires

  1. Diamentino

    Phi­lipp Hil­de­brand, direc­teur géné­ral de la Banque natio­nale suisse, qui vient de démis­sion­ner de sa pres­ti­gieuse fonc­tion car sa femme est soup­çon­née de délit d’i­ni­tiée … qui for­cé­ment écla­bousse sa répu­ta­tion est celle de l’ins­ti­tu­tion qu’il dirigeait !!!

    Réponse
  2. ben

    ça va être dif­fi­cile d’ex­pli­quer cela à au moins 50% des Français. 
    Il est là, le problème.
    …

    Réponse
  3. Professeur Etienne DOUAT

    Mer­ci Étienne de ton blog ! J’ai ache­té le livre de Dupont-Aignan sur Ama­zon avant Noël car tu le recom­man­dais et je l’ai lu d’un trait pen­dant les vacances. il est acca­blant sur les banques et son prin­ci­pal inté­rêt est la dénon­cia­tion de ce scan­dale de l’a­gence France-Tré­sor. Il dénonce aus­si d’autres com­por­te­ments des banques qui montrent qu’elles se servent de nos ins­ti­tu­tions comme la BCE pour se ser­vir à la source pour ali­men­ter. On aime­rait un État impar­tial, bon ges­tion­naire et stric­te­ment sépa­ré des inté­rêts finan­ciers et on découvre com­pro­mis­sions, inté­rêts pri­vés pré­pon­dé­rants et impuis­sance publique à contre­ba­lan­cer ce phé­no­mène de perte d’in­fluence. L’État ne maî­trise plus rien depuis bien long­temps dans le monde de la Finance. Dupont-Aignan date cette perte d’in­fluence de 1973, date à laquelle la Banque de France n’a plus pu finan­cer l’é­co­no­mie par la créa­tion moné­taire. Résul­tat : alors que l’E­tat finan­çait l’é­co­no­mie grâce à des fonds qui ne coû­taient aucun frais finan­ciers (inté­rêts), l’État doit payer une lourde charge de la dette aux per­sonnes phy­siques et morales qui financent l’é­mis­sion des titres de l’État et donc, en fin de comptes : les Banques !

    Réponse
  4. SnoiD

    Un des articles rap­pe­lé est aus­si inté­res­sant dans la concré­ti­sa­tion de l’i­dée de « bulle de richesse qui ne rentre pas dans l’é­co­no­mie réelle » :

    737 maîtres du monde contrôlent 80 % de la valeur des entre­prises mondiales

    http://​www​.bas​ta​mag​.net/​a​r​t​i​c​l​e​1​7​1​9​.​h​tml

    Le top 20 des « control-holders » :

    1 BARCLAYS PLC
    2 CAPITAL GROUP COMPANIES INC, THE
    3 FMR CORP
    4 AXA
    5 STATE STREET CORPORATION
    6 JPMORGAN CHASE & CO.
    7 LEGAL & GENERAL GROUP PLC
    8 VANGUARD GROUP, INC., THE
    9 UBS AG
    10 MERRILL LYNCH & CO., INC.
    11 WELLINGTON MANAGEMENT CO. L.L.P.
    12 DEUTSCHE BANK AG
    13 FRANKLIN RESOURCES, INC.
    14 CREDIT SUISSE GROUP
    15 WALTON ENTERPRISES LLC
    16 BANK OF NEW YORK MELLON CORP.
    17 NATIXIS
    18 GOLDMAN SACHS GROUP, INC., THE
    19 T. ROWE PRICE GROUP, INC.
    20 LEGG MASON, INC.

    Réponse
  5. gg

    Joli article, mais le site d’où il est tiré m’a l’air d’être un bon fou­toir à « confu­sion­nistes » et autres conspis para­nos de l’extrême-droite.

    En témoigne, par exemple, le retour­ne­ment du concept de Nov­langue pour dénon­cer « l’i­déo­lo­gie mon­dia­liste pro-immi­grés blabla » : 

    http://​les​mou​ton​sen​rages​.fr/​n​o​u​s​-​s​o​m​m​e​s​-​m​a​n​i​p​u​l​e​s​/​p​e​t​i​t​-​c​o​u​r​s​-​d​e​-​n​o​v​l​a​n​g​ue/

    Réponse
  6. Ilauve

    Cette article est une bombe. L’A­gence France Tré­sor devrait être dis­soute. C’est un repère de Mafio­so de Haut vol qui s’in­gé­nient à voler les recettes publiques avec le concours du gou­ver­ne­ment et de son président !

    Les poli­tiques de rigueur bud­gé­taire n’ont pour but que trans­fé­rer l’argent des écoles, des hôpi­taux, des retraites vers les banquiers !

    Ce vol est sans limite.

    Il faut se mobi­li­ser pour faire connaître à nos conci­toyens l’ar­ticle 104 du Trai­té de Lis­bonne qui empéche nos Etats d’emprunter par la créa­tion moné­taire, à 0 %.

    Les par­tis de gauche par leur silence témoignent de leur com­pli­ci­té. Les choses ne sont pas dif­fi­ciles à com­prendre, et même plu­tot simple.

    Étienne Chouard a aus­si accom­pli un excellent tra­vail de dés­in­toxi­ca­tion. Mer­ci à Dupont-Aignan pour votre tra­vail de véri­té, votre hon­nê­te­té et votre cou­rage. Je suis com­mu­niste mais je n’ac­cep­te­rai pas que l’on me défi­nisse comme de gauche. Ces éti­quettes sont une escro­que­rie idéologique.

    Il fau­drait construire une mobi­li­sa­tion euro­péenne sans sec­ta­risme, peut-être sous la forme de péti­tion. En France, inter­pel­ler tous les can­di­dats pour les contraindre à se dévoi­ler… les Tartuffes !

    Quand au reproche de GG, j’ai véri­fié, ils sont fon­dé mais uni­que­ment sur la par­tie nov­langue. Le site qui se pro­pose de dénon­cer les manip se livre lui-même avec cet article à un manip. C’est lamentable.

    Réponse
  7. lio

    Bon­jour

    J’ai assis­té à votre confé­rence du 14⁄01. Bra­vo pour avoir expo­sé aus­si clai­re­ment vos idées, mal­gré le débat quelque peu caco­pho­nique par moments. 

    À pro­pos de la dette et de la conférence :

    - le choix déli­bé­ré des gou­ver­nants de pas­ser par un finan­ce­ment pri­vé n’est-il pas tout sim­ple­ment une façon d’im­po­ser dans la « dou­ceur » et sur le long terme des idées au peuple, idées qui n’au­raient pas pu pas­ser d’une autre manière ? Ceci en réfé­rences à vos pro­pos sur le vote défi­ci­taire récur­rent des bud­gets depuis 1973, alors même que cela ne s’im­po­sait pas.

    - vous disiez que l’é­cole autri­chienne est mini­male sur l’in­ter­ven­tion de l’É­tat et entend limi­ter son action à la pro­tec­tion des inté­rêts pri­vés. D’a­près le peu que j’ai lu, il me semble qu’il s’a­git plu­tôt là d’une idéo­lo­gie néo-libé­rale plus fried­ma­nienne qu’au­tri­chienne, l’é­cole autri­chienne limi­tant l’ac­tion de l’É­tat certes, mais dans le domaine éco­no­mique. Pour­riez-vous me citer une source éclai­rante de votre point de vue ?

    Pour finir, un petit livre qui se lit assez vite mais qui est extrê­me­ment clair et per­met de com­prendre pas mal de choses sur les dérè­gle­ments actuels. Il parle non seule­ment de la fameuse loi Gis­card-Pom­pi­dou, mais remonte plus loin dans l’His­toire et est à ce titre très éclairant.

    http://​lejar​din​des​livres​.fr/​s​t​a​n​d​a​r​d​-​o​r​.​htm

    Bonne conti­nua­tion.

    Réponse
  8. grégori

    Avant la créa­tion de la FED en 1913, il y a eu un pré­cé­dent un siècle aupa­ra­vant avec la créa­tion d’un Banque de France par Napo­léon au béné­fice exclu­sif d’in­té­rêts privés,

    Ain­si que le rap­pelle le trop mécon­nu his­to­rien (tri­card de l’ORTF) Hen­ri Guille­min :

    CAïD RESPECTUEUX

    http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448829-caid-respectueux‑6.html

    Pre­nant tou­jours le par­ti des petites gens, cet his­to­rien raconte aus­si le choix de la défaite des élites en 1940 et en 1870, cor­ro­bo­rant les recherches d’An­nie Lacroix-Riz :

    http://​www​.rts​.ch/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​t​v​/​d​i​v​e​r​s​/​3​4​4​8​4​5​0​-​f​r​a​n​c​e​-​1​9​4​0​.​h​tml

    Bien à vous.

    Réponse
  9. Yusuf

    D’ac­cord, mais que faire ?

    On sait qui sont les voleurs alors pour­quoi pas les rame­ner devant les tri­bu­naux tout sim­ple­ment par pétitions ?

    Bonne conti­nua­tion.

    Réponse
  10. Alain2Treguier

    Bra­vo Etienne ! es-tu cer­tain qu’il n’y a pas encore un auteur par­mi ceux qui appel­le­ront à voter à droite au deuxième tour, qui « hurle sur les banques » ? il faut hur­ler avec les loups…mais au fait, quelle stra­té­gie poli­tique ras­sem­bleuse de tous les fronts de lutte sociale confron­tés à la « dic­ta­ture des banques » est-elle entrain de pro­duire une dyna­mique poli­tique réel­le­ment en adé­qua­tion avec la réa­li­té sociale ?

    Car il fau­dra bien iden­ti­fier en « toile de fond » du « pay­sage poli­tique » quelles sont les forces sociales véri­ta­ble­ment en pré­sence, sans tour­ner autour du pot « Consti­tu­tion­nel » et quelles sont celles qui seront tou­jours mal­gré leurs « hur­le­ments avec les loups », du côté qu’a choi­si en grèce comme en ita­lie comme en hon­grie, la classe domi­nante, tra­ves­tie par­fois en « popu­lisme »… On doit se poser des ques­tions poli­tiques et ne pas trim­bal­ler les « citoyens  » dans le nuage d’une « grèce Antique » à spé­cu­ler sur les miracles futurs du « tirage au sort » !

    Aujourd’­hui les fameuses « banques à hur­ler » ne sont que les chars d’une armée invi­sible qui nous déclare la guerre ouver­te­ment par « agences de nota­tion » inter­po­sées : allons-nous fon­cer comme le tau­reau sur le chif­fon rouge des Agence de nota­tion, ou bien plu­tôt contre la classe sociale qui agite le chif­fon, celle des spé­cu­la­teurs domi­nants habi­tant Neul­ly mais aus­si St Cloud, et qui diver­si­fient leurs para­phrases contre « le coût du tra­vail » tout en pla­giant « contre les banques » le dis­cours de Jaurès ?
    Faut-il être demeu­ré poli­ti­que­ment, faire mine d’être « ni-droite-nigaud », ou bien lais­ser choir sa toge d’hy­po­crite et se réjouir du nou­veau natio­na­lisme fas­ci­sant où les agences de nota­tion poussent les peuples agres­sés à « se défendre » ? Je pense néces­saire de balayer la poudre aux yeux qui cache la réa­li­té du cli­vage gauche droite : d’un côté il y a ceux qui uti­lisent les peuples comme chair à canon, de l’autre il y a la reven­di­ca­tion sociale mépri­sée par les dominants…Et la poli­tique poli­ti­cienne comme l’a­po­li­tisme nous enfument contre cette réa­li­té sociale : le 1% enfume les 99% avec la néga­tion du cli­vage social !

    Réponse
  11. chris06

    Yusuf dit, « On sait qui sont les voleurs alors pour­quoi pas les rame­ner devant les tri­bu­naux tout sim­ple­ment par pétitions ? ».

    En êtes vous bien sûr ? Qui sont ces voleurs, exactement ?

    Par exemple, par­lons de « ces gre­dins qui détiennent la dette publique fran­çaise ». Qui sont ils ?

    On apprend notamment :
    « Les trois plus gros déten­teurs de la dette fran­çaise sont le Luxem­bourg, les îles Caï­mans et le Royaume-Uni »

    Doit on rame­ner le luxem­bourg, les îles Caï­mans et le Royaume-Uni devant les tribunaux ?

    Ou alors plutôt :
    « et voi­ci la liste sur les 50 plus gros déten­teurs de la dette fran­çaise sui­vant Reuters. »

    Pre­nons le pre­mier nom sur cette liste, AXA, qui sont les « voleurs » ? Sont ce, les membres du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion d’AXA ? Du comi­té exe­cu­tif ? Ou plu­tôt les action­naires d’AXA ? Ou plu­tôt les créan­ciers d’AXA ? Les déten­teurs de contrats d’as­su­rance vie Axa ?

    Qui sont les « voleurs » ? Qui doit on pas­ser devant les tribunaux ?

    Ou bien les véri­tables cou­pables, ceux qu’il s’a­gi­rait de pas­ser au plus vite devant les tri­bu­naux, sont ils les « repré­sen­tants du peuple », ces poli­ti­ciens qui ont lais­sé per­du­rer un tel sys­tème et ont voté ces lois contre l’in­té­rêt général ?

    Ou alors sont ce ces 147 mul­ti­na­tio­nales qui contrôlent le monde ? Mais qui, par­mi ces mul­ti­na­tio­nales, faut-il incri­mi­ner exac­te­ment ? (Mêmes ques­tions que pour AXA…)

    Ou alors, on se dit que les vrais cou­pables sont « les 1% », ou plu­tôt « l’o­li­gar­chie poli­ti­co-média­ti­co-finan­cière », les « plou­to­crates », « le com­plexe militaro-industriel »…?

    Tout cela est d’un vague, d’un impré­cis, d’une opa­ci­té telle qu’on on oublie de se poser la ques­tion essen­tielle, « dési­gner des pré­su­més-cou­pables et les rame­ner devant des tri­bu­naux ser­vi­ra-t-il à quelque chose d’u­tile et dans l’in­té­rêt général » ?

    À mon humble avis, tant qu’on en res­te­ra à ce genre de dis­cus­sions sur les cou­pables et ces appels à les rame­ner devant les tri­bu­naux, on fera exac­te­ment ce que dénonce Jean Zin dans un com­men­taire sur son blog, « cet appel au fana­tisme des foules qu’on chauffe comme chez les évan­gé­listes, don­nant une sen­sa­tion de toute puis­sance bien trom­peuse alors que ce n’est que le refou­le­ment de tout ce qui dément cette toute-puissance ».

    Au lieu de faire avan­cer les choses dans la bonne direc­tion, ce genre de chasse aux sor­cières ne fera que les blo­quer encore plus.

    Mais bon, c’est un point de vue stra­té­gique, on ne gagne­ra pas la (les?) bataille contre l’o­li­gar­chie en la confron­tant direc­te­ment, de plus sur son ter­rain de prédilection.

    Réponse
  12. catherine

    Bien d’ac­cord avec toi Chris, quoique là encore il y ait un pont à construire entre ces deux points de vue.

    En effet, ne nous revient-il pas, indi­vi­duel­le­ment de deman­der des comptes à nos res­pon­sables poli­tiques, ceux qui sont cen­sés nous re-pré­sen­ter, ain­si que de deman­der tous autant que nous sommes, des comptes aux conseils d’ad­mi­nis­tra­tion de ces assu­rances et tous ces groupes d’in­té­rêts qui semblent oeu­vrer pour des inté­rêts pas si dés­in­té­res­sés que ça au final ?

    Deman­der des comptes des mécomptes qui nous sont faits.

    Puis ensuite, c’est vrai, rien ne sert de conspuer un groupe machin ou truc, car der­rière ce groupe machin ou truc, il y a des élé­ments et ces élé­ments c’est nous tous qui les construi­sons ces groupes au tra­vers de nos petits consen­te­ments, très petits consen­te­ments et de nos renon­ce­ments, très petits renon­ce­ments. Pas des gros trucs, non, de toutes, toutes toutes petites choses mais qui, bout du bout, construisent la trame sociale que nous avons sous les yeux.

    Ce n’est donc pas tant le groupe machin ou truc, mais nous tous, qui indi­vi­duel­le­ment avons à nous regar­der dans le miroir, même si ce qu’on y voit, nous don­ne­rait plu­tôt l’en­vie de fuir.

    Se regar­der, des­cendre dans ce qui n’est pas glo­rieux en nous, en cha­cun de nous, per­sonne n’y échappe, ça semble être une des­cente mais c’est en réa­li­té une mon­tée, une mon­tée en conscience, et ça aide à rele­ver la tête même si ça com­mence par la bais­ser, la bais­ser par la vue de la bas­sesse qui nous habite si souvent !

    Réponse
  13. gilles

    Le scan­dale de l’a­gence France-Tré­sor et le com­por­te­ment inquié­tant* du web­mestre du site du blog de Jean-Luc Mélenchon.

    * ( pour l’in­for­ma­tion néces­saire des citoyens fran­çais sur ce qui est le cœur de leur sou­ve­rai­ne­té : le bud­get des affaires com­munes, le bud­get de l’É­tat français )

    Plu­tôt qu’exa­mi­ner des décla­ra­tions, exa­mi­nons des faits :

    Un com­men­taire, citant Étienne Chouard et son enquête sur le scan­dale de la col­lu­sion entre les plus grands inté­rêts capi­ta­listes ban­caires et l’exé­cu­tif fran­çais dans la ges­tion de l’or­ga­nisme char­gé de ges­tion de la dette de notre bud­get : l’A­gence France-Tré­sor, a été sup­pri­mé des com­men­taires du blog de Jean-Luc Mélenchon.

    Bon, nous pour­rions nous dire, eh, bien, c’est de bonne guerre puisque comme le fait remar­quer Alain de Tré­guier, c’est parce ce com­men­taire citait Étienne Chouard qui lui-même cite un autre can­di­dat Nico­las Dupont-Aignan.

    Eh, bien non, qua­si­ment tous les com­men­taires concer­nant l’A­gence France-Tré­sor, ( même ceux qui n’a­vaient rien à voir avec un autre can­di­dat ) sur le blog de Jean-Luc Mélen­chon, même ceux anté­rieurs à la publi­ca­tion par Étienne Chouard de son billet sur son blog sont soit … effa­cés ou cen­su­rés.

    Google :

    Ce qu’il en reste dans les recherches Google à la date d’au­jourd’­hui 16 jan­vier 2012 … ( Lien cliquable )

    Ixquick :

    Ce qu’il en reste dans les recherches Ixquick à la date d’au­jourd’­hui 16 jan­vier 2012 … ( Lien cliquable )

    Faites Contrôle – f ou Com­mande – f pour les uti­li­sa­teurs de sys­tème Mac, dans ces pages de résul­tats avec comme cri­tère de recherche « France Tré­sor » , eh bien, vous ver­rez que la plu­part de ces com­men­taires ont disparus !

    Pour­quoi cette cen­sure sur un dos­sier ( le bud­get de l’É­tat et son finan­ce­ment ) qui inté­resse ou qui devrait inté­res­ser tous les citoyens ?

    Pour­quoi le web­mestre du blog de Jean-Luc Mélen­chon se per­met-il de cen­su­rer des infor­ma­tions impor­tantes qui devraient être mises à la dis­po­si­tion des citoyens ?

    Quelle mouche pique-donc le web­mestre du can­di­dat de la révo­lu­tion citoyenne ?

    Pour­quoi ce web­mestre cache-t-il le scan­dale de la col­lu­sion entre les plus grands inté­rêts capi­ta­listes ban­caires et l’exé­cu­tif fran­çais dans la ges­tion de l’or­ga­nisme char­gé de ges­tion de la dette de notre budget ?

    Citoyens, pré­ve­nez Jean-Luc Mélen­chon de ces deux for­faits : le scan­dale lui-même et l’é­touf­fe­ment de ce scan­dale par celui-là même en qui il aurait dû avoir confiance : le web­mestre de son blog.

    Réponse
  14. catherine

    Oui, tu fais bien de le signa­ler Gilles.

    ça court bon train la cen­sure de nos jours, même et sur­tout si ceux qui l’u­ti­lisent jurent par tous les dieux qu’ils sont défen­seurs de la démo­cra­tie, alors disons que c’est une démo­cra­tie par­ti­cu­lière qu’ils veulent mettre au monde et à laquelle j’ai fich­tre­ment du mal à sous­crire, et vous ?

    Chez Jorion, on savait, chez Jean Zin, on savait, chez Soral on savait, chez Mélan­chon, je savais par ouïe-dire et voi­là que cet ouïe-dire est ren­for­cé par ton témoignage.

    Quel pour­rait-être le point com­mun d’une réten­tion d’in­for­ma­tion ?

    Je vous le demande et sou­haite que vous vous le deman­diez, savoir où l’on met les pieds, c’est bon pour les chaus­sures n’est-ce-pas, mais pas que pour les chaussures !

    Réponse
  15. Christian Zimmermann

    Article très intéressant

    Mais pour qu’il y ait dette, encore faut il qu’il y ait complicité

    Or, la règle de 3 % de défi­cit maxi est obli­ga­toire depuis le trai­té de Maas­trich, en 1991

    Donc, tous les Pré­si­dents (et) ou Pre­mier Ministre fran­çais qui ne l’ont pas res­pec­té depuis 1991,

    pour­quoi ne sont-ils pas tra­duits devant la Haute Cour de Justice

    Ils ont tra­hi leur pays, failli aux man­dats qui leur avaient été don­nés par le biais de l’Élection

    à part Jos­pin, le plus sobre, tous ont failli

    À quand une judi­cia­ri­sa­tion de la tra­hi­son, de la com­pli­ci­té de recel et de vol de Peuple ?

    Réponse
  16. sdz

    Je ne sais qu’une chose, c’est que Dupont-Aignan n’a pas été le pre­mier à dénon­cer le sys­tème mis en place en 1973, loin de là ! Je l’ai per­son­nel­le­ment décou­vert dans un ouvrage de Derrudder.

    Après dans le détail, on a effec­ti­ve­ment la confir­ma­tion que les conflits d’in­té­rêt, punis par la loi, sont légion jusque dans notre agence France Trésor.

    J’ai publié sur cette ques­tion, en jan­vier 2009, bien avant lui donc, tout en pro­po­sant la mise en place d’un méca­nisme inno­vant de moné­ti­sa­tion de notre dette publique sur pro­jets fran­co­phones pour sa résorp­tion totale !

    Depuis, j’ai créé un par­ti poli­tique : l’IRC…

    cf blog IRC

    Réponse
  17. catherine

    C’est bizarre quand même que pour des gens qui sont cen­sés défendre et vou­loir mettre au monde la soi-disant démo­cra­tie, il y en ait si peu qui s’of­fensent du peu de cas qui soit fait de ses prin­cipes à la démo­cra­tie jus­te­ment, chez Jorion, Soral, Zin et Mélan­chon par exemple et d’autres sans doute mais que je ne connais pas.

    Ces gens-là se réclament de ses prin­cipes à la démo­cra­tie et les flouent à lon­gueur de temps mais per­sonne ne dit mot, ne relève.

    Les sys­tèmes per­ni­cieux de dic­ta­ture se construisent comme ça, l’au­riez-vous oublié, vous qui savez tant de choses, avez lu tant de textes, serait-ce si dif­fi­cile de mettre du concret dans l’abs­trait qui vous occupe ?

    Je doute fort que ces pas­sages soient sur­li­gnés, bref, je suis un peu lasse de consta­ter ce qui se passe ici et qui ne fait hélas que re-pro­duire ce qui a pro­duit notre réa­li­té d’aujourd’hui.

    À croire que de lire, que de débattre, ça ne sert déci­dé­ment à rien, rien n’est intégré !

    Je suis en colère vous l’au­rez com­pris et ma foi j’ai déci­dé auto­ri­tai­re­mentsans votre consen­te­ment, que je n’a­vais aucune rai­son de la ren­trer celle-là de colère, elle m’appartient !

    Réponse
  18. Di Girolamo

    Jorion, Soral, Zin et Mélanchon

    Jorion il me fait mar­rer, c’est un Ber­nard Tapie du blog. Il faut le prendre ou le lais­ser comme il est. Hor­ri­pi­lant et attachant.

    Soral, connais pas

    Zin m’est assez her­mé­tique mais sym­pa­thique, il est très bou­gon ; est ce qu’il cen­sure vraiment ?

    Mélen­chon, c’est un homme poli­tique. Point.

    La cen­sure est tou­jours détes­table et condam­nable ; je la condamne.

    Cela dit, il ne faut pas se faire d’illu­sions : il n’y a pas d’un côté les bons et l’autre les méchants ; tu peux aller mani­fes­ter contre le nucléaire avec des gros méchants abru­tis que tu regrettes de pas avoir la bombe !

    J’ai débu­té sur le net en 2007 chez Ségo et son Désir D’A­ve­nir et j’ai été cen­su­ré pour avoir expli­qué qu’elle uti­li­sait la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive pour son propre compte. J’é­tais dans une colère ! Aujourd’hui ça me fait marrer.

    C’est pour­quoi le seul cri­tère objec­tif du dis­cours public (recherche col­lec­tive du bien com­mun) c’est d’être PUBLIC et contrô­lé comme tel. Les blogs sont des lieux pri­vés au ser­vice de leurs auteurs ; tu es com­plè­te­ment à la mer­ci du patron du blog.

    Étienne a l’air bien cor­rect ! (bon­homme avec le sourire)

    Réponse
  19. catherine

    Tu vois, Georges, j’ai le très fort sen­ti­ment que tout cela n’est pas léger mais au contraire très grave.

    Il ne s’agit aucu­ne­ment de déli­vrer des labels NF, de bon ou de méchant, c’est tron­quer la ques­tion selon moi que de poser cette épi­neuse ques­tion, en cette alter­na­tive mora­li­sa­trice, plus qu’étroite.

    Il ne s’agit pas de cela, car il s’agit de construire une struc­ture qu’on appelle parait-il démo­cra­tie, moi, j’sais pas ce que c’est car j’en ai jamais vu des démo­cra­ties, mais il parait que ça pour­rait exis­ter , c’est pas moi qui le dit, je reprends les dis­cours ambiants.

    Bref, si des bribes, des bal­bu­tie­ments, des ébauches de cette démo­cra­tie devaient sor­tir de la boue dans laquelle nous sommes aujourd’hui, il me semble que ce feu fol­let de démo­cra­tie que per­sonne ne semble bien sai­sir car elle semble bien insai­sis­sable cette hypo­thé­tique démo­cra­tie et bien impro­bable au train où ça va, il faut le défi­nir ce concept, oui, défi­nir c’est la pre­mière des choses à faire, lui don­ner une forme, un conte­nant à défaut de conte­nu, et on pour­rait, on devrait selon moi, abso­lu­ment, le défi­nir, mais le défi­nir comme tout abso­lu, non pas de façon affir­ma­tive, c’est ceci, c’est cela, non, mais de façon néga­tive, la démo­cra­tie, ce n’est pas chez Jorion, chez Soral, chez Zin et chez Mélan­chon, par­tir du vécu pour affi­ner l’image de ce qui est encore floue, par­tir du vécu de ter­rain qui parle, plu­tôt que de se nour­rir d’idées un peu éthé­rées qui ne parlent pas à grand monde et dressent un abîme comme plus abys­sal entre la théo­rie et la pra­tique de la démo­cra­tie en che­min semble-t-il, et moi je dois dire que je pré­fère déci­dé­ment la pra­tique à la théo­rie même si j’aime aus­si les idées,mais je hiérarchise.

    Je conti­nue, défi­nir ce concept par la néga­tive, parce que si nous savions ce qu’il devrait être ce concept de démo­cra­tie avant même qu’il n’advienne, ça vou­drait dire que nous sommes nous-mêmes des abso­lus de démo­cra­tie et que nous par­lons de lui, de cet absolu,or, nous mesu­rons tous, la rela­ti­vi­té de nos êtres et de nos exis­tences, pour ne pas avoir la pré­ten­tion de par­ler en son nom, enfin, c’est mon point de vue.

    Nous l’appelons de nos vœux certes cet avé­ne­ment, mais ça ne suf­fit pas pour qu’il vienne au monde. Aus­si pour par­ve­nir à lui tra­cer un contour à ce concept de démo­cra­tie, nous ne pou­vons le défi­nir que par ce qu’il n’est pas. Et il me semble à moi, que de tarir l’information, la réduire, la rétré­cir, ce n’est pas à pro­pre­ment par­ler, faire entendre toutes les voix comme le laisse sup­po­ser l’étymologie de ce mot démo­cra­tie, non ?

    Donc, il faut abso­lu­ment être infaillible, hyper – exi­geant, intrai­table pour ceux qui flouent la construc­tion de ce concept qui s’ébauche timi­de­ment, car si déjà nous consen­tons impli­ci­te­ment aux coups de canif dans le contrat, c’est mal bar­ré pour le reste.

    Et si l’on par-donne déjà cela au pré­texte que quelqu’un nous fait mar­rer comme ça semble être le cas pour toi, en ce concerne Jorion, ou Zin que tu trouves ceci ou cela ou encore plus fort que fort, que tu puisses amoin­drir encore davan­tage tes exi­gences en ce qui concerne Mélan­chon parce que c’est un poli­tique, alors là, je dois dire que les bras m’en tombent et c’est pas demain que le monde chan­ge­ra, ça res­te­ra tou­jours aus­si glauque si des règles dras­tiques ne sont pas posées et des exi­gences d’adéquation entre le dire et le faire ne sont pas exi­gées abso­lu­ment et toute dérive sévè­re­ment mise en cause.

    Ce sont les règles qui construisent les valeurs et non les valeurs qui construisent les règles, si tu n’as pas encore pigé ça Georges, alors ce n’est même pas la peine de com­men­cer quoique ce soit, autant que tu restes dans tes champs ou dans ton lit à câli­ner ta femme, sûr que ça por­te­ra de meilleurs fruits, car s’il suf­fi­sait d’invoquer une valeur pour qu’elle arrive, bigre, depuis que le monde est monde, ça se sau­rait et ça se serait fait sen­tir et nous ne serions pas là à en dis­cou­rir, nous vivrions cet état de fait.

    De plus, en ver­tu de quoi dis-moi, il y aurait des espaces publics et des espaces pri­vés où la parole subi­rait des varia­tions selon les variables du soi-disant pro­prié­taire de l’espace, nous en avons bien assez des pro­prié­tés pri­vées sans qu’il soit néces­saire d’en rajou­ter à mon sens, je n’ai pas l’âme d’une sacri­fiée vois-tu, tu la sors d’où, cette loi de la parole confis­quée, pour moi, Il n’y a pas d’espace public ou d’espace pri­vé qui ferait relâ­cher l’exigence, il y a seule­ment une exi­gence d’honnêteté, simple, basique mais essentielle.

    Aus­si il faut être intrai­table pour l’adéquation mini­male entre le dire et le faire, en revanche être plus souple pour le reste, ensuite, je ne suis pas contre, même plu­tôt pour, mais intran­si­geante pour l’axe sinon tout sera à nou­veau désaxé comme aujourd’hui.

    L’axe c’est essen­tiel car c’est le pivot qui déter­mine tout ce qui vient après.

    Et si l’on plante des navets, il ne faut pas s’attendre à voir pous­ser des asperges, voi­là ce que je dis, rien de plus mais rien de moins non plus

    Réponse
  20. gilles

    Cathe­rine, cela me fait de la peine que tu prennes le mors aux dents à cause de moi. Mélen­chon ou plu­tôt le web­mestre du blog de Mélen­chon cen­sure, c’est un fait. Mais assez peu fina­le­ment par rap­port à d’autres hommes poli­tiques, je tiens à le signa­ler pour être juste.

    D’ailleurs, j’ai bien fait de râler, cer­tains com­men­taires sur l’a­gence France Tré­sor ont été remis ( ou alors il s’a­git de mys­tères de l’informatique ! )

    Par exemple, je me suis fait récem­ment sale­ment cen­su­ré sur un des sites liés au Syn­di­cat Uni­fié des Impôts, le SNUI. Allez‑y voir, met­tez des com­men­taires pas dans la ligne euro­péiste poli­ti­que­ment cor­recte, mais argu­men­tez sur la perte de sub­stance d’un niveau de démo­cra­tie cor­recte si c’est la Com­mis­sion Euro­péenne qui décide des bud­gets des pays euro­péens, sur les reculs sociaux infli­gés aux tra­vailleurs par la concur­rence libre et non-faus­sée, par la libre cir­cu­la­tion des capi­taux, par l’in­dé­pen­dance de la Banque cen­trale euro­péenne et par le choix de la lutte contre l’in­fla­tion en vous basant sur les articles des trai­tés euro­péens en vigueur, de façon réflé­chie et cour­toise, eh, bien vous serez censuré !

    Blog fis­cal du SNUI … … ( lien cliquable ) 

    Cathe­rine, il me semble que l’homme (ou la femme poli­tique), si nous essayons quelques ins­tants de nous mettre à sa place, com­mence son enga­ge­ment comme toi et moi, comme un homme ordi­naire en lut­tant pour des convic­tions, pour réfor­mer des situa­tions injustes, puis petit à petit, si il y a réus­si à petite échelle, il est aspi­ré par de nou­velles tâches à une échelle plus large et mets alors en branle des hommes, des orga­ni­sa­tions, des forces sociales qu’il contrôle de moins en moins, ( heu­reu­se­ment, sinon cela serait la dic­ta­ture.) Ce fai­sant, il entre dans l’am­bi­guï­té pour ména­ger des forces sociales qui n’ont pas les mêmes inté­rêts, ce que l’on appelle fami­liè­re­ment : « ména­ger la chèvre et le chou ».

    Par exemple, pour prendre ce qui me tient à coeur : le piège-enfu­made patro­nal de la « construc­tion » euro­péenne : Mélen­chon a été assez cri­tique sur ce piège tant qu’il était indé­pen­dant du PCF, mais pour faire masse cri­tique, son par­ti : le Par­ti de Gauche a besoin du PCF et comme la sur­vie finan­cière du PCF dépend à la fois du nombre de mai­ries où ce par­ti est pré­sent ( sou­vent en alliance avec l’en­ti­té euro­péiste encore appe­lée par déri­sion Par­ti Socia­liste) et aus­si des sub­sides dis­tri­bués lors des arnaques appe­lées « élec­tions euro­péennes », ain­si le PCF est obli­gé pour sur­vivre à court terme est obli­gé d’être euro­péiste. À long terme, cette posi­tion tue­ra le PCF. Mélen­chon allié du PCF, a donc mis de l’eau dans son vin, mais comme je le dis plus haut, il y a long­temps qu’il est entré dans l’am­bi­guï­té, il pro­pose de manière floue à la fois d’en­ga­ger la mise en chan­tier d’un nou­veau trai­té euro­péen qui serait adop­té en France après réfé­ren­dum après un grand débat popu­laire et de déso­béir aux trai­tés exis­tants. Tout ceci sans don­ner les articles pré­cis du trai­té en vigueur aux­quels il compte désobéir.

    Cette posi­tion peut être vue comme une enfu­made ou bien comme un feinte ! En effet, il peut res­ter flou sur le sujet et si à la fois, il est élu et si le peuple fran­çais se révolte socia­le­ment comme pour le Front Popu­laire, il pren­drait appui sur cela pour ébré­cher le piège-enfu­made patro­nal de la « construc­tion » euro­péenne, par contre si il est élu et que le peuple reste pas­sif, eh, bien cela fera comme avec Mit­ter­rand, Socra­tès, Zapa­te­ro, Papan­dréou, nous nous ferons niquer la gueule comme au Por­tu­gal, en Espagne, en Ita­lie et en Grèce.

    Moi, aus­si je cen­sure, tout le monde cen­sure ! Ma gamine me dit une véri­té sur moi, je dis : « Quoi, qu’est-ce que tu as dis ? » puis : « Dis, tu me res­pectes ! » en fron­çant les sour­cils. Eh, bien oui, je cen­sure. Si nous sommes hon­nêtes, nous voyons que nous cen­su­rons, nous nous auto-cen­su­rons tous !

    Il me semble qu’en poli­tique, c’est comme avec les minots, les gamins, il faut être rai­son­na­ble­ment ferme, mais pas plus. Que ta jour­née soit bonne et qu’elle t’ap­porte la paix.

    Réponse
  21. Di Girolamo

    Cathe­rine

    Tu as rai­son sur l’exi­gence ; c’est la rai­son pour laquelle si on me dit un tel ou un tel cen­sure ou fait ceci ou pense cela, je ne réagis pas ; parce que mon exi­gence est à ce niveau là de ne pas por­ter de juge­ment sur quel­qu’un. Je te le redis je hais la cen­sure ; mais je déteste hur­ler avec les loups ; j’aime juger sur pièce et ai conscience que mon juge­ment est par­tiel et ne voit pas tout.

    C’est quelque chose de grave et sérieux de dire que quel­qu’un cen­sure ; j’ai trop le sens de la nuance et l’exi­gence d’un regard glo­bal sur les choses pour m’as­so­cier qui plus est par écrit publi­que­ment à des juge­ments sur les per­sonnes. La réa­li­té est com­plexe et nous ne pen­sons pas tous avec les mêmes mots.

    La démo­cra­tie ? Pas besoin de la défi­nir par ce qu’elle n’est pas, puisque par nature elle n’est pas ; et tout ce qu’on peut voir même ce qui s’en approche ou lui res­semble n’est pas la démo­cra­tie. Com­ment en serait il autre­ment dans un monde fait de nos diver­si­tés et dont nous igno­rons tout ? Dans ce monde, toute affir­ma­tion péremp­toire, tout juge­ment défi­ni­tif , tout par­ti pris , n’est pas la démo­cra­tie ; c’est l’i­gno­rance recon­nue qui fonde la démo­cra­tie ; en fait l’exigence de démo­cra­tie et donc le res­sen­ti de son exis­tence croit à pro­por­tion qu’elle n’est pas et que le monde va à la dérive …plus le monde est injuste , plus il est des­truc­teur , irres­pec­tueux des hommes et de la terre qui nous porte plus le besoin de démo­cra­tie aug­mente , plus elle devient réelle par son absence même …

    Face à la diver­si­té du monde et de ses habi­tants, face à la rup­ture ori­gi­nelle qui fait qu’on ne se gou­verne pas comme les abeilles ou les papillons, parce que mys­té­rieu­se­ment , à la fois nous sommes entiè­re­ment sou­mis aux lois du monde et à la fois nous pou­vons illu­soi­re­ment nous en extraire et les vio­ler , nous sommes condam­nés à nous gou­ver­ner par nous-mêmes et à choi­sir pour ce faire un sys­tème poli­tique . La démo­cra­tie est le plus noble et le meilleur sys­tème qui soit puisqu’il est un moyen de gou­ver­nance à la hau­teur des exi­gences d’une socié­té par­faite ; c’est para­doxa­le­ment la per­fec­tion de cet outil et des idéaux recher­chés qui en font la fai­blesse puisque pour atteindre un but par­fait, il faut que le moyen le soit aus­si , ce qui est par nature impos­sible puisque la per­fec­tion du but n’est pas encore atteinte . C’est donc un che­mi­ne­ment impos­sible que nous pro­pose la démo­cra­tie ; la foi doit être sans doute de croire en l’aboutissement ; non au bout du che­min mais dès qu’on marche. Nous sommes donc en démo­cra­tie ! Aus­si­tôt que nous la recher­chons. Tu es une démo­crate Cathe­rine, j’ai confiance en toi, je sais que tu ne me cen­su­re­ras pas. Peux t’on pour autant exi­ger de Jorion qu’il le soit illi­co et comme nous le pensons ?

    La dif­fé­rence que je fais entre pri­vé et public est simple : si le blog de Jorion est public, c’est-à-dire qu’il rentre dans le contrat social démo­cra­tique que nous avons éri­gé et sur lequel nous nous sommes enga­gés ; et que son blog est donc sou­mis aux règles de ce contrat , une règle essen­tielle étant la libre expres­sion de tous , toute cen­sure est pro­hi­bée , illégale.

    Je pense que la démo­cra­tie, au sens de pra­tique poli­tique des­ti­née à construire ensemble la socié­té, doit impé­ra­ti­ve­ment se pra­ti­quer au sein de ce contrat, dans l’espace public. Et être régle­men­té et contrô­lé. Il faut que tous puisse s’exprimer : la loi l’impose et des sanc­tions sont pré­vues si elle est enfreinte. La démo­cra­tie a à voir avec la loi, avec les règles, c’est le cha­peau poli­tique du contrat social.

    C’est la rai­son pour laquelle le blog de Jorion est proche d’une acti­vi­té ludique : on y parle de ce qu’il fau­drait faire mais les paroles n’ont aucune prise en compte POLITIQUE pos­sible .Ce serait un blog de joueurs d’échec, se serait idem sur le plan politique.

    Si je reviens blo­guer ici, c’est que l’action de ter­rain où je m’étais enga­gé a été CENSUREE MALGRE LA LOI ; je n’ai actuel­le­ment plus aucune pos­si­bi­li­té de par­ti­ci­per aux poli­tiques publiques locales ; le recours au tri­bu­nal est pot de fer contre pot de terre : ban­ni par un sei­gneur bien trop puis­sant : le plus jeune dépu­té de France , maire d’une ville impor­tante , pré­sident du Pays , autres cartes , membre émi­nent du PS , ami de ami de ….

    Alors je viens blo­guer appré­ciant la com­pa­gnie, mais le but que je recherche est de mettre tous les blogs poli­tiques au chô­mage, leurs rédac­teurs et le talent des uns ou des autres seraient plus effi­cient au sein d’un outil poli­tique ins­ti­tu­tion­nel plus éla­bo­ré et sou­mis à la règle de libre expres­sion de tous

    Il faut en effet bien prendre conscience qu’en blo­gant nous sommes les jouets du sys­tème poli­tique en place qui a comme règle de gérer l’existant mais jamais de déci­der ou choi­sir une direc­tion ; c’est un sys­tème sub­til , un tota­li­ta­risme abou­ti …pour gérer il faut des tech­ni­ciens capables de pré­pa­rer des mas­tics pour bou­cher les trous , pour déci­der d’un cap , d’une direc­tion où aller , il faut les citoyens qui en débattent …Ici nous pou­vons débattre , tant que nous vou­lons , tant que ces débats res­tent entre nous , tant qu’ils sont confi­den­tiels , et ils le sont au regard du nombre d’électeurs …. Tant que les votes et les blogs ne gêne­ront pas ils res­te­ront autorisés.

    Le piège fatal ten­du par le sys­tème c’est d’accepter les diver­si­tés mais en tant que diver­si­tés qui s’opposent, c’est de les main­te­nir dans un espace d’expression fac­tice qui n’a aucune consis­tance puisqu’il n’est pas connec­té au pou­voir de déci­der, un espace où nous allons nous déchi­rer sur celui là cen­sure et celui là dit que.

    C’est bien sur l’acceptation et le res­pect des diver­si­tés que repose la démo­cra­tie, mais pas sur une accep­ta­tion fac­tice : la diver­si­té a besoin d’unité ; cette uni­té étant le mou­ve­ment qui les met en marche ensemble, pour échan­ger réflé­chir, agir ensemble. Cette uni­té nous ne l’avons pas : il est indif­fé­rent d’acheter un 4×4 déme­su­ré ou un vélo : l’état n’est pas le garant de notre citoyen­ne­té, mais le gar­dien du mar­ché libre et non faus­sé, de la fausse neu­tra­li­té qui gère les affaires du pays, sans jamais pen­ser glo­ba­le­ment et à long terme la société.

    Réponse
  22. Di Girolamo
  23. RHC

    Bon­jour à tous et à toutes,

    Connais­siez-vous John Stuart Mill (1806−1873) ?

    J. S. Mill consi­dé­rait que l’of­fense ne consti­tuait pas un dom­mage, et il était en faveur d’une totale liber­té d’ex­pres­sion à ne limi­ter que dans le cas où celle-ci consti­tuait une menace directe, par exemple l’in­ci­ta­tion d’une foule en colère à atta­quer les gens. 
    Mill était convain­cu que le LIBRE DISCOURS était vital pour le pro­grès. Il pen­sait qu’UNE OPINION RÉPRIMÉE conte­nait peut-être une cer­taine part de véri­té.
    Il consi­dé­rait que MÊME LES OPINIONS FAUSSES ne sont pas dépour­vues de valeur car EN RÉFUTANT LES OPINIONS FAUSSES, ceux dont L’OPINION est juste voient leurs convic­tions ren­for­cées.
    Pour Mill, les opi­nions qui ne doivent pas être défen­dues meurent et tombe dans l’oubli.

    Ami­ca­le­ment,

    Bra­vo ! Mill a atti­ré l’at­ten­tion sur les erreurs de COGNITION PSYCHOLOGIQUE et du RÔLE DES INDIVIDUS, qui en résultaient …

    (Blog Jorion et Alexandre mouhahahahha!)

    Réponse
  24. catherine

    Je me demande si tu prends bien la mesure de ce que tu dis Georges, et si c’est le cas, alors c’est plus grave que je ne pensais.

    Tu déplaces l’exigence sur la per­sonne et moi je place l’exigence sur l’axe de sou­tè­ne­ment de la per­sonne, c’est-à-dire du concept qui nous fait faire ce faire que nous ten­tons de faire hum­ble­ment et cha­cun à notre propre mesure, le concept de démocratie.

    Sou­tè­ne­ment sur lequel les per­sonnes pour­ront se mettre en mou­ve­ment et action­ner cette pos­sible dyna­mique qui se vou­drait pos­si­ble­ment démo­cra­tique, mais pour que le mou­ve­ment puisse se faire il faut qu’il ait un axe pour per­mettre la mobi­li­té jus­te­ment, axe essen­tiel qui sans son exis­tence trans­for­me­rait le mou­ve­ment en éga­re­ment, et éga­re­ment car mou­ve­ment sans cible fixe et qui dès lors se ferait ciblé par d’autre, exac­te­ment ce que nous vivons aujourd’hui, ima­gine un axe qui bouge, mou­vant, ta roue est mal par­tie pour atteindre son but, elle sera vite arrê­tée, faus­sée, car dés­in­for­mée, faute d’axe axant jus­te­ment, voi­là mon propos !

    Alors je reprends ce que tu dis et qui me navre vrai­ment car ça fusille toute pos­si­bi­li­té de cor­ri­ger un com­por­te­ment dé-viant déviant au regard .de la cible qui nous sert de bous­sole et que nous par­ta­geons semble-t-il, mais si nous sommes d’accord sur le lieu où aller nous ne le sommes pas sur le com­ment, et la manière, il se trouve que c’est bigre­ment impor­tant, ça ren­voie à la main, à notre faire et c’est donc tout le sens de notre exis­tence qui se place là, res­pon­sable le plus pos­sible, le com­ment du comment.

    Tu me dis :« mon exi­gence est à ce niveau là de ne pas por­ter de juge­ment sur quel­qu’un. Je te le redis je hais la cen­sure ; mais je déteste hur­ler avec les loups ; j’aime juger sur pièce et ai conscience que mon juge­ment est par­tiel et ne voit pas tout. »

    Alors là on retrouve une nou­velle fois cette morale judéo-chré­tienne à fond la caisse et qui empêche et obture toute pos­si­bi­li­té de cor­ri­ger quelque chose qui doit l’être.

    Je t’invite à relire tes évan­giles puisqu’il sem­ble­rait que tu t’en ins­pires impli­ci­te­ment et peut-être même incons­ciem­ment, tu ver­ras qu’il est dit qu’il ne fal­lait pas juger un homme au risque d’être un jour soi-même jugé.

    Mais, mais, mais, et c’est là que c’est essen­tiel, c’est que cri­ti­quer un com­por­te­ment, l’interroger, le mettre en cause et sur­tout le nom­mer , c’est tout, sauf juger un homme, ou alors c’est réduire l’homme a un acte et donc réduire cet homme à bien peu de choses et dès lors consi­dé­rer que cet acte fige dans la pierre et à jamais un homme dans ce qu’il a pu faire un jour et c’est donc lui ôter toute pos­si­bi­li­té de trans­for­mer la mau­vaise forme que son com­por­te­ment est en train de lui faire prendre et c’est donc avoir une vision très atro­phiée, très petite, très indi­gente de l’homme, ce qui n’est pas ma vision si tu as l’occasion de lire ce que j’écrivais.

    Encore une fois, il faut se déscot­cher du fond de la cas­se­role et ces­ser de ne voir que l’apparence des choses.

    Pour­rait-on espé­rer qu’un jour la pen­sée suive un che­min un peu plus long ter­miste, un peu moins myope, qui ferait prendre la mesure d’un acte, d’une parole en fonc­tion des fruits que porte cet acte ou cette parole ou cette absence de parole ou d’acte à plus long terme ?

    Serait-ce pos­sible un jour, je me le demande et j’ai de plus en plus de doute je dois bien le reconnaître.

    Ne retrouve-t-on pas dans ta peur de hur­ler avec les loups, un hur­le­ment qui hurle moins en appa­rence, mais qui au final est beau­coup plus hur­lant et beau­coup plus conforme à la forme qu’on arrive à te faire prendre sous des pré­textes fal­la­cieux sans même que tu en prennes conscience, piège dans lequel tu tombes à pieds joints, et tu n’es pas le seul, tu hurles avec les loups mais tu n’en as même pas conscience, c’est bien ça le plus fort, la den­telle de ce sys­tème, c’est d’arriver à te faire prendre des ves­sies pour des lan­ternes en t’emmenant dans un soi-disant anti­con­for­misme qui n’a d’anticonformisme que ce que tu en dis car dans les faits ce que tu fais en consen­tant à cela, construit la merde de confu­sion du dire et du faire et à la dés­in­for­ma­tion qui construit notre réa­li­té. Tu es donc co-auteur de cette désinformation.et de cette confu­sion en ne rele­vant pas tous les man­que­ments qui sont faits, toutes les coupes, toutes les confis­ca­tions de parole, tu cau­tionnes par ton silence et donc tu hurles avec les loups, mais pas de la façon que tu crois, c’est pour ça que tu ne la vois pas, mais la forme ce n’est pas le fond décidément.

    Le res­pect, le vrai res­pect de quelqu’un et d’une com­mu­nau­té est ins­crit dans le mot même de re-spect qui dit dans son radi­cal « spect « le voir qu’on retrouve dans spect-acle par exemple, c’est-à-dire la vision, le regard, et dans le pré­fixe re, un regard, une vision qui va au-delà du pre­mier regard, qui regarde une deuxième fois.

    Le pre­mier regard est un regard de sur­face jus­te­ment qui juge, qui ne s’attache qu’à la super­fi­cie des choses,et ce mot, re-spect appelle à aller vers un au-delà de lui, c’est-à-dire dans un deuxième regard qui lui s’attache au fond des choses, se détache de l’apparence pour prendre la mesure de ce qui se pro­dui­ra à plus long terme si on laisse pas­ser de tels écarts et s’ils se repro­duisent , si tu y consens impli­ci­te­ment en ne le rele­vant pas jus­te­ment au pré­texte qu’en le fai­sant , tu juge­rais la per­sonne, conne­rie de connerie.

    Et donc au final, toi qui pré­tends ne pas juger tu juges sans le savoir, tu juges que ce com­por­te­ment ne mérite pas d’être repris et donc tu consens impli­ci­te­ment à ce que les infor­ma­tions soient réduites, dés-infor­mées du fait même de leur réduc­tion et construisent au final une réa­li­té dé-for­mée qui prenne donc une autre forme que celle qui est, donc tu construis a mini­ma un monde boi­teux qui bien­tôt nous fera tom­ber encore un peu plus qu’aujourd’hui, mer­ci l’ami.

    Qui est le maître de l’information est le maître du monde, ce n’est pas moi qui le dit c’est Wie­ner , et je t’invite à lire son bou­quin qui te fera peut-être revoir ta copie et quit­ter tes œillères mora­li­sa­trices justement.

    N’oublie pas, c’est aux fruits que l’on recon­naît l’arbre, les fruits de la dés­in­for­ma­tion, de la parole confis­quée, construisent le monde dont tu te plains alors il fau­drait bien un jour ouvrir les yeux et prendre la pleine mesure de ce que l’on fait, ça, ce serait rude­ment bien, ça per­met­trait d’avancer, et les avan­cées se font pas à pas, mais il se peut que ce pas tu le fasses et si tu ne le fais pas, alors nous recu­le­rons et moi je dois te dire que des recu­lades j’en ai vrai­ment ma claque. J’ai des enfants et je les vois mal­heu­reux, j‘aimerais qu’ils accèdent à une vie plus har­mo­nieuse mais pour cela je ne peux faire que des petits pas, j’espère que même si tu ne le fais pas avec moi, au moins tu te poses quelques ins­tants et que tu réflé­chisses un peu à tout ça, alors je n’aurai pas per­du mon temps en écri­vant, mer­ci pour cela déjà.

    Avant d’être glo­bale, la réa­li­té n’est pas glo­bale, elle est consti­tuée de petits acquies­ce­ments et de petits renon­ce­ments, et le tout de ce tout donne la glo­ba­li­té com­plexe de la réa­li­té sociale.

    Aus­si, puisque nous ne sommes pas le tout mais un élé­ment du tout, nous avons tous , cha­cun à notre tout petit niveau, à répondre de nos renon­ce­ments et nos acquies­ce­ments qui construisent le tout, et quand on tait une infor­ma­tion, on coupe une infor­ma­tion et faire sem­blant qu’elle n’est pas cou­pée et faire comme si rien ne s’é­tait pas­sé, c’est ren­for­cer ce mou­ve­ment de cou­page de l’information, c’est dés­in­for­mer, c’est accep­ter et ren­for­cer ce mou­ve­ment a mini­ma, on peut le faire certes, c’est un point de vue, mais alors autant en être conscients.

    Et quand on coupe on ne peut pas dire qu’on ne coupe pas, ou alors on accepte de fac­to de dire qu’il fait soleil quand il pleut. Il faut appe­ler un chat un chat et je trouve qu’il y a beau­coup de pudi­bon­de­rie à accep­ter de pro­non­cer cer­tains mots, demande-toi qui ça sert au final et tu auras un début de réponse si tou­te­fois tu te poses la ques­tion ce qui n’est peut-être pas le cas, car tu sembles avoir beau­coup de réponses dans ta besace, je te laisse hur­ler avec les loups et vois comme je suis seule à tenir cette posi­tion, demande-toi où sont les loups qui hurlent avec les loups 

    Réponse
  25. sitouaillain

    « Pour­quoi ce web­mestre cache-t-il le scan­dale de la col­lu­sion entre les plus grands inté­rêts capi­ta­listes ban­caires et l’exé­cu­tif fran­çais dans la ges­tion de l’or­ga­nisme char­gé de ges­tion de la dette de notre budget ? »

    je pré­cise que je ne suis pas le web­mestre du blog de méluche, mais si je l’a­vais été, je pense que j’au­rais lon­gue­ment hési­té à censurer,
    Dupont Aignan est cou­ra­geux, mais pas fou, il sait peser ses mots et expo­ser des faits, son livre est une prise de risque mais avec toute la pru­dence qui s’impose,
    par contre, les pro­pos d’autres per­sonnes, se ser­vant du tra­vail de dupont Aignan et autres, c’est autre chose, c’est bor­der­line et ça touche à des inté­rêts puissants..

    donc si j’é­tais le web­mestre de Mélen­chon, qui a suf­fi­sam­ment d’en­ne­mis pour ne pas leur tendre un bâton, je me gar­de­rais bien de lais­ser sur son blog tout com­men­taire qui pour­rais pour­rir sa cam­pagne via des attaques en dif­fa­ma­tion, calom­nies ou autres, le risque est réel,

    c’est une expli­ca­tion comme une autre, mais la res­pon­sa­bi­li­té juri­dique s’ap­plique sur inter­net, pas vu pas pris, mais plus la per­sonne (« pro­prié­taire du blog ») est connue, plus il y a de risques, et donc plus il y a de cen­sure et c’est le rôle d’un web­mestre de limi­ter les risques juridiques,

    ça ne rend pas la cen­sure moins détes­table, sim­ple­ment il existe des règles de l’ex­pres­sion publique, que chom­sky est venu en son temps contes­ter, mais qui ont été prises par d’autres…

    enfin, le web­mestre de Mélen­chon ne peut être blâ­mé pour sa cen­sure tout com­men­taire fai­sant l’a­po­lo­gie d’un autre candidat,Dupont Aignan en l’oc­cur­rence, dont les pro­po­si­tions sont rare­ment com­pa­tibles avec celles du Front de Gauche (pour ne pas dire qu’elles foutent la chair de poule!), et ce, même si les constats sont sou­vent par­ta­gés. là ce sont les règles du jeu élec­to­ral qui imposent cette pru­dence, et là encore elles ont été écrites par d’autres…et l’in­té­res­sé aurait fait de même.

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  26. Di Girolamo

    @ Cathe­rine

    J’ai été cen­su­ré sur le site de S Royale ; j’ai jugé ce com­por­te­ment inad­mis­sible ; j’ai, autant qu’il m’en sou­vienne, fais pas­ser cette info sur d’autres blogs parce que je pen­sais inad­mis­sible de tenir deux lan­gages à la fois . D’autre part, mon indi­gna­tion s’est trans­for­mé en juge­ment sur la per­sonne poli­tique : je n’ai plus cru en s Royale et par consé­quent n’ai pas voté pour elle ; et bien que je ne puisse lui dénier la pos­si­bi­li­té de chan­ger, je reste aujourd’hui encore très méfiant vis-à-vis d’elle .

    J’ai été exclu par deux fois du Conseil Local de Déve­lop­pe­ment du Pays de l’Ardèche Verte, ce qui est une cen­sure sur la pos­si­bi­li­té de par­ti­ci­per aux poli­tiques publiques d’aménagement et déve­lop­pe­ment du Ter­ri­toire ; par la volon­té conju­guée de deux per­sonnes , notam­ment celle de M Oli­vier Dus­sopt , dépu­té , maire , pré­sident du Pays Ardèche Verte , autres cartes et membre émi­nent du PS . Voi­là deux ans que je me bats pour refu­ser ce que je consi­dère comme un abus de pou­voir ; Réfé­ré , réfé­ré en conseil d’état, puis aujourd’hui Tri­bu­nal Admi­nis­tra­tif ; je viens ‚avec un ami ini­tia­teur avec moi d’une expé­ri­men­ta­tion de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive qui a mis le feu aux poudres , et explique ces évé­ne­ments, d’expédier à la Région le Compte ren­du de cette expé­ri­men­ta­tion ; lun­di je dîne chez mon ami pour étu­dier avec lui com­ment nous allons pou­voir uti­li­ser le compte ren­du en ques­tion pour com­mu­ni­quer auprès des Conseillers régio­naux , Géné­raux , et éven­tuel­le­ment la presse ……. Je juge donc le com­por­te­ment de Oli­vier Dus­sopt inad­mis­sible, et mon, juge­ment est actif : je ne lâche rien.

    Pour­tant je ne demande à aucune per­sonne de ce blog de prendre posi­tion sur Madame Royale ou Mon­sieur Dus­sopt, pour la rai­son très simple qu’ils n’ont pas toute l’information, et n’ont qu’un son de cloche : le mien.

    C’est la rai­son pour laquelle ça me fait drôle de lire :
    « C’est bizarre quand même que pour des gens qui sont cen­sés défendre et vou­loir mettre au monde la soi-disant démo­cra­tie, il y en ait si peu qui s’of­fensent du peu de cas qui soit fait de ses prin­cipes à la démo­cra­tie jus­te­ment, chez Jorion, Soral, Zin et Mélan­chon par exemple et d’autres sans doute mais que je ne connais pas. »

    Je n’ai été cen­su­ré ni chez Jorion , ni chez Soral , ni chez Jean Zin , ni chez Mélen­chon . …..Et je me per­met­trais sans bien connaître ce qui s’est pas­sé, de m’indigner et dire en les dési­gnant qu’ils cen­surent et que c’est inad­mis­sible. C’est ce que j’appelle hur­ler avec les loups.

    Je sais , mais pas dans les détails, dans la mesure où je n’ai pas par­ti­ci­pé à la chose, qu’il y a eu des pro­blèmes de cen­sure lors de dis­cus­sions sur la créa­tion moné­taire chez Jorion . D’où le blog Post Jorion . N’ayant pas par­ti­ci­pé à cet épi­sode, je n’ai donc aucun élé­ment assez appro­fon­di pour por­ter un juge­ment ; la seule chose que je puisse dire c’est que effec­ti­ve­ment il y a des plaintes conco­mi­tantes contre Jorion concer­nant l’application d’une cen­sure sur son blog ; cela me met en éveil parce que comme je te le redis je trouve ce com­por­te­ment inad­mis­sible. De là a pro­cla­mer qu’il cen­sure et que c’est dégueu­lasse, non je ne le peux pas ; comme dans mes exemples plus haut il fau­drait que je sois infor­mé en détails et que j’entende les deux par­tis. C’est un peu comme si parce qu’on se connait un peu ‚si peu , sur ce blog , et que je te dises ce que je te dis plus haut concer­nant Oli­vier Dus­sopt , tu me donnes rai­son et pro­clame par écrit que M Dus­sopt a un com­por­te­ment inad­mis­sible ; et bien même si tu peux me faire confiance : c’est le cas , il me semble que pour pou­voir le dire et l’écrire , il fau­drait que tu sois com­plè­te­ment infor­mée d’une affaire assez com­plexe et que tu es pu entendre l’autre parti.

    Bon, si je dis des conne­ries, tu peux repré­ci­ser, je suis très long à la détente mais plein de bonne volon­té .(sou­rire)

    J’en conclus qu’il vaut mieux gar­der nos intran­si­geances dans la vie réelle (ce qui est loin d’être facile, et j’ai à ce sujet beau­coup de reproches à me faire) et que les blogs sont fait pour bloguer

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  27. Heloise

    il faut aus­si être vigi­lant sur soi-même… sens cri­tique et hon­nê­te­té. Bra­vo à gilles qui revient sur ses infos scru­pu­leu­se­ment : nous cher­chons tous contre la nuit, et dans la nuit : nous pou­vons nous leur­rer nous-mêmes !

    Réponse
  28. catherine

    Gilles, Je ne te réponds pas tel­le­ment je trouve inepte ce que tu me racontes.

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  29. marianapineda

    Bon­jour tout le monde,

    Puis­qu’il est ici ques­tion de cen­sure sur le blog de Mélen­chon, je viens appor­ter mon graind’­sel : j’ai été cen­su­rée sur son blog fin sep­tembre suite à un com­men­taire cor­rec­tis­sime mais cri­tique au sujet de son atti­tude (fort cri­ti­quable de mon point de vue) vis à vis d’un mili­tant com­mu­niste à la fête de l’hu­ma. Mon mail a été publié vers 9h et puis quand je me suis recon­nec­tée, pffft, plus rien. Censuré !

    Quand JLM est venu à Brest, je suis donc allée lui deman­der des comptes. Après lui avoir dit ma pré­oc­cu­pa­tion quant au sens que peut avoir doré­na­vant l’ac­tion poli­tique après ce qui a été fait du non au TCE,je lui ai dit com­bien j’a­vais été déçue qu’on me cen­sure sur son blog. Il m’a oppo­sé que c’é­tait son blog. Je lui ai répon­du que la cen­sure c’é­tait violent. Il m’a alors expli­qué que son web­mestre était, je cite, un jeune qui fai­sait cela pour lui béné­vo­le­ment. Je lui ai alors expli­qué que cela m’a­vait dis­sua­dée de faire par­tie du PG parce que je trou­vais inco­hé­rent qu’il incite les gens à prendre le pou­voir et que pas ailleurs, il juge légi­time de muse­ler qui­conque se per­met­tait de for­mu­ler une cri­tique. Il m’a répon­du que j’a­vais rai­son. Quand j’ai vou­lu pré­ci­ser ma pen­sée, il m’a inter­rom­pue en me disant « Je vous dis que je vous donne rai­son, au revoir. » Autre­ment dit, cir­cu­lez Madame, je n’ai rien à faire de ce que vous pou­vez bien avoir à me dire. J’ai com­pris qu’au fond il assu­mait cette vio­lence. Je le soup­çonne quant à moi d’être capable de détour­ner le vote citoyen à ses propres fins, je ne peux donc plus décem­ment lui faire confiance et j’en suis pro­fon­dé­ment déso­lée car je suis convain­cue qu’une alter­na­tive de gauche est pos­sible mais cela sup­pose une cohé­rence et une soli­di­té à toute épreuve des lea­ders. J’ai man­qué de répar­tie en ne dis­cu­tant pas son objec­tion sur le fond. Qu’est ce que c’est que ce can­di­dat qui gagne 6000 euros et quelque par mois et qui ne rému­nère pas les gens qui tra­vaillent pour lui car ne peut-on pas légi­ti­me­ment consi­dé­rer cette acti­vi­té de modé­ra­tion sur le blog d’une per­son­na­li­té comme une acti­vi­té pro­fes­sion­nelle ? Ne pour­rait-on pas alors par­ler de tra­vail dis­si­mu­lé ? De mon point de vue, il y a là une incon­sis­tance de taille.

    C’est tout. Bonne soirée.

    Réponse
  30. sitouaillain

    @ maria­na pineda,

    tu as rai­son, c’est très gênant, per­sonne n’est par­fait et tu t’at­taches à un détail qui peut être n’en est pas un, et ça n’a rien de sur­pre­nant, en tout cas il t’a don­né rai­son, c’est l’essentiel,
    après, l’en­ti­té « front de gauche » n’est pas figée, et des orga­ni­sa­tions comme la FASE qui y sont asso­ciées ne fonc­tionnent pas du tout comme le PG ou le PCF…rester cri­tique est essen­tiel, et j’ai plein de choses à dire là-des­sus et sur les vices de formes de cette alliance d’ap­pa­reils, mais ce n’est ni le lieu, ni le moment (je m’au­to­cen­sure car les enne­mis de notre cause com­mune ne sont pour le moment ni mélen­chon, ni les adhé­rents des par­tis du FDG…merci de ne pas l’oublier)

    je pense sim­ple­ment que tu as eu tort de t’i­ma­gi­ner l’homme « mélen­chon » comme étant un saint, et son blog comme un espace de libre dis­cus­sion (déjà les com­men­taires sont limi­tés en taille) et donc que tu as tort de réagir à l’op­po­sé en pen­sant qu’il veut rame­ner les voix pour lui-même et faire de l’argent en fai­sant bos­ser les autres gra­tos pour sa pomme ou que sais-je encore…et peut être qu’a­vec ses 6000€ per­çus au titre de son siège au par­le­ment euro­péen, et non de la cam­pagne qu’il mène, il devrait rému­né­rer tous les col­leurs d’af­fiche et les mil­liers de gens qui ont par­ti­ci­pé à l’é­cri­ture du pro­gramme partagé?!assimiler mili­tan­tisme et béné­vo­lat à du tra­vail dissimulé…effectivement il y a là une incon­sis­tance de taille !

    Etienne le mar­tèle assez, rien ne se fera par l’é­lec­tion ! sim­ple­ment, puis­qu’il y en a, le fait que ce soit tel ou tel qui gagne, peut faci­li­ter la lutte..
    aux élec­tions on vote pour le moins pire, ou pour un pro­gramme qu’on trouve cohé­rent, le reste ça se passe sur le terrain…sinon, pré­sentes-toi, et je sème­rai le doute ça et là dans des posts pour me deman­der si des fois tu n’au­rais pas quelques inté­rêts cachés et indicibles…tous pour­ris je vous dis !

    de plus, mélen­chon s’é­tait déjà expli­qué sur cet épi­sode regret­table et la puni­tion dont il a fait l’ob­jet (J‑M Apa­thie et consorts ont eu tout le loi­sir de relayer tes cri­tiques), à la fin de cette note du 28 sep­tembre 2011 

    tout part d’une bous­cu­lade géné­rée par les médias à l’ar­ri­vée de mar­tine aubry dans la salle :
    {{Voyons aus­si du côté des per­son­nages que vise cette acti­vi­té. Nous. Mar­tine Aubry est très affec­tée, Fran­çois Lamy saute après les perches à micros comme après des mouches. Mar­tine, elle-même, arrache un bon­net de micro. La ligne de cama­rades qui se trouve der­rière moi recule vers le mur et tâche de faire bonne figure. Tout ce que nous avions pré­vu de faire tombe à l’eau. Impos­sible de conte­nir la situa­tion. On décide d’en res­ter là. Mar­tine repart. Nous avons la rage de voir ce gâchis humain et poli­tique. Nous sommes res­tés de sang-froid pen­dant toute la scène. Sur­vient dans mon dos quelqu’un qui veut prendre la parole. Qui est-ce ? Pas de badge, pas d’insigne que je dis­cerne. Ami ou enne­mi ? Je ne com­prends pas ce qu’il dit. Va-t-il prendre la parole ? Pour dire quoi ? Compte-t-il s’en prendre à moi ? Dire du mal de la visite de Mar­tine Aubry ? Je ne sais pas. Le ser­vice d’ordre hésite. J’assume ma res­pon­sa­bi­li­té. Je donne une consigne.

    J’ai bien dit une consigne. Un mili­tant poli­tique peut le com­prendre dans ce contexte si ten­du, c’est pour­quoi j’ai évo­qué cette qua­li­té à ce moment à la per­sonne qui se trou­vait là. Je ne veux pas d’une prise de parole sau­vage qui sera ensuite le plat qu’est venu cher­cher, à la com­mande, la camé­ra qui va fil­mer cette scène. Voi­là. Ceux qui pré­fé­re­raient que j’aie par­lé autre­ment ne tiennent pas compte de l’ambiance qui régnait ni de la néces­si­té qu’une volon­té impé­rieuse s’affirme pour que la situa­tion soit de nou­veau maî­tri­sée. Je suis natu­rel­le­ment déso­lé du style pour la per­sonne concer­née. Ceux qui ont domi­né une telle situa­tion sans haus­ser le ton ont toute mon admi­ra­tion. Que quelques bonnes âmes n’aiment pas ce style montre à quel point ils n’ont plus aucun contact avec la réa­li­té. L’appel à la dis­ci­pline mili­tante fait jaser. Le mot fait peur ? Pour­quoi ? Ma propre vie est faite d’une dis­ci­pline constante. Per­ma­nente. Du matin au soir. Notam­ment pen­dant cette Fête de l’Humanité. Mon emploi du temps, mes dis­cours, mes textes, mes allées et venues, tout est déci­dé col­lec­ti­ve­ment, pla­ni­fié et sou­mis à cette dis­ci­pline, heure par heure. J’y obéis de mon plein gré parce que je suis un mili­tant et un res­pon­sable poli­tique qui ne veut pas gâcher la peine que se donnent les dizaines de per­sonnes que l’action engage. Deux pro­vo­ca­teurs armés d’une camé­ra et un chro­ni­queur mal dans sa peau n’y chan­ge­ront rien.

    }}

    Réponse
  31. mariana pineda

    @sitouaillain

    Un détail, son blog est per­son­nel, c’est ce qu’il m’a répon­du, ce n’est pas le blog du PG ni celui du Front de Gauche, il s’y exprime certes comme per­sonne publique mais la per­sonne qui modère tra­vaille bel et bien pour lui et acces­soi­re­ment pour la cause qu’il défend.
    Par ailleurs, j’ai ten­dance à être plus exi­geante avec ma famille poli­tique puisque c’est celle que je res­pecte, j’ai toute légi­ti­mi­té à l’être, je n’at­tends pas des gens qu’ils soient des saints, sim­ple­ment cohé­rents, en la matière, j’ai trou­vé que Mélen­chon ne l’é­tait pas et je pense qu’on ne peut appli­quer des cri­tères à autrui sans se les appli­quer à soi-même. Mélen­chon a assez fus­ti­gé la cen­sure pra­ti­quée contre lui pour ne pas l’exer­cer contre ses par­ti­sans. Je lui disais dans le mail fin sep­tembre qu’il ne pou­vait tour à tour se tar­guer d’a­voir des par­ti­sans exi­geants et se plaindre de leur vigi­lance. Je ne suis donc pas d’ac­cord avec toi. Faire de la poli­tique autre­ment, ça veut dire avant tout res­pec­ter les mili­tants, le type de la fête de l’hu­ma a été balourd dans sa façon de lui deman­der des comptes mais il avait le droit de le faire et sur le fond, sa ques­tion était tout à fait sen­sée, Mélen­chon aurait dû trou­ver autre chose à lui rétor­quer, cette façon de lui dire tu dégages était LAMENTABLE ! Pour moi quand tu insultes un mili­tant, tu les insultes tous poten­tiel­le­ment. Il dit aimer les fortes têtes, les rebelles, ah bon, ce n’est pas ce qu’il m’a don­né à observer.

    Réponse
  32. sitouaillain

    il y a pas long­temps, je répa­rais chez moi un meuble et il y a avait un truc ban­cal et dan­ge­reux, et bien juste avant que ma femme ne rentre dedans, je lu ai dit « dégage », et pour­tant je l’aime, et elle m’en a vou­lu, tant pis…c’est la vie.

    j’ai une autre vision poli­tique que celle de Méluche, j’ai émis à plu­sieurs reprise des cri­tiques de fond sur des points du pro­gramme du FDG ou des argu­ments de mélen­chon sur son blog, à l’in­verse du site de l’as­so­cia­tion pour une consti­tuante, je n’y ai jamais été cen­su­ré, j’ai même eu l’oc­ca­sion de dis­cu­ter après un forum avec l’in­té­res­sé, pour li faire part de mon point de vue sur une consti­tuante élue à la pro­por­tion­nelle (c’est une inep­tie je trouve), et j’ai eu une réponse sans condes­cen­dance, argu­men­tée, mais je ne m’at­ten­dais pas à ce qu’un socia­liste par­le­men­ta­riste renie ses prin­cipes très « IIIè répu­blique », il a cepen­dant recon­nu que le débat méri­tait d’être pour­sui­vi parce que je cite, « les bonnes vieilles recettes, ne sont pas for­cé­ment les meilleures »,

    par contre je trou­ve­rais nor­mal qu’il m’en­voie chier ou que je sois cen­su­ré si j’é­met­tais une cri­tique sur sa per­sonne, ou que je lui fasse une leçon de morale ou de main­tien, le type doit ren­con­trer assez de casses-pieds dans une jour­née, et il y a assez de médias inféo­dés pour faire le job..

    en tout cas, heu­reu­se­ment que tu n’as pas dis à Méluche que tu pen­sais qu’il usait de tra­vail dis­si­mu­lé à pro­pos de son web­mestre bénévole…je pense qu’il aurait été moins poli, moi c’est sûr à sa place, j’au­rais dit des méchancetés…ce qui est sûr c’est qu’a­vec des cama­rades comme toi, ta « famille poli­tique » n’a pas besoin d’ennemis !

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  33. marianapineda

    Sans com­men­taire. Vous pra­ti­quez le même lan­gage, logique que vous vous compreniez !

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  34. gilles

    Très juste, ce que tu dis citoyen, avec un groupe de la CNL dans mon quar­tier nous nous sommes mobi­li­sés, contre les charges abu­sives, les ascen­seurs tou­jours en panne et l’eau chaude qui n’ar­ri­vait qu’à peine aux étages supé­rieurs. Après deux ans de mili­tance dans un grou­pe­ment de loca­taires, et après pré­sen­ta­tion de ma can­di­da­ture par coop­ta­tion, j’ai été élu par les loca­taires admi­nis­tra­teur-repré­sen­tant des loca­taires au conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de mon orga­nisme HLM. En rai­son même des résul­tats effi­caces que nous avions obte­nus, nous avons fini par être har­ce­lé à toute heure de la jour­née par plu­sieurs casse-pieds du quar­tier, et sur­tout moi à la suite de mon élec­tion, tant et si bien que j’ai du démis­sion­ner pour les faire lâcher-prise. Il y a vrai­ment, je l’ai obser­vé, une rela­tion entre le pou­voir et la mala­die mentale.

    Réponse
  35. catherine

    Allez, je vais vio­ler votre prin­cipe de pseu­do-contra­dic­tion qui vou­drait que vous soyez autres que ceux que vous critiquez.

    Vous l’êtes ce monde que vous cri­ti­quez et sur­tout si vous sem­blez vous en éloi­gner. Vous l’êtes d’au­tant plus que vous per­met­tez par votre absence de rigueur et d’exi­gence, de sou­te­nir la ten­sion, qui comme toute ten­sion se doit d’a­voir deux pôles.

    Ces deux pôles sont dif­fé­rents en appa­rence mais dans le fond, ils sont pareils, ils par­ti­cipent tous les deux du même prin­cipe, et le prin­cipe, le sou­tè­ne­ment de la baraque sociale, c’est la réa­li­té qu’on vit et que vous tenez par cette ten­sion soi-disant duelle, sans même voir que vous par­ti­ci­pez de son maintien.

    Ce blog est sté­rile et il a de longs jours devant lui car il est impro­duc­tif, il ne sait pro­duire que de l’oc­cu­pa­tion de cer­veau dis­po­nible, un pseu­do-coca-cola pour rem­plir des espaces vacants en appa­rence, car là encore les espaces sont déjà rem­plis, alors quand le verre est plein, ce qu’on rajoute, ça déborde !

    Je ter­mine ici et j’es­saie­rai de ne plus y mettre les pieds dans cet espace, essayant de me rendre dis­po­nible à d’autres espaces que j’es­père plus productifs.

    Je ne répon­drai donc pas à ce qui pour­rait suivre ici.

    Réponse
  36. Étienne

    Cathe­rine,

    Puisque « ce blog est sté­rile » (*), je vous sug­gère de le quit­ter, et d’en trou­ver d’autres qui soient plus à votre hauteur. 
    Pour­quoi donc vous obs­ti­nez-vous à reve­nir ici inlas­sa­ble­ment, et vous faire ain­si tant de mal ? 😉

    Je vous rap­pelle que ce fil de dis­cus­sion a un sujet et qu’il serait cour­tois de votre part de le res­pec­ter, au moins un peu.

    Je n’ose pas croire à votre pro­messe en fin de mes­sage ; ce serait trop beau 😉

    Ah ! ce qui est dit est dit ! Chose pro­mise, chose due ; cochon qui s’en dédit.

    🙂

    Étienne.

    ______________

    (*) ce qui est peut-être vrai ; contrai­re­ment à vos propres actions, bien sûr, tou­jours très fertiles.

    Réponse
  37. catherine

    Allez un tout der­nier, le der des ders, il y a tout compte fait peu de temps de conjugaison.

    Je crois même qu’il n’y en a que deux !

    Et ces deux temps, ce serait l’ab­sence ou la présence.

    L’ab­sence à qui, à quoi, la pré­sence à qui, à quoi, ça, c’est à cha­cun de répondre en son fort inté­rieur et je me fais fort de ne pas répondre pour les autres.

    Je ne juge per-sonne, j’ob­serve juste des com­por­te­ments et ces com­por­te­ments déter­minent une forme et la forme c’est la vie, alors si on décide de ne pas lui don­ner de forme au chaos, alors ça reste chao­tique bien sûr.

    Si on ne déter­mine pas une cible, alors la flèche ne sait pas où aller, elle se perd, s’é­puise et finit par s’éteindre.

    Défi­nir une cible c’est essen­tiel, c’est l’es­sence même de toute vie, et ce qu’il nous revient de faire EST de for­mer le moule dans lequel les éner­gies trou­ve­ront pos­si­ble­ment un royaume, le royaume du je qui n’an­nule le nous, et le royaume du nous qui n’an­nule pas le je.

    Et un moule, ça doit avoir des contours solides afin que le conte­nu puisse s’y lover sans avoir à résis­ter ou à cou­ler là où il pour­ra cou­ler, et donc à s’é­pui­ser bête­ment, il pour­ra se lais­ser aller le conte­nu s’il a des contours, car il aura fait le tra­vail avant, et c’est ce tra­vail de struc­ture du moule qui ne sau­rait se faire sans une extrême exi­gence et un extrême rigueur n’en déplaise aux mora­listes de ser­vice, et qui se construi­ra ce moule, sur ce qu’il n’est pas, parce qu’a­vant de savoir on ne sait pas, hein !

    Un moule solide ce n’est pas un moule mou qui accep­te­ra tout ce qui vient sans savoir où il va au pré­texte de ceci ou cela, des trucs com­plé­te­ment bidons qu’on lui aura fichu dans la tête et qu’il répé­te­ra comme un cha­pe­let qu’on égrène.

    Le moule sa fonc­tion, c’est de conte­nir, c’est du bou­lot de maçon et c’est rude le bou­lot de maçon, ça oblige à être pré­cis et à prendre un fil à plomb, sinon le mur sera de guin­gois et ça crain­dra pour la soli­di­té de la maison .

    Il doit abso­lu­ment se défi­nir par ce qu’il n’est pas, il n’est pas le pen­cher, il n’est pas l’à peu près, non, il est rigou­reux si on veut qu’il tienne dans le temps et qu’il sup­porte les orages qui ne man­que­ront pas d’arriver.

    Tout dépend tou­jours de ce que l’on veut mettre au monde, la forme est ce qu’il y a de plus beau, c’est à elle qu’il faut s’at­ta­cher car elle est le royaume de son contenu !

    J’ar­rête là !

    Réponse
  38. Étienne

    Voi­là, ça il fal­lait le dire, avant de disparaître… 😉

    Réponse
  39. catherine

    C’est bien Etienne, si ça vous amuse, alors amu­sez vous, je vous en prie, riez tout votre soûl, riez de moi, je n’en ai cure, car ce n’est vrai­ment pas de moi dont il s’a­git, il ne s’a­git aucu­ne­ment d’une ques­tion per­son­nelle, mais vous ne sem­blez pas l’a­voir com­pris, c’est dom­mage pour vous et pour nous tous du coup.

    Obser­vez vous et vous com­pren­drez pour­quoi tant de mes­sages ont du mal à passer.

    Je fais voeux d’exau­cer vos sou­haits, mais je ne suis pas fée, alors, alors!!!

    Réponse
  40. Di Girolamo

    Nous ne sommes pas autre que ceux que nous cri­ti­quons et toi Cathe­rine est faite du même bois ; que tu juges sté­rile ce genre de débat et qu’il vaille mieux pou­voir agir au concret dans sa vie, je pense idem ; mais la vie est ain­si faite que par­fois il est utile d’é­chan­ger ; le simple res­pect de l’autre est de lui concé­der cette pos­si­bi­li­té et d’ac­cep­ter ce besoin qu’il res­sent à un moment don­né de sa vie. Les blogs ne sont pas la vie, ils ont leurs limites, et par­fois montrent bien les nôtres. La cen­sure inver­sée que tu décides est ton choix et il est respectable.

    Ces échanges sur la cen­sure ne sont pas sté­riles du tout, ils ne savent tout sim­ple­ment pas s’or­ga­ni­ser et faire le tri entre acces­soire et essen­tiel. Ils sont en tous cas révé­la­teurs de dysfonctionnements.

    L’in­té­rêt de ce blog est de recher­cher « la cause des causes » pour reprendre l’ex­pres­sion d’É­tienne, et en fait de mener une recherche sur la meilleure manière de s’or­ga­ni­ser pour nous gou­ver­ner nous mêmes ; en pre­nant en compte nos limites qui débordent à la lec­ture de nos commentaires.

    Concer­nant la cen­sure qui n’est qu’un des effets du refus de l’autre, je pense qu’il faut abor­der la réflexion à plu­sieurs niveaux, le plus inté­res­sant étant de voir com­ment sur­mon­ter du mieux pos­sible ce pro­blème récur­rent en terme d’organisation de l’outil de gou­ver­nance ; par exemple concer­nant un blog qui devient très fré­quen­té, des règles vont vite devoir s’imposer si le maître du blog sou­haite conser­ver une cer­taine qua­li­té des échanges ; il est donc contraint, à un moment don­né de faire la police sur son blog ; l’idéal serait que ces règles soient trans­pa­rentes et que les blo­gueurs puissent y par­ti­ci­per. Un peu comme dans le film qu’Étienne a mis en ligne « l’école où tout est per­mis » et où les enfants ne sup­por­tant plus leur propre bor­del , s’autorégulaient eux-mêmes .

    Deuxième volet de réflexion : ces cen­sures, ces désordres sont assez révé­la­teurs de la démo­cra­tie de COMPÉTITION. Et remettent en cause, sur le fond, le mode d’organisation en par­tis poli­tiques et lea­ders EN CONCURRENCE qu’on élit alter­na­ti­ve­ment. Cela rejoint donc et vient confir­mer l’intérêt de ce blog, et l’intérêt de bien le lais­ser cen­tré sur cette réflexion d’une mise en place pra­tique d’une vraie démo­cra­tie, c’est-à-dire une démo­cra­tie QUI FAVORISE LA PAROLE DE L’AUTRE , le contraire de la censure .

    Un chan­tier que nous n’avons pas mené à son terme ; loin s’en faut.

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  41. catherine

    La cause des causes c’est l’oeil qui ne veut pas se voir, qui se regarde dans le miroir, et qui demande, miroir, oh mon miroir dis-moi que je suis la plus belle !

    La cause des causes ça rejoint le com­ment du com­ment et puis­qu’on par­lait la der­nière fois d’A­lain, il serait bon de se lais­ser ins­pi­rer par lui, et d’é­vi­ter de se lais­ser pen­ser par les autres.

    Il y a un anti­con­for­misme qui est encore plus confor­miste que le confor­misme auquel on pense le plus sou­vent. Celui-là est le pire qui puisse exis­ter, il est le venin qui se fait miel !

    Bon, à bien­tôt, ce sera peut-être mieux que je dise ça, la meilleure façon de tarir ma source, c’est le para­doxe, alors je consens à lui et je lui obéis !

    Réponse
  42. michelb

    Etienne s’a­dres­sant à Catherine :
    « Je n’ose pas croire à votre pro­messe en fin de mes­sage ; ce serait trop beau »

    Cathe­rine est mon amie per­met­tait moi d’in­ter­ve­nir puisque votre blog est cour­tois mais j’es­père qu’il n’est pas que ça.

    En effet, tout scien­ti­fique se doit d’ho­no­rer la contra­dic­tion, non pour lui don­ner rai­son, mais pour l’u­ti­li­ser soit en thèse, soit en anti-thèse.

    Ce que veut dire Cathe­rine est qu’à force de ne pas bou­ger le bras s’an­ky­lose. ce n’est pas qu’on ne peut plus le bou­ger mais ça fait très mal dès qu’on le bouge à cause de four­mille­ments dou­lou­reux. C’est une véri­té. Et si le bras qui est une par­tie du corps peut s’en­ky­lo­ser, le cer­veau qui est une autre par­tie du corps peut subir le même sort. Cela ne lève aucune contradiction.

    Ain­si joue la carte de la pré­ven­tion que cha­cun a le droit de ne pas entendre : AZF, Amo­co­ca­dis, Fuku­shi­ma, le 11 Novembre, le OUI à l’Eu­rope. Ein­stein a pré­ve­nu de ce genre de situa­tion dans ce qu’on appelle l’en­ten­de­ment. Rumi­ner reste pos­sible bien entendu.

    Dire « ce serait trop beau » à l’en­contre de Cathe­rine, voyez-vous que ce n’est pas cour­tois ? Non ?

    Que puis-je dire encore ?
    Eh bien ! Meilleurs à vous

    Réponse
  43. michelb

    Ceci dit je te féli­cite Etienne de dénon­cer les arnaques au plus haut som­met de l’é­tat, état s’il y a encore.

    Depuis long­temps, à mon sens, il y a la mafia der­rière, ça ne peut-être autre­ment quand on voit le déve­lop­pe­ment des éco­no­mies paral­lèles illé­fo-légales et les moyens légaux de blan­chi­ment d’argent orga­ni­sés par les lois comme les paris sur Inter­net de la famille sar­ko­zyenne et les para­dis fis­caux et socié­tés off-shore pignon sur rue et j’en passe.

    Au début l’homme (je parle de l’in­di­vi­du) échan­geait avec la nature, ensuite avec le sys­tème social, aujourd’­hui il n’é­change plus puisque les ins­ti­tu­tions lui prennent tout (loyer, nour­ri­ture, dépla­ce­ment, san­té, édu­ca­tion, tout cela à des prix sans aucune com­pa­rai­son avec les niveaux de salaire).

    Alors qui échange ? Qui pro­voque cette dette ? Volon­tai­re­ment ? Comme on fabrique et main­tient la dette d’un pays afri­cain ? Qui ? Il y a bien des indi­vi­dus faits de chair et de sang qui pro­voque les guerres et la misère humaine pour faire mar­cher le busi­ness sur l’im­mon­dice des nou­veaux besoins créés artificiellement ?

    Réponse
  44. georges dubuis

    Mr Chouard, je vous suis depuis un cer­tain temps et j’ai même ren­con­tré Cathe­rine sur votre blog grâce à ses com­men­taires plus que lisible. J’ai consta­té que vous aviez décou­vert l’his­toire de la FED aux envi­rons de février 2011 et que vous en étiez, disons, assez bou­le­ver­sé. 1973 chez nous c’est la suite logique, la France est aus­si deve­nue une agence amé­ri­caine et guer­rière sous trai­tante pour l’empire des banques. J’ai remar­qué votre atti­tude atter­rée, de ce fait que vous essayez de prou­ver, et vous vous faites atta­quer logi­que­ment par ceux qui sont à leur ser­vice et ils sont nom­breux. Vous n’en avez pas encore tiré toutes les conclu­sions, mais ça viendra.

    Bien à vous.

    PS : Du temps où vous pou­viez écrire chez l’im­pos­teur WASP Jorion, j’a­vais déjà remar­qué que Jorion n’aime pas que l’on parle de domi­nance et pas du tout de reli­gion.… Cher­chez l’erreur. Je vais lui rap­pe­ler qu’il devait faire un billet sur la cas­sure de 73 et sur vous, direc­te­ment car je n’ai plus accès aux com­men­taires, j’ai été clas­sé anti…machin comme vous, c’est drôle n’est-ce pas ?

    Réponse
  45. catherine

    Puisque Georges et Michel sont inter­ve­nus sans qu’in­ter­vienne Etienne alors que la perche lui était ten­due, alors c’est moi qui vais le faire.

    Voyez-vous Etienne, il fau­dra un jour arrê­ter de se regar­der dans le miroir et croire que ce que l’on dit touche un untel ou tel autre. Ce genre de pen­sée fusille défi­ni­ti­ve­ment toute pos­si­bi­li­té de chan­ger quoique ce soit au sys­tème que vous sem­blez pour­tant vou­loir chan­ger à entendre ce que vous dites.

    __Alors ce qu’on devrait faire ailleurs on ne pour­rait pas le faire ici, au regard qu’i­ci on pro­fes­se­rait des paroles d’un nou­vel évangile ?
    __
    Savez-vous qu’E­van­gile ça veut dire infor­ma­tion jus­te­ment, le savez-vous dites-moi ? Je vous pose la ques­tion et j’at­tends une réponse.

    Quand on touche un peu l’ordre éta­bli qui règne sur ce blog qui vou­drait qu’on soit là pour dis­tri­buer des bonnes paroles, puisque lors­qu’on dit autre chose que ce qui devrait se dire impli­ci­te­ment ici, la new doxa, on se fait conspuer » je n’ose pas croire votre mes­sage, ce serait trop beau dites-vous si vous vous arrê­tiez d’é­crire » j’ap­pelle ça déve­lop­per une morale new look qui va à l’en­contre totale de ce à quoi vous sem­blez vou­loir vous ouvrir. C’est quand même bizarre vous vou­lez vous ouvrir en fer­mant, ne trou­vez-vous pas cela un tan­ti­net para­doxal, vous savez pour­tant que je suis une adepte fer­vente des paradoxes…

    Vous sem­blez por­ter un inté­rêt à Alain, le phi­lo­sophe, alors je vous invite à le relire et à vous en ins­pi­rer car vous faites exac­te­ment le contraire de ce qu’il pré­co­nise. Vous vous lais­sez pen­ser par un sys­tème de pen­sée sans même l’in­ter­ro­ger, vous man­quez de liber­té Etienne, vous êtes trop accro­ché à une cer­taine bien­séance, vous êtes trop dans le sillon pro­pret, vous êtes trop bien éle­vé en un mot, trop in même si le ton semble être off, vous n’o­sez pas prendre de vrais risques, bref, vous êtes un peu frileux.

    Je suis rude je sais et j’as­sume tout à fait cette rudesse. Vous pou­vez me col­ler l’é­ti­quette que vous vou­lez, ça glisse sur moi. Mon com­bat n’est pas le com­bat de ma petite per­sonne dont je mesure à chaque souffle la petitesse,non, il s’a­git ici d’un autre com­bat, celui de la vie contre la mort.

    Et c’est parce que vous avez des poten­tia­li­tés réelles que nous avons pu mesu­rer lors du com­bat sur le trai­té euro­péen que je viens secouer votre arbre, car il contient en pro­messe de beaux fruits, alors lais­sez fleu­rir les fleurs, ne les étouf­fez pas, c’est le prin­temps qui vient, et après lui ce sera le temps de la récolte.

    Les poten­tia­li­tés doivent être actua­li­sées abso­lu­ment, nous n’a­vons plus le choix des tié­deurs, écou­tez donc ce petit film et voyez la détresse huma­ni­taire de ces jeunes grecs qui s’i­no­culent le virus du sida pour sur­vivre, c’est une bar­ba­rie ce monde, aus­si c’est parce que je sais qu’il y a des fer­ments de pos­sibles chan­ge­ments en vous et ici pour­quoi pas, que je les secoue aus­si rude­ment, mais si je sen­tais qu’il n’y avait rien en pro­messe, je ne ferais tout sim­ple­ment rien.

    Je vous invite donc à décol­ler de votre per­sonne même si c’est par elle que vous lisez ces mots pour aller dans le sens qui fasse sens pour ce que nous appe­lons tous de nos voeux semble-t-il !

    Réponse
  46. catherine

    Le film en ques­tion, à écou­ter et dont il faut prendre des notes à mon sens.

    Arri­ve­rons-nous à perdre les clés qui n’ouvrent aucune porte et à nous rendre dis­po­nibles pour en cher­cher d’autres ?

    That is THE question !

    http://​post​jo​rion​.word​press​.com/

    Réponse
  47. sitouaillain

    Ori­gine et his­toire de « évan­gile » Étymologie

       Du latin evangelium (« évangile ») emprunté au grec ancien εὐαγγέλιον, euaggélion (« bonne nouvelle »).

    (source:Wikitionnaire)

    mes­sage d’a­ver­tis­se­ment non offi­ciel : réin­ven­ter des éty­mo­lo­gies et cacher ce qu’on pense au fond de soi der­rière des méta­phores éthé­rées nuit gra­ve­ment à la clar­té et à la crédibilité.

    j’ai relu les dif­fé­rents post que tu as com­mis éner­vée Cathe­rine et même ceux d’avant,et je n’ai tou­jours pas com­pris ce que tu reproches aux autres qui ne puisse t’être ren­voyé à la face sur le mode de la paille et de la poutre,

    j’es­père que nous agis­sons tous les uns envers les autres pour réa­li­ser les « pro­messes de beaux fruits », mais je me gar­de­rai bien de le faire sur mode qui lais­se­rait sous-entendre que les miens seraient déjà assez mûrs pour don­ner des leçons.

    une chose me cha­grine te concer­nant, c’est que, dit violemment,les fleurs de tes dis­cours en cachent mal le vide, dit com­pré­hen­si­ve­ment, les pen­sées pro­fondes qui germent dans ton esprit et que tu nous laisses par­fois entra­per­ce­voir sous des méta­phores et autres sau­tille­ments lin­guis­tiques, ou que le plus sou­vent, tu t’au­to­rise à nous lais­ser croire qu’elles existent, ne sont abso­lu­ment pas pré­sentes dans le conte­nu de ce que tu écris, et dit sim­ple­ment, on dirait que tu sais plein de choses pro­fondes, que tu te plais à nous rap­pe­ler qu’on les ignore, mais que jamais tu ne nous expliques vrai­ment, concrè­te­ment, avec des exemples et des modes d’emploi…et dit méchamment…tu l’as déjà compris 😉

    Réponse
  48. Étienne

    Vous êtes encore là, Catherine ? 

    Vous êtes maso ou quoi ? Per­sonne ne vous oblige à venir souf­frir le mar­tyr chez les tyrans… Vous pleu­riez encore, ici-même il y a quelques jours à peine, que ce blog était infect, une plaie ouverte contre la liber­té de parole, un truc inutile et nar­cis­sique, et vous juriez que vous n’y remet­triez JAMAIS les pieds, juré craché !

    …

    Ser­ment d’ivrogne 😉

    Étienne.

    Réponse
  49. Di Girolamo

    « Arri­ve­rons-nous à perdre les clés qui n’ouvrent aucune porte et à nous rendre dis­po­nibles pour en cher­cher d’autres ? »
    Je suis tel­le­ment dis­trait et désordre que je l’ai sans doute per­du depuis long­temps cette clé!.…Mais je suis comme je suis et l’âge avan­çant j’ai déci­dé de me par­don­ner à moi même …Hitoire de vivre plus serei​ne​ment​.Et d’ac­cep­ter un peu plus les autres comme ils sont .Même si je peux ren­trer dans des colères noires ! Parce qu’en
    plus du reste je suis colé­reux !Et comme vous tous plein de contra­dic­tions ..Mais très atta­ché aux choses et aux gens tel qu’ils sont …
    Aus­si la pré­sence de Cathe­rine et de son dis­cours bien à elle me man­que­rait si ‚vexée par Etienne , qui bien que maître de ce blog et fort ins­truit n’en est pas moins homme, elle nous quittait .
    Allons mes amis ! que d’enfantillages !
    je vous sou­haite à tous une très bonne jour­née et vais retrou­ver mes chèvres.

    Réponse
  50. catherine

    Cher Sitouaillan, avant de don­ner des leçons aux autres, vous devriez déjà com­men­cer par ôter vos ori­peaux qui vous font par­ler sous un pseu­do­nyme sans oser le faire en votre nom propre.

    Que vous ayez des choses à me repro­cher, je l’en­tends, j’en conviens et c’est très bien d’es­sayer de remettre de la jus­tesse dans l’in­jus­tesse qui ne sau­rait pas, ne pas m’ha­bi­ter, car je suis une femme humble et non une déesse je ne le sais que trop, mais cri­ti­quer, ce serait encore mieux si vous le fai­siez à visage décou­vert, ce serait comme plus clean, plus élé­gant, ça aurait plus de panache et j’aime le panache, faites-moi donc ce plai­sir svp.

    Puisque vous par­lez d’é­ty­mo­lo­gie j’ai vu d’où venaient vos réfé­rences et je dois dire que même si je ne sau­rais les contes­ter, elles sont quand même un peu super­fi­cielles, car le latin et le grec peuvent être rétro­ver­sés par d’autres langues plus anciennes. Aus­si, je vous invite à les enra­ci­ner en d’autres racines, et vous rendre compte que la bonne nou­velle, c’est d’être in-for­mé jus­te­ment, mais in-for­mé dans le vrai sens du terme, c’est à dire être incar­né, que le vécu fasse chair en nous, en vous, en moi, ( Orwell en parle à sa façon avec le grain de blé qui glisse jus­te­ment quand l’in­car­na­tion est absente, quand ce qui arrive n’est pas méta­bo­li­sé, un peu comme ce que vous sem­blez vivre face à l’in­com­pré­hen­sion qui semble vous habi­ter face à ce petit évé­ne­ment, petit en fait mais grand en sym­bole, mais vous n’a­vez pas pigé, pas com­pris ce qui se pas­sait ! bref l’exemple d’Or­well, ça devrait vous par­ler davan­tage !)voi­là ce que ça veut dire la bonne nou­velle, mais vous, vous sem­blez ne pas en avoir de très bonnes, à vous lire, je suis déso­lée d’a­voir à vous reprendre un peu, mais ce n’est pas moi qui suis à l’o­ri­gine de cela, de ce mot, je ne suis qu’une pas­seuse mais une pas­seuse quand même.

    Si tu n’as pas com­pris ce qui m’a­ni­mait alors je crois que c’est pas l’heure pour moi de la rame­ner, ça fait un peu vul­gaire de dire ça mais c’est parce que je trouve que de la part d’un homme enga­gé ne pas avoir com­pris le moteur du mou­ve­ment, c’est assez navrant, et dans ces cas-là mieux vaut attendre que la pâte monte toute seule.

    Quant à vous Etienne, vous sem­blez dur à la com­pre­nure, ça doit être l’âge, ceci dit nous avons le même âge. Vous res­tez indé­fec­ti­ble­ment dans la voie de garage du per­son­nel, vous n’ar­ri­vez déci­dé­ment pas à décol­ler de votre égo, fichtre.

    Tant que vous n’au­rez pas com­pris que l’en­jeu ce n’est pas qu’est-ce que je dois, tu dois, il » doit faire, mais qu’est-ce qui doit être fait ? vous res­te­rez tou­jours dans l’abs­trait de vos textes répé­ti­tifs qui répètent tou­jours les mêmes lita­nies car vous ne savez pas les mettre au goût du jour vos textes, les actua­li­ser ça s’ap­pelle, c’est à dire mélan­ger la théo­rie à la pra­tique, il vous manque du liant.

    Main­te­nant cet espace il n’est pas plus le vôtre que le mien, il est à tous, et même si c’est pas le top, quand j’au­rai envie d’é­crire j’é­cri­rai et si vous qui vous récla­mez d’une ardeur démo­cra­tique vous me cou­pez la parole alors c’est vous-même que vous assassinerez !

    J’es­père que cet endroit dont vous déte­nez les clefs ira de l’i­mage de la démo­cra­tie à la res­sem­blance de la démo­cra­tie, une expres­sion qui sau­ra se nour­rir du souffle et le souffle est par­fois froid comme aujourd’­hui, il vient de Sibé­rie parait-il d’a­près ce que j’en­tends de la météo !

    Réponse
  51. Étienne

    Non Cathe­rine, vous n’êtes pas humble. 

    Mais par contre, avec vos propres lita­nies (inex­tri­cables) et vos agres­sions répé­tées, vous êtes objec­ti­ve­ment pénible. 

    Quand on est poli(e) et bien élevé(e), on ne crache pas par­tout quand on rend visite aux gens, et on ne se répand pas en com­men­taires déso­bli­geants sur leur demeure.

    Tenez donc vos pro­messes et allez par­ler de vous ailleurs, dans des endroits plus au goût du jour, moins tyran­niques et moins stériles.

    Étienne.

    Réponse
  52. catherine

    Il y a un Mon­sieur qui s’ap­pelle Karl­field Graf Dür­ckeim qui dit :

    « Lorsque l’homme a atteint dans sa manière d’être, dans sa vie ou dans son tra­vail une étape qui lui a coû­té beau­coup d’ef­forts, il ne peut rien lui arri­ver de pire que de voir le des­tin lui per­mettre de mar­quer le pas, de se figer dans l’é­tat auquel il est par­ve­nu, si le des­tin lui est favo­rable, il lui enlève le résul­tat obte­nu avant qu’il ne se rai­disse, ne se sclé­rose. Car le but essen­tiel, n’est pas le résul­tat exté­rieur, mais le résul­tat inté­rieur, autre­ment dit la trans-for­ma­tion inté­rieure de l’homme. »

    Gageons Etienne que ce petit évé­ne­ment que vous sem­blez vivre sous le mode de l’ad­ver­si­té ne soit qu’une façon de nous per­mettre de gar­der sou­plesse et agi­li­té, d’é­vi­ter toute sclé­rose, tout rai­dis­se­ment en nos temps qui ne sau­raient souf­frir rigi­di­té et sclé­rose de la part des élé­ments de la struc­ture déjà bien malade, pas la peine d’en rajou­ter avec les élé­ments de la struc­ture. Et ce qui est valable et bon me semble-t-il dans votre direc­tion l’est bien évi­dem­ment dans la mienne aus­si il va sans dire, ceci dit hum­ble­ment sans aucune pré­ten­tion, sachant aus­si que toute fausse humi­li­té est en soi une pré­ten­tion dégui­sée. Ni trop ni trop peu, telle est ma devise.

    Alors en bons adver­saires que nous sommes, enri­chis­sons-nous de nos dif­fé­rences, et pour fer­mer la fenêtre du jour, un petit clin d’oeil hébraÏ­sant. Pour écrire vie en juif , il y a deux lettres et elles sont tout à fait sym­bo­liques et très belles je trouve. Il y a la lettre heit qui sym­bo­lise la bar­rière, l’é­preuve et juste der­rière elle, il y a le yod, la source de toute la puis­sance de vie qui est encore en germe mais qui invite à adve­nir. Et bien, je trouve que c’est une bien belle façon de voir les choses, voir les épreuves, les adver­si­tés, venir nous inter­ro­ger sur ce que ça vient nous dire de nous, de faire du plus avec ce qui semble être du moins, du plus, car si on intègre l’in-for­ma­tion, alors, peut-être sommes-nous davan­tage, en capa­ci­té, de nous ouvrir à cette puis­sance de vie qui ne demande qu’à se déployer davantage.

    Aus­si, je retourne cava­liè­re­ment votre vision, pour en faire une ouver­ture, un assou­plis­se­ment pos­sible et une porte ouverte à toutes les dif­fé­rences même si elles grincent un peu de part et d’autre la porte, le gond a besoin d’huile, je vous espère capable de cela et j’ai la pré­ten­tion de l’i­ma­gi­ner de moi.

    A bien­tôt, j’es­suie­rai mes pieds avant de ren­trer et j’es­saie­rai de polir les poro­si­tés râpeuses de mes mots« maux »

    Démo­cra­ti­que­ment et avec le sou­rire bien sûr !

    Cathe­rine

    Réponse
  53. paul

    L’a­gence France Tré­sor= l’As­so­cia­tion de la fli­bus­te­rie tyran­nique. Des « pirates » en col blanc, qui mettent à pro­fit les para­dis fis­caux des caraïbes et autres lieux , City com­prise, tout en se disant ver­tueux et au ser­vice de la Répu­blique qui ne ferme qu’un œil,en disant l’autre aveugle.

    C’est la vie des hommes.

    Réponse
  54. fsu

    N’y a‑t-il pas moyen de por­ter plainte contre tous ces acca­pa­reurs, pour escro­que­rie, délits d’initié, … ?

    Des mil­liers de plaintes, ça ferait peut-être un peu de bruit, non ?

    Réponse
  55. Étienne

    Pour com­prendre LE COMPLOT DE LA DETTE PUBLIQUE, relire MARX ?!?
    Mais vous n’y pen­sez pas, mon vieux : Marx, c’est péri­mé, c’est rin­gard !… D’ailleurs, jugez sur pièce : 

    « Le sys­tème du cré­dit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au moyen âge, posé les pre­miers jalons, enva­hit l’Europe défi­ni­ti­ve­ment pen­dant l’époque manu­fac­tu­rière. Le régime colo­nial, avec son com­merce mari­time et ses guerres com­mer­ciales, lui ser­vant de serre chaude, il s’installa d’abord en Hollande. 

    La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit des­po­tique, consti­tu­tion­nel ou répu­bli­cain, marque de son empreinte l’ère capi­ta­liste. La seule par­tie de la soi-disant richesse natio­nale qui entre réel­le­ment dans la pos­ses­sion col­lec­tive des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de la doc­trine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le cré­dit public, voi­là le cre­do du capi­tal. Aus­si le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnables. 

    La dette publique opère comme un des agents les plus éner­giques de l’accumulation pri­mi­tive. Par un coup de baguette, elle doue l’argent impro­duc­tif de la ver­tu repro­duc­tive et le conver­tit ain­si en capi­tal, sans qu’il ait pour cela à subir les risques, les troubles insé­pa­rables de son emploi indus­triel et même de l’usure pri­vée. Les cré­di­teurs publics, à vrai dire, ne donnent rien, car leur prin­ci­pal, méta­mor­pho­sé en effets publics d’un trans­fert facile, conti­nue fonc­tion­ner entre leurs mains comme autant de numé­raire. Mais, à part la classe de ren­tiers oisifs ain­si créée, à part la for­tune impro­vi­sée des finan­ciers inter­mé­diaires entre le gou­ver­ne­ment et la nation – de même que celle des trai­tants, mar­chands, manu­fac­tu­riers par­ti­cu­liers, aux­quels une bonne par­tie de tout emprunt rend le ser­vice d’un capi­tal tom­bé du ciel – la dette publique a don­né le branle aux socié­tés par actions, au com­merce de toute sorte de papiers négo­ciables, aux opé­ra­tions aléa­toires, à l’agiotage, en somme, aux jeux de bourse et à la ban­co­cra­tie moderne.

    Dès leur nais­sance les grandes banques, affu­blées de titres natio­naux, n’étaient que des asso­cia­tions de spé­cu­la­teurs pri­vés s’établissant à côté des gou­ver­ne­ments et, grâce aux pri­vi­lèges qu’ils en obte­naient, à même de leur prê­ter l’argent du public.

    Aus­si l’accumulation de la dette publique n’a‑t-elle pas de gra­di­mètre plus infaillible que la hausse suc­ces­sive des actions de ces banques, dont le déve­lop­pe­ment inté­gral date de la fon­da­tion de la Banque d’Angleterre, en 1694. 

    Celle-ci com­men­ça par prê­ter tout son capi­tal argent au gou­ver­ne­ment à un inté­rêt de 8 %, en même temps elle était auto­ri­sée par le Par­le­ment à battre mon­naie du même capi­tal en le prê­tant de nou­veau au public sous forme de billets qu’on lui per­mit de jeter en cir­cu­la­tion, en escomp­tant avec eux des billets d’échange, en les avan­çant sur des mar­chan­dises et en les employant à l’achat de métaux pré­cieux. Bien­tôt après, cette mon­naie de cré­dit de sa propre fabrique devint l’argent avec lequel la Banque d’Angleterre effec­tua ses prêts à l’État et paya pour lui les inté­rêts de la dette publique.

    Elle don­nait d’une main, non seule­ment pour rece­voir davan­tage, mais, tout en rece­vant, elle res­tait créan­cière de la nation à per­pé­tui­té, jusqu’à concur­rence du der­nier liard don­né. Peu à peu elle devint néces­sai­re­ment le récep­tacle des tré­sors métal­liques du pays et le grand centre autour duquel gra­vi­ta dès lors le cré­dit com­mer­cial. Dans le même temps qu’on ces­sait en Angle­terre de brû­ler les sor­cières, on com­men­ça à y pendre les fal­si­fi­ca­teurs de billets de banque. »

    Karl Marx, Le Capi­tal, Livre I, Paris : Gar­nier-Flam­ma­rion, 1969. Pre­mière édi­tion : 1867. Cha­pitre XXXI : « Genèse du capi­ta­liste indus­triel », pp. 556–564.

    Alors ???

    Ça n’a plus rien à voir avec notre « moder­ni­té », n’est-ce pas ?

    🙂

    Pour d’autres perles du même ton­neau, voyez : 
    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​E​n​_​V​r​a​c​.​pdf

    Réponse
  56. thorgal

    Salut Etienne,

    Bonne pioche ! (cf. Marx).

    Réponse
  57. calculmental

    ne pour­rions nous pas por­ter plainte ?
    pour­quoi ne pas consti­tuer un col­lec­tif citoyen et mon­ter un dos­sier qui englobe la tota­li­té des dépu­tés, ministres fran­çais et euro­péens à l’o­ri­gine du pro­blème de la sou­mis­sion des états à la finance ?
    ensembles nous pour­rions vrai­ment inver­ser le fonc­tion­ne­ment tra­duire en jus­tice les félons qui ont pro­mul­gué ces lois, et obli­ger les poli­tiques et les gou­ver­ne­ments euro­péens à refu­ser de rem­bour­ser la dette, les dettes.….
    rien ne nous oblige col­lec­ti­ve­ment à accep­ter ces modi­fi­ca­tions de notre consti­tu­tion sauf de ne rien dire et de ne rien faire.

    Réponse
  58. coluche

    Eh non, nous ne pou­vons pas por­ter plainte contre ces gens-là car,s’ils se sen­taient concrè­te­ment atta­qués, ces gens tue­raient. Ils l’ont déjà fait plein de fois dans le pas­sé et nous vou­lons bien mou­rir pour des idées, mais seule­ment de mort lente.

    Réponse
  59. EFFAB

    Le pro­blème n’est pas tant de mou­rir de mort vio­lente ni de jouer les héros mais bien de faire montre de prag­ma­tisme et mettre un maxi­mum d’a­touts de notre côté, qui plus est, agir enfin comme peu d’hommes et de civi­li­sa­tions ont réus­si à le faire jus­qu’à pré­sent, à savoir, ima­gi­ner les moyens de cette réus­site com­mune et ce renou­veau socié­tal en adé­qua­tion avec toutes ces valeurs éter­nelles et si sou­vent bafouées.

    Mais en atten­dant cette plainte col­lec­tive, mais en atten­dant cette décla­ra­tion d’in­ten­tion, mais en atten­dant le… déluge ! pour­sui­vons ce train train blo­go­sphé­rique, à qui mieux mieux ou c’est mieux que rien.

    Quel­qu’un a‑t-il eu déjà l’i­dée de tee-shirts aux armes virales et ce mes­sage démo­cra­tique, ce gros @ – Etienne CHOUARD
    dans le dos, le sym­bole des Gen­tils virus sur le coeur et une phrase clé du dis­cours chouar­dien sur les tablettes de chocolat…

    Ces sages conseils de MARIE, ETIENNE… tel­le­ment de choses à dire sinon davan­tage de recul et tous ces petits plai­sirs au quotidien_et cette pen­sée qui s’en retrou­ve­ra d’au­tant plus ren­for­cée et légitime.

    Réponse
  60. Morpheus

    @ EFFAB

    L’i­dée, oui, les moyens finan­ciers ou tech­niques, non.

    Mor­pheus

    Réponse
  61. EFFAB

    Oui, MORPHEUS, je me doute bien, comme une sous­crip­tion en ce sens exi­ge­rait une orga­ni­sa­tion et une logis­tique conséquente_compétences et inves­tis­se­ment qui ne sont point de mon res­sort, excep­té cette sous­crip­tion et ce petit chèque…

    … ima­gi­nez un tel tee-shirt, de bonne fac­ture, ça aurait de l’allure_comme je ne sais pas si il est oppor­tun d’af­fi­cher ain­si ses cou­leurs, se démar­quer, rajou­ter un énième par­ti­cu­la­risme, si je puis dire, à toutes les mou­vances par­ti­sanes qui existent déjà…

    … j’a­voue que tout cela me dépasse.

    Réponse

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