Utopies réalisée : CUBA, MARINALEDA…

22/12/2011 | 21 commentaires

Deux docu­ments récents attirent notre atten­tion sur la pos­si­bi­li­té de voir des uto­pies naître :

• Témoi­gnage pas­sion­nant de VIKTOR DEDAJ SUR CUBA.

Je recom­mande à cha­cun, avant de por­ter un juge­ment sur Cuba, d’é­cou­ter atten­ti­ve­ment la défense (évi­dem­ment) ; et je trouve que celle de Vik­tor Dedaj est simple et convaincante.

Sur ce sujet comme sur d’autres, nous man­quons de débats contra­dic­toires hon­nê­te­ment conduits et nour­ris, et nous sommes la cible quo­ti­dienne de pro­pa­gandes mani­fes­te­ment mal­hon­nêtes (dénon­cer les contre­per­for­mances de Cuba et sa pau­vre­té sans rap­pe­ler le blo­cus illé­gal qui l’é­trangle depuis des décen­nies est sim­ple­ment une cra­pu­le­rie journalistique).

https://​you​tu​.be/​c​K​V​A​X​3​K​E​xUY

[Mise à jour 20 sept. 2012 :

la vidéo sur Cuba de Vik­tor Dedaj n’est plus dis­po­nible : le lien ci des­sous est le témoi­gnage audio

http://​www​.legrand​soir​.info/​c​u​b​a​-​m​o​d​e​l​e​-​d​e​-​r​e​s​i​s​t​a​n​c​e​-​o​u​-​r​e​s​i​s​t​a​n​c​e​-​d​-​u​n​-​m​o​d​e​l​e​-​c​o​n​f​e​r​e​n​c​e​-​d​e​b​a​t​-​a​u​d​i​o​.​h​tml

Mer­ci Loui­sette 🙂 ÉC]

D’un autre côté, je me sou­viens du livre d’Hubert Matos, « Et la nuit est tom­bée », réqui­si­toire ter­rible contre Fidel Cas­tro par un des ses meilleurs géné­raux, que Cas­tro a jeté en pri­son (et tor­tu­ré) pen­dant vingt ans pour s’être fer­me­ment oppo­sé à lui ; ce livre m’a retour­né, et j’en porte encore des traces, bien sûr.

J’i­ma­gine bien que le monde n’est pas noir ou blanc ; mais il fau­drait que j’en parle à Vik­tor Dedaj pour essayer d’en avoir le cœur net.

Cuba, sujet impor­tant pour la démo­cra­tie – Confé­rence remarquable.

Le livre que Vik­tor Dedaj a écrit avec Danielle Blei­trach, « Cuba est une île » est très inté­res­sant :
http://​www​.ama​zon​.fr/​C​u​b​a​-​e​s​t​-​u​n​e​-​D​a​n​i​e​l​l​e​-​B​l​e​i​t​r​a​c​h​/​d​p​/​2​8​4​1​0​9​4​995
Il est mal­heu­reu­se­ment deve­nu indisponible.

Si vous avez des infor­ma­tions FIABLES, d’un côté comme de l’autre, je suis preneur.

• MARINALEDA, une uto­pie réalisée.

Encore une enquête pas­sion­nante de LBSJS (Là-bas si j’y suis).

C’est une redif­fu­sion, et c’est encore plus enthou­sias­mant quand on l’é­coute une deuxième fois… Avec tous les détails, plus sym­pas les uns que les autres…

EXPÉRIENCE FORMIDABLE, À CONNAÎTRE.

http://​www​.la​-bas​.org/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​2​329

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Lire aus­si :

« Mari­na­le­da : un modèle d’au­to-ges­tion unique en Europe », par Andrea DUFFOUR :

http://​www​.legrand​soir​.info/​M​a​r​i​n​a​l​e​d​a​-​u​n​-​m​o​d​e​l​e​-​d​-​a​u​t​o​-​g​e​s​t​i​o​n​-​u​n​i​q​u​e​-​e​n​-​E​u​r​o​p​e​.​h​tml

Elle est enthou­sias­mante, cette expérience !

Étienne.

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Étienne

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21 Commentaires

  1. V. Dedaj

    « Cuba, où il y a ni dis­pa­rus, ni meurtres, ni tor­tures, subit depuis trente ans un blo­cus qui entraine d’immenses pri­va­tions pour son peuple et freine son déve­lop­pe­ment.  » – Bei­nusz Szmuk­ler, pré­sident de l’Association Amé­ri­caine des Juristes – 1994

    Je ne connais pas en détail l’af­faire « Matos », mais on peut se ren­sei­gner sur l’af­faire « Val­la­da­rès » – « le poète empri­son­né par Cas­tro, tor­tu­ré au point d’être han­di­ca­pé » dont les « mémoires » ont ému tout autant. Jus­qu’à ce que la super­che­rie soit révélée.

    voir « Arman­do VALLADARES – le ter­ro­riste deve­nu poète » 
    http://​vik​tor​.dedaj​.per​so​.neuf​.fr/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​433

    Réponse
  2. Étienne

    Mer­ci Viktor.

    Je vais tâcher de creu­ser ça de mon côté.

    Étienne.

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  3. Similaire

    MA-GNI-FI-QUE mer­ci M. Chouard, j’es­père que vous ne ren­tre­rez au Pan­théon que dans 100 ans. Même si le monu­ment de la rue souf­flot n’a aucune valeur à mes yeux (pas­teur l’im­pos­teur, mal­raux le cocaï­no­mane, et céline depuis reti­ré, enfin si il n’y avait que ça)

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  4. l'oui7germ'mains
  5. Morpheus

    « Il y a un point com­mun entre DSK et Mari­na­le­da, c’est le socialisme ».
    D. Mermet

    Non mais, sérieux, qu’est-ce qu’il faut pas entendre ! J’ai failli m’é­tran­gler, bordel.

    On pour­rait éven­tuel­le­ment pen­ser que c’est du second degré, qu’il iro­nise, mais non : il est sérieux, il y crois, il le pense …

    Quel bouf­fon, ce Mermet.

    Réponse
  6. Ana Sailland

    Mais tu sais bien que le FMI »aide« les pays en souffrance.

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  7. profil

    J’ai visi­té Mari­na­le­da en mars 2012. C’est de loin le vil­lage le plus beau et le mieux équi­pé de la région.

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  8. J-Stéphane

    Monar­chie mondiale

    De la démo­cra­tie vil­la­geoise à la monar­chie mondiale.

    Dans cette évo­lu­tion de l’hu­ma­ni­té, les monar­chies ont à chaque fois tué les démo­cra­ties, parce que les peuples ont eu la bêtise de croire que la repré­sen­ta­ti­vi­té était syno­nyme d’émancipation.

    Sachons appré­cier jus­te­ment l’ins­tant pré­sent et nous sou­ve­nir des véri­tés du pas­sé pour que le futur n’ait pour hori­zon que le bien uni­ver­sel. Il ne tient qu’à l’u­nion de nos convic­tions intimes pour pro­vo­quer notre des­tin com­mun. L’o­pi­nion publique n’est qu’une mino­ri­té qui s’en­tend et non une majo­ri­té qui s’ex­prime. Quand vous votez pour un can­di­dat, vous ne vous expri­mez pas, vous vous enten­dez avec sa mégalomanie.

    Nous sommes arri­vés à une période déci­sive, nous n’a­vons plus que la phi­lo­so­phie de l’aï­ki­do pour nous défendre, ils ont toutes les cartes, et nous sommes mains nues. Les monar­chies natio­nales sont volon­tai­re­ment fra­gi­li­sées afin d’é­ta­blir la monar­chie mon­diale. C’est main­te­nant qu’il faut agir, quand l’ordre mon­dial sera éta­bli, il n’y aura plus que le sang pour réta­blir l’ordre natu­rel. C’est main­te­nant qu’il faut décen­tra­li­ser le pou­voir natio­nal fra­gi­li­sé, c’est main­te­nant que les com­munes doivent reprendre le pou­voir, le pou­voir d’é­man­ci­per les citoyens, le pou­voir d’établir une démocratie.

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  9. Morpheus

    « Pas visible depuis votre région »

    Fait chier ^^ (France Télé­vi­sion de m.…)

    Mor­pheus

    Réponse
  10. Morpheus

    Vu l’é­mis­sion grâce à un sujet pos­té sur Ago​ra​vox​.tv aujourd’hui.

    Je déplore qu’ils aient uti­li­sé des images du Pro­jet Venus à la fin (sans le nom­mer) pour faire une sorte de contre­point mal­hon­nête. Ce n’é­tait pas honnête.

    Sur­tout, cela montre bien que les sujets mon­tré dans l’é­mis­sion sont accep­table par le sys­tème, car aucune des ini­tia­tives mon­trées dans l’é­mis­sion ne remet fon­da­men­ta­le­ment en cause le sys­tème, tan­dis que le PV, lui, remet clai­re­ment en cause le sys­tème. Et ça, visi­ble­ment, c’est dia­bo­lique dans l’es­prit de ces jour­na­listes bienpensants.

    Du coup, ça a remar­qua­ble­ment refroi­dit mon enthou­siasme pour cette émis­sion a prio­ri prometteuse.

    Cor­dia­le­ment, Morpheus

    Réponse
  11. Ronald

    Je ne m’étais pas pen­ché jusqu’ici sur Mari­na­le­da. J’ai regar­dé ce repor­tage. J’ai aus­si écou­té l’émission de Daniel Mer­met sur le sujet, et j’ai lu ce qu’en disaient Wiki­pé­dia et le New York Times.

    Ce que j’en pense, d’après ce que j’ai compris :

    Les déci­sions se prennent en assem­blée géné­rale de la popu­la­tion, et le vote se fait à la majo­ri­té. Cela me semble démo­cra­tique et tout à fait adéquat.

    L’organisation de la pro­duc­tion éco­no­mique (de la pro­duc­tion d’huile d’olive sur­tout semble-t-il) est de type coopé­ra­tif. La coopé­ra­tive est en fait le mode de fonc­tion­ne­ment démo­cra­tique emprun­té au domaine poli­tique et pla­qué sur le domaine éco­no­mique. C’est assez logique et à mon avis ce mode de pro­duc­tion peut être gérable, pour­vu que les gens qui y par­ti­cipent fassent preuve de bonne volonté.

    Le modèle socio-éco­no­mique de la com­mune semble cepen­dant déficient :

    - les ter­rains à bâtir sont four­nis par la muni­ci­pa­li­té, qui les a obte­nus en sai­sis­sant la pro­prié­té d’un par­ti­cu­lier, le Duc de l’Infantado

    -le maté­riel de construc­tion est four­ni sans contre­par­tie par les auto­ri­tés d’Andalousie (18000 euros/maison apparemment)

    -la construc­tion est effec­tuée en par­tie par des ouvriers pro­fes­sion­nels, en par­tie par les autres vil­la­geois. Ce n’est pas pré­ci­sé, mais je pré­sume que pour le tra­vail effec­tué par ceux-ci, aucune coti­sa­tion sociale et aucune TVA n’est ver­sée à l’Etat espagnol.

    S’approprier le bien d’autrui, vivre d’allocation publiques et tra­vailler au noir : il n’est pas besoin d’aller au fin fond de l’Andalousie pour trou­ver des gens qui amé­liorent effec­ti­ve­ment leur quo­ti­dien de cette manière. J’en connais plu­sieurs dans mon quar­tier, et ils ne drapent pas pour cela dans l’uniforme de Che Guevara …

    En somme, le sys­tème ne tient pro­ba­ble­ment que parce qu’il y a un trans­fert net de capi­taux de l’extérieur vers la com­mu­nau­té. Il est de ce fait clair que cela ne peut donc être géné­ra­li­sé à l’ensemble du pays.

    En outre, mal­gré cela, le résul­tat semble médiocre : le reve­nu (qui est le même pour tous) est de 47 euros/j. Notons que la com­mune n’étant pas auto­suf­fi­sante pour toutes les four­ni­tures, la vie ne doit donc pas y être moins chère qu’ailleurs en Espagne pour la plu­part des biens. Alors, soit on estime qu’il est nor­mal de se conten­ter de vivre ain­si au SMIC. En ce cas, pour­quoi se plaindre du sys­tème éco­no­mique actuel ? Soit on estime légi­time de vou­loir gagner plus, mais alors que faire dans une telle com­mu­nau­té de ceux qui veulent ain­si gagner plus ? Doivent-ils partir ?

    Ceci étant dit, je ne nie pas qu’il y ait un pro­blème majeur avec l’économie libé­rale, qui est l’accumulation d’une grande quan­ti­té des richesses dans les mains d’un petit nombre, et qu’il faut pro­ba­ble­ment ima­gi­ner des moyens de les redistribuer.

    D’autre part, il faut aus­si tenir compte que Mari­na­le­da était pro­ba­ble­ment déjà une région pauvre au départ, et que les richesses qu’elle crée, des pro­duits agri­coles, n’ont qu’une faible valeur ajou­tée. On ignore si ce sys­tème serait plus (ou moins) viable s’il était appli­qué à une enti­té plus déve­lop­pée telle que Séville.

    Ronald.

    Réponse
  12. J-Stéphane

    Ronald, effec­ti­ve­ment, tes remarques sont per­ti­nentes. Mais il faut comme même gar­der à l’es­prit que c’est une jeune démo­cra­tie qui a mal­gré elle des contraintes du régime domi­nant natio­nal, et prin­ci­pa­le­ment la spo­lia­tion des terres par un monarque, qui uti­lise la loi de la pos­ses­sion indi­vi­duelle à outrance, et je ne m’é­tale pas sur les taxes et les impôts…

    Réponse
  13. Anonymous

    Scan­dale judi­ciaire en Espagne : 
    le maire de Mari­na­le­da sous les verrous 
    (LeGrand­Soir)

    Le maire de Mari­na­le­da sous les verroux.

    Quatre diri­geants du syn­di­cat des tra­vailleurs anda­lous SAT ont été condam­nés à sept mois de réclu­sion. Par­mi eux, le cha­ris­ma­tique maire de Mari­na­le­da, Juan Manuel Sán­chez Gor­dillo, qui est aus­si élu au Parlement.

    Réponse
  14. Ana Sailland

    🙁

    Connait on le chef d’accusation ?

    Réponse
  15. nlescan

    D’après ce que j’en com­prends, il aurait par­ti­ci­pé a une manif pour récla­mer l’ex­ploi­ta­tion d’un ter­rain lais­sé en friche par l’é­tat, et il y a une his­toire à pro­pos de prendre des poli­ciers en pho­to (qui comme cha­cun sait est un acte d’une grande violence)…

    C’est conster­nant.

    Réponse
  16. Étienne

    La terre est aux che­vaux et aux ânes qui y paissent…

    Achar­ne­ment poli­tique et judiciaire 
    contre San­chez Gor­dillo et Marinaleda

    http://​www​.legrand​soir​.info/​a​c​h​a​r​n​e​m​e​n​t​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​e​t​-​j​u​d​i​c​i​a​i​r​e​-​c​o​n​t​r​e​-​s​a​n​c​h​e​z​-​g​o​r​d​i​l​l​o​-​e​t​-​m​a​r​i​n​a​l​e​d​a​.​h​tml

    Le secré­taire du Syn­di­cat anda­lou des tra­vailleurs et dépu­té (« Gauche Unie ») au par­le­ment anda­lou est traî­né une nou­velle fois devant les tri­bu­naux espa­gnols, pour avoir, le 24 juillet 2012 et durant l’été 2012, occu­pé, avec 500 ouvriers agri­coles, une grande pro­prié­té impro­duc­tive appar­te­nant à l’armée (« Las Tur­quillas », 1200 hec­tares). L’armée y éle­vait , blague à part, quelques ânes, en atten­dant d’acheter des drônes…

    En Anda­lou­sie la terre appar­tient à ceux qui ne la tra­vaillent pas, qui la pos­sèdent par héri­tage fami­lial ou vol (après la Guerre d’Espagne, les « vain­queurs » s’approprièrent de nom­breux biens de familles « rouges »). L’oligarchie néo-fran­quiste pos­sède des « cor­ti­jos » (pro­prié­tés) à perte de vue, pen­dant que des mil­liers d’ouvriers agri­coles attendent sur la place du vil­lage que « el amo » (le maître) vienne les embau­cher quelques jours à l’année.

    Le syn­di­cat anda­lou SAT pra­tique donc la « déso­béis­sance » face à un ordre injuste, et des actions « illé­gales », mais ô com­bien légi­times, pour obte­nir une authen­tique réforme agraire. Il occupe les terres oisives… pen­dant que l’armée espa­gnole occupe des pays loin­tains. Pour avoir cam­pé paci­fi­que­ment sur un bien du minis­tère de la Défense , le SAT et Juan Manuel San­chez Gor­dillo, son secré­taire géné­ral, ain­si que 52 mili­tants , sont accu­sés « d’usurpation », de « déso­béis­sance, de vol et autres « dégâts », par le Tri­bu­nal de Jus­tice d’Andalousie. Le Tri­bu­nal éva­lue les « dégâts » à 794,14 euros… Colos­sal !! Le mil­lième d’une chasse royale à l’éléphant. Et quel peut être « le prix » des près de 37% de chô­meurs anda­lous ? Le prix des mal­ver­sa­tions dont se sont ren­dus cou­pables le gendre du roi et son infante d’épouse, un temps mise en exa­men, puis relaxée sur inter­ven­tion royale dit-on ?

    Selon le magis­trat ins­truc­teur, les mani­fes­tants bri­sèrent une chaîne (quel beau sym­bole !) pour péné­trer sur cette riche terre où paissent, sur 1200 hec­tares, quelques ânes et che­vaux… Les occu­pants vou­laient y tra­vailler, la faire pros­pé­rer… Insup­por­table « délit d’usurpation » et d’atteinte à la tran­quilli­té des bour­rins, leur signi­fia la garde civile, qui paci­fia si bien l’Espagne après la guerre. Les gueux eurent même le culot de mettre un pan­neau pro­cla­mant « Ega­li­té et Terre ». Le magis­trat en est atter­ré. La garde civile fil­ma le crime qui sera pré­sen­té à la pro­chaine mos­tra de Cara­ban­chel (ex-pri­son fran­quiste madri­lène). Les van­dales, se croyant tout per­mis, ins­tal­lèrent un cam­pe­ment sau­vage pour dor­mir sur place et tra­vailler la terre occu­pée. Ils uti­li­sèrent même des abreu­voirs comme douches et s’emparèrent d’outils de labour aban­don­nés par les militaires.

    Le 26 juillet, ils firent flam­ber 18 fagots de paille avec risque d’incendie, sans doute pour fêter l’assaut de la caserne Mon­ca­da par Fidel Castro.

    Le 7 août, le « tri­bu­nal d’instruction numé­ro un de Osu­na » ordon­na l’expulsion des intrus, qui refu­sèrent d’obtempérer pen­dant 48 heures.

    Le capi­taine de « l’Institut armé » qui se ren­dit sur le front, décla­ra , désar­mé, « avoir eu un peu peur » en ren­con­trant les lea­ders des rebelles. A Bag­dad, il aurait fait dans son froc…

    Incor­ri­gibles, le pre­mier mai 2013, les sans terre anda­lous ont occu­pé à nou­veau le ter­rain et refusent aujourd’hui de répondre aux ques­tions de la jus­tice ; ils ne se sont même pas ren­dus à sa convo­ca­tion. Ne pas se rendre : un impar­don­nable délit ; un acte de cou­rage qui mérite toute notre soli­da­ri­té. Les insou­mis risquent de lourdes peines… Mari­na­le­da, une uto­pie concrète.

    Jean Ortiz
    (28 mai 2013)

    Source : Le Grand Soir.

    Mari­na­le­da, une vidéo uto­pique de nos lecteurs.

    http://​www​.legrand​soir​.info/​m​a​r​i​n​a​l​e​d​a​-​u​n​e​-​v​i​d​e​o​-​u​t​o​p​i​q​u​e​-​d​e​-​n​o​s​-​l​e​c​t​e​u​r​s​.​h​tml

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