« L’État et les banques, les dessous d’un hold-up historique »
par Myret Zaki et Étienne Chouard – Genève, 3 décembre 2011, soirée à la fonderie Kugler.
Encore une conférence… J’ai peur de vous mettre en overdose… 🙂
Pas beaucoup de lumière, mais pas mal d’énergie : Myret est une sacrée pile !
J’espère que ça vous plaira.
Au plaisir de vous lire.
Étienne.
(Mise à jour 17 janvier 2012 : j’ai trouvé des fragments de TRANSCRIPTION de cette conférence sur ce site :
http://creersamonnaie.over-blog.com/article-crise-financiere-grecque-origine-americaine-explications-francaises-96733594.html
Merci pour ce travail.)
Mise à jour 30 avril 2012 :
Myret Zaki donne de nouvelles clefs pour comprendre le coup d’État
(appelé « la crise » par les prétendus « journalistes », chiens de garde du système) :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/04/30/214-myret-zaki-explique-le-coup-d-etat_la-pretendue-crise

Conférence très intéressante. Je ne connaissais pas cette « théorie » des 5 concernant la Grèce (théorie qui me semble être des plus plausible).
Cependant, M. Chouard, il me vient une question des plus triviale et des plus pragmatique.
En supposant que le virus comme vous le dites se propage comme une trainée de poudre (je m’y exerce), que la moitié de la population française ou même européenne connaisse vos conférences par cœur, que des millions de gens scandent au pied de leur Parlement la nécessité d’une nouvelle constitution établie par une assemblée constituante tirée au sort,
que peut faire un peuple désarmé, à part jeter des pierres sur un blindé ?
Monsieur Chouard, Bonjour.
Une fois de plus un vrai bonheur, une conférence très intéressante, par vos débat et analyse, vous amenez un nouveaux progrès social. Je suis avec vous, je fais tout mon possible pour divulguer le message.
Toutefois, faites attention aux représailles des affreux.
CORDIALEMENT.
J’aimerai juste savoir c’est que M. Chouard pense de Democratie Reelle Maintenant ou Democracia Real Ya (DRY) la meme chose ???
Merci beaucoup de vos commentaires.…
Conférence très intéressante comme d’hab, l’intervention de Myret Zaki est très riche.
Vous auriez pu rétorquer au contempteur du conspirationnisme que Valéry Giscard d’Estaing, grand conspirationniste devant l’éternel, a affirmé lui-même au Grand Journal que des hauts responsables de la finance s’étaient réunis pour déclencher des attaques contre la Grèce, puis contre l’Italie. Devant les yeux ébahis des journalistes ; Michel Denisot n’a pas daigné approfondir.
http://lesblogtrotteurs.over-blog.com/article-valerie-giscard-d-estaing-vide-son-sac-au-grand-journal-la-crise-europeenne-est-manipulee-par-les-90995091.html
Un grand merci pour cette nouvelle vidéo de cette dernière conférence.
NON tu ne nous mets pas en « overdose » Étienne, au contraire même, j’espère donc que tu continueras à publier tes conférences ici, car cela nous permet aussi de les diffuser.
Il y a quand même un point important qui est abordé en fin de conférence avec cette question « que peux t‑on faire pour agir efficacement en fin de compte ? » Et effectivement, cette question est essentielle car, pour reprendre mon propre commentaire sur le site « message.org » (http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/12/18/172-idee-de-virus-gentil_le-message_org#co), nous pouvons assez facilement imaginer des solutions pour « diffuser la bonne parole », mais encore faudrait-il que les consciences soient prêtent à l’entendre !
Lorsque je regarde les occupations de mes amis autours de moi, je me rends compte que le sujet de « la constitution », « la politique », « les abus de pouvoirs », « la démocratie » etc… tout ceci leurs passe à milles lieux au dessus de la tête ! Et il me semble que c’est le cas d’une grande majorité du monde !!
Je suis donc assez d’accord avec ce que dit Myret Zaki : « il faut d’abord s’informer ». Oui, s’informer et informer autour de soi. Ce en quoi d’ailleurs ces conférences sont essentielles, je pense.
Étienne, dans ton analyse de la « cause des cause », tu vas loin… mais pas assez, il me semble : car finalement, qu’est ce qui fait que l’homme privilégie l’intérêt personnel ? Qu’est ce qui fait que l’homme est un loup pour l’homme ? Pourquoi y a‑t-il des abus de pouvoir depuis le début de l’histoire de l’humanité ? Finalement, pourquoi les hommes sont-ils égoïste majoritairement ?
Peut-être que la cause des abus de pouvoirs ne se trouve-t-elle pas seulement dans le « mécanisme politique » inadéquat actuel, mais profondément inscrite en nous (pour le moment) ?
Et donc, que peut-on, face à cela ?
Magnifique !
- Une question : étant ignorant en économie, je ne comprends pas bien comment ceux qui prêtent aux états s’enrichissent, alors que les États n’ont pas les moyens de rembourser.
- Un début d’idée à la con : on peut réfléchir aux moyens d’intéresser les gens à ces sujets, mais peut-être aussi aux moyens de les désintéresser des sujets futiles (par exemple par une campagne de ridiculisation).
- Une remarque : dommage que Myret ait censuré Boris, qui parlait de la spéculation, ça avait l’air intéressant.
Il me semble que Myret à bien répondu à ta première question : Certains s’enrichissent en prenant position à la baisse des titres de dettes. Donc ils prêtent, prennent position à la baisse et provoque cette baisse par tout les moyens imaginables. Et voilà comment faire des milliards sans bouger de son confortable siège…
Je trouve que ton idée de « campagne de ridiculisation » est vraiment excellente. C’est à creuser.
La réaction de Myret m’a aussi un peu étonné. Mais Boris semblait être plus parti dans un monologue que dans un échange question/réponse…
Merci Kevin,
j’ai relayé cette étonnante vidéo là (sur facebook) :
http://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=353298668020081&id=600922316
@ 3emeType :
• « Les États n’ont PAS les moyens de rembourser » en finançant ces dépenses (du vrai argent qui va dans la poche de vrais humains) SAINEMENT (par l’impôt ou par substitution de charges)
• mais « les États ont TOUT À FAIT les moyens de rembourser » en finançant ces dépenses (du vrai argent qui va dans la poche de vrais humains) TRAÎTREUSEMENT (en endettant l’État — i.e. les bons cons de contribuables — chaque jour davantage).
Il suffit de voir la fuite d’argent colossale (et l’emballement corrélatif de la dette) : environ 50 milliards par an, que l’État paie POUR DE BON, à des créanciers qui auront tout loisir de dépenser cet argent comme ils le voudront.
=> Donc, quand on a dit « Les États n’ont pas les moyens de rembourser », on n’a pas tout dit : on a caché la traîtrise honteuse des parlementaires qui — non contents d’avoir volontairement sabordé la puissance monétaire publique (en 1973 et 1992) — votent tous les ans des budgets de plus en plus en déséquilibre.
Quand André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder intitulent magnifiquement leur indispensable bouquin « LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE », CE N’EST PAS VIRTUEL : nous sommes en train de nous faire voler comme au coin du bois : nos parlementaires font passer CHAQUE ANNÉE dans la poches des ultra riches des fleuves d’argent en contrepartie d’une DETTE ODIEUSE que nous devrons rembourser NOUS. C’est simplement révoltant. NOS ÉLUS SONT DES TRAÎTRES. Objectivement.
Est-ce que c’est assez clair ?
Étienne.
Si j’ai bien compris, un état rembourse sa dette envers un prêteur A en s’endettant auprès d’un prêteur B ?
A est donc sûr d’être remboursé et c’est pour ça qu’il accepte de prêter son argent. De même pour B, dont le prêt sera remboursé par un prêt venant de C. C’est bien ça ?
Ça ressemble à un système pyramidal.
Bon, je suis pas sûr de vous avoir bien compris. Mais je me dis que c’est un bon exercice pour vous : si vous parvenez à m’expliquer ça, vous élargissez le nombre de personnes capables de vous comprendre ! 🙂
coucou.
je crois que tu devrais revoir ces conférence en boucle, cher 3ème Type.
Cordialement.
seb, je ne suis pas sûr que cette conférence parle du point précis dont je parle. Elle explique comment des fonds spéculent à la baisse sur le cours de la dette d’un état. Mais moi ce que je cherche à savoir, c’est pourquoi on continue à prêter à un état alors qu’il ne semble pas capable de tout rembourser. La réponse semble être, si j’ai bien compris, que l’état rembourse bien tout, mais en empruntant ailleurs. Donc au final, il reste encore plus à rembourser.
Les états, actuellement, ne remboursent pas le capital de leurs dettes, mais les intérêts oui. Et c’est d’ailleurs tant mieux pour leurs créanciers car comme cela, la dette continue de courir, avec des intérêts sans cesse renouvelés, nourris par eux même et de manière exponentielle. C’est du pain béni pour ceux qui prêtent.
Vous avez bien compris, « 3ème type » : c’est de l’escroquerie pure et simple, sur le modèle de la cavalerie.
Mais cette escroquerie n’es POSSIBLE QUE PARCE QUE nos élus (les prétendues « élites » prétendument « compétentes », et pas « populistes ») nous trahissent tous les ans au dernier degré, en votant chaque fois des budgets de plus en plus en déséquilibre. Ils ne sont pas obligés de trahir l’intérêt général de la sorte : les gouvernements et les parlementaires pourraient très bien ré-augmenter les impôts des riches qu’ils viennent de baisser pendant quarante ans, ils pourraient aussi emprunter sans charge d’intérêts s’ils n’avaient pas voté le SABOTAGE de la puissance publique en matière monétaire. Les deux pinces qui étranglent les États ne tombent pas du ciel, ces deux pinces ne sont pas une fatalité et elle ne sont SURTOUT PAS apparues par la faute des peuples !!! Ces deux pinces sont le signe tangible, LA PREUVE, de la trahison des élus.
Et on ne sortira pas de leur griffes en leur demandant gentiment la permission ; ça ne se passera pas comme ça : ils ne sont pas de bonne foi ; chacun commence à comprendre que les élus sont des ennemis du peuple :il suffit de regarder LES FAITS, sans plus donner de crédit aux mensonges et aux mythes parlementaristes : quels sont les faits ? Des trahisons en chapelet et des peuples qui souffrent de plus en plus, en proportion des trains de vie royaux que se réservent les élus et les privilégiés. Que faut-il de plus aux peuples pour comprendre l’escroquerie parlementaire ??? Vous pouvez toujours manifester et pétitionner : ils s’en tapent royalement, car la gendarmerie obéit aux pouvoirs institués par la Constitution.
Et la Constitution, le peuple écervelé s’en fout totalement (sur les conseils empressés des professionnels de la politique, qui découragent habilement le peuple de s’occuper de ça ; c’est trop compliqué vous comprenez…), au point que, STUPIDE, le peuple laisse les élus et les professionnels de la politique écrire eux-mêmes la Constitution !… Alors, la Constitution, logiquement, elle organise méthodiquement notre IMPUISSANCE TOTALE en toute matière, et nos manifestations de rue, ce sont des COUILLONNADES, des gesticulations inutiles (et pathétiques). Nus sommes mille fois trop GENTILS.
Plus bête que ça, tu meurs.
Remarquez, c’est sans doute une des formes de SÉLECTION NATURELLE.
Comme dirait Spinoza : ni rire ni pleurer mais comprendre.
Étienne.
A la question de ce que l’on peut faire pour changer les choses, il me semble que pour compléter l’excellente idée du virus d’Étienne en en parlant autour de soi, il pourrait être intéressant de questionner sur ce point les partis politiques qui manifestent une volonté d’établissement d’une nouvelle constitution.
Le Front de Gauche est pour une Assemblée Constituante et il clame « Place au peuple ! », bien. Pourquoi ne pas le prouver en déclarant être pour une constituante tirée au sort ?
Et sinon avoir leurs objections pourrait être instructif. Non ?
Pour créer une Assemblée Constituante, je propose une action en 5 points :
1‑continuer à sensibiliser le maximum de gens comme Etienne le fait actuellement,
2‑écrire un projet très court tenant sur une page du genre : dissolution des 2 assemblées, nomination par tirage au sort de volontaires d’une asemblée constituante éventuellement assistée d’un groupe de sages comme Edgar Morin, Stéphane Hessel, Etienne Chouard, etc.
3‑convoquer tout le monde autour de l’Elysée à l’heure H du jour J,
4‑s’installer durablement avec tentes et sacs de couchage (les sympathisants parisiens fourniraient le nécessaire du quotidien)et demander audience au Président de la République avec le programme en main,
5 ensuite, les médias feront le reste.
Résultat : sans violence et avec peu de moyens (en car, il faut moins de 30€ par personne pour se rendre à Paris), on peut tout changer en quelques jours ! Je rappelle qu’en Mai 1968 une poignée d’étudiants a déclenché une grève générale de 5 semaines…
Bonjour,
cette conférence est fort intéressante par les remarques apportées.
Un apprentissage fort : l’être humain est capable de se passionner pour la politique et ensemble,nous pouvons reprendre en main nos destins.
L’incompétence et la corruption apparaît très vite et à des échelons bas. Beaucoup d’élus sont au départ motivés pour le bien commun,il est vrai que le système les pourrit.
L’idée du virus bienveillant dans les esprits est bonne,la graine me semble plus propice encore : tous les jours les exemples de mauvaises idées et d’interprétations erronées de la part des élus abondent. Faisons germer une graine de démocratie , arrosons la d’esprit critique et les gens qui nous entourent la feront peut-être éclore. Cependant,il semble préférable d’aller vers une évolution douce,afin de ne pas courir le risque d’une confiscation du changement : cf révolutions arabes.
Bravo Étienne, porte-toi bien, tu es soutenu !
Que peut faire un peuple désarmé, à part jeter des pierres sur un blindé ?
Demandez-le aux Sud Américains qui se sont sortis d’une situation de quasi esclavage par les plus puissants de la planète sans faire les frais de violence. Ils ont arrêté La guerre du Cenepa, la dernière guerre entre le Pérou et l’Équateur à propos du conflit frontalier entre les deux pays en janvier-février 1995. Ils recourent à autre chose que des actions politiques, économiques ou sociales qui ont atteint leurs limites. C’est ce qui nous manque, ce que nous devons découvrir et utiliser pour être acteur de nos vies, au lieu de demander l’aide financière du Brésil. Le Brésil, le Pérou, la Colombie récemment, ont la réponse à la question : Que peut faire un peuple désarmé, à part jeter des pierres sur un blindé ?
Pour ceux qui veulent télécharger la conférence pour la faire partager :
http://www.t411.me/torrents/letat-et-les-banques-les-dessous-du-hold-up-chouard-et-zaki-tvrip-docu-fr-bourik
L’agence de notation financière Standard & Poor’s a décidé de dégrader la France en lui retirant sa note d’excellence triple A selon l’Union Européenne.
En revanche, elle a maintenu les notations AAA de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, selon une source gouvernementale.
Comme par hasard l’Allemagne et les Pays-Bas recourent à la même méthode que la plupart des pays d’Amérique du Sud, méthode organisée par les gouvernements ou par les citoyens eux-mêmes, pour être acteurs de leur vie (et artisans de leur avenir).
Mise à jour 17 janvier :
j’ai trouvé des fragments de TRANSCRIPTION de cette conférence sur ce site :
http://creersamonnaie.over-blog.com/article-crise-financiere-grecque-origine-americaine-explications-francaises-96733594.html
Merci à ceux qui ont fait ce travail.
Étienne.
Éleve en prépa HEC, je comprends très bien ( enfin j’espère ) l’escroquerie ici présente ! Cependant, j’ai du mal a comprendre comme il est possible qu’en revenant à une maîtrise de notre propre politique monétaire nous préservons une inflation maîtrisée ?
C’est souvent l’argument qui me » cloue le bec » lorsque je parle de cette escroquerie ou de votre lutte ; donc, j’aimerais savoir s’il est possible de retrouver notre politique monétaire (et notre planche à billet ) tout en préservant une monnaie bien évaluée ainsi qu’un taux d’inflation raisonnable.
Un de vos exemple m’a, par exemple, étonné : les milliards de refinancement accordés aux banques, comment cela a‑t-il pu n’avoir aucune incidence sur l’inflation ??
C’est avec un réel plaisir que je regarde vos conférence et que j’essaie de transmettre ce message dans les copies d’économie !
Merci.
Bonjour Antoine,
» savoir s’il est possible de retrouver notre politique monétaire (et notre planche à billet ) tout en préservant une monnaie bien évaluée ainsi qu’un taux d’inflation raisonnable. »
la réponse est dans tes cours !
tu devrais trouver ton bonheur dans cet article :
http://lespoir.jimdo.com/2011/10/31/le-lib%C3%A9ralisme-%C3%A9conomique-a-t-il-enfant%C3%A9-hitler/
Quelques points préalables nécessaires :
– l’inflation n’a pas pour unique cause la quantité de monnaie en circulation (elle peut par exemple être importée)
– l’inflation peut être un facteur de dynamisme économique via l’investissement car elle diminue la quantité d’argent à rembourser par l’emprunteur
– l’inflation est relativement indolore à l’immense majorité des ménages si l’ensemble des rémunérations est indexé sur son taux.
- la maîtrise des mécanismes de création monétaire n’est pas synonyme d’une utilisation de la « planche à billet », il s’agit avant tout de dénier aux agents privés le monopole de l’orientation des investissements via le crédit ou l’achat d’actions nouvelles : il s’agit la plupart du temps de supprimer l’intermédiaire « banque privée » entre l’agent emprunteur et l’agent émetteur de monnaie-crédit (donc à rembourser!).
- l’inflation n’est pas le seul risque d’une création monétaire mal maîtrisée, en plus d’une perte de confiance dans la monnaie, il y a aussi l’accroissement de la dépendance à l’étranger (la monnaie injectée sert à acheter des produits importés), ce qui suppose d’appliquer des mesures protectionnistes et un ciblage de la délivrance du crédit sur des investissements augmentant la capacité réponse à la demande intérieure.
Une fois dit cela, la réponse à ta question semble assez simple, la maîtrise publique des mécanismes de création monétaire n’a pas pour corolaire une tendance inflationniste,
il suffit que les crédits délivrés par la Banque Centrale ou même l’utilisation de la planche à billet soient ciblés sur le financement d’investissements accroissant le taux d’emploi, c’est à dire financer des actions dont on sait qu’elles mettront, en face de la quantité de monnaie supplémentaire en circulation, des biens et services quantitativement ou qualitativement supérieurs.
Dans cette optique il ne peut donc y avoir inflation que dans une faible mesure, à savoir une inflation liée au facteur temps, dans la mesure ou la quantité de monnaie injectée met un certain temps avant de générer sa contrepartie en biens et services.
Mais notons tout de même qu’un financement par la création monétaire d’investissements ne donnant des résultats qu’à long terme, est indolore du point de vue inflationniste en situation de sous emploi des capacités productives (sauf si certains bien désirés sont artificiellement maintenus dans leur rareté par des agents producteurs en situation de monopole ou d’entente, et que leur marché n’est pas contestable).
Par exemple, si l’Etat crée et finance par la création monétaire des postes de professeurs, il faut s’attendre à ce que les gains de productivité et les innovations générés par l’absorption de leurs élèves dans le système productif n’intervienne que de longues années plus tard, le financement par l’impôt semble donc plus pertinent.
la question de la corrélation entre la maîtrise publique des mécanismes de création monétaire et l’inflation est avant tout une question de présupposés idéologiques et n’a aucune valeur en-dehors de conditions bien particulières.
pour avoir une bonne note dans tes copies, il faut donc reconnaître la pertinence de la principale justification de l’indépendance de la Banque Centrale qui plus est dans un système de changes flottants entre des économies ouvertes et fortement interdépendantes après trente ans de libre-échangisme : on ne saurait confier le pouvoir monétaire à des Chefs d’Etat dont le pouvoir repose sur leur capacité à satisfaire des clientèles et à se prémunir des opposants, soit pour se faire réélire s’ils sont élus, soit pour maintenir leur autorité s’ils sont dictateurs.
là où les grands prêtres néolibéraux disent, « l’Etat est incapable d’assurer la nécessaire stabilité des prix », il faut donc répondre la souveraineté monétaire ne peut être entre les mains de personnes dont les intérêts ne convergent pas avec l’intérêt général, et l’intérêt général n’est pas la stabilité des prix mais bien la stabilité de la monnaie et de l’économie.
Autrement dit, le glissement idéologique qui a abouti à une BCE agissant dans un système de contraintes où l’objectif est la stabilité des prix et les moyens d’action limités à une régulation de marché, revient à accepter l’ineptie suivante : seules les banques et les investisseurs privés et seuls les signaux perceptibles sur les marchés sont en mesure de nous permettre d’orienter nos investissements et nos productions dans un sens favorable à l’intérêt de tous.
Or, face aux problèmes de justice sociale et d’écologie, il est évident que la recherche de la maximisation du profit par certains, n’est pas compatible avec la maximisation du bien-être collectif.
(on en restera-là pour une copie convenable avec les citations et références qui s’imposent, fischer, keynes, hayek, galbraith, coase, entre autres)
en conséquence la maîtrise de ce bien commun qu’est la monnaie doit revenir à un « pouvoir monétaire » dont l’expression institutionnelle, le cadre et les objectifs de long terme sont l’oeuvre du pouvoir constituant (le peuple), et dont les actes et décisions sont le fait de personnes ayant un mandat défini et contrôlé par le souverain (le peuple)et ce, aussi bien au niveau macro- qu’au niveau micro-économique, c’est à dire au niveau de la Banque Fédérale et au niveau de chaque agence locale.
la socialisation du système bancaire, comme complément à la fixation de normes sociales et environnementales dans la production, devrait nous permettre de réguler l’économie en fonction des objectifs de bien-être,de respect de l’environnement et d’autonomie, bien loin du fétichisme actuel pour les profits, la croissance et la préférence pour le maintien de millions de gens en dehors du système de production et d’échange pour conserver les avoirs des possédants et maintenir leur pouvoir sur l’orientation de nos activités productives.
bien sûr, j’entends déjà ceux qui préfèrent vivre et mourir pour engrosser les maîtres actuels, ils m’accuseront de vouloir instituer une économie dirigiste qui conduit au goulag, mieux vaut laisser les riches vertueux nous faire prendre les risques et paternellement nous fournir des emplois pour les causes qui sont les leurs.…mais, pour ceux qui sont des amis de la liberté, vous voyez bien que ceci n’a rien à voir avec un capitalisme d’État, ni même de la social-démocratie type trente glorieuses, il s’agit d’un réseau coordonné de banques semi-mutualistes qui n’ont de compte à rendre qu’aux seuls détenteurs du pouvoir légitime : les citoyens.
Décidémment tu est fortich Sitouaillain ! je vote pour toi .
Mon seul souci c’est .….« les citoyens ».… je ne les vois pas ! Où sont ils donc passés .…. ?!
Ah ? mais pardon ! j’oubliais le FDG ! les citoyens , le peuple , s’est regroupé là . Je n’y crois pas du tout Sitouaillain.
Mais ta Sitouaillaineté me plaît.
merci Di Girolamo, mais tu n’as pas tout à fait compris où je voulais en venir, si les citoyens donnaient à ceux qui sont dans le FdG les moyens d’appliquer leur programme, alors on s’apercevrait très vite que ce que je dis n’y ressemble pas vraiment,
l’application des parties correspondantes du programme FdG (planification écologique, pôle bancaire public, clause de mieux disant social et environnemental, etc.) entrainerait bien sûr d’un progrès considérable, mais tu ne me verras jamais m’en satisfaire, mon point de vue, c’est à peu près ce que dit Lordon, la nationalisation des banques (et le FdG ne propose même pas ça) ne peut être qu’une mesure transitoire, il faut ensuite organiser un système de crédit socialisé et décentralisé, le laisser entre les mains d’un pouvoir particulier serait inefficace à moyen-long terme.
donc ma vision des choses implique ceci : tous les employés des banques auront un statut de fonctionnaire propre à l’institution bancaire, tout crédit délivré par une agence bancaire locale suppose la validation par un collège d’administrateurs locaux (fonction qu’on peut envisager via le tirage au sort), ce qui veut dire que localement la banque est un organe de la Commune dont les actes sont l’oeuvre des citoyens eux-mêmes, et à l’échelle nationale ou internationale la régulation monétaire est l’oeuvre d’experts nommés par le pouvoir législatif et contrôlés par le pouvoir citoyen, et donc révocables si nécessaire, ce qui veut dire que la banque fédérale (et non plus centrale) est un organe de la République, institution du « pouvoir monétaire » séparé des autres pouvoirs, mais institué par et exerçant sous le contrôle du seul pouvoir indivisible, celui du corps citoyen, le « souverain ».
et pour préciser les choses, le souverain, le peuple comme acteur politique, en tant qu’il est organisé pour construire et exprimer sa volonté, ne saurait s’incarner dans un parti,
et je ne pense pas qu’il se trouve qui que ce soit au FdG pour penser le contraire.
ceux du FdG ont donc l’intention de suivre quelques principes de nos aînés (1793)et en particulier le dernier, qui, dans le combat qui nous préoccupe tous ici, au même titre que ceux du FdG, fait de l’élection à venir un simple moyen pacifique de rendre le pouvoir au peuple, mais qui n’implique en aucun cas d’en rester là…ni même de laisser à ceux du FdG le monopole de la définition du contenu de la nécessaire révolution citoyenne :
…
Article 25 (souveraineté du peuple)
La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
Article 26
Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.
Article 27
Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres.
Article 28 (chaque génération ne décide que pour elle)
Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.
Article 29
Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents.
Article 30
Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.
Article 31
Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
Article 32
Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l’autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.
Article 33
La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme.
Article 34
Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
Article 35
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
où seras-tu citoyen ?
Myret Zaki donne de nouvelles clefs pour
comprendre le coup d’État
(appelé « la crise » par les prétendus « journalistes »,
chiens de garde du système)
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/04/30/214-myret-zaki-explique-le-coup-d-etat_la-pretendue-crise
Excellent exposé des aspects sournois et hautement traîtres, des « ACTIONS » de certains « GANGSTERS », non poursuivis par « INTERPOL » !!!